Le soleil, Saguenay-Lac-Saint-Jean, 20 novembre 1970, vendredi 20 novembre 1970
titHtegË&s fH ' ' .¦ ! - V f!^ • ' }•.»*.;i',?, ¦ • ¦ ¦¦¦ ¦ V *5^ :^v ‘- LE SOLEIL SAGUE\Ay DU DEMAIN, DANS LA SECTION ARTS + LETTRES ENTREVUE AVEC JEAN-JULES RICHARD 38 PAGES 73e ANNEE — No 273 - LAC-SA INT-JE AN QUEBEC, VENDREDI 20 NOVEMBRE 1970 PRIX QUINZE CENTS L’Eglise catholique à l’ONU Le fossé grandissant entre riches et pauvres doit être comblé, sinon .iM 3.T’ -^V mÊÊsmmùim B ÏÏêlmWj Ml ImA V'- Vi,, , if] 'iri mÈÈwÊËaÈ-d ; mi ilil if -j- IwilB 11* WSmÊÉÊÊmÊÊÊàMê.ImM 'imvm f®1 ' ËmMSk 4 ¦HHH 5.V cx- NATIONS-UNIES (AFP) —La concentration extraordinaire de richesses_______________ plique l'amertume et le ressentiment des peuples dos pays sous-dcvcloppcs et si pendant les années 1970, l'humanité ne réussit pas à combler le fossé grandissant qui sépare les riches des pauvres, il est inévitable que des guerres et des révolutions éclatent d'ici la fin de notre siècle agité.Voilà ce qu'affirmait hier, le cardinal Maurice Roy dans une déclaration faite au nom de l'Eglise catholique aux Nations-Unies.Cette déclaration présente des aspects d'une encyclique pontificale et proclame que l'Eglise catholique espère travailler en coopération avec les autres Eglises chrétiennes "et, en fait, avec tous ceux — quelle que soit leur religion et même s'ils n'en ont pas — qui s'intéressent au sort de notre malheureuse humanité pour doter la communauté internationale d'instruments qui puissent, en incarnant efficacement le sens des responsabilités politiques ou la bonne volonté sociale, servir de médiateurs entre les nations riches et les nations en voie de développement".L'archevêque de Québec, et président de la Commission pontificale "Justice et Paix" précise que cette déclaration a été conçue et rédigée pour exprimer "le profond intérêt qu'inspirent au Saint-Siège les objectifs de la deuxième décennie des Nations unies du déve- loppement ainsi que le soutien qu’il leur accorde".Les conceptions énoncées par lu déclaration du Saint-Siège aboutissent à la conclusion qu'un développement "purement économique laisse la communauté internationale de plus en plus insatisfaite" tandis que le développement constant dos techniques, des sciences et des communications "nous force h dépendre de plus en plus les uns des autres".C'est pourquoi, proclame' le En maints endroits du Québec APPUI DU VATICAN A L'ONU — Le secrétaire général des Nations-Unies, U Thant (au centre), prend connaissance de la déclaration de l'Eglise catholique proclamant son appui au programme de l'ONU pour la décennie en cours.L'atlilude du Saint-Siège a été exposée hier, à New York, L’enseignement à la maternelle souffre de graves déficiences Saint-Siège, "une société vraiment planétaire est In grande nécessité de notre temps" et qu’il importe d'apporter des réformes profondes h une économie mondiale "où toutes les positions de force, toutes les richesses, tous les investissements, tous les services commerciaux et, plus important encore que tout cela, tout l'appareil crucial de la recherche sont entre les mains du petit groupe des nations privilégiées qui ont déjà réalisé leur modernisation"."C'est cette concentration extraordinaire de richesses, dont les nations industrialisées elles-mêmes sont trop souvent largement inconscientes, qui aide à expliquer l'amertume et le ressentiment dont font parfois preuve les pays en voie de développement lorsque l'aide leur est offerte nvcc une attitude bien proche encore de la condescendance et du paternalisme et que l'on demande aux bénéficiaires de témoigner leur gratitude pour ce qui est, selon eux, non de la générosité, mais une miette de justice".par le cardinal Maurice Roy (à gauche), qui préside la Commission pontificale "Justice ef Paix".A droite, Mgr Alberto Giovannetti, observateur permanent du Vatican à l'ONU.(Téléphoto PA) - le CSE Les protectionnistes américains remportent une première manche WASHINGTON - (AFP, IPI) — Les forces protectionnistes du Congrès américain ont remporté une pre-roiere victoire hier alors Çug la Chambre des repré-sentants a adopté, par un vote de 215 voix contre 165 lîloi commerciale imposant oos restrictions sur les importations de textiles et de - chaussures.La loi qui contient une sé-nc d autres mesures protec-“onnistes risque de déclen-“V,»6 véritable guerre Jiondialc du commerce.« Londres, le directeur géné- ral du Conseil national britannique des exportations, Peter Tennant, n'a pas caché sa colère et a averti les Etats-Unis de s'attendre à des mesures de représailles massives si le projet devient loi.La loi protectionniste sera présentée au Sénat où elle provoquera certainement des débats orageux.Si elle est acceptée, le président Nixon se verra alors placé dans une situation assez délicate puisqu'il a déjà menacé d'y apposer son véto, et que l'on tente actuellement d'attacher la loi protectionniste à la loi sur les mesures sociales qui connaît une grande popularité.Le "Trade hill 1970" a été qualifié par ses adversaires "d’arsenal le plus protectionniste conçu aux Etats-Unis depuis l'avènement du libre - échange dans les années 1930".La loi impose le contingentement des textiles artificiels, des textiles de laine, des produits pétroliers et des chaussures, et elle prévoit un mécanisme de protection automatique pour toutes les industries américaines menacées par l'accroissement des importations.Les importations de textiles artificiels, de textiles de laine et de chaussures, selon le projet de loi, seront limitées en 1971 à leur niveau moyen des années 1907-69, avec un accroissement ultérieur de cinq pour cent par an.Le régime actuel de contingentement des importations pétrolières est "légali- (Suitc à la page 2, 1ère col.) par Damien GAGNON En maints endroits, l'enseignement donné dans les classes maternelles nu Québec ne répond pas à la pédagogie de l'éducation préscolaire.Dans bien des cas, la maternelle est transformée en un degré de l’élémentaire et dans d'autres, les activités ont très peu de valeur éducative.C'est la conclusion qui se dégage d'un mémoire soumis au ministère de l'Education du Québec par le Conseil supérieur de l'Education.Le rapport d'une vingtaine de pages remet véritablement en cause l'enseignement préscolaire dans la province.L'éducation préscolaire a pris un essor considérable.En 1962-63, on comptait 17,-186 élèves et en 1970-71 plus de 110,000 enfants fréquentent les maternelles.INEGALITES L'enquête du Conseil supérieur de l'Education démontre que les enfants ne reçoivent pas la même valeur éducative alors qu'il y a beaucoup d'inégalités entre les classes maternelles quant à leur équipement et également quant à la façon des responsables d'en concevoir l'organisation et renseignement.Selon le rapport, dans certains endroits, les maternelles sont équipées à un point tel, qu'elles donnent l'impression de jouir d'un traitement de faveur alors que Aufre nouvelle en page 10 dans d'autres, il manque tout ce qui est nécessaire au ninintien d'une maternelle.Souvent, la commercialisation exerce une influence indue ou même un monopole dans la vente, soit d'un matériel trop standardisé, soit de jouets nullement éducatifs.Le Conseil supérieur souligne que des autorités scolaires locales ne sont pas suffisamment éclairées sur les objectifs particuliers de l'éducation préscolaire.C'est ainsi qu’en maints endroits, l'on impose en maternelle l'utilisation de manuels scolaires, de cahiers d'exercice pour l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et on va ainsi à l'encontre de la pédagogie de l'éducation préscolaire.La maternelle est transformée en un degré de l'élémentaire.Par contre en bien d'autres endroits, In maternelle donne lieu à beaucoup de pertes de temps, à des- activités banales qui ont très peu de valeur éducative.Par ailleurs dit le Conseil supérieur, l'éducation préscolaire prend souvent l'allure d'un mode d'éducation en marge de Técole surtout quand l'enseignement élémentaire est demeuré cantonné dans des modes traditionnels d'enseignement.Les classes maternelles se voient ainsi limitées dans leurs activités et on leur Impose même des règlements inspirés d'une discipline sco- (Suite à la page 2, 4e col.)' sommaire Annonces classées Aujourd'hui Rondes dessinées Rridge Décès Documents Famille Finance Horoscope Mots croisés Patron Sport Télévision 16 et 19 il 2t 6 H 25 25 12 II 17 21 25 21 23 ti la météo Aperçu pour demain: pluie.(Détails en page 2) Incendie d’une école à Alma: 1,200 élèves sont privés de leurs cours V r^r&I à,'- 'il ' .piïei i&iiù par Jean-Charles GRENIER ALMA — Près de 1,200 élèves du cours secondaire, du cours collégial et de l'éducation permanente sont privés de cours à la suite du violent incendie qui a détruit, hier matin, en moins d'une heure, l’école préfabriquée attenante à l'école Curé-Lavoie et au collège Champagnat, à Alma.Le bâtiment, propriété de la firme Roméo Fortin, était loué à la CS régionale et son coût d'érection avait été évalué à quelque $125,000.11 abritait, sur une longueur d'environ 200 m’ent'V'^.Pe nombreux étudiants ont assisté à l'incendie qui a complète-n i" i6"-'*' *1‘er ma,‘n» l'école préfabriquée reliée au collège Champagnat et '"ecole Curé-Lavoie, à Alma.Autre nouvelle en page 3 pieds, plusieurs salles de cours, de petits amphithéâtres, le petit gymnase, l'imprimerie de la CS régionale ainsi qu'un vaste vestiaire et une salle pour les professeurs.L'alarme a été sonnée à 8h34 et quelques instants plus tard, les pompiers de la municipalité, au nombre d'une trentaine, s'amenaient sur les lieux pour combattre l'élément destructeur.Au service des incendies, on a révélé, après le sinistre, qu'on avait aussitôt dépêché à l'endroit de l'incendie quatre camions-pompes, sachant fort bien que ce bâtiment de (Suite à la page 2, 1ère col.) •• • ."