Le soleil, 25 janvier 2003, Cahier 4
[" ( \\HIKK I> LE SOLEIL I.K MU KIM \u2019J'» I \\ Willi LMI0:{ Sciences : un singe cultivé D 10 La chronique de Normand Provencher D 3 ii&asailMHMMHBMNMMM mnmmmwn LE DÉPART DE MGR MAURICE COUTURE Monseigneur mais pas trop L\u2019humilité et l\u2019engagement social de l'archevêque partant de Québec lui attirent de nombreux éloges A\\ \\ i - M \\im: Vois a u i» .1M Ynisn n! tu h sol i: i ! .coin ¦ Un passionné ! Rien de moins qu\u2019un Everest î S'agit-il de recueillir des témoig'nag'es sur la vie et la carrière de M^T Maurice Couture, au terme de ses 13 années d'archiépis-copat, préparez-vous à un concert d\u2019éloges.A un dt'N plus tou-/ chanis vii'iit lit' T î B\tI inlirmiiT dii In i\t.nu1.UilK's Kt'- Ë\tA gle.« Pour une lois qu'on un évêque qui n'est pus hautain, qui est facile d'approche [.] On voit qu'il est humain, au point que meme les pauvres sc sentent bien avec lui.» Ces mots rejoignent, dans leur sim-plieité même, un trait de caractère du pasteur, t n homme d'une grande humilité.nous ont dit plusieurs.«Je (Un ce que je pense » lance Mqr Couture, bien (/ne cela lui ait parfois attiré des ennuis, comme lorsqu il a assimilé la pauvreté à de Ts \u2018 1\\ l'apartheid social.U SOLEIL PAVNALD LAVOIE Mais surtout ils mettent en c\\ idence l'engagement d»' MK1 Couture pour la cause des démunis Aller jusqu'à quêter.comme il l'a fait.« un évêque n'est pas obligé de faire ».dit le maire .lean-Paul L'Allier, qui recommit en lui « un pen1 de Saim-Vinceni-de-Paul.un vrai ».Pareil au fondateur de sa communauté.c'est quelqu'un qui a le souci «les pauvres \\mieo après année depuis UKM.le publie a pu le constater.spécialement lors de la collecte da \\oél des enfants de Radio-Canada.«C'était jaune d'oranges et de clémentines», sc souvient l'archevêque, qui a l'art d'utiliser k's images qui frappent.Sauf que la scène sc déroulait à l'extérieur de l'église Saint-Dominique par un froid de moins lô.Que faire '.\u2019 Passe M\"\" Romeo Pal-laire.épouse du général.M\u201cT Coulure engage aussitôt la conversation, avec le résultat que l ar-jfct.\tnu'e canadienne.de|)iiis ci' temps-la.assure le transport des dons.Le Manège militaire sei d'entrepôt.L'animateur André Choui-nard.qui est à l'origine de celte collecte annuelle, s\u2019avoue «étonné par le sens prat ique » de son infatigable collaborateur.Quant à la clé- A V Ml Cilles heqlc: « On voit quit est humain, au point que meme les pauvres se sentent bien arec lui.» Jean raid L'Allier: aller jusqu a quêter comme il l'a fail.« un eréque n est pas obliqe de faire ça ».tndre < houinard: Sa connaissance de l'actualité internationale esl « aussi bonne que celle de n 'importe quel analyste ».Jacques ( idc.son secrétaire particulier: « ( \"est un critique social éclairé, /./ un intellectuel proche des gens.» mentine, il l'avait prise un peu comme symbole («mes enfants adoraient y a »).pour éviter aussi que les gens u'appor-tent que des boîtes de soupe.Maire Chouinard attribue à Matiri-ee Coulure, a son talent de eommuni-enteur.la réponse exceptionnelle du publie a ce blitz médiatique.De lui.vient aussi la caution morale.« Il faut qu'il continue.» Les liens entre l'animateur de IttO\"., /ms /tresse et l'archevêque ne lien-tii'iit pas qu'à la charité.A l'émission Couette et Café, M*-\u201d Couture a agi comme chroniqueur.Impressionne par sa connaissance de l'actualité internationale, André Chouinard le juge «aussi fort que n'importe quel anttlys-tc»et vajusqu'àdire«qu il pourrait finir à l'ON'l .s'il voulait ».Il n'est pas le seul à lui trouver de telles vertus.Gilles Bureau, professeur d'histoire récemment retraité, qui fut son élève a l'époque des patros, si' souvient des caria.Le pere Couture tenait à ecque ses juvénistes soient bien informés.Il lisait pour eux les journaux et leur faisait ensuite le rerit de ce qu'il avail appris.«,1'ai tnt mot a vous dire.» Quand le prof parlait ainsi, ya pouvait être 1res long, rappelle M Bureau, qui n'en conserve pas moins pour son an rien maître une indefectible affection «(\"est un homme que j'aime beaucoup ; y a parait sûrement.» Il dit de lui qu'il fut son «son pere d'adolescence».I tone (l'une belle eloquence, l'archevêque a fait ses classes comme prédi-catcurde retraites fennecs.«In excellent prédicateur», note l'historien qui l'a connu dès cette époque, au début des années 50.Bar la saite.a titre «le pensionnaire au patro Saint-Vincent de Quebec, durant l'année scolaire, et à la villa Xotrc-Dame-des-Bois, l'été, il Voir MONSI .ICM .I R en R L\u2019 ?j donnante cuisinière Cage D à j Cn «petit malcommode» Rage D I j Relit hommage Rage D I j Lue vit* bien remplie Rage D 5 Trop d\u2019églises pour le nombre de fidèles 'A lïig\u2019r moyen du elergé de Québec est de (>7 ans L} archidiocesc de Quebec, c\u2019est plus grand «pie la Belgique, se plaît a rappeler MLn Couture, ht c'est i aussi l'un des plus anciens d Mnérique.mais avec la baisse du taux de pratique religieuse, il doit aujourd'hui composer avec des églises en trop et tin elergé qui vieillit.Avec un taux de participation aux messes du dimanche inférieur a 20% parmi les catholiques, le diocese n\u2019a pas besoin de 250 églises pour ses 220 paroisses et dessertes, rappelle le chancelier, M .lean Relletier.Il y a aujourd'hui 57 juiroisses de moins qu'il y a 15 ans.souligne-t-il, en raison des fusions ou des suppressions.«Avec la diminution de la pratique, il y a des églises qui sont presque toujours vides.15 ou 20 personnes a peine.On aimerait en regrouper plus dans un seul lieu, mais c'est difficile de trouver un acheteur pour une église et, surtout, ya touche une corde sensible, ( \"est une partie de la vie des gens qui y est attachée.» On peut recycler un presbytère, mais une église, c'est autre chose.Llles peuvent être transformées en salles de spectacle, ou encore, comme l églisc Saint-Esprit de l.i-moilou.servir d école pour le cirque Los.Ça fait plus de 50 ans qu'il ne s'est pas bâti d'églises dans le diocese M Relletier se rappelle de la dernière, l'église Saeré-('(i*ur-de-.lésus.(\"était sa paroisse.Voir l'IDLLLS en A 2 » Lr4 Pierre Asselin I Wssth n (& lest il ci I rom %* PaYez P,us vite ! Hypothèque à taux variable : taux préférentiel -1/2 %' L'HYPOTHÈQUE SIMPLIFIÉE » 1 866 BLC-2088 BANQUE LAURENTIENNE \u2022Une réduction de 0.50 °*- p \u2022 vigueur au tanvier 2003' oou fçrçn*, ei de 'a Banque laureMienne du Canada BLC Le tau* anoue' du coût d err-.o^unt plus de 7b ans Làg»1 moyen du ek'rg»1 dans ledioeeseest en »Tfet di\u2019ti' ;uts Ce problème n'est (tas exclusif à Québ»1»1.bien entendu, et l'Eglise catholique y a tvpondu en faisant une plus large plue»1 aux laies, aux agents de pastorale, qui assument une bonne partie tie ce 4, ils se sont vus.«Je suis en belles-lettres.Je rencontre \\ET Couture pour lui faire part du projet d'association.J'ai monte la structure».L'année suivante, c'est l'ouverture du campus Saint-Augustin, à Cap-Rouge, grand truvre du futur archt'v èque.Gérald Larose devient le premier président de l'Association générale des étudiants.« Les contacts sont plutôt bons», note le syndicalist»', tout en invitant à se replacer dans le contexte de l'epoque.la Revolution tranquille.Un homme «qui a des convictions, les affirme mais ne les impose pas» Ji'an-Paul Desbiens, auteur des célèbres It/so-tenees tht tic ce Cntel.n'a pas.quant à lui.partagé le quotidien du recteur-fondateur.11 est arrivé en DI7\"J à Cap-Rouge, deux ans après qu»1 M-r Couture fut nommé prov incial de sa communauté.Ça ne l'empêche pas de donner sa version de l'histoire.En fait, il n'y avait pas un, mais deux campus.«Celui des pères, en haut.» Et l'autre, où étaient les frères, qui abrite aujourd'hui le collège Notre-Dame-de-Foy.Jean-Paul Desbiens souligne que les frères t't les pères sont issus de deux classes différences.«C'est pas du monde qui se voyait».S'il est vrai que chacun a mené la barque de son côté, qu ne remet pas en cause, aux yeux des témoins.le fait que M® Couture « ne réclame pas la hiérarchie».C'est le journaliste Pierre Maisonneuve.ici.qui parle.Il est l'auteur de la biographie.Encore un mot., rédigée en collaboration avi'c l'archevêque de Québec.À cette fin.il l'a écouté pendant une trentaine d'heures, sur des cassettes enregistrées à la demande de ses neveux et nièces.«En homme de communauté et de partage», dit encore de lui le journaliste, qui l'a aussi longuement interviewé et ne lui a trouvé qu'un seul défaut, «un petit travers d'ecclésiastique» qu'il ramène à «l'habitude des hommes d\u2019Eglise d'être servis».Des religieuses avaient préparé le repas.On leur dit: «Non, nous ne soupons _______ pas la.» Pour le reste, Pierre Maisonneuve ne garde que du positif «Quelqu'un qui a des convictions, ne les impose pas.mais les affirme».Contrairement au cardinal Jean-Claude Turcotte, qui incarne pour lui la force, il associe à Mp' Couture, la douceur.«C'est un homme sensible qui n'aime pas blesser.» EN MOT D\u2019ENFANT Douceur, fragilité.En même temps que solidité.Tel Pierre Maisonneuve, Colette Couture, nièce de l'archevêque et infirmière à la Direction de la santé de Québ»'»1, adhère à cette vision.La santé de son oncle, depuis qu'il souffre de diabète et doit s'injecter l'insuline, réclame de l'attention.Eue thrombophlébite a failli dégénérer à la cause de la bactérie mangeuse de chair.Puis, ce furent des pontages coronariens.Chaque fois qu'il est malade.Colette Couture se rend au chevet de son oncle.Mais cequ elle retient de lui.aussi loin que remonte sa mémoire, alors qu'il portait déjà la soutane, c'est la passion.Elle cite ce mot d'enfant, tiré des annales de la famille.