Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 mai 1960, Mai - juin
[" Mai-Juin I960 Vol.XXIe - 41e année * f - % * ^ SNT SÜSÉ1 ontreal no A Le Précurseur Lb Pa*B©iinirB&(uni* 2900, Chemin Sainte-Catherine \u2014 Côte-des-Neiges, Montréal 26 Imprimatur : t Mgr Paul Touchette, P.A.V.G., 31 décembre 1959.Nihil obstat : François Brouillette, ptre, 16 décembre 1959.Vol.XXIe 41e année Revue bimestrielle, publiée par les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.ABONNEMENT : Par an.$1.00 A vie.20.00 \t\t \t\t \t\t \t\t> AVANTAGES : Les abonnés participent aux prières, travaux et sacrifices de toutes les Religieuses de ta Communauté, particulièrement des Missionnaires à l'œuvre dans les cinq parties du monde.De plus, une messe est célébrée chaque semaine pour les abonnés vivants et une autre pour les défunts.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes.Ottawa.______ Montréal, Mai-Juin 1960\tNo 3 SOMMAIRE Remise du crucifix à 510 missionnaires.\t99 Bontés de Marie .100 Sœur Sainte-Fébronie, m.i.c.Pour la fête des mères .102 Soeur Saint-Eustache, m.i.c.La famille malgache .104 Sœur Saint-Eloi, m.i.c.Kanyanga Girls School .114 Sœur Jeanne-de- Valois, m.i.c.25e anniversaire au campo .118 Sœur Sainte-Eveline, m.i.c.Un coin du paradis terrestre.120 Sœur Marie-du-Perpétuel-Secours, m.i.c.Sauvée des eaux .126 Sœur Mireille, novice Dorée sur tranche .130 Sœur Saint-Basile, m.i.c.Dolorita .134 Sœur Marie-Hermine, m.i.c.L'Aide Intellectuelle Missionnaire.138 Pas d\u2019impolitesse à Maria Sama.140 Sœur Saint-Côme, m.i.c.Nécrologie .142 Page-couverture : Belle comme un printemps en fleurs, une jeune mariée japonaise. Cher Fils, Les peuples vous attendent.Avec la douceur du message du Christ vous leur apporterez le secret de la paix véritable et du progrès dans la tranquillité.Par leur travail patient et tenace les missionnaires de tous les temps ont contribué à élever les peuples en faisant rayonner sur eux la lumière de la Croix du Christ.Il est vrai que dans quelques pays cette œuvre a été oubliée ou dépréciée, lorsque, encore, elle n'a pas été en butte à diverses formes ouvertes ou voilées d'hostilité.Mais Nous nourrissons en Notre cœur l'espérance si heureusement exprimée par Notre prédécesseur saint Léon le Grand : « Les persécutions n'amoindrissent pas l'Église, mais Vagrandissent ; et le champ du Seigneur se couvre de moissons de plus en plus abondantes, quand les grains tombés l\u2019un après l\u2019autre renaissent en se multipliant.» (Serm.LXXXII, 6; M L LIV, 426.) Prenez donc courage! La Sainte Église a reçu de son fondateur le mandat universel d\u2019aller vers toutes les nations pour les réunir en une seule famille, et aucune force humaine, aucune difficulté, aucun obstacle ne peuvent en affaiblir l\u2019élan missionnaire qui ne prendra fin que lorsque Jésus « aura remis à Dieu le Père son royaume, quand il aura aboli toute principauté et toute puissance et toute force.pour que Dieu soit tout en toute chose ».(/ Cor., XV, 24, 28.) S.S.Jean XXIII (Discours du 11 octobre 1959).La remise des crucifix par le Saint-Père à 510 missionnaires, lors de la cérémonie de départ du 11 octobre 1959, en la basilique Saint-Pierre.99 MANGUITO, CUBA , f» - ,\u20221 « Ce matin-là, j\u2019avais eu une grande joie: Ricardo, un élève de première année, m\u2019avait annoncé, débordant d\u2019allégresse: « Madré, je suis baptisé! » Le pauvre enfant soupirait depuis des mois après cette faveur.Répondant à ses prières et à celles de ses jeunes compagnons, Notre-Dame du Perpétuel-Secours avait enfin écarté tous les obstacles.Le Magnificat chante encore dans mon cœur, quand on sonne au Couvent.Un messager nous prie d\u2019aller voir M.X., un cancéreux, tailleur de son métier et, par surcroît, leader communiste du pueblo.Ce soi-disant marxiste, nous le savons, récite pourtant chaque soir une courte prière à la Vierge, en souvenir de sa mère dont** 4> par Sœur SAINTE-FEBRONIE », m.i.c.qui la lui a apprise.Quatre de ses enfants ont aussi suivi mes leçons de doctrine.Nous accourons à son chevet.Derrière le comptoir d\u2019un atelier fort exigu, le malheureux agonise presque, sur son lit de douleur.Aucun espoir de guérison, a dit le médecin: cancer avancé, plaies suppurantes, faiblesse extrême.A notre vive surprise, cependant, le malade manifeste des dispositions sincères de résignation, de détachement des biens terrestres, de désir de Dieu.« Quiero morir con Dios! » (Je veux mourir avec Dieu) répète-t-il.Nous l\u2019encourageons, épinglons une médaille miraculeuse à ses vêtements, puis en le confiant à Notre-Dame du Perpétuel-Secours, nous lui 100 1 Juliette Boumival, des Trois-Rivières. promettons de revenir réciter le chapelet à ses côtés.« Quand vous priez Marie, j\u2019éprouve de la consolation et ne sens plus mes souffrances », affirme-t-il les jours suivants.Mieux que les calmants, les Avé opèrent et dans le corps et dans l\u2019âme du malade.« Je pardonne à tous ceux qui m\u2019ont fait du tort, dit-il; je ne garde rancune à personne.» Fait renversant pour qui connaît la coutume courante, à Cuba, d\u2019interdire l\u2019accès auprès des mourants, sous prétexte de ne pas les effrayer, le R.P.Bertrand, p.m.é., visite fréquemment M.X.« Jamais, déclare le prêtre, je n\u2019ai rencontré âme cubaine mieux préparée, aussi calme en face de la mort! » Bientôt, le malade demande à se confesser, puis reçoit les onctions saintes.Après les prières des agonisants: « Père, murmure-t-il, j\u2019ai bien compris: le bon Dieu rend parfois la santé, quand c\u2019est sa volonté?\u2014Oui, la science ne peut plus rien pour vous, mais si vous avez la foi, Dieu, lui, peut vous guérir.\u2014Ah! c\u2019est donc vrai?\u2014Oui, sûrement.» Dans l\u2019âme du moribond s\u2019est allumée une foi ardente, cette foi qui obtient les miracles.par Marie.Toujours charitables, les gens de Manguito s\u2019empressent autour de M.X.Un voisin lui apporte un éventail électrique; une dame le gratifie d\u2019un thermos de café; tel autre entoure son lit d\u2019une moustiquaire, etc.Débordant de reconnaissance, le mourant parle du bon Dieu, de sa Providence.Une de nos Sœurs de Colon, qui l\u2019avait connu à l\u2019ouverture du Colegio, lui envoje pour sa part une médaille-scapulaire que le Père vient lui imposer.Aussitôt, un mieux sensible se fait sentir.Puis les jours passent.Une à une, les plaies se cicatrisent, l\u2019appétit revient, les souffrances disparaissent.Le divin Médecin accomplit des prodiges dans l\u2019âme et le corps du patient.Au retour de notre retraite annuelle, nous trouvons le condamné à mort du mois de juillet en pleine voie de guérison; et le 15 août, le miraculé se consacre solennellement à Notre-Dame.Désireux d\u2019employer le reste de sa vie à faire connaître et aimer Marie, il s\u2019engage à aider le Padre dans les travaux de son ministère auprès des habitants du pueblo.Quelle plus belle preuve de gratitude M.X.pouvait-il offrir à sa céleste Bienfaitrice! INTENTIONS MISSIONNAIRES de l\u2019Apostolat de la Prière MAI: Que les catholiques puissent réagir efficacement contre les dangers de la mauvaise presse dans les missions.JUIN: La collaboration des catholiques en vue d\u2019offrir aux pays sous=développés des secours spirituels en même temps que matériels.toi KORIYAMA, JAPON Pour la fête des MERES par Sœur SAINT-EUSTACHE m.i.c.