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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
vendredi 1 mars 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1907-03-01, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL A NOUVELLES CIRCr MON UJ TOT £ LA 0BMAICTB ë = C- = -'/j 31,855 23\u201c ANNEE\u2014N° 100 MONTREAL, VENDREDI 1 MARS 1907 14 PAGEHr\u2014lTN CENTIN L\u2019HEROÏNE AU TOMBEAU l M&[r l'Archevêque de Montréal ^ Les funérailles de Mlle Maxwell, qui a trouvé une épouvantable mort dans Tincendie de TEcole Protestante d'Hochelaga, ont eu lieu hier après-midi.-, V\t£, Le président de la Commission du feu et le chef Benoit font une enquête sur la conduite des pompiers au feu de mardi dernier.\u2014 Les commissaires des incendies recherchent Torigine du feu.Sa Grandeur Mgr.Bruchési et TAssemblée Législative offrent leurs sympathies.\u2014 Suggestions importantes.Les funérailles de Mlle Sarah Maxwell, la principale de l'école St Mary, l\u2019héroïne qui a si noblement donné sa vie en arrachant à la mort les enfants confiés à ses soins, ont eu lieu hier après-midi à la cathédrale Christ Church, rue Sainte-Catherine.Le convoi funèbre a quitté la demeure mortuaire.No 479a de la rue Saint-Urbain, à 2 h.30 très précises.Bien avant l\u2019heure fixée pour le départ, une foule de personnes se groupaient aux abords « de la maison.Les trojtolrs de chaque coté de la rue St Urbain, jusqu\u2019à l\u2019angle de la rue Prince Arthur, ne pouvaient contenir toutes les personnes désireuses de saluer la dépouille mortelle de celle qui a si noblement don-ïé sa vie.Le service funèbre a eu lieu à la cathédrale Christ, comme nous ie Oisons plus haut.Le vaste temple était L\u2019ASSEMBLEE JJECISLATIVE Adresse des sympathies aux victimes des désastreux incendies du collège de Sainte-Marie de Mon-noir et de l\u2019école protestante d\u2019Hochelaga.Du corre.DOnaant rezulier de LA PRESSE) Québec, 28 \u2014 Avant de passer à l'ordre du jour, M.Girard, député de Rouville, attire l'attention de la Chambre sur la perte nationale que vient de faire la province de Québec dans l'incendie du Petit Séminaire de Sainte-Marie de Monnoir.Il considère que ce séminaire était une institution nationale, et il rend hommage au dévouement et au patriotisme de ceux qui l\u2019ont fondée, et particulièrement de i\u2019abbé Crevier.Il rappelle l\u2019oeuvre admirable accomplie par les institutions de ce genre d\u2019où nistre, tant au sujet de l\u2019Incendie d\u2019Hochelaga qu\u2019au sujet de l\u2019Incendie de Iviarieville.Il trouve excessivement regrettable qu\u2019au moins les bâtisses nouvelles ne soient pas munies d\u2019éche)'\"- de sauvetage.Il attire l\u2019attention du gouvernement sur ce Doint.L\u2019HQN.M.WEIR.après avoir exprimé ses regrets, déclare qu° 1 - '¦\u2022'tastrophe d\u2019Hochelaga est une leçon dont devront profiter tons les constructeurs d\u2019édifices publics.MM.WALKER ET LAFONTAINE (Maskinongé), ont aussi exprimé leurs sympathies.M.Lafontaine en a profité pour demander l\u2019aide du gouvernement en faveur des personnes qui ont souffert de l\u2019incendie de Loulseville en 1903.LTH0N.M.ROY, orateur de la Chambre, ancien élève de Ste-Marie de Monnoir, a aussi ajouté son témoignage de sympa il a S 9 »JÏS FVNERAU.I.ES DE MM.E SAR AH MAXWELL HIER APRES-MIDI.A DROITE, LE PORTRAIT DK L\u2019HEROINE.rempli de personnages de toutes les conditions et de tous