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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 4
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 2003-05-24, Collections de BAnQ.

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[" Cahier I) LE SOLEIL E samedi 24 mai 2003 W #TF.S ¦ ¦ fi Entrevue Cours toujours, maman D 3 Provencher Retraite doree D 3 REUTERS V-.aaam «K ' ; * V -^«7 R ^ ¦ % Au Québec, chaque bovin est identifie dés sa naissance et chaque mouvement doit être signalé à l'organisme Agri-traçabilité.De plus, avec les tests immuno-histo-chimiques.on peut détecter les protéines anormales des années avant que les signes cliniques soient manifestes, à condition de tomber sur l'animal contaminé.Une aberration du système L'inspection des bovins est tellement efficace qn\u2019un seul cas peut paralyser tout un pays ¦ On peut dire que notre système d'inspection fonctionne quand il permet de trouver un cas isolé \u2014 jusqu\u2019à preuve du contraire \u2014 d\u2019encéphalopathie spongiforme bovine.Le problème, c'est qu\u2019une seule vache suffit à paralyser l'industrie du pays en entier.Il y !i pourtant loin do l'Alberta, où le cas a été découvert, jusqu'au Québec.« La réaction a été très excessive, estime le président de lu Fédération des producteurs de bovins du Quebec, Michel Dcssureault.Quand un cas isolé affecte toute l'industrie, c\u2019est une aberration du système, (,'u fait kuqftemps qu\u2019au Québec on réclame la régionalisation.» On pourrait difficilement reprocher aux autres pays d'appliquer envers nous la même médecine que le Canada avait lui-même utilisée vis-à-vis du .Japon, quand un cas de maladie de la vache folle avait été rapporté dans ce pays, l\u2019année dernière.La nouvelle n\u2019avait d\u2019ailleurs mérité que quelques lignes dans nos journaux à l\u2019époque.Michel Dcssureault, lui, croit qu'avec le système de «traçabilité», qu'on est à mettre en place pour suivre le trajet d\u2019un animal à partir de sa naissance, on pourrait limiter l\u2019impact en isolant entre elles les régions productrices du pays.Les Américains ont d'ailleurs accepté cette façon de faire pour la production de pommes de terre, dit-il.«On travaille très fort pour qu'il y ait une levée de l\u2019embargo dans l\u2019est.Il y a des points stratégiques pour le transport au Canada où on peut faire d\u2019excellents contrôles du transport.Ça permettrait à l\u2019industrie du Québec de continuer à opérer.» Les discussions sont avancées au Canada, précise-t-il, et il faudrait amorcer des échanges avec notre voisin.Il pourrait même y avoir plus d'une région par province.« Il y a une barrière naturelle de 400 kilomètres qui sépare l'Abitibi du reste du Quebec, donne-t-il en exemple.Fn termes sanitaires, c'est énorme.On pourrait diviser le Québec en quatre grandes régions, avec des mesures de conlrô le des échanges entre chacune.Je u\u2019y verrais aucun problème, grâce au système de traçabilité mis en place chez nous.» KKCKNSKS Pour faire une caricature, on pourrait dire que la traçabilité est aux bovins ce que le «\u2018censément est aux humains L'année dernière, en effet, quelque 1,5 million de bovins du Québec ont été en quelque sorte « recensés».Heureusement pour nous, seuls les animaux doivent porter leur étiquette à l'oreille.C\u2019est cette même étiquette, rattachée a la carcasse de l'animal à l'abattoir, qui permet d\u2019identifier la provenance de la viande.Le système s'arrête la pour le moment.Si la carcasse est séparée en morceaux à l\u2019abattoir, on pourra relier cette viande à un producteur mais pas nécessairement à un seul animal.Car il ne s'agit que d\u2019une première phase d\u2019implantation, précise Michel Dcssureault.Cette année, ce sera le tour ih's quelque dtlOtlOO têtes du cheptel ovin, et Lan prochain, les 7 millions de porcs.Il reste aussi a prolonger le système jusqu'à l'épicerie et chez les transporteurs.«Quand vous allez acheter votre bœuf haché, l\u2019épicier pourra vous dire de quelle ferme il provient à partir du code à barre», illustre le président de la Fédération.Mais cette dernière phase ne sera pas en place avant 2.Voir SYSTEM K en I) 2 ?j B-a ba de la vache folle l\u2019âge 1)2 Pierre Asset in PAxxel in (fllnti leil.crm SOCIETE Vive les aliments authentiques ! Le fast food fait progressivement place au Slow Food ¦ Au chapitre des nouvelles tendances alimentaires et des produits inusités, finis les gadgets et le prêt à manger de qualité douteuse.Place aux fromages fins artisanaux, au gibier, au Bon goût frais de la (ias-pésie.à la cuisine amérindienne, aux aliments biologiques dont on connaît la provenance.Ce début de XXIe siècle annonce le retour en force de la cuisine régionale et des saveurs oubliées du terroir.Exit le fast food et ses gras sursaturés.Bienvenue au royaume du Slow Food et des «vrais » aliments.C} est ce qui ressort de deux événements culinaires d'envergure internationale qui se tenaient chez nous en avril et qui ont permis de prendre le pouls des dernières tendances.Pendant quelques semaines, on a vraiment eu l\u2019impression que le monde entier s\u2019était donné rendez-vous au Québec pour causer bouffe.D'abord, il y a eu le Salon international de l'alimentation.des vins, boissons et spiritueux (SIAL), cette incontournable grand-messe qui se tient en alternance à Paris et Montréal.Des milliers de producteurs, transformateurs, importateurs.chefs cuisiniers et restaurateurs s'y retrouvent autour de ¦.\u2019,i nouveautés qui cherchent à percer le marché.Ils goûtent, testent, jaugent, évaluent et discutent ferme autour d\u2019aliments qui finiront (ou pas) par se retrouver sur nos tablettes d'épicerie ou sur leji tables de nos restaurants.Tout dépend des produits qui sauront se démarquer suffisamment pour trouver Anne Desjardins Pla mr*(&Usnlril arm Collaboration spéciale preneur.Si un chef réputé goûte un pesto de salicorne, par exemple, et décide qu'il mérite de figurer sur sa carte, alors l'avenir de ce produit est assuré.Vous le découvrirez d'abord dans vos restaurants préférés, puis il trouvera son chemin vers l\u2019épicerie grâce à un distributeur qui osera prendre le risque de le vendre à plus grande échelle.Le SIAL permet à des gens des métiers de bouche en provenance de 70 pays de tester quelque 1000 nouveautés.Cette année.on avait déroulé le tapis rouge aux petits producteurs et mis en valeur leur savoir-faire.La majorité des exposants du SIAL 2003 appartenaient à la catégorie des entreprises familiales offrant des produits de niche de qualité : omble chevalier, tisanes ou pâté de caribou du Nunavut.bleuets