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Titre :
Argus
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ),[1971]-2021
Contenu spécifique :
Janvier - Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
trois fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin de nouvelles (Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec)
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Références

Argus, 1980, Collections de BAnQ.

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[" Ouch «U porat'.oH- uu-m ¦nrrai ARGUS Comité de rédaction/Editorial Committee Suzanne Gastaldy, prés Serge Coulombe Claude Langlois Denyse Léger Philippe Lelièvre Jean Lemaire Catherine Passerieux Réjean Savard Correcteurs/ Correctors: Jean-Pierre Côté Catherine Passerieux\t Maquettiste: Antoine Godbout\t Impression.Printing: Les Presses Lithographiques Lac Etchemin (Québec)\t Traductrice Translator: Myriam Ticoll\t Publicité/Advertising: Agence Marsy 440 ouest, Boulevard Dorchester Suite 1101 Montréal.Qué.H2Z 1V7 (514)871-1757\t Dépôt légat:Legal deposit Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada\t Argus est une revue bimestrielle publiée par la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec\tArgus is a bimonthly journal sponsored by the Corporation of Professionnal Librarians of Québec Elle vise à l\u2019information et à l'éducation de la profession La rédaction laisse aux auteurs l\u2019entière responsabilité de leurs textes.\tIts aim is to publish original papers for the information and education of the profession Articles are the entire responsibility of the authors L abonnement annuel est de 18$ (4$ le numéro) et de 20$ (4,50$ le numéro) pour l\u2019extérieur du Québec II est gratuit pour tous les membres de la Corporation.\tThe yearly subscription is 18$ (4$ an issue) and 20$ (4.50$ an issue) outside Québec Subscription for members is included in their fees to the Corporation Toute demande concernant les numéros manquants doit être envoyée, au plus tard un mois suivant la date de parution, à ( adresse suivante\tAny request concerning missing issues should be sent, no later than a month after date of publication, to the following address: Argus Secrétariat de la CBPQ 360, rue Le Moyne Montreal.Québec H2Y 1Y3\tArgus Secretariat of the CPLQ 360 Le Moyne Street Montreal, Québec.H2Y 1Y3 Les articles de la revue sont indexés dans le Bulletin signalétique, section 101: Sciences de l'information - documentation.Information Science Abstracts.Library Information Science Abstracts (LISA), Library Literature et dans RADAR, répertoire analytique d articles de revues du Québec\tArticles are indexed in Bulletin Signalétique.section 101: Sciences de 1 information - documentation.Information Science Abstracts.Library Information Science Abstracts (LISA), Library Literature and in RADAR: répertoire analytique d articles de revues du Québec Volume 9, numéro 1/ISSN 0315-99 30/janvier-février 1980 /4RGUS La lettre cT Argus.Le financement des services communautaires au gouvernement du Québec: structure et gestion dubgétaires Odette Blouin-Cliche.Le financement des bibliothèques scolaires Hedwige de Montjoye.L\u2019augmentation des coûts de publications en série, les budgets des collections et le développement Monique Lecavalier.Le financement d\u2019une bibliothèque municipale: l\u2019expérience de Longueuil Yves Ouimet.Le mode de financement des bibliothèques de collèges Gabriel Allard.À propos de recherche.Diane Mittermeyer.Ouvrages reçus.9 13 20 25 29 32 Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec Corporation of Professional Librarians of Québec ARGUS, janvier-février 1980.volume 9, numéro 1 1 biblionches 4545 Boul.Laurier, St-Hubert, P.Q.J3Y 3X3 T6I: 676-7961* 100 ' pHUosnCJ*CTJflLES .philology ~vib> nt too L Jeux d\u2019étiquettes NO 61 (DEWEY) Comprenant 100 étiquettes pour étagères 3/4\u201d x 5 1/2\u201d et 10 étiquettes pour sections 2 1/2\u201d x 12\u201d.Porte-étiquettes Ces porte-étiquettes sont fabriqués en matière plastique transparente et adhèrent à l'étagère par simple pression du doigt.\\ No ni - FÉVRIER 1980 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 La lettre dyArgus Depuis quelques années, certains termes reviennent de plus en plus fréquemment dans les conversations d\u2019administrateurs: austérité, récession, stagnation, inflation, compression budgétaire.Les effets de ces phénomènes économiques généralisés n\u2019épargnent certes pas le monde des bibliothèques.L\u2019argent n\u2019est-il pas le poids qui fait osciller la balance du développement d\u2019une organisation soit du côté de la prospérité soit du côté de la détérioration?Comment les bibliothécaires québécois font-ils face à leurs problèmes de budget?Quelles sont leurs sources de financement?Leurs modes d\u2019attribution interne?C\u2019est pour en savoir plus long à ce sujet et dresser en quelque sorte un tableau de la situation financière de nos bibliothèques qu\u2019Argus a décidé de consacrer son premier numéro de l\u2019année à ces questions d\u2019argent.Parler de \u201cgros sous\u201d peut sembler terre-à-terre et rebuter certains théoriciens du professionnalisme.Il n\u2019en reste pas moins que dans la pratique quotidienne, les bibliothécaires sont constamment aux prises avec ce type de préoccupations et qu\u2019il est souhaitable, une fois de temps en temps, de jeter un coup d\u2019oeil sur la réalité concrète et d\u2019envisager des solutions aux problèmes qu\u2019on est susceptible d\u2019y rencontrer.Tous les types de bibliothèques ont leur mode de fonctionnement propre.Mme Hedwidge de Montjoye explique d\u2019abord que le financement des bibliothèques scolaires est un domaine complexe où les différents intervenants (le ministère de l\u2019Éducation et les commissions scolaires) n\u2019ont pas de politique ni de normes précises régissant les budgets d\u2019opération.L\u2019administration du budget est laissée, somme toute, à la discrétion des directeurs d\u2019école qui, bien souvent, oublient de demander une expertise professionnelle sur le développement nécessaire de la bibliothèque.Quant au financement des bibliothèques collégiales (cégeps et collèges privés), M.Gabriel Allard nous le décrit comme plus structuré, mieux encadré qu\u2019au niveau primaire et secondaire, mais déplore toutefois certaines carences dans les budgets d\u2019achat de la documentation et d\u2019engagement de personnel.Avec l\u2019expérience de la bibliothèque municipale de Longueuil, M.Yves Ouimet nous montre que le financement d\u2019une bibliothèque publique tient compte de trois facteurs importants: la compréhension de l\u2019utilité d\u2019une bibliothèque par les administrateurs municipaux d\u2019une part et par la population d\u2019autre part et enfin le plan de développement quinquennal des bibliothèques publiques du ministère des Affaires culturelles.Le dynamisme du bibliothécaire en place peut donc jouer beaucoup aux deux premiers niveaux.Dans le secteur des bibliothèques gouvernementales, Mme Odette Blouin-Cliche considère que les ressources financières sont méconnues et mal gérées à cause du contexte organisationnel des budgets.Il en ressort que la performance et l\u2019efficacité de ces bibliothèques demeurent difficilement observables.Enfin, Mme Monique Lecavalier nous sensibilise à l\u2019augmentation croissante du coût des publications en série.Une planification sérieuse et de solides critères de choix permettront d\u2019atténuer les effets de l\u2019inflation qui touche particulièrement ce type de documentation.Il nous semble qu\u2019une conclusion s\u2019impose à la suite de la lecture de ces témoignages: lorsque le financement touche de près le bibliothécaire professionnel, les chances de réussite sont bonnes; au contraire, lorsque le financement passe par la bureaucratie institutionnelle via ses technocrates, celui-ci est sérieusement compromis, au point de le rendre inefficace pour une saine gestion.Quand donc les bibliothécaires pourront-ils s\u2019imposer avec assez de force pour faire valoir leurs vues sur tout ce qui concerne la bonne marche et le développement de leur organisation?Le comité de rédaction ARGUS, janvier-février 1980, volume 9.numéro 1 3 \t MOBILIER Et ACCESSOIRES DE BIBüO'AJDiO-vtOfOTHEOüE 4 ARGUS, janvitr-îevrier 1980 volume 9.numéro 1 Le financement des services documentaires au gouvernement du Québec: structure et gestion budgétaires Par Odcrîc\"B1t)uin-Clichc* t i Les ressources financières accordées aux bibliothèques et à l \u2019ensemble de l \u2019activité documentaire au gouvernement sont bien souvent difficiles à identifier.La structure budgétaire, la catégorisation des dépenses et le contrôle budgétaire pour ces ressources et sendees documentaires favoriseraient non seulement une connaissance détaillée d'un tel financement, mais aussi une saine gestion de ces biens et sendees.It is often difficult to determine what funds are allocated to gm'emment libraries and documentation activities.Budget structuring, the categorization of spending and budgetary control of resources and documentation resources, would permit not only a detailed knowledge of funding, but would also allow for the sound management of goods and sendees.L\u2019État a pris une large place dans la vie de tous les citoyens, de sorte qu\u2019il ne faut pas s\u2019étonner qu\u2019il touche, a fortiori dans un contexte de \u201csocial-démo-cratie\u201d, à une variété de domaines d\u2019activité pour lesquels il doit évidemment établir ses décisions et actions sur une information documentaire appropriée.À l\u2019image même de cette expansion que le gouvernement connaît depuis les années 60, la conjoncture documentaire au gouvernement du Québec s\u2019est adaptée aux nouveaux champs d\u2019intervention gouvernementale.Quantitativement d\u2019abord, par le développement de plusieurs services documentaires1 au sein des différents ministères et orga- nismes, et ensuite sur le plan des fonctions documentaires qui, à l\u2019image même de la profession du bibliothécaire, ont été touchées par ce phénomène de développement: analyse documentaire, animation, informatique documentaire, téléréférence et diffusion sélective de l\u2019information sont venues enrichir les fonctions fondamentales et traditionnelles que sont l\u2019acquisition, le traitement et le prêt.Au sein de l\u2019appareil administratif actuel, on retrouve cet ensemble d\u2019activités dans un même service documentaire ou encore dans des services distincts et complémentaires.Pour juger de l\u2019importance qu\u2019accorde le gouvernement du Québec à la fonction documentaire en général, on sera tenté de dresser l\u2019inventaire de toutes les ressources financières qui sont consacrées à ces services documentaires.Quelques enquêtes et rapports2 ont ainsi fait état de certaines données qui aident à tracer un portrait d\u2019ensemble des bibliothèques gouvernementales, mais qui ne réussissent pas, faute de statistiques précises, à restituer une image parfaite de toute la réalité documentaire au gouvernement, * Odette Blouin-Cliche dirige la Bibliothèque administrative du ministère des Communications, au Gouvernement du Québec.ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 5 et cela en raison des facteurs suivants: 1° L\u2019existence, en dehors de services documentaires ou de bibliothèques gouvernementales, de centres d\u2019acquisition de documentation dans un même ministère ou organisme; 2° L\u2019absence de contrôle budgétaire pour un certain nombre de bibliothèques gouvernementales en raison d\u2019une structure budgétaire peu favorable; 3° Enfin, la difficulté d\u2019identifier les sommes qui ont été affectées au développement des ressources documentaires en raison du système de ventilation des dépenses propre au gouvernement.Vouloir traiter du financement des bibliothèques gouvernementales et de l\u2019ensemble de l\u2019activité documentaire sans faire référence à l\u2019organisation budgétaire gouvernementale nous apparaît difficile; aussi est-il important d\u2019expliciter le contexte organisationnel dans lequel s\u2019insèrent les activités budgétaires et financières des services d\u2019information documentaire du gouvernement et les difficultés inhérentes à l\u2019identification des ressources financières affectées à leur développement.Structure budgétaire Pour bien comprendre la place qu\u2019occupent les services de soutien documentaire dans la structure budgétaire au gouvernement, il est utile de se rappeler la philosophie de base de cette structure.Le PPBS\\ ou le budget des programmes, est essentiellement un processus de choix d\u2019orientations et d\u2019actions pour atteindre les objectifs du gouvernement en matière économique, culturelle et sociale.Toute l\u2019activité gouvernementale est donc concentrée à l\u2019intérieur de quatre missions: économique, éducative et culturelle, sociale, et enfin, gouvernementale et administrative.Ces quatre missions se composent de quinze domaines, lesquels sont formés de quarante-trois secteurs.Cette première strate d\u2019activités correspond à ce qu\u2019il convient d\u2019appeler la \u201csuperstructure\u201d des actions gouvernementales.A un deuxième niveau, celui de la \u201cstructure\u201d, on retrouve deux paliers, soit 177 programmes et plus de 500 éléments de programmes.Enfin, le troisième niveau de ce système PPBS, ou \u201cinfrastructure\u201d, se compose d\u2019au moins trois paliers: activités, sous-activités ou projets, opérations, etc.Où se situent les bibliothèques gouvernementales dans cette structure hiérarchisée?Le plus souvent, en ce qui concerne les bibliothèques ministérielles, au niveau de l\u2019infrastructure, c\u2019est-à-dire au troisième niveau du système budgétaire et à l\u2019intérieur même de cette infrastructure, à divers paliers.Deux grandes bibliothèques au sein du gouvernement se retrouvent au deuxiè- me niveau du système, soit dans la structure de programmes proprement dite, et plus précisément à titre d\u2019éléments de programmes: ce sont la Bibliothèque nationale du Québec d\u2019une part et la Bibliothèque de la Législature d\u2019autre part.Voici un tableau qui illustre, pour une bibliothèque donnée, la place qu\u2019elle occupe dans la structure PPBS; il s\u2019agit en l\u2019occurrence de la Bibliothèque administrative: La place et l\u2019importance relative qu\u2019occupent les activités d\u2019information documentaire au gouvernement ne sauraient cependant être reliées nécessairement à leur niveau dans la structure budgétaire; de fait une bibliothèque disposant de ressources humaines et financières supérieures à une autre pourra figurer au rang de sous-activité ou de projet tandis que l\u2019autre sera considérée comme une activité.En somme, tout dépend du degré de raffinement que l\u2019administration veut se donner pour rendre compte de ses opérations.Ce qu\u2019il faut retenir de ce tableau d\u2019ensemble, c\u2019est que les bibliothèques sont essentiellement considérées, et à juste titre, comme des intrants à un programme donné et que ceux-ci doivent concourir à la réalisation d\u2019objectifs que s\u2019est fixés le gouvernement; dans la structure administrative ministérielle, qui ne saurait en aucun cas être confondue avec la structure budgétaire, on retrouvera ces bibliothèques rattachées à une direction de communications, à un service de recherche, à une direction de l\u2019administration ou encore à une direction générale sectorielle.Cette diversité de niveaux dans la structure budgétaire que connaissent les activités d\u2019information documentaire ne facilite pas, pour des fins d\u2019analyse, l\u2019identification claire de ce secteur; il faudra donc recourir à d\u2019autres moyens pour connaître les ressources financières qui sont consacrées au soutien documentaire.Allocation des ressources A la différence d\u2019un budget-objet ou d\u2019un budget par nature de dépenses qui est reconduit presque automatiquement d\u2019année en année avec une certaine majoration de crédits, le budget de programmes, dans sa conception la plus pure, exige au préalable qu\u2019on définisse les extrants et les résultats visés avant de penser aux ressources et activités et qu\u2019on détermine de plus les critères qui permettront d\u2019en évaluer la performance et l\u2019impact.Cette étape de programmation, qui se concrétise annuellement par la revue des programmes, permet ou devrait permettre une réflexion en profondeur sur les moyens les plus aptes à réaliser les grands objectifs de secteurs.Au niveau de l\u2019activité documentaire comme à celui de toutes les