Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 septembre 1973, Septembre - Octobre
[" ! \\'ie.bronze\u201d flagellée et exp> mais jamais vaincue.PneeufiseuR evue dUnformation Septembre-Octobre, 1973, Ville de Laval\u2014Vol.XXVIIe\u2014No 11 issionnaire I ¦ .?'! :: KIH (Dans notre zone des yunguas, à côté des (Indiens Jtfymaras il g a les lloirs .JH eux aussi, i l faut permettre une rencontre avec la foie vraie, la pie dun homme debout ! \t LE PRÉCURSEUR No 11 - Septembre-Octobre, 1973-Vol.XXVIIe\tCourrier de la deuxième classe.Enregistrement no 0357 Port de retour garanti. Bolivie, Entre deux irupana Testaments Juan van den Berg, o.s.a.Tel que promis, voici un article d\u2019un prêtre qui s\u2019est attaché à l\u2019homme de chez-nous, qui a vibré à son angoisse et qui sait partager sa réflexion.Je crois que son message nous fait connaître \u201cpar le dedans\u201d l\u2019homme Aymara de nos montagnes.Je n\u2019ai fait que traduire de l\u2019espagnol.Murielle, m.i.c.Lucho De la peur passer à l\u2019amour.Permettre à un peuple de retrouver la joie de vivre, la confiance, l\u2019amour.C\u2019est ce que les missionnaires essayent de réaliser.WM îlï ! ______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________| Passe la Réforme Agraire en 1953.Des milliers de campagnards Aymaras quittent le Haut-Plateau bolivien, surpeuplé, aride et pauvre.L\u2019espérance au coeur, ils partent en quête de meilleures conditions de vie dans les zones tropicales et sub-tropicales du pays, endroits de \u201crêve\u201d où il y a encore beaucoup de terres à cultiver.Les voici \u201cchez-nous\u201d, dans les Yungas! Voilà de cela 20 ans! .L\u2019homme de la migration est maintenant \u201cchez-lui\u201d, adapté et habitué à son nouveau milieu de vie.Pourtant son coeur demeure \u201clà-bas\u201d, dans l\u2019infini et silencieux Plateau des Andes boliviennes, décor froid qui durant des milliers d\u2019années accompagna l\u2019histoire de ce peuple vétéro-testa-mentaire.289 L\u2019homme de chez-nous, qui est-il?Membre d\u2019un peuple aussi silencieux que son milieu d\u2019origine, il ne s\u2019est pas exprimé dans une littérature propre.Seules les tonalités souvent mélancoliques, et même tristes, de ses quenas et de ses zamponas (instruments de musique) ainsi que les rythmes monotones de ses danses, nous disent quelque chose de lui.\u201cRace de bronze\u201d, flagellée et exploitée, mais jamais vaincue, ni par les Incas, ni par les colonisateurs espagnols, ni par les Républicains.Dur comme bronze, tant dans sa manière de vivre que dans ses pensées, maintenant avec fermeté son langage fascinant, ses coutumes et ses croyances héréditaires, l\u2019homme de chez-nous sait imposer un respect profond.Il est fils d\u2019un peuple qui durant sa longue histoire a supporté une ambiance hostile, avec des jours chaleureux, des nuits et des aurores \u201cgelées\u201d; un peuple qui a su envers et contre tout garder son identité propre.Prisonnier entre la Cordillère neigneuse Royale et Occidentale des Andes, ce peuple est aussi prisonnier de ses peurs.Les malheurs de la nature et les souffrances humaines sont interprétés comme des punitions de Dieu.Un Dieu patron, non pas un Dieu père, bon et compatissant.Un Dieu anonyme et lointain qui ne se laisse pas signifier tandis que la Pachamama (la maman terre), le Supaya (l\u2019esprit du mal), el Tio de las minas (l\u2019oncle de mines), les Achachilas (les ancêtres) paraissent si près de l\u2019homme! Tous ceux-là savent nuire à la vie et au bonheur de l\u2019homme Aymara.C\u2019est pour cela que dans le Haut-Plateau bolivien on continue d\u2019offrir des sacrifices de lamas, on asperge la terre d'alcool, on mâche le coca ou on l\u2019éparpille aux quatre vents; c\u2019est pour cela que chez-nous comme là-bas, on fait célébrer la messe des aimas (des défunts), la messe de fiesta (de fête); on fait confirmer sa maison ou ses champs, pour se préserver du malheur, de la grêle destructrice, de la mort, etc.Un ancien testament, une antique hérédité pèse sur le peuple, l\u2019héritage de la peur! Cette peur, cette crainte, elle existe aussi dans les relations humaines.Le campagnard Aymara et l\u2019habitant du village, le pauvre ignorant et celui qui sait abuser, l\u2019époux et l\u2019épouse, les enfants et les parents, tous se craignent l\u2019un l\u2019autre! Le \u201caime ton prochain comme toi-même\u201d souvent ne peut être pratiqué parce que la dureté de la vie et la lutte pour les premières nécessités ne laissent pas de place à l\u2019amour humain.Combien de pères de famille du Haut-Plateau bolivien se sont vus obligés de mettre à la porte leur fils de 12 ou 13 ans pour qu\u2019il aille gagner sa vie ailleurs! Un certain bien-être matériel paraît nécessaire pour être libre d\u2019aimer! Voilà un peuple qui a beaucoup souffert et qui souffre encore pour maintenir son identité et sa dignité.pour supporter l\u2019injustice et l\u2019exploitation avec lesquelles il s'affronte chaque jour.Sa foi en un Dieu-Créateur bon s\u2019est perdue depuis des siècles.Le message de bonté et d\u2019amour de Tunupa, ce Christ des Andes, n\u2019a survécu que dans le Dieu-nain EKEKO, qu\u2019on croit doué de puissance dans le domaine de la fortune, de l\u2019amour et du bonheur.Hélas, EKEKO est devenu davantage un talisman pour les citoyens de La Paz qu\u2019un symbole d\u2019espérance pour l\u2019Aymara.L\u2019homme Aymara de chez-nous .dans l\u2019attente d'un Messie?Je crois que oui! Quatre siècles de présence de l'Eglise dans cette ambiance n\u2019ont pu permettre la libération de ce peuple.Au lieu de prêcher le Christ, le Dieu bon, l\u2019Eglise a présenté un système de lois et .le châtiment de Dieu; elle s\u2019est unie à l\u2019ancien testament au lieu de se réjouir dans l\u2019air libre du Christ.Engagé avec ces gens, je me sens souvent comme dans la peau de Jérémie, non lorsque ce prophète annonce la ruine de son peuple mais lorsqu\u2019il veut incarner dans sa vie la souffrance et les désirs les plus profonds des siens vers la paix et la liberté: \u201cLa moisson est passée, l\u2019été est fini et nous ne sommes pas sauvés! De la blessure de la fille de mon peuple je suis blessé, je reste accablé, l\u2019épouvante me tient.N\u2019y a-t-il plus de baume dans Galaad?N\u2019y a-t-il aucun médecin?Oui, pourquoi ne fait-elle aucun progrès, la guérison de la fille de mon peuple.\u201d (Jérémie 8, 20-22).En avant pour l\u2019annonce au Christ, Libérateur, Vie, Joie du monde! 