• wjËËÏïiMi WÙMm S 3 ¦ BOIS VS BRIOUE — Le collège Champagnat à l'arrière-plan demeure intact à la suite de I incendie qui a ravagé, hier matin, l'école préfabriquée, qui lui était attenante et le reliait à l'école Curé-Lavoie, propriété de la CSR du Lac-Saint-Jean, à Alma. Le Soleil, vendredi 20 novembre 1970 Incendie d^ne école .(Suite de la première page) bois serait une proie facile pour les flammes et qu'il fallait songer à protéger les deux écoles attenantes.A 10h30, il ne restait plus qu'un amas de cendres fumantes que les pompiers continuaient d’arroser.A l'école Curé-Lavoie, seule la fumée a causé quelques dégâts.Au collège du Lac-Saint-Jean, le centre social, logé au sous-sol, a souffert de l'infiltration de l'eau lancée sur le brasier.Outre la perte du bâtiment et de l'équipement qu'il contenait, les flammes ont également transformé en cendres de nombreux dossiers constitués par les professeurs.Ainsi, les professeurs du collège du Lac-Saint-Jean ont vu disparaître le programme-cadre de sciences humaines qu'ils avaient monté.Un professeur de géographie a révélé qu'il avait perdu dans les flammes le cours de géographie sur lequel il avait investi deux ans de labeur.Au secondaire V, le programme-cadre de français et les travaux des élèves dans cette matière ont également disparu.Chez les étudiants, plusieurs d entre eux ne possèdent plus leurs notes de cours et un bon nombre ont dû abandonner leurs vêtements aux vestiaires.Quatre professeurs d'éducation physique de même que l'association d'éducation pyysique ont perdu l'ensemble de leur documentation.Un professeur a souligné, hier matin, qu'il était heureux que les élèves n'aient pas été à l’intérieur des salles, les cours n'étant pas encore entamés, puisque, alors, à son avis, on aurait pu redouter des pertes de vie ou du moins des blessés.Une réunion avait lieu, hier après-midi, entre la direction de la CS régionale, de l'éducation permanente et du collège du Lac-Saint-Jean, afin d'étudier les mesures susceptibles de pallier aux difficultés soulevées.Le double horaire était mentionné au chapitre des solutions.Avec la destruction de cette école préfabriquée disparaissait le problème soulevé récemment au sujet de l'insalubrité de certains locaux occupés par l'enfance exceptionnelle.Chez les étudiants, les regrets n’avaient pas prise, puisqu'ils Avaient condamné à plusieurs occasions les conditions qui régnaient dans cette école préfabriquée.Les causes de l'incendie demeuraient encore inconnues, hier, mais un pompier a laissé savoir qu'à son arrivée, les flammes étaient concentrées dans le toit du bâtiment à l'extrémité qui rejoignait l'école Cu^é-Lavoie.Les protectionnistes américains.(Suite de la première page) sé", ce qui enlève au gouvernement le pouvoir de le modifier ou de le supprimer sans un vote du Congrès.AUTRES INDUSTRIES AMERICAINES En ce qui concerne les autres industries américaines la Commission des tarifs douaniers pourra recommander un relèvement des droits de douane ou un con-tigentement des importations, pour tous les produits dont les importations constituent plus de 15 pour cent de la consommation nationale, ou dont la production intérieure a baissé a cause de la concurrence accrue des produits étrangers.LA CAUSE La vague de protectionnisme qui a abouti au vote d'hier, à la Chambre, a trouvé son origine dans le déclin du commerce extérieur des Etats-Unis dont le solde créditeur est tombé de $7 milliards en 1964 à $1.2 milliard en 1969, Elle a été renforcée par le marasme é-conomique actuel qui provoque l’accroissement du chômage et le ralentissement des investissements des entreprises industrielles.L'attitude intransigeante des Japonais a également provoqué la vague de protectionnisme à laquelle s'est déjà opposé le Canada.Le président Nixon avait accepté le contingentement des importations de textiles artificiels et de textiles de laine, mais il est opposé à celui des importations de chaussures et de divers autres produits qui furent rajoutés par la suité, par les parlementaires protectionnistes.Quelques instants avant que la Chambre n'approuve le projet de loi, un membre de la Commission des conseillers économiques de Nixon a rappelé à nouveau que la loi pouvait provoquer une véritable guerre économique- A Londres, Peter Tennant a dit que les représailles pourraient prendre une forme qui amènerait plusieurs parlementaires à se repentir.11 a fait remarquer que le projet de loi prenait une signification particulière pour la Grande - Bretagne au moment où elle tente de s'intégrer au Marché Commun.L'Europe est beaucoup moins dépendante des Etats-Unis en ce qui concerne les importations d'aliments, d'huile et des matières premières, qu'elle ne l'était auparavant.Elle pourrait se tirer d'affaires en important beaucoup moins de produits manufacturés des Etats-Unis qu'elle ne le fait actuellement.Rappelions qu'en 1969, les échanges avec la Grande - Bretagne et le Marché Commun s'étaient soldés par un excédent commercial de $1.6 milliard en faveur des Etats-Unis.Barbade : 97% de la population alphabétisée La Barbade, dernier des Etats membres de l'Unesco, consacre 20% de son budget national à l'éducation.Aussi le taux d'alphabétisation y est-il particulièrement élevé: 97%.Cette ile est l'un des pays du monde où la densité de la population est la plus forte: 40% de ses 250,000 habitants ont moins de 15 ans.(INFORMATIONS UNESCO) Inde : Le sanscrit et la compréhension internationale A la Conférence générale de l'Unesco, la délégation de l'Inde a proposé la convocation, en 1971, d'un congrès international d’études sanscrites.Dans son exposé, le ministre indien de l'éducation, M.V.K.R.V.Rao, a déclaré: "Le sanscrit et sa littérature sont étudiés dans plus de 80 pays.11 n’est probablement pas d'autre langue susceptible de réunir dans la compréhension et le respect mutuels tant de groupes différents voués à la poursuite des valeurs fondamentales".(INFORMATIONS UNESCO) Irlande : Programme pré-scolaire pour les enfants défavorisés D'importants progrès ont été réalisés en Irlande entre 1960 et 1970 dans le domaine de l'éducation: introduction de l'enseignement secondaire gratuit, transport gratuit pour tous les élèves, un système très amélioré de bourses, réforme des programmes scolaires et expansion de l'éducation des adultes.Prenant la parole à la Conférence générale de l'Unesco, M.Padraig Faulkner, ministre de l'Education d'Irlande, a dit qu'une attention particulière est actuellement donnée à un programme pour enfants défavorisés d'âge pré-scolaire.Le but: créer un nouvel environnement éducatif pour les enfants de 3 à 8 ans.Des assistantes sociales, des médecins, des psychologues et des infirmières conjugueront leurs efforts afin d’aider les parents à développer au maximum le potentiel intellectuel et physique de chaque enfant.(INFORMATIONS UNESCO) En maints endroits .(Suite de le première page) laire aussi rigide que celle des classes élémentaire.Dans nombre de commissions scolaires, les jardinières sont laissées & elles-mêmes: elles manquent d'outils indispensables à leur travail et oeuvrent seules, sans aucune supervision.SOLUTIONS Dans la dernière partie de son rapport le Conseil supérieur de l'Education propose au ministère de l'Education une dizaine de suggestions pour revaloriser l'enseignement préscolaire.Le Conseil supérieur souligne en premier lieu l'importance d'établir un véritable leadership au niveau du ministère de l'Education dans les régions du Québec."Au ministère de l'Education revient la tâche de voir à la bonne marche de l'éducation préscolaire en s’assurant entre autres de l'application des programmes Majorité absolue pour les moins de 16 ans L'explosion démographique est de nos jours un phénomène planétaire.Au coeur du Pacifique, l'archipel du Samoa occidental, indépendant depuis huit ans, compte 145,000 habitants: 51%, d'entre eux ont moins de 16 ans."L'instruction de cette nombreuse jeunesse pose un très grave problème", a déclaré à la Conférence générale de l'Unesco, Tupua Tamasese Lealofi IV, premier ministre du Samoa occidental.(INFORMATIONS UNESCO) Guatemala : La dignité des maîtres De même que l'année 1970 a été déclarée "Année internationale de l'éducation" et 1972 "Année internationale du Livre", 1973 devrait être proclamée "Année internationale de la profession enseignante".En faisant cette suggestion à la Conférence générale de l'Unesco, M.Alejandro Maldonado Aguirre, ministre de l'Education du Guaté-mala, a dit: "Mon pays attache une importance particulière au statut et à la dignité des maîtres".