autres activités, le même processus s\u2019accomplit selon l\u2019approche systémique, c\u2019est-à-dire que les objectifs d\u2019une sous-activité deviennent les moyens ou les intrants d\u2019un palier supérieur de programme.Il est rare cependant qu\u2019on remette en question un ensemble de programmes donné; il est plus courant de faire porter l\u2019analyse sur un programme en particulier ou sur quelques-uns des éléments, activités et sous-activités qui le composent.A la limite, ce processus analytique peut s\u2019apparenter à la technique du \u201cbudget base zéro\u201d qui oblige à la détermination d\u2019un niveau minimum d\u2019activité pour atteindre l\u2019objectif fixé par l\u2019organisation.Contrôle budgétaire Comme il s\u2019agit d\u2019un service de soutien et d\u2019un intrant, comme on l\u2019a vu, à une foule d\u2019activités et d\u2019éléments de programme, l\u2019activité documentaire au gouvernement peut se trouver dispersée dans plusieurs programmes gérés par les ministères et organismes; la structure budgétaire actuelle ne peut favoriser à elle seule une concentration et une harmonisation d\u2019allocation de ressources à ce secteur d\u2019activités.Pour contrer cet effet de dispersion, le ministère ou l\u2019organisme décidera d\u2019implanter, comme on le constate actuellement dans quelques ministères, une politique d\u2019ensemble intraministé-rielle en vue d\u2019attribuer à une seule unité administrative le soin de gérer les ressources dévolues à l\u2019activité de soutien documentaire aux divers programmes ministériels.Cette politique favorise sans aucun doute la transparence des intrants documentaires dans une organisation donnée.La connaissance du budget de documentation est donc fonction de l\u2019existence d\u2019une bibliothèque comme centre Super-\tMission:\tGouvernementale et administrative structure\tDomaine:\tGestion administrative centrale \tSecteur:\tServices de soutien \tProgramme:\tÉdition gouvernementale Structure\tÉlément:\tÉdition, documentation et traduction Infra-\tActivité:\tDocumentation administrative structure\tSous-activité:\tBibliothèque administrative 4 * » i 6 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 de responsabilité financière4; dans le* autres cas, les sommes allouées figureront au mieux dans les postes budgétaires d\u2019une ou de plusieurs unités administratives qui englobent, entre autres choses, un service documentaire.Ceci n\u2019est pas sans causer de sérieux problèmes à la planification, à l\u2019évaluation et au contrôle administratif de ce type de prestation de services; cet aspect à lui seul pourrait faire l\u2019objet d\u2019une étude assez longue et qui déborde le sujet traité dans cet article.Soulignons cependant que cet état de fait comporte au moins un aspect positif, du point de vue des consommateurs de documentation, qui est de permettre une grande liberté de manoeuvre pour l\u2019acquisition d\u2019instruments de travail qui, à toute fin pratique, leur seront réservés en propre et qui ne connaîtront pas les inconvénients du partage des ressources entre bibliothèques.Ventilation des dépenses Le contrôle budgétaire est fonction non seulement de la structure et de l\u2019attribution des centres de responsabilités, mais aussi du cadre que s\u2019est donné l\u2019administration gouvernementale pour décrire la nature de ses dépenses courantes de consommation de biens et services.Pour revenir au système de PPBS, cette classification de dépenses sert à détailler les prévisions budgétaires, qui figurent au livre annuel des crédits du gouvernement^, au niveau des divers programmes et éléments de programme.Cette ventilation détaillée de dépenses sert également à rendre compte de l\u2019activité gouvernementale et fait l\u2019objet d\u2019une publication annuelle: les comptes publics* du gouvernement.Sans énumérer toutes les catégories de dépenses, soulignons, en ce qui concerne les sommes allouées aux acquisitions de documents, qu\u2019il existe deux catégories particulières qui comprennent les dépenses afférentes à ce secteur: ce sont la catégorie \u201c04, Services professionnels, administratifs et autres\u201d et la catégorie \u201c07, Fournitures et approvisionnements\u201d.Dans la catégorie 04, on retrouve les abonnements aux périodiques et dans la catégorie 07, les achats de livres, brochures et autres documents.On peut se demander à juste titre les raisons d\u2019une telle distinction entre \u201cservices\u201d, d\u2019une part pour les périodiques et \u201cbiens\u201d, d\u2019autre part en ce qui regarde les livres.En prenant connaissance des définitions de ces deux catégories, on constate que les ressources documentaires au gouvernement sont assimilées à des biens de consommation courante au même titre que divers articles ou \u201cpro- duits finis non comestibles\u201d ou encore à des \u2018Services divers\u201d qui regroupent, en plus des abonnements, des services bancaires et de sécurité.Et encore là, pour ce qui touche les achats de livres, la sous-catégorie 07.46 recouvre en plus toutes les dépenses afférentes aux fournitures de bureau.Sans vouloir caricaturer à l\u2019extrême, on peut affirmer toutefois que la documentation au gouvernement n\u2019est pas perçue au niveau des catégories des dépenses comme une ressource durable ni même comme un investisseur à l\u2019instar des biens meubles acquis par le gouvernement, sinon on pourrait retrouver l\u2019acquisition des documents sous la catégorie \u201c08, Matériel et équipement\u201d dans la supercatégorie des dépenses en capital.Cette catégorisation de dépenses pour les ressources documentaires n\u2019apporte toutefois pas de problèmes majeurs de fonctionnement comme tel, si ce n\u2019est que le contrôle de ces dépenses spécifiques apparaît pius difficile et que les données ne tracent pas un portrait fiable et clair de la situation documentaire au gouvernement.Dans le domaine des activités des services documentaires gouvernementaux, la détermination et l\u2019évaluation des bénéfices et résultats pourront être faites à l\u2019aide d\u2019études coût/bénéfices, coût/efficacité ou encore en assignant pour les extrants (production de services) des indicateurs de performance et d\u2019impact.L\u2019efficacité d\u2019une bibliothèque est affaire bien souvent de perception individuelle; est jugé efficace en effet un service de bibliothèque qui répond à une foule d\u2019exigences personnelles.Ce n\u2019est pas cette sorte d\u2019efficacité qu\u2019on veut mesurer pour fins d\u2019évaluation de performance; c\u2019est plutôt la productivité ou l\u2019efficience des opérations d\u2019une part et l\u2019efficacité des résultats obtenus ou le degré d\u2019atteinte des objectifs visés d\u2019autre part.L\u2019indicateur retenu aux fins d\u2019évaluer la performance (l\u2019efficience) pourra être le coût moyen des recherches par usager ou encore le coût moyen d\u2019un prêt d\u2019unité documentaire par usager.La difficulté de déterminer les bons indicateurs de performance réside dans le fait qu\u2019il y a peu de normes ou standards de production qui permettent une comparaison valable.Toutefois, on peut espérer qu\u2019une coordination efficace des services documentaires au gouvernement pourrait permettre d\u2019en dégager un certain nombre qui serviraient à juger de l\u2019efficience de ces services.Quant à l\u2019indicateur d\u2019efficacité, c\u2019est-à-dire le critère qui permettra de déterminer si l\u2019activité documentaire, si bien gérée soit-elle, est utile ou atteint son but, il est encore plus diffi- cile d\u2019application.C\u2019est encore affaire de perception bien sûr et la zone grise qui entoure cette évaluation a permis jusqu\u2019à maintenant à certains administrateurs de sabrer dans le budget des bibliothèques gouvernementales sous prétexte que la documentation n\u2019est pas jugée essentielle à la réalisation d\u2019un programme donné.Encore là, on se heurte à une difficulté majeure, celle de prouver la rentabilité socio-économique des bibiothèques gouvernementales en mesurant avant et après une prestation de services d\u2019information documentaire le changement d\u2019état d\u2019un groupe d\u2019usagers donné7.Budget et gestion Le mode de budgétisation a donc une influence très grande sur la gestion même des bibliothèques gouvernementales et autres services documentaires: planification, organisation, contrôle et évaluation de ces services sont des étapes de gestion qui font partie intégrante du processus d\u2019allocation de ressources; elles y sont traduites en objectifs, en extrants et en critères d\u2019évaluation.A quelque niveau qu\u2019il soit dans la structure administrative ou budgétaire, tout service documentaire au gouvernement devrait être soumis à cette mécanique.Des avantages multiples se dégageraient d\u2019une telle identification; mentionnons que: \u2014\tla responsabilité de l\u2019achat de ressources documentaires pourrait être attribuée à ce service documentaire; \u2014\tla définition d\u2019objectifs précis qui tiennent compte des autres services documentaires de l\u2019environnement serait mieux assurée; \u2014\tl\u2019évaluation de la documentation et des services d\u2019information documentaires serait soumise à des critères spécifiques et non plus arbitraires.Enfin, il m\u2019apparaît souhaitable que la documentation, produite ou achetée par le gouvernement comme par les universités, collèges et municipalités, soit considérée comme une ressource nationale, comme un bien de longue durée et comme un investissement pour la production intellectuelle de la nation.Dans une telle optique, la rareté relative des ressources financières devrait nous amener à accorder une attention plus sérieuse à ce type de biens à acquérir et aux services qu\u2019ils génèrent.Évaluation des activités documentaires Le processus de budgétisation PPBS ne saurait en aucun cas être réduit à l\u2019application d\u2019une simple mécanique ou technique de financement d\u2019activités gouvernementales; il s\u2019agit d\u2019un processus complet de gestion, rappe- ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 7 lons-le, puisqu\u2019il permet une allocation de ressources planifiée, contrôlée et évaluée selon les bénéfices et les résultats obtenus.1.\tIl y aurait présentement soixante-et-un services documentaires au gouvernement du Québec; par \u201cservice documentaire\u201d, j\u2019entends \u201cbibliothèque\" proprement dite, \u201ccentre de documentation\u201d ou tout autre terme correspondant à la définition de \u201cbibliothèque\" selon IT\u2019nescoet qui comprend au moins une ( 1 ) personne à plein temps affectée à son fonctionnement.2.\tMentionnons à cet égard l\u2019enquête menée par le Comité de coordination des bibliothèques gouvernementales du Québec (COBI-GO) en 1977-78.Les données du COBIGO révèlent par exemple que, peur l\u2019année 1977-78, le budget d'acquisitions s\u2019élève à SI 354 000, et cela pour quarante-deux bibliothèques sur cinquante-sept qui ont répondu à cette question.3.\t\u201cPPBS\u201d \u201cPlanning, Programming Rudgrt-ing System\"; en français connu sous le nom de RCB: \u201cRationalisation des choix budgétaires\u201d.L\u2019utilisation du PPBS date de l\u2019année financière 1972-7 3 au gouvernement du Québec.l\u2019ne bonne explication détaillée du système se retrouve dans: Québec (Province) Conseil du Trésor, Le système Je budget par programmes PPBS et son utilisation au gouvernement Ju Québec (Québec, avril 1972), 59 p.Annexes.4.\tDans le questionnaire distribué à cinquante-sept bibliothèques gouvernementales par le COBIGO en 1977, vingt-trois bibliothèques sur quarante-neuf qui ont répondu à cette question, ont déclaré qu\u2019elles ne disposaient pas d\u2019un budget autonome.Par contre, comme on le signale plus haut, dix-neuf autres bibliothèques ont pu rendre compte de leurs dépenses approximatives en achat de documentation 5.\t(Québec (Province) Ministère des finances, Budget 1979-S0; crédits pour l'année financière se terminant le 31 mars 1980 (Québec, Conseil du trésor, 1979), pag variée.6.\tQuébec (Province) Ministère des finances, Comptes publics 1977-78 (Québec, 1978), 2 v.7 On pourra consulter une étude très intéressante sur cet aspect de l'évaluation des bibliothèques en fonction de leur utilité ou impact: Christine Oldman & Gordon Will, The Beneficial Library ( Bradford, MCB Books, 1977), 163 p.McGill Ecole supérieure de bibliothéconomie L'école vous invite à vous renseigner sur ses différents programmes d'études: \u2022\tProgramme régulier de maîtrise \u2022\tProgramme d'éducation permanente \u2022\tCours d'été, séminaires spéciaux Lors de certains cours, vous avez la possibilité de participer en français aux discussions.L'Ecole supérieure de bibliothéconomie McGill University 3459, rue McTavish Montréal, PQ, H3A 1Y1 ^514^9^947 McGill Graduate School of Library Science The school invites you to inquire about its several offerings: \u2022\tProgram leading to the MLS \u2022\tContinuing Education courses \u2022\tSummer courses, special seminars Many courses provide opportunity for discussion in French.Graduate School of Library Science McGill University 3459 McTavish Street Montreal, PQ, H3A 1Y1 (514) 392 5947 I 8 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 *\u2022>.' '\u2022\u2018OH I 4 t é é d\tLe financement es bibliothèques scolaires HBB\t Le financement des bibliothèques scolaires est un domaine complexe qui se joue sur différents plans: Quels sont les politiques et comportements du ministère de l'Education en matière de financement des bibliothèques scolaires?Com-ment les commissions scolaires financent-elle s les services de bibliothèques?Quels sont les effets de la centralisation ou de la décentralisation des budgets au niveau des commissions scolaires?The financing of school libraries is a complicated matter operating on several levels: What are the Ministry's policies and actions in relation to the financing of school libraries?How do school commissions finance library services?What are the implications of the centralization or decentralization of school commission budgets?Politiques du ministère de l\u2019Education Lors de la consultation sur le Livre vert, la Québec Association of School Librarians (QASL) et TASTED ont lancé un cri d\u2019alarme sur la situation des services de bibliothèques scolaires dans la province.Depuis, la situation, loin de s\u2019améliorer, se dégrade plus ou moins vite.Pourtant le ministère de l\u2019Education ne déclare-t-il pas dans le Livre orange qu\u2019il \u201ccompte maintenir l\u2019effort considérable fourni depuis bientôt 15 ans pour aménager des bibliothèques\u2019\u2019?1 Ne souligne-t-il pas que \u201cl\u2019aménagement et l\u2019utilisation des bibliothèques doivent être considérés par les commissions scolaires comme partie intégrante du développement pédagogique\u2019\u2019?2 Pourquoi alors, les personnes impliquées dans les services des bibliothèques parlent-elles de situation problématique, voire critique?Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019entreprises privées ou publiques, d\u2019un projet de grande ou petite envergure, son succès dépend de quatre principes: 1.\til faut un espace physique avec un équipement adéquat.2.\til faut des moyens financiers suffisants pour maintenir ce projet (budget d\u2019opération) 3.\til faut un personnel qualifié et compétent.4.\til faut faire connaître ce projet.Or, ces principes sont tous subordonnés à une réalité qui est la clef de voûte de tout projet bien structuré: le financement.Dans le court passage du Livre orange qui se rapporte aux bibliothèques, on se dit prêt à \u201célaborer pour l\u2019avenir des politiques plus explicites que celles qui ont cours actuellement\u2019\u2019.