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Titre :
Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Éditeurs :
  • Outremont, Montréal :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception,1920-,
  • Ville de Laval :Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception
Contenu spécifique :
Juillet - Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
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Références

Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1933-07, Collections de BAnQ.

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[" f VOL.VII.14» annee Montréal, Juillet-Aout 1933 Œuvres des Soeurs Missionnaires de Flmmaculée-Conception AU CANADA MAISON MÈRE, 314, ch.Ste-Catherine, Outremont, près Montréal (F.en 1902) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance'.Procure des missions.Atelier d\u2019ornements d\u2019église, de broderie, de dentelle et de peinture pour le soutien de la Maison Mère et du Noviciat.École de formation de catéchistes chinoises.Cercles de couture de dames et de demoiselles.Diffusion d'une revue missionnaire: Le Précurseur.Bibliothèque missionnaire gratuite.NOVICIAT, Pont-Viau (près Montréal), Cté Laval HÔPITAL ET DISPENSAIRE CHINOIS, 112 ouest, rue Lagauchetière, Montréal ~\t(Fondée en 1918) Enseignement du catéchisme aux Chinois.Les Soeurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception visitent aussi les Chinois malades dans les hôpitaux catholiques ou protestants lorsqu\u2019on les y appelle.NOMININGUE, P.Q.(Béthanie) (Fondée en 1914) VILLE DE RIMOUSKI, rue St-Germaîn (Fondée en 1918) École apostolique pour les aspirantes aux missions.Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Atelier d\u2019ornements d\u2019église.Ouvroir pour les missions.VILLE DE JOLIETTE, 100, rue St-Louis (Fondée en 1919) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Adoration du saint Sacrement.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Atelier d\u2019ornements d\u2019église.Ouvroirs pour les missions.VILLE DE QUÉBEC, 4, rue Simard (Fondée en 1919) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Récollections pour jeunes filles.Ouvrcir pour les missions.Leçons privées de peinture.VILLE DE VANCOUVER, 236, Campbell (Fondée en 1921) Hôpital Oriental.Refuge et dispensaire pour les Chinois.Cours privés de langues et de catéchisme pour les enfants et adultes chinois.'Visite des Chinois à domicile.VILLE DES TROIS-RIVIÈRES, 466, rue Bonaventure (Fondée en 1926) Bureau diocésain de la Sainte-Enfance.Œuvre chinoise.Ouvroir pour les missions.QUEBEC, 651, rue St-Cyrille (Fondée en 1928) Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Ouvroir pour les missions.Leçons privées de peinture.GRANBY, 64, rue Ottawa (Fondée en 1930) Bureau diocésain de l\u2019Œuvre de la Sainte-Enfance.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.Patronages pour jeunes filles.CHICOUTIMI, 138, Rivière-du-Moulin (Fondée en 1930) Bureau diocésain de l\u2019Œuvre de la Sainte-Enfance.Retraites fermées pour dames et jeunes filles.GRANBY, 285, rue Principale (Fondée en 1931) Patronage de « l\u2019Immaculée-Conception » pour jeunes filles.SAINTE-MARIE DE BEAUCE (Fondée en 1932) École apostolique.VILLE DE RIMOUSKI, rue St-Jean-Baptiste (Fondée en 1932) {A Sîdvre à la page 3 de la couverture) Retraites fermées pour dames et jeunes filles.^1- Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933 Prière d\u2019aider les Sœurs Missionnaires de rimmacuIée-Conception à soutenir leurs œuvres en leur procurant du travail ES Sœurs Missionnaires de l\u2019Immacu-LÉE-CONCEPTION Ont Un atelier d\u2019ornements d\u2019église et de lingerie sacrée, pour le soutien de leur Maison Mère et de leur Noviciat.Qu\u2019on veuille bien remarquer que les missionnaires doivent subir une préparation de plusieurs années avant de pouvoir aller travailler dans les champs de l\u2019apostolat.A des conditions faciles, on peut se procurer à l\u2019atelier des Sœurs Missionnaires de l\u2019Immaculée-Conception, 314, chemin Sainte-Catherine, Outremont, Montréal, les articles mentionnés dans la page intitulée « Veuillez lire attentivement ».En outre, on peint sur commande des bouquets spirituels de toutes sortes, calendriers avec images de la sainte Vierge, de la sainte Famille, de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, de la bienheureuse Bernadette Sou-birous et des missions, souvenirs de première communion et confirmation ainsi que brassards, scapulaires, Agnus Dei, insignes pour congrégations, monogrammes, tableaux divers, coussins et différents objets de fantaisie.On fait aussi les Enfants-Jésus en cire de toutes grandeurs.On recommande d\u2019une manière toute spéciale les broderies et dentelles de Chine.Ces dentelles sont fabriquées par les orphelines chinoises.En encourageant ces ventes, l\u2019on coopère au salut de tant de jeunes païennes qui reçoivent dans les ouvroirs catholiques, avec le gain de la vie, la lumière de la foi. iViX DONNÉS SUK DEMANDE > > ?C pQu ^Ua, - «M.n*-' VotktiUr .