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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
mercredi 17 juillet 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1907-07-17, Collections de BAnQ.

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[" / y JOURNAL A NOUVELLES CIRCULATION TOTAL DB LÀ «KMAlira 634,8: it- ANXEE-N0 216 MONTREAL, MERCREDI 17 JUILLET 11)07 14 FAOES\u2014UN CKN'S* \u2018V 1 » > V CATASTROPHE EPOUVARTABAE sous le canon des revolvers En s\u2019écroulant, un édifice en entraine un autre dans sa chute à London, Ont.\u2014 Plusieurs personnes sont tuées et un grand nombre d\u2019autres blessées, ensevelies sous les débris.Des équipes de sauveteurs, au travail toute la nuit, ont entendu les appels des malheureux.\u2014Plusieurs hommes et femmes sont encore sous les ruines et quelques-uns peuvent communiquer avec les sauveteurs.Les détrousseurs de la Banque Provinciale, à Ste Croix, ont tenu en respect un citoyen qui les avait surpris à la besogne, en montant la garde, armés jusqu'aux dents, autour de sa demeure., \u2018 Kt%r * rÜTi; (fl -MS& >-\t¦\"\t-gw.y*'\tt - ,.L J \"**' .~ i ti I* i H *1 ii-i \u2018 VJ.Uj VIES DE LA PARTIE COMVî.CIALE DE LA VILLE DE LONDON, ONTARIO.AU CENTRE, I.A RUE DUNDAS SUR LAQUELLE SONT SITUES ECROULES HIER.LES EDIFICES Ql ] SE SONT London, Ont., 17 \u2014 Notre petite fille vient d'être visitée par une terrible catastrophe.Quinze personnes ont été tuées et vingt-cinq ont été blessées, dont quelques-unes ne survivront pas à leurs blessures.Vers quatre heures, hier après-midi, un édifice en réparations occupé par W.J.Reid & Co., marchands de verreries et de vaisselle, rue Dundas, au centre commercial de la ville, s\u2019écroula avec un fracas épouvantable, entraînant dans sa chute les édifices voisins occupés par Hamilton et Long, marchands-tailleurs, l'établissement de photographie McCallum & Westlake et le magasin de 5, 10 et 15 cents de Brewster & Co.Ces maisons de commerce étalent rempiles de clients qui furent ensevelis sous les décombres.Dans la rue passaient un grand nombre de personnes qui furent témoins de la catastrophe.Lorsque tomba le grand mur de la maison Reid, ce fut une PANIQUE GENERALE dans la rue et nombre ce personnes virent la mort de bien près.Le centre du mur commença par tomber en dehors pendant quelques secondes, à la hauteur du deuxième étage, et un instant après il s'abattait au milieu d'un tourbillon de poussière.La poussière était si aveuglante que pendant plusieurs minutes, ceux qui étaient accourus, attirés par le fracas, furent complètement aveuglés et ne purent rien voir.On entendait les CRIS DES BLESSES ET DES MOURANTS, mais le service de sauvetage était impossible.Enfin la poussière se dissipa, et le spectacle fut alors navrant.On voyait des formes humaines se traîner péniblement hors des débris, des formes humaises ensanglantées et se lamentant.Sous les débris se trouvaient d'autres êtres humains dont on entendait distinctement les plaintes.Parmi la fouie des curieux se trouvaient des femmes qui s'épanouirent devant l\u2019horreur du spectacle.Ce fut le mur de l\u2019est de l\u2019édifice Reld qui s\u2019écroula le premier.Une ruelle de dix pieds de largeur le séparait de l\u2019établissement Brewster.Vu le peu de largeur de cette ruelle, toute la pesanteur du mur Reid porta sur le magasin Brewster causant un écroulement complet des deux édifices.Tout *le reste tomba ensuite, par la désagrégation des poutres de soutien.Toute une EQUIPE DE SAUVETEURS volontaires se précipita alors dans les débris que l\u2019on fouilla pendant plus de quatre heures.Cette opération ne laissait pas que d\u2019ètre très difficile, car en déplaçant certains débris, on s\u2019exposait à tuer ceux qui se trouvaient en dessous et vivant encore.Au début, on put sortir des débris plusieurs personnes qui, heureusement, n\u2019étaient pas très grièvement blessées.Des milliers