les âges.De tous les coeurs s\u2019élevèrent d\u2019ardentes prières vers le ciel, pour demander à Dieu de recevoir dans son divin séjour celle qui fut sur la terre le dévouement même.Parmi ceux qui priaient avec le plus de ferveur, nous voyions de petits groupes formés des enfants arrachés de l\u2019incendie par Mlle Maxwell, accompagnés de leurs parents.Les Révérends MM.Symonds, Bawers et Rexford récitèrent les prières sur la tombe dans l'église.Les dernières prières furent dites par le révérend Dr Jekill, d'Hoche-laga.Puis pendant que la foule se tenait pieusement debout, l'orgue, de sa voix grave et puissante, rendit la marche des morts de Saul.Le cortège funèbre se reforma ensuite, et défila au milieu de milliers de personnes qui se tenaient à la porte de l\u2019église.L\u2019inhumation a eu lieu au cimetière Mont-Royal.Depuis la demeure mortuaire Jusqu'à la cathédrale, une double haie de personnes bordaient la voie, et se découvraient au passage du corbillard, qu\u2019une voiture chargée de couronnes et de fleurs de toutes lortes précédait.Nous avons remarqué dans l\u2019assistance: les échevtns Yates, représentant le maire Ekers, Bumbray, Gallery, Clearihue: Mlle James, principale du Queen's School; MM.G.T.Pollock, principal du King\u2019s School : \\V.Chalk et E.A.Rolllt.de l\u2019Académie; H.C.Dellew, George Peel, M.Jones, Lt.-Col.Ibbotson, !.O.Grothé.F.A.Grothé.W.Lamb.R.La™»' \" '* Gilmour,: A.Gardner.O.Zepta.Rév.Dr Shaw, Rév.Dr Barclay.Geo.E.Perry.W.E.Pralt.Geo.Shepherd C.J.Binmore.Robert Pinkerton.A.D.Fraser.E.Bhepard.R.Roulston, Geo.Rich.A.H.Anderson ! Drlngle.M.P.Ross.V .Tenkinson.C.Smiley.S.P Rowell.T.Oammell.Sam Mathew-son.Ross Rnbold.W.J.Little.L.A Herd' J.McCall.Sir M.M.Tait, R^v.E.H.Rice.Georr-e Perry.Lt.-Col.Miller.T A.Cowan.J.P.Powan, A.G.Perry.Les principaux des Institutions protestantes enseignantes.MM.A McArthur.McMercher, S.P.Rowell.A H.Rowell.Corkfleld.W.H.Baker, Winineten Dixon.F J.Bacon, Oemmlll, Kelly.F B.Relthlyton, W.H.Smith.Walker.A.N.She-wnn.Orrln Rexford.Hopkins.J.P.Stevens, C.A.Humphreys, Rolland, etc.Les sous-chefs McMartln et Liggett, le capitaine Bourgeois, le lieutenant Mlddell, trois hommes de la police ^ cheval et quinze constables montaient, la garde devant l'église, pour maintenir la foule.Tout s'est passé dans l\u2019ordre le plus parfait, grâce aux admirables dispositions prise».sont sortis les hommes éminents qui ?thies à son Alma Mater.font la gloire de notee nationalité et la grandeur de notre province.Il informe la Chambre du dévouement que les citoyens de Marieville ont manifesté en mettant leurs maisons à la disposition des élèves pour terminer leur année.Mais cela ne suffit pas.M.Girard est convaincu que le gouvernement viendra en aide à cette institution pour la relever et la refaire, si possible, encore plus belle.M.CYRILLE DELAGE.député du comté de Québec, offre les sympathies de la région de Québec au collège de Sainte-Marie de Monnoir dans la perte qu\u2019il vient de faire.Il espère que le gouvernement fera son devoir en cette circonstance.Le député de Québec en profite pour rendre un tribut d'hommages à la mémoire de l\u2019institutrice qui vient d\u2019entrer de plain-pied parmi les héroïnes de notre pays.Cette femme a donné sa vie pour sauver celle des enfants qu\u2019elle avait sous sa garde, et ce dévouement mérite d'être signalé par le gouvernement à l\u2019admiration du peuple.M.MACKENZIE a aussi