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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 19 mars 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1892-03-19, Collections de BAnQ.

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[" HUITIEME ANNÉE -No 116 MONTREAL.SAMEDI 19 MARS 1ô 2 UN CENTIN CENT.IN «io es \\i 1 El ILLi TON DE L A m S8E Mater Dolorosa (79;\t\u2014 TROISIEME PART ; E LE MENSONGE DE LA TOMBE (5u»d.) \u2014Morte !.morte f.morte !.H\u2019écrui la pauvre tille en tordant ses mains, non, ce n\u2019eat paa vraie !.je ne voua crois pas !.Ça ne doit pas Gtro possible.Autrement il n\u2019y aurait pas de.justice.pas de bon Dieu !.Rien !.\u2014 Malheureusement, c\u2019est bien certain, hélas ! Mademoiselle était malade depuis quelques jours déjà, de?' dents, parait-il.\u2014 et cette nuit une convulsion l\u2019a emportée.\u2014Malade ?.depuis quelques jours *.dit Seconde à son tour.IJt sans qu\u2019on ait appelé de médecin.Est-ce que c\u2019est croyable cela ?.\u2014Vous vous trompez ; le plus grand médecin de bordeaux est venu deux fois dans ces derniers temps.Kl pas pour rien, vous savez.Mais Mme la Vicomtesse n\u2019a pas regardé à l\u2019argent pour sa nièce.Malheureuse ment, la pauvre petite s\u2019en est allée tout de même.Jeanine avait écouté tout cela, blanche et froide comme une statue sans prononcer un mot.En même temps et comme pour confirmer les tristes paroles de.Joseph, des sons cristallins très doux et très clairs se tirent entendre portés par l\u2019air pur du matin.C\u2019était la cloche deMagalas, la toute petite celle qni sonne pour annoncer qu\u2019il y a nn enfant de moins sur la terre, et un ange de plus au ciel.Alors Jeannie les lèvres pâles, le nez pincé, les yeux subitement cernés murmura ; \u2014Ah 1 mon Dieu, mon Dieu, c\u2019est trop !.Et sans un mot de plus, elle s\u2019abattit dans les bras de Joseph qui l\u2019avait vue chanceler et s\u2019était é-lancé pour la recevoir.A ce moment, Clément Gaubo livide, mais impassible, apparat sur un petit perron qui donnait accès de fa cuisine dans la cour où étaient les communs.U descendit les quelques marches et \u2022' pprocha du groupe que formaient Jeannie et le valet de chambre, aussi indifférent en apparence que s\u2019il n\u2019avait rien vu, ni rien compris de ce qui venait do passer.\u2014Joseph, demanda-t-il, lorsqu\u2019il fut à deux pas, qu\u2019cst-ce que c\u2019est ?Puis paraissant apercevoir Jeau-nie pour la première fois : \u2014Mais 11 me semble que c\u2019est Mlle Séyerac que vous tenez là évanouie, continua-t-il froidement.\u2014Oui, monsieur Clément, c\u2019est Mlle Jaenie.\u2014Ah I la pauvre fille, qu\u2019a-t-elle donc ?\u2014En apprenant que mademoiselle Léone était morte cet e nuit, elle s\u2019est trouvée mal de chagrin.Le visage de Clément revêtit l\u2019expression d\u2019une pronfonde pitié.\u2014Ce n\u2019est pas étonnant, dit-il, Jeannie avait vu naître cette enfant et devait l\u2019aimer beaucoup.\u2014Avez-vous la force de la transporter avec moi sous un hangar ?Je l\u2019y porterai bien tout seul, dit le Gascon, dout les membres admirablement proportionnés faisaient pressentir une force peu commune.\u2014 Faites alors, et le plus vite que vous le pourrez, de façon que personne ne s\u2019ap rçoive de cet accident, si c\u2019est possible.Joseph obéit et eut rapidement dépo.-e la jeune fille sous une remise où les allants .et venants ne pou-Vîhent pas la voir.