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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1960-12-31, Collections de BAnQ.

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[" LE SOLEIL (^L'LBLC, Que.Vol.2, No 53 \u2014 31 décembre 1960 wêm ma \u2022M M-i Mi louis Joques \u2014 Perspectives SON EXCELLENCE LE GOUVERNEUR GÉNÉRAL ET MADAME VANIER \u2014 VOIR PAGE 14 t.: ¦ n srT » .V Aux petites heures, l\u2019aîné demande la bénédiction paternelle et, dès la\tà l'autre, parents et amis qui ne s\u2019étaient pas rencontrés sur le porche grand-messe terminée, les échanges de voeux commencent.D\u2019une maison\tde l\u2019église y vont de leurs souhaits.Le curé aussi fait des visites ., Et le paradis à la mm.W m mm fin de vos jours! Les traditions du jour de l\u2019an au pays du Québec * \u2022 i Illustrations de Gabriel Bastien ONNE et heureuse année et le paradis à la fin de vos jours! Pour la plupart des Canadiens français, l\u2019année nouvelle I commence par cette formule consacrée.Elle s\u2019accompagne d'un baiser sonore sur la joue d'une vieille tante (d\u2019un baiser à la sauvette sur la bouche, quand il s'agit d\u2019une jolie cousine) ou d\u2019une poignée de main qui fait craquer les jointures.Tout ne s\u2019arrête pas là! Pour les modérés, le jour de l\u2019an dure 24 heures; pour les autres, il se prolonge souvent jusqu'à la fête des Rois, six jours plus tard.Ce sont les durs à cuire, ceux qui peuvent ingurgiter du caribou à longueur de journée en conservant l\u2019usage de leurs jambes.Le caribou a d'étonnantes facultés, surtout si la proportion alcool-vin penche plutôt du côté alcool.Cette potion a l'avantage de protéger des rigueurs de l'hiver, tout en faisant monter au cerveau des bouffées patriotiques qui sont la sauvegarde des traditions.Les traditions du jour de l'an commencent aux petites heures du matin.Le père de famille en est la première victime.A peine tiré du lit, il doit, pour se plier à une coutume aussi rigide que son collet de chemise, donner à ses enfants la bénédiction que l'aîné lui a demandée avec timidité.C'est, avec la messe.le moment le plus solennel de la journée.Pas question de se réjouir avant ces deux actions pieuses, à moins que le père, faute d\u2019avoir pratiqué, ne réussisse pas à se rappeler la formule rituelle.\t(Suite page 4) C\u2019est l'heure de gloire de maman et \u201cmémére\u201d: un festin comme on n\u2019en fera P* PE RSPECTIVES 31 décembre l»*0 Pendant que les vieux digèrent le lourd repas à la dinde et au lard, les petits derniers se creusent la matière grise pour réciter le \u201cpoème\" appris à l\u2019école.* * * \u2022 * d\u2019autre de toute l\u2019année.Il faut bien boucher le trou qu\u2019ont fait dans l\u2019estomac les multiples rasades de caribou, accessoire traditionnel pour l\u2019échange des souhaits.reaSMCTIVES 3I ¦Mt.mbr» I9«0\t3 i Pendant l'après-midi, les plus jeunes iront certaine-' ment admirer la crèche de l\u2019égHse paroissiale.Et le paradis.(Suite de la page 2) Sur le porche de l\u2019église, les dévotions terminées, on fait place aux souhaits.On oublie même les vieilles rancunes.Pour la journée seulement, il va sans dire.Alors que s\u2019éternisent les accolades, la dinde, farcie au p\u2019tit lard, commence à refroidir sur la grande table garnie de branches de sapin.Elle attend la parenté, mais la parenté n\u2019y touchera pas avant d\u2019avoir ingurgité un verre de whisky blanc, histoire de se creuser l\u2019estomac pour une très longue aventure gastronomique.Une fois que tous se sont empiffrés jusqu'au cou.c'est aux jeunes qu'il appartient de faire digérer la famille.Chaque gamin a appris à l'école un compliment de circonstance et.comme par hasard, les plus intelligents l'ont toujours oublié.Dès que les enfants ont fait leurs finesses, grand-père réveille tout le monde en distribuant les \"bebelles\u201d, qui vont des figurines en sucre du pays jusqu\u2019aux chandails tricotés à même la laine