sauvages de Mistassini, terrines de canard prêtes à cuire de La Maison du gibier, beurre de chèvre biologique, huiles de chez Orphée.meuneries biologiques et boulangeries artisanales, alcools de Voir ALIMENTS en D 2 ?ARCHIVES LE SOlEll 'll__ Boàlli A Le début du XXL niécle annonce le retour en force de la cuinine régionale et des naveur* oubliées du terroir.f 4 LE SOLEIL D 2 Le samedi 24 mai 2003 Le changement des noms de rues J\u2019aime J\u2019aime pas I l y a cinq ou six ans, une amie de Montréal prend le volant pour me payer une visite, dans ma eampa-gne à 20 km au nord de Québec.La voilà surprise par une tempête de neige printanière costaude.Après plus de trois heures à naviguer péniblement sur l\u2019autoroute, la voilà qui m'appelle et qui me supplie de lui trouver un chemin praticable.qui ne passe pas par la 72! Kl le en a ras les essieux des grands chemins et des gros camions ! « Tu es sur la Capitale ?Tu sors à la r1' Avenue et tu la remontes franc nord », que je lui réponds, en me souvenant tout à coup que la chose n\u2019est pas si simple, finalement.Parce que la P1' devient la rue Isaac-Hé-dard avant de croiser le boulevard Henri-Bou-rassa, qui se change lui-même en boulevard du Jardin, qui devient l\u2019avenue Notre-Dame un peu plus loin ! L'amie montréalaise a failli virer de bord ! Si les changements de noms de rues proposés par le Comité de toponymie tiennent la route, je pourrai désormais conseiller: tu sors à Henri-Bourassa et tu files franc nord jusqu\u2019à Notre-Da-me-des-Laurentides ! Mieux que qa: à mon filleul qui, enfant, adorait être emmené au Village-des-Hurons, je pourrai annoncer qu\u2019il n\u2019aura qu\u2019à emprunter le boulevard de la Nouvelle-France d\u2019est en ouest.Je l\u2019entends encore décliner, le nez collé à la vitre : « On prend la 80\u2018\u2018 ! On est sur le boulevard Saint-Joseph ! Là, on est sur le boulevard Bastien ! » Encore heureux qu\u2019on ne partait pas de Beauport : on se serait tapé le boulevard Rochette avant qu\u2019il ne devienne SO1' Rue Est.Je ne sais pas si une telle confusion existe ailleurs.J\u2019ai toujours cru cette manie propre aux gens de Québec, qui tiennent à leurs affaires, ai-je constaté en découvrant que bien des gens du quartier Saint-Sacrement ne pouvaient supporter d\u2019être assimilés à ceux du quartier Montcalm, et que ceux de Sillery n\u2019étaient pas de Québec.Il y a même des résidants de Sillery Gardens \u2014 je ne dirai pas le nom de la rue \u2014 qui s\u2019estiment différents des autres Sillerois.Je suis bien heureuse qu\u2019une administration mette enfin l\u2019épaule à la roue pour me soulager d\u2019une confusion bien inutile.Pourquoi avoir toléré aussi longtemps que la rue des Cyprès (dans l\u2019ancien quartier Orsainville de Charlesbourg) soit aussi le chemin de Château-Bigot ?Ou que la rue de la Faune, toujours dans Orsainville, devienne la rue des Érables à Saint-Émile, puis la rue de la Rivière à Loretteville?Ça ressemble à de l\u2019esprit de clocher, non ?C\u2019est pour voir enfin la clarté guider ma route que j\u2019applaudis aux changements de noms, et même à cette profusion de nouveaux noms.C\u2019est comme le printemps, ça fait du bien ! Andrée Roy AJinyialfsiilnlrum Je n\u2019ai qu'une seule vraie raison de ne pas aimer les nouveaux noms de rues qui vont être imposés aux résidants de Québec.Je pourrais vous dire que les appellations rue de la Joie, de la Gaieté, du Bonheur, de la Confiance et de l\u2019Espérance me font dresser le poil sur les bras.Ces noms inspirés d\u2019une toute nouvelle thématique sur les sentiments humains sentent la rectitude politique à plein nez.J'ai eu beau chercher dans le document rendu public par la Ville, je n\u2019ai pas trouvé de rue de la Colère, pas plus que de rue de la Souffrance.Marianne White tnt h iteteiesuleiL com LE SOLEIL PATRICE LAROCHE Je pourrais vous dire que les livreurs de pizza et les téléphonistes de Bell vont avoir du fil à retordre avec les rues des Trilobites.du Chicobi, du Touladi.de l'Obalski.de Senezergues ou bien du Canteloup.Sans parler de la rue des Feux-Follets et celle des Bouleaux-à-C anot.Je pourrais vous dire à quel point c\u2019est frustrant de devoir contacter toutes les personnes et toutes les sociétés avec lesquelles on fait affaire pour les aviser du changement d'adresse forcé.Je pourrais vous dire que j\u2019ai l\u2019impression de me trouver à la croisée des rues du Ridicule et du Mépris quand je vois qu\u2019on renie certains joyaux de notre patrimoine toponymique vieux de plus d'une centaine d'années.Je pourrais vous dire que j\u2019ai horreur des décisions prises en vase clos sans égard à la population.Je pourrais vous dire tout ça et bien plus, mais j'ai envie de ne vous dire qu\u2019une seule chose.Je ne veux pas qu\u2019on efface les souvenirs de mon enfance qui remontent à la surface chaque fois que je passe dans la rue où j\u2019ai passé tant d\u2019heures à jouer.Comme des dizaines et des dizaines d\u2019autres personnes, j\u2019ai grandi et vécu dans une rue à laquelle je suis attachée et je n\u2019ai surtout pas envie qu\u2019on me l\u2019arrache.Le b-a ba de la vache folle ?Combien de vaches ont été contaminées par l\u2019encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) à travers le monde?Depuis la découverte de cette maladie en 198fi, pas moins de 170000 animaux ont été contaminés en Grande-Bretagne et 4,7 millions de têtes de bétails ont été abattues.Dans le reste du inonde, on a dénombré un peu moins de 2000 cas.Les pays les plus touchés sont la France, la Suisse et le Portugal.U Comment cette maladie a-t-elle vu le jour?Son origine n\u2019est pas encore connue, indique l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments.Le « prion », la protéine responsable de la tremblan- te du mouton, a été transmis aux bovins.Cette protéine résiste aux méthodes habituelles de stérilisation, comme la chaleur.Il est possible que des changements aux procédés d\u2019équarrissage des ruminants en Angleterre aient permis à cette protéine de demeurer active dans le matériel qui était transformé en farine pour servir de nourriture aux bovins.?Est-ce que tous les cas de maladie de Creutzfeld-Jakob (MCJ) sont attribuables à l\u2019ESB?Non.L'incidence de la forme dite classique de cette maladie est d'environ un cas pour 1 million d'habitants et il y a eu 410 cas potentiels dénombrés au Canada depuis 1997 et 183 cas confirmés.L\u2019ESB provoque une variante de cette maladie (vMCJ) chez l\u2019humain, et elle touche surtout les jeunes adultes.?Est-ce que la variante de cette maladie affecte