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Titre :
Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Éditeurs :
  • Outremont, Montréal :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception,1920-,
  • Ville de Laval :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Contenu spécifique :
Mars - Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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Références

Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1935-03, Collections de BAnQ.

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[" 1 à m Vol.VIII.16= annee Montreal, Mars-Avril 193o Œuvres des Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Conception AU CANADA MAISON MÈRE, 314, ch.Ste-Catherine, Outremont, près Montréal (F.en 1902) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Procure des missions.Atelier d\u2019ornements d\u2019église, de bro(^rie, de dentelle et de peinture pour le soutien de la Maison Mère et du Noviciat.Ecole de formation de catéchistes chinoises.Cercles de couture de dames et de demoiselles.Diffusion d\u2019une revue missionnaire: Le Précurseur.Bibliothèque missionnaire gratuite.NOVICIAT, Pont-Viau (près Montréal), Cté Laval HÔPITAL ET DISPENSAIRE CHINOIS, 112 ouest, rue Lagauchetière, Montréal Enseignement du catéchisme aux Chinois.\t(Fondée en 1918) Les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception visitent aussi les Chinois malades dans les hôpitaux catholiques ou protestants lorsqu\u2019on les y appelle.NOMININGUE, P.Q.(Béthanie) (Fondée en 1914) VILLE DE RIMOUSKI, rue St-Germain (Fondée en 1918) École apostolique pour les aspirantes aux missions.Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Atelier d\u2019ornements d\u2019église.Ouvroir pour les missions.Jardin de l\u2019Enfance.Cours privés de français, d\u2019anglais, de musique et de peinture.VILLE DE JOLIETTE, 100, rue St-Louis (Fondée en 1919) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Adoration du saint Sacrement.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Atelier d\u2019ornements d\u2019église.Ouvroirs pour les missions.VILLE DE QUÉBEC, 4, rue Simard (Fondée en 1919) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Récollections pour jeunes filles.Ouvroir pour les missions.Leçons privées de peinture.VILLE DE VANCOUVER, 236, Campbell (Fondée en 1921) Hôpital Oriental.Refuge et dispensaire pour les Chinois.Cours privés de langues et de catéchisme pour les enfants et adultes chinois.Visite des Chinois à domicile.VILLE DES TROIS-RIVIÈRES, 466, rue Bonaventure (Fondée en 1926) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Œuvre chinoise.Ouvroir pour les missions.Jardin de l\u2019Enfance.QUÉBEC, 651, rue St-Cyrille (Fondée en 1928) Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Ouvroir pour les missions.VILLE DE GRANBY, 64, rue Ottawa (Fondée en 1930) Bureau diocésain de l\u2019Œuvre de la Sainte-Enfance.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Patronage pour jeunes filles.Cercles de couture pour les missions.École.Jardin de l\u2019Énfance.CHICOUTIMI, 61, rue Jacques-Cartier (Fondée en 1930) Bureau diocésain de l\u2019Œuvre de la Sainte-Énfance.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Cercle de couture pour les missions.Patronage pour jeunes filles.VILLE DE GRANBY, 285, rue Principale (Fondée en 1931) Patronage de « l\u2019Immaculée-Conception » pour jeunes filles.SAINTE-MARIE DE BEAUCE (Fondée en 1932) École apostolique.VILLE DE RIMOUSKI, rue St-Jean-Baptiste (Fondée en 1932) Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Jardin de l\u2019Énfance.(A suivre à la page 3 de la couverture) À Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935 Prière d\u2019aider les Soeurs Missionnaires de rimmacuIée-CoDception à soutenir leurs œuvres en leur procurant du travail ES Sœurs Missionnaires de l\u2019Immacu-LÉE-CoNCEPTiON Ont un atelier d\u2019ornements d\u2019église et de lingerie sacrée, pour le soutien de leur Maison Mère et de leim Noviciat.Qu\u2019on veuille bien remarquer que les missionnaires doivent subir une préparation de plusieurs années avant de pouvoir aller travailler dans les champs de l\u2019apostolat.A des conditions faciles, on peut se procurer à l\u2019atelier des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, 314, chemin Sainte-Catherine, Outremont, Montréal, les articles mentionnés dans la page intitulée « Encourager notre atelier.».En outre, on peint sur commande des bouquets spirituels de toutes sortes, calendriers avec images de la sainte Vierge, de la sainte Famille, de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, de sainte Bernadette Soubirous et des missions, souvenirs de première communion et confirmation ainsi que brassards, scapulaires, Agnus Dei, insignes pour congrégations, monogrammes, tableaux divers, coussins et différents objets de fantaisie.On fait aussi les Enfants-Jésus en cire de toutes grandeurs.On recommande d\u2019une manière toute spéciale les broderies et dentelles de Chine.Ces dentelles sont fabriquées par les orphelines chinoises.En encourageant ces ventes, l\u2019on coopère au salut de tant de jeunes païermes qui reçoivent dans les ouvroirs catholiques, avec le gain de la vie, la lumière de la foi. 4.É iViX DOMNfe nm DEMANDE V0Tit£ kEûNË t* \"S' ™\u2018^^SS£ saint-J^^ k^A-' î4-«\tt!?'. Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935 Encourager notre atelier c\u2019est venir en aide à nos missions Chasuble, damassée, galon de soie.$ 17.00 et $ 25.00 »\tmoire antique avec beau sujet.\t25.00\t»\t35.00 »\tmoire antique, riche broderie d\u2019or.\t75.00\t»\t100.00 »\ten velours, galon et sujets dorés .\t35.00\t»\t40.00 » drap d\u2019or fin, sans ou avec une très riche broderie d\u2019or à la main\t50.00\t»\t90.00 Voile huméral.7.00\t»\tplus Chape, damas, galon\tde soie\tet\tdoré.\t30.00\t»\t50.00 » moire antique, avec riche broderie d\u2019or.70.00\t»\t90.00 » drap d\u2019or, avec beau sujet et broderie d\u2019or\ten\trelief à\tla\tmain\t100.00\t»\t150.00 Aube, avec dentelle guipure.\t8.00\t»\tplus Surplis en toile avec dentelle.5.00\t»\t» Tapis d\u2019autel en feutre, vert ou rouge\t5.00\t»\t» Voile de tabernacle.\t,\t5.00 »\t» Voile de ciboire.4.00\t»\t» Signet pour bréviaires, peint.1.00\t»\t» Collier pour « Ligue du Sacré-Cœur » .\t8.00\t»\t» Grande variété de bannières et de dais confectionnés à notre atelier.Drapeaux en soie, brodés et peints à la main.Hampe en chêne.Lance et raccord cuivre verni or.Frange or mi-fin au bout flottant.Description et prix donnés sur demande.Longueur 5 pouces.$ 2.50 7\t»\t 4.00 9\t»\t 7.00 12\t»\t 14.00 Lingerie d\u2019autel' ENFANTS-JESUS EN CIRE Longueur 14 pouces.17\t» 22 » .$16.00 .25.00 .35.00 Petites.Grandes.Amicts\t\t.$12.00 la Amicts, toile 2® qualité\t10.80 » Corporaux\t\t8.50 » Manuterges .\t4.50 » Purificatoires\t\t5.00 » Pales\t\t.\t.\t4.00 » Nappes d\u2019autel .\t.\t6.00 ch les hosties aux prix suivants:\t \t$1.20 le mille \t0.40 » cent m Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avnl 1935 MOYENS PRATIQUES d\u2019aider les Sœurs Missionnaires de rimmaculée'Conception En contribuant par des aumônes à : L\u2019agrandissement de la chapelle de la Maison Mère .La construction de chapelles en pays de missions.Entretien annuel de la lampe du sanctuaire dans nos maisons du Canada et en pays de missions .$ Fondation d\u2019une bourse pour le soutien d\u2019une Sœur missionnaire.Entretien annuel d\u2019une vierge catéchiste.Entretien et instruction armuels d\u2019une orpheline.Fondation d\u2019un berceau à perpétuité.Soins annuels d\u2019un lépreux ou lépreuse Entretien mensuel d\u2019un berceau.Rachat d'un bébé viable.Rachat d\u2019un bébé moribond.Entretien mensuel d\u2019une Sœur missionnaire.Entretien mensuel d\u2019une novice se préparant pour les missions.S\u2019abonner au Précurseur.20.00 ,000.00 50.00 40.00 200.00 60.00 5.00 5.00 0.25 10.00 10.00 1.00 Les aumônes que vous donnerez aux missionnaires, les secours que vous leur porterez seront employés au mieux pour la gloire de Dieu et ils seront pour vous le placement le plus rémunérateur, le plus sûr, le « cent pour un » promis par Jésus-Christ.Le missionnaire ne doit pas être seul à se sacrifier.Il faut que tous les chrétiens s\u2019unissent et viennent en aide à son travail par leurs prières et leurs aumônes. Notice de l\u2019Institut des Soeurs Missionnaires de rimmaculée-Conception De toutes les avvres divines, la plus divine, c*est de coopéiet avec Dieu au salut des âmes.S.Denis Origine \u2014 Cet Institut, destiné aux missions étrangères, débuta le 3 juin 1902 à Notre-Dame-des-Neiges, près Montréal, sous le bienveillant patronage de Son Excellence Mgr Paul Bruchési et sous la direction de feu l\u2019abbé Gustave Bourassa, curé de Saint-Louis-de-France.Le 1\" mai 1903, la Communauté naissante se transporta au numéro 27, chemin Sainte-Catherine, Outremont.En décembre 1904, Mgr l\u2019Archevêque de Montréal, se trouvant à Rome pour prendre part aux fêtes du cinquantenaire de la proclamation du dogme de l\u2019immaculée Conception, soumettait à Sa Sainteté Pie X l\u2019œuvre projetée.« Fondez, Monseigneur, lui dit alors l\u2019auguste Pontife, et toutes les bénédictions du ciel descendront sur le nouvel Institut, auquel vous donnerez le nom de Société des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Con-ception.» Le 8 août 1905, anniversaire de sa consécration épiscopale.Son Excellence Mgr Bruchési recevait les vœux des deux premières religieuses et donnait le saint Habit à trois postulantes.En 1909, sur l\u2019appel de Son Excellence Mgr Mérel, vicaire apostolique du Kouang-Tong, la Société ouvrait à Canton, Chine, sa première maison.En 1913, la Mission catholique lui confiait l\u2019importante Léproserie de Shek Lung, et en 1916 le gouvernement chinois lui donnait la direction d\u2019une nouvelle Crèche à Tong Shan, près Canton h But de la Société.\u2014 Le but de la Société des Sœurs Missionnaires de rimmaculée-Conception est la propagation de la foi chez les nations infidèles, en esprit d\u2019action de grâces.En conséquence, chaque sujet, par l\u2019émission des vœux dans la Société, voue à Dieu ses forces et sa vie à l\u2019extension du règne de Jésus-Christ et de son Immaculée Mère, comme un holocauste de perpétuelle reconnaissance, tant en son nom qu\u2019en celui de tous les hommes.Esprit de la Société.\u2014 Les vertus qui doivent caractériser les Sœurs Missionnaires de rimmaculée-Conception, sont: la reconnaissance, l\u2019humilité, l\u2019obéissance, la charité, la joie spirituelle, l\u2019amour du travail et de la vie cachée, l\u2019esprit de foi et de prière, le zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.Œuvres en pays infidèles.\u2014 L\u2019exercice de toutes les œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle: instruction des enfants indigènes, des catéchumènes et des néophytes; formation de religieuses indigènes et de vierges catéchistes, assistance des mourants païens et chrétiens; crèches, orphelinats, écoles de gardes-malades, écoles industrielles, ouvroirs, dispensaires, léproseries, etc.