La presse, 10 août 1895, samedi 10 août 1895
[" DERNIÈRE EDITION Cl rotation 5 ;nnb.Edition \u2022 (jüotidienn >5.889 ONZIEME ANNEE\u2014N° 237 MONTREAL SAMEDI 10 AOUT 1895 UN CENTIN SAWl DE L UNION NOUVELLES OUVRIERES 1 rapport du comité exécutif du Congrès Ouvrier du Canada\u2014Les barbiers et le travail du dimanche \u2014Lee clgariers et le travail des prisons \u2014 L'immigration chinoise et le clergé protestant \u2014 Le chômage, l'ivrognerie et les monopoles \u2014 Menue faits.L'Uuioo dea femmes cigariers a nolisé le vapeur Filgatè pour son pique-nique qui aura lieu le 19 août à Hle Gros-Bois.11 y aura courses, jeux et autres amusements.Les prix reyus jusqu\u2019à présent sont magnifiques.La tré-sorière, madetnoiselle Braughtou, dit que les billets se vendent bien et que tout annonce un succès.Un comité a été nommé pour préparer le programme de la danse.dans toutes les villes du Canada.Que sera-ce si nous leur tendions bras ?Nous publions aujourd\u2019hui un résumé du rapport que le comité exécutif du Congrès Ouvrier du Canada présentera ù l\u2019appréciation des délégués A la prochaine convention qui s\u2019ouvrira le o septembre, A London, Ontario.Lu jetant un coup d\u2019oeil sur l\u2019adresse que l'ex-président du Congrès Ouvrier, M.Urbain Lafontaine, présentait A la convention de 1892, on s'aperçoit que «*e sont les mêmes idées qui sont exprimées dans les deux documents.Voici le résumé du rapport du comité exécutif et sur lequel les délégués auront à se prononcer cette année : Le nom de cette organisation sera : \u2022\u2018Congrès des Métiers et du Travail du Canada\u201d.Elle aura pour but de faire régner, l\u2019entente entre toutes ies organisations du travail du Canada, soit en faisant disparaître les lois actuelles, soit eu en adoptant de nouvelles, ou en amendant celles déjA existantes.Elle devra, par tous les moyens honorables, s\u2019efforcer d'atnéliorer la condition de la classe ouvrière.Le Congrès devra former des organi-Bntions dans tous les centres où il n\u2019en existe pas déjà.Ces organisations devront être des unions locales ou des assemblées locales do Chevaliers du Travail Aucune nouvelle organisation ne pourra obtenir une charte du Congrès, si ses membres appartiennent A un métier déjù organisé en organisation Internationale ou Nationale, dans quel cas, cette nouvelle organisation sera attachée A telle organisation nationale ou internationale qui aura le droit de lu réclamer comme organisation subalterne.I^es associations organisées par le Congrès et qui ne seront pas attachées A une autre organisation porteront le nom de \u201cFédération» des unions du travail\u201d ; elles devront s\u2019assembler régulièrement dans l\u2019intérêt du mouvement ouvrier.Le -prix d'une charte sera de cinq dollars.Le Congrès se composera de délégués régulièrement élus par les Conseils Centraux.les Unions Centrales de Métiers, les Unions de Métiers, les Unions Fédérales et par les Districts et les Assemblée» locale» des Chevaliers du Travail* et par 'le# Bureaux Exécutif» de» Patrons de ÎTntlüstrie du Canada.I^es bases'dp la représentation seront les suivante» : Unions de Métier», As-aembléos locales des Chevaliers du Travail et les Unions Fédérale», un délégué par cent membres ou moins, ou un par chaque cent membres ou fractions de cent membres eu plus.Les Conseils Centraux, les Conseils de Métiers, les Unions Nationales, les Assemblées de Districts de» Chevaliers du Travail et les Patrons de l\u2019Industrie, trois délégués chacun.La taxe per capita payable au Congrès sera comme suit : Les Cônseils du Travail, le» Assemblées de Districts des Chevaliers du Travail et les Patrons de l\u2019Industrie, 12 sous par année par membre ; les unions de métiers et le* assemblées locales des Chevaliers du Travail 8 sous; les unions ayant une charte du Congrès et ne payant aucune taxe aux organisations internationales et nationales 10 sous par année.Le comité exprime l\u2019opinion que des moyens énergiques devraient être pris pour organiser le grand nombre d\u2019ouvriers qui ne font pas encore partie d\u2019aucune association du travail, tout en respectant les droits de toutes les organisations déjA formée».De la \u201cRevue de» Revue»'* t 44 On «time qu\u2019en Angleterre, où U y a trente six millions d\u2019àmes.généralement sept cent mille* sont sans ouvrage.IJ y a environ 8ÛÜ.OUO pauvre».Sur chaque mille personnes qui meurent dans la joyeuse AJbion, neuf cents meurent sans laisser aucun bien.Environ huit millions y sont constamment dan» le voisinage de la pénurie.Environ vingt millions y sont quaai-> pauvres.Et pourtant voilA cinquante ! ans que l\u2019Angleterre est libre-échan-| giste.\u201d Ne »erait-ce pas plutôt les monopo-; leurs qui sont la cause du chômage et ; de la pauvreté en Angleterre, comme c\u2019est le cas pour l'Italie, l\u2019Atlemagne, les Etats-Uni» et presque tou» les autres pays.Menu» fait» Demain aprês-snidt, réunion de l\u2019As-sembîée des Barbiers, nu No 18SC de la rue Notre-Dame.Affaires importante».\u2014L'Union des tailleur» de cuir a accepté A l\u2019unanimité de prendre part aux fêtes ouvrier»?» du premier lundi de aep tembre.LE PANORAMA DE L\u2019UNIVERS A PARIS L\u2019UNE DES CURIOSITES On nous prie de publier ce qui suit : L'Union des barbiers, voyant la négligence des autorités municipales, a entrepris une croisade contre les barbiers qui exercent leur métier 1» dimanche.L\u2019union était sur le point de réuasir à mettre en force, d\u2019une manière efficace, le règlement municipal, lorsqu\u2019elle a rencontré une opposition inattendue.Une poignée de barbier» \u2014 barbier» d\u2019hôtels pour la plépnrt \u2014 s\u2019agite pour faire révoquer le règlement.Ces barbiers sont les même» qui ont été le* plus ardents A réclamer la fermeture du dimanche et leurs noms apparaissent en tête dos pétitions adressées au conseil de ville pour en arriver à ce résultat.Si ces messieurs «e croient exempt» de l\u2019observation du repos dominical, serait-ce trop leur demander d\u2019étre logiques et de ne pas combattre le lendemain ce qu'ils ont soutenu la veille ?Le sénateur Wills, de l\u2019Etat de l'Illinois.a reçu de l\u2019Union de» cig^rier» de Chicago un magnifique cadeau,comme marque de reconnaisasnoe pour la lutte qu\u2019il a faite en faveur de d\u2019abolition de la fabrication de» cigare» dan» le» prisons de l'EtaL De l'\u201cEleeteur\u201d : 11 »e fait actuellement un mouvement parmi le» clergymen de Toronto pour demander nu gouvernement fédéral d\u2019amender le bill concernant d'immigration chinois»».Cee messieurs voudraient ouvrir noe porte» toute» grande» aux Chinois.Les ouvriers de Toronto ont protesté énergiquement contre cette action.Le Chinois est un être à part,vivant de presque rien, capable d\u2019écono-irU«er *ur un salaire de 25c par semaine, n'ayant pas plus de «en» moral qu'un animal.8i le Canada était ouvert aux Chinois, il» nou» arriveraient par légion l'été prochain.Nou» verrions de» cargaisons entières de chinoise* conei- Sécs.comme un vil bétail pour des \u2022 Immorales, comme la chose s\u2019est vue A San Francisco.H y a quelques années.A l\u2019exemple de leurs confrères de Toronto, les ouvriers »le Quéliee.par la voix du Oonsefl Central, ont aussi enregistré leur protêt contre l\u2019admission en franchise des Chiuoi».Malgré h* sévérité?» de la loi qui régit l'im-taigratisB chinoise, on volt le nombre tugmoBteff ragideamnâ L/KXPOSITION DE 1DOO A PARIS 1 CT?mui m % HW >.t\\t, * dibS ~ M iBIÜAérdf Pour faire le pendant de ce puits monstre, dont nou» avons déjA parié \u2014puits destiné A faire voir les différentes couches de la croûte terrestre \u2014 le comité exécutif de l'Exposition de 1900.