plusieurs personnes?Il semble que l\u2019impact sera beaucoup moins important qu\u2019on l\u2019avait craint au départ.Cette maladie a tué 28 personnes en 2000, le plus grand nombre enregistré depuis son apparition, et elle est en déclin depuis.On craignait que des dizaines de milliers de personnes soient touchées au cours des prochaines décennies, mais de nouvelles estimations parlent maintenant de moins de 500 cas, jusqu\u2019en 2080.P.A.SYSTEME Suite de la D 1 Le système québécois se distingue par ailleurs un peu du système en place dans le reste du pays.Le Canada exige que l'animal soit enregistré chaque fois qu\u2019il sort d\u2019une ferme.Au Québec, on demande plutôt aux producteurs d\u2019identifier l'animal dès les premiers jours de sa naissance.IMur l\u2019opération de l\u2019année dernière, il fallait cependant identifier tous les animaux, adultes compris.On a récolté le plus d\u2019informations permettant de situer leur origine, ce qui était plus facile pour les animaux pur-sang, la majorité de notre cheptel, indique M.Dessureault.Le résultat est une banque de données, qui appartient à l'État, gérée par un organisme à but non lucratif: Agri-tra-çabilité.Cet outil sert au suivi de toutes les maladies à déclaration obligatoire, comme E-Coli par exemple.Le numéro d'identification, à 15 chiffres, est déjà utilisé dans les encans d\u2019animaux, les abattoirs, pour la gestion à l'intérieur de la ferme, pour l\u2019insémination.« Tout le monde doit s\u2019adapter», résume le président.DIAGNOSTICS RAPIDES L\u2019encéphalopathie spongiforme bovine n\u2019est pas la seule maladie visée par ces mesures, mais après la crise qui vient de frapper l'industrie canadienne, on voudra sans doute se doter d'outils plus rapides pour la diagnostiquer, avance Michel Major, coordonnateur aux urgences à la Direction de l'épidémiosurveillance et de la santé animale, au ministère québécois de l'Agriculture.Les provinces ont commencé depuis quelques années à s'équiper pour faire ces tests.C'est ce qu\u2019a fait par exemple le Laboratoire de pathologie animale de Sainte-Foy pour le ministère québécois.Les provinces, particulièrement le Québec, l'Alberta et l\u2019Ontario, tenaient à collaborer activement aux analyses, avec l\u2019agence canadienne, parce qu elles voulaient assurer au Canada son statut d\u2019exception, désormais menacé par l'apparition du cas albertain.L\u2019amélioration des techniques de diagnostics est cruciale contre une maladie qui peut être présente de deux à huit ans chez un animal avant que celui-ci ne présente des signes cliniques.Une fois que les signes se manifestent, la dégradation est alors assez rapide, explique M.Major, l\u2019animal peut mourir au bout de six mois.Si on devait se limiter à déceler les lésions au cerveau, qui apparaissent au cours de ces derniers mois, on échapperait les cas où la maladie est encore en incubation.TESTS DE DÉTECTION Avec les tests immuno-histo-chimiques réalisés au laboratoire québécois, on peut détecter les protéines anormales des années avant que les signes cliniques soient manifestes, à condition de tomber sur l'animal contaminé.11 n\u2019y a en effet aucun moyen de savoir si des animaux en apparence sains mais porteurs de la maladie sont ou ont été consommés, reconnaît M.Major.Dans le cas identifié en Alberta, l\u2019animal montrait déjà des lésions au cerveau, la contamination était donc présente depuis plusieurs années, soulignait le vétérinaire.Mais il n\u2019est pas impossible, selon lui, qu\u2019il ne s\u2019agisse que d\u2019un cas isolé, sporadique, une possibilité également évoquée par les autorités américaines, précise-t-il.« On ne peut pas éliminer la possibilité que chez un individu.de façon totalement aléatoire, un prion (une protéine) se transforme et devienne anormal de lui-même.C\u2019est connu et documenté dans toutes les maladies à prions, même chez l'humain.» En attendant d'en avoir le cœur net, l'Agence canadienne d'inspection des aliments est déjà en train d'étudier la possibilité d'avoir recours à des tests rapides, en 24 heures ou moins, comparativement aux 5 à 10 jours des tests actuels.Et rien n'est parfait, déplore le spécialiste.L\u2019Europe utilise ces tests à très grande échelle, mais ils présentent également le risque de « faux positifs», des cas qui se révèlent être de fausses alertes.« Et l\u2019impact d'un faux positif est énorme sur le marché.Mais si on trouve plusieurs cas, on n'aura alors plus le choix que d'opter pour ce système de surveillance.» LE SOLEIL J0CELVN BERN'ER 7 .v> £ Éé*,' Tbit* les animaux douent porter leur étiquette d'identification à l'oreille.C'eut cette même etiquette, rattachée à la carcasse de l'animal à l'abattoir, qui permet d'identifier la pmrenance de la riande.COLLABORATION SPÉCIALE ANNE DESJARDINS N\u2019ÎÉi«ni DfUgtiu/DdjceborfRl l'Ç______ ajA\" t\\'r Parmi les kiosques les plus populaires du Salon international de l'alimentation, des lins, boissons et spiritueux, se trouvaient ceux de l'Association d'affaires des Premiers Peuples.L\u2019Institut culturel Avataq du Xunai ik finance ses actù ités en commercialisant des tisanes faites selon des recettes inuites traditionnelles.ALIMENTS Suite de la D 1 fruits faits selon les règles de l\u2019art, champignons sauvages, etc.Quelques jours plus tard, c\u2019était au tour de 1200 membres de l\u2019IACT (Regroupement international des professionnels de l\u2019art culinaire) devenir célébrer le 25'' anniversaire de leur association en débarquant en force dans nos restaurants, nos épiceries fines et chez nos producteurs locaux afin d'en apprendre davantage sur la cuisine du Québec.Chefs, traiteurs, auteurs, critiques, stylistes et photographes, dirigeants de grands instituts culinaires d'Amérique du Nord et d\u2019Europe, animateurs d\u2019émissions de télévision sur la cuisine, éditeurs de magazines spécialisés comme Gourmet ou Cooking Light, tout ce beau monde venu de 40 pays, dont le Canada, avait choisi le Québec comme « terre d'accueil ».Et ce n\u2019est pas un hasard : nous commençons à être reconnus pour notre expertise dans le domaine des produits de créneau, un secteur en forte croissance.Far leur seule influence dans leurs communautés respectives et auprès des médias, ces milliers de professionnels de l\u2019alimentation sont ceux qui façonnent une partie de notre avenir alimentaire.Leurs articles dans les revues spécialisées, leurs livres de cuisine, qui se vendent souvent à des centaines de milliers d\u2019exemplaires, dicteront ce qui sera à la mode dans quelques mois et ce qui méritera d'être mis en valeur.On leur