de spectateurs étalent rendus sur la scène de la catastrophe, et les ambulances eurent de la peine il se frayer un chemin.Plusieurs blessés ont £iô transportés à l\u2019hôpital dans les bras des sauveteurs, vu qu'on ne pouvait trouver d\u2019autres moyens de trans- port.Pendant tout ce temps-là, des appels déchirants et des plaintes sortaient des débris.C'était navrant.VOIX DE FEMME Les sauveteurs entendirent d\u2019abord une voix de femme qui leur criait de prendre les précautions nécessaires, leur disant qu\u2019elle-même et son enfant n'étaient pas blessés, mais qu\u2019ils se trouvaient emprisonnés sous un comptoir.Elle dut rester dans cette position pendant quatre heures, alors seulement qu\u2019on parvint à sortir l\u2019enfant qui n'avait pas une égratignure et ensuite la mère qui souffrait de contusions peu sérieuses.La scène était si tragique que les sauveteurs eux-mêmes pleuraient en accomplissant leur travail de déblaiement.De la foule, des i bravos partaient chaque fols qu'on retirait une victin.e vivante des débris.Quand au contreirc on re\u2019ir ir un cadavre, un ^silence lugubre ,*:uiait sur cette multitude.\t' A une heure cette nuit, on avait retiré SEPT CADAVRES des ruines, et ce nombre sera augmenté lorsqu\u2019on arrivera à pouvoir pénétrer dans les caves des magasins Hamilton & Long et Brewster Co., On sait qu\u2019il s\u2019y trouvait encore plusieurs hommes et plusieurs femmes et un bébé dans les ruines.On entend distinctement leurs plaintes.Un service spécial de lumière électrique a été établi pour continuer les fouilles pendant la nuit au milieu des ruines.LA CAUSE DE LA CATASTROPHE L\u2019édifice qui s\u2019écroula, entraînant la chûte des antres, appartenait à un M.Reid et avait été loué à un Grec, nommé Peter Smertie; on était en train d\u2019en faire une allée de quilles et une salle de billard.Les charpentiers travaillaient à remplacer les soliveaux par des poutres d\u2019acier, quand l\u2019écroulement se produisit, et Ion dit que les échafaudages qu\u2019ils avaient installés manquaient de solidité.Le prétendu cambrioleur The-, mas Hazalton, qui a été arrêté' dans la nuit de lundi à mardi par! les détectives Samson et Sloan,, alors qu\u2019il faisait les cent pas à J l'angle des rues Saint-Jacques et Lamontagne, a été traduit hier après-midi devant M.le juge Cho-quet.C\u2019est le sous-chef Jos.Charpentier qui a fait la plainte contre le prévenu.Hazalton a protesté de son innocence et a été renvoyé en prison, en attendant l\u2019enquête, qui aura lieu la semaine prochaine.Questionné par le chef Carpenter, l'accusé a refusé de répondre.Il s'est contenté de dire au policier: \u201cNe m\u2019interrogez pas, car vous savez bien que je ne vous dirai pas la vérité.\u201d Le reporter de \u201cLa Presse\" a pu obtenir de nouveaux et intéressants détails sur le cambriolage de la succursale de la Banque Provinciale du Canada à Sainte-Croix, comté de Lotbinière.A 1.15 hr, précise, jeudi matin, trois individus, qui avaient rôdé toute la journée de mercredi dans les rues de Sainte-Croix, faisaient leur apparition devant l'édifice de la banque.M.Fraser, qui demeure à quel» ques pas seulement de la banque, ne dormait pas en ce moment, et comme les rôdeurs se mettaient en train de pénétrer AVEC EFFRACTION dans la banque, il ouvrit sa porte, et après avoir jeté un coup d\u2019oeil sur le sinistre trio de voleurs qui travaillaient avec une hâte facile à comprendre, il referma sa porte avec bruit.Il espérait ainsi faire fuir les cambrioleurs.Mais ces derniers bien que se sachant découverts ne prirent pas peur.L'un d\u2019eux, armé d'un revolver de fort calibre, alla se planter devan: la porte du domicile de M.Fraser.Ce dernier craignant justement pour sa vie n\u2019osa pas sortir pour donner l\u2019alarme et les cambrioleurs purent ainsi continuer leur travail sans être dérangés.Une demi-heure plus tard, les deux portes de la pièce où se trouvait le coffre-fort, avalent sauté et le coffre-fort lui-même était éventré.M.Fraser, qui avait entendu distinctement LES EXPLOSIONS successives, dit à sa femme, à la troi-Eième explosion: \u201cLes bandits ont terminé leur besogne.lis viennent de faire sauter le coffre-fort et ils sont en train de ee partager l'argent.