à Paris, a décidé de faire construire une tour gigantesque en forme de cy cio rama, dans laquelle le visiteur pourra inspecter sous une cloche A plongeur le fond de l'océan, et, au moyen d\u2019un chemin de fer fumiculai-re, traverser les divers pays du monde, puis, dans un ballon, s\u2019élever dans les nuages et jusque dans les astres.Cette merveille est de la création des architectes Mege et Féron, établis à New-York depuis plusieurs années.Comme on peut île voir par notre gravure de cette page, c\u2019est A la base de la tour, dans une espèce d\u2019annexe, que se déroulent les divers pays.Le chemin de fer y est disposé eu spirale, de manière A ila'sser voir en descendant ce que les visiteurs n\u2019auraient pu contempler en montant.Au niveau des eaux commence Je voyage aérien.Le ballon dans lequeJ prennent place les aéronautes d\u2019occasion s\u2019élève par la traction, au ilieu de monter de lui-même.Mais cela ne change en rien J\u2019im-pression, tant les câbles de remorque «ont bien dissimulés.Le voyage commence : de tou» les côtés se dessinent des champs, des ville», des mers et dos continents ; puis, A l\u2019aide de rideaux de gaze qui viennent tamiser la lumière, la vision se voile graduellement jusqu'à ce que la terre n\u2019ait plus qu\u2019une teinte vague, à peu près uniforme.Le ballon monte toujours, traverse les nuages et arrive dans les couche» supérieures de l'atmosphère par la mise» en action de certains principes chà-i miques, J\u2019air se ravifie graduellement, au point que le» aéronautes ont l\u2019illu-| Sion complète d'une véritable ascenslofii en bâillon A 4,000 ou 6,000 pieds.Vient enfin la région des merveille» steJlaires : étoiles» bolides, planète», comètes, tout ce qui brille la nuit au-dessus de nos tètes comme de simples points lumineux, se dessine maintenant sous ses véritables formes.C\u2019est un cours d\u2019astronomie d\u2019une demi-hleur«q A peine, mais qui en apprend plu» que deux ans de lecture.Faudra aller voir ça ! LE GOUSSET GARNI Un jeune homme «a disparu soudainement, et on dit qu\u2019il emporte avec lui une forte somme d\u2019argent, enlevée A T.W.Boyd et Fils, commerçants de marchandises de sport.M.Boyd a été interrogé A ce sujet, mais il refuse de donner aucun détail sur l\u2019affaire.ROLE DE COTISATION Contrairement A ce qu\u2019un journal anglais du soir annonçait, hier, le rôle d\u2019évaluation de St-Heurl ne sera complété que vers le commencement de novembre.MORT D'UN TRAPPISTE Une fosse toujours ouverte On vient S\u2019enterrer, à la Trappe d\u2019O-ku, le coriM du 1*.Mr.lard, religieux de choeur, détvdé mercredi dernier.Ix* 1*.Médard jHjrtait dan» le monde le nom de Diacide Martin, originaire de la paroisse de 8t Alexis, dan» le rom-té de MoutvaJm.11 fit se» études classique» au collège de Joliet te.Ses études terminée», il entra au noviciat des RU.1*1*.Oblats, A Lachine, qu\u2019il quitta après un séjour d\u2019une année.Entré A la Trappe de Notre-Dame du I-ae le 20 février 1891.U revêtit l\u2019habit de saint Bernard le 8 mars suivant, et fut admis A la profession religieuse le 12 mars 1893.On sait que les Trappistes sont enterrés sans oervuil.Revêtus de leur habit de moine, étendu» sur une simple planche, la tête couverte, aussitôt après le décès, iJ* sont transporté** A l\u2019église.Les religieux, tout A tour, «t sans interruption, le jour comme la nuit, récitent à haute vo\u2019.x.auprès de leur frère défunt le» prières liturgiques.Quatre cierges de cire jaune brûlent de chaque côté du cadavre.Le jour de l'enterrement, avant la messe, on# chante l\u2019office des morts.Ensuite, la messe en présence de tous les religieux, suivie de trois absoutes.lies absoutes terminées tou» se mettent eu marche pour le cimetière.Arrivé au cimetière, le corps est déposé près de la fosse et de fougue* prière» sont encore dites par h-s moines formant cercle autour du défunt.Enfin le corps est descendu lentement d'ans la fosse ; un frère y desrond pour couvrir la face du défunt ; le célébrant jette lentement une pelleté»» de terre sur le cadavre ; deux autres religieux eu font autant, et enfin deux frère» corners achèvent de remplir la fosse.La procession retourne A d'église, chantant de nouveau des psaumes et suivant la même route que pour se rendre au cimetière.Le cimetière est toujours placé dans la cour intérieure du monastère, de manière A ce que les morts soient toujours sous les yeux des vivants.Il y a toujours aussi à côté de la fosse du dernier défunt, une fosse commencée.ENCOFE UNE CHOSE ETRANGE Au crédit du comité d'hygiène Le contrat pour la fourniture du foin pour les chevaux du département tThy-giène est un des plus importants sur les quels le comité «le santé ait A se prononcer.Pour l\u2019avantage do la ville, il convient de demander les soumissions en saison propice, e\u2019est-A-dire A un époque où le foin se vend bon marché.Cetto année, plusieurs semaines, des mois même, se sont écoulés entre la demande des soumissions et l\u2019octroi dos contrats.Pendant l\u2019intervalle, une hausse considérable s\u2019est opérée dans le prix du foin ; si bien que le plus bas soumissionnaire, M.Boudreau, a refusé de remplir les conditions do son contrat, alléguant que les soumissions onf'èt?-gardées trop longtemps sous le boisseau et que les circonstances étaient changées.Et l\u2019heureux soumissionnaire refuse de délivrer du foin au prix stipulé dans sa soumission.Il y a déjà de cela une couple de semaines, et l«*s membres du comité n\u2019ont pas encore cru qu\u2019il était de leur devoir do se réunir pour faire face A la situation, obliger l'heureux soumissionnaire A remplir son contrat où demander de nouvelles soumissions.Il se passe d\u2019étranges» choses au comité d'hygiène ! LES SŒURS DE JESUS-MARIE La révérende Mère Marie-Olivier, assistante-générale de la communauté des soeurs de Jésus et Marie a été élue hier supérieure de tout l\u2019Institut.La communauté compte 725 religieuses professes, 50 novices, 37 postulantes et dirige 45 établissement», 21 écoles paroissiales et Instruit 12,130 enfants.Les couvents do cette communauté se trouvent au Canada, dans les diocèses do Montréal, St-Hyacinthe, London.St-Boniface et Yalleyfield et aux Etats-Unis, Floride, Californie, Orégon, Washington et Michigan.LES ETAPES D\u2019UNE FORTUNE Comment on fait le succès d'une maison En 1866.les frèros Siigel établissaient A New-York, dans un trè» modeste focal de Ueade street, une manufacture de linge de corps i*our dame».IL avaient peu de capital ; mais d» l\u2019activité et de l'énergie, IL eu avaient A revendre ; il» possédaient surtout une remarquable entente des affaires.Aujourd\u2019hui, la maison SiegeJ Brothers compte parmi les plus pultsaute» manufacture» du monde entier pour 1» linge de corps, vêtement» de de»*ou», blouse* de soie, robe» de chambre, robes de matin pour dame» et une quantité d\u2019autre» objet» de toilette que js | ne me charge pus de vous énumérer.Ce prodigieux développement d\u2019uns ! industrie bien modeste A ses début» I tient A plusieurs cause» qu'il est iuté-vk saut de noter, car elle» fournissent A la génération qui débute dans la carrière commerciale, un salutaire et précieux enseignement.lie» frères Siegel s'attachèrent tout d\u2019abord A manufacturer de» articlss d\u2019un goût irréprochable, ce qui devait en assurer la vogue ; de !>ouue qualité, ce qui en assurait la duré»».D'autre part, comme ils opéraient sur de grandes quantités, il» achetaient dans de fort Ihjuuc» conditions leur» matières premières et les transformaient eu objet» manufacturé» A uu prix de revient tel qu\u2019ils pouvaient le» revendre, avec un bénéfice raisonnable, A la clientèle des dames qui, uièai» en achetant les étoffes et en les confectionnant chez elles, n'auraient jamais pu les obtenir A si bon compte.Ayant réussi A produire des article» de consommation courante A des prix qui nécessairement devaient provoquer j mie demande considérable, ils ne perdirent pas leur temps A attendre patiemment la clientèle, au petit bonheur de» I occasions ou au hasard des rencon-| tre» ; cette clientèle, ils la créèrent au j moyen d'une publicité systématique et j persévérante.Le journal qui pénètre dans le» hameaux les plus reculés où jamais ne passe le voyageur de commerce, devient l'intermédiaire ai>pré-cié des manufacturiers auxquels il amena des acheteurs des centres le» plu» éloigné» du siège de leurs opérations.Ces acheteurs satisfaits de leurs relations d\u2019affaires avec les frères Siegel devinrent des clients réguliers de four maison qui occupe aujourd\u2019hui au delà d\u2019un millier d\u2019ouvriers et ouvrières.Si la publicité est un auxiliaire précieux.sans rival, il 11© faut cependant pas lui demander plus qu'elle ne peut et ne doit raisonnablement donner.La publicité amène l'acheteur uu magasin, c\u2019est IA son rôle : celui du marchand commence au moment même où cet acheteur, sur la foi de l'annonce qu\u2019il a lue dans son journal, fait son entrée dans le magasin.Si Je marchand, dans son annonce, a su faire valoir sa marchandise sans !a surfaire, s\u2019il a su en faire ressortir Je» quailités, en suggérer l\u2019emploi possible, s\u2019il a su en souligner le 1ms prix, sans tomber dans l\u2019erreur trop commune d\u2019etssayer de faire croire au public qu\u2019il vend au-dessous du prix coû tant pendant 300 jours de l\u2019année \u2014 ce qui est stupide, \u2014 sa vente se trouvera aux trois quarts faite, l'acheteur natisfait de son achat se laissera tenter, la prochaine occasion, par les promea-?