Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 septembre 1977, Septembre - Octobre
[" PliCIISEII Volume XXIX no 11.Septembre-Octobre 1977 Revue d\u2019information missionnaire iMÊ | œ È '¦ I® .\\ PRECURSEUR Revue d'information missionnaire publiée par les Soeurs Missionnaires de l lmmaculée-Conception avec l'autorisation de l'Ordinaire de Montréal.'SV* NOTRE COUVERTURE: Le RAVENALA, communément appelé \u201carbre du voyageur\" est une plante typique de Madagascar.On le rencontre aussi dans certains pays d\u2019Afrique.La base de ses feuilles recueille l\u2019eau de pluie et peut ainsi désaltérer le voyageur assoiffé.Le Ravenala nous apparaît comme le symbole de cette proverbiale hospitalité qui caractérise aussi bien les Africains que les Malgaches.Photo Angèle Lemaire, m.i.c.Directrice et Rédactrice en chef: Rejane Gaudet, m.i.c.Collaboratrices à la rédaction: Equipe M.I.C Secrétaire à la rédaction: Jeanne-d\u2019Arc Nolin, m.i.c.Service artistique: Fleur-Ange L'Heureux, m.i.c.Anita Julien, m.i.c.Jeanne Morin, m.i.c.Secrétariat de l'AMIC et Diffusion Equipe M.I.C.Abonnement: ^ an\u2018 3 ans: $5.00 Pour tout changement d adresse s'il vous plait, faire parvenir Lan cienne et la nouvelle Adresse: AM IC C.P.157 Suce Laval-des-Rapides Ville de Laval, Que.H7N 4Z4 tel : 663-6210 SOMMAIRE tu D CC \\ EDITORIAL: Une dernière escale à travers la Mission MIC .289 Les MIC en Afrique: Esquisse historique .290 Comment évangéliser?\\ 1 \u2014 Par la transmission directe du Message .292 2\u2014\tPar l\u2019éducation .295 3\u2014 En servant le Christ qui a mal.298 4\u2014 Par la promotion de la femme africaine .303 Un fruit étonnant.et savoureux .307 Les MIC dans l\u2019Iie Heureuse: un peu d\u2019histoire .309 O \\ Après 25 ans de présence MIC à Madagascar .312 Tel un fruit mûr .317 \"s Journée Missionnaire Mondiale .319 Nos partantes .320 Imprimerie: Librairie Beauchemin Limitée Dépôt legal: Bibliothèque Nationale du Quebec ISBN 0315-9671 EDITORIAL Une dernière Escale.à travers la Mission MIC Au début de cette année commémorative du 75e anniversaire de fondation de notre Institut, nous proposions à nos amis lecteurs de revivre ensemble, à travers le temps et l\u2019espace, les grandes étapes de notre croissance apostolique dans l\u2019Église.L'édition de Janvier dernier nous a d\u2019abord introduits dans l\u2019immense Chine continentale et insulaire où les MIC furent appelées à exercer leur apostolat dès 1909.Le numéro suivant nous conduisait aux Philippines et au Japon.Celui de Mai-Juin, nous permit une halte au Canada pour inventorier la floraison d\u2019oeuvres d\u2019animation missionnaire créées par notre courageuse fondatrice.L\u2019édition de Juillet nous a fait visiter les sept pays de l\u2019Amérique latine qui, tour à tour, ont réclamé nos services.VERS LE CONTINENT NOIR Après l\u2019Orient, les Grandes Antilles, l\u2019Amérique du Sud et l\u2019Amérique Centrale c\u2019est l\u2019Afrique qui nous appelle.L'Afrique, ce lointain continent plein de mystères, avait toujours exercé une irrésistible attirance sur Délia Tétreault.C'était vraiment le pays de ses grands rêves d\u2019apostolat.Un missionnaire Jésuite, le Père A.M.Daignault, avait suivi l\u2019évolution de sa laborieuse recherche de la Volonté de Dieu sur l\u2019oeuvre qu\u2019elle se sentait appelée à fonder.Ce religieux missionnait précisément en Afrique.Au début de 1902, il lui écrivait ce message enthousiaste: \u201c.vous n\u2019aurez aucune difficulté à placer toutes vos jeunes missionnaires.Si je ne craignais d'être trop ambitieux, je vous dirais: nous les prendrons toutes pour l\u2019Afrique.\u201d Les voies de Dieu ne sont pas les nôtres.Délia ne verra pas l\u2019entrée de ses filles dans ce continent noir où elle avait tant désiré faire connaître le Christ et la Vierge Immaculée.Elle quitte la terre en 1941 et c\u2019est en 1948 que les MIC, à la demande de Mgr Marcel St-Denis p.ô.prendront pour la première fois le chemin de l\u2019Afrique.57 Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception donnent actuellement le meilleur d'elles-mêmes au Malawi dans des secteurs aussi diversifiés que la pastorale, la catéchèse, l'éducation de la jeunesse, l\u2019assistance médicale et sociale, la promotion féminine.Leur plus beau fleuron toutefois reste la formation d'une Congrégation religieuse malawite, les Soeurs du St-Rosaire.Cet Institut autochtone fonctionne par lui-même depuis 1969 et compte 50 religieuses professes.En Zambie, 24 MIC se dépensent sans compter auprès de la sympathique population zambienne.Les secteurs d\u2019activités sont à peu près les mêmes qu\u2019au Malawi.Une particularité toutefois à signaler: le projet du Centre Diocésain des Communications de Chipata.Une M.I.C., Evelyn O'Neill, en est la coordonnatrice pour tous les secteurs: radiodiffusion, presse, librairie, entraînement du personnel.À Madagascar, 46 MIC oeuvrent dans cinq postes distribués dans trois diocèses de la grande Ile.L\u2019éducation de la jeunesse et la formation de catéchistes laïques constituent l\u2019axe principal de leurs activités.ET LE VOYAGE S\u2019ACHÈVE L\u2019Afrique, Madagascar marquent la fin de notre voyage historique à travers la MISSION MIC de par le monde.A la lecture des documentaires présentés tout au long de l'année par les équipes MIC des pays contactés on aura remarqué une constante: le souci, je dirais la hantise de faire connaître Jésus-Christ et son Évangile à ceux qui ne le connaissent pas.Et cela dans un esprit d\u2019action de grâce qui dynamise leur vie en décuplant leurs énergies.C\u2019était le rêve de Délia Tétreault.Le voyage est terminé.Pas la mission.Le grand rêve de notre fondatrice, ses filles l\u2019ont inscrit profondément au coeur même de leur être.Elles le vivent intensément chaque jour et partout.Leur champ d\u2019action est illimité; il est à la dimension du temps et de l\u2019espace.Parce que les MIC, à l\u2019instar de Délia Tétreault se veulent Filles de l\u2019Église qui ne passe pas et Soeurs de l\u2019humanité à qui elles veulent révéler l'amour du Père qui nous a tout donné, même son Fils unique.Réjane Gaudet, m.i.c.289 1948-1977 MALAWI *1- KATETE 1948 *2- MZAMBAZI 1949 *3- RUMPHI 1950 remis aux SS.du St-Rosaire en 1971 *4- KASEYE 1951 *5- KARONGA 1951 *6- VUA 1952 fermé en 1956 *7- NKHATA-BAY 1953 remis au \u2018Medical Missionaries of Mary\u2019 en 1974.*8- MZUZU 1956 dispensaire fermé en 1960; M.M.M.ouvrent un hôpital.Maintenant école secondaire.*9-MZIMBA 1966 unité mobile en 1970 seulement ZAMBIE 1- CHIPATA 1954 *2- KANYANGA 1957 *3- NYIMBA 1958 hôpital remis au gouvernement en 1970 4- CHIKUNGU 1962 * indique un centre de santé Les MIC en AFRIQUE Esquisse Historique Le dossier sur l'oeuvre apostolique des MIC en Afrique Centrale fut rendu possible grâce à la collaboration de chacune dans son secteur d\u2019activités.Le travail de compilation et de synthèse fut réalisé par Gisèle Leduc, assistante provinciale.Notre fraternelle reconnaissance leur est acquise pour ce substantiel et intéressant documentaire tout à l'honneur des filles de Délia Tétreauit.La Direction En réponse à l\u2019appel de l\u2019Église, par la voix de Mgr J.M.St-Denis, p.b., les Missionnaires de l\u2019Immaculé-Conception s\u2019établissent sur le continent africain le 19 mai 1948.À cette fondation initiale de Katete s\u2019ajouteront successivement huit autres postes dont six sont encore sous notre direction au Malawi.Le 27 juillet 1954, Mgr Firmin Courtemanche, p.b.voit ses désirs comblés par l\u2019arrivée d\u2019une première équipe de MIC à Fort Jameson (Chipata).Tour à tour, Kanyanga en 1957, Nyimba en 1958 et Chikungu en 1962 les accueilleront.Leur poste de Nyimba est maintenant fermé, mais les MIC se dévouent encore dans les trois autres Centres zambiens.290 ¥ m \" * 9 Il y a vingt ans.Les blanches MIC de l\u2019Afrique noire sont venues, de leur mission plus ou moins éloignée, refaire leurs énergies spirituelles.Groupées autour de leur Supérieure régionale S.Béatrice Tessier (au centre de la 1ère rangée) elles sont heureuses de se retrouver \u201censemble\" à Mzuzu la maison régionale.Il fait bon fraterniser, semblent-elles nous dire, après une année d'incessant labeur apostolique.Un objectif précis Pourquoi ces 122 religieuses missionnaires se sont-elles succédé depuis près de 30 ans au Nyassa et en Rho-désie du Nord devenus le Malawi et la Zambie?En premier lieu pour développer au maximum le potentiel de la femme africaine, selon le beau mot de Booker T.Washington, \u201cses mains, son esprit et son coeur\u201d.Dans son coeur, les MIC ont d\u2019abord jeté la semence chrétienne qui a levé ou lèvera à l\u2019heure de l\u2019Esprit toujours à l\u2019oeuvre au coeur de tout être.Son esprit, elles l\u2019ont alimenté de connaissances lui permettant de se tailler une place dans la société au sein de laquelle la femme, gardienne des traditions, devient promotrice de l\u2019évolution actuelle.Enfin, la femme africaine étant très habile de ses mains, les MIC lui ont enseigné des techniques et des sciences pratiques nouvelles, conformes à son statut féminin.Si la promotion féminine s\u2019est avérée l\u2019objectif premier du travail missionnaire des MIC en Afrique, ce ne fut pas toutefois leur unique secteur d\u2019activités.L\u2019éducation de la jeunesse à tous les niveaux, les services de santé les plus diversifiés, la