\u2014bien, dit l\u2019homme de confiance de Claire ; maintenant, je vais faire atteler une voiture pour la reconduire à la Koche-Morte ; en attendant, veillez sur lie ; que personne n\u2019approche ni ne lui parle : c\u2019est l\u2019ordre de madame.Et vous savez pas de désobéissance, n\u2019est-ce pas ?Joseph un peu tremblant s\u2019inclina.\u2014Madame sera obéie, monsieur Clément, dit-il.\u2014En quart d\u2019heure après, Gaube revint monté sur le siège d\u2019un coupé bas et vide.Il fit arrêter le cheval net, et sauta lestement à terre.Jeannie était toujours sans mouvement, sa pâleur était d\u2019une morte sa tête inerte s\u2019en allait de gauche et ao droite coniine cello d\u2019un cadavre, H faut la faire entrer dans cette voiture, dit Clément, et la placer sur le siège du fond.Ce fut as'-ez difficile.Enfin, on y réussit.-Dois-je m\u2019asseoir à cfité d\u2019elle ?demanda J ose p h.\u2014Non.Seconde suffira, et je conduirai seul.Rentrez au c hâteau, où l\u2019on a besoin de tout le inonde, et surtout pas un mot à personne, n\u2019est-ce p.s.Bans attendre la réponse, tant il était sûr d\u2019être obéi.Gâche to ma adroitement le coupé vers l\u2019avenue, et là, enveloppant lo cheval d\u2019un maître coup aefouet, Il partit comme le vent.Joseph ne devait pas tenir sa promesse.Comme il allait rentrer au château, il sentit une main so poser sur son épaule.11 se retourna.Donatien était derrière lui, \u2014 Est-ce vrai que mademoiselle est morte?demanda ce dernier plus blanc qu\u2019un cierge.\u2014Oui, il y a une heure ou deux.\u2014Ah ! quel malheur I fit le valet de chambreen pensant au désespoir d\u2019André.Puis en parlant très bas il continua : \u2014Un médecin do bordeaux est arrivé hier au soir, xiaraft-il V \u2014 Il est encore ae château, auprès de madame ia vicomtesse qui est folle de douleur.\u2014Ah ! ce n\u2019est donc pas lui qui s\u2019en retourne conduit par Clément.\u2014Ce n\u2019est pas lui.\u2014Qui al«*rs ?\u2014Je ne le sais pas.\u2014A un vieux camarade, vous mentez, J os» ph ; ce n'i st pas bien.\u2014Je ne sais pas, je vous dis.\u2014Je ne vous trahirai pas, vous le savez bien.\u2014C\u2019est que.\u2014Je connais la consigne.Mais je croyais être un ami.\u2014\t8i vous ne devez pas le répéter fit l\u2019autre dont la langue démangeait fortement.\u2014Cette idée\u2014.-\tEh bien, c\u2019est Mlle Jeannie, qui a\u2019sn retourne.-Quelle Jeannie ?\u2014 La sa ur de lait de Mme la marquise.\u2014 Elle, dans cotte voiture.sor- tant d\u2019ici ?Je rêve ! D\u2019ici, de la maison, pour sûr que non.\u2014D\u2019oû alors ?.\u2014 11 paraît qu\u2019elle a passé la nuit dans un massif avec la nourrice.Elles guettaient toutes les deux, ne trouvant pas les allées et venues naturelles.Je crois bien !.\u2014Et après ?\u2014Au matin,], courais comme un fou.Elles m\u2019ont ' u, m\u2019ont appelé.Lt.je leur ai dit la chose.\u2014Q oi ?La ne r* de la petite ?.\u2014Oui.Alors Jeannie es; tombée à la renverse comme foudroyée.\u2014Pauvre fille! \u2014Ah ! oui, ce qc'elle m\u2019a retourné le cœur ; j\u2019en suis encore tout renversé.M.Clément est arrivé pur bonheur.11 est allô tout de suite atteler le coupé, et il l\u2019emporte lui-même à la Hoche-.VIone.Donatien fit deux pas vers l\u2019avenue, pour s\u2019enfuir au plue vite.Joseph le retint par on veston.\u2014 V'ous savez, dit-il, M.Clément m'a défendu de dire un mot de cela, et il ne plaidante pas.Bi vous me trahissez je suis perde, \u2014N\u2019ayez pas ?