290 r - ¦ j - i* , Groupes de catéchistes de la zone Yunguena Le Père Juan, prêtre hollandais, travaille à l\u2019école de catéchèse de Chulumani qui fonctionne depuis deux ans.Nous y donnons une formation humaine et chrétienne qui permet à l\u2019homme de chez-nous de se mettre DEBOUT.Nous préparons des animateurs chrétiens, des hommes qui seront au service de leurs frères pour un \u201cplus être\u201d humain et chrétien.Les catéchistes et les diacres sont l'espérance de notre Eglise Yunguena qui prend réellement racine au coeur des nôtres.Mais, c\u2019est un long cheminement devant passer de la crainte à l\u2019amour; de l\u2019ancien au nouveau testament.Murielle, m.i.c.291 BOLIVIE, CATAVI S comme SERVIR Suzanne La belle, m.i.c.IJ Tous les jeunes seront d\u2019accord avec moi pour admettre que les étudiants ont leur mot à dire, en ce qui concerne leur formation.Qui veut se mettre à leur service doit d\u2019abord être à l\u2019écoute et tenir compte de leurs aspirations personnelles, pour ensuite leur apprendre à servir.Les étudiantes-infirmières de l\u2019hôpital de Catavi avaient, par tradition, dans leur programme d\u2019études, un cours de morale médicale.Titulaire de ce cours, il y a cinq ans, je le suis redevenue à mon retour en Bolivie.Mais, avant de commencer avec ce nouveau groupe tout à fait inconnu, j\u2019ai cru bon procéder à une petite enquête.Rien de scientifique.Un simple sondage pour savoir à qui je m\u2019adressais et ce que l\u2019on attendait de moi.\u201cOn\u201d, c\u2019est-à-dire non les autorités de l\u2019Ecole, mais les intéressées elles-mêmes.Et voici un peu ce que j\u2019ai appris d\u2019elles.Elles sont trente: 18 à 25 ans.Leur cours d\u2019infirmière exige quatre années d\u2019études, après le secondaire.Le groupe de première année, le plus nombreux, 292 compte 16 élèves; cinq sont en 2e, cinq en 3e et quatre en 4e.Ces jeunes sont filles de mineurs.A leur sortie de l\u2019école secondaire, elles ont obtenu des bourses d\u2019études, de la Compagnie Minière Bolivienne.Quatre seulement sont de Catavi même.Les autres viennent de différents autres centres miniers du pays: Colquiri, Potosi, Quechisla, etc.Toutes doivent se soumettre, à l\u2019hôpital, au régime assez sévère du pensionnat, dirigé par des infirmières laïques.Au plan religieux, 80% se disent catholiques.Le groupe compte en plus 3 Mormones, 2 Evangélistes et une qui ne professe aucune religion.Elles n\u2019affichent pas de préjugés contre la religion, les prêtres ou les religieuses.Elles acceptent volontiers leur nouveau professeur et semblent penser qu\u2019une religieuse-médecin peut répondre à toutes leurs questions tant d\u2019ordre médical que moral.Je leur avais proposé un questionnaire à répondre par écrit, en toute liberté et de façon anonyme.Toutes acceptèrent.Aux questions: Qui est Dieu pour 1: I! toi?Comment considères-tu tes malades?, les réponses vinrent, assez positives.La majorité savent que Dieu est un Père, un ami, un être puissant et très bon qui les aime, et elles disent le considérer ainsi.Quelques-unes voient en lui un être supérieur qu\u2019elles craignent, quelqu\u2019un de très éloigné, étranger à leur vie.Celle qui ne pratique pas admet ne pas savoir qui il est.Une autre écrit de Dieu: \u201cC\u2019est la lumière qui me guide sur le chemin quotidien de la vie.\u201d Quant à la manière de considérer les malades, la plupart voient en eux des frères qui souffrent, des personnes qui ont besoin de leur aide.L\u2019une ou l\u2019autre a pensé au Christ souffrant.Par contre, quand il s\u2019agit de ce que signifie pour elles \u201cpratiquer sa religion\u201d, les réponses dévoilent beaucoup d\u2019ignorance de ce qui compte le plus dans nos relations avec Dieu.On me dit: jeûner, faire pénitence, réciter son chapelet, aller à la messe, etc.C\u2019est encore beau qu\u2019on n\u2019ait pas mentionné les processions comme étant de première importance! A peine cinq ont répondu: aimer Dieu, aimer son prochain, pratiquer la charité.Une propose: \u201cfaire connaître la bonne nouvelle à tous.\u201d Pourquoi veux-tu devenir infirmière?Le grand nombre répond: pour soulager ceux qui souffrent, pour servir.On ajoute à ce motif le désir de devenir professionnelle.L\u2019une ou l\u2019autre admet faire ces études pour répondre au désir des parents qui veulent une fille professionnelle.Le goût de l\u2019étude est un autre motif.On souhaite aussi pouvoir gagner un bon salaire, mais cela ne figure jamais comme motivation principale.Par exception, une dit vouloir passer le temps, tout simplement, tandis qu\u2019une autre répond, sans plus: \u201cC\u2019est ma vocation.\u201d Comme infirmière idéale, celle que toutes voudraient être, l\u2019accent est mis sur le service désintéressé auprès de ceux qui souffrent: secourir l\u2019humanité souffrante, aider les autres, les plus malheureux, les plus pauvres, ceux qui sont seuls; faire en sorte qu\u2019ils se sentent heureux.On travaillera à acquérir: r la bonté, la patience, l\u2019oubli de soi, la compréhension, sans oublier la compétence professionnelle.Es-tu heureuse?Pourquoi?Question indiscrète, mais que l\u2019anonymat permettait.Les réponses donnent à réfléchir et démontrent que, même pour les jeunes, le bonheur parfait n\u2019est pas de ce monde.Plusieurs souffrent de la situation économique de leur famille.Etre fille de mineur, en Bolivie, signifie vivre dans la pauvreté.Celles qui viennent d\u2019arriver à l\u2019Ecole d\u2019infirmières ne sont pas encore adaptées au régime d\u2019internat et se plaignent d\u2019être séparées des leurs, de se sentir seules.Face à la même situation, dans l\u2019apprentissage de leur profession, il est intéressant de noter que quelques-unes adoptent une attitude tout à fait opposée.\u201cEntourée de tant de malades, de tant de gens qui souffrent, comment pourrais-je me sentir heureuse:\u201d demande une nouvelle arrivée.Elle devra certainement remettre en question son orientation, si 294 elle n\u2019apprend pas à trouver le bonheur en soulageant ces souffrances.Par ailleurs, une autre réfléchit ainsi: \u201cA voir tant de personnes qui souffrent, comment pourrais-je m\u2019arrêter à mes petits ennuis personnels?J\u2019oublie mes problèmes au contact de ceux qui souffrent.\u201d On se rend facilement compte que les plus heureuses sont celles qui savent penser aux autres, leur procurer un peu de joie.Une de dire: \u201cJe suis heureuse parce que je puis aider ceux qui souffrent et faire quelque chose pour rendre les autres heureux.