*« d\u2019une autre annonce de la même maison.Il y retournera, sans défiance, pour >la seconde fois, parce que vous aurez \u2019 empli loyalement vis-à-vis de lui promesses d\u2019une première annonce.Ce marchand trouvera A da lougus que \u201c la publicité paie.\u201d Un «Ûtre qui, au moyen d\u2019anaonces extravagantes, de promesses extraordinaires aura attiré la foule dans won établissement pour écouler des non-valeurs présentées comme marchandises de choix sera tout étonné, au bout de quelque» mois de ce régime, de voir ses affaires péricliter et l\u2019acheteur rendu méfiant passer indifférent devant les promènes de son étalage.C\u2019est jouer un jeu dangereux que d» recouvrir A l'annonce dans I© but de tromper le public.Sans doute, il s« trouvera toujours dan» la masse un certain nombre de gens qui semblent être créés et mis nu monde tout exprès pour se faire berner, gruger et tromper; mais c\u2019est là l'exception et celui qui compterait sur cette clientèle spéciale pour faire fortune risquerait do tirer Je diable par la queue pondant toute sa vie, ce qui est une occupation absolument dénuée de charmes.La publicité bien comprise crée de» affaire» nouvelles, augmente l\u2019importance d\u2019une industrie établie, redonne Je l\u2019activité à un commerce stationnaire, relève souvent une entreprise (en péri* et réussit parfois A arracher A la lite une maison que des méthodes\u2019 .tiniènes et surannées entraîner n La publicité est l'Ame du aL rimw™ .«1U k et\"1* ift sauvegarde et de l\u2019industrie : elle est faisant de» débutant» et1 ,]«, rf'OiitaticMis\t! Ie nler- c est vfer l\u2019évidt ncc mê**4'* j,.JOS.FRANCOIS.FuméP ! I ! Ftiiuéc ! ! ! N'ouèîie* P«9 un-nou« voua le procurer A MontrôaL F.\tP.D., Montréal.\u2014 Pour les nouvelle» échiquéennea, voye* la colonna du aport durant la aeinaina at la samedi la colonne ordinaire.Cha.E, Ottawa.\u2014 Solution démolis par U G D.TOURNOI D\u2019ECUEOS DE L\u2019ASSOCIATION DE NEW-YORK Le tournoi d\u2019été de cette association, tel qu'annoncé, a eu lieu A Skaneateles.Comma lea années précédentes, le f»rlncipal événement du tournoi a été la utte pour la coupe A laquelle le Manhattan, Metropolitan, Brooklyn et le Rochester Chess Clubs étaient représentés.M.Eugène Delmar en a été l\u2019heureux gagnant pour le Metropolitan Chess Club, de New-York ; M.Richardson, du Brooklyn, 2e ; M.Iladger, du Manhattan, de New-York, 2e ; M.Luce, de Rochester, 4e.LE GRAND TOURNOI D\u2019HAST* ING S Le tournoi da maltrea és-échece qui se déroule en ce moment A Hastings est un éclatant succès par le nombre des joueurs qui se sont fait inscrire ; U n\u2019y a pas eu moins de trente-huit inscriptions, ce qui fait que le comité s est vu forcé de procéder à des éliminations.La liste définitive comprend vingt-deux Joueurs : c\u2019est encore beaucoup ; et quel rudes champions : 8teinitz, Tar-msch, Lasker, Tschigorine, Blackburn, Bird, Pollock, pour ne les pua citer tous, sont des lutteurs de première for-ee.Kteinitz a tenu le «ceptre pendant pins de vingt année®, et l\u2019on dit qu\u2019il est décidé A le reconquérir.Nous ima-giuona qu\u2019entre lui et les trois autres joueurs cités, MM.Lasker, Tschigori-ne et Tarraach, le choix est incertaiu ; un peu de chance fera pencher la balance de la fortune.Lo vainqueur peut être, mais non pas sûrement, le plus fort, il y a cependant gros A parier que lea quatre premiers prix seront pour oet impoaant quatuor.Etant obligé de donner la copie la vendredi, pour le numéro du samedi, nos lecteurs trouveront dan» une autre colonne un résumé des parties gagnées et perdues.PROBLEME No 813.Composé par M.A.Méandre Noirs \u2014 0 pièce*.Blancs \u2014 9 pièces Les Blancs jouent et font mat en 2 coups ETUDE No 1 Composé par M.Troltzky Noirs \u2014 3 pièces Blancs \u2014 3 pièces Les Blancs jouent et gagnent.SOLUTION DU PROBLEME No 312 Blancs\tNoirs 2 R 1 Ad libitum.O \\\t\u2014\t*\t*\u2022'*-'*\u201c t selon U coup des Noirs.*»RTIE D\u2019ECHECS T ne curieu.e partjet irrégulière, au possible, mais originale, a été jouée dernièrement «leux maîtres viennois, MM.bchlechtfe.*t Fleming.Début imig'iitf i r 1 P 4 CD a 2 F 2 C 8 P 8 TD 4\tP 5 O 5\tP 4 D d « C 3 F 7\tD 3 D 8\tI> pr P 9\tI> pr PO 30\tR 1 D 31\tD pr T échec 32\tI) pr F 13 F 1 F 34 I) pr T 15 F 4 F g 30 R 1 F 17 F pr I d R b 2\tC 3 PR 3\tP 4 FD c 4\tP 4 D 5\t1) 4 T éch«o G C 5 R e 7\tP pr P 8\tF 4 F 9\tF pr P écheo 10\tP 5 D 1 11\tR 2 R 12\tP pr O 33 C 2 D f 14 D pr PO 3ri I> 4 D échec IG F 6 R échec h 17 C 7 FR Et les Noirs gagnent.NOTES a.\tL\u2019intention est double ! d\u2019abord, faire immédiatement une place au Fou D ; en second lieu, commander la case 5 FD, mais cela ne peut se soutenir.b.\tP 4 R serait préférable.c.\tC\u2019est avec raison que M.Schlech-tef attaque le point vulnérable.d.\tL'origine des complications qui vont suivre.s.Oblige les Blancs A perdre un temps et A courir ensuite A l\u2019aventure avec leur Dame.f.\tTas jeu des Noir» est tout A fait remarquable.Si leur Tour e»t prise, il» ont réussi A mettre la Dame adverse dans un vrai cul-de-sac ; et si cette Dame cherche A venir au secours du Roi par D 4 F, alors les Noirs jouent T 1 D et gagnent.g.\tC 3 F n\u2019est pas meilleur.h.\tUne terminaison de» plue Ingénieuse».\u2014Votre h; \u2022 se meurt de faiblesse, faites-lui prendre du Anchor Weak nés» \u2014- UN HOMME EXTRAORDINAIRE M rend ta vue aux aveugles, Toute aux sourds et le mou* vement aux paralytiques Les populations-du Nouveau Mexique prétendent que c'est le Messie Il est, pour le moins dire, extraordinaire, cet homme qui vient de surgir d\u2019entre les travailleurs ordinaire» au Nouveau-Mexique et qui s'eu va pur les bourgs et les villages, prêchant l'adoration de Dieu, l'amour du prochain, le détarheinent des biens de ce monde et guérissant par le toucher de ses doigts ou le souffle de st-s lèvre* le paralysie, la cécité, la surdité et nombre d'autres affections humaines.Les populations ébahie* l\u2019appellent le Messie ; lui, dit qu\u2019il n\u2019est que le précuræur de Celui qui viendra de la Sierra pour ramener sur la terre la paix et le bonheur.On croirait A l\u2019en-teudée revivre l\u2019Age où Joan prêchait dans le désert.De ©ou nom de famille, ce guérisseur s\u2019appelle Schlader.Au physique, c'est une tête déjA vue, du moins sur des toiles.Des yeux bleus-acier, de» cheveux brun» longs et lioucléa, partagés sur le front ; une barbe claire et tine.Au moral, la physionomie est encore plus frappante : il se dégage de tout ©on être comme une conscience du rôle qu\u2019il a A jouer et de In force qu\u2019il a A sa disposition pour l'exécuter.Encor© une fois les populations du AU POLE NORD EN BALLON Un entretien avec!\u2019explorateur Andrée Par ces temps de chai tu VS, il n'est point désagréable de st transporter, par la pensé© du moins, vers les régions glu« ées du Pôle Nord.M.Andrée, l\u2019explorateur suédois, dont nos lecteurs conr.aih>ei»t le hardi projet- il veut tout uniui* nt se rendre su Pôle eu ballon\u2014nous eu fournit tout naturellement l\u2019occasiou.De passage A Paris, il assistait dernièrement A une séance de l\u2019Académie des sciences, oû, est-il besoin de le dire, ou lui a fait fête et pendant laquelle il a fourni quelque» rcnseignem«*nts inédits sur son audacieuse entreprise.Le futur explorateur du pôle Nord est un homme tout jeune encore.Trente-cinq ans environ.Le visage, d\u2019une coupe parfaitement régulière, respire une inAle énergie.Nez du plus bel aqul* lin, cheveux et moustaches d'un blond tout Scandinave ; mais ce qui frappe surtout c\u2019est l'oeil, d\u2019un joli gris bleu, reflétant par instants A travers ses paupières mi-clcses des lueurs d\u2019acier.La stature, d\u2019une rectitude excluant la raideur, complète l'ensemble qui évoque l\u2019impression d\u2019uu élégant officier en bourgeois.Si M.Andrée e«t un enthousiaste, rien dans sa physionomie, rien dans son langage ne le décèle.Il pm^L* plutôt un esprit froid, méthodique et absolument maître de lui.