>èur, répondit Donatien, on ne saura rien par moi.Et parvenant, à so dégager, il se faufila le long des massifs, afin do gagner au plus vite un chemin de traverse où, do là, sans être vu, il pourrait courir à feaint-Julien prévenir André Lascouet les deux Sin-tély.Clément Gaube, du train dont il faisait marcher son cheval, ne resta pas longtemps pour arriver au château de la Roche-Morte.Dès qu\u2019il eut rangé sa voiture contre les dernières marches du perron.il attacha scs rênes à la mécanique, descendit et regaraa dans l\u2019intérieur du coupé.Jeannie n avait pas repris connaissance.La tête renversée en arrière et les yeux clos, elio ressemblait toujours à une morte.A ses côtés la nourrice sanglotait à fendre l\u2019âme.L\u2019homme de confiance de Claire grimpa lestement les degrés de marbre, et pénétrant dans ie vestibule qui lui était familier il appela du monde.Deux ou trois personnes accoururent.11 ouvrit la porte toute grande et désignant le coupé : \u2014mademoiselle Béverac est dans cette voiture sans conuaisoance, dit-il, venez la chercher pour la porter dans sa chambre.Et comme les acclamations, les cris, les interrogations commençaient, Clément coupa court à tout cela d\u2019une façon aussi sèche que péremptoire.Qu\u2019on se taise, dit-il, et comme je n\u2019ai pas de temps à perdre, qu\u2019un débarrasse nia voiture au plus tôt.Un n\u2019osa paa lui désobéir, et dès que Jeannie, toujours en syncope, fut hissée sur les bras des domestiques de la Roche-Morte, Clément repartit au grand galop de son cheval.On eût juré avec son visage livide et ses yeux brûlants au fond de leur orbite que la vue de ces lie.ix lui causait quelque intolérable douleur.Arrivée dans le vestibule, Seconde Labérenne fut prise d\u2019une crise ae nerfs épouvantable.\u2014Mais enfin, qu'est ce qui est arrivé ?lui demanda-t-on, dès qu\u2019elle put articuler quelques mots.\u2014 Mademoiselle est morte !.mademoisellé est morte !.Laquelle ?.Quand on sut que c\u2019était Léone la fille de la maîtresse tant aimée et si respectée, ce fut une explosion de cris et de pleurs du haut en bas de la maison.A Saint-Justin, la douleur de Cuarles bimély ne connut plus de bornes.Dans ce cœur de diamant nulle pensée étrangère ne venait adoucir l\u2019horreur du désespoir sous lequel Madeleine allait peut-être mourir.Raymond, au contraire, le premier moment de stupeur p - ssé, fut saisi d\u2019une idée devant laquelle toutes les autres s\u2019effacèrant.\u2014Enfin Mme do Mondragon, dans sa hâte de mettre la ina.n sur les millions de Cypiêres, n\u2019avait même pas pu attendre le jugement de Madeleine !.hou but apparaissait maintenant, clair et précis.Avec cela maître Aubry refuserait-il < ncore de demander une contre-instruction ?.Cependant Charles et.Raymond avaient trop de cœur tous les deux pour rester longtemps absorbes sous les uenséesqui les tenaillaient.En effet, Jeannie seule et peut-être mourante à la Koche-Morte ne les réclamait-elle p s impérieusement auprès d\u2019elle ?André Bascou, fou de douleur à l\u2019idée du désespoir qui fr .ppait à la fois sa fiancée et la fille de son belnfaiteur, avait fait préparer une voiture sans même qu\u2019on le lui dise.Quelques instants après ils étaient tous les trois en route pour la Roche-Morte, lo cœur brisé les uns et les autres, par l\u2019irréparable malheur qui venait de les atteindre.A l\u2019arrivée de Raymond, Jeannie étaient sortie de sa syn ope, mais elle battait affreusement la campagne et une lièvre brûlante la dévorait.rendant que Charles repartait pour haint-Justin afin que Madeleine dans sa cellule ne puisse apprendre seule et sans amis le terrible deuil qui venait de la frapper, Raymond s\u2019installait au chevet de Jeanine et la soignait avec un dévouement de frère.La fièvre céda devant la science du jeune docteur, mais