rendu témoignage de l\u2019héroïsme de Mlle Maxwell, et a offert ses sympathies au comté de Rouville.M.DECARIE député d'Hochelaga, s\u2019est aussi levé sur la question et a déploré le malheur sans précédent qui vient de s a-battre sur son comté.A qui incombent les responsabilités ?Nous ne le savons pas.Tout ce qu\u2019il peut faire pour le moment, c\u2019est d'offrir ses cordiales sympathies à ses électeurs.L'HON.M.G0UIN dit : \u201cIl semble que le malheur est contagieux.Il y a des malheurs réparables.et il y en a d\u2019irréparables.' Samedi dernier, le collège de Ste-Marie de Monnoir a été détruit par un incendie.Avant-hier, seize enfants, bouquet de jeunesse en fleurs, et\tinstitutrice, une hé- roïne.ont péri dans l'incendie d'une école à Hochelaga.\"Nous enterrerons demain les cadavres de ces malheureux enfants.Nous verserons, avec leurs parents, des larmes sur le malheur qui a fauché la vie de ces pauvres petits.C'est tout ce nue nous pourrons faire, l e malheur est irréparable.\u2019\u2019 Le premier ministre offre aux parents et ni\u2019v proches des victimes ses sympathies les plus vives.Quant à l\u2019incenaie du collège de Ste-Marie de Monnoir, c\u2019est un malheur réparable.Le gouvernement se fera un devoir de contribuer à relever cette institution.Il n'a jamais refusé d'aider ceux qui en sont dignes.Il fera eourageusement et généreusement son devoir.L\u2019HON.M.LEBLANC seconde les paroles du premier mi- Le reste ¦,r' \u2019a séance a été consacré en grande partie aux affaires de routine.M.TELLIER a présenté un bill amendant le Code de procédure civile, de façon à empêcher les compagnies d\u2019assurances de priver l\u2019assuré de sa juridiction légale.M.LANGLOIS a posé au gouvernement les deux Interpellations suivantes au gouvernement.1.\t\u2014 Dans combien de comtés la moyenne du traitement payé aux Institutrices est-elle inférieure en 1905-1906 à la moyenne de 1904 \u2014 1905 ?2.\tQuels sont ces comtés ?3.\tQuelle est la moyenne des tral tements payés en 1904-1905 et 1905-1906, respectivement, pour chacun de ees comtés ?Réponse : lo.\u2014 Treize comtés.2o et 3o : Année Année 1904-05 1906-06 c - « ^ S Al* AH MAXW Kl I i/hi:hoi x», DK i/i: D\u2019H OC If Kl.A Ci A C)l \\ WTABCK SINISTRE Offre ses sympathies aux familles en deuil et dit d\u2019importantes choses au sujet de la protection contre le feu.Nous avons eu l\u2019avantage de voir Monseigneur l\u2019Archevêque au sujet de l\u2019incendie qui a plongé dans un deuil si profond notre ville de Montréal.Sa Grandeur nous a exprimé toute la peine qu\u2019Elle a nessentie et toute la sympathie qu\u2019Elle éprouve pour les malheureuses familles des innocentes victimes.L\u2019opinion publique, nous dit en subtance Sa Grandeur, est vivement préoccupée, et avec raison, de la situation dans laquelle nous nous trouvons en face de ces accidents causés si fréquemment par le feu.On se demande comment il se fait que de semblables incendies se répètent si souvent.Cela tient peut-être à la défectuosité des systèmes de chauffage que nous sommes obligés d'employer vu la rigueur de notre climat.Le système des échelles de sauvetage est-il réellement le seul moyen d\u2019éviter de tels accidents ?Partout ou à peu près, dans nos maisons d'éducation, on s'est empressé d'en poser ; est-on plus en sécu- v * * A s I s s \u2022 » A I A ï + ï A 1 A A I rité pour cela ?Oui et non.Ce qu\u2019il faudrait pour chaque édifice i qui lui étalent confiés, est le sujet, de commentaires enthousiastes de la part de tous les citoyens.On suggère de lui élever un monument et vraiment elle le mériterait, comme le major Short et le sergenf Long, dont les bustes jumeaux ornent un parc à Québec.Parmi les suggestions qui se fon chanceler.Je lui saisis la main et le capitaine me cria : Tiens-la bien, Ben.