\u201d Et le cours de morale médicale?Qu\u2019en pense-t-on?On l\u2019accueille, sans un enthousiasme fou, ce qui me paraît normal, mais avec un intérêt évident.Malgré son nom, ce cours pourrait prendre bien des formes.Que désirerait-on, de préférence?Un cours de reli-gion-tout-court, d\u2019histoire des religions, de déontologie proprement dite, ou encore d\u2019initiation à la comme SERVIR Bible?Ces deux derniers choix sont les plus populaires.Pour répondre à ce désir, le cours comprend donc ces deux éléments: initiation à l\u2019Ecriture Sainte et étude des obligations morales professionnelles de l\u2019infirmière.On intercale quelques heures genre \u201cboîte aux questions\u201d où les thèmes les plus fréquents se rapportent aux problèmes de la jeunesse: fréquentations, durée des fiançailles, possibilité d\u2019un amour fidèle durant toute la vie, qualités nécessaires à une future maman, etc.En plus, des problèmes d\u2019ordre professionnel: attitude de l\u2019infirmière face au patient qui va mourir, emploi des anticonceptionnels, manière d\u2019aider moralement les malades, etc.On réfléchit encore sur l\u2019amour, le don de soi, le service.On découvre ou redécouvre dans l\u2019Evangile, que \u201cle plus grand est celui qui sert\u201d.Et comme ces jeunes veulent vivre non de théories mais de réalité, elles ont accepté, enthousiastes cette fois, de col- laborer avec le personnel de l\u2019hôpital de Llallaqua, dans une grande campagne de vaccination.Cet hiver, un haut percentage de mortalité infantile était dû aux complications de la rougeole.Un laboratoire de recherches des Etats-Unis nous est venu en aide et nous envoya 2,000 doses d\u2019un nouveau vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole.Avec les étudiantes de Catavi et le personnel de l\u2019hôpital de Llallaqua, après une campagne intensive de conscientisation, nous sommes passés de porte en porte et nous avons vacciné 2 000 enfants en un seul jour.Nous avons pris quelques photos-souvenirs de cet heureux jour.N\u2019est-ce pas qu\u2019elles sont gentilles, mes petites étudiantes-infirmières boliviennes, heureuses de servir?S\u2014comme dans servir.Voilà! Et, pour terminer, encore la lettre S, celle de mon nom.Suzanne Labelle, m.i.c. PHOTOS/REPORTAGE A chaque village son chapeau! Oui, en Bolivie le costume varie dans le détail d\u2019une région à l\u2019autre, de sorte que l\u2019origine d\u2019une personne est presque toujours décelable à quelque particularité de sa mise.Ce sont les coiffures qui diffèrent le plus.Chaque village se distingue des autres par le chapeau que portent ses habitants.Dans les rues des principales villes de la Bolivie, nous rencontrons des Indiens en majorité Quechuas ou Aymaras, descendants d\u2019une civilisation pré-colombienne.Visages pleins d\u2019asiatiques, pommettes hautes, yeux bridés, ils vont silencieux et taciturnes.On re connaît, à leur coiffure, s\u2019ils sont de La Raz, dagÉ chabamba, d\u2019Oruro, de Santa Cruz, d^puc^pOé\u2019 Potosi ou de Béni.(1)\tL\u2019Indienne Aymara de la région de La Paz porte le chapeau aymara en peau de lama ou en feutre.Rien de plus typique que ce traditionnel chapeau melon noir ou brun sombre.(2)\tLe chapeau melon des femmes indiennes et des cholas est couleur marron à Oruro, Sucre et Potosi.D\u2019un seul coup d\u2019oeil vous vous rendez compte que ces chapeaux font sensation: cheveux raides sortant du melon brun planté bas sur le front! (3)\tL\u2019Indien Aymara, lui, est coiffé du bonnet aux longues oreillettes dont le port caractérise les Aymaras de cette région de l\u2019Altiplano.Ce serre-tête de laine tissé à la main est rayé de couleurs chaudes: le rouge domine se dégradant en jaune, orange, rose, mêlé aussi de vert et de brun foncé.Sur le fond gris et aride du paysage, ces couleurs paraissent encore plus vives.(4)\tIci, un tailleur indigène près des ruines de Tiahuanacu porte le chapeau à calotte haute et au bord plus ou moins roulé. .Twm, BOLIVIE A CHAQUE VILLAGE SON CHAPEAU r -ïe»\t'¦$ ¦ ' & hZ&mJ % m * - \u201eV»v : > .^' : ;: mm ¦¦ A CHAQUE VILLA (5)\tA Cochabamba, le chapeau de paille est cylindrique et d\u2019un blanc immaculé.Ce couvre-chef original est le symbole même d\u2019un pays de 3 millions et demi d\u2019habitants dont 60% sont des Indiens purs et 35% des métis plus ou moins clairs.(6)\tPotosi, désert de silence et d\u2019oubli! Peu de blancs y vivent; ses 50,000 habitants sont, pour la plupart des Indiens Quechuas aux vêtements sombres, aux visages fermés.Les femmes portent les hauts-de-forme en feutre brun, marron ou beige, typiques de cette région.(7)\tJoli coup de chapeau, oui, et joli coup d\u2019oeil que ce sympathique Indien de Tarabuco assis sous le portail d\u2019une maison de Sucre! GE SON CHAPEAU (8)\tDe cette ville, Sucre, une route chaotique conduit à Tarabuco, traversant un paysage désertique de terre et de pierraille grises.Le costume des Indiens de cette région ne ressemble à aucun autre.Il consiste en une sorte de lourd chapeau de cuir brun, rigide, orné devant et sur la nuque de pompons et de paillettes argent, qui rappelle le casque des conquistadores.Casque vu sous différents angles.Les femmes ont aussi un chapeau plat en forme de toit de pagode, brodé de perles et de paillettes brillantes sur fond de velours noir.(9)\tC\u2019est bien là un atout de la séduction, du grand relevé à la calotte haute et ronde avec bande.Ces Indiens de Sahuta, petit village près de Catavi dans la région d\u2019Oruro, se préparent à célébrer la patronale.Le chapeau de feutre surmonte le bonnet aymara aux longues oreilles et complète le costume de fête.(10)\tC\u2019est à Oruro que l\u2019on danse les fameuses Diabladas qui, par leur dynamisme, leur coloris, la singularité du thème et la richesse des costumes égayent le paysage le plus inhumain du monde.Pour un instant sous les lourds masques qui cachent le visage on oublie et les soucis de l\u2019heure, et les mines stériles, et la terre ingrate .(11)\tContraint de travailler dans les mines, l\u2019Indien de Catavi porte toujours ce fameux casque muni d\u2019une lampe pour le guider dans les corridors souterrains.(12)\tA toutes les époques, le chapeau a constitué un élément important de la mode.La coiffure, mode de la Bolivie, reste toujours celle qui caractérise chaque village ou région.Quel charme se dégage d\u2019un regard quand il se glisse sous un \u201cjeu de chapeau\u201d! Regardez-les bien ces beautés de la région de La Paz et de Santa Cruz.Gabrielle Ouimet, m.i.c. ' m / i REFLET D'UN GRAND CARNAVAL «» Ifo, La quena \u2014Pablo Arias\u2014Je suis sûr de n\u2019avoir pas perdu mon année d\u2019étude en faisant ce voyage très enrichissant à travers le Canada et les Etats-Unis.J\u2019aime beaucoup le folklore de ma patrie et j\u2019espère avoir apporté quelque chose de neuf aux Nord-Américains.