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Titre :
Jeune théâtre
Éditeurs :
  • Vaudreuil :ACTA,[1971]-,
  • Vaudreuil, Québec :
Contenu spécifique :
Décembre 1981 - Janvier 1982
Genre spécifique :
  • Revues
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Jeune théâtre, 1981-12, Collections de BAnQ.

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PER J-7 JEUNE THÉÂTRE Vol.9, No 1, Déc.’81-Janv.’82 24e CONGRÈS DE L’AQJT 4-5-6 DÉCEMBRE 81 Décembre à l’AQJT, c’est le 1er temps du congrès c’est-à-dire la rencontre des membres pour évaluer la réalisation des décisions prises au congrès précédent, pour établir les priorités d’action pour l’année qui vient.81 fut celle de l’arrivée officielle du théâtre amateur à l’AQJT, du changement de permanence, d’une première campagne de financement, de la rédaction du Manifeste pour un Théâtre nécessaire en plus de la consolidation des nombreuses activités déjà existantes.Nous tenons à souligner que les projets soumis à l’assemblée sont le fruit d’un travail patient et enthousiaste effectué par le Conseil central de l’AQJT tout au long de l’année.Rappelons, à titre d’exemple, les 5 journées de réflexion intense de l’été dernier (cf.Jeune Théâtre sept.81) où la permanence et le Conseil tracèrent les lignes de force des perspectives maintenant proposées.Huit ateliers discuteront les points suivants: — l’orientation, les thèmes, les activités, les structures des festivals: théâtre amateur (printemps 82), théâtre pour enfants (été 82), jeune théâtre (printemps 83) — des plans de développement des programmes de formation: structuration des “carrefours” à l’intention du théâtre amateur de toutes les régions du Québec, élaboration d’instrument de perfectionnement pour les professionnels dans le but de favoriser le renouvellement du jeune théâtre — la réalité des troupes de métier: censure, coupure, liquidité, tournées, vie collective, etc.— les réalités régionales du théâtre amateur et la participation des “régions” à l’AQJT — le contenu de Jeune Théâtre, les liens des troupes avec les media — les liens à développer avec les théâtres des autres provinces et pays — quelques réemménagements de la charte Le congrès s’ouvre vendredi soir, le 4, par la lecture des rapports d’activité de tous les comités de l’AQJT.Le samedi se passe en ateliers.Le dimanche sera consacré aux assemblées générales autonomes des deux secteurs de l’AQJT: théâtre amateur, théâtre de métier ainsi qu’à l’assemblée plénière réunissant l’ensemble des membres sur des points d’intérêt commun.Depuis le temps qu’on voulait le faire à la campagne, le congrès aura lieu à St-Liguori dans la région de Lanaudière.Que le grand air nous apporte santé, génie et solidarité! place aux régions AQ X Vol.9, No 1, Déc.’81-Janv.’82 ' AU SOMMAIRE Le 24e congrès de l’AQJT Les Etats Généraux Le Centre québécois du théâtre Le procès des Temps Fous Le droit d’auteur L’association des marionnettistes Espace Libre Théâtre pour l’enfance et la jeunesse Le Manifeste Annonces Calendrier des spectacles COORDINATION Suzanne Lemire COLLABORATION Louise Filteau Claire Fortier Linda Provençal COLLABORATION SPÉCIALE Sylvie Bérubé Elizabeth Bourget Hélène Castonguay Georges Comtois Carole Fréchette Marjolaine Jacob Pierre Tremblay Comité organisateur des Etats Généraux CONCEPTION GRAPHIQUE ET MONTAGE Yves Alix PHOTOCOMPOSITION Les Presses Solidaires IMPRESSION Imprimerie Bourget JEUNE THÉÂTRE est une publication de l’ASSO-CIATION QUÉBÉCOISE DU JEUNE THÉÂTRE, société ayant siège social et secrétariat au 426 est Sherbrooke, Montréal, H2L 1J6, téléphone: (514) 288-3722.Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec, quatrième trimestre 1981: Jeune Théâtre.Les opinions publiées dans Jeune Théâtre sont assumées par les auteurs et n’engagent pas la responsabilité de l’organisme.2 Pourquoi un tel atelier?Rappelons brièvement que depuis l’Assemblée Générale du Théâtre d’Amateurs, les troupes ayant décidé de se regrouper au sein de l’AQJT, il y a eu beaucoup de mouvement du côté du secteur d’amateurs puisque celui-ci a été reconnu par le MLCP et a pu bénéficier d’une subvention permettant de stimuler le développement du théâtre d’amateurs, notamment par l’embauche récente d’une agente de développement.Mais comment envisager l’expansion du théâtre