ÿ Sir ji\"- K paroisse sAiN'r-^'\u2019^* %f., V J Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933 Veuillez lire attentivement\t\t\t Chasuble, damassée, galon de soie\t$ 16.00 et\t\t\t$ 25.00 »\tmoire antique avec beau sujet.\t\t25.00 »\t35.00 »\tmoire antique, riche broderie d\u2019or\t\t75.00 »\t100.00 »\ten velours, galon et sujets dorés.»\tdrap d\u2019or fin, sans ou avec une très\t\t30.00 »\t38.00 riche broderie d\u2019or à la main.\t\t50.00 »\t90.00 Voile huméral.\t\t7.00 »\tplus Chape, damas, galon de soie et doré\t\t\t30.00 »\t50.00 » moire antique, avec riche broderie\t\t\t d\u2019or.\t\t70.00 »\t90.00 » drap d\u2019or, avec beau sujet et broderie\t\t\t d\u2019or en relief à la main\t\t\t100.00 »\t150.00 Aube, avec dentelle guipure\t\t\t8.00 »\tplus Surplis en toile avec et sans dentelle\t\t\t3.00 »\t» Tapis d\u2019autel en feutre, vert ou rouge\t\t\t5.00 »\t» Voile de tabernacle\t\t\t5.00 »\t» Voile de ciboire\t\t4.00 »\t» Signet pour bréviaires, peint\t\t\t1.00 »\t» Collier pour « Ligue du Sacré-Cœur »\t\t\t8.00 »\t)) Grande variété de bannières et de dais\t\tconfectionnés à\t notre atelier.\t\t\t Drapeaux en soie, brodés et peints à la main.Hampe en chêne.Lance et raccord cuivre verni or.Frange or mi-fin au\t\t\t bout flottant.\t\t\t Description et prix donnés sur demande.\t\t\t ENFANTS-JÉSUS EN CIRE\t\t\t Longueur\tLongueur\t\t 5 pouces\t\t\t$ 1.50\t14 pouces.\t\t.$14.00 7\t»\t\t\t\t 3.00\t17\t»\t.\t\t20 00 9\t»\t\t\t\t 5.00\t22\t»\t.\t\t30 00 12 » \t\t\t 10.00\t\t \tf Amicts\t\t.$12.00 la doux.\t \tCorporaux\t\t.\t8.50\t» » Lingerie d'autel ponSa Cjjriôti , E 30 avril dernier, l\u2019Époux céleste appelait à l\u2019éternelle union notre chère Sœur Saint-Dominique (Marguerite-Marie Dunn, de l\u2019Acadie, P.Q.), de la Mission de Szepingkai, Mandchourie.Elle était encore dans l\u2019action de grâces de sa dernière profession, ayant prononcé ses vœux perpétuels le 11 février précédent.C\u2019était peut-être parce que l\u2019appel divin se faisait entendre dans le lointain, qu\u2019elle écrivait les lignes suivantes à notre vénérée et bien-aimée Mère, le 16 août 1932: « Si le bon Dieu venait me chercher aujourd\u2019hui même, je serais prête à partir, certaine que je suis qu\u2019il a oublié mes infidélités et m\u2019a admise au milieu de ses épouses bien-aimées, moi, pauvre petit rien.Je me donne tout entière à lui, qu\u2019il fasse de moi ce qu\u2019il lui plaira.» Notre chère Sœur, née à l\u2019Acadie, P.Q., le 12 juin 1908, reçut au baptême le nom de Marguerite-Marie.Dans la narration qu\u2019elle nous a laissée de sa vocation, elle raconte ainsi ses premières années: « Étant la sixième des huit enfants qui devaient former la couronne de mes bons parents, on m\u2019a dit que j\u2019avais été bien gâtée, surtout par papa qui m\u2019aimait beaucoup et m\u2019amenait toujours avec lui, bien que maman lui disait souvent: Laisse-la donc à la maison, tu vas en faire une enfant insupportable.« A six ans, je commençai à aller à la classe et.j\u2019aimais beaucoup l\u2019étude; je fis ma première communion et fus confirmée cette même année.Ce me fut une bien grande fête de recevoir dans mon cœur « mon petit Jésus », comme je l\u2019appelais.« A douze ans, je fis ma communion solennelle.Pendant les trois jours de retraite qui précédèrent ce grand acte, maman me dit de bien prier pour connaître ma vocation et pour que je fisse une religieuse si c\u2019était la volonté du bon Dieu.« De treize à quinze ans, je ne pensai plus à la vie religieuse, je ne songeais qu\u2019à jouer et à m\u2019amuser.Ma bonne mère me dit un jour: Tu ne penses donc plus à te faire religieuse?Je lui répondis: J\u2019en ferai une quand je serai vieille.Après m\u2019avoir parlé de vocation, maman me dit ces paroles qui m\u2019ont particulièrement aidée à faire ma décision: Ce n\u2019est pas quand on est âgé qu\u2019il faut se donner au bon Dieu, mais dès ses plus jeunes années, afin de travailler plus longtemps à son service.A quatorze ans et demi, je perdis ma bonne mère.Un jour que, pendant sa maladie, j\u2019essayais de la soulager et de la distraire, elle me dit: Toutes les souffrances que j\u2019endure, je les offre pour que le bon Dieu me donne une religieuse dans ma famille et il me semble que c\u2019est toi qu\u2019il va choisir.