Œuvres en pays chrétiens.\u2014 Diffusion des Œuvres de la Sainte-Enfance et de la Propagation de la Foi, ainsi que des revues faisant connaître les missions.1.Voir adresses des autres Missions sur la couverture. Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935 Création d\u2019écoles apostoliques ou maisons de recrutement.Procures où l\u2019on reçoit les dons en argent et en nature pour les missions.Écoles pour les enfants des nations idolâtres résidant au pays; direction de cours spéciaux pour les adultes païens; instruction religieuse des catéchumènes et assistance des mourants chinois, nègres, etc.Ligues de prières et de sacrifices pour l\u2019extinction des sociétés antireligieuses.Retraites fermées pour les dames et les jeunes filles.Exercices spirituels.\u2014 Persuadées que la piété est l\u2019aliment de la charité et du zèle, et qu\u2019elle est indispensable aux œuvres qui leur sont propres, les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception joignent la vie contemplative à la vie active.Elles vaquent aux exercices suivants: Audition de la sainte messe.Oraison matin et soir.Lectures spirituelles.Récitation du Rosaire en commun.Chemin de la croix en commun.Retraites mensuelles et annuelles.Heures d\u2019adoration devant le saint Sacrement exposé: chaque dimanche et vendredi de l\u2019année et à toutes les fêtes de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge, le saint Sacrement est exposé toute la journée.Il est aussi exposé tous les jours de l\u2019année dans les lieux où l\u2019Ordinaire du diocèse le désire.Fêtes principales.\u2014 La Pentecôte et l\u2019Immaculée-Conception.Conditions d\u2019admission au Noviciat.\u2014 La première des qualités exigées des aspirantes au Noviciat est un ardent désir de se dévouer à l\u2019Œuvre des Missions.Elles doivent y ajouter certaines qualités naturelles: jugement sain, droiture, simplicité, générosité et force de caractère.L\u2019Institut ne comptant qu\u2019une seule catégorie de religieuses, toutes, par des aptitudes spéciales, doivent être en condition de se rendre utiles.Les jeunes personnes qui n\u2019ont pas fait des études complètes sont admises pourvu qu\u2019elles aient une instruction au moins élémentaire et qu\u2019elles possèdent d\u2019autres aptitudes, telles que: science du ménage, de la cuisine, de la couture, etc., ou encore qu\u2019elles aient des connaissances de la musique ou de la peinture.Les aspirantes sont aussi tenues de produire les certificats suivants: extraits de baptême et de confirmation, billet de recommandation de leur curé ou de leur confesseur, certificat de santé du médecin et consentement écrit des parents si le sujet est mineur.La durée du postulat est de six mois, celle du noviciat, de deux ans.Pendant le Noviciat, les novices étudient la vie religieuse, s\u2019exercent à la pratique des vertus, s\u2019imprègnent de l\u2019esprit de l\u2019Institut, en apprennent les règles et usages et se préparent de loin à la vie apostolique à laquelle elles se destinent.La durée des vœux annuels est de trois ans.Pendant les vœux annuels, les jeunes professes se préparent plus directement à la vie de mission.A l\u2019expiration des trois années des vœux annuels, la professe se consacre irrévocablement à Dieu par l\u2019émission des vœux perpétuels.* ?Le 1\u201c^ mars 1925, l\u2019Institut des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception recevait de Sa Sainteté Pie XI un Bref de louange et l\u2019approbation de ses Constitutions, et le 7 mars 1933, l\u2019Institut recevait du Saint-Siège son approbation définitive ainsi que celle de ses Constitutions.Le 14 mai 1933, l\u2019éminentissime cardinal Pierre Fumasoni-Biondi, préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande, fut nommé protecteur de l\u2019Institut, en remplacement de S, Ém.le cardinal G.Van Rossum, décédé le 30 août 1932. a Ô NOTRE MÈRE, PROTÉGEZ TOUS NOS BIENFAITEURS » â>œurs Jîlissîonnatres bc rilmmaculée=Conccption Publié avec Vautorisation de Monseigneur VArchevêque de Montréal \\ OL VIII.16\" année Montréal, Mars-Avril 1935 No 2 4'^ SOMMAIRE TEXTE Le cpeur de saint Joseph\t.\tLe Pricurbeur 66 Hautes nominations.\t69 La sainte Famille, modèle de la famille chrétienne Abbé Perdrait 70 La fête de l\u2019Annonciation de la Très Sainte Vierge Abbé C.Rolland 73 Notre-Dame de la Victoire .Gisèle et M.-Huguelte Morin 76 L\u2019Ame chinoise.Shin-Lou-Ti 80 Roses effeuillées .84 Vingt-cinq années d\u2019apostolat à Canton.Chine\t86 Échos de nos Missions.\t96 Extrait des Chroniques du Noviciat\t120 Reconnaissance \u2014 Recommandations \u2014 Nécrologie\t125 gravures (hors-texte) 66 Enfants chinois priant pour nos bienfaiteurs Notre bon père saint Joseph .S.Exc.Mgr A.-O.Comtois, évêque des Trois-Rivières La sainte Famille\t.L\u2019Immaculée Vierge Marie .S.Exc.Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal S.Exc.Mgr Jean-Marie Mérel, évêque de Canton, décédé en 1932 Vierges catéchistes de Canton, Chine .Un coin de la Crèche de Canton, Chine École du Saint-Ésprit, Canton, Chine Au dispensaire de Canton, Chine Maison chinoise .Heureux vieillards de Tsungming, Chine Vieilles femmes du Refuge de Tsungming, Chine Couvent des religieuses Auxiliatrices du Purgatoire, Sienhsien, Chine A la mission de Süchow, Chine Sous le soleil de Chine.Au Couvent des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, Wakamatsu, Japon\t.\t.Église de la Mission de Wakamatsu, Japon.Costume national des jeunes Japonaises 68 70 72 87 88 90 93 94 95 101 105 108 110 112 113 116 118 119 If If f I If If If If If If W.w.if k ïc Cœur be ^amt fosept) Or, le bon saint Joseph, par l\u2019ordre du Seigneur, Ici-bas commandait à Jésus, à Marie; Croirait-on, maintenant, qu\u2019en la sainte Patrie Il n\u2019ait plus de pouvoir sur son trône d\u2019honneur ?Ah! non, non, sûrement, et chacun le conçoit: Dans les hauteurs des deux, il a grande puissance; Auprès du divin Roi son crédit est immense.Ses désirs sont un ordre et sa voix est un droit. Mais ce qu'en saint Joseph l\u2019on semble par moment Ignorer, oublier, c\u2019est sa grande tendresse.Sa douce charité, sa touchante largesse.C\u2019est son Cœur, en un mot, si bon et si aimant.Ce Cœur si généreux ne pense qu\u2019à donner.Mais qui comblera-t-il de grâces merveilleuses.De secours abondants, de faveurs précieuses ?\u2014 Tous ceux qui, à son Cœur, iront se confier.Les vierges trouveront en lui un protecteur.Il les saura garder, soutiendra leur faiblesse.Comme il protégera l\u2019enfance et la vieillesse; Il sera leur soutien, leur sage pourvoyeur.Le pauvre, l\u2019affligé, le pécheur, le mourant Qui le prient avec foi, amour et confiance.Reçoivent sans délai une entière assistance.Car plus il peut donner, plus son bonheur est grand.Sachons donc profiter du puissant protecteur Que Dieu nous a donné pour patron et pour père.Invoquons-le souvent, et notre humble prière Fera toujours écho en son aimable Cœur.Le Précurseur y \u20acxc.ülgr ^lfreb=(0bilon Comtoîô NOMME EVEQUE DES TROIS-RIVIERES LE 24 DÉCEMBRE 1934 !/ Les Sœurs Missionnaires de VImmaculée-Coneeplion.par la voix du Précurseur, sont heureuses d\u2019offrir au nouvel évêque des Trois-Rivières leurs respectueuses félicitations et leurs vœux ardents de fructueuse et longue carrière épiscopale. fautes nominationô Le 24 décembre dernier, S.Exc.Mgr Alfred-Odilon Comtois, évêque titulaire de Barca et auxiliaire des Trois-Rivières, a été appelé par Sa Sainteté Pie XI à succéder, sur le siège épiscopal de cette ville, à S.Exc.Mgr F.-X.Cloutier, décédé le 18 septembre 1934.S.Exc.Mgr Comtois est né aux Trois-Rivières le 5 mars 1876.Il fut ordonné prêtre le 25 septembre 1898; nommé évêque titulaire de Barca et auxiliaire des Trois-Rivières le 26 février 1926, il fut consacré au mois de juillet suivant par S.Exc.Mgr F.-X.Cloutier, dans la cathédrale des Trois-Rivières.S.Exc.Mgr Comtois est le quatrième prélat de l\u2019Église trifluvienne.S.Exc.Mgr James Charles McGuigan, archevêque de Régina, Saskatchewan, a été transféré par Sa Sainteté Pie XI au siège de Toronto.Il succède à feu S.Exc.Mgr Neil McNeil.Mgr McGuigan est né à Hunter River (Ile-du-Prince-Édouard) le 26 novembre 1894.Il fut ordonné prêtre le 26 mai 1918, nommé archevêque de Régina le 31 janvier 1930, et sacré à Edmonton le 15 mai suivant.Mgr McGuigan devient le huitième évêque et le sixième archevêque de Toronto.M.l\u2019abbé Raphaël H.Dignan, curé de la paroisse de l\u2019Immaculée-Conception de Windsor, Ontario, a été élevé par le Saint-Siège à l\u2019évêché du Sault-Sainte-Marie.Il succède à Mgr J.-D.Scollard, décédé il y a quelques mois.Le deuxième évêque du Sault-Sainte-Marie est né à London, où il fut ordonné prêtre le 29 mars 1915.Après avoir été vicaire à la cathédrale Saint-Pierre, il fut nommé curé de Chatham, Ont.Il était curé de l\u2019Immacu-lée-Conception depuis quelques armées.A chacun de ces hauts dignitaires de la sainte Église, le Précurseur se permet d\u2019offrir l\u2019hommage de sa profonde vénération, de ses vives félicitations et de ses meilleurs vœux. Ha ê>amte JfamtUe MODÈLE DE LA FAMILLE CHRÉTIENNE A maison de Nazareth n\u2019a pas été seulement, pour Notre-Seigneur Jésus-Christ, un sanctuaire, où il a adoré son Père ; un atelier, où il a partagé le travail des artisans; elle lui a été un foyer, où il a sanctifié la famille.En adorant son Père, il a appris à tous les chrétiens la religion de l\u2019esprit et de la vérité; en se mêlant aux artisans, il a attiré à lui la multitude des pauvres; en purifiant le foyer domestique, il a sanctifié la source du genre humain; il nous a offert le modèle d\u2019une famille chrétienne.La famille de Joseph est le type de la famille évangélique: aussi les fidèles l\u2019ont appelée la sainte Famille.Elle est composée des trois plus saintes personnes de la terre: le juste Joseph, Marie, la mère d\u2019un Dieu, Jésus, le Fils de Dieu fait homme; deux époux et un enfant; le père, la mère, le fils.Ils vivent tous les trois, sous l\u2019influence d\u2019une grâce que la terre ne connaît pas encore.Les deux époux sont unis devant Dieu par des liens qu\u2019ils regardent comme sacrés et indissolubles: avant que Jésus-Christ ait proclamé la sainteté du mariage chrétien, ils en ont l\u2019esprit.Joseph ne regarde pas Marie comme une esclave, comme une servante, mais comme une compagne bien-aimée.Ils marchent d\u2019un pas égal, dans la pureté de leur cœur.Si un ancien a pu dire de l\u2019amitié qu\u2019elle n\u2019est autre chose que le parfait accord de deux âmes sur les choses divines et humaines (Cicéron, De Amicitiâ, VI), on peut le dire, mieux encore, de l\u2019union de nos époux de Nazareth.Servir Dieu, élever l\u2019Enfant que Dieu leur a donné est l\u2019unique pensée de leur vie.Ils ont un fils, Joseph est son père d\u2019adoption; Marie, sa mère par le sang.Joseph