(INFORMATIONS UNESCO) étéo MONTREAL (PC) - Voici les prévisions de la météo pour aujourd'hui.Régions de Montréal, de TOu-taouais et des Laurentides: généralement nuageux avec quelques averses durant l'après-midi et en soirée.Minimum de 35 à 40 à Montréal et à Ottawa; ailleurs, près du point de congélation.Maximum entre 45 et 50.Aperçu pour demain: quelques averses.Régions de Québec, du Lac-Suint-Jean et de la Mauricie: nuageux avec possibilité de neige fondante.Minimum de 25 à 30.Maximum environ 35.Aperçu pour demain: pluie.Régions des Cantons de l'Est: nuageux avec possibilité de pluie en début de soirée.Minimum près du point de congélation.Maximum aux alentours de 45.Aperçu pour demain: averses.Régions de Baie-Comeau, de Rimouski, de Sept - Iles et de Gaspé: nuageux avec possibilité de chutes de neige.Minimum de 25.Maximum de 30 à 35.Aperçu pour demain: chutes de neige suivies de pluie.Courrier de la deuxième classe - Enregistrement No 1206.profitez des mini-tarifs “jeunesse” du Vous en avez de la chance d’avoir entre 12 et 21 ans.Tout le monde vous l’a déjà dit?Bon, bon .mais vous a-t-on dit aussi que cela vous vaut un rabais de 25% (les jours Rouges et Blancs) dans les trains du CN?Eh oui, un rabais de 25% surtout billet de voiture-coach d’au moins $7.00 (tarif Rouge).Ce sont nos mini-tarifs “jeunesse’’ pour les maxi-privilégiés comme vous! A propos, si vous voulez faire une faveur aux adultes de votre entourage, parlez-leur de nos fameux tarifs “groupe”: rabais selon l’importance du groupe (minimum de 10 personnes).d'activités particuliers à ce niveau".Le Conseil supérieur propose au minlstwlre de l'Education de prévoir à l'intérieur de la direction générale de l’enseignement élémentaire et secondaire le personnel nécessaire à l'organisation et au contrôle de l'éducation préscolaire et dans le contexte d'une régionalisation scolaire que la norme prévue au poste budgétaire "administration pédagogique" soit établie de façon à permettre dans les commissions scolaires l'engagement de coordonnatrices pour les classes maternelles.Tout en respectant la spécificité de l'éducation préscolaire le ministère de l'Education devrait favoriser une plus grande coordination entre le préscolaire et l'élémentaire aux points de vue administration pédagogique, environnement éducatif, programmes et formation des maîtres.Face au besoin de préciser une politique d'avenir concernant l'éducation préscolaire, le ministère devrait procéder à l'étude de questions particulières tels que: le "plein temps" pédagogique, les critères d'admission à la maternelle et les modes de regroupement des élèves ainsi que l’éducation des moins de 5 ans.Le Conseil supérieur est d'avis que l'on devrait procéder dès l'entrée à la maternelle à l'examen complet de chaque enfant et à l'institutionnalisation du dossier scolaire cumulatif.Les facultés d'éducation des universités devraient également améliorer leur mode de sélection pour l'admission au cours de formation des jardinières.Une trêve suit plus de 13 heures de combats à Amman! (D’après AFP et UPI) — Les plus importants combats depuis la guerre civile ont éclaté hier à Amman entre des unités de l'armée jordanienne et des éléments palestiniens., t Après plus de 13 heures de combats, une trêve est intervenue permettant aux leaders palestiniens de rencontrer le premier ministre jordanien, Wasfi Tall.Des sources officielles à Amman ont précisé que la rencontre, qui a duré deux heures, était la première entre le nouveau premier ministre, qui a adopté une hS1)6 dure face aux Fedayin, et les leaders de la guérilla palestinienne.L’agence jordanienne d'information a indiqué que la réunion s'est déroulée dans une atmosphère "d'entente et de réalisme".Une autre rencontre de ces personnalités est prévue pour demain.La nécessité de respecter à la lettre les accords du Caire et d'Amman, ainsi que le protocole concernant les modalités d'application de ces accords, a fait l'objet de cette réunion qui s'est tenue à l'ambassade de Tunisie à Amman.Aucune des deux parties n’a publié de chiffres concernant les pertes à la suite des accrochages.C'est la deuxième fois cette semaine que des combats éclatent entre les forces jordaniennes et palestiniennes cette semaine.Lundi les combats ont fait 83 morts et blessés lors d’accrochages dans le nord de la Jordanie.Un représentant du Comité supérieur arabe a précisé que les Fedayin engagés dans les derniers combats appartenaient probablement au Front populaire de libération de Palestine (FPLP).Les Fedayin ont attaqué à quelques reprises le nouveau premier ministre jordanien pour sa loyauté au roi Hussein.Le leader de la résistance palestinienne, Yasser Arafat, aurait déclaré lors d'une entrevue en Afrique du Nord qu'il ne retournerait pas en Jordanie aussi longtemps que Wasfi Tall demeurerait à la tête du gouvernement.1350 INGENIEURS DEMANDES Les ingénieurs du Chapitre de la Corporation des Ingénieurs du Québec sont invités à assister à une réunion d'information sur la formation d'une section des ingénieurs salariés.DATE: Le 20 novembre 1970 à 20 hres LIEU: Pavillon Pouliot, Université Laval Bracelets "Magnetic" Boîte Postale 1058 Montréal 101, Qué.Souffrez-vous de ne pas porter un BRACELET "MAGNETIC"?C'est le temps d'y penser car plus de 50,000 personnes dans le Québec trouvent que porter ce bracelet leur procure un grand confort, ce qui confirme le pouvoir légendaire de ce bracelet.Il a une belle apparence comme bijou et peut être modifié suivant la grandeur voulue.Merci à ceux qui nous ont exprimé leur gratitude pour les bienfaits du BRACELET "MAGNETIC".Noël s'en vient: - Le BRACELET "MAGNETIC" est très bien apprécié comme cadeau.Si vous désirez un bracelet, envoyez votre nom et adresse, avec un mandat, ou si vous préférez C.O.D.Le tout sera expédié rapidement.Nos bracelets sont finis .couleur plaqué OR.Bracelet pour dame: *7.00 Bracelet pour homme: *9.00 plus 8% taxe.Ifil ¦ ' ¦ ’’ ’ : ¦¦ ¦ ii:! 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considérée comme le début du dimanche.Mgr Paré mentionne aussi que la mise en oeuvre dans les paroisses devra dire le fruit d'une réflexion ei d'une décision communes de la part de tous les responsables de la pastorale | paroissiale.La nouvelle discipline I vaut également pour la veille des fêtes de précepte.le Soleil, vendredi 20 novembre 1970 Retour graduel au travail à la scierie de Saint-Fulgence par (tilles PARADIS SA1\1 -lUl.Ct PNC F.— Les lüâ employés de la scierie Murdock Lumber de Salnt-Ful-pcncc retournent graduellement au travail, après le règlement complet du conflit (pii persistait depuis li) semaines, soit depuis le fi julllel dernier.Une entente préalable avait été conclue la semaine dernière sur les clauses salariales et normatives, mais les négociateurs du syndicat avaient reçu le mandat do rassemblée générale de négocier avant le retour au travail une trentaine de griefs iS!l mm.Cross et Laporte Æ des assassins du m.-5iCe uébécois, sont assurés ÿficier de l’anonymat le ,1a compte1- I Jérôme Choquette a jugé 'Los d’apporter cette préci-fZs un communiqué remis ?messe hier, cependant que * l'Assemblée nationale, il !'8f mé avoir pris les d.spost-, nécessaires pour qu un ter-if ses assises ait lieu en dé-kro à Montréal, le ministre de la Justice a •fcisé à ce sujet, en réponse à ^questions du député péqu.s-7e Lafontaine, Me Robert ams que tes prévenus accusés ïvertu de la Loi des mesures de guerre, n’auront pas à attendre le terme de.janvier.11 a ajouté que des mesures appropriées seront également prises pour qu'un nombre suffisant de salles d'audience soient disponibles.Quant aux personnes susceptibles de communiquer des renseignements qui conduiraient à l'arrestation des personnes recherchées, M.Choquette a rappelé que les mesures exceptionnelles prises pour conserver l'anonymat complet des délateurs éventuels, s’appliquaient particulièrement au versement de la récompense de $150,000 décrétée par les gouvernements fédéral et provincial afin d'élucider dans le plus bref délai l'affaire Cross-Laporte.Le ministre de la Justice rap- pelle également qu'en vertu de la Loi sur les mesures de guerre, toute personne fournissant une aide quelconque à un membre du FLQ dans l'intention d'empêcher son arrestation, était passible d'un emprisonnement de cinq ans.M.Choquette a de plus ajouté qu’en vertu du Code criminel, toute personne recevant, aidant ou assistant les assassins de M.Laporte ou les "kidnappers" de M.Cross, est passible de l'emprisonnement à perpétuité.D'autre part, le directeur de la Sûreté du Québec, M.Maurice St-Pierre, a révélé mercredi, qu'environ 6,000 renseignements ont été vérifiés depuis le début des recherches pour les ravisseurs du diplomate britannique James Cross [es jeunes NPD du Canada accusent le gouvernement de manipulation TAWA (PC) — Les Jeunes icrates du Canada condam-la loi sur les mesures de ¦e et accusent le gouverne-fédéral de vouloir anéan-jute forme d’opposition au Dir dans le Québec.Pans une déclaration à la !;ec pendant la crise, la respon-fibilité des déclarations publics et des actions des forces jolicières.LIBERTES CIVILES M.Flowers a tenu à préciser que son mouvement condamne toute forme de violence comme moyen y compris celle du gouvernement fédéral.De son côté, le secrétaire du comité québécois pour la défense des libertés civiques, M.Daniel LaTouche, 25 ans, assistant-professeur à la Faculté des sciences politiques de l'université McGill de Montréal, a expliqué les buts d'une tournée de six jours entreprise hier à Ottawa et qui le conduira dans les provinces de l'Ouest.Il prononcera une série de conférences dans les Universités du Manitoba, de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et de la Saskatchewan pour informer le Canada anglais sur la situation au Québec et non pas pour répondre à la question: "What does Quebec want?” M.LaTouche tentera de démontrer ce qui arriverait dans ces provinces si des troubles, comme ceux du Québec, devaient y éclater.Affirmant son opposition au Front de libération du Québec, M.LaTouche a dit qu’il était néanmoins d'accord avec le front commun formé pour inciter le gouvernement à négocier avec le FLQ pour sauver la vie de MM.Laporte et Cross.Le