\u201d Je répondis : \u201cJe la tiens\u2019\u2019 ! ^ Carson grimpa à mes côtés en di- ; Jk sant : \u201cTiens bon\u201d.Il parra le bras ! par la fenêtre et saisit la robe de I \u201d Mlle Maxwell.Au même instant I une bouffée de flammes nous frappa à la figure, tandis qu\u2019il se oroduisait j jour, notons celle de MM.Frank une explosion.Le haut de l\u2019échelle pri East et C.R.BaNlorf, de Maison- ! feu.Ce que nous tenions, nous éehap- Berthier .\t.\t$134\t$131 Châteauguay .\t.\t159\t157 Deux-Montagnes .\t.\t149\t143 Laprairie\t\t\t104 L\u2019Assomption .\t.\t136\t135 Maskinongé .\t\t118 Nicolet\t\t\t96 Richelieu .\t\t119 Rouville .\t\t136 Trois-Ri'dères .\t.182\t159 Verchères .\t.\t144\t132 Wolfe\t\t\t136 Yamaska .\t\t103 1.\u2014 Est-il à la connaissance\t\tdu gouvernement que\tle système de ven-\t tilation est nul dans quatre-vingt-\t\t quatorze maisons\td\u2019écoles dans\tle district d'inspection de M.Filteau Y 2.\u2014 Dans l'affirmative, à quelle mesure le gouvernement se propose-t-il d'avoir recours pour mettre fin à un paretl état de choses Y Réponse î 1.\u2014 Cette affirmation est contenue dans le rapport daté du 24 Juillet 1906.de M.A.-M.Filteau, Inspecteur des écoles d'une partie du comté d\u2019Ottawa.2o.\u201411 s'efforce de faire appliquer les règlements du Conseil de l\u2019Instruction publique concernant la ventilation des maisons d'école.M.Tellier a demandé et obtenu la production de tous documents se rapportant à la destitution de M.Alfred l/évesque de sa charge de grand constable du district de Joliette, ainsi qu\u2019à la nomination de son remplaçant, M Wilfrid St George.IN MEMORIAM I,e dévouement héroïque dont a fait preuve Mlle Maxwell, en donnant sa vie pour sauver celle des enfants neuve.Us conseillent de construire une école absolument à l'épreuve des flammes, à l'endroit où Sarah Maxwell a perdu la vie, et de lui donner le nom de l'héroïne défunte.Dans le vestibule, une plaque de marbre rap pelleratt aux écoliers le souvenir de celle qui donna sa vie pour leurs aînés.M.W.D.LightbaU '-uggère que des photographies de Mlle Maxwell soient distribuées à toutes les écoles du Canada, avec une inscription rappelant sa mort terrible et héroïque.LA BRAVOURE DES POMPIERS ENQUETE PARTICULIERE FAITE PAR LE PRESIDENT DE LA COMMISSION DU FEU ET LE CHEF BENOIT.L\u2019échvein Yates, président de li Commission des incendies, et le chef Benoit ont tenu, hier après-midi, un\"* courte enquête sur la façon dont les pompiers s'étaient conduits au sinistre de mardi dernier, et surtout poui savoir s\u2019ils avaient été retardés et s\u2019ils avaient fait tout ce qu\u2019ils pouvaient pour sauver Mlle Maxwell e* les enfants.On dit un peu partout que les pompiers ont tardé à arriver sur le lieu de l\u2019incendie.On se demande com ment il se fait que Mlles Maxwell et Keyes aient été laissées à l'intérieur de l\u2019édifice en flammes, quand les pompiers auraient pu les remplacer et tendre eux-mêmes les enfants aux sauveteurs.A l\u2019enquête d\u2019hier, le capitaine Car son et le contremaître H.Benoit ont fait leur déposition sous serment.