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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
mardi 23 novembre 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1897-11-23, Collections de BAnQ.

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[" IE PLUS FORT TIRAGE QUOTIDIEN AU CANADA CIRCULATION IIOYBWKB f A* JOUB 56.487 QUATORZIEME ANNEE-N0 19 MONTREAL.MAHDI 23 NOVEMBRE 1897 HUIT PAGES-UN CENTIN F D[S ECOLES Un ablégat au Canada Le retour de Monseigneur Bruchési Un prêtrfe.trH en ?ne du elerfé «é- eulier, uoae a cominuiLqo* ce matin.Une nouvelle de la i>lLé haute Smportao-r*.coucernant la ?laite de Mgr Bruche-ii.& Home.Il appert que la «emaine dernière, un document tignô par quelquea-uua Jea prètree les plua influents fa diocèse, aurait ètè envoy* 5 Rome, à Mgr Brn-thésl.demandant qn'un ablégat soit envoyé au Canada pour y séjourner jua-qn\u2019è oe que la question des écoles du Manitoba, ^oit définitivement réglée Par la même occasion, les signataires demandaieut Mgr Bruchéai d\u2019user de eon influence pour que les voeux de son clergé soient exaucé* et que son séjour eu Europe ne soit pas d\u2019wie trop longue durée-.Mgr Rru*.héKi.d'aprè* les renaeigne^-tnenta que nous avoue eu* ce matin, reviendra il Montré»! au commencement de février.LES HOTELIERS Tiennent nne importante afesem-blée hier soir bes gravures digue* d'être s a cadrées font que je Journal mérite de plus eu hus son titre .montesté de Journal des a mil le* Ou na dieu me Sa prem.ère pa ge est un vrai laalean de notre nouveau ministère le Quêliec La double peg** est une oeuvre d'art sous la titre de Jour de Fête.\u201d 9: voua tenez â posséder la collection complète des pages écrites sur 1887 88.octLaudes d'avance vos numéroa.soit à roa marchande, soit aux bureaux du \"Monde Illustré' .\u2022 'es pages sont Ulus* I tréee par notre truste canad»eu.Ed ' nend J.Maseuotte UNE LETHE , PEU 0UUIN1E Un noble témoignage de recon naissance ERIEUX Horrible boucherie à Saint-Canut, Deux-iTon tagnes UN HOMME EGORGE CHEZ LUI On le trouve renversé sur son lit, le cou à moitié coupé UNE SENSATION DANS TOUT LE DISTRICT ( Dt ïênioyé special dé ** La Prêt* \u201d ) Les amendements qui seront demandés Hier après-midi, a eu lien une assemblée des directeurs de l\u2019Aseociation des < \u2018 \u2022mmeryantë Licenciée de Vins et Liqueurs de la Ville de Montréal, à l\u2019hOtel Queen, pour s'entendre sur les amen-ciementa à iemander à ia Législature A 1s prochaine session.M Henri Duboi* préside l\u2019aseemblée et M.L.A.Lapointe remplit les fonctions de secrétaire.Au nombre des amendement» que l\u2019on proposera ù la Législature se trouvent les suivants 1.\tQue l\u2019amende imposée aux personnes vendant des liqueurs sans licence soit augmentée â $200 pour la première offense, et un emprisonnement sau» amende poor les offenses subséquentes.2.\tQue la cour ne donne pas de délai aux personnes condamnées ê l\u2019amende, mais qu'elle les emprisonne ê défaut da paiement.3.\tQue les lois concernant la vente illégale de* liqueurs «oient plue sévère», et qu\u2019on donne plus de moyens au chef de In poîice du revenu de poursuivre les enquêtes et les recherches de personnes vendant ^licitement des liqueurs.I.Qu eu vue de laire cesser l'abus de* dubs qui ont reçu certains privilèges, la licence ne «oit accordée qu\u2019aux clubs pourvus d'une charte provinciale; qua le droit d'incorporer ces corporations n\u2019apperîienne qu'aux municipalités ; que la licence de ces clubs soit augmentée ; et enfin, que ces cfube soient en règle avec leur?paiement* et qu\u2019ils ne soient pas placés dans un endroit où U» peuvent faire de \u2019.a A*oncurrence aux hôtels F\u2018t restaurants.5.Que le vente des* liqueurs, vin* et bières soit séparée de la vente de» épi-ceries.