lorsqu\u2019elle leva sur lui scs beaux yeux sombres, Raymond tressaillit; dans ces prunelles jadis si vives etsilumi-ut uses, l\u2019étincelle sacrée n\u2019existait plus ; Jeannie le 'Ixait sans le reconnaître, peut-être sans le voir ; son intellitronce, sa raison avaient disparu, comme si l\u2019enfant adorée qui était partie avait emporté tout cela dans ses petites mains : Jeannie était folle, irrémédiablement folle.Le dtVespoir d\u2019André Bascoa était efft ayant A voir.Et pourra U les forces de Jeannie étant revenues, même assez rapidement, Raymond et lui durent la laisser aux soins de tous eaux de la Koche-Morte, l\u2019intérêt de Made lenp leur ordonnant de surveiller pli s que jamais les environs de Baint-Justin et de Magalas.VI l\u2019amour pidèle Quoique la raison de la malheureuse Jeannie n\u2019eût pas l\u2019air de vouloir revenir, les vingt ans de la pauvre fille ne pouvaient ainsi a-bandonner leurs droits et sa robuste constitution aidant, elle reprit vite vibe sou apparence de santé ancienne.On la vit alors constamment escortée de quelqu\u2019un le plus sauvent de begoude se promener du malin au soir uans le parc .Elle allait et venait commo une âme eu peine, écoutant des bruits qu\u2019elle seule c «tendait ; cherchant toute la journée, le long des massifs et des plaies-bandes ; regardant partout ; tendant les mains vers tous ceux qu\u2019elle rencontrait, et répétant avec ses grands yeux pleins de larmes ; \u2014Ou me La volée ! on me l\u2019a volée !.Un jour, Begonde qui la remplaçait avec un très grand dévouement dans l\u2019adminisiraiiün de la maison, avait dû la laisser seule pendant quelques instants.Tout à coup, le massif contre lequel ia pauvre fille était assisse s\u2019entr\u2019ouvnt doucement, et un étranger apparut.Il était grand, mince et souple, avec un visage très brun, un front grave et pensif, des traits fiers et énergiques, dans lesquels brillaient des yeux d\u2019acier bleu, très résolus.A \\ oup sûr, il n\u2019était pas du pava, et nul jusqu\u2019à ce jour ne i\u2019y avait jamais vu.U regarda Jeannie durant quelques minutes, et ba physionomie rigide, pendant cette contemplation, s\u2019anima peu à peu d\u2019une expression d\u2019intense pitié.Enfin, il s\u2019avança de quelques pas, et touchant le bras de lu jeune fille; \u2014Jeannie ! dit-il très bas.Cette voix impérieuse et douce parut la tirer de l\u2019éternel rêve dans lequel elle vivait.Elle leva sur lui ses yeux noyés de larmes, no sembla point étonnée de voir cet étranger, et de son même accent désole, elle redit son perpétuel et uavrant refrain : \u2014On me La volée !.On me l\u2019a volée !.\u2014Qui ?.Elle réfléchit un instant, porta ses petites maim a son front brûlant, puis eut un geste navré qui signifiait : \u2014 Je ne sais plus.L\u2019inconnu la fixa quelques minutes de ses yeux clairs.\u2014Qui vous a-t-on volé ?dit-il lentement.Jeannie ent le même geste.\u2014 Répondez, je lo veux, insis-ta-t-il.Les veines de son front se tendirent, et les yeux sur les yeux do l\u2019étranger, elle finit par balbutier : \u2014Léone !.Alors, elle laissa tomber sa tête sur l\u2019épaule de l\u2019inconnu assis à ses côtés, et éclata en sanglots, répétant éperdument co nom bien-aimé : \u2014Léone !.Léone !.Avec une douceur infinie l\u2019étranger laissa passer ce flot de larmes.Enfin, il essaya une nouvelle tentative : \u2014Calmez-vous, lui dit-il.Essayez de me comprendre.Je viens de loin, bien loin, pour sauver votre maîtresse si je le puis.Ne voulez-vous pas m\u2019aider ?.Elle paraissait l\u2019écouter, et ses yeux moins hagards, moins fixes, s\u2019animaient d une expression qu\u2019ils n\u2019avaient pas eue depuis longtemps.Encouragé par ce premier succès, l\u2019inconnu contiu .a : \u2014Pour me diriger dans le dédale obscur qui m\u2019entoure, il me faudrait des renseignements que vous seule pouvez me donner.N\u2019en êtes-vous capable ?Elle hocha tristement la tête.