pastorale familiale, scolaire et paroissiale, l\u2019enseignement de la catéchèse, l\u2019évangélisation par les mass media ont été les voies privilégiées de leur apostolat auprès des Africains et cela depuis bientôt 30 ans.Des signes d\u2019espérance Jetant un regard rétrospectif sur le chemin parcouru depuis 1948, les MIC peuvent-elles déceler quelques résultats positifs de leur action évangélisatrice au Malawi comme en Zambie?Quelques exemples bien concrets glanés ici et là nous permettent de répondre par l\u2019affirmative.Un de nos anciens élèves, Alex Chima y a accédé à la prêtrise et Bernard Harawa a occupé le poste de secrétaire général pour l\u2019éducation (écoles catholiques) et donne un témoignage chrétien remarquable.Chez les filles, la liste serait évidemment très longue.Nous soulignons toutefois qu\u2019un bon nombre ont opté pour la vie religieuse.L\u2019une d\u2019elles, Félicita Phulira de Katete est actuellement Abbesse des Soeurs Clarisses.Au plan professionnel, une de nos premières élèves de l\u2019École Secondaire de Karonga, Maria Theresa Mbisa est médecin spécialiste en pathologie.Et il est considérable le nombre de jeunes épouses et mères de familles qui ont réussi leur vie.Elles sont la fierté de leurs jeunes nations.Elles sont surtout l\u2019espoir de leur Église locale qui compte sur elles pour exercer un véritable leadership dans la formation d\u2019une Église adulte et responsable.Ce travail d\u2019envergure, réalisé en trois décennies, a été rendu possible grâce à un constant effort d\u2019inculturation, l\u2019étude de la langue par exemple.L\u2019une des nôtres, Marie-Marthe Therrien, est maintenant apte à enseigner le Tum-buka, parlé au Malawi, aux missionnaires arrivantes.Grâce aussi au dévouement de chacune, non seulement dans les secteurs spécialisés, mais aussi dans tous les domaines de l\u2019organisation et de l\u2019entretien des personnes et des choses.Grâce encore et surtout à une vie donnée en totalité et soutenue par la prière, l\u2019esprit d\u2019équipe et la joie.Nous voulons ici rendre un hommage spécial au groupe de soutien MIC.Leur collaboration constante avec leurs compagnes engagées dans les oeuvres, avec les autorités religieuses et civiles, avec les bienfaiteurs aussi afin d\u2019utiliser au maximum le produit de leurs libéralités nous apparaît comme un facteur incontestable des progrès et des réussites du travail missionnaire des MIC au Malawi et en Zambie.C\u2019est en action de grâces missionnaire que les filles de Délia Tétreault \u2014 24 en Zambie et 57 au Malawi \u2014 ont oeuvré et continuent de le faire en terre africaine.Attentives à préparer la relève, elles gardent bien vivant leur \u201célan évangélisateur et leur souci constant d\u2019aller toujours vers les \u2018plus loin\u2019\u201d.291 m Comment évangéliser?1- par la transmission directe du message Dans la récente exhortation apostolique \u201cEvangelii Nuntiandi\u201d Paul VI indique les voies privilégiées pour la transmission du Message évangélique.Parmi ces voies, il mentionne entre autres: la catéchèse, l\u2019utilisation des mass media et (\u2019indispensable contact personnel.Passer en revue notre travail d\u2019évangélisation en terre d\u2019Afrique, c\u2019est constater que ce sont précisément ces voies que nous avons empruntées pour proclamer la Bonne Nouvelle du Salut en Jésus-Christ.\u201cNous sommes catéchistes avant tout\" répétait notre fondatrice, Délia Tétreault; (es MIC envoyées sur le sol africain semblent avoir gardé bien en vue ce rôle d\u2019éducatrices de la foi.En effet, les chroniques locales de nos maisons mentionnent que les MIC ont toujours préparé enfants et adultes à la réception des sacrements, soit à la mission soit en succursales.Évidemment, à l\u2019école, les unes et les autres ont dispensé cet enseignement et certaines ont aussi catéchisé des européens ou autres étrangers en diaspora.Notons ici que l\u2019accent était mis sur les visites à domicile comme moyen de rencontrer les parents des catéchisés et les instruire de leurs devoirs de chrétiens.Les statistiques des deux premières années à la mission de Katete illustrent bien cet effort: de mai à décembre 1948: 357 visites.En 1949: 888 visites.En l\u2019adaptant aux conditions des temps et des lieux, aujourd\u2019hui comme hier, nous apportons toujours notre collaboration à l\u2019oeuvre des catéchuménats.ESSOR CONSTANT L\u2019année 1953 marque le début de notre insertion au Centre de formation des catéchistes à Rumphi, dirigé par les Pères Blancs.S.Jeannette Caron y dispense alors l\u2019enseignement aux épouses des catéchistes en formation, à temps partiel d\u2019abord, puis de 1955 à 1961 à temps plein.Environ 80 familles ont ainsi bénéficié de deux années de préparation intensive à leur futur apostolat jusqu\u2019à la fermeture du Centre en 1964.Une contribution avantageuse de l\u2019organisme MISSIO d\u2019Allemagne permet un peu plus tard l\u2019érection d\u2019un nouveau Centre à Mzam-bazi.S.Jeannette y continuera son enseignement aux futurs catéchètes, hommes et femmes, le programme du cours complet s\u2019échelonnant sur une période de deux ans.Jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, 64 catéchistes ont suivi ce cours.En Zambie, à Chikungu au diocèse de Chipata, plusieurs MIC se dévouent, à tour de rôle, à cet enseignement auprès des épouses des catéchistes.À temps partiel d\u2019abord, nos Soeurs Thérèse Gouin, Evelyn O\u2019Neill, Gemma Ouellet, Marthe Laporte, Cécile Savard en ont été chargées.Depuis 1969 les cours de Bible, de psychologie, de puériculture, d\u2019hygiène, de nutrition, d\u2019art 292 Monica et ses quatre chérubins noirs.Evelyn O\u2019Neill, se sent tout à fait chez elle dans cette famille amie de Chipata.* ' culinaire, de tricot, de tenue de maison occupent une missionnaire à temps plein.S.Pauline Roy, qui en assume actuellement la responsabilité, a reçu sa formation spécialisée à l\u2019Institut pastoral de Gaba.INITIATIVES HEUREUSES L\u2019année 1972, dite du laïcat, a marqué l\u2019orientation catéchétique et démontré la nécessité de sensibiliser davantage les chrétiens à leur devoir au sein de leur Église locale.Ceci a donné lieu à de nouvelles et intéressantes initiatives.Dans les succursales de Katete, des responsables recrutent des catéchistes bénévoles qui se réunissent à la mission pour des cours annuels d\u2019une semaine.Ils retournent chez eux avec du matériel didactique, des plans de leçons préparés par les Soeurs qui les visitent ensuite régulièrement et leur apportent aide et encouragement.De temps à autre, ces jeunes catéchistes sont appelés à la mission pour approfondir leurs connaissances religieuses et suivre des cours de catéchèse dispensés par des professeurs expérimentés. Photo: William Pawek Au centre catêchétique de Karonga.Gabrielle Saucier, animatrice, est entourée de son \u201céquipe volante\u201d.Leur objectif commun: Porterie Message.Pour combler le besoin de préparer des assistants aux catéchistes, les chrétiens étant de plus en plus nombreux, le \u201cCatechist\u2019s Training Center\u201d a organisé des cours spéciaux de leadership.De 1973 à 1976, il y eut 9 sessions de 3 semaines et 425 chrétiens en ont bénéficié.35 professeurs sont aussi venus pour un recyclage et 26 dames de l\u2019action catholique pour un cours d\u2019une semaine.Une période de six mois de recyclage fut aussi donné à 20 catéchistes.S.Jeanne Vallée, s\u2019initie actuellement à ce Centre de formation.A besoins nouveau, aide nouvelle.Du côté de l\u2019éducation, on réclame des spécialistes.A son retour de l\u2019Institut Pastoral de Gaba, S.Thérèse Godbout de Rumphi s\u2019est vu confier la préparation immédiate des professeurs pour l\u2019enseignement catéchétique au primaire.Puisqu\u2019il y a diversité de croyances religieuses dans les écoles, le Ministère de l\u2019Éducation requiert une collaboration des diverses dénominations chrétiennes pour rédiger un syllabus religieux commun.Notre compagne fera partie de l\u2019équipe composée de trois presbytériens: un ministre, un directeur et un professeur, et de deux catholiques: un directeur et un professeur.Ce comité présentera une élaboration de programme pour la 8e année du cours en 1971.De là, notre compagne se rend à Mzimba.Elle y poursuivra son travail d\u2019animation plus spécialement pour les dix écoles non assistées, responsabilité de la mission.Un Centre est en voie de réalisation, mais déjà l\u2019on y vient chercher qui, l\u2019aide matérielle qui, l\u2019aide professionnelle ou religieuse nécessaire pour un enseignement adéquat de cette importante matière.Un autre travail spécialisé est entrepris à Karonga où, en décembre 1971, après une année à Gaba, S.Gabrielle Saucier devient animatrice d\u2019un Centre de catéchèse.Une équipe volante composée de professeurs laïcs présente des méthodes d\u2019initiation et des classes pratiques.S\u2019inspirant des coutumes et des préoccupations du peuple, leur objectif vise à établir un contact entre la Parole et la vie concrète de tous les jours.Toutes les écoles du district leur ouvrent les portes et des visites régulières se font en collaboration avec les officiels du Ministère dans un climat de confiance mutuelle et se concrétisent dans une réalisation commune: \u201cPORTER LE MESSAGE\u201d.Enfin, le Centre de Karonga s\u2019est vu confier, en 1976, l\u2019entraînement spécial d\u2019un \u2018Religious Education Contact-Teacher\u2019 élu dans chacune des écoles du District; ceci afin d\u2019assurer la continuité dans les efforts tentés vers un meilleur enseignement de la Religion.UTILISATION DES MASS MÉDIA Dans \u201cEvangelll Nuntlandl\u201d au no 42, on lit ceci: .