étant notoire qu'en certaines parti^ .] v >.il est de» épiciers qui font, un grand dommage aux hôteliers qui liaient une licence plus éiovée que «\u2019.«lie des épiciers.I^es hôteliers deman-dent pour Montréal, le système adopté dans Ontario, ô propo» de* épicier* vendant des liqueurs.B.Que le prs «le:- icences à Montréal soit réduit au prix «ieg '.i«.*ences A Québec.c\u2019est-à-dire et $750 .au Heu de Mf>0 et $800.7.Que la clause de l\u2019article No 921.S R.Q.qui défend A tout hôtelier, après huit heures du soir.în vente de liqueurs è tout soldat, serviteur ou apprenti, soit abolie comme manquant de aen» et ne répondant point A IVsprit de la loi L'as amendements, ainsi que quelques ni tre».furent expliqués «nu long par M.T O.P^llanri.«o!li stenr de l\u2019associn-Hon.M.I/npiiinte.le secrétaire, fut autorisé de rédiger dans les deux langues.ces amendemeuts, dont une copie sera remise A chacun des membres de la législature pour qu\u2019ils puissent le« étudier avant leur présentation devant la ch a mbre.Ix; son»- \u2022omité suivant a été nommé pour assurer la présentation de ces aineudemrnts au gouvernement : MM.Théo Lanctôt.Fl.Dubois.L.A.Là-pointe.L.A.Wilson.E.L.Ethier.Jos.Hiendeau, Victor Le may et C.Vallée.M.Alphonse Delorme a été élu mem->ru de l\u2019aesociatioD.M.W.A.Ortnier.pour en être quitte avec la jiwrice de *on pay».n\u2019eu a pa*.cependant, pour cela, oublié le* premiers devoir* de tout homme bien né.recourt en grâce adressé* à Son Excellent le gouverneur - général *ont loin d\u2019être raie* : le» réponse* favorabl*», comme on le sait, ne tombent pa* dans ie domaine des chose* ordinaires ; mais, il faut malheareuee-ment l\u2019avouer, le» lettre* de remerciements.do genre de celle qui va suivre, méritent d'être publiées : A Sun Excellence le Gouverneur Général du Canada.Ottawa.Le ec/uwdgné, à titre de fidèle et libre sujet de Sa Majesté, s\u2019empresse d\u2019exprimer sa plu* vive reconnaissance û Son Excellence le Gouverneur Général du Canada au sujet de l\u2019acte de clémence «i généreux et *i prompt A «on égard.Le gracié apprécie K leur pleine et.vraie valeur les motifs qui ont amené l'Exécutif à intervenir, intervention qui l'a rendu à «a fa mille, â la société et û.la liberté *i chère surtout à ceux qui l\u2019ont accidentellement perdue.Ce qui ajoute ft son bonheur présent, c\u2019est la conviction de devoir sa libération à des motif* absolument non poll-! tiques, et c\u2019est là qu\u2019il comprend eom-' bien il e*t important que la prérogative ! royale du pardon «oit entre le* mains ! d\u2019un personnage tel que Son Excellen-I ce.La famille du gracié et see omis ee j joignent ft lui dan* cette expression de I reconnaissance.