des moutons de la ferme.Un peu plus tard, s'il est presque de la famille, le curé viendra faire son tour pour donner sa bénédiction lui aussi, on avalera une autre rasade de caribou à sa santé et les enfants le suivront aux vêpres parce qu\u2019ils sont assez grands pour y aller et trop petits pour les manquer.Si, comme le veut le dictionnaire, la tradition était l'action de transmettre, c\u2019est encore ainsi qu\u2019on fêterait le jour de l\u2019an partout au pays du Québec .Ces coutumes.comme bien d\u2019autres, tendent à disparaître et ne survivent aujourd\u2019hui que dans certaines régions campagnardes de notre province.Quand on a cet âge, on se fiche un peu des souhaits, ce qui compte, c\u2019est le cadeau qu'a apporté le vieil oncle riche qu\u2019on ne voit d\u2019ailleurs qu\u2019au jour de l\u2019an.Il y en a toujours au moins un dans chaque famille, du moins on aime bien le croire! C'est fini jusqu\u2019à l\u2019an prochain.On mesure les enfants afin de pouvoir constater leurs progrès physiques.C\u2019est le chambranle de la porte qui \u2018\u2018souffre\u2019\u2019 le ¦Mus de cette coutume.Fiston n\u2019aura qu\u2019à manger plus de croûtes, s\u2019il veut rejoindre son grand frère ou sa grande soeur.C'est la loi! PCRSPECTtVES îl décembre 1*«0 La première auto canadienne George Foss mit au point son véhicule à Sherbrooke, en 1897 ^\t-A.Foss pose à la barre de direction de son engin.Il l'a tout construit lui-même, sauf les roues qui venaient d'un sulky.,,SL~ - ->^ir r,*'- i.Cest dans son atelier de réparation de cycles, à Sherbrooke, que Foss conçut son véhicule historique, en 1897.Il n'était âgé que de 20 ans.Pendant quatre ans, Foss utilisa son auto presque tous les jours, hiver comme été, et la vendit finalement 75 dollars.M M U AND, à l\u2019âge de 20 ans, M.George Foote Foss, 0 réparateur de bicyclettes, construisit la première automobile canadienne à essence, à Sherbrooke, en 1897, il ignorait que l'automobile allait révolutionner la vie de l'homme du XXe siècle.A l\u2019époque, il refusa une offre alléchante d\u2019un banquier, et il s\u2019en félicite aujourd'hui.Il est persuadé qu\u2019il 'n'aurait jamais pu parvenir à son grand âge \u2014 il a 84 ans \u2014 s\u2019il avait dû s\u2019occuper d\u2019une entreprise industrielle.Comme on l\u2019imagine, son auto fit sensation dans les rues de Sherbrooke, mais déjà la loi était sévère.On l\u2019avertit que s\u2019il continuait à rouler à aussi folle allure (la vitesse maximum du véhicule était de 12 milles à l\u2019heure), il se retrouverait en prison.Toutefois, les autorités en restèrent là et Foss continua à parcourir pour son grand plaisir la ville et la campagne environnante.Il arrivait à faire 50 milles au gallon.Né à Sherbrooke, Foss se découvrit une passion pour la mécanique quand, de passage à Boston pendant l\u2019été de 1896, il fit une promenade dans une voiturette électrique.L\u2019automne de la même année, il s'attelait à la construction de sa propre auto dans son petit atelier.les roues venaient d\u2019un sulky, la direction était une barre, le moteur d'un cylindre actionnait les roues par chaînes et pignons, et il n\u2019y avait pas de marche arrière.Le conducteur mettait le moteur en marche en tirant sur une courroie de cuir.Au printemps de 1897, l\u2019engin était prêt.Vers la même époque, Henry Ford mettait sa première auto sur la route et quatre ans auparavant, les frères Duryea avaient mis au point la première auto américaine à essence.C\u2019est le Français Jean-Joseph-Etienne Lenoir qui conçut la première voiture à combustion interne, à Paris, en 1862.Foss roula avec sa voiture pendant quatre ans.Ford l\u2019invita à travailler à Detroit.11 déclina l\u2019offre, considérant que l'auto de l\u2019Américain était inférieure à la sienne.En 1902, il s\u2019installa à Montréal où il essaya de vendre son invention $350.Il trouva bien quelqu\u2019un disposé à l\u2019acheter, mais quand il voulut la faire partir, le moteur eut des retours de flamme.Son pantalon déchiré et sa jambe désarticulée \u2014 il avait une jambe de bois \u2014 l'acheteur éventuel repartit, convaincu que l\u2019automobile était une invention dangereuse.Foss vendit finalement son auto $75 à un Montréalais.Il ne s\u2019en servait plus depuis plusieurs mois, mais le moteur démarra du premier coup.Il ne l\u2019a plus revue depuis.