À la question : « Qu'est-ce que tu vas faire plus tard ?».son frère Michel a répondu .«devais faire comme mon oncle Maurice, je vais faire rien ».C'est que le cher oncle, de loin le plus instruit, était le seul du clan qui ne travaillait pas de ses mains.Ce qui ne l a pas empêche de bûcher fort, ni d'être présent chaque fois qu\u2019un neveu ou une nièce, a eu besoin, «d'en fii profité », dit Colette Couture, qui en est rendue à se demander dans quelle cause l'archevêque émérite s'engagera désormais.Maurice Couture a déjà plusieurs ennuis rie sanie derrière lui: diahete.bactérie mangeuse de chair, pontages coronariens.Colette Couture, niece de l'archevêque et infirmière a la Direction de la Sanie de Quebec, se rend a son chevet chaque fois que la maladie l 'afflige.rJt * ¦ 2 \u2022') * \\ \\ LE SOLEIL L A A! On appronail.il v a deux jourv quo le eabaret Le> Fulii » de 1\u2018aris.de la rue Saint-.l*>seph.fermait portes.Puis, la journée même, coup de theatre, le proprietaire Claude Thoma> se ravisait.On ferme, oui.mais seulement pour l'hiver, retour des aetivites au printemps, eomme pour un ei-nt\u2018-pare Je suis aile une fois dans ee eabaret roeoeo, en avril dernier, et e'etail une fois de trop.J'avais eerit une ehronique vitriolique sur le speetaele que j'avais trouvé tout ee qu'il y a de plus ordinaire, à la frontière du quétaine.La mise en scene était d'un incroyable amateurisme.avec des travelos.des plumes et tout le tralala.Plus ennuyant que ya.tu regardes defiler au canal 9.une soirée durant, toutes les faces des ministres de l'Assemblée nationale.Des membres de la troupe m'avaient contacté pour me donner raison.Quelques jours plus tard, le directeur general des Folie s.a l'epoque.(ieorge Martin, m'avait expédié une lettre.Si j'avais etc deyu de son spectacle, lui.c'était de moi cl de ma chronique.« Des gens comme vous sont incapables de formuler une critique constructive et cherchent à détruire un commerce plutôt que l'aider», m'écrivait-i! alors.Je n'ai rien contre les Folie s de Paris.Je n'ai rien pour non plus.On ne peut pas se réjouir d'un commerce qui éprouve des ennuis financiers.Pendant cinq ans.Claude Thomas a réussi l'exploit de garder le fort, dans un quartier.Saint-Koch.qui commentait à peine à s'éveiller à la revitalisation.Il a investi et perdu environ deux millionsS dans cette entreprise.À ce qu'on dit.il Encore des Folie 's recevait des commentaires clogieux 'Ur son spectacle Tant mieux pour lui.mais ya ne l'a pas empêche de piquer du nez.Il doit bien y avoir une raison.La seule chose qui m'intrigue.maintenant que le promoteur franyais a annonce le retour des activités au printemps, c'est de voir comment il s\u2019y prendra pour donner un nouveau souffle à son cabaret, après avoir casse du sucre sur le dos d'à peu pre- tout le monde à Quebec : le gouvernement, les hommes d'affaires.les médias, les gens de la haute ville, ses directeurs.IT nion des artistes Ainsi, dans un communique, le 9 janvier.\\l Thomas déclarait : « Comme disait ma grand-mere.il est faeilede voir clair quand la lumière est allumée.Messieurs les requins et mauvais hommes d'affaires de Quebec, souriez, le chemin est éclairé.» Comme layon de se faire des amis, on a déjà trouve mieux.Ft vous, monsieur Thomas, vous n'avez rien a vous reprocher dans toute cette affaire ?Vous n'avez pas pense, ne serait-ce qu'une seule seconde.que le spectacle que vous présentiez pouvait être un tantinet ennuyant, et que c'est pour celle raison que tant de monde a hésité à vous suivre, le public en premier '\u2019 Je ne suis pas un promoteur de spectacles, mais j'aimerais quand même vous donner un petit conseil: offrez un show de qualité, quelque chose de novateur, qui sort de l'ordinaire, et le monde ira vous voir, même le monde de la haute ville D'autant plus que vous disposez d un atout non négligeable l'une vies plus belles salles de spectacle à Quebec Monsieur Thomas, je v ous laisse sur le mot de Cam-bronne pour la suite des choses Le minet cloné \\vez-vous vu la photo du minet clone en page \\-tl du SOI Fil de jeudi'\u2019 Mi ' Ha ! Il n'est pas identique a l'autre, le v rai.l'authentique.Il y a un os Le clonage du premier animal de compagnie, effectue a l'université texane \\ \\ M.démontré que li- résultat n'est [tas une copie conforme de l'original, l\u2019as la même couleur, pas la même grosseur, pas le même caractère, en somme, deux minets totalement differents Si ya se trouve.il doit en avoir un qui aime faire scs griffes sur le tiipis et l'autre, sur les bras du fauteuil Le rêve de la petite madame de voir ressusciter son minou mort de vieillesse vient d'en prendre pour son rhume.I n instant, je vais es suyer une larme.Le clonage ne semble pas fonctionner pour les chats, du moins pour ce qui est d'obtenir un double.dites moi alors pourquoi ya fonctionnerait chez l'homme'.\u2019 Pourquoi la «reproduction asexuée narcissique», pour reprendre la très juste expression de la scientifique Louise Yande- Xonncnid Pnnvnchcr N P r o ve ne lie r I « s o I e 11 com n lac.entendue l'autre jour a la radio, donnerait il a un couple l'assurance d obtenir une copie conforme de son enfant disparu \u2019 Si ce n'est pas le cas si les parents n'ont pas I entant qu'ils désiraient, s'il ressemble a ce vieil oncle fatigant s d a un caractère insupportable et tout, ils font quoi, les parents, ils l'envoient en famille d accueil, comme le chat cloue a la SPY\u2019 ITomcz-pas que ya ressemble a un mauvais film de science diction'\u2019 / n donc ccdcsiastiijtic Puisque ce cahier baigne dans une folle am bianco ecclesiastique, propice a la piete et l in trospeelion.il serait peut -cire opportun d eclair cir un aspect de mon existence sur lequel quelques lecteurs ont déjà sourcille Je vous U* donne en mille il exist»1 au Qiielh'c un hommed'F.gli-s»1 qui porte !»\u2022 même nom que moi sans pour au tant être mon clone J'aime autant vous I»1 dire, comme ya.si vous voyez ma signature dans un Crions c» CCt/lix , priiM\u2019o île ne pas y voir une layon qti»1 j'ai trouvée pour arrondir mes lins de mois I autre Normand Provonchor est oblnl de Marie Immaculée et théologien a I I niversite St Paul d'Ottawa D»1 la même layon, pour répondre au courriel d'un lecteur anglophone, je ne suis pas le mente Norman Proveiieher.«'gaiement journaliste, le pauvre, »|ii il a connu a lin (incrth cl qui est «\u2022hum avec Jan « The Ked» Kavcnshcrgen.(\"est ipiaml même incroyable, le «\u2022louage ne marche pas pour les «\u2022bats, on ne sail pas enco re pour l'homme, et on trouve le moyen de s»1 mélanger juste avec ih's noms identiques.J'nitm1 autant pas voir la suite .L\u2019appel de la vocation Line St-Hilaire, cuisinière de l'archevêché, s'est découverte une passion pour la gastronomie dès l'âge de Hi ans Rien qiip son grnnri patron ne soit \" pas tpirlqn un rl'p.viqrant *.Unr St-/filairf lui a rieja trouvé tout un mmu pour son repas de depart ¥ t ¦ De Manseau, dans un humble resto sur la Transcanadienne, jusqu'à l'archevêché de Québec, en passant par Le Parlementaire.Line St-Hilaire est la preuve vivante qu'on n'a plus les cuisinières qu'on avait.Quatorze heures trente.Sa journée de travail, commencée à 7 h.tire vers la fin.Maurice Couture et la vingtaine d'autres convives qui descendent chaque midi a la salle a manger, sont retournés depuis un bon moment à leurs activités.On peut donc causer tranquilles, installées de part et d'autre du comptoir où tiédissent des biscuits qui mettent l'eau à la bouche.« Des biscuits de la cabane à sucre.Au sirop d'érable.» Aussitôt dit.elle s'empare d'un plat de service.y dépose un napperon de dentelle et.d'une main légère, place un à un les biscuits comme s'il s'agissait d\u2019une œuvre d'art.«On commence par manger avec les yeux.» Line St-Hilaire retourne à ses grosses carottes d\u2019hiver, l'un des légumes d'accompagnement prévus pour le souper.Tout en pelant.coupant, elle parle.Depuis 18 ans maintenant qu elle est à l'archevêché, elle peut, sans hésiter, affirmer qu'elle jouit d'« un bon emploi, pas de stress.Ça garde jeune».Son arrivée a suivi de peu la visite du pape en 1984.Pour la circonstance, l'archevêché avait requis les services du Parlementaire.le restaurant de l'Assemblée nationale, ou elle travaillait.Jusque-là.la cuisine de l'archevêché avait toujours été tenue par des religieuses.Files étaient vieillissantes.C'est comme ya que Line St-Hilaire est entrée rue Port-Dauphin, près des remparts, dans l'antre du haut-clergé que dirigeait, a l'époque, le cardinal Louis-Albert Yachon.Tout de suite, l'année suivante, elle accouche de son premier enfant.Charlène.Deux ans plus tard, au tour de David, de se montrer le bout du nez.À la question.est-ce que ya n'a pas été difficile d'obtenir des conges de maternité, elle répond : « Fn charme ! » C'est même elle qui a trouvé sa remployante.une belle-sœur.UNE GRANDE FAMILLE L'archevêehé forme uni1 grande famille.A la cuisine et à l'entretien, elles sont quatre au total, en comptant Line St-Hilaire.la chef.Les trois autres ont des liens de parente.Il s'agit de Micheline Roy.dont la journée commence dès 5 h 30 à cause des petits dejeuners, et de srs deux nièces.Nicole et Hélène Gagné.Passe Daniel Thiboutot.ee-lui qu'on appelle le portier et qui est fidèle au poste depuis 197s, soit au temps du cardinal Maurice Roy.Des souvenirs?