\u2014L'expédition, dit-il, est maintenant chose décidée.Les derniers fonds ont été souscrits dans ces derniers temps, et, grâce A la générosité de mes com- mettront, aprèg l\u2019atterrissemsut, soit de continuer mon expédition sur lo» glaces, soit de naviguer sur la mer libre qu\u2019on soupçonne exister dans la région polsirsu \u2014Et ns concevez-vous aucuns crainte ?\u2014Je suis fermement persuadé du succès de mon entreprise.Je sais infiniment gré sux savants de tous les pays des encouragements qu'ils m\u2019ont prodigués, mais le cas échéant je m'eo serais passé et serais parti quand même.\u2014Et quand espéres-vous vous mettre en routs V \u2014L'année prochaine, irrévocablement.Four 1© moment, je me rends au congrès géographique international de Londres où je vais présenter un appareil construit psr uu Français, lequel, je crois, ma sera ds grande utilité dans mon voyage.\u2014Avez-vous des nouvelles ds votre compatriote Nausen ?\u2014Aucune, mais lui-même ne comptait guèrs être de retour avant un an ou deux.Il n\u2019y a donc pas lieu ds s\u2019inquiéter.Nansen est un homme d\u2019un courage et d\u2019un sang-froid A toute épreuve.Son expédition a été préparé avec soin et son équipement est parfait.Son navire, le \u201cFram,\u201d est construit de telle façon qu\u2019il n\u2019a pas A redouter pour lui le danger ordinaire de la navigation dans les régions arctiques : l'emprisonnement dan» les glaces st le broiement par compression.Une seule cause de péril n\u2019a pu être conjurée ; c\u2019est celui résultant d\u2019un entassement des glaces autour du navire et l\u2019écrasement possible par le haut.Mais même, si Nansen perdait son bâtiment, j\\ai bon espoir qu\u2019il reviendra ?Réussira-t-il A atteindre le pôle ?La chose n\u2019est pas plus certaine que pour ce qui me concerne.En tout cas, il rapportera les observations les plus iuté- LE PORT DU HAVRE I 1 Nouveau-Mexique disent que c\u2019est lo Messie ; les spiritistes, eux, prétendent que c\u2019est un médium : les savants ou mieux les matérialistes, soutiennent que c\u2019est simplement un être doué par la nature de propriétés physiques d\u2019ordre magnétique.Mais personne ne conteste sa puissance et le caractère prodigieux de scs actes.Schlader est actuellement dans la ville d\u2019Albuquerque et se dirige vers le nord.Nous n\u2019en reparlerons que s\u2019il s\u2019approche as»t\u201cZ du Canada pour que nous puissions aller le voir.D\u2019ici IA le lecteur devra se contenter du portrait que nous donnons de lui et des quelques notes qui l\u2019aceompagnent toutes choses empruntée» A un journal do New-York.DE L\u2019UTILITE DES PERROQUETS M.Stratton,riche propriétaire demeurant A College l'oint.I*mg Island, possède un perroquet qui dit assez distinctement quelques mot» d\u2019anglais.Une de ses expressions favorites est : \u201cGet ont ! get out!\" ce qui équivaut en français A \"Sortez d\u2019ici,\" et qu\u2019il répète A satiété, comme tous les oiseaux de sou espèce.A la pointe du jour, M.Stratton a été tiré de son sommeil par les j cris étourdissant» de Jacquot qui, au , milieu de sons inarticulés, lançait d'une voix stridente son fameux : \"Get out! Get out !\" Fort intrigué de cet accès ; matinal de colère chez son perroquet, j M.Sratton a sauté A bas du lit et est allé voir de quoi il s\u2019agissait.Il a été vite renseigné.Des voleurs s\u2019étalent in- j traduit» avant le lever du jour dans la ; maison en enfonçant un des panneaux de la porte d\u2019entrée ; puis il» avaient pénétré dans la salle A manger, oû ils J se préparaient A faire main 'basse sur \u2022 l'argenterie, quand les cris du perroquet le» avaient «an» doute effrayés, et ils étaient partis, se contentant dVm-porter 86 cent» en petite monnaie lais- ' »és sur une table.Si M.Stratton n'a pas été victime d\u2019un vol plus important, j c\u2019est évidemment au brave Jacquot j qu'il le doit.\u2014Anchor Weakness Cure guérit la dyspepsie st 1» faib«e»se.\t7,9,lü 1 WW * v\\w UN HOMME EXTRAORDINAIRE patriote», je dispose actuellement pour la bonne marche de mon entreprise, «le la somme respectable de 130,000 krom rs, soit 180,000 francs.\u201cC\u2019est, comme vous le savez, en ballon que je compte gagner le pôle Nord.Mon plan de campagne est arrêté dans ses grandes ligne», mais il me reste encore A perfectivnncr certains point» do détail qui ont leur importance.C\u2019est un pou dans ce but que je voyage afin de puiser, dans l\u2019échange des idées avec les savants et aéronautes des «lif-féronts pays, des indications profitables.Ce qui me préoccupe surtout, c\u2019est la question de l'imperméabilité de l\u2019enveloppe de mon aérostat.Question essentielle.puisqu\u2019il ©\u2019agit d\u2019un voyage aérien d\u2019une durée minima de trente jours.Pour la résoudre, je me suis mis en rapport avec de» constructeurs français.allemands et anglais, qui doivent me fournir des modèles réduits de mon ballon.Je donnerai naturellement la préférence A l\u2019aérostat qui, A l\u2019épreuve accusera une déperdition moindre.\u2014Et la question de la dirigeabilitê ?La science aéronautique est-elle assez avancée pour que vous puissiez espérer gouverner votre ballon ?\u2014VoilA qui me préoccupe fort peu.J\u2019ai moi-même élucidé ce point.Une longue expérience me permet d\u2019affirmer qu\u2019en me laissant emporter par un courant favorable et en naviguant de trente degrés contre le vent, j'atterrirai, sinon au pôle, du moins en un point qui n\u2019en s«»ra pas trop écarté.Avec les moyen» de transport dont je disposerai, je ferai le reste.Avec l\u2019emploi de guide-ropes traînant sur le sol, je suis certain de me maintenir A une hauteur constante de 2fM) A 300 mètre».J'ai fait ainsi un parcours de 800 kilomètres A travers la Baltique et le continent Scandinave.Je n\u2019ai donc aucune crainte A ce sujet.En ce quf concerne mon matériel, on n rapport»' inexactement que je me servirai «l\u2019une nacelle en forme de traîneau et pouvant être employée comme telle.La vérité est que ma nacelle, de vaste» dimensions comme mon ballon lui-même.sera nne véritable petit© maison flottante avec ton» le» aménngx l\u2019Age le plus tendre.au supplice de ia corde harmonique.Encore an remède infaillible.On télégraphie de Berlin que le docteur Kan-som.collaborateur du professeur Behring, a découvert un sérum anticholérique.Les expérience* sur le» animaux ont donné de» résultats très satisfaisants., pour les hommes* ^\t.Un emprunt de 4 millions pour y faire des améliorations Pnrfa, 10 \u2014Le département de la Seintî-Inférieur* a été autorisé A contracter un emprunt de 4 millions de francs destiné* A l'agrandi&*em«-nt du port du Havre.Le montant total des dépenses e*t évalué à environ 27 millions de francs.Le* travaux Comprennent deux nouveaux quais A doubla largeur s'étendant sur uns longueur de 500 mètres dans la mer.PRES DE LA VALLEE SOMBRE Uns jeune fille sauvée d'une mort prématurée Pale Insouciante et faible.Le victime d\u2019une toux harassante, elle paraissait décliner rapidement.Un cas d\u2019un profond intérêt pour chaque méra de famille.Du \"Standard\" de Cornwall : Nous entendons maintenant tous les jour* de» gen» admettre lo bleu merveilleux qu\u2019il» ont obtenu en faisant usage de» Pilule» Rose» du Dr Williams, il ne faut donc pas s'étonner si les pharmaciens trouvent que la vente de ce grand remède est considérable et qu\u2019elle augmente constamment.Noua pourrions citer nn nombre quelconque de cas où l\u2019on a obtenu de splendide» résultats en fai&unt usage de» Pilules Roses du Dr Williams, mais il y en a tant qui sont connu» de plusieurs de no» lecteur» qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de le» récapituler.Cependant il arrive de temps en temps un ce» plu» intéressant que d\u2019habitude et nous donnerons le» détail» d\u2019un de ceux-ci pour le bien du public en général.Il y a quelques années, une fille de 14 ans, fille de M.Léon Doré, citoyen bien connu et respecté de Cornwall, commença A avoir dea symptôme» grave» qui causèrent beaucoup d\u2019anxiété A sa mère.Elle était justement à la période critique de la vie et on manda de» médecins et on fit tout pour la soulager.