doit la vogue de la cuisine fusion des années 80, l'engouement pour les sushi, la cuisine sans gras ni cholestérol ou le Comfort Food des années 90.Où nous entraîneront-ils en ce début de XXL siècle?CONTERGENCE DES VALEURS CULINAIRES On pourrait s'attendre à ce que tant de gens issus de cultures culinaires | aussi différentes que celles de la France, des États-l\u2019nis.de l'Australie, de l'Italie ou du Brésil s'affrontent au | plan des valeurs ou des tendances à privilégier.Or.il n'en est rien.Dans une étonnante synchronicité, tous ! semblent se retrouver à la croisée des chemins en prônant la même philosophie: retour à une alimentation sim-I pie, réconfortante, dépouillée de pes ticides, d'engrais chimiques ou d'antibiotiques de croissance.Retour à la notion du «small is beautiful» qui 4-V était, il y a plus de 30 ans, le leitmotiv des granolas californiens menés par Frances Moore Lappé dans son best-seller ZbW fora Small Planet.Retour à une agriculture locale, à petite échelle, qui permet aux producteurs artisans de vivre de leur travail dans la dignité.Retour à la notion de goût, de fraîcheur, de partenariat communautaire.Retour aux valeurs de partage et de convivialité autour de la préparation des repas.Importance de l\u2019éducation pour faire échec à l'épidémie de mal bouffe qui a envahi la planète.Frise de conscience que cette planète est effectivement bien petite et qu\u2019on ne peut plus exploiter impunément l\u2019autre moitié du monde pour avoir accès à du cacao, du sucre ou du café bon marché.Et surtout, prise de responsabilité collective de ces gens influents face à l'avenir de l'alimentation et de la gastronomie.Réconfortante unanimité autour des valeurs qui sont, en fait, le cheval de bataille du mouvement Slow Food depuis sa fondation, d\u2019abord en Italie, en 1986, puis à Paris, dans sa version internationale, en 1989.C\u2019est donc vers la philosophie du Slow Food que le monde culinaire se tourne.Consciemment ou pas.C\u2019était évident lors du SIAL.Ce l'était aussi durant la rencontre de 1TACP.Toutes les conférences et les ateliers pratiques de cette année insistaient sur l\u2019importance, pour ses membres, de devenir des agents de changement dans leurs milieux respectifs en utilisant toutes les tribunes disponibles afin de lutter contre la médiocrité et l\u2019uniformisation alimentaire.Encore ébranlés par Fonde de choc provoquée par le livre d'Eric Schloss Les Empereurs du fast food, le scandale de la vache folle, les interrogations soulevées par l\u2019agriculture intensive ou l\u2019usage des OGM.ces professionnels ont compris que la nourriture est un enjeu politique.social, écologique et économique de tout premier ordre, comme le leur a rappelé avec insistance R.W.Apple Jr, l\u2019éditeur adjoint du New York Times, et conférencier-vedette de cette 25*\u2019 édition.Pas étonnant, donc, qu'une grande majorité d'entre eux aient rallié la cause du Slow Food et militent activement à promouvoir les valeurs de ce mouvement initié par l\u2019Italien Carlo Petrini.Demain : les multiples visages du « Slow Food » j « Slow Food » l\u2019âge H 1 Le samedi 24 mai 2003 LE SOLEIL I) 3 Retra ite dorée 4É il y a une chose qui me donne / dre parler de retraite, de regimes de pension, de régie des rentes, de KEER.de REGOPP et autresgugusses actuariels.Si ça se trouve, j'aimerais mieux apprendre le créole ou le boulingrin extrême.Que voulez-vous.j'ai du mal à me projeter une semaine à 1 avance \u2014 comme si la chose était possible, vu le poids plus que respectable de ma carcasse et de mon casque lorsqu'il est plein \u2014 alors imaginez une projection d'une vingtaine d'années, jusqu'au jour béni où j'aurai 65 ans et que je pourrai profiter d'une réduction sur le café au McDo.-l ai beau ne pas vouloir \\ penser, c\u2019est le genre de truc qui vous rattrape toujours.Juste à penser à ce qui m'attend lorsque je serai vieux, ça me brasse dans l\u2019estomac.Serai-je assez riche pour partir en croisière dans les îles grecques ou devrai-je me contenter d une journée dans les iles de Sorel?Pêcherai-je une boite de thon vide au bassin Louise ou livrerai-je une lutte épique à un espadon, au large des Keys?Aurai-je les moyens de me payer un café au centre commercial et regarder passer le monde toute la journée ?Et si je passe mes journées ailleurs, au golf par exemple, puisque ça semble la chose à faire lorsqu 'on est vieux et encore capable de faire la différence entre un tee et un cure-dent, pourrai-je alors me payer une voiturette électrique pour ménager mes vieux os?Tant de questions et si peu de réponses.Un recours collectif contre Dieu s'impose, je mets un avocat là-dessus à la première heure, lundi matin.\u2022le n ai pas fini d'avoir des boutons car de la retraite.on n\u2019a pas fini d'en entendre parler.C\u2019est déjà commence depuis un bout de temps Regardez ce qui se passe en France, avec les fonctionnaires qui font la grève pour s'opposer aux reformes du gouv ornement On n\u2019y échappera pas ici.c\u2019est écrit dans le ciel.Les babjj-boomers sont arrives dans la soixantaine et leur nombre met une pression du diable sur les caisses de retraite.Cette semaine, on apprenait que les travailleurs du secteur privé pourraient ne pas profiter de leur regime de pension, au moment de quitter le boulot pour de bon.La chute boursière leur a fait perdre des millions et le système commence à prendre l'eau Et puisqu'il n\u2019y a pas assez déjeunes pour écoper, ce sont les vieux qui risquent d\u2019écoper, vous me suivez?***** Remarquez, ce n\u2019est pas tout le monde, une fois le moment de la retraite venu, qui va avoir du mal à payer ses préarrangements funéraires ou les pneus d'hiver de sa chaise roulante.Prenez Claude Hlanehet.le président de la Société generale de financement.Le nouveau gouvernement s'apprête à le mettre à la porte parce qu'il ne cadre pas avec la philosophie libérale et qu'il couche avec l\u2019ennemi, en l\u2019occurrence l\u2019ex-mi-nistre péquiste htuline Marois.Rien de plus normal.D\u2019un gouvernement à l\u2019autre, qu\u2019il soit péquiste ou libéral, c\u2019est de bonne guerre, chacun cherche à placer ses pions et à récompenser de longues amitiés.L\u2019important, pour ces mandarins de l\u2019Etat, c'est simplement d assurer leurs arrières et de négocier une bonne entente pour rendre moins pénible le moment inéluctable où ils auront à lever les feutres Claude Hlanehet a su y voir.Une allocation de depart de 275 000$.( equivalent d'un an de salaire, plus un « boni de rendement» de 16600$.Jusque-là.