comité que dirige M.LaTouche, mis sur pied bien avant que n'éclate la crise québécoise, a été formé en avril dernier, avec pour objectif, la sauvegarde des libertés civiles au Québec.LUTTE SANGLANTE Les jeunes socialistes cana- diens sont très sévères à l'endroit du gouvernement fédéral qu'ils accusent notamment d'avoir provoqué l'hystérie au Canada pendant la crise comme base d'appui pour son attaque contre la gauche québécoise, contre les nationalistes libéraux et les indépendantistes"."Il devient évident que le but visé par le gouvernement Trudeau n'est pas le terrorisme, mais l'opposition légitime, constitutionnelle et démocratique au Québec, tant non séparatiste que séparatiste”, ajoute le communiqué.Ils estiment en outre que si la majorité silencieuse continue de se taire, elle ouvre alors "la voie à une frustration et une rage au Québec débouchant éventuellement sur un conflit sanglant qui marquera la fin de ce pays”.ei les assassins du ministre québécois du Travail, M.Pierre Laporte.M.St- Pierre a, par ailleurs, nié les rapports voulant que la SQ ait caché des informations à la Gendarmerie canadienne.Il a expliqué que lorsque le travail se fait dans les limites de Montréal, la Sûreté de Montréal s'en occupe, et lorsqu'il se fait à l’extérieur de la ville, la SQ s'en occupe."C'est là l'entente qui a été conclue .c'est très clair." Alors qu’on l'interrogeait sur le rôle de la GC, M.St-Pierre a souligné que la police fédérale coopère aux enquêtes autour des deux enlèvements et de l'assassinat de M.Laporte."Si nous avons besoin de son aide, elle nous donne un coup de main”.En outre, au cours d'une vaste opération amorcée hier matin, la police et l'armée ont fouillé les maisons semi-campagnardes du village de Saint-François-de-Sales, en banlieue nord de Montréal, dans l'espoir de retrouver les felquis-tes qui ont enlevé le diplomate britannique .lames Cross et ceux qui ont assassiné le ministre Pierre Laporte.Un porte-parole de la Sûreté du Québec a précisé que la SQ se livrait à un ratissage systématique de la région de Montréal."Nous pénétrons dans les maisons, a - t - il dit et nos agents présentent des photos de fugitifs.Nous fouillons également les lieux pour de la dynamite." D'autre part, les autorités ont nié une rumeur voulant que M.Cross ait été séquestré pendant quelques jours dans l'appartement montréalais où Bernard Lortie avait été appréhendé.Un représentant des forces policières a signalé en effet qu'on n'avait relevé dans cet appartement aucune empreinte digitale du diplomate.D'aucuns avaient avancé que M.Cross aurait été détenu en cet endroit par ses ravisseurs du FLQ.qui se seraient dissimulés, au moment de l'arrestation, dans une cachette construire à même une garde-robe.Les Services de santé du Québec réclament $500,000 au provincial par Jean-Claude RIVARD I Us Services de santé du Qué-Fc réclament du ministère qué-pcois du Revenu un peu plus f un demi-million de dollars qui F1 *te versés en trop à titre de f ws sur les contrats d'assuran-tts.I Une déclaration enregistrée, pr, en Cour supérieure par les pocats de l'étude légale Letar-Mi Saint-Hilaire et Associés, ré-pe qu'à la suite d'une erreur ' «aïeul pour la période 1965-“ on a versé en trop au puvemement du Québec des JWsations totalisant $583,095.22 ps $105,188.75 en intérêts, cumulés jusqu'au 15 juin 1970.1 Ue ministère du Revenu a été pis en demeure de rembourser.p FAITS J Un arrêté en conseil adopté le J1 mai 1964, imposait une taxe r ^ P c.sur les contrats d'assu-fances qui devaient être émis fj>r« le 1er janvier 1965.Or il pint qu'un nouvel arrêté en lu?!561 ’ en t'ate t'u ** décembre I ’.nnfarda cette échéance au |'r luillet 1965.que les Services de f • U11 Québec auraient com-! se' ser.ait d'avoir fait parve-T' au ministère du Revenu di-¦ij,es «'teteations annuelles iim en ?ire la comptabilisa-lijii,’ aussi bien avant le 1er 7 et *^5, qu'après cette date.LÜa contesté au niveau du étm- re du R®venu> «n février toJetft’Jes av‘s de cotisations TO, 1966 et 1GS8.Ces op-ions ayant été rejetées par a (U?iIS'tre’ on en ° appelé de l'f&c.laC°Ur provincia- |Es C0UR PROVINCIALE Kuwlr la Cour Provinciale, |sréten7.'CfS de santé du Québec K drm' i ^ «i# ÉmMi JIP "mm SÜI1 mm ici ÜHI - L '% %, 'hç'f - * & , m jwKsgfcajs ’fm .,'v que dé-.s, " ne communiquerait rJmf".fran?ais avec les gou-'n men,s fédéral et provin- tsrmJ-5 .Compa6nies et corps ™d'a'res.Toutefois, il con-ai,corumuniquer en an- «rlnt il .citoyens qui s'a-nt A lui dans cette ian- fa01’ aax Communes, M.5 r ava't déclaré à TOp-T oaj Oue cette décision n'ai-t " J* bilinguisme fédéral, luttant qu'il n'avait "naissant i’ris, entièrement tivern(,mCC dc ,a décision du En ^ Bourassa- ttniunes^M1 d’avis hors des “ligner m n' pellet'er devait Armé sum' était a,ors mieux ini5'te québécoif dU Pr6mîer est porté sur la nouvelle échelle à $135 pour les omnipraticiens et à $175 pour les spécialistes, soit" $10 de plus que présentement' Les visites aux bureaux des omnipraticiens coûteront 50 cents de plus, soit $6, le même montant que les visites ordinaires chez les spécialistes.La grille des honoraires des psychiatres a été également modifiée.Le principal changement est une hausse de $3, portant à $3S le coût d’une visite.Le coût des visites à domicile passe de $8 à $9 pour les omnipraticiens et pour les spécialistes qui feront de telles visites par la suite.Un spécialiste pourra réclamer davantage pour des examens plus complets.Les visites à domicile la nuit, soit à compter de 18 heures au lieu de 20 heures comme c'est présentement le cas, ainsi que les dimanches et les congés fériés, coûteront $4 de plus que les honoraires réguîiers.Cela vaut également pour les spécialistes.REDUCTION Une nouvelle catégorie a été ajoutée à la grille.Les obstétriciens pourront réclamer les mômes honoraires, soit $9, pour une visite à domicile.Par ailleurs, une réduction de $15, de $50 à $35, sera apportée aux honoraires pour les traitements réguliers des reins artificiels que les patients souffrant de maladies incurables doivent subir.Un porte-parole de l'AMO a souligné que ce traitement a maintenant dépassé la phase expérimentale et que le nombre de malades a augmenté considérablement, ce qui rend cette diminution possible.Certaines propositions mises de l'avant par les 12 membres du comité des honoraires de l'association, qui ont étudié le projet pendant dix-huit mois, feront par ailleurs l'objet d'une étude plus complète- COUT DE LA VIE La hausse de 4.5 pour cent a été établie en se guidant sur l'augmentation moyenne du coût de la vie durant la période de cinq ans qui s'est terminée en 1969.Toutefois, le coût de la vie a augmenté d'un autre 4.5 pour cent entre avril 1969 et octobre 1970.Le porte-parole de l'association a expliqué qu'on est deux ans en retard parce que les honoraires sont étudiés deux avant qu'ils entrent en vigueur.La nouvelle grille des honorai- res a été approuvée par le conseil de l'AMO, dont les 340 membres représentent les 9,000 médecins de l'Ontario.LES PRIMES Le ministre ontarien de la Santé, M.Thomas Wells, a déclaré par ailleurs qu'il révélera la semaine prochaine si l'adoption de cette nouvelle grille d'honoraires par l'AMO provoquera la hausse des primes à verser au régime d'assurance-maladie de sa province.M.Wells a indiqué en outre que l'élaboration de la nouvelle, grille de tarifs fait suite à de constants contacts, amorcés dès l’an dernier, entre médecins et a u t o r i té s gouvernementales.L'augmentation de 4.5 pour cent est contenue dans la'ccord intervenu entre les deux parties-Les milieux généralement bien informés doutent toutefois que cette hausse entraîne dès maintenant celle des primes du régime d'assurance - maladie.Les élections provinciales ontariennes, prévues pour 1972, pourraient avoir lieu dès l'an prochain et constituent donc le point d'appui de cette hypothèse.Cependant, les spécialistes du régime d'assurance - maladie justifient une future hausse éventuelle de 12.6 pour cent par celle de l'indice économique.46 personnes ont admis avoir volé illégalement dans Ahunisic en avril MONTREAL (PC)—Des quelque 79 personnes convoquées mercredi devant le juge en chef Alan Gold de la Cour provinciale, chargé d'entendre la cause en contestation de l'élection du 29 avril dans Ahuntsic, 60 ont répondu à l'appel et 46 d'entre elles ont reconnu avoir voté illégalement, n’ayant pas la citoyenneté canadienne.Le requérant dans cette affaire est M.André Bouchard, qui conteste au nom du Parti québécois l'élection remportée par M.François Cloutier, l'actuel ministre des Affaires culturelles, qui avait surclassé par un peu moins de 1,000 voix son principal rival, le candidat pé-quiste M.Jacques Parizeau.Le PQ, comme on sait, a déjà contesté l'élection de Fabre, et compte remettre en question les résultats du scrutin dans les circonscriptions de Laurier, Bourassa et Mercier.VENDREDI 20 NOVEMBRE 1970 Aucun changement radical prévu au congrès libéral OTTAWA (PC) — Personne ne prévoit que les quelque 2,000 sympathisants libéraux qui se réuniront à Ottawa, en fin de semaine, pour tracer 'Ta charte libérale des années 1970", apporteront des changements radicaux aux politiques fondamentales du parti.Mais, selon les dirigeants du parti, il pourrait en résulter un consensus précis quant à la ligne de pensée des membres du parti, qui servira ensuite de base solide pour les politiques des années à venir.Lorsque le premier ministre Trudeau a pris la parole au congrès de Harrisson Uni Springs, C.