d’amateurs?Il faut connaître la réalité et la diversité du théâtre d’amateurs pour comprendre les difficultés qu’il éprouve à se regrouper, ce qui ne l’empêche pas cependant de nourrir une détermination et une volonté réelle d’y parvenir.Le problème est de savoir comment et par quels moyens il pourra sortir de l’isolement dans lequel il se trouve depuis trop longtemps.L’atelier sur la participation régionale permettra donc d’abord de faire le point sur la façon dont s’articule la “présence régionale” du théâtre d’amateurs, quels sont les liens entre les groupes, les échanges de services, les manifestations et activités régionales, l’état de son développement et de son implantation dans le milieu.Dans un deuxième temps, cet atelier permettra de définir comment et dans quel cadre l’AQJT peut efficacement régionaliser son action et jouer véritablement un rôle moteur dans le développement du théâtre d’amateurs dans toutes les régions, en collaboration avec les C.R.C., les C.R.L.et les regroupements régionaux là où ils existent.En fait, il s’agit de mieux cerner les besoins et les attentes régionales du théâtre d’amateurs vs l’AQJT et inversement.Un avant-projet en ce sens sera soumis à toutes les personnes intéressées pour alimenter la réflexion et faciliter les discussions.Toutefois, pour qu’un progrès sensible s’accomplisse en matière de développement du théâtre d’amateurs, une chose est primordiale et essentielle: il faudra compter sur la participation, l’implication et la représentation des troupes de TOUTES les régions du Québec.Jean-Luc Daigle Comité de direction du secteur amateur du métier dans le métier Lors des Etats Généraux, l’atelier “statut de l’artisan et de l’artisane de théâtre” qui discuta entre autres de formation théâtrale, amena en plénière cette proposition: • ATTENDU QU’il y a de plus en plus d’intervenante-s en jeune théâtre, • ATTENDU QUE le jeune théâtre développe un marché et une théâtralité spécifiques (théâtre d’intervention, de commande, de création, de rue, etc.) • ATTENDU QUE ces intervenant-e-s réclament une formation qui leur soit propre, L’A.Q.J.T.demande que les Etats Généraux appuient sa démarche dans l’élaboration d’un programme de formation.Proposition qui tut finalement adoptée, malgré les appréhensions manifestées par certaines personnes qui confondaient “programme de formation” et “para-école”.Ce n’est pas d’hier que la formation en jeune théâtre préoccupe l’A.Q.J.T.Malgré des moyens financiers très restreints, l’association a été soucieuse de procurer à ses membres des instruments de formation d’avant-garde que bien souvent on ne retrouvait pas dans les institutions.En juin 78, le Conseil des Arts fit naître l’espoir d’une réorientation de la formation théâtrale en commandant au comité Black (du nom de son président) une enquête sur l’ensemble de la question.Cet espoir tourna vite à la désillusion.Malgré une directive plus large du Conseil des Arts, le comité décida de restreindre son mandat à “l’étude de la formation théâtrale professionnelle à temps plein”.Nous aurions pu nous attendre à voir s’effectuer une vaste analyse des besoins réels en théâtre, ce qui aurait éventuellement permis une remise en question de la fonction sociale du théâtre et de ses institutions.A ce sujet, on peut lire une intéressante analyse du rapport Black dans Jeu no 9.Lorraine Hébert titre: “Un rapport à l’image de la profession: ambigu et fuyant” (pp.5-16).Parallèlement à cet imbroglio, l’A.Q.J.T.poursuivait, elle, son action en développant ses ateliers de formation à l’intérieur des festivals.Depuis quelques mois, elle participe également à l’organisation de “carrefours” dans les régions autres que Montréal, connaissant pertinemment la difficulté pour les artisan-e-s de théâtre en région de se former ou de se perfectionner, l’émulation y étant quasi inexistante, faute d’un milieu artistique suffisamment diversifié.Le métier c’est le métier 11 est grand temps de s’impliquer un peu plus face à cet épineux problème qu’est la formation en jeune théâtre.Dans un premier temps, on peut se questionner sur la pertinence des stages d’initiation en milieu festival, pour certains “vieux” membres de l’A.Q.J.T.Qui ne s’est pas fait initier, un jour ou l’autre, au clown, à l’écriture, au mime, à l’improvisation, à la