\u201c Nous avons disent ces petites Depuis un certain temps, je remplace Sœur Supérieure dans les visites aux malades, particulièrement à l\u2019Hôpital Kokuritsu, à une dizaine de minutes d\u2019autobus de Ko-riyama.Pendant que ma compagne, une dévouée Légionnaire de Marie, explique le catéchisme à quelques patients, je m\u2019arrête auprès des autres et m\u2019informe de leur état de santé, de leur famille, etc., tout en essayant de glisser un mot du bon Dieu.Mon pauvre vocabulaire en langue japonaise ne me permet pas davantage, mais j\u2019ai tout de même l\u2019impression que notre seule présence au milieu de ces non-chrétiens apporte au moins un réconfort moral.Le jour de la fête des mères, comme nous nous rendions à l\u2019Hôpital, je songeais tout naturellement à ma chère maman, si loin, au pays natal! Que j\u2019aimerais, me dis-je, en guise de cadeau, lui offrir une filleule! Ma bonne vieille Iwashima serait une candidate toute prête au baptême, mais elle remet toujours à plus tard de franchir le pas définitif.Mon premier bonjour est pour ma protégée et ses compagnes de chambre, grands-mères elles aussi.Amicalement, je distribue des « Bonne fête! » « Oh! répondent-elles, les larmes aux yeux, vous êtes la première à penser à cela! » Grand-maman Iwashima, pour sa part, semble fort émue.L\u2019heure de la grave décision a peut-être sonné ?\u2014\tVous êtes très malade, chère grand-mère, ne désirez-vous pas devenir l\u2019enfant du bon Dieu pour aller jouir de lui pendant l\u2019éternité ?\u2014\tSugu, tout de suite, si je suis digne! 102\t1 Lucille Prévost, de Saint-Eustache. La Légionnaire fit une répétition des principaux mystères de notre religion auxquels Mme Iwashima prêta une adhésion entière, puis je versai, avec quel bonheur! l\u2019eau sainte sur son front, la nommant tout comme ma mère : Marie-Alfréda-Laurence.Profondément recueillies, la néophyte et ses compagnes récitèrent avec nous le Pater, l\u2019Ave, le Credo et le Gloria.A la nouvelle baptisée, j\u2019en- été sages aujourd\u2019hui.\" orphelines à leur grande amie Sœur Saint-Eustachê.seignai aussi une courte invocation pour ses moments de plus grande souffrance : Mon Dieu, je vous aime, sauvez les âmes des miens, toutes les âmes! Au retour, mon cœur exultait de joie : j\u2019avais mon cadeau, un joyau mystique enrubanné par la Reine de Mai, le plus précieux cadeau qu\u2019une missionnaire puisse offrir à sa maman, au beau jour de la fête des mères! '\"% 1 * A Le culte de la vie à conserver et à propager, tel a toujours été, ce semble, le sens initial de la famille à Madagascar.Pour le Malgache, tout ce qui touche à la vie mérite un respect infini.A l\u2019instar des patriarches de la Bible, il regarde la fécondité comme une bénédiction et la stérilité comme un déshonneur, un châtiment.Il entoure la maternité de joie, et la femme est d\u2019autant plus aimée et estimée que ses rejetons poussent plus nombreux.Par le fait même, l\u2019enfant est accueilli tel un présent du ciel.C\u2019est le menaky ny aina (graisse de la vie!) Lfl FAMILLE Ses traditions, son Les fils prolongent la famille et la tradition; c\u2019est pourquoi l\u2019homme privé de descendance se sent rejeté de la société.Vivre seul lui paraît tout à fait anormal; il désire au contraire l\u2019appui de ses parents, de ses frères, des membres de sa tribu.Car la famille traditionnelle, ici, atteint les dimensions d\u2019une véritable tribu désignée sous le nom d\u2019un aïeul commun.Ainsi les individus qui composent cette vaste cellule sociale ne portent pas de nom propre; on dit tout simplement: Pierre, Paul, ou le petit-fils d\u2019un tel, le petit-fils de son grand-père, etc.Dans les villes et les centres de forte culture chrétienne, l\u2019organisation de la paroisse a amené maints changements dans les structures familiales, et la grande communauté tribale tend à disparaître pour se subdiviser en petites familles telles que chez nous.Toutefois, le sens de la collectivité, le besoin d\u2019union rendent très forts les liens de la parenté et très douloureuses les séparations.L\u2019enfant éloigné de la maison paternelle souffre d\u2019une nostalgie insurmontable; le 104 MALGACHE n mode de vie, etc.par Sœur SAINT-ELOI, m.i.c.(Cécile Desjardins, de Saint-Eloi.) moindre incident qui lui rappelle le souvenir des siens ravive son tourment.Là-bas, au foyer, toujours son nom s\u2019échappe des lèvres et court par la maison pour ressusciter sa présence.A ces traits, ajoutons une autre caractéristique du Malgache: son sens religieux inné et profond, son désir de voir quelqu\u2019un de sa famille perpétuer le culte des ancêtres par l\u2019offrande des sacrifices aux morts.N\u2019est-ce pas une sorte de religion, ce culte extraordinaire pour les défunts qui a décoré l\u2019Ile Rouge des joyaux bizarres et austères que sont ses tombeaux ?Parure de deuil aux yeux de l\u2019étranger seulement, car pour l\u2019autochtone, la mort évoque l\u2019arrivée au royaume des ancêtres, au séjour de la joie.Donc, les vrais vivants ce sont les morts puisque leurs jours dans l\u2019au-delà n\u2019auront plus de terme.A ces conquérants de l\u2019immortalité, on adresse des requêtes, on fait part de ses joies, de ses sou- Scène familière au village malgache.%S§tai ¦' ¦ , Fianaranlsoa.|||ii mmmr cis, de ses peines.Chaque année, puis on les promène dans les rues, on les fête, on sort leurs cadavres aux accords de la musique, du chant que l\u2019on revêt de lambas neufs, et de la danse.Quand ils ont été 106 suffisamment régalés du spectacle, on les replace avec honneur dans un mausolée rafraîchi où ils reposeront, heureux, jusqu\u2019au prochain retournement.Le mariage Le mariage se célèbre très tôt sur la Grande Ile.C\u2019est la mère, ordinairement, qui demande une épouse pour son fils, et les parents sollicités en informent leur fille.Si elle accepte, la famille du fiancé s\u2019empresse d\u2019offrir le vodiondry, (gigot de mouton).En réalité, le vodiondry est une somme d\u2019argent, une espèce de gage qui confirme l\u2019acquiescement des beaux-parents ou des anciens.Vu l\u2019importance de ce rite pour la stabilité conjugale, les missionnaires eux-mêmes l\u2019exigent avant le mariage chrétien.Dans le cas d\u2019opposition de la part des parents, on emporte leur consentement par le don de cadeaux plus ou moins considérables, deux ou trois bœufs, par exemple, ou même de l\u2019argent.Les arrangements conclus commencent les réjouissances des fiançailles.Quelques mois après, c\u2019est le mariage proprement dit.Toute la parenté se rassemble; on mange, on boit, on danse et, parfois, l\u2019on s\u2019amuse ainsi une semaine entière, par suite de l\u2019arrivée tardive de quelques invités.Chez les catholiques, l\u2019union des époux est consacrée par la bénédiction nuptiale, mais les fréquentations ne sont pas encore en usage.Le plus souvent, les nouveaux mariés habitent avec les parents du jeune homme.Si la maison se trouve