\u2014A vous tous, amis, mon meilleur bonjour.Je me nomme Pastor Perez, étudiant à Oruro, Bolivie.Cette année passée au Canada et aux Etats-Unis m\u2019a fait vivre des expériences formidables.En ce sens mon année d\u2019étude est loin d\u2019être perdue.La musique bolivienne me tient beaucoup à coeur; je donne toujours ces spectacles avec joie me rappelant sans cesse ma chère patrie.\u2014Robert Laçasse, o.m.i.\u2014Je me suis joint à ce groupe de Boliviens en janvier 1973.Je connaissais bien le Père Jolicoeur pour avoir travaillé avec lui en pastorale paroissiale à Oruro.J\u2019y avais rencontré ces quatre jeunes qui chantaient parfois à la messe dominicale.Je savais que cette troupe folklorique était au Canada et qu\u2019elle désirait aller aussi aux Etats-Unis.Le spectacle que donnait ce quatuor étant un réel message du Tiers-Monde, je m\u2019en suis réjoui et j\u2019ai décidé de l\u2019accompagner en organisant une tournée d\u2019une dizaine de jours à Natick et à Boston.J\u2019ai compris que je pouvais aider ces jeunes musiciens en dirigeant des échanges après les spectacles.\u2014Louis Jolicoeur, o.m.i.\u2014Nous avons apporté les instruments de musique les plus pratiques.La GUITARE espagnole connue ici.Le BOMBO ou tambour fait de bois pressé et d\u2019une peau de chèvre.Le CHARANGO, petite guitare à cinq cordes doubles, remonte au temps de la colonisation espagnole; sa caisse de résonance est faite d\u2019écailles de tatou (animal).Sous le I I \\ I ! Vf I I |.» I Il \"\".'¦î.VÏ mM ORURO BOLIVIE Veto, Pablo, Pastor et Flory appelés LOS SUPAYS sont venus de Bolivie, partager avec nous.Canadiens, la joie du grand carnaval d'Oruro.Accompagnés des Pères L.Jolicoeur, o.m.L, et R.Laçasse, o.m.i., LOS SUPAYS ont donné des spectacles dans plusieurs paroisses du diocèse de Mont-Laurier afin de faire connaître le folklore et la culture musicale de leur pays.Le Père Guido Brault, o.m.i., et Soeur Céline Trudeau, m.i.c., responsables de la Pastorale missionnaire du diocèse de Mont-Laurier ont recueilli ces propos. Pablo Pastor Los Supays m mm.©/*W8i 302 règne des Incas les instruments à cordes étaient inconnus.Le CHARANGO est joué exclusivement par les Quechuas et les Métis.La ZAMPONA, flûte de Pan, constituée de pipeaux de tailles différentes, faits de roseaux liés les uns aux autres, placés en forme graduée de grands à petits en deux rangées.Sur celle d\u2019en avant sont les notes aiguës et sur celle d\u2019en arrière les demi-tons.La TARCA, genre de sifflet-flûte en bois mara sculpté en forme de clarinette avec six perforations comme la QUENA.Il est à remarquer que tous ces instruments sont fabriqués en Bolivie.Au Québec, nous avons donné approximativement une centaine de concerts de 50 à 90 minutes chacun et autant de mini-spectacles de 30 minutes.\u2014Visitation Arias Mendoza\u2014Je suis le frère de Pablo; on me nomme plutôt Veto.J\u2019ai 21 ans et je compte entrer à l\u2019Université au retour.Cette tournée m\u2019est très profitable.Mon intention en venant ici était de gagner quelques sous pour payer mes études.Nos parents ne peuvent nous donner ce luxe.\u2014Pastor\u2014A notre arrivée ici, nous avions une mentalité capitaliste, comme on dit.Durant mon séjour au Canada, nous avons vécu de grands contrastes: l\u2019esprit, l\u2019ambiance, les modes de vie.Cela nous a posé question; nous retournons chez-nous un peu différents.Nous réalisons davantage l\u2019exploitation vécue en Bolivie et nous désirons y remédier.A travers notre folklore, nous aimerions que vous, Canadiens, portiez plus d\u2019attention et d\u2019intérêt à nos problèmes, afin qu\u2019ensemble nous puissions arriver à une meilleure solution.\u2014Pablo\u2014Nous avons spécialement noté le progrès matériel du Canada, la liberté, le confort.\u2014Pastor\u2014Vous avez bien des facilités dans vos établissements scolaires; on vous envie .\u2014Guido Breault, o.m.i.\u2014Ces jeunes Boliviens ont rempli une mission chez-nous.Ils sont venus de leur pays pour nous rencontrer, pour connaître d\u2019autres milieux, d\u2019autres peuples.Nous avons été pour eux \u201cune expérience dans leur vie\u201d.Avant leur départ de Mont- Laurier, ils ont déclaré: \u201cNous sommes pauvres en Bolivie, c\u2019est vrai; mais nous pensions trouver au Canada, des gens heureux puisqu\u2019ils vivent dans un pays riche.Nous avons compris que l\u2019argent ne fait pas le bonheur.Ce qui compte partout c\u2019est la communion avec nos frères de toutes les races; la fraternité fera le bonheur.En retournant à Oruro nous essaierons de la vivre pleinement, intensément.\u201d Guido Brault, o.m.i.Céline Trudeau, o.m.i.IMPRESSIONS DE DEUX ÉTUDIANTES APRÈS L\u2019AUDITION DU CONCERT Quatre étudiants vêtus de rouge vif, sandales aux pieds, sourire franc, visages bronzés saluent l\u2019auditoire.Le spectacle nous livre une musique très chaude et émouvante; on explique les instruments.La Bolivie, hier presque inconnue, et aujourd\u2019hui déjà sympathique! Le quatuor termine par une chanson à répondre: oiga amigos (écoutez amis).Le rideau tombe: finie la chaleur des sourires, fini l\u2019enchantement bolivien, mais nous avons été conquis par les musiciens et leur riche folklore.Après le spectacle, nous avons rencontré ces étudiants sympathiques.Comme si l\u2019on se connaissait depuis longtemps, on a causé, on a chanté des airs populaires.On se comprenait par un geste, un sourire, un regard et quelques mots espagnols.Une promenade, la main dans la main et un dernier au revoir.Les étudiants et étudiantes de Mont-Laurier sont heureux d\u2019avoir mieux connu la Bolivie ce soir là.Ces jeunes gens à l\u2019allure fière nous ont transmis une musique reflétant toute la sensibilité de l\u2019âme bolivienne.Peut-être, un jour, ce beau pays de l\u2019Amérique du Sud nous verra-t-il arriver chez lui?.Pauline Lépine Carole Groulx A l\u2019issue du concert donné à St-Jovite.Los Supays et les Pères Jolicoeur et Laçasse sont reçus par Mgr Fernand Parent et l\u2019Abbé André Desjardins.303 VISITE AUX CHINOIS de VANCOUVER Jeune chinoise confirmée par S.E.Mgr James Carney, archevêque de Vancouver, avec sa famiHe et Soeur Thérésa Fung.