marionnette ou à la création collective en 6, 12 ou 15 heures?Et si l’on veut accéder à une certaine compétence, sans passer par une école officielle, nous sommes contraints de courir aux quatre coins de Montréal, quand il ne faut pas carrément s’exiler, débourser souvent des sommes exhorbi-tantes pour défrayer le coût d’ateliers plus ou moins adaptés à nos besoins de pigiste ou de troupe.Et pourtant, tout près de nous, nombreux sont les animateur-trice-s extrêmement compétent-e-s, et reconnu-e-s comme tel-le-s dans divers milieux d’enseignement, qui ne demanderaient pas mieux que d’aller au-delà de leur réputation erronée de “spécialiste en initiation de.” Je ne nie aucunement la pertinence des ateliers de base.Au contraire, ils sont fort utiles pour assurer la relève et quoiqu’on en dise il faut quand même commencer par un point pour en arriver à un autre.Mais ces stages devraient être placés dans un contexte autre que celui des festivals, moments privilégiés pour canaliser les énergies au niveau des contacts, des échanges et des spectacles.Quant aux carrefours, ils ont leur place en tant que plan de formation en milieu éloigné du grand centre de Montréal.D’ailleurs, pour 1982, d’excellents projets seront mis de l’avant.C’est à surveiller.Encore une fois sur le métier.Suite aux bilans critiques des différents festivals et carrefours de l’A.Q.J.T., Hélène Castonguay proposait au Comité de direction du secteur métier, la mise sur pied d’un comité provisoire sur la formation en jeune théâtre.Y participèrent: Hélène Desperrier, Lise Roy, Hélène Castonguay, Robert Dion et moi-même.Deux réunions ont eu lieu à Victoriaville, les 23 et 30 octobre.Le comité considère que le besoin de formation est urgent et a l’intention de présenter un programme de formation à court et à long terme.A court terme, il pourrait se réaliser par la tenue d’un stage intensif statutaire (annuel), à long terme, par la mise sur pied d’un programme de formation permanent à l’A.Q.J.T.Lors du prochain congrès, le comité provisoire demandera à l’assemblée d’entériner cet avant-projet et de nommer un comité permanent dont le mandat sera de mettre à exécution ces projets de formation.J’ose espérer qu’ils feront l’unanimité et qu’ils soulèveront le même enthousiasme que celui qui anima le comité provisoire.Marjolaine Jacob 3 ateliers de scène 09 Organisés par le Regroupement des gens de théâtre de la Côte-Nord Inc., ils se tenaient à Sept-lles les 23, 24 et 25 octobre dernier avec l’aide financière du bureau des Affaires Culturelles de la Côte-Nord.Les différentes cliniques étaient données par: — Johanne Adam, Théâtre de Carton — Daniel Simard de Chicoutimi — Hélène Hamel, Grand Théâtre de Québec Aie, je suis assez excitée là! J’arrive de Sept-lles, sur la Côte-Nord, pis je viens vous parler des Ateliers de Scène 09.Ça faisait deux ans certain qu’il ne s’était rien passé, je veux dire que le regroupement n’avait rien organisé pour nous autres, les gens de théâtre de la Côte-Nord.La dernière fois, on avait eu un festival de théâtre.Ça aussi ça avait été excitant; rencontrer du monde, donner sa représentation.Mais je pense que j’ai encore mieux aimé ça cette année!! En arrivant au Centre socio-récréatif, à Sept-lles, il y avait un comité d’accueil, ils nous ont trouvé des endroits où dormir, chez des gens pas mal recevants.Après souper, on a débuté les ateliers.Moi, j’ai fait de l’expression avec Johanne Adam.Au début, personne ne connaissait personne, ça fait qu’on s'est présenté pis on a travaillé jusqu’à 22:30 heures.Tout de suite après la première partie de l’atelier, on s’est rendu dans un local pour l’ouverture officielle des “Ateliers de Scène 09”.D’habitude c’est bien long ces affaires-là, mais ce soir-là, on a assez ri; chaque troupe avait préparé une petite scène de 3-4 minutes, comme ça, on pouvait se raconter ce qu’on fait, pis nos problèmes qui se ressemblent d’une troupe à l’autre, mais qui ne ressemblent sûrement pas aux vôtres!! Après, on avait le goût de se parler, pis de se dire qu’on se comprenait parce qu’on vivait les mêmes choses.Le lendemain matin, les ateliers ont recommencé et quand l’heure du dîner en commun est arrivée, les gens de l’atelier de maquillage avaient l’air vieillis de 30 ans! Entre le six-pâtes et les choux à la crème, tous les participants avaient des choses à raconter à propos de l’atelier du matin, ou de leur situation financière, ou de la participation du public ou de.de /¦n /A Portneuf à Havre St-Pierre en passant par Schefferville, il se passe un paquet de trucs au boutteü C’est là que le recrutement s’est fait.Bien oui! le samedi soir, à 20 heures, après les ateliers de l’après-midi, on a eu une vraie partie d’improvisation.Des joueurs de la Ligue Locale de Baie-Comeau/Hauterive nous ont permis de joindre leur rang pour nous initier à ce nouveau sport.