trop remplie, en raison du mariage de plusieurs fils, on bâtit une case dans la cour pour le jeune ménage.Ainsi, la famille reste unie sous l\u2019autorité des grands-parents dont les conseils sont écoutés avec le plus grand respect, les ordres obéis avec une entière fidélité.A la mort des grands-parents, le père devient roi du foyer; c\u2019est un chef aimé et vénéré.A lui la première place en tout et partout.N\u2019y eût-il qu\u2019une chaise dans la maison, elle lui reviendrait de droit.Détail à retenir: un inférieur ne doit jamais s\u2019asseoir sur un siège plus élevé que celui de son supérieur; la mère et les enfants observent cette règle.L\u2019épouse sert d\u2019intermédiaire entre son mari et sa progéniture.Jadis en faveur, la polygamie a maintenant disparu.Sur les Plateaux, la femme est considérée l\u2019égale de l\u2019homme et partage ses privilèges et responsabilités.Tandis que son mari construit la case familiale, elle vaque aux soins du ménage; s\u2019il laboure la terre, elle plante le riz, le pile et prépare les repas.Dans les régions côtières, ses charges sont plus lourdes; elle doit, par exemple, aller chercher l\u2019eau au puits, corvée qui frigid Jeunesse énigmatique.Les yeux fermés et les yeux ouverts sur l\u2019avenir.l\u2019oblige souvent à de longues heures de marche.La suprême humiliation pour un homme consiste à faire cuire ses aliments; aussi l\u2019épouse mécontente re- court-elle à ce moyen pour amener son conjoint à un changement de conduite.La bonne entente règne habituellement, et l\u2019on se consulte en toute affaire importante.L\u2019enfance, la jeunesse et l\u2019éducation La venue de l\u2019enfant est toujours désirée à Madagascar, et son apparition saluée avec joie par toute la famille.Le pire malheur pour une femme est de se voir privée des richesses de la maternité.Les orphelins n\u2019ont pas à craindre l\u2019abandon; il y a toujours quelqu\u2019un de la parenté pour les adopter.Même s\u2019il naît en dehors du mariage, l\u2019enfant est accepté, gardé, élevé.On reproche quelquefois aux parents une trop grande faiblesse dans l\u2019éducation de la jeunesse.C\u2019est que 108 la mentalité malgache s\u2019appuie davantage sur l\u2019amour, en ceci comme en tout le reste.Et elle a raison, car nonobstant une certaine carence de formation, le sentiment de la piété filiale et le respect de l\u2019autorité, inculqués dès le bas âge, sont si forts en ce pays, que tout enfant bien né entoure les auteurs de ses jours de la plus touchante affection et évite de les contrister en quoi que ce soit.Par toutes sortes de prévenances et d\u2019attentions, il leur témoigne son amour et sa reconnaissance, et cette i K vénération s\u2019étend encore aux grands-parents, aux frères et sœurs aînés.Jamais un enfant ne laissera sa mère porter un fardeau; les cadets agissent de même à l\u2019égard de leurs aînés.Entre écoliers, on marque également de la déférence pour le compagnon plus âgé.Si, de nos jours, la jeunesse penche vers plus d\u2019indépendance, il faut l\u2019imputer aux idées modernes des civilisations étrangères qui réussissent à prendre pied sur l\u2019Ile.Tout autres étaient les sentiments légués par les ancêtres.On enseigne de bonne heure aux jeunes les règles du savoir-vivre et les usages de leur pays, usages parfois bien différents des nôtres.Ainsi, on apprend au marmot à souffler sur son riz avant de le porter à la bouche; à présenter les deux mains pour recevoir un objet, ne fût-ce qu\u2019une épingle; à toujours s\u2019incliner en passant devant une personne.Les futures ménagères doivent savoir que dans un repas où figure de la volaille, le croupion est offert à l\u2019hôte le plus élevé en dignité, les cuisses aux enfants, les ailes et la poitrine aux convives intermédiaires, etc.L\u2019instruction se développe de plus en plus, surtout dans les villes et les villages.Malgré cela, la moitié seulement des enfants en âge de scolarité, c\u2019est-à-dire 450,000 sur 900,000 environ, fréquentent l\u2019école.Sur ce nombre, la majorité des élèves de la campagne retournent au travail de la terre vers l\u2019âge de quatorze ans; et comme ils ont suivi uniquement les programmes en français, langue qu\u2019ils ne parlent pas dans leur milieu, leur bagage intellectuel s\u2019effrite bientôt.Pourtant, les jeunes Malgaches aiment l\u2019étude et ne demanderaient pas mieux que de se cultiver.La conviction est d\u2019ailleurs établie partout que les meilleurs emplois comme les plus gros salaires appartiennent aux gens instruits.Les filles elles-mêmes ambitionnent de devenir institutrices, gardes-malades, voire médecins.Le costume Le 20e siècle a apporté des modifications considérables aux coutumes vestimentaires, à Madagascar, surtout dans les centres urbains où les modes européennes sont admises.Le costume traditionnel était le pagne pour l\u2019homme, la jupe pour la femme, avec lamba, espèce de châle, pour les deux sexes.Comme coiffure, les hommes ont adopté les cheveux courts; pour les femmes, l\u2019arrangement consiste d\u2019ordinaire en fines tresses relevées ou pelotonnées de diverses façons.L\u2019habitat Le climat de Madagascar varie d\u2019une région à l\u2019autre, aussi les habitations diffèrent-elles également selon les besoins.Dans l\u2019est, chaud et pluvieux, les cases s\u2019élèvent sur pilotis; on les construit en bois avec toits de feuilles.Sur les Plateaux, contrée plutôt froide durant quatre à cinq mois de l\u2019année, on utilise de préférence la brique; les maisons sont confortables et quelquefois à étage.Partout cependant la forme rectangulaire et l\u2019orientation identique nord-sud, avec porte et fenêtre à l\u2019ouest, côté opposé au vent.Le mobilier des familles à l\u2019aise comprend des chaises, des tables et des lits.Beaucoup, néanmoins, conservent encore le système pratique et peu compliqué des nattes étendues sur le parquet, pour le repos de la nuit, et roulées le matin afin de libérer la pièce.Les amusements Les Malgaches aiment les contes, les histoires, les causeries intimes autour du feu, les discours en plein air auxquels assistent les voisins.Ils excellent dans les danses accompagnées par des chanteurs et des joueurs de flûtes, de tambours, d\u2019accordéons et autres instruments.La radio apporte aujourd\u2019hui un divertissement moderne à nombre de foyers, tandis que le cinéma remplit de plus en plus ses salles obscures de citadins évolués.Mais rien n\u2019égale, pour le Malgache, la fête traditionnelle de la famille, le 14 juillet.Ce jour réunit parents et enfants chez le vieux grand-père qui a tué ses plus belles poules et préparé un succulent banquet.Seul un éloignement trop considérable dispense du devoir de cette rencontre, et alors, pour la mère surtout, quel crève-coeur que l\u2019absence de l\u2019un de ses enfants! Le soir venu, les réjouissances battent son plein autour d\u2019un grand feu allumé dans la cour.On danse, on chante le plaisir de vivre, les joies de la famille, l\u2019amour des siens, de la patrie, des champs de riz aux épis nourriciers, etc.110 La religion Sur 5,100,000 habitants, Madagascar compte environ, 1,100,000 catholiques