«Je ne me rappelle plus.» Le temps de sc preparer un sandw ich, lui rev ient l'histoire des cartes de hockey.« Le cardinal savait que je les ramassais.Il m'a donné un jeu de cartes italien.Je n'ai jamais compris.Et je n'ai pas osé lui demander d'expliquer » Des que la conversation dévie sur Maurice Couture, tout le monde devient volubile.« Sa fa-yon de raconter.Il était drôle, pas douillet ».dit le portier qui so met à énumérer les maux de l'archevêque, la maladie mangeuse de chair, un problème dans l'oreille qui entraîne des étourdissements.et le diabète.Au tour de la cuisinière d'intervenir.A part les restrictions au chapitre des desserts (gare aux biscuits !).et pou nu aussi quon^vite le vin dans les sauces.ML'' ( 'ont tire peut pratiquement manger de tout «Il aime beaucoup h's potages, dit-elle.Pour lui.c'est deux fois, plutôt qu'une.» Pas question de s'en plaindre, bien que la confection dt's pièces montées, les études et l'expérience aidant, soit devenue la .spécialité de Line St-Hilaire.Les débuts furent modestes File n'a pas oublie son premier emploi, a la sor tie de Manseau, sur l'autoroute 20.Club- sand w ichs.ho! chickens O soupes maison.Flic avait 10\tans et terminait sa .V secondaire a la polyva lente de Sainte-Sophie.Apres une année en des sin publicitaire, a Trois-Rivières, la voici de re tour a plein b'inps pour l'été.«J'ai réalisé que je voulais on faire un métier».Six mois passent, et elle est promue chef cuisinière.Fnsuite.peu durit six ans, tout en prenant des cours du soir en cuisine dans une école trifluficnne, elleeonti nacra d'établir les menus et de les réaliser, de la soupe au dessert.PENC HANT MATERNEL ( e goût qu'elle a développe remonte a loin.Sa mere, Jeannine Lemny, travaillait a Montréal, tantôt chez des Italiens, puis des Grecs ou elle est restée 2ô ans.Chaque week-end, elle rapportait a Manseau des recettes qu'elle prenait plaisir a tester auprès des siens.«J'aimais essayer toutes sortes de choses », se souvient Line St-lli-lairc, parfaite héritière du don maternel.( \"est qui l'a menée a l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec, pour y étudier la pâtisserie et la décoration des plats.Parallèlement, elle avait trouve a s'engager pour des fleuristes île Yille Mont-Royal, non loin d'où besognait sa mere.Retour a Manseau, ou Line St-Hilaire n'ira plus désormais que « pour donner un coup de main, les fins de semaine ».File s'inscrit a l'école libérer pour y prendre un cours de cuisinier d'établissement.Du meme coup, ellea la confirmation que « faire la cuisine n'est pas seulement un emploi.mais une passion ».Ses débuts furent modestes.Mme St-Hilaire n\u2019a pas oublié son premier emploi dans un resto d\u2019autoroute Serge Réglait), ancien chef du Parlementaire, lui a enseigné «C'est mon mentor.Ça a été mon école.» La suite s'enchaîne.Au Parlementaire, ou elle fut six ans avant d'être appelée a l'arche-véehe.ellea connu le sergent d'armes Roger Gagnon.son mari.A Lac-19\u2018auport, ou ils habitent.11\tlui arrive de faire des achats pour ses prêtres convives.Son conseiller, a la SAQ.lui a suggère La Yieille Eglise, un rouge issu de la côte du Mar-mandais.Quelques bouteilles attendent sur les tablettes dans la dépense.La cuisine de la rue Port-Dauphin impressionne : congélateur géant, réfrigérateurs, nombreux fours a micro-ondes, pièce réservée a la pâtisserie, chambre froide, etc.Située au ras du sol.elle ouv re l'été sur une terrasse , gros barbecue, fleurs.Mt,r Maurice Couture, de l avis de tous, a toujours été facile a contenter, «(\"est pas quelqu'un d'exigeant ».constate Lise St-Hilaire.qui mettra tout son cœur pour lui concocter un repas de départ.Le menu est déjà trouvé.Fn potage pour commencer.Celui-ci se présentera en trois couleurs, vert brocoli, blanc poireau, rouge poivron.Suivra un feuilleté d'escargots aux tomates séchées et basilic.Puis du filet de veau de( harle-voix au Portobello et fromage de chèvre.Cette femme-la adore son métier.Anne-Marie Voisard .WfVhisa rr/lp lesnleiL ami LE SOLEIL 1 21 m > 1) 4 LE DÉPART DE MGR MAURICE COUTURE De « malcommode » à archevêque M\"' Couture est une fierté pour _________ I an H r ss o; K K s ! Ol ht ha VU t il! H s/tl'C in !r B SAINT-PIEKKK-DK-IIROI (iU TON \u2014 «tjuand il ôtait il ôtait un \"prUl inalcuinmodi*\u201d i-t ma urand-nuMv n'arrôtait pas de sc» demander ce (pie ses panmls allaient faire avec ce petit u'areon-la ! Finalement, ils en onl l'ait un Monseigneur ! » COLLABORATION SPfCIAlf IAN Bl)SSl(RES *¦ fmm i jL.'r Ji .Marie-Anne Jacques a beaucoup de souvenirs du jeune Maurice Couture, un petit (/arçon espiègle, mais fort intelligent qui a su quelle serait sa vocation à un très jeune âge.Marcellin Couture parle ainsi de son célébré cousin Maurice.l'archevêque de Québec qui quittera ses fonctions demain.le '_! autant qu\u2019avec les mieux nantis.En plus, il parle plusieurs langues! ».poursuit M\"\" Jacques.Le curé de la paroisse, l'abbe Benoit Morin, abonde d ailleurs dans le même sens, même s'il ne va pas jusqu'à suggérer la candidature de .M*rr Couture a la papauté «C'est un archevêque d'avant-garde.Les gens qui vont le voir savent qu'ils seront écoutes car il ne rapporte pas tout aux vieilles affaires d'autrefois ! », a-t-il souligné, rappelant que M*1-Couture et d'autres évêques du Québec avaient beaucoup travaillé, à Rome, pour l'avancement de la femme au sein de l'église catholique.PRÈS DES SIENS Ayant perdu son père, sa mère et tous ses frères et sieurs, M*1, Couture est aussi reconnu pour être très proche de ses cousins, cousines, neveux et nièces.«Je me souviens de l'avoir vu pleu- rer au deces de sa cousine Irena.iVmr lui.ce sont comme des frères et sieurs», reprend Marie-Anne Jacques «Il a toujours considéré la famille comme très importante.Un le voit toujour- quelques fois par année», ajoute Céline Couture, qui se souvient encore de l'ordination de son célèbre cousin.«J\u2019avais 17 ans.et celait toute une sortie a l'époque! Il avait célébré sa premiere messe et il y avait eu un grand banquet par la suite», rappelle-t-elle.L'archevêque aime aussi retourner dans son village natal, mais évitait de s y rendre trop souvent pour ne pas faire preuve de favoritisme.« Il avait tenu à célébrer ici le .'il)1 anniversaire de son ordination en 2001 et était venu confirmer les jeunes de Saint-Pierre l'an dernier», conclut l'abbé Benoît Morin.Ses concitoyens, eux.souhaitent évidemment revoir plus souvent, après sa retraite, l'homme qui fait la fierté de ce village de Sô4 âmes.ARCHIVES LE SOLEIL RAYNALD LAVOIE Si ' ¦* Mqr Maurice Couture et Jean-Paul L'Allier avaient parrainé, en 1996.une petition demandant la liberation de Iran Trièu Quan.alors détenu au 1 iêtnam.Petit hommage à un grand homme Emprisonné sans procès dans son Vietnam natal en (004, l\u2019homme d'affaires et maître de taek\\von-do de Sainte-Foy Trân Trièu Quàn avait défrayé les manchettes jusqu'à sa libération, trois ans plus tard.Sa famille, qui avait pu compter sur l\u2019aide de Maurice Couture dans sa bataille pour le faire libérer, lui livre ici un \\ ibrant au rev oir.Ainsi donc, vous voilà qui partez à la retraite.C'est ce que l'ont dit.Ma famille ne le croit pas.\\F'r Couture n\u2019est pas de ceux qui s'arrêtent.Vous connaissez déjà toute l'appréciation que I on vous porte.Il y a quelques semaines encore, mon père a voulu profiter d'une importante compétition pour vous faire un clin d'œil.«Monseigneur est un maître, ça va être drôle, on va le faire premier évêque ceinture noire de la Fédération internationale», a-t-il dit.bien fier de son coup.Comment vous va la ceinture.« Master Maurice»?Vous connaissez notre estime, mais, assez curieusement, vous l\u2019a-t-on déjà dite?Il est étonnant comment parfois on préfère ne pas dire ce qui devrait être dit, de crainte que les mots n'aient pas la force de ce que l'on ressent.C'est pourquoi vous me pardonnerez d'avoir été chercher un peu d'aide pour m'exprimer.Il y a quelques années, des nuages gris sont entrés dans nos vies.Tous connaissent bien l'histoire.Mais en même temps, et c'est une autre curiosité.y est aussi entree beaucoup de lumière.C'est dans celle-ci que nous vous avons rencontré.En jour, quelqu'un a téléphoné pour dire que M.L\u2019Allier et Min Couture av aient accepte de parrainer une jieti-tion.Qui était ce monseigneur?l'assons à la confesse : j'étais contente.mais un peu nerveuse au premier contact.Dans ma tète d'adolescente, je me souviens m ètre dit : «Ouf.il n a pas l'air trop (lmb (!).mais il est quand même plus âgé» Agé?l\u2019fffieu.Plutôt gamin ! J'ai découvert un homme aux milles histoires et un sens de l'humour qui fait encore sourire chez-nous.Vous avez un don pour la rigolade et êtes capable de faire rire même les p t it s jeunes blases \u2019 l ue histoire pour chaque phrase, que l'on disait.J'écris et j'entends encore mon frère Nicolas qui se moque de vous.Monseigneur.En fait, puisque nous y sommes, c'est une des choses qui m a beaucoup frappée chez vous.La confiance que vous portez aux jeunes, et votre pouvoir de séduction.Je ne crois lias que les camarades de Rochcbel-le aient oublie ce message, lâché au retour de mon père.« La jeunesse est capable de faire beaucoup.Vous avez ici la preuve que vous pourrez faire votre place dans la société si vous manifestez de la solidarité.» La jeunesse ('si capable de beaucoup, mai' Lf SOLEIL, RAYNALD LAVOIE KH Hüüiïï^M?tWH ïfr / 1\tJ MQr Couture n est pas de ceux qui s'arrêtent, même à la retraite, souligne la famille Trân.elle a besoin d'appuis comme le sien, m'étais-je dit.Plus encore, ce qui m'a frappée chez vous, c'est cette chaleur, cette attention sincère.Je ne sais comment expliquer.mais j'ai toujours eu cette conviction que l'on comptait vraiment pour vous.Nous avez un pouvoir, celui de donner l'espoir et de communiquer la joie de vivre.