Ça, c’était quelque chose à voir: le monde dans les gradins ga-rochait des journaux chiffonnés sur la patinoire, le joueur d’orgue y allait de tout son coeur, le chanteur de l’hymne national de la ligue a même eu un rappel.Et les joueurs étaient en pleine forme! Les Noirs ont gagné 11-10 sur l’équipe des Blancs, mais la meilleure “impro” de la soirée est revenue aux Blancs.Comme de raison, le reste de la soirée était consacré à la danse, à la musique et au placotage, question de se détendre un peu, et de mieux faire connaissance.C’était la fin de semaine où on changeait l’heure, ça fait que personne n’était pressé d’aller se coucher! Le dimanche matin, dernière partie des ateliers, on était tous un peu fatigués, mais bien contents de se retrouver pour le dîner.Et pis quand on a vu les maquillages de fête qui se pavanaient un peu partout, ça nous a donné un regain d’énergie pour l’après-midi.A l’Assemblée Générale, on a élu un nouveau conseil administratif pour assurer la survie du Regroupement des gens de théâtre de la Côte-Nord: Pierrette Morrissette, La Patente, Sept-lles; Bruno Roy, La Patente, Sept-lles; Jérôme Cormier, Les Pigous, Havre St-Pierre; Grace Inglis, Troupe du Petit Théâtre, Clark City; Maurice Arsenault, l’Atelier de Théâtre de Port-Cartier.Ça aurait été dommage de laisser tomber un organisme qui nous offre de si belles activités.Le temps de prendre les adresses de nos nouveaux amis et c’est le départ, il ne nous restait plus qu’à retourner dans nos troupes et à redistribuer les connaissances qu’on avait reçues en mise en scène, en maquillage et en expression.En tout cas, le théâtre est loin d’être mort sur la Côte-Nord, c’est moi qui vous le dis! 4 Sylvie Bérubé La Patente sur les Etats Généraux N’ayant pu prendre connaissance de l’ensemble des documents issus de la recherche, ne pouvant m’en référer qu’au rapport du comité organisateur, force m’est de constater que les résultats de cette vaste consultation (pour autant que les propositions qu’on y retrouve en témoignent) me laissent perplexe, quelque part entre l’insatisfaction et la stupéfaction.Comme bien d’autres, j’anticipais la tenue Des Etats Généraux avec certaines appréhensions.Faire le point sur la situation du théâtre professionnel au Québec n’est certes pas chose aisée.Mais à la lecture de ce rapport et à la lumière des critères d’accréditation des participant-e-s, je me suis rapidement rendu compte que les appréhensions du comité organisateur étaient pires que les miennes, bien pires.Et c’est dommage car l’attitude de ces organisateurs aura empêché qu’une démarche importante s’amorce au-delà des traditionnels conflits et des turpitudes habituelles.Les raisons qui ont motivé les organisateurs à agir ainsi demeurent inexplicables.Pourquoi avoir ignoré (ou retenu) des documents de recherche en les passant sous silence?Pourquoi avoir cherché à perpétuer les grandes divisions qui existent dans le milieu théâtral professionnel?C’était s’exposer à la critique, c’était compromettre la crédibilité des Etats Généraux.Déjà, une semaine après l’événement, dans les grands quotidiens, un commentateur met en doute la pertinence réelle des débats tandis qu’un autre ramène le tout à un conflit de génération.Et tout au long, le jeune théâtre en prend pour son rhume.Comme cela arrive parfois, les absents ont eu le beau rôle et les participants sont en quelque sorte les dindons de cette farce.Et, globalement, je ne peux que souscrire à ces critiques, et en reconnaître le bien-fondé.Une politique culturelle à faire A l’heure actuelle, le milieu du théâtre est essentiellement individualiste et, avouons-le, nombriliste.Il tend d’ailleurs à le démontrer en revendiquant que “.l’Etat fasse immédiatement du théâtre sa priorité culturelle.”