ça va.on a déjà vu pire au rayon des parachutes dores.Le reste est plus difficile à gober pour le commun des mortels une rente à vie de sOOOOS par année ' Claude Hlanehet a 56 ans Lorsqu\u2019il aura atteint l'âge de 65 an*, en tenant compte de la v aleur actuarielle de son fonds de pension (437000S).le gouv ernement lui aura verse près d\u2019un million de dollars.Je ne suis pas actuaire, encore moins comptable, mais je crois que ça dev rait être suffisant pour qu'il aille se promener dans les iles de Sorel avec hmline.Les In rasions barbares (bis et re-bis) Un mot encore sur Les /musions barbu res, si vous êtes encore capable d'en prendre, (\"est plus fort que moi, que voulez-vous, je suis jaloux de mon collègue Carignan, que j'imagine là-bas.perdu dans la coquine foule cannoise, à s'exciter le gros nerf patriotique.Il y a quand même des trucs que je ne pige pas.Que vont faire là-bas.sur les marches du i*alais.en tuxedo et tueud papillon.(îaston Lepage et Jean-Mare Parent Si vous avez vu le film vous conviendrez que leur presence est plutôt mince, pour ne pas dire anorexique Une minute, gros max.c'est ce que doit faire le total de leurs dialogues Parait que la SODEC a eu un deal du tonnerre avec Air France, quelque chose comme 12 billets pour le prix de 11 et quart M'cnfin.tin ne va pas jouer au casseux de party alors qu'on fait la fête à notre cinema On a tout dit de l'accueil triomphal reserve au film Reste à attendre le verdict Ne déchirez pas votre chemise de soie, si Denys Arcand ne reçoit pas la Palme d'or, ce serait même étonnant.rapport au président du jury.Patrice t\u2019hé-reau.un cinéaste qui affectionne un cinema plus ose Qu'importe, l'accueil reserve aux In-rasions barbares est déjà une recompense en soi Tous les distributeurs v eulent l'acheter, t e sont de bonnes nouvelles du front.« tabernacle ».comme l'écrivait si bien ce critique de Te-leraina qui voulait faire son drôle Une dernière chose et après, c\u2019est fini, promis A la demande du producteur français.IV-nys Arcand a enlevé au montage îles scènes inutiles.par hasard, des scènes qui m'avaient agacé royalement.Le point n'est pas là 11 est plutôt dans l'habitude de certains réalisateurs de couper, enlever, elaguer et remonter leur film pour s'adapter au public.Pas sùr qu'un type comme Jean-Claude Lauzon aurait accepté de tronquer son film pour plaire au plus grand nombre.Verrait-on un peintre enlever un peu de ciel par ici.un peu de bleu par là.pour séduire un autre public?Ne vous demandez plus si le cinéma est un art ou une business, vous avez votre réponse.Nornumd Ptüwnckt r NProvtnch«n£ltiol«ilcom Cours toujours, maman L\u2019encouragement d\u2019une mère envers son fils a permis à un jeune Québécois de devenir l\u2019homme le plus rapide du monde ¦ Doris Morissette peut se targuer d\u2019être l'ange gardien des mollets les plus en vue de tout le Québec : ceux de son fils.Nicolas Macrozonaris.la nouvelle coqueluche du milieu sportif, la nouvelle terreur du 100 mètres homme.C} était l une des courses les plus attendues de la saison.Le retour en piste de Tim Montgomery, l'homme le plus rapide du monde.Tous les experts pariaient sur lui.Mais le 3 mai.à Mexico.avec toute l'arrogance que lui procurent ses 22 ans, Nicolas Macrozonaris a décidé qu'il en serait autrement.Il a détrôné le roi Montgomery de son podium et, depuis, on ne parle plus que de lui.Tellement que Nicolas a dû fuir vers le sud en raison de l\u2019attention qui lui était portée.Il débarque tout juste d une session intensive de 10 jours d'entraînement sous le soleil de Miami et l\u2019oeil attentif de son mentor, le champion olym-., .\tpique Bruny Su- \\wlaine\trin « j\u2019aj trop de Ballivy\tdistractions ici, \\-Baiihymes>ieiLc .1 4 C-SÛ du 100 mètres homme des Joux olym-, piques d\u2019Atlanta.Donovan Bailey y est magistral, il survole la distance en quelques enjambées et 9.S4 malheureuses petites secondes.Grisé par la performance du Canadien.Nicolas s\u2019expulse du divan et se plante, l\u2019air grave, devant sa famille.«Vous voulez savoir quelque chose?Dans quatre ans.je vais être là.» Doris, l\u2019experte de la famille en athlétisme, détaille son grand adolescent : « Bien sûr mon bébé.Si tu veux, tu peux.Mais tout de même.2000.c\u2019est bientôt.Tu aurais plus de chance si tu attendais en 2004.» « Non.ce sera 2000 ».tonne Nicolas.Ce fut 2000.Quatre années lui ont suffit pour se hisser parmi les géants Bruny Surin et Donovan Bailey.Une étonnante quatrième place aux championnats canadiens à Victoria lui mérite alors un billet d'avion pour les Jeux olympiques de Sydney où il termine au 45' rang du classement général.Puis, enfin, le 3 mai dernier, il y a eu Mexico, où il a surpris tout le monde, même sa mère, en devançant l'homme le plus rapide du monde, l'américain Tim Montgomery'.Si Nicolas a gravi si rondement les échelons, c\u2019est sûrement parce que Doris a toujours cru en son fils.Qu elle ne lui a pas plutôt répondu, ce fameux soir de 1996: « Bien voyons, tu n\u2019as jamais fait d'athlétisme de ta vie, tu ne seras jamais aux Olympiques dans quatre ans ».Au lieu de cela.Doris a déniché le premier entraîneur de Nicolas.11 a alors 16 ans.Elle l'emmène au parc près du domicile familial.«A-t-il du potentiel?», demande-t-elle à l'entraineur.«Oui», répond Sylvain Desmarais, qui s'est occupé de lui jusqu'à l'année dernière.Souvent, les soirs de ce même été.Doris ne peut fermer l\u2019œil avant 2 h.Nicolas a tracé un corridor de 100 mètres dans la rue qu'il ne se tasse pas de parcourir à toute vitesse.Doris doit tenir le chronomètre et encourager son fils.« Pendant la journée.son père et moi travaillions.Il n\u2019y avait que le soir où l\u2019on pouvait s'asseoir sur la galerie pour mesurer ses temps de course.» L'an dernier.Doris est revenue dans sa ville natale.Québec.Nicolas est toujours dans la région de Montréal, mais elle, ça ne l\u2019empêche pas de veiller au grain.Et même si elle peut se vanter d'avoir un fils modèle: à 22 ans.il ne boit pas d\u2019alcool, ne touche pas à la cigarette ni au junie-food et se couche tôt.elle sûrement aussi stressée que son fils courre vite.«C\u2019est beaucoup d'angoisse être la mere d'un coureur ! Je ne sais jamais ce qu'il peut lui arriver.Une blessure, une maladie qui compromet une compétition.Nicolas, lui.il n'y pense pas, alors c'est moi qui dois le faire».Par deux fois déjà, Nicolas est allé se mesurer a ses compétiteurs en Europe.« Les deux fois, il a été malade.Empoisonnement alimentaire.Alors quand il part, je me permets toutes les recommandations du monde pour être certaine qu'il soit bien en forme pour le grand jou r.» LE PIRE EST À VENIR.