L'ingénieur, 1 mars 1979, Mars - Avril
lllMWVtt i ÜMi «il».* MAI 1979 MARS/AVRIL 1979 No 330 65e année Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe Port de retour garanti : C.P.6079, Suce.A, Montréal, Québec Permis No H - 23 H3C 3A7 ( IX 9 T c °3 nt Tft;o I r M c l 7* Ç* .cl tisaneas; m* 4 IW RÎT LwJ rT^j 'mà îf % ^ * À laffichcs les machines à écrive Xerox à affichage • Hj XEROX Vous voyez des machines représentant à merveille les progrès réalisés dans le domaine du traitement des mots.Les nouveaux systèmes de dactylographie Xerox 850.Avec eux, vous pouvez rapidement faire des brouillons et des révisions compliquées sur écran, sans toucher à une feuille de papier.Ensuite, appuyez simplement sur un bouton et vous obtenez ce que vous avez tapé.à la lettre.Les systèmes 850 rendent instantanément accessibles des dossiers de 280 pages de format standard.Cependant, ils sont si faciles à utiliser que n’importe quelle dactylo peut apprendre leur maniement.aisément.Si les progrès réalisés dans le traitement des mots vous intéressent, pensez à un nom bien connu.Xerox.Xerox du Canada Limitée XEROX cm une marque déposée de XEROX CORPORATK>N.ut.hsée par XEROX DU CANADA LIMITÉE en tant qu'usager inscrit.850 est une marque de commerce de XEROX CORPORATION ADMINISTRATION U RÉDACTION â/v École Polvtechnique Case postale 6079 Succursale « A • Montréal.Québec HU .3 AT Tel (M4) 344-4764 COMITÉ ADMINISTRATE Guy SIC A RD.mg président Jacques DI BROl X.ing Roger T Y EN.ing Rene CilNCiR AS ing Pierre (.R WD M AISON mg André- A LOI SEL LE.mg Michel ROBERT mg SECRETAIRE ADMINISTRATIVE Yolande GINGRAS RÉDACTRICE Madeleine G LAMBERT MARS AVRIL 1979 No 330 65* annee m ARTICLES 3 BRUIT URBAIN ET NORMES RELATIVES A L'HABITATION par Jean-Gabriel Migneron.Ph.D., ing.Après présentation des différentes sources de bruit dans l'environnement acoustique des milieux urbanisés, cet article décrit les paramètres usuels pour l'analvse dynamique du bruit.Il s'attache ensuite aux normes et législations applicables au bruit en matière d'habitation.à la disposition des bâtiments et à l'isolation des façades en vue de la réduction du bruit dans les logements.COMITÉ.CONSI I I A TIE DE REDACTION Thomas AQUIN.mg directeur Andre BAZERGUI ing Bernard BELAND.ing Gerald BÉLANGER, mg Ciuv DROUIN, mg Marc DROUIN ing Marcel T RENETTE., ing Norman McNEIL.mg Thomas J E PAVLASEK.ing Marc TRUDEAU, ing Clément VIGNE AU LT.ing Charles VI LEE M AI RE.ing PI BEICITE 17 LA DÉMARCHE SYSTÉMIQUE ET LA FORMATION PROFESSIONNELLE DE L’INGÉNIEUR par André B.Turgeon.D.Sc.ing.La problématique en système est l’art d'élaborer et de poser clairement les problèmes complexes, compte tenu de contraintes multiples et d'objectifs globaux.Cette démarche à caractère méthodologique doit aussi observer rigoureusement les transformations de ces problèmes au cours de la réflexion.L'auteur dégage les notions de base et présente les techniques, les outils, les méthodes qui rendent la systémique féconde et efficace dans l'étude des grands projets sociaux-teehniques.JEAN SÉGUIN & ASSOCIÉS INC Courtiers en publicité 60I.Côte Vertu.St-l.aurent.Québec H4L IX8 Téléphone OECE COTE V) QUEEN MARY Ui a UNE BONNE NOUVELLE: ON A DU GAZ A PROFUSION! Les réserves de gaz naturel découvertes au pays au cours des dernieres années peuvent amplement satisfaire a nos besoins en énergie pour les années a venir.En fait, le gaz naturel est en voie de devenir la source denergie par excellence pour assurer la croissance économique du Canada C'est là une bonne nouvelle D’une situation de pénurie à une situation d’abondance L'abondance de ce combustible propre et efficace est un facteur important qui devrait nous inciter a choisir cette forme d'énergie.Le gaz naturel est une source d'énergie de chez nous, une