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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
vendredi 19 janvier 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1894-01-19, Collections de BAnQ.

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[" ¦HP SIX PAGES CIRCUtïïlON Mmmar arjmir 33114 DIXIEME ANNEE\u2014N'\u2019 CA MONTREAL VENDREDI lî> JANVIER 1S\u2018» I N ( NTIN LE KEQIIS1T0IHE Du subsüiut du procureur-général *.CMMLLIKR FAIT Hi 1011» AONIKABLE OIS- Et demande que justice soit rendue 1 A \" CHARGE M DU JUGE 0>«p4cb«\t* La PhismikI JoLICTTE, 19 pUidcierics de* avocau de la c »u -roune out eu lieu hier aprea-midi.M.MacMaater a fait, en .iii^Uis, un ^lo* ^uent diacoure.La au U* tance de son plaidoyer e*t la meute que celle du dia-oour» de M.Curnellier.Ou trouvera dans la t>e page de La DKEb.sE la M charge \u201d du juge Delorimier.M.Macmaater parle au long de 1a validité du téinoigiiHgvde* experts api*elés par la défense atin d\u2019établir l\u2019authenticité de l\u2019écriture de la défunte sur la banderole du journal où ae trouvait les mots \u201c Good bye, 1 am goiu^.to drow n myself.\u201d Le savant avocat prétend que même eu admettant que la folle se serait amusée a griffonner son nom sur la marge d\u2019un journal, les autres mots ont été ajoutés après et sont écrits d\u2019une main étrangère.Il cite à l'appui de sa prétention le fait que c\u2019est un fait bien reconnu que des soi-disant experts eu Angleterre se sont trompés au sujet de la signature de Charles Stewart Darnell, apposée au l»as de lettres qu il n\u2019avait jamais écrites.Ensuite \u2022a parlant de la prétention de la défense.que la défunte avait la manie du Suicide et était maladive.M.Mac Master cite le témoignage du docteur Clarke, de l\u2019asile de Koekwood, à Kingston, oui dit que pendant les deux années qu\u2019elle a été sons ses soins la malade u\u2019a jamais essayé de s'infliger des blessures et jouissait d\u2019une santé parfaite.Il parle ensuite des relations du prisonnier aA*ec mademoiselle Stapely et prouve qu\u2019il voulait marier cette jeune tille et que pour obtenir son but il devait se débarrasser de sa femme coûte que coûte.Lorsqu\u2019elle lui a dit qu\u2019elle avait su qu'il était marié.Hooj»er lui montre a l'instant la notice du décès de sa femme en France, six mois auparavant, sur le Guardian, de Richmond, Cantons de l\u2019Est, Si les iurés doivent donner du poids aux |^aroles prononcées j»ar la folle dans la maison Desaul-niers, il faut absolument qu\u2019ils acrep-tent tout ce qu elle a dit en cette occasion.Quant à la bouteille trouvée dans la chambre du prisonnier, dans la maison de son père, à Dort Hope, ce n'était très certainement {tas celle que lui avait vendue le pharmacien Webb.C\u2019est évidemment celle qu\u2019il s\u2019est procurée du pharmacien Cross, d'Ottawa, d\u2019après l\u2019ordre du docteur Cousins.M.Macmaster termine en disant que la preuve telle qu'établie par la couronne prouve sans aucun doute, la cul-pabilité du prisonnier.Joliette, 19\u2014Le grand sujet de conversation ici, ce soir, est la magnifique iilaidoirie de M.C.A.Comellier, C.R.)ans son discours au jury, cette après-midi, M.Cornellier a parlé pendant environ trois heures, durant lesquelles il a tenu son auditoire sous lecharmede son admirable éloquence.' Il a plaidé la cause de la Couronne a\\*ec beaucoup de chaleur et de puissance.La salle d\u2019audience était encombrée ; une grande partie de l\u2019assistance se compos.