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Titre :
Télé-radiomonde
Journal populaire qui présente des nouvelles et des reportages couvrant la vie artistique et médiatique francophone.
[...]
Le titulaire de droit du périodique, Québecor Média, interdit toute reproduction ou publication sur support papier de celui-ci, en tout ou en partie.
Éditeurs :
  • Montréal :Télémonde inc.,[1962]-[1985],
  • Montréal :Groupe Québecor inc.,
  • Montréal :Publications Québecor, une division de Groupe Québecor inc.
Contenu spécifique :
samedi 29 janvier 1966
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde (1960)
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Télé-radiomonde, 1966-01-29, Collections de BAnQ.

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OLIVIER GUIMOND E U /O cents NIE AVOIR ETE GUERI PAR ANCTIL N DE FERNAND RÉTABIIT LES FAITS AU SUIE! DE SON DÉPART DD CANAL 10 (DÉCLARATIONS en P.3) NORMAND HUDON: FAUX IE NE SUIS PAS DANS LA DÈCHE LIRE P.9 ¦PBWPfiP.W-\ ¦ '-.(IV."A ; * .,v imâ suivez l'affiche B ANDRE CAILLOUX au Stella m î\ ' à ^ ANDREE LACHAPELLE à l’Egregore •««§ YVES LETOURNEAU à la Place -'à J* r m GINETTE RENO à la Barre Abonnements: $7.50 par année, 15 cents le numéro.Etats-Unis: 20 cents.Abonnements: Nicole Tremblay, Les Messageries Dynamiques Inc., 9820Jeanne-Mance, Montréal 12, P.Q.Inclure chèque ou mandat-poste fait à l’ordre de "Les Messageries Dynamiques Inc.” Tél.: 384-9352.du fhëotre Le Rideau Vert Pour la première fois à Montréal: L’ETOURDI, de Molière, avec André Cailloux, François Cartier, Jean Perraud, Yvon Bouchard, Régent Roy, France Dionne et Anne Pauzé.Mise en scène de JeanDalmain, qui interprète le premier rôle.Décors et costumes: Robert Prévost.Théâtre du Nouveau-Monde MERE COURAGE, de Berthold Brecht, avec Denise Pelletier, Jean Gascon, Dyne Mousseau, Albert Miliaire, Jean Richard, Marjolaine Hébert, Jacques Galipeau, Dominique Briand, Jean-Pierre Cartier, Marc Cottel, Thomas Donohue, Yvon Dufour, Claude Grisé, Guy L’Ecuyer, Denise Morelle, Paul Renaud, Raymond Royer et Barbara Val.Place Ville Marie ISABELLE, pièce inédite de Pierre Dagenais, avec Yves Létourneau, Jacques Godin, Jean-Pierre Compain.Représentations tous les soirs, à 8.30, sauf le lundi.Le samedi et le dimanche, à 2.30 et 3.30 de l’après-midi: LES NOUVELLES AVENTURES DE FARFADETTE, contes racontés et animés par Paule Gauthier grâce aux marionnettes de Pierre Régimbald et Nicole Lapointe.L'Egrégore L’ONCLE VANIA, d’Anton Tchékov, avec Paul Dupuis, André Lachapelle, François Rozet, Antoinette Giroux, Hélène Loiselle, Jean-Louis Paris, Marthe Thierry et Léo Ililial.Comédie Canadienne LES TEMPLES, de Félix Leclerc, avec Ovila Légaré, Gaétan Fraser, Louise Forestier, Edgar Fruitier, Janine Sutto, Gaby Sylvain, Robert Gadouas, Maurice Beaupré, Louis d e Santis, Ronald France et Yves Massicotte.Prochain spectacle: à communiquer.Place des Arts 31 janvier: ALEXANDRE BRAILLOWSKY, pianiste - 8.30 1er février: ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL - 8.30 Au pupitre: Zubin Mehta, Soliste: Nathan Milstein, violoniste.Au programme: L'Intégrale (Varèse) -Symphonie Espagnole pour violon et orchestre, opus 21 (Lalo) et Symphonie no 1 en fa, opus 10 (Shostakovitch).2 février: ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL - 3.30 Matinée symphonique - Au pupitre: Pierre Hétu.Chansons La Butte LES QUATRE-20 - Le 29 janvier - Spectacles à 9.00 et à 11.00.La Barre 500 GINETTE RENO — depuis le 27 jusqu’au 30 janvier inclus.Concert Le premier concert de l’année 1966 aura lieu le dimanche, 30 janvier, à 8.30.L’Orchestre de chambre McGill, sous la directon d’Alexander Brott, présentera des oeuvres de “Bach et ses fils”.Grâce à des subventions du Recording Industries Trust Fund et du