«N'oublie pas de dire qu'il est un bâtisseur social ».m'a dit mon père, pour bien montrer qu'on continuait de suivre tous vos engagements et vos bonnes actions.Recommandation bien superflue.J'aimerais pouvoir m'etendre autant que cette file d'il y a quelques jours, au diocèse.On m\u2019a raconté combien il était venu beaucoup de gens, et comment il fallait vous rappeler à l'ordre pour vous empêcher d'aller au-devant de tous.Mais vous avez maintenant la preuve de ce que je redoutai» Notre estime passe beaucoup mieux sans les mots.Ma famille et moi nous arrêtons donc ici et vous disons merci pour tout.I n merci intérimaire, car on sait bien que vous ne vous arrêterez pas.Cecilia Tran et toute Info mille: Joliette.Xicolas, Mg et Quan. Le >\\MEDl25.JA\\ VIER 2003\tle SOLEIL LE DÉPART DE MGR MAURICE COUTU R E > ;> Le bout de la route Du Petit Séminaire à l'archevêché de Québec en passant par Home.Maurice Couture a connu une brillante carrière ecclésiastique A N \\ h - M A R I K VOIS A R P U .1/1 o /nil ni a li'snlr iI.coin ¦ Maurice Couture, primat de l'Église du Canada et archevêque de Quebec, demain émérite, est homme de paroles.11 prêche, cherche à convaincre et rarement se laisse prier pour dire le fond de sa pensee.«.J ai pas le style episcopal.Je suis comme je suis.» Pendant trois heures d'affilée, il nous a reçus, rue Port-Dauphin.dans un salon de l'archevêché, où d'autres avant lui.les Louis-Albert Vaehon.Maurice Roy.Rodrigue Villeneuve et son lointain cousin, Louis-Nazaire Begin, pour ne parler que d'eux, se sont succédé.Tous des cardinaux! Pourquoi pas lui?«Je n'ai pas été en poste assez longtemps», répond-il du tac au tac.tout en rappelant que «ca a pris 17 ans» avant que le cardinal Roy soit nommé.Or, sa propre investiture ne date que de mai 1990.Autre obstacle, plus sérieux, semble-t-il.Le prédécesseur de M\u2018rr Couture est toujours vivant et.de ce fait, conserve le titre.C'est l\u2019occasion de faire taire la rumeur.Le cardinal Va-chon est âgé (bientôt 91 ans), pas sor-teux.mais ne souffre pas d'Alzheimer.Encore récemment, il a chanté son chant fétiche.On prend toujours un train pour quelque part.UN TEMPS NOUVEAU Le chant, nous y reviendrons, à propos de la Révolution tranquille et de Renée Claude.Spontanément, notre hôte entonne C'est te début d'un temps noureau.La voix est juste.Les mots sont gravés à jamais dans sa mémoire.« Prophétie.On fait sauter les tabous [.] Tout était remis en question.Ça chauffait.» Mais ne brûlons pas les étapes.Il n\u2019a pas l\u2019impression d\u2019être aussi progressiste que le veut l\u2019étiquette qu\u2019on lui a apposée M1\"' Couture a d'abord proposé un tour du propriétaire.Ici.dans le livre d'or, écrit de la main de Mère Teresa : « Works of love are works of peace.God bless you ».La célèbre visiteuse fut suivie par Jean-Paul IL qui a dormi.là.dans le lit à tête brune en bois.Mine de rien, nous sommes arrivés dans la chambre de monseigneur, laquelle est en train d'être rafraîchie pour accueillir son successeur, Marc Ouellet.Ça sent la peinture là-dedans.Les murs passent du rose mauve au jaune clair.La pièce adjacente, avec fenêtres qui ouvrent sur les remparts.sen ait de bureau.Mais elle est vide.Seul, dans la bibliothèque, subsiste le gros Larousse du XX'' siècle, édition 1933.Le reste est déjà rendu à la maison provinciale des religieux de Saint-Vincent-de-Paul, chemin Sainte-Foy.où M*1- Couture habitera désormais.Cette maison, il la connaît pour y avoir vécu au temps de son noviciat.«Tous les arbres qui bordent l'allée centrale, c\u2019est moi qui les ai plantés.» Coïncidence, il retrouve la chambre qu'il occupait à la fin des années 40.heureusement agrandie du simple au double.Maurice Couture est né.en 1929, à Saint-Pierrc-de-Rroughton.près de Thetford Mines, il a grandi dans une famille de sept, plutôt huit, car ses parents, dès leur mariage, avaient adopté un neveu orphelin.Le paternel était cultivateur.« Les roches, on dirait qu elles poussent, se plaignait-il.» C'est donc qu'on ne roulait pas sur l'or.Le futur évêque a fréquenté l'école de rang, «comme à Sainte-Clothilde ».non loin de son patelin, où menace un projet de fermeture.Du coup, il se lance sur les bienfaits des classes à divisions multiples.Les aînés transmettent aux plus jeunes leurs connaissances et.ce faisant, les affermissent.Lui revient un souvenir ému de l'institutrice.Gracia Raymond.qui lui a enseigné jusqu'en 9*' année, alors que le vicaire de la paroisse prenait le relais avec le latin.11 fut ensuite accepte comme pensionnaire au patro Saint-Vincent-de-Paul, côte d'Abraham.Pour les cours, il allait au Séminaire de Québec.Son père a dit : « Lui.il ne sera pas obligé de travailler; il va étudier.» «La pauvreté, c\u2019est une chance! ».soutient Maurice Couture.À condition, dit-il.d'apprécier le peu qu'on a.Dans son cas, le peu a beaucoup compté.Il est venu notamment de Raoul Garneau, commerçant de vêtements pour hommes, qui a dit : « On va s'en occuper.» Plus tard, une fois qu'il fut ordonné prêtre et engage à son tour dans l'éducation, le bienfaiteur a continué à soutenir ses oeuvres, notamment la colonie de vacances de Xotre-Dame-des-Bois.près de Lae-Beauport.Après une scolarité de doctorat en théologie et deux années où il fut prédicateur de retraites fermées, le père Couture, comme on l'appelait à l'époque, est retourné à son aima mater, le patro.«J\u2019étais prof et directeur des élèves».Le Petit Séminaire ne pouvait plus, faute d'espace, les accueillir.Si bien que des ententes ont été conclues avec les pères Maristes et qu'on s'est mis à y transporter les garçons.«Ce fut l\u2019embryon du séminaire Saint-Augustin ».note celui qui en a été le concepteur et le premier recteur.L'idée était de réunir sur un même campus toutes les communautés religieuses.Les Frères, de leur côté, ont bâti.Ce qui a donné le collège Xotre-Dame-de-Foy.« La seule chose qu\u2019on avait en commun, c'était la fosse septique, même pas l'aqueduc.» Façon de dire que les liens étaient ténus.«J\u2019AI TOUT LÂCHÉ» Le temps noureau annoncé par Renée Claude est arrivé.Ça bouillonne dans les collèges.D'autant plus que le rapport Parent vient de sortir.Des choix déchirants doivent être faits.« Est-ce qu'on reste privés et en lutte contre le public?[.] C'est pas pour rien que tant de Jésuites ont quitté », constate Maurice Couture, qui se situait.pour sa part, au premier plan de la réforme.11 se plaît à rappeler qu\u2019il fut le dernier président de la Fédération des collèges classiques et le premier président de l'Association des collèges privés du Québec.«J'ai tout lâché! » Nous sommes en 1970, point tournant dans la carrière du religieux de Saint-Vincent-de-Paul.Sa communauté vient le chercher et le désigne comme provincial.Il le demeurera pendant six ans, alors qu'il accède à la fonction de supérieur général.Ce qui le conduit à Rome, où il passera six autres années.Puis, en 1982, le voilà évêque.Il refait ses valises.y dépose son bréviaire, la bible, les actes du Concile.Et il revient à Québec, en tant qu auxiliaire.Après l'intermède d'un an.en 1989-90, à titre d'évêque de Baie-Comeau, il est de retour.cette fois dans les fonctions qui l'ont occupé jusqu'à ce jour.On lui accole, dit-il.«une étiquette progressiste».Or, il n'a pas l\u2019impression de l'être tant que ça.À quoi est-ce que c'est dû?Peut-être au fait qu'il a rendu «le visage de l'Église plus attrayant.moins austère».C'est ce qu'il croit.À ceux aussi qui trouvent qu'il n'a «pas l'air mal à l'aise au milieu du monde ».il répond : « C'est vrai, j'aime ça.» Il faut l'entendre décrire son diocèse ; « 35000 kilomètres carrés, cinq \u2014-1 VTL- * \u2022 \"CHtvES LE SOLE Son loifiir prpfi'JT.Quand la saison le permet consiste a ramasser les fraises des champs et a causer arec les gens que le hasard place sur son chemin.I' ' f ROI I II RAYNAl D I AVOH M\"r Couture quitte un archevêché d'une taille considerable.«35000 kilometres carres, cinq heures de route de Haie-Sainte-Catherine a Iximbton ;j'q rais les qeu.x fermes ».dit celui qui a toujours refuse les services d'un chauffeur.heures de route de Baie-Sainte-Cathe-rine à Lambton : j'y vais les yeux fermés.» L\u2019archevêque n'a jamais eu de chauffeur.On lui en a proposé.Il n'a pas voulu.Maintenant qu'il quitte, il conduira, plutôt qu\u2019une Sable comme avant, une Honda Civic.Ses goûts sont modestes.Le chalet de l'archevêché, près de la base militaire de Vulearticr.où on l a déjà vu manier la sciotte.ne lui manquera pas non plus.Son loisir préféré, quand la saison le permet, consiste à ramasser les fraises des champs, et a causer avec les gens que le hasard place sur son chemin.«Tout ce qui est humain m'intéresse».poursuit l'intarissable archevêque Maurice Couture.Pour meubler la retraite qui s'amorce, il projette même d\u2019écrire les mémoires de Mur de Laval.Une sorte de journal où il fera place a l'invention.