\u201cElle a certainement dû finir à la ferraille, dit Foss, qui mène maintenant une vie paisible à Châteauguay, près de Montréal.Il est possible aussi qu'elle soit en train de moisir dans un hangar quelconque.Si c'était vrai, j\u2019aimerais bien la revoir.C\u2019était une bonne petite voiture.\u201d PERSPECTIVES 31 décambr» I960 5 Il faut comprendre l\u2019Asie pour l\u2019aider efficacement Par Jean Pellerin Photos Claude Pellan r JEAN PELLERIN, l\u2019auteur de cette série de deux articles sur l'Asie et l'Afrique, est né à Grand-Mère, en 1917.Après un cours classique au séminaire de Trois-Rivières, il mène une vie de bohème, touchant à tout pour assurer sa subsistance.C\u2019est ainsi qu\u2019on le voit, tour à tour, lettreur, professeur, secrétaire, chômeur, orateur politique, à l\u2019occasion, et maître de chapelle .A 25 ans, il comprend qu\u2019il faut amarrer: U sera journaliste et écrivain.Pour prouver sa bonne volonté, il épouse Madeleine Beaulieu.Ils ont aujourd\u2019hui cinq enfants.Avec l\u2019arrivée de la télévision, il entre à Radio-Canada.Depuis deux ans, comme \"free-lance\", il est l\u2019animateur, conjointement avec le R.P.Régis, dominicain, de l\u2019émission \"La bonne nouvelle\".On sait que cette émission, qui passe le dimanche après-midi, relate l'histoire des missionnaires canadiens à l\u2019oeuvre à travers le monde.C\u2019est pour le compte de Radio-Canada, d'ailleurs, qu\u2019il vient d\u2019effectuer ce voyage en Asie et en Afrique.Catholique fervent, il a rapporté de son périple des impressions qui contraignent les catholiques \u2014 et tout le monde occidental \u2014 à voir d\u2019un oeil moins routinier le monde oriental.Son franc parler a la salutaire vertu de nous faire comprendre avec plus de justesse et de charité le vaste monde dans lequel nous vivons.* W&tf* jjîif 'V .*».:: Au Bengale, rencontre avec une missionnaire laïque, Mlle Rita Boucher, de Montréal, et le Père Paulin Demers, Nous sommes arrivés au Japon au moment des troubles\tM.Asanuma.Dans les rues, des milliers d'étudiants qui ont conduit à l'assassinat du chef socialiste,\tont défilé, pour protester contre le gouvernement.XÏ'J'Â mm '9f.yrt ürla.' 6 PERSPECTIVES 31 décembre I960 -3 PREMIER DE DEUX ARTICLES à droite, qui font de la musique avec un Pakistanais.OMME tout le monde, j\u2019avais lu quantité d\u2019ouvrages sur l'Asie et je savais, avant .d\u2019entreprendre mon long périple en Extrême-Orient, que ces civilisations avaient en-« gendré la nôtre à une époque reculée.Mais ce que je ne savais pas, c\u2019est à quel point ces grandes civilisations restent vivantes et fécondes encore de nos jours Elles dominent incontestablement l'hémisphère oriental, si bien qu'elles font paraître bien superficielle et transitoire l'influence que nous nous piquons d\u2019y exercer.Nos techniques, nos formules, nos cultes, notre cinéma, nos modes sont acceptés un peu partout, sans doute, mais semblent des emplâtres qui n'adhèrent vraiment pas aux cultures millénaires qui, envers et contre tous nos efforts soi-disant \u201ccivilisateurs\u201d, poursuivent leur lente mais inexorable marche.J\u2019ai visité le Japon, la Chine ef l\u2019Inde et j\u2019ai désormais l\u2019intime conviction que ces trois grandes civilisations tiennent tout le continent asiatique.Elles s\u2019enracinent tout au fond de l'âme d'un milliard cinq cent millions d\u2019hommes, de sorte que nos intrusions sur le plan de la politique, de l\u2019économique ou de la culture ne seront jamais que des aventures sans suite et sans issue.Une goutte d'eau, si