\u201d A 2 heures, les cambrioleurs quittaient la banque, emportant avec eux la jolie somme de $5,300, mais ce n'est qu'à 4 heures que AI.Fraser sortit de son domicile pour Informer le-i autorités de l\u2019endroit du vol dont i\u2019.avait été témoin.On sait que la chasse aux voleur* fut aussitôt organisée.Le sous-ehef Charpentier racontait, hier, à l\u2019un des reporter de \u201cLi Presse\u201d, qu'au cours de l'émouvants chasse aux cambrioleurs.11 avait morfondu deux chevaux.Le vieux Hazalton serait, d\u2019aprèi le poiieier, le rôdeur qui s'est planté devant le domicile de M- Fraser,pour monter la garde et pour permettra ainsi à ses complices de travailler e i toute sûreté.MANIFESTATION POPULAIRE DES DELEGUES DE TOUTES LES FARTIES DU CANADA ASSISTERONT A LA RECEPTION LAURIER La date de l\u2019arrivée de Sir Wilfrid Laurier, à bord de 1\u2019 \u201cEmpress oî Britain\u201d, approche avec rapldité.Aus-sl bien les organisateurs tant à Québec.et à Ottawa, qu'à Montréal, vont-ils de l\u2019avant avec une fébrile ardeur.Les clubs libéraux et leurs amis nous prient d\u2019annoncer les assemblées suivantes : CLUB LETELLIER Tous les membres et les amis du Club Letellier, sont instamment priés de se réunir, ce soir, à 8 heures, au No 250, rue Amherst, pour continuer leur travail relativement à la grand» démonstration qui aura lieu, le 27, 4 Châteauguay, en l'honneur de l\u2019hono* rable Lomer Gouin, premier ministrf de notre province, et pour prépare* une Imposante manifestation patriotique qui sera faite à Sir Wilfrid 3 son retour d\u2019Europe, samedi prochain.CLUB LIBERAL DE LA PARTIE EST Comme il a été convenu à notre dernière réunion, tous les présidents des clubs libéraux de Montréal, \u2019es membres du club Libéral de la Partie Est et leurs amis, sont cordialement Invités à se réunir, ce soir, au A suivre sur la page 11 POUCE PROVÎNCIALE BANDITS DE L\u2019AVENIR Par crainte d\u2019une attaque de ta part des Iroquuis, la \" fait venir les agents pour protéger les ouvriers employés a taire la clôture de ta Commune, qui empêchera les bestiaux de se répandre dans le village.\"\u2022 CE CUE PRETENOENT LES DEUX PARTIES.- UNE VIEILLE AFFAIRE.CPar dépêche spéciale à.LA PRESSE) Oka, 17 \u2014 Sous la garde de quatre agents de la police provinciale, une quarantaine d'hommes travaillent ac tuellement à la construction de la clôture de la commune d'Oka.Ces travaux ont été commencés lundi sur l\u2019ordre de la municipalité.On sait que les Indiens sont hostiles à cette mesure et vu- que l\u2019ou appréhende des troubles de leur part, on a cru devoir se protéger contra toute agression possible.La vraie situation, telle qu\u2019expliquée par AI- Joseph Périard, l\u2019agent du gouvernement pour les affaires indiennes d\u2019Oka, est celle-ci : s ^ rs V l ' - ¦ H M.Joiepiï Périard, aqent du gouvernement puur Indiens du village d\u2019Oka.\u201cVers 1635, Louis XIV, roi u ; France, accorda une concession de terres aux Sulpirlens.Ce terrltoira rouvrait une superficie de quatre-vingt-dix milles carrés, (dix milles de longueur sur neuf de largeur) 1 Oka, à charge, pour les concessionnaires, de construire un fort et un; église, et d\u2019instruire les Indiens de toute catégorie, dans la religion catholique.Les Sulpiciens devaient aussi ouvrir des routes.Ils s'en tinrent strictement aux termes de la conres-sion, qu'ils n\u2019auraient pu conserve-sans cela.Après avoir amené un cer tain nombre d\u2019indiens au Sault au Récollet, les Sulpiciens conduisirent leurs protégés à Oka, où l)s leur dl'\" ¦ tribuèrent des terres pour h s fins de l\u2019agriculture.Cette convention fut.m- ÉN» v w \u2022 a.