\u201cl\u2019homme moderne a dépassé la civilisation du verbe.Il vit aujourd\u2019hui dans la civilisation de l\u2019Image\u201d.Les mass media constituent donc à notre époque un moyen de choix pour la proclamation du Message évangélique et l\u2019on s\u2019en sert abondamment à cette fin.Le service d\u2019audio-visuels offre des méthodes simples d\u2019agrandissement de l\u2019image, des diapositives et des Bibles illustrées.En mars 1977, les deux Centres de Karonga et de Mzimba ont offert, en collaboration avec le Ministère de l\u2019Éducation, des sessions au niveau des techniques audio-visuelles au service de l\u2019enseignement religieux.En 1976, S.Gabrielle Saucier conjointement avec un Ministre presbytérien, fut chargée de donner des cours de vacances, à Domasi, à deux cents instituteurs des trois régions du Malawi.Au moment des instructions annuelles aux catéchumènes et aux chrétiens ou en d\u2019autres occasions, la projection de diapositives commentées s\u2019insère au programme.Enfants ou adultes, les prisonniers même, bénéficient de cet enseignement par l\u2019image que dispensent les MIC, adonnées à la pastorale, en Zambie comme au Malawi.293 Une leçon de catéchèse avec présentation de diapositives.Marguerite Legault a ie don de captiver son auditoire petits et grands., c'est visible! .VI ,.,A < , s '¦£\\ : .«S r.\" UN PROJET CLÉ Sans aucun doute le principal projet en ce sens est celui du Centre Diocésain des Communications de Chipata en Zambie.S.Evelyn O\u2019Neill en est la coordonnatrice pour tous les secteurs: presse, librairie, radiodiffusion, lettres circulaires, entraînement du personnel.Le gouvernement favorise les programmes chrétiens à la radio et est prêt à en accepter davantage, surtout dans la section féminine.Déjà on présente sur le \u201cZambia Broadcasting\": la Pensée du jour à l\u2019ouverture de la radio le matin; une courte prière du soir comme émission de la fin du jour; des services du dimanche et autres.Le projet Mass Media comprend encore le Centre du livre et d\u2019audio-visuels qui, déjà, fonctionne en presque totalité.La publication de quelques livres en chinyanja est en préparation et on espère pouvoir réaliser bientôt des communications avec les jeunes, formule qu\u2019il reste à découvrir.Il va sans dire que ces initiatives, tant au Malawi qu\u2019en Zambie, demandent des fonds importants et plusieurs projets de financement ont été soumis.Grâce à une aide déjà acquise, le mouvement est bien lancé.Il nous est permis d\u2019espérer, dans un avenir prochain, des centrales de distribution aux trois principaux Centres de la région zambienne.INDISPENSABLES CONTACTS PERSONNELS Même si les moyens de communications sociales sont un excellent media de transmission du Message évangélique, rien ne remplacera jamais le contact personnel.Ce dernier revêt une importance encore plus grande dans un contexte humain qui privilégie les relations interperson- 294 nelles.Mentionnées au début de cet exposé, les visites dans les foyers africains se sont continuées non seulement par les ouvrières en pastorales, mais par toutes et chacune des MIC qui, à l\u2019occasion, se sont rendues porter, sinon le Message explicite, du moins le témoignage de l\u2019amour du Christ pour chacun.Dans nos maisons, l\u2019accueil quotidien de nombreux visiteurs rejoint le même objectif.Que de contacts sont aussi nécessités par l\u2019animation d\u2019un laïcat engagé.Dans les Centres déjà mentionnés partout où la chose est possible sont organisées des soirées de prière, de partage évangélique en vue d\u2019une solide formation spirituelle, d\u2019un approfondissement de la foi indispensable pour ceux qui doivent la transmettre autour d\u2019eux.Former des multiplicateurs, des leaders qui * conduiront les communautés chrétiennes à leur âge adulte constitue le travail de promotion de laïcat dans l\u2019Église locale.L\u2019animation de mouvements tels que la Légion de Marie, qui connaît un renouveau depuis 1972, les apôtres laïques féminines appelées \u2018Wachitemwano\u2019 (apôtres de la charité) les conseils d\u2019Église (L.C.C.) établissent ce contact qui ouvre au dialogue.Dans certaines paroisses, les religieuses ont encore la responsabilité d\u2019un secteur important.Toutefois, l\u2019élan est donné et les efforts de plus en plus concertés pour développer, au Malawi comme en Zambie, une Église locale autonome, pleinement responsable.\u201cAutre celui qui sème, autre celui qui moissonne\u201d.Peu importe par qui lèvera la moisson.Pour l\u2019instant il s\u2019agit d\u2019un travail de foi, d\u2019espérance et de persévérance.L\u2019essentiel ne demeure-t-il pas: \u201cRévéler Jésus-Christ et son Évangile à ceux qui ne les connaissent pas?\u201d Afrique Comment évangéliser?2- par Téducation MÊgam WW -\t\" \u2022 «\u2022.\tA\t: **\t\u2022.a; Un grand rassemblement scolaire à l'école de Katete autour des années \u201860.On est déjà loin de l'époque où les petites broussades se sauvaient de l'école.Elles ne semblent pas trop malheureuses avec les \"Mères blanches\"! Les quatre premières MIC, désignées pour le continent africain, atteignent le Nyassaland (Malawi) plus précisément la mission de KATETE, le 19 mai 1948.Sur le plan apostolique, toutes les avenues leur sont ouvertes.Elles arrivent, en effet, en pionnières; c\u2019est vraiment l\u2019implantation de l\u2019Église en ce coin de terre d\u2019Afrique.Parmi les nombreuses possibilités d\u2019action évangélisatrice qui leur sont offertes, l\u2019éducation de la jeunesse féminine s\u2019impose d\u2019abord à elles comme une urgence.C\u2019est qu\u2019à cette époque, la population ne croyait guère à la nécessité d\u2019une instruction poussée pour les filles.Avaient-elles besoin d\u2019être instruites pour vaquer aux tâches ménagères qui leur étaient confiées: transport du bois, de l\u2019eau, cuisson des aliments, soin du potager?Dans la mentalité d\u2019alors, une ou deux années de scolarité apparaissaient donc amplement suffisantes pour elles.Les MIC de Katete, avec l\u2019approbation et l\u2019encouragement de leur dynamique Vicaire apostolique Mgr Marcel St-Denis, optent donc immédiatement pour une action efficace et concertée en faveur de l\u2019éducation des filles et cela à tous les niveaux: primaire, secondaire, collégial, voire universitaire.Le présent exposé veut tenter de circonscrire ce travail d\u2019envergure effectué par nos missionnaires d\u2019Afrique depuis bientôt 30 ans.D\u2019ABORD LES ÉCOLES PRIMAIRES Dès novembre 1948, deux des fondatrices de la Mission: Madeleine Loranger et Bérengère Cadieux sont en classe.Sur les 114 élèves de l\u2019École de Katete, on dénombre une quinzaine de fillettes seulement.Sans tarder les deux missionnaires organisent un pensionnat pour huit d\u2019entre elles.Rien de compliqué ni de luxueux.4 huttes ceinturées d\u2019une clôture de paille! Résider à proximité de ces femmes blanches si attentives à leurs moindres besoins, c\u2019était pour ces enfants de la brousse, vivre une aventure aussi mystérieuse que dans les contes de fée! Il leur fallut toutefois un bon moment pour s\u2019acclimater à ce genre de vie tellement neuf.On dut bien souvent courir à la recherche des petites broussardes parties à la re-conquête de leur liberté! La bonté et la persévérance des missionnaires finit par triompher de la réticence des parents.Lentement, mais régulièrement les effectifs féminins progressent à l\u2019école.Dès 1950, Imelda Saurette, une des premières éducatrices MIC en Afrique prépare cinq jeunes Africaines comme futures institutrices.1954.Quatre élèves terminent leur primaire et commencent le cours secondaire.Une étape est heureusement franchie, la jeune Africaine, désormais, aura accès aux études supérieures.Et partout, on décèle un désir grandissant d\u2019une instruction plus poussée, plus complète.En 1956, on compte déjà 87 élèves filles au premier cycle du secondaire.Et plus de 100 pensionnaires sont inscrites à l\u2019internat.Cet essor remarquable de l\u2019éducation de la jeunesse féminine se produit dans toutes les écoles confiées à notre Congrégation au fil des années.En voici un exemple significatif.À Nkhata-Bay à l\u2019ouverture des classes en 1953, on enregistre 2 filles sur 150 élèves.En 1962, la même mission possède une école de filles totalisant 320 élèves de la 1ère à la 8e année.295 VERS L\u2019AFRICANISATION DE L\u2019ENSEIGNEMENT À cette augmentation numérique d\u2019étudiantes correspond une croissance du corps professoral africain.Dans nos écoles primaires, ces nouveaux effectifs permettent une africanisation progressive du personnel enseignant.Au début des années '60 des professeurs laïques ou des religieuses du St-Rosaire, d\u2019origine malawite, peuvent même assumer la direction de nos écoles.