(Elle n\u2019était que l\u2019ombre d\u2019elle-même).Mais tout semblait inutile et à mesure que les semaines s\u2019écoulaient son état de santé empirait jusqu\u2019A ce qu\u2019il fut évident qu'elle tombait dans le déclin.Elle fut atteinte d\u2019une toux harassante et la pauvre fille qui était autrefois pleine d\u2019embonpoint et de santé avec de» joues vermeilles, commença A dépérir et en quelques mois elle n\u2019était plus que l\u2019ombre d\u2019elle-même.La mère avait perdu presque tout espoir de sauver la vie de sa jeune fille car les médecins ne pouvaient apparemment rien faire pour arrêter le» ravages de ia maladie mystérieuse.Enfin on attira l'attention de la mère sur les Pilules Rose» du Dr William» et elle résolut d\u2019en faire l\u2019essai.On en fit prendre une boite A la jeune fille et comme elle ne donnait aucun signe visible d\u2019amélioration, sa mère éiait sur le point de discontinuer le remède quand nne voisine lui dit qu'une seule boite n\u2019était pas un essai juste et raisonnable et la persuada de continuer A donner les pilules A sa fille.Lorsqu'elle eut fini de prendre la seconde boîte on remarqua qu\u2019elie prenait du mieux et la joie commença A régner dans la petite famille et on n eut plus besoin d\u2019employer la persuasion pour la faire continuer A suivre le traitement.On continua donc le traitement aux Pilules pendant quelques mois et au bout de ce temps, la jeune fille avait complètement recouvré sa santé et sa force.Aujourd\u2019hui elle ©*ît la véritable image de la ©anté et la couleur de ses joue» est aussi brillante qu\u2019elle était avant le commencement dé la maladie.Pour le» personnes qui l\u2019ont vue durant ses jours de maladie et de souffrances, sa guérison est presqu\u2019un miracle.Mme Doré a consenti volontiers A permettre au reporter de publier un récit au sujet de la maladie et de la guérison de sa fille.Elle dit qu\u2019elle ne pouvait pas trouver de mots assez forts pour exprimer combien elle était reconnaissante de cette guérison merveilleuse que ce grand remède vivifiant avait opérée dan» le cas de sa fille et elle esj>érait que son témoignage porterait d\u2019autres personnes atteintes d\u2019une maladie semblable A celle de sa fille?A faire l\u2019essai de ces pilules.Après avoir écrit ce qui précède, le reporter est allé de nouveau voir Mme Doré, lui en fit lecture et Jui demanda si c\u2019était tout A fait correct.Elle répondit qu\u2019elle aimerait A donner une expression plus forte A son appréciation de ce merveilleux rem«\"Vle.Elle ajouta que les Pilules Roses l\u2019avaient grandement aidée elle-même.Elle souffrait des effets de la grippe et les Pilules Roses l\u2019avaient ramenée A la santé.Sa fille exprima aussi sa gratitude pour le changement extraordinaire que co remède avait opéré dans sa santé.Les jeunes filles qui sont pftlcs ou anémique© qui sont atteintes d\u2019agitation» ou de palpitations du coeur, qui sont faibles et qui se fatiguent facilement ne devraient pas tarder A suivre un traitement aux Pilules Roses du Dr Williams qui enrichiront promptement le sang et donneront A leur» joues l\u2019éclat vermeil de la santé.Ces pilules sont un remède certain pour toutes les maladie© provenant de la condition viciée du sang ou de nerfs délabrés.Elles sont un spécifique pour les maladies particulières aux femmes, elles corrigent les suppressions, lrr«V gularltés et les faible©ses de toutes sortes.Elles sont fabriquées par 1s Dr Williams Medicine Co., Brockvilîe, Ont., et Schenectady, N.Y., et vendues en boîtes (jamais A la douzaine ou au cent) â 50 cents la boîte ou six boîtes pour $2 50.On peut les obtenir chez tous les pharmaciens ou directement par la poste de la Dr William© Medicine Co., A l\u2019une ou Ù l\u2019autre adresse.Conversation au buffet : \u2014Monsieur, vous êtes le seul homme bien élevé que j\u2019aie rencontré A ce bal.\u2014En quoi donc ai-je mérité ce compliment, monsieur ?\u2014Tout A l\u2019heure, en dansant, quand Je suis tombé et que j\u2019ai si malheureusement déchiré la robe de ma danseuse, vous êtes le seul qui n\u2019ayez pas ri.\u2014Ma foi, monsieur, celle avec qui von» dansiez est ma femme, st ç\u2019est moi gui paye sa couturière ANALYSE INTERESSANTE De M.JO&ZPH BEMROSK.F.C.S .F.I.C .ChitaUte Analyste.Membre de i* deck.U» d«M An*.y *ien.Membre de 1* ftocielé Pharin accu tique de Londres.Compagnie d\u2019Approvisionnements Alimentaires de Montréal (Limitée) MES.SIEURS-J al terminé l'analyse du Cognac JOCKEY CLUB Carte Or VAO^-et je vous en eoamel* le* résuliau» suivant» ; GRAVITE SPECIFIQUE 0.9» ?loool de raisin.pourcent.otal de5 ^ 3° P* c* 5ur votre Compte de Gaz S\u2019adapte aux poêles à gaz, aux grils à gaz, aux engins à gaz et à toutes les fins manufacturières et éclairantes.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \t TradC .TiSür -y OsBflnrr«.firlécs r! Marmelade 4 r F ru ht garantir» KruilH ri surrr.pour Ménages cl pour le tom merer.Spécialement préparées pour l'u«age dru pâtissier*, bo.i'a ijer-, confiseur*, etc., pour nirnngt-a, pension*, hotel*, clubs, lycée*, couvents.hôpitaux, cto.iTix spéciaux pour comm.inrte-, excédant 1 tonne (2U00 Ibsi.Aussi.Vinaigres pur*, garanti* suns addition d acide.Conserve* nu vinaigre, etc.La piu» grands tisiuo du geuro dans la Pu!*-¦anca.MICHEL LEFEBYHK & UE Négociants Industriels, Moutresl 119 -s\u2014n Maladies de l\u2019Estomac et du Foi» Le Dr C.A.Prévost 774 Rue Lagauchetlère COKSI LTATION» \u2022\tTéléphone 1750 Tou» le» jour», lu vendredi excepté.De li 4 ù heure».Ancien externe de» Hôpitaux de Pari* Médaillé de i As*!Mun.o Publique de Pari».Membre de la Société Anatomique du Pari».| CLINIQUK MEDICALE: 04 Ruo Contro ( Pointo St Charles) 225 M * \u2014 n 9 On pout 1s voir tenotloimor ohoa Chlorhydro-Pcpsiqo» !¦« cm» ^ toni-digestif l.,!.*.>«''\u2022\"\u2018Z LtiJ*- A» ttr- H U OOrtl f lr» àMki v» *flr« ¦ r* _______________.1 m ipno D1,or t PAWS i j CO LU N DEPOT G EN EK AL / GARTH & CIE, 536 rue Craig Pliarmacia Bécapy, Montréal A L\u2019EÜCALYPTOL AOSOLU lODOFOaUO-CtlÉOSOTÉ Produits Antiseptiques Uohceuf 22, Boulevard Po.&sonniôro, PARIS MÉDICAMENT SANS RIVAL POUR LA GUÉRISON DES TOÜX OPINIATRES * SRQMCHITES * CATARRHES LARYNGITES * HiAI-ADKES DS POITRINE Riiacr le» TéritaWe» CAPSULER COGNET portant sur IV.Iqums la siqnatur» de ri**potf*r l?j\\ïïX3.43.Rue dje Smntonço.\u2014 MOKTHÈ A 7*.Pharmacie DÊCARY.Phénol \u2022BohiPiif.lcf.acon.$0.f*0 P ii moi «Do bœuf paritime.\t\u2014 1.00 D» nillrirr Bohœur, \\ il ne.$1.25 \u2014\t2.0J Nui on Hobieuf.boiicapain $1.pain 0.40 >«\u2022 u'i' liscpiiquejHolxetif', le flacon 1.50 A*plra:eur ilob&ul avec sonotni.1.00 Vaporisaleur fiotxeii:', l'appareil.N.00 Dépôts dan» les principale* pharmacies\tj 8-jno FEUILLETON DE LA \u201cPRESSE\u201d LE BON ZOUAVE (8C)\t- TROISIEME PARTIE L'HEURE DE LA JUSTICE (Suit*) Le hasard fit qu\u2019il se rencontra au milieu de la soirée avec le gros voyageur de commerce, qui toujours souriant, l\u2019air bon vivant, se présenta lui-même au chevalier.\u2014Petrus Vau Klemut.voyageur de commerce, associé de la célèbre maison Van Klein ut et Austermann, de Liège.Un passa la soirée en galante compagnie et le chevalier étala tout son esprit devant le Belge qui s\u2019esclaffait et au moindre mot disait : \u2014Ah !.Ce est bon.sais-tu.Ce \u2022t bon !.En quelques heures.le chevalier et \\ an Klemut étaient le meilleurs amis.et comme précisément.par le hasard Je plus heureux, le négociant de Liège était appelé par ses affaires en Italie, Giuseppe le présenta A sa famille et l'on fit routo ensemble.Le comte de Vaubray, sur le désir de sa femme, s\u2019établit A Venise, où Jean., son fils vint le rejoindre.Le joyeux Van Klemut plusieurs fols letir rendit visite, et lorsqu\u2019il revint en France se chargea de diverses commissions que Jn comtesse, dans son départ précipité, nrsit négligées, et promit A Giuseppe Santafior de demeurer avec loi en correspondance amicale.A quelques Joars de IA, le brigadier Gérûms en!»4 dans iss bureaux du chef de la sûreté.