« Hengelo, Pays-Bas.Turin.Italie, Ostrava.République tchèque.«.Nicolas Macrozonaris est au bout du fil, il énumère ses prochaines compétitions.Non.Doris Morissette ne verra pas beaucoup son fils cet été ailleurs qu'au petit écran.«C\u2019est dur de voir ma mère », constate Nicolas.Je voyage toujours, maintenant, et quand je rentre à Montréal, je n\u2019ai pas envie de faire un autre voyage jusqu\u2019à Québec.Mais j\u2019envoie à ma mère toutes les coordonnées de mes compétitions, et je l\u2019appelle.» Doris suit donc les prouesses de son fils comme tous les autres Québécois, par la télévision et les journaux.U* 3 mai, chanceuse, elle a tout de même reçu un coup de téléphone du Mexique.«Maman, c\u2019est fou! J\u2019ai gagné! Je te rappelle dès que ça se calme », hurle fiston avant de raccrocher.Quand elle lui parle enfin, cinq jours plus tard, ses premières paroles le mettent en garde: «Attention, le pire est à venir».Elle pense à la pression, au vedettariat et surtout, surtout, aux Jeux olympiques d\u2019Athènes, l\u2019an prochain.« Dans sa tête, Nicolas s\u2019en va en 2004 à Athènes pour gagner une médaille, l\u2019robable-ment l\u2019or.» Travaille fort, petit.Écoute ton entraîneur, lui dit sa mère.« Et puis, il en faut bien un premier, alors pourquoi pas toi ! » Vrai. LE SOLEIL Le samedi 2 4 mai 2003 O 4 EDITORIAL Prrtèdt ut et Éditeur AL AI N Dl Bl t krdactrur en < krj YVES BELLEFLEI K Üirerteur 4* rfdit' rtal JEAN-MAKC SALVET Directeur de litiformat tu h FRANÇOIS BOLRQL'E Retraite dorée Au moment même ou il prépare des compressions et probablement des mises à pied dans l\u2019appareil de l\u2019État, le gouvernement Charest engage plus de un million de dollars pour congédier le président de la Société générale de financement, M.Claude Blan-ehet.Voilà le genre de situation qui fait causer dans les chaumières, et qui finit par saper la confiance des contribuables.Le ministre du Développement économique et régional, Michel Audet, avait pourtant déclaré que jamais il ne recommanderait une entente de un million de dollars.Même le premier ministre a reconnu, mercredi, que le montant était élevé.Si M.Charest trouve la facture trop salée, il doit prendre les mesures nécessaires pour éviter, dans la mesure du possible, la répétition d\u2019une telle situation.Le cas de Claude Blanche! n\u2019est pas unique.À 54 ans, l\u2019ancien président de la Caisse de dépôt, .lean Claude Scraire, a obtenu une pension bonifiée atteignant 200 000$ par année pour quitter son poste.Pourtant, la Caisse a perdu des milliards de dollars sous sa gouverne.L\u2019ancienne ministre Pauline Marois s\u2019était aussi interrogée sur ces pratiques, l\u2019automne dernier, en apprenant qu\u2019on avait consenti une prime de départ de 220000$ au vice-président de la Société des alcools, M.Jean-Claude ( îagnon.OLavoie^iesoieii.rom\tn fHUt savoir que le traitement accordé aux dirigeants des sociétés d\u2019État se compare souvent à celui octroyé aux patrons du secteur privé.Pour recruter Henri-Paul Rousseau à la Caisse de dépôt ou André Caillé à Hydro-Québec, le gouvernement a dû mettre le paquet.M.Rousseau venait de la Banque Laurentienne, et M.Caillé de (îaz Métropolitain.Mais là où le bat blesse, dans le eas de Claude Blanchet, c\u2019est que le gouvernement Landry, en fin de mandat et en difficulté dans les sondages, ait renouvelé son contrat jusqu\u2019en 2007, tout en sachant qu\u2019un éventuel gouvernement libéral demanderait probablement son départ.Le gouvernement avait même avalisé la décision du conseil d'administration de la SCP\u2019 de bonifier le régime de retraite de M.Blanchet.Un petit cadeau de 438000$! Dans les circonstances, il aurait été plus sage de limiter le renouvellement du mandat de M.Blanchet à deux ans.Les gouvernements en fin de mandat ont l'obligation morale de ne pas poser de gestes qui engagent indûment leurs successeurs.C\u2019est d'ailleurs la raison qu\u2019avait invoquée Pauline Marois, en mars, pour ne pas combler immédiatement la présidence de Loto-Québec.Le premier ministre Charest doit tirer leçon de cette affaire.D\u2019un strict point de vue légal, Claude Blanchet a droit à son million de dollars.Mais c\u2019est tout de même un millions de dollars de gaspillé pour les contribuables.Gilbert Lavoie Sabotage organisé Quelle mouche a piqué le président du Parti libéral du Canada, Stephen LeDrew ?Il va de soi qu'il a le droit, comme n\u2019importe quel citoyen, de criti-quer la réforme du mode de financement des partis politiques annoncée par Jean Chrétien.Mais sa cabale s'apparente à du sabotage.A force de jouer les fiers-à-bras, il est parvenu à mettre en péril une révision aussi ambitieuse que nécessaire.Petit retour en arrière.En début d\u2019année, Ottawa a soumis au Parlement un projet de loi sur le financement des partis politiques s\u2019inspirant de la législation présentée par le gouvernement Lévesque en 11)77.Nous estimions alors que le souci de Jean Chrétien pour cette question était tardif, mais néanmoins souhaitable.La réforme envisagée fait reposer le financement des partis politiques davantage sur les individus que sur les grandes corporations.Les dons annuels des entreprises et des syndicats seraient plafonnés à 1000$, tandis que ceux des particuliers pourraient aller jusqu 'à 10000$.Les pertes de revenus des partis seraient compensées par un élargissement des contributions de l'État.Aujourd\u2019hui, l\u2019adoption de la réforme est compromise en raison d'une fronde de plusieurs élus libéraux.Ce qui est ahurissant est que la charge est menée par le président du PLC en personne ! 11 y a deux semaines.Stephen LeDrew a même contacté les partis d'opposition pour voir avec eux comment faire dérailler le projet.Comme allié, on a déjà vu mieux.On peut comprendre que la réforme pourrait mettre à mal pendant un certain temps les finances internes des partis.Mais c\u2019est justement parce qu'elle bouleversera les vieilles méthodes de collecte de fonds qu\u2019elle est impérative.Les méthodes actuelles prêtent flanc à toutes sortes de soupçons.allant du trafic d'influence au favoritisme.Il faut reconnaître que ce dossier paraît bien loin de nos vies quotidiennes.Ceux qui estiment qu'une révision est nécessaire ne descendront jamais dans la rue pour défendre leur point de vue et c'est normal.La hargne des opposants, par contre, est tonitruante.Excédé, Jean Chrétien a menacé, mercredi, de déclencher des élections si les députés votaient contre les changements proposés.Faut-il voir dans la grogne de Stephen LeDrew l\u2019opposition de Paul Martin au projet ?Personne, en tout