Musée, aucun droit d’entrée ne sera exigé.Edite pur Tclcnumdv Inc., Reduction et publicité 4270, avenue Papineau’ Monlréol 527-316) Administration: 4274 Papineau, suite 201 - Tel.: 527-3161.te Ministère des Postes à Ottawa a autorisé l oftrorKhis.emert» en numeraire et l’envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication." Distribution: QUEBEC IA.5-4737 - TROIS RIVIERES ER.6-3787 -MONTREAL 384-9352 Nous avons aimé Ce trente minutes de “Monsieur Banco*’ (vendredi, 9 heures 30, à Télé-Métropole) .parce que c’est simple, sans chichi .parce que ce soir-là, les invites (dont, entre autres, Béatrice Picard) ont été amusants, détendus, naturels .parce que Jen Roger est vraiment l'animateur rêvé pour ce genre de formule .parce que la demi heure a passé très vivement, ce qui est bon signe à la tv.Ph.L.“C'est écrit dans le ciel" (CBFT, samedi, 10 heures 45) parce que ce quart d'heure consacré à l'un des signes du zodiaque est fort amusant.Le film qui accompagne le commentaire est plein d'humour et de fantaisie.Un quart d'heure qui m’a semblé durer 7 à 8 minutes.M.N.Lucille Dumont à “Micheline" (vendredi, 10 heures 45 p.m., à Radio-Canada) .parce qu’elle n'a jamais eu tant de classe .parce qu’elle n’a jamais si bien chanté .parce qu'elle n’a jamais été si ravissante, de cette beauté pleine de distinction qui n'apartient qu’à elle.Une très grande dame que cette Dame Dumont I Ph.L.Guy Provost dans “Les Belles Histoires’’ (lundi 8 heures p.m., à Radio-Canada) .parce qu'il est vraiment dans la peau de son personnage .parce qu’il réussit à ne pas faire regretter Gabriel •Gascon .parce qu'il compose du nouveau au lieu de faire remplaçant .parce que tout simplement ALEXIS c*est lui I Nous avons peu aimé Micheline à “Micheline'* (vendredi, 10 heures 45 p.m., à Radio-Canada) .parce qu'elle a complètement perdu la face aux côtés d'une Lucille Dumont .parce que son attitude durant le pot-pourri faisait peine à voir .parce qu’entre elle et Dumont le contraste était trop visible et tout à son avantage.Et sans parti pris Lucille pas du aucun I Nous n’avons pas aimé L’invitée des “Couche-Tard*' (vendredi, 14 janvier, 10 heures 15 p.m., à Radio-Canada) .parce qu'elle était tout simplement vulgaire .parce que son petit talent était on ne peut plus discutable .parce qu'elle a totalement gaspillé une chanson comme “A quoi ça sert l’amour?’’ .parce qu'on ne comprendra jamais comment on puisse faire appel à des artistes de si piètre qualité quand il y a tant de beaux talents, dans le Québec, à ne rien faire.Maudit I « x .Ph- L.De 9 à 5" (CBFT, mardi, 9 heures 30) parce que nous avons eu l’impression que c’était du déjà vu, que les interprètes jouent les mêmes scènes que la saison dernière (Pierre Boucher - Huguette Oligny et Jean Duceppe - Denise Pelletier), on tourne en rond.M.N.Rédacteur en chef: Philippe lAFRAMBOISE Direction générale de la publicité et relations extérieures: Roger IHOUMEAd Gérant des ventes locales PIERRE IARIVIERE Gérant de production: GERMAIN POIRIER* MAINTENANT EN VENTE DÈS LE LUNDI Ph.L.“Les p’tits bonshommes'* (CFTM, dimanche 5 heures 30) parce que cette série qui dure depuis des semaines, des mois nous ennuie.Les soucoupes volantes sont un sujet intéressant mais de là ^ y consacrer moulte émissions .Cela finit par être du pareil au même.M.N.Ph.L.“Le sel de la semaine*' (CBFT, mardi 10heures) parce qu'il y a trop de bons éléments mal exploités.Que les enfants donnent leur opinion, voilà une excellente idée mais que pour faire un lien, on invite une diseuse, un Guy Mauffette pour meubler, pour les transitions me, semble superflu.Qu’une équipé aide l'animateur Fernand Séguin à préparer cette émission, cela me semble logique mais il m’apparaît surperflu qu’ils soient "on camera’’.