(Signé'\tW.A.GRENIER.Montréal, ce 22 Novembre 1897.Sainre-SchoiaNtiqu*.2$ \u2014 Un crime i abomiuuble vient de jeter l'émoi parmi lu population de Saint-Canut, joli petit villuge, situé ft six mille* de Sainte-Scholastique.Un citoyen tré* estimé.M.Isidore Poirier, menuisier, a été trouvé égorgé dans sa résidence, dans des circonstance* ABSOLUMENT MYSTERIEUSES.' M.Poirier, qui était quelque p»»u , adonné ft la boisson, s\u2019était enivré dimanche.après la mess* m laquelle il a assisté.I) passa i\u2019après-midi ft la mai i son, seul presque tout le temps, car sa ! femme oe rendit aux vêpres en compa-! gnie de M.Samuel Parse Ion, un visi-j teur très aesidu de la famille Poirier.: 1>* soir, entre 4 et 5 heures.Mme Poi* ! rier rentra cher elle et elle déclara que son mari n\u2019était plu* alors en état d\u2019ébriété.Elle prit UN COUP OU DEUX avec lui, et fit ensuite atteler sa voiture par Samuel Parselon, pour se rendre chez son père, ft six milles de [i CSH ECHSPPE 11 El MORT Grace à la pré3ence d'esprit du mécanicien Chamon Le capitaine Grey, du poste No 10, a failli se faire tuer, samedi soir, en descendant d'un tram way de la rue Sainte-Catherirve, ft l\u2019encoignure de la rue Guy.Le char duquel descendait le capitaine Grey, étant arrêté, celui-ci voulant gagner son post*, passa derrière le char, sans entendre un autre tramway qui venait A sa rencontre.Il fut renversé sur le filet protecteur et allait se foire écraser, lorsque le mécanicien Chamon.sans perdre un instant son sang froid, renversa le pouvoir, au grand étonnement des voyageurs que le choc violent renversa.Mai* tous ee relevèrent sans blessures et le capitaine Grey avait la vie sauve.Quant au conducteur et au mécanicien, il nons faît plaisir d'attirer l'attention de la compagnie des tramway* sur ceux de ses employé* qui font d\u2019aussi louables actions Notre repié*enlB*it a vu hier.Mm* Poirier.EH* \u2022* moi rre »évêr* pour U victime qui u'étatt pas un bon mari, dit-elle.11 buvait t«ut «ou argent quand elle ne réuss^sait pa* A «'en emparer.(Tétait un ivrogne, ijoute-t elle, et depuis longtemps.IL PARLAIT DE MErTTRF3 FIN A SE8 JOtKS- Mme Poirier émit l\u2019opinion que «on mari s eal suicidé Q«i*»uonué* au sujet des motif* qui auraient pu le pousser ft mettre fin ft ses jo ir*.elle a répondu que se» affaires étaient mauvaise» de puis quelque temps et qu\u2019il ne g.ignait p.is suffisamment pour payer les dépenses de la maison.Déjà, il avait parlé plusieurs foi» d\u2019en jfinir avec la vie.C\u2019est IA la version de Mme Porter ; nous devons ajouter qus le» haletants de 8aint-Caout niefit énergiquement que ce soit 1* oa* et Obus sont d\u2019opinion que POIRIER A BtHI ASSASSINE La maison du cAué est située ft 1 an- svoir msftriaé m vicuna* * dû al pins ni moin* LUI SCIER LE COÜ car 1* couteau est mal aiguisé et 1* cou est aux trois quart* tranché la \u2022 bleasui» e*t horrible ft voir.L* victb 1 me est Mend ne sur le lit dsne une ma re de Ming coagulé et comme sa tête est j rejetée en arr.ère.la blessure est b4»n-te.et laisse voir les artèr** aui.èrement 1 coupée*- On dirait que le* mains, la chemise et , > gilet ont été plongé* dan* le sang.! 1*»» oreillers et le couvre-pied* août aussi taché* de sang.Un fait ft remarquer, c\u2019est qu'on a trouvé le couteau sur un oreiller, ft la gauche du défunt L\u2019asaaeam a pensé qu\u2019on cro.rait ft UN SUICIDE et c\u2019est sans douta pour oela qu'il a déposé sou arme ft côté d» a* victime, ft portée de m main.Mais 11 n'est pas I vraisemblAble que le défunt ait luimê me déjiosé le couteau sur l'oreiller, car il tenait de la main gauche un mouchoir, ?