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Titre :
Québécoises deboutte!
Éditeurs :
  • Montréal :Front de libération des femmes (FLFQ),1971-1974,
  • Montréal, Québec :Centre des femmes
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Québécoises deboutte!, 1973-07, Collections de BAnQ.

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£V-£ QUEBECOISES DEBOUTTE! publié par le centre des femmes vol.1, no.7 juillet-août 73 "LUTTEZ, VOUS AVEZ POUR VOUS LE DROIT ET LA .RAISON.LUTTEZ, C'EST LE PLUS GRAND SERVICE QUE VOUS POURREZ RENDRE A CEUX-LA QUI VOUS BLES -SENT.NOUS NE SERONS LIBRES QUE POUR AUTANT QU'ENFIN VOUS LE SEREZ DEVENUES" (Journaliste algérien, cité par Fadéla M'Rabet dans les Algériennes). îû EJfl DBG éditorial: l’avortement, une bataille politique.3 spécial: les femmes en algérie.sexe et politique :le viol.cahier: les femmes en chine ftr/Ç Q-S une bataille politique l'avortement AVORTEMENT-REPRESSION L'année dernière, et plus récemment encore, plusieurs mesures répressives ont été prises contre l'avortement, légal et illégal.1) Au cours de l'année, la police arrêtait le Dr.Henry Morgentaler sous l'inculpation d'avoir pratiqué un avortement dans sa clinique.Suite à l'enquête préliminaire, le Dr.Henry Morgentaler se voyait assigné en procès (lequel débutera en septembre).2) Durant l'enquête, le ministre de la Justice Choquette se plaignait de la lenteur des procédures et exprimait sa hâte de voir "l'affaire Morgentaler" en procès.3) Le Centre des Femmes, bien connu pour son travail d'information et ses positions quant à l'avortement, était perquisitionné au mois de février.4) Le très "progressiste" ministre des affaires sociales du Québec, M.Cas-tonguay, refusait de participer au débat télévisé que lui proposait le Dr.Morgentaler et il se prononçait carrément contre l'avortement.5) Dernièrement (en juillet), le Dr.Yvan Macchabée s'est fait arrêté dans sa clinique de la rue Bélanger et une accusation d'avoir pratiqué deux a-vortements illégaux a été portée contre lui.Il devra subir son enquête préliminaire au mois d'août.o Ces mesures qui émanaient directement du gouvernement et de sa police révèlent clairement que le pouvoir en pla-= ce, jusqu'ici "tolérant", s'est engagé dans une offensive sérieuse contre les tenants (es) de l'avortement gratuit et sur demande.Parallèlement a ces mesures, on assiste depuis peu à l'orchestration d'une propagande anti-avortement largement soutenue par les médias.Si la Presse ee contente de boycotter les communiqués du FCALA (Front commun pour l'abrogation des lois sur l'avortement), Nouvelles Illustrées, par contre, publiait récemment un dossier ignoble sur l'avortement Dans le plus pur style du journalisme jaune, on y trouvait beaucoup de photos falsifiées et peu de texte, mais suffisamment malhonnête.Avant de passer aux conséquences de cette répression, il serait bon de se rappeler ce qu'est l'avortement au Québec, afin de mieux voir les forces en présence et les intérêts qui sont en jeu.LES INTERETS EN CAUSE Dr.Morgantaler dont le procès débutera en septembre.— : : La situation actuelle de l'avortement au Québec est un exemple de plus de l'hypocrisie du pouvoir envers les femmes de la classe laborieuse.On ne peut séparer la politique d'un pays, sur l'avortement, de sa politique générale en matière des lois économiques et sociales.C'est pourquoi, nous féministes radicales, refusons catégoriquement de débattre le problème de l'avortement sur un terrain soi-disant "moral", a savoir si le foetus est un ê-tre vivant ou non.Car la question de l'avortement est intimement reliée aux conditions sociales, économiques et politiques d'un pays.Au Québec, sur cette question, il y a deux forces en présence: d'un côté, l'Etat et l'Eglise catholique, de l'autre les femmes de la classe laborieuse.4 l'église L'Eglise catholique, la protectrice du "droit à la vie" du foetus, est actuellement une grande puissance financière dans le monde.Or, pour être une puissance dans le monde capitaliste, il faut obéir aux lois capitalistes: il faut sans cesse augmenter les profits, ce qui ne peut se faire que par l'exploitation des ménagères, travailleuses et travailleurs.L'Eglise n'a officiellement interdit l'avortement qu'a partir de 1869, date à laquelle la science a découvert la rencontre du spermatozoïde et de l'ovule.Des théologiens s'empressent alors de déduire que la personne humaine existe dès cette rencontre et l'avortement est aussitôt interdit.Par un étrange hasard, c'est a cette période que la révolution industrielle prend son essor dans les pays capitalistes de cette époque (Angleterre, France.).Cette "révolution" a besoin de main-d'oeuvre à très bon marché: les usines et les mines sont des mangeuses d'hommes, de femmes et d'enfants.Les capitalistes ne peuvent permettre aux femmes du prolétariat de contrôler leurs grossesses.Elles doivent procréer sans arrêter, car les patrons ont besoin de travailleurs et l'Etat a besoin de chair à canon pour ses guerres impérialistes.C'est donc justement à cette époque que l'Eglise choisit d'interdire l'avortement qui se pratiquait depuis des siècles dans toutes les classes de la société.L'Eglise a pris bien du temps à admettre que les femmes ont une âme, mais elle s'est dépêchée d'admettre que le foetus en a une au moment où les patrons ont eu besoin, non pas tant de l'âme, que du corps de ce futur travailleur que représentait le foetus.Quand on sait aussi que Pie XII a béni Hitler en 1939, que le cardinal Spellman a béni des avions partant lancer des bombes sur le Vietnam, on se demande de quel "droit a la vie" l'Eglise et l'Etat parlent?Serait-ce qu'un juif et un Vietnamien valent moins qu'un foetus occidental?De plus, un des prétextes avancé par le Vatican pour condamner l'avortement, c'est que le foetus a une vie autonome dès la fécondation.Mais on ne peut parler "d'autonomie" quand on sait que jusqu'au 5ième mois de la grossesse, le foetus ne peut survivre en dehors du ventre de la mère, même dans une couveuse.D'après P.E.Trudeau, "le foetus appartient à la société".Bravo', il appartient à la société tant qu'il est dans le ventre de la mère.Mais dès la naissance, à la mère de se débrouiller! Car, après la naissance, la société se décharge de ses "responsabilités".Alors pourquoi l'avortement est-il interdit?Les raisons qui poussent les gouvernements à interdire l'avortement, en l'occurence -le gouvernement du Canada, , sont d'ordre purement économique et politique.Jusqu'à maintenant.l'interdiction de l'avortement a été un des moyens uti-i-lisés par le gouvernement - pour s'assurer le contrôle de la natalité selon les besoins économiques; - pour réprimer la vie sexuelle des femmes en les obligeant à subir les grossesses comme étant la conséquence i-névitable des relations sexuelles; (Car il ne faut pas croire que les méthodes contraceptives sont si bien répandues.La majorité des femmes ont encore beaucoup de difficultés à se procurer des contraceptifs).- ceci en vue de les maintenir dans leur rôle économique de mère-épouse-ménagère.C'est pour ces raisons que l'avortement est encore inscrit au Code criminel.5 t .s iifiii if
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