________________ M.N.Imprime pur l'Imprimerie Montreal Offset lui 14H Port Ropal O.Montreal Etat du Quebec- INI Hô4l 2/ V£LE-RADIOM0NDE, 29 janvier 1966 POUR LE PUBLIC FERNAND GIGNAC RÉTABLIT LES FAITS AU SUJET DE SON DEPART DU CANAL “Je n’ai absolument rien à me reprocher et après 20 ans de métier, je n’ai pas de leçon à recevoir de quiconque.Devant l’attitude des autorités du Canal 10 à mon égard je verrai, à l’avenir, à diriger mes activités vers d’autres adresses”.Telle est la réponse énergique d’un Fernand Gignac bien reposé au retour d’un séjour en Floride, dans une interview exclusive accordée à Télé-Radiomone, pour le bénéfice de nos lecteurs, au sujet de son renvoi de Télé-Métropole.Voici la version intégrale du chanteur Fernand Gignac en réplique aux explications de M.Robert l’Herbier, sur son récent congédiement.“Il est vrai que le 30 décembre dernier j’ai donné ma démission par écrit du programme matinal “Toast & Café”.C’était la première fois que je le faisais ainsi par écrit.Auparavant, depuis le début de cette émission, j’avais dit au réalisateur à trois ou quatre reprises que s’il n’était pas satisfait de mon travail, je pouvais tout simplement laisser ma place à un autre.Tout ceci dit d’un ton mi-sérieux, mi-badin, au milieu d’échanges de mots sur un point quelconque du programme.“Cette démission écrite parvenait à M.l’Herbier en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.Le directeur des programmes me convoqua aussitôt à son bureau.Je n’y suis pas allé car un vieux proverbe dit: “La nuit porte conseil” J e préférais attendre au lendemain”.“Le lendemain, 31 décembre, j’ai appelé au bureau de M.l’Herbier pour savoir s’il voulait encore me recevoir et me parler.Il m’a fait attendre 15 minutes au bout de la ligne et ensuite il m’a fait dire par sa secrétaire qu’il ne voulait pas me parler tout de suite, qu’il me rappe-lerait la semaine suivante.Ce même jour, vers midi, alors que je dinais avec des copains dans un restaurant des environs, un ami m’informe qu’une lettre de renvoi m’attend à mon domicile.Je téléphone à mon épouse qui me confirme la nouvelle; une lettre de Robert l’Herbier m’annonce mon renvoi pur et simple du canal 10, soit de toutes les émissions et bandes publicitaires que j’y possédais”.Pourquoi, votre démission?— Pourquoi aviez-vous donné votre démission de “Toast & Café”?Certains ont été choqués! D’autres ont ri! Une pièce qui ne vous laissera pas indifférents.1 qui j’ai travaillé durant plus d’un an et demi, je me suis toujours bien accordé, professionnellement parlant”.“Quand même, admettez que je devais avoir raison au moins une fois de temps en temps, même s’il y avait désaccord trop souvent.Un homme, quelqu’il soit, ne peut pas toujours avoir tort.Une satire qu’il faut voir! DERNIERE HEURE.OFFRES DE RADIO-CANADA-TV Au moment de mettre sous presse, nous apprenons que M.Pierre Pétel, Directeur du service des émissions de variétés à la télévision d'Etat, songe fortement à confier, une télé-série d’été à Fernand Gignac.Lorsque vous lirez, ces lignes, les pourparlers seront certainement encours.Nous comptons donc pouvoir vous donner plus de détails sur le sujet, dès la semaine prochaine.— Parce que j’avais décidé de me consacrer uniquement à mon programme “Une invitation avec”.L’émission “Toast & Café” exigeait trop de ma santé.Elle m’obligeait à un trop pénible effort, .au lever, le matin, parce que l’administration de mon cabaret m’y retient jusqu’à 3 h.dans la nuit.J’étais obligé de me lever à 7 h.Je préférais abandonner ce programme matinal pour améliorer, si possible, mon émission du soir, y mettre plus d’âme, plus d’ardeur”.-Est-il vrai qu’on vous a reproché d'avoir un mauvais caractère?