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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 1988, Collections de BAnQ.

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[" Volume 17, numéro 3 / septembre 1988 / ISSN 0315-9930 Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Québec ARGUS Comité de rédaction/Editorial Committee Paulette Bernhard, présidente Josee Schepper Michel Lefebvre Louise Carpentier Monique Desrochers John Leide Monique St-Jean France Parenteau.secrétaire Coliaboratrice/Collaborator Diane Mittermeyer Correcteurs/Correctors Harvey Blackman Brigitte Butticaz Danielle Fleury Traducteurs/Translators Jerry Bull France Parenteau Argus est une revue trimestrielle publiée par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Quebec Elle vise à l\u2019information et a I education de la profession La rédaction laisse aux auteurs l entiere responsabilité de leurs textes L abonnement annuel est de 25$ (6.50$ le numéro) au Quebec 30$ (7.50$ le numéro) au Canada et 30$ U S (7.50$ U S le numéro) pour l\u2019extérieur du Canada Les etudiants bénéficient d'un prix spécial de 15$ pour I abonnement annuel Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée, au plus tard un mois suivant la date de parution a l adresse suivante Argus Secrétariat de la CBPQ 307, rue Ste-Catherine Ouest.Suite 320 Montréal (Québec) H2X 2A3 Toute reproduction des articles, en totalité ou en partie doit être faite avec la mention de la source Les articles de la revue sont indexes dans Pascal Thema.T205 Sciences de l\u2019information-documentation Information Science Abstracts, Library and Information Science Abstracts (USA) Library Literature et dans Point de repere Argus is a quarterly journal published by the Corporation of Professional Librarians of Quebec It aims to publish original papers to inform and educate the profession Articles are the entire responsibility of the authors The yearly subscription is 25$ (6 50$ an issue) in Quebec 30$ (7 50$ an issue) in Canada and 30$ U S (7 50$ U S an issue) outside Canada A special student rate is 15$ for the yearly subscription Any request concerning missing issues should be sent no later than a month after the date of publication to the following address Argus Secretariat of the CPLQ 307 Ste-Catherine Street West Suite 320 Montréal, Québec.H2X 2A3 Articles may be reproduced in whole or in part with proper credit to their source Articles are indexed in Pascal Thema part 205 Sciences de ! information-documentation, Information Science Abstracts Library and Information Science Abstracts (LISA) Library Literature and m Point de repere Depot légai a la Bibliothèque nationale du Canada et à la Bi- Legally deposited as required with the National Library of Canada bliothéque nationale du Québec\tand the Bibliothèque nationale du Québec ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMÉRO 3 61 BBF THE FRENCH TOUCH BULLETIN DES BIBLIOTHÈQUES DE FRANCE * % > jy * a/ g CP' ) { Aujourd\u2019hui la bibliothéconomie et les sciences de l'information n'ont plus de frontières : mais, vous-même, savez-vous ce qui se passe à l\u2019ombre de la Tour Eiffel ?Bien sûr, vous avez entendu parler de la Bibliothèque Nationale et du Centre Beaubourg ; mais vous avait-on dit que c\u2019est la France qui a au monde la plus grande densité de terminaux vidéotex ?Le Bulletin des Bibliothèques de France, la ligne directe vers les bibliothèques françaises et l\u2019Europe.Tarifs 1988 (6 numéros par an) : 410 FF.Commandes : Ecole Nationale Supérieure des Bibliothécaires 17/21, boulevard du 11 Novembre 1918 69623 Villeurbanne Cédex France.BBF / LA LETTRE D\u2019ÂRQU Vous trouverez dans ce numéro deux articles de fond et deux textes d\u2019information.En ce qui concerne les articles de fond, vous pourrez tout d\u2019abord réagir aux questions suivantes: 1) les bibliothécaires et les professionnels de l\u2019information sont-ils de bons défenseurs du libre accès à l\u2019information dans leur pratique quotidienne?2) quelles sont les attitudes qui limitent la mise en application du principe de la liberté intellectuelle?3) le contexte juridique sur l\u2019accès à l\u2019information est-il susceptible de restreindre cette liberté?Vous pourrez ensuite changer de continent, faire connaissance avec l\u2019archipel des Comores et vous former une idée de la situation de la documentation et des bibliothèques dans ce pays en développement, de même que du travail que peut réaliser un coopérant volontaire dans ce domaine.En ce qui concerne les informations, nous vous présentons, d\u2019une part, cinq nouveaux titres de périodiques et, de l\u2019autre, le compte rendu d\u2019un congrès international tenu récemment à Montréal sur l\u2019enseignement en sciences de l\u2019information.Nous espérons que ces lectures saurons capter votre attention et vous inciter à nous faire part de vos propres réflexions et expériences.Le comité de rédaction ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMÉRO 3 63 La dernière passion des rats de bibliothèque ?onçu par des bibliothé caires pour des bibliothé caires, multiLIS intègre une multitude de fonctions avant gardistes 11 donne à tout moment une vision précise de la situation: aux gestionnaires, aux préposés et aux usagers Toutes les fonctions sont intégrées à partir d une même banque de données où elles vont à la fois puiser et verser de l\u2019information Vous avez donc un contrôle absolu de toute la gamme des opérations Les usagers, eux.sont ravis, car multiLIS est accessible aux petits rats comme aux grands érudits, selon leur capacité d'utilisation.\u2022Système automatisé véritablement intégré, développe par l'université du Québec à Montréal \u2022\tInteraction avec l'usager.unique en son genre \u2022\tSix fichiers d'autorités en accès direct \u2022\tCatalogage en format régulier ou en format MARC intégral \u2022\tAcquisitions, prêts, recherche (booléenne, troncature) \u2022Production de rapports et statistiques \u2022\tMultilingue \u2022\tFonctionnalité «réseau» \u2022\tPour petites ou grandes bibliothèques.spécialisées, publiques ou académiques \u2022\tmultiLIS opéré sur toute une gamme d'ordinateurs -\tles ordinateurs VAX de Digital -\tles TOWER 32 de NCR -\tet plusieurs autres équipements qui utilisent le système d'exploitation UNIX system V Malgré ses caractéristiques avant gardistes.multiUS est peu coûteux et ne requiert pas d analyste sur place pour son entretien Les experts sont unanimes multiLIS est largement en avance sur la concurrence C\u2019est d ail leurs le premier système en importance au Canada et le cin quième en Amérique du Nord Demandez une rencontre d in formation sur multiLIS; vous verrez: c est passionnant\u2019 Écrivez nous: multiLIS Groupe Sobeco Inc.Édifice Sobeco SOS.boul René Lévesque Ouest Montréal.Québec H2Z 1Y7 jl i\\Lf£ COptré*l:t *o.°U; ü' O \u2018*41.(\t^$3 Ure 4U- Ou appelez nous à frais virés au (SH) 878-9090.multil_L among the Association of Research Libraries, but funding, \u201cdesign, implementation, organization, and procedure\u2019\u2019 of the programs are major obstacles in collaboration among the libraries.This collection of essays will be of interest to practicing librarians con- cerned with various issues in library automation and networking.As in many other editorial books, the writing styles of the authors are varied and inconsistent.The major criticism of this work, however, lays not so much in the writing styles but in its lack of international content.In fact, the title of this publication should have been Advances in Library Automation and Networking in the United States.Jamshid Beheshti, Ph D.Assistant Professor graduate School of Library and Information Studies McGill University INFORMATION TODAY: The Newspaper for users and producers of electronic services.Learned Information Inc., 143 Old Marlton Pike, Medford, New Jersey 08053.48,00$/an.L\u2019entreprise Learned Information Inc.est une maison intégrée qui se spécialise dans l\u2019édition de journaux et de monographies dans le domaine de l\u2019information documentaire et, de plus, organise colloques et congrès comme le National Online Meeting qui a lieu tous les ans, au mois de mai, à New York et qui permet aux professionnel le)s de la documentation de mettre à jour leurs connaissances, particulièrement en ce qui concerne les nouvelles technologies de traitement documentaire.Le magazine Information Today est excellent à maints égards: nouvelles de l\u2019industrie de l\u2019information documentaire et des producteurs de banques de données, études de cas, dossier sur des thèmes d\u2019actualité (ex.le CD-ROM), entrevues avec des professionel(le)s ainsi qu\u2019avec des gens de l\u2019industrie (serveurs, clients, spécialistes de l\u2019information, etc.), nouveaux services, etc.Une publicité abondante vient compléter le tout.Si Injormation Today vise particulièrement le marché nord-américain, il a une contre-partie européenne tout aussi intéressante.C\u2019est Information World Review publié à Londres (Learned Information (Europe) Ltd., Wood- side, Hinksey Hill, Oxford 0X1 5AU, Angleterre).On y suivra de près l\u2019actualité européenne selon le même principe que le magazine nord-américain: nouvelles des producteurs et des serveurs, entrevues, etc.Ces deux magazines sont indispensables à qui veut être constamment à jour sur les faits d\u2019actualité et sur les idées qui jaillissent et se concrétisent dans l\u2019industrie de l\u2019information documentaire.Monique Dumont.M.Bibl.Sodarcan Inc.INTERLIGNES.LA REVUE DES BIBLIOTHÈQUES MUNICIPALIES (ISSN 0987-2353).Abonnement: 250 frs.Mémoires vives, 7 rue des Cadeniers, 44000 Nantes, France.Vol.1, no 1, 1987 \u2014 (4 numéros par an) Une nouvelle revue consacrée aux bibliothèques publiques, on n'en rencontre pas tous les jours, et cela mérite certainement qu'on s\u2019y attarde quelque peu.D'autant plus qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une revue qui se présente très bien, avec une couverture, un graphisme et une qualité d'impression remarquables, mais qui conserve malgré tout une «sobriété tout à fait européenne».Les quatre numéros que nous avons pu examiner ( Nos 2-3-4-5) nous ont permis de découvrir un périodique qui pourrait fortement intéresser le monde des bibliothèques publiques québécoises, y compris les BCP Chaque numéro est consacré à un thème qu\u2019on aborde selon différents points de vue: aspect théorique ou discussion de fond, analyses de cas, anecdotes, nouvelles, etc.Jusqu\u2019à maintenant, les thèmes suivants ont été abordés: la formation continue, la coopération, la censure, l\u2019administration financière, et les logiciels.On peut voir qu\u2019il s\u2019agit là pour la plupart de sujets qui intéressent également beaucoup les bibliothécaires québécois.Le numéro sur la coopération par exemple décrit différentes structures de coopérations, non seulement entre bibliothèques, mais également entre les différents intervenants de l\u2019industrie du livre et de la lecture.Plusieurs expériences françaises sont mentionnées, au sein de bibliothèques municipales ou de BCP, ce qui pourrait certainement être utile ici.Le numéro sur la censure présente les résultats d\u2019une recherche sur les pratiques de censure dans les bibliothèques publiques en France.On y découvre, entre autres choses, une certaine tendance à l\u2019auto-censure de la pan des bibliothécaires, ce qui n\u2019est pas sans rappeler l\u2019étude de Louise Cayer pour la région de Montréal sur le même sujet (Les attitudes des responsables des bibliothèques publiques de Montréal face à la liberté intellectuelle et à la censure, Mémoire de maîtrise, EBSI, 1987).Ce numéro comporte également des articles de fond sur les aspects légaux entourant cette question en France, de même que plusieurs exemples français de censure.Il s\u2019agit d\u2019un numéro nettement mieux structuré que le précédent.Le numéro 4 porte sur la gestion financière des bibliothèques publiques.Il comporte plusieurs tableaux statistiques qui renseignent fort bien sur le fonctionnement des bibliothèques municipales et des BCP en France.On y aborde la question à la fois d\u2019un point de vue historique, technique, et descriptif, et l\u2019on fait aussi le lien avec la décentralisation, ce dernier point étant particulièrement intéressant.Quant au dernier numéro examiné, il porte sur l\u2019informatisation des bibliothèques publiques, opération avec laquelle plusieurs bibliothèques municipales et BCP québécoises sont aux prises.On y analyse la situation en France à l\u2019aide de plusieurs tableaux ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 73 comparatifs de logiciels.Même si peu des logiciels analysés sont utilisés au Québec, la consultation de ce document peut s\u2019avérer fort utile pour tous les directeurs de bibliothèque en phase d\u2019informatisation, ne serait-ce que par les récits d\u2019expériences diverses qui y sont décrites.Comme il y a peu de périodiques consacrés aux bibliothèques publiques (Défit Public Libraries, Public Library Quarterly et Rural Libraries), et encore moins en français, cette publication devrait intéresser les directeurs de bibliothèques publiques, tant pour sa valeur propre que pour l\u2019ouverture qu\u2019elle offre sur la situation française.Réjean Savard Professeur agrégé EBSI, Université de Montréal PUBLIC LIBRARY JOURNAL (ISSN: 0268-893X).Abonnement: 59,00$ US (Amérique du Nord), L75 (Royaume Uni).Public Libraries Group of the Library Association, Central Library, College Queen, Bristol BSI, 5TL, U.K.No.1 \u2014 1986, Bimestriel.L\u2019instigateur de ce périodique est le regretté Roger Walters qui fut le rédacteur en chef de la vénérable revue Library Association Record de 1974 à 1984.C\u2019est lui qui a réuni les articles qui composent le premier numéro de cette revue et c\u2019est à sa mémoire que ce numéro est dédié.Les objectifs du Comité de rédaction tels qu\u2019énoncés dans l\u2019éditorial sont: 1.