-\u2022 s Nous parlons souvent des Chinois de Taïwan et des progrès constants de l\u2019Eglise parmi eux depuis 1950.A l\u2019occasion, nous parlons aussi des Chinois de la Chine continentale et nous le ferons de plus en plus, nécessairement, depuis l\u2019admission de la Chine de Pékin aux Nations Unies et depuis son ouverture toujours plus importante au monde extérieur.Ses relations diplomatiques avec des pays de plus en plus nombreux lui permettent d\u2019exercer une influence considérable dans différents continents.Aujourd\u2019hui nous aimerions vous renseigner un peu sur les Chinois appelés \u201cChinois d\u2019outremer\u201d ou \u201cChinois de la diaspora\u201d qui résident, souvent depuis plusieurs générations, dans presque tous les pays du monde.S\u2019il est vrai que l\u2019on trouve des Juifs partout, il est aussi vrai et probablement plus vrai encore qu\u2019il y a des Chinois partout.Ce qui nous intéresse tout particulièrement à leur sujet, c\u2019est que l\u2019Eglise ne les oublie pas.On évalue à 750 millions au moins la population de la Chine continentale.Les Chinois de Taïwan sont 14 millions.La ville de Hong Kong, territoire anglais, en compte 4 millions et Macao, territoire portugais, quelque 300 mille.De fait, ces deux territoires font partie du continent chinois.Les Chinois d\u2019outremer (Overseas Chinese) seraient 25 millions disséminés surtout dans les autres pays d\u2019Asie, puis en Afrique et dans les Amériques.A ces Chinois de l\u2019extérieur, l\u2019Eglise a toutes les facilités de communiquer la connaissance et l\u2019amour de Notre-Seigneur.Un ancien évêque de Chine, Mgr Carlo Van Melckebe, Père de Scheut, désigné par le Saint-Père, est responsable de cet apostolat qu\u2019il dirige de son bureau de Singapour.Un apostolat dont le rayonnement se fait toujours plus universel et pénétrant.Des statistiques de 1969 nous révèlent que sur ces 25 millions de Chinois d\u2019outremer 750 000 sont catholiques; 678 prêtres chinois ou autres se dévouent à cet apostolat.La population chinoise du Canada est de 125 000 dont seulement 4 000 sont catholiques.Ces Chinois canadiens résident surtout à Toronto: 32 800, 700 catholiques; à Montréal: 16 000, 2 000 catholiques; 304 'W i' à Vancouver: 40 000, 1 800 catholiques.Mais ils sont partout, de l\u2019Ouest à l\u2019Est jusqu\u2019à Halifax, du Sud au Nord jusqu\u2019au Yukon.Je m\u2019étais proposé de vous donner une idée générale de cette diaspora chinoise dans le monde.Déjà je m\u2019étais mis en communication avec quelques centres chinois d\u2019Europe, de l\u2019Asie et de l\u2019Afrique, recueillant statistiques et renseignements, lorsque s\u2019est présentée à moi une occasion merveilleuse de rencontrer la colonie chinoise de Vancouver.M\u2019y étant rendu pour des retraites, j\u2019avais ma résidence chez les Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, au Mount Saint Joseph Hospital, fondée en 1921, communément appelé l\u2019Hôpital Chinois.Chinois, il l\u2019était autrefois, bien que non réservé aux seuls Chinois, puisque Japonais, Philippins, Indiens et autres orientaux y étaient admis.Aujourd\u2019hui l\u2019hôpital reçoit des malades de toute nationalité.Le corps médical compte des médecins chinois, des infirmières chinoises, mais aussi des non Chinois.A Vancouver encore, j\u2019ai rencontré des anciens missionnaires de Chine, tels que le P.James Leonard des Pères de Scarboro, l\u2019initiateur en 1953 de la première paroisse chinoise catholique de Vancouver, des religieuses de Pembroke (Soeurs Grises) en charge de l\u2019école chinoise catholique, surtout le dynamique curé actuel de la paroisse chinoise, le P.Peter Chow que j\u2019avais connu autrefois à Hong Kong, au grand séminaire d\u2019Aberdeen.Puis Soeur Thérésa Fung des Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Con-ception, la \u201cvicaire\u201d du Père Chow, comme on l\u2019a surnommée, et avec raison, car elle visite les familles, aide les nouveaux immigrants, prépare les baptêmes, les premières communions, les confirmations, instruit les adultes que l\u2019Evangile intéresse.Comme je me trouvais à Vancouver pour la Semaine Sainte, j\u2019ai eu le bonheur de participer aux cérémonies liturgiques célébrées soit en langue chinoise soit en anglais.Si les catholiques chinois plus âgés préfèrent leur langue ancestrale, il n\u2019en est pas toujours ainsi pour les plus jeunes nés et éduqués au Canada.Ces derniers, bien qu\u2019ils aient étudié le chinois, se sentent plus à l\u2019aise en anglais.C\u2019est en 1850 que s\u2019établirent en permanence en Colombie-Britannique les premiers Chinois venus au Canada.En permanence, ai-je dit, car dans leurs manuels d\u2019histoire les Chinois revendiquent la découverte du continent nord-américain bien avant les Scandinaves, les Espagnols et les Français.C\u2019est un fait que la Chine ancienne possédait une puissante marine militaire et marchande.Ses navires se rendaient jusqu\u2019en Australie au sud, jusqu\u2019à Madagascar à l\u2019ouest et vers l\u2019est jusqu\u2019au Japon, aux Iles Aléoutiennes et à l\u2019actuel Alaska.Les premiers Chinois de Vancouver sont venus soit de la Californie, soit de la Chine du sud, embauchés comme main-d\u2019oeuvre dans les exploitations minières et surtout dans la construction du chemin de fer Pacifique Canadien.A mon retour, par train, un officiel de la compagnie me racontait comment des centaines d\u2019ouvriers chinois avaient percé, en deux ans de travail acharné et dangereux, les deux fameux tunnels Soeur Thérésa Fung en visite dans une famille chinoise.Cérémonie de baptême des catéchumènes par le Père Peter Chow. superposés, en spirale, de la Vallée Yo-ho dans les Rocheuses.Puis vinrent des commerçants, des professionnels, toujours plus nombreux à mesure que les lois canadiennes d\u2019immigration se faisaient moins restrictives, surtout quant aux femmes.D\u2019après le Docteur Wilmott de l\u2019Université Cornell, un spécialiste des Chinois d\u2019outremer, Vancouver serait le centre culturel des Chinois canadiens, le centre aussi de leurs diverses associations dans tout le pays.Nous dirons bientôt le comment et le pourquoi de ces groupements.Le quartier chinois de Vancouver, le Chinatown, est un district assez restreint et de seulement quatre ou cinq pâtés de maisons sans grande apparence, si on le compare à celui de San Francisco.Il ne se distingue pas tellement de l\u2019ensemble commercial qui l\u2019entoure, si bien que l\u2019on ne réalise pas trop que l\u2019on y est.Presque pas d\u2019architecture typiquement chinoise; seuls les visages, les enseignes, les produits exposés en vitrine nous font prendre conscience d\u2019un milieu chinois.Hommes et femmes s\u2019habillent à la canadienne et je ne me souviens pas d\u2019avoir vu une seule dame vêtue de l\u2019élégante