— On m’a déjà accusé d’avoir un méchant caractère parce que je n’étais pas toujours d’accord avec tel ou tel réalisateur, alors qu’avec Jean Paquin, avec Il est faux, cependant, de dire, comme certain journal l’a écrit, que je discutais la présence des invités.Jamais, au grand jamais, je ne suis intervenu dans le choix des invités”.“Ce qui me fait le plus mal au coeur dans cette malheureuse histoire c’est que les autorités du Canal 10 aient jugé bon de TOUT M’ENLEVER, alors que je donnais ma démission que d’une seule émission.Cette attitude de M.l’Herbier, un ami personnel, m’a fait réellement mal au coeur”.— Si Télé-Métropole vous proposait un retour, accepteriez-vous?-SINCEREMENT.NON (du moins pour le moment).J’ai déjà reçu des offres alléchantes de quatre stations radiophoniques de Montréal.Je les étudie.— Si Radio-Canada, plus exactement le Canal 2 vous offrait une émission, accepteriez-vous?— OUI, certainement! Dans le passé je n’ai pas beaucoup travaillé au Canal 2.J’ai refusé des offres par courtoisie envers le Canal 10 où, vous le savez, j’étais bien rémunéré.Sans rancune aucune —Qu’avez-vous fait depuis votre départ du Canal 10?— Je suis allé me reposer en Floride.Je suis revenu vendredi, le 14 janvier.Lundi le 17, je suis allé au Canal 10 pour y prendre mes chèques de salaire et j’y ai rencontré des amis.J’ai vu toute l’équipe au complet de l’émission “Toast & Café”.Nous demeurons bons amis.Je ne garde aucune rancune contre qui que soit.Je n’ai pas d’animosité contre personne.La vie est trop courte pour la rendre amère.Je désire remercier mon copain Paolo Noel pour les bonnes paroles qu’il a eues à mon égard lors d’une interview dans votre hebdomadaire.Sur la planche! “Pour être honnête envers le public, le mien tout aussi bien que celui de M.L’Herbier, je dois dire, sans vantardise, que les Directeurs du Canal 10 n’ont rien, absolument rien à me reprocher sur mon travail, mes assistances aux réunions de production et les répétitions, et ce, à tous les programmes ou émissions auxquels j’ai contribué”.— Que préparez-vous actuellement?— Je prépare une série de récitals que je donnerai sous peu à l’extérieur de Montréal et j'administre toujours mon cabaret à Duvernay, où je chante tous les soirs.Pour Te moment, JE TOURNE LA PAGE et j’oublie l’incident de mon renvoi du Canal 10.En terminant, cette entrevue, Fernand Gignac pousse un soupir de soulagement et declare: “Pourtant, je m’étais promis de ne rien dire au sujet de cette malheureuse histoire mais je n’ai pu vous refuser mes commentaires que j’adresse aux lecteurs de Télé-Radiomonde.Je l’ai fait aussi par courtoisie et par amitié pour votre directeur, Phil Laframboise, qui m’a toujours traité avec justice.L.S.GRAVEL N.D.L.R.—Nous remercions vivement Fernand Gignac pour ses déclarations.En les lui demandant, notre but n’était pas de faire de la bisbille supplémentai re mais d’être honnête à son endroit, puisqu’il avait droit de‘prendre la parole à la suite de notre publication du 15 janvier dernier.Mais, il faudrait conclure en disant que le métier d'artiste de télévision est un métier terrible.C’est un métier qui vide, qui épuise, qui écor che les nerfs .C’est pourquoi il ne faut pas, cher public, à la suite des événements du genre, crier au drame.La bonne volonté est courante et chacun agit pour le mieux.C’est pourquoi tout finit par s'arranger, les désaccords d’hier devenant souvent des liens pour le futur.Louons, en dernier lieu, la franchise de Fernand Gignac lorsqu’il déclare: “je ne garde aucune rancune pour qui nue ce soit et Robert l’Herbier demeure un ami personnel”.Cette franchise égale celle de Monsieur l'Herbier qui déclarait la même chose il y a deux semaines.Nous demeurons ainsi entre professionnels! Phil LAFRAMBOISp .29 janvier 1966.TELE-RADIOMONDE /3 l ¦ ‘ 'i V m a m b o i s e mi jbeja-! Vn an .DEJA ! Un an avait été créée sur disque