\tde publier une revue de lecture agréable et intéressante pour les bibliothécaires des bibliothèques publiques de tous les niveaux; 2.\tde fournir un forum pour débattre des questions concernant les bibliothèques publiques; 3.\td\u2019informer les lecteurs d\u2019ici et d\u2019ailleurs des développements et des recherches dans le domaine des bibliothèques publiques; 4.\tde faire connaître aux membres du Public Libraries Group la production dans ce domaine, par la publication des essais, articles, comptes rendus de conférences etc.Bref, de faire de ce journal un instrument de liaison indispensable entre le public et les professionnels oeuvrant dans le domaine des bibliothèques publiques en Grande-Bretagne et ailleurs.Objectifs, à mon avis, atteints après douze livraisons au cours desquelles nous avons pu constater un professionnalisme rigoureux à travers les différents articles, essais, états de la question par des spécialistes souvent connus dans la profession.Chaque numéro aborde un thème spécifique et les sujets sont fort variés, par exemple: La question du financement des bibliothèques publiques (Vol.1.no 1); un état de la question et des propositions très intéressantes sur ce problème exposés dans un article fort bien documenté de Judy Broady et Bob Usherwood, ce dernier membre du comité de rédaction du Library Record Association , les frais pour certains services dans les bibliothèques publiques (Vol.1, no 2); l\u2019utilisation de la KRM (appareil pour les handicapés visuels) dans les bibliothèques publiques (Vol.1, no 3); les méthodes d'évaluation de la performance; la question de l\u2019information à donner dans les bibliothèques publiques; son rapport avec l\u2019information touristique, les habitudes de lecture des adolescents, etc.Les chroniques comme «News** et «Reviews- contribuent à enrichir son contenu.«News-, comme le titre l\u2019indique, présente aux lecteurs les derniers faits ou événements dans le domaine des bibliothèques publiques, tandis que «Reviews- fait le compte rendu des ouvrages parus en bibliothéconomie en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et ailleurs et donne par ce biais une couverture plus internationale à ce périodique.Bref, Public Library Journal est une revue d\u2019une bonne facture professionnelle que les lecteurs d\u2019Outre Atlantique ont également intérêt à consulter.My Loan Duong Bibliothécaire Bibliothèque de bibliothéconon.ie et des sciences de l\u2019information Université de Montréal QUI FAIT QUOI: Guide professionnel du showbusiness.Abonnement: 48$ par an (pour 10 revues, 11 communiqués et 1 répertoire annuel).Qui fait quoi, 3627 rue St-Denis, Montréal (Québec) H2X 3L6.No.1, novembre 1983 \u2014 (10 nos par an) La revue Qui fait quoi s\u2019adresse avant tout, comme son sous-titre l\u2019indique, aux divers professionnels oeuvrant dans le monde du showbusiness québécois, mais les membres de notre profession peuvent néanmoins, particulièrement ceux travaillant avec de la documentation audio-visuelle, y trouver des éléments d\u2019information susceptibles d\u2019avoir des incidences sur leurs sphères d\u2019activités.Qui fait quoi, qui existe depuis près de 5 ans, a pour but premier de faire connaître les créateurs, les réalisateurs, les cinéastes, les agences, bref, les divers intervenants dans le monde de l'audio-visuel et du spectacle.Cependant, la revue poursuit d\u2019autres objectifs susceptibles d\u2019intéresser des bibliothécaires.C\u2019est ainsi qu\u2019elle présente les ouvertures de marché, les organismes reliés à la production audio-visuelle, les nouvelles politiques gouvernementales et les nouvelles lois en matière d\u2019audio-visuel, les congrès, expositions et festivals, les technologies de pointe, etc.Elle trace donc un portrait global de l\u2019univers audio-visuel québécois et canadien.Et comme cet univers a des ramifications dans plusieurs services documentaires (par la voie des différents équipements et documents audio-visuels qu\u2019on y retrouve), les bibliothécaires se doivent d\u2019apprendre à connaître ce qui s\u2019y passe.C\u2019est dans une telle optique qu\u2019une revue comme Qui fait quoi s\u2019avère utile.Des exemples?Les nouvelles législations provinciale et fédérale concernant la distribution des films étrangers, ce qui implique par le fait même la distribution des vidéocassettes (no.37); la situation du film documentaire au Québec (no.38); la place du court métrage dans le 74 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 1 7/NUMERO 3 cinéma (no.40); l\u2019industrie de la vidéocassette domestique (no.42); la création de banques francophones d\u2019images, décidée lors du dernier Sommet de la francophone à Québec (no.43); l\u2019histoire du showbusiness québécois (no.44); le commerce des archives audio-visuelles (no.48); les émissions télévisuelles les plus populaires chez les enfants (no 49); la loi 59 du cinéma (nos.48, 49 et 50) et la nouvelle loi sur le droit d\u2019auteur (nos 49 et 50).On pourrait ajouter à ces exemples les nouvelles technologies dont traite régulièrement le magazine: disque compact, cassette audio numérique, infographie, holographie, vidéo numérique, vidéodisque, systèmes informatisés de gestion d\u2019images, télévision haute définition, etc.Enfin, on traite parfois, plus ou moins brièvement, des services offerts par certaines unités documentaires.C\u2019est le cas notamment de la Sonothèque de l\u2019ONF (no.37), des archives visuelles de l\u2019ONF (no.48), de la Cinémathèque québécoise (nos.50 et 53), de la toute nouvelle Cinémathèque Canada (no.53) et de la Cinémathèque d\u2019archives Via Le Monde (nos.43 et 48).Mentionnons également que la revue signale à l\u2019occasion des ouvrages de référence liés aux communications.Un sommaire-type de la revue se divise en 8 sections: «film/vidéo**, «télévision»*, «publicité**, «technique**, «radio**, «disque*», «scène** et «action**.Chacune des sections comporte quelques articles d\u2019une à trois pages chacun qui font le point sur un sujet précis ainsi que des capsules d\u2019informations donnant des nouvelles brèves axées sur l\u2019actualité rattachée au thème de la section.La dernière partie («action**) dresse le portrait, sous forme de tableaux, des productions de cinéma, de télévision, de théâtre, de disques et de vidéoclips qui sont menées au Québec.On a ainsi à chaque numéro, d\u2019un seul coup d\u2019œil, l\u2019éventail de toutes les œuvres artistiques qui sont en train d\u2019être produites (au moment où la revue paraît), ce qui permet de prendre connaissance de produits culturels avant qu\u2019ils n\u2019apparaissent sur le marché.L\u2019abonné reçoit, en plus du magazine, 11 communiqués donnant de brèves nouvelle?sur l\u2019actualité professionnelle reliée au monde du spectacle, ainsi que le Guide annuel.Ce dernier répertorie toutes les compagnies offrant des services dans les domaines du cinéma, de la télévision, de la radio, du disque, de la publicité et du théâtre.Ce guide est un ouvrage de référence fort utile qui complète bien le contenu habituel de la revue.Si on ajoute à cela la très bonne qualité matérielle du périodique, ainsi que sa présentation soignée agrémentée de photos en noir et blanc, le prix d\u2019abonnement paraît fort raisonnable.En résumé, Qui fait quoi est une revue dont tout le contenu ne plaira certainement pas à tous les bibliothécaires.Certains articles et dossiers, de même que le Guide annuel, devraient toutefois retenir l\u2019attention d\u2019une portion d\u2019entre eux, parmi lesquels on devrait retrouver ceux qui ont actuellement l\u2019occasion de travailler avec des documents audiovisuels.Patrick Delobel Assistant de recherche et chargé de cours EBSI, Université de Montréal et Consultant en documentation et en production audio-visuelles Mrwfï Nous comblons tous vos besoins d'abonnements J»** LES SERV ICES D'ABONNEMENT SIX BOUL.DESAULNIERS SUITE 308 ST.LAMBERT, QUE J4P 1L3 (514) 672-5878 Ligne directe pour Québec: (800) 361-7322 SERVICE AU QUEBEC: \u2014Centre de traitement à St.-Lambert \u2014Equipe spécialisée \u2014 Banque de données \u2014Avis professionnels \u2014Représentant des ventes ARGUS/SEPTEMBRE 1988A/OLUME 17/NUMÉRO 3 75 Documentation et bibliothèques aux Comores par Michel Lefebvre* Depuis son accession à l'indépendance en 1975, la République Fédérale Islamique des Comores n \u2019a pas encore pu se doter d 'une politique globale en matière de documentation et de bibliothèques ni intégrer cette composante a la planification du système d'enseignement C'est grâce à l'aide internationale, malgré les nombreuses contraintes économiques et culturelles qui entraient son action, que les quelques bibliothèques de F archipel ont pu se développer depuis une dizaine d années L \u2019auteur termine sur une note optimiste en évoquant les efforts des associations culturelles locales qui ont a coeur d 'établir de petites bibliothèques en milieu rural Since attaining independence in 1975, the Federal and Islamic Republic of the Comoros has neglected to provide itself with a global policy covering documentation centres and libraries and to integrate the latter in planning its educational system Sumerous economic and cultural constraints hamper the follow-up of international aid programs, although the few libraries that do exist in the archipelago have developed mainly as a result of such aid during the last decade 7he author concludes on an optimistic note, describing the efforts of local cultural associations, which are committed to developing small libraries in rural areas Introduction A l'heure où les nouvelles technologies viennent bouleverser le traitement de l\u2019information et l\u2019accès à la documentation sous toutes ses formes, il est des pays où ceux qui ont la chance d'apprendre à lire grappillent le moindre livre, le moindre texte pour en faire la référence de quelques années d\u2019études On ne peut s\u2019imaginer, avant de l\u2019avoir vu, à quel point l'imprimé est précieux pour les élèves et étudiants des pays en voie de développement qui en sont privés alors même qu\u2019ils savent que toute forme d'éducation formelle s\u2019appuie d'abord et avant tout sur le livre.Le but de cet article n\u2019est pas de porter des accusations, mais d\u2019éveiller un peu la curiosité de nos collègues sur une des facettes du sous-développement.La République Fédérale Islamique des Comores est un tout petit pays, peu connu du monde en général, et plus particulièrement du monde de la bibliothéconomie internationale.A notre connaissance, aucune analyse d\u2019ensemble de la situation des bibliothèques, des archives et de la documentation n\u2019a été menée sur ce pays, et nous n\u2019avons trouvé ni statisti- * De 1985 à 1987 Michel Lefebvre a été coopérant volontaire, à titre de bibliothécaire, à l\u2019Ecole Nationale d\u2019Enseignement Supérieur en République Fédérale Islamique des Comores ques ni informations quelconques sur ce sujet dans les divers annuaires et recueils de données d'organismes de développement que nous avons consultés.Tout petit qu'il soit, le pays vit à l'heure du reste du monde et le Comorien qui veut se renseigner et s\u2019instruire a les mêmes besoins de base