\u2014La famille de Vaubray.dit-il A son chef, est installée au complet A Venise.Le comte a loué pour plusieurs années le palais ManiaJlero, un bâtiment princier.J'ai passé avec eux plusieurs jours charmants, grâce A mon cher ami, cet excellent chevalier.\u2014U était saus méfiance ?\u2014Absolument.Plusieurs fois même je l\u2019ai entendu me dire, dans des moments où les confidences sont faciles, après un bon dîner par exemple : Enfoncé lé pétit bougie !.Enfoncé lê pétit bougie !.\u2014Le petit bougie ?\u2014Un ami personnel ! Un autre moi-même.Et ce bon chevalier prétendait A ce moment que j\u2019avais les yeux \u201cdou petit bougie !.*\u201d et le ventre d\u2019un cocher.encore on ami tout A fait personnel !.Et, riant, le brigadier Gérôme acheva : \u2014Maintenant, je vous demanderai, chef,la permission d'aller faire les quelques commissions dont Mme la comtesse a bien voulu charger ce bon Van Klemut.III MAISON NEUVE Qunnd son vieil et fidèle sml, Ernest Lacaze.avait déclaré A Madeleine Vernon que selon toutes pr»>babili-tés, le fameux Jean Bon-Coeur était bien le fils qu\u2019elle pleurait depuis si longtemps, la pauvre mère avait, A cette nouvelle, ressenti un tel coup qu'elle était tomb»'*e sans connaissance dans les bras du docteur.La joie fait mal.comme la douleur elle peut iuer.C\u2019est ce que le docteur Lncaze redouta pour Madeleine Vernon.Pendant de longs Jiois elle fut tenue par une fièvre ardente qui souvent se compliquait de délire.La pauvre mère, dont la raison s\u2019envolait, ne vivait plus que sous l\u2019impulsion de son coeur meurtri.Elle croyait voir son fils, lui parlait.Tendant ses bras amaigris dans le vide, elle les ramenait ê elle, croyant étreindre un être imaginaire qu\u2019elle couvrait de baisers.\u2014Mon fils,\u2014disait-elle,\u2014mon Jean chéri.comme tu as dû souffrir loin de moi.Les enfants qui n\u2019ont pas de mère sont bien malheureux !.Qui les soigne quand ils sont petits ?.qui les caresse?.qui les dorlote?.Il faut le baiser de la maman aux petits pour grandir.comme il faut le soleil aux fleurs.Mon Jean, mon pauvre enfant.Mais te revoilA.je t*ai retrouvé.tu ne me quitteras plus.Tu vivras près de ta mère toujours et tu verras comme nous serons heureux ! mon fils ! mon Jean ! Il fallut toute la science, tout le dévouement du docteur Lacaze, pour conserver la malheureuse.Bien souvent, il la vit avec terreur, sous les baisers Imaginaires de son enfant, perdre toute connaissance, tant son illusion de bonheur était forte et prête ù laisser par «es lèvr»»s de mourante, s\u2019échapper son Ame de mère.De longs mois.1\u201c docteur veilla A son chevet, la malade nécessitant une surveillance de tous les instants.Son corps était usé par la douleur morale, et la douleur physique semblait devoir rapidement en venir â bout.\t, Enfin, le docteur fut maître ds la maladie.Ce furent alors de nouvelles transes.Madeleine Vernon réclamait son fils, voulait aller le chercher, ne voulait pas vivre sans lui.Lui dire que l'on ne savait ce que Jean Bon-Coeur était devenu, c\u2019était risquer de la voir tomber dans le môme mal, pour un motif contraire.C'était, ai «Us avait failli mourir d« joie, la faire sûrement maintenant mourir de douleur î Chaque fois, on devait, tant le docteur que les domestiques, inventer un stratagème nouveau.Heureusement la tête encore faible de la malade ne lui permettait pas de trop raisonner, elle croyait assez faci-lesnent ce qu\u2019on lui disait.Elle pouvait A précent se lever, quitter son lit, mais sa faiblesse ne lui permettait pas de tenter mêms de faire un pas.Lo docteur Lacaze résolut pour combattre cette faiblesse d\u2019emmener sa cliente dans le Midi.Il possédait près de Pau un petit manoir.C\u2019est IA, sous le beau soleil, qui malgré l\u2019hiver se montre pendant de nombreuse journées, qu\u2019il comptait faire retrouver de nouvelle* forces A Madeleine Vernon.Plus tard, qunnd la résistance serait suffisante, il lui ferait tenter la traversée de la Méditerrannée, et la conduirait en Algérie oû la convalescence s\u2019achèverait, où la guérison serait certaine sous ce radieux climat.Du reste, rien ne les retenait â Paris.Avant de fixer leur départ pour le Midi, le docteur I^aeaze avait eu une longue entrevue avec le préfet de police.\u2014Nous avons.\u2014lu! dit ce magistrat,\u2014 perdu la trace de Jean Bon-Coeur.I^e hasard seul maintenant peut nous la faire retrouver.Ce hasard peut également être long A naître.Cependant nons ne sommes pas demeurés inactifs.Un service do surveillance incessante est établi en Italie autour des Vaubray et du chevalier Santnflor principalement.Le brigadier (Jérôme s\u2019est chargé de ce soin.Nous voilà tranquilles do ce côté.Reste Jean Bon-Coeur!.Voua pouvez partir en toute sûreté.Dès que sons aurons le moindre renseignement sur lai, voua \u2022ares avisé télégraphiquement.\u2014Cotte circonstance,\u2014dit le docteur, \u2014quoique fâcheuse à un certain point de vue, est heureuse A un autre, qui A mes yeux ost le plus important.la santé de Mme Vernon.Si nous retrouvions Jean Bon-Coeur, ce brave garçon, cela se conçoit, voudrait voir sa mère ; elle, le réclamerait tout de suite, et la malheureuse femme n\u2019est pas encore en état de supporter cette vue.Ainsi donc, j\u2019ai tout le loisir nécessaire pour sa guérison.Quand la mère sera en état de revoir son fils, soyez certain, monsieur le préfat, que le ciel fera naître ce hasard que vous souhaitez.Vous retrouverez Jean Bou-Coeur.\u2014Je l\u2019espère aussi ! Quelques jours plus tard, le docteur Lacaze installait dans son petit manoir, aux environs de Pau.Madeleine Vernon et IA l'entourait de scs soins affectueux, hâtant sa guérison, la préparant au doux événement qu'il espérait.Il croyait.il était certain qu\u2019au moment voulu, le ciel, comme il l\u2019avait dit au préfet de police, le ciel ferait naître c»» hasard qui devait couluire le fils dans les bras de sa mère.Il croyait, le vieux docteur, A ce hasard béni, car ce hasard s\u2019appelle la Providence.et que la Providence n'aban jeune pas ceux qui souffrent!.Ne l\u2019avons-nous pas déjà vue manifester sa bienveillance, en diverses occasions.au cours de notre récit ?N\u2019nvons-nous pas vu Jean Bon-C««nr secourir la malheureuse Lucie, que le vicomte Jean de Vaubray battait dans la rue ?.Les trois compagnons arracher A la Seine le sergent, Lucie et Miroite, la petite démente ?.Lo père Gnilloî.hé mon vieux!.fournir du travail A Jean ?.Jean arriver à temps pour arracher la jeune femme aux mains du Taureau ?Plus tard, nous avons vu le Chinois Bibi-la-Goutta donner à Jean le moyen de gagner, en poussant sa charrette-rédame, de quoi empêcher Lucie et Minute de mourir de faim !.Nous avons vu aussi Milon, Clopinel et l\u2019Institut se trouver sur k» quai lorsque Jean Bon-Coeur désespéré, abandonnant Lucie mourante dans la neige, allait avec Mirette chercher lu mort dans la Seine !.Tout cela, c\u2019est la main de la Providence qui l\u2019a accompli ! C\u2019est encore cette Providence qui sur le «chemin de Jean, apportant A la Butte-nux-Puces la gamelle de soupe mendié® A la caserne du Châtoau-d\u2019Enu, avait mis ce brave garçon, Pascal Tarot.Et ce fut un grand bonheur pour tous que cette rencontre de l\u2019ancien zouave.(îrâce A lui Jean avait pu emmener eu Algérie lu malade1.Comme il l\u2019avait promit, il n\u2019arrêta pas IA sa générosité.Son père faisait le commerce dos boeufs de boucherie, il trouva A la Villette un emploi A Milon put utiliser avec profit sa force colossal»».L\u2019Institut fut chargé de tenir ses livres et ceux de son père ; H lui promit d\u2019au-tres ouvrages d\u2019écriture chez «les négociants, et Bibi-la-Ooutte, lui-même, ce flâneur parisien endurci, fut pourvu d'un emploi de livreur-encai&seur dans un magasin.Clopinel.lui eut pour attributions de s'occuper do Mirette.il était la bonne d\u2019enfnnt de la fillette et le cuisinier de la maison.Ayant ainsi établi les amis de son sergent Tarot qui, quoique riche, ne pouvait les prendre A sa charge, leur donna moyen de gagner leur existe n»-s.1 Il retourna chez son père, et ne fit plus qu\u2019A son habitude sa visite trimestrielle A Paris pour ses affaires.lie* trois compagnons avaient natu-rtiiament fait peau neuve ! Ils avaient quitté la Butte-aux-Puces et étaient venus prendre un petit logement dans le faubour Saint-Denis, modeste, mail qui par leurs soins prenait un véritable air de fête et de contentement.Us travaillaient tous avec un courage et un entrain superbes, et le soir h«* trouvaient réunis autour do la table, fumant leur pipe, parlant Jean, de Lucie, relisant les lettres qui venaient d\u2019Algérie.CVst l\u2019heure que l\u2019Institut avait choisie pour faire à Mirette son petit cours, lui apprendre la leçon que dans la journée Clopinel lui faisait répéter.L\u2019Institut s\u2019était imposé la tâche de fixer l\u2019attention «le l\u2019enfant.Le docteur avait dit.