-B., l'an dernier — congrès qui avait pour but de jeter les bases du-pro chain congrès —, il a clairement indiqué que les politiques du parti ne peuvent pas être retenues par un groupement en particulier."Les Canadiens ont le droit de refuser tout gouvernement, ou parti ou premier ministre qui prétend connaître les réponses aux grandes questions d'intérêt public auxquelles nous devrons faire face au cours de la prochaine décennie," a-t-il dit.On prévoit qu'il exprimera le môme point de vue lorsqu'il prendra la parole à l'ouverture du congrès, vendredi soir, avant que les délégués n'entreprennent l'étude de quelque 300 résolutions qui serviront éventuellement à former le cadre de la politique du parti.Les résolutions ont surtout pour but de stimuler le dialogue et, pour cette raison, il est difficile de prévoir qu'est-ce qui sera produit comme résolution finale sur quelque sujet que ce soit.CHOMAGE -ECONOMIE Quoi qu'il en soit, le gouvernement ne sera pas tenu de se conformer à la lettre aux décisions prises.Mais dans deux ans, le premier ministre devra rendre compte des décisions prises conformément aux voeux exprimés au cours de ce congrès.Le congrès a lieu à un moment où la popularité du parti semble forte pur suite des décisions prises pour solutionner la crise soulevée par les terroristes, au Québec.Toutefois, si le premier ministre peut prévoir un appui assez général dans ce domaine, certains organisateurs estiment que la situation sera plus tendue en ce qui a trait au chômage et à l'économie.Ils prévoient également que la propriété étrangère au Canada fera l'objet de résolutions, même s'ils sont d'avis qu'aucune date spécifique pour la restriction de la présence économique étrangère au pays ne sera incluse dans le document final.jsjjf |;:i Les résolutions seront débattues par qua- tre comités d'étude.Lorsqu'une version finale aurait été arrêtée, le texte sera soumis à l'approbation de l'assemblée plénière.Si les délégués trouvent que le choix est difficile, ils ne seront pas tenus de répondre par un oui ou par un non.Ils auront le temps d'en discuter avec les autres délégués avant de choisir entre cinq "réponses", allant de très favorable à très infavorable, en passant par le "incertain".PAGE ONZE \ TORONTO (PC) - Un avocat de Toronto conseille aux automobilistes de toujours conserver les diverses factures détaillées que les stations de service et les ateliers de mécanique leur remettent après des réparations.M.William P.Rogers a noté que ces factures étaient souvent le document qui permettait de gagner ou de perdre une cause contre un fabricant à la suite d'accidents résultant d'une erreur de fabrication.M.Rogers a donné ce conseil mercredi soir au cours d'une table ronde du comité sur la sécurité des véhicules moteur et des routes de l'Association canadienne du Barreau, section ontarienne.L'absence de tout document de ce genre, a expliqué l’avocat, permet parfois à un fabricant de maintenir que la défectuosité a été causée par un garagiste et non pas par lui.lin Québécois esi reconnun coupable de conduite dangereuse PICTOU, N.-E.(PC) - M.Jean-Claude Lafrance, du Québec, a été reconnu coupable, hier, de conduite dangereuse, par suite de la mort de Claude Joly, de Montréal, le 27 mai.Lafrance, qui avait été acquitté d'une accusation de négligence criminelle, recevra sa sentence la semaine prochaine.Les Corporations de la Couronne assujetties aux lois pénales OTTAWA (PC) - Un projet de loi qui placerait les corporations de la Couronne sur un même pied que les corporations pri-vées a été lu une première fois, hier, aux Communes.Ce projet de loi, intitulé "Loi concernant les corporations de la Couronne non mandataires de Sa Majesté, a été introduit par M.André Fortin (RC-Lot-binière).Ce dernier a expliqué à la Chambre qu'en vertu de cette lé.gislation les corporations de la Couronne seraient notamment assujetties à la taxe municipale et aux lois pénales.Affrontement des parties intéressées en industrie du bois sur le projet de vente en commun du bois par Jean-Claude PICARD Toutes les parties intéressées dans l'industrie du bois nu Québec (producteurs — intermédiaires — compagnies de tran-formation) se sont affrontées, hier, lors de l'audience publique que la Régie des marchés agricoles tenait, à Québec, dans le but de connaître les différents points de vue sur le projet de règlement de vente en commun du bois.Ce projet de règlement a été soumis à la régie par les offices et syndicats de producteurs de bois des régions de Québec.Québec - Sud, l'Estrie, Sainte -Anne-de-ln - Pocatière et Sngue-nay-Lac - Saint-Jean.Essentiellement, il vise à faire de ces syndicats et offices, les agents exclusifs de mise en marché du bois dans les régions concernées.Ce système de vente en commun du bois, s'il était adopté, ferait en sorte que: 1— Le bois des régions concernées ne pourrait être mis en marché sans que les offices et syndicats soient les agents exclusifs de vente; 2— Aucun producteur de telles régions ne pourrait mettre du bois en marché sans se servir des syndicats el offices comme intermédiaires: 3— Aucun producteur de ces régions ne pourrait laisser transporter son bois sans l’accord des syndicats et offices; 4— Les syndicats et offices de ces régions percevraient le prix de vente de l'acheteur; 5— Les syndicats et offices de ces regions redistribueraient en suite ces sommes aux producteurs concernés.Fin résumé, par le système de vente en commun, les syndicats et offices deviendraient les seuls intermédiaires entre la production du bois et sa livraison A l'usine.Ils seraient également les seuls intermédiaires entre les paiements des usines et la répartition de ces paiements aux producteurs, camionneurs et sous-agents.Actuellement, la situation dans l'industrie du bois peut être résumée ainsi: 1— Les producteurs, déjà regroupés en syndicats et offices, vendent leur bois A des acheteurs locaux, à des prix déjà fixée par convention entré ces organismes et les compagnies acheteuses; 2— Ces acheteurs locaux, qui eux ont reçu leurs contrats de courtiers, font transporter le bois A l'usine; 3— Les courtiers et autres intermédiaires du même genre, ont reçu des contrats des grandes compagnies acheteuses; 4— Quant A ces comnngnies, elles donnent des contrats soit aux courtiers, soit aux syndicats et offices, soit directement aux producteurs eux-mêmes.Au strict plan de l'opération de vente, le système de vente en commun éliminerait donc de nombreux intermédiaires qui prélèvent évidemment une commission A chaque, niveau de l'opération.INTERVENTION Outre les syndicats et offices concernés, les principaux groupes qui ont soumis, hier, des mémoires à la Régie des marchés agricoles, sont l'Association des industries forestières du Québec et l'Association des marchands de bois de pulpe du Québec.Donc, d'une part, des producteurs et les organismes les représentant et, d'autre part, des compagnies acheteuses et des marchands qui tiennent lieu d’intermédiaires.L'essentiel des débats s'est tenu A deux niveaux: juridique et économique.JURIDIQUE Au niveau juridique, les syndicats et offices de producteurs de bois ont soumis que la Régie des marchés agricoles avait pleins pouvoirs d'accepter ce règlement puisque la Loi des marchés agricoles prévoit que ces organismes pourront faire rie la vente en commun.Selon eux, ce règlement se situe dans le prolongement des pouvoirs déjà accordés aux plans communs des producteurs de bois, plans qui permettent essentiellement aux producteurs de se regrouper pour négocier des prix de vente et des quantités de production.Selon l'Association des industries forestières du Québec toutefois, ce règlement serait ultra vires parce qu'il irait h l'encontre de principes fondamentaux déjà sous - entendus ou exprimés clairement dans "le droit naturel, la déclaration des Droits de l'homme et le préambule de l'AANR".Ces principes fondamentaux sont, selon l'association, la liberté de commerce et la liberté de contrat.L'association a laissé entendre qu'elle contesterait ce règlement devant les tribunaux s'il était adopté.Cet organisme défend, à ce niveau, le droit des compagnies de choisir leurs intermédiaires.Quant A ces derniers, ils défendent leurs droits d’exister et de commencer dans l'industrie du bols selon leur bon vouloir, en respect cependant des conventions déjà signées avec les offices el syndicats de bois.Selon eux, ce droit de commercer "est consacré par les cxlgeances mêmes de l’industrie".ECONOMIQUE Selon les offices et syndicats de producteurs de bols, la vente en commun est "une question d’efficacité et de bonne organisation A tous les niveaux d'activités de la production cl de la commercialisation du bois .Cela veut dire surtout, produire en qualité et en quantité A courte et à longue échéance, augmenter la productivité A la base, structurer le transport, préparer des shèmes de reboisement et contrôler les abus rie coupe".Ils contestent par ailleurs exercer un monopole absolu en devenant les agents exclusifs de vente parce que, disent-ils, le volume de bots concerné par un tel réglement, ne constitue que 19',’,T du volume global du bois consommé par une usine.Les grandes compagnies acheteuses prétendent pour leur part que le volume de bois concerné est de Z.) (o.Trudeau rend hommage à Pilon en s'inclinant devant sa dépouille Automobilistes: conservez sous clé vos factures de réparation ! BELOEIL (PC) - Le premier ministre Pierre Elliot! Trudeau s'est rendu à Bclocil, hier, pour s'incliner devant la dépouille du whip libéral Bernard Pilon, qui est décédé mardi.Le