\u201cQuand nous partîmes 01 OU CRIMINEL?SACRILEGES ____ Le cas de James Allan, arrêté j Des inconnus lancent une bombe pour cruauté envers ses jeunes ! dans la cathédrale de Madrid, enfants, sort au cours de \u2019 DE L'ORDINAIRE \u201cJe suis absolument convaincu I que ce témoignage est correct en tout point.Ce n\u2019est pas avec un I homme comme Ben Benoît.\u2014qui j n\u2019est pas de mes parents,\u2014que je | puis facilement croire à de l\u2019hësl- réal, hier, pour répondre de sa conduite devant les tribunaux.tation devant le danger.Je sais que dans le public on se demande pourquoi les nompiers ne pouvaient pas prendre la place de Mlle Maxwell pour sauver les enfants et cela est PETITS MARTYRS Comme \u201cLa Presse\u201d a été le seul journal à l\u2019annoncer mercredi, une L\u2019OFFICE DIVIN La panique s'empare de la fouit des fidèles, dont un grand nom» bre sont BLESSES GRIEVEMENT Madrid, 1er \u2014 Une bombe a fait explosion dans la cathédrale, hier, pendant un service religieux.Une panique se produisit aussitôt et dix personnes ont été grièvement! blessées .dans la poussée qui s\u2019est I produite vers les portes de l'édifice.\u2019 grave accusation a été portée contre James Allan, dont la famille est domiciliée au No 1887 rue Saint-Ur bain, à Saint-Louis.D\u2019après les témoignages des vol-bien naturel.Mais en face de ces j sins, Allan maltraitait affreusemen* explications, je dois dire que mes ses deux enfants âgés respectivemen hommes ont fait tout ce qu\u2019il leur 1 de 2 ans et demi et 3 ans et demi.Il |par le juge Choquet, contre le préve-était possible de faire.\u201d\tles\tfouettait et les frappait avec tout nu, a été exécuté, hier, par le chet _____\tce\tqui lui tombait sous la main.Carpenter, lui-même, qui a arrêté Al* Le chef Clermont a eu l\u2019occasion lan à Saint-Jean, Nouveau-Bruns-pEJCT I C PPn/nT\td'examiner ces pauvres enfants.La wick.Ülil LL LL i 1 ' s_ V U I\t| petite Béatrice est devenue aveugle1 Le chef Carpenter ne peut croire t\\rr\\ is-nriirwi-rv !et a eu un *3ras rompu par sll1te de qu\u2019un homme puisse ainsi se faire la DES INCENDIES ^CeS mauvais conps dont 61,0 a été vic bourreau de ses enfants, à moins d\u2019ê- ïme.Les deux enfants portent en La commission des incendies core (t autres marorte quelle autre; mai: ¦ HiiaU* 8B*l,,*J\u201c**ue** «toairéuL Va- j|s songèrent à ces signes extérieurs aiIRSAiiv mm,Z .cc'tTATg nuis !\u2018\u201cn lesquels les habitudes humaines BUREAUX POUrl LES ETATS-UNIS ; résument la gloire.Surtout lors- A **w-Xork.^ morton\tJ qu'on tient plus à se mettre en ve- i5J >aa.au.ùette qu'à honorer le souvenir d\u2019un lutteur vaincu.Us se réunirent donc dans verres ou de soucoupe se heurtant, comme dans les temples le discret cliquetis des chaînes de l'encensoir.Les poètes, abreuvés, firent des réflexions fort banales et fort émues, et les clients de l\u2019ordinaire \u2014 gens peu avertis \u2014 sentirent qu'il se passait autour d\u2019eux quelque chose d\u2019étrange.T\u2019était tout simplement Verlaine qui se manifestait dans sa gloire.LAURENT BART.A Chicago, W.J.MORTOSf, M.Elmer v\\ linon, reppèncmant.07 rue VVn.tilmrton.POUR L'ETRANGER s*.Anglete-re, CHS.DEWYNTFR, l imited.11 Cbarlna Cro« Ttoad Circulation de La Presse TOTAL DE LA SEMAINE 23 FEVRIER LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI se réunirent donc dans