-//.'.Vf' >4/' \u2022 e- \u2022\t.M.LA RUE DE L'ANNONCIATION, OKA, toujours reconnue par les gouverno-msnts qui se sont succédé au Canada.\u201d D'un autre côté, les Iroquois, par l\u2019entremise de leurs chefs conjoints, Ignace Anarenthé, dit Corenthé, et Peter Oak, et les Algonquins, par la bouche du chef Baptiste Gaspé, prétendent que les Blancs, au Canada, sont des intrus, et que, conséquemment, ils n\u2019ont aucun droit à la possession des terres qui leur ont été concédées par les Français, au XVIIe siècle, qui les avait volées aux propriétaires naturels du pays.Il y a un an qu\u2019on s'oppose à l\u2019immltion du conseil municipal d'Oka, dans la l\u2019administration des affaires de ce que les Indiens appellent la Réserve.D'après les actes du Parlement, 11 n\u2019y a pas de réserve à Oka.Les Indiens ne possèdent que les mai- A suivre sur la page O LA RUE PRINCIPALE DE LA SECTION IROQUOISE.OKA.\u2014 L» croln Indique la malien du chef Ignace Anarenthe, Un jeune homme de 18 ans se rend coupable d\u2019un vol de grand chemin, EN PLEIN JOUR Poursuivi par un citoyen, il est enfin capturé et livré à la police du poste No 4.EN COUR DE POLICE Alfred Beauchamp, âgé de 18 ane, domicilié au No 57 de la rue Sanguinet, a comparu, ce matin, devant Al.le juge Piehé, pour répondre à une accusation de vol de grand chemin.Alalgré son jeune âge, Beau-champ a accompli, hier après-midi, un exploit digne d\u2019un vieux bandit.Vers 2.30 heures, Mademoiselle Blanche Hardy, la pianiste bien connue, passait rue Craig-Est, en compagnie de AI.Paul de La Bar-the, voyageur de commerce, lorsque Beauchamp, s'approcha furtivement de la Jeune fille.Cette dernière, occupée à converser avec son compagnon, ne remarqua pas le Jeune voleur.A un moment donné, comme le couple arrivait à l'angle de l'avenue de l\u2019Hôtel de Ville, Aille Hardy poussa un grand cri.Beauchamp venait avec dextérité et audace de lui enlever sa montre épinglée à son corsage.AI.de La Barthe se mit aussitôt à la poursuite du voleur, qui montait à la course l\u2019avenue de l'Hôtel de Ville.Comme le voyageur de commerce allait atteindre Beauchamp, un inconnu tenta de lui barrer les jambes, mais Inutilement.Finalement, AI.de La Barthe atteignit le voleur au coin de la rue Vitré.Après une courte lutte.Beau-champ fut maîtrisé et livré au constable Fafard, qui le conduisit au poste central.AI.de La Barthe fut chaudement félicité par les personnes témoins de son exploit.Notes Mondaines UN MEURTRE A SAINT-EUGENE Le comté de l'Islet est le théâtre d'un horrible drame de l\u2019alcool.- Anselme Godreau après s'étre enivré et s'étre querellé avec des compagnons de plaisir, est trouvé murt sur le seuil de la demeure de Desire Bernier.IMPORTANTS TEMOIGNAGES A L'ENQUETE OU CORONER.- QUI EST L'ASSASSIN ?(De l'envoyé spécial de LA PRESSE) L'Islet Station, Qué., 17.\u2014 Quel est l assassin d\u2019Anselme Godreau ?Les comtés de Montmagny, Bel-lechasse et L\u2019Islet, qui viennent d\u2019être les témoins d\u2019un meurtre des plus horribles et dont les coupables ne sont pas encore connus, sont en émoi.Un meutre des plus affreux a été commis dans la nuit de lundi à mardi dans la paroisse de Saint-Eugène de l\u2019Islet.Un jeune homme, du nom d'Anselme Godreau, âgée de 23 ans, natif du troisième rang du Cap Saint-Ignace, a été lâchement assassiné dans des circonstances exceptionnellement étranges.Dimanche, six jeunes gens, Orner Godreau, Edouard, Bernier, Emile Godreau, Napoléon Caron et Anselme Godreau arrivaient à Saint-Eugène, venant d'Amqui et de Saint-Pacôme où ils avaient travaillé au flottage des bilots.Heureux d\u2019être revenus parmi eurs parents.Us voulurent célébrer dignement leur retour et allèrent visiter tous leurs amis.Comme il arrive malheureusement trop souvent dans ces circonstnaces, les garçons prirent plusieurs verres de