cas.ne peut ignorer que ce bras de fer se déroule au moment où l\u2019on recommence à s\u2019interroger sur la décision du premier ministre de demeurer en poste jusqu'en février alors que son successeur sera choisi en novembre.Le principal prétendant au titre.Paul Martin, éclairerait nos lanternes s'il nous disait ce qu'il pense du projet de loi.Jean Marc Salvet JM Sa h'ftieiatilfü.aim fonction PUbLÎQUE VANS LA rue: SoLiDARiTE TOUS ConnE JE VOUS LE TJ ISA) S jSHERITAGE FRANÇAIS ESI ENCORE EJEAI VIVANT au Quebec! ü Le modèle québécois dans la mire On ne savait pas trop si Jean Charest, relativement prudent sur la question en campagne électorale, oserait vraiment s'attaquer de front à la vache sacrée qu\u2019est le modèle québécois.Et bien, nous avons notre réponse.Le congédiement de Claude Blanchet, président de la Société générale de financement, annonce manifestement un solide coup de barre.L\u2019État a un rôle très important à jouer dans le développement économique.Encore faut-il que cette intervention soit bien ciblée, efficace et utile.La SGF est en effet l'un des grands fleurons du modèle québécois.Mais c\u2019est un fleuron qui a mal tourné.Les dérapages de cette société d\u2019État illustrent de façon limpide ce qui ne va plus avec les façons de faire héritées de la révolution tranquille.Son bilan, depuis quelques années, a été marqué de trop de choix douteux, de trop d'échecs, de trop d'idées franchement folles, de trop de laxisme.Mais qu'est-il arrivé à la SGF?D\u2019abord la vision d'un politicien, Bernard Landry, alors ministre des Finances, l\u2019un des derniers survivants de l\u2019école de pensée économique des années soixante, avec sa méfiance des entreprises privées et des mécanismes du marché et la conviction profonde que l\u2019État et ses mandataires pourraient faire mieux que l\u2019entreprise privée sur son propre terrain.Cette vision, à la fois naïve et arrogante est derrière la création de la super-SGF qui regroupait dans une même entité presque toutes les sociétés d'État québécoises à vocation économique et qui donnait un mandat très ambitieux, celui de combler le retard dont le Québec souffre en terme d\u2019investissements.La SGF s'est vu confier des milliards pour investir et susciter des investissements, elle a multiplié les partenariats, fait de la prospt'c-tion et de la promotion à travers le monde, et même, dans les faits, concocté une stratégie industrielle pour le Québec.Même si la théorie était boiteuse, la SGF aurait quand même pu bien fonctionner, comme elle l\u2019a fait pour plusieurs projets d\u2019importance fort bien menés.Mais elle a été corrompue par les tares d'un modèle vieillissant : la conviction d'avoir raison, la complaisance, le copinage et la politisation des dossiers.Critiquer la SGF ou même s'interroger sur l\u2019un de ses projets, c'était critiquer les grandes théories du gouvernement, critiquer le modèle québécois.et donc critiquer le Québec.D\u2019où une espèce de loi du silence et une tolérance coupable des gouvernements Bouchard et Landry envers les mauvaises décisions de la SGF.De façon concrète, parce que la SGF était devenue un instrument idéologique, on a créé, comme dans le cas de la Caisse de dépôt, des sociétés d\u2019État très puissantes sans prévoir d'outils de contrôle capables d'encadrer de tels géants.La SGF échappait aux lois du marché, mais elle échappait aussi aux contrôles politiques.si ce n'est celui d\u2019un ministre des Finances à la fois juge et partie.Résultat : on a ainsi donné un pouvoir disproportionné à Claude Blanchet.à la fois président de la société d'État et de son conseil d'administration.On a ainsi engendre.à la SKîF comme à la l aisse.des mons- tres aux égos gonflés, animés d'un sentiment d'invincibilité les amenant à oublier le sens de leur mandat.Au moment où l'on réfléchit beaucoup à l\u2019éthique des entreprises, le modèle de gouvernance de la SGF, avec son président trop proche du pouvoir, capable de s\u2019octroyer des avantages financiers indécents, est digne d'une république de bananes.Cette absence de contrôle est d\u2019autant plus marquée qu\u2019une société d\u2019État comme la SGF n\u2019a jamais été soumise à des objectifs clairs.La SGF mesurait son succès non pas en termes de rendement, mais en fonction de critères qui deviennent rapidement subjectifs, comme le nombre de projets et le nombre d\u2019emplois créés.Avec pour résultat une tendance à se disperser et à multiplier les projets et une comptabilité créatrice pour afficher le plus possible d'emplois «créés».C\u2019est sur le terrain politique que la SGF a plutôt tenté de justifier son existence.documents couleurs, papier glacé, marketing agressif, interventions partisanes et dans l\u2019ensemble, une culture de l\u2019esbroufe loin de la transparence.Notons aussi la manifeste indifférence à la performance financière.La logique économique qui sous-tend la stratégie de la SGF consiste à croire que, comme celle-ci investit des milliards empruntés, tout va bien si le rendement des projets est supérieur à l\u2019intérêt des emprunts.Mais l\u2019an dernier, la SGF a perdu 84 millions S, et en perdra sans doute plus cette année avec l\u2019échec du projet Magnola.sans que cela ne semble déranger personne.Claude Blanchet a continué à toucher d\u2019énormes primes et le gouvernement Landry s'apprêtait à lui allonger d\u2019autres milliards pour poursuivre sa fuite en avant.Tout cela a privé la SGF des balises essentielles pour tout organisme qui engage des sommes importantes.I*ar exemple.la SGF a refusé de vendre sa participation dans un complexe de divertissement techno, Métaforia, qui a par la suite fait faillite.Elle a refusé de vendre ses intérêts dans le projet Magnola qui a depuis fermé ses portes.Deux cas où des pertes importantes auraient pu être évitées.La même absence de balises a amené la SGF à accepter des niveaux de risques disproportionnés et aussi à quitter les sentiers battus du sens commun.Les plus beaux exemples sont deux projets qui n'ont heureusement pas vu le jour, mais pour lesquels Claude Blanchet s'est battu comme un lion avec une absence de jugement terrifiante.Le premier, le Technodôme, encore du divertissement techno, un secteur risqué, dans lequel la SGF voulait foncer avec un partenaire à haut risque, les frères Reich-mann, qui ont derrière eux une faillite immobilière retentissante.Et l'autre folie.un projet d'usine de micro-processeurs avec une société taiwanaise peu connue, Mosel-Vitelic, un projet de trois milliards dont plus de la moitié aurait été des fonds publics.Voilà pourquoi le ménage