n\u2019est pas un père païen, ayant droit de vie et de mort sur son enfant.Ce pouvoir terrible s\u2019est adouci en ses mains.C\u2019est l\u2019amour paternel qui l\u2019inspire.Il a trouvé en son fils le Fils de Dieu fait homme; il ne peut plus lui commander à la façon des autres hommes.Il exercera vis-à-vis de Jésus ses droits paternels, parce que ces droits sont imprescriptibles: un père doit toujours commander à son fils; toujours il doit le diriger, l\u2019élever, être son chef.Mais, si Joseph ordonne, ce sera dans un esprit de foi, sachant à qui il parle; il ne demandera à Jésus que ce que Dieu commande.Il partagera l\u2019autorité que Dieu lui a donnée avec Marie son épouse; Elle a sur son fils les mêmes droits que son père, Montréal LE PRÉCURSEUR Mare-Avril 1935\t71 C\u2019est l\u2019esprit de l\u2019Évangile qui soufPe sur la famille.Le père et la mère des baptisés feront comme Joseph et Marie; ils auront pour leurs enfants des sentiments d\u2019amour et de révérence.Ils se regarderont comme les mandataires de la Providence vis-à-vis d\u2019eux.La foi leur fera découvrir en leurs fils, non des fils de Dieu par nature, mais des enfants de Dieu par grâce et par adoption; des âmes régénérées dans le sang d\u2019un Dieu, appelées à hériter du ciel ; ils les élèveront pour Dieu et l\u2019éternité.Que dire du divin Enfant?comment n\u2019aurait-il pas la plénitude de l\u2019esprit nouveau qu\u2019il apporte sur la terre ?Venu dans ce monde pour faire la volonté de son Père céleste, il en trouve l\u2019expression sur les lèvres de ses parents.Joseph et Marie lui sont comme des images vivantes de Dieu; leurs ordres sont pour lui des ordres du ciel.C\u2019est pourquoi il les vénère et n\u2019a pas d\u2019autre pensée que de leur obéir.L\u2019obéissance chrétienne donne en Jésus son premier fruit; semence divine qui se répandra sur tous les enfants de l\u2019Église.Voilà donc la famille chrétienne reconstituée.Chacun des membres qui la composent est à sa place, accomplissant les devoirs que Dieu lui a fixés.C\u2019est Jésus qui en est la grâce; bien que placé au dernier rang, c\u2019est lui qui la fait passer à son père et à sa mère.En demeurant trente ans à l\u2019intérieur de la maison de ses parents, il a régénéré la famille, il l\u2019a sanctifiée.Il a fait du foyer de Nazareth une école où il appelle tous les chrétiens.C\u2019est au milieu de sa famille que le jeune chrétien se formera à la vertu.Rien ne remplacera, pour lui, cet apprentissage du bien passé sous les yeux de son père et de sa mère.Ce ne sera qu\u2019après s\u2019être exercé pendant de longues années aux vertus du foyer, qu\u2019il pourra songer à se produire au milieu des hommes.Qu\u2019il y en ait qui pensent à quitter leur famille, pour aller évangéliser les peuples; Dieu sait inspirer de ces sublimes résolutions.Mais avant de les exécuter, il faudra que nos jeunes apôtres aient fait un long stage dans la maison de leurs parents, et qu\u2019ils aient appris, à l\u2019exemple de Jésus, à obéir et à attendre le jour de Dieu.La généralité des hommes est appelée à vivre de la vie de famille, à l\u2019intérieur de leur maison.C\u2019est au foyer domestique que le chrétien trouve ceux qu\u2019il doit le plus aimer, ceux pour qui il devra se dévouer jusqu\u2019à la mort.Sa maison renferme son devoir, sa grâce, la paix, le bonheur.La plupart des hommes sont malheureux parce qu\u2019ils n\u2019ont pas su garder leur foyer.Ils se sont ennuyés de la vie de famille; ils ont cherché au dehors des distractions faciles, des divertissements malsains, des plaisirs sans contrôle.Rien de plus antichrétien, rien de plus funeste aux mœurs publiques.Voilà pourquoi l\u2019exemple de Jésus à Nazareth est d\u2019un si grand prix.Avant d\u2019aller évangéliser le peuple, le Fils de Dieu fait homme ne pouvait plus dignement employer son temps qu\u2019à sanctifier, par ses exemples et ses mérites, le foyer où ses disciples devaient passer leur vie entière.Il honorait la vie de famille, il y acclimatait la grâce chrétienne.Il nous donnait le modèle de ces vertus modestes et de chaque jour, auxquelles le bonheur de l\u2019homme est attaché.Abbé Perdrau i- .W>5 ecœsnaLiiü Doa)ira Quiconque, disait la Très Sainte Vierge à sa fidèle servante sainte Gertrude, me rappellera avec affection la joie que j'ai ressenlie en prononçant ces paroles: Voici la servante du Seigneur, je lui prouverai combien véritablement je suis sa mère, et je serai toujours fidèle à le secourir. ILa fête lie l\u2019^nnoneiation be la ÎIrèô âiainte Vierge \u2019EST le 25 mars que nous célébrons, par une fête liturgique, le souvenir de l\u2019Incarnation du Fils de Dieu, parce que, d\u2019après la tradition, c\u2019est le 25 mars que ce mystère s\u2019est opéré.Cette fête est très antique.Elle remonte aux temps apostoliques, d\u2019après les doctes Bollandistes qui appuient leur sentiment sur ce fameux principe de saint Augustin: « Tout ce que tient l\u2019Église universelle et n\u2019a pas été établi par les conciles, mais toujours observé, doit être regardé comme de tradition apostolique.» Du moins, cette solennité est très ancienne.Elle est mentionnée dans le martyrologe attribué à saint Jérôme.Saint Augustin en parle dans ses écrits.Le dixième Concile de Tolède, en 656, constatait et sanctionnait l\u2019usage universel de l\u2019Occident de célébrer cette fête qu\u2019il appelle la fête par excellence de la Mère de Dieu.En 692, le Concile de Constantinople confirmait la même coutume pour l\u2019Orient.L\u2019Église protestante d\u2019Angleterre a continué, depuis son schisme, à observer cette fête et à la chômer d\u2019obligation, comme auparavant, avec jeûne et vigile; c\u2019est en ce jour qu\u2019elle commence son année ecclésiastique.Qu\u2019elles sont belles les paroles du texte évangélique qui expose si divinement le mystère de l\u2019Annonciation! Écoutons-les avec tout le respect et tout l\u2019amour de nos cœurs.« L\u2019ange Gabriel fut envoyé par Dieu en une ville de Galilée appelée Nazareth, à une vierge mariée à un homme de la maison de David nommé Joseph; et cette vierge s\u2019appelait Marie.L\u2019ange, étant entré où elle était, lui dit: « Je vous salue, ô pleine de grâce, le Seigneur « est avec vous; vous êtes bénie entre toutes les femmes.» Mais elle, l\u2019ayant entendu, fut troublée de ses paroles et elle se demandait quelle pouvait être cette salutation.L\u2019ange lui dit: « Ne craignez point, Marie, car vous avez « trouvé grâce devant Dieu.Voilà que vous concevrez en votre sein et vous « enfanterez un fils et vous lui donnerez le nom de Jésus.Il sera grand et « sera appelé le Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de « David son père, et il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son « règne n\u2019aura point de fin.» Alors Marie dit à l\u2019ange: « Comment cela se « fera-t-il, car je ne connais point d\u2019homme?» L\u2019ange lui répondit: « Le « Saint-Esprit surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira « de son ombre.C\u2019est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous sera appelé « le Fils de Dieu.Et voilà qu\u2019Élisabeth votre cousine a conçu aussi elle-« même un fils dans sa vieillesse; et c\u2019est maintenant le sixième mois de celle « qui est appelée stérile, parce qu\u2019il n\u2019y a rien d\u2019impossible à Dieu.» Alors Marie dit: « Voici la servante du Seigneur, qu\u2019il me soit fait selon votre « parole.» Et l\u2019ange se sépara d\u2019elle.» Quelle peinture admirable! Quel drame sublime de virginale simplicité! Saint Augustin, dit un pieux commentateur, souhaitait que la première page de l\u2019Évangile selon saint Jean, où se trouve décrite la génération du Verbe incarné, fût gravée en lettres d\u2019or dans toutes les églises de la terre, Cette 74 Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935 page incomparable a un pendant: c\u2019est celle que je viens de rapporter où, depuis bientôt deux mille ans, le genre humain peut lire en quel temps, en quel lieu, de quelle manière et dans quelles circonstances « le Verbe s\u2019est fait chair afin d\u2019habiter parmi nous ».Parmi tant de pages écrites pour exposer la suite de l\u2019histoire humaine, il n\u2019y en a pas une seule comparable à celle-là.Il n\u2019y en a point de plus belle et de plus haute importance.Elle contient le nœud des rapports de Dieu avec les hommes.Elle renferme en abrégé toutes les gloires, tous les privilèges, toutes les, excellences de Marie.Quoi d\u2019étonnant que l\u2019Église ne cesse aujourd\u2019hui de la proposer à notre méditation: à la messe dans l\u2019Évangile, aux vêpres dans les Antiennes, à l\u2019office de Matines dans les Répons, aux Laudes! Jamais on ne pourra trop l\u2019approfondir' chacune des paroles qui la composent est un abîme d\u2019amour! Le mystère de l\u2019Annonciation est si excellent et si extraordinaire, il a im retentissement si profond dans toutes les relations du Créateur avec la créature, qu\u2019il ne suffit pas d\u2019un jour dans l\u2019année pour en honorer le souvenir.Voilà pourquoi il est célébré tous les jours; et c\u2019est ce qui distingue la solennité de l\u2019Annonciation de toutes les autres solennités.Pourquoi tous les jours, au saint autel, pendant l\u2019adorable sacrifice, le célébrant fait-il la génuflexion et les assistants s\u2019inclinent-ils profondément à ces paroles du Credo: Et incarnatus est.ex Maria Virgine, et homo factus est, et à ces mots du dernier évangile: Et Verbum caro jactum est?C\u2019est pour honorer l\u2019Incarnation du Fils de Dieu.Une autre forme, plus expressive encore, du culte quotidien, du grand mystère qui nous occupe, est la récitation de la Salutation angélique; XAve Maria, cette prière si auguste si on la considère dans ceux qui l\u2019ont composée, cette prière si parfaite comme louange et comme supplication, cette prière où sont si bien déclarés tous les titres de gloire et de bonté de la très Sainte Vierge.Or, VAve Maria est comme le mémorial abrégé et officiel de l\u2019Annonciation, mémorial extrêmement agréable à la divine Marie.Et ce souvenir si parfait de l\u2019Annonciation, ce mémorial si délicieux au saint Cœur de Marie, est répété des millions et des millions de fois chaque jour, dans tout l\u2019univers catholique.Chaque jour, Y Ave Maria, comme un murmure immense de louange et de prière, monte sans cesse de tous les points du globe vers le trône de Jésus et de Marie.Chaque jour il est dit dans la prière publique, et il est répété sans cesse par les fidèles dans les prières particulières, spécialement dans la récitation du chapelet et du rosaire.C\u2019est la prière de tous: des justes et des pécheurs, des enfants et des vieillards, des savants et des simples, des pau'vres et des riches, des malades et des affligés.Oh! qu\u2019elle est magnifique cette fête quotidienne et incessante de l\u2019Incarnation du Verbe! S\u2019en peut-il une plus parfaite?Oui, j\u2019ose le dire, et cette