\u2019* de dames.Le savant avocat débute en disant que comme représentant do la justice il a une tâche pénible à remplir.Les avocats de la défense, dit-il, ont fait appel à vos sentiments de pitié et de miséricorde.C\u2019est maintenant à la Couronne de demander au nom de la société que justice soit accomplie.Cette demiere s ses droits a exercer, sans pitié, niais avec justice.La preuve d\u2019un meurtre est bien souvent difficile à découvrir et à faire ; mais, dit-il, je ne crois !>as qu\u2019après l\u2019accumulation de faits que je vous expliquerai dans cette cause il voua reste l\u2019ombre d\u2019un doute quant à la culpabilité de l\u2019accusé.Si toutefois vous avez des doutes raisonnables.vous serez obligés d\u2019en donner le bénéfice au prisonnier à la barre.Prenons d\u2019abord la preuve médicaie.Cette dernière varie toujours.Mais daus le cas présent, je crois que U Couronne a pu établir ce qu elle che .cnait k prouver.Si des traces de poison n\u2019oî t n\u2019ont pas été trouvées dans le corps de le défunte, cela ne prouve pas que 1\tna pas en Leu L'examen fait par le proleaMur Kill* de certaine* jiartiea du corps de Geurguu»* Leblanc, n a paa «U (au dans le but de découvrir des trace** d\u2019acide pruaeique seulement ; mai» bien pour c»»ayi'r de d«v-*mvnr ht* cause» de la mort.Le pxvfcMcur Elba a declare ne pouvoir «e t ronoctoer quant à cela.Il a dit que 1 examen aurait été beaucoup plu» aatis-fautant s'il avait eu le cerveau et une partie du aang de la défunte, le» deux {*rties les plus essentielle» lorsqu il \u2022 agit de découvrir les traces de 1 acide prus-Mque.Parlant des expérience» faite» »ur les trot» chien», M C me Hier dit que le» circonstance* «étaient pa» les mêmes.L'acide pruasique leur avait etéadnmustré dans le but exprès de rechercher les traces.Le cerveau et le »aug dan» chaque cas ont subi un examen microscopique.Vous voua êtes peut-être laisse*attendrir.dit-il, lorsqu on a fait appel a votre pit h* et à votre miséricorde, mais je croi» (louvoir prouver a votre feausfac-cmn que 1 accuse n'en est {\u2022as digne.Celui que la defenae veut faire ]tasser pour un man modelé s'est conduit eu misérable et je crois que l\u2019intérêt qu\u2019il avau à se débarrasser de sa femme pour en maner une autre est évident.Avant d'aller plus loin, {tarions dâl»>rd du témoignage du docteur Vallée, un de no* médecins les plus distingue».La défense a essayé de prouver que la mort avait été causée par une dégénérescence graisseuse du eu.ur.l^e docteur Vallée declare que ceci se voit à l'œil nu, et le professeur Ellis, de son côté, dit qu'il n s vu aucune trace de maladie dans cet organe, que même tous le» organes étaient mint.La défunte est tombée foudroyée avec tou» les symptômes «nfc ntorUm de I\tem|K>isonuemeut {»ar l'acide pruttsique.Nous avons été capables de relever tous les symptômes ; mmuladéfeiisen apasété ca{>able de relever un seul symptôme de mort naturelle.On a aussi essayé de vous faire croire que la mort aurait pu être causée par une crtaajhjratérique.Ces crises-la, ne causent pa» la mort.D'ailleurs.lorsque la défunte est tombée à la renverse dans le char, elle n\u2019a |*a* prononcé une parole ni lâché un cri.A chacune de ces crises qu elle avait eues pendant qu\u2019elle demeurait chez Mme Martin, cette dernière nous dit que la défunte poussait des ens et se tordait dans des convulsions.M.Cornellier fait ensuite un rapport très élaboré et très détaillé de tontes les circonstan es antérieures et subséquentes a la nuit du crime.Il a énuméré l\u2019un après l'autre tous les mensonges et contradictions du prisonnier, depuis son départ de Kingston, jusqu'au jour où le corps do sa femme a été enterrée à Dort Hope.Revenant à l\u2019incident de Louiaeville, M.Cornellier dit que la défense a {iris soin de ne pas parler de son premier voyage à cet endroit, lorsqu'il est allé examiner les environs du pont.\u201c Qu\u2019est-il allé faire là î Dans quel but cette promenade, que personne ne peut expliquer î Pourquoi demander à plusieurs personnes, notamment au chef de gare d\u2019avoir l\u2019œil sur une folle qui avait sauté en Ixis des chars pendant que sa femme était enfermée dans la chambre 106 de l\u2019hd-pital Notre-Dame.Et ses questions au sujet de l\u2019heure des trains venant et allant a Montréal ?Combien de temps il lui resterait entre son arrivée à Louiaeville et son retour projeté & Montréal la même nuit ?A moins qu'il ait eu une autre folle sous ses soins, et nous n\u2019en connaissons pas, la folle dont il était question devait être sa femme.Ensuite prenons le fait d'avoir fait descendre sa femme des chars du côté opposé à la plateforme.II\tne peut ici y avoir aucun doute que la malheureuse ne s\u2019est pas jetée a bas du train.Deux témoins, employés de la compagnie du Pacifique, le serre-frein Morin et le conducteur Bolduc, jurent positivement qu'il est descendu le premier et qu\u2019il tenait sa femme par le bras droit.Bolduc surtout jure qu\u2019en le voyant passer vis-à-vis la porte du char à bagages, qui était ouvert, il lui a demandé : \u201c What are you doing there ?\u201d Hooper lui a répondu : \u201c That\u2019s all right.\u201d Ils disjiarurent dans la nuit, du côté du pont.Le crime recherche les ténèbres et fuit la lumière.Nous le revoyons ensuite reprenant seul le train de Montréal.Le conducteur Robitaille nous dit qu en montant à bord des chars, il paraissait excité ; mais qu\u2019il a vite repris son sang-froid et s\u2019est endormi de la façon la plus paisible.Sa victime que la divine Providence protégeait évidemment pour le confondre, n'a pas péri.Dieu n\u2019a pas voulu, dans sa sagesse, que la malheureuse périsse et il lui a fourni les moyens de sortir de 1 eau où le misérable 1 avait précipité.Elle est recueillie par la famille Desaulniers, qui en prit soin.Ici.M C nieltt le {«nsonmer, \u2022 eo