robe chinoise de Hong Kong, par exemple.Les panneaux-réclame portent des caractères chinois, mais on y ajoute toujours une traduction anglaise: restaurants, maisons d\u2019importation, magasins, agences de voyage, compagnies d\u2019assurance, maisons de jeux, bureaux d\u2019avocats, de médecin, etc.Donc plutôt un quartier d\u2019affaires et pas tellement résidentiel.De fait, les Chinois habitent un peu partout dans la ville quoiqu\u2019ils aient toujours tendance à se grouper aux alentours du Chinatown.Une centaine au plus sont originaires du nord de la Chine et parlent la langue mandarine.Tous les autres viennent du sud, de la province du Kwang-Tung, surtout de la ville de Canton et des environs; leur langue est le cantonnais.Presque tous, hommes et femmes, se tirent très bien d\u2019affaires en anglais.D\u2019ailleurs un cinquième des gens environ sont nés et ont été éduqués au Canada.Plusieurs n\u2019ont jamais vu leur patrie ancestrale, bien que tous aillent la visiter, un jour ou l\u2019autre.C\u2019est une tradition sacrée.Les familles plus à l\u2019aise envoient leurs enfants parfaire leur éducation chinoise à Hong Kong, à Taïwan et même en Chine continentale.Si les Chinois réussissent partout, c\u2019est qu\u2019ils sont très industrieux, disciplinés, frugaux et très bien organisés.Où qu\u2019ils soient, ils se groupent en associations d'après leur lieu d\u2019origine, d\u2019après leurs liens de famille ou de clan, leur genre d\u2019occupation.Le Docteur Wilmott a relevé au moins 80 de ces associations à Vancouver.Celles-ci, à leur tour, élisent des représentants qui constitueront une super-association que l\u2019on pourrait vaguement appeler \u201cChambre de Commerce\u201d.Le rôle de cette super-association est de coordonner, diriger, unifier dans la diversité, la vie et les activités de la communauté chinoise.Elle protège ses membres, règle les disputes, facilite les consultations légales ou commerciales.Elle fournit le capital requis pour fonder une entreprise, peut-être empêcher une faillite.Elle maintient un système d\u2019assurance sociale, cherche des emplois pour les nouveaux venus ou ceux qui n\u2019en ont pas; elle dirige les initiatives commerciales de la communauté afin d\u2019éviter des compétitions nuisibles au bien commun.C\u2019est elle encore qui organise la célébration publique de certaines fêtes chinoises, telles que le Nouvel An chinois, la fête du Tsing-Ming qui évoque le souvenir des ancêtres.Ces associations cependant n\u2019ont plus l\u2019influence d\u2019autrefois.De plus en plus les Chinois de Vancouver se canadianisent et recourent plutôt aux institutions canadiennes légales, commerciales, sociales.Aux associations il reste un rôle surtout culturel: maintenir bien vivantes les traditions chinoises de pensée, de coutumes, de patrimoine.La paroisse Saint-François-Xavier est située à la périphérie du Chinatown.Une église vaguement gothique qui appartenait autrefois aux catholiques u-krainiens.Rien de luxueux, mais si harmonieusement décorée et pieuse.Le P.Peter Chow vint à Vancouver en 1954, comme assistant du P.James Leonard qui, en 1953, avait fondé la paroisse de Vancouver.Il n\u2019y avait alors aucun Chinois catholique.Ils sont maintenant 1 800 et combien fervents.Il faut les voir et les entendre participer de tout coeur et à pleine voix à la liturgie.On les sent tellement attachés à leur curé et à son \u201cvicaire\u201d, Soeur Thérésa Fung.Le Père Chow est un pasteur plein de zèle qui ne pense guère à lui-même.J\u2019ai pu en juger par son installation.Une merveille de \u201ccondensé\u201d, si je puis dire.Son presbytère est une partie de l\u2019ancienne sacristie remodelée: chambre, bureau, petit salon, réfectoire, cuisine, salle de lecture, salle de réunion, bibliothèque.Comment a-t-il pu réussir à loger tout cela dans un espace aussi réduit?C\u2019est ce qu\u2019il appelle son Centre Catholique.Ses journées sont bien remplies: visites qu\u2019il fait ou reçoit, cours d\u2019instruction religieuse, associations de jeunes gens, de jeunes filles, d\u2019adultes; cours de religion par correspondance, conférences à la radio, reprises dans les journaux, éditées en volumes ou brochures.Où trouve-t-il le temps et l\u2019espace?Les Soeurs Grises de Pembroke dirigent l\u2019école chinoise: plus de 1 000 élèves dont 850 non-catholiques et 180 catholiques.Les Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception maintenaient un foyer pour vieillards.Malheureusement ce foyer était situé dans un quartier délabré de la ville, lequel doit disparaître selon le plan de modernisation urbaine.L\u2019augmentation de la population chinoise catholique de Vancouver n\u2019est pas rapide, mais elle est constante.Cette augmentation résulte des naissances dans les quelques 300 familles catholiques, de l\u2019arrivée de nouveaux immigrants catholiques et d\u2019une moyenne annuelle de 50 à 80 conversions d\u2019adultes.Le bouddhisme reste la religion du plus grand nombre; environ 900 appartiennent à diverses dénominations protestantes.Souhaitons au Père Chow et à son vicaire Soeur Theresa Fung toujours plus de succès.Léo-Paul Bourassa, S.J.Le Brigand, Montréal no 329 306 VOEUX POUR VOTRE 86e ANNIVERSAIRE \\lne missionnaire écrit à sa mère Soeur Odile et un professeur à Yehlin.A la pointe nord de Taïwan, Yehlin est une des attractions touristiques les plus populaires de la banlieue de Taipei.Le vent et la mer ont taillé dans le grès, des sculptures extraordinaires.Elles représentent des personnages, des animaux ou des plantes.Tout près s\u2019étendent de belles plages et un village de pêcheurs.I mMVmW ¦ Taipei, Taïwan Ma chère maman, A l\u2019occasion de votre 86e anniversaire de naissance, j\u2019ai pensé vous offrir un Bouquet Spirituel \u201cnouveau genre\u201d composé des 94 heures de catéchèse que j\u2019ai eu la joie de donner depuis ma récente arrivée à Taipei.Ce cadeau, enrubanné de ma plus chaude affection, je l\u2019offre au Seigneur lui demandant de la transformer en bénédictions nombreuses pour votre bonheur.Vous aimeriez que je vous parle un peu de ma nouvelle vie à Taïwan, cette Me magnifique que j\u2019aime déjà de tout mon coeur.Je dois vous avouer cependant que je n\u2019ai pu quitter Hong Kong sans verser quelques larmes.Rien d\u2019éton-nant n\u2019est-ce pas?après 25 années de mission, auprès de la belle jeunesse de là-bas.J\u2019y avais tellement mis le meilleur de moi-même.La vie est ainsi faite; vous en savez quelque chose, vous chère maman, qui abordez aujourd\u2019hui votre 87e année.Il faut savoir fleurir