par Tino Rossi puis rendue plus populaire encore par ce même chanteur dans le film du même titre, son premier film.En Europe, comme au Québec, Tino était la coqueluche de ces dames comme, aujourd’hui, les “Beatles” le sont pour celles de la génération Pepsi.L’imprésario le çlus important de l’époque était J.A.Gauvin de Québec.Il fit un voyage à Paris et signa Tino pour Montréal.Il était certain de son succès comme ce fut le cas pour Lucienne Boyer.Dès l’annonce de la nouvelle, les billets furent vendus en une seule journée.Il ne faut pas oublier qu’à l’époque la venue d’une vedette française à Montréal était chose rare, car la traversée se faisait en bateau.foule à la gare.On était à l’automne, tard et il pleuvait.La direction de la police de la gare n’avait pas jugé bon de doubler le nombre des policiers en service.On ne croyait pas qu’une vedette de Paris pourrait être cause d’une semi-panique.Pourtant c’est ce qui arriva.La panique des parapluies La gare Windsor sans dessus, dessous L’imprésario Gauvin ainsi que son infatigable ami et collaborateur Paul Maugé, avaient invité les journalistes à venir recevoir Tino Rossi à la gare.Le public, averti de son arrivée, grâce à la radio, s’était rendu en Lorsque le train venant de New York et transportant la vedette, entra en gare, des milliers de jeunes filles, de femmes et même d’hommes s’étaient massés à l’intérieur de la gare.Lorsque Tino apparut aux grilles, accompagné de son imprésario, de Paul Maugé ainsi que de reporters de la presse parlée et écrite, les dix policiers ne purent contenir la foule.On se battait à coups de parapluies et de sacs à main.Policiers et journalistes entourèrent la vedette.On demanda l’aide de la police de Montréal mais la foule était tellement dense que nos pauvres policiers ne purent pénétrer à l’intérieur de la gare.Pendant ce temps, on avait réussi, avec combien de difficultés, a con- duire la vedette, à l’intérieui du service des bagages.MM.Gauvin et Maugé avaient perdu leur chapeau, plusieurs journalistes ne possédaient plus de boutons à leur pardessus.D’autres n’en possédaient même plus! Notre regretté confrère René-O.Boivin, s’était retrouvé en chemise! Les pompiers réussirent à dégager Tino en le hissant sur une échelle et en tenant la foule en respect avec des boyaux.C’est ainsi que Tino Rossi et les journalistes purent se rendre à l’hôtel escortés par des policiers et des pompiers.Lorsque la foule fut dispersée, on retrouva des centaines de parapluies, des sacs à main, des chaussures, des chapeaux.Il y en avait tellement, qu’on dut faire venir des camions de charges.alors, que dire de notre génération qui agissait de même pour Tino Rossi.Ce dernier reviendra parmi nous dans quelques mois, nous sommes certains qu’à l’aéroport on trouvera des visages qui, quoique vieillis, seront les mêmes que ceux d’il y a près de trente ans.Trente ans déjà! \Jo Le Lo Un dernier fait: On était en pleine crise et des femmes échangèrent leurs bons de chômage pour s’acheter un disque ou un billet afin de voir et entendre leur idole.Comme on peut le constater, la terre tourne et rien ne change.On parle de la jeunesse d’aujourd’hui qui pâme pour les Beatles se LORS DE SON DERNIER VOYAGE au Canada, avait été accueilli au micro de CKAC pour Jean 14/ TELE-RADIOMONDE, 29 janvier 1966 Cl CD' t/î T} ai A ces jeunes, nous avons posé la question: "Que représente UNO pour vous?" otre : de .Ce irmi lois, qu’à des llis, ;eux ans.