«Mais pas autant que dans Julie Papineau ».l'histoire romancée d'une patriote, dont il a.par ailleurs, savouré la lecture.UEIQUES ÉTAPES IE SA VIE J1926 - Naissance, le 3 novembre a Samt-Pierre-de-Broughton J1940 a 1947 - Cours classique au Petit Séminaire de Québec J1947 à 1953 - Théologie au Grand Séminaire de Québec, jusqu'au niveau du doctorat J1951 - Ordination sacerdotale J1953 a 1955 - Prédicateur a Villa Saint-Vincent (Cbarlesbourg) J1955 à 1964 - Directeur du Séminaire Saint-Vincent (Patro Samt-Vincent-de-Paul.côte d'Abraham) et responsable de la colonie de vacances de Notre-Dame-des-Bois (Lac-Beauporb _|1965 à 1970 - Recteur du Séminaire intercommunautaire Saint-Augustin (Cap-Rouge).J1970 a 1976 - Supérieur provincial des Religieux de Samt-Vmcent-de- Paul _|1976 à 1982 - Supérieur général de sa congrégation (à Rome) j 1982 - Évêque auxiliaire a Quebec j 1988 - Évêque de Baie-Comeau j 1990 - Archevêque de Que\u2019 Primat de l'Église du Canada j 2003 - Archevêque émérite Analyse Transactionnelle «enrichie»\t\t\t« \\meliorer la qualité de ma relation l\u2019rorhaincs\t\t\t=5 et ma capacité d intimité\tsoirées\t\t\tc=^ c= d\u2019inforrnat ion - envers l'autre\tgratuites:\t\t\t1\u2014É\u20141 \" - envers les autres Pour ce faire, il faut d'abord bien me connaître.Deux questions sont alors fondamentales: \"\"\u2014¦ qui suis-je?\u2014\u2022 comment je fonctionne?L\u2019Analyse traiisuctioniicllc ¦\u2022enrichie» offre dos outils d'accompagnement efficaces pour y répondre ( \"est aussi une démarche de changement pour une plus grande maturité affective pour m'amener a faire des choix plus judicieux et a prendre dos décisions plus efficaces dans ma vie.les jeudis 3 avril, 1er mai et 12 juin 2003 des 19 h 30 Chez les Omninirains de Québec Ah I7!>.(irande Allée Ouest Renseignements: Céline I.Hehanre 522-3963, (inste 151 t Reconnaissance à Mgr Maurice Couture Bienvenue à Mgr Marc Ouellet Ditu Srut Les Frères de l\u2019Instruction Chrétienne et le personnel du juvénat Notre-Dame Samt-Romuald LE SOLEIL 25 : envier I) « EDITORIAL Hr.t Cdr.ur VLA1N UL HI C /\t> V Es BKLLfcf-LEl H Oirtttar 4, t ,4\\L\\ET Ihrr.teur tr l ihj r.h.Ui -i FKA\\(,arti.rommv IKuigtas.am u'ii premi»'r mi nistr»' »lc Saskatcht'wan.prônait lequilibiv budgetaire |K>ur proii'ger la social democrati»' contre tout chan luge des milieux tiiiaiU'U'i's Pacifist»' a tous crins, les socialistes canadiens ne sa» cm pas non plus ctnnnu'nt v iv re avi'c le socialist»11»' plus populair»1 »l»' la plaut'te.U-Britanniipu* l'onv Blair, ((in vi'iil en decomlr»' avec Saddam I lussi'in.tirace a Pierre Durasse, le Nouveau Parti démocratique donnera l'ncoiv I illusion d'etre un parti national Mais son attitude a l egard du Quebiv est une autre illustration d«' son incolie rem1»' politiipie i'ii faveur de l autode-lermination du Quebec, il a appuyé sans hésiter la loi i -20 sur la l'Iarte re-ferendaire I t.partisan d un fédéra lism»' as»métrique, il s'oppose il tout compromis avec le Quebec sur d»'s questions sociales comme la saut»' ou les conges parentaux Mais ce n'est pas une raison pour se désintéresser de lui Sous David l.e-vv is et I d Broadbent.le \\PDa tire I»' Parti liberal vers la gauche.»v qui n était d ailleurs pas pour déplaire n Pierre l'rudcau.tpii avait lui-même flirte avec la gauche dans sa jeunesse Kl toujours donne pour mort, b1 M\u2019D n'est jamais passe par la salle des soins inleiisifs connue le Parti progressiste couser»ateur LE 400\u2018 ANNIVERSAIRE DE LA VILLE DE QUEREC Des fêtes pour et par le monde ARCHIVES LE SOI E II C'est arec Cexperience et l'engagement rie ceux gui réalisent riéja ries événements a Quebec, telles les Fetes rie la \\nurelle-France (photo), et l'appui populaire que nous pourrons faire une fêle gui nous ressemble et gui nous rassemble.AJ - 'SV-', S 's\u201e Y1 Hal Roland Arpin Président et directeur general de la Société du 400' anniversaire de Québec On se souvient tous du passage à l\u2019an 2000.On aurait tous souhaité faire un peu plus mais, comme c'est souvent le cas, le temps a manqué.Voilà un premier mérite du projet que je conduis ; du temps pour bien faire les choses.Le temps dont nous disposons nous permet non seulement de planifier adéquatement l\u2019année 2008 mais aussi de sensibiliser les gens à cet événement, avant sa tenue, dans cinq ans.Explorer le passé pour en extraire la richesse du patrimoine, des idées et des lieux, célébrer le présent qui nous appartient pour un temps limité, proposer un futur à nos enfants à qui il appartiendra de faire fructifier nos richesses matérielles, culturelles, spirituelles, tels sont les choix qui sont faits.Vous n'avez pas encore entendu parler du 400' de Québec ?C'est normal.D'ici 2005, nous serons en mesure de proposer, pour 2008, un programme d'activités.Ce programme est en train de se bâtir, en fonction de ce qu'on nous a dit ces deux dernières années.Nous avons écouté, et beaucoup, ce dont les gens rêvaient pour 2008.Nous en sommes maintenant aux choix.Que fera-t-on en 2008?Nous avons opté pour une action discrète et une réflexion préalable.Ce qui ne nous a pas empêché de faire de nombreuses rencontres auprès d'experts et de groupes spécialisés.Cette période d'incubation s\u2019achève.MAJEUR ET MÉMORABLE Un premier constat, c'est que l\u2019idée du 400' plaît et rassemble.Parmi ce qu'on nous a dit.les gens voient 1 événement de 2008 comme majeur et mémorable.À nous de faire en sorte que cela le soit.Le caractère majeur sera donné en fonction de l\u2019ampleur des festivités.Attention cependant, il ne saurait être question de tomber dans la démesure Nous avons compris que les gens de Québec veulent participer à la fête et s'y reconnaître.Une fête pour et par le monde.Toutefois, il faut se donner les moyens de réaliser ces activités.et surtout de leur insuffler un brin de douce folie pour qu elles soient mémorables pour nos concitoyens et pour nos visiteurs.Si I on parle encore du 31)0' de Québec de 1!H)S.alors que très peu d'entre nous y étaient, c'est qu'une magie s'est exercée avec la population.Les 45 ans et plus gardent en mémoire Expo t>7 ou la SuperErancofète comme des événements exemplaires.Pourquoi?Parce qu'ils ont frappé l'imaginaire québécois, la conscience collective, comme l a fait en son temps le 300 de Québec.Notre défi est aussi d\u2019arriver a ce résultat en 2008.et de faire plus et mieux si possible.Comment faire?Nous ne pourrons y arriver seuls, (\"est avec l'expérience, la connaissance et l\u2019engagement de ceux et celles qui réalisent déjà des événements (pensons notamment au Carnaval, aux Fêtes de la Nouvelle-France.au Festival d'été et aux autres organismes événementiels) et l'appui populaire que nous pourrons faire une Disons-le clairement^ des fêtes comme celles que nous préparons ne sauraient se faire a petit coût fête qui nous ressemble et qui nous rassemble.On souhaite attirer des touristes a l'occasion du 400'.en 2008.mais si les gens d'ici ne fêtent pas vraiment.ne se reconnaissent pas dans les activités offertes, on ne peut espérer une réussite.Cela veut dire qu'il dev ra y avoir des fêtes de quartier, des « cuvées populaires » produites par les responsables des événements déjà en place, des activités originales, bref, de quoi plaire à toutes et tous, peu importe leur âge et leur condition.Mais qu'est-ce qui nous pousse a tant vouloir fêter?PLUS QU'UN ANNIVERSAIRE Un anniversaire, somme toute, ce n'est rien, si ce n\u2019est l'idée qu'on s'en fait.Certains voudront fêter leur 4b anniversaire de naissance alors que d'autres préféreront l'ignorer.Il s'agit donc d'occasions qui nous sont offertes pour se réunir, se remémorer mais surtout pour tenter de prévoir ce que nous réservent les années qui viendront.Le 400 , c\u2019est un peu cela aussi.I ne occasion de se souvenir, de se retrouver et de construire notre avenir.A une différence toutefois: Québec, ce n'est pas une simple ville parmi d'autres comme en témoignent ceux qui la visitent et plus encore ceux qui y vivent.Québec marque une naissance importante.Un déploiement majeur en Amérique: c'est le berceau de l'Amérique française.Bien sûr.il y a eu des tentatives d'implantation auparavant.on n'a qu'a penser aux gens de l'Acadie qui se préparent a célébrer leur 400 anniversaire et avec qui nous 400e DE QUÉBEC collaborerons.Québec a cependant connu une permanence et une continuité dans le temps.Québec est donc un symbole fort, toujours présent en terred Amérique, (\"est pourquoi la dimension de cet anniversaire est nationale et internationale et dépasse le cadre d'une fête locale.Ainsi, le gouvernement du Québec a choisi d'investir dans la preparation du 400' anniversaire de Quebec.COÛTS ET BÉNÉFICES Mais a quels coûts et pour quels benefices'.\u2019 (\"est la grande question et, pour quelque letups encore, la grande inconnue.Combien couleront toutes ces bonnes idées?Si l'on exclut le volet des grands travaux, (pii en sera un d'accélération, le volet des festivités du 400' ne si1 fera pas à coûts nuis.Ce ipii inquiété toujours les citoyens qui s'intéressent aux activités publiques.c'est li' coût des fêtes, petites ou grandes.Disons-le clairement, des fêtes entnmc celles que nous préparons ne sauraient se faire a petit coût.La comparaison est utile, bien que délicate a utiliser le 350 anniversaire de Montreal, en 1002.n roule t2 M$ pour quelques mois d\u2019aetivités.( \"est cher, direz-vous?