« Quelques mois après la mort de ma chère maman, je me vis obligée de discontinuer mes études, j\u2019en eus beaucoup de peine.Je commençai alors une neuvaine à la sainte Vierge et à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, leur demandant de susciter une âme charitable qui pourrait pourvoir à la fin de mes études, si le bon Dieu me voulait à son service.Quelle ne fut Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933\t215 pas ma surprise, quand, à la fin de ma neuvaine, une tante, sœur de maman, vint solliciter de papa la permission de m\u2019amener chez elle pour me garder comme sa propre fille et me faire continuer mes études au couvent.Durant deux ans, je partageai la vie de ma nouvelle famille et c\u2019est alors que les germes de la vocation religieuse se développèrent en mon âme.» La chère enfant nous dit ensuite que le passage de nos Sœurs Ouvrières de la Sainte-Enfance, au couvent qu\u2019elle fréquentait, lui donna l\u2019idée de se faire missionnaire.A dix-huit ans, elle vint faire une retraite à notre Noviciat à Pont-Viau et demanda son entrée.Elle retourna ensuite faire ses adieux à ses parents.« Mon sacrifice était fait, dit-elle, et j\u2019avais résolu de l\u2019exécuter généreusement.Après avoir reçu la bénédiction de papa et les baisers fraternels, je me dirigeai vers la maison du vrai bonheur: la chère Volière de l\u2019immaculée où je fus depuis si heureuse.» Durant son Noviciat, notre chère Sœur fut toujours ce que ses Sœurs de la Mandchourie disent d\u2019elle: « Elle ne faisait pas grand bruit, mais nous la trouvions toujours attentive à faire plaisir, à rendre service, à se donner.» Elle partit pour la Mission de Manille le 28 septembre 1929 et y suivit un cours de garde-malade, elle obtint son brevet au printemps de 1932.Peu après, elle quittait Manille pour nos missions de la Mandchourie où elle exerça les fonctions de garde-malade jusqu\u2019à son départ pour le ciel.Elle eut la consolation de verser l\u2019eau sainte sur le front de plusieurs mourants, et c\u2019est au soir de l\u2019une de ses apostoliques journées de dispensaire, féconde en fruits de salut, le 18 avril 1933, qu\u2019elle ressentit les premières atteintes du mal violent qui l\u2019emporta.Ce jour-là, elle avait, par le saint baptême, ouvert le paradis à quatre petites âmes d\u2019enfants.Ses Sœurs crurent d\u2019abord à une indisposition passagère, mais le lendemain, la fièvre lui fit prendre le lit et son état s\u2019aggrava rapidement, on put reconnaître bientôt qu\u2019elle était atteinte de la variole contractée, on peut le croire, auprès des pauvres malades.Le 23, le courrier ayant apporté un colis de la Maison Mère contenant de pieux feuillets pour chacune des SŒUR SAINT-DOMINIQUE, M.I C., DÉCÉDÉE LE 30 AVRIL 1933 A SZEPINGKAI, MANDCHOURIE ONDOYANT UN ENFANT MOURANT AU DISPENSAIRE 2l6 Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933 Sœurs, la chère malade prit dans ses mains ceux qui lui étaient destinés et parut grandement apprécier ce dernier souvenir de notre bien-aimée Mère qui, alors, ignorait sa grave maladie.Cette affligeante nouvelle lui parvint deux jours plus tard, par un câblogramme envoyé de Szepingkai.A l\u2019instant, notre vénérée Mère, dans sa grande foi et son parfait acquiescement aux vues insondables de la Providence, fit à Dieu, si tel était son bon vouloir, le sacrifice de cette chère enfant, de cette dévouée missionnaire qui déjà rendait de précieux services en Mandchourie et dont la carrière, semblait-il, devait être féconde en fruits d\u2019apostolat.Des prières furent aussitôt demandées à toutes les Sœurs de la Maison Mère et du Noviciat, pour obtenir sa guérison, si cela n\u2019était pas contraire à la divine Volonté.Le 25, elle parut si souffrante qu\u2019on jugea prudent de lui faire recevoir les derniers sacrements, que lui administra S.Exc.Mgr Lapierre, assisté du R.P.Laro-chelle, supérieur de la Mission.Elle avait alors pleine connaissance et fit généreusement à Dieu le sacrifice de sa vie, se disant prête à faire tout ce qu\u2019il voudrait.Malgré les plus ardentes prières, les soins attentifs de ses Sœurs, et le dévouement de Son Excellence, qui n\u2019épargna rien pour procurer à la pauvre malade tout ce qui aurait pu la sauver, la