À Karonga, dès janvier 1963, ces mêmes religieuses acceptent la responsabilité de notre Pensionnat et en 1967 celle de l\u2019École primaire comptant 350 filles.Graduellement, ces religieuses malawites prennent en mains la direction des écoles primaires que nous avions mises sur pieds à travers le Malawi.Cette cession s'insérait dans le cadre de la planification du Ministère de l\u2019Éducation, laquelle avait prévu pour 1970 la fin de l\u2019aide du personnel étranger en matière d'éducation.Le même geste fut aussi posé par nos missionnaires de la Zambie pour nos deux écoles de Kanyanga et de Chikungu alors qu\u2019elles remettaient au Gouvernement ces écoles comptant une centaine de pensionnaires.ÉCOLES SECONDAIRES La décision des pionnières MIC de Katete de permettre aux jeunes Africaines l\u2019accès aux Études Supérieures s\u2019est avérée, à l\u2019expérience, un véritable geste prophétique.On se souvient des 4 élèves de Katete qui en 1954, pour la première fois dans l\u2019histoire du Malawi, entreprennent leurs études secondaires.Ce petit grain de sénevé, deviendra rapidement un grand arbre.Qu'on en juge par les faits suivants.1956.Transport à Karonga des 5 filles du Secondaire.En 1959, elles sont 20.1963.Ouverture d\u2019une École Secondaire Féminine à Mzuzu.C\u2019est \u201cMarymount\u201d qui offre le second cycle du Secondaire.Ses premiers effectifs sont de 60 élèves venues de différentes régions du pays.Marymount, aujourd\u2019hui 1976.Marymount accueille 240 w\"* Un dignitaire Zambien distribue les certificats aux grandes élèves de l'École de Kanyanga.La proclamation des résultats scolaires est faite par Jeanine Forcier (à droite) alors Directrice.Irène Champagne (à gauche) remet l'important \"papier\" au chef.élèves internes.Comme professeurs, le nombre de Malawites ne cesse de croître.La directrice actuelle, Victoria Chirwa, m.i.c.est zambienne d\u2019origine et a vu naître \u201cMarymount\u201d.Trois anciennes élèves dont deux de la Congrégation Malawite du St-Rosaire y sont professeurs.Dès 1965, l\u2019École pouvait compter sur un professeur du pays M.J.C.Kumwenda et depuis le nombre des Africains enseignants augmente chaque année.Jusqu\u2019à 1976, seule École Secondaire exclusivement féminine de la région du Nord, Marymount a conduit nombre de ses élèves au niveau universitaire.Sur 211 finissantes, au cours de la première décennie, 86 sont maintenant graduées de l\u2019Université du Malawi et 13 d\u2019Univer-sités outre-mer.Institutrices, infirmières, techniciennes, secrétaires y ont également reçu leur formation intellectuelle.L\u2019Ecole a pour objectif de développer au maximum les aptitudes et potentialités de sa clientèle scolaire et sur tous les plans y compris les arts et les sports.Une de nos élèves a remporté le prix d\u2019art dramatique au Festival National du Malawi de 1970.L\u2019école détient encore de nombreux records dans les compétitions athlétiques nationales.Le but que s\u2019était fixé en 1954 les MIC pionnières du petit noyau d\u2019école secondaire féminine au Malawi, est donc atteint à peine 20 ans plus tard.La jeune fille Africaine a pris sa place dans la société, elle participe à la montée intellectuelle et professionnelle de sa nation.On la rencontre en effet dans tous les secteurs et à tous les échelons de la société malawite.FORMATION CHRÉTIENNE L'enseignement formel des sciences religieuses et bibliques, à base du respect de la confession-nalité, entre dans le programme académique de nos écoles.La formation chrétienne des élèves est également assurée par le medium de mouvements de jeunesse adaptés à la situation locale.Au primaire, le mouvement Xavérien et la Croisade Eucharistique ont suscité la générosité et développé chez nos petits l\u2019esprit de prière et de service.L\u2019année 1951 a vu naître le Guidisme à Katete.S.Gabrielle Saucier fonde officiellement la première compagnie dont l\u2019objectif est centré sur l\u2019entraide et l\u2019amitié.Ce mouvement se veut formation dans * l\u2019action, engagement courageux au coeur même de la vie de tous les jours.Cette initiative heureuse connut un franc succès.Successivement de nouvelles compagnies se sont constituées à Mzambazi, Karonga, Kaseye, Nkata-Bay, Kanyanga et Chipata où Françoise Pageau en assuma la direction.À ces deux derniers endroits les Compagnies existent encore.Dans les postes du Malawi les groupements \u201cMalawi Young Pionneers\u2019-\u2019 les ont remplacées.296 A l\u2019École Secondaire Marymount.Suzanne Rintret heureuse de nous présenter son pays d'adoption sur la carte d\u2019Afrique.Le guide.Agnès Kaunda une charmante élève de l'École.C\u2019est dans un même souci d'approfondissement de la vie chrétienne et de formation au leadership qu'un \u201cForum Catholique\u201d débute à Marymount en 1964.Il permet aux étudiantes de partager leurs difficultés comme leurs aspirations sur le plan de la foi, de la prière, de la religion.En 1966 est adoptée la méthode des Mouvements d\u2019Action catholique; VOIR-JUGER-AGIR.Actuellement, notre diocèse de Mzuzu compte douze sections de \u201cYoung Christian Students\u201d organisées dans nos écoles de mission comme dans les écoles du Gouvernement.Ces groupements, grâce à une sérieuse animation exercent une influence grandissante et bénéfique partout où ils existent.PASTORALE SCOLAIRE Animer la vie chrétienne des jeunes fut l'un des objectifs prioritaire et constant des éducatrices MIC en terre d\u2019Afrique.Depuis quelques années, cette animation s\u2019oriente vers une authentique Pastorale scolaire.Ce travail franchement apostolique s\u2019effectue non seulement à notre École de Marymount, mais aussi auprès des élèves de l\u2019École mixte du Gouvernement.Il est encore trop tôt pour évaluer les résultats de cette approche pastorale.Ce qui est certain, c\u2019est que le travail réalisé par nos Soeurs Françoise Saucier et Marie Leclair intéresse beaucoup les étudiants et étudiantes et les sensibilise à la dimension chrétienne de leur vie.EN CONCLUSION Nous sommes conscientes que ce regard rétrospectif sur nos activités éducationnelles au Malawi comme en Zambie est nécessairement incomplet.Toutefois ce survol historique aura permis de situer notre participation à la Mission éducative de l'Église et en collaboration avec les autorités gouvernementales, dans l\u2019optique constante de la valorisation et de la promotion de la femme africaine.Cette oeuvre collective d'éducation à laquelle ont participé plus de 40 MIC, au fil des ans, fut rendue possible grâce au support constant des Gouvernements, des Organismes internationaux, de nombreux bienfaiteurs.Littéralement nos écoles sont \u201csorties de terre\u2019\u2019 pour offrir à notre clientèle scolaire des constructions simples, mais spacieuses, suffisamment aménagées pour répondre aux besoins actuels de la jeunesse étudiante.Succession d\u2019éducatrices, succession d\u2019événements.que sera notre mission de demain dans le domaine de l\u2019éducation en terre malawite ou zambienne?La situation d\u2019aujourd\u2019hui est pour nous source d\u2019une grande espérance: la chrétienté gran- dit, la relève monte.L'essentiel est là: que les populations vers lesquelles nous avons été envoyées reçoivent le Message du Salut en Jésus-Christ; qu\u2019elles l'acceptent et qu\u2019elles en vivent.Devenues adultes dans leur foi, notre rôle auprès d\u2019elles sera rempli et alors nous réaliserons cette parole de Délia Tétreault, notre fondatrice aimée: \u201cIl ne faut pas chercher à s\u2019installer où l'on va.Quand Notre-Seigneur sera connu dans un endroit, nous irons ailleurs.\" En collaboration: Une équipe d\u2019éducatrices MIC.Le personnel de l'École de Mzuzu.il y a déjà quelques années.La Directrice était alors Gisèle Leduc (1ère rangée, la 4e de g à d.).r* * 297 Afrique Comment évangéliser?3- en servant le Christ \u201cqui a mal.\u201d Dès leur arrivée en Afrique, 1948, les pionnières MIC établissent aussitôt des unités médicales sur le sol africain.La maladie, cet ennemi de tous mais particulièrement de l\u2019enfance, y fait de nombreuses victimes avec peu de chance de survie.Parmi ces missionnaires se rencontrent des professionnelles de la santé, mais elles se veulent avant tout des filles de Délia Tétreault qui aimait leur redire à leur départ en mission: \u201cCe sont les malades qu\u2019il vous faut soigner avec tendresse, consoler, réjouir et souvent même convertir par vos bons exemples, par vos conseils et par votre Inlassable dévouement à les servir\u201d.Ayant centré sa vie sur le Christ, la religieuse missionnaire Le reconnaît donc dans ses membres souffrants sur lesquels elle se penche, porteuse d\u2019espérance.Servir le Christ \"qui a mal\u201d: véritable béatitude \".car j\u2019étais malade et vous m\u2019avez visité.