(\"est moins cher quand on sait que les retombées ont atteint quatre fois l'investissement ! Voila qui devrait convaincre ceux qui s'intéressent aux chiffres mais généralement, lorsque le spectacle est bon, on se questionne moins sursoit coût.Mais il n\u2019y a pus que les retombées économiques dans un projet mobilisateur comme le nôtre: les retombées «sociales» sont loin d'etre négligeables Le partage d'un projet commun au sein de la région, la culture de l'intelligence, la conjugaison des efforts.l'emballement des esprits vers un objectif, l'engagement des jeunes dans le projet, le partage de ce que l'on fait de mieux et la fierté de réaliser quelque chose ensemble, voilà autant d\u2019éléments qui devraient nous motiver dans la realisation de ce projet.Déjà, on mesure l\u2019effet d'un simple cédérom portant sur l\u2019histoire de Québec et du Québec, récemment lancé parla Société du 400 anniversaire dit Québec dans toutes les écoles primaires du Québec.Un vaut combien, faire comprendre a nos jeunes notre histoire.leur faire développer des liens ('titre les modes de vie des différentes époques.I apport des Premières Nations.des immigrants?Et tout ceci en s'amusant ! Voila une contribution modeste mais fructueuse.Tout comme l'est la fête du 3 juillet (jour de fondation de Québec) qui devrait prendre de l'ampleur d'ici a 2008 et demeurer en héritage par la suite.Il y a des effets qui ne se traduisent pas en chiffres dans un tel projet.L\u2019ORGANISATION Depuis deux ans, une petite équipe s affaire a préparer le 100 anniversaire de Québec.En mai prochain, nous ferons état publiquement des résultats de nos travaux.Ce sera la une étape intermédiaire avant de déposer un programme en 2005.Notre démarche est ouverte.Nous voulons offrir des fêtes qui resteront dans notre mémoire comme un événement charnière, une pierre blanche.Nous faisons le pari qu'ensemble.il nous est possible de rêver a un 400 qui nous ressemble : inventif.généreux, accueillant.Roland Arpin i r A Lk samedi 2 :> J aw; r i 2003 I) H AU CŒUR DE VOTRE Q DES EMPLOIS ASSURÉS ET BIEN PAYÉS Le secteur bioalimemaire québécois, qui emploie quelque 400000 travailleurs, a de plus en plus besoin de spécialistes de tout genre.Jean-Pierre , Émond, professeur au Département des sols et de génie agroahmentaire, et directeur du programme de baccalauréat en génie alimentaire, avance quelques chiffres qui confirment cette tendance.Au nombre de vingt à vingt-cinq par an.les finissantes et finissants en génie alimentaire sont très en demande.\u2022Leur taux de placement avoisine les 100%, dit-il, et ils se trouvent un emploi à temps plein dans les trois mois suivant la fin de leur bac.('ôté salaire, ils sont assurés de commencer a plus de 35000$ par an.» Ce programme est constamment mis à jour afin de répondre le mieux possible aux besoins de l\u2019industrie.Son objectif: former des spécialistes polyvalents capables d\u2019appliquer les principes et les concepts du génie à la manutention, à la fabrication, au traitement, à la transformation et à la distribution des aliments.Pour sa part, Jean Amiot, directeur du baccalauréat en sciences et technologie des aliments (STA), et professeur au Département des sciences des aliments et de nutrition, indique que le STA a la meilleure cote au plan de l\u2019employabilité.«Je ne connais pas de chômeur dans le domaine, dit-il.Et ce n\u2019est pas demain que ça va arriver.» Selon lui, les emplois sont tous à temps plein, il faut à peine sept semaines avant de trouver son premier emploi et le salaire d\u2019entrée moyen est de 37000$ pour le détenteur d\u2019un bac.Chaque année, le programme de STA produit quelque 35 finissantes et finissants.Le diplômé a pour tâches d\u2019assurer la qualité et l\u2019innocuité des aliments, d\u2019en gérer la production, d\u2019améliorer et de développer les nouveaux produits.Deux programmes de la Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation sont faits sur mesure pour les gens polyvalents qui aiment la diversité et les défis N McUntc Fournier, mgeme«re de projet chez Fnto Lay ( \\in.uU «U fait d'aroir une formation multidisciplinaire nous donne un avantage concurrentiel.» Un avantage concurrentiel Melanie Fournier travaille comme ingénieure de projet chez Frito-Lav Canada.Cette entreprise de Lévis est un important fabricant de croustilles de pomme de terre et de mais.La bachelière en genie alimentaire joue également le rôle de personne-ressource de l'entreprise dans les dossiers de la protection environnementale et de l\u2019économie d'énergie.«Le fait d\u2019avoir une formation multidisciplinaire nous donne un avantage concurrentiel puisque notre polyvalence nous permet de travailler dans différents types d\u2019entreprises,» explique-t-elle.Une excellente assise Andrée Bouchard est vice-presidente assurance qualité et recherche et développement chez Biscuits Leclerc, un important fabricant de Saint-Augustin-de-Desmaures.Les responsabilités de cette bachelière en sciences et technologie des aliments consistent, entre autres, à diriger une équipe de chercheurs diplômés en STA dans le développement des formulations de nouveaux produits, et à implanter deux systèmes de gestion de la qualité.Elle qualifie son domaine de fascinant, dynamique et rempli de défis où la personnalité et la capacité d'interagir positivement dans des équipes multidisciplinaires constituent des atouts de premier plan.«Le programme de STA est une excellente assise pour notre cheminement professionnel, ajoute-t-elle.Mais lorsqu'on passe au marche du travail, on doit se spécialiser dans un creneau donné, tout en gardant une approche généraliste.Car les entreprises alimentaires ont besoin de gens très polyvalents capables d\u2019apporter des solutions dans les bonnes pratiques de fabrication.» Pour plus d'information: Jean Pierre Emond au 056-2910, Jean Amiot au 656-2482 ou \\v\\v\\v.fsaa.ulaval.ca fia formation lcvcle.html.YVON LAROSE medicaments, pharmacie et société Cette semaine, la Faculté de pharmacie réunissait, au Centre des congrès de Québec, quelque 200 pharmaciens.décideurs et artisans de l\u2019évolution du medicament.dans le cadre de la rencontre «Médicaments, pharmacie et société».La Faculté de pharmacie v présentait une programmation au regard clinique, scientifique, sociologique et économique, sur les multiples aspects entourant le medicament et son utilisation, ainsi que des dossiers de l'heure sur la pratique de la pharmacie, lu programmation diversifiée comprenait quelque 30 conferences et des plénières traitant des différents enjeux de l\u2019heure: le médicament et l'Etat: le problème de la pénurie de pharmaciens au Québec: le médicament et la publicité: la loi 90 et ses conséquences sur revolution de la pratique de la pharmacie Pour la Faculté de pharmacie, ce premier congrès d'envergure s'incnt dans une volonté d\u2019exercer un leadership determinant sur les questions pharmaceutiques au Québec.«Une goutte d'eau qui pourrait faire boule de neige»: le docteur Jean Couture en discussion de cas arec un groupe d'étudiants de l'Université Norman Bethune.B* *2 VN sERSi'E S 3 LAVAL Aukuc'xi .xtdxx Jenai x Dans l'esprit de orman Bethune Ils sont 1,2 milliard, ils affichent une certaine insouciance face aux pesticides organochlorés et à la pollution industrielle et environ 350 millions d\u2019entre eux fument - d\u2019où la ruée vers l\u2019Est des fabricants de cigarette en quête d\u2019un nouveau Klondike.Chaque année, le tabac conduit à leur dernier repos 1,3 million de Chinois.Quant à la pollution, elle fait un nombre incalculable de victimes au pays du cancer levant.Résultat?Ce peuple est aujourd\u2019hui confronté à une réalité qu'on dirait tirée tout droit d\u2019un biscuit chinois: «Le progrès apporte la fortune et l\u2019infortune».Lorsque Jean Couture s\u2019est rendu dans ce pays pour la première fois au début des années 1990.il a été sidéré par ce qu\u2019il y a découvert.«Dans environ 70% des cas, les gens se présentaient à l\u2019hôpital avec un cancer tellement avancé qu'on ne pouvait plus rien pour eux.Je revivais là-bas les mêmes frustrations que j\u2019avais connues ici quand j\u2019ai commencé à pratiquer la médecine en 1954.Il fallait aider les Chinois à combler rapidement ce retard d\u2019un demi-siècle.» Diplômé de la Faculté de médecine en 1949.professeur depuis 1954, directeur du Département de chirurgie de 1981 à 1989 et professeur émérite toujours actif.Jean Couture n\u2019est pas tombé dans la coopération internationale quand il était petit.Il lui a fallu attendre l'heure de la retraite pour découvrir cette passion qu\u2019il qualifie de «la chose la plus extraordinaire qui soit arrivée dans ma carrière».En 1987, deux chercheurs chinois en séjour à Québec lui suggèrent de créer un programme de stages entre l\u2019Université Laval et un hôpital de Changchun affilié à l\u2019Université Norman Bethune, dans la province de Jilin.Petit à petit, l\u2019idée fait son chemin.En 1990, Jean Couture convainc l\u2019ACDI d\u2019investir 500000$ dans la création, à Changchun, d\u2019une unité d\u2019oncologie semblable à celle de l'hôpital du Saint-Sacrement.Former, soigner, prévenir La première phase de ce projet consistait à former du personnel capable d\u2019utiliser les connaissances de la médecine moderne pour soigner les cancéreux.Le chirurgien persuade alors une vingtaine de personnes de l'hôpital du Saint-Sacrement, de l'Hôtel-Dieu de Québec et de l'hôpital Laval, dont plusieurs professeurs de la Faculté de médecine, de participer à la formation de stagiaires.Au cours des années qui suivent, Us accueillent et forment 45 médecins, infirmières et épidémiologistes chinois qui retournent ensuite pratiquer à l'Unité d\u2019oncologie Bethune-Laval de Changchun.L\u2019appellation de cette unité associe le nom de l\u2019Université à celui du grand médecin canadien Norman Bethune, qui s\u2019est