terrible maladie suivit son cours et dans la nuit du 29, elle atteignit sa dernière période.Vers minuit, voyant qu\u2019elle touchait à sa fin, ses compagnes affligées firent un nouvel acte de résignation à la sainte Volonté de Dieu.Monseigneur commença les prières des agonisants; il ne les avait pas achevées, que déjà l\u2019âme virginale de notre Sœur avait pris son essor vers le ciel.Il était minuit et demi.On eût dit que la sainte Vierge avait attendu la première heure de la solennité de sa belle fête de l\u2019Annonciation pour couronner au ciel cette fidèle enfant qui, il n\u2019y a pas encore trois mois, lui chantait au soir de sa profession perpétuelle, en déposant à ses pieds sa blanche couronne de lis: « Bonne Marie, prends ma couronne; au ciel, n\u2019est-ce pas, tu me la rendras.» Il est à présumer que toutes les petites âmes, auxquelles elle a ouvert le paradis par le saint baptême, sont venues la recevoir au seuil de l\u2019éternité bienheureuse.Elle mourut sans agonie, tenant en main son cierge de missionnaire allumé; elle le serra si fort qu\u2019une heure et quart après son décès, il brûlait encore entre ses doigts et il fut nécessaire de le lui ôter de force.L\u2019état de son pauvre corps, disent les Sœurs infirmières qui l\u2019assistèrent à son dernier moment, si vite miné par la souffrance, contrastait étrangement avec celui de son âme qui parut toujours calme et paisible.La levée du corps fut faite par le R.P.Bérichon et le service funèbre fut chanté par S.Exc.Mgr Lapierre, assisté des RR.PP.Crevier, C.S.V., Gilles et Masse.Étaient aussi présents le R.P.Larochelle, supérieur de la Mission, et d\u2019autres Pères des différents postes.Des messes de Requiem furent célébrées pour le repos de son âme dans tous les postes où nous avons des Sœurs.Les restes mortels de la chère disparue reposent à Szepingkai sur le terrain de la Mission.Elle est la onzième Professe décédée depuis la fondation de l\u2019Institut en 1902.La Rédaction (ûuelijuesi roses effeuillées par la patronne beei misisionnaireôî.« Quand je serai au ciel, ô Jésus, vous remplirez mes mains de roses et j\u2019effeuillerai ces roses sur la terre.» Ste Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus L\u2019aimable petite Thérèse m\u2019a obtenu la grâce que je sollicitais par son entremise.Je m\u2019acquitte de ma promesse avec joie et vous envoie cette offrande pour vos missions.J.-M.P., Montréal.\u2014 Neuvaine de lampions en l\u2019honneur de sainte Thérèse avec remerciements à cette bonne petite Sainte.l3.D., Montréal.\u2014 Reconnaissance à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour deux faveurs obtenues, après promesse de publication.Une abonnée de Montréal.\u2014 Remerciements à sainte Thérèse pour la vente d\u2019une maison.M.et Mme J.-A.C., Ste-Rose.\u2014 Je paie mon abonnement au « Précurseur » en reconnaissance à la petite « Fleur du Carmel » pour faveur obtenue.Mme E.Delage, Montréal.\u2014 C\u2019est avec grand plaisir que je vous adresse mon obole pour la Bourse Ste-Thérèse-de-l\u2019Enfant-Jésus.Je m\u2019acquitte ainsi d\u2019une dette de reconnaissance que j\u2019ai contractée envers cette puissante petite Sainte.A.C., Lachine.\u2014 Aumône en remerciement pour faveur reçue par l\u2019intercession de la Petite sainte Thérèse.Mme A.Lessard, Churchill.\u2014 Je remercie de tout cœur sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour guérison obtenue par son intercession.Mme D.C., Montréal.\u2014 Je vous adresse le prix d\u2019entretien et d\u2019instruction d\u2019une orpheline de vos missions, en acquit d\u2019une promesse pour faveur obtenue.Vives actions de grâces à sainte Thérèse! Mme M.-A.B.\u2014 Aumône pour vos missions en hommage de gratitude pour bienfait reçu par l\u2019intercession de la petite « Fleur du Carmel ».B., Arbic.\u2014 Grand merci à sainte Thérèse pour faveur obtenue après promesse d\u2019envoyer l\u2019offrande ci-incluse pour vos missions.Mme O.S., Maisonneuve.\u2014 Je suis très heureuse de faire publier ma reconnaissance envers sainte Thérèse de Lisieux pour une grâce reçue par son entremise.Mme J.-C.E., Bagotville.\u2014 Je vous transmets un chèque pour vos missions, en remerciement à la chère « Semeuse de Roses ».Mme U.L., Maisonneuve.\u2014 Ci-inclus, mon humble offrande pour les missions, en accomplissement d\u2019une promesse pour faveurs reçues du Sacré-Cœur par l\u2019intermédiaire de sainte Thérèse de Lisieux.Mlle Masson.\u2014 Merci à la Patronne des missionnaires pour les grâces que j\u2019en ai reçues.Mlle L.P.