un grand café et, après l\u2019absorption d un bitter fraternel, s\u2019en furent an cimetière des Batignolles, formant un monôme recueilli, qui défilait devant les bourgeois ahuris par le spectacle de ces génies à la veille de s\u2019épanouir.Le cimetière des Batignolles, champ d asile de quartier, n\u2019est | point un funèbre jardin hanté d\u2019om-j bres illustres; on ne risque guère d\u2019y trouver au matin une lyre oubliée aux branches des cyprès par quel-93,039 (jUe revenant pindariseur distrait.92,964 En cet enclos, où les petites gens, 92,987 !es morts obscurs se sentent les cou- des \u2014 j\u2019entends les os des coudes, -Paul Verlaine tient une place mo- TOTAL -HEBDOMADAIRE - 631.855 MOYENNE PAR JOUR DE L\u2019EDITION QUOTIDIENNE 96,934 L\u2019ABSENCE ETRANGE D\u2019UNE ARTISTE \u2022\t93,051 -\t93,043 (jeste.-\t116,525 j C\u2019eût été, en effet, quand il mou-_____ rut, insulter à la noblesse affligée 681 609 ses cr^anciers> ne se distinguant pas des ¦ autres, est-elle fort étroite et n\u2019a-t- elle pour illustration que son nom.N\u2019étant pas assez en verve pour prononcer des discours vengeurs, les poètes se contentèrent de rêver sur cette tombe, puis ils se retirèrent, et comme ils devaient achever ce pèlerinage à l\u2019autre extrémité de de Paris, ils se réformèrent en monôme et redéfilèrent devant les bourgeois de plus en plus ahuris.Midi ayant sonné quand ils étaient au quartier Latin, le quartier si cher à Verlaine, Us crurent devoir dîner.Ainsi firent-ils, malgré que le héros de la fête n\u2019eut jamais donné Vexem pie d une religieuse observance des _____\tI heures des repas.On sait, en effet.(que le lamentable gueux que fût Ver-INQUIETE VIVEMENT LES EX- ]ajne était bien heureux d\u2019attrappef POSANTS AU SALON DE LA 'in quart de repas tous les deux GAJLERi-E DES ARTS.\t* I i°urs, fût-ce à quatre heures du ma- Les amis montréalais de Mm» ,m\u2019 èg ce substantlel pique-nique Arthur Behenna.littérateur et ar-1 lmprov)9é les poète3 democrat,q\u201ee.tiste, membre de la Société TTojale, | jrRnt ]eur rnarc}le sans s\u2019arrêter eont protondement inquiets, par ,lux .ardjn3 sénatorlaux du Liixem suite de sa disparition mystérieuse.hou pt rombre de Lecomte de Lis-Vendredi dernier, Mme Behenna , dlen de ce dis> n\u2019eut polnt arrivait à Montreal, venant d Otta-|a froncer ,es sol!rci,s Pn ,es voyant wa, où elle avait expose quelques-, rrer dan3 seg bosquets.lls n\u2019avaient.unes de ses peintures et depuis son|r,en à faIre dans ce .ciraetl4re léger.ariliée à Montreal, elle n a pas éte ,(.t^gtière sans dépouille\u201d des poètes, revue.Plusieurs des tableaux sjm- (- t Verlaine est banni parce qu\u2019il boliques, portraits et miniature de ne mérita int Vesüm des géna.I éminente artiste sont actuellement |onrg exposés à la galerie des Arts.\tT \u2018\t, A\t.Ces netmnres arrivaient à Mont-, Le sculpteur Niederhausern - pro réal vendredi, en même temps ! noncez ; nul de roses-lui a bien tail- ju\u2019une lettre parvenait au secrétai- Jépun h''s,e\u2019 mfs ce\u201ce oeuvre- qui re Abbott, dans laquelle Mme Be- f'1* ™Eabontde\u2019 aemande pour son pa- ; rachèvement quelo.ues milliers de henna faisait part de son arrivée, pour le lendemain.DE NAPIbRVILLE A SAINT-JEAN Important projet d\u2019embranchement | de chemin de fer.(Du correspondant spécial de LA PRESSE) Saint \u2022lean.Cité., 1er.\u2014 On dit dan» les cercle» de chemin* de ter que la fie .