partout; les joies apostoliques de mes premières quinze années en Mandchourie ne sont-elles pas aussi inoubliables?Et combien vous m\u2019avez aidée, soutenue de vos prières et comme vous les portez encore dans votre coeur, nos chers frères de la Chine continentale.Aujourd\u2019hui à 65 ans, c\u2019est Taipei qui m\u2019ouvre ses portes, me tend les bras, m\u2019invite à rencontrer de jeunes Taïwanais lors des cours de catéchèse.J\u2019enseigne aussi l\u2019anglais et le français et à ces rencontres, c\u2019est toujours l\u2019heure de parler du Seigneur.Les jeunes ont soif de Dieu, peut-être plus que jamais ils sentent le besoin du Christ dans leur vie parfois si vide.Déjà j\u2019ai préparé une petite filipina à sa première Communion; une jeune étudiante éloignée des sacrements depuis huit ans, s\u2019est rapprochée du Seigneur; un couple s\u2019est décidé à voir leur mariage régularisé, etc.Autant de faits concrets démontrant que l\u2019Esprit souffle et que nos mamans, parents et amis participent avec nous à l\u2019activité missionnaire, merci, merci.Ainsi va la vie de votre heureuse missionnaire et de ses compagnes oeuvrant à la même tâche apostolique dans l\u2019enseignement à l\u2019Université, différents Collèges ou à notre école.Je vous re-confie, chère maman, toutes ces âmes que je côtoie, elles sont vôtres autant que miennes.Merci de m\u2019avoir aidée à réaliser ma belle vocation religieuse.La plus grande missionnaire, c\u2019est vous et je demande à la Vierge Marie de vous garder dans l\u2019amour de son Divin Fils.Je vous embrasse, maman chérie, en vous redisant Bonne et Heureuse Fête! Votre fille qui vous aime de tout son coeur, Odile, m.i.c.307 POURQUOI JE RET Monique Cloutier, m.i.c.Missionnaire au Japon depuis 1951 Tu retournes au Japon?Mais pourquoi, puisque les non-chrétiens peuvent être sauvés aussi bien que nous?Pourquoi aller les troubler inutilement dans leur religion?Tu dis que tu vas enseigner, mais le Japon n\u2019a-t-il pas toutes les écoles nécessaires et un système d\u2019éducation même plus avancé que le nôtre?Encore si tu allais aider au développement des pays défa- vorisés, mais le Japon! N\u2019est-il pas le deuxième ou troisième pays du monde comme force économique?D\u2019ailleurs, des religieux, on n\u2019en a pas trop au Canada; il y a certainement assez d\u2019évangélisation à faire ici sans qu\u2019il soit nécessaire de t\u2019exiler! On dit que la Japon est un beau pays, et les Japonais, des gens bien polis.Alors, c\u2019est peut-être parce que tu aimes mieux ça, là-bas?Mais eux, es-tu bien sûre qu\u2019ils sont contents d\u2019avoir des missionnaires étrangers?Ceci n\u2019est qu\u2019un faible échantillon des réactions que provoque, chez plusieurs, l\u2019annonce de mon retour en mission après une année d\u2019études au Canada.Aussi, avant de repartir, j\u2019ai pensé mettre par écrit mes réponses\u2014que je commence à savoir par coeur\u2014tout simplement pour débrouiller les cartes et épargner si possible pareil bombardement à celles qui me suivront.Prenons les objections une à une.Tous ne peuvent-ils pas être sauvés?Oui, sans aucun doute, tous ceux qui sont fidèles à leur conscience, quelle que soit leur appartenance ou non-appartenance religieuse, sont solidaires du salut apporté par le Christ.Aussi, ce n\u2019est pas seulement pour les aider à se sauver que les missionnaires vont aux non-chrétiens.C\u2019est d\u2019abord et avant tout pour leur annoncer la merveilleuse Nouvelle qu\u2019ils sont aimés de Dieu et destinés à survivre éternellement dans son Amour.C\u2019est pour qu\u2019à eux aussi, Jésus puisse dire comme à ses apôtres à qui il s\u2019était révélé: \u201cJe ne vous appellerai plus mes serviteurs, mais mes amis\u201d.Non plus seulement des serviteurs obéissant à la loi divine inscrite dans leur âme et recevant le salaire de leur fidélité, mais des amis qui pourront \u201centrer dans la joie de leur Maître\u201d, nouer avec Lui, des relations d\u2019amitié qui deviendront peu à peu, selon la grâce 1 RNE EN MISSION et la générosité de chacun, des relations d\u2019amour.Pourquoi mes frères lointains seraient-ils privés de ce qui seul peut combler toutes les aspirations du coeur humain à l\u2019amour, la vérité, le beau, le contact personnel avec Dieu?Jésus ne nous a-t-il pas confié le soin de donner cette chance à tous, quand il dit à ses apôtres: \u201cAllez donc, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit\u201d.II était pourtant mieux placé que nous, pour savoir que la surabondance de sa miséricorde s\u2019arrangerait bien pour sauver tous ceux qui, à cause de l\u2019insuffisance des siens, ne le connaîtraient jamais! WîmïsU > t ¦ .S.>.S i.«js \u2022H-**:.Le Japon Pourquoi les troubler dans leur religion?Toute religion est une démarche vers un \u201cDieu inconnu\u201d dont la présence est instinctivement ressentie.Comment alors peut-on croire que de présenter, comme saint Paul aux Athéniens, le vrai visage de Dieu à ceux qui le \u201ccherchent à tâtons\u201d, c\u2019est semer le trouble en eux?C\u2019est la peur de savoir qui trouble, non la recherche honnête de la vérité.Evidemment, l\u2019annonce de la Bonne Nouvelle à celui qui professe déjà une autre religion, requiert beaucoup de tact, d\u2019empathie, d\u2019admiration pour les valeurs qu\u2019il possède et un infini respect de sa liberté.Mais justement je crois que c\u2019est en donnant à mon frère, tous les éléments nécessaires pour faire un choix éclairé, et non en lui taisant la vérité, que je respecte sa liberté et son droit de savoir.D\u2019ailleurs au Japon, le problème est différent.La grande majorité des Japonais n\u2019ont plus de religion personnelle.Le Bouddhisme en est réduit à être une religion purement nominale et le Shintoisme qui correspond davantage à l\u2019âme japonaise, est devenue une religion folklorique; il s\u2019apparente plutôt à l\u2019animisme: sentiment diffus de la divinité en toutes choses.Excellente préparation pour le Christianisme dont la mystique est justement le sentiment de la présence de Dieu, d\u2019un Dieu personnel! Le Japon, pays de mission?Cette question trahit une regrettable confusion.On identifie mission et développement et on pro- 309 phétise, qu\u2019avant longtemps, les pays pauvres pourront prendre en mains, leur propre bien-être social et qu\u2019alors, l\u2019ère des missionnaires sera passée.Qu\u2019est-ce donc qu\u2019un missionnaire?C\u2019est celui qui est envoyé, comme Jésus, proclamer l\u2019amour de Dieu pour les hommes.C\u2019est là sa raison d\u2019être spécifique.Evidemment, comme Jésus aussi, là où il rencontre la misère, la maladie, l\u2019ignorance, il se penche vers ses frères malheureux et es- la plus grande pauvreté?Pour ce qui est de l\u2019école chrétienne au Japon, d\u2019accord, elle est superflue, si on se place strictement au point de vue instruction.Aussi ce n\u2019est pas là son but premier.Sa seule raison d\u2019être, c\u2019est d\u2019offrir, en plus d\u2019une éducation de qualité, un lieu privilégié où tous ceux qui le désirent peuvent apprendre la seule science qui rend l\u2019homme vraiment libre et heureux.Comment ne pas adorer ici le travail mystérieux de ¦si» ««*\u2022 saie d\u2019améliorer leur condition, mettant justement en acte, cet amour qu\u2019il vient annoncer.Mais sa mission ne s\u2019arrête pas là, si ce n\u2019est dans les pays où tout apostolat direct lui est interdit.Toujours dans son coeur, résonne l\u2019écho de la voix du Maître de la Moisson: \u201cAllez, enseignez .