\u2014 Vive reconnaissance à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour deux guérisons obtenues après promesse de publication.Mme R.B.St-Joseph-d\u2019Alma.\u2014 Ci-joint, aumône pour vos missions, comme gage de gratitude envers sainte Thérèse.Mlle M.P., Montréal.\u2014 Offrande pour la Bourse Ste-Thérèse en remerciement pour faveur obtenue et pour en solliciter de nouvelles.Mme H.-J.G.\u2014\tMille mercis à la « Petite Fleur du Carmel » pour la réussite d\u2019une affaire.Je la prie avec instances de continuer d\u2019effeuiller ses roses sur notre foyer.Ci-inclus, prix de rachat de deux enfants chinois moribonds, en acquit de ma promesse.Mme E.G., Matane.\u2014\tDeux abonnements au « Précurseur » en reconnaissance à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour faveur obtenue.Mme A.Nepveu, Côte-St-Paul.\u2014 J\u2019envoie une offrande en remerciement pour grâce reçue par l\u2019intercession de la petite Thérèse de Lisieux et sollicite encore sa protection.Mme D.D., Montréal.\u2014 J\u2019inclus le premier versement d\u2019une aumône promise en l\u2019honneur de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, en reconnaissance d\u2019une grande faveur obtenue.B.N., Outremont.\u2014 Aumône pour les missions en l\u2019honneur de la petite « Fleur du Carmel ».Mme G., Outremont.\u2014 Honoraires de messes en l\u2019honneur de la chère petite « Reine », sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, pour protection et grandes faveurs obtenues, après promesse de publication.Une famille reconnaissante.\u2014 Offrande pour les missions chinoises en remerciement pour grâce reçue par l\u2019entremise de la Patronne des missionnaires.J.-W.P.\u2014 Ci-inclus, chèque en l\u2019honneur de sainte Thérèse; reconnaissant merci, Mme J,-A, H.\u2014 J\u2019ajoute une offrande en plus de mon abonnement, en remerciement pour grâce obtenue par l\u2019intercession de la 218 Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933 petite sainte Thérèse.Mme D.\u2014 Aumône pour les missions, en reconnaissance à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour faveurs obtenues.Je sollicite de nouveau sa protection.Anonyme.\u2014 Mille mercis à sainte Thérèse pour faveur reçue.Offrande pour les missions, comme gage de reconnaissance.Anonyme.\u2014 Ci-inclus, aumône en hommage de gratitude à la petite « Fleur du Carmel ».Mme E.D., Montréal, -j- Offrande pour les œuvres missionnaires, en l\u2019honneur de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Mme G.\u2014 Je m\u2019abonne au « Précurseur » en reconnaissance à sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus pour faveur obtenue.Mme Demers.=? DE Les âmes embrasées ne peuvent rester inactives.Des âmes, il nous faut des âmes, surtout des âmes d\u2019apôtres et de martyrs.Jésus m\u2019ayant fait comprendre qu\u2019il me donnerait des âmes pour la croix, plus je rencontrais de croix, plus mon attrait pour la souffrance augmentait.Sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus Ce qui a manqué à l\u2019œuvre des missions, ce n\u2019est pas la bonne volonté ou la grâce divine.Ce qui a manqué, et ce qui continue de lui manquer dans une trop large proportion, c\u2019est la coopération humaine par la prière et l\u2019aumône.Mgr A.Olichon =?^ DE ISourëc â>amte=®t)érè£!e=ïie=rCnfant=3fé£(u£! pour l\u2019aboption b\u2019une misigionttairc Une bourse est une somme d\u2019argent dont l\u2019intérêt crée une rente perpétuelle pour le soutien d\u2019une missionnaire.Les bourses sont fondées en l\u2019honneur d\u2019un saint ou d\u2019une sainte dont elles portent le nom.La religieuse dont le soutien est assuré par la fondation d\u2019une bourse devient pour la vie la missionnaire du donateur ou de la donatrice et tient sa place auprès des pauvres infidèles.Les fondateurs des bourses participent à tous les avantages spirituels de la communauté.La somme de $1,000.00, donnée en un ou plusieurs versements par une ou plusieurs personnes, forme une bourse complète.Offrande de la Bourse Sainte-Thérèse-de-TEnfant-Jésus Nous recevrons avec reconnaissance toute offrande, faite en action de grâces pour faveurs obtenues ou demandes de nouveaux bienfaits, pour la formation d\u2019une nouvelle Bourse en l\u2019honneur de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Daigne la « Patronne des missionnaires » inspirer à des âmes généreuses la pensée d\u2019adopter une missionnaire, et, en retour, faire tomber sur elles une pluie de roses! En mai-juin\t1932.