nouvelle manière d\u2019exalter Marie, mère du Fils de Dieu fait homme, je la trouve dans l\u2019incomparable prière qu\u2019on appelle VAngélus.U Angélus, quelle splendide glorification de l\u2019Annonciation! Quelle continuité, quelle universalité, quelle solennité! J\u2019y retrouve le récit abrégé Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935\t75 mais saisissant du grand mystère, les trois scènes de ce drame divin dont la conclusion est le salut du monde.Et V Angélus se dit chaque jour à trois rejirises.Et il est récité partout où il y a une église catholique.Et pour mieux célébrer les abaissements du Fils de Dieu et la grandeur de Marie, l\u2019airain sacré, chose unique dans le culte chrétien, s\u2019ébranle trois fois par jour, à l\u2019aurore, au crépuscule du soir, dans la pleine lumière de midi, dans les tours des grandes cathédrales et dans les clochers des plus humbles villages.Et trois fois par jour l\u2019écho des grandes paroles prononcées, il y a déjà plus de dix-neuf siècles, résonne au fond des vallons, au sommet des montagnes, sur les vastes plaines, dans les cités populeuses et dans les moindres hameaux.Concert immense, incessant en l\u2019honneur de Jésus et de Marie, redisant avec ime divine éloquence: Gloire au Verbe fait homme par amour pour nous, gloire à la Vierge d\u2019Israël, Mère du Dieu Rédempteur! Oh! comme cet hommage quotidien plaît à Marie! comme il la réjouit! « Quiconque, disait-elle à sa fidèle servante sainte Gertrude, me rappellera avec affection la joie que j\u2019ai ressentie en prononçant ces paroles: Voici la servante du Seigneur, je lui prouverai combien véritablement je suis sa mère, et je serai toujours fidèle à le secourir.» Prenons donc la résolution de célébrer quotidiennement la fête de l\u2019Annonciation par une ardente dévotion à Marie, par la récitation de VAve Maria et surtout par la fidélité à Angélus.Que cette prière soit notre louange, notre cri d\u2019amour, notre action de grâce, notre supplication! Demandons par VAngélus toute grâce et toute bénédiction, surtout un vif attachement à la foi, nous souvenant qu\u2019il a été institué pour obtenir le triomphe de l\u2019Église contre les mécréants.Le cardinal Baronius rapporte qu\u2019en 650 le saint abbé Maxime était conduit au milieu de l\u2019armée de l\u2019empereur par des personnes qui avaient entrepris de le rendre odieux à tout le monde.Elles firent courir un bruit sourd que le vieillard était l\u2019ennemi secret de la Sainte Vierge, et tous les soldats commençaient à se mutiner contre lui.S\u2019apercevant de ce qui se passait, le vénérable abbé, les yeux baignés de larmes s\u2019écria: « O Dieu tout-puissant, qui voyez le fond de mon cœur, vous savez combien je suis éloigné du crime qui m\u2019est imputé! Quiconque n\u2019honore pas la sainte Mère de Dieu, qu\u2019il soit anathème! » Aussitôt tous les soldats de faire écho à cette parole en disant: « Qu\u2019il soit anathème! qu\u2019il soit anathème! qu\u2019il soit anathème! » Que ces sentiments soient nos sentiments! Aimons, honorons la sainte Mère de Dieu! Anathème, anathème à qui lui refuse l\u2019hommage de son esprit et de son cœur! Abbé Ch.Rolland Oh! ce n\u2019est pas assez de tenir à Marie par les liens d\u2019une tendre dévotion, il faut encore que votre zèle ait la vertu d\u2019allumer ce feu dans les âmes.Aimer et faire aimer Marie, c\u2019est l\u2019apostolat le plus sublime, le plus consolant; c\u2019est la joie et le ciel anticipé pour un cœur vraiment chrétien.L\u2019abbé Himonet ilotre=l0ame be la Victoire Une œuvre de haute portée sociale accomplie par les dames et les demoiselles de Ville-Marie « La Sainte Vierge est la gardienne de Ville-Marie, nous ne devons rien craindre.» Jeanne Leber était en 1711, les Anglais s\u2019apprêtaient à envahir le Canada.Une flotte puissante se dirigeait vers Québec, tandis que Ville-Marie était dans la consternation, ne pouvant opposer qu\u2019une poignée de braves, à l\u2019armée de terre formidable qui s\u2019avançait sous la conduite de Nicholson.« Ceux qui prient font plus pour le monde que ceux qui combattent.» Cette parole s\u2019est vérifiée à la lettre, à cette heure angoissante où se trouvait Ville-Marie.Jeanne Leber vivait recluse à la Congrégation de Notre-Dame, depuis près de vingt ans, s\u2019immolant dans une vie d\u2019holocauste à Jésus-Hostie, sur le modèle de la vie intérieure de la Sainte Vierge.La foi de nos pères pressentait que cette pme victime sauverait le pays.Informée du danger imminent qui nous menace, après un moment de réflexion, la sainte recluse affirme: « La Sainte Vierge est la gardienne de Ville-Marie, nous ne devons rien craindre.» Cette confiance de Jeanne Leber au secours de la Reine du ciel fut bientôt partagée par toute la population de Ville-Marie.« Il suffit qu\u2019un cœur éclate d\u2019amour, pour que le monde en soit plein.» Pendant qu\u2019un renouvellement entier s\u2019opérait dans tous les cœurs, M.de Longueuil allait au-devant de l\u2019ennemi, portant un étendard à l\u2019effigie de la Mère de Dieu, et les Congréganistes de la Sainte Vierge se levaient, telle une blanche armée, pour redire après l\u2019admirable recluse: « La Sainte Vierge est la gardienne de Ville-Marie, nous ne devons rien craindre.)) Joignant alors le sacrifice à la prière, dans un élan de foi magnanime, elles firent le vœu d\u2019élever une chapelle à Marie, sous le vocable de Notre-Dame de la Victoire, si la Sainte Vierge sauvait la colonie.« Les peuples qui ont ébranlé le ciel avec le pouvoir immense du Nom de Marie ont été les peuples victorieux.» On connaît par l\u2019histoire le triste sort de la flotte de Walker.L\u2019armée de terre, en route vers Ville-Marie, rebroussa chemin, en apprenant que la tempête avait détruit leurs vaisseaux alliés.Une fois encore, la puissante Reine de Ville-Marie avait protégé son peuple bien-aimé.M.de Vaudreuil écrivait au ministre de la Marine: « Nous rendons grâces à Dieu, pour la miraculeuse protection qu\u2019il lui a plu d\u2019accorder à la colonie.Tous sont unanimes dans la croyance que le Tout-Puissant a préservé la Nouvelle-France, et que sa main seule a causé la destruction de la flotte anglaise, tandis que pas un homme ne fut perdu de notre côté.» A son tour, M.de Belmont, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice,, comparait cette défaite à celle des Égyptiens dans la mer Montréal LE PRÉCURSEUR Mars-Avril 1935\t77 Rouge, en disant que la Mère de Dieu obtint, en faveur des Canadiens, le plus grand miracle qui fût arrivé depuis le temps de Moïse.La population de Ville-Marie rendit à Dieu et à sa Sainte Mère de vives actions de grâces, pour cette miraculeuse préservation.Et les vaillantes Congréganistes de la Sainte Vierge, après avoir chanté le Magnificat de la reconnaissance, se mirent à l\u2019œuvre, pour exécuter le vœu qu\u2019elles avaient fait, en l\u2019honneur de Notre-Dame de la Victoire.La vraie piété rend ingénieuse.Nos Enfants de Marie d\u2019alors trouvèrent le moyen, en retranchant sur leurs plaisirs et leurs vanités, de faire bâtir la chapelle vouée.Nous sommes hères de vous, nobles devancières; avant même que la main de l\u2019ouvrier eût commencé à construire le temple extérieur, les anges sculptaient en vos âmes la ressemblance de Marie.La première pierre de l\u2019église Notre-Dame-de-la-Victoire fut posée en l\u2019année 1718; les Sœurs de la Congrégation donnèrent le terrain pour la construction de cette chapelle.« J\u2019ai appris avec une grande joie », écrivait Mgr de Saint-Vallier, à leur Supérieure, « de quelle manière s\u2019est passée la cérémonie de la première pierre que vous avez fait poser pour la chapelle.» « On voit à Montréal, chez les Sœurs de la Congrégation », écrit la Mère Juchereau, à l\u2019occasion de la construction de ce sanctuaire, « la chapelle que les demoiselles de Ville-Marie avaient fait bâtir, en l\u2019honneur de Notre-Dame de la Victoire; elles se sont hdèlement acquittées de leur promesse, et elles travaillent, tous les jours, à orner ce lieu de dévotion.» Cette église, monument de la piété des Congréganistes, devint le lieu de leurs réunions.Leur Association fut alors désignée sous le nom de Congrégation de Notre-Dame-de-la-Victoire.Dans l\u2019histoire de cette église, on a pu lire de belles pages, à la gloire de la Sainte Vierge, à côté, hélas! de pages bien douloureuses.Dans la nuit du 11 avril 1768, la chapelle Notre-Dame-de-la-Victoire fut entièrement consumée par les flammes.M.Jollivet, P.S.S., alors curé d\u2019office à Notre-Dame, ne voulut pas que Ville-Marie fût longtemps privée de ce sanctuaire, ex-voto de la reconnaissance envers Marie.Le zèle et la charité de ce vertueux prêtre, secondés par le concours désintéressé de plusieurs ouvriers, firent tant et si bien que, dès l\u2019année suivante (1769), on vit la chapelle renaître de ses ruines.Réédifiée par le zèle des prêtres de Saint-Sulpice, la chapelle Notre-Dame-de-la-Victoire fut toujours desservie par ces ardents apôtres de la Vierge: 1768 à 1833, MM.Jollivet, Guillemin, Roque, Roussin, Sattin, Hubert; 1833, M.Bonin; 1837, M.J.Arnaud; 1839, M.P.Billaudèle; 1841, M.de Charbonnel (plus tard évêque de Toronto); 1842, M.J.Arnaud; 1866, M.J.Lacan; 1868, M.J.Villeneuve; 1869, M.J.Lacan; 1870, M.L.Bertin; 1872, M.V.Rousselot; 1873, M.L.Regourd; 1874, M.V.Sorin; 1894, M.J.-D.Cherrier; 1895, M.J.Brasseur.(Archives de la paroisse Notre-Dame, « Association des Demoiselles de Ville-Marie ».) Les dames et les demoiselles de Ville-Marie leur sauront gré de ce dévouement plus que deux fois séculaire, en faveur d\u2019une œuvre qui n\u2019a cessé d\u2019attirer sur notre ville des bénédictions sans nombre. 