\u2014et c\u2019était aussi l\u2019opinion personnelle de l\u2019Institut.\u2014que le jour où l'esprit flottant de la fillette parviendrait A être fixée, ce jour-lâ, la raison lui reviendrait.Et lo savant s\u2019appliquait avec une patience inouïe A tixer cette intelligence fugace ; c\u2019était une conquête qu\u2019il voulait faire, mais la victoire était difficile A remporter.Cependant l\u2019Institut ne se lassait pas.Comme Jean l\u2019avait tenté déjà, mais plus adroitement que lui, car il avait l'habitude de l'instruction, il disait.il répétait la leçon jusqu\u2019à ce que l\u2019enfant la pût redire seule.Il finit, et ce fut ce jour-là une fête A la maison, par lui faire aprendre son alphabet, lui faire reconnaître ses lettres.Clopinel.Milon.A tour de rôle, s'a*-surèrent dn fnit.et interrogèrent l\u2019enfant qnl répondit sans se tromper.On écrivit A Lucie avec joie.\u2014Nous avons fait un grand pa9.« avait dit l\u2019Institut A ses compagnon».Maintenant je crois la guérison de Mirette certaine.\u2014Certaine ?\u2014Oui !.Ce n'eet qu'une «ffaire de temps et de patience !.C'était un tableau étrange et char* 4 LA PRESSE, SAMEDI 10 AOUT 1895 EMPLO' DEMANDE DON INSTITUTEL'R \u2022ipérimüBtd dan« IJ le* deux UnguM ;dipiôir ?d c» ole inoit iel cherche kituaUoo.S adre»eer par lettre L K.Bureau de Poêla.Si Gabriel de Bread on.P.y.235-90 OS DEMANDRdeeleTafee SeArceecreu No luû rue Pell ne 1.StHenri.\tn$\u2014t IT N BON cuiemier frençeit, eeihant parler J englai*.du:i\u2019>ande uue eituatioa dans une famille privée, pouvant fournir de boni cer-titi au.S'adresse par lettre a M.B.bureau ie Le 1>rjû*»ük.\t235\u20143 SITUATIONS VACANTES N DEMANDE un gardon de bureau comprenant lenglai* et le fran;aiv.S'a-i ettcer le n.ailn a Ü heuree chambre No 4a.ICf rue St Jacqne*.__________________S3t\u2014f O 00.On de-»iro fair© un ben marené.IL A.Mainwaring.L O.P.Gmeroux.g,*ranL 147 rue bt Ja* ques.8.10 ON DEMANDE a acheter vieilles Oliver* lui es, toile* quo : por:e\u201c.rhAssi-i.et»*.; aussi, vieilles maison-, as-ortiment de vieilles ouvertures L* u ours en main a vendre.A.Leroux.47 St Chs Borromée.\t215\u2014n Des acheteur* intelligents msni fesient aujourd Uni téHemenl n'.n L>rél dans ies délai.» de ia fabrication des pianos que nous croyon-opportun ée publier une >*eHs d a nonces traitant scientifiquement de* points essentiel de la construction de cci inatrumanu.Ues annonces occupe!ont la mô-ms plaça dan* oc joui nal et paraîtront deux ou trois foi.pa~ reniai m*.Lee écrits porteront un numéro d ordre, de »or e quo les in1 ere»-*es pourront lea suivre ou faire dea que lions sur certains point* par Uculiera.Nous roulons démontrer la soin exte rne et la science qu il faut de ployer pour pnKiuUe un piano '*i-res de la Bible, pour former sou Ame, lui montrer le bien, le mal.Puis le soir tou* trois, devant le petit lit où l'enfant admit dormir, ils se découvraient et avec elle récitaient ie Notre Père.Mirette seule achevait sa prière.\u2014\u201cMon Dieu.rendes la santé A ma soeur Lucie, et conservez-moi dans je travail et le bonheur tous ceux que j\u2019aime.mon ami Jean qui est soldat.mon papa Clopinel.mou professeur l'Institut et mes camarades Pascal Tarot.Milon et Bibi-ls-Goutte.\u201d Après avoir embrassé les trois compagnons, la fillette se roulait dans ses draps blancs, et, se sentant bien gardée, s'endormait confiant© et heureuse.Après cela, Milon allait dormir, ear son travail était pénible\u2014il soulevait les animaux abattus, les mettait sur les j I eharriots pour le dépeçage et chargeait j ensuite les voitures de bouchers qui j emportaient en ville 1a viande en p è- ! ces\u2014et il iui faliait être de bonne heure 1 A l\u2019ivbattoir.L\u2019Institut s\u2019attelait A une besogne ; élémentaire : il faisait des bandes et de* adresses pour des maisons d\u2019expè- 1 dirions et de publicité.Bien avant dans la nuit on entendait ; ! le grincement de la piumo agile.Clopinel.lui, faisait des cornets en ; papier qn\u2019il vendait aux marchandes ambulantes du faubourg Saint-Denis , et A quelques petits commerçants.Ou ; bien, il se mettait A coudre et raceora- ; modait les habits des camarades, repli- | sait 1e* accrocs qu\u2019en jouant Miroite j avait faits A sa robe.Bibi-ln-Goutte apportait de temps en temps A la fillette un de ces jouets que l\u2019industrie parisienne fait éclore, amusants.ingénieux, qu'il découvrait dans | scs courses.Cela l\u2019amusait quand elle restait *1 i la maison.plus souvent, elle sortait avec Clopinel.Après le déjeuner, le clown, \u2014 qui ! ! maintenant ressemblait vraiment A un bon petit rentier, condu te dan* un d«M» «quares, Moutholon ou des Arts-et-Métiers.Miroite retrouvait IA ses petite* amies et jouait avec elles, courait, sautait.I parfois même Clopinel se chargeait de i Jeanne-Lucie, ia belle poupée donnée ; A la No® par la vieille dame.dimanche, les trois compagn »ns, Bibi-Is-Gontte souvent était du voyag \u2022, prenaient le tramway, le bateau, et me- j fiaient l\u2019enfant prendre l\u2019air dans uu des bois des alentours de Parts.Alirvtte, grâce aux bons soins lei | trois hommes, grâce à ce régime, se développait rapidement, se fortifoiait.(Y n\u2019était plu* maintenant la po:i- i te fille chétive, malingre, soufreteuse.\u2019 Elle avait grandi, s\u2019était allongée, for- , niée.était devenue une vraie fillet- 1 te.alerte, vigoureuse, portant bien se* quatorze ans.Quand elle avait .sors son grand cha- j peau, ses cheveux blond* ébouriffé» sur : le front, autour de sa jolie figure, ou j pendant en longues tresses sur ses ! épaule*, qu\u2019elle sautillait vlan* sa gr.in | de n>be, sans taille, \u2014 la mode Empire ; qui comm*'ngnit A paraître A «e mo- : ment.\u2014 les pissant* * » retournaient j pour admirer ce grand bébé, toutes les mères so niaient.Ses grands beaux yeux avaient ton-jours conservé leur doux regard affectueux, ce regard qui surprenait, émou- ; vait, qui lui avait vn-u son surnom en langage parisien de Mirette.On conçoit sa us plus insister, combien Clopinel, Milon, l\u2019Institut étaient fiers de leur enfant.En promenade, ils l\u2019amusaient, l\u2019en- ; touraienL et vraiment jamais fille de | reine ne fut gardée par une cour aussi dévouée.Depuis quelques semaines.l\u2019Institut 1 semblait redoubler d\u2019activité, et proion- .geàit sa ve lie jusqu'au petit jour.A copier des bandes, A mettre des adret- ! se* sur des prospectus.Clopinel lui tenait compagnie et les 1 en*\"* eu papier s\u2019entassaient dans un coin.Il* ne se dirent rien.mais un jour ; Clopinel, qui avait été livrer ses sacs, revint, l\u2019air tout joyeux.L\u2019Institut qui avait été, de son côté, chercher de non- j Telles bandes A remplir, se frottait les mains avec un entrain double, une gaî- ; té qu'il ne parvenait pas A dis*imnler.1 Tons deux avaient un secret heureux | qu\u2019ils ne voulaient pas.toad gré les ruse* employées, se révé.er l\u2019un A l\u2019autre.1 Milon ésaiement avait sou air mysté* i lieux.Iaî lendemain matin, de bonne heure, on frappa A la porte du logis des trois ami*.Clopinel se hAta d\u2019aller ouvrir.Il savait évidemment qui ce pouvait être.C\u2019était uu livreur d\u2019un grand magasin : il portait trois paquets énormes.\u2014Mlle Mirette ?.demanda-t-il.\u2014Entrez.C\u2019est ici.répondit le clown.Le garçon entra.Clopinel lui désigna la table et lui dit : \u2014Posez le paquet là.Le livreur déposa sur la table les trois paquets et se disposa à se retirer.Le clown \u2019.\u2019arrêta.