\u2019 On aurait donc pu s\u2019attendre à voir le ministère faire des recommandations précises, en ce qui a trait au financement des bibliothèques.On l\u2019aurait cru d\u2019autant plus volontiers, que le ministre déclare qu\u2019\u201cil lui revient (au ministère) de déterminer les objectifs majeurs du système scolaire et de choisir les moyens propres à garantir la qualité de l\u2019éducation sur l\u2019ensemble du territoire québécois\u2019*4, même si on doit, de ce fait, l\u2019accuser \u201cde s\u2019immiscer dans la gestion même de l\u2019école.de s\u2019arroger des pouvoirs qui relèvent d\u2019instances décentralisées\u2019^.D\u2019autre part on insiste (toujours dans le Livre orange) sur le fait \u201cque l\u2019école a partie liée avec l\u2019épanouissement de la culture\u2019\u20196.Jusqu\u2019à présent, le gouvernement a eu diverses politiques au sujet des bibliothèques mais aucune politique d\u2019ensemble sur leur financement.Si nous nous reportons aux principes de base nécessaires à la réalisation d\u2019un projet, les politiques du gouvernement ont été les suivantes: 1.Espace physique \u2014 Equipement Le ministère de l'Education a établi des normes régissant l 'organisation matérielle des bibliothèques: nombre de places as- sises par rapport au nombre d\u2019élèves, hauteur des tables, des chaises, des rayonnages, etc.Il a soutenu ces normes par des budgets spéciaux pour aménager des bibliothèques dans les écoles neuves et a vivement encouragé les autres écoles à se pourvoir de locaux adéquats.Dans une récente enquête portant sur 2000 écoles québécoises, la Q AS L a relevé que 81% des écoles primaires (catholiques) et 94% des écoles secondaires (catholiques) avaient un local aménagé en bibliothèque.Dans l\u2019ensemble, les commissions scolaires se sont efforcées de respecter les normes établies par le ministère et ont largement utilisé les budgets mis à leur disposition.Interrogé à propos des normes, l\u2019ensemble des administrateurs a reconnu leur efficacité, apprécié les budgets qui s\u2019y rattachaient.2.Budget d\u2019opération Ce budget comprend les postes suivants: I.Personnel.IL Achat de matériel imprimé (livres et abonnements) et audio-visuel (dans le cas de services documentaires intégrés) * Hedwidge de Montjoye travaille à la Commission des écoles catholiques de Verdun.Elle est également présidente de la Québec Association of School Librarians.ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 9 III.Dépenses courûmes et sendees: reliure, matériel pour la préparation des livres neufs, réparation; production de documents audio-visuels (dans le cas de services intégrés); catalogage et achat de jeux de fiches.Le gouvernement n'a établi aucune norme régissant l'ensemble de ce budget d'opération.I.\tPersonnel: aucune norme, malgré les demandes pressantes des associations de bibliothécaires: mémoires de la QASL et de TASTED lors de la consultation sur le Livre vert, lettre du président de la Corporation des bibliothécaires professionnels au ministre de l\u2019Éducation (février 1979).Etant donné l\u2019efficacité des normes touchant l\u2019équipement, on aurait pu espérer que le ministère établirait des normes minimales de personnel et de fonctionnement.Il ne semble pas en être question: dans une lettre au président de la Corporation le 7 mai 1979, le ministre de TEducation déclare vouloir \u201cpoursuivre en l\u2019accélérant le processus de décentralisation.Je ne saurais dès lors \u201cécrit-il\u201d, imposer aux commissions scolaires des normes.Je ne saurais intervenir unilatéralement pour imposer des normes touchant le personnel de bibliothèque\u201d.Le ministre rejette-t-il l\u2019idée d\u2019établir des normes ou simplement veut-il respecter l\u2019autonomie des commissions scolaires?Dans ce cas, serait-il prêt à établir des normes incitatives dont l\u2019application deviendrait la condition essentielle pour l\u2019obtention de subventions spéciales?ou bien refuse-t-il carrément l\u2019idée de normes?II.\tAchat de matériel: aucune norme.Jusqu\u2019en 1972, lt ministère de l\u2019Éducation subventionnait les commissions scolaires qui dépensaient un montant minimum fixe par élève en achat de livres pour la bibliothèque.Depuis 1972, le ministère a dépensé des sommes considérables, en budgets spéciaux, pour le démarrage d\u2019un fonds de livres lors de l\u2019aménagement de bibliothèques dans les écoles neuves ou rénovées.Ces sommes sont allées en majorité dans les écoles secondaires.Malheureusement, ce budget de démarrage n\u2019ayant été suivi d\u2019aucune norme ou réglementation permettant la mise à jour des collections, celles-ci commencent à péricliter.Les écoles élémentaires n\u2019ayant presque pas profité de ces subventions spéciales, le ministère a créé un fonds de subventions spéciales pour l\u2019achat de livres dans les petites écoles.Mais là encore, ces subventions ne résolvent pas le problème.En fait, le ministère de l\u2019Éducation sait très bien que, s\u2019il établit des normes, il devra prévoir des fonds supplémentaires assez considérables.En effet, si la majorité des écoles de la province ont des locaux dans l\u2019ensemble assez bien aménagés, les collections de livres sont, dans la majorité des cas, déficientes, soit parce qu\u2019elles sont insuffisantes, qu\u2019elles ne sont pas mises à jour, que les livres ne sont pas catalogués, soit parce qu\u2019il n\u2019y a pas un personnel qualifié et compétent pour organiser et animer la bibliothèque.III.\tDépenses courantes et sendees: aucune norme.Pour aider les commissions scolaires à diminuer les coûts de service, le ministère a repris et développé la Centrale des bibliothèques dans le but d\u2019apporter une aide technique aux commissions scolaires (sélection et catalogage de livres français).Les écoles anglophones ne peuvent donc compter sur aucun support de la part de la Centrale des bibliothèques et n\u2019ont aucune compensation financière.Les écoles francophones qui désirent développer une section de langue anglaise pour leurs élèves, ne peuvent pas, non plus, compter sur l\u2019aide technique de la Centrale.IV.\tPublicité: aucune politique sur l\u2019animation des bibliothèques.Tant que le problème du personnel qualifié ne sera pas résolu, celui de l\u2019animation ne le sera pas non plus.Les commissions scolaires et les sources de financement des services de bibliothèques Depuis 1972, le ministère de l\u2019Éducation attribue aux commissions scolaires une enveloppe globale (no 2) qui couvre toutes leurs dépenses courantes, (sauf les salaires des enseignants et directions d\u2019école: enveloppe no 1) et les laisse libres d\u2019en disposer à leur guise.Le montant de cette enveloppe budgétaire est déterminé, non par les services fournis par les commissions scolaires, mais par le nombre d\u2019élèves fréquentant les écoles.Les salaires d\u2019un conseiller pédagogique ou d\u2019un professionnel non enseignant étant déterminés par leur classification, non par le nombre d\u2019élèves appartenant à la commission scolaire, les petites commissions scolaires ou celles dont le nombre d\u2019élèves diminue n\u2019ont donc pas les moyens financiers de s\u2019offrir le nombre d\u2019administrateurs, de conseillers pédagogiques et de professionnels non enseignants nécessaires pour donner la fameuse \u201cégalité des chances\u201d préconisée par le ministère.Si les commissions scolaires dont la population étudiante reste stable peuvent maintenir des services essentiels, la situation est tout autre pour les commissions scolaires dont la population étudiante décroît.On sait à quel point la population s\u2019oppose, et souvent à juste titre, à la fermeture d\u2019écoles.Les commissions ont donc tendance à maintenir les écoles ouvertes, même si elles ne sont qu\u2019à moitié occupées.Maintenir une école ouverte implique l\u2019entretien de la bâtisse, le chauffage, l\u2019éclairage, le salaire d\u2019un concierge, d\u2019une secrétaire.Ces coûts ont tendance à augmenter même si le nombre d\u2019élèves dans l\u2019école diminue.Lorsque le nombre d\u2019écoles insuffisamment occupées se multiplie, les commissions scolaires doivent alors NE DEMEUREZ PAS SUSPENDU Découvrez nos magnifiques films pour: enfants, santé, sécurité, premiers soins, histoire, géographie, science, gestion, management, science humaine, etc.Et que pensez-vous de nos longs métrages: Louis Riel, M.Le Maudit, Les Pagnol, etc.LES ENTREPRISES INTERNATIONALES TELEFILMS 390 rue Saint Antoine Ouest Montréal, Québec H2V 1J9 (514) 845-3296 10 ARC3US, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 comprimer les budgets, réduire toutes les dépenses et couper dans les postes de cadres, conseillers pédagogiques, professionnels non enseignants, personnel de soutien, etc.Puisqu\u2019il n\u2019y a aucune norme minimale de personnel et de service pour les bibliothèques, on coupe leurs budgets.Ces coupures sont d\u2019autant plus nuisibles que les bibliothèques, de l\u2019aveu même des responsables du service des bibliothèques d\u2019enseignement, sont encore dans une phase d\u2019implantation et de développement.Toutes les commissions scolaires financent-elles de la même façon leurs bibliothèques?Ont-elles toutes les mêmes problèmes?Comment les résolvent-elles?Nous avons remarqué deux méthodes de financement des bibliothèques.D'un côté, les commissions scolaires catholiques interrogées au cours de notre enquête financent totalement leurs services de bibliothèques à même l'enveloppe budgétaire no 2.Résultat: de très nombreuses coupures de postes de professionnels et de techniciens depuis cinq ans.En moyenne, ces commissions scolaires ont un professionnel (bibliothécaire, enseignant-bibliothécaire, coordonnateur ou conseiller pédagogique) pour dix écoles.Pour remédier à la pauvreté du budget, certaines commissions scolaires dotent leurs services de bibliothèques de personnel grâce à des projets spéciaux temporaires: projets pour les milieux défavorisés, recherche.D\u2019autres décentralisent les budgets! Il y a moins de dix ans, ces mêmes commissions scolaires dépensaient environ 3,5% de leur budget total pour le développement des bibliothèques.Depuis cinq ans, elles ont dû freiner ce développement.Aujourd\u2019hui, elles dépensent entre 1% et 3% de leur budget total pour les bibliothèques.Une commission scolaire (CS) m'a communiqué les chiffres suivants: Comme on peut le voir, malgré l\u2019augmentation du budget, les services de bibliothèques de cette commission ne pourront que régresser.Malgré des coupures de personnel au niveau des professionnels (un poste) et des techniciens (trois postes), l\u2019importance du budget consacré aux salaires et l\u2019augmentation du coût des livres empêchent tout développement possible.On constate donc, dans ia plupart des commissions scolaires catholiques, une certaine stagnation quand ce n\u2019est pas une récession.Rares sont les commissions scolaires qui peuvent encore se permettre de développer leurs services de bibliothèques.Du côté des commissions scolaires protestantes, la situation est assez diffé- % du budget global de la CS attribué aux bibliothèques Diminution du % du budget global de la CS attribué aux bibliothèques Augmentation du budget des bibliothèques Augmentation de l\u2019indice du coût de la vie Augmentation des salaires du personnel de bibliothèques % du budget des salaires par rapport au budget total des bibliothèques % du budget des salaires par corps d\u2019emploi: professionnel technicien commis total % du budget de livres par rapport au budget total des bibliothèques Diminution du budget de livres Augmentation du prix des livres Prix relevés: 1 roman: Bibliothèque rose 1 album: Bandes dessinées 74-75\t78-79 3,5%\t1,8% -1.7 + (22% soit une augm.moyenne de 5% par an.138,5\t181,3 ( +42.8) \t+ 39% 68,48%\t79,6% 10,4%\t8,5% 37,2%\t29% 52,4%\t62.5% 100%\t100% 27,51%\t11,28% \t-43% Biblio-Jeunesse 74-75\tLibrairie 78-79 1,50\t2,75 (+83%) 2.95\t6,95 (+136%) rente.En effet il existe des ententes locales entre les syndicats d\u2019enseignants et les commissions scolaires permettant de prendre le salaire des bibliothécaires, en tout ou en partie, à même l'enveloppe no 1.(Il est à noter qu\u2019il s\u2019agit en général de bibliothécaires avec permis d\u2019enseignement, ou d\u2019enseignants avec diplôme universitaire en bibliothéconomie) Dans l\u2019entente conclue par exemple entre le Protestant School Board of Greater Montréal (PSBGM) et le syndicat des enseignants7, il est convenu que la commission scolaire emploiera un enseignant-bibliothécaire par 933 élèves et attribuera un maximum de dix-neuf enseignants-bibliothécaires au ratio élèves-enseignants; le salaire des autres enseignants-bibliothécaires ainsi que le budget d\u2019opération sont pris à même l'enveloppe budgétaire no 2.Cette entente a notamment permis au PSBGM.d\u2019abord de placer dans toutes ses écoles élémentaires des enseignants-bibliothécaires et de les conserver malgré la diminution de la population scolaire, ensuite de disposer d\u2019un budget d\u2019opération relativement équilibré, puisqu\u2019une partie des salaires des professionnels est prise à même l\u2019enveloppe no 1.Toutes les commissions scolaires protestantes n\u2019ont pas de normes de personnel.Il arrive parfois que les budgets soient décentralisés au niveau des écoles.Le directeur de l\u2019école sachant le nombre d\u2019enseignants auquel il a droit décide des services que son école offrira.S\u2019il le désire, il peut couper le poste d\u2019enseignant-biblio- thécaire pour le remplacer par un animateur en loisirs, un professeur de musique ou d\u2019éducation physique supplémentaire.C\u2019est pourquoi les milieux anglophones réclament des normes et une politique de financement.Cependant, grâce aux ententes locales permettant de financer les budgets des bibliothèques, à même les deux enveloppes budgétaires, les commissions scolaires protestantes offrent de meilleurs services: un professionnel (enseignant-bibliothécaire ou bibliothécaire) pour trois écoles, une bibliothèque par école.Toutes les écoles secondaires des commissions scolaires protestantes ont une bibliothèque alors que 6% des écoles secondaires catholiques n\u2019en ont pas, 99% des écoles primaires protestantes ont une bibliothèque, mais 81% des écoles primaires catholiques en ont une8.Cette différence de services n\u2019est pas due à une différence de culture, les écoles anglophones rattachées à des commissions scolaires catholiques n\u2019ayant pas de meilleurs services que les écoles francophones, les écoles privées anglaises offrant sensiblement les mêmes services de bibliothèques que les écoles privées francophones.v Les différences de services proviennent plutôt des différences dans les sources de financement.Centralisation ou décentralisation des budgets Quels budgets sont décentralisés?Qui ARGUS, janvier-février 1980 volume 9.numéro 1 11 prépare les demandes de budget?Qui répartit et gère les budgets?Que pensent les bibliothécaires, conseillers pédagogiques et coordonnateurs de la décentralisation?Peu de commissions scolaires gardent des budgets de bibliothèque centralisés.Les responsables estiment que la centralisation des budgets n\u2019existera plus dans quelques années.Dans le cas de budgets centralisés, les demandes sont préparées par le responsable du service qui répartit ensuite le budget suivant les besoins des écoles et le gère.En général, les bibliothécaires sont consultés lors des demandes budgétaires et de la répartition.Ils constatent que la cause des bibliothèques est mieux servie quand leurs demandes budgétaires sont défendues par quelqu\u2019un qui est directement impliqué dans les services de bibliothèques.Même s\u2019ils n\u2019ont aucun pouvoir officiel sur le budget, ils ont l\u2019impression que leurs besoins sont mieux compris et soutenus dans le cas d\u2019une centralisation et qu\u2019ils peuvent avoir une certaine influence sur les décisions concernant le budget.De plus, la charge administrative qui leur est épargnée leur permet de mieux s\u2019occuper de leur clientèle.La décentralisation se fait à plusieurs niveaux et nous avons relevé une commission scolaire où tous les budgets sont centralisés sauf le budget d\u2019immobilisation qui, lui, est décentralisé au niveau des écoles.Les bibliothécaires préparent régulièrement des demandes d\u2019équipement (système anti-vol, éclairage, réaménagement des bibliothèques).Leurs demandes sont régulièrement rejetées sous les prétextes les plus divers.Leur impuissance vis-à-vis des directions des écoles les frustre considérablement et ils craignent le jour où tous les budgets seront décentralisés.D\u2019autres commissions scolaires décentralisent au niveau des écoles soit les budgets de livres, soit les budgets de personnel, soit les deux.À la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), les budgets de livres sont cen~ tlisés, les budgets de personnel décentralisés au niveau des régions, et les budgets de matériel et d\u2019abonnements décentralisés au niveau de l\u2019école.Les bibliothécaires, même les plus positifs, se sentent en général brimés par la décentralisation.Ils ne sont jamais consultés lors des coupures de personnel, et apprennent parfois par le personnel mis en disponibilité qu\u2019un poste a été coupé.Ils ne sont même pas consultés lors de la répartition du budget.Il arrive même qu\u2019on les oublie.