*t c'est du côté gauche qu\u2019a été trouvé le contenu.L\u2019on a fait remarquer aussi que Poirier n'étaJt pus gaucher et que *\u2019:l s'était tué lui même, U aurait tenu son arme de la main droite L\u2019arme est un couteau de Itonoherie long de 14 pouce* environ.Les égrattgnures remarquée» sur le | plancher verni ont dû être faites par ! Un chaussure* du défunt pendant la i lutte qui a précédé le crime.Sur les j mura et aux les meuble* *\u2022 voient de» i goutte* de *»ug.C\u2019est ¦ r LA RESIDENCE DE M POIRIER A SAINT-CANUT EST-CE UN ACCIDENT Un inconnu tombe k l'ean Vers huit heures, hier soir.M.John Forsyth, gardien des entrepôts de la ligne Thompson, sur le* quai*, se promenait tranquillement, quand son attention a été attirée par un individu qui venait de tomber ft l\u2019eau.Aussitôt, il ost allé prévenir dee ouvriers du port, I ainsi que In police de la caserne No 15, j et tou* se mirent ft faire des effort» ' pour repêcher l'individu, maia vaine-I ment ; ear ce dernier n\u2019est pas revenu I ft la surface.Iæ noyé paraissait âgé I d\u2019environ 30 ans et on suppose qu\u2019il , *tnit son* l\u2019influence de la boisson et ! qu\u2019il aurait fait un faux pas.puis serait j tombé à l\u2019eau.A cinq heures, oe matin, I lo cadavre n\u2019était pas encore retrouvé.FAUSSE RUMEUR La Hirr\u2019i* dft Cbarably i»e a\u2019eat.pas rompu* Il était rumeur, hier après-midi, que la grande dig e le 'a rmpagnie Royale Electrique, ù Chambly.« était rompue.*ela était «ans doute (10 au fait qu\u2019il y avait eu une crue !ans le* eaux du Ri-rhelVu et que in dî^nc ôtait envahie.M.John Markli».l\u2019ingénieur de la compagnie Royale Eliu« « ?naturellement.Tin :dent rj irait pr aimer d*> l\u2019inqulé-tud* La dime, limit»» M.Madelin, a éh'* construite «te façon ft désister ft toute* r,* inonda\u2018ions partielle*; et l\u2019on n\u2019a pa- raison de ordre que la structuie ne »rrn pas capable de tenir b«»n.\t«\"««t d\u2019ai'l^nr* F opinion le I» corn pi gnie.L'HOMME MAUDiT 1a» \u2018\u2018Monde Illustré' contint e ses articles .sur les événements de 1887-3S.]jo \u201cPrix «lu Sang\", commencé li *e-nia ne dernière, s'achève cette semaine par nn fonte bien oublié, dans tous Un cas devenu bien cotifu», sur la mort d\u2019un traître, fe même numéro contient une fort jolie page le mimique.\u201d l^i chanson de l\u2019enfnn:\u201d.poésie douce, suave.1 )es articles le R«>d.Brunet, d* Red.le Fort.d\u2019Emeri.de Mine M.-I>.Bergeron.Des poésies fort bien tournées de jeunes littérateurs canadiens, MM.A.Bert bel otf a ron ; Arthur «Je Bussièrr».qui dsèle ses sonnets dans l\u2019or le ulu» fin aux mélodieuses vibra-tieas ; du Dr O Flngal.etc De LE DISPARU BENNY M.John Benny, rue William.Lachi-ne.qui était disparu de chez lui depuis samedi, est revenu hier matin.Il a le* mains et la figure tout ensang'nntés et il a raconté qu\u2019il «\u2019était égaré dan* le* boi« aux environs de llocktield.UNIVERSITE LAVAL Conférence de M.l'abbé Leeorq.doyen de la Faculté de théologie.l,e christianisme et le milieu «ocial.1er partie.\u2014 1.Le chriétianTsme et le judaïsme.\u2014 2.Le christianisme et l'Empire romain.\u2014 3.Le christianisme et les barbare».Dans une seconde conférence, la «e-maine prochaine.M.le Doyen de la Faculté de théologie continuera l'explication h cet intérowsant «met en nous montrant eniceessivement fEglise dan« ¦es relation* avec l\u2019Empire '»hrétien du moyen-ftge.la Féodalité.l\u2019Etat moderne et la Démocratie LA LUMIERE ELECTRIQUE A I ACfllNE Il y aura, ce soir, ft 8 heures, à La-rhiue.une assemblée du conseil rourl-« ipaî.pour discuter la question d* la lumière électrique.i.i < 'tnu; tu: nt unniRK L'aspect exart «lu lieu où l'infortuné Laplante a trouvé la mort, ainsi que J\u2019ii.té»r:«»nr «le h»I maison, son portrait, et ceux de toute sa famille, re.ui «le l\u2019assassin Guillemaln : vous trouverez tout cela «lans le numéro du journal \u201cI^e Si-medi\".qui est en vente aujourd'hui par toute ia ville, fe sont des croquis pris sur pla»-** et «J\u2019une vérité absolue.