$98.50\tEn\tnovembre-décembre\t1932.$38.40 En juillet-août\t»\t 12.25\tEn\tjanvier-février\t1933\t.77.00 En septembre-octobre » .85.00\tEn\tmars-avril\t»\t 18.25 En mai-juin 1933.$30.75 Echos de nos Missions SHEK LUNG, CHINE Lettre des Sœurs Missionnaires de V Immaculée-Conception, hospitalières à la Léproserie de Shek Lung, à leur Supérieure générale Léproserie de Shek Lung, 1er lévrier 1933 Bien chère Mère, Nous avons passé les fêtes du nouvel an bien joyeusement, dans la solitude de notre Ile, au milieu de nos chers malades.Le jour de l\u2019Épiphanie, nous avons eu la faveur d\u2019entendre trois messes et d\u2019avoir la bénédiction du saint Sacrement.Si, à l\u2019occasion de la nouvelle année, en pensant à tous ceux que nous aimons, nous sentons davantage l\u2019éloignement des êtres chers que nous avons quittés pour répondre à la voix de Dieu, qui nous a appelées à notre belle vocation de missionnaires chez les lépreux, ce bon Maître nous fait goûter plus sensiblement, en ces jours, ses ineffables consolations, bien qu\u2019il soit toujours au milieu de nous l\u2019Ami fidèle et réconfortant, l\u2019Époux aux délicates attentions, aux divines largesses!.A la veillée des Rois, nous avons pris en communauté une partie de « Perfection » ; cet agréable jeu nous procure toujours une amusante récréation les jours de fête.Le lendemain nous réservait une belle surprise: la réception d\u2019un joli calendrier aux pieuses pensées pour chacun des jours de la nouvelle année, et d\u2019un précieux feuillet qui remplira auprès de nous l\u2019office d\u2019un sage conseiller.Merci, bien-aimée Mère, pour cette nouvelle marque de votre sollicitude à nous procurer les moyens d\u2019avancer dans la perfection.Le 15 janvier, une de nos bonnes vieilles, âgée de soixante-dix-sept ans, lépreuse seulement depuis trois ans, s\u2019en allait chez le bon Dieu.Elle avait été baptisée quelques jours auparavant et mourut comme un petit enfant, revêtue de sa robe d\u2019innocence.Elle ne cessa jusqu\u2019à son dernier moment de nous remercier des soins que nous lui prodiguions.Deux jours plus tard, nous ouvrions le ciel à une toute petite âme qui sembla ne paraître ici-bas que pour venir y chercher l\u2019ondée baptismale. 220 Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1^33 Nous l\u2019avons chargée de commissions pour là-haut.Nous revêtons d\u2019une robe blanche et d\u2019un cordon bleu tous les petits enfants que nous ensevelissons, et leur mettons dans les mains deux roses naturelles, une blanche et une rouge; ces roses représentent nos plus chères intentions.Nos pauvres malades souffrirent beaucoup du froid qui fut très grand pendant le mois de janvier.Nous n\u2019avions pas assez de couvertures à leur donner et la plupart n\u2019avaient pas d\u2019habits assez chauds.Ils faisaient vraiment pitié et nous avons bien souffert de les voir ainsi grelotter sans pouvoir les soulager.Le 26 janvier.Jour de l\u2019An chinois, il y eut grand congé sur l\u2019Ile et fête parmi tous nos lépreux et lépreuses.Nous leur avions préparé une petite loterie.Chacun reçut un cadeau: serviettes, bas, savon, etc., toutes choses de première nécessité.Une séance récréative et pieuse à la fois, donnée par les jeunes filles les moins malades, fit passer à tous une agréable soirée.Ce même jour, une sourde-muette d\u2019environ dix-huit ans, arrivée à la léproserie depuis quelques mois, poitrinaire et lépreuse, échangeait ses pénibles souffrances pour les délices du paradis.Nous étions parvenues à lui faire comprendre les principales vérités de notre sainte religion.Par signes, elle sollicita elle-même le baptême qu\u2019elle reçut avec des marques sensibles de dévotion.Elle faisait souvent le signe de la croix et mourut en pressant le crucifix sur son cœur.Ce départ fut bientôt suivi d\u2019un autre.Le lendemain, encore une victime de la lèpre, nouvelle conquête de la grâce, allait grossir là-haut le nombre des élus.Le 27 janvier, nous eûmes la joie de recevoir quelques-unes de nos chères Sœurs de Canton.Leur présence à une petite comédie jouée par les hommes lépreux honora et réjouit grandement tous nos miséreux.Une de nos doyennes qui vécut ici au temps du bon P.Conrardy, fondateur de la léproserie, vient de perdre la vue.Cette grande épreuve l\u2019a profondément affligée, ses mains et ses pieds étant rongés par la maladie, elle ne pourra plus maintenant rendre aucun service et c\u2019est ce qui lui est si pénible, mais en fervente chrétienne, elle accepte avec grande résignation cette nouvelle croix