(on.tii'H de Napierville, va donner ,-uite h son projet de construction d'un «nhranclieiuent de Napier-ri.lt> il Saint-Jean et faire de cette dernière ville, le point de destributiou de l\u2019anthracite produit par le Delaware et Hudson, et aussi pour obtenir 1\" transport de* matières première» re-qiii*< i par les usines Singer et le tran-port des produits agricole» de la région aux Etats-Unis.Ce projet sera l'objet d\u2019une séance de la Commission Canadienne des chemins de fer ft Ottawa d\u2019ici ft peu de temps.M.David Wltcox, de New-York, président du Delaware et Hudson, doit venir ft Saint-Jean sous peu de temps dans l'intérêt de ce mouvement important et il sera introduit fl Mtre J.S.Messier, C.R., maire de la ville, et aux échevins par M.Chas Arpin.LE VRAI SUCCES DANS LA VIE De la manière dont un homme administre ses affaires dépend sa prospérité.Le mot dont on abuse le plus dans la langue anglaise est le mot ¦'bargain\u201d.Très souvent le mot est employé dans le commerce de chaussures pour se débarrasser de chaussures dont le cuir a perdu sa valeur.Il y a quelque temps un lot do chaussures qui avalent passé à l\u2019eau et au feu furent vendues comme \u201cbargain\".Trempez une paire de souliers dans l\u2019eau, faites-les sécher dans le fourneau, et voyez comment le cuir se casse en morceaux.Le succès en affaires est la.conséquence d'un bon jugement appliqué aux achats.Les insuccès sont dus à un mauvais jugement.Le succès dans la vio est la conséquence du bon jugement qu'on a manifesté en ne gaspillant pas d\u2019argent.Vous const-'terc.T que tout homme qui prospère achète des chaussures et des vêtements d\u2019une valeur supérieure reconnue, ne s'arrêtant aucunement aux soi-disant bargains.L'homme qui achète une chaussure Slater sait ou\u2019ii a llne meilleure valeur que lorsqu\u2019il achète des chaussures bon marché.La chaussure Slater qui porte son prix êtampé est moins chère qu\u2019une chaussure! inconnue dont le marchand a fait le prix primitif qui a été réduit en-! suite.T.a Compagnie de Chaussures Slater fait les chaussures et fait le prix, également.\tr 'LA DEMISSION DE M.HYMAN francs qui sont Introuvables.D'après le témoignage du conduc- Les poètes arrivèrent au diable Vau teur \u201cdûCtrainr\u201cd oTtavva,U Mme ^Be-1Z*\u2019 a.UJ0?,d_\tdP±S^T henna était au nombre des voya- geurs.sur le convoi d'Ottawa à Montréal, vendredi soir.A l'hôtel Windsor cependant, oû ! elle devait s'inscrire en arrivant à Montréal, elle n\u2019a pas été vue.Les amis de Mme Behenna sont d'opinion que l\u2019éminente artiste a dû être appelée subitement à New-' York ou ailleurs, pour quelque af- i Taire importante.lins, et là.ils découvrirent, assure-t on, une marque tangible, palpable, visible de la gloire de Paul Verlaine.Au coin d\u2019une rue, une plaque neuve disait ; rue Paul Verlaine.Rue modeste, mais pourtant avenue triomphale, où l\u2019ombre du pau vre mort pouvait se promener dé guisée erscapitan, chez elle, dans \u201csa\u201d rue.\u201cSa\u201d rue ! Toute une rue à un mort |a mort à l\u2019appoDlexie._______^___________ qui.vivant, n\u2019eut pas une mansarde où 11 pût grelotter solitaire!.VORT SUBITE D'UN COUREUR Au coin de cette rue historique, les _____\t; poètes apprirent de plus en plus ce \u201eT \u201e\tque c\u2019était que la gloire.Un piteux _\tassommoir éta'ait cette enseigne, \u201cA Winnipeg, Man., ter.Joseph paul Verlaine.Vins et liqueurs.