\u201cIv* Samedi\u201d comment'» ausvi le magnifique roman «riiiU|jlionnel \u201cLe Supplice d'une Femme\u201d.PÏrtout \u201dI^» Samedi\u201d a 32 pages pour fi oeata* distauce.Elle dit qu\u2019elle ne ee serait pas absentee si son mari avait éf^ ivre.Il était très bien alors et il a lui-même insisté pour que sa femme se rendit ichex son père.L'on n\u2019a pa« eu connaissance que quelqu\u2019un ait pénétré dans In maison, après le départ de Mme Poirier et cette dernière déclare que son mari, aussitôt qu'elle fut sortie, ferma la porte ft clef.Elle passa la nuit, cher son père, et revint le lendemain matin, vers d heures Elle était accompagnée de M.Bouvret te, forgeron, qui demeure à quelques pas de chez elle.Us frappèrent ft la porte, mais ne reçurent aucune réponse.M.Bouvrette ouvrit alors une fenêtre et s\u2019introduisit dans la maison.LA FEMME POIRIER ne voulut paa entrer et elle se borna ft regarder par la fenêtre dan* la mai son.Elle dit qu\u2019elle a vu son ms ri étendu sur son lit, tout ensanglanté, mais elle u\u2019a pas voulu entrer parce qu'elle avait peur «le se trouver mal.M.Bouvrette lui dit de retourner avec lui et il la mit au courant de œ qu'il venait de voir.Il avait trouvé le cadavre de M.Poirier étendu sur un lit.dans une mare de sang Le crime a dù être cororm* dan» la soirée do dimanche.Mme Poirier, qui est organiste de la paroisse de Saint-fanut.se rendit ensuite malgré ce qu elle venait 1 apprendre.ft l'église, où devait être célébré un mariage.ELLE AOTOMPAGNA LE CHANT qui fut fait pendant la cérémonie, et a parlé aux gens de la noce de ce qui tenait de se passer chez elle.Iæ mair* alla même voir le oa.Iavre après la cérémonie.Mme Poirier n\u2019a pa* encore pénétré dnna la maison du crime.M.le curé Pinault.aynnt été aussitôt averti, fit fermer la maison et mander M.le coroner Miguault.de Saint-Augustin.Ce dernier était absent pour affaires professionnelles et ce n\u2019e«t que le soir, vers hnit heures, qu\u2019il a pu se rrndr*» sur V th*Atr* de ta tragédie.ÎL&ÎOMP08A AUSSITOT UN »\tJURY et procéda à l'enquête.Voici les noms «les membres dn jury : .lame* Murphy, président : A\u2019exander Mackenzie, William O\u2019Connor.Michael O\u2019Con ne Ferdinand Saint-Vincent.CalixU farrier.Frédéric Longprê.Joseph Brise-bc'iK.Hm«*s Kanagli.John Callahan et Joseph Limoges.M.le coroner Mi-cnault.M.le grand connétable Bntzeau et les jnrés.ont commencé l\u2019enquête, et tous sont d\u2019opinion que POIRIER A ETE AKMAfMHNR.U fut décidé de «leirunder les p«\u2018mop|k de denx médecin* et «i ajour»,*^ fraquè-t« ft 10 heure* demain D«*t)Ki l.e sent M Je Dr Lamarche, de 9aLn*r-lirb(das-tlque.et M.le Dr Henri Provoat.de Ralnt-JArôme, qui seront appelés.gie de la rue PriudpaJe et de la route de Sj ]ut-(Joloml»tn.C\u2019est une jolie villa qui a été construite par M.Poirier lui-même il y a quelques années.L'Intérieur est bien fini et la veille du crime, la femme Poirier était ell«»-mêmc occupée A peinturer lea murs ft neuf.) La chambre où a été commis le meur-, tre est toute petite ; elle est couverte f de tapis et plusieurs images religieuses | sont accroché#»* au mur.En entrant «lans cette chambre, notre reporter a oonataté que TOUT ETAIT EN DESORDRE