en documentation que le ressortissant d'un pays plus privilégié.Un simple constat des faits ne suffit cependant pas à rendre compte d'une situation inextricablement liée à des facteurs économiques et sociaux.C\u2019est pour cette raison que nous passerons en revue, dans la première partie, les conditions socio-économiques du pays pour en arriver à décrire plus longuement le système d\u2019éducation, les problèmes d\u2019analphabétisme et la situation du livre, de l\u2019imprimé et de l'information.Dans la seconde partie, nous ferons un tour d'horizon du développement des bibliothèques comoriennes depuis une dizaine d\u2019années, pour ensuite décrire le fonctionnement de quelques bibliothèques en particulier.Nous avons réservé les commentaires les plus optimistes pour la fin de notre article quand il sera question des associations de jeunes qui se sont donné comme objectif la création de petits centres culturels qu'elles entendent mettre au service de leur village ou communauté.Profil géographique et historique L\u2019archipel des Comores est situé au sud-est du continent africain, dans le Canal de Mozambique.Il compe quatre îles d\u2019aspect et d'altitude variés qui ne constituent que 1/65,000 de la totalité des terres émergées du globe: Ngazidja (Grande Comore) où se trouve la capitale, Moroni, Ndzuwani (Anjouan), Mwali (Mohcli) et Maore (Mayotte)1.Les premiers peuplements aux Comores furent sans doute d\u2019origine est-africaine et malayo-indonésienne.C\u2019est cependant entre les IXe et XIIle siècles qu'arrivent de Perse les Shira-ziens qui convertissent la population locale à la religion musulmane.Une deuxième vague islamique instaure définitivement l\u2019Islam comme système religieux, politique et culturel aux XYe et XYIe siècles.De 1912 à 1961, l\u2019archipel, sous tutelle française, devient successivement dépendance administrative rattachée à Madagascar et Territoire Outre-Mer doté d\u2019une autonomie administrative pour accéder, en 1961, à un statut d\u2019autonomie interne.Vers la fin des années soixante, diverses crises ébranlent le système colonial et conduisent à un référendum sur l\u2019indépendance.Le 6 juillet 1975, Ahmed Abdallah Abdérémane proclame unilatéralement l\u2019indépendance devant le refus de la France d\u2019entériner 76 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMERO 3 Mttsamiouli ~\u2014- -0 C É A N NTsaoueni INDIEN - Dembeni grande_ comore Mutsamudu1 imbao- \u2022^Fomborn~$irnaH5q5 t\tPomonNs, to ANJOUAN MORE LI \u2014 MAYOTTE-(Ft)- ILES COMORES Le Monde diplomatique, octobre 1981 (reproduction autorisée) les résultats du référendum.Un mois après, le 3 août 1975, le nouveau pays est ébranlé par un coup d\u2019Etat qui installe Ali Soilihi.Ce dernier ne tarde pas à entrer en conflit avec la France sur la question de l'île de Mayotte, toujours sous administration française.La France coupe alors tout lien avec le régime d\u2019Ali Soilihi qui devient rapidement fasciste et totalitaire.Le 3 mai 1978, un autre coup d\u2019Etat réinstalle Ahmed Abdallah Abdérémane au pouvoir.Le pays devient alors une République Fédérale Islamique ayant à sa tête un président, avec une assemblée élue et comme son nom l\u2019indique un gouvernement fédéral.Mayotte est toujours, en 1988, sous administration française et demeure le principal point de désaccord avec la France, premier bailleur de fonds des Comores.Population et économie Au recensement de 19802, les trois îles indépendantes comptaient 335,150 personnes avec un accroissement naturel de 2,7%.La population est très jeune (22,8 ans en moyenne en 1980 avec 53,7% de la population qui a moins de 20 ans).Le revenu moyen annuel par tête d\u2019habitant tourne autour de 60,000 francs comoriens (environ $240) et la population active était, toujours en 1980, de 99,463, soit 29,7% de la population totale.La population présente une grande homogénéité ethnique et l\u2019Islam est la religion d\u2019Etat, mais la liberté de conscience est respectée.La langue maternelle est le comorien, langue bantoue apparentée au swahili.Le français est la langue de l\u2019administration et de l\u2019enseignement, et est, avec l\u2019arabe, une des deux langues officielles.L\u2019économie est presque exclusivement extrovertie.Le pays n\u2019a aucunes ressources minières ou énergétiques et n\u2019a développé aucune industrie: le tourisme commence à peine à être perçu comme source de richesse.L\u2019insularité conjuguée à la pauvreté de la production agricole (qui fait quand même vivre quelque 80% de la population même si 42% des denrées consommées sont importées) font des Comores un des pays les moins avancés.Système éducatif L école officielle en français Le système éducatif comorien comme celui de beaucoup de pays du Tiers-Monde présente de graves lacunes, tant au niveau de la qualité de l\u2019enseignement et des résultats obtenus que des infrastructures et institutions créées par l\u2019Etat depuis 1977.Le système privilégie une culture académique et constitue, selon certains, «.une caricature du système français des années 50» (Bouvet, 1985, p.111).Six années de primaire préparent à un enseignement secondaire à deux niveaux: quatre années d\u2019éducation de base qui sont dispensées dans les collèges ruraux, suivies d\u2019un examen qui oriente les étudiants vers les écoles nationales spécialisées ou professionnelles et les lycées (formation générale menant au baccalauréat).Le seul établissement d\u2019enseignement supérieur, l\u2019Ecole Nationale d\u2019Ensei-gnement Supérieur (ENES) créée en 1981, vise essentiellement la formation des professeurs de collèges ruraux.Un département de gestion et d\u2019administration et une section de journalisme permettent depuis quelques années de former sur place les cadres du pays.Bien que l\u2019Etat comorien consacre plus de 30% du budget national à l\u2019éducation, ce qui est beaucoup plus que ce que consentent la plupart des pays en voie de développement, les taux de réussite au baccalauréat et à l\u2019examen d\u2019entrée au lycée sont en baisse constante.En fait, sur 25 élèves qui entrent au secondaire un seul obtient le baccalauréat (Bouvet, 1985, p.134).Le recensement de 1980 estimait à 38% le taux de scolarisation des 6 à 14 ans et à 14,7% de l\u2019ensemble de la population le taux de fréquentation d\u2019un établissement scolaire (Direction Générale du Plan, 1984, vol.IV, p.4).Par ailleurs, seulement 18,3% des personnes de 12 ans et plus (38% chez les 12 à 19 ans) parlaient le français, langue de l\u2019enseignement.Même si ces statistiques datent de 1980, rien ne permet de croire que la situation se soit améliorée depuis: l\u2019explosion démographique qui entraîne une double ou triple vacation (jusqu\u2019à 75 élèves par classe au primaire), l\u2019absence d\u2019entretien des locaux scolaires et de l\u2019équipement, l\u2019absence de manuels d\u2019enseignement en comorien (la langue maternelle n\u2019est jamais étudiée) et, surtout, la formation insuffisante des enseignants ne cessent d\u2019aggraver la situation et d\u2019hypothéquer l'avenir du pays.L \\école coranique L\u2019école coranique accueille, en principe, tous les enfants d\u2019âge préscolaire strictement dans le but de les ini-ter à la lecture et à la recopie du Coran.Les enfants y font donc un certain apprentissage des caractères arabes sans pour autant y apprendre systématiquement la langue arabe, et ces caractères servent plus tard à transcrire tant bien que mal le comorien.C\u2019est en fait, d\u2019après plusieurs, la seule pièce qui joue bien son rôle dans les structures pédagogiques comoriennes (Bouvet, 1985, p.31).Analphabétisme Les données sur l\u2019analphabétisme remontant à l\u2019époque coloniale sont mal connues, et la quasi-totalité des ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 77 JEAN DOSTERT PRESIDENT DIRECTEUR GENERAL Tel (819) 478-4991 (514) 286-7001\tCP 607 (418) 647-2644\t1170 Rocheleau (613) 564-0072\tDRUMMONDVILLE QC J2B 6W6 archives administratives ont été détruites pendant le régime révolutionnaire de 1975 à 1978.Il faut, ici aussi, remonter aux statistiques du recensement de 1980 qui, cependant, restent vagues quant à la langue d'alphabétisation: «Les résultats du recensement de 1980 font figurer les Comores parmi les pays ou l'analphabétisme est le plus fort: 47,4% de la population.[Cependant].rien n'a précisé, dans ces résultats, dans quelles langues les 47,4% de la population sont analphabètes.Ceci est d'autant plus important qu'aux Comores, avec les deux systèmes scolaires (l\u2019école officielle francophone et l\u2019école coranique) on peut lire et écrire le français, l'arabe (langues officielles) et le comorien (langue maternelle)» (Ministère de l'Education Nationale ., 1986, p 7).Il est clair, toutefois, que l'analphabétisme est important et ne cesse d'augmenter en ce qui concerne l\u2019utilisation des caractères latins à cause notamment de la très grande déperdition scolaire: plus de 14% des élèves abandonnent l'école après la première année du primaire, et ce taux s\u2019élève à 23% à l'entrée au secondaire (Ministère de l\u2019Education Nationale_ 1987, p.8).3 Média et information Media sonores Il n\u2019v a pas de télévision aux Comores et le pays n'a qu'une seule station de radio, Radio-Comores, qui n\u2019est captée que sur 30% du territoire national.Les émissions sont diffusées en comorien surtout, en français, en arabe et en swahili.Les trois bulletins d\u2019information quotidiens en français et en comorien sont suivis par la majorité des foyers qui possèdent un poste.La station a cependant d'importants problèmes budgétaires et sa couverture de l'information est limitée aux événements locaux.Radio France Internationale est le principal lien avec le reste du monde pour ceux qui parlent français et qui possèdent un poste à ondes courtes.Moroni et Mutsamudu, la principale ville de Ndzuwani, ont chacune un cinéma, et il y a profusion de petites salles vidéo un peu partout qui projettent surtout des films indiens.non traduits.D\u2019ailleurs, les clubs de location de cassettes vidéo sont de plus en plus fréquentés à Moroni, autant par les étrangers que par les Comoriens les plus fortunés.Le livre et l'édition A part le Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique (CNDRS) qui publie très irrégulièrement (trois numéros depuis 1984) une revue en sciences humaines et qui édite de façon artisanale, sous forme de brochures en comorien, arabe, français et swahili, des manuscrits anciens, des contes et des recherches sur les traditions orales, et l'Institut National de l\u2019Education (INE) qui tire en nombre limité des documents propres à ses services, l'édition locale est inexistante.4 La seule imprimerie équipée pour de gros travaux.l\u2019Imprimerie Nationale, ne s\u2019emploie pratiquement qu'à produire des formulaires, bordereaux et registres administratifs.Les rares manuels scolaires élaborés sur place et adaptés à l\u2019environnement como: n (apprentissage du français, manuels d'histoire et de géographie) sont soit reproduits à T INE, soit édités par des maisons françaises (Nathan).Dans un cas comme dans l'autre, ces manuels atteignent très rarement les salles de cours pour diverses raisons: distribution inefficace, vols, inadéquation entre le contenu et le programme, absence de communication entre les concepteurs et les enseignants, etc.Il n\u2019existe pratiquement pas de littérature comorienne écrite.Il faut plutôt parler ici d'une littérature orale relativement riche dont quelques textes plus ou moins anciens ont été conservés sous forme de manuscrits.Ainsi, contes, proverbes, chroniques et textes religieux comoriens ont-ils été édités, au cours des dernières années, par diverses maisons françaises et organismes culturels, et font-ils l\u2019objet de recherches au CNDRS.Ces nouvelles éditions sont pratiquement introu- vables aux Comores de même que toute littérature et documentation sur le pays faute de librairies et de circuits de distribution.Presse et edition étrangère C'est essentiellement par la presse et l'édition étrangère \u2014 française surtout \u2014 que l\u2019archipel s\u2019informe, s'instruit et s'exprime quelquefois On trouve, en fait, deux points de vente de livres à Moroni, deux librairies/papeteries qui ne peuvent offrir à d\u2019éventuels clients que quelques centaines de livres, et dont une seule reçoit systématiquement sa provision hebdomadaire de périodiques et de journaux par le seul avion en liaison directe avec Paris, fl n\u2019y a aucune «librairie-par-terre» comme on appelle en Afrique ces