.Si j’étais représentant de l’Etat, je m’emploierais sans doute à démontrer qu’objective-ment, c’est chose acquise.Et pourtant, rien ne serait réglé.Que de temps risque de se perdre dans ces conjectures inutiles.Je persiste à dire qu’au lieu de provoquer des guerres intestines, les secteurs de l’activité culturelle (le nôtre en particulier) devraient plutôt chercher à se concerter et à se solidariser dans le but d’obtenir une amélioration globale de la situation.Au lieu d’énoncer naïvement des choix ‘‘à priori” que seules des études exhaustives pourraient légitimer, nous devrions davantage viser à saisir nos gouvernants de l’importance qu’ils devraient accorder à la culture.Si nous sommes incapables de le démontrer, notre avenir est probablement compromis mais celui de notre société l’est encore davantage.Montréal: Une problématique régionale à découvrir et à éclaircir.Je succombe à la tentation de faire aux artisan-e-s de Montréal le “coup du rapport du comité organisateur”.Mon intention n’est cependant pas malicieuse.Il va sans dire que Montréal (plus précisément la région de Montréal-centre, c’est-à-dire la ville de Montréal et ville Laval) fait partie de la réalité culturelle et joue sur ce plan un rôle prépondérant.Mais il est également vrai que cette dynamique doit s’inscrire dans une dynamique plus large.La culture ne tient pas sa vitalité que du centre, le centre n’est que le reflet de cette vitalité parce qu’il en est le lieu “privilégié” et j’emploie le terme au sens premier.Il est de toute première importance de bien situer ces inter-relations si l’on aspire véritablement au développement.Il faudrait lire à ce sujet l’étude de Marie-Christine Larocque sur la question.Demandez-la au comité organisateur.Le Conseil québécois du théâtre Outre sa tendance au nombrilisme, le milieu du théâtre professionnel est probablement le secteur d’activité culturelle qui parvient le mieux à formuler ses attentes.Dommage que les Etats Généraux aient plutôt servi à démontrer la tendance et non pas les possibilités réelles du milieu.Il faut souhaiter que la chance lui en soit encore donnée, non pas ponctuellement mais de façon plus régulière, dans une structure de concertation permanente qui sache devenir le lieu de la plus large représentation possible.Il serait en effet regrettable que cette structure soit l’instrument de quelques-un-e-s.Ceci dit je ne veux tout de même pas porter un jugement négatif sur le futur Conseil québécois du théâtre.Au contraire, je souhaite qu’un tel regroupement puisse voir le jour et qu’il puisse jouer ce rôle capital.P.S.Je n’ai pas de commentaires à faire sur les autres chapitres du rapport discuté aux Etats Généraux si ce n’est que le sentiment de dire oublions ça et recommençons autrement.Georges Comtois du Théâtre du Sang Neuf qu’attendiez-vous des Etats Généraux?par Alain Grégoire, Marie Laberge, Pierre MacDuff, Christiane Raymond, Lise Roy et Marie-Paule Vachon.Formé d’Alain Grégoire, permanent du Théâtre le Carrousel, de Catherine Jalbert, actrice, de Marie Laberge, actrice, auteure et metteure en scène, de Pierre MacDuff, coordonnateur au C.e.a.d., de Claude Pichette, secrétaire général de l’A.D.T., de Christiane Raymond, actrice, de Lise Roy, actrice, et de Marie-Paule Vachon, auteure et directeure générale du Théâtre des Filles du Roy, le Comité organisateur des Etats Généraux du Théâtre Professionnel au Québec n’est plus.Il a terminé son mandat.Ses membres sont par ailleurs toujours vivants.Suffisamment pour lire les journaux et y relever une ou deux bévues, des coquilles, certaines lacunes, un grand nombre d’opinions, quelques bourdes, des oublis ou des silences et enfin, beaucoup de contradictions.Tout ça, contenu dans la manne d’articles consentis par deux quotidiens montréalais durant la semaine suivant “l’échec” des Etats généraux.Dans un article en particulier, le mépris affiché envers les artisans et artisanes de théâtre ne nous a pas pris par surprise, en reconduisant une fois de plus le mythe voulant que ceux-ci soient foncièrement égoïstes, sans aucune conscience sociale, opportunistes, en plus d’être quêteux.L’histoire inutile Nous nous demandons alors pourquoi accorder tant d’espace à une manifestation somme toute banale, dont on n’a jamais cru bon de couvrir les origines, malgré nos