que le bon Dieu lui envoie.Nous venons nous-mêmes, chère Mère, de subir une épreuve à laquelle nous avons été bien sensibles.Nous avons perdu six de nos bufflesses.C\u2019est une grosse perte, nous avions grandement besoin de ces bêtes pour le travail des rizières; mais nous avons remercié le bon Dieu de nous en avoir laissé deux, il aurait bien pu nous les enlever toutes.Bonjour, bien-aimée Mère, daignez bénir encore une fois vos aimantes filles de Shek Lung, Servantes des Lépreux Que d\u2019âmes nous pouvons convertir par nos prières et par nos aumônes! Arracher une âme à l\u2019enfer est la meilleure des dévotions.Le saint Curé d\u2019Ars Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933\t221 SZEPINGKAl, CHINE Extrait d'une lettre des Missionnaires de VImmaculée-Conception de Szepingkai, Mandchourie, à leur Supérieure générale Szepingkai, 3 mai 1933 VÉNÉRÉE ET CHÈRE MÈRE, Bien des événements se sont passés depuis le dernier envoi de notre journal: un grand vide s\u2019est fait parmi nous, le ciel nous a ravi notre chère Sœur Saint-Dominique.Ce premier départ pour l\u2019au-delà au sein de notre chère Mission de la Mandchourie, départ si inopiné, nous a vivement émues.CHAPELLE DU NOVICIAT INDIGÈNE QUE DIRIGENT LES MISSIONNAIRES DE LTMMACULÊE-CONCEPTION A SZEPINGKAl.MANDCHOURIE, CHINE EN LA FÊTE DE SAINT JOSEPH, 1933 Mais n\u2019anticipons pas sur les faits, remontons notre narration aux jours ensoleillés de février, où le bon Dieu nous prodigua les grâces et les consolations pour nous préparer sans doute à la grande épreuve qui devait suivre.Au soir de la belle fête de la Purification, sous les auspices de notre divine Mère, nous commencions notre retraite annuelle, laquelle fut prêchée par S.Exc.Mgr Lapierre.Ce jour fut pour nous jour de grande liesse par l\u2019arrivée de nos chères Sœurs de Pamien Tcheng, de Leao Yuan Sien et de Tung Leao, venues pour suivre avec nous les pieux exercices.Nos Sœurs de Taonan, retenues par la maladie de Sœur Supérieure, n\u2019arrivèrent que le lendemain matin.Elles amenèrent une nouvelle recrue pour le Noviciat indigène, Kia Louosa, âgée de seize ans.Notre petit couvent sembla s\u2019agrandir pour recevoir nos douze compagnes, l\u2019affection nous rendit ingénieuses pour leur trouver de l\u2019espace; nous étions si heureuses de nous voir réunies au nombre de dix-huit! 222 Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933 Le 11 février restera une date à jamais mémorable dans les annales de la petite Communauté de Szepingkai.En ce jour béni, à l\u2019issue de la retraite, sept de nos Sœurs contractaient avec l\u2019Époux des vierges une alliance éternelle.Ce sont: Sœur Saint-Denis (Anne-Marie Dubé, de Saint-Denis, Kamouraska); Sœur Saint-Dominique (Marguerite Dunn, de l\u2019Acadie) ; Sœur Marie-Esther (Alice Buteau, de Saint-Évariste) ; Sœur Saint-Jean-d\u2019Éphèse (Lorette Moran, de Saint-Boniface, Man.); Sœur Sainte-Rosalie (Ursule Charette, des Trois-Rivières) ; Sœur Catherine-d\u2019Alexandrie (Catherine Lebel, de Saint-Épiphane, Rimouski), et Sœur Gabriel-de-Marie (Gabrielle Filion, de Lachute).Notre hixmble chapelle avait revêtu pour la circonstance une jolie parure de lis fraîchement éclos sous les doigts d\u2019une de nos Sœurs.La cérémonie fut présidée par S.Exc.Mgr Lapierre, qui daigna aussi donner lui-même l\u2019allocution de circonstance, allocution toute imprégnée de reconnaissance envers le Très-Haut qui permettait une cérémonie aussi imposante en pays païen et bénissait d\u2019une manière si visible la Mission de Mandchourie et les œuvres de notre Institut.Les RR.PP.Crevier, C.S.V., et Roberge, M.-E., assistaient Son Excellence.Étaient aussi présents: les RR.PP.Barbeau, de Fakou; Pelletier, de Kangping; Laberge, de Koung-tchouling; E.Gilbert, B.Desroches et A.Lecomte, de l\u2019évêché.Après la cérémonie, nous nous réunîmes au parloir.Nos Sœurs élues, en s\u2019agenouillant pour baiser l\u2019anneau de Son Excellence et recevoir sa bénédiction, sentirent glisser dans leur main une médaille miraculeuse.Monseigneur entremêla au joyeux entretien de précieux conseils et de paternels souhaits, dont nous garderons, aussi bien que des saints exercices de la retraite et de la fête de ce jour, un souvenir réconfortant qui nous soutiendra au sein des labeurs de la vie de mission.Les agapes familiales, comme à la chère Maison Mère, furent précédées du couronnement des élues au chant du Veni Sponsa Christi, prélude du céleste cantique que feront entendre les esprits angéliques quand sera venue