\u201d.Véritable soutien aussi aux heures difficiles où en lutte avec la mort, l\u2019infirmière ne peut que s\u2019en remettre à Celui qui est la Vie et qui l\u2019a promise en abondance.C\u2019est donc dans cette perspective de foi et de charité chrétienne que les Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception oeuvreront dans le domaine médical au Malawi comme en Zambie.MÉDECINE CURATIVE: DISPENSAIRES Une des nombreuses clientes accueillies par Colette Leclerc et toujours avec la même affectueuse attention.Courageuse et confiante, l'équipe médicale MIC accueille de nombreux malades atteints de malaria, de rougeole, de gastro-entérite, de tuberculose, d\u2019infections respiratoires et parasitiques sans compter les plaies, les abcès, les blessures, les extractions dentaires et les opérations mineures.La plus redoutée de ces maladies est sans contredit et durant les dix premières années d'apostolat MIC, la malaria, cause première du taux élevé de mortalité chez les enfants et même chez les adultes.Chaque unité reçoit en moyenne 15,000 patients par année durant cette première décennie d\u2019activités.Une meilleure compréhension du bienfait apporté par les soins médicaux se traduit par un accroissement de visites aux dispensaires.Conséquemment, une hausse notable de la clientèle s\u2019est graduellement enregistrée.En 1975, nos cinq unités statiques avaient traité 191,040 patients répartis comme suit: (1 5,ooo) (9U/vvWq^ ' 50 U2.000) 2b, û o o) 2^700) ( 37,7 00) ( 75.7 0 o ) 298 Une heureuse maman et ses \"triplets\".Yvette Carie en contemple un avec une légitime fierté et avec raison.Elle a utilisé toutes les ressources de sa compétence et de son coeur pour les garder en vie! Et elle semble avoir bien réussi.DISPENSAIRES-MATERNITÉS Les coutumes jouent ici un grand rôle.La femme enceinte se voit liée par nombre de traditions et de rites qui l\u2019obligent à rester au village.Et il y a les \u2018agogo\u2019 (vieilles) sages-femmes expérimentées qui ne veulent pas facilement abandonner leur rôle.Ce n\u2019est souvent qu\u2019après des tentatives de soins infructueux qui leur sont prodigués au village que les pauvres mères sont amenées au centre de santé.Là encore de sérieux problèmes se présentent.Pénétrer la mentalité d\u2019un peuple sur cette question de la famille, n\u2019est pas facile pour l\u2019infirmière étrangère.C\u2019est alors que la présence de sages-femmes africaines sera d\u2019un précieux secours.Il leur faudra toutefois recevoir une longue et nécessaire éducation pour se convertir à l\u2019idée qu\u2019une jeune fille, sage-femme graduée, puisse remplir cette tâche adéquatement.Cette conversion de mentalité sera lente même si l\u2019accouchement à la clinique-maternité représente d\u2019incontestables avantages pour la mère et l\u2019enfant: sécurité physique et morale, secours professionnels et religieux, enseignement pratique, préventions des infections et autres complications.À l\u2019assistance maternelle et infantile au moment de la naissance se greffe tout un cours d\u2019hygiène et de relèvement de la femme.Ces avantages, il faudra que les jeunes mères en deviennent bien conscientes et que les villageois se fassent à l\u2019idée des naissances dans les maternités.Quand au corps médical, il est de plus en pluscons-cient de l\u2019urgence de ce travail auprès de la mère et de l\u2019enfant et ceci aussi bien dans les secteurs privés que gouvernementaux.* ?! ¦ Au dispensaire-maternité de Kaseye, c'est grande joie! Une jeune maman vient de donner la vie à un beau poupon plein de santé.Yvette Carie présente le nouveau-né à une auxiliaire.Jeanne Plante est auprès de l'heureuse mère. Nous voici à Mzimba à la clinique de la paroisse St-Paul.Patiemment, chacun attend son tour, sûr d\u2019être bien accueilli et bien traité.MÉDECINE PRÉVENTIVE: CLINIQUES INFANTILES ET MATERNELLES Graduellement, des cliniques s\u2019ouvrent ici et là dans les centres déjà organisés.Toutefois, en mai 1970, un rapport indique qu\u2019à peine 10% de la population 0-5 ans, est atteinte et sur ce nombre on en dénombre 40% en-dessous du poids normal.Cet effort gouvernemental est secondé, depuis 1968 surtout, par l\u2019Association des hôpitaux privés du Malawi, qui comprend toutes nos unités MIC à l\u2019exception de Kanyanga.Le nombre de cliniques passe de 65 à 97 entre 1966-70.Malgré cet effort concerté, le taux de mortalité infantile demeure, hélas, très élevé: soit 140/1000, le 1/3 des enfants n\u2019atteignant pas l\u2019âge de 5 ans.Les soins pré-nataux sont également donnés autant que nos possibilités le permettent.2,800 visites par Centre est bien minime pour combattre les parasites, l\u2019anémie, ou enrayer, dans la mesure du possible, les dangers que comporte l\u2019accouchement au village et diminuer ainsi le taux de mortalité des jeunes mamans.Notre équipe médicale de Kanyanga en Zambie participe également à un programme de prévention et de vaccination.À elle seule elle enregistre en 1971, un total de 1,524 visites pré-natales et procure des soins à 8,581 enfants 0-5 ans répartis sur quatre cliniques.Les autorités gouvernementales zambiennes font un pas en avant, lorsque en 1974, elles décident de former des équipes qui se rendront vacciner les enfants au niveau de tout le pays.Il est intéressant de noter ici qu\u2019une trentaine de lépreux viennent chercher leur médication mensuelle pour prévenir la contagion dans leurs villages.et plusieurs sont guérisl À la suite de sa visite en 1971, l\u2019équipe de planification du WHO (Organisation mondiale de la santé) propose au Malawi la planification d\u2019un programme national de santé pour les services essentiels.Toutefois, durant la période nécessaire pour un travail d\u2019une telle envergure, un MINIPLAN est aussitôt préparé.Son but: immuniser le plus grand nombre possible de bébés contre certaines maladies contagieuses et renforcer les services sanitaires déjà existants.Dans l\u2019intérêt économique et sanitaire du pays, le Ministère de la santé accepte la recommandation et trace le programme ci-dessous: -\timmunisation des enfants contre la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la petite vérole et sur une moins grande échelle, rougeole et polio, dans les cliniques 0-5 ans; -\téducation des mamans: causeries sur la nutrition, démonstrations culinaires, counseling; -\tdistribution de nourriture supplémentaire pour les enfants nécessiteux; -\tprophylaxie de la malaria; -\tenregistrement graphique du poids des enfants; -\ttraitement des enfants malades.À cet effet, on organise des cliniques 0-5 ans dans tous les Centres de santé déjà existants au pays ce qui comprend les unités privées, celles du gouvernement, des missions, des conseils de districts et de villes.Une fois ces unités statiques consolidées, l\u2019on tentera de rejoindre les villages éloignés par des cliniques mobiles.En mai 1973, le MINIPLAN commence à fonctionner.Sans négliger pour autant les soins curatifs aux nombreux patients qui se présentent, l\u2019accent portera surtout sur la médecine préventive au niveau des cliniques 0-5 ans et pré-natales.Également sur un service d\u2019éducation et de mesures sanitaires assumés par les inspecteurs du Ministère de la santé, secondés par un service publicitaire par imprimés et audio-visuels.MINIPLAN ET M.I.C.C\u2019est à l\u2019intérieur de ce plan gouvernemental que s\u2019inséreront alors nos effectifs médicaux MIC.D\u2019ailleurs, le travail était déjà amorcé, comme on l\u2019a vu plus haut, et Mzimba comptait depuis 1970 son unité sanitaire ex- 300 clusivement mobile desservant cinq villages éloignés dans un rayon de 40 milles.Un sixième Centre s\u2019était ajouté en 1974.Dès le début du MINI PLAN, deux des nôtres, Yvette Carie et Gertrude Paré, acceptent la coordination de leur district respectif: Chitipa et Mzimba.Elles deviennent donc coordonnatrices du M.C.H.(Maternal Child Health) avec mandat de planifier, de visiter les cliniques et même certaines écoles dans les endroits éloignés afin d\u2019y vacciner les enfants et d\u2019offrir certains cours d\u2019hygiène aux adultes.La responsabilité leur incombe encore d\u2019assurer une bonne distribution des vaccins et du lait en poudre et de compiler les rapports pour les contrôle central.Les services d\u2019une autre MIC, Louise Denis, fut requis en 1976 pour le district de Karonga.Ce sont là des exemples de collaboration avec le service public, nouvelle forme d\u2019apostolat missionnaire.Nos dispensaires-maternités emboîtent le pas et, dans la mesure du possible, s\u2019adjoignent des cliniques mobiles.En plus de notre unité mobile de Mzimba, nous en comptons six en opération en plus des cliniques statiques dans chacune des unités.Trois années de réalisations peuvent donner une idée graphique de la montée en flèche au niveau de la maternité.La santé publique et par conséquent la longévité actuellement estimée à 45 ans, accusera sans doute une amélioration d\u2019ici quelques années, grâce aux soins pré-nataux, à l\u2019immunisation précoce et aux mesures d\u2019hygiène que reçoivent les mamans dans les maternités.Pour cinq centres: Karonga, Kaseye, Katete, Mzambazi et Kanyanga, les totaux ci-dessous parleront d\u2019eux-mêmes.ANNEES 1 97 2 197 1 1970 ET LES DÉBUTS.?Impossible d\u2019imaginer que toutes ces mères auraient pu bénéficier d\u2019un séjour aux centres de santé des débuts! Oui, tout a commencé si humblement! De petites huttes, des vérandas, des pièces exiguës, enfin différents locaux de fortune furent le lot des pionnières MIC: Paule-Ida Coulombe, Pauline Longtin, Yvette Ricard, Berthe Champagne, Béatrice Tessier, Yvette Carie et Edwidge Lapierre.Avec l\u2019aide de nos chers Africains, bien sûr, qui ont transporté sur leur tête les matériaux de construction, qui ont façonné et cuit les briques.Mais aussi et surtout avec les dons de nos bienfaiteurs ou l\u2019aide d\u2019organismes charitables, nous avons pu ériger, petit à petit, des édifices fonctionnels et accueillants.ET LE PRÉSENT.?L\u2019équipe médicale MIC ne s\u2019installe pas.Elle essaie de s\u2019adapter constamment aux besoins qui changent.