pure soit-elle, ne peut rien contre un tonneau de vin vieux.J\u2019ai séjourné vingt jours au Japon.C\u2019était la première escale de mon voyage et je dois dire que j\u2019ai mis du temps à me rendre compte que la fierté est la principale caractéristique de ce peuple.En effet, malgré des dehors modestes, malgré les apparences un peu maniérées de ses rites de politesse, le Japonais est fier, et ceci peut s'expliquer du fait qu'il est un insulaire et que, contrairement à cet autre insulaire qu'est l\u2019Anglais, il n\u2019a pas été heureux dans ses entreprises coloniales.Pour découvrir les causes de ces échecs, il faudrait, à mon sens, examiner d\u2019une façon particulière les incompatibilités raciales qui ont fait du Japon un pays redouté, tant des Asiatiques que des Occidentaux.E>e tout temps, on a eu peur de lui et on a épié sans cesse ses moindres gestes, de sorte qu\u2019on a pu tuer dans l\u2019oeuf la plupart de ses entreprises \u2014 même légitimes \u2014 d\u2019expansion territoriale.Rebuté de tous, il s\u2019est progressivement replié sur lui-même et il a appris à pourvoir à peu près à tous ses besoins.Pour se suffire à lui-même, il a dû accomplir des miracles d\u2019ingéniosité, et U est tout à fait normal qu\u2019il soit fier des résultats obtenus.Sans qu'il s'en rende compte, peut-être, il se comporte comme celui qui pourrait au besoin ne plus rien attendre du continent.Il travaille d\u2019arrache-pied pour accroître constamment les récoltes de riz.Il ira jusqu'à aménager en rizières les pentes les plus raides de ses montagnes.Incidemment, c\u2019est au Japon qu\u2019il faut aller pour voir ce que c\u2019est qu'un peuple qui travaille.Du hublot de l\u2019avion, de la portière du taxi ou du train, de quelque côté que je regarde, je vois des gens qui travaillent; des hommes, des femmes et des enfants debout dans l\u2019eau des rizières et penchés stoïquement sur des plants de riz.Ce fut là, pour moi, un spectacle hallucinant et je dois avouer qu\u2019en mon for intérieur, j\u2019ai reconnu volontiers que nous autres, Occidentaux, nous n\u2019éfions que de paresseux ronds-de-cuir à côté de ces gens-là.Nous ne savons plus ce que c\u2019est que le travail! Ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas la seule chose que nous ignorions.Nous ne savons pas.non plus, ce que c\u2019est que la nature et j\u2019ai désormais la certitude que c\u2019est à cause de cette ignorance que nous ne comprenons rien à l\u2019Orient.Non seulement le Japonais connaît la nature, mais il l\u2019aime, la respecte et la craint.Tous ces sentiments \u2014 et il importe de bien le souligner \u2014 sont commandés, non par des superstitions, mais par l\u2019expérience.La nature est bonne, elle nourrit l\u2019homme, elle engendre la vie.mais elle est parfois redoutable.Il faut savoir conjurer ses colères et le plus sûr moyen d\u2019y parvenir.c\u2019est d\u2019associer ses énergies au groupe.Ce culte de la nature nous parait teinte de sorcellerie, à nous qui sommes facilement persuadés d\u2019avoir triomphé des éléments.Nous oublions volontiers que le continent que nous habitons est le plus ancien, et par conséquent le plus rassis.11 a, depuis l\u2019époque préoam-brienne, achevé son évolution géologique et, dans notre candeur, nous croyons que nos constructions de béton et nos mécanismes d\u2019air climatisé nous ont définitivement mis à l\u2019abri de tout danger.11 serait curieux de voir ce qu\u2019il adviendrait de notre belle assurance si nous étions, comme le Japon, la Chine, le Pakistan ou l\u2019Inde, sujets à chaque année aux cyclones, aux raz de marée, aux typhons ou aux tremblements de terre .J\u2019ai bien peur que si nous étions souvent victimes de pareils cataclysmes, nous nous corrigerions bien vite de nos instincts individualistes pour revenir aux instincts grégaires qui prévalent en Orient.Nous nous apitoyons volontiers sur cet instinct grégaire, que nous jugeons primitif.Mais si nous