Muta.li .montrant du d> igt Le sod* 1* dai» 4* prend j>itn e il lui ¦»«* la tlootior a cette a{» septembre.Cette fois-là, il a refusé uno invitation à diner chez Mme 8haw, la sœur de sa dulcinée.Le lendemain soir, cependant, il dîne chez madame Shaw et quitte la maison vers neuf heures.Le dimanche après-midi, nous le rencontrons chez le docteur Cameron, où il obtient l\u2019ordonnance {jour acheter de l'acide prussique, jK»ur empoisonner un gros chien.Quatre dragmes lui sont livrés, assez pour foudroyer une demi-douzaine d# personnes.Dimanche soir il soupe chez madame Shaw et acconqiagne mademoiselle Stapely au temple protestant de la Côte Saint-Antoine.Il a alors dans sa poche la hole fatale qui doit conduire sa victime à son Golgotha.Il quitte Montréal le lundi matin et se rend à Saint-Ambroise de Kildare et delà à IjHIIO-raie, ou il prend passage, avec sa femme, à boni d\u2019un char de deuxième classe, ostensiblement pour Montréal.Son beau-père qui l'accompagnait les a laissés à Mascouche.Pn jieu avant d\u2019arri-ver à Terrebonne la tragédie s\u2019accomplit.I>es détails do cette scène sont bien connu» des lecteurs de La Dklssk.Le oime M.Cornellier, après avoir décrit ce qui a dû se passer ce soir-la, continue : \u201c Iajs témoignages du conducteur R détaille et du préposé aux bagages, ainsi que du vendeur de journaux Dunn, n\u2019ont {>«» été ébranlés dans leur substance.Qu il y ait eu d«,s contradiction» »ur des points secondaires et de peu de valeur, {«eu importe.Ia- fait principal, la mort de la femme est Là.Ensuite prenons la conduite de l'accusé à la gare de Terrebonne.Le tn\u201ekman Duguav ta mourante du I agenouille pr \u2022 |V mm- M trie »ur m«b hr*» ¦minier ~vg*rde eiqurvr cvllr qu toge »»'ii existence prn«lant di\\ * montrer le moindre chagrm.A-t re f A-t ü semble ctuu t Non donne mem is plane hcr pour dit*.En«uitc arm# 1« picole du ahiekey vide dan» le curp».I u de «eux qui étaient present», a) ire* avoir mut lie ment eostyé de lui d« »ei rer le* deuta.a 1 aide d un couteau, cwiaie de lui verser 1 alcool goutte a goutte au tiaveni de» dent* Mai* aa main tremblait trop, disent les témoins de La m'eue.Houfter, lui, {«rend U U>uteille et aa main ne tremble |ias.Il verse le contenu du tlarou dan» le ctirtei II u\u2019est i*o» étonnant que {dus tard le docteur Hit'he»neau li ait «aa senti 1 «sieur de l\u2019acide pruasique.la morte devait sen tir le whiâkey.Ensuite a«rea avoir acheté un «vreued et une fau»se bière au meilleur marche jHiesible, il «|Uitt* Terrebonne avec le ca«lavre, pour Datt Hope.Est-ce uiesaicurH, la conduite i un mari qui amie sa femme ' h»t ce U 1 individu qui mente votre pitœ et votre mi«erii'«»rde I Funérailles an whlak< v Arrivons le lendemain à Dort Hope, que fait l\u2019accuné \u2019 Il fait conduire le cercueil au plue vite au cimetière et le fait enterrer aan» aucune ceremonie re ligicusc.Il dit, |iar cvciiqde.u l\u2019entrepreneur do pompee fuiiebiv*, qui le questionne à ce sujet, que sa femme a eu un beau service à l'endroit «ni elleest morte.Son service, c\u2019est le«lcmiarddc whisky en esprit qu'il lui a verté