\u2014Pas capable.répéta-t-elle sans intonation.\u2014Cherchez.Vaguement elle répéta encore : \u2014Cherchez ! \u2014Pour Madeleine !.Ce nom ia laissa indifférente.Au bout de quelques secondes, la légère étincelle d\u2019intelligence qui avait paru l\u2019animer s\u2019était de nouveau éteinte.Maintenant, Jeannie ne pleurait plus ; elle riait doucement, sileu-cie.Moment, et déchiquetait de ses doigts Ü eis une longue feuille de fougère ramassée dans le gazon.L\u2019iiiconn'i la regarda, pr»s d\u2019un très grand djeo iragement ; \u2014J\u2019avais compté sur elle pour m\u2019aider, dit-il.Quelle déception.Que faire?.Essayer delà guérir?11 me faudrait au moins un mus, et les assises ouvrent dans douze jours !.Une ride profonde s\u2019était creusée entre ses fiers sourcils, il resta quelques minutes absorbé dans ses méditations.Enfin, la même expression énergiques anima ses traits, nés yeux eurent le même reflot d\u2019acier volontaire et décidé.\u2014Eh bien! dit-il & demi-voix, je réussirai soul s'il lo faut!.Mais je réussirai !.11 reprit la même route mystérieuse à travers les massifs et disparut sans que Jeanine se fût aperçue de son absence.Une heure après, l\u2019étranger vêtu de noir, d\u2019une distinction souveraine dans scs habits un peu lurgis, un large crêpe* à son chapeau, so présenta » liez le premier président du tribunal de i^aint-Jiistin.11 fit passer sa carte, s ir laquelle le magistrat lut les noms suivants : COMTÉ RICHARD DR CLAVIKRBS Colombo\u2014Ceylan \u2014Faites entrer, dit aussitôt le magistrat fort Intrigué.Quelques secondes après, Richard de i lavièrea était introduit.\u2014Monsieur, dit-il, après les premiers saints, j\u2019ai appris à Calcutta, oÛ mes affaires m\u2019appellent quelquefois.que la marquise de Cyuié-tes était hcc sée d\u2019un crime épouvantable et arrêtée pour cela.Je suis parti immédiatement pour voua demander sa liberté, contre telle caution- qu\u2019il vous plaira de flx*T, fût-elle de plusieurs millions.Le magistrat regarda celui qui s\u2019exprimait ainsi.Cette loyale physionomie, ces yeux clairs et.impérieux ne lais-salent aucun doute ; M.de Claviè-res ét rit do bonne foi; mais habitant l\u2019Inde, où se prrtlqnent les lois anglaises, il croyait la liberté sous caution ai.mise en France comme elle l\u2019est eu Angleterre et dans ses colonics.Avec une grande bienveillance, lo président expliqua à son mterlo- ir qi trance dam» le cas de Mme do Cy-pièreA, et pourquoi.\u2014Alors, demanda Richard avec une nuance de profonde dé- ept ion, il est impossible de mettre la marquise eu liberté provisoire ?\u2014Absolument, oui, monsieur.\u2014Même si Je vous donne ma parole d\u2019honneur qu\u2019elle se présentera devant ses juges tel jour et à telle heure qu\u2019il vous plaira de fixer.\u2014Oui, monsieur, même en dépit de votre parole ; car la loi qui est formelle le veut ainsi.\u2014Je le regrette profondément, monsieur ! Oh ! oui, pi'bfuiidémeut, en vérité.Il fit mine de «e laver, sentant qu\u2019il n\u2019avait plus rien à tenter; mais son accent était si amèrement déçu, que lemagistrat ne put s\u2019empêcher d\u2019ajouter : \u2014 Y aurait-il de l\u2019Indiscrétion à vous demander, monsieur, le motif de l\u2019intérêt puissant que vous paraissez porter à l\u2019accusée ?