rendu en Chine pendant la révolution pour soigner des blessés et former des médecins.Par la suite, Jean Couture supervise la mise sur pied d'un programme de soins palliatifs, comprenant une «salle de sollicitude affectueuse», qui permet aux patients de «vivre avec dignité les derniers jours de leur vie et de quitter ce monde dans une ambiance sereine».Puis, en collaboration avec la Société canadienne du cancer, l'Unité a lancé une campagne de prévention contre le cancer qui met en vedette Mark Rowswell, un humoriste canadien qui fait un tabac en Chine.Une rencontre féconde En dix ans, l\u2019Unité d\u2019oncologie Bethune- Laval a traité des milliers de Chinois atteints de cancer.Pour le bien des malades, la médecine occidentale a ainsi mis le pied dans un hôpital où prévaut la médecine traditionnelle chinoise.Le cinéaste Edgar Soldevilla est allé voir comment les médecines occidentale et chinoise cohabitent dans ce corps étranger qui se développe au sein d\u2019un organisme chinois.Dans son documentaire de 52 minutes, intitulé Dans l'esprit de Norman Bethune, lancé hier soir à la Bibliothèque Gabnelle-Roy.le cinéaste aborde la question de la déshumanisation des soins dans la médecine occidentale et du risque d\u2019évacuer la spécificité de la médecine chinoise -les soins de l'âme - du traitement des malades.Par le biais des témoignages de Jean Couture, de son collègue chinois Liu Guogin, d'anthropologues médicaux - dont Serge Genesr, de l'Université Laval -, de patients et du personnel de l\u2019Unité oncologique.Edgar Soldevilla montre comment l'approche préconisée à l'Unité d\u2019oncologie Bethune-Laval favorise une rencontre féconde des deux cultures médicales.Dans les dernières secondes du documentaire, Jean Couture compare le modèle développé à l\u2019Unité d\u2019oncologie Bethune-Laval à «une goutte d\u2019eau qui pourrait faire boule de neige».Le modèle a déjà été repris dans deux autres villes chinoises et il est question de l\u2019exporter vers d\u2019autres régions de ce pays.Le propos du documentaire d'Edgar Soldevilla porte à penser que ce ne serait pas une mauvaise idée de l'exporter au Québec également.JEAN H AM AN N L\u2019œuvre du chirurgien Jean Couture inspire un Film sur la rencontre des médecines occidentale et chinoise De l'arbre au panier, un chemin à explorer Salon de l\u2019agriculture, de l\u2019alimentation et de la consommation La 28 Semaine de l\u2019agriculture, de l\u2019alimentation et de la consommation a démarré le 20 janvier.La réalisation de cette activité aura nécessité la contribution de plus de 350 étudiants et étudiantes de la Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation.L'objectif visé consiste à rendre accessible au plus grand nombre le domaine de l\u2019agroalimentaire et de la consommation.Après le Symposium agroalimentaire qui a eu lieu au pavillon Comtois le 21 janvier sur le thème «Agriculture, alimentation et société: un pont ou un fossé?», le second temps fort de la semaine est le 28 Salon de l'agriculture, de l\u2019alimentation et de la consommation qui se tient, aujourd'hui et demain, 25 et 26 januer.au Centre de foires d'Expocite.à Québec, sur le thème «De l'arbre au panier un chemin à explorer».Au programme: des conseils, des dégustations, des conferences, des nouveautés et plus de 90 espèces animales et végétales.Il y aura des stands etudiants, des stands de dégustation et des stands d\u2019entreprises ainsi qu\u2019une place publique réinventée, un mini-marché et un kiosque d\u2019information pour enfants.La miniferme occupera une superficie de 25 (XX) pieds carrés et présentera une grande variété d'animaux (bovins de boucherie, chevaux, mourons, lapins, etc.) dans un environnement naturel.Un secteur porcin et une ferme laitière, de même qu'un parc de chasse, auront aussi été aménages.Enfin, un mini-jardin mettra en valeur differents types de culture, dont la maraîchère et la fruitière, ainsi que diverses plantes exotiques.Le Salon de I agriculture, de l'alimentation et de la consommation se tient du 24 au 26 janner au Centre de foires dExpoate 7?» jU notamment celles qui possèdent des vertus médicinales et homéopathiques.Pour en savoir plus, composez le 656-2131 poste 676\"\u2019, ou visitez le site www.infosaac.com. L K 'WH '* J A \\ Y H R 2 0 0 3 D 9 iliiljjâi DES OIES DES NEIGES A DECOUVRIS Le dimanche 2b lanwer l êmiSMon Oe.ci.rme de Radio-Canada diffusera un reportage sur les trav aux de Pascale Otis et de Jacques Larocheüe du IVpartement de biologie.Ce reportage traitera de la thermoregulation et de la croissance chez les grandes oies des neiges et les bemaches du Canada Ces etudes mettent a contribution des oiseaux nés en captivité er imprégnés par les chercheurs de sorte que Pascale Otis et ses t «imprégnées les oisons les considèrent comme leurs parents.Le tournage a ete effectue sur le .ampus et a 1 Unité de recherche sur les oiseaux migrateurs, un centre mis sur pied a L Annonciation, par Pascale Otis.pour heberger légalement les oies des neiges apr.s l.ur stage dans les laboratoires de 1 Université.L emission sera presentee sur es ondes de la tele de Radio-Canada a 18h30 le 2b janvier et en rediffusion le mardi 28 janvier a 23 h 2.-' l'ai ailleurs, signalons que l'Association des universitaires français de la Région de Québec (AUFRfc'Q) présenté une causerie de Pascale Otis sur la grande oie des neiges, le samedi 25 janvier, à 18 h 30.au Collège Stanislas.2415.rue Mane-Yictonn.a Sillerv.Entrée libre.À 10 h 30.suivra un buffet.Coût: 1 S pour les membres.22S pour les non-membres.10S pour les étudiants.Renseignements: Andre Desmartis, 64~-3b92.JOURNÉE D INFORMATION SUR LA MALADIE D ALZHEIMER La Société Alzheimer de Québec organise une journée d'information sur cette maladie, le dimanche 26 janvier, au pavillon Alphonse-Desjardins, de 10 h à 16 h 30.La formule, de type salon, propose notamment une douzaine de stands, quatre conferences (La maladie d Alzheimer.Les relations avec une personne atteinte.L aspect legal.L hébergement) ainsi que la possibilité de rencontrer sur place des spécialistes de cette maladie qui atteint 10000 personnes dans la grande région de Quebec L entrée est libre et le stationnement gratuit.Renseignements: 527-4294.UN HIVER EN PLEIN AIR Pour le mois de février, le Club l'Aval vous propose de belles sorties hivernales.À titre d'aperçu, durant la fin de semaine des 1\" et 2 février, le Club prévoit du ski sur piste à la Forêt Montmorency, au Camp Mercier, ainsi qu'au centre de ski de tond Charlesbourg.Les amateurs de plein air auront aussi l'occasion de choisir de faire de la raquette à la Montagne fendue ou de la glissade ! \u20ac ¦ * aux Éboulements.Le Club l'Aval offre ainsi la possibilité à tous de découvrir les joies du plein air et de visiter la région avec des animateurs expérimentés qui sont aussi des secouristes certifiés.Le Club propose toujours des activités adaptées à tous, du débutant à l'expert.Pour participer, vous devez vous présenter à la réunion préparatoire au local 3252 du PEPS le lundi précédant l'activité, à 19 h, afin de recueillir les informations nécessaires et vous inscrire.Le tarif pour une journée est de 10S pour les membres du PEPS et de 15 S pour le public.Des cartes semestrielles et annuelles sont également en vente à des prix avantageux.Information: Louise Bédard au 656-2131 poste 6030, ou www.clublaval.qc.ca.SUPER BOWL XXXVII AU PEPS Pour une cinquième année de suite, le Rouge et Or football invite la population à visionner le match du Super Bowl qui sera présenté en direct au stade couvert du PEPS.Tous les joueurs du Club de football Rouge et Or seront sur place pour cette importante activité de financement de leur équipe.Dès 15 h, CHOI-FM sera sur place pour l'animation avec le Radio X Band.Le match opposant les Buccaneers de Tampa Bay aux Raiders d\u2019Oakland sera projeté sur trois super écrans géants en haute définition (HDTV), une première à Québec.L'affrontement débute à 18h et l\u2019admission est de 5 S.Il est également possible de réserver des tables de 10 personnes pour 100 S.incluant une consommation gratuite par individu.L'an dernier, près de 3000 personnes s'étaient rassemblées au PEPS.Pour information et réservation: 656-FOOT et à la réception principale du PEPS.SONATES DE BRAHMS Le pianiste Arturo Nieto-Doran tes et le violoncelliste Sébastien Lépine présenteront un concert consacré à Brahms le jeudi 30 janvier à 20 h.à la salle Henri-Gagnon du pavillon Louis-Jacques-Casault.L'entrée est libre.Les deux musiciens interpréteront la Sonate pour piano et violoncelle no 1 en mi mineur op.38 et la Sonate pour piano et violon no 1 en ré majeur op.78 (sonate transcrite par la suite pour violoncelle par le compositeur) et termineront avec la Sonate pour piano et violoncelle no 2 en fa maieurop.99.Professeur de piano à la Faculté de musique.Arturo Nieto-Dorantes a remporté plusieurs prix nationaux et internationaux.Diplômé en 1998 de l'Université d'Indiana.Sébastien Lépine a étudié auprès du grand violoncelliste hongrois Janos Starker.Chambriste chevronné, il est membre du Quatuor à cordes Abysse, du Duo Lépine et de l'Ensemble Strauss-Lanner.et chef d\u2019orchestre de l'Orchestre symphonique de l\u2019Académie les Estacades de Cap-de-la-Madeleine.où il enseigne.Arturo Xieto-Dorantes et Sebastien Lépine COURS DE MAÎTRE AVEC TOMER LEV Le public est invité a assister à un cours de maitre avec le pianiste Tomer Lev.le lundi 27 janvier à 9h 30.