dan» le corps.la céiémonie finie, si je nui* me permettre cette expression, il s\u2019est servi du couvercle du cercueil de hh victime comme d\u2019une deritoire sur lequel il a re dige une lettre hrùlantcd'aniouràHadulcinée, à Montreal.lui annonçant qu'il la rencontrerait le lendemain.Est ce la conduite d un homme qui mente votre pitié et votre miséricorde * Dendant tout ce temps-là, a t-il montré qu'il avait du chagrin î Non.Vous l\u2019avez vu pleurer ici ; croyez vous que ces larmes-là étaient sincères I Je ne le crois |»as.Je termine, messieurs les jurés, eu vous rappelant brièvement, que vous devez vous souvenir que vos sympathies n\u2019ont rien a faire dan» cette cause.Comme je voua 1 ai dit brièvement, au commencement, le serment que vous avez prêté vous oblige à rendre un verdict oaeé sur la preuve et rien autre chose.Je n'ai pas de doute qu\u2019aprèn la preuve qui s'est déroulée devant vous.Vous «\u2019hésiterez {mis à prononcer que l\u2019accusé est coujuible de meurtre au premier dé- M.Cornellier a été chaudement félicité à la sortie de la cour.M.le juge de Lnrimier, à la demande do la Couronne, ajourne la cour jusqu\u2019à J ce matin à 10 heures.L\u2019intention du juge est de' parler au jury en français, d\u2019abord, et ensuite en anglais ; tout porte à croire que la charge dan» les deux langue» sera trè» Ion ( gue et occupera la séance «le la cour {tendant la majeure jtartifdcU journée.On ne s\u2019attend guère à un verdict avant demain matin.DEIX KOn ELLES BOHL-L0IKES Pour lliôtol do ville L\u2019échevin Thompson a présidé hier, 1 probablement pour la dernière fois, la séance du comité de l\u2019hôtel de ville.On a reçu et ouvert les soumissions {tour deux nouvelle» chaudières \u201cDaisy.\u201d Comme d'autres manufacturier» demandaient à entrer en compétition, on ht venir l\u2019ingénieur de l\u2019hôtel do ville qui so prononça pour les chaudière» \u201c Daisy L'éclievin Marsolais propone que de | nouvelle» soumissions soient ucman-i dées.mais la majorité se prononce pour les \u201c Daisy,\u201d et le contrat est accordé à MM.Robert Mitchell et Cie, a fcbté).BlMflKT i Le consul allemand a convié à un 1 banquet au Windsor, p »ur 1 xemlrxsli spi> * i«ii«1i «'t, c«'|ieiidaut, on a «suiNtate que le xéhftculu avait pasM* aur un td telegraphuiue qui «wt timdié pétulant la tenqtête «lu j«nir prév'ialent.L affaire | reste eiiteuréo «le iiiXNt«^re*.niohist l'our r«kgl«*r le* «iilUMeinls lir^Mlliens Rio «E JaNEiKix, 19 t>n dit ici que le gouvernement et le» chef* niMurgé* m- sont « ut « it«iu» pour emuuetLre leurs ditlereiMls a un tribunal «l\u2019at bu rage.Lokukkm, 19 l ne «iepêclie n*çu«» hier M«ir de BuenoH .\\yr« >.