\u2014Non, monsieur.Et comme je n\u2019ai eu personne pour me présenter à vous, les quelques mots ((\u2019explication que je vais vous fournir nie tiendront lieu de présentation.Le président s\u2019ôtant incliné avec un sourire, l\u2019indien commença : \u2014Mon père était cousin des Hin-tély.Etant établi négociant à Oy-lan il avait vu toute sa famille ©m- Eortée par le fléau terrible, qui, des ords du 1661 rue Notre-Dame.__________________ 112\u20146 V LOUER - Bas et haut de maison 249 rue St Urbain, 5 appartement*, aussi une «\u2022table, «\u2019adresser a 26 Mance,\t110 -2 \\ LOUER un entnrpôt en pierre convena bk» pour ! 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$C0 COQ Far lus condition^ du contrat, H compara is doit déposer le piein montant d.- tous le* pnx roinprta dans lu tirage, avant ou pouvoir vendre un seul billet, et recevoir le permit officiel suivant : < K»TiriCAT-Je, par lespre-sentes, certifie que la Banque de Londres et Mexico a en dupd» fond* néesBairos pour ^aran ir le paiement do tous les prix qui sc ront gagnés au t irage de U Loterie do la He-I neftccncia Publica.Apolinak ÇakTillo.ilnt\u2019 f \u2022 or an».De pins, !\u2022 compagnie çt requise de ^ua-buur & p.c.de la valeur de tous les billeu m prix\u2014un® proportion plu* éleree que celled® I nî tu port© quelle autre loterie.Frie de» Bit lets, en aiyrnt américain Billet*entiers $l.dcmtblUete$2.quarte *\tus billets $1.LISTK DKrf PRÜC « ririv cani'al de J#).000 .fait yfiO.OOü »\t1 prix capital dé 200-0.fall AUJOn 1 prix «-apitalde 1U.UÜU,.féiç .font .font .font -.font .font foui 110.000 .\\ooo lU.VHlJ lo,40Ü SE DÉFIER D- S CONT -OR^ Parfums Suaves et Conceal ASSORTIS EN TOUTES ODEui^V«^ï», __\tdoL.LSQr.AND Inventeur du Produit VÉRITABLE et 3-*''' \" - x x, IPI *M¥ VOICI I % Qui sauvo La main d\u2019œuvre, Le mal du dos, .Les mains gorsôes\t\u2014 \u2022ht qui apporte le Confort à ceux qui s\u2019en servent.PLACEZ VOTRE CONFIANCE DANS LE \"SUNLIGHT\u201d.*! .NE VOUS DESAPPOINTERA PAS.is.:* SE DÉFIER DES CONTREFAÇONS ^CRÈME-ORIZA BLANCHIT la PEAU, lui donna la TRANSPARENCE \u2022t la VELOUTÉ da la JEUNESSE Détruit les JFlides OXtXZA 4* L.LEGRAND \u2022^ Invente in Produit VÉRITABLE et accrtdit* ORIZA-OIL i 1 , 1\t1IA TVt\u201eclnloin«.Sx n ve Dans toutes les maisons de confiant.\t< A*!****** LA PRESSE.SAMEDI 19 LIARS 1892 LE NUUVEAU CABINET FRANÇAIS M Loubet Priêident du eonteil et ministre de l\u2019intérieur Sénateur de la Drôme, né A Mâr-sanne (Drôme), le 31 décembre 1H3H ; était avocat au barreau de Moulé* limar lorsqu\u2019il ae préaenta à la dé* putatlon, comme candidat républicain, le 2ü février 1H76.Klu A la prtaiju'uaniuuté dea autlra^ea, 11 fut réélu dana lea 353, le 14 octobre 1877, puia en 1881.Aux élections sénatoriale! d# 1885, 11 entra A la Chîimbre Haute.Secrétaire du Sénat en janvier 1887, il fut nommé ministre des travaux publics, à la fln do la inéuu* année, dans le cabinet Tirard et refusa, en avrd 1888, d'entrer dans le cabinet Floquet.Président de la commission sénatoriale des finances, M.Loubet a pris part ü de nombreuses discussions tant à la Chambre qu\u2019au 8é« nat.