étalages à ciel ouvert de livres de seconde mains et il n\u2019y a aucune librairie ailleurs qu'à Moroni On trouve à Mutsamudu, à Ndzuwani.l\u2019île la plus densément peuplée, deux ou trois boutiques indiennes qui offrent quelques dizaines d'hebdomadaires et journaux à leur clientèle, mais il est impossible de trouver quelque imprimé que ce soit à Mwali, la plus petite des îles.Comme dans beaucoup de pays africains, la Convention de Florence négoc iée par l'Unesco en 1952 et qui devrait exempter de taxation l'importation des livres et des imprimés n'est pas respectée.La douane prélève donc 24% du prix de vente sur tout document imprimé importé aux Comores ce qui rend absolument prohibitif le i prix des livres, revues, journaux et autres périodiques.5 La faiblesse du marché du livre et de l'imprimé provient en partie des problèmes de l\u2019éducation évoqués plus haut Bien sûr, les livres et les périodi- 78 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 ques sont inabordables pour les Comoriens, mais il ne faut pas oublier que seulement 18,3% de la population de 12 ans et plus parle français \u2014 ce qui ne veut pas nécessairement dire, vu la faible scolarisation, qu\u2019elle le lit \u2014 et que 90% de ce qui se trouve à lire est en français.Ix* Comorien n\u2019a presque pas l\u2019occasion (Je se doc umenter sur sa culture et son pays, ni par l\u2019édition locale, ni par l\u2018édit ion étrangère.L'imprimé aux Comores est donc essentiellement une vitrine de la culture occidentale et, aux problèmes liés à sa diffusion et à sa commercialisation, s\u2019ajoute un malaise dont les causes sont plus profondes «.si la colonisation a introduit un enseignement de type occidental basé en partie sur l\u2019usage du livre et de la lecture, ces derniers n\u2019ont jamais pénétré fondamentalement le milieu africain» (Gueye, 1987, p.113).Comme obstacles à cette pénétration, il y a bien sûr la résistance à l\u2019écrit d'une culture essentiellement orale, l'analphabétisme et, ce qui nous intéresse plus particulièrement, l\u2019absence de bibliothèques comme appui à l\u2019éducation formelle et non formelle.Bibliothèques et documentation aux Comores Il n\u2019existe, aux Comores, ni législation sur les bibliothèques ni organisme chargé du développement et de la planification des services de bibliothèques.Il n\u2019y a pas de dépôt légal, ni de reconnaissance, dans la fonction publique, du métier de bibliothécaire.Le gouvernement comorien ne subventionne aucune bibliothèque de lecture publique à part le CNDRS qui n'est fréquenté que par les chercheurs et les j étudiants, et dans les quelques j bibliothèques qui dépendent plus ou moins de ses ministères (principalement du Ministère de l\u2019Education, de la Jeunesse, de la Culture et des > Sports) seuls les salaires sont financés.En fait, cette situation est loin d\u2019être j spécifique aux Comores comme le I signalent bon nombre d\u2019observateurs et spécialistes de la bibliothéconomie internationale: «Les bibliothèques et les services documentaires [des nouveaux Etats africains d\u2019expression ! française), longtemps considérés i comme improductifs à court et à long j terme, furent ignorés par les légis- j lateurs et les planificateurs.On se contentait d\u2019entretenir ce qui existait 1946*1986 À VOTRE SERVICE DEPUIS QUARANTE ANS AGENCE IMTERNATIONAL INTERNATIONALE SUBSCRIPTION D'ABONNEMENTS AGENCY (periodica) pour vous abonner à toutes les revues de langue française du monde commandez notre catalogue général ,\t\u2022 5 000 titres classés par sujet \u2022\t42 pages \u2022\t3.00$ PERIODICA.C.P.444.Outremont.QC H2V 4R6 Tél.: (514) 274-5468 ou de laisser à l\u2019initiative d\u2019organismes étrangers le soin de créer de nouvelles structures, le plus souvent tournées vers leurs propres besoins.(.) Les quelques unités importantes qui existaient au lendemain de l\u2019indépendance furent héritées du colonisateur» (Lajeunesse et Sène, 1984, p.273).6 Or, un constat s\u2019impose d\u2019emblée dans le cas des Comores: la colonisation française n\u2019a rien entrepris dans le domaine des bibliothèques pendant les quelque quatre-vingt-dix années que dura sa domination, et n\u2019a laissé que quelques milliers de documents qui furent rapidement dispersés ou détruits dans les années d\u2019incertitude qui suivirent l\u2019indépendance en 1975.Bref historique De mémoire d\u2019homme, on ne se souvient d\u2019aucune bibliothèque de lecture publique d\u2019importance avant l\u2019indépendance en 1975, et des recherches dans la documentation de l\u2019époque coloniale disponible aux Comores n\u2019ont pas permis de relever quoi que ce soit sur la diffusion ou la promotion de la lecture par la création de bibliothèques.En 1975, cependant, au tout début du régime révolutionnaire d\u2019Ali Soilihi, les chefs de services de l\u2019administration furent mandatés par la Présidence pour collecter tous les ouvrages disponibles dans le pays.C\u2019est ainsi que fut créée la première bibliothèque publique comorienne qui parvint à récolter quelque 8,000 ouvrages et périodiques de toutes sortes.Cette bibliothèque joua aussi, pour le temps du régime, le rôle de bibliothèque nationale, et un texte législatif la faisait bénéficier d\u2019un dépôt légal.La collection fut rapidement dispersée après le coup d\u2019Etat qui ramena Ahmed Abdallah Abdérémane au pouvoir, et ce premier effort de contrôle documentaire aux Comores tomba dans l\u2019oubli.Par la suite, quatre missions d\u2019organismes étrangers furent effectuées dans le pays, toutes en rapport avec la création du CNDRS et le rôle qu\u2019il était appelé à jouer dans l\u2019accès à la documentation scientifique, la conservation du patrimoine culturel et le traitement des archives.7 Provenance des fonds documentaires Les premiers fonds documentaires importants, destinés essentiellement à la bibliothèque du CNDRS, arrivèrent aux Comores grâce à l\u2019appui de l\u2019Unescu a la fin des années soixante- ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 79 dix.Ce fut aussi avec des budgets accordés par l'Unesco que la bibliothèque de l\u2019ENES constitua ses collections initiales lors de sa création en 1981 En 1979 fut créée l\u2019Alliance Franco-Comorienne (AFC) avec l\u2019aide de la Mission de coopération française aux Comores qui affecta, de façon permanente, un attaché culturel à l\u2019animation et à la mise en place de trois bibliothèques de lecture publique dans les villes les plus importantes des trois îles.Dès lors, la France devint la principale source d\u2019approvisionnement en livres et documentation, et plusieurs associations locales reçurent, sous forme de dons directs ou indirects (par l\u2019élagage des bibliothèques de l\u2019AFC), des revues, journaux et livres français.A la Mission de coopération, on estime que 3,000 à 4,000 livres arrivent chaque année aux Comores par suite de commandes passées par l\u2019animateur culturel de l\u2019AFC.Les arrivages sont irréguliers et dépedent du bon vouloir de la métropole qui envoie souvent des dizaines d\u2019exemplaires d\u2019un même titre.La Belgique, troisième pourvoyeur en livres, entretient une petite bibliothèque dans les locaux de son consulat, et distribue, elle aussi, aux associations et aux bibliothèques de son choix des livres élagués ou des envois spéciaux de la métropole.Outre l\u2019Unesco, la France et la Belgique, les Etats-Unis et la Chine, par l\u2019entremise de leur ambassade à Moroni, distribuent des livres dans quelques bibliothèques comoriennes.On retrouve aussi un peu partout des livres et de la documentation provenant de divers organismes de développement internationaux, mais ces dons sont très sporadiques et sont souvent distribués de façon incohérente faute d\u2019intermédiaire de coordination au niveau local.En ce qui concerne le Canada, il faut souligner l\u2019intervention récente de l\u2019Organisation canadienne pour l\u2019éducation au service du développement (OCED) qui s\u2019apprête à expédier régulièrement des livres aux Comores à la suite de contacts pris avec quelques institutions et associations par son bureau de coordination pour l\u2019Afrique de l\u2019Est, à Dar es-Salaam.Nous avons parlé, jusqu\u2019ici, de quantité et non de qualité.C\u2019est un problème maintenant classique dans les pays en voie de développement que celui des «dons-fonds-de-tiroir» de l\u2019Occident.La France s\u2019efforce, depuis quelques années, de distribuer des livres et des périodiques plus orientés vers les besoins et intérêts des bénéficiaires et non plus uniquement les invendus de ses éditeurs.Ce n\u2019est malheureusement pas toujours la préoccupation des autres donateurs.Nous reparlerons de ce problème un peu plus loin dans la partie consacrée aux associations et maisons de jeunes.Personnel, matériel, mobilier et fournitures On peut compter sur les doigts de la main les Comoriens qui occupent un poste de bibliothécaire ou documentaliste et qui ont reçu une formation professionnelle en bibliothéconomie, science de l\u2019information ou archivisti-que.Il n\u2019y a, bien sûr, aucune formation à quelque niveau que ce soit aux Comores, et les rares Comoriens qui ont bénéficié de bourses pour étudier dans une école supérieure en bibliothéconomie se retrouvent en majorité au CNDRS.Le personnel de soutien (aides-bibliothécaires, documentalistes dans les ministères) et les autres personnes qui s\u2019occupent d\u2019une bibliothèque ont soit suivi un court stage de deux ou trois mois à l\u2019extérieur, soit acquis empiriquement quelques notions de base par leur travail quotidien.En fait, n\u2019importe qui peut se déclarer bibliothécaire, et la seule marque de distinction, dans la fonction publique, est l\u2019échelle salariale qui varie en fonction des années d\u2019études, peu importe la spécialité.Les quelques bibliothécaires communiquent très peu entre eux.Ils n\u2019ont d\u2019ailleurs pas les moyens de le faire n\u2019ayant pas accès à un téléphone au travail ni les moyens de se déplacer.Les échanges de produits documentaires ou même de documents n\u2019existent pas, et toute initiative en ce sens doit passer par la direction de l\u2019établissement ce qui enlève, à toutes fin pratique, tout pouvoir de décision aux bibliothécaires qui n\u2019administrent aucun budget et dont les tâches sont surtout techniques.Même le règlement de la bibliothèque, lorsqu\u2019on sent le besoin d\u2019en faire un, est établi par la direction de l\u2019établissement.La seule bibliothèque équipée convenablement en mobilier et matériel spécialisé est celle du CNDRS.Seul le CNDRS aussi prévoit un poste budgétaire pour sa bibliothèque et consacre un peu d\u2019argent à l\u2019achat de matériel fongible.L\u2019autre bibliothèque relativement bien équipée est celle de l\u2019ENES qui reçoit l\u2019appui régulier de la Mission de coopération française ainsi que, depuis trois ans, du Centre canadien d\u2019études et de coopération internationale (CECI), dans le cadre de son programme de coopération volontaire, et de FOC ED.Les autres bibliothèques n ont pas les budgets pour répondre aux besoins en matériel et mobilier.Un exemple parmi tant d\u2019autres: aucune bibliothèque n\u2019a l\u2019usage exclusif d\u2019une photocopieuse.Il est donc extrêmement difficule d\u2019exercer convenablement la fonction de bibliothécaire et d\u2019offrir aux usagers ne serait-ce que le minimum de services.Les quelques bibliothèques qui ont vu le jour depuis une dizaine d\u2019années fonctionnent à moitié ou pas du tout, et sont presque toutes directement tributaires de dons, de l\u2019aide extérieure et des missions de coopération œuvrant aux Comores.Nous examinerons, dans la suite de cet article, la situation de ces bibliothèques et leur développement.La plus importante d\u2019entre elles, la bibliothèque de l\u2019ENES, fera l\u2019objet d\u2019un article ultérieur où il sera question, notamment, d\u2019une expérience en coopération.Les bibliothèques comoriennes Il y a environ une dizaine de bibliothèques aux Comores, toutes rattachées à une institution locale ou à un organisme de coopération8.La plupart se situent sur Ngazidja, dans la ville de Moroni, alors que les deux autres îles, Ndzuwani et Mwali, accueillent chacune une filiale de l\u2019AFC qui a son siège à Moroni.Nous excluons de ce nombre toutes les petites bibliothèques d\u2019associations et de maisons de jeunes dispersées sur les trois îles et dont il sera largement question plus loin.CNDRS: bilbiotheque et archives Créé par décret en janvier 1979, le CNDRS comprend quatre sections: les Archives Nationales, la Bibliothèque, le Centre de Recherches sur les Traditions Orales et le Musée National.Son mandat est très large et donne, entre autres, à sa bibliothèque le rôle de «communiquer à ses lecteurs toutes les publications existantes concernant les particularités des îles Comores et de leur population» (Boulinier, 1979, p.21).Deux diplômés de l\u2019Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes de l\u2019Université de Dakar (EBAD) y travaillent, aidés par un documentaliste et une secrétaire qui 80 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 passe de service en service au gré des besoins.Un autre bibliothécaire, formé en Arabie Saoudite, s\u2019occupe de la documentation en arabe.La collection était estimée en 1986 à 4,000 livres d\u2019intérêt très varié même si c\u2019est là que l\u2019on retrouve la plupart des ouvrages, rapports de missions, projets de développement, thèses et mémoires sur les Comores disponibles dans le pays.Beaucoup de documents lui échappent cependant faute de moyens et d\u2019outils de repérage.La bibliographie nationale (rétrospective et courante) est fortement lacunaire: les documents les plus importants produits par l\u2019administration publique ne sont pas consultables quand ils ne sont pas égarés, la documentation éditée sur les Comores arrive rarement au pays, et les références sont glanées au hasard des publications de repérage et des bibliographies générales dont le CNDRS hérite Des collections partielles de périodiques ont été acquises au début des années soixante-dix, mais la bibliothèque n\u2019est abonnée à aucun périodique et ne reçoit aucun journal sur une base régulière.A la création du CNDRS, l\u2019Unesco finança l\u2019achat du matériel, de l\u2019équipement (un fichier, rayonnages, tables, chaises) et du premier fonds de documents, ainsi que la formation des futurs bibliothécaires.Depuis, la bibliothèque dépend de l\u2019enveloppe globale accordée par l\u2019Etat au CNDRS qui établit ses priorités d\u2019année en année.L\u2019entretien des locaux et les salaires monopolisant le gros du modeste budget de fonctionnement, il reste très peu d'argent à consacrer à l\u2019enrichissement du fonds documentaire.Une bibliographie d\u2019ouvrages à acquérir est expédiée occasionnellement à l\u2019Unesco dans l\u2019espoir que des fonds soient débloqués.Depuis quel- ques années cependant, la collection ne s\u2019enrichit guère que par les dons \u2014 bien intentionnés, mais souvent mal orientés \u2014 des ambassades et missions de coopération, ce qui contribue au desintérêt croissant des étudiants et chercheurs qui n\u2019espèrent plus y trouver que ce qu\u2019ils ont déjà.Le CNDRS vient cependant d\u2019aménager dans de nouveaux locaux beaucoup plus fonctionnels et esthétiques en plein coeur de Moroni.Le mobilier et l'équipement demeurés inexploités depuis la création de la bibliothèque trouvent enfin leur utilité.Le Fonds d\u2019aide à la coopération de la Mission française a contribué à l\u2019achat de nouveaux rayonnages et à l\u2019aménagement de la salle de lecture.Le traitement de la collection, négligé à cause de l\u2019exiguïté des anciens locaux, devrait prendre du coup un nouvel essor, et il reste à espérer que le fonds documentaire, encore maigre, soit enrichi rationnellement et en fonction des objectifs de l'institution.Archives nationales Il n\u2019existe pratiquement pas, aux Comores, d'archives antérieures à 1978.Le régime révolutionnaire d\u2019Ali Soilihi avait ordonné en 1977 la destruction complète des archives du pays, y compris l\u2019état civil et tous les documents cadastraux.Ce n\u2019est qu\u2019à la suite du premier rapport sur l\u2019état des archives (Farcis, 1983) que le gouvernement s\u2019intéressa au sort de la documentation produite dans ses ministères et institutions et qu\u2019il donna, suite aux recommandations du consultant, pleins pouvoirs au CNDRS pour le traitement de toute la documentation administrative.Une telle tâche ne put, bien sûr, être menée à terme par le jeune organisme dépourvu de locaux adéquats, de JOCELYN GENDRON DIRECTEUR DES VENTES LA GRANDE LIBRAIRIE MONTREALPISIR Setoice aux Collectivités et Corporations LIBRAIRIE AGRÉÉE -182 SteCatherine Est Montreal H2X 1K9 875-9650 875-5635 personnel qualifié et de moyens matériels et financiers réguliers.Une nouvelle équipe vient cependant d\u2019être constituée et elle disposera d\u2019un dépôt relativement bien équipé en matériel et rayonnages, et de salles de travail adéquates dans le nouveau bâtiment du CNDRS.La tâche est cependant énorme: aucun traitement n\u2019est fait au niveau des unités administratives; des documents sont perdus, empilés pêle-mêle dans les tiroirs, sur des étagères, reproduits sans utilité, etc.Le microfilmage des sources conservées à l\u2019étranger, en France et à Madagascar en particulier, devrait aussi être entrepris, de même que l\u2019établissement de textes législatifs et réglementaires régissant les Archives Nationales.Trois personnes seulement sont affectées dans le moment au service des archives (un archiviste et deux secrétaires), ce qui laisse mal augurer de l\u2019avenir du service si les effectifs ne sont pas augmentés très bientôt.Bibliothèques d'organismes étrangers Les seules bibliothèques publiques actives et régulières aux Comores sont celles des organismes culturels étrangers: les bibliothèques de l\u2019AFC dans chacune des villes les plus importantes des trois îles, et la bibliothèque de l\u2019Association pour la promotion de l\u2019éducation et de la formation à l\u2019étranger (APEFE), organisme non gouvernemental de coopération wallon, qui est installée dans les locaux du consulat belge, à Moroni.La bibliothèque de l\u2019AFC à Moroni est de loin la plus achalandée des quatre bibliothèques.Elle possède environ 4,000 livres, surtout des romans français, et est fréquentée majoritairement par les étrangers.Les Comoriens, surtout des étudiants, viennent cependant y consulter journaux et périodiques qui arrivent toutes les semaines.C\u2019est d\u2019ailleurs le seul lieu public de lecture sur les trois îles qui mette à la disposition des Comoriens l\u2019actualité la plus récente.La collection est équipée pour le prêt, mais il n\u2019y a pas de catalogue faute de main-d\u2019œuvre qualifiée pour l\u2019entretenir.La bibliothèque est sous la responsabilité d\u2019un Comorien rémunéré qui se fait aider par des bénévoles.Les autres bibliothèques de l\u2019AFC à Ndzuwani et Mwali jouent le même rôle que celle de Moroni, mais la fréquentation est moindre.Il y a 2,000 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 1 7/NUMERO 3 81 TABLEAU 1 Nombre de Nombre Nombre Moyenne Moyenne collèges d\u2019élèves total\tlivres/ livres/ d\u2019exempl.collèges élève Ngazidja\t23\t7 923\t4 129\t179,5\t.52 Ndzuwani\t11\t6 689\t4 466\t406\t.66 Mwali1\t4\t1 065\t61°\t152 5\t.57 Total\t38\t15 677\t9 205\t242.2\t58 Tableau 1 Nombre de manuels scolaires (toutes matières et tous niveaux confondus) dans 38 collèges ruraux (1er cycle du secondaire) des trois îles (janvier 1987) 1 Deux collèges ne possèdent aucun manuel scolaire livres à Ndzuwani et 1,500 à Mwali.Il s\u2019agit, dans ce dernier cas, du seul endroit de l\u2019île où l\u2019on puisse trouve des livres.Les trois bibliothèques souffrent des mêmes problèmes: la collection est inadaptée aux goûts de lecture des Comoriens, et les livres dont les sujets pourraient les intéresser (Islam, civilisations africaines) sont trop érudits.L\u2019abonnement, cependant, est à la portée des Comoriens (environ CAN$2/année, alors qu\u2019il est de CANS20 pour les étrangers).La bibliothèque de l\u2019APEFE n\u2019attire pratiquement que les étrangers.Elle reçoit régulièrement des nouveautés sur les suggestions de ses usagers, et elle possède un nombre important de bandes dessinées, denrée rare sur l'archipel.L\u2019abonnement est de 3,000 francs comoriens par trimestre (CAN$48/année), et chaque livre emprunté coûte 100 francs comoriens (CAN$Ü,40), ce qui est hors de portée de la majorité des Comoriens.Bibliothèques spécialisées Quelques institutions ont comme projet, à plus ou moins long terme, d\u2019organiser des bibliothèques ou des services documentaires.C\u2019est le cas de l\u2019Ecole de Santé à Moroni et de l\u2019École Nationale des Instituteurs à Mutsa-mudu qui possèdent de petites collections.Elles sont toutes confrontées aux mêmes problèmes: manque de personnel spécialisé pour développer et entretenir la collection et, surtout, manque d\u2019argent.LT NE possède déjà une collection de 2,000 livres et dispose de locaux adéquats pour aménager une bibliothèque.Il est cependant hasardeux de prévoir sa réalisation à court terme: lacunes au niveau du fonctionnement de l\u2019établissement, disparition de documents en l\u2019absence de contrôle, difficulté à recruter du personnel régulier, collection hétéroclite qui ne s\u2019enrichit pratiquement que de dons inappropriés.L\u2019INE est de plus très peu fréquentée et ne répond pas, pour l\u2019instant, aux attentes des milieux de l\u2019éducation.Le centre de documentation du Centre Fédéral d\u2019Appui au Développement Rural (CEFADER) est, par contre, intéressant à plusieurs points de vue.Entièrement financé par la Food Agricultural Organization (FAO) et les Fonds d\u2019aide de la coopération française, il possède environ 2,000 documents spécialisés en agriculture, dont 700 à 800 spécifiquement sur les Comores.Il reçoit aussi régulièrement des périodiques de la FAO, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), et d\u2019autres organismes agronomiques.Un employé est affecté au centre de documentation à temps plein, et une autre personne, qui a reçu une courte formation en documentation, s\u2019en occupe à temps partiel parallèlement à des tâches de secrétariat.Le centre de documentation est fréquenté par des coopérants et intervenants du secteur agricole ainsi que par des étudiants de l\u2019ENES.La collection est partiellement traitée, et il est évident que le personnel manque d\u2019une formation spécialisée.Le CEFADER dispose, par exemple, de matériel informatique qui pourrait intégrer, éventuellement, quelques fonctions du centre de ! documentation.9 Bibliothèques scolaires Il y a, sur les trois îles de la République Fédérale, 977 salles de classes primaires pour 62,404 élèves (Ministère de l\u2019Éducation Nationale, 1987, p.3), une cinquantaine de collèges ruraux (1er cycle du secondaire) et six lycées ! (2e cycle du secondaire).Très peu d\u2019écoles primaires disposent ne serait-ce que d\u2019une salle de lecture pour les élèves, et les seuls livres à leur disposition sont des manuels scolaires qui se font des plus en plus rares au fil des années Au niveau des collèges ruraux, la situation n\u2019est guère plus reluisante.Une étude menée en décembre 1986 par les professeurs de l\u2019ENES sur la situation et les conditions de travail dans 38 collèges ruraux des trois îles, fait ressortir les données suivantes concernant la documentation à la disposition des élèves: les seuls livres dans ces collèges sont des manuels scolaires et, toutes matières et niveaux confondus, il y a en moyenne .58 manuel par étudiant (tableau 1).Certains collèges ne possèdent qu\u2019une quinzaine de livres en tout alors que d\u2019autres en ont plusieurs centaines.Ces collèges, sauf de très rares exceptions, n\u2019ont aucune salle de lecture, et les livres sont rangés dans un dépôt en fin de journée après utilisation en classe.Les étudiants qui réussissent l\u2019examen d\u2019entrée au lycée et qui entreprennent la course au baccalauréat sont un peu plus favorisés.La situation est très variable dans les six lycées, mais les étudiants ont à leur disposition, dans quatre des six établissements, quelques centaines de manuels scolaires et, dans certains cas, deux ou trois dictionnaires et une petite collection de monographies, dont quelques livres de fiction.On ne peut donc vraiment parler de bibliothèques scolaires aux Comores, et tous les projets de planification de l\u2019éducation sont incroyablement muets sur l\u2019intégration et le développement de bibliothèques dans le système d\u2019enseignement à tous les niveaux.A aucun moment des trois cycles qui mènent à l\u2019enseignement supérieur l\u2019étudiant n\u2019a accès à une documentation d\u2019appoint qui pourrait satisfaire sa curiosité personnelle ou compléter l\u2019enseignement formel, et aucune des personnes affectées au poste de bibliothécaire \u2014 privilège de quelques lycées seulement \u2014 n\u2019a de formation la préparant à répondre aux besoins des étudiants.Il serait, bien sûr, illusoire et impensable d\u2019espérer mettre sur pied une véritable bibliothèque dans chacun des établissements scolaires, mais c\u2019est ici que l\u2019absence de planification 82 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 nationale en matière de bibliothèques publiques prend toute sa signification: «Dans les pays où le budget de l\u2019éducation est trop faible pour permettre un large développement de bibliothèques publiques, il faut qu\u2019une coopération étroite s\u2019établisse entre bibliothèques scolaires et bibliothèques publiques, qu\u2019elles soient ou non conçues comme des centres culturels \u2014 afin qu\u2019elles se complètent mutuellement.