et quelque 870,000 protestants.C\u2019est dire que la majorité des familles sont encore non chrétiennes.Oui, non chrétiennes, mais non irréligieuses, car l\u2019âme malgache est naturellement contemplative, attirée par le spirituel.Nous avons fait allusion au culte des ancêtres.On vénère aussi une foule d\u2019animaux et de choses auxquels on prête une âme: le caïman, par exemple, le bœuf, le chat; les céréales, le riz principalement, pain quotidien des habitants de nie.Toujours cependant la croyance en un Dieu unique demeure transcendante.Mais, en raison de sa psychologie propre, qui l\u2019incline à un respect souvent poussé à l\u2019extrême, le Malgache vit plutôt dans la crainte vis-à-vis des esprits et même de Dieu.Les sacrifices et rites superstitieux auxquels il se livre pour conjurer tous les maux découlent de ce sentiment.Ces obligations et restrictions contribuent d\u2019ailleurs à endiguer ses passions et préservent sa vie morale de nombreux écarts.Ainsi le christianisme trouve-t-il un sol tout préparé, chez la famille malgache, pour y jeter la divine semence de l\u2019Évangile.Le Christ qui prêche le « Laissez venir à moi les petits enfants! », l\u2019amour des pauvres, Village de Fianarantsoa au Betsiléo.\\ * des humbles, des malheureux, touche vite le cœur du paysan soumis à la fatigue pour nourrir sa famille, et ne refusant à personne l\u2019hospitalité de sa modeste case.La liturgie catholique, avec ses cérémonies, ses chants, ses prières en commun, le saisit par sa beauté, répond à son besoin de fraternité et d\u2019union.Les enseignements de l\u2019Église sur les devoirs des parents, l\u2019éducation des enfants, renforcent les obligations morales déjà existantes et en même temps facilitent leur accomplissement.Aussi la famille chrétienne à Mada- gascar s\u2019affirme-t-elle par une foi très vive, une piété solide, servie par une générosité qui ne recule pas, en l\u2019occurrence, devant une marche de quinze kilomètres, quand il s\u2019agit de profiter de la grâce des sacrements.Quelques centaines de vocations sacerdotales et religieuses ont déjà fleuri au jardin de la famille malgache.Souhaitons qu\u2019elles éclosent de plus en plus nombreuses pour embaumer du parfum de leurs vertus et vivifier de leur sainteté la jeune Église du pays.t f Croisées malgaches de l'Ecole de Morondava dirigée par les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception.v.V:*:-' tK'IÜLx \u2022>\u20ac5, JS* ¦ & \\V- Au noviciat de Pont-Viau.Sœur Marie-Dolorès (Dolorès Saint-Cyr, de Coleraine) en compagnie de Sœur Ravao, première postulante malgache.Prière malgache pour obtenir des vocations ô Dieu très bon, qui avez daigné appeler à la vocation sacerdotale et religieuse jeunes gens et jeunes filles malgaches, nous vous supplions d\u2019accorder à ces prêtres, religieux et religieuses de l\u2019Ile de mener une vie toujours sainte, et augmentez le nombre de ceux que vous choisissez pour le sacerdoce et l\u2019état religieux à Madagascar.Répandez d\u2019abondantes grâces sur nos séminaires et noviciats où se forment prêtres, religieux et religieuses.Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.Ainsi soit-il.(Traduction de \u201c Vivante Afrique\u201d) i par Sœur JEANNE-DE-VALOIS, m.i.c.(Jeannine Forcier, de Chicopee Falls, Mass.) Joueuse de BAJA.La BAJA est un instrument de musique fabriqué dans la partie supérieure d\u2019une courge ; l\u2019embouchure se trouve sur la tige recourbée ; cette dernière est fermée d\u2019une membrane tissée par certaine araignée africaine. ¦ RHODES IE DU NORD Je présume que vous aimeriez con l-Jri **> \u2022.V Kanyanga Girls School a justement célébré son troisième anniversaire de naissance.Située dans la Province de l\u2019Est, à vingt-deux milles de Lundazi, elle a réalisé en deux ans d\u2019énormes progrès.La disposition harmonieuse de ses pavillons émerveille plus d\u2019un passant.Pour qui ne la visitera peut-être jamais, voici une esquisse de cette création de S.Exc.Mgr F.Courtemanche, p.b.A vol d\u2019oiseau, l\u2019ensemble de ses douze bâtisses, toutes en briques et à toiture en tuiles, dessine un « U » avec tapis vert de kapinga au centre (le kapinga est une herbe courte imitant le gazon).La chapelle, l\u2019école, les dortoirs, la salle à dîner, le local de l\u2019enseignement ménager, la résidence des professeurs et des employées, sont l\u2019œuvre des RR.FF.Restitutus et Ubald, de la Société des Pères Blancs.Le terrain de jeux, populaire avec ses vingt balançoires, s\u2019avère encore le théâtre d\u2019excitantes parties de ballon au filet.La meilleure jusqu\u2019à date a été livrée contre Mphamba School. lez les guidi ; '¦>' : ¦w*m**( naître nos chères grandes filles.L\u2019an dernier, elles étaient au nombre de cent cinquante issues de six tribus différentes: Tumbuka, Nyanja, Senga, Chewa, Bemba.Néanmoins elles fraternisèrent si gentiment qu'il en résulta une seule immense et heureuse famille.Comme elles se trouvaient toutes pensionnaires, il fallut mettre sur pied de vivantes activités extrascolaires afin de maintenir l\u2019intérêt et l'entrain.Parmi les passe-temps adoptés mentionnons les meetings du C.Y.O., le guidisme, le jardinage, le tricot et le reprisage, l\u2019initiation à la bibliothèque, divers sports, le montage de pièces et de sketchs où nos jeunes Africaines révélèrent de véritables aptitudes pour l\u2019art dramatique et le chant.Lors d\u2019un débat interscolaire sur l\u2019éducation féminine, les étudiants de l\u2019École d\u2019Emusa furent invités.Quoique nos élèves ne professent guère d\u2019enthousiasme pour les discours en public, elles se surpassèrent ce soir-là.Dans la chaleur des discussions, oubliant leur timidité naturelle, elles donnèrent courageusement leur opinion sur le sujet brûlant d'actualité.De bons arguments leur acquirent une victoire brillante.Jamais on ne vécut une minute d'ennui au pensionnat de Kanyanga.Cette année, afin que tout congé, toute récréation apporte une pleine détente à l\u2019application cérébrale, des sports tels que le volley-ball, le bad- 116 mington et le tennis seront en honneur, du mouvement guide; Sœur Marie-Parmi les événements remarquables Florence *, nouvelle venue du Canada, qui ont jalonné l\u2019année 1958-1959 est titulaire du standard V (7e année) ; figurent les visites de Miss D.Cart- Sœur Saint Pascal-Baylon * assume, wright, S.W.E.O., et de Lady Clay, à tous les échelons du cours, la tâche Commissaire des Guides pour le splendide de former les maîtresses pays.Ces hautes personnalités surent de maison de demain; enfin, Sœur inspirer confiance et joie.Nos élèves Jeanne-de-Valois cumule les fonc-se montrèrent, en ces circonstances, tions de directrice de l\u2019école et de vraiment distinguées et aimables, professeur du standard VI (8e année).Miss H.M.Spring, l\u2019inspectrice dé- Toutes les cinq s\u2019avouent immensé-vouée des ouvrages d\u2019art domestique, ment heureuses de collaborer un fit aussi quelques apparitions chez tant soit peu à l\u2019éducation chré-nous, laissant toujours de précieux tienne de la belle Jeunesse féminine avis et d\u2019encourageantes paroles.