àSa grande expérience, la rectitude de son jugement et la dignité de son caractère lui ont valu l\u2019esti-me de tous ses collègues du parlement.M.DE FREYCINET Ministre de la guerre Bénateur de la Seine.Président du cabinet démissionnaire.Ingénieur des mines, né & Poix le 14 novembre 1828.La carrière politique du ministre de la guerre est suffisamment connue pour que nous n\u2019ayons pas A rappeler le rôle qu\u2019il joua en 1870 dans la Défense nationale, etûepuis cette époque pendant scs divers passages aux affaires.Sénateur de la Seine depuis le» élections de janvier 187Ü, M, de Freycinet a fait partie, avec des attributions Riverses, de huit ministères, et a été cinq fois président du conseil.Comme ministre de la guerre, il a déployé un esprit d\u2019initiative et une activité qui l\u2019ont rendu populaire et lui ont valu le respect et la sympathie de toute l\u2019armée, M.RIBOT Ministre des affaires étrangères Dénotéda Pas-de-Calais.Ministre des affairts étrangères dans le précédent cabinet, avocat, né à baiut-Omer le 7 février 1842.buccesaivexnent substitut au tribunal de la Heine, directeur des affaires criminelles et des grâces, puis secrétaire général du ministère «le la justice jusqu\u2019en décembre 1870.M.Ribot fut élu député du Pas-de-Calais en avril 1878.Battu aux élections générales de 1885, il redevint député en 1887, lors d\u2019une élection partielle et fut réélu eu 1889.Membre du centre gauche, M.Ribot a pris une part active aux débats parlementaires, dans lesquels sa science juridique lui assure une réelle autorité.Il a traité fréquemment les questions de politique extérieure et de politique coloniale.M.MAURICE BOUVIER Ministre des finances Député d»*s Alpes-Maritimes \u2014 Ministre des finances dans le précédent cabinet.Is'é à Aix le 17 avril 1842.Député depuis 1876,\u2014d\u2019abord des Bouches-du-Rhône, puis des Alpes-Maritimes, membre de la commission du budget, rapporteur général #»t président de cette commission, M.Rouvier entra aux affaires en 1881.dans le ministère Gambetta# pvec le portefeuille du commerce # t des colonies.Ministre du commerce également dans le cabinet Kerry, il devint président du con icil, avec le portefeuille des finances, A la chute du cabinet üoblet, en mai 1887.Depuis cette époque, M.Rouvier est revenu aux affaires avec les cabinets Tirard et Freycinet.C\u2019est un orateur de talent, d\u2019une compétence financière reconnue.M.LÉON BOURGEOIS Ministre de l\u2019instruction publique et des beaux-arts Député de la Marne, Né à Paris le 29 mai 1851.Ministre de l\u2019instruction publique et des beaux-arts dans le précédent cabinet.A débuté en 1877 à l\u2019administration préfectorale, & laquelle il a appartenu \u2014 comme secrétaire général, sous-préfet, préfet, secrétaire général de la i réfectore de la Seine, directeur des affaires communales et départementales au ministère de l\u2019intérieur et enfin comme préfet de police\u2014jusqu\u2019en février 1888.Klu A cette date député de la Marne, M.Bourgeois devint, trois mois après, sous secrétaire d\u2019Etat A l\u2019intérieur (cabinet Floquet).Il conserva cc;s fonctions jusqu\u2019A la chute de ce cabinet (14 février 1891).Nommé ministre de l\u2019intérieur,en remplacement de M.Constans, démissionnaire, quelques jours avant la chute «lu cabinet Tirard, il échangea ce portefeuille contre celui do l\u2019instruction publique dans le dej-cier cabinet Freycinet.M.G.CAVaIGNAC Ministre de la Marine Député de la Harthe.