\u201d Tobin, qui fut un coureur fameux j Bes poètes entrèrent dans ce tsm-N été trouvé mort dans son lit, à ! pjP commémoratif.Balnt-\\ liai, mercredi.\tElisabeth d'Autriche éleva 9 Cor- Le coroner du district a attribué j fou un monument à Henri Heine.mo- nument de marbre, sur lequel les lauriers roses projettent une vacillante embre bleue, a ce que nais ipiufiid Amici A défaut d'impératrice, l» patron d\u2019une bu\"ette honore à sa manière l\u2019ombre de Verlaine et perpétue sous son égide- la bonne Intoxication d>'S malvenus, des tard venus, de ceux iqui n\u2019ont pas de place en ce monde affairé et vont, demander au nécro-mant des alcools tueurs l\u2019oubli de leur misère.L\u2019absinthe était verte, presque bleue \u2014 comme du vitriol ; les poisons, en leur buffet, luisaient, comme des orgues, et le maître de chapelle, devant son comptoir, paraissait disposer d\u2019un vaste clavier.Une fumée de pipes, de cigarettes et de cigares humides embuait l\u2019atmosphère ; les poètes pieux contribuèrent dévotement à la renforcer.Et le silence fut solennel : de temps en temps, à peine un léger bruit de L\u2019HOPITAL ALEXANDRA A la réunion annuelle, on décide de faire un nouvel appel au public montréalais.Hier après-midi, avait lieu la deuxième réunion annuelle des directeurs de l\u2019hêpital Alexandra.I>> docteur Roddick qui présidait I assemb.ée, a déclaré, dans son adre-s-e aux directeurs, que lies bienfaits indiscutables qui résultent du travail de cette in-titut;on, étaient, pour ainsi di-n-, annilés.par les dépenses immenses faites annuellement.Los directeurs ont en conséquence résolu do prélever une nouvelle enus-rription publique en faveur de ITiOpi-ta'.Alexandra.UN MONSIEUR Offre gratuitement ft tous ceux qui sont atteints d\u2019une maladie de la peau, dartres, eczémas boutons, maladies de .a poitrine, d l\u2019eatomac et de la veaaie, de rhumatisme, un moyen infaillible do se guérir promptement, ainsi qu'il l\u2019a été radienlemont lui-même pour avoir pris en vain tous les remèdes préeoni-és.Cette offre dont on appréciera le luit humanitaire, est la cotisé qucnce d'un voeu.Ecrire, par lettre ou carte postale, ft M.Vincent, 8 Place Victor Hugo, à Grenoble, France, qui répondra gratU et franco par courrier, et enverra les indications demandées.\tr.Sentez-voua de l'inaptitude a.u travail?Votre catarrhe vous cause-t-il de l'oppression ou des maux de tête ?Faites usage de la NAZAL1NE < 111\u2019 UT! K \\ Z A T éièl et vous obtiendrez un soulagement immédiat- r.(Du corrMixmiant régulier de LA PRESSE) Ottawa, ie-r.\u2014 C\u2019est aux Communes un peu comme à la bourse.1! y a des hau-sex et dis baisse», en ce s -nsquaux l Commune* nous avons souvent de belles et grandes journées.Celle d hier compte au mmibre de «es dernières Non* comptions que la Chambre vote rait }Ilusieuv» crédits, mais les opposi tionni»te* ont ramené sur le tapis quelques vieille» affaires qui ont retardé les travaux réguliers de la session.I/> chef de l'opposition a attaqué arec violence l\u2019administration du dé parlement de la justice parce qu\u2019une vacance sur le banc de la cour supté me «le la Nouvelie-Ecosse, créée depuis quelque temps déjà, n\u2019a pas encore été rtmp.ie.M.Ho r d\u2019en oirigca ses batte-r s confie le nouveau ministre de la justice, l\u2019hon.Ayle.sworth.Ce dernier est depu;» que!
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