(.) Lorsqu\u2019il existe dans les zones urbaines des services de bibliothèques publiques bien conçus, ces services peuvent compléter et complètent en fait les bibliothèques scolaires en leur fournissant les livres de lecture nécessaires et en les aidant et les conseillant dans le choix des livres** (Penna, 1971, p.26).S\u2019il y a un espoir dans le développement des bibliothèques publiques aux Comores, il réside dans les associations culturelles, innombrables sur les trois îles, qui tentent de pallier ce manque de planification gouvernementale en aménageant des salles de lecture et, dans certains cas, de véritables petites bibliothèques au service des communautés rurales.Bibliothèques d associations culturelles locales Essayer, en quelques lignes, d\u2019évoquer l\u2019importance des mouvements associatifs aux Comores et l\u2019impact qu\u2019ils ont sur le développement social, culturel et même économique du pays, c\u2019est entrer trop succinctement dans ce qui constitue le noyau des relations humaines et la base même de l\u2019organisation sociale et religieuse du pays, et ce pour tous les niveaux d\u2019âge.Il y a, grosso-modo, trois types d\u2019associations aux Comores: les associations d\u2019ordre religieux, les associations traditionnelles ou coutumières et les associations culturelles, beaucoup plus récentes, en marge de la société traditionnelle, quelquefois en conflit avec ses éléments les plus conservateurs, et tournées vers le développement socioculturel de leur communauté.Beaucoup d\u2019entre elles mènent des actions d\u2019alphabétisation, offrent des cours de rattrapage aux étudiants et contribuent à l\u2019amélioration des conditions de vie dans les villages.A l\u2019origine, ce sont souvent quatre ou cinq jeunes instituteurs ou étudiants qui recrutent des membres et décident des buts et objectifs des actions qu\u2019ils veulent entreprendre.Les statuts de ces associations doivent être reconnus par le gouvernement, et une division du Ministère de l\u2019Éducation est chargée de veiller à leurs besoins.«Un recensement en cours évalue le nombre d\u2019associations, dans les trois îles de la République Fédérale, à environ 1,000»* (Mhamadi Youssouf Mvoulana, 1987, p ii) Certaines d\u2019entre elles organisent de petites bibliothèques avec les dons des missions de coopération et des organismes qui ont une représentation aux Comores.Ces dons viennent surtout, nous l\u2019avons vu, de la Mission de coopération française par l\u2019entremise de l\u2019animateur culturel en poste.La demande est forte auprès de ce volontaire du service national français qui est le seul interlocuteur constant et prodigue pour les associations.L'ambassade chinoise et les dons des sympathisants et membres de l\u2019association sont les autres principales sources de ces bibliothèques.Dans certains villages, surtout sur l\u2019île de Ngazidja, se sont développés de véritables petits centres culturels de quelques milliers de livres, organisés avec les moyens du bord et qui sont gérés, souvent sans aucune autre aide extérieure que les dons en livres, par des bénévoles qui y consacrent leur temps libre.Quelques associations fonctionnent en étroite collaboration avec les instituteurs de l\u2019école primaire et installent leur bibliothèque dans une salle de classe.La plus importante bibliothèque d\u2019association, située à une dizaine de kilomètres de Moroni, est l\u2019oeuvre d\u2019un mouvement scout, Ngome.Elle compte environ 2,000 livres pour une centaine d\u2019abonnés.C\u2019est une des seules associations qui se serve de revenus d\u2019autres activités (culture maraîchère, vente d\u2019articles d\u2019artisanat, de coquillages, etc.) pour acheter des livres et s\u2019abonner à des hebdomadaires d\u2019actualité.La plupart des autres associations n\u2019ont pas plus de quelques centaines de livres et elles ne sont pas du tout organisées techniquement.Très peu d\u2019associations autorisent le prêt à domicile par crainte de ne pouvoir récupérer les livres.Les usagers, en majorité écoliers et étudiants, se contentent donc de la consultation sur place le jour, la plupart des villages en brousse n\u2019étant pas électrifiés.Mais il s\u2019agit, pour la majorité des jeunes élèves, du seul contact avec la culture livresque qui leur manque à l\u2019école, et souvent du seul endroit où ils peuvent faire leurs devoirs.Comme la principale source d\u2019approvisionnement documentaire est la Mission de coopération française, les mêmes livres se retrouvent partout, parfois en multiples exemplaires, témoins absurdes d\u2019une culture classique que l\u2019on s\u2019étonne de voir trôner glorieusement au fond d\u2019une paillotte.On trouve très peu de romans africains, par exemple, de livres documentaires illustrés ou de périodiques pour les jeunes.Toutes les bibliothèques ont au moins un dictionnaire, souvent en piteux état lequel prouve, s\u2019il y a un bon côté à toute chose, son utilité.Il y aurait, c\u2019est évident, grand parti à tirer de ces initiatives.Il reste cependant que les associations font face à de nombreux problèmes et contraintes culturelles qui entravent le développement de leurs bibliothèques: le manque d\u2019actions concrètes du gouvernement, la résistance au changement d\u2019une société rurale encore très traditionnelle et hiérarchisée, le manque de > Vue de la bibliothèque de l\u2019Association scoute Ngome ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 83 coordination et de coopération entre les associations, quelquefois à l\u2019intérieur même du village, l\u2019absence de formation des bénévoles, etc.Ici encore plus qu ailleurs, le manque de planification et l\u2019absence de coordination de ces efforts morcelés à l\u2019échelon national freine ce qui pourrait constituer un noyau intéressant de bibliothèques rurales.Une petite rémunération, une courte formation technique et l\u2019intégration des responsables à la fonction publique pourrait assurer une continuité à ce qui représente pour eux un passe-temps et un pis-aller.Un organisme chargé de la sélection, de la répartition et de la distribution des dons en fonction des programmes scolaires, des effectifs d\u2019élèves, principaux usagers de ces bibliothèques, encouragerait peut-être les donateurs à faire preuve d\u2019un peu plus de discernement et de circonspection dans leurs actions quelquefois simplement ostentatoires.Nous avons parlé un peu plus haut de l'analphabétisme sans vraiment relier le problème aux besoins insatisfaits des illettrés.La situation aux Comores, comme dans la plupart des pays du Tiers-monde, est particulièrement catastrophique en milieu rural.A court terme \u2014 et a fortiori dans un pays qui ne peut songer à entretenir une édition viable en langue nationale \u2014 l\u2019organisation des bibliothèques demande une approche radicalement différente «où le livre ne peut jouer un rôle important, mais où une utilisation dynamique et judicieuse de l'audiovisuel est essentielle: disques, films, diapositives, bandes magnétiques, vidéocassettes, etc.» (Benoit, M.et Benoit, G., 1985, p.93).Il existe en ce sens un projet du Ministère de l'Education avec l\u2019aide de la Mission de coopération française qui vise à doter, dans un proche avenir, dix associations sur les trois îles de matériel vidéo (lecteurs, moniteurs, caméra, équipement de montage et cassettes) de façon à encourager la production et la diffusion de bandes vidéo locales.Il s\u2019agirait là, évidemment, d'un tournant important dans le développement de ces associations.Non seulement se verraient-elles associées, par défaut il faut l\u2019avouer, à cet éclatement d\u2019une culture figée dans l\u2019écrit et symbolisée par la Bibliothèque vers une culture médiatique plus ouverte, mais aussi l\u2019aspect créatif et interactif de la production de bandes vidéo locales pourrait-il restaurer, dans les communautés rurales, la valeur de l\u2019oral et du visuel que l\u2019imprimé occulte depuis trop longtemps.10 Conclusion Il n\u2019y a guère plus de 80,000 livres en accès public sur l\u2019ensemble du territoire comorien, écoles de tous niveaux et librairies incluses.Le quart de ces livres se retrouvent dans toutes les bibliothèques et écoles, et il ne serait pas surprenant d\u2019en arriver à un maigre total de 30 à 35,000 titres pour tout le pays.Il est évident qu\u2019un pays comme les Comores, dépourvu de ressources naturelles et d\u2019industries, dépendant exclusivement de l\u2019aide extérieure, ne peut songer à consacrer de gros budgets pour l\u2019achat de livres et le développement de ses bibliothèques.Ce qui pose la question de l'aide extérieure.La France exerce une hégémonie culturelle incontestable et représente tout l'univers occidental pour la grande majorité des Comoriens.Les autres pays ne sont là qu\u2019accessoirement, pour l\u2019instant du moins, et les organismes de développement importants mènent, aux Comores, des actions culturelles trop souvent sporadiques et sans suite II faut se demander notamment pourquoi l\u2019Unesco, qui aide pourtant le CNDRS et l\u2019ENES, n\u2019a jamais produit de rapport technique détaillé sur la situation des bibliothèques, des archives et de la documentation aux Comores comme l\u2019avait fait un consultant de l\u2019organisme aux Seychelles et à l\u2019Ile Maurice de décembre 1977 à février 1978 (Harrison, 1978a et Harrison 1978b).La situation politique comorienne ne s\u2019y prêtait peut-être pas à l\u2019époque où cette tournée dans l\u2019Océan Indien a eu lieu, mais il n\u2019y a eu, depuis, qu\u2019un mince rapport de l\u2019organisme sur la création de la bibliothèque du CNDRS (Boulinier, 1979) pour souligner encore trop superficiellement le retard du pays dans le développement de ses bibliothèques et de l\u2019accès à la documentation en général.Les trois autres missions, menées indépendamment de l\u2019Unesco, sur la situation des archives et la création d\u2019un conseil de coordination ont certes éveillé l\u2019intérêt des autorités, mais aucune planification intégrée n\u2019a émergé de toutes ces recommandations isolées.L\u2019importance de l\u2019intervention soutenue d\u2019un organisme tel que l\u2019Unesco ne se situe pas tant au niveau de l\u2019aide matérielle apportée (US$50,000 en 1977 aux Seychelles pour de l\u2019équipement et des livres, montant largement atteint en aide de même nature au CNDRS et à l\u2019ENES depuis 1980) qu'à celui de l\u2019impact des retombées et des suites données: recommandations sur l\u2019établissement de lois et de textes législatifs, tenue de séminaires de formation, envoi de consultants et personnes-ressources qui transmettent les besoins et, surtout, couverture de la situation entraînant des échos dans les média du pays d\u2019abord, puis ensuite dans la profession.On a tendance à oublier l\u2019impact de ces facteurs périphériques au profit de l\u2019aide monétaire ou en matériel, plus spectaculaire, toujours essentielle et bienvenue mais dont l\u2019effet s\u2019annule à moyen terme si aucune autre action ne vient l\u2019appuyer.Il convient de souligner l\u2019effort récent de certains organismes moins connus: l'OCED du Canada avec l\u2019envoi de trousses de bibliothèques et de livres aux associations, et l\u2019Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF) qui a accordé une bourse pour la formation d\u2019un bibliothécaire à PENES.Mais toutes ces actions demeurent isolées et ne sauraient remplacer la volonté nationale de trouver un moyen de regrouper les efforts en une planification à court, moyen et long termes.A notre avis, l\u2019Unesco demeure le seul organisme qui serait en mesure, avec l\u2019appui du gouvernement comorien et des organismes non gouvernementaux de développement, d\u2019injecter la vitalité et les fonds nécessaires au démarrage d'une politique globale en matière de développement de bibliothèques aux Comores.Le seul, nous semble-t-il, dont le prestige donnerait crédibilité et dynamisme à tout projet en ce sens.Bibliographie Battistim, René et Vérin.Pierre.1984 Géoçra phit des Comores Parts: Nathan.1984 Benoit, Gaétan et Benoit, Marie, 1985 «Les bibliothèques rurales mauriciennes aujourd\u2019hui et demain» \\otre librairie No spécial (décembre 1985), pp 90-93 Boultnier, George.1979.Les Comores Le Centre Sational de Documentation et de Recherches Paris Unesco, 1979 (Rapport technique FM R/PG 1/79/158) Bouvet.Henri, 1985 Les problèmes de formation aux Comores Pans Institut national des langues et civilisations orientales, 1985 (Etudes Océan Indien no 5).CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique des Comores), 1986 État des besoins Moroni: CNDRS.1986.Multigraph lé 84 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 Direction Générale du Plan Présidence de la République Fédérale Islamique des Comores, 1984 Recensement général de la population et de l 'habitat, 15 septembre 1990 Moroni: Direction de la Statistique, 1984 Durrani, Shiraz, 1983 -Bibliothèques et développement rural- Idees et action (CMCF/Action pour le développement) Vol 6.no 154 (1983), pp 4-11 ENES (École Nationale d\u2019Enseignement Supérieur), 1987 Rapport sur la situation de I enseignement dans Us colleges ruraux Moroni, ENES, 1987 Multigraphié Farcis, Daniel, 1983 Les arcktves nationales de la République Fédérale Islamique des Comores Rapport de mission, 17 juin \u2014 10 juillet 1983 Paris Ministère des Relations Extérieures.1983 Mulugraphié Farcis.Daniel, 1985 Les archives nationales de la République Fédérale Islamique des Comores Rapport de mission, 29 mars \u2014 17 avril 1985 Paris Ministère des Relations Extérieures.1985 Multigraphié Gueye, Seydou.1987 «Qui lit quoi en Côte d\u2019ivoire?