chef du gouvernement es! arrivé au milieu de l'après-midi avec les ministres Jean Chrétien, Charles Drury et George Mcllralth, ainsi que 11 parlementaires des quatre parfis, y compris M.Tommy Douglas, chef du Nouveau parti démocratique.Un porlc-parole du bureau du premier ministre a précisé, par ailleurs, que le chef de l'opposition, M.Robert Stanfield, n’avait pas pu s'y rendre à cause d'un important rendez-vous.Le groupe, de députés s'est Des distributeurs d'huile diesel de Montréal bienlôl accusés de fraude Une vingtaine «le distributeurs d'huile diesel de la région de Montréal devront comparaître devant Une commission d'enqué-le présidée par le juge Fontaine au sujet d'une fraude de $350,-(100.Ces distributeurs vendaient, selon le ministère public, de l'huile pour fournaise ou poêle à titre d'huile diesel pour camions.La vente d'huile diesel comporte une taxe de 35 cents le gallon parce que les camions utilisant les routes de la province, doivent être taxés pour les dommages qu'ils causent à ces roules.Pour l'huile à chauffage, soil de poêle ou de fournaise, il n'y a pas de taxe.Ce qui veut dire que le distributeur peut obtenir cette huile pour un prix de 11 ou 12 cents.D'autres plaintes seraient portées à travers la province et Ton mentionne que peut-être les fraudes atteindraient le million de dollars.rendu par avion d'Ottawa à Saint-Hubert, non loin de Montréal, puis s'est rendu par aulo-mnhilc nu salon itinéraire de Boloell, situé A une vingtaine de milles au sud-est de la mé-tropolc.Le corlège a fait l'objet d'une surveillance particulièrement étroite de In pari de la police.Nommé whip tin gottverne-mènl libéral de M.Lester Pearson en 1966, M.Pilon jottls-sail, selon un porlc-parole de VI.Trudeau, de l'estime de tous les députés.Il est mort des suites d'une allaque cardiaque à l'âge de 52 ans.La Chambre ne siégera pas aujourd'hui afin de permettre au députés d'assister aux obsô- | ques de M.Pilon.Le représentant du premier : ministre a indiqué que certains responsables fédéraux se rendraient nu service funèbre, mais que plusieurs déptilés libéraux seraient retenus dans la capitale par le congrès du parti, qui ttiirii lieu â Ottawa en fin de semaine.A VENDRE 3 Cl.n rrucs ci neige mrirque tri voie Model 550B complet.Aile de côte, harnais pompe hydr.MORIN INC.Riviére-du-Loup, tel.: 862-3528 LE CENTRE DE YOGA SIVANANDA 475, Richelieu, Québec, «nnonce In venue o Quebec du gronH motif* SWAMI VISHNU DEVANANDA Samedi le 21 novembre A (elle c«dsiofi, le mdilre donnera, pour le béné-m lue de foui lei adepta de celle discipline.rf«ur m 'Ours de Yoga, soit è /h 30 el 8h 30.Suivra un?m conference donnée par M Derananda lui-même.M lr«italion a tous.J>**lnf.524-1563 - 842-6703^1 CAP.- TAXES - INTERETS 77/a% D'INTERET POUR VOTRE MAISON grâce à un programme «péciol du GOUV.FED.SAMEDI dans «e journal AU CHATEAU FRONTENAC salle Laval du 19 au 23 novembre inclus.GRANDE EXPOSITION DE PEINTURES ORIGINALES A L'HUILE 175 CHEFS-D'OEUVRE présentés par 50 ARTISTES CANADIENS et EUROPEENS ENTREE LIBRE CATALOGUE GRATUIT 12 Le Soleil, vendredi 20 novembre 1970 au delà de l'événement Le Gaspésien se retrouve au centre de la crise Un témoignage de Lionel Bernier Gaspé NDLR — Ancien Journaliste au Soleil et Gaspésien d'orljlne, Lionel Bemler demeure un collaborateur occasionnel.La Gaspésie porte douloureusement sa croix à la suite des récentes manifestations de violence qui ont stigmatisé la société québécoise.Le drame vécu par le Québec au cours des heures sombre s’est graduellement révélé aux Gaspésiens comme une sorte d'étape fatale dont les premiers actes se déroulent sous leurs yeux, à Percé, depuis deux ans déjà et dont ils n'osaient imaginer le dénouement tant il leur paraissait imprévisible.La Gaspésie est durement touchée par ces événements du fait que certains éléments de sa jeunesse sont impliqués dans ce drame et en sont même les présumés auteurs.La Gaspésie voit défiler sous ses yeux au banc d’accusation tous ceux-là qui, il y a quelques mois à peine, vivaient en pleine liberté dans ses villages, et faisaient la pluie et le beau temps à Percé.Tous ces jeunes qu'elle connaît comme sa petite histoire parce qu'ils se sont identifiés à la Maison du Pêcheur pendant deux ans, elle n'ose encore croire qu'ils peuvent être accusés des crimes odieux d'enlèvement et de meurtre.Et devant cette terrible réalité qui lui fait péniblement mal, elle tente de panser les plaies qu'on lui a faites et de se composer un visage dans lequel personne ne pourra lire quelque trace de peur, quelque signe de haine ou de vengeance, quelque manifestation de reproche àà l'endroit de ceux qui, d'une façon ou d’une autre, peuvent être blâmés pour ce qui s’est passé.PERCE Le village le plus touché en Gaspésie par la gifle de la violence reste Percé.Percé, il y a deux ans, était cette petite localité de fraîcheur et de calme, perdue entre mer et montagnes, cultivant sa sympathique richesse naturelle à l'ombre d'un rocher troué par on ne sait trop quel bec d'oiseau, et offrant son site à ceux qui, artistes ou touristes anonymes, voulaient passer quelques jours à l'abri du tintamarre de la vie moderne.Puis du jour au lendemain, ce nid de douceur se transformait en foyer de violence.Une poignée de jeunes gens, portant barbe et cheveux longs, s'étant érigés en redresseurs de torts, faisant fi de toute morale conventionnelle, s'attaquèrent à tout ce qui s'appelait institution en place et particulièrement à cette poignée de commerçants qui possèdent la "finance" à Percé.Attaqué chez lui par des étrangers qui prétendaient lui dicter sa conduite, le citoyen de Percé s'est rebiffé.11 pressentait déjà que l'action de ces jeunes qui vivaient en marge de la société et avaient un goût évident de destruction était un augure de temps sombres.Il demanda l'aide du Gouvernement.Mais on lui répondit qu'il chassait les sorcières en plein jour.Irrité, il décida de se faire justice lui-même.Il y eut alors la fameuse nuit de l'arrosage.Les événements, par la suite, devaient se précipiter.La Maison du Pêcheur et ses dirigeants occupaient les manchettes et se donnaient figure de Robin des Bois dans une sorte de nouveau Sherwood.Les noms de Rose, de Simard, d'Arène, de Lortie, de Beauchamp, étaient en vedette.L'été dernier, nouveau départ, nouvelle Maison du Pêcheur., libre cette fois, nouveaux coups portés aux citoyens de Percé et de Grande-Rivière.Chahut au Palais de justice, insultes multipliées à tout ce qui s'appelait autorité et, pour comble, durant un terme des Sessions de la Paix, après avoir chahuté le juge de façon cavalière, on écrivait en grosses lettres dans la vitre donnant sur la salle d’audience: Merde.Et en lettres rouges, à la peinture, sur la brique du mur extérieur de l'édifice, face à la route, les mots: FLQ vaincra.Les autorités de la ville de Percé, après avoir tout tenté pour bloquer l'ouverture de la Maison du Pécheur, après avoir dénoncé les promoteurs du projet à maintes reprises et avoir mis les autorités gouvernementales en garde contre leur action négative, devaient en dernière analyse se résigner à prendre leur mal en patience.PREVENIR OU GUERIR M.Abner Biard, rencontré il y a quelques jours à sa résidence, devait avoir cette réflexion significative: "J'avais prévenu le Gouvernement.On m'a répondu que ces gens étaient inoffensifs, qu'ils étaient des enfants d'école.On m'a mis en garde contre toute tentative de violence pour les chasser de Percé.Aujourd'hui, il se passe ce qui se passe.C'est souvent mieux de prévenir que de guérir".M.Biard accuse carrément les deux gouvernements successifs du Québec d'avoir négligé de prendre leurs responsabilités quand il en était temps."On ne m'a jamais cru quand j'ai dit que la Maison du Pêcheur était un nid de terroristes.Pourtant, leur emblème FLQ était en toutes lettres peint, sur tous leurs finurs.Bien plus, ils le peignaient sur nos enseignes, sur , plus penser qu'en termes d'humanité, de fraternité?Combien verront la mère sans penser au fils ?Combien travailleront à côté du père en lui prêtant ses outils comme avant ?m Combien salueront sur la rue ?Combien changeront de siège dans l'autobus?Combien d'amis fermeront leurs portes?x- MÈm' { L'épreuve sera-t-elle plus difficile à supporter pour eux du fait qu'ils demeurent dans une région où tous les gens se connaissent, ou à peu près?Ne serait-il pas mieux pour ces familles de se perdre dans l'anonymat d'une grande ville ?'.ïif- Les gens à qui nous avons posé la question oni avoué que le seul fait de poser la question leur était déji trop cruel.rv Quelles raisons ces gens auraient-ils de s’en aller?] On croit en général que le drame est plutôt familial et j que, où qu'elles soient, ces familles devront le vivre.Or, en Gaspésie, nous dit-on, ces gens peuvent compter sur ] la sympathie de la population, chacun se disant en soi qu'un malheur est déjà assez pénible en soi sans l'aggraver par une attitude inhumaine de refus.- r ' mSË0:gm mû :v.L’ v ;¦ ¦ ÿ »?»'