\u201cCette année on avait oublié de me donner un budget pour les abonnements et le matériel, j\u2019ai dû réclamer\u201d a déclaré une bibliothécaire.Dans certaines commissions scolaires, chaque directeur d\u2019école est autonome et peut répartir comme bon lui semble le budget qu'il reçoit de la commission.Cependant dans une de ces commissions scolaires et par décision de cette commission scolaire, le principal doit dépenser un montant minimum, fixé tous les ans par la commission, pour la bibliothèque.Dans cette commission, bien qu\u2019il n\u2019y ait aucun personnel affecté aux bibliothèques, le développement des bibliothèques semble être un souci majeur et un objectif que s\u2019est fixé l\u2019ensemble des principaux.Sans doute la norme minimale émise par la commission, jointe à la personnalité du président du comité des bibliothèques, sont-elles pour quelque chose dans ce souci du développement des bibliothèques.Les commissions scolaires de la Rive sud ont en général des budgets décentralisés au niveau des directions d\u2019école.Les bibliothécaires, bien qu\u2019ils n\u2019aient aucun pouvoir sur ces budgets, ont une perception plus positive de la décentralisation que les bibliothécaires de file de Montréal.Cependant, les uns comme les autres s\u2019inquiètent du fait qu\u2019il n\u2019existe aucune norme du ministère indiquant un minimum de services à fournir en bibliothèque.Les bibliothécaires rencontrés ne font pas partie du conseil des maîtres et ne peuvent jamais défendre de budget.Les répartitions de budget sont toujours arbitraires lorsque les commissions ne sont pas dotées de normes concernant les bibliothèques.Il existe des disparités incroyables d\u2019une école à l'autre, d\u2019une commission scolaire à l\u2019autre.Il est grand temps que le ministère se penche sur le problème du financement des bibliothèques scolaires et qu\u2019à partir de ce qui existe déjà il en planifie le développement, un peu comme le ministère des Affaires culturelles a planifié le développement des bibliothèques publiques.(1)\tQuébec (Province), Ministère de l\u2019Éducation.L 'école québécoise.Enoncé de politique et plan d'action, p.108, no 9.4 (2)\tidem, p.108, no 9.4 (3)\tidem, p.108, no 9.4.2 (4)\tidem, p.12, 4e paragr.(5)\tidem, p.12, 4e paragr.(6)\tidem, p.17, no 1.3.1 (7)\tCollective Agreement 1975-1979 between the Protestant School Board of Greater Montréal and the Montréal Teachers Association, February 4th (1977), p.106: 1.(b) The Board shall assign a Teacher-Librarian service at a ratio of one ( 1 ) to nine hundred and thirty-three (933) students for the 1977-78 and 1978-79 school years.(8) (9) (d ) The Board agrees to employ an additional 7.6 Teacher-Librarians to serve fourteen (14) schools which had such service during the 1975-76 school year.2.The Board agrees to limit the total number of Teacher-Librarians charged to the pupil-teacher ratios to a maximum of nineteen (19) for each of the 1977-78 and 1978-79 school years.4.This Memorandum of Agreement shall apply for the 1979-80 school year in the absence of a new Collective Agreement.Enquête de la QASL, juin-septembre 1979, non publiée.idem.12 ARGUS, janvier-février 1980 volume 9.numéro 1 L\u2019augmentation des coûts des publications en série, les budgets des collections et le développement Par Monique Lecftvalier* Les publications en série coûtent de plus en plus cher.Les articles spécialisés dans l'étude des prix des publications en série ne peuvent que servir d'indicateurs.Ceci a pour conséquence de modifier la proportion des budgets destinés aux publications en série.Des critères de développement de collections et d'élagage sont nécessaires pour contrôler les dépenses toujours croissantes consacrées aux publications en série.The cost of serial publications is on the rise.This is borne out in articles dealing with serial prices.As a result of increasing costs, budget appropriation devoted to serials is changing.Guidelines for collection development and weeding are needed to control the continually increasing sums spent on serials.L'augmentation des coûts des publications en série ** est une triste réalité qui ne cesse de tourmenter les bibliothécaires.Rien n\u2019est plus variable que les prix d\u2019abonnements et il est impossible de percevoir une certaine stabilisation des prix dans cette ère d\u2019inflation.Aussi, dans tous les milieux de la profession, est-on sensibilisé à l\u2019escalade des coûts et à la difficulté de respecter les limites budgétaires.Les bibliothèques universitaires, mieux connues de l'auteur, n\u2019échappent pas à l\u2019augmentation des coûts des publications en série.Ainsi, la recherche d\u2019éléments pour expliquer ce phénomène servira peut-être à démystifier la tendance actuelle.Augmentation des coûts En premier lieu, il est important de montrer que les prix des publications en série augmentent.Cette première partie présentera une revue de la littérature dans ce domaine.Cependant, une mise en garde doit être faite: dès que nous voulons étudier quelque article que ce soit sur des statistiques de prix moyen, des indices de prix, les bases pour déterminer ces critères peuvent être différentes, par exemple le nombre de titres servant à l\u2019établissement de moyennes varie beaucoup, ou encore, on a recours à une base différente pour déterminer l\u2019indice des prix.Une étude comme celle-ci aurait normalement dû débuter par la présentation d\u2019articles canadiens ayant pour sujet le coût de publications en série canadiennes.Mais il nous a semblé impossible d\u2019en trouver, que ce soit en français ou en anglais, publiés dans les dernières années.Nous nous sommes donc orientés principalement vers la documentation américaine des années 70.Depuis 1974, à chaque livraison d\u2019octobre du Library Journal, F.F.Clasquin écrit un article intitulé \u201cPeriodical Prices\u201d1.En fait, les commentaires sont succincts et les études sont présentées sous forme de tableaux.Le nombre de tableaux publiés au cours des années a subi une certaine évolution mais dans l\u2019ensemble, ce sont des statistiques décrivant soit le nombre d\u2019abonnements par bibliothèque, soit des catégories de * Monique Lecavalier dirige le Service des périodiques de T Université de Montréal.** Le terme \u201cPublications en série\u201d a un sens plus vaste que la contrepartie \u201cPériodiques\u201d et correspond mieux à \u201cSerials\u201d qui a remplacé presque totalement le terme \u201cPeriodicals\u201d dans la documentation américaine.Les auteurs utilisent plusieurs définitions, la plus courante étant celle des Règles de catalogage anglo-américaines.ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 13 prix, soit des prix moyens pour une période de trois ans des publications en série dépouillées dans le Reader \u2019s Guide to Periodical Literature, soit des prix moyens payé?par types de bibliothèques, soit des prix moyens par sujets.Cet auteur revoit et met à jour ces prix qu\u2019il compare, chaque année, sur une période de trois ans.Evidemment, en tant que vice-président de l\u2019importante agence d\u2019abonnements F.W.Faxon Inc., il dispose d\u2019un outil pour mettre à jour des tableaux très détaillés.Certains tableaux sont difficiles à comprendre parce que l\u2019auteur utilise des facteurs de pondération complexes et, par surcroît, très liés aux relations entre les bibliothèques américaines et l\u2019agence Faxon.Pour la compréhension du lecteur, mentionnons que l\u2019année budgétaire chez Faxon va de juillet à juin.La tendance à la hausse du prix moyen est très nette et s\u2019élève à 45% depuis cinq ans, soit une moyenne annuelle de 9%.Cependant, la hausse en 1978-79 a été de 11% par rapport à l\u2019année précédente.Si l\u2019on étudie cette hausse à partir de 1977, elle s\u2019élève à 19,5%.Enfin, nous utiliserons un tableau montrant les prix moyens, pour les trois dernières années, des publications en série dépouillées dans trente-six répertoires bibliographiques.Ceci nous permettra de visualiser la différence des prix selon les champs d\u2019intérêt de ces répertoires bibliographiques.Il a paru intéressant d\u2019ajouter le pourcentage de l\u2019augmentation des prix de 1979 par rapport à 1977.On peut voir qu\u2019aucune augmentation n\u2019est inférieure à 15% et que la plus élevée vaient être lues jusqu\u2019en 1978 dans chaque livraison de juillet du Library Journal subdivisait ses articles en deux parties: d\u2019une part des statistiques de publications en série américaines et d\u2019autre part des statistiques de répertoires bibliographiques américains.Dans les deux cas, les renseignements étaient disposés de la même façon: nombre de titres, prix moyen, indices de prix (1967-69: 100).Contrairement à F.F.Clasquin, il expliquait l\u2019évolution des prix en pourcentages.Ceci était orienté vers les publications en série américaines et pouvait assez aisément illustrer la difficulté de prévoir d\u2019une année à l\u2019autre les taux d\u2019augmentation.Last year (1977) the average subscription price of an American periodical was $24.59, an increase of 9.2 percent over that of 1976.In 1978, the average subscription price of 3255 titles examined is $27.58, an increase of $2.99.This is a 12.2 percent, increase from 1977.After last year's low 9.2 percent increase, journal prices seem to have resumed their expected pattern.Since 1970y price increases have ranged from last year's 9.2 percent to the 22.4 percent of 1973.The averages annual increase from 1970 through 1978 is a disturbing COMPARAISON ENTRE LE NOMBRE DE TITRES ET LEUR PRIX MOYEN 2 TITRES PUBLIÉS\tTITRES PUBLIÉS AUX ÉTATS-UNIS HORS DES ÉTATS-UNIS \t1977\t1978\t1979\t1977\t1978\t1979 NOMBRE DE TITRES\t19611\t20717\t22247\t8655\t9146\t9848 PRIX MOYEN\t>40,52\t$45,36\t>48,37\t>42,90\t$48,98\t$58,97 TABLEAU DES PRIX MOYENS DE GRANDES MAISONS D\u2019EDITION Éditeur (nombre de titres) Se servant de la banque d\u2019abonnements de F.W.Faxon, Clasquin peut ainsi comparer annuellement le prix moyen des publications en série.Nous observons une augmentation du nombre des titres publiés aux Etats-Unis d\u2019environ 13% depuis 1977 et une augmentation du prix moyen de 19,4%.Par contre du côté des publications en série publiées en dehors des Etats-Unis, l\u2019augmentation du nombre de titres est sensiblement la même mais l\u2019augmentation du prix moyen est de beaucoup supérieure: 37,4%.Il faut bien comprendre que les données de Faxon pour les publications en série étrangères se limitent à une partie de la documentation mondiale, celle à laquelle les bibliothèques américaines ont choisi de s\u2019abonner.Deuxièmement, le pourcentage d\u2019augmentation très élevé de 37,4% sur une si courte période est fortement influencé par la dévaluation du dollar américain par rapport aux devises étrangères.Continuons notre étude du prix moyen en nous restreignant aux bibliothèques de collèges et d\u2019universités.Academic Press Inc.(58) American Chemical Society (21) American Institute of Physics (21) American Mathematical Society (8) American Psychological Association (19) Bay wood Publishing Co.(11) University of Chicago Press (31) Marcel Dekker (15) Pergamon Press (63) Plenum Publishing (25) Sage Publications (34) John Wiley & Sons (21) atteint 62%.Les prix moyens les plus élevés se remarquent principalement pour les répertoires scientifiques.F.F.Clasquin, ne fournit pas un indice des prix correspondant à l\u2019indice des prix à la consommation mais sa politique de comparer les prix sur une base de trois ans donne une plus grande stabilité à ces prix moyens.Un autre auteur américain Norman B.Brown dont les compilations pou- Prix moyen\tPrix moven\tPourcentage 1977\t1978 '\td'augmentation $115,98\t$133,54\t15,1% $ 54,26\t$ 62,57\t15,3% $ 77,62\t$83,14\t7,1% $ 76,63\t$ 85,50\t11,6% $ 25,37\t$ 25,37\t\u2014 $ 33,09\t$ 37,45\t13,2% $ 26,32\t$ 28,06\t6,6% $ 70,33\t$ 83,87\t19,3% $ 92,05\t$127,37\t38,4% $ 86,04\t> 96,42\t12,1% $ 23,87\t$ 27,26\t14,2% $ 90,48\t$106,62\t17,8% 13.8 percent.s Cet auteur donnait un tableau assez succinct des prix moyens de certaines maisons d\u2019éditions de publications en série.Ce tableau nous a semblé intéressant et simple de compréhension.On peut facilement voir dans ce choix de maisons d\u2019éditions américaines, fait par Brown, que toutes les maisons d\u2019édition dans le domaine scientifique offrent un prix moyen de beaucoup supérieur à celui des maisons d\u2019édition dans le domaine des sciences humaines et sociales.L\u2019augmentation des prix est donc fort différente ainsi que le coût moyen d\u2019une maison à l\u2019autre.Après de plus amples recherches, nous avons trouvé d\u2019autres études de prix.Une spécialiste de la Widener Library, Sallv F.Williams a mis sur PRIX MOYEN DES ABONNEMENTS DANS LES BIBLIOTHÈQUES DE COLLÈGES ET D\u2019UNIVERSITÉS AMÉRICAINES 7/74-6/75\t>34,55 7/75-6/76\t$38,94 7/76-6/77\t$41,95 7/77-6/78\t>45,14 7/78-6/79\t$50,11 14 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9 numéro 1 PRIX MOYEN DES PUBLICATIONS EN SÉRIE DÉPOUILLÉES DANS LES TRENTE-SIX RÉPERTOIRES BIBLIOGRAPHIQUES SUIVANTS:4 Titres\t1977\t1978\t1979 Pourcentage d'augmentation pour 1977-1979\t Applied Science and Technology\t$40,88\t47,26\t49,83\t22% Art Index\t25,49\t26,21\t27,48\t17% Applied Mechanic Reviews\t88,10\t100,11\t111,16\t26% Biological Abstracts\t52,39\t60,68\t70,50\t35% Biological & Agricultural Index\t59,61\t73,71\t78,28\t31% Business Periodical Index\t29,99\t31,17\t33,97\t26% Catholic Periodical & Literature Index\t11,71\t11,94\t13,48\t15% Chemical Abstracts\t112,90\t130,74\t143,46\t27% Index chemicus\t142,71\t171,14\t185,85\t30% Current Contents-Clinical Practice\t43,53\t50,05\t56,49\t30% Index to Dental Literature\t58,22\t70,00\t79,86\t37% Education Index\t17,21\t19,07\t20,45\t19% Current Index to Journals in Education\t18,75\t22,20\t25,38\t35% Engineering Index\t64,39\t73,28\t80,90\t26% Hospital Literature Index\t18,83\t21,91\t23,98\t27% Humanities Index\t17,93\t19,35\t20,60\t15% Index to Legal Periodicals\t14,08\t15,28\t16,21\t15% Library Literature\t19,17\t20,74\t22,83\t19% Mathematical Reviews\t88,93\t100,31\t115,54\t30% Index Medicus ISMEC Bulletin (Information Service in\t60,84\t70,67\t82,35\t35% Mechanical Engineering)\t60,13\t65,40\t72,06\t20% Music Index\t18,16\t20,65\t22,96\t26% Nursing & Allied Health Literature\t16,66\t19,93\t21,51\t29% Oceanic Abstracts\t60,47\t73,92\t87,34\t44% Public Affairs Information Service\t21,69\t23,91\t26,35\t22% Pharmaceutical Abstracts\t42,68\t48,17\t55,22\t30% Philosopher\u2019s Index\t21,38\t22,05\t25,93\t21% Physics Abstracts\t111,62\t123,93\t137,58\t23% Pollution Abstracts\t56,50\t66,45\t75,35\t33% Psychological Abstracts\t33,52\t39,03\t43,71\t30% Reader\u2019s Guide to Periodical Literature\t20,53\t31,15\t33,26\t62% Religious Index One: Periodicals\t14,64\t16,17\t18,24\t25% Science Citation Index\t80,27\t92,17\t107,12\t33% Social Sciences Index\t23,74\t26,31\t28,90\t22% Social Sciences Citation Index\t29,33\t32,87\t39,83\t36% Sociological Abstracts\t24,36\t28,30\t31,95\t31% COMPARAISON ENTRE L\u2019INDICE DE WIDENER ET L\u2019INDICE DU LIBRARY JOURNAL DES PRIX DES PÉRIODIQUES AMÉRICAINS (ANNÉE DE BASE 1967-1969)7 Année\tPrix moyen américain\t\tPrix moyen américain\tIndice\tIndice \tWidener\t\tLibrary Journal\tWidener\tLJ 1967-69\t\t8,83\t8,66\t100\t100 1970\t\t10,13\t10,41\t114,7\t120,2 1971\t\t11,50\t11,66\t130,2\t143,6 1972\t\t12,04\t13,23\t136,4\t152,8 1973\t\t12,71\t16,20\t143,9\t187,1 1974\t\t13,57\t17,71\t153,7\t204,5 1975\t\t14,42\t19,94\t163,3\t230,3 1976\t\t16,31\t22,52\t184,7\t260 1977\t\t17,37\t24,59\t196,7\t283,9 \tTitres\t% Accroissement\t\tIndice\tPrix moyen \t\t\t1970: 100\t Humanités et\t\t\t\t sciences sociales\t842\t10,3%\t353,5\t19,12 Médecine\t204\t7 %\t375,9\t40,27 Science et\t\t\t\t technologie\t961\t9,2%\t416,7\t66,96 Total\t2007\t9,2%\t388,7\t44,18 pied ce qu\u2019on appelle le Widener Péri-\t\tdales.Le Widener Periodical Price Index\t\t odical Price Index.