*- Xotre librairie No 87 (avnl-juin 1987), pp 113-116 Harrison.K C , 1978a Republic of the SeychelUs Libraries Documentation and Archives Services Pans Unesco, 1978 Restricted Technical Report RP/1977-78/5 13.5 Serial No FMR BEP PGI 78/110 Harmon, K C , 1978b Mauritius Libraries.Documentation and Archives Services Paris Unesco, 1978 Restricted Technical Report RP/1977-78/5 1 5 Serial No.FMR BEP/ PG 1/78/121 Lajeunesse, Marcel et Sène, Henri, 1984 «Les problèmes de législation en matière de services de bibliothèque et d'information dans les pays africains d\u2019expression française- Libn Vol 34, no 4 (1984), pp 271-288 Nlhamadi Youssouf Mvoulana, 1987 Situation des bibliothèques d associations a Xgazidja Mémoire de Fin d\u2019études de PENES.Moroni ENES, 1987 Multigraphié Ministère de l\u2019Éducation Nationale, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports RFI des Comores, 1986 Programme régional d élimination de C analphabétisme en Afrique Document Xational d'information Moroni le Ministère, 1986 Multigraphié Ministère de l\u2019Éducation Nationale, de la Culture, de la jeunesse et des Sports RFI des Comores, 1987 Séminaire national d information pour la mise en oeuvre du plan intègre d'élimination de l\u2019analphabétisme Moroni, 27 \u2014 30 octobre 1987 Moroni: le Ministère, 1987 Multigraphié Mounassib Rabha, 1982 Création d un Conseil Xational de Coordination de la Recherche, de la Documentation, des Bibliothèques et Archives des Comores Rapport de mission, 24 octobre \u2014 21 novembre 1981 Rabat Centre National de Documentation du Royaume du Maroc, 1982.Multigraphié Penna, Carlos Y'ictor, 1971 La planification des seruces de bibliothèques et de documentation 2e éd Pans Unesco, 1971.(Coll.Manuels de P Unesco à l\u2019usage des bibliothèques).Sa!un Hadj Himid, 1984 «Le problème de l\u2019information aux Comores» Ya \\1kobe (CNDRS, Moroni).No 1 (premier semestre, 1984), pp 17-24 Tidjara Djoumoi, 1986 La diffusion de la presse étrangère aux Comores Mémoire de fin d\u2019études de PENES Moroni: ENES, 1986 Multigraphié.Notes 1\tII ne sera question, dans cet article, que des trois îles indépendantes qui constituent la République Fédérale Islamique des Comores.Il est d\u2019ailleurs très difficile d\u2019obtenir quelque information que ce soit, aux Comores, sur Mayotte qui est un Territoire Outre-Mer (T O M ) de la France Le grand recensement de 1980, duquel nous tirerons quelques données statistiques, n\u2019englobe pas Mayotte qui a été recensée en 1978 par le gouvernement français 2\tLes statistiques sur la population et l\u2019économie sont tirées des deux sources suivantes: Batttstini et Vérin, 1984 et Direction Générale du plan, 1984 3\tUne campagne d\u2019alphabétisation est présentement en cours; elle fait suite à des travaux de transcription du comorien en caractères latins, plus proches de la phonologie des langues ban-toues que la graphie arabe Les adversaires de cette démarche soutiennent, non sans raison, que l\u2019apprentissage des caractères arabes est déjà fait à l\u2019école coranique et que l\u2019homogénéité religieuse de l\u2019archipel devrait encourager l\u2019adoption de cette graphie.4\tDepuis juillet 1985 paraît cependant un périodique d\u2019actualité, Al-Watwany, qui tire à 1,500 exemplaires Depuis six mois.At- Watwany paraît toutes les deux semaines et ne cesse de recruter de nouveaux lecteurs même si son tirage n\u2019a pas évolué depuis la première parution Il s\u2019agit, en fait, du premier vrai périodique rédigé par des journalistes à temps plein et qui couvre l\u2019actualité comorienne au jour le jour.5.\tCe sont, en fait, essentiellement les étrangers \u2014 coopérants inclus \u2014 surtout concentrés à Moroni qui font vivre le commerce de l\u2019imprimé D\u2019après une étude sur la diffusion de la presse étrangère effectuée par une étudiante del\u2019ENES en 1986, «15% des acheteurs sont des Comoriens et le reste, des étrangers- (Tidjara Djoumoi, 1986, p.14) Jeune Afrique, par exemple, se vend 800 francs comoriens (environ CAN$3,50), ce qui représente 3% du salaire mensuel moyen d\u2019un Comorien Même Al-Watwany, qui se vend 200 francs comoriens, recrute majoritairement ses fidèles chez les expatriés.6.\tNous renvoyons le lecteur qui s\u2019intéresse à l\u2019aspect néo-colonialiste des bibliothèques créées dans le Tiers-Monde grâce à l\u2019aide extérieure, à l\u2019article de Shiraz Durrani mentionné dans la bibliographie.7.\tLes deux premières missions portaient sur la création d\u2019une bibliothèque publique de documentation et de recherche sur les Comores (Boulinier, 1979) et sur la mise en place d\u2019un Conseil National de Coordination de la Recherche.de la Documentation, des Bibliothèques et des Archives (Mounassib Rabha, 1982).Les deux autres missions avaient pour objet d\u2019étudier la situation des archives administratives et historiques et aboutirent à la conclusion que, faute de personnel qualifié au niveau des ministères et des unités administratives productrices de documents, le CNDRS devrait prendre en charge tout le traitement des archives, depuis la création du document jusqu'à l'analyse et la conservation (Farcis, 1983 et Farcis, 1985).8\tQu\u2019est-ce qu\u2019une bibliothèque, en fait?La question, loin d\u2019être une boutade, est tout à fait pertinente dans notre cas.Quelques institutions ont des livres empilés sur des étagères ou entassés dans un coin et on parle alors abusivement de bibliothèque.Les bibliothèques répondant à notre définition ad hoc remplissent les deux conditions suivantes: lieu physique et personne exclusivement affectée au rangement et à l'entretien de la collection.9\tII est plutôt regrettable, par contre, que ce centre de documentation, situé à quelques kilomètres de Moroni, ne soit pas à portée des étudiants de l\u2019École Nationale d\u2019Agriculture qui a ouvert ses portes en 1986 sur l\u2019île de Mwali.Décentralisation oblige, les professeurs de ce centre de formation de vulgarisateurs en agriculture doivent donner leurs cours sans aucun appui documentaire sur l'île la plus défavorisée en bibliothèques.De plus, le centre de documentation de Moroni n\u2019autorise pas les prêts ce qui en pratique, interdit aux étudiants tout accès à cette documentation spécialisée.10.Un programme de ce genre a été implanté au Mali par l\u2019Unesco en 1986.56 audiothèques ont été installées un peu partout en brousse afin de recueillir histoires, chansons, poésies et descriptions des techniques traditionnelles.Ces audiothèques.administrées par deux bibliothécaires, sont aussi des lieux de débat où les villageois sont invités à discuter de divers thèmes de développement après l\u2019audition de cassettes.ARGUS/SEPTEMBRE 1988A/OLUME 17/NUMER0 3 85 Théorie et pratique dans l\u2019enseignement des sciences de l\u2019information Compte rendu par Jacques Cordonier* Place sous l'image emblématique du pont Jacques Cartier, le premier Colloque conjoint (Montréal, 25-27 mai 1988) organisé par l\u2019Association internationale des écoles de sciences de l'information (AIESI), qui réunit les établissements francophones du monde entier, et par l\u2019Association for library' and information science education (ALISE), implantée en Amérique du Nord, avait pour ambition de rapprocher les rives de la théorie et celles de la pratique.Organisé au Québec, par l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal, membre actif d\u2019ALISE et de l\u2019AIESI, ce forum était aussi l\u2019occasion de stimuler le dialogue entre collègues américains et francophones.Dès la conférence d\u2019ouverture qui réunissait également les congressistes de la Corporation des bibliothécaires du Québec, la personnalité d\u2019Alain Seznec, parfait bilingue, enseignant et chercheur assumant des responsabilités «pratiques» à la tête des bibliothèques de la Cornell University de New York, illustrait la possibilité de rapprocher les pôles que le Colloque désirait mettre en contact.Avec beaucoup de pertinence, le Comité scientifique présidé par Réjean Savard (EBSI, Montréal) a su structurer en un ensemble cohérent le grand nombre, quarante-six, et la variété des communications présentées.\u2022 Jacques Cordonier est directeur de la Bibliothèque Cantonale du Valais, à Sion (Suisse) et éditeur de la revue ARBIDO-R Le contexte Logiquement, la première plénière fut consacrée à circonscrire le contexte du débat.Faule Rolland-Thomas (EBSI, Montréal), en s\u2019efforçant de dégager les définitions de quelques concepts centraux de notre champ d\u2019activité (bibliothéconomie, science de l\u2019information, etc.), devait constater que les contours de la «rive théorie» restent encore imprécis: «En ce qui concerne les sciences de l\u2019information, une théorie sera possible lorsqu'elles auront défini leur objet .La recherche d'un corpus théorique de la «Library science» me semble aussi difficile à concevoir qu\u2019une théorie de la pratique médicale».H.K.Achleitner et ML Haie (Emporia State University, USA), ainsi que G.Losfeld (Lille III) devaient tous trois insister sur la nécessaire révision de nos modèles théoriques.Les premiers, prenant leurs exemples dans l\u2019évolution d\u2019autres champs scientifiques, remettaient en cause une approche par trop positiviste et centrée sur les méthodes quantitatives pour montrer qu\u2019aujourd\u2019hui de nouveaux paradigmes sont en émergence, qui nous font passer: «du simple au complexe, du hiérarchique à «l\u2019hétérarchique», du mécanique à l\u2019holographique, du prévisible à l\u2019imprévisible, du linéaire à l\u2019interactif, d\u2019un changement planifié à une évolution par morphogénèse et d\u2019une recherche «objective» à une recherche «perspective».Prenant mieux en compte la complexité de la réalité, cette nouvelle approche théorique peut aider à combler le fossé entre théorie et pratique.S\u2019interrogeant sur les finalités du travail documentaire, G.Losfeld a plaidé pour que les outils fondamentaux fournis aux professionnels soient théoriques et non techniques.La formation doit donner aux étudiants «non seulement une maîtrise technique dans la gestion des stocks, des données empilables, mais plutôt des outils qui permettent de maîtriser le transitoire, le transactionnel, de penser la complexité en train constamment de se constituer et de se défaire».Pour penser cette réalité nouvelle, il propose de «faire se croiser divers champs disciplinaires ou problématiques, autour de ce [qu\u2019il] propose d'appeler gnomologie (science des représentations mentales) et ratiologie (science des adéquations)».Nos collègues français sont tentés de donner la priorité au travail théorique: «Plutôt que de courir après l\u2019évolution, ne faut-il pas plutôt