\u2014Né à Taris le 24 mai 1853.Ancien élève de l\u2019Ecole polytechnique, ingénieur des ponts et chaussées* Fils du général Eugène Ca-vaignac, chef «lu pouvoir exécutif de la seconde République.Elu pour la première fois «léputé par le département do la Harthe en 1882, il n\u2019a pas cessé depuis lors do représenter meillourew fubrkiues antfUtine* et anK' rkaiutti.Marchés du Samedi Htiï 4 N.L HIIITONiao SANDERS & DESCHATELETS REVUE DE LA SEMAINE Montréal.18 mar» 1892.Le commerce de la province se ressentirait encore, à lo voir dans le moment, du brouhaha des dernières élections.Dans toutes les lignes un calme A peu près absolu a régné et les remises de fonds du détail au gros s\u2019en sont un peu ressenties.La présente période «-.st une des plus calmes que nous ayons connues depuis cinq ans tant sons le rapport des transactions commerciales que sous celui de la circulation de l\u2019argent.Le marché monétaire est calme.Les banques regorgent de capitaux qui attendent de l\u2019emploi.Les prêts A demande font 4 p.c., les escomptes au commerce tiennent a 6 et faciles.A Londres, l\u2019argent vaut If, marché ouvert.La rente française vaut à Paris 96.75 fr.Le change sur Londres au comptoir des banques à Montréal vaut : 60 jours 91 à 9$, A vue 9^ A 10, par lo câble 10 ljl6.MARCHANDISES SÈCHES Les marchés anglais sont tranquilles et faciles quant aux cotes.A Liverpool les pois du Canada réalisent 6s 21d.Les cargaisons en arrivage et de passagesont des plus faciles.A Chicago il y a eu un peu d\u2019animation hier sous le coup d\u2019une demande assez forte.On y a coté le blé à 86c, le blé d\u2019Inde à 30Ac et l\u2019avoine A 28|c.A Montréal le marché est tranquille.On voit peu d'affaires dans le blé qui marque £1.03 à £1.04.L\u2019avoine tient assez bien A 32c A 34c par 34 ibs, suivant les qualités.L\u2019orge fait 42c A 43c, et les pois 70c A 75c par 66 Ibs.Il n\u2019y a guère de perspective d\u2019un fort mouvement de grains ici avant l\u2019ouverture de la navigation.Les affaires en farines sont modestes, comparativement aux deux semaines précédentes.Les détenteurs cependant, tout en offrant libéralen eut, ne font pas fléchir les prix.Nous cotons : patente d\u2019hiver #5 A $5.20; do du printemps, |6.20 A $5.30; Straight Roller $4.60 à $4.20 ; extra $4.20 à $4.50 ; superflue $3.90 A $4 ; farine de boulanger $5 : farine en sacs au 100 Ibs, $2 à $2.10.La moulée est relativement ferme A $21 A $24 la tonne, suivant les grades exigés.PROVISIONS Semaine pauvre sur toute la ligne.Collections fort modestes.Quelques achats pour l\u2019assortiment ont été effectués sans être accompagnés de de beaucoup d\u2019argent.Cette ligne est dans le marasme.On espère cependant une reprise très prochaine et les détaillants se préparent en conséquence.Aucun incident particulier à noter.EPICERIES Les affaires on épicerie se maintiennent ;A un chiffre convenable.Dans certaines lignes, elles se sont considérablement améliorées, surtout depuis les élections.Il n\u2019y a rien A noter dans les articles d\u2019assortiment général.La guerre sur les sucres sévit encore, cependant vû la hausse aux raffineries, les prix dt h blancs seront avancés la semaine prochaine, probablement le 21 courant, do 4;c à De et peut-êtr«> plus.Les sucres jaunes font de 3\u2019c A 42c par gradations de |.Le marché aux mélasses est tranquille et sans changement.La mélasse Bar-babe 1ère qualité réalise 37$c le gallon A la tonne et 41c au gallon en lots plus petits.Termes connus.Les autres lignes d\u2019épiceries sont sans changement.GRAINS ET FARINES On demande beaucoup de soin | ! d ins l\u2019expédition, d\u2019autant plus ; qu\u2019aujourd\u2019bul le fromage ne prend que douze jours A * se rendre directement du Canada en Angle- ; ; terre.Londres eet aujourd\u2019hui le grand I centre anglais d\u2019importation amedi, 19 mar* nous expo-son.-uu autre envoi du nouveaux manteaux et gilet*.Tou» jolis.Tou* fashionable*.Prix pour cet envoi de $5.00 à $30.00 chacune.S.CARSLEY J.N.METIVIER et S.PR0ULX JiHtrepitn uv* Menuisûrê U ( 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