À Kaseye, par exemple, un projet de construction d\u2019un hôpital a cheminé pendant quelques années.Entre-temps, l\u2019hôpital du gouvernement à Chitipa, situé à environ 12 milles de Katete, était agrandi et rénové.Nos plans d\u2019hôpital se sont alors transformés en un Centre de santé incluant un dispensaire-maternité.L\u2019équipe, préparée en vue de l\u2019hôpital projeté, s\u2019en est allée servir ailleurs.Notre Soeur-médecin, Lyse Brunet, les techniciennes en laboratoire et en Rayon X, Mireille Morin et Yvonne Casault, ont prêté main forte dans des hôpitaux appartenant à d\u2019autres communautés religieuses.L\u2019anesthésiste, Yvette Carie, et la spécialiste en salle d\u2019opération, Louise Lefebvre, travaillent dans nos Centres de santé.Collaboration intercommunautaire et collaboration avec le gouvernement entrent dans nos plans d\u2019action.Après avoir cédé notre hôpital de Nyimba au gouvernement en 1970, une des nôtres, Gladys McLean, fut engagée à l\u2019hôpital du gouvernement de Chipata.Elle y travaille depuis ce temps.Lyse Brunei, m.d.n\u2019en est pas à son premier client.et pourtant, c\u2019est tout comme! \u2022 t, t Ê m - W ST-i.f .ffnîHtL r .£ T -f > .\u2022 ?I -à.-TL .4 I\t* '/A- I si- 301 L\u2019équipe médicale a pour objectif prioritaire de préparer les voies afin que les gens du pays puissent prendre eux-mêmes en mains non seulement la diffusion de l\u2019Évangile, mais également les oeuvres caritatives.En soignant les corps, temples vivants du Christ, comment ne pas en même temps atteindre le coeur des gens et les ouvrir à la Vie?C\u2019est donc un sentiment de profonde gratitude qui monte de nos coeurs en constatant tout ce que les offrandes reçues de nos bienfaiteurs ont permis et nous permettent encore aujourd\u2019hui de réaliser.Puisqu\u2019il faut bien admettre que les ressources locales sont et seront encore longtemps insuffisantes pour répondre aux immenses besoins actuels.ET L\u2019AVENIR.?Le passé en est garant.Les résultats obtenus par la médecine préventive, diminution des cas de coqueluche par exemple, ainsi que la nécessité de poursuivre le travail commencé auprès de la mère et de l\u2019enfant militent en faveur de l\u2019objectif professionnel et missionnaire du secteur santé MIC: promouvoir la santé sous le double aspect éducatif (prévention, relève) et curatif: attention au Christ \u2018\u2018qui a mal\u201d.Sans négliger ce dernier, l\u2019accent est mis davantage encore sur le premier.En plus des cliniques 0-5 ans et pré-natales dont on a parlé, des centres de nutrition s'organisent pour les cas de kwashiorkor et de marasme.Avec l\u2019aide d\u2019une travailleuse spécialisée, des causeries, des démonstrations aux mères et surtout une diète suivie pour les enfants parviennent à redonner vie à ces petits êtres.L\u2019éducation par l\u2019audiovisuel rend aussi de grands services.A l\u2019occasion, on essaiera d\u2019atteindre les pères de familles.Cette approche ne peut que contribuer à une meilleure réalisation au foyer si la mère à son retour des maternités ou cliniques, reçoit l\u2019appui de son époux pour l\u2019alimentation, l\u2019immunisation et autres mesures qu\u2019on lui aura apprises.Éduquer à la prévention donc, mais aussi préparer la relève pour un retrait graduel de notre présence.Dès 1960, à Mzuzu, nous cédions le soin des malades à une communauté irlandaise essentiellement médicale, les M.M.M.(Medical Missionaries of Mary) qui y ont ouvert un hôpital.En 1970, le gouvernement zambien prenait à sa charge notre hôpital de Nyimba.C\u2019est ensuite la mission de Rumphi qui passe aux mains de la Communauté autochtone des soeurs du St-Rosaire en décembre 1971.Et enfin, le poste de Nkhata-Bay est confié aux Medical Missionnaries of Mary en octobre 1974.Au sein des unités, le personnel africain qualifié augmente.Des infirmières, des sages-femmes, des assistants en laboratoires où l\u2019une des nôtres, Mireille Morin contribue à leur formation, un personnel de soutien et l\u2019addition récente d\u2019assistants médicaux forment un personnel presque exclusivement africain.L\u2019administration leur sera confiée dès que ce sera possible.Présentement nous comptons 22 MIC dans le secteur de la santé.Près de trente ans de service médical aura permis à la MIC d'être \u201cprésence accueillante et gratuite du Christ \u2018guérisseur\u2019, soutenue par une relation d\u2019Amour avec le Seigneur; présence qui se penche sur tout l\u2019être pour l\u2019amener à se refaire\u201d.(Chapitre provincial \u201975 p.34) En collaboration L\u2019équipe médicale MIC du Malawi et de la Zambie L'équipe du dispensaire de Karonga.À l'extrême gauche de la seconde rangée on reconnaît S.Béa trice Tessier et Louise Denis (2e à droite).302 Afrique Comment évangéliser?4- par la promotion de la femme africaine Prendre contact avec la société malawite fait vite réaliser son sens de la communauté familiale, même clanique.Dans un tel contexte social, les MIC ont été appelées à exercer leur apostolat surtout auprès de la femme, pour assurer sa promotion dans tous les domaines, dont l\u2019éducation familiale.Gisèle Leduc, assistante provinciale de la Province MIC pour l\u2019Afrique, a interviewé pour nos lecteurs, Thérèse Gouin, pionnière au Malawi, Edith Faucher, actuellement à Karonga, Yvette Demers de Chipata et Huguette Ostiguy de Chikungu, en Zambie.Ces quatre missionnaires très engagées dans ce travail de la promotion de la femme africaine nous livrent leurs réflexions sur le sujet comme aussi les résultats acquis depuis leur engagement dans cette ligne de pensée et d\u2019action.NYASSA \u2014 MALAWI: Gisèle i* if* S.Alice Pépin donne une leçon de couture à une maman africaine, dans quel décor! Et On a dit de la femme africaine qu\u2019elle est l\u2019âme de l\u2019Afrique, qu\u2019elle porte en elle tous les trésors de l\u2019antique sagesse, qu'elle enseigne la vie.Thérèse, face à cette psychologie, qu\u2019elle a été selon toi l\u2019attitude des premières MIC au Nyassa?Thérèse \u2014 Dès notre arrivée à Katete en 1948, nous avons compris que nous aurions un rôle à jouer auprès de la femme africaine.Il nous a fallu quand même un certain temps pour capter les ondes nous indiquant l\u2019approche possible et dans quel domaine.Dès l\u2019abord, nous avons remarqué que, au coeur de la société, la mère occupe la première place et que c'est avec elle que nous aurions à travailler.Gisèle \u2014 Quelle fut la réaction provoquée par cette découverte?Comment avez-vous envisagé l\u2019oeuvre à accomplir auprès des mères de famille?Thérèse \u2014Nous y avons répondu par l\u2019ouverture du \u201cNazareth\u201d, Centre d\u2019éducation de la femme à sa vocation dans la famille et dans la société.Gisèle \u2014 Nazareth! Pourquoi ce nom?Thérèse \u2014Simplement parce que le but était la formation de familles chrétiennes exemplaires basée sur cette famille modèle: Joseph l\u2019époux, Marie l\u2019épouse et la mère et Jésus, l\u2019enfant: Celui vers qui tout converge.Gisèle \u2014 Mais tu me disais tout à l\u2019heure que votre rôle se situait auprès de la femme et maintenant tu me parles de famille.Peux-tu expliciter ta pensée?Thérèse \u2014 Il revenait au \u201cNazareth\u201d 6e donnera la femme le vrai sens des valeurs féminines dans la famille comme épouse et mère.Aux trésors de sagesse et de vie qu\u2019elle porte en elle, s\u2019ajouteront la Sagesse chrétienne et la relation à l\u2019Auteur 303 Groupe de femmes africaines fort intéressées à leur cours de couture.Marie-Jeanne Fortin est toute fière de leur intérêt au travail! % même de la Vie.Son patrimoine se verra ainsi enrichi et son influence dans la société d\u2019autant plus grande.Déjà l\u2019Être suprême, auteur de la Vie, occupe une large place dans sa conception de l\u2019existence et commande le plus profond respect car elle a foi en la vie, elle est donneuse de vie et ses enfants sont toute la richesse du clan.Gisèle \u2014 Pour réaliser cet objectif quels ont été les moyens utilisés?Thérèse \u2014L\u2019enseignement dispensé a porté sur toutes les facettes de sa mission en tant qu\u2019épouse et mère.Une catéchèse chrétienne, basée sur la charité agissante, sera d'une importance pri- Nous voilà en Zambie.Au Homecraft Centre on y apprend même l\u2019art de la poterie.Thérèse Gouin admire les réalisations de ses élèves.' i mordiale.Normalement en découleront des applications pratiques pour l\u2019activité sociale et familiale dont la femme africaine est en grande partie responsable.