energie propre, économique et abondante Les reserves sont la et le prix est bon Que! meilleur moment pour considérer sérieusement cette source d energie, aujourd'hui et dans l'avenir?L’expansion de l’industrie du sas naturel est dans notre intérêt à tous Comment pouvons-nous en tirer le meilleur profit?Pour notre part, chez TransCanada PipeLines, nous nous efforçons d'acheminer le gaz naturel à un plus grand nombre de collectivites afin qu elles puissent bénéficier de ses avantages Nous travaillons présentement a la mise au point d'un grand projet de prolongation de notre reseau jusqu'à l'est du Quebec.De plus, nous comptons bien approvisionner les Maritimes.Ces grands projets témoignent de notre conviction que le gaz naturel contribuera a assurer la croissance du pays au delà de I an 2000 Le gaz est manifestement promis à un brillant avenir.Quant a vous, que vous soyez gerant d'usine, ingénieur, restaurateur ou proprietaire d'une maison, il vous faut voir les choses en face: l'utilisation du gaz vous sera profitable des aujourd'hui et se traduira par d'importants avantages economiques a long terme.Le gaz naturel : des avantages a profusion1 Comptai sur le sai Que vous soyez usager résidentiel ou industriel, songez que le gaz est actuellement la seule forme d energie a presenter de solides garanties d'approvisionnement Aucune autre source d energie n'offre de pareilles perspectives Et puis, le prix du gaz naturel se compare, en general au prix des autres formes d'energie.TransCanada PipeLines Plus vous «inventerez» de façons de mieux utiliser le gaz, plus l'industrie du gaz aura de chances d'exploiter de nouvelles reserves, de développer de nouvelles techniques et de prolonger le reseau de distribution.Votre distributeur de gaz naturel vous donnera tous les details sur les avantages que vous offre le gaz Renseignez-vous des aujourd'hui.C'est toujours réconfortant d'apprendre de bonnes nouvelles Profitez en.» aujourd'hui.L'INGÉNIEUR MARS-AVRIL 1979- 25 Xerox 3107 Le petit copieur qui fait grand et petit à la fois.Parfois vous désirez obtenir des copies d’un format identique à celui de l’original.Parfois aussi, c’est le contraire.Surtout si l’original est de grande dimension et peu maniable, comme des plans ou dessins techniques.Réglez alors ce problème grâce au copieur Xerox 3107.Un document 14 x 18?11 peut vous le réduire à 8V2 x 11 ! 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d'hiver.Anciennement, même les prévisions météorologiques ne pouvaient garantir l'activité du lendemain et on devait s'accommoder des risques qu'apportaient les chutes de neige, les rafales et même les tempêtes hivernales de longue durée.De nos jours, il faut tenir compte des éléments météorologiques.et plus particulièrement de la neige et du vent, si l'on veut favoriser le progrès, l'économie et le dynamisme du pays.Pour cette raison, l'étude des chutes de neige, et des vents qui les accompagnent ou qui les suivent, est nécessaire pour contrôler l'accumulation éventuelle de la neige et la formation de congères là où les problèmes sont prévisibles.l.'auteur : \I.Marcel Frenetic, D.Sc .ing.est professeur titulaire au Départe ment Je génie civil Je l'Université Laval.Il est spécialisé Jans le Jo mai ne Je l'hvJraulique et Ju transport soli Je en milieu nordique.Les lois régissant la d\namique des vents s'apparentent a celles de la dynamique des cours d'eau, toutes deux dérivant des mêmes concepts fondamentaux de la mécanique des fluides.Il existe conséquemment des similitudes entre le transport solide éolien et le transport solide dans les cours d'eau, si bien que le mouvement de la neige associé au vent peut très bien être représenté par le mouvement des solides dans les eaux courantes.fout comme un obstacle dans un cours