\tafricaine.Je vous présente maintenant le Ce bref aperçu de notre œuvre à corps professoral actuel.Il se compose Kanyanga me semblerait pécher con-de quatre Sœurs Missionnaires de tre la reconnaissance, s\u2019il n\u2019exprimait l\u2019Immaculée-Conception et de Miss au divin Maître un chaud merci Mtonga, jeune institutrice africaine d\u2019avoir rendu possible l\u2019ouverture et diplômée.Cette dernière a charge du le développement rapide de Kanyanga standard III (5e année); Sœur Saint- Girls School.Puisse la Providence Rodrigue1 enseigne les élèves du continuer à bénir notre action édu-standard IV (6e année) et s\u2019occupe catrice auprès d\u2019adolescentes inté-1 Françoise Pageau, de Québec.\tressantes et généreuses comme toutes * Suzanne Lachapelle, de Montréal.\tles adolescentes de la terre! 3 Thérèse Déziel.de Côte-Saint-Paul.\u2018Ÿ5P -\tCulture physique, le matin, avant la classe.'îsSëÿ.§§3i - ; MAXIMO GOMEZ, CUBA -Wm anniversaire au campo par Sœur SAINTE-EVELINE, m.i.c.(Annette Bergeron, de Kénogami.) Le R.P.Armand Asselin, p.m.é., se doutait-il, au radieux matin de son ordination sacerdotale, 24 juin 1934, à Joliette, qu\u2019il fêterait le 25e anniversaire de cet inoubliable événement dans un campo de l\u2019Ile de Cuba ?La Providence a de ces desseins incompréhensibles, de ces itinéraires bouleversants pour notre courte sagesse! Dans la vie du Père Asselin, la Chine où il fut d\u2019abord envoyé, ne devait être qu\u2019une étape, un singulier détour qui le conduirait en terre cubaine, comme curé de Maximo Gomez.Le Colegio San Francisco Javier a préludé, le 6 juin, aux modestes fêtes qui devaient marquer ce jubilé d\u2019argent.Une séance présidée par S.Exc.Mgr A.Martin, évêque de Matanzas, alors en tournée de confirmation, réunissait paroissiens, élèves, parents et membres de l\u2019Action catholique qui s\u2019étaient concertés pour témoigner leur reconnaissance et offrir leurs félicitations au Padre Armando.Mgr Martin rappela la grandeur du sacerdoce, puis souligna l\u2019abnégation du missionnaire.« Sans ce prêtre, dit-il, Maximo Gomez ne serait pas ce que vous le connaissez aujourd\u2019hui.» Enfin, le 24, le Père avait la joie de voir son frère, M.Félicien Asselin, dentiste de Joliette, et son épouse, s\u2019associer à sa jubilation et lui apporter les vœux de sa famille et des confrères du pays natal.Cérémonie nouveau genre pour les visiteurs étrangers, et qu\u2019ils n\u2019oublieront certes pas.Dès 7 heures du matin, ils se dirigeaient, en compagnie de Mme J.Febles et de cinq Missionnaires de l\u2019Immaculée-Con-ception, vers Santa Catalina, campo que dessert le P.Asselin.A l\u2019arrivée, les religieuses s\u2019empressent de dresser un autel dans la demeure d\u2019une bonne dame Blanco et de composer une décoration de fougères et de fleurs naturelles autour d\u2019une immense hostie portant le chiffre 25.Pendant ces préparatifs, les hommes vont aux campos voisins chercher les enfants qui doivent faire leur première communion.Ils sont dix-huit, vivante couronne du prêtre qui va leur distribuer le pain des anges.M.Asselin agit comme acolyte; sa femme chante de sa plus belle voix: « La main du prêtre », et « Que rendrai-je au Seigneur ».Un cantique en espagnol précède la communion, puis le chœur des religieuses entonne le Magnificat.L\u2019assistance, recueillie et visiblement émue, compte une cinquantaine de personnes, des femmes et des enfants surtout.Chiffre bien maigre, par rapport à la population du pueblo, mais consolant quand même si l\u2019on songe à l\u2019état de déchristianisation de l\u2019Ile.Il évoque, en effet, dix années de patient labeur, de sacrifices et de renoncements multipliés de la part de celui qui sut toujours concrétiser de façon parfaite son sacerdoce missionnaire! La messe finie, il y a distribution d\u2019images-souvenirs et de chocolat aux petits.La joie brille dans les yeux de tout le monde, et le plus rayonnant, c\u2019est bien le Padre de Maximo Gomez qui chante son Quid rétribuant en offrant au Seigneur les corolles pures de cœurs d\u2019enfants fraîchement embaumés du parfum de l\u2019Hostie! 119 ; : i ; \u2022 * l;i HBHHj ¦I K?- X* jaradis terrestre par Sœur MARIE-DU-PERPETUEL-SECOURS, m.i.c.(Florine Morin, de Montréal.) de richesses où nos premiers parents coulèrent des jours si heureux avant leur chute.A l\u2019encontre de l\u2019Éden, cependant, la terre taïwanaise ne donne ses fruits qu\u2019au prix d\u2019un labeur parfois très pénible.Ainsi en est-il du riz dont la culture exige un travail dur auquel se livrent les femmes aussi bien que les hommes.Mais, fatigues et difficultés de la plantation sont récompensées avec largesse, quand les épis blonds penchent leurs têtes généreusement chargées.Avec entrain les moissonneurs promènent C\u2019est la définition la mieux appropriée, il me semble, à cette île enchanteresse et des plus productives que les Portugais avaient baptisée: « Formose la Belle! » Que vous la traversiez à l\u2019époque où les rizières inondées étincellent sous les feux du soleil, ou bien lorsque les champs s\u2019habillent tout entiers de vert frais, la campagne formosane évoque, en effet, l\u2019idée de ce jardin la faucille, lient les gerbes et les passent ensuite à une batteuse antique, activée à bras d\u2019hommes.On dresse alors une hutte en paille au milieu du champ pour remiser le riz le temps du séchage.Chaque matin, le grain est étendu au soleil, puis tourné et retourné plusieurs fois au cours de la journée.La paille, disposée en pyramides, sert à divers usages.Les rizières de Formose fournissent environ 1,800,000 tonnes de riz par an.Pas de repos pour le sol formosan! Cette première récolte terminée, on ensemence aussitôt de légumes, en attendant la deuxième saison du riz.Choux, patates douces, arachides, etc., poussent à merveille.On cultive aussi le millet, le maïs, la canne à sucre, dont la production vaut au pays le second rang, après Cuba, la fève soya et le tabac.Au flanc des montagnes croissent les arbustes à thé, autre source de revenus importante qui classe Taïwan au premier rang, au point de vue qualité.De mars à octobre, s\u2019effectue la cueillette.A longueur de journée, sous un soleil impitoyable, hommes, femmes et jeunes filles, leur hotte sur le dos, s\u2019empressent de couper les feuilles neuves.Au bout d\u2019une quinzaine de jours, ils reviendront à la tâche, et cela pour une période de sept ou huit mois.Le paysan entraîné au métier cueille, dit-on, trente livres de thé par jour, cinquante s\u2019il besogne presque sans arrêt de l\u2019aurore à la nuit tombante.Mais seuls les plus robustes réussissent pareil tour de force.Courbé et arc-bouté sur ses pieds nus, le travailleur doit sans cesse lutter avec la pente abrupte, Photo R.P.F.Foley, S.J s ***** H i«i wit? gafeaB *25* **06%È*&1* mam '%&&& \u2022raP^M\u2019iinfi du faîte au bas de la montagne.Le thé est expédié aux usines pour la torréfaction.La région de Kuanhsi compte près de quarante installations pour la préparation et l\u2019empaquetage des feuilles.Formose jouit d\u2019une flore magnifique: bambous, palmiers, bananiers, fougères géantes étalent partout leur luxe.L\u2019île