>o Lo Comme vous le savez sûrement, le célèbre Tino Rossi sera dans nos murs plus précisément sur la scène du Théâtre St-Denis, à compter du 29 mars afin d’y tenir la vedette de l’opérette “Le temps des guitares’’.Rares sont les adultes qui ne connaissent pas cette idole de la chanson.En France, il est depuis 32 ans le plus grand vendeur de disques et ses enregistrements sont vendus dans presque tous les pays du monde.Ajoutez à cela les innombrables crises d'hystérie qu’il a causées depuis ses débuts et vous comprendrez pourquoi il est )YAGE au Canada, vers les années '50, Tino Rossi e CKAC pour Jean-Pierre Masson et Emile Genest.toujours la vedette no 1 de tous les pays francophones de l’Europe.Mais si Tino Rossi est incontestablement une très grande vedette auprès des adultes, il reste à déterminer si la jeune génération a autant d’admiration pour lui, s’ils connaissent les principales étapes de sa fructueuse carrière.Pour en avoir le coeur net, nous avons posé la question à ceux qui s’identifient avec la nouvelle-vague, à certains membres delà jeune génération.RENE ANGELIL (les Baronets) “Je connais Tino Rossi de réputation pour avoir entendu quelques-uns de ses disques mais je ne me suis jamais intéressé à sa carrière.J’ai entendu son nom pour la première fois quand on a fait la comparaison entre sa voix et celle de Paolo Noel.Mes parents m’ont souvent dit qu’il était un grand artiste, je les ai crus sur parole.Toutefois, Tino Rossi ne représente pour moi rien de plus qu’une grande vedette européenne.C’est un membre d’une autre génération qui a réussi comme des membres de notre génération réussissent et réussiront.’’ COLETTE CHABOT (journaliste à "Photo Veaettes* “Je connais Tino Rossi parce qu’il a été la vedette préférée, l’idole de mes parents.Il n’a pas la beauté d’un Apollon mais je lui reconnais beaucoup de talent.Je suis anxieuse de le voir à Montréal, car je désire savoir avec quoi il est parvenu à atteindre le sommet de la popularité.Du même coup, je pourrai constater ce qu’il a pu apporter à mes parents et ce qu’il pourra nous apporter à nous, les jeunes.Il me serait toutefois difficile de douter de ses talents car si on pense que dans l’opérette “Le temps des guitares’’ Tino Rossi tient le rôle de Tino Rossi, c’est qu’on le considère comme un personnage très important et apprécié de tous.’’ PIERRE LABELLE (les Baronets) Pour sa part, Pierre La-belle nous donne une réponse courte, mais très significative.Il profite même de l’occasion pour faire un peu de fantaisie.“Pour moi, Tino Rossi c’est l’idole de ma mère et du même coup, le père de Paolo Noel.Je connais son nom et certaines de ses chansons pour les avoir entendues à la radio, mais pas plus.Ce bonhomme a sûrement beaucoup de talent mais je ne m’intéresse ni à ses films ni à ses disques car je le considère comme un gars d’une autre génération.J’ai dit !’’ DENISE BROUSSEAU On aurait pu croire que les membres du sexe féminin auraient été plus sensibles aux charmes de Tino Rossi Il en est ainsi chez les plus âgées mais il semble que ce soit le contraire chez les plus jeunes.Denise Brous- seau, elle, ne s’intéresse aucunement à la carrière de ce célèbre Corse.“Je n ai jamais suivi de près les activités de ce monsieur pour la simple raison que cela n’avait pour moi aucun intérêt.Je ne voudrais toutefois pas laisser entendre que Tino Rossi n’a pas dotaient.Au contraire, il est excellent chanteur et les chanteurs qui sont aussi populaires que lui sont peu nombreux.Je comprends ceux qui aiment lino Rossi mais pour moi c’est une grande vedette, pas plus.’’ GILLES 3R0VN “Je possède de vieux enregistrements de Tino Rossi et j’aime bien les écouter car même s’ils datent de plusieurs années les chansons qui les composent sont toujours aussi commerciales.Sa voix qui sort de l’ordinaire est sûrement la principale raison de sa popularité et son style toujours commercial fait de lui un artiste dont on ne se fatigue pas.Je ne manquerai pas d’aller l’applaudir au Théâtre St-Denis car j’admire cet homme qui a su s’adapter à certains rythmes modernes comme c’est le cas avec sa chanson et son opérette “Le temps des guitares.’’ MICHELE RICHARD “Tino Rossi fut une grande vedette, paraft-il.C’est fort possible, car à entendre parler nos ainés, rares ont été les idoles de sa trempe.Pour la jeune génération, je le considère comme un artiste mort et ses films comme ses disques ne m’intéressent nullement.J’admets qu’il a une voix assez exceptionnelle mais je crois qu’il fait beaucoup trop “vieux jeu’’ pour la jeune génération.’’ PIF.RE SENEGAL “Tino Rossi représente pour moi l’histoire ancienne C’est un excellent chanteur qui n’est plus de son temps qui n’est plus ce qu’il a été Une telle situation est d’ailleurs très normale, après tant d’années de succès dans tous les pays de langue française.Tino Rossi a créé un style et il mérite d’être écouté par tous.Chose certaine, c’est que dans 30 ans j’aimerais être aussi populaire que lui à 58 ans.Même si ses disques et ses films me laissent ordinairement indifférent, j’ai beaucoup de respect pour ce grand artiste.’* A la lecture de cette enquête, vous êtes sûrement •arrivés aux mêmes conclusions que nous.Tous ces jeunes artistes connaissent de réputation Tino Rossi et tous avouent avoir une certaine admiration pour lui.Toutefois, rares sont ceux et celles qui s’intéressent à ses activités car pour eux, son style est dépassé.Si vous voulez avoir des résultats plus comolets, posez cette question a vos amis.Vous en arriverez certainement aux mêmes conclusions ! 29 janvier 1966, TELE-RADIOMONDE /15 HHH MILLIONS -.DE TIMBRES AUc°cc’' 1 MILLION DE TIMBRES QotdStcM CHAQUE SEMAINE 200/000 TIMBRES ÇoidStoft ATTRIBUÉS A UN GAGNANT CHAQUE JOUR DU LUNDI AU VENDREDI ¦MM HISTOIRE GRAND BOHEME Quatrième tranche (suite et fin) Ses débuts au Canada marchaient très bien; c’est-à-dire, que le rôle qui lui était attribué était un franc succès.Tous les critiques furent unanimes à louer la très forte personnalité d’Henri Norbert.Bien que son talent fut énorme, il n’avait qu’à paraître en scène pour que l’action prenne une dimension nouvelle.Et le public aprrécîait sa versatilité.Ces trois mois écoulés, il fut évidemment question d’un retour en France.Monsieur J.A.De Sève, qui connaissait mieux que personne les besoins de notre théâtre canadien, lui proposa de rester du moins encore un certain temps.“Nous avons besoin d’hommes ée votre âge et de votre compétence, lui dit-il.Pourquoi ne resteriez-vous pas encore un peu?Je retournerai en France dans quelques mois pour y chercher de nouvelles troupes, il sera toujours temps pour vous de rentrer avec moi”.Et le temps s’écoule .Henri Norbert trouva que l’idée n’était pas mauvaise, d’autant plus, que les offres s’accumulaient.Il décida donc de prolonger son séjour.Il fit partie pendant quelques années de la troupe des “Compagnons” que dirigeait le Père Legault, puis plus tard, du “Théâtre du Rire” d’Henri Poitras.Henri Norbert a d’ailleurs gardé un souvenir reconnaissant à l’endroit de ce grand artiste et ami.C’était en effet au moment des mois difficiles où les complications d’union rendaient le travail quasi impossible, du fait que ses papiers n’étaient pas encore arrivés de France.Sa participation au “Théâtre du Rire” lui permit, non seulement de connaître une atmosphère de camaraderie des plus agréables, mais aussi, de travailler sans arrêt et dans un répertoire qui lui plaisait particulièrement.Car Henri Norbert est un homme gai .quelque peu ricaneur mais avec combien d’esprit .Il campe bien ce genre de personnage et avec tellement d’aisance.Un policier à plusieurs exemplaires Ses rôles de Policiers, il ne les compte plus; et ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est qu’il n’a jamais été “catalogué” comme il arrive trop souvent à plusieurs artistes à la suite d’un rôle trop bien réussi.C’est que ces policiers