Poirier était étendu sur son lit, les jambes pendantes.Il était en bras de obérais* et son chapeau en feutre mon était sou* sa tête, tout ensanglanté.Sa olmmise était couverte de sang coagulé et le* oreillers, le rouvrepied.le tapla étaient imbibés de sang.11 avait au cou la plus horrible des blessure*.Il avait la gorge ouverte, et portait ft la figure deux blessures nss^r profondes.A son côté, sur son oreiller, était déposé UN COUTEAU A BOUCHERIE encore maculé de sang et un mouchoir rouge sur le fond duquel se détachaient «l«»s taches de sang coagulé.11 y avait dons la chambre toutes les traces d\u2019une lutte «lésespérée, une l&mp» cassée, une tablette du bureau «ie toilette brisée, le plincher, qui est verni, égratigné par les chaussures à clous, du sang aur le \u2022 tupi* et même sur le mur.Les jur«'-s et M.le coroner Mignault sont d\u2019avis que l\u2019on est en présence d\u2019un h*«rril>Ie assassinat.U est possible qu\u2019il y ait DES ARRESTATIONS DEMAIN, 1 après l'enquête.Voici comment » dû se passer la tragédie.Quelqu\u2019un s\u2019est introduit dans la rfifll-*an après le départ de Mme Poirier et y a trouvé Poirier dans uu état d'ivresse , asse* avancé.La femme Poirier pré-j tend qn'elle avait laissé te* clef* de la ; rnnison ft son mari en partant, mais ces I clef» n\u2019ont pos «'fi retrouvées.L\u2019on est porté ft croire cependant que c\u2019est Poirier lui-même qn est allé ouvrir la por-1 te ft l\u2019assassin.O dernier et sa victime ' seraient alors entrés dans la chambre A courber où a été trouvé le cadavre pour prendre un verre de whisky.Une bou-i teille contenant encore) UN PEU DE WHISYY a été trouvé sur îo plancher, aux pied» \u2022 ie la victime.L\u2019»**n*sin, qui avait va né «urtin «toute prémédité son crime, P«as la le Jeu 4 proprement i ar-j«r.mais que ce n en est que les pré.lmlnai-?«» Dans mon pays.Iss esp'.nlae.*.Comment quelqu\u2019un de» Joueurs psut-ll comb a\\e.le txil-.on II» attendsnt quelque chose Avst-vnus -\tu oela n Un Joueur de Princeton a lancé un coup d# poing «ian» 1s flguie d'un bumme de Yale Le coup » été rude, car II a résonné .omms un coup de pistolet C'est une insulte mortelle.Pourquoi ce Jeune homme ne **c veu-^e-t*ll pas ?l'ourquul ?C\u2019est qu'il y a un i èglement qui défend de frapper un adversaire sou» l'oell du referee.Je val» vous dire quelque chose.Dans mou paye, si dans les r.nes d# combat d* isurenux.on n'importe quel autre endroit, un homme eh frappe un autre A la figure, l'offense doit être vengée M.\tmédlatement.Ce Jeu n'est pas dans le ou- -\tartère espagnol.Celui qui a été frappé se vengerait, puis tout le monde descendrait .j.ns l'arèn# et ce serait un conib.it au couteau.Les deux équipes sont de nouveau en lt-gne.Je ne puis suiv re le ballon tant 11 voy.i-H\u2018\u2018 rapidement.LA, Je le vols maintenant, i en est trop de voir \u2019ou» ce» homng*» qui poursuivent celui qui a le ballon \u2022 n f*»»-SfMlon et qui saluent sur lui.Ils I \u2022 * saisi, îl tombe à la renverse.Ils »e précipitent et fi roulent sur lui.il doit être trê* rohunt-* pour résister A un pareil ch'* .Ceux «i'il j.\tnt MmonœléM sur lui n< »'\u2022 retmut pas très rapidement.Je ne vols pa.« du tout comment Ils peuvent se relever.Il > un joueur fini a la figure en sang.Quelqu'un 1\u2018aura sans doute écrasé dans ce monceau d*- corps humains.Je n'al Jamais vu un homme saigner dans un combat de taureaux.I*e» Ivonmies
de

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