iqueurs alcooliques et S\u2019ENIVRERENT.Lundi après-midi, ils se réunirent et allèrent voir des amis de l\u2019autre côté de la rivière.Us revinrent au village de Saint-Eugène, et en traversant à bord d\u2019une barque, la chicane éclata parmi eux.Alaïueureusement Godreau était, dit-on, l'un des plus Ivres et voulut absolument engendrer querelle.Il s\u2019en suivit probablement une ba- garre.Toujours est-11 que les jeunes gens, moins Anselme Godreau, arrivèrent au village et se rendirent chez Al.Désiré Bernier.Rendus là.Ils demandèrent à boire.Ils avalent pris quelques verres dans le temps, mais n'étaient pas rendus à un degré d\u2019ébriété bien dangereuse.On leur demanda pourquoi ils avalent fait du bruit.Ils en mirent la faute sur le dos d\u2019Anselme Godreau, qui était un tapageur, disaient-ils.Ils s\u2019était battu avec Edouard Bernier.Dans la nuit, vers une heure.Désiré Bernier entendit des plaintes à la porte de sa maison.Il se rendit avec sa fille et aperçut un homme qui était couché, lui offrit d\u2019entrer, mais n\u2019ayant reçu aucune réponse il retourna se coucher.C'est la fille de Bernier qui a constaté que le jeune Godreau était mort.Le Dr Caron, de Saint-Eugène, prévenu dans la matinée, téléphona au coroner, le Dr Gosselin, de Saint-Roch des Aulnais, qui arriva en toute hâte, et hier après-midi en commença L\u2019ENQUETE.Le résultat de l\u2019enquête jusqu'à hier soir était qu'il y avait eu meurtre, c\u2019est évident, mais malheureusement on ne peut dire qui est le coupable.L\u2019assassin reste inconnu.Le coroner assermenta tout d'a-ibord le jury.I M Philippe Gagné fut choisi ! comme président et les messieurs suivants furent choisis pour faire ! partie du jury: Cléophas Gagnon, Zêphirin Thibault, Jos.Thibault.A.Cloutier et Emile Coulllard.Les docteurs Moreau, de L'Islet, et Caron, de St Eugène de l'Islet, furent +'\ti+:\t:+r;+s+:\t:?I L\u2019ARRIVEE DE SIR WILFRID Dimanche dernier, en l\u2019honneur de la fête nationale française, plusieurs I Français de Alontréal, en villégiature, j ont été Invités à une charmante fête \u2019 de nuit chez messieurs LeMarquant et Guyon, à Beaurepaire.La Jolie villa était superbement illuminée et un! brillant feu dartifice fut tiré- (Du corr.ràg.do la \u201cLa Pros so\") » Rimouski, 17.\u2014Le steamer \u201cEmpress of I Britain \"est passé à Pointe Amour à G hrs [\t20, ce matin.Il devra arriver à Rimouski ^ vers 8 heures demain matin.\tt- Si rX+«+'.:+N+-\t:+n-k\t;àx+::+;-, les premiers témoins entendus.C#.sont eux qui ont fait l'autopsie du cadavre.Le témoignage du Dr CARON est indentique à celui du Dr Moreau.Nous ne citerons que celui du Dr Caron.\u201cNous n'avons constaté aucune blessure à l\u2019extérieur et pas une goutte de sang n\u2019a été vue par qufc que ce soit.Le défunt avait un oeil noir, probablement qu'il avait reçu un coup de poing sur l'oeil gauche.Sur le cuir chevelu, nous n'avona constaté aucune trace appréciable, A l\u2019intérieur du cuir chevelu, il n'y avait aucune fracture de la boite c\"â-nlenne, mais nous avons trouvé un* ecchymose d\u2019un pouce et demi U» long par un pouce de large.Cette ecchymose avait dû être le résulta/ d\u2019un coup de bouteille ou d\u2019une piti-re lancée avec assez de force.En dedans du crâne il y avait un fort épanchement sanguin.Juste co tre le cerveau et l\u2019enveloppe.Du côté oppose à l\u2019endroit frappé, nous avoua trouvé du sang caillé.Il y avait un épanchement de sang assez considérable dans tous les ventricules du cerveau.Le défunt a restitué de* matières qui sentaient beaucoup l\u2019alcool.Le cerveau et les membrane?cérébrales étaient fortement, congestionnés.Le coup a pu être porté pur un flaron ou une pierre.Le défunt a été trouvé couché sur le côté droit; i! a dû beaucoup remuer dans la convulsion qui a précédé la mort.A quelques pas de l\u2019endroit du meurti
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