ne sont jamais les mêmes.Autant de personnages très différents les uns des autres: grognard, désinvolte, comique ou impitoyable, même le faciès n’est pas le même.C’est un véritable cadeau qu’il fait a l’auteur de ces pièces, soit l’exclusivité de leur personnage.Combien peuvent en faire autant?.Créateur de grands n oms Quelque temps après son arrivée au Canada, plusieurs jeunes vedettes de l’époque, impressionnées par son immense expérience, aspiraient de profiter de sa direction et de ses conseils.Aussi, au bout de quelques mois, Henri Norbert se trouva-t-il à la tête d’une école qui comptait les talents les plus prometteurs des Nous avons besoin d'hommes comme vous.années courantes: Monique Lepage, Edgar Fruitier, Ginette Letondal et combien d’autres qui ont déjà fait leur marque au théâtre, à la télévision et ailleurs.Récipiendaire de plusieurs trophées Mais Henri Norbert restait avant tout un comédien.Il inaugura la Comédie Canadienne, joua dans la seconde pièce du Théâtre du Nouveau Monde, obtint un succès foudroyant dans .“Le marchand de Venise” au Théâtre-Club etc.H fut le premier Français-Canadien (puisqu’il l’était déjà devenu) à avoir obtenu tous les prix du festival, en 1956.En ‘57 et ‘58 il obtint le second prix Frigon pour le meilleur comédien de l’année.Pas cabotin pour deux sous .Il dira lui-même: “J’ai beaucoup de défauts mais je ne suis pas cabotin pour deux sous .Bien sûr, cela m’a fait plaisir de gagner un prix .cela me fait aussi plaisir lorsqu’on parle de moi en bien mais, j’ai toujours eu horreur des gens qui se servent de cela pour se mettre en valeur.Je ne le ferai jamais.On sait le travail que je peux donner.Son travail et ses résultats c’est la seule valeur réelle qu’un comédien puisse offrir.Des personnages vrais Même si l’indépendance et la grande caractéristique de sa personnalité, qu’il semble invulnérable aux intrigues et qu’il vivre presque en ermite dans son “cénacle”, Henri Norbert n’est pas un misanthrope.Il aime la nature humaine à la façon du comédien, c’est-à-dire, en la personnifiant sur la scène.Les fantaisies, la mythologie et les personnages légendaires l’intéressent peu.Ce qu’il veut, c’est arriver a personnifier l’homme de la rue, celui dans lequel Monsieur Tout-le-Monde se reconnaît.“La vie de tous les jours avec ses drames et ses joies c’est la plus grande aventure qui puisse exister .Pourquoi chercher si loin des situations que personne ne peut comprendre .” Seize ans déjà .Seize ans déjà .On devrait plutôt dire “Seize ans seulement” .Il nous semble que le nom d’Henri Norbert a toujours fait partie de notre colonie artistique canadienne.Henri Norbert dira, en souriant malicieusement: “Ceux qui pensent ainsi sont probablement très jeunes Mais non .Henri Norbert fait partie intégrante de l’histoire de notre théâtre canadien.En seize ans, il a apporté à notre patrimoine artistique ce que d’autres n’ont pu atteindre en un demi-siècle.Ala façon des vieux militaires qui retracent leur passé par le nom de leurs victoires .On en fait autant lorsqu’on retrace le chemin parcouru par l’artiste.Henri Norbert c’est le Roi David, Le Marchand de Venise, Tartuffe, l’Avare, Faust et plus près du peuple: Maigret, Jobidon et combien d’autres .passés ou encore à venir.Un charmant bonhomme, affable, dont la personnalité n’a rien à envier à celle de personne; mais qui ne se sentira bien^que dans la personnalité des autres.C’est cela être comédien! 1 HENRI NORBERT UNE TETE, un caractère, une composition .un autre «uccès triomphal de Henri Norbert sur la scène de notre théâtre d’expression française.Ce genre de rôles, il ne peut plus les compter .Us ont fait sa popularité! Françoise GELINAS 29 jonvier 1966, TELErRADlOMONDE ! 7 : ¦ lh
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