\u2014Vous oubliez, mon ami.deux paquet*.11 ue doit y en avoir qu'uo A moi.\u2014Non monsieur, tous les trois.\u2014Vous m'étotmes !.\u2014Les trois paquets sont pour Mils Mirette.garçon ouvrit son registre et monr tra A Clopinel l\u2019ordre de livraison.Il contenait ceci : \u2014lo Pour Mlle Mirette.\u2022 \u2022 un chapeau.facture Clopinel.\u2014Oui, c\u2019est moi.\u20142o Pour Mlle Mirette.un costume complet.facture Milon.» \u2014Facture MHon !.s\u2019exclama Clopinel.Ah ! je comprends.I^e garçon poursuivit : \u20143o Pour Mlle Miretto.^ gants ot bottines.facture.\u2014Facture l'Institut !.» conclut Clopinel.Il avait compris pourquoi le colosse et le savant gardaient œt air mystérieux ; tous trois avaient ou la même pensée.le» printemps arrivait.Il fallait un costume neivf pour leur petite.Aîore redoublant ds travail, ao privant de sommeil, ils avaient tous trois gagné de quoi habiller à neuf U enfant.sans toucher A leur budget quotidien qui n\u2019eût pas permis une telle dépense.Lo costume était, en effet, luxueux.Ri©n n'avait paru trop bean pour Mirette.(Yipondant le costume acheté par Mi* Ion devait coûter un prix extrêmement élevé.Clopinel demanda au colosse comment il avait fait pour pouvoir amasser de telles économies.Mi\u2019.on sourit.\u2014Depuis longtemps le père Guillot, l\u2019ancien pnrton de Jean, a repris sa vente aux Halles.je lui ai dit que son commis.comme il appelait notre ami.est engagé ailleurs pour le moment, et que comme il l'avait léj.\\ fait.tu t'en souviens, après l\u2019affaire du Taureau, il m\u2019envole pour le remplacer.\u2014C\u2019est bien compris.\u2014Le père Guillot qui était content do nu1* services n accepté.Voilà ! Depuis je travaille ckes lui.et sa charrette de légumes vidée je prends nia course et je vais A l\u2019aliattoir, A la \\ il-lette, où je commence uue autre besogne.Clopinel lui serra la main.\u2014Tu fais, mon pauvre axnl.« Is travail de deux hommes.\u2014Je suis fort pour deux !.répondit Milon.Et il faut penser à la petite !.Dans la Journée on essaya tous ces effets à Mirette.Ils l\u2019habillèrent à ravir.I*» Jour suivant, qni était un dimin-che, Mirette, revêtue de son beau costume et escortée par sa garde du corps se disposait A sortir, quand Bibi lû* Goutte parut.\u2014Je viens vous eherebar.\u2022 \u2022\u2022 dit-il.\u2014Où nous mènes-tu ?\u2014Vous allez voir.J\u2019attendais que Minette eût un beau costume tout neuf.H faut pen ear aussi A ceux qui sont lA-bas, A Jean et A Lucie.qui seront bien contents de voir com-I bien la petite est jolie ainsi.Le Parisien flâneur avait trouvé le moyen de faire des courses pour nn photographe de sa connaissance, le père Roule, et avait gagné A cela une prime de deux portraits.On mena donc Mirette chez l\u2019artiste an gélatin-bromure.et les quatre braves homme*», ravis plus que l\u2019enfant dans ses beaux atours, assistèrent A l'opénation, tremblants d'émotion, de bonheur.Quand Bibi-la-Goutte, quelques jours plu* tard, apporta les portraits chez scs amis, ce fut un cri de joie générale.Le pêne Roule n\u2019était pas seulement un faiseur de portraits A la douzaine, il était, quand l\u2019occasion s\u2019en présentait un véritable artiste, qui savait sacrifier une plaque pour l\u2019art même.Mirette lui fournit une occasion, et c'est avec un véritable plaisir qu'il la saisit.Il composa, avec la jolie Figure de Ucfnfant une sorte de petit taUleau, plein de goût et d\u2019attrait.Ce furent bien son sourire.le regard de ses grands yenx qu\u2019il sut attraper et reproduire sur son papier ; c\u2019était bien Mirette, la jolie Mirette.Immédiatement on fit l'envoi d'une épreuve à Lucie et A l\u2019ami Jean, et Mirette, sur lo dos de la carte photographique, put écrire qu\u2019elle leur adressait en môme temps un gros baiser.Fuis dans un cadre de peluche rose, on plaça bien en vue sur la cheminée la seconde épreuve.C\u2019étaient les côtés Joyeux de la vie des trois compagnons et de l\u2019enfant.Il n'en avait pas toujours été de même.Dana les premYrs temps surtout.Mirette avait eu bien du mal A s'habituer A l\u2019abaenee de sa soeur.Elle avait donné beaucouo ds peine aux trois amis, et mis plus d\u2019une fois aux abois leur ingéniosité A trouver un dérivatif A son chagrin.Ces pauvres diables ne savaient pas soigner un enfant, uue pauvre fille surtout.Ce fut tout un apprentissage à faire.Clopinel qui avait toujours au coeur l\u2019amour de son fils absent, de son enfant qu\u2019on lui avait volé, reporta sur cette fillette, que le ciel lui envoyait, l\u2019affection dont l'autre n'avait pu profiter.Il devint, comme les vieux sapeurs le sont souvent, une bonne d'enfant émérite.Quand Mirette pleurait, réclamait sa soeur, il savait la consoler, trouver des histoires, dos explications qui changeaient les idées de l\u2019enfant, et Rien souvent, grâce A scs lazzis, ses plaisanteries, ses grimaces de vieux clown, la fillette finissait par rire au milieu de ses pleurs.IV LE DEUIL Ce fut nne grande joie A Oran â là réception du i>ortrait de Mirette.Lucie et Jean étaient en adoration véritablement devant les traits de l\u2019enfant.et Monserata, la petit* bonne espagnole, et Ramonet, le brave cocher, convoqués, vinrent également admirer la fillette.Cette joie complétait vraiment le bonheur présent dont jouissaient Lucie et son ami Jean Bon-Coeur.I*» général Bédrie n\u2019avait pas perdu de vue son soldat, et l'avait chargé de l'instruction de» reçue» arrivant de France.Jean avait reçu à es sujet lea galons de caporal.Fuis le général qui s\u2019intéressait grandement â ce vaillant soldat, A cet homme de coeur, s\u2019était entendu avec le colonel du régiment, qui lui avait fait un rapport des plus chaleureux sur la caporal J tau Vernon. 5 LA PRESSE, SAMEDI 10 AOUT 1805 LEÇONS DE CHOSES POUR LES ENFANTS Sensations et intelligence Voo* too* rappt'l**! bien la petit# ex* rteace dan# laquelle tom taiaies peur aux poulets eu ouvrant la feoètre.Avee quoi ont-ils perçu le bruit de la fenf*Tr*uient, c\u2019eat avec la main que noue touchons.Cette espèce de coincMis à cinq bntiu\u2019hee.que seul l'homme possède, est un instru-nieut merveilleux, non seulement pour empoigner fortement ou manier délicatement, mais pour toucher complètement un corps, et nous renseigner sur lui.Voilà une pomme, là sur la table.Je U touche avec la peau de mon avant-bras, Figure Fig.2.\u2014 Arec Tuvant-bras, il faudrait du temps pour savoir qu\u2019une pomme est un corps rond, poli, assez résista ut.Croyez bien que si j\u2019uvais U.s yeux ferme» et que je ne sache pas ce que c\u2019est qu'une pomme, il me faudrait quelque temps pour savoir que c\u2019est un corps rond, poli, a.-scz résistant.Or.il me suffit de la prendre un instant dans ma main.Figure il, pour savoir tout ce- Fig.3.\u2014 U* mb Suffît Ce la prendre un instant dans ma main pour savoir tout cela.la, parce que je touche la pomme par un grand nombre de points de sa surface.Sensations gustatives.*\u2014 Dans la bouche, il y a une variété de toucher qu\u2019oa appelle le goût.Les substances qu\u2019on met dans la bouche, si elles sort capables de fondro, de se dissoudre.nous donnent des impressions particulières, qu\u2019on désigne sous le nom de saveurs.Tout le monde les connaît, et l'on parle couramment de saveurs salées, sucrées, amères, aigres.Apres, etc.Il y a des gens qui passent leur vie à satisfaire ce sens.L\u2019art de la cuisine a été inventé pour lui donner contentement dans les limites permises ; et cela avec raison, car l'expérience a prouvé que ce qui est agréable à manger se digère aisément.Sensations à distance.\u2014Mais en laissant de cOté les notions fort limitées que nous donne le sens du goût, vous voyez que le toucher nous renseigne sur la forme des corps, leur dureté, leur poli, leur température et quelques autres qualités.C\u2019est beaucoup, sans doute, mais si nous n'avions que cela,nous serions bien incomplets.Heureusement, nous sommes renseignés à distance, sur la présence des corps, par Todorat, par l'ouïe et surtout par la vue, qui, à elle seule, pourrait presque tout remplacer.Sensation de l\u2019odorat.\u2014 L'odorat a pour organe le nez, pour mieux dire, les fosses nasales.\t_ ?ûk 'JJ Fig.4 \u2014 Coupe
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.