\u201d C\u2019est pourquoi tous les pays où il se trouve encore des gens qui n\u2019ont pas entendu le Message, ces endroits sont des pays de mission, quelle que soit leur richesse ou pauvreté matérielle.D\u2019ailleurs, la privation de l\u2019Amour n\u2019est-elle pas la grâce qui fait choisir l\u2019école chrétienne à tant de non-chrétiens, préférablement à leurs propres écoles publiques gratuites?Si Dieu les conduit à nous, ne devons-nous pas les accueillir?Il y a pourtant assez de travail au Canada?Oui, c\u2019est vrai qu\u2019actuellement, dans notre pays, des secteurs de la population essaient de se passer de Dieu.Il y a peut-être à cela beaucoup de raisons et même d\u2019excuses.Mais ceux que leur éducation religieuse trop sommaire ou trop irré- elle a laissé insatisfaits, ceux qui doutent et s\u2019interrogent, n\u2019ont-ils pas ici toutes les chances d\u2019approfondir leur foi?L\u2019Eglise est présente à presque tous les coins de rues et il existe une profusion de livres de valeur où théologiens et mystiques apportent à ceux qui se donnent la peine de chercher, une explication, sinon une réponse, aux problèmes angoissants de l\u2019homme moderne.Jésus a toujours été un signe de contradiction parmi les siens; les uns l\u2019acceptent, les autres le rejettent, c\u2019est le triste privilège de la liberté humaine.Aussi, s\u2019il faut des religieux au pays afin de guider et soutenir ceux qui demeurent fidèles et préparer le retour de ceux qui ont abandonné, pourquoi les missionnaires n\u2019iraient-ils pas porter le message libérateur là où il y a des \u201coreilles pour entendre\u201d et des coeurs pour vibrer à l\u2019amour de Dieu?Garder tous les missionnaires au pays, alors qu\u2019on est déjà beaucoup mieux partagé qu\u2019en pays de mission, ce serait du capitalisme spirituel! Tu aimes ça, là-bas! Non, ce n\u2019est pas la beauté du pays ou l\u2019amabilité des gens qui motive le retour du missionnaire.Quelques charmes que puisse avoir son pays d\u2019adoption, il ne supplantera jamais dans son coeur, le pays 310 c\u2019est la découverte de l\u2019action de l\u2019Esprit dans ceux qui viennent à la Lumière.C\u2019est un peu comme à la Visitation où Jean-Baptiste, le Précurseur, tressaille de joie en reconnaissant Jésus dans l\u2019autre! Es-tu réellement désirée?Quand Jésus est venu en mission sur la terre, il savait bien que le Messie politique qu\u2019on attendait était bien différent de lui.Il était sûr de désappointer bien des gens; de mourir de faim.Le missionnaire suit tout simplement les traces de Jésus.Pourquoi je retourne?Cette année, je suis allée très souvent chez mes chers vieux parents.Chaque fois que je leur racontais qu\u2019au Japon on m\u2019avait invitée à dîner ou qu\u2019on m\u2019avait offert un cadeau, je voyais leurs beaux visages s\u2019épanouir de joie à la pensée que \u201cleur petite fille\u201d : natal qui l\u2019a vu grandir et auquel il est attaché par toutes les fibres de son être.Nul lien d\u2019amitié non plus, ne pourra compenser pleinement la séparation d\u2019avec les êtres chers laissés au pays, tant sont forts les liens du sang! Et pourtant le missionnaire est heureux.Mais c\u2019est à un autre niveau qu\u2019il faut chercher la source de cette joie si douce qui repose au fond de son âme quelles que soient les vagues qui en peuvent agiter la surface.Ce qui fait le bonheur du missionnaire en pays de mission, c\u2019est la conscience qu\u2019il a d\u2019être là où Dieu le veut et de savoir qu\u2019en apportant sa toute petite part au grand drame de la Rédemption, il répond à l\u2019appel si puissant qui, aux jours de sa jeunesse, l\u2019a arraché à sa famille et à ses rêves tout humains.C\u2019est aussi la joie profonde de voir sa propre foi s\u2019affermir, s\u2019approfondir, se personnaliser, à mesure qu\u2019il essaie de la communiquer.Il constate avec émerveillement qu\u2019en évangélisant les autres, il s\u2019évangélise lui-même! Avec les Samaritains de l\u2019Evangile, il peut dire: \u201cCe n\u2019est plus sur tes dires que nous croyons, nous l\u2019avons nous-mêmes entendu et nous savons que c\u2019est vraiment Lui, le Sauveur du monde\u201d.Une autre source de joie qui l\u2019émeut jusqu\u2019au plus profond de l\u2019âme, il savait aussi qu\u2019il ne serait pas accepté des Pharisiens et de leurs adeptes et qu\u2019il serait finalement rejeté.Mais il distinguait aussi les hommes au coeur simple et droit qui, même inconsciemment, tendaient vers lui de toute leur âme.Et il est venu, acceptant de ne pas être accueilli par tous, pour pouvoir, Lui, accueillir tous ceux qui s\u2019ouvriraient à Lui.Il est venu offrir à tous, sa nourriture de Vie sachant bien que souvent ceux qui n\u2019ont plus d\u2019appétit et ne peuvent même pas supporter la vue des aliments, sont justement les plus en danger était ainsi aimée.C\u2019est tout naturel quand on aime quelqu\u2019un de se réjouir de le voir aimé, de lui vouloir beaucoup d'amis et d\u2019essayer d\u2019en élargir le cercle en disant du bien de lui à qui veut l\u2019entendre.Eh bien, vous avez là, le motif profond qui porte le missionnaire à partir pour les missions et ensuite à y retourner aussi longtemps que les forces le lui permettront: c\u2019est tout simplement une exigence de l\u2019amour qui veut que l\u2019être aimé soit aimé.Pourquoi je retourne en mission?Parce que je veux faire aimer \u201cCelui que mon coeur aime\u201d! .311 *4 * 1 \" ¦ v ¦:«.ip.\u2022 ¦ 7 a ¦m - ¦ mSm L\u2019art de la coiffure au Malawi, Afrique : 7W »'¦ VL.\"Wà -, .VVl \" ^ h: '
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