À cela s'ajoutera toute une gamme de cours: hygiène, soins de l\u2019enfant, tenue de maison, art culinaire et couture, et selon les besoins, alphabétisation.Cet ensemble de connaissances contribuera non seulement à la formation de la mère mais également à son influence au foyer.Gisèle \u2014 La femme africaine a-t-elle répondu à ce magnifique projet du Nazareth?Thérèse \u2014Oui, et c'est avec tout leur coeur, toute leur bonne volonté que les femmes se sont présentées à nos Centres ouverts successivement à Katete, à Mzambazi, à Mzimba.Certains n\u2019étaient en premier lieu que d\u2019humbles ou-vroirs, de modestes clubs de couture sans locaux.D\u2019autres, à Karonga par exemple, ont offert dès le début les cours complets avec en surplus les premiers soins (Croix Rouge).Quant au nombre il a été très variable, entre 15 et 90, selon les temps de l\u2019année, les lieux ou autres facteurs déterminants.Gisèle \u2014 À t\u2019entendre, Thérèse, il semble que cette oeuvre une fois commencée, a progressé sans difficultés et que les mamans y sont venues de plus en plus nombreuses.Est-ce exact?Thérèse \u2014Tu permets une mise au point sur l\u2019absence de difficultés?En fait, elles se sont présentées nombreuses et sous différents aspects: manque de personnel, la responsable ayant à cumuler d\u2019autres fonctions, locaux inadéquats, irrégularité et divers niveaux de culture des élèves, adaptation des cours, le financement, autant d\u2019obstacles qu\u2019il a fallu et qu\u2019il faut encore surmonter.Gisèle \u2014 Merci Thérèse.Dis-moi, Edith, les Centres dont il a été question sont-ils tous ouverts encore aujourd\u2019hui?Edith \u2014 Non, ces Centres ne sont pas tous en opération actuellement.Nous, les MIC, enseignons encore à Katete, à Karonga, à Mzimba, à Mzambazi.Une missionnaire laïque espagnole est responsable du Centre de Mzuzu.Gisèle \u2014 Comment expliquer la diminution des Centres?Est-ce que le besoin initial se fait maintenant moins sentir?Edith \u2014 Au contraire il va croissant.L\u2019Africain doit évoluer dans une société en constante évolution.L\u2019épouse ne peut se permettre le statu quo.Si elle n\u2019accepte pas d\u2019évoluer avec son conjoint, il est probable qu\u2019elle sera supplantée au foyer par une autre femme mieux préparée à son rôle.Les dirigeants eux-mêmes ont compris la valeur de ces Nazareths, maintenant connus sous le nom de \u201cHomecraft Centres\".On compte au Malawi environ 355 professeurs employés par les Conseils de villes et de districts pour dispenser ce précieux enseignement féminin.Gisèle \u2014 Il s\u2019agit donc pour les MIC de céder leur place graduellement, je suppose?Edith \u2014 Justement.Il y a un souci de la relève.Nous sommes présentement secondées par des femmes ou des jeunes filles africaines.Notre prin- 304 Et c'est le cours d\u2019art culinaire.Edith Faucher prépare d habiles cordons bleus capables de satisfaire les plus fins gourmets! mmm \u2014 '1.cipal objectif consiste à développer le leadership chez nos élèves afin qu\u2019à leur tour elles deviennent professeurs dans leur milieu.En conséquence, depuis 1970, Mzimba accueille des dames ou des jeunes filles pensionnaires pour un cours intensif de 3 mois pendant lequel une formation plus complète leur est donnée.Aux cours mentionnés au début, nous avons ajouté des cours de nutrition, de tenue d\u2019un budget familial, d\u2019artisanat.En revalorisant ainsi la femme africaine, notre but est de la sensibiliser davantage à son rôle d\u2019épouse et de mère et de contribuer ainsi à assurer l\u2019harmonie et la stabilité des foyers.RHODÉSIE DU NORD-ZAMBIE FORT JAMESON: (Chipata) Gisèle \u2014 En juillet 1954, trois des nôtres s\u2019installaient à Fort Jameson devenu Chipata.Peux-tu nous dire, Yvette, quelle fut, à cette époque, la contribution des MIC pour la promotion de la femme zambienne?Yvette \u2014 Dès janvier 1955, l\u2019équipe MIC ouvre une première école de sciences domestiques et 20 femmes s\u2019y présentent.Le mois suivant, nous acceptons six heures de cours à l\u2019école de la ville et cela à la demande du Bien-Être Social.En mai de la même année, s\u2019ajoutent à l\u2019oeuvre du Centre, des visites hebdomadaires aux épouses des gardiens de la nouvelle prison.Gisèle \u2014 Certes un bon début! L\u2019enseignement dispensé ressemblait-il à celui de vos voisines du Nyas-sa?Y a-t-il des différences à signaler?Yvette \u2014 La différence ne se situe pas au niveau des matières, mais plutôt dans l\u2019ensemble de son développement.L\u2019installation première au coeur d\u2019une ville africaine et la rémunération gouvernementale sont des aspects à noter.En janvier 1958 s\u2019inaugurait à la mission même, dans une maison ronde au toit de chaume, un cours avec résidence pour 6 jeunes filles illettrées et moins favorisées de la vie.Gisèle \u2014 Cette maison pourtant originale n\u2019a pas dû suffire aux besoins qui, sans doute, sont allés croissants?Yvette \u2014 Évidemment.Neuf mois de démarches auprès de \u2018Beit Trust\u2019 nous obtenaient les fonds nécessaires pour construire un nouveau Centre, inauguré le 26 octobre 1959, sous le nom de \u201cOur Lady Homecraft Centre\u201d.Nous accueillions à ce moment de 60 à 70 femmes externes chaque année.Pour ce qui est des pensionnaires leur résidence, terminée en 1962, nous a permis d\u2019offrir à une trentaine de jeunes filles de 7e année, un cours de deux ans reconnu par le \u2018\u2018Community Development\u201d, pour l\u2019obtention d\u2019un certificat.Gisèle \u2014 Dois-je conclure que l\u2019enseignement aux femmes a cessé avec l\u2019inauguration de ce cours officiellement reconnu?Yvette \u2014 Non pas.Les deux oeuvres opéreront séparément et même en 1965, le Centre pour jeunes filles deviendra \u2018\u2018St.Anne\u2019s Homecraft Training Centre\u2019\u2019 avec une évolution dans le standard de base n\u2019admettant alors que des élèves ayant une 9e ou 10e année d\u2019études.Chez les femmes, le \u2018\u2018Community Development\u201d exige des cours avec résidence de 3 mois.Une fois de plus, grâce à l\u2019aide obtenue de \u2018Beit Trust\u2019 et du gouvernement, l\u2019on verra s\u2019ériger de nouveaux Yvette Demers, directrice d'une École de Sciences domestiques à Chipata.Elle sait capter l'attention de ses élèves en développant leur goût pour les délicats travaux à l'aiguille.* « 305 locaux qui seront utilisés, pour la première fois en janvier 1973, par 24 mamans avec leurs 12 bébés.Gisèle \u2014 Je vois la différence d\u2019orientation avec le Malawi, mais peux-tu me dire si vous avez le même souci de la relève?Yvette \u2014 Oui, bien sûr.De plus, le Centre pour jeunes filles comprend un stage d\u2019entraînement en vue de l\u2019enseignement.C\u2019est ainsi que deux graduées de St.Anne\u2019s nous secondent, mes compagnes du Centre de Chikungu et moi-même, et que plusieurs autres sont distribuées à travers le pays.Gisèle \u2014 Y aurait-il autre chose d\u2019intéressant à nous communiquer Yvette?Yvette \u2014 Les deux oeuvres dont je viens de parler sont établies à Chipata.Elles continuent, florissantes.Chez les femmes environ 72 à 80 s\u2019inscrivent au Centre chaque année.Alors qu\u2019au début nous n\u2019accueillions pratiquement que des mamans illettrées, plusieurs nous arrivent maintenant possédant des études primaires voire secondaires.Une évolution encore plus grande dans le standard requis a déjà été notée pour le Centre des jeunes filles.Une quinzaine de MIC par leur travail assidu et leur amour de la femme zambienne ont contribué à cette évolution.CHIKUNGU: décennie qui l\u2019a précédée, une variété de formules a été employée pour permettre à l\u2019Africaine de parfaire ses connaissances domestiques.Voici je t\u2019en brosse un bref tableau: 1962: cours aux femmes des environs.1963: construction d\u2019un Centre avec l'aide de \u2018Beit Trust\u2019.On y dispense des cours de 4 mois environ à des groupes de femmes et de jeunes filles de 12 à 17 ans avec cours intensifs résidentiels à l\u2019occasion.1965: affiliation au \u201cCommunity Development\u201d.1970: collaboration pour la formation de leaders qui prendraient la direction des \u2018clubs\u2019 de couture pour dames dans les villages.À cet effet, les soeurs se rendent visiter les clubs et encourager ce loyal effort.Enfin, participation à l\u2019alphabétisation des adultes cette même année.Gisèle \u2014 Et je suppose que c\u2019est ici que tu te situes?Huguette\u2014Oui.C\u2019est en 1972 qu\u2019une nouvelle orientation est données au Centre.Afin de former davantage de leaders pour répondre au problème croissant des élèves de 7e année, devant forcément discontinuer leurs études faute de place au secondaire, nous avons organisé des cours résidentiels d\u2019un an à des jeunes femmes ou à des filles n\u2019ayant qu\u2019une 7e année.Deux maisons furent donc construites et un grand jardin préparé.Gisèle \u2014 Un jardin?Tu es la première à mentionner cela?Gisèle \u2014 La dernière fondation en Zambie date de 1962.Nous dirais-tu, Huguette, comment s\u2019insère, dans l\u2019histoire de Chikungu, l\u2019oeuvre dont tu t\u2019occupes?Huguette*\u2014L'oeuvre dont je m\u2019occupe est de dix ans plus récente que la fondation.Cependant, dans la Le projet coopératif de l\u2019élevage des poulets connaît un véritable succès à Chikungu grâce à l\u2019initiative heureuse de Huguette Ostiguy.Ses élèves sont des plus intéressées.Huguette\u2014Tous les pensionnats ont un petit jardin, mais chez nous c\u2019est spécial.En plus de l\u2019enseignement des matières régulières, de l\u2019anglais et des mathématiques, un fort accent est mis sur l\u2019agriculture et l\u2019élevage des poulets.Il s\u2019agit d\u2019un projet coopératif permettant une initiation aux ventes et achats qui pourront aider ces jeunes à l\u2019intérieur de petites industries locales.Elles entrevoient ainsi la possibilité d\u2019augmenter le revenu familial tout en procurant à leur famille un meilleur régime alimentaire.Gisèle \u2014 Très intéressant.Perçois-tu des résultats de cette nouvelle approche?Huguette\u2014Les 24 jeunes qui nous quittent chaque année, deviennent de meilleurs épouses et mères de famille parce que mieux préparées.Quelques-unes enseignent les sciences domestiques dans les écoles primaires, d\u2019autres se joignent au \u201cCommunity Development\u201d ou prennent la direction des \u2018clubs\u2019 de femmes dans les villages et beaucoup sont aptes à tirer quelque profit grâce à ces industries domestiques d\u2019artisanat.Il me semble que l\u2019oeuvre répond à un besoin actuel du pays.Elle nous permet de travailler activement à la promotion de la femme africaine et de la famille chrétienne.Gisèle \u2014 Cordial merci à chacune! Nous pourrions causer encore longtemps de l\u2019immense réalisation des Centres d\u2019arts ménagers pour la promotion de la femme africaine.Je pense, entre autres, aux heures passées par les MIC, préposées à cet apostolat, à leur rendre visite chez elles, à les encourager, à les conseiller.N\u2019y a-t-il pas aussi le contact avec les maris, par des thés, expositions de travaux, ou autres réceptions?Ce sont là autant de facteurs additionnels de nature à aider les époux à mieux se comprendre, à mieux s\u2019aimer pour l\u2019édification de foyers heureux et stables. Afrique\t^ \u2018Un fruit étonnant.et savoureux\u201d mm am ' l*.: \u2022\u2022 » S».