78 IVkjntréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935 Plusieurs fois le jour, dans ce sanctuaire, on faisait monter vers la Sainte Vierge cette prière victorieuse: « Sainte Vierge, Dame des Victoires, priez pour nous; Sainte Marie, par qui le Seigneur a renversé tous nos ennemis, priez pour nous; Sainte Marie, terrible comme une armée rangée en bataille, priez pour nous.Nous vous prions d\u2019obtenir la paix et la concorde à l\u2019Église et à tout le peuple chrétien, exaucez-nous, notre Mère.» (Litanies de Notre-Dame des Victoires.) Aux jours assignés par l\u2019Ordinaire: fêtes de Notre-Dame de la Victoire et de l\u2019immaculée Conception, pour gagner les indulgences plénières attachées à la visite de cette chapelle, par le Souverain Pontife, à la demande de M.Montgolfier, P.S.S., le petit sanctuaire ne désemplissait pas.La chapelle de Notre-Dame-de-la-Victoire subit, comme toute chose ici-bas, l\u2019injure du temps.Malheureusement, la solidité de l\u2019édifice ne répondit pas à la ferveur du peuple.Il advint un jour où ses murs chancelants durent être démolis.C\u2019est en l\u2019année 1900.On sait que l\u2019église Notre-Dame-de-la-Victoire était contiguë à la cour de l\u2019ancienne maison mère de la Congrégation de Notre-Dame, rue Saint-Jean-Baptiste.Le déplacement de la maison mère rendit impossible, à cette époque, le rétablissement de l\u2019église, mais le vœu subsistant toujours, toujours aussi on projetait de rétablir cet ex-voto de la reconnaissance du peuple de Ville-Marie, envers la Mère de Dieu.Quand des temps meilleurs seront venus, quand la crise économique actuelle aura pris fin, quand d\u2019autres œuvres de très haute importance ne solliciteront plus des générosités toujours en éveil, il serait souhaitable que le vœu émis en 1711, par les dames et les demoiselles de Ville-Marie, fût accompli fidèlement, selon l\u2019esprit qui l\u2019a inspiré: une confiance sans bornes dans le puissant secours de Marie et un zèle fervent pour le culte de l\u2019auguste Reine de la Victoire.Oui, nous le souhaitons et pour les considérations suivantes: S\u2019il est une terre favorisée entre toutes des prédilections de Marie, c\u2019est bien notre métropole.Comment oublier ce jour à jamais mémorable où, dans le royaume de France, la Sainte Vierge, dans de merveilleuses inspirations, choisissait M.Olier et M.de la Dauversière pour être les fondateurs de cette société d\u2019élite, la Compagnie de Notre-Dame de Montréal, qui devait édifier la ville dont la Vierge marqua l\u2019endroit et à laquelle elle donna le nom de Ville-Marie.Depuis le 18 mai 1642, jour où M.de Maisonneuve prenait possession du fief de Marie, notre ville s\u2019est développée, a prospéré sous la sauvegarde de la Reine des cieux.Aux heures de détresse, toujours, Marie s\u2019est faite la gardienne de la cité.Le besoin de la protection de la Sainte Vierge, « l\u2019armée rangée en bataille », peut-il être plus impérieux qu\u2019en ces temps où l\u2019athéisme militant monte à l\u2019assaut de notre foi, de nos institutions et de nos foyers ?Ne peut-on pas redire avec Mgr Bourget: « Il n\u2019y aura jamais trop de sanctuaires -pour la prière, ni trop d\u2019abris pour la vertu et la réparation.» Le rétablissement de l\u2019église Notre-Dame-de-la-Victoire aiderait à conserver à notre ville la précieuse empreinte que deux siècles de foi et de piété lui ont donnée. Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935\t79 Nous souhaitons que, par leurs prières, leurs sacrifices et leur générosité, les dames et les demoiselles de la métropole, gardes d\u2019hormeur de la Reine des anges et des hommes, répètent, dans un avenir prochain, le geste de leurs devancières, les Congréganistes de 1711.Par la reconstruction de l\u2019église Notre-Dame-de-la-Victoire, sur un plan aussi beau que solide, toutes les Enfants de Marie de notre ville prouveront qu\u2019elles continuent de croire en la parole de Jeanne Leber: « La Sainte Vierge est la gardienne de Ville-Marie, nous ne devons rien craindre.» Gisèle et Marie-Huguette Morin Snbulgence besi (2âuarante=||eure£i L\u2019on peut gagner les indulgences suivantes à l\u2019occasion de la cérémonie des Quarante-Heures.Ceci d\u2019après un décret de la Pénitencerie du 24 juillet 1933.1.\tIndulgence plénière une fois le jour à chaque visite de l\u2019exposition.Conditions: confession, communion, visite au Saint Sacrement exposé publiquement: récitation de cinq Pater, Ave et Gloria aux intentions du Souverain Pontife.2.\tIndulgence partielle de quinze ans loties quolies.Conditions: visite au Saint Sacrement exposé publiquement, étant au moins contrit de cœur.rO ffl OE He centenaire be la naissance be ^ie Le 2 juin 1935 aura lieu le centenaire de la naissance de Pie X.Le grand pontife naquit dans une humble maison de Riese, village du diocèse de Trévise.Joseph-Melchior Sarto fut d\u2019abord étudiant au séminaire de Padoue.Il devait devenir plus tard évêque de Mantoue, patriarche de Venise et enfin succéder à Léon XIII.L\u2019évêque de Trévise, Mgr Lughin, voudrait que le centenaire fût marqué à Riese par l\u2019érection d\u2019un monument et par la fondation d\u2019un musée réunissant les souvenirs de Joseph Sarto.Ce musée serait installé dans la maison natale de Pie X.Luminaire de la sainte Vierge dans la chapelle des Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception Pour répondre au désir de plusieurs personnes pieuses, dévouées à la Sainte Vierge, nous insérons ici le prix de lampions et de cierges que l\u2019on désirerait faire brûler au pied de la statue de Marie, dans notre modeste chapelle de la Maison Mère, 314, chemin Sainte-Catherine, Outremont, Montréal, soit en action de grâces, soit pour obtenir quelque faveur de cette tendre Mère.10 sous.Un lampion ou un cierge -1\t75 sous pour ime neuvaine.$20.00 pour une année entière. L\u2019AME CHINOISE Par Shin-Lou-Ti de la Corporation des Publicistes chrétiens (Suite) lu dit: « Jetons le sort entre les ministres qui se sont distingués et qu\u2019on s\u2019en tienne à son arrêt.» Chouen répondit: « O lu! Le devin officiel commence par fixer son idée, et ensuite il en réfère à la tortue divinatoire.Ma détermination est prise, tous les conseillers y ont consenti, les esprits y adhèrent, la tortue et l\u2019achillée ont également approuvé.En divination on ne réitère pas un sort heureux.» L\u2019empereur Pan-K\u2019en, dix-septième de la seconde dynastie, s\u2019était fixé à In, au Ho-lan, car son peuple était menacé par les inondations du fleuve Jaune.« La tortue consultée (avant l\u2019exode) avait répondu: « Que faisons-nous ici ?» Et, l\u2019empereur, pour apaiser le peuple qui n\u2019aime pas émigrer, lui dit: « Ne croyez pas que, jeune comme je le suis, j\u2019aie méprisé vos avis.Non! J\u2019ai pris le parti que m\u2019ont indiqué les sorts.» L\u2019empereur Ou, dans une harangue à ses troupes, dit : « Le Ciel se servira de moi pour gouverner le peuple.Mes songes sont d\u2019accord avec les augures.Tout m\u2019assure de la réussite.» L\u2019empereur Ou-ouang était très malade.Ses ministres dirent: « Allons consulter les sorts au sujet de l\u2019Empereur.» Tchéou-Kong s\u2019oftre alors en victime pour sauver son maître, mais point n\u2019est besoin d\u2019aller jusqu\u2019à cette extrémité, car: « Tchéou-Kong consulta trois tortues.Toutes donnèrent une réponse faste.Il ouvrit le sceau du livre des sorts, pour le consulter, et là encore tout fut faste.Il est donc certain, dit Tchéou-Kong, que le roi ne mourra pas.» Le fils de Ou-ouang, Tch\u2019en-ouang, va partir en campagne: « Ou-ouang, mon père, m\u2019a laissé la grande et précieuse tortue révélant les célestes décrets.Je l\u2019ai donc consultée.Elle a dit: Il y aura de grandes perturbations à l\u2019Ouest, les occidentaux ne seront pas en paix.Tout annonce que l\u2019entreprise sera heureuse; tous mes oracles annoncent le bonheur.Sachez-le donc, officiers de tout rang, la tortue m\u2019a donné d\u2019heureux présages.Par l\u2019emploi de la tortue, Ou-ouang a su obtenir le mandat à l\u2019empire, aussi puis-je me fier aux sorts.L\u2019ordre du Ciel ne peut nous tromper, tous les présages de la tortue le confirment.» A propos de Lo, la nouvelle capitale que fonda le ministre Tchéou-Kong, celui-ci écrit à l\u2019empereur Tch\u2019en: « J\u2019ai consulté la tortue, au nord du fleuve, sur les bords de la Li.à l\u2019est de la Kié.à l\u2019ouest de la Tch\u2019en: à Lo seulement, l\u2019encre mordit.J\u2019ai consulté encore la tortue à l\u2019est de la Tch\u2019an,' mais à Lo seulement, la réponse fut favorable.Nous vous envoyons un courrier, qui vous remettra avec les plans (de Lo), les carapaces et les heureux sorts.» Pour consulter la tortue, autrefois, on versait de l\u2019encre sur l\u2019écaille chauffée au feu.L\u2019encre en séchant formait des traits que les devins inter- Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935\t81 prêtaient d\u2019après les combinaisons du I-Kin, un livre sacré, qui traite des combinaisons de signes mystérieux attribués à Fou-Shi (2,850 avant J-C.).autrement dit Pa-Koua, signes symboliques, première écriture trouvée sur le dos d\u2019un dragon (!), et qui donne réponse à tout.Ceci peut paraître puéril à des Européens, mais n\u2019oublions pas que le démon, ange déchu mais toujours puissant, peut et doit donner à ses adeptes une partie de ses connaissances, s\u2019il veut les retenir dans ses filets.En faisant la part de l\u2019ignorance et de la superstition populaires, et même de l\u2019astuce des sorciers asiatiques, il serait imprudent de nier l\u2019intervention diabolique en de nombreux cas qui autrement seraient inexplicables.A l\u2019égard des étrangers, et même de leurs compatriotes, les devins sont très discrets et gardent soigneusement leurs arcanes; mais le Chou-Kin nous initie à la divination.Ki-tse donne, à l\u2019empereur Ou, une règle pour le gouvernement des états et, à propos de divination,\u2019 s\u2019exprime ainsi, d\u2019une façon assez obscure, comme il convient, mais pour nous suffisante: « Solution des doutes: « Que votre choix et votre nomination fixent des devins, chargés de la divination par la tortue et l\u2019achillée.« Pluie, serein et temps couvert y apparaîtront d\u2019après la coupure et le croisement des lignes.Il y aura des tchen et des houei (combinaisons des Pa-Koua).« Dans deux cas on use de l\u2019achillée, et dans cinq cas, pour découvrir l\u2019erreur, on fait usage de la tortue.« Les devins, chargés de consulter la tortue et l\u2019achillée, une fois établis, trois d\u2019entre eux jetteront le sort, et dès que deux d\u2019entre eux s\u2019entendront, on suivra leur avis.Si le peuple, la tortue et l\u2019achillée disent une chose; vous et vos ministres une autre: c\u2019est faste.Si vous et la tortue dites une chose; l\u2019achillée, les ministres et le peuple, une autre: c\u2019est faste pour un acte privé, néfaste pour un acte public, etc., etc.» Après consultation au gré du devin, d\u2019ailleurs fastes ou néfastes seront les jours, les actes, les terrains, etc.et le peuple, aujourd\u2019hui comme autrefois, très superstitieux, n\u2019oserait enfreindre les recommandations de ses devins, dont la science est si profonde et partant si redoutable.Les Se-chou parlent aussi de la divination.Le Livre du Juste Milieu enseigne: « L\u2019homme parfait peut connaître les choses futures.Ce sont la tortue et les figures que forment les branches de la mille-feuilles (achillée) qui les indiquent.» Au Livre des Entretiens, Confucius s\u2019écrie: « Le Phénix ne se montre plus; on ne voit plus l\u2019image T\u2019ou dans le fleuve: c\u2019en est fait de nous! ».Les présages des temps heureux, le Phénix et le signe T\u2019ou, du tableau de Fou-Shi, disparaissant, que pourront faire les sorciers?.C\u2019est ce que veut dire Confucius!,.Que de malheurs peuvent fondre sur ta tête, ô pauvre peuple!,.APHORISMES Rares, en Europe, sont ceux qui connaissent la doctrine de Confucius, mais parfois on entend citer des sentences de l\u2019illustre Chinois et, pour ceux qui se laissent prendre au rythme de la phrase orientale, il est tout naturel de lui décerner les titres pompeux de philosophe, de sage par excellence. 