\tRappelons que la\tn\u2019est pas une mince tâche puisqu\u2019il a dû\t\t Widener Library est spécialisée dans le\t\têtre créé pour vérifier le\t\tcoût moyen domaine des sciences humaines et so-\t\tannuel des\tpublications\ten série et permettre la prévision de leur coût.Cependant nous pouvons montrer, par le tableau suivant, combien les prix moyens sont variables et combien ils sont liés aux critères de choix des titres des publications en série qui ont servi à la construction de ces prix moyens.La recherche de Sally Williams est donc très utile puisqu\u2019elle permet de constater une nette différence de prix moyens.L\u2019indice de Widener est d\u2019une grande utilité: on observe un prix moyen inférieur de 42%.Finalement, nous pouvons faire état d\u2019une étude européenne de prix de publications en série, celle de Blackwell, publiée annuellement dans la livraison de mai du Library Association Record.Une première divergence est à noter: l'année de base de l\u2019indice des prix est 1970 au lieu de 1967-1969 telle que mentionnée dans le Library Journal.Les prix sont en livres sterling.Or, la livre varie beaucoup par rapport au dollar.Dans les tableaux de cet article annuel, nous avons choisi celui qui montre l\u2019évolution des prix par grands sujets:8 La maison Blackwell semblait satisfaite du taux d\u2019accroissement qui était cette année de seulement 9,2%: \u201cThis is almost entirely because the pound has continued to strenghten against the US dollar.This has had a remarkable effect in the price of US journals and has virtually cancelled the price increases.\u201d9 Facteurs inhérents à l'augmentation des coûts La double ou multiple tarification.\u2014 Les éditeurs ont souvent trouvé une solution économique qui favorise leur situation financière, en établissant différents prix d\u2019abonnement pour un même titre.Les éditeurs demandent très souvent aux abonnés individuels un prix inférieur à celui qui est exigé des bibliothèques.Cette décision des éditeurs se comprend d\u2019un certain point de vue: le budget des bibliothèques est sensiblement plus important que celui d\u2019un individu moyen.Cependant, si nous considérons le point de vue économique des bibliothèques, cette politique des éditeurs pénalise de plus en plus les bibliothèques: \u201cMany librarians have maintained that they are the victims of discriminatory pricing stratagems, under which they are asked to subsidize lower subscriptions rates charged to individuals subscribers (.) Some publishers, however, w ould argue that libraries should pay higher rates, since their copies are used by many individuals and the cost, therefore, can be amortized over a number of users.\u201d10 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 15 Tout savoir sur les titres disponibles en langue française avec les livres disponibles 1979 les livres disponibles 1979 3 VOLUMES AUTEURS, TITRES, SUJETS 227615 titres 21819 nouveautés la liste des 9255 collections 6164 éditeurs dans 45 pays TENEZ-VOUS A LA POINTE DE L\u2019ACTUALITE Avec I édition 1979 des livres disponibles vous posséderez un panorama exhaustif de l'édition de langue française à jour au 1er Juillet 1979.16 Edité et diffusé par le CERCLE DE LA LIBRAIRIE, Paris au Canada BIBUOR4MK C P.220.Ville Mont-Royal.P.Q.H3P 3C4 ARGUS, janvier-février iyau.volume y.numéro 1 Cette situation pénalise également les individus qui, malgré un tarif préférentiel, se fieront de plus en plus à leur bibliothèque pour consulter ou obtenir une photocopie d\u2019article.Les agents Il n\u2019est pas question de faire ici une étude du rôle des agents.Ce sont des intermédiaires dont nous avons besoin.Il s\u2019agit de les choisir en fonction des services que nous attendons d\u2019eux.Cependant, il est important de connaître leur système de facturation de façon à ne pas nous laisser prendre: certains d\u2019entre eux ont, en effet, une conception assez particulière des prix.Combien de fois pouvons-nous voir des factures provenant d\u2019agents sans mention de montants correspondant à leur frais de service?Il est rare de nos jours d\u2019obtenir des escomptes sur les frais de service d\u2019un agent, aussi devons-nous lui demander de facturer clairement et de façon détaillée le prix de l\u2019abonnement, les frais de livraison et les frais de service.La majorité d\u2019entre eux pourraient satisfaire à cette exigence.Ainsi, il sera plus facile de déterminer où se situe l\u2019augmentation des coûts.Cependant, il nous est difficile de faire une étude des frais de service parce qu\u2019ils varient d\u2019une agence d\u2019abonnement à l\u2019autre.Certains agents mettront au bas de leurs factures un taux moyen de frais de service alors que d\u2019autres évalueront chacun des titres selon les escomptes des éditeurs et les difficultés à obtenir les titres en abonnement.Il s\u2019agit de bien s\u2019informer auprès de l\u2019agence sur ces frais de service qui dépendent tant de la nature de leurs services que des publications en série elles-mêmes: The large library is usually dealing with low or no-discount special titles.The small library is dealing with titles that may be both popular and special.Given these two factors, or variables, it is safe to assume that in 1975 the charges made by agents will be as follows: Large agents depending on the size and wants of the library, will charge anything from zero to 15 percent; and small agents from 10 to 20 percent.11 Il faudra faire attention aux factures des agents étrangers.Certains nous proposent deux types de prix; l\u2019un dans la devise de leur pays, l\u2019autre dans la devise canadienne ou américaine.Il importe de vérifier si le taux de change est intéressant.Un agent peut tenter d\u2019utiliser la conversion des devises comme source de revenus supplémentaires.En conclusion, ces détails de facturation ne sont pas à négliger car ils peuvent permettre de mieux gérer un budget d\u2019abonnements.TABLEAU DES DÉPENSES EN DOCUMENTATION DE 75 BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRES 1970-1976'* DÉPENSES (EN MILLIONS) ANNÉE\tTOTAL\tMONOGRAPHIES\tPUBLICATIONS EN SÉRIE\t\t\tAUTRES \t\t\t%\t\t%\t% 1970\tS 38,6\t$23,8\t62%\t$13,2\t34%\t$1,6\t4% 1971\tS 38,4\t$21,8\t57%\t$14,8\t39%\t$1,8\t5% 1972\t>38,7\t$21,0\t54%\t$16,3\t42%\t$1,4\t4% 1973\t$4l,l\t$21,6\t53%\t$17,3\t42%\t«2,2\t5% lv74\t$45,0\t$22,1\t49%\t$20,6\t46%\t$2,3\t5% 1975\t$48,1\t$22,1\t46%\t$23,0\t48%\t$3,0, 6% 1976\t$53,0\t$23,5\t44%\t$26,4\t50%\t$3,1\t6% AUG.\t37,3%\t-1.3%\t\t100%\t\t93,8% Budget L\u2019augmentation des coûts est réelle; c\u2019est ce que nous avons tenté de démontrer dans les paragraphes précédents.Cette augmentation peut entraîner tous les ans des décisions administratives importantes.Ces décisions se réflètent sur le budget et sur le développement des collections.Il ne saurait être question d\u2019approfondir la façon de préparer le budget d\u2019acquisition d\u2019une bibliothèque.Il faut, cependant, mettre en évidence deux points relatifs aux abonnements.Le premier concerne les nouveaux abonnements.Le titre qui sera commandé durant l\u2019exercice financier sera reçu après un certain temps qui dépend en partie de la périodicité de la publication en série mais aussi des talents de l\u2019éditeur à donner suite à la commande.Le paiement qui sera effectué préalablement ou à la suite de la réception d\u2019une livraison sera le prix véritable donc supérieur au prix indiqué sur la commande.Des éléments sont à rappeler: l\u2019éditeur aura eu le temps d\u2019augmenter son prix d\u2019abonnement et ajouter des frais non prévus (s\u2019ils n\u2019ont pas été indiqués dans la publicité).Ceci porte à agir avec prudence au niveau comptable.Ce sera d\u2019autant plus important que le paiement ne se fera peut-être pas dans la même année budgétaire.Le deuxième point est l\u2019évaluation du montant accordé au renouvellement des abonnements.Cette évaluation peut se faire en deux temps.D\u2019abord, il importe de connaître le prix des abonnements qui seront renouvelés, y compris ceux qui ont été payés pour la première fois l\u2019année précédente.Il faudra enlever de cette masse monétaire les coûts de ceux qui ont cessé de paraître et de ceux qui seront annulés lors de la prochaine année budgétaire.Plus grand est le nombre d\u2019abonnements, plus longue sera cette opération si elle est faite manuellement.Mais elle est capitale.On aura de graves pro- blèmes si l\u2019on se fie uniquement au montant dépensé.Il est, d\u2019autre part, nécessaire, pour connaître le taux d\u2019augmentation, de faire le rapport entre le montant effectivement dépensé et le montant accordé.Il est essentiel de le diviser en deux parties, car ce rapport comprend à la fois l\u2019augmentation du prix de l\u2019abonnement et le montant qu\u2019il a fallu payer pour combler les fluctuations de la devise canadienne.Ce taux d\u2019augmentation pourra varier d\u2019un secteur à l\u2019autre de la documentation comme il a été précédemment démontré et il sera bon de décider si on utilise un taux global ou un taux pondéré selon les différents sujets des collections de la bibliothèque.Tous ces renseignements servent à l\u2019établissement d\u2019un indice des prix propre à la bibliothèque.Cette opération n\u2019est peut-être pas essentielle, mais elle évite de désagréables surprises en fin d\u2019année.Finalement, l\u2019établissement des prévisions budgétaires est une opération sérieuse car elle indique le montant que la bibliothèque doit mettre de côté pour acheter des monographies, du matériel audio-visuel, des collections rétrospectives de publications en série.Certes, d\u2019autres méthodes peuvent exister pour préparer des prévisions budgétaires mais un fait demeure certain: dans le domaine des publications en série, il est impossible de faire table rase tous les ans.Il est impensable de traiter les abonnements comme si c\u2019étaient des articles que l\u2019on peut facilement acheter dans un catalogue et dont on peut se départir tout aussi aisément par la suite.Quelle que soit la méthode utilisée pour les prévisions budgétaires, il faut qu\u2019il y en ait une.Conséquence de l\u2019augmentation des prix sur le développement des collections Nous retrouvons ici différentes ten- ARGUS.janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 17 dances.L\u2019augmentation des prix suscitera toutes sortes de politiques selon le goût du moment, certaines auront des effets beaucoup plus dramatiques sur la croissance des collections.Des auteurs se sont intéressés à l\u2019influence de l\u2019augmentation des prix des publications en série par rapport à celle des monographies dans les bibliothèques universitaires.Les pourcentages au bas du tableau montrent une régression des montants accordés à l\u2019achat des monographies, alors que les montants accordés aux publications en série sont nettement croissants.Ceci est dû au fait qu\u2019il est plus facile de ne pas se procurer une monographie que d\u2019annuler l\u2019abonnement à une publication en série.The recent history of acquisition by academie libraries particularly by large research collections, shows a decided shift from books to periodicals.This is due to the fact that the cost of periodicals, particularly in the sciences has risen at a far greater rate than has that of books and that in many disciplines material appearing in periodicals has been more current and has been regarded as more essential than that covered in books.13 On préfère un choix plus sélectif au niveau des monographies car, du moins dans le domaine scientifique, la tendance des bibliothécaires est de considérer la publication en série comme le type de document le plus à jour et par conséquent le plus valable.La nouveauté de l\u2019information semble dans bien des cas le seul critère.Les politiques de développement des collections devront s\u2019inscrire dans une conjoncture financière difficile.Alors que les périodes de prospérité nous permettaient de nous procurer tout ce qui nous intéressait, nous parvenons difficilement à nous adapter à des contraintes financières qui nous forcent à examiner la situation de plus près.Même si les budgets continuent de croître, ils ne le feront pas à la mesure de l\u2019explosion de la documentation, d\u2019où la nécessité d\u2019exercer un choix plus rigoureux.Il est sage de ne pas annuler à l\u2019aveuglette, car cesser un abonnement pour un an ne donne pas nécessairement la possibilité, par la suite, de racheter les livraisons manquantes.Autrefois, les éditeurs avaient des possibilités de stockage de numéros non vendus.Maintenant, ils éditent à un taux correspondant beaucoup plus Venez-y! Le Congrès annuel de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec aura lieu du 8 au 11 mai 1980 à L\u2019Auberge des gouverneurs (Centre-ville) Québec pour discuter du rôle du bibliothécaire parmi les autres professionnels de l\u2019information documentaire Le programme préliminaire et divers renseignements seront publiés dans Argus-journal, no 43.Come and join us To discuss the role of the librarian in the realm of information.The 1980 annual meeting of the Corporation of Professional Librarians of Québec, May 8-11, 1980.Auberge des gouverneurs (Centre-ville) Québec City Details of the meeting, including the preliminary program, will be published \u201e in Argus-journal, no 43.Librairie St-Pierre Apôtre Ltée 1085 Chemin Chambly L ongueuil- Qu ébec- Canada J4H 3 Y6 La librairie la plus complète de la rive Sud \u2022 Papeterie scolaire et commerciale \u2022 Spécialité: service de commande 679-1322 18 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 au nombre de leurs abonnements: les livraisons sont vite épuisées.T.es éditeurs ont toujours bien connu le milieu des bibliothèques; aussi ont-ils pu augmenter progressivement leurs prix sachant qu\u2019il y avait peu de risques que les abonnements soient annulés en proportion: Long ago, publishers discolored that librarians could not resist subscribing to new journals and could only with great difficulty bring themselves to reevaluate and cancel subscription once it was entered.Moreover, publishers know that library serials records and accounting system are overburdened and inflexible and that librarians are reluctant therefore to tamper unnecessarily with their subscription lists and standing orders.Mais aujourd\u2019hui, les bibliothécaires tentent d\u2019utiliser toutes sortes de solutions pour éviter l\u2019augmentation de leur budget d\u2019abonnements.Les nouveaux abonnements se font selon des critères souvent particuliers mais qui se justifient si l\u2019on veut équilibrer la répartition de la masse budgétaire.On constate une volonté très nette d\u2019éliminer les titres reçus en double.Ceci devient une nécessité quand on s\u2019aperçoit que ceux-ci ont souvent le même traitement qu\u2019un titre unique.Il n\u2019est pas nécessaire de rappeler qu\u2019il y a des frais de gestion pour chaque titre auquel on est abonné, que ce soient des frais de réception, de reliure ou de stockage.En milieu décentralisé, l\u2019élimination de titres reçus en double peut être fort mal accueillie, surtout de la part des usagers qui pourront se plaindre qu\u2019il faille se déplacer.L\u2019annulation des titres reçus en double est devenue une technique depuis longtemps reconnue dans la documentation.Mais l\u2019annulation de titres inutiles qui peut aussi réduire la masse attribuée au renouvellement des abonnements est difficile à réaliser si on ne prend pas les mesures nécessaires pour identifier les titres sous-utilisés ou de peu de valeur.Plusieurs méthodes d\u2019évaluation des collections sont utilisées pour rationaliser et éventuellement procéder à l\u2019élagage des collections.Elles sont énumérées entre autres dans la revue de l\u2019année 1978 concernant les publications en série, préparées par Dorothy J.Glassy.1* L\u2019auteur y met en évidence de nom breuses études qui ont été faites pour tenter d\u2019apporter une solution aux problèmes des collections des publications en série.On y voit des études dont les critères se basent sur des prix, des facteurs d\u2019utilisation, des critères de citations, etc.La documentation est relativement abondante sur ce sujet.Mais on peut déplorer encore une fois qu\u2019elle ne soit qu\u2019américaine.Conclusion Différentes actions doivent être entreprises pour voir clair dans cette période qui risque de devenir de plus en plus difficile financièrement.L\u2019inflation n\u2019étant pas près d\u2019être jugulée, les éditeurs continueront de publier et d\u2019augmenter leurs prix pour amortir leurs coûts et faire un certain profit.Les bibliothèques doivent étudier leurs collections et faire en sorte que ce qu\u2019elles possèdent corresponde à des choix sérieux.Il serait intéressant de connaître les coûts de gestion d\u2019un titre qui n\u2019est à peu près pas consulté.On sait que les professeurs sont friands de périodiques.Certains d\u2019entre eux acceptent mal les coupures et les annulations qui les priveraient de pouvoir consulter une collection bien complète de publications en série.Pense-t-on suffisamment à baser les mécanismes de choix sur la coopération entre bibliothèques?Les bibliothèques ne sont plus assez riches pour se permettre un régime d\u2019isolationnisme.Il est toujours possible d\u2019annuler des abonnements quand on est certain d\u2019avoir à sa portée les ressources d\u2019un service de prêt entre bibliothèques comprenant un personnel suffisant et qualifié.Finalement, il y a des solutions à la conjoncture actuelle: elles sont liées à une bonne politique de développement des collections et à de solides critères qui permettent de déterminer la valeur d\u2019un périodique par rapport à un autre.Elles sont liées aussi à l\u2019équilibre que l\u2019on veut établir entre les monographies et les publications en série au fait que le coût des publications en série continuera d\u2019augmenter.La situation n\u2019est pas rose.Nous devons tous y faire face et espérer que nous aurons toujours les budgets adéquats pour répondre à nos besoins.