à la salle Henri-Gagnon.L'entrée est libre.Organisé par l'Orchestre symphonique de Quebec, en collaboration avec la Faculté de musique et le Conservatoire de musique de Québec, cet atelier permettra d'entendre des interprètes de la relève, qui bénéficieront des conseils de Tomer Lev.4V Tomer Lev EB ffl UNIVERSITÉ 9 9 LAVAL \\urwd\u2019hui ÇKjebev Jemam le mmfc Le contenu de ces pages est produit et édité par le Service des communications de l\u2019Université Laval.Visitez Alénon, le site Web de l\u2019Université Laval, a l'adresse suivante: http.www.ulaval.ca TROUVER.POUR SERVIR Trois recherches réalisées par des et^uipes de I Université figurent au palmarès des dix decouvertes de l\u2019annee du magazine Quebec Science La démonstration de l'existence d imaire dans le cerveau par l equi| i 1'elucidation du lien entte le diab le groupe d Andre Mai eue et la forêt fossile datant de 2 millions d a Bvlot par Daniel Foruei et Mu bel Y.i;d o t une des uiges a 1 occasion de .i 10 compilation a coups de la recherche au Quebec réalisée pai le Saence i s\\ sterne tmm de Sci ce Rue- l* et ! vHVMtl* p.tW'uvtM te diit M UlCiit' vli*\u2019 uca/nu* i Un jurx compose de journalistes scientifiques de Qu, v.v ewee.de Radio c anada de la i're>>c et du c anal .\u2019 a pnvede a., délicat exercice de selection ci a tiacers toutes les de.o.ceites publiées dans les derniers mois, les dix realisations m.neuies effectuées dans les universités, les entreptises pnwvs ou les cen très de recherche gouvernementaux du Quebec les déconcertés retenues doivent avoir des impacts importants autant poui 1 ensemble de la connaissance que pom le bien eue de la so, icte Le magazine de vulgarisation scientifique livre le fruit des cogitations du jure dans son edition de fevnei 200.' Cerveau direction Sv le am Nadeau et Seige Rixest.du c entre de nv heu lie du i HUI ont démontré que le cerveau possédé son propie sesteme de defense pour contre! les envahisseurs c e svsièmc ou '.s: i ei.i : 1 elimination des bactéries et des virus qui s infiltrent jusqu au cerveau.Malheureusement, dans certaines circonstances >e mécanisme de defense pourrait se retournet contre les neurones et causer la plupart, sinon lensemble, des maladies neu rodégenératives.«les agressions chroniques provoquent la destruction progressive et lente des neurones earaeierisiique de la plupart des maladies iieurodcgeneratives.notamment la sclérose en plaque, la sclerose latérale amvotrophiquc.la maladie d Alzheimer et la maladie de l'arkinson- explique Seige Rivesi Problème de taille André Marette et Mylène Perreault, du C entre de reelieivhe du ( HUI.ont démontré le rôle d'une enzvme appelée iN\u2019O.s dans la relation entre 1 obésité et le diabète Les chercheurs ont découv ert que l obesite induite par un regime riche en graisses provoque la production de cytokines par les cellules adipeuses qui.a leut tour, stimulent l\u2019expression de len/vme (iNOS) les quantités anormales de monoxide d'a/ore produites par faction de cotte enzyme entravent Faction sic l'itisuline, empêchant le glucose de pénétrer à 1 intérieur des muscles S ensuit ce que les scientifiques L'ut appelé !c si itdroinc vie icsistatice a I insuline l|ui met la (able au dtabete de tij'c 2 Ni'iie deeiviiveite usque .1 avoit une nui dencc cluinjuc puisLjue S5 vies i.is de diabète .le ivpe 2 sl'ui attribuables a l .'bcsitc- signale \\ndre Marette Bois antique I i\u2019i s des travaux et te.tues sut 1 Ile Bv k'i, dans lAiet ique i ai ta dieu, les chercheurs Daniel li\u2019iuct et Michel Allaid lIu l'entre d eludes not diqucs ji I Ni l'iu lK\\ i'ui en une toi et K'ssilc.l'ii sen ce dans un eiat remarquable 11 faut allet 1 500 km plus au sud poui nouvel une Inict manie i omposcc d aibies île dimen sums comparables les analvses eltciiuecs pai une eijtiipe île eheieheuis .iu t I N lmu icvele que lcUi- li'ii-i U'ssile sciait agee l!c 2 a 2.5 miliums d années I Ile cimstitue doiu un îles rares sues tcmi'ins .les ehangemenis elimainjues survenus enne le lertiaiie et le Quaternaire smiligne leiiniiaiii iTiereheui I >amel I n ici Il AN HAMANN De l intime a l universel Jean Désy pratique la littérature comme la médecine: avec cceur et science à la fois Il habite actuellement File d'Orléans, mais ce n'est là qu\u2019un transit parmi d\u2019autres.Enseignant a la Faculté de médecine, Jean Désv voyage en effet régulièrement d'une région à l'autre, mais aussi entre différents rôles sociaux.Lorsqu'il va dans le Grand Nord par exemple.il redevient ce chaleureux homme-médecine qui refuse de séparer le traitement physique de la relation parcours qui se poursuit maintenant avec l\u2019essai-récit Du fond de ma cabane, sous-titre Eloge de la forêt et du sacré, publié chez XVZ Édiretir De l'intime à l\u2019universel, on y voit se conjuguer un homme vulnérable, un prof, un scribe à tendance visionnaire, mais aussi un père.«L\u2019envie que j'avais au départ était d écrire à mes deux fils, se rappelle l'auteur.( \"est avec eux que j ai bâti cette cabane au nord de Portneuf, qui est le lieu où on se retrouve avec le plus d\u2019in-nmité.Cette cabane leur appartient bien plus que la maison que j\u2019habite a file d\u2019Orléans.En cours d'écriture, ce vous s'est lean Désy: dans la lignée de Henn David Dion ati ineramorpho.se.devenant le lecteur, ramenant aussi au /e,« Dans la lignée de l'Américain Henry 1 )aviil I lioieau, iloni il a dévoré le journal intime.I )esv profite de ses retraites sylvestres poui mieux saisn la soeiéte actuelle, tourmente postmoderne ilont il ne saurait s'échapper totalement.«Si la poésie ne vient pas équilibrer l'univers île la science, je ne suis pas sûr qu\u2019on s\u2019en sorte lI.iiis les dix prochaines années.La disharmonie science-poésie, c est un mal en soi.» Homme de terrain, Jean Désy conçoit la société humaine lomme chacun de ses patients, c'est-à-dire comme un tout.Les justifications ifc son attitude ne manquent pas: «On est tous désemparés devant un phénomène comme le clonage Je suis loin île ne pas appréciei les mérites île la science, mars peut-être qu'en donnant autant il energie aux écrivains qu\u2019aux scientifiques, on serait mieux en mesure ii\u2019appréhendcr certaines questions » THIERRY BISSONNHTTE ÏHÉfllRE Bunker Les derniers jours d\u2019Adolf Hitler vus par le Théâtre de la Filature Appeler le Eührer par son petit nom.Adi.donne immédiatement le ton à la pièce Adi ou les quinze dernières minutes de la vie d\u2019Hitler.Le texte de Luc Michaud et d\u2019Élodie Cuenot, du Théâtre de la Filature, s'efforce de descendre de son piédestal un dictateur trop souvent élevé au rang de dieu du mal.En le montrant dans toute son intimité, en compagnie de sa maîtresse Eva Braun, les deux étudiants en études théâtrales le ravalent au rang d'homme ordinaire et.en fin de compte, le démystifient.Le spectacle transporte les spectateurs dans le blockhaus assiégé d Adolf Hitler en 1945.peu de temps avant qu'il ne se suicide.Le dirigeant d'une Allemagne en perdition vu ses derniers instants en compagnie de sa maîtresse Eva Braun, de son médecin et de quelques soldats.Une série de tableaux, souvent grotesques, illustrent l\u2019absurdité de la vie d\u2019un dictateur qui a fondé son existence sur l'illusion.Un propos actuel A la frontière du spectacle de foire et de l\u2019expressionnisme, la pièce brosse un tableau sommaire de la vie d\u2019Hitler, qu\u2019il s\u2019agisse de son enfance à Vienne en Autriche, de son rôle de soldat lors de la Premiere Guerre mondiale ou de son irrésistible ascension du pouvoir.Pas question pour autant de livrer au public une émeme biographie du dirigeant nazi Bien résolus à démolir le personnage par l'absurde, Luc Michaud et Élodie Cuenot sattachent a le ridiculiser en exploitant ses travers.«Le rire jaune, il n\u2019y a rien de plus efficace».souligne 1 étudiante en études théâtrales.L'idée d eenre sur Hitler vient avant tout d'une passion des deux auteurs pour l\u2019histoire et la Seconde Guerre mondiale.mais elle découle aussi d événements plus contemporains comme le 11 septembre 2001.ou le score électoral de Jean-Marie Le Pen aux dernières élections présidentielles françaises.Luc Michaud et Élodie Cuenot ont énormément lu sur leur personnage se risquant même a lire son ouvrage de référence Afem Kampf.malgré son caractère insoutenable avant de s\u2019aventurer dans l'aventure de l'écriture.Une aven- Luc Michaud < atbenne bouchard et Jean f rançais Cauchnn: \"fs nre jaune, il n 'y a nen de plus efficace.» tu te qui a pris plus de sept mois.Le vœu le plus cher des deux concepteurs-\u2019 Que les spectateurs comprennent que l\u2019extrémisme ne relève pas seulement du passé.Adi ou les quinze demieres minutes d Hitler par le Théâtre de la Filature.Représentations au Théâtre de Poche, pavillon Maunce-Pollack les 30 et 31 janvier et le I février, à 20h.Billets en prévente au BASC, local 2344, pavillon A.-Desjardins au coût de 8S A l'entrée 10S.PASCALE GUÉRICOLAS A N I) 10 LE SOLEIL 2U03 ' \\ 2 :» .i \\ Un singe cultivé L\u2019orang-outan n\u2019est pas l\u2019idiot de la famille des grands singes, contrairement à ce qu\u2019on croyait S vi.v il.H it 11: t__________ 1 Aibtru/ion Dans la fnrt't de Kinatmtaiiÿ'un a HopnCu, quand In soleil se concile, on entend des « smak-smak » assez aifftis, cuire liaiser e client devra siqnpr un contrat et prendre raison d un véhicule en stock che; un concessionnaire avant le 31 jan 2003 HLanotr ES 2003 nommée voiture canad en ne T- 4 "]
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