voulions être honnêtes, nous conviendrions que l'individualisme, s\u2019il nous a permis d\u2019accomplir quelques exploits, nous a également créé bien des embêtements.Par contre, l\u2019instinct grégaire, s\u2019il a freiné quantité de révolutions hâtives, a pourvu l'humanité de sa cellule vitale qui est la famille.On n\u2019a pas idée de l\u2019importance qu'on accorde à cette cellule humaine en Orient.On exagère à peine lorsqu\u2019on affirme qu\u2019au Japon, la famille est le seul dogme reconnu.Ce peuple n\u2019a été que superficiellement touché par le Shintoïsme, le Bouddhisme, les philosophies de Zen ou de Confucius.Par contre, il est demeuré profondément attaché à la nature, à la famille et au culte des ancêtres.Cette indifférence en matière religieuse m\u2019apparaît comme une des conséquences de la fierté de ce peuple qui n'est attaché qu'à ce qu'il a conçu et rodé lui-même.D'ailleurs, il se sait et se proclame matérialiste, mais son matérialisme est en quelque sorte spiritualisé par des traditions humaines de très noble origine et par une soif insatiable de savoir.Le Japon est en effet le pays qui a le plus faible pourcentage d\u2019illettrés.Tous les enfants sont tenus de fréquenter l\u2019école durant neuf ans.L'enseignement fait l\u2019objet de quantité de priorités gouvernementales et le professeur est le personnage le plus respecté dans le pays, après le père de famille.TE ME DOIS, ici, d'avouer que la fierté et l\u2019incompa-\u2022I rable énergie de ce peuple, dans toutes les sphères de l'activité humaine, m'ont laissé songeur.Où va donc le Japon?Comment accepte-t-il le droit de regard qu\u2019ont provisoirement les Etats-Unis sur son avenir politique?Je me suis posé cette dernière question avec d'autant plus de curiosité que j\u2019étais à Tokyo au moment des manifestations anti-Kichi.Je dois reconnaître que ma perspicacité n'a pas réussi à percer le mystère: la discrétion japonaise reste impénétrable sur ce poirrt.Je ne puis donc rien faire d'autre que d\u2019analyser mes propres sentiments là-dessus.Durant mes trois semaines au Japon, j'ai pu consta-ter à quel point le ronron continuel des réactés peut finir par taper sur les nerfs.Cette tapageuse présence américaine m\u2019est apparue comme profondément humi-liairte pour ce peuple dont le seul crime a été de vouloir se tailler un empire à même certaines îles du Pacifique, crime qu\u2019ont pu commettre impunément tant de nations occidentales.Un peuple intelligent comme le peuple japonais n\u2019est pas sans voir ce pharisaïsme de l\u2019Ouest à son égard.Mais, avant tout, il y a eu la bombe .J'ai visité Nagasaki.J'ai vu le parc superbe, planté d'arbres de tous les pays du monde et dont les pelouses recouvrent le cratère infernal qu\u2019a creusé la deuxième bombe atomique.J\u2019ai beau savoir que l\u2019engin de mort avait pour cible les chantiers (Suite à U page suivante) Des Indiens transportent le corps d'un parent défunt.Il sera incinéré et les cendres jetées dans le Gange.PERSPECTIVES 31 d*M!nbr« 1960 In Orient pauvre.(Suite de la page précédente) Le Pakistan de l'Est (Bengale) est un pays pauvre mais où l'instruction est poussée à fond; voici une institutrice.J#'* ¦U ' ¦ maritimes du port et que, erreur de minutage ou de tir, il a éclaté au-dessus d\u2019un des quartiers les plus populeux de la ville, je n\u2019arrive pas à me défendre d'un affreux sentiment de culpabilité au milieu de ce parc que je visite en touriste.Je croise des Japonais et je me sens, à leurs yeux, responsable du grand malheur qui les a frappés.C'est ma civilisation soi-disant supérieure et chrétienne qui est marquée par cette souillure.Comment croire que le Japon ne sera pas éternellement marqué par cette blessure?Encore une fois, ce ne sont là que des impressions personnelles, le Japonais ayant trop de délicatesse et de discrétion pour faire part des siennes à qui que ce soit.Je parierais cependant que son sourire énigmatique ne dissimule aucune