d'eau peut engendrer la formation de dépôts sous forme d'îlots.de langues, de dunes, etc., un édifice peut entraîner des amoncellements importants de neige sous des formes analogues.Dans les deux cas.il faut normalement prévoir des modes de contrôle afin de pallier aux problèmes encourus.Aujourd'hui, avec l'aide des techniques modernes, on peut prévoir non seulement la hauteur des précipitations de neige, mais les effets du vent sur ces précipitations lors des tempêtes et.par conséquent, les accumulations probables de neige sur des aires spécifiquement délimitées et à relief déterminé.11 est même possible, connaissant la direction et la vitesse des vents, de diriger et de limiter les accumulations de neige sur les routes, les aéroports, les aires de stationnement, les urands immeubles et leur voisinage ou à l'inverse de favoriser les accumulations de neige, comme sur les pistes de ski.La complexité des éléments et des phénomènes qui interviennent dans des études du genre oblige cependant à procéder par simulation au moyen de modèles physiques à échelle réduite.Cela appelle, au départ, la connaissance des conditions climatiques régionales ou locales afin d'établir le comportement dynamique de la neige durant les tempêtes : lesquelles doivent être simulées.par la suite, dans le modèle.Il — Dynamique de la neige La neige qui tombe et qui constitue le manteau nival se tasse en même temps qu'elle subit des métamorpho- L‘INGÉNIEUR MARS-AVRIL 1979 - 29 scs variées.Lorsqu'elle est sèche et non cohérente, la neige est transportée par le vent et forme des ondulations (rides, vagues, dunes.) en terrain plat et rugueux ou des congères en milieu accidenté tel derrière les obstacles ou dans les dépressions.I lie peut aussi se déposer lentement, en chute libre, comme en forêt ou au contraire être complètement balayé si la surface est lisse (exemple : sur la glace d'un lac).Contrairement au concept général, les amoncellements de neige ne sont pas nécessairement le résultat d'épaisses chutes de neige, mais plutôt celui de l'action du vent, spécialement si ce vent a une vitesse qui n'est pas très variable et une direction prépondérante.Les flocons de neige ont des vitesses de chute allant de 20 à 50 cm/s.dépendant de leur forme, de leur taille et de leur densité.Ainsi, le transport en suspension est très important avant que la neige touche le sol puisqu'il est le seul, ou presque, à jouer à plus de 25 cm du sol.D'après les chercheurs russes khrgian (1964) et Kotlvakow (1961).le début de l'entraînement de la neige au sol commence à des vitesses de vent de l'ordre de 4 à 5 m/s* ( 1S km/h).Pour Diamond et Gerdel ( 1965) le vent doit atteindre 7.7 m/s.Cet écart est normal.si l'on considère que le début d'entraînement est fonction des particularités propres à chaque flocon et aux conditions du milieu ambiant.De fait, la neige fraîchement tombée peut provenir de flocons en forme d'étoiles, de plaquettes, d'aiguilles ou de prismes, plus ou moins humide, qui s'agglomèrent les unes aux autres pour constituer de plus gros flocons.Il en découle différents types de neige comme la neige poudreuse (à consistance de poudre), la neige humide (dense et collante), la neige granuleuse (en cristaux), etc.11 v a aussi relation entre la densité de la neige fraîche et la température de l'air pendant la chute.La densité varie en général de 0.05 à 0.15 gr/cnC pour des températures allant de -20°C à 3°C.la moyenne étant de 0.10 gr/cnC (valeur utilisée comme équivalent en eau (1/10) dans les bilans hydrologiques d'hiver).