(1)\tF.F.Clasquin, \u201cPeriodical Prices: a Three-Year Comparative StudyLibrary Journal, vol.99, no.17 (October 1, 1974), pp.2447-2449.(2)\tF.F.Clasquin, \u201cPeriodical Prices 1977-79 Update\u201d, Library Journal, vol.103.no.18 (October 15, 1979), pp.2168-2171.(3)\tIdem.(4)\tIdem.(5)\tNorman B.Brown \u201cU.S.Periodical and Serials Services\u201d, Library Journal, vol.102, no.11 (July 1978^ pp.1356-1361 (6)\tIdem.(7)\tSally F.Williams, \u201cConstruction and Application of a Periodical Price Index\u201d, Collection Manager-;nr, vol.2 no.4 ; Winter 1978), pp 329-344 (8)\t\u201cPeriodical Prices\u201d, Library Association Record, vol.81, no.5 (Mav 1979) pp.232-233.(9)\tIdem.(IÛ) Herbert S White, \u201cPublisher, Libraries, and Costs of Journal Subscriptions in Times of Funding Retrenchement\u201d, Library Quarterlyy vol.46, no.4 (October 1976), pp 359-377.(11) Bill Katz and Paul Gellatly, Guide to Magazine and Serial Agents (N.Y., Bow-ker, 1975), 239 p.(!2) Jacob Cohen Kenneth W.Leison, \u201cSources and LTses of Funds of Academic Libraries\u201d, Library Trends, vol.28, no.1 (Summer 1979), pp.25-46.(13)\tJohn P.Dessauer, \u201cLibrary Acquisitions a Look in the Future\u201d, Publisher's Weekly, vol.207, no.24 (June 16,1975), pp.55-68.(14)\tRichard DeGennaro, \u201cEscalating Journal Prices, Time to Fightv Back\u201d, American Libraries, vol.8, no.2 (February 1977), pp.69-74.(15)\tDorothy J.Glasley, \u201cSerials in 1978\u201d, Library Resources and Technical Services, vol.23,no.3(Summer 1979),pp.203-212.ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 19 Le financement d\u2019une bibliothèque municipale: l\u2019expérience de Longueuil Par Yves Ouimet* L 'expérience de la bibliothèque municipale de Longueuil illustre la difficulté de \u201cvendre\" un tel sendee à une administration municipale, mais aussi les possibilités de développement que représente l'appui de la population.En allant chercher à l'extérieur des subventions pour démarrer, en aménageant une succursale dans un centre commercial, cette bibliothèque a canalisé l'intérêt du public, rendu ses sendees plus accessibles et rendu possible la construction récente d'une nouvelle succursale.La bibliothèque de Longueuil demeure une bibliothèque pauvre et inadéquate, malgré un bon éventail de services; les programmes d'aide du plan quinquennal de développement des bibliothèques publiques devraient l 'aider à rejoindre les rangs des bonnes bibliothèques publiques au cours des prochaines années.Un préambule important: les bibliothèques publiques du Québec sont (sauf exceptions) des bibliothèques municipales.Leur personnel, leur budget et leurs locaux constituent un secteur de l\u2019administration publique municipale; le directeur de la bibliothèque est un fonctionnaire municipal, mandaté pour diriger un service municipal (ou une division d\u2019un autre service, celui des loisirs).A la fin de 1979, près du tiers des municipalités québécoises n\u2019avaient pas de bibliothèque publique; au Québec ce sont les villes qui choisissent d\u2019établir - ou non - une bibliothèque publique1.Ajoutons que les régions rurales sont desservies par les Bibliothèques centrales de prêt (BCP), corporation^ sans but lucratif financées à 90% par le gouvernement provincial.La bibliothèque municipale émarge au budget de sa ville, comme les tra- The Longueuil municipal library provides us with an example of how difficult it is to \u201csell\" such a sendee to a municipal administration, and how popular support can influence library development.By seeking start-up funds from outside sources and by building a branch in a shopping center, the library attracted public interest, made its sendees more accessible and recently made possible the building of a new branch.The Longueuil library remains a small and ill-equiped library, despite the wide-range of sendees it offers; the assistance programs of the five-year public library development plan should help the Longueuil library to join the ranks of the best public libraries in the years to come.Une bibliothèque bien pauvre Née d\u2019une fusion entre l\u2019ex-Cité de Longueuil (25 000 habitants) et Ville Jacques-Cartier (près de 70 000 habitants), la Ville de Longueuil compte 100 000 résidents au début des années 70.C\u2019est une ville très majoritairement francophone, de niveau socio-économique et socio-culturel voisin de la moyenne métropolitaine, à la population jeune, et dont la croissance démographique est rapide: 25 000 habitants de plus de 1970 à 19742.Fondée dans l\u2019ex-Cité de Longueuil, la bibliothèque municipale se retrouve après la fusion d\u2019août 1969 dans une situation presque désespérée; elle loge dans un centre culturel situé à l\u2019extrémité nord de la * Yves Ouimet dirige la bibliothèque municipale de Longueuil.vaux publics ou la police; le pouvoir décisionnel, en ce qui regarde son financement, appartient au conseil municipal.Le directeur de la bibliothèque municipale se trouve, au départ, en situation dialectique: comme tout chef de service, on le paye pour administrer son service selon l\u2019orientation choisie au niveau politique; mais les objectifs propres à une bibliothèque publique (droit à l\u2019information et au savoir accessibles à tous) font qu\u2019il sera aussi, peu ou prou, l\u2019avocat des besoins de la collectivité et même, le \u201clobbyiste\u201d de la bibliothèque.Trêve de considérations théoriques.L\u2019expérience de la bibliothèque municipale de Longueuil illustre quelques aspects du développement, donc du financement, d\u2019une bibliothèque publique dans le contexte québécois.20 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9, numéro 1 \u2022; V nouvelle ville, à hui.kilomètres de l\u2019autre pôle; son budget équivaut à SO,50 par tête, soit quatre fois moins que la moyenne provinciale d\u2019alors et dix fois moins que le minimum vital; la contribution municipale étant si insuffisante, la subvention annuelle du gouvernement provincial se voit amputée en proportion; la bibliothèque a été intégrée à un service des loisirs dynamique, mais qui ne comprend pas à ce moment-là l\u2019importance d\u2019une bibliothèque publique; votre humble serviteur, entré en fonction comme responsable de la bibliothèque, n\u2019a guère d\u2019expérience et ne voit pas clairement le moyen d\u2019amorcer le grand rattrapage; enfin, la situation financière de Longueuil est précaire pour deux ou trois années, ce qui diminue d\u2019autant notre marge de manoeuvre.Une stratégie à reconnaître.Les administrateurs municipaux considèrent leur bibliothèque comme un service parmi bien d\u2019autres; souvent, ils n\u2019en voient ni l\u2019importance ni l\u2019intérêt.Sauf pour les services d\u2019infrastructure essentiels à la vie urbaine (eau, voirie, taxation, police, pompiers.), la qualité de l\u2019intervention d\u2019une municipalité dans un des champs de sa compétence sera fonction d\u2019une perception: les gens \u201cen veulent\u2019\u2019.Rien de plus motivant pour un politicien que d\u2019offrir à ses électeurs ce qu\u2019ils désirent, et avec leur argent! ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 Et pour que se dégage cette perception que la bibliothèque municipale intéresse les gens et qu\u2019ils désirent son développement, il faut d\u2019abord que ce soit vrai, et il faut ensuite une certaine \u201ccanalisation\u201d de l\u2019intérêt populaire.Car l\u2019utilisation de la bibliothèque par beaucoup d\u2019individus ne crée pas nécessairement une force politique; d\u2019autres types d\u2019activités peuvent susciter une dynamique et une rentabilité politique plus grandes, avec nettement moins de participants, parce que la nature de ces activités présuppose un regroupement.Ainsi, les associations sportives, les organismes sociaux, les comités de loisir.Et à utiliser A Longueuil, le défi était de faire \u201cdésirer\u201d le développement d\u2019un service que la plupart des gens ne connaissaient pas et n\u2019avaient jamais reçu.La seule façon de \u201cvendre\u201d un service de bibliothèque publique, c\u2019était d\u2019en offrir un, même bien insuffisant.Mais comment offrir ce service dans les quartiers démunis, vu la quasi mendicité de la bibliothèque municipale à cette époque?Nous avons présenté (en 1973) un projet \u201cInitiatives locales\u201d (PIL) qui nous octroyait une subvention du gouvernement fédéral pour six mois, essentiellement pour des salaires.En quelques semaines, cinq mini-bibliothèques fonctionnaient (3 000 livres envi- ron) dans des locaux scolaires ou des chalets de parc.Les livres étaient arrachés à nos maigres collections de la bibliothèque du Centre culturel.Les citoyens, enfants et adultes, s\u2019abonnèrent par milliers à ce service assez rudimentaire, mais qui rendait quand même accessibles des ouvrages récents et attrayants.Plusieurs organismes de loisir s\u2019intéressèrent à ce nouveau service.A la fin du projet PIL, des regroupements de bénévoles faisaient fonctionner leur bibliothèque communautaire, dans chaque quartier.Au début de 1974, cinq comités de loisir présentent eux-mêmes un nouveau projet PIL; la subvention reçue facilite la continuité de l\u2019expérience et permet une animation et une diffusion plus importantes des mini-bibliothèques.Quand la commission scolaire nous retire les locaux où logent deux des bibliothèques, un regroupement de gens intéressés à conserver et à améliorer le service de bibliothèque se crée, fait des pressions et suscite la mise en place d\u2019un groupe de travail ville -citoyens sur le développement de la bibliothèque dans le principal centre commercial de la moitié sud de Longueuil, Place Désormeaux.Sceptique à ce moment, le Service des loisirs - dont fait partie la bibliothèque - se fait plus ou moins forcer la main; le conseil municipal accepte de louer une boutique justement vacante au centre commercial; mais on ne nous donne presque rien pour acheter des livres, et l\u2019aménagement du local doit s\u2019effectuer un peu à rabais.Peu importe; avec 10 000 livres répartis sur 1 500 pieds carrés, la succursale Désormeaux ouvre ses portes en février 1975.La réponse du public est foudroyante: 12 000 nouveaux abonnés durant les six premiers mois, au moins 10 000 prêts de livres par mois, (presque 15 000 prêts par mois en 1979).Le développement de la bibliothèque municipale est désormais amorcé.Une autre succursale Très vite, l\u2019utilisation massive des ressources de la bibliothèque crée de graves problèmes.La succursale Désormeaux est engorgée; la fréquentation de la bibliothèque-mère, dans le vieux Longueuil, a doublé de 1972 à 1976 et ce, malgré les ponctions de livres effectuées pour alimenter les mini-bibliothèques et pour ouvrir la succursale située au centre commercial.Mais nous ne sommes déjà plus marginaux; 30 000 citoyens sont abonnés en 1976; on se plaint de plus en plus du manque de livres et de l\u2019exiguïté des locaux.Les budgets d'opération augmentent notablement.Dès l\u2019automne 1976, le Conseil municipal sollicite des recommandations sur le développement à court terme de la bibliothèque.Appuyée et même pilotée par le Service des loisirs (devenu l\u2019avocat de la bibliothèque), une étude conclut à l\u2019urgence d\u2019ouvrir une nouvelle succursale dans le centre de Longueuil et recommande de construire une bâtisse de 8 000 à 10 000 pieds carrés.A l\u2019automne 1977, l\u2019administration municipale accepte le principe.La mise en place par Québec du Programme d\u2019aide à la construction d\u2019équipements municipaux (PACEM) signifie qu\u2019une subvention d\u2019au moins S100 000 permettra de diminuer le coût de construction; inutile de dire que l\u2019existence de ce programme aide à \u201cemporter\u201d une décision favorable de notre conseil municipal.Lin règlement d\u2019emprunt est voté, un comité de construction formé; des budgets substantiels nous permettent d\u2019acheter une collection de 10 000 livres neufs pour la nouvelle succursale, nommée bibliothèque Claude-Henri Grignon.La construction a lieu en 1978; avec l\u2019aménagement et l\u2019ameublement, les coûts atteignent S700 000.La nouvelle succursale est ouverte au public au printemps 1979; la fréquentation atteint presque le niveau de la succursale Désormeaux, et l\u2019utilisation de cette dernière bibliothèque et de celle située au centre culturel continue d\u2019augmenter.Un plan de développement municipal Malgré le développement récent de la bibliothèque municipale de Longueuil, il ne faudrait pas croire qu\u2019elle offre un très bon service de bibliothèque publique, ou même un service réellement adéquat.En regard des normes d\u2019excellence,\u2019 nos locaux n\u2019ont que 25% de la superficie requise; nos collections atteignent 30% du nombre minimum de livres; seulement deux professionnels travaillent chez nous, alors qu\u2019il en faudrait une dizaine.Sur une base per capita, nous restons une bibliothèque assez pauvre; en cinq ans, nous sommes passés de l\u2019extrême indigence à la pauvreté, puis à la pauvreté relative.Si le budget d\u2019opération en 1979 est quinze fois plus élevé qu\u2019en 1970, il demeure insuffisant.A côté d\u2019un éventail de services intéressants qui sont offerts, nous ne remplissons pas très bien notre fonction principale: être une centrale d\u2019information pour notre collectivité.L\u2019imprimé demeure encore seul maître à bord, les autres types de supports n\u2019étant là que pour la forme.Il y a encore beaucoup à faire.Un plan de développement de trois ans a été préparé en 1978 et soumis au conseil municipal qui en a accepté le principe; le plan prévoit l\u2019ouverture d\u2019une succursale à la station de métro de Longueuil (dans des locaux appartenant à la municipalité) et l\u2019embauchage urgent d\u2019un bibliothécaire de réference, le tout en 1980.Nous savons cependant, depuis plusieurs années, qu\u2019une bibliothèque principale ou bi-bibliothèque-ressource devra être édifiée pour doter Longueuil de services de bibliothèque normaux.Jusqu\u2019à l\u2019automne 1979, cette bibliothèque centrale demeurait un objectif à moyen terme (trois à cinq ans), étant donné l\u2019envergure du projet et les coûts impliqués.Cet équipement va être le pivot de notre service de bibliothèque au moins jusqu\u2019à l\u2019an 2,000, et au-delà; nous arrivons à l\u2019étape décisive de notre courte histoire.22 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 un i l Le plan de développement du ministère des Affaires culturelles pour les bibliothèques publiques Depuis le début des années 60, les villes reçoivent du gouvernement québécois des subventions pour leur bibliothèque municipale; en particulier, une subvention annuelle statutaire dite \u201cde fonctionnement\u201d.Le montant de cette subvention est un pourcentage de la contribution de la ville à l\u2019opération de la bibliothèque, avec un facteur privilégiant les municipalités moins riches en terme de base fiscale.Jusqu\u2019en 1977, la subvention annuelle a plutôt joué un rôle d\u2019appoint, vu la modestie du montant et le peu d\u2019exigences du ministère.Depuis trois ans, la subvention de fonctionnement a nettement plus d\u2019impact, à cause de l\u2019augmentation très substantielle des montants versés.A Longueuil, 1 augmentation de notre subvention nous a aidés à défen- dre d\u2019importantes augmentations de budget, auprès des élus, en démontrant que 30% des montants supplémentaires reviendraient en subvention.Chez nous comme ailleurs, l\u2019insuffisance des ressources et des services provient d\u2019abord de locaux inadéquats.Annoncé par M.Vaugeois, ministre des Affaires culturelles, en septembre dernier, un plan de développement quinquennal des bibliothèques publiques vise à remédier à leur sous-développement général.En plus d\u2019augmenter la subvention de base et de contribuer spécialement aux budgets d\u2019achat de volumes, les nouveaux programmes subventionnent la construction ou l\u2019amélioration des locaux de bibliothèque; et le montant de l\u2019assistance gouvernementale sera d\u2019autant plus élevé que les locaux construits ou améliorés répondront davantage aux normes recomandées pour la superficie des bibliothèques.Les perspectives de développement ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 de la bibliothèque de Longueuil viennent de changer; notre défi est de persuader les membres du conseil municipal que, puisqu\u2019il faut tôt ou tard une bibliothèque principale à Lon-gucuil, mieux vaut la construire tout de suite en profitant de subventions extrêmement importantes (entre la moitié et les trois quarts des coûts de construction).En conclusion Plusieurs villes du Québec offrent maintenant à leurs citoyens d\u2019excellentes ou de très bonnes bibliothèques: Pointe-Claire, St-Eustache, Dorval, St-Léo-nard, Brossard, Hull, Sept-Iles, West-mount.Dans tous les cas, la municipalité octroie au moins S10 par tête à la bibliothèque comme budget d\u2019opération.Et bien qu\u2019un budget adéquat n\u2019assure pas l\u2019excellence des services, on doit reconnaître que des ressources notablement insuffisantes ne peuvent fournir que des services notablement insuffisants.