amertume, mais atteste, une fois de plus, de son indomptable fierté.CETTE fierté m'impressionne et je ne cesse de me demander s\u2019il n'y aurait pas lieu de faire un effort pour mieux comprendre ce grand pays aux prises avec un terrible problème de surpeuplement II a besoin d\u2019espace, non pas pour établir des bases militaires, mais pour y déverser le trop plein de sa population.C'est là, il me semble, un problème que peuvent comprendre les grandes nations \u201ccolonialistes\" .Il y a beaucoup de témérité à parler d'un pays qu'on n'a vu que de biais: de la Chine je n'ai visité, en effet, que la ville internationale de Hong-Kong et la petite île de Formose.Des contacts que j'ai pu établir et des phénomènes que j\u2019ai pu observer, je crois pouvoir dire que la Chine passe, actuellement, par une crise d'impatience Comme le Japon, c\u2019est un pays de traditions, et particulièrement attaché à la famille.Il est près de la nature et reste fidèle au culte des ancêtres.Ce culte des ancêtres s'entoure d'un rite particulier qui veut que le chef de famille soit enterré dans le lopin de terre que lui ont légué ses pères.Au hasard des alliances et de la fortune, ces lopins de terre peuvent être dispersés sur un très vaste territoire.Cette dispersion cependant ne gêne en rien la cohésion de la famille qui, en Asie, englobe tous les parents du premier, deuxième et même troisième degré.Il faut bien comprendre ces particularités traditionnelles pour voir en quoi l'expérience communiste (d'inspiration occidentale, ne l\u2019oublions pas) apparaît comme une crise d'impatience chez un peuple pour qui l'immobilisme est un dogme.Le communisme est aux antipodes des traditions et de l'immobilisme.Il est, aux yeux du Chinois traditionnaliste.une hérésie des plus néfastes, non certes parce que cette hérésie a accompli des miracles sur le plan de la production et de la technique, mais parce qu\u2019elle a osé toucher à la structure de la famille et passer outre aux exigences des rites funéraires.Que s'est-il donc passé?Je crois qu'il s'est passé en Chine ce qui est en train de se passer dans la plupart des pays dits sous-développés.La Chine, comme le Japon et l\u2019Inde, ne s'est pas fait scrupule de flirter avec l'Occident.Les jeunes sont venus, en grand nombre, étudier dans nos universités.Ils ont pu s'initier à notre concep- tion de la vie et des choses, et apprendre à apprécier ce que nous avions de bon sur le plan de la production industrielle, de l'organisation et de l'efficacité du travail.A notre contact, ils ont appris aussi à ne pas attacher plus d'importance qu\u2019il ne faut aux traditions et à ce que nous appelons les superstitions De retour dans leur pays, nos pupilles ont réagi en face de la complexité des problèmes créés par les traditions séculaires de la même façon que nous reagissons nous-mêmes quand nous visitons distraitement les grands pays d'Asie.Les tabous sans nombre nous étonnent et nous irritent; les traditions nous apparaissent comme des obstacles au progrès; et si nous en avions le pouvoir, nous mettrions sans regret la hache dans tout cela.C' est exactement ce qu'essayent de faire les jeunes socialistes qui se sont emparés du pouvoir en Chine Nous aurions tort de les accuser sévèrement d'un crime que nous avons tous commis en esprit.Convaincue de l'échec du capitalisme sous Tchang Kaï-chek.la Chine fait actuellement avec succès l'expérience de la formule socialiste.Elle est convaincue que la famille représente une force et que.en opérant la réforme agraire du pays, elle regroupera cette cellule agissante et vitale pour le plus grand bien de la nation.Seulement voilà, si logique que paraisse cette réforme, elle coupe court aux rites du culte des morts.On ne peut plus enterrer un parent dans le lopin de terre que l\u2019Etat a aliéné.Cette atteinte à une tradition ancienne sème la panique chez une minorité de Chinois de stricte observance, qui préfèrent s'exiler plutôt que de se plier