produit en outre quantité de fruits dont les bananes, les ananas et les citrus.Nous avons visité dernièrement une immense plantation d\u2019orangers.Le propriétaire, M.Lin, nous accompagna lui-même dans son verger.Parfaitement alignés, les arbres au feuillage touffu ploient sous l\u2019abon- dance des fruits d\u2019or de différentes variétés.De palier en palier, on atteint le sommet de la tolline, et toujours s\u2019étagent des orangers.Chaque arbuste porte une étiquette indiquant la date du dernier traitement au D.D.T.L\u2019oranger nécessite une terre forte, argileuse, et des arrosages fréquents.Il se multiplie par le semis des pépins et le greffage des jeunes plants.Parvenu à maturité, un arbre rapporte 10,000 oranges et même davantage.Quatre mois durant, ces fruits encombrent les marchés, les magasins, les étalages des places publiques.On en voit de larges paniers au bras La terre taiwanaise ne donne ses fruits qu\u2019au prix d\u2019un labeur parfois très pénible. * 9 % maaS\": , m.i.c.A deux ou trois kilomètres de la grand-route, perdues au beau milieu de la canne à sucre, un bouquet de chaumières, toutes semblables dans leur simplicité rustique et leur pauvreté, émergent timides et comme surprises de se trouver là.Quelques jardinets en fleurs masquent les planches mal jointes des façades blanchies et baignent de parfum cette indigence.C'est Dolorita.Le nom étonne.D\u2019où vient-il?Il évoque de la souffrance.Chose certaine, il y a beaucoup de misère à ce campo.Mais pour moi Dolorita est devenue synonyme de paix et consolation.Venez-y un samedi matin et vous comprendrez pourquoi.A l\u2019école de Marti, samedi, presque neuf heures.Dans la petite pièce où s\u2019empilent des illustrations du catéchisme et de la Bible, Maria-del-Carmen, jeune fille professeur à notre colegio, Rosa ex-élève et fédérée de l\u2019Action Catholique, Odilia élève brillante de 7e année, s\u2019affairent à choisir des images en rapport avec leur leçon de doctrine.Mon propre bagage catéchistique est prêt: cahiers d\u2019inscriptions, livres, gravures, récompenses.« Madré, la voiture de Tongo! » 134 Chacune ramasse son matériel didactique et se précipite vers l\u2019auto.Après quelques kilomètres de bel asphalte, voici Ategorrieta.Sœur Saint-Alexis2 et ses catéchistes y descendent.Là, sous un arbre géant et hospitalier, plus d\u2019une centaine d\u2019enfants et d\u2019adolescentes, déjà rassemblés, les accueillent avec entrain.A partir d\u2019Ategorrieta, le véhicule s\u2019engage dans des chemins de terre appelés guardarrayas lesquels s\u2019entrecroisent à travers l\u2019immense plaine de canne à sucre.C\u2019est l\u2019heure du chapelet.Tongo enlève sa casquette et répond aux Avé mais garde un œil vigilant sur la chaussée en dos de chameau.Au quatrième mystère, la prière s\u2019interrompt, car nous arrivons.Comme sur un signal, s\u2019élancent vers l\u2019école des marmots mal débarbouillés, des fillettes pieds nus, des jeunes filles élégantes.Après les salutations d\u2019usage, tout ce monde nous escorte jusqu\u2019à la Vierge de la Charité dont l\u2019image est fixée au tronc d\u2019une énorme ceiba.Tous les jours, les habitants de Dolorita se réunissent là pour prier leur Madone nationale.Il y a quelques mois, c\u2019était pour de- 1\tVéronique Bematchez, de Pont-Rouge.2\tPolorès Tremblay, de Kénogami. mander la paix; maintenant c\u2019est pour remercier.Et le samedi, avant le catéchisme, nous récitons avec nos élèves les deux dizaines de notre chapelet, après quoi nous chantons l\u2019hymne « Salut, salut, Délices du ciel, Vierge pure, Suprême Beauté.» Adélina, la bonne dame chargée de l\u2019entretien de l\u2019école, vient gentiment nous en ouvrir les portes.Par une faveur très spéciale, le propriétaire de la ferme a mis à notre entière disposition ce local dont il a défrayé la construction et l\u2019aménagement.Pendant que le groupe des aînés, ceux qui ont fait la première communion, suit à l\u2019intérieur Mlle Maria-del-Carmen, les deux autres moins avancés s\u2019organisent dehors, à l\u2019ombre quand le soleil d\u2019été embrase l\u2019air, en plein soleil quand l\u2019hiver cubain souffle de la fraîcheur.Les tout petits ont hérité d\u2019un vieux tapis, et c\u2019est charmant de voir la couronne de leurs jolies têtes autour de Rosa.Plus loin, très sages, alignés sur de longs bancs empruntés à l\u2019école, les futurs communiants reçoivent les explications d\u2019Odilia.A-vant la moisson, les hommes for- Doctrine à Dolorita.Les tout petits ont hérité d\u2019un vieux tapis.¦n m g&.j a\t\tm\tJ.m ilOI\tmW/ X wê tr wmr .i\t1| m icv \tHg\tf'jjr ~\tjHNBr\t\t \t%\t\t maient une classe à part.Ils s\u2019asseyaient pas trop commodément sur la voie ferrée où passent, au temps de la zafra, les wagons chargés de canne à destination de l\u2019usine.Cette dernière catégorie d\u2019étudiants n\u2019était pas très homogène: des jeunesses de dix-huit à vingt-cinq ans, des hommes dans la quarantaine, des plus âgés encore.Tel grand-père approuve de la tête tous les enseignements du professeur et s\u2019intéresse autant aux illustrations que s\u2019il s\u2019agissait de la photo des personnages! L\u2019excellent Tongo, lui-même, lorsqu\u2019il n\u2019est pas retenu par quelque réparation de moteur, prend également place sur le rail comme auditeur.Tous ces hommes se préparent à recevoir les sacrements pour la première fois, sauf Manuel, né aux Iles Canaries, catholique pratiquant qui donne l\u2019exemple de la confession et de la communion depuis que la messe se célèbre, deux fois l\u2019an, à Dolorita.Mais avec la récolte, il fallut suspendre les classes d'hommes jusqu\u2019en avril.Alors j\u2019entrepris la conquête des femmes qui ont mille raisons pour ne pas étudier leur religion.Sur la promesse qu\u2019on ne les retiendrait pas plus d\u2019une demi-heure, elles se La récitation du chapelet devant la statue de Notre-Dame de la Charité fixée au tronc d\u2019une énorme ceiba. sont laissé convaincre, et me voilà maintenant dans la maison d\u2019Adélina au beau milieu d\u2019une dizaine de mamans toutes portant leur dernier-né.Elles ont bonne volonté et prêtent une oreille attentive aux cours sur l\u2019existence de Dieu, le péché originel, l\u2019Incarnation.Lors de la première rencontre, il survint un épisode qui amusa professeur et élèves.Sa classe terminée, un tout petit de quatre ans entre sans bruit, s\u2019approche de sa maman et dépose un baiser sur le front du bébé endormi qu\u2019elle tient entre ses bras.Puis, sans un mot, sérieux, il s\u2019en retourne à ses affaires.La mère sourit, et la leçon, interrompue un instant par l\u2019inédit du spectacle, se continue.Avant de quitter Dolorita, je visite toujours quelques familles.Au moment du départ, on vient prendre congé des catéchistes et de la Madré.Les grandes filles remercient; elles ont à la main leur cahier de religion où elles reproduiront, au cours de la semaine, le graphique expliqué ce jour même; les enfants entourent la voiture de turbulents adios; Adélina nous apporte un invariablè bouquet de roses, les plus belles de son parterre, pour l\u2019immaculée de la chapelle du couvent.Tandis que nous rentrons à Marti et que mes compagnes échangent leurs expériences de la matinée, je mesure dans mon cœur ma joie missionnaire.Avec quelle libéralité le bon Dieu a comblé tous mes désirs! Parler de lui aux âmes simples de Dolorita, leur faire découvrir dans leur vie les marques de sa tendresse, leur apprendre à l\u2019aimer, à le prier, à le servir, puis-je rêver joie plus pleine, bonheur missionnaire plus vrai, consolation plus délicieuse ?Dolorita, Petite Douleur, c\u2019est plutôt pour moi Grande Joie! CATHOLIQUES DANS LE MONDE Monde entier: Asie .Europe .Amérique .Afrique .Océanie .486.000.