%?, m i ' > 7 ' Pour le moment, la vie continue péniblement son petit train pour ces familles éprouvées qui ont peine à j réaliser le drame qui se joue sous leurs yeux.nos murs.Tous leurs actes étaient empreints de haine et de violence.dait: "Je pourrai en tout temps les regarder en face.Eux, ils sont propres.Ils ont ma sympathie.Il ne m'est jamais venu à l'idée de les considérer autrement qu'avant." "On riait de nous quand on leur disait que ces gars-là n'avaient aucune morale, qu'ils se droguaient, qu'ils vivaient comme du bétail."Cette année encore, quand j'ai demandé l'aide des policiers, le ministre de la Justice a voulu faire croire que je voulais instituer un ghetto à Percé, que j'étais fou.A croire que nous étions nous-mêmes les auteurs des troubles chez nous ! Une chose reste certaine: c'est que ces familles vivent un drame profond, presque inhumain, et d'autant plus insupportable qu'elles sont atteintes dans leur vie quotidienne sans qu'elles ne puissent rien faire pour arrêter le monstre publicitaire d'étaler leurs noms à tout vent nu de les traîner dans la boue des intrigues interminables.Rien ne sera cependant plus comme avant pour eux, sinon en apparence.On tâchera d'oublier son chagrin en appelant le temps à son aide.Mais le temps met du temps à guérir les plaies et le temps a beau faire, il ne peut effacer complètement les cicatrices.Et les cicatri-] ces sont un mauvais atout pour l'incognito."J'ai reçu une lettre de menaces au cours de l’été.On a fait passer ça pour une farce."La Maison du Pécheur a publié et diffusé deux manifestes, comme celui qui a été rendu public avant la mort du ministre du Travail.On y prêchait la violence à grands cris comme seul moyen de renverser le pouvoir.On écrivait des choses comme: "Peuple gaspésien, unissez-vous et frappez où il vous semble bon." Surveillées par les policiers sans parfois qu'elles le sachent, afin de leur assurer protection, montrées du doigt par un enfant inconscient, ces familles doivent pouvoir compter avant tout sur la sympathie de tous leurs concitoyens.Combien sauront se départir de leurs préjugés et pourront surmonter leurs émotions pour ne "Il faut comprendre", nous disait un homme d’affaires de Gaspé, "que ces familles sont des victimes.On ne I peut leur en vouloir.Au contraire.Ce sont des gensl comme nous, avec qui nous faisons affaire tous les jours 1 et sur lesquels ne doit pas retomber l'ignominie d'uni acte qu'ils n'ont jamais voulu et qu'ils réprouvent avec] force.Je crois que la majorité des Gaspésiens sympathisent avec eux." Etait-ce un souhait?Une constatation?Un voeu pieux?L'avenir, plus que le présent, saura répondre à cette question."Malgré tout, les autorités n'ont rien fait.Elles ont attendu que le FLQ frappe."Au lieu de me fournir de l'aide, un policier est venu au cours de l'été vérifier mes fusils et m'avertir que si un coup de feu était déclenché, je serais le premier sur la liste des suspects, parce que j'avais des vieux fusils qui n'ont jamais servi.C'est la protection qu'on m'a offerte."C'est pourquoi, tout l'été, on a préféré endurer les hippies, se faire insulter, les laisser nous menacer et mener leur propagande de destruction et de haine.On était seul pour se défendre, fallait bien qu'on en prenne son parti." Monsieur Biard continue sur ce ton pendant longtemps.Il ne comprend pas pourquoi le ministère de la Justice n'a pas agi pendant qu'il en était temps.Ou plutôt il explique ce fait par l'infiltration des felquistes dans le gouvernement même.Selon lui, les felquistes de Percé étaient protégés par des hauts placés de l'administration québécoise.Il répète qu'en définitive, tout s'est passé comme il l'avait prédit durant deux ans.Il explique que la violence a été prêchée sous la bénédiction des autorités en place et des forces policières.Un jour ou l'autre, selon lui, ça devait aboutir comme ça aboutit.Et à son avis, tout n'est pas fini.Trop de gens influents sont impliqués, selon lui.Cependant, il n'y aura plus de Maison du Pêcheur à Percé.Bien plus, il déclare qu'il n'y aura plus d’auberge de Jeunesse, les deux institutions étant, croit-il, dans le même sac.Et si, cette fois-ci, Percé n'obtient pas la protection de qui il faut, il prendra les mesures pour assurer seul cette protection.Puis, amenant la conversation sur le sujet du tourisme, il déplore la publicité néfaste qui a entouré Percé depuis deux ans.Il croit que Percé en a pour cinq ans avant de pouvoir guérir ses plaies et redonner au tourisme une image accueillante de ce site touristique.De plus, il blâme le gouvernement pour certains projets mal pensés, dont une route à circulation rapide en'retrait de Percé.Selon lui, ces projets, loin de favoriser Percé, lui font un tort considérable.UN AUTRE PROBLEME : Les arrestations récentes de certains jeunes felquistes impliqués dans l'assassinat de Pierre Laporte ont porté un autre coup à certains Gaspésiens, dont ceux de Gaspé en particulier: parmi les présumés terroristes se retrouvent Lortie, Simard et le dénommé L'Indien.Les familles de ces personnes, leurs voisins, leurs amis se sont soudains senties accablées par le poids de événement.Tous les jours, les organes d'informations ont pris soin de retourner le fer dans la plaie.Au début, on aurait pu croire qu'une certaine hostilité se manifestait dans la population envers ces gens, dont l'honnêteté et l'intégrité ne laissaient place à aucun doute.Puis, il semble que les premiers mouvements de sympathie ont effacé toute illusion de malveillance."Dans le malheur", nous disait un proche de l'une de ces familles, "les Gaspésiens savent encore ce que sont l'entraide et la fraternité." Un jeune étudiant, à qui nous posions la question de son attitude envers les familles éprouvées, nous répon- Ça flotte.avec le petit bateau! % 0 6 ,, * CT* - ' lliÉÉPil iilp .J -x- ;Ld Distillé et distribué par Woods Rum™, Montre” le Soleil, vendredi 20 novembre 1970 13 Des analyses diront si le gisement de nickel est rentable ministre québécois des ^chesses naturelles M.Sues Massé, a déclaré hier , lAssemblée nationale que fS‘analvses sont actuelle-“ent en cours sur des pré-ï ements du sol où un gisent de nickel a été decou-”rt dans le nord - ouest du juébec afin d’en déterminer ;a rentabilité.res précisions du ministre i0IU suite aux révélations de société Dumont Nickel L,d de Val d’Or, qui a annoncé mercredi l'existence dune forte quantité de minerai de nickel dans les cantons Launey et Tréces-son à 40 milles au nord de Val d'Or, dans le comté d'A-lutibi- Est.M.Jack Ken-tlSh président de la firme minière, avait précisé à ce moment qu'il s agissait la du "plus important gisement de nickel dans l'histoire de l’industrie minière canadienne", sans prouver sa rentabilité.le cours boursier de la compagnie, qui était à 75 cents à prime abord, devait monter à $1.25 hier en malien clôture.Me Edouard Année pour rebaisser à $0.98 gers, secrétaire de la Commission des valeurs mobilières, a dit que son organisme "surveille de très près le comportement de la cote en attendant les réponses que fournira Dumont Nickel aux questions précises" qui lui ont été posées sur la rentabilité du gisement."Nous n'hésiterons pas à intervenir, a-t-il signalé, si la cote s'emballe".LES ANALYSES Un porte-parole du ministère des Richesses naturelles confirmait dans le même temps qu'aucune analyse métallurgique n'avait été faite.Si le nickel est présent dans des sulfures, précisait-il, à ce moment son extraction peut-être faite avec des procédés peu coûteux, ce qui pourrait assurer la rentabilité du gisement., Au contraire, selon la même source, si le nickel se trouve dans des silicates, les procédés d'extraction sont particulièrement onéreux, ce qui pourrait compromettre la rentabilité du gisement.Ces analyses sont actuellement en cours d'après les propos de M.Massé.Les seules analyses faites au moment de l'annonce de la Dumont Nickel Ltd avaient été effectuées au moyen de produits chimiques et sans la présence de i eprésentants du ministère des Richesses naturelles.Celles-ci démontrent une teneur moyenne en nickel de 0.3 pour cent, ce qui donne à la tonne de minerai une valeur théorique de $8.28, si la base de comparaison utilisée est l'actuel prix du nickel sur le marché, soit $1.38 la livre, DES TONNES ET DES TONNES Un gisement de 224,327,000 tonnes de minerai a été repéré depuis le début des travaux de forage au diamant à la mi - septembre, effectués dans deux zones d’une intrusion ayant une superficie de 4.5 milles de longueur par 2,500 pieds de largeur.M.Kentisk estime h 4 milliards de tonnes la quantité de minerai présent dans ie gisement, dont l’exploitation commanderait des immobilisations de l’ordre de $100 millions.L'exploitation, toujours dans l'esprit de M.Kentisk, pourrait débuter en 1973 et se faire à ciel ouvert .si le gisement s'avère rentable.Les titres de la Dumont Nickel Ltd ont été très actifs ces dernières semaines.Dans la journée de mardi, 365,100 actions ont été tran-sigées à la Bourse canadienne à des prix variant entre 63 et 70 cents.Mercredi, les valeurs de Dumont passaient de 63 à 75 cents et 649,850 actions changeaient de main.La Dumont aurait 6 millions d’actions en circulation dans le public.Les parlementaires québécois doivent s'adresser au fédéral avant l'adoption de la loi sur l’ordre public (P.Demers) Réformes économiques radicales dans une situation radicale (Guy Joron) par Benoit LAVOIE Le député unioniste de Saint-Jaurice, le Dr Philippe De-ers, a dit hier après-midi qu’il st urgent que les parlementai-es du Québec puissent étudier t faire des recommandations a gouvernement fédéral, avant ne ne soit appliquée la nouvel-eloi Turner sur l'ordre public.Prenant brièvement part au ébat d'urgence à l'Assemblée .ationale, le Dr Demers a dit u’il est grandement temps que a commission parlementaire de Justice soit convoquée pour tudier cette question, si l'on ne eut pas, par la suite, devoir 'ire qu’aucun député québécois /y a participé.Ce qui milite en faveur de elle étude, selon lui, c’est que a loi actuellement à l'étude au ouvernement fédéral sera