«lit \u201cOn «lit «{lie le presidimt DeixnUv c«»iiiiiienee à a«>ii|»çonner la tidélité «le »«\u2022* treitpea.i >n rapporte que lea insurge» ont «antu re Daranaguaet le p«»rt «lu t'untilai M>S INMUIBI NTS OUTOIKKH A ( HUtbO Ottawa, 18 M J.8.Luke, eopi nuaaaire exéoutif «lu Camuls a l\u2019e\\p«*i tion «le i'huNigo, est arrivé ce matin de Washington.M larke était allé ptai «1er un ap|H\u2018l du gouvernement «'ans «lien contre la décision du jury de* ré «'«nii{>uii»es dun* le dé|»artomeiit «le» instrumenta aratoire».11 tairait que nix di-plômcH et dos imàiaill«\u2018N «le bronze avaient été ard«\u2018M a «les expoNant» ea-nadi«*n», et M Iwiikea la preuve que cm diplôim** ont été détruit*, bien qui* 1«\u2018n juge* eusse nt «\u2018ramuié e«'s instru iiients et hia eiiNsent tr«u*vé» «ligne» «le recevoir d«'N miHlnilleH.la «'Jiuse est terminée à Washington, mai» le juge ment iià'Ht |mui encore rendu.\u2014Le scrofule est guéri et toute» le* malaflu'H «le même nature sont guérit** jM«r HimmI'n Saias)taillis, qui par ses effet» vivitianU et altératif» lend le sang pur.\t(11) \u2014 SI vatiM Mniittrefflu mal «h'ilrnta.f'initlovrr.le \u201c Nrrx ol \" qui icurrlt Inatanloiii Dif'iU.2Ae.< lier U»uh I«*m |ili>«riiiaahle h non aa1 ntH, ce qui fait la iMiuime «le fi 21 |>«'«ir le |K*rirail.et tout «gent qui offri mit no-< portrait* a nif-illttiir inur«'hc vou» in-i «luirHil en erreur.Htar J'ortralt Co.342 ruo ! Ht Ijitureiit.Ce* portrait* *e ventl«qtt xan* cadre.\t16.19.20 A LOUER AVEC POUVOIR Un grand rapace dnn* >*a ninnufartine de pf»rte« e\u2018 f-haJMi*, 214 evouue !'apiii< nu.< on-ditioriN lit»< rftlo*.s'Adiesner hut lea lieux.'I ho* t .(> b i\u2019\t6J Jn THERMOMETRES Henni «V y HarriHon «H AV Ht: y % Loi KH te «suit» t»«ar\tm.M « «>» n.*\t\u2022< «, pour\tm*»i «*\\t a l'Aï l on >* l\u2019AN ^ i» *N i\" .-«¦; «* peur B* ttu-i* ou m««tn* et 4 lsn;r\tlaie mtdk AVI »\\ i - l«K V .\\N1»4 * «M' TOl\u2019TK Xl1* Tl r PKllANI»!.i.}iuur |-> moth ou u n* ri>« - ^ .uii «\u2022-««'r a Hf Hu* 4 i/abet h 43 «I CxHWiliKK a iou« i au \\ok» ra« >t U«u WU mai\t«i.S ( T RAM \u2018I \u2022 iiamtMU >l« tl««x «nt f'ien ou ul»l< e I n « «v l»aiu peut un «u* «l« ux »o« » irurH.«t.\\o« na# mal- u prt« \u2022'««.IT6 l\\«>lu ux 2 A VENDRE N KM \u2018li K l u ottoi al »atn m**» hornsl*.ritiier «l d t'Io el rot**, «I*\u2019 elêT»ru«' 8te« allieriio 4Jl.i«»»« 4 V » M»|n I ial Mt'beu* txer.4 ¦\u2022\u2018o « orKe* .% «lu MX4\t«1 I> If .\u2022 nt I.lalax tllf \u2022-» urv«*M>r No 6T1 rua lAgaiodo tn-re.63 3 un \u2022It'icli «t-rua Si l*io iq a 4 x KNURl l no |ir«»i»ri«\u2018te aux N'1» 4* et ,\\\t'«u* .\t\u2022]u««« « url6 i.Mo pi « «toi \u2022'< .«u N«» 4ii rua «l< , Jui«\til' â 4 \\ KM .\\ \u201c H adtv-M r 4 V | M , B *>n \u2018o 1 «IrfiMM-i N.\\N K NI\u2018RI- A Ih«h maivlnv ur prv-*.Hr preornier au No 34 lippe raie, avec raior' io « N«* Mi rue Hl«* Kaolin.''«« pr«*«oi l« i au «ol 3 g X N l'I M \\M«t- un.\u2022\u2022un till, tool.i \u2022«'! font* .\"«« pi\u2022-.,1,1, nuNozt'i ru« Maint Ao t ulna\tC 2 .63 3 le «illi*.1.I'.Va.'illarmld rue* Ht .la.M\u2019adm.m-r iiono «llaP'UO'iii a I*.h llrown.agrol d'inmiaiible*.17 i*«He do la |*loee d'ArmeN.ifi .1 (vN llKMANIHI «1.h la ' .»»;.« do fanilli.-\u2022 F prit.N.» :h\u2018.iA Hauguin '«Il *'-\u201801 ni.H*.I.A )>I(KN*I .iliel.6-J 3 (XN DI* MAN IM «In «-I.«.\u2022 |N>ur liindo F préparai loo aux brn« ei».U'von* »trii i«'iiu»iit iiri\\f«'M.Adri'MMf par loti re a \"Sclenee\" l.« rifi»-i\t«wi n i«.l> de letli» \\ lile HIL NM K.CARIT.NTKR.