82 Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935 Confucius fut-il un sage, un philosophe ?.Ses définitions sans suite, sans ordre, sans lien ne sont qu\u2019un parterre de belles sentences païennes.L\u2019homme ne saurait inventer une religion parfaite.Un païen qui disserte de Dieu, du ciel, de sagesse ou de perfection, ne peut saisir ce qu\u2019un philosophe chrétien, appuyé sur la Révélation, connaît parfaitement.Mengtse et toute l\u2019école confucianiste partent du principe de justice originelle: « Tout homme naît bon.» La philosophie chrétienne admet cette justice.Saint Augustin ne dit-il pas: « Homme, n\u2019impute pas tes crimes à la nature, mais accuse ta seule perversité.La nature te donna un cœur porté à aimer ton semblable, versa dans ton sein les précieuses semences de la bienfaisance, de la sensibilité, etc.» La nature, œuvre de Dieu, et par suite toute œuvre créée, est en elle-même borme; mais Confucius et ses disciples, sans la Révélation, ne pouvaient avoir la notion du péché et de la Rédemption, de là leurs erreurs, qui, trànsmises comme des dogmes à toutes les générations chinoises, ont suscité dans la race un orgueil démesuré, ont provoqué la négation pratique de Dieu, ont enseigné de fausses notions sur la vertu, la perfection, la sagesse, ont formé vme doctrine qu\u2019un vrai philosophe appellerait: Maximes de sens commun.Qu\u2019on ne nous accuse pas d\u2019être trop rigide à l\u2019égard des philosophes chinois.Parmi les errexirs fondamentales de leurs systèmes, il nous suffira d\u2019énumérer les principales: Dieu créateur et souverain maître, que les hommes doivent adorer et respecter dans ses commandements, est ignoré.Le premier devoir d\u2019un Chinois est: Honore tes parents! Respecte les Cinq Relations!.La première des relations n\u2019est pas celle de Créateur à la créature, mais Père à Fils.Les sacrifices posthumes, source de toute bénédiction, priment tout autre service que l\u2019on peut rendre à ses parents pendant leur vie.Le mariage est le plus grand devoir de l\u2019homme, puisqu\u2019il faut avoir des descendants pour offrir les sacrifices.Le plus grand des crimes contre la piété filiale est de ne pas laisser de postérité pour offrir le sacrifice aux ancêtres.Le deuil est une occasion de ruine pour les familles qui veulent en suivre les prescriptions.Tout d\u2019ailleurs consiste dans l\u2019observance extérieure.Un fils doit venger la mort de son père, par tous les moyens.Un fils n\u2019a pas le droit de se plaindre de la conduite ou des mauvais traitements de ses parents.Les notions de Dieu et de ciel sont confondues avec le ciel matériel.Les sacrifices sont offerts aux esprits, aux éléments, à tout ce qu\u2019il plaît à l\u2019homme d\u2019invoquer.Rien sur la destinée de l\u2019homme, et partout un orgueil, un égoïsme extraordinaire, insupportable: Quelle philosophie! Pour celui qui aime de belles sentences, qui se laisse éblouir par les mots sonores de perfection, de vertu, d\u2019humanité, nous en convenons cependant, les classiques chinois renferment des maximes remarquables, que le peuple du Milieu cite à tout propos, mais hélas! qu\u2019il ne met guère en pratique.Nous sommes heureux de pouvoir en transcrire un certain nombre, parmi les plus intéressantes des Se-Chou: Confucius a dit: « Tout le monde désire la richesse et l\u2019hormeur; cependant, si vous ne pouvez y parvenir par une voie juste, renoncez-y.Tout le monde déteste la pauvreté et l\u2019humilité; mais si elles vous arrivent sans votre faute ne les fuyez pas.» (Livre des Entretiens.) Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935\t83 « Un lettré qui s\u2019applique à la sagesse, mais qui a horreur d\u2019une nourriture et d\u2019un vêtement grossiers, est incapable de la comprendre, ii « Le sage aime la vertu et la règle: l\u2019homme vulgaire aime les biens de la terre et le gain.» « Ne vous chagrinez pas d\u2019être sans charge publique, mais mettez vos soins à acquérir ce qui doit vous élever.Ne vous chagrinez pas d\u2019être inconnu, mais rendez-vous digne d\u2019être connu.» C\u2019est de Confucius et pourtant!.« Les anciens ne promettaient pas beaucoup, de peur de ne pouvoir tenir parole.» (Confucius.) « Le sage aime la lenteur dans les paroles et la rapidité dans l\u2019action.» {Ibid.) Qu\u2019il y a peu de sages en Chine 1 Confucius a dit; « Je n\u2019ai pas encore rencontré quelqu\u2019un qui sût remarquer ses propres défauts et les avouer de bon cœur.» Confucius a dit: « Ce qui me peine, c\u2019est de voir la vertu méprisée, la science mise de côté; de ne pouvoir accomplir le bien que j\u2019apprends, ni me corriger de mes défauts.» « On peut être heureux avec des mets grossiers, un verre d\u2019eau pour boisson et son bras pour oreiller; mais un riche qui manque de justice est, à mes yeux, une nuée sans eau.» (Confucius.) « Être pauvre, vide et sans argent, et faire le riche et le grand, est un rôle qu\u2019il est malaisé de soutenir longtemps.» {Ibid.) « Le cœur du sage est tranquille; celui du méchant est toujours dans la peine.» {Ibid.) « Je n\u2019ai encore rencontré personne qui aimât la vertu autant que la beauté.» {Ibid.) « Ce n\u2019est qu\u2019en hiver qu\u2019on remarque que le pin ne perd jamais sa verdure.» {Ibid.) « Tse-Kong demanda à son maître s\u2019il existait un mot qu\u2019on pût pratiquer toute la vie.Confucius répondit: La bonté envers autrui.Ce que vous ne voulez pas qu\u2019on vous fasse, ne le faites pas à autrui.» « Il y a trois amitiés utiles et trois amitiés nuisibles.S\u2019allier aux hommes droits, sincères et savants, est utile; s\u2019allier aux hypocrites, aux flatteurs, aux grands parleurs, est nuisible.» (Confucius.) « Le sage a trois choses à éviter: Dans la jeunesse, éviter la luxure; dans l\u2019âge mur, éviter la violence; dans la vieillesse, éviter l\u2019avarice.» (Confucius.) « Il n\u2019y a que les grands sages et les grands sots qui ne changent pas.» (Confucius.) « Ébruiter les cancans de la rue, qu\u2019à peine on a entendus, c\u2019est faire tort à la vertu.» (Confucius.) « Je déteste la bouche envenimée qui bouleverse les royaumes et les familles.» (Confucius.) Tse-sia a dit: « Un insensé excuse toujours ses fautes.» Mengtse a dit: « Si vous avez honte de passer pour pervers, le mieux est de pratiquer la vertu.» (4 suivre) (©uelqueg roses effeuillées par la patronne beô misisüonnaireô î.h « Quand je serai au ciel, ô Jésus, vous remplirez mes mains de roses et j\u2019effeuillerai ces roses sur la terre.» Ste Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus Je vous adresse mon offrande en action de grâces à cette chère et constante protectrice qu\u2019est la petite fleur du Carmel.A.C.\u2014 Offrande pour les missions, en l\u2019honneur de sainte Thérèse, en hommage de gratitude.Mme E.B., St-Cyprien.\u2014 Remerciements à sainte Thérèse pour succès en entreprise.A.B., Ste-Agnès.\u2014En reconnaissance, ci-inclus un bon de poste pour la Bourse Sainte-Thérèse-de-l\u2019Enfant-Jésus.Mme R.L., Québec.\u2014 Veuillez trouver sous ce pli un bon postal, en action de grâces, pour faveur obtenue par l\u2019intercession de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Mme L.C., Ottawa.\u2014 Offrande pour les petits Chinois, en l\u2019honneur de sainte Thérèse, en remerciement pour la guérison de ma petite fille.Anonyme.\u2014 Reconnaissance à sainte Thérèse pour faveur obtenue.Mme P.Desbiens, Montréal.\u2014 Vous trouverez ci-joint une aumône en l\u2019honneur de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, avec remerciement pour faveur reçue.M.A.B., Kéno-gami.\u2022\u2014 Ci-inclus le prix de rachat de trois enfants chinois moribonds.Grand merci à la bonne sainte Thérèse qu\u2019on n\u2019invoque jamais en vain.Mme H.Hamel, Chicoutimi.\u2014 Avec plaisir, je m\u2019acquitte de ma promesse en vous envoyant cette offrande pour vos missions, en remerciement pour la guérison de mon bébé, menacé de ne pas pouvoir marcher.Puisse cette chère sainte continuer sa protection sur toute notre famille.Mme A.L., Lachine.\u2014 Reconnaissance pour guérison de ma petite fille Marie-Paule.Mme Eugène Lemay, St-Joseph-d\u2019Alma.\u2014 Aumône en l\u2019honneur de sainte Thérèse, pour vos missions de Chine, en reconnaissance pour faveur obtenue.W.R.B., Montréal.\u2014 Mon offrande en faveur de vos missions, en remerciement pour faveur reçue.C.-E.L., Holyohe.\u2014 En reconnaissance, je vous envoie une aumône en l\u2019honneur de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Mme D.Willîmantic.\u2014 Ci-inclus, offrande pour la Bourse Sainte-Thérèse, en action de grâces pour succès dans mon commerce.Je remercie aussi cette puissante sainte de nous avoir obtenu que mon père recommence à travailler.Une amie des missionnaires.\u2014 Veuillez accepter mon abonnement pour un an en l\u2019honneur de sainte Thérèse, en reconnaissance.Mme A.G., Pawtucket.\u2014 Faveur obtenue par l\u2019intercession de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, Mme J.-B.Desmarais, Notre-Dame-de-Stanbridge.\u2014 Remerciements pour plusieurs grandes faveurs.L.-A.H.\u2014 Je ne pourrai jamais assez remercier sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Elle est pour moi une grande protectrice.Mlle L.B., St-Jérôme.\u2014 Une petite offrande.C\u2019est mon merci reconnaissant pour toutes les grâces que j\u2019ai obtenues de notre bien-aimée sainte durant l\u2019année 1934.Une amie, Indian-Orchard.\u2014 Prix d\u2019un luminaire à sainte Thérèse, en action de grâces.Je sollicite de nouvelles faveurs.Mme H.P., Montréal.\u2014 Offrande en l\u2019honneur de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus et vifs remerciements.Mme J.T., St-Barthé-lemy.\u2014 En hommage de gratitude pour faveur obtenue, j\u2019envoie cette aumône.Mme H.R., St-Eustache.\u2014 Ci-joint, mandat-poste en reconnaissance à notre grande sainte pour bienfait reçu.Mme A.D., Montréal.\u2014 Nous avons obtenu une faveur par l\u2019intermédiaire de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Nous l\u2019en remercions et incluons une aumône pour les missions, en accomplissement d\u2019une promesse.A.B., St-Hugues.Par nos petits actes de charité pratiqués dans l\u2019ombre, nous convertissons au loin les âmes.Sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus Pourge ê)ainte=®ï)érc£{e=ïte=rCnfant=3^é£(u£! pour l\u2019aboption b'unc mtoionnaire Une bourse est une somme d\u2019argent dont l\u2019intérêt crée une rente perpétuelle pour le soutien d\u2019une missionnaire.Les bourses sont fondées en l\u2019honneur d\u2019un saint ou d\u2019une sainte dont elles portent le nom.La religieuse dont le soutien est assuré par la fondation d\u2019une bourse devient pour la vie la missionnaire du donateur ou de la donatrice et tient sa place auprès des pauvres infidèles.Les fondateurs des bourses participent à tous les avantages spirituels de la commimauté.La somme de $1,000.00, donnée en un ou plusieurs versements par une ou plusieurs personnes, forme une bourse complète.Offrande de la Bourse Sainte-Thérèse-de-l\u2019Enfant-Jésus Nous recevons avec reconnaissance toute offrande, faite en action de grâces pour faveurs obtenues ou demandes de nouveaux bienfaits, pour la formation d\u2019une nouvelle Bourse en l\u2019honneur de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Daigne la « Patronne des missionnaires » inspirer à des âmes généreuses la pensée d\u2019adopter une missionnaire, et, en retour, faire tomber sur elles une pluie de roses! En\tmai-juin\t1932\t$98.50\tEn septembre-octobre\t1933\t$ 41.60 En\tjuillet-août\t))\t12.25\tEn novembre-décembre\t))\t60.75 En\tseptembre-octobre\t)) .