l\u2019heure des agapes étemelles, alors que le divin Époux s\u2019apprêtera à couronner ses épouses fidèles de la couronne des vierges, des apôtres et, qui sait, peut-être des martyrs.La soirée se passa à s\u2019entretenir de notre bien-aimée Mère dont la présence au milieu de nous aurait mis le comble à notre bonheur.Mais nous nous rappelâmes que nous sommes missionnaires., ce seul mot veut dire bien des choses.Il a aussi la puissance de nous consoler de votre absence, bien chère Mère, en nous faisant ressouvenir que c\u2019est pour faire connaître notre Dieu si bon, faire aimer notre divine Mère et contribuer à réaliser vos grands désirs d\u2019apostolat, que nous nous sommes éloignées de vous, que nous avons dit adieu à nos parents tant aimés, à notre cher pays.Et le bon Dieu et notre céleste Mère ne se laissent pas vaincre en générosité, ils nous donnent vraiment dans toute sa plénitude le centuple qu\u2019il a promis à ceux qui ont tout quitté pour Lui.Deux jours plus tard, la maison nous paraissait bien grande, nos douze compagnes de retraite nous avaient toutes quittées pour aller reprendre leur besogne, remplies d\u2019une nouvelle ardeur pour travailler au salut des âmes païennes qui nous entourent en si grande multitude.Et nous-mêmes, ne Montréal LE PRECURSEUR Juillet-Août 1933\t2 23 voulant pas perdre un instant du temps si précieux qui nous est donné de nous dévouer auprès de ces pauvres infidèles, nous reprîmes immédiatement notre tâche quotidienne.Le 14 février, Sœur Saint-Dominique et Sœur Marie-Esther, au cours de leurs heures de dispensaire, avaient la joie d\u2019ouvrir le ciel à deux petites âmes, et quelques jours plus tard, dans une visite à domicile, un garçon de treize ans recevait, lui aussi, son billet d\u2019entrée pour le paradis, tandis qu\u2019au dispensaire deux autres petits privilégiés recevaient l\u2019eau sainte sous les noms de Jean-Marie et de Joseph-Napoléon.Voici le compte rendu du dispensaire de notre Mission pour le moi?de février 1933: Baptêmes.12\tPatients.628\tTraitements.858 Pansements.271\tDents extraites.\t5\tVisites à domicile.59 Les dispensaires de Koungtchouling et de Peiko ont été fermés pendant ce mois.Parmi les patients du dispensaire, nous traitons parfois des Coréens, ils sont assez nombreux à Szepingkai et appartiennent pour la plupart à la classe pauvre.Ces braves gens nous intéressent, leurs habitudes tiennent un peu du chinois et un peu du japonais, avec des nuances sur certains points.Leurs habits, de couleur blanche le plus souvent, ont une forme particulière.Dans les visites à domicile nous voyons souvent de grandes misères.Ces navrants spectacles nous font apprécier davantage le grand bienfait d\u2019être nées dans un pays catholique et au sein d\u2019un agréable foyer.Nous pénétrons quelquefois dans des mansardes si pauvres et si rebutantes qu\u2019on ne pourrait s\u2019imaginer que des êtres humains pussent y vivre.Et quand ce sont des malades, des agonisants qui gisent dans ces misérables huttes, dépourvus de tout secours, de toute consolation et sans espoir d\u2019une vie meilleure par delà l\u2019inconnu!.oh! qu\u2019ils font pitié ces malheureux païens!.Par contre, ces visites, comme aussi les réceptions au dispensaire, nous fournissent des scènes typiques.Ainsi, l\u2019autre jour, un homme accompagna sa vieille mère au dispensaire de Koungtchouling.Il attendit la fin des traitements, puis au moment du retour, il se baissa quelque peu; la vieille mère, aux petits pieds, longs seulement de quelques pouces, lui sauta aussitôt sur le dos comme l\u2019eût fait un enfant, puis on se mit en marche.Ce moyen de transport semblait bien accommoder les deux; nous avons admiré cet exemple de piété filiale.Le 9 mars.Sœur Saint-Dominique se rendit au dispensaire de Peiko, fermé depuis un mois.Elle y traita bon nombre de malades et fit huit visites à domicile au cours desquelles elle ondoya sept bébés moribonds.Elle revint exultante de bonheur d\u2019avoir fait une aussi abondante cueillette.La fête de notre bon Père saint Joseph fut solennisée avec le plus d\u2019éclat possible dans notre petite Communauté.Il y eut grand\u2019messe, à laquelle S.Exc.Mgr Lapierre daigna assister.Toute la journée, une Sœur et deux Novices indigènes se succédèrent au pied de la statue de notre grand Pourvoyeur, décorée de lis et de verdure, pour l\u2019honorer, le remercier de ses c/^ â/vSÆ-VV-K/ â.VO/O/WWIAA^^AA/C' X>4A/HOCAaA^ ,4i-^ /> 0/\\,Wi A/VVV/Ot^a^M^OXÎ/^î)/
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