La presse, 9 septembre 1905, samedi 9 septembre 1905
[" PREMIERE SECTION PAGES 1 à 4 CIRCULATION TOTAL DE LA SEMAINE 5891J54 ïr 21 HS ANNEE\u2014N° 262 MONTREAL* SAMEDI i) SEPTEMBRE 1005 UN £ bNTIN a.f ' L'un cfes ffontitnsjdü />a/ai3 V* L f s c p* ;SK«s3-;> »?T £/ te %- \u2018wl / ^ v.iis >Y A, !k> bl&sorv P°a kî|S>'.': P»» : 1V v' ¦\\TV ¦> :\u2022 c V - \u2019¦¦¦WM:': ÿJXKÎ'ji Mo/nt/nen/- à /â ç foire do /loi e/- de fo f7'd/io E mfnjff qu\u2019an mouTom^nt rieux & bien des titres, qji nous donns ¦s\u2019est fait ici, pour l'adop la légende du coq gaulois et son exis- tion d'un drapeau cana dien français, un moure-ment s'est fait en France pour rempl cer sur l\u2019écusson de la Ré jub'ique, les lettres R.F., perpétuelle ment provisoires et anti-décoratives.Un publiciste et tin chercheur, M.Arthur Maury, a proposé, il y a une q insaine d'année , l'adoption du coq g Milois, pour succéder aux lettres ba nales, R.F., chargées de porter 11 Reprit des passants l\u2019idée de la Républi que Française, mais ees lettres peuvent tout aussi bien signifier Royaume Français.Or, encore actuellement, la France n'a pas d\u2019écusson parlant.l/e projet de M.Arthur Maury com prenait un écusson d'azur, tin beau coq d\u2019or, crété et barbé de gueules (rouge), becqué et ntCTibré.d'argent, les ailes «enlevées au moment oft il lance son c nir cocorico.Ce.tes.ce coq hardiment campé eon viendrait fort bien il la démocratie fran Cniso.Il est rustique et fier, dévoué aux \u2022ions jusqu'il l'abnégation, beau, galant «' toujours prêt il se r fendre jusqu\u2019à la mort.Vécu pro| o-é par M.Arthur Maury aérait posé sur des drapeaux aux couleurs nationales passés en sautoir ; pour sommet une étoile entourée de rua ors et enfin, au dessous, sur une btrderole, la devise consacrée.Cela serait vraiment français et trsn-cherait avec le banalité des aigles, des léopards et des lions on licornes lté tence à travers l\u2019histoire.On ne s'imagine pas quelle place énor me le coq tient dans l\u2019iconographie dans le symbolisme et dans la caricature en France et à l'étranger.On le trouve dans l'antiquité, mais on ne peut pas dire de lui qu\u2019il se perd dans la nuit des temps, puisqu\u2019on le retrouve partout.Des vases, des poteries, des bronzes de l'époque gauloise repré sentent le coq dans des Attitudes de fierté conquérante, et de nombreuses monnaies, de cette époque î nos jours, nous montrent encore le coq emblématiques.En France, et au Canaq/t qui en sort, presque tous les clochers sont surmon tés d\u2019un coq.Ils sont su faite des cio chers des p\u2019us modestes églises de vil loges aussi bien qu'il ceux des somptueuses cathédrales ; il n\u2019y a que fort peu d\u2019exceptions.Cet usage remonte # une date fort ancienne qu'il n'est pas facile de déterminer.I.a signification de ees coqs a, naturellement, été très discutée.lai meilleure explication semble être celle fournie par un auteur ancien.\u2018'C'est pour ce que nous sommes Gaulois ou Gaules, car ce terme \u201cgallus\u201d ou \u201cgalli\" vaut autant ft dire que Gaulois et que cet oyseau est \u201cgallus\u201d.Les écrivains religieitx y ont vu le symbole de la vigilance qu\u2019exercent les ministres du culte et l\u2019indication qu\u2019ils doivent adresser leurs prières au ciel dès le lever du soieil.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019usage de placer les coqs au sommet des clochers s\u2019est LEÜ fir M mrrçrmim luri'JVUKHP -\u2022'nesyput raldiques des autres pays.Eh bien, une proposition aussi coi [ répandu, perpétué et a gagné de 'a grue n\u2018a guère trouvé que des résister France fl l\u2019étranger, cas.L\u2019esprit de parti «en est mêlé, et, \u201cLa Presse\" »\u2019est occupée, il v s ouel-malgré la vérité historique, malgré la | ques semaines, d\u2019un hrave ouvrier ea-tradition populaire, des protestations , nadien qui a la spécialité de travailler ae sont élevées, basées sur ce préjugé entre cjei et terre.C\u2019est un esca\u2019a que le coq n\u2019a jamais été, en France, |deur fameux, pour qui les aiguilles des I ¦ que le symbole de la monarchie ne juillet.Pour combattre cette erreur, M.Ar clochers «ont d\u2019une ascension aussi fa et le que pour une faible femme la.montée d\u2019une étage aur de moelleux ta fn titr dr papier i /affres ad- ^ j)l»isft*)fi/JuJrfvfnb\u2014' 7 P lows flîrlMP thur Matiry a compulsé un amas ef-I pis.IjCs dangers de la pose d\u2019nn coq froyable de d tenments écrits et gra sur un clocher, dsngers devant lesquels phiqties de toute espèce, et ce travail [ personne ne recule, prouvent bien l\u2019im-\u2022 produit un fort volume, très copieuse- portance attachée à cette universelle ment Illustré, d\u2019un réel intérêt et eu \u2022 coutume.CSi ; -l
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