trouver de nouveaux concepts, de nouveaux modèles qui permettent de gérer ces flux» (Losfeld), alors que le pragmatisme américain faisait déclarer à B.P.Lynch que la société ne réclame pas une meilleure théorie, mais une meilleure pratique.Sur le fond, l\u2019ensemble des contributions du Colloque, plutôt que de débattre de la dualité théorie/pratique, ont insisté sur leur interrelation dynamique tant au niveau de l\u2019élaboration même de la théorie et de la pratique que de leur transmission dans le cadre de l\u2019enseignement.Plus que le pont, c\u2019est peut-être le ressort, par son jeu 86 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 complexe de forces agissant dans un même but, qui peut illustrer la relation théorie/pratique/théorie.ou pratique/théorie/pratique.! Théorie et pratique dans l'enseignement Une fois le contexte défini, ou de manière plus correcte: une fois constatée la difficulté à le cerner, le Colloque s\u2019est attaché à traiter le thème dans le cadre de l'enseignement des sciences de l\u2019information.Comme l'a signalé Réjean Savard, la question n\u2019est pas tant de savoir s\u2019il faut maintenir un équilibre entre théorie et pratique, mais de déterminer ou se situe cet équilibre.En fait celui-ci semble être ciifférent pour chaque domaine d\u2019enseignement.Il importe d\u2019abord d\u2019éviter, comme l'a souligné M F.Blanquet (IUT, Bordeaux) un décalage entre le fond et la forme, en refusant que la théorie soit en fait une «pratique racontée» ou, pire, un exercice rhétorique De nombreux exposés présentant des approches pédagogiques particulières, ont montré que le point d\u2019équilibre est un «point instable» atteint dans un mouvement de va-et-vient entre, d\u2019une part, observation, expérimentation, exercice et, d'autre part, conceptualisation, théorisation (J.J.Boll, University of Wisconsin-Madison; V.Couzinet, IUTA, Toulouse; S.S.Intner, Simmons College; S.Bertrand-Gastaldy, EBSI, Montreal, etc.).À l\u2019instar de la médecine ou de l'enseignement auxquels certains conférenciers ont comparé les activités documentaires, ces dernières demeurent à certains égards un «art», puisqu'il faut, à partir de multiples contraintes et de nombreux objectifs, trouver non pas une solution parfaite, mais une démarche praticable La formation théorique ne peut pas être une clef dont on pourrait déduire intégralement la pratique.Elle doit fonctionner comme une grille de lecture et d'interprétation.Il est plus important qu'un spécialiste de l\u2019information soit à même de «théoriser la pratique», d\u2019être sensible davantage au «pourquoi», qu\u2019au «comment» (A.Seznec), que «d'appliquer une théorie», c\u2019est-à-dire une modèle prescriftif.Ce va-et-vient entre pratique et théorie ne vas pas s\u2019établir de manière spontanée.C\u2019est peut-être là, dans l\u2019organisation de «l'itinéraire» que réside toute la difficulté.Les expériences devront être diversifiées, encadrées et aménagées afin que les problèmes à résoudre soient à la mesure des personnes en formation.Comme l\u2019ont montré C.Volant et P.Le Roux (IUT, Tours), une telle approche peut à la fois déboucher sur la capacité d\u2019analyser un systme et recourir à la systémique comme méthode pédagogique.L'étude de cas, pour laquelle des exemples en analyse documentaire ont été présentés par S.Bertrand-Gastaldy, constitue une autre réponse qui va dans ce sens.L\u2019alternance entre savoir (connaissance) et savoir-faire (technique) n'épuise cependant pas le champ de toute activité professionnelle qui a pour objectif la prestation d\u2019un service.Le spécialiste de l\u2019information doit également savoir-être avec des usagers, des collègues, d\u2019autres partenaires (attitudes).G.Deschâtelets (EBSI, Montréal) a relevé l'importance de cette trilogie dans une communication consacrée à la recherche documentaire automatisée.Faisant écho à la difficulté d\u2019identifier un corpus théorique cohérent pour les sciences de l\u2019information, R.Ruhig Du Mont (Kent State University), dans la synthèse du Colloque, plaida pour davantage de rigueur dans le choix des thèmes et des méthodes de recherche.Elle considère par ailleurs que pratique et théorie ne sont pas des mondes distincts, mais deux parties d\u2019un tout que la recherche peut contribuer à unifier: «It is time to stop «bridging the gap» between theory and practice and to start responding to a deeper concern: how might approaches be developed to further the interaction between the two».Résumé ainsi, en quelques coups de projecteurs dont le choix est nécessairement subjectif, ce Colloque peut donner l\u2019impression d\u2019être demeuré au niveau des idées générales.Il n\u2019en a rien été.Les nombreux ateliers ont porté sur la présentation et la discussion de nombreuses expériences et réflexions qu\u2019il est difficile de restituer ici.Premier du genre, le Colloque conjoint de Montréal fut très fructueux et ceci, entre autres, grâce à la qualité de l\u2019accueil réservé par nos collègues québécois à qui va la reconnaissance des participants.Du 30 mai au 3 juin, dans le cadre d\u2019un post-colloque, des Ateliers de pédagogie universitaire en bibliothéconomie, archivistique et sciences de l\u2019information ont été mis sur pied par l\u2019EBSI et le Service pédagogique de l\u2019Université de Montréal et organisés par Paulette Bernhard.Us étaient placés sous les auspices de l\u2019AIESI, ainsi que sous le patronage de l\u2019Unesco.L\u2019AIESI réunira son prochain Colloque à Tunis, au printemps 1990.L I B RA I R I E iVIICI-IKL FORTIN î LITTERATURE GENERALE QUEBECOISE FRANÇAISE LIBRES ET DICTIONNAIRES ESPAGNOLS REVUES ET JOURNAUX 3714 RUE ST DENIS MONTREAL TEL (514)849 5719 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 87 Bulletin d\u2019abonnement Je désire m'abonner à Argus à partir du vol 17 (1988) \u2014\ttarif normal (30 $ pour le Québec et le Canada; 30 $ US pour l\u2019extérieur du Canada) \u2014\ttarif étudiant (15 $ pour le Québec et le Canada; 15 $ US pour l\u2019extérieur du Canada ?paiement joint\t?veuillez me facturer Nom, prénom: Adresse: Tél.: Bulletin à retourner à: Corporation des Bibliothécaires Professionnels du Québec 307, Ste-Catherine ouest, Suite 320 Montréal, Qc H2X 2A3 Ateliers des Sourds Montreal (1978) inc.85, rue de Castelnau ouest Montreal, QC H2R 2W3 Téléphone: (514) 279-4571 Télécopieur (514) 279-3172 Membre du groupe Litho Acme Lithographie Photocomposition Reliure 88 ARGUS/SEPTEMBRE 1988/VOLUME 17/NUMER0 3 PROTOCOLE OE RÉDACTION (JUIN 1986) Argus vise à assurer l\u2019information et le développement professionnel des membres de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Les articles publiés traitent de la formation, du rôle et du statut du bibliothécaire dans la société, du professionnalisme des nouvelles orientations et de la recherche en bibliothéconomie et en sciences de I information, ainsi que de [ apport des autres disciplines Le comité de rédaction accepte des articles originaux soit en français, soit en anglais A l'occasion, il publie des textes de conférences prononcées dans le cadre des activités de la Corporation Tous les articles sont examinés par un comité de lecture Les publications peuvent prendre plusieurs formes \u2014\tarticles de fond (de 15 à 25 pages dactylographiées) \u2014\ttextes plus courts rendant compte d'un événement récent ou consistant en une expression d'opinion \u2014\tarticles décrivant une expérience ou une réalisation \u2014\tchroniques sur les revues professionnelles, la recherche les nouvelles technologies, etc \u2014\tlettres à I éditeur paraissant sous le titre - Argus commentaires» et commentant une question d actualité ou un article récemment paru dans la revue \u2014\tréflexion autour d'un ou de plusieurs ouvrages sur la profession ou la recherche \u2014\tentrevues Les articles doivent être soumis en cinq (5) exemplaires, dactylographiés à interligne double sur papier 21 x 28 cm et accompagnés d'un résumé informatif Ils doivent être envoyés à I adresse de la revue Sur la première page doivent figurer le nom.le statut professionnel et le heu de travail de l'auteur ainsi que le titre et le résumé du texte Les graphiques et tableaux doivent être fournis sur des pages séparées Les références à un document cité ou paraphrasé se font en incluant entre parentheses, le nom de l auteur, l\u2019année de publication et la ou les pages citées, par exemple (Courrier, 1976, p 179) pour un document du même auteur publié la même année on assigne une lettre a chaque item, par exemple (Lancaster, 1977a.p 48) Il appartient aux auteurs de fournir les références bibliographiques complètes et présentées de la façon suivante EDITORIAL POLICY (JUNE 1986) Argus aims to inform the members of the Corporation of Professional Librarians of Québec and to further their professional development.The articles treat the education, role and status of the librarian in society; professionalism, new directions and research in library and information studies; as well as contributions from other fields All of the papers are refereed The editorial board accepts original articles in French or English Occasionally it publishes papers presented at Corporation activities.Publications may take several forms \u2014\tin-depth articles (15 to 25 typed pages) \u2014\tshorter articles reporting a recent event or consisting of an expression of opinion \u2014\tarticles describing an experience or an accomplishment \u2014\tcolumns on professional journals, research, new technologies, etc \u2014\tletters to the editor appearing under the title Argus commentaires ' discussing a current issue or a recent article appearing in the journal \u2014\treview essays of professional or research literature \u2014\tinterviews Articles should be submitted in quintuplicate, typed double-spaced on sheets 21 by 28 cm.An informative abstract should be provided.Articles should be sent to: Argus.Secretariat of the CPLQ.307 Ste-Catherine Street West.Suite 320, Montréal, Québec, H2X 2A3 The author s name, professional status, and place of work, as well as the title and abstract of the article, should appear on the first page Illustrations should be included on separate sheets References to documents cited or paraphrased should include in parentheses the name of the author, year of publication, and the pages cited, e g (Courrier.1976.pp 179) \u2014 assign a letter to each duplicate date under the same author, e g (Lancaster.1977a.p 48) At the end of the article, the author must provide complete bibliographic references according to the following examples Monographie Monograph Lancaster.F W 1977a The Measurement and evaluation of library services Washington.D C.Information Resources Press, 1977 Lancaster.F W 1977b Toward paperless information systems New York Academic Press.1977 McDonald.A R 1963 Managers view information New York Special Libraries Association, 1983 Extrait d\u2019une monographie Portion of a monograph Potter WM 1970 History, the behavioral studies and the science of man\u201d.In; Bundy, M L & Wasserman.P eds Reader in research methods for librarianship.Washington, D C Microcard Editions, 1970 pp 34-65 Article de périodique Periodical article Courrier, Y 1976 Analyse et langage documentaires .\u201d Documentaliste Vol.13, no 5-6 (sept-déc 1976), pp.178-186 Les correcteurs se réservent le droit de renvoyer aux auteurs les textes dont les références ne correspondent pas à ces exigences Ils peuvent effectuer des corrections de forme Les auteurs sont priés de conserver un double de leur article.Aucun manuscrit ne leur sera remis Chaque auteur recevra trois exemplaires du numéro auquel il aura contribué The editors reserve the right to return articles if references do not conform to these standards Minor corrections may be made to an article without the author's prior knowledge Authors should keep copies of articles submitted Manuscripts will not be returned Authors receive three copies of the issue in which their articles appear Un seul appareil Le lecteur-reproducteur PC-Printer 80 s'adapte à toutes les microformes.Capacité universelle pour tous formats: microfiche et microfilm 16mm et 55mm avec objectifs de 10X à 50X Système CAR (recherche assistée par ordinateur) Contrôle de la surface a copier horizontalement et verticalement Sélection de l'information et élimination des bordures noires Economique a rachat, à l'entretien et a l utilisation sur papier ordinaire î ' (3 Canon PC-Printer80 L'universel Montreal 514-288-1905 Québec '418 685-5995 c / / "]
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