\t000 sur 32.000.\t000 sur 232.000.\t000 sur 202.000.\t000 sur 21.000.\t000 sur 3,050,000 sur :,718,000,000 1,543,000,000 560.000.\t000 373.000.\t000 224.000.\t000 15,000,000 habitants » » )) » » Définition imagée KASEYE, Nyassaland.Un garçon du standard VI (8e année) rencontre le mot gloves dans son livre de lecture.Des gants, il ne sait pas ce que c\u2019est, et pour cause: on n\u2019en porte pas au Nyassa-Nord.Pensant bien que son professeur Sœur Sainte-Alberte connaît cela, il lui pose la question à voix haute.Aussitôt un confrère se lève et donne cette fine définition descriptive: \u201c A glove is a stocking for each finger !\u201d (c\u2019est un bas pour chaque doigt!).Sœur Saint-Serge, m.i.c.(jeanne-d\u2019Arc Corriveau, de Saint-Sébastien, Iberville.) 137 L\u2019Aide Intellectuelle Missionnaire Elle se propose de répondre aux nombreux besoins intellectuels que doit affronter le monde missionnaire Les apôtres demandent des livres pour alimenter leur vie spirituelle ou pour acquérir la compétence intellectuelle nécessaire dans leur apostolat.Il leur faut aussi pourvoir les bibliothèques de leurs écoles d\u2019ouvrages sains et formateurs.Voyez ce qu\u2019on nous dit : Pères Rédemptoristes, Saigon, Sud-Vietnam « Grâce à votre générosité, nous avons pu renouveler peu à peu notre bibliothèque; nos missionnaires jouissent à présent d\u2019un bon nombre d\u2019ouvrages qui leur apportent une aide bien précieuse pour se ressourcer, comme on dit.Je tiens à présenter ici, à vous et à vos collaborateurs, nos meilleurs sentiments de reconnaissance.» « Nos missionnaires sont loin des centres intellectuels des Universités; les livres remplacent donc en partie les sëssions d\u2019études, les conférences, et les cercles d\u2019études.» « Les livres sont nos meilleurs amis qui souvent nous donnent force et courage et nous consolent durant les moments difficiles de la vie; surtout, ils sont des instruments indispensables de travail.» Sœurs Grises de la Croix, Albany, Baie James « Je voudrais vous remercier pour l\u2019aide que vous nous avez apportée dans le passé en envoyant des livres à nos petites sœurs indiennes.Dans le moment, nous sommes cinq au postulat et nous parlons le cris, l\u2019anglais et le français.Remerciements! » « Si vous connaissez des bienfaiteurs qui nous enverraient des livres, je vous serais bien reconnaissante.Petits dictionnaires anglais et français, vie des saints, un beau livre pour aider à comprendre la messe.» Peut-être avez-vous quelques volumes ou revues sérieuses qui aideraient ici ou là?Peut-être qu\u2019en sondant vos finances, vous trouveriez des pièces de 138 monnaie à envoyer à un missionnaire cassé?(C\u2019est l\u2019état habituel des missionnaires).Alors, vous rendrez grand service à l\u2019Aide Intellectuelle missionnaire en lui procurant les moyens de répondre à ces nécessités.L\u2019An dernier, une souscription de $2,500.00 ainsi que plusieurs envois de volumes ont porté secours à plus de 500 missionnaires.Mais ce n\u2019est pas tout! Dans un autre monde, quelque chose a bougé : le saint Portier du ciel a fait des entrées spéciales dans ses livres de comptes pour tous les dons estampés A.I.M.! Veuillez adresser vos envois à : AIDE INTELLECTUELLE MISSIONNAIRE Avenue des Oblats OTTAWA, ONT.Jeunes étudiantes de 8e année faisant leurs délices des livres et des revues fournis par l\u2019Aide Intellectuelle Missionnaire d\u2019Ottawa. # Une affaire de transaction traînait depuis plusieurs mois déjà, quand se présente M.Nakamura.Courtier de profession, il offre ses services à titre d\u2019ami de la Communauté : sa petite-fille fréquentait notre Jardin d\u2019enfants.\u2014Teiko est bien gentille et pleine d\u2019intelligence, remarquons-nous devant le grand-père dont nous devinons la tendresse pour cette enfant.\u2014Plus encore que vous ne pensez, réplique-t-il.Vous ne savez probablement pas comment Teiko m\u2019a amené à prier le Dieu des catholiques ?\u2014Mais non, pas du tout! \u2014Depuis mon enfance, j\u2019avais ap- pris à invoquer les dieux de mes ancêtres et, chaque matin, je battais des mains en leur présence pour attirer leur protection, Or, un jour, ma petite-fille m\u2019a reproché d\u2019un ton chagrin: « Grand-père, vous faites toujours des impolitesses à Maria Sama; vous passez en face de son image sans une salutation, sans même un mot d\u2019excuse, et vous allez adorer vos dieux.» Vous aviez donné cette image comme récompense à la petite et, aussitôt rentrée à la maison, elle l\u2019avait accrochée au mur.Pour m\u2019excuser, j\u2019ai répondu: Mais je ne la connais pas ta Maria Sama, WAKAMATSU JAPON b\u2019tmpolltes&e a Jïlaria ê>ama Teiko Nakamura ¦ .i Æm - * que veux-tu que je lui dise?Alors Teiko de me conduire devant l\u2019image, de me faire agenouiller et, sa menotte guidant ma main, de me montrer le signe de la croix: Chichi to Koto to.(Au nom du Père et du Fils.) Petit à petit, elle m\u2019a aussi enseigné: Medetashi seicho.(Je vous salue Marie).Et M.Nakamura récite devant nous la salutation à la Vierge.Nous le félicitons et, sur ce, départ brusque du vieillard.L\u2019avions-nous offensé ?Non, nous devions apprendre dans la suite que cette façon originale de se retirer entrait dans les habitudes de ce brave homme, soucieux de toujours laisser ses interlocuteurs sur une note de contentement.La transaction en cours aboutit enfin, grâce à l\u2019habileté et à la patience de notre homme d\u2019affaires; mais que de démarches et de discussions, souvent désagréables, elle dut lui coûter! \u2014-Cela importe peu, tranchait-il, puisque je sers une cause juste.En guise de remerciement pour son travail judicieux, nous disions un jour à M.Nakamura: \u2014Vous avez été l\u2019avocat de la Sainte Vierge, aussi Maria Sama vous signera un passeport en bonne et due forme pour son beau ciel.Il sourit: \u2014Oui, mais pas trop vite! Je voudrais voir à l\u2019éducation et à l\u2019établissement de Teiko avant de mourir.Cher grand-père, son désir commence à se réaliser, car sa charmante petite-fille s\u2019est inscrite à notre école primaire, cela en dépit des objections de sa famille qui ne voit pas d\u2019un bon œil son stage prolongé dans une école catholique.M.Nakamura lui-même poursuit ses études de doctrine chrétienne.Encore une fois, Maria Sama a préparé les voies à son divin Fils.Sœur Saint-Côme, m.i.c.