qu'entreprend le ministre du Développement régional, Michel Audet, est bienvenu.Cela ne signifie pas qu\u2019il faille abandonner la SGF.Les gouvernements ont besoin d\u2019un bras investisseur.Mais encore plus dans un monde où la concurrence les force souvent à participer au financement des investissements étrangers.Mais il faut repenser le rôle de la SGF, et surtout, revenir à l\u2019essentiel.Un des grands problèmes économiques du Québec, c\u2019est le niveau insuffisant des investissements.Au lieu de compenser artificiellement avec des fonds publics, comme le faisait la SGF, le Québec doit régler le problème à la source en créant les conditions qui favoriseront l'investissement, travailler sur les PME.sur la productivité, sur la recherche et développement, lever les obstacles fiscaux et réglementaires.ARCHIVES LE SOLEIL 1 xÆtlf If ?! Au moment où l'on réfléchit beaucoup à l'éthique des entreprises, le modèle de gouvernance de la SGF.arec son president (Claude Blanchet) trop proche du pouvoir, capable de s'octroyer des avantages financiers indécents, est digne d'une republique de bananes.Alain Dubuc ADubuc^lesoleil.cim Le samedi 24 mai 2003 LE SOLEIL 1) 5 OPINIONS CHRONIQUE POLITIQUE Le gouvernement Charest cherche son rythme On dil que les 100 premiers jours d'un gouvernement donnent le ton.Jean Charest, prudent, parlait plutôt de «la première année du premier mandat ».Même avec un an devant lui, il n'a pas beau-eoup de temps à perdre Or les engagements internationaux de Bernard Landry lui en prennent beaucoup.« il y a beaucoup d'international ! » soupirait eette semaine un vieux routier du cabinet du premier ministre.Une \\isite à New York, l'accueil du ministre-président de Bavière puis celle du premier ministre de la République française sont des engagements lourds.Jean Charest s'en acquitte volontiers mais son entourage trouve que cela prend beaucoup de son temps.On dit même qu'il a hâte de retourner aux affaires pour lesquelles il a d\u2019abord été élu, celles de la province de Québec.La visite française, par exemple, a pris beaucoup plus que les deux jours et demi que Jean-Pierre Raffarin aura passés au Québec.Et elle a occupé plusieurs ministres et hauts fonctionnaires pendant de longues heures consacrées aux sessions d\u2019information, à la négociation d'accords bilatéraux, à la préparation de discours.(En passant, on me dit que Pierre Paradis n\u2019a pas à s\u2019inquiéter: Jean Charest n'a tout simplement pas encore eu le temps de >*¦ pencher sur son «cas».! Pour l'instant, les ministres ont géré les affaires courantes et ont part* au plus presse.Certains ont parle plus vite que d\u2019autres \u2014 c'est-à-dire trop ! \u2014mais qu\u2019on se souvienne de la première année du premier mandat du Parti québécois en 1Ü77 avant de leur jeter la pierre.C\u2019est à dessein d'ailleurs que je compare ces deux gouvernements qui marquaient, chacun à leur façon, un véritable tournant dans la façon de gouverner le Québec: un programme ambitieux \u2014 une petite révolution en fait \u2014.des ministres sans experience, et beaucoup d'attentes des citoyens.On peut dire que les libéraux ne s\u2019en tirent pas trop mal.Mais quand les hôtes étrangers seront repartis, les lampions éteints et les flonflons réduits au silence, le nouveau gouvernement retombera brutalement sur le plancher des vaches : les échéances du discours inaugural et du simili budget approchent très vite.Parmi les différents ministres, certains « réformateurs » ont incontestablement parlé trop vite.Oisons que, leurs décisions n\u2019impliquant pas de nouveaux crédits budgétaires, ils se sont un peu laissés aller.C'est le cas de Marc Bellemare (Justice) et de sa réforme de l\u2019assurance-automobile.Michel Vast cl WtuMm (\"est aussi celui de Jean-Marc Fournier (Affaires municipales) qui a confondu programme electoral et programme de gouvernement.Il faudra voir ce qu'il restera de son discours à l'Union des municipalités du Quebec dans le discours inaugural ! Les ministres de première ligne comme Philippe Couillard (Santé et Services sociaux) et Pierre Reid (Education) ont quant à eux colmate des brèches avec le peu d\u2019argent qui était à leur disposition.Leur collègue Yvon Marcoux (Transports) est par contre un peu dans le champ avec sa décision de suspendre les travaux de prolongation du métro à Laval ! Pense-t-il que ces bons libéraux que sont les Lavallois vont se contenter d'un trou ?Bien sûr qu'il y a des dépassements de coûts! Mais on ne connaît pas de projet gouvernemental qui n\u2019y soit sujet.La même remarque vaut d'ailleurs pour la (irande Bibliothèque : les murs de béton étant sortis de terre, va-t-on les renfoncer dans b* sous-sol de la rue Bcrri ?Il est de bon ton de preparer le terrain au ministre des Finances en découvrant des « mauvaises surprises » un peu partout mais il va falloir que ce petit jeu cesse puisque la présidente du Conseil du Trésor, Monique ,1e-rôme-Forget, a enfin donne l\u2019heure juste eette semaine devant l'Institut pour le partenariat public-privé.Elle s\u2019accorde en effet jusqu'en septembre pour terminer le travail gigantesque de revision de tous les programmes gouvernementaux Cela confirme donc que le « budget » de juin n\u2019en sera pas vraiment un Yves Séguin aurait tout aussi bien pu se contenter d\u2019une « mise à jour » comme le fit Michael Wilson à Ottawa dans les premiers mois du gouvernement conservateur, attendant lui aussi que la « reingcnicrie» de l\u2019Etat soit terminée.Ce serait en tout cas mettre la charrue devant les bœufs que de remettre en cause tous les budgets des ministères avant que la présidente du Conseil du Trésor ait vu ce qui doit être éliminé, ce qu'il faut conserver et.ce qu'il serait souhaitable do créer.A moins que.Le ministre des Finances ne peut pas.dès le mois prochain, touchera la struc- ture de l'impôt des particuliers 11 ne peut tout de même pas éliminer les réductions d'impôt promises par le pixvt*-dont gouvernement après avoir promis tie les accélérer' \\\\on Seguin pourrait cependant commencer à faire le menage dans les nombreux cn*dils d'impôt et programmes de subventions destines aux entreprises 11 semble meme prêt à le faire de façon retroactive, et* qui ris que de coûter très cher, tant en indemnités pour bris de contrat qu'en reputation (tour leQueluv l ne chose est préoccupante en particulier: le limogeage de Claude Flanchet.pre\\ isible, semble annoncer une révision précipitée des mandats «U* la StiFet d'investissement Quebec C'est du moins et* qu'a immédiatement compris k'
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