\t85.00\tEn janvier-février\t1934\t38.75 En\tnovembre-décembre\t)> .\t38.40\tEn mars-avril\t))\t15.00 En\tjanvier-février\t1933 .\t77.00\tEn mai-juin\t))\t17.50 En\tmars-avril\t» .\t.18.25\tEn juillet-août\t))\t26.45 En\tmai-juin\t)) .\t.30.75\tEn septembre-octobre\t»\t108.25 En\tjuillet-août\t»\t.58.15\tEn novembre-décembre\t))\t11.75 En janvier-février 1935.$188.75 Snbulgences! attacïjéesi à l\u2019exertice bu Chemin be la Croix Tous les fidèles qui, en particulier ou en groupes, font, avec des sentiments de vive contrition, le pieux exercice du Chemin de la Croix légitimement institué et conformément aux prescriptions du Saint-Siège, peuvent gagner; a)\tUne indulgence plénière loties quolies, c\u2019est-à-dire même plusieurs fois par jour, le cas échéant; b)\tUne autre indulgence plénière s\u2019ils reçoivent la sainte communion le jour où ils ont fait ce pieux exercice, ou dans le courant du mois où ils l\u2019ont accompli deux fois; c)\tUne indulgence partielle de dix ans et dix quarantaines pour chaque station si, après avoir commencé le Chemin de la Croix, ils l\u2019interrompent pour un motif raisonnable et ne l\u2019achèvent pas.Celte législation est étendue: 1° A ceux qui se trouvent dans le cas visé par le décret de Clément XIV du 28 janvier 1773, c\u2019est-à-dire empêchés de visiter les stations régulières du Chemin de la Croix et qui peuvent y suppléer par la récitation de vingt Pater, Ave et Gloria, en tenant à la main un crucifix bénit à cet effet; l\u2019indulgence de dix ans et dix quarantaines leur est aussi concédée pour chaque Pater, Ave et Gloria récité.2° A ceux que concerne le décret du 25 mars 1931, c\u2019est-à-dire aux infirmes qui, incapables de réciter les prières prescrites ci-dessus, gagnent les indulgences en baisant ou même en regardant avec amour un crucifix bénit toujours à cet effet et en récitant une courte oraison jaculatoire.S\u2019ils ne peuvent réciter cette oraison jaculatoire, il leur suffira de baiser ou de regarder le crucifix. ¥tngt=tinii années b\u2019apoStolat à Canton, Cfiine E mercredi 8 septembre 1934 marquait, dans l\u2019histoire de la Communauté des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Con-ception, le vingt-cinquième anniversaire du premier départ de ces religieuses pour les terres de l\u2019infidélité.C\u2019est effectivement le 8 septembre 1909, en la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, que, répondant à la demande de S.Exc.Mgr Mérel, évêque de Canton, Chine, leur premier essaim de missionnaires s\u2019envolait vers cette plage lointaine pour travailler à la conquête de milliers d\u2019âmes assises au sein des ténèbres du paganisme, à l\u2019ombre de la mort, dans l\u2019immense empire du Milieu.La Communauté ne comptait alors que sept ans de fondation et se composait de 27 membres, soit 15 religieuses professes et 12 novices et postulantes.Voici en quels termes la Semaine Religieuse de Montréal et le journal la Presse relataient cette première cérémonie du départ de nos Sœurs canadiennes, laquelle eut lieu à la Cathédrale de Montréal et fut présidée par S.Exc.Mgr Bruchési: « Des Canadiennes françaises sont parties hier soir pour la Chine.Ce sont les premières missionnaires que le nouvel Institut des missions étrangères, les Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, envoie sur cette terre lointaine d\u2019évangélisation.« Elles sont parties ces jeimes filles dont plusieurs n\u2019ont pas encore atteint leur majorité.En conséquence, nous avons eu à la cathédrale l\u2019imposante cérémonie du départ, tout comme celle qui, chaque année, au Séminaire des Missions Étrangères à Paris, attire, avec tout l\u2019enthousiasme de leur foi, tant de centaines de catholiques.« La solennité du lieu, le caractère de la cérémonie, le recueillement ému des jeunes missionnaires invitent à de grandes méditations, et les belles élégantes qui sont venues en curieuses à cette réimion sainte, entrent bien vite dans de sincères dispositions de prière et de piété.« Les six jeunes filles, qui vont partir tout à l\u2019heure pour l\u2019Orient, viennent se ranger dans le transept, au pied de la balustrade; elles sont suivies de leurs sœurs en religion et de leurs parents qui sanglotent.« L\u2019orgue module encore les dernières phrases du cantique de circonstance, quand Mgr Bruchési monte en chaire.C\u2019est un sermon d\u2019adieux.Ses paroles sont toutes d\u2019un cœur paternel et sa voix est émue.« Et relictis omnibus secuti sunt eum.Je ne saurais dissimuler mon « émotion, mes frères.Des théâtres sont ouverts; je vois le peuple s\u2019y « porter en foule, assister à des spectacles plus ou moins convenables, mal-« sains peut-être.On va se divertir pendant deux heures, et jeimes gens « et jeunes filles, la soirée terminée, retourneront chez eux, étourdis encore « du plaisir, et diront: « Nous nous sommes bien amusés.» Cela leur suffit.« Pour nous, nous assistons à une scène plus belle, plus réconfortante, plus Montreal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935\t87 « consolante que celle qui se dé-« roule dans les lieux de plaisir.« J\u2019y vois six jeunes religieuses « qui vont partir pour la Chine, « où elles travailleront à gagner « des âmes.Ce ne sont pas les « premières missionnaires que le « pays a données à l\u2019Église.Il y « a longtemps que les Sœurs de « Sainte-Anne, les Sœurs de la « Providence et les Sœurs Grises « ont pris le chemin des pays « infidèles et sont allées dans «l\u2019Ouest, pour répandre la « bonne nouvelle de l\u2019Évangile « parmi les peuplades sauvages.« D\u2019autres jeunes filles inspirées « par l\u2019amour de Dieu sont allées « plus loin encore.On trouverait « des Canadiennes sous presque « toutes les latitudes: en Afrique, « aux Indes, au Japon.« C\u2019est la première fois que « le Canada voit partir des mis-« sionnaires d\u2019un Institut na-« tional dont le but exclusif est « l\u2019apostolat dans les missions « étrangères.« On dira qu\u2019il y a beaucoup « d\u2019œuvres chez nous; mais le ca-« tholique n\u2019a pas de bornes à « son dévouement.Il ne connaît « pas de localité.Jésus-Christ a « ouvert le monde entier à son zèle.Faudrait-il rester étranger à l\u2019apos-« tolat ?Les infidèles ne sont-ils pas nos frères et ne devons-nous pas leur « appliquer les mérites du sang de Jésus-Christ ?Est-ce que nous.Canadiens, « n\u2019avons pas une dette envers l\u2019Église ?Si nous avons une foi si vive, c\u2019est « à nos pères que nous la devons, à nos pères qui furent des missionnaires.« L\u2019apostolat est dans l\u2019âme et le sang canadiens, comme il est dans « l\u2019âme et le sang français.Malgré ses épouvantables écarts, la France « comme autrefois donne son or et ses enfants pour les grandes œuvres « apostoliques.» « Puis, Monseigneur, après avoir développé cette idée, nous parle de la vocation des six jeunes missiormaires, de la visite de Mgr Mérel, évêque de Canton, de l\u2019appel que fit ce prélat aux religieuses Missionnaires de rimmaculée-Conception et de la décision magnifique, spontanée, de ces jeunes filles.Cxc.iïlgr ^aul Jgrucbésfi ARCHEVÊQUE DE MONTRÉAL 88 Montréal LE PRÉCURSEUR Mars-Avril 1935 « Monseigneur, avec une émotion indicible, fait ses derniers adieux aux missionnaires et s\u2019adressant aux parents, il leur dit que s\u2019ils ont la douleur de contempler pour une dernière fois les traits de leurs chères enfants qu\u2019ils ne reverront jamais dans ce monde, ils cnt aussi l\u2019insigne honneur d\u2019avoir donné des apôtres à l\u2019Église.« La cérémonie se termina par le salut solennel du Saint Sacrement.Puis, ce fut le départ, le vrai départ pour la gare; les pauvres Sœurs, pressées de toutes parts, ne pouvaient plus se dégager pour monter en voiture.Il y avait là, près de nous, un brave homme aux yeux pleins d\u2019eau qui dit en montrant l\u2019une des six partantes: « C\u2019est ma fille.» Et tout de suite, un autre à côté d\u2019ajouter: « Qu\u2019il est heureux!.» « Mgr Bruchési et plusieurs membres du clergé assistaient à ce départ.A dix heures le convoi se mettait en marche et pendant que la foule des parents et des amis regardaient s\u2019éloigner, l\u2019âme triste, les énormes wagons noirs qui emmenaient les êtres aimés, celles-ci, devenues déjà des missionnaires chinoises, apportent le souvenir ému et recueilli de ceux qui restent et songent déjà aux grandes accomplir là-bas.» La traversée de nos premières missionnaires fut heureuse, elles arrivèrent à Canton dans la première semaine d\u2019octobre.L\u2019accueil si paternel que leur fit S.Exc.Mgr Mérel, les témoignages de sympathie, qui leur furent prodigués par le persormel de l\u2019évêché et de la Mission tout entière, leur furent une grande consolation et un encouragement à se dévouer sans compter aux belles œuvres d\u2019apostolat qui letur étaient confiées.Nombreuses étaient ces œuvres, comme on le voit par la lettre ci-dessous que Mgr Mérel écrivait de Chine à la Mère Fondatrice du jeune Institut, la très révérende Mère Marie-du-Saint-Esprit: Madame la Supérieure, Dieu soit mille fois béni! Mgr Bruchési m\u2019annonce qu'il donne son consentement à votre départ pour notre pauvre mission du Kouangtong.Quels â>.\u20acxc.iïllgr Scan=i®larie üîlérel ÉVÊQUE DE CANTON décédé à Singapore, le 13 octobre 1932 œuvres de miséricorde qu\u2019elles vont Montréal LE PRECURSEUR Mars-Avril 1935\t89 remerciements nous lui devons! Votre consentement à vous est assuré depuis longtemps, je compte donc recevoir vos Sœurs bientôt; ce jour-là qui les verra à Canton, sera pour nous un jour de fête et pour beaucoup d'âmes un jour de salut.Vous pourrez tenir des orphelinats, des ouvrons, des dispensaires, des écoles; enseigner l\u2019anglais, le français, les mathématiques, la physique, la musique, la pyrogravure, la peinture sur bois, sur toile, sur porcelaine, eic., etc.On prépare votre maison d\u2019habitation; vous vous embarquerez à Vancouver pour Hong-Kong.Je vous recommanderai aux missionnaires du Japon, aux procureurs de Hong-Kong; J enverrai un de mes missionnaires chercher vos Sœurs à la procure.En attendant, je prie le bon saint Joseph de nous bénir tous.Jean-Marie Mérel Évêque de Canton VISION D\u2019ESPOIR Aux Sœurs Missionnaires de VIrnmaculée-Conceplion, pour leur arrivée en Chine Dédié à Sa Grandeur Mgr Bruchési, archevêque de Montréal Vous avez entendu de Jésus, de Marie L\u2019appel vainqueur: Vous avez tout quitté: parents, amis, patrie.Charmes du cœur.Devant ce dévouement le Canada s\u2019incline Tout fier de vous.Pendant qu\u2019un cri d\u2019espoir s\u2019élève de la Chine: « Venez à nous ».Vous venez, apportant de la Nouvelle-France.Comme un levain, La pure et forte foi, l\u2019immortelle espérance.L\u2019amour divin.Pour vaincre l\u2019Ennemi, pour gagner cet Empire Au Tout-Puissant, Vous vous offrez sans peur, pour le double martyre Du cœur, du sang.Par vous, en Orient, la « Dame » toute belle Vient nous bénir.Vos couleurs: blanc, azur, y rappelleront d\u2019Elle Le souvenir.Nous verrons sous vos pas.Sœurs de l\u2019immaculée.Germer les fleurs: Comme Elle, vous saurez de l\u2019âme désolée Sécher les pleurs.Les petits orphelins, les enfants qu\u2019on délaisse.Les mendiants.Les vieillards sans foyer, tous ceux que la faim presse Sont vos clients.Des malades, chez vous, le cortège innombrable Défilera: Par votre main, la Vierge aimante, secourable, Les sauvera. 