* m/s = mètre par seconde.On peut dès lors imaginer une influence directe des conditions atmosphériques régionales (température, degré d'humidité.) sur les mouvements de la neige.Néanmoins, tous les auteurs récents sont d'accord pour admettre qu’en moyenne l'entraînement de la neige au sol s'effectue à des v itesses de vent de l'ordre de 5 à 6 m/s.Il existe trois processus de mouvement de neige au sol {figure l) : • Charriage (ou reptation) : si les vents sont assez faibles soit aux conditions de début d'entraînement.Le mouvement s'effectue alors par roulement plutôt que par glissement des flocons sur la surface du sol.• Saltation : si les vents sont moyennement forts, soit entre 6 et 9 m/s.le mouvement des flocons s'effectue par bond, appelé phénomène de saltation.Ce mode de transport représente en temps normal (tempête moyenne) près de 99 pour cent de la charge à moins de I cm du sol.• Suspension dans l'air : si les vents sont assez violents, soit entre 10 et 18 m/s.une partie des flocons de neige entre alors en suspension par diffusion turbulente.On estime cependant à près de 50 pour cent la charge contenue dans les trois premiers centimètres au-dessus du sol et presque autant dans les autres 20 cm.Au-dessus de 20 ou 25 cm du sol.on remarque une concentration équivalente à celle des précipitations retrouvée dans l'atmosphère.Encore là.la plus grande partie du transport se fait près du sol.si les vents deviennent très forts, soit supérieurs à 18 ou 20 m/s.la neige en mouvement prend alors la forme d'un brouillard épais et les panaches de neige peuvent atteindre plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de mètres au-dessus du sol.Du point de vue pratique, c'est cependant le transport par charriage, saltation ou en suspension dans l'air près du sol qu'il importe de contrôler puisque des o) Chute de neige # vitesse de chute de la neige Vr vitesse fésuitont* flocon en suspension provenant de lofmosphere trajectoire de chute b) mode de tronsport c) formation de tourbillon et de cong'ere Figure 1 - Illustration de la dynamique de la neige.30- MARS-AVRIL 1979 L'INGÉNIEUR experiences récentes ont démontré que.d une tempête à l'autre, environ 90 pour cent de la neige est transportée dans les 10 premiers centimètres au-dessus du sol.six pour cent entre 10 et 20 cm de hauteur, un pour cent seulement dans les tranches suivantes : 20-30 cm.30-50 cm.50-100 cm et 100-200 cm (Lliboutry, /964).Les durées de tempêtes sont en général très courtes.II est rare qu elles dépassent 24 heures, à moins d'être causées par deux ou trois fronts successifs ; mais dans 50 pour cent des cas.elles ne dépassent pas mx heures.Les particules de neige frappant un objet rebondissent en mouvement circulaire dans un tourbillon de vent et continuent leur course soit par le dessus, soit par les côtés de lobjet.Ce fait est particulièrement vrai si la façade de l'obstacle est plate, telle celle d'un mur ou d'une clôture fermée.Autour des obstacles, notamment dans les /ones de plus faible turbulence et où les vitesses sont réduites, la neige charriée par le vent s'amasse en congère.Ces zones sont situées normalement sur le côté opposé au vent.Souvent la congère n'est pas contiguë à l'obstacle.mais en est séparée par un fossé créé par un tourbillon à axe horizontal qui se forme derrière l'obstacle.Lorsque les façades d'un obstacle, comme les murs d'un bâtiment, ne sont pas parallèles ou perpendiculaires à la direction du vent, un tourbillon d'axe vertical se crée aux angles, qui maintient une partie des côtés sous le vent libre de neige.On peut tirer profit d'une telle situation en plaçant les portes d'un bâtiment â des endroits â la fois relativement abrités du vent et dégagés de neige.En somme, l'étude de la neige en mouvement est une science complexe qui peut être brièvement décrite comme le résultat de la dissipation de l'énergie.Si l'énergie éolienne est concentrée, les surfaces de la neige sont balayées, tandis que si elle se dissipe, il se produit