(Thérèse Laliberté, de Lotbinière.) Catholiques au Japon, ROME (AIF) D\u2019après les statistiques du 30 juin 1959, les 15 territoires ecclésiastiques du Japon totalisent 266,608 catholiques, avec une augmentation de 12,000 sur l\u2019an dernier, et 17,627 catéchumènes.Sur 1,576 prêtres, 382 sont Japonais - 281 séculiers et 101 religieux - et 1.194 étrangers dont 13 séculiers.Les étudiants en philosophie et en théologie sont au nombre de 501, à savoir : 410 Japonais - 252 séculiers et 158 religieux - et 91 religieux étrangers.(Fides, 17, 10, 1959) 141 JÜccrologte Mgr Alphonse Martel.Eunice.Louisiane; Honorable Paul Sauvé, Premier Ministre de la Province de Québec; Mme Auguste Gérin, Outremont, et son fils, M.Antoine Gérin.Coaticook, mère et frère de nos Sœurs Thérèse-de-I\u2019Enfant-Jésus, Madeleine-de-la-Croix, Marie-du-Cénacle, Marie-Auguste, Marie-Léonise et Marie-Emma; M.J.-A.-E.Jutras.Sault-au-Récoller ; Mme Octave Bégin, Québec, mère de notre Sœur Joseph-Octave; Mme Edouard Lemire.Baie-du-Febvre, mère de notre Sœur Sainte-Foy; Mme Alphonse Paradis, Lévis, mère de notre Sœur Marie-Gertrude; Mme Orner Gélinas, Saint-Barnabé Nord, sœur de notre Sœur Marie-de-la-Charité; Mme Léonce Caron, Trois-Saumons, mère de notre Sœur Saint-Jean-de-la-Lande; M.Wilfrid Granger, Saint-Gabriel-de-Brandon, père de notre Sœur Rose-des-Anges; M.J.-Arthur Giroux, Québec, père de notre Sœur de-la-Nativité-de-Jésus; M.Joseph-E.Pelletier, Saint - Germain de Kamouraska, père de notre Sœur Joseph - Emile; Mme Georges Beaudet, Deschaillons, mère de notre Sœur Blanche-de-Castille; Mme Josaphat Paré, Saint-Denis-sur-Richelieu, mère de notre Sœur Saint-Josaphat; M.L.Pinsonnault.Montréal, frère de notre Sœur Marie-des-Lys; M.René Pigeon, Montréal, frère de notre Sœur Marie-Hortense; M.Jean Rinfret, Ottawa, frère de notre Sœur Claude-de-la-Colombière; M.Albert Chouinard, frère de notre regrettée Sœur Marie-Philippe; M.Benoît Mathieu, Saint-Narcisse de Champlain.frère de notre Sœur Sainte-Angélique; M.Rémi Fontaine, Montréal, frère de notre Sœur Léon-Marie; Mme M.Larose, Montréal, sœur de notre Sœur Marie-des-Martyrs; M.Rodolphe Beauregard, Détroit, Michigan, frère de notre Sœur Cyrille-de-l\u2019Enfant-Jésus; Mme Deguire, Montréal, grand-mère de notre Sœur Saint-Gabriel-Archange; M.Albert Towner, Québec; M.J.-Ferdinand Dion, Saint-Sylvestre, Lot-binière; Mlle N.Caron, Mme Lemarbre, Mlle D.Drouin, Mme Alfred Jodoin, M.Léo Valiquette.M.Noël Morin, M.Joseph Paquette, Mme Aimé Julien, Montréal; M.Gérard Bessette, Montréal-Nord; Mme Donat Charland, Verdun; M.Joseph Bourdon.Rosemont; M.Albert Hamelin, Bordeaux; Mme Fortunat Aubry, Dorval; M.Armand Lefebvre, Sainte-Rose-de-Laval; Mme Théodore Bédard, Mme Aidée Poissant, Mme Chs-Emile Larre, M.Orner Landry, M.Etienne Georges, M.F.Me-lillo.Saint-Jean; Mlle Mélina Cyr, Saint-Biaise; M.Alexis Guindon, Sainte-Anne-de-Bellevue; M.Joseph-A.Beauvais, Cau^hnawaga; M.Jean-Marc Durand, Mont-Laurier; Mme Aurèle Felx, Saint-Clet; M.Albert Dion, Sainte-Thérèse; M.Benoît Dufresne, Saint-Benoît; Mme Philippe Ménard.Sainte-Elisabeth; Mme Elphège Lavoie, Lavaltrie; M.Adélard Roberge, Saint-Thomas; M.Sévère Lasalle, Joliette; M.Georges Marsolais, Saint-Jacques de Montcalm; Mme Siméon Langevin, Champlain; M.I.-A.Gilbert, Cap-de-la-Madeleine; Mme Geo.Ratté, M.le Docteur J.-G.Larochelle, Mme Georges Fillion.Québec; M.Lionel Thériault, Cité Laflèche; M.Albert Ethier, Saint-Basile-le-Grand; M.et Mme Napoléon Parent, Saint-Isidore de Dorchester; Mme Zénon Boutin, Bureau Bernatchez; Mme Ludger Soucy, Saint-Antonin; M.Joseph Morency, Trois-Pistoles; Mme Jean Morin, Mme Alex.Madore, Mme Joseph Plourde, Saint-Moïse de Matapédia; Mlle Alleluia Talbot, Roberval; M.Adrien Frigon, Normandin; Mme Patrick Aubry, Ottawa; Mme Augustin Léger, Caraquet, N.-B.; M.et Mme François Rivard, Lewiston, Me.; Mlle Dorilda Beaulieu, Mlle Marie-Anna Raymond, Salem, Mass.; M.Eddie-J.Barton, Athol, Mass.; M.Ernest Lévy, Lowell, Mass.; Mme Xavier Grondin, Indian Orchard, Mass.; Mlle Emma Cournoyer, Taftville, Conn.; Mme Hormisdas Bélanger, Greenville, N.-H.; M.Fernand Biron, Hooksett, N.-H.; M.J.-Octave Bilodeau, St-Gervais, Bellechasse; *¦ ¦* 142 V Maisons des Soeurs Missionnaires de l\u2019immaculée-Conception AU CANADA MAISON MERE, 2900, Chemin Sainte-Catherine Côte-des-Neiges.Montréal 26.NOVICIAT, Pont-Viau, Montréal 40.OUTREMONT, 314 Chemin Sainte-Catherine Montréal 8.HOPITAL CHINOIS, 112 ouest, rue Lagauchetière Montréal 1.NOMININÜUE, comté Labelle, Qtié.RI MO US Kl, 85, rue Saint-Germain.JOLIETTE, 750, rue Saint-Louis.QUEBEC, 1073 ouest, rue Saint-Cyrille.VANCOUVER, Refuge de l\u2019Immaculée-Conception 236, rue Campbell.VANCOUVER, Hôpital du Mont-Saint-Joseph 3080, rue du Prince-Edouard.TROIS-RIVIERES, 1325, rue de la Terrière.GRANBY, 35, rue Dufferin.GRANBY, 279, rue Principale.CHICOUTIMI, 766, rue du Cénacle.SAINTE-MARIE DE BEAUCE, Qué.SAINT-JEAN, Qué., 430, rue Champlain.PERTH, N.-B., C.P.259.OTTAWA, Ont., 443, rue Gilmour.EDMUNDSTON, N.-B., 18, rue Saint-Jean.AUX ETATS-UNIS MARLBORO, Mass., 207 Pleasant Street.EN CHINE MAISON NOTRE-DAME-DE-FATIMA, 103 Austin Road, Kowloon, Hong Kong.NOTRE-DAME-DE-LA-PROTECTION, Clear Water Bay Road, Kowloon, Hong Kong.FORMOSE KUANHSI, Cheng Mou Yuen, Hsinchu Hsien, Taiwan, Free China.SHIH KUANG TSE, Catholic Church, Hsinchu Hsien, Taiwan.Free China.TAIPEI, 363, An Tung Chieh, Taiwan, Free China.SU AO, Catholic Mission, P.O.Box 2, Suao Yilanhsien, Taiwan, Free China.AU JAPON KORIYAMA, 96 Toramaru, Koriyania Shi, Fukushima Ken.WAKAMATSU, 480, sakae machi, Aizu Wakamatsu.TOKYO, 108-4 cho me, Fukazawa cho, Setagaya ku, EN ITALIE ROME, via Giacinto Carini, 8.A MADAGASCAR MORON DA VA, Madagascar.AM BOH 1 BAR Y, Madagascar EN BOLIVIE COCHABAMBA, Academia Comercial, Calle Oruro No 300, Casilla 1667.AU PEROU PUCALLPA, AUX ILES PHILIPPINES MANILLE, Immaculate Conception Anglo Chinese Academy, Gen.Luna St., Intramuros.MANILLE, 2212 S.del Rosario St., Tondo.LAS PINAS, Rizal.MATI, Davao Province.DAVAO City, Our Lady of Good Counsel Hall.PADADA, Davao Province.BAGUIO, City, 11, Pacdal, Mountain Province.AUX ANTILLES LES CAYES, Haiti.LES COTEAUX, Haiti.ROCHE-A-BATEAU, Haiti.PORT-SALUT, Haiti.CAMP-PERRIN, Haiti.MIREBALAIS, Haiti.LIMBE, Haiti.CAP-HAITIEN, Haiti.CHANTAL, Haiti.TROU-DU-NORD, Haiti.PORT-AU-PRINCE, cité no 2, Haiti.DESCHAPELLES, Hôpital Albert Schweitzer, Boîte Postale no 4, Saint-Marc, Haiti.LA BOULE, Haiti.MERCEDES, Province de Matanzas, Cuba.MARTI, Province de Matanzas, Cuba.MANGUITO, Province de Matanzas, Cuba.LOS ARABOS, Province de Matanzas, Cuba.MAXIMO GOMEZ, Prov.de Matanzas, Cuba.COLON, Province de Matanzas, Cuba.SAN JOSE de LOS RAMOS, Prov.de Matanzas, Cuba.EN AFRIQUE KATETE MISSION.Champira P.O.Nyasaland, B.C.Africa.MZAMBAZ1 MISSION, Kafukule, P.O.Nyasaland, B.C.Africa.RUMPI MISSION, Rumpi, P.O.Nyasaland, B.C.Africa.KARONGA MISSION, Karonga P.O.Nyasaland, B.C.Africa.KASEYE MISSION, Fort Hill P.O.Nyasaland, B.C.Africa.MZUZU, Convent School, Mzuzu P.O., Box 24, Nyasaland, B.C.Africa.NKATA BAY MISSION, Nkata Bay P.O.Nyasaland.B.C.Africa.FORT JAMESON, P.O.Box 107 Northern Rhodesia, B.C.Africa.KAN YANG A MISSION, Lundazi P.O.Northern Rhodesia, B.C.Africa.NYIMBA MISSION, Sacred Heart Hospital, Northern Rhodesia, B.C.Africa. 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