À Longueuil, la décennie qui vient de se terminer a vu le début de notre cheminement vers le statut de bonne bibliothèque publique.En dix ans, notre budget per capita est passé de S0,50 à près de S6.Nous avons trouvé des solutions non orthodoxes (bibliothèque dans un centre commercial), nous sommes allés chercher des subventions à Ottawa (PIL) ou à Québec (PACEM) pour développer la bibliothèque en nous assurant l\u2019appui de la population et par là, du conseil.Les deux prochaines années seront décisives pour Longueuil: deviendrons-nous une excellente bibliothèque publique, dotée de locaux et de budgets adéquats, ou demeurerons-nous une bibliothèque pas trop vilaine, mais incapable d\u2019offrir d\u2019excellents services à sa population?Le plan quinquennal de développement du ministère des Affaires culturelles incline à un vif optimisme; des subventions très généreuses inciteront nos gouvernements locaux à se doter de bibliothèques publiques bien équipées.Nous comptons être de ce nombre.1\tQuébec (Province), Lois refondues du Québec, chap.C-iQ ar.471 (Québec, Editeur officiel, 1979-) 2\tRecensement municipal de 1974, effectué par la Y\u2019ille de Longueuil 3\tQuébec (Province), Service des bibliothèques publiques.Norm s pour les bibliothèques municipales (Québec, 1974).23 ÉDITEURS 750.BOUL LAURENTIEN.BUREAU 131, SAINT-LAURENT H4M 2M4 - T^ POUR UN FRANÇAIS COMMERCIAL ADAPTÉ AUX BESOINS DES NORDS-AMÉRICAIN3 ET PLUS PARTICULIÈREMENT DES QUÉBÉCOIS.DE NOUVEAU CHEZ McGRAW-HILL, ÉDITEURS -NOUVELLE ÉDITION- ; si ! < 'O.Q ^ LE FRANÇAIS, LANGUE DES AFFAIRES, 2* édition, A.Clas et P.Horguelin (391 pages ISBN 82737-0.PRIX 13.95$) \u2022\tSeconde édition d'un volume publié en 1967 \u2022\ttraité de français commercial qui réunit en un seul ouvrage de consultation pratique la plupart des renseignements qu\u2019il faut habituellement puiser à plusieurs sources Dictionnaires, grammaires, traités de bon usage, formulaires commerciaux, codes typographiques, etc \u2022\tPlus qu un manuel scolaire un ouvrage de référence que la secrétaire et ! homme d affaires auront I occasion de consulter pendant toute leur carrière CAHIER D EXERCICES COMMUNICATION ÉCRITE (ISBN 82738-9 PRIX 5.40$) GUIDE DU MAITRE (ISBN 82739-7 PRIX 6 25$ n) -NOUVELLES PUBLICATIONS- < 2\t- GUIDE DE LA CORRESPONDANCE ADMINISTRATIVE ET COMMERCIALE, A.Clas (224 pages.ISBN 77827-2 PRIX 8.95$) À la fois manuel d enseignement et ouvrage de référence, ce guide traite principalement de correspondance et de points de grammaire 3\t\u2014 RECUEIL DE DIFFICULTÉS DU FRANÇAIS COMMERCIAL, A.Clas et É.Seutin (128 pages.ISBN 77828-0.PRIX 6.95$) Ce manuel, essentiellement pratique, permet d identifier un certain nombre de difficultés ayant trait à la langue des affaires et de regrouper celles-ci dans une forme utile et ordonnée < 24 ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 (514) 744-5531 Le mode de financement des bibliothèques de collèges Par Gabriel Allard* Les bibliothèques de collèges dont le but principal est d 'aider les étudiants dans leur processus d'apprentissage et les professeurs dans leurs recherches bibliographiques avec le concours d'un personnel professionnel, sont en droit de recevoir des budgets capables de supporter ces nécessités.Les bibliothèques de collèges sont subventionnées par le ministère de l'Education selon les règles édictées par le Régime budgétaire et financier; les collèges privés le sont à 80%.Depuis 1970, ces règles n 'ont pas changé, les subventions n \u2019ont pas été indexées, ce qui proî'oque une stagnation et un vieillissement des collections.College libraries should be allocated budgets which permit them to accomplish their principal objective: to assist students in their studies and instructors in their bibliographic research, with the aid of professional staff.College libraries are funded by the Ministry of Education in accordance with the regulations of the Régime budgétaire et financier; private colleges are subsidized up to 80%.The regulations have not been modified since 1970; subsidies have not been indexed, and consequently, collections have become old and out-of-date.L\u2019un des objectifs du collège sinon le principal est de conduire (educere) progressivement l\u2019éiudiant à prendre en main la responsabilité de son éducation; c\u2019est-à-dire de lui apprendre à apprendre.La bibliothèque devient alors le vrai centre d\u2019apprentissage du collège et l\u2019enseignement à la limite devient du tutorat.Cette conception du rôle véritable de la bibliothèque commande des fonds appropriés et des budgets proportionnés.Pour bien situer le financement des bibliothèques de collèges au Québec, il est nécessaire de distinguer cégeps1 et collèges privés, de se faire une idée précise de la bibliothèque dans le collège et des trois modes habituels de financement s\u2019appliquant à toutes les bibliothèques.Nous verrons dans une deuxième partie le financement proprement dit des bibliothèques de cegeps; dans une troisième, celui des bibliothèques de collèges privés; et enfin nous parlerons de nos vrais besoins, du Livre blanc et nous tenterons une certaine prospective.Cégep et collège privé.\u2014 La loi 21 qui créait les cégeps en 1967 marquait une étape importante dans le monde de l\u2019éducation au Québec en établissant des institutions de niveau collégial subventionnées et relevant du ministère de l\u2019Education, avec une autonomie de gestion interne guidée par des règles précises.Elle laissait aux collèges privés leur existence et leur mode de fonctionnement.Ce n\u2019est que plusieurs années plus tard que ces derniers allaient recevoir des subsides pour leur fonctionnement.Dans les deux types d\u2019institutions, on dispense à la fois un enseignement général (deux ans) conduisant à l\u2019université et un enseignement professionnel (trois ans) qui forme des techniciens aptes à entrer sur le marché du travail.La bibliothèque de collège.\u2014 La bibliothèque de collège est un service pédagogique relevant du Directeur des services pédagogiques (DSP) dans l\u2019organigramme établi par le ministère de l\u2019Education; c\u2019est dire qu\u2019elle a comme objectif premier de fournir la documentation, le personnel et les locaux pour assurer un enseignement pédagogiquement valable.Elle vise aussi à la formation complète de l\u2019adolescent et répond aux besoins personnels et individuels en ce sens.C\u2019est donc au DSP qu\u2019il incombe de présenter au conseil d\u2019administration le budget de la bibliothèque après étude par le comité de régie dont il fait partie.La direction générale de l\u2019enseignement collégial (DGEC) est l\u2019instance qui assure la liaison entre le ministère de l\u2019Education et les cégeps sur tous les plans (programmes, finances, etc.) Sources de financement.\u2014 Toutes les bibliothèques, qu\u2019elles soient universitaires, collégiales, scolaires, spécialisées et même publiques sont financées par trois sources traditionnelles: une allocation annuelle versée par l\u2019institution et pour les bibliothèques publiques par l\u2019administration municipale et les gou- * C.GABRIEL ALLARD est bibliothécaire coordonnateur au Collège de Maisonneuve, à Montréal.ARGUS, janvier-février 1930.volume 9.numéro 1 25 vernements provincial ou fédéral, les fondations ou dotations et les dons2.La première source est assurément la principale et, pour les collèges, pratiquement la seule.En effet, aucun cégep ne bénéficie de fondation et les dons reçus sont constitués essentiellement de livres usagés dont la valeur pédagogique doit être établie avant qu\u2019on les accepte.Le mode de financement des bibliothèques de cégeps Le système de financement des cégeps s\u2019appuie sur la loi des cégeps et sur le système de gestion des organismes décentralisés d\u2019enseignement.Chaque année la DGEC fournit une publication intitulée le Régime budgétaire et financier' qui donne toutes les directives pour l\u2019administration financière.Cette publication annuelle a subi plusieurs modifications depuis 1970-71.Budget d'opération.\u2014 Au départ \u201cle budget du groupe IV (ce groupe comprend la bibliothèque, le service audiovisuel et la recherche et expérimentation; liberté est laissée au cégep de répartir équitablement ce montant entre les trois services) sera de S20 000, plus S65 par étudiant régulier à plein temps.Les collèges qui prévoient moins de 1000 étudiants.verront leur budget établi après analyse de leur demande budgétaire\u201d.4 Le per capita de $65 est resté inchangé jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Le montant de base passe de S20 000 à $25 000 en 1971-72 et à S35 000 en 1973-74.Il n\u2019a pas varié depuis.Le Régime budgétaire et financier mentionne de plus comme règle particulière que \u201cles dépenses pour l\u2019achat de fournitures et de matériel spécialisé (poste budgétaire 565200 et 665200) devront représenter au moins le tiers (1/3) du budget approuvé pour ce groupe\u201d.Quant au collège régional \u201c(il) aura droit à une somme additionnelle de S20 000 multipliée par le nombre de campus diminué de un.\u201d En 1976-77, ce montant était porté à S35 000.Cette règle n\u2019a subi aucune modification depuis.Cotisation à la Centrale des bibliothèques.\u2014 Devant le besoin impérieux d\u2019un service de bibliographie à la Centrale des bibliothèques, la Commission des directeurs de bibliothèques de la Fédération des cégeps demandait, lors d\u2019une réunion spéciale tenue au début de 1971, l\u2019instauration de ce service à l\u2019intérieur \u201cd\u2019une restructuration des services\u201d, l\u2019auto-financement serait assuré à l\u2019aide d\u2019un dépôt or*- rapipris a le budget de la bibliothèque, en attendant qu\u2019on étudie un mode de financement plus équitable.Les directeurs généraux répondant à une lettre de M.Claude Beauregard du 7 avril 1971 acceptaient le mode de financement et, dans le régime budgétaire 1971-72, on peut lire: \u201cLe collège versera à la Centrale des bibliothèques une contribution annuelle de $2 par étudiant à plein temps mais n\u2019excédant pas $5 000\u201d.s L\u2019année suivante, le ministère haussa ce montant à S3,50 pour les cégeps de langue française et l\u2019abaissa à S 1,75 pour les cégeps de langue anglaise et abolit le plafond de S5 000 En 1973-74, les protestations de la même Commission réussirent à faire baisser ce montant à S3 et S 1,50; taux qui sera maintenu jusqu\u2019au 30 juin 1979, date à laquelle on supprima cette cotisation que seuls payaient les collèges.Pourtant, le service de bibliographie desservait depuis sept ans beaucoup plus les écoles et les bibliothèques publiques que les collèges.Il est important de remarquer que jamais le ministère de l\u2019Education n\u2019a accordé de budget spécial pour cet item pourtant très onéreux.Règle supplémentaire ou spéciale.\u2014 \u201cEn plus du budget résultant de l\u2019ap-pJication des règles budgétaires pertinentes à chacun des groupes ci-devant mentionnés, le budget d\u2019un collège comprendra un montant équivalent à S12 par étudiant régulier à temps plein\u201d.7 Ce montant passera à S75 par étudiant en 1974-75; à S85 plus $50 000 de base en 1975-76 puis à $298 965 de base plus $152 par étudiant en 1976-77 pour atteindre $343 850 et $179 par étudiant en 1978-79.\u201cCe montant sera librement distribué par le collège aux divers groupes\u201d.et servira à couvrir les augmentations salariales de toutes catégories de personnels sauf les enseignants ainsi que l\u2019augmentation des coûts de toutes autres dépenses de fonctionnement.\u201d7 Budget d'immobilisation Fonds de bibliothèque.\u2014 Ce budget couvre les dépenses de mobilier et d\u2019équipement, mais il est convenu que la constitution d\u2019un fonds de bibliothèque entre sous cet item.C\u2019est pourquoi, en plus des sommes prévues à la règle générale et attribuées par le collège selon ses priorités par la règle supplémentaire ou spéciale, le ministère a établi un fonds spécial de $800 000 devant être réparti entre les cégeps selon la règle suivante appelée Fonds de bibliothèque.\u201cL\u2019attribution à un collège d\u2019»»n budget pour l\u2019implantation ou le développement d\u2019un fonds de bibliothèque est une mesure exceptionnelle qui doit être justifiée dans chaque cas\u201d.8 En 1972 on ajoutera: \u201c.attribué à un collège en état d\u2019organisation ou dont le fonds est démontré insuffisant\u201d.9 Par la suite ce texte ne sera jamais modifié.Cependant en 1978-79 on ajoute: \u201cles sommes requises à la rémunération du personnel requis pour le catalogage et la classification des volumes ne devront en aucun temps excéder 40% du budget consenti\u201d.10 Cette mesure s\u2019imposait en raison de la création de nouveaux collèges, de l\u2019adjonction du secteur des techniques dites \u201cprofessionnelles\u201d aux secteurs existants du baccalauréat és arts des collèges classiques devenus cégeps, le budget d\u2019opération n\u2019étant prévu que pour le fonctionnement d\u2019une bibliothèque déjà constituée.Les montants étaient consentis sur demande faite et justifiée annuellement par les institutions et jugée par la DGEC.A l\u2019automne 1978, la Commission des directeurs de bibliothèques demanda à la DGEC d\u2019établir des normes ou critères pour la répartition de ce fonds de $800 000.Un comité fut formé, composé de trois membres de la DGEC, M.Marc Rochette, président, MM.G.Lamarre et G.St-Pierre, de deux membres de la Commission des directeurs de bibliothèques, Mlle Monique Lavoie, présidente et C.Gabriel Allard et du directeur de la section collégiale du Service des bibliothèques d\u2019enseignement, M.Jean-Bernard Lé-veillé.Ce comité, après avoir colligé tous les textes pertinents et étudié le problème d\u2019ensemble ainsi que diverses hypothèses, en vint à la constatation que seulement 12,1% des bibliothèques de cégeps requéraient encore un budget de rattrapage.En conséquence le comité proposa que 12,1% des $800 000 ($96 476,53) soient attribués pour cet objectif pour cet objectif.L\u2019ensemble du montant 87,9% ($703 523,47) devient donc un budget de maintien de collection et ce montant sera réparti \u201cen assurant la collection de base de 40 000 volumes\u201d.11 Le budget de rattrapage pour fond de bibliothèque devient budget de maintien de collection à compter de 1979-80.Le comité continuera son action et ajoutera d\u2019autres facteurs de pondération.La DGEC a prévu en 1973-74 un montant supplémentaire pour compenser les effets néfastes de la loi du livre: \u201cEn plus, pour les collèges où cela sera jugé nécessaire après une analyse particulière, un montant additionnel de l\u2019ordre de $ 15 000 à $20 000 sera consenti à la catégorie d\u2019investissement \u201cFonds de bibliothèque pour pallier aux augmentations\u201d provoquées par l\u2019application de la \u201cpolitique du livre.\u201d12 26 ARGUS, janvier-février 1980, volume 6.numéro 1 Construction de bibliothèques.