-: Ml «MW»\t«I '«I\t« A< s »«i ¦ if t » m m fe4* ¦ m»-' « \u2019 *.318 Journée missionnaire mondiale: DIMANCHE 23 octobre THÈME: \u201cAllez, de toutes les nations, faites des disciples.(Mt.28) Ma mission ici et ailleurs/\u2019 \u201cAllez, faites des disciples\u201d, cette Parole résonne encore à nos oreilles.Partirons-nous vers d\u2019autres nations?Continuerons-nous à vivre dans notre petit monde habituel?Cela dépend de notre vocation; cela dépend de la mission que l\u2019Église nous confie, mais ici ou là-bas, c\u2019est notre obligation de répondre à l\u2019appel de Jésus.Ici ou là-bas, des êtres attendent pour s\u2019engager.Il suffit parfois d\u2019une simple parole, d\u2019un petit geste pour qu\u2019une personne découvre que l\u2019amour existe.C\u2019est cela que Jésus est venu révéler.Et si à cause de nous, une personne de plus prend position pour Jésus, croit en Lui, nous aurons fait un disciple.Extrait d'un document préparé par l'équipe de la Propagation de la Foi.CADEAU-DEPART Votre \u201cCADEAU-DÉPART\u201d, joint au coupon suivant, aidera une de ces MISSIONNAIRES à atteindre sa mission et ainsi vous serez solidaire de son travail d\u2019évangélisation.Pour aider à défrayer le voyage d\u2019une missionnaire: Il me fait plaisir de vous envoyer le montant de S.pour aider aux frais de voyage d'une de vos Soeurs partantes.Procure des Missions des SS.Miss, de l\u2019Immaculée-Conception 121, Ave Maplewood, Montréal H2V 2M2 NOM: .ADRESSE: VILLE: .CODE NOUS PARTONS, VOUS VENEZ AVEC NOUS?Zambie 2e départ .A fc Marguerite Cloutier, m.i.c.Montréal Dio.Montréal i* i\tBolivie \t5e \tdépart Délia Philippe,\tm.i.c.Ste-Cécile de Masham\t Dio.Hull\t Pérou 2e départ Gabrielle Légarê, m.i.c.Québec Dio.Québec Chili 3e départ Dolorès Tremblay, m.i.c.Kénogami Dio.Chicoutimi Madagascar 3e départ Thérèse Leblanc, m.i.c.St-Sylvère Dio.Nicolet depart Rita Legrand, m.i.c.St-Philippe Dio.St-Jean Cuba 3e départ Simonne Perreault, m.i.c.Joliette Dio.Joliette Japon depart Monique Cloutier, m.i.c.Otta wa Dio.Ottawa Hong Kong 2e départ i ; M.-Thérèse Beaudette, m.i.c.Vegreville, Alberta Dio.Edmonton depart Clara Leblanc, m.i.c.St-Sylvère Dio.Nicolet Malawi 3e départ Suzanne Rinfret, m.i.c.Otta wa Dio.Ottawa Madagascar 1er départ Laure Hélène Nadeau, m.i.c.St-Méthode Dio.Québec Hong Kong 2e départ Nicole Beaulieu, m.i.c.St-Urbain de Châteauguay Dio.Valleyfield Pérou 4e départ Aline Quirion, m.i.c.Ste-Thérèse d'Avila Dio.Sherbrooke Bolivie 2e départ Solange Poirier, m.i.c.Granby Dio.St-Hyacinthe Zambie 3e départ Evelyn O\u2019Neill, m.i.c.Québec Dio.Québec Malawi 2e départ Colette Leclerc, m.i.c.Ste-Germaine Dio.Québec Haïti 2e départ Doris Riendeau, m.i.c.St-Hyacinthe Dio.St-Hyacinthe 320 ¦P SOEURS MISSIONNAIRES DE L\u2019I MMACULÉE-CONCEPTION < Û < Z < O D ro in c o 03 E V) Q) 03 Q.ô C < Z LU H < 3 O LU > ?O CD 3 O CE LU Q.< T î i Maison Generalice et Procure des Missions: 121 Avenue Maplewood, MONTRÉAL H2V 2M2 Maison-Mere, 314 Chemin Ste-Catherine, MONTREAL H2V 2B4 Maison Provinciale, 7535 St-Dominique, MONTRÉAL H2R 1X4 64 Somerville, AHUNTSIC, Mtl H3L 1A2 Centre Hosp.Chinois, 355 rue Paillon, MONTREAL H2R 2E6 2100 rue De Londres, MONTRÉAL H4L 3A6 5550 Avenue Louis-Colin, MONTREAL H3T 1T7 5720 rue Plantagenet MONTRÉAL H3S 2K3 906 Chemin Sydenham, CHICOUTIMI G7H 2H3 85 Alexandria, GRANBY J2G 2P4 750 rue St-Louis, JOLIETTE J6E 2Z8 Lac Caribou C.P.368, LABELLE JOT 1 H0 Centre Chinois, 30 Av.Goulburn, OTTAWA, Ont.K1 N 8C8 Res.des Étudiantes, 28 Av Goulburn, OTTAWA, Ont K1N 8C8 54 rue Desnoyers PONT-VIAU, Ville de Laval H7G 1 A4 Solitude Delia Tetreault, 1600 Notre-Dame.St-SULPICEJ0K 3J0 466 Bonaventure, TROIS-RIVIÈRES, G9A 2B4 1060 Ave du Parc, app 5-4-10, QUÉBEC GIS 2W7 225 rue St-Germain ouest, RIMOUSKI G5L 4B9 430 rue Champlain, SAINT-JEAN, Que J3B 6W8 2950 Prince Edward St.VANCOUVER, B.C V5T 3N3 Colegio Pedro de Bethancourt, TOTONICAPAN, Guatemala, America Central Galle Xelaju 3-27, Puerto de CHAMPERICO, Guatemala, America Central CATAVI, Bolivia, America del Sur Casilla 1667, COCHABAMBA, Bolivia, America del Sur.VILLA TUNARI \u2014 Adresser: Casilla 1027 COCHABAMBA, Bolivia.IRUPANA \u2014 Adresser: Academia Santa Rita (IRUPANA) Casilla 2893, LA PAZ, Bolivia, America del Sur.Avenida Abaroa 895, Casilla 2893, LA PAZ, Bolivia, America del Sur.Casilla 282, Calle Errazuriz 227, ANCUD (Chiloe) Chile, América del Sur.Casa Provincial, Francisco de Orellana 228 Brena, \u2014\t119 Cheng I Lu., KWANSI, Hsinchu Hsien 306, Napo 1124, Azcona Brena, LIMA 5, Pérou, America del Sur.Casilla 241.PUCALLPA, Pérou, America del Sur YAURI, Prov.Espinar, Dpto Cuzco.Peru.America del Sur Maison Provinciale, C.P.1085, Cite 2, PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles.Orphelinat.C.P 1085, Cite 2 PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles.LA BOULE Adresser: C.P 1085 Cite 2, PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles.DESCHAPELLES \u2014 Adresser: Hôpital Albert Schweitzer.C.P 2213-B.PORT-AU-PRINCE, Haiti, Les Antilles -\tÉcole Normale, C.P.81, CAP HAÏTIEN, Haiti, Les Antilles.C.P.63, LES CAYES, Haiti, Les Antilles.CAMP PERRIN \u2014 Adresser: C.P.14.LES CAYES, Haiti, Les Antilles.CHANTAL Sud, Haiti, Les Antilles.HINCHE, Haiti, Les Antilles.LES COTEAUX, Haiti.Les Antilles.LIMBE, Haiti, Les Antilles.PORT SALUT, Haiti, Les Antilles ROCHE-À-BATEAU, Haiti, Les Antilles TROU-DU-NORD, Haïti, Les Antilles.2700 Menon Drive SAN BRUNO, Cal 94066 USA St.Mary's Chinese Mission, 926 Stockton St SAN FRANCISCO, Cal 94108 USA Apartado 21, COLON (Matanzas) Cuba.Calle 146.No.904, e 9 y 11 Mariano 16, LA HABANA, Cuba Provincial House, St.Paul's Parish, P.O.Box 47, MZIMBA, Malawi, Central Africa.St-Mary s Parish.P.O Box 14.KARONGA, Malawi, C.A St-Michael's Parish, P.O.Box 100 Chitipa, KASEYE, Malawi C.A.Katete St.Theresa's Parish, P.O.Box 8.CHAMPIRA, Malawi, C.A.St.John's Parish, P.O Box 3, Eutim, MZAMBAZI, Malawi, C.A Marymount Secondary School, P.O.Box 24, MZUZU, Malawi, C A.Chikungu.P O Box 69, CHIPATA, Zambia, C A P O Box 107, CHIPATA, Zambia, C A P O Box 150, KANYANGA, Lundazi, Zambia, Central Africa.Maison Provinciale.Tsaramasay.TANANARIVE, Madagascar.AMBOHIBARY Sambama, Madagascar Ste-Thérèse de Mahazoarivo, B.P.146, ANTSIRABE, Madagascar.02 F 10, Route d'Ambositra.B.P.207.ANTSIRABE, Madagascar.MAHABO, via Morondava, Madagascar.Boite Postale 53.MORONDAVA, Madagascar Provincial House, Good Hope, Clear Water Bay Road, KOWLOON, Hong Kong Tak Oi Secondary School 8 Tsz Wan Shan Road, KOWLOON.Hong Kong Tak Sun School, 103 Austin Road.KOWLOON, Hong Kong.119 Cheng I Lu, 56-7, KWANSI, Hsinchu Hsien 306, Taiwan (or Formosa).Nan Ao Catholic Hospital, 112 Ta Tung Rd llan Hsien, NAN AO 272, Taiwan 56-7 SHINKUANG Hsinchu Hsien, 306 Taiwan 65 Jui An Street, TAIPEI 106, Taiwan Provincial House, 13-16 Fukazawa 8 chôme, Setagaya Ku, TOKYO 158, Japan 3-18 Toramaru machi.KORIYAMA Shi 963, Fukushima ken, Japan Orphelinat 3-8 Momomidai.KORIYAMA 963, Fukushima, Japan 1-49 Nishi Sakae machi.Aizu WAKAMATSU 965, Fukushima ken, Japan.Provincialate, P O Box 468.GREENHILLS, Rizal, Philippines D-738 GAGALANGIN I.C.Academy of Manila.2212 del Rosario St Tondo.Manila 2807 Philippines SAIDI, General Luna corner Real Sts.INTRAMUROS, Manila, Philippines 31 Pacdal Road Baguio City, P O Box 30, BAGUIO CITY, Philippines Good Counsel, Florentino Torres St.DAVAO CITY, Philippines -\tI.H.M.Academy, MATI, Davao Oriental, Philippines -\tSt-Michael's Academy, PADADA, Davao del Sur.Philippines I.C Academy.P O Box 326.GREENHILLS, Rizal, Philippines D-738 SAPANG PALAY P O Box 468, Greenhills, Rizal, Philippines 31.13 m- o c CO > o c m > \u2022o O -o 2 z m w \u2014 ?L'équipe du Secrétariat de AMIC-PRECURSEUR.C'est le moment d'expé dier la revue et.on est heureux! **êïm Offrez une affiliation à AMIC-PRÉCURSEUR Je désire être membre de l\u2019AMIC: qui me donne droit à la revue \u201cPrécurseur\u201d NOM .ADRESSE .VILLE .Code .Je désire Inscrire une personne défunte aux messes célébrées pour les Associés: NOM .Ce coupon doit être détaché et retourné à: AMIC-PRÉCURSEUR C.P.157, Suce.: Laval-des-Rapides Ville de Laval, P.Q., CANADA H7N 4Z4 Un an\t($2.00) ?3 ans\t($5.00) ?à vie\t($50.00) ?Courrier de la deuxième classe.Enregistrement no 0357.Port de retour garanti."]
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