9ü Montreal\tLË PRÉCURSEUR Aux lèvres des enfants, mettez, pure ambroisie.Les mots du ciel; Transformez, par la foi, de vos sœurs de l\u2019Asie Le sort cruel: Qu\u2019on y rende à la mère, à l\u2019épouse, à la fille.Leur royauté.Et sur ce sol ingrat que, fleur divine, brille La Pureté.Que ce monde païen, charnel, dur et stoïque.D\u2019orgueil pétri.Voyant de vos vertus le spectacle héroïque Soit attendri.Qu\u2019il consente à briser ses honteuses entraves Devant la Croix, Et que le Rédempteur, de ces pauvres esclaves.Fasse des Rois.Et quand viendra le jour de quitter cette terre.Jour tant rêvé.Dans vos mourantes mains serrant votre Rosaire, Dites VAve.Et la Vierge elle-même, à cette triste vie Fermant vos yeux.Fera, douce et clémente, à votre âme ravie Ouvrir les deux.\tl.Ta Ming-Fu (Tchely), septembre 1909 Mars-Avril 1935 Davrout, s.J.Missionnaht Afin de pouvoir travailler efficacement à la grande moisson qui les attendait, nos chères Sœurs se mirent avec ardeur à l\u2019étüde de la langue chinoise, tout en prenant la direction des œuvres.Peu de temps après leur arrivée, l\u2019une d\u2019elles écrivait à sa Supérieure Générale: « Nous avons dans notre maison cent cinquante personnes.Les Vierges chinoises, au nombre de vingt-cinq, nous édifient beaucoup, elles seront pour VIERGES CATÉCHISTES DU COUVENT DE CANTON, EN L\u2019ANNÉE 1909 Montréal LE PRÉCURSEUR Mars-Avril 1935\t91 nous de puissantes auxiliaires, elles peuvent pénétrer là où il nous serait impossible d\u2019arriver! Nos petites orphelines sont très gentilles.Tous les jours, on nous apporte, enveloppés de guenilles, trois ou quatre bébés; nous remettons vingt sous de monnaie chinoise à la porteuse, et nous ondoyons sans retard le nouveau venu, de peur qu\u2019il ne puisse attendre le moment du baptême solennel, qu\u2019un Père vient donner chaque soir.Ces pauvres petits meurent presque tous.Nous en avons une dizaine qui semblent vouloir vivre.Je vous parle en ce moment des enfants de la maison que nous habitons, mais il y a, en dehors de la ville, une autre crèche dont nous avons la direction; les Vierges chinoises y prennent soin des enfants.Le Père fondateur de cette crèche est notre aumônier; il veut que nous ayons là une maison dès que vous pourrez nous envoyer des Sœurs et des secours; il me prie d\u2019intéresser les Canadiens à cette œuvre, dans laquelle il a mis tout son cœur.« Actuellement, nous essayons d\u2019aménager la maison pour l\u2019ouverture de nos classes qui aura lieu en février prochain.Nous commencerons par un externat pour les jeunes filles païennes.Il faut vous dire qu\u2019il n\u2019y a pas à Canton une seule école catholique pour les filles, mais bien des écoles protestantes avec lesquelles nous aurons à lutter dès le début.« Je crois vous faire plaisir en vous disant que notre école portera le nom d\u2019externat du Saint-Esprit.Un certain nombre de petites païennes sont déjà venues se faire inscrire.Qu\u2019elles sont gentilles et comme vous les aimeriez ! « Nous poursuivons avec ardeur l\u2019étude de la langue chinoise.Si le R.P.Fouillet venait à passer près de notre maison vers les huit heures du matin, il dirait qu\u2019il y a là « une école bien tenue» : nous étudions à la chinoise.c\u2019est à qui criera le plus fort.Il faut ainsi, paraît-il, apprendre les diverses intonations.« Nous sommes toutes bien portantes et bien joyeuses.L\u2019une de nos Sœurs disait récemment que la réalité n\u2019a diminué en rien la joie que lui faisait éprouver la perspective des missions.» Tandis que, du fond de la Chine, nos chères missionnaires envoyaient à leur Maison Mère les plus consolantes lettres et recueillaient sur leur champ d\u2019apostolat des gerbes déjà magnifiques, S.Exc.Mgr Mérel faisait un nouvel appel à leurs Sœurs restées au pays.C\u2019est ainsi qu\u2019il écrivait à la révérende Mère Fondatrice: Canton, 20 mai 1910 Révérende Mère, Oh! comme nous attendons avec impatience les trois que vous m'annoncez pour la fin de l'été! Qu\u2019elles viennent au plus tôt rejoindre leurs devancières.Vous confierez vos missionnaires à la garde de leurs saints anges et elles nous arriveront en bonne santé, heureuses et vaillantes.Vos bonnes religieuses nous donnent ici entière satisfaction; je crains même que leur zèle pour le travail ne les empêche de prendre un soin convenable de leur santé. 92 Montréal LE PRÉCURSEUR Mars Avnl 1935 Le nombre des enfants baptisés dans nos deux crèches de Canton s'élèvera cette année à trois mille enfants, si les ressources ne manquent pas.Une telle moisson de petits anges cueillie par vos Sœurs en une année, quelle source de bénédictions pour votre Congrégation naissante! Sans doute, on ne les recueille pas sans peine, mais quand la peine est ainsi récompensée, qui ne l'endure avec joie! Si cette œuvre de la Sainte-Enfance était bien comprise au Canada, avec quel empressement ne se dévouerait-on pas au rachat de ces pauvres petits êtres qui arrivent à vos Sœurs mangés par les rats ou à demi-morts.Après l'Œuvre de la Sainte-Enfance ou des baptêmes d\u2019enfants abandonnés, après celle des écoles pour les jeunes filles chinoises, l\u2019œuvre la plus urgente, en ce moment, est l\u2019école pour les enfants de nos compatriotes français, portugais, anglais et américains.pauvres enfants qui grandissent dans l'ignorance de leurs devoirs envers Dieu.Elles vous tendent les bras, ma révérende Mère, venez à leur secours par l'intermédiaire de vos bonnes religieuses.Veuillez agréer l\u2019expression de ma religieuse gratitude en Jésus, Marie et Joseph.t Jean-Marie Évêque de Canton Aux consolations des débuts succédèrent bientôt les difficultés et les peines inhérentes à toute œuvre d\u2019apostolat, mais nos vaillantes missionnaires poursuivirent avec courage leur tâche évangélique.Devant les troubles politiques, deux fois, par ordre des autorités, elles durent quitter momentanément la Mission, fermer l\u2019école du Saint-Esprit, confier les enfants de la Crèche à des catéchistes chinoises de confiance et se réfugier précipitamment à Hong-Kong avec leurs orphelines.La maladie, le manque de ressources, le départ de deux d\u2019entre elles pour le ciel.Sœur Saint-Jean-l\u2019Êvangéliste ^ et Sœur Saint-Joseph ^ et mille autres épreuves broyèrent leurs cœurs tandis que, pour la gloire du bon Dieu et de la Vierge Immaculée, elles allèrent toujours en avant, jetant autour d\u2019elles la bonne semence.Et maintenant, après un quart de siècle, jetant un regard sur la tâche accomplie, elles tressaillent d\u2019allégresse à la vue de la moisson et s\u2019écrient dans leur reconnaissance: Soyez béni, ô Dieu, pour le bien que vous avez daigné faire, par notre faible entremise, pendant ces cinq premiers lustres de notre apostolat à Canton! Soyez bénie vous aussi, ô Mère Immaculée, qui nous avez si visiblement protégées et si puissamment aidées! L\u2019œuvre de la Crèche, si féconde en labeur et en dévouement, a enregistré, durant ces vingt-cinq années, plus de cent mille âmes arrachées aux griffes de Satan et faites héritières du paradis.1.\tSœur Saint-Jean-l\u2019Êvangéliste (Rachel Lalumière, de Montréal) décédée à Canton le 13 févner 1912 Aux signes avant-coureurs de son départ pour le ciel, une joie indicible se répandit sur la figure de notre Sœur « Je ne puis exprimer mon bonheur!.s\u2019écna-t-elle, je n\u2019ai eu dans ma vie que deux joies semblables à celle que j\u2019éprouve en ce moment; ce fut le jour de ma profession religieuse et le jour de mon départ pour la Chine.Dites à maman qu\u2019elle se réjouisse, oh! qu'elle ne pleure pas, je suis si heureuse! On n\u2019a pas peur de mourir quand on est religieuse.quand on s\u2019est donnée au bon Dieu pour tout de bon' » 2.\tSœur Saint-Joseph (Emilda Charbonneau, de Montréal) décédée à Canton, le 23 mai 1926 Employée à la Crèche pendant quinze ans, son dévouement envers ces frêles créatures ne se démentit jamais et elle eut le bon heur d\u2019en baptiser de sa main plusieurs milliers . Montréal LE PRÉCURSEUR Mars-Avril 1935\t93 Enfants reçus et baptisés par les Sœurs Missionnaires de Vlmmaculée-Conception, Canton, Chine (1909-1934) 1910.\t.3,101\t1918\t\t\t4,607\t1927\t\t 1911\t\t\t2,622\t1919\t\t\t6,650\t1928\t\t\t2,776 1912.\t\t1,982\t1920\t\t\t7-250\t1929\t\t\t3,359 1913\t\t\t2,157\t\t\t\t1930\t\t\t4,203 1914.\t9 71 s 1922\t \t '\t1923\t\t\t6,939 \t4,213\t\t\t\t4,196 lyib\t\t\t2,598\t]l924\t\t\t4,700\t1932\t\t\t3,829 1916.\t1.901\t1925\t\t\t6,019\t1933\t\t\t3,274 1917\t1,890\t1926\t\t\t3,708\t1934\t\t\t3,465 UN COIN DE LA CRÈCHE DE CANTON, CHINE L\u2019Orphelinat, qui compta plus de cent orphelines à la fois, donna aussi d\u2019abondantes consolations.Instruites dans notre sainte foi, formées à l\u2019école de la vertu, à l\u2019étude des lettres et des arts domestiques, ces jeunes filles, pour la plupart, fondèrent des foyers chrétiens et les bonnes relations qu\u2019elles entretiennent avec leurs éducatrices les conservent dans la bonne voie; celles qui le peuvent aiment à envoyer leurs enfants à l\u2019école où elles-mêmes, comme elles le disent, ont coulé des jours heureux.D\u2019autres, en plus petit nombre, sont demeurées avec nos Sœurs et, sous le nom de Vierges catéchistes, ont rendu des services appréciables à la Mission.De cette petite communauté de Vierges chinoises, sept sont venues au Canada pour travailler à la conversion de leurs compatriotes païens immigrés en notre province et particulièrement groupés à Montréal et à Québec.L\u2019une d'elles.Sœur Lucie, est décédée à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, le 18 mai 1930.Actuellement, ces Vierges catéchistes sont en petit nombre, mais leur bon esprit, leur dévouement et leur attachement à leur petite Société font la joie et la consolation de nos Missionnaires. 3 0-^ v'?\t^\tf ,^1'^'^Yf V.?.Yf J 9i ® ©, f f «'.4 \u2022, « (^ ,4fV, 9 Ç f Ç -Ç ^ jî ^\t
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