aux circonstances économiques et faire fi d'une ancienne et vénérable tradition.IES journaux d'Occident font beaucoup de bruit à propos de -J ces déplacements de population provoqués par la révolution communiste.Aussi, étais-je curieux de savoir de quoi il retournait.J'ai pu constater, de visu, que deux catégories de Chinois errent actuellement hors de Chine.Il y a d\u2019abord les grands capitalistes et les favoris de l'ancien régime, qui vont chercher refuge et protection auprès du gouvernement en exil de Formose.Il y a ensuite les Chinois de stricte observance rituelle, qui se replient, ceux là.sur Hong-Kong, où ils ont aménagé une nécropole.On estime à cent par jour le nombre de fuyards vertueux et têtus qui franchissent à pied et de nuit les frontières internationales de la grande ville.Plusieurs d'entre eux sont chargés du cadavre d\u2019un parent pour accomplir ce trajet.Leur premier but est de venir entreposer le corps d\u2019un père ou d'un aïeul dans les charniers de la métropole, en attendant de pouvoir rentrer en Chine pour l'enterrer dans le lopin de terre qu'on espère récupérer après la chute du gouvernement communiste.Je dois reconnaître que la faculté qu'ont ces petites gens d'espérer contre toute espérance a quelque chose de tragique.Ils croient qu'avec le temps la Chine reviendra à l'ordre traditionnel et que la famille récupérera ses terres inaliénables.Je crois que.contre toute logique, ils ont quand même raison.Le temps a toujours arrangé les choses en Chine, mais je doute que ce soit à la façon que souhaitent les expatriés.J'ai bien Des centaines de Chinois traversent la frontière chaque jour pour s\u2019établir dans la ville internationale de\tVoici un brahmane, représentant la plus haute caste de l'Inde.Hong-Kong.Ils envafiissent le flanc de la montagne et s'installent dans des baraques comme celles-ci.\tCette photographie a été prise dans la ville sainte, Bénorès.Y ! TT'^ir^ A « «ÀL 1%.¦ sa 8 PERSPECTIVES II décpmbr» 1W0 V peur que le communisme soit installé pour de bon en Chine.11 se sent fort de ses réussites indéniables et brûle, parce que tout jeune encore, d'une vibrante ferveur de néophyte.11 a mis la hache dans tout ce qui, à ses yeux, a maintenu la Chine dans ses cadres moyenâgeux.Il n'a rien respecté des traditions familiales qui endiguaient la réorganisation économique du pays.Ce coup porté à la famille est sans doute malheureux, mais il ne faut tout de même pas en exagérer l\u2019importance.On ne déracine pas une croyance millénaire par une simple réforme agraire.Tôt ou tard, le gouvernement de Pékin devra \u2014 comme a dû faire celui du Kremlin en moins de quarante ans \u2014 se résoudre à arrondir les angles et tempérer sa farouche orthodoxie marxiste.11 saura alors trouver des adoucissements et faire la part aux rites anciens.La Chine, heureusement, n'en est pas à sa première révolution et, au demeurant, elle n'est pas tellement perméable aux fantaisies de l'Occident.Le capitalisme l\u2019a visitée sans réussir à souiller son âme.11 en sera de même du communisme.Je ne crois guère aux institutions économico-politiques qui, de tout temps, n\u2019ont jamais eu qu\u2019un caractère transitoire.Mais je crois à l\u2019homme qui a façonné une expérience plusieurs fois millénaire.C\u2019est à cet homme que je fais confiance, puisque c\u2019est lui qui, en définitive, reste le maître de son destin.Les révolutions, en Chine plus qu'ailleurs.ne sont rien d\u2019autre que des crimes d'impatience: l'humanité, beau temps mauvais temps, n\u2019a jamais progressé qu\u2019à pied.De tous les pays que j\u2019ai visités, l\u2019Inde est sans conteste celui qui m\u2019a le plus impressionné.Je n\u2019y ai séjourné que deux semaines, je n\u2019ai par conséquent pas la prétention d\u2019avoir compris grand-chose, mais je crois que j'ai tout de même entrevu la vertu qui fait la force et la beauté de ce grand pays: la fidélité.Fidélité à l\u2019expérience acquise et éprouvée