\u2014 En 1968, la DGEC formait un comité pour étudier la construction des bibliothèques de cégeps.Il produisit Le Guide pratique pour la construction et l\u2019aménagement d\u2019une bibliothèque de cégep.Ce texte a servi et sert encore à évaluer les projets soumis au ministère de l\u2019Education.Tout projet de construction est financé par le ministère mais avec cette particularité qu\u2019habituellement il demande au collège de faire une émission d\u2019obligations; il subventionne quand ces obligations arrivent à terme.Il en est également ainsi pour les transformations.Le mobilier et l\u2019équipement sont généralement inclus dans le montant prévu pour la construction.Le budget d'investissement mobilier.\u2014 Le budget d\u2019investissement mobilier comprend le mobilier et l\u2019équipement.Le régime budgétaire pour 1971-72 stipule que \u201cles subventions sont versées sous forme d\u2019acompte jusqu\u2019à concurrence de 80% du budget net.Le solde, jusqu\u2019à concurrence des dépenses nettes réellement effectives, est versé après analyse des états financiers\u201d.11 Le régime budgétaire de 1971-72 prévoyait S10 par étudiant régulier pour le mobilier, pour l\u2019équipement en en audiovisuel $8 000 de base et $5 per capita et S10 500 pour les laboratoires de sciences, et enfin $8 000 de base et $2,50 per capita pour les autres services.En 1975-76 on accorde $7 500 de base et $10 par étudiant à plein temps pour le mobilier et $33 000 de base plus $16,50 per capita pour l\u2019équipement.Le collège régional se voit octroyer $5 000 en plus pour le mobilier, somme multipliée par le nombre de campus moins un et $18 000, montant multiplié par le nombre de campus moins un pour l\u2019équipement.Il en est ainsi depuis ce temps.La bibliothèque fait donc les demandes lors de la présentation du budget et l\u2019administration locale est responsable de l\u2019allocation.Les bibliothèques des collèges privés On pourrait s\u2019attendre à trouver pour le financement de ces bibliothèques des règles se rapprochant de celles qui guident l\u2019administration des bibliothèques de cégeps.Il n\u2019en est rien.Aucun texte directif n\u2019a été émis.Chaque collège est donc tout à fait libre d\u2019en user à sa guise et de déternimer les montants des budgets.Il nous est donc impossible de donner ici quelqu\u2019information que ce soit car chaque bibliothèque est un cas d\u2019espèce.Tout ce qu\u2019on peut dire c\u2019est que la bibliothèque sera à l\u2019image de ce que le bibliothécaire aura pu établir au conseil d\u2019administration; ceci rejoint l\u2019idée de Lyie sur les bibliothèques de collèges américains.14 Dans la Loi 56 (1968) Ar.14 et 17, on dit que les collèges privés sont subventionnés à 80%; dans la pratique, la subvention qui est accordée est de deux sortes et il est plus réaliste de dire qu\u2019elle est de l\u2019ordre de 70% et de 50%.En effet les collèges privés sont classés en deux groupes.Vingt et un collèges sont reconnus d\u2019intérêt public et les autres sont reconnus pour fin de subvention.Les permiers reçoivent 80% du coût moyen d\u2019administration des cégeps pour l'année précédente, ce qui laisse en réalité, compte tenu de l\u2019indexation des salaires et de l\u2019inflation, une subvention ne dépassant pas 70% pour l\u2019année budgétaire en cours.La deuxième catégorie reçoit 60% du coût moyen d\u2019opération des cégeps pour l\u2019année précédente, donc en réalité 50%.Autres sources de financement.\u2014 Il est important de noter que les bibliothèques de collèges privés ne peuvent bénéficier comme celles des cégeps du budget de Fonds de bibliothèque.Ils peuvent cependant instituer une fondation dont les revenus peuvent aider à financer la bibliothèque ou d\u2019autres services.Les parents qui sont appelés à combler la différence du coût d\u2019administration peuvent aussi aider de leurs dons le financement mais comme ils sont déjà fortement grevés, on ne peut guère songer à des apports substantiels.La bibliothèque de cégep en mauvaise situation Les sommes qu\u2019on peut affecter à l\u2019achat de la documentation sont devenues si minimes depuis quatre ans que cette situation risque de nous faire perdre tout le profit réalisé depuis l\u2019ouverture des cégeps.En effet, même si la DGEC n\u2019a jamais approuvé les normes de bibliothèques et de cégeps, tout indiquait qu\u2019on en tenait compte.Or on en vient à couper ces budgets de telle sorte qu\u2019aucune indexation n\u2019a été faite en dehors des salaires.Le personnel.\u2014 Aucune règle ou norme n\u2019a jamais été acceptée pour établir ic nombre de professionnels (bibliothécaires ou spécialistes des moyens techniques d\u2019enseignement) et de techniciens requis dans les bibliothèques de cégeps, alors que pour les professeurs la règle est bien précise.Pourquoi deux poids, deux mesures?C\u2019est donc admettre le peu de valeur qu\u2019on accorde au personnel oeuvrant dans les bibliothèques de cégeps.On laisse toute la responsabilité à l\u2019administration locale de décider s\u2019il doit y avoir proportionnellement plus de personnel aux Services aux étudiants qu\u2019à la bibliothèque; jamais on ne pourra songer à réduire le personnel enseignant et c\u2019est là le très mauvais côté des conventions collectives.Quand il faut administrer avec des budgets coupés, il ne reste que la possibilité de couper dans tout le reste.C\u2019est là une mesure discriminatoire de quelque façon qu\u2019on l\u2019envisage.Les acquisitions.\u2014 Comme il nous est impossible de diminuer le personnel en raison de l\u2019utilisation massive de la bibliothèque, sans comprimer les services que nous rendons ainsi que les heures d\u2019ouverture, force nous est de restreindre les acquisitions.Il est impensable et irréaliste en ces jours d\u2019inflation de maintenir les budgets sans augmentation.Le coût de la reliure a suivi le coût de la vie; c\u2019est là pour nous une dépense d\u2019importance, car notre documentation est française et le livre français n\u2019est pas relié.Le matériel et les fournitures de bureau, surtout dans le secteur audiovisuel, ont subi une très forte augmentation due plus spécialement à la hausse du prix du pétrole dont les fournitures de plastique sont un sous-produit.Quant au livre, son coût a quadruplé depuis douze ans en grande partie en raison de l\u2019application de la loi sur le commerce du livre et l\u2019on se prépare à nous imposer encore des restrictions en ce domaine.On n\u2019achète plus que pour $0,27 avec le dollar de 1965.Que dire aussi du budget spécial de Fonds de bibliothèque créé par la DGEC pour acheter la documentation pour des secteurs à créer ou récemment instaurés?Le montant de $800 000 dont 12,1% servent encore à des fins de rattrapage alors que pendant douze ans on n\u2019a pas réussi à monter une collection adéquate, ce montant, dis-je, n\u2019a pas été indexé.Il devient le budget de maintien de la collection et c\u2019est tant mieux, mais il devrait être présentement de $2 000 000 au moins pour pouvoir maintenir l\u2019achat d\u2019un volume par étudiant.Le Livre blancis donne 118 308 étudiants à l\u2019automne 1977 et les statistiques du ministère de l\u2019Education pour l\u2019automne 1978 font état de 120 773 étudiants réguliers à temps plein.Or, pour acheter 120 773 volumes au coût moyen de $ 17 (1978-79), il faut $2 053 141.Que dire de l\u2019achat du document audiovisuel?Les Statistiques de bibliothèques de collège publiées par le Service des bibliothèques d\u2019enseigne- ARGUS.janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 27 ment indiquaient, pour 1976-77, S1 064 281 de dépenses pour les acquisitions de documents dans les cégeps.Ceci représentait 1,48 document acheté par étudiant régulier à temps plein.Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la situation des bibliothèques de collèges quant à l'achat de la documentation est devenue intenable.Nous lançons un cri d\u2019alarme.Si nous voulons maintenir le degré d\u2019excellence qui nous a mérité en France, aux Etats-Unis, dans le reste du Canada et dans beaucoup d\u2019autres pays la réputation que nous nous sommes donnée, il faut que l\u2019administration provinciale soit réaliste et alloue les montants nécessaires pour permettre à l\u2019administration locale d\u2019accorder les sommes demandées pour le maintien des collections, Nous nous inscrivons en faux contre cet énoncé du Livre blanc sur les collèges du Québec: \u201cQuant aux bibliothèques, on constate qu\u2019elles ont atteint un développement généralement satisfaisant.Ici aussi les taux de croissance doivent se stabiliser.On s\u2019attaquera plutôt à la solution des problèmes soulevés, par exemple, par le vieillissement de certaines collections.\u201d1 s Oui les locaux sont bons ainsi que l\u2019équipement et le mobilier avec un fonds de bibliothèque valable, mais en introduisant et en maintenant les secteurs techniques, il faut être conscient, qu\u2019en ces disciplines, le vieillissement est rapide.Pour remplacer ces ouvrages vieillis, il faut présentement quatre fois plus d'argent qu\u2019au moment de l\u2019implantation des bibliothèques.Quand on aura compris, comme les Etats-Unis dans leur programme d\u2019exploration spatiale, que les bibliothèques sont rentables à long terme, alors que nous pourrons croire à la valeur de nos administrations gouvernementales.Les milliards qui coulent et actionnent les turbines de la Baie James sont rentables; il faut une documentation adéquate qui permette à nos techniciens une bonne formation fondée sur un enseignement sans cesse renouvelé, que dire, à la fine pointe de l\u2019information et de la recherche.1\tCegep: Collège d\u2019enseignement général et professionnel.2\tGuy R Lyle, The administration of the College Library.4 th ed.(New York, N.IT.Wilson, 1974), p, 244 3\tQuébec (Province), Ministère de l\u2019éducation, Direction générale de l\u2019enseignement collégial.Régime budgétaire et financier I970-).Au cours de cet article, on fera très souvent référence à cette publication annuelle.4\tIbid., p.21 5\tIbid., 1971-72, p.28 6\tIbid., p.31 7\tIbid., pp.28-29 8\tIbid., p.21 9\tIbid., 1972, p.40 10\tIbid., 1978-79, p.70 11\tQuébec (Province), Ministère de l\u2019éducation, Direction générale de l\u2019enseignement collégial, Politique budgétaire 1979-80 pour les bibliothèques de Collèges.Rapport du Comité \u201cad hoc \u201d (Québec DGEC, 1979) pp.27-28.12\tQuébec (Province), Ministère de l\u2019éducation, Direction générale de l\u2019enseignement collégial, Prévisions et mesures complément LIGNE COMPLÈTE DE FOURNITURE DE BIBLIOTHÈQUE CATALOGUE SUR OEMANOE 514 697-4822 185 AVE.CARTIER.POINTE CLAIRE.QUÉBEC H9S 4R9 taires concernant les budgets de l'année scolai-re 1973-74 (Quebec., DGEC, 11 mai 1973).13\tRégime budgétaire.1971-72, p.14.Ce texte a été maintenu inchangé par la suite.14\tGuy R.Lyle, The administration., p.244 15\tQuébec (Province), Ministère de l\u2019Education.Les collèges du Québec, nouvelle étape.Projet du gouvernement à l'endroit des cégeps (sic) (Québec, Sen ice des communications), (1978), p.37.28 ARGUS, janvier-février 1 980.volume 9, numéro 1 A propos de recherche.Par Diane Mittermeyer* \u201c Top universities are judged by their research contribution, not teaching quality or public sendee or sports ability.Research has often been identified as the major process through which any discipline develops new avenues as well as keeps up to date in areas already secured.Assuming that university professors, especially at the graduate level, constitute a group of highly concerned professionals w ho best qualify to undertake such activity **, this brief article will focus on a study, published in 1976, entitled Research as a Basis for the Recognition of Librananship as a Profession.2 Its author, Martha Boaz, surveyed 264 faculty members of 22 American library schools offering doctoral programs.In order to establish some comparisons, she also surveyed 106 faculty members in a selected group of professional schools at the University of Southern California.The study investigated the attitude of faculty members towards research, as well as educational background, teaching load, time allocation, publications and sources of financial support.The purpose of this analysis is twofold: (a) to summarize briefly the faculty members\u2019attitude and behavior tow ard research; and (b) to compare some of Boaz\u2019s behavior indicators with Denis' survey of Canadian library school faculty members and with Danton\u2019s comparative analysis of British and American library school teaching staffs.Boaz's study revealed the following areas of agreement between the library science professors and the other professional schools professors, in relation to their attitude towards research: \u2014\t72 percent of both groups agreed that \u201cResearch is a Primary Basis for the Recognition of a Profession.\"' \u2014\t89 percent of the library science professors and 85 percent of the other professional schools professors agreed that \u201cResearch Confers Elite Status on a School or Department\".4 \u2014\t36 percent of both groups felt that \u201cDemonstrated Research Ability\" was of \u201cheavy importance\" as a requirement for a Faculty Candidate;*5 while 51 percent of both groups felt that such a requirement was \u201cof importance\".6 There was some difference of attitude in the following areas: \u2014\t75 percent of the library science professors agreed that \u201cThe Fields in which Research is Done Dominate a School Intellectual and Politically\";7 while, 60 percent of the other professional schools professors agreed that this was so.8 \u2014\t62 percent of the library science professors agreed that \u201cA Research Institute Provides an Atmosphere in which the Conduct of Research is a Primary Objective\"1*; w hile, 73 percent of the other professional schools professors agreed to such a statement.10 Among the behavior research indicators, publication is often considered one of the most revealing.However, given Boaz\u2019s limited analysis of this indicator, and in order to establish more reliable and meaningful comparisons with both Denis' and Danton's studies, whose approaches arc slightly different, the time allocation was preferred for analysis, along with sources of financial support and the doctorate as a research degree.Although difficult to evaluate in real time, the comparison between the time spent ideally and the time actually show s some noticeable differences Taking Boaz\u2019s \u201cideal\" time as a basis, the following comparison was established: Although a majority of faculty (63%) seems to agree on an \u201cideal\" teaching time of 50 percent, approximately one third ( 31 -32%) spend their time accordingly.The research time shows an even greater variation.One third agreed on an \u201cideal\" research time of 30 percent, while the American faculty spend approximately 10-12 percent of their time doing research and the British only 5 percent.Administration seems to be one of the competing activities.A closer look at Danton\u2019s figures reveals that another 22 percent of the British respondents and 18 percent of their American counterpart spend between 11 percent and 20 percent of their time on administration matters.Although Denis sees faculty involvement in academic administration as \u201cparticipation in shaping major policy decisions\",1' such an involvement comprises a multitude of other time consuming activities which are far less rewarding and which may hinder research.Comparisons for the indicator \u201cFinancial Support\" reveal at least two tendencies.First, library science professors do not seem to be as successful in their search for financial support as their colleagues from the other professional schools; and secondly, they seem to be more institution oriented.Boaz\u2019s and Denis\u2019 results illustrate these tendencies: Should the sources of financial support for research contribute to the public image of a discipline, the above findings reveal that library science may still have some way to go to get financial recognition from an outside public.In relation to the researchers' awareness of these sources and their willingness to compete for them, Denis\u2019 comment, although related to the Canadian educators, could be considered for the American as well: It is somezi hat puzzling to find that the faculty of two schools have made no application for research money since 1975y yet claim that research funds are inadequate.Eleven respond- * Diane Mittermeyer est membre du comité des recherches en bibliothéconomie ARGUS, janvier-février 1980.volume 9.numéro 1 29 v\\ - Mt\tJfé £ ¦ fflH * ' P \u2022 ill* plSp >t I ;.11; ,\u2022 44:., wllPfÿ A\t4-A t&AJp A?.4.4 '¦%: \u2018\\fACv,i^f AA\tv I ^\t* *&%i - r^A ¦ \u2018r *\tu\t*** 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