« hef.Muraau Ifh ph\u201c»e, /131.KialMin Ifh'phooe.uui'.N\t161 Jno (T N COt ' |*Kl K arri« ant «le l'an» «loniifi m de* l« vmi- «t«- coupe fraiiçalMo et \"tènie aniérioain.H adri'aner au Nu 4» rua eiUtlu».un » AVIS aux .pn n I rn gCinlral cl aux daine» «qi pari li'iilier de -e unir en garde oont re .nilMeralde* iinuoNleur» «iiil prëteiidnit < \\ or m hel.la mu nu fa' f ure «l'K.au de Javelle «le K.('ni moud nu «Knvoir aeln-lé nia r.'relle.(¦ nvan.f .taml f««iH .«\u2022».ma nonihrena* cll«'lll«di' peul « roije qt)e \u2022 II|m en.on* le \"«ni.unique el vi al fahrl* nul-«l'Kau de .lav.-lle eu ( anada et que p' n id pu- d agent, el exige» loiiioiir» ma iiii«rqiieeriragl«flr>rHf{ii\" le *«»l«il diMjK.nit, faisant place presfjue imiiiédiatement a d é|»ain-*e» ténèbre», le* factionnaire» di^s«'miné» flans le» alentour» firent prévenir Dametal que le village «ie long < nu envoyait w,* enfaiit* *et ses femmes »ou* la )fr mou»qiie\u2019&ire en kid noir.lun*ucur 8 boutoii».pour damcA.et uont» tan Snrd*-.4 ï>out« n-, en difreri-ntc» Krondrnr* pourdame».rednit» a Wk- la paire.dant» de xid noir pourenfant*.reduiua Uk la naure.Un oMortimmt de pant» d'h'ver double» pour dan.en.a écouler * TV la paire, pour la vente » ton marcr.o du moi* d» ianvier.Kiuii» de kid tou a 4 bouton* pour came».35 et 53c la paire.Hunts tout laine à prix réduits GanU en cachemire de couleur pour daines, lue U paire.«'\u2022ni» en laine de fantaisie pour petits garçons, idc la paire.Che* S.CARSLEY.eoUCHARO H.A.MILLER Pi-kar.\trirt Upi-,er et de.orateur, doreur, vitrier imitateur, blandüeseur.etc.\u2019 1996 RUE STE-CATHERINE \u2014 1 : docteur g.e.larin Kx< W de Clin tyt'a et ancien « term de» H » 1\ticciuo de Paria Tel.SJ54.\t232 Ruo St-Anto.ne.Il paraît que les directeurs de TOpéra, jaloux de suivre dans la voie de Tactua-lité ]>alpitante leurs collègues du Palais-Royal et do TAmbigu, so proposent d'afficher désormais la version du Roi s'amuse, mise en musique par Verdi, sous ce titre : Gigoletto.PARDESSUS POUR PETITS GARÇONS Gpticieu__________ veau fij-'teine d ,\t< i.A.OENDREALT CKIRUROIEN DINTISTC f « H U 81 KAURRNT.kiUN'TK KAL G*lraction de dents -ans douleur par l'él*n ffllrrtSetparaa «ihesie\tLenfiir, , *1 *î,*,*8 !e comité des inondations a rapporté j 3ue le prolongement de la digue a Ver-un coûterait $125,750.Le comité des finances recommande au comité des chemins de s'entendre avec les propriétaires pour savoir » ils sont prêts à céder ce terrain pour is construction de la digue.thi décide d\u2019acheter au pnx de 81 le pied la ]>ropriété située sur la rue La gauchetière et dont le comité de 1 eau a besoin pour ses ateliers.L'échevin Perrault propose que M.Uharles Daveluy soit nommé cotiseur avec un salaire do\tj»«>iir le mo- ment.M- Daveluy était 1 as.sistiUit-¦ecrétaire du Coteau Saint-Loui».Le comité décide de ne s\u2019occuper de cette nomination qu\u2019en même temps que celles don autres employés du Coteau.M.Rouer Roy, C.R., demande un assistant dans son bureau.Le comité lui dit de s en choisir un et que son choix sera ratifié.La séance est alors levée.TKUT D HEKOhUE D'un fuLuit de 14 uu» Carson (Nevada!, Ifi\u2014Trots enfants I