par le temps; fidélité aux traditions et aux croyances anciennes; fidélité à la famille.Bien sûr, j\u2019avais pu me rendre compte que ces fidélités existent également en Chine et au Japon, mais en Inde, j\u2019ai eu l'impression d\u2019être en face du peuple \u2014 ancêtre à qui tout le reste de l'humanité doit son expérience et ses croyances fondamentales.Il est possible que je sois naïf ou trop impressionnable, mais à chaque fois que je me suis trouvé en présence d'un hindou \u2014 fût-il rachitique ou en guenilles \u2014 j'ai eu la pénible impression d\u2019être un homme artificiel, un être sans racines profondes, une mouche, quoi, qui s'agite sur le museau du boeuf et qui croit que c\u2019est grâce à son affairisme que le coche de l'humanité avance.En un mot, je me suis senti inutile dans la caravane humaine.L\u2019expérience millénaire que représentent les traditions fondamentales et les croyances de ce peuple, j\u2019en bénéficie sans avoir eu à la faire; je l\u2019ai reçue toute cuite.Sincèrement, qu\u2019est-ce que ma civilisation occidentale a inventé d\u2019universel en dehors de la raison froide et du plastique?Qu\u2019est-ce que les Barbares, de qui je descends, m'ont donné qui ne leur ait d'abord été légué par l'Asie en général, et l\u2019Inde en particulier?Comme dans le cerveau humain, il y a dans cet énorme cerveau qu\u2019on appelle la terre, une région (Suite page 18) Dans une rue de Calcutta, un barbier rase un client, les deux accroupis sous un parasol pour se protéger du soleil ardent.VOUS DESIREZ par dessus tout le bonheur de votre bébé 7 - .- '\u2022 V7\u2019 / èfsirZji,\u2019 .Servez-lui des aliments pour bébés à tous les repas \"Dors bien, petit ange, je suis là.Je te chéris, je te soigne avec amour pour que tu grandisses sain et fort\u201d Les plus beaux moments de la vie de bébé dépendent de vous, des soins affectueux dont vous l\u2019entourez.Parmi les aliments modernes pour bébés, vous choisissez les aliments Heinz si faciles à préparer et si pratiques, pour lui assurer une bonne digestion et une bonne santé.Et bébé grandit dans la joie et la santé .si vous lui servez des aliments Heinz pour bél>és .« tous les repas .tous les jours! \\ î T a ï T?xTrnc I O Z POUR BÉBÉS 9 BÉBÉ EN BÉNÉFICIE AUJOURD'HUI ET POUR TOUTE SA VIE! BASY fOOOS M,XE5a.CEREAL PERSPECTIVES 31 décembre 1960 9 mm 1 LE SOLEIL SF.MAINE DE l.A SANTE 'll SEMAINE DE LA FRATERNITE de T I 5s SEMAINE DE L\u2019EDUCATION SEMAINE DL SOURIRE JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL HIM.LIN.\t\\I\\K.\tMKH\tJKI DI\tVKY\tSAM.\tDIM.LLN.\tMAR.\tMKH.\tiLLIU.\t\\EY\tSAM.\tJJIVJ.LLN.\tMAR.\tMK.lt.\tJKI DI\t\\ EN.\tSAM.\tJU.U LLLY.\tUUl.\tMK1L\tJKLDI\t\\KN.\tSVM.\t3\t4\t5\t6\t7\t\t\t1\t2\t3\t4\t\t\t1\t2\t3\t4\t\t\t\t\t\t1 9\t10\t11\t12\t13\t14\t6\t7\t8\t9\t10\t11\t6\t7\t8\t9\t10\t11\t3\t4\t5\t6\t7\t8 16\t17\t18\t19\t20\t21\tl 13\t14\t15\t16\t17\t18\t13\t14\t15\t16\t17\t18\t10\t11\t12\t13\t14\t15 23\t24\t25\t26\t27\t28\t19 20\t21\t22\t23\t24\t25\t20\t21\t22\t23\t24\t25\t17\t18\t19\t20\t21\t22 30\t31\t\t\t\t\t27\t28\t\t\t\t\t27\t28\t29\t30\t\t\t24\t25\t26\t27\t28\t29 pi| gi^r ^-suh.'.e SEMAINE DE LA COURTOISIE\t\t\t\t\t\t\tSEMAINE DU GOLF\t\t\t\tSEMAINE DF.L\u2019AGRICULTURE\t\t\t\t\tSEMAINE DE L\u2019EMBELLISSEMENT\t\t\t\t \t\tMAI\t\t\t\t\t\tJUIN\t\t\t\tJUILLET\t\t\t\t\tAOÛT\t\t\t l.l N.1\tMill.2\tMKH.3\tJKI DI 4\tVKY 5\tSAM.6\tDIM.LLN.\tMAR.\tMKH.JKIDI 1\tVEN.2\tSAM.3\tDIM.LLN.\tMAR.\tMKH.JKLDI\tVKY\tSAM.\tDIM.LLN.\tMAR.MER.1 2\tJKIDI 3\tVEN.4\tSAM.5 8\t9\t10\t11\t12\t13\t5\t6\t7 8\t9\t10\t3\t4\t5 6\t7\t8\t7\t8 9\t10\t11\t12 15\t16\t17\t18\t19\t20\tl 12\t13\t14 15\t16\t17\t10\t11\t12 13\t14\t15\t14\t15 16\t17\t18\t19 \t23\t24\t25\t26\t27\t19\t20\t21 22\t23\t24\t17\t18\t19 20\t21\t22\t21\t22 23\t24\t25\t26 29\t30\t31\t\t\t\t26\t27\t28 29\t30\t\t24/ /31\t25\t26 27\t28\t29\t28\t29 30\t31\t\t SEMAINE DE LA DIPLOMATIE\tSEMAINE DE LA PREVENTION DES INCENDIES
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