multiples sollicitations, sans aucun doute abusives parce que probablement “non représentatives”.En effet, les journalistes ont fait leur devoir après le 13 septembre 1979, après le 3 février 1980 et lors de la parution des 3 bulletins publiés par le Comité organisateur: ils ont fait preuve de clairvoyance en ignorant ces ridicules tentatives d’informer et de regrouper le milieu théâtral québécois.S’intéresser à ce chien écrasé ne leur aurait certainement permis que d’apprendre des évidences; comme celle dont nous avait fait part le Directeur de l’Institut québécois de recherche sur la culture: la préparation d’Etats généraux nous demanderait dix ans et coûterait un million de dollars aux contribuables.Quel rabais que ceux qui ne se sont appa-ramment pas tenus! Un peu plus de cent mille dollars, c’est sûrement déjà trop pour le théâtre qui se porte si bien.Tel que clairement exprimé le 3 février 1980, notre mandat était de répondre rapidement aux urgences découlant de l’absence de politiques culturelles concernant le théâtre subventionné et d’offrir des hypothèses de travail et de discussion à un milieu nullement habitué à se concerter autrement que de façon sectorielle.Pour ce faire, nous disposions de tant de ressources, et le théâtre nous faisait par ailleurs vivre dans une telle opulence, que nous avons naturellement décidé d’agir de façon complètement bénévole, tel qu’il apparaîtra dans le bilan financier.L’autopsie des fameuses exclusions Notre Rapport final et notre action collective recelaient un plan audacieux que nous avouons maintenant avoir été incapables de mener à terme: exclure le plus de monde possible pour nous retrouver après bientôt deux ans de travail, seuls, pendant trois jours.Voilà comment nous avons procédé.Nous avons officiellement signifié aux représentants de l’Etat que nous jugions préférable qu’ils s’abstiennent des débats, croyant ainsi favoriser un échange plus spontané entre les milieux théâtraux.Devant les nombreux métiers et fonctions exercés en théâtre, nous avons opté pour l’utilisation de termes génériques, d’où était exclu celui d’administrateur, puisqu’il nous paraissait très équivoque: on peut en effet trouver parmi les personnes siégant sur un conseil d’administration, des représentants de professions les plus diverses mais pas obligatoirement théâtrale.Dans notre esprit, il n’a jamais été 6 question d’exclure quiconque travaille activement à administrer, organiser, planifier, gérer, rentabiliser et s’ingénier à faire fonctionner l’entreprise théâtrale.Pour leur part, les théâtres d’été tout comme les compagnies à but lucratif avaient été invités.Les directeurs de théâtre, quant à eux, sont soit des praticiens ou des représentants de leur compagnie, et n’ont donc jamais été exclus.Si certains d’entre eux ne sentaient par leur pratique adéquatement représentée dans notre rapport, ils pouvaient — et étaient même fortement invités, comme quiconque — à venir en débattre publiquement; ce que beaucoup n’ont pas manqué de faire.Et puisqu’il faut le re-souligner, parmi les 450 personnes présentes lors de ces assises, se trouvaient représentés toutes les pratiques théâtrales, la plupart des régions du Québec, ainsi que les différents regroupements théâtraux, dont la présence était assurée par leurs membres (A.D.T., A.Q.J.T., C.e.a.d., U.D.A., etc.).La liste des inscriptions est éloquente.D’aucun attendaient peut-être un événement immédiatement historique ou un coup de théâtre?Les semaines, les mois ou les années nous apprendront le rôle certain qu’aura joué ce mouvement de concertation dans les prises de position qu’il suscite déjà.Le Comité organisateur n’avait pas comme mandat de préparer un voyage organisé.Une assemblée est souveraine.Les Etats généraux furent un début, ce qui ne signifie nullement qu’il ne s’est rien passé, comme on peut facilement le croire à la lecture des propos tenus par deux journalistes.Bien au contraire.Les artisans et artisanes professionnelle-s inscrit-e-s aux ateliers et à la plénière seront en vie pendant longtemps, nous en sommes sûrs, pour en témoigner.P.S.: Jeune Théâtre est friand de discussion voire même de polémique.Si d’autres points de vue désirent se faire lire, qu’ils ne se gênent pas! dUJPflS \é-S
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