jouaient sur la glace de la nvier» Car-son, a Brunswick Mill, quand il® disparurent dan» une crevasse .tivas de leurs camarade® eurent 1® même a rt en e® \u2022 »avant de les æcounr.Johnny Crv»we, ag« de 14 ans, plongea k plusieurs reprises et reusMt à sauvor cinq de ces infortune®.Pour trouver le sixième, il j nagea nous la glace sur une distance de quarante pied».Quand il r»itarut à la surface, il était *ep«iiaé.mai» tenait le cadavr® de l'eutaut dan» s®» bras.lits SAUISStS Il a ®®®aa®ln® Mis® p®r®eanM Porto-Allegro (Sardaigne), 18\u2014Il vient de mourir a la prison de cette ville un nommé Giu««*p|>e Rainas, qui avait été condamné, il y a plu» de trente an», |>our avoir vendu do la charcuterie laite avec de la chair humaine.\u2022 L'instruction avait établi que, pour la confection de se» »aucis«o» originales, Gniscpi** Rama» n'avait j*an moins de *rue personnes.Lih IINAMtS Pm>NltNNt> Va deftett de T0 IM MO maro® Berlin.19\u2014Le budget pruamen a été nrvacute, hier, au lougta^, |iar le Dr Sliouel, tuimatre de® finance» Îxm* revenu» aont eartime® à 1.>79.449.491 man's et le® dtqteuse® ordinaire® à 1,891.512.410 marva, aoit une augmern-talion d® 4,705.155 marcs Lm dt pen-SM exrraordmairea seront de 58.tKheiigula désire s* rendre et a tue 1 Indien quüui avait con** dlé d® battre en retraite si d attaquer le capitaine Wilson.la** nets de 1 aniice 18'.>4 ont paru sur le boulevard, à Pans.Naturellement.» est l'alliance franco-russe qui en a fait le» fiwi'., Ix» joujou â la mode est.cette siinct , un matelot qui, lancé jmr un reason.* éleve jusqu'au sommet d\u2019un mat.«*ù il fuit de® révérence* eu agitant le* drapeaux russe » et fraudai*.Puis viennent h** coltini ms.Les Lofe Fuller, et juMpi a une boiul**, *ie souve mr |m*u joyeux, iait>,anl une pluie de confetti.En aonune, les fabricants n\u2019ont pu* fait, cette année, beaucoup de irais d imag)iiatii>n.Manteaux doubLa eu fourrure pour dame» Xq n.deM .*i» pn .Mawte» d i>|» rw pour damas, doublé®* ®o \u2022oie 1*** n*,1.i.'! p.1' d l .»i« i unp, i moahi» * Klab) i*our U*ui#» XI4 o d «\u2022\u2022t oinpl®.l\u2019Uior» va twoed pour dames.p.c.d ®# ctunnu*.,l' \u2018\u2018n peluché pour d«m®» u.o d ee iXMUpUF.! I o»*-® ®u M'alrti® pour dam®» AO p.,-.d e* | compte l ifter» en drap de couleur, irarnt» \u2022*» four rure ixtar dame*, .«ope.d \u2022\u2022>coinpt .»*«\u2022 pour «Uni®» A» ia»ur t'eut.E \u2022\u2022harp®* « \" i 'r*l*e ( auton d ( ollutelt®* pour dam*-.A» imm «-.nt.| i'ollcr.-it.-.» en « acliemlte noir brouee® pour dauu - 90 (mur « «\u2022nt.]\t( iiAlc» « u anmue noir pour dane*.80 pour icenl d .-rumpl® sac» de voja^o.9» pour cant d *\u2022 ompta.Depaiieirirni oe Cenisciion des lotes A) p.c.1 o*< oinpie durant ce mol» rlinieut de* ni^mc* liicnc* .< a leçon® en coton blanc pour du.ne*, j;®.('beiot-.v* en colon blanc pour daine .|,»c, Kobe» de nui' en poui dame»40c.PE P4KTKMI-NT DK M ANU AI \\ No* Manteaux pour nfanl* et dniin * éton lient Août le inonde ; mm* «léllon* tou.* con « urrun< e la » dune - devraient le* voir, à no® aiagiiaiu* de* parliob K»t et
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