ap-liquée surtout au Québec."Je omprends quelle servira peut-ire ailleurs, mais, dans l'actua-ité, c'est Québec qui Texpéri-entera, qui la subira." Le Dr Deniers a eu des paro-es dures à l'endroit du gouver-.ement central, disant que la rise qui sévit au Québec est la 'nçon de la négligence du gou-ernement central.'Je voudrais, devant ces évé-lements, savoir s'il y a espoir r nous, du Québec, dans les litiques qui s'établissent ac-uellement", a-t-il lancé.Disant la frustration de la na-ion canadienne-française, le délité de Saint-Maurice a remis n mémoire les demandes des nciens premiers ministres nionistes auprès des autres ouvemements du pays, pour parité des Canadiens fran-ais dans la nation canadien-f- • On répondu peut-he.On dit non”."Aujourd'hui, nous sommes en résence d'une certaine contes-ation dans le Québec.On s'assoit peut-être que nous ne «mmes pas comme les autres, ans avions demandé des cho-es afin de nous protéger, nous “t, en fait, ne sommes pas ans une province comme les 3|res.On a voulu nous traiter mme tous les autres.Nous vous aujourd'hui la rançon de We négligence du gouverne-¦tnt central." N RAPATRIEMENT E LA LOI Pour sa part, le député libéral de Gatineau, Me Roy Fournier, a suggéré à son gouvemement de tenter d'obtenir du gouvernement canadien, au cours de futures négociations, certaines modifications qui permettraient de posséder, au Québec, une juridiction particulière lorsque les institutions de cette province sont mises en danger, comme c'est actuellement le cas."Ne faut-il pas, dans ce domaine, accorder aux provinces plus que les droits d'administrer la justice prévus à l’article 92 ?Ne devrions-nous pas demander d'ajouter le droit d'édicter des lois ayant pour but le maintien de l'ordre public dans la province, droit que je semble distinguer du droit criminel ordinai- "C’est le temps, lors d'une crise comme celle que nous traversons, d'analyser les mécanismes, les correctifs nécessaires à la non-perpétuation d’une même situation.Comme plusieurs, je considère que cette crise affectant le Québec devrait faire l'objet de discussions et d'adoptions de mesures par le Québec, car les mesures fédérales couvrent tout le territoire du Canada", a-t-il signalé.(Par B.L.) — Proposant hier des transformations profondes des structures de l'économie québécoise, le député péquiste de Gouin, M.Guy Joron, a déclaré que si des solutions en ce sens peuvent sembler radicales, Vers la création d’un fonds pour l’éducation Estimées à 8,785 millions de dollars en 1965, les dépenses afférentes à l'éducation dans les pays du Tiers Monde s'élèveront en 1980 à 24,129 millions de dollars, soit 4.68no du produit brut de ces pays.Pendant la Première Décennie du développement (1961-1970) environ 10% de l'aide internationale, .représentant 0.06 ou 0.07% du produit national brut des pays industrialisés, a été affecté au développement de l'éducation dans le Tiers Monde.Ces chiffres sont cités dans un projet de résolution soumis à la Conférence générale de l'Unes-co, qui recommande la création d'un "fonds volontaire pour la recherche et l'application de la technologie à l'éducation dans les pays en voie de développement".(INFORMATIONS UNESCO) c'est que la situation elle-même est radicale et que nous n'avons plus le choix des moyens.Au cours du débat d’urgence sur la crise terroriste, M.Joron a critiqué sévèrement le programme de voirie annoncé mercredi par le gouvernement et destiné à résorber le chômage qui menace d'atteindre, cet hiver, au Québec, un niveau sans précédent.Selon celui-ci, il serait possible, avec des dépenses de $162 millions, de créer non pas seulement 12,000 emplois, mais plus de 25,000, si ces sommes étaient ,’ffectées à la rénovation urbaine et à la construction domiciliaire dans tout le Québec, au lieu d'être dépensées pour des travaux de voirie dans l'ouest de Montréal.Car la construction de routes et de métros, si elle continue à créer des emplois, ne résout pas, selon M.Joron, l'un des principaux problèmes sociaux du Québec, celui du logement Pour financer ces travaux, le critique financier du Parti québécois a suggéré de prendre des mesures pour canaliser une partie de l'épargne des Québécois vers le développement de la province, et d'exiger du gouvernement central une contribution maximale à ces projets destinés à résoudre le problème du chômage, problème qui a d'ailleurs été considérablement aggravé par la politique anti-inflationniste d'Ottawa.Brésil : Favoriser les éditions bon marché Entre 1963 et 1970.le nombre « étudiants au Brésil est pas-fée 100,000 à 400,000."Avec un jjéget annuel d'un milliard de ;lars,.In pays consent un très 5 nlfoft en faveur de l'ensei-eraent', a déclaré.M.Jarbas • nj5 Passarinho, ministre éducation et de la culture.til** nest pas suffisant: le l'.ent Medici a annulé l'ex-»,l0n Mondiale prévue en '"riüT 1?.interne anniversai-! ‘'nnépendance brésilien-).,‘!n.de consacrer les fonds !4iir=i»Vjement de l'Université 'i.,, , én Rio de Janeiro.s'I.3"1 'a fin de 1970, le Brésil "D p rédlJlrs d'un demi-mil-itoe , "omdre de ses illettrés, «ement évalué à 7 mil- nncourager l'édition, le stère de l'éducation et de la Ne -n7j?,.sur Pied un systè-co-éditions qui doit faire très 6 pr'x de venfe des ^FORMATIONS UNESCO) ^ • La chasse aux préjugés 5 %ubiiSc°^res utilisés mie a M c ¦rois Y »nMue fédérale sont ,Jè.en elxa!Tlen systémati -s de nJ)6 é éliminer les tra >75 etPrf'é)Ugés envers d'i (INFfe.!lu>tures tra-autres ÜNFncï, cultures.' ^RMATl^NS UNESCO) .y .v (ÉBcmsi f bols " j « ,X.V b.5l ÊÊ&êMf" P V .flacon: grand, dépareillé Goût: espiègle.Arôme: fin Couleur: ensoleillée BOLS l'incontestable Distille au Canada pour la distillerie Erven Lucas Bols, Amsterdam, Hollande.v*vi «•Nsv.Dernier pour la santé et l'espérance de vie le Québec a un taux élevé de mortalité infantile par Christian COUTLEE En plus de venir au dernier rang au Canada quant au niveau de santé et à l'espérance de vie, le Québec a aussi un taux de mortalité infantile supérieure à celui de 16 pays européens.Ces données sont contenues dans une annexe commandée par la Commission d'enquète sur la santé et le bien-être social.Ce document, préparé par le docteur Madeleine Blanchet-Patry a été rendu public ce matin par le ministre de la Santé, M.Claude Castonguay.L’étude du Dr Blanchet-Patry qui repose sur l'analyse des indicateurs de santé actuellement disponibles révèle que malgré l'amélioration notable enregistrée depuis 30 ans au chapitre de la mortalité infantile dans notre province, "un écart sensible persiste entre le Québec et l’Ontario".Cette situation serait attribuable surtout aux disparités régionales au sein de notre province car les taux de mortalité infantile sont nettement plus élevés h l'extérieur des régions métropolitaines de Montréal et Québec qu'à l'intérieur de ces dernières.Quant aux causes de cet état de fait, on signale la relation étroite qui existe entre la mortalité infantile et le niveau socio-économique de même qu’entre la mortalité des nouveau-nés et l’organisation des soins préventifs et curatifs dans le domaine obstétrical et pédiatrique.L’étude précise que les stalls' tiques recueillies indiquent la nécessité d’une action prioritai-1 re dans ce champs spécifique au bénéfice des habitants des zones rurales et des zones défavorisées des grandes villes.Par ailleurs, mentionne l’étude du Dr Blanchet-Patry, ITnci-1 dence de la tuberculose, seule maladie faisant l'objet d’un recensement complet grâce à un registre central, s'avère particulièrement élevée dans les régions du Saguenay .Lac - Saint - Jean et de Québec ainsi que dans les quartiers défavorisés de la métropole.Mme Blanchet-Patry recommande l'institution d'une enquête permanente sur l’état de santé de la population québécoise.Selon elle, certains problèmes de santé ont été identifiés nu Québec et doivent être envlsa-rés de façon prioritaire.Par ailleurs, dans son étude de plus de 500 pages rendue publique ce matin, le Dr Blanchet-Patry ajoute aussi que l’utilisation des ressources hospitalières varie sensiblement d’une région à l'autre pour un même disgnos-tic."Ainsi, on relève une fréquence d’hospitalisation plus élevée dans le cas des maladies respiratoires sur la Côte-Nord que 1 dans les autres régions.Cependant, les écarts constatés ne peuvent être imputés à In fréquence variable de certains types de maladie dans la population ou à la gravité de ces maladies." D’autres facteurs, selon elle, exercent une Influence prépondérante sur l'ulilisntion des hôpitaux: les inégalités dans la répartition des lits hospitaliers et des ressources diagnostiques et thérapeutiques des établissements et surtout les disparités dans les équipements médicaux et sanitaires extra-hospitaliers: cabinet de médecins, services de soins à domicile et autres ressources extra-hospitalières."C’est pourquoi, conclut le Dr Blanchet-Patry, l’analyse de la morbidité hospitalière doit être liée à l’étude de l'utilisation des ressources de diagnostic et de traitement tant hospitalières qu’extra-hospitulières." Comme c’est le cas pour toutes les annexes nu rapport Cas-tonguay-Ncpvcu, cette étude ne.lie en rien la Commission qui laisse à l'auteur l'entière responsabilité des conclusions.CHÂTEAU' on bolaolllea A.château 065 COU 16^5 APPtUATION SUNMSKCMt CONtnoUU K AQ 381)11 $ nou OFFICE GENERAL UES GRANDES MARÜUF.B # @ SANYO PRIMES INSTANTANEES POUR Y La chasse aux magnétophones à cassette est ouverte PRIME INSTANTANÉE Valeur $32.80* Avec l’achnt de
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