de grandes accumulations de neige.En conséquence, sachant comment la neige s'amoncelle et pourquoi le vent tourbillonne, il est possible, par des méthodes appropriées, de contrecarrer les éléments néfastes sur un site déterminé.III — Données de base nécessaires aux études 3.1 Paramètres physiques A peu près toutes les singularités physiques d'un milieu donné peuvent influencer le mouvement de la neige au sol.Citons en exemple : le relief, la végétation, les édifices, les plans d'eau, etc.Dans une étude de neige, il y a lieu de connaître toutes les modifications ultérieures prévisibles car un changement, même mineur, du milieu physique, peut avoir des conséquences très néfastes sur le taux et les zones d'amoncellement de neige.Exemple : une haie devant un édifice peut faire toute la différence entre un fort ou un faible taux d'accumulation devant une porte d'entrée.3.2 Climat Evidemment, on s'intéresse ici aux conditions hivernales.avec un climat et souvent un micro-climat spé- cifique â chaque endroit.Par exemple, la durée de l'hiver dans le Labrador est plus longue qu'a Montréal alors que les précipitations sont moindres.Au Saguenay.par ailleurs, les vents dominant pendant les tempêtes diffèrent de ceux observés dans la vallée du Saint-Laurent.En général, au Québec, dans les régions habitées, les premières gelées se produisent tôt â l'automne, soit dans la première quinzaine de septembre et tard au printemps, soit dans la dernière quinzaine de mai.La susceptibilité de chute de neige se situe donc dans ces climats, quoique en général, on admet comme « mois neigeux » : novembre, décembre, janvier, février et mars.Bien sûr.plus on monte vers le nord ou en altitude.plus le calendrier hivernal s'allonge et plus on va vers le sud.plus il se contracte.Il est rare cependant que les données de météo soient prélevées au lieu même du site étudié : il faut alors s en remettre â la station repère la plus proche en s'assurant que les deux endroits subissent les mêmes caprices du temps.A noter que.même si les conditions générales de neige et de vent d'un milieu sont bien connues ou font l'objet d'une surveillance étroite, reflet combiné des deux phénomènes, constituant, du reste, la tourmente ou la tempête de neige, demeure difficile a prévoir.Cela s'explique par le fait que les effets d'une tempête résultent non seulement des constituantes météorologiques (neige et vent) mais aussi des caractéristiques du milieu physique lui-même.C'est pourquoi les résultats d'une tempête diffèrent d'une endroit a un autre au cours d'un même épisode neigeux â cause de la variabilité des milieux physiques.Bref, s'il est relativement facile de procéder a des analyses quantitatives de la neige tombée au sol ou de la dominance des vents, cela devient très complexe dès que les deux phénomènes sont combinés et joints au milieu physique.C'est pourquoi il s'avère très efficace de procéder avec un modèle réduit.IV — Analyses statistiques de la neige et du vent Dans les stations repères, on applique les normes édictées par le Service de l'Environnement atmosphérique du Canada.Les données recueillies fournissent la moyenne de chute de neige tombée au sol sans égard aux conditions ou effets du vent.A titre d'exemple, nous procéderons avec des données recueillies a l'aéroport de Bagotv ille.Les coordonnées géographiques de la station repère, qui est plus que trentenaire sont : une latitude nord de 48 degrés 20 minutes, une longitude ouest de 71 degrés 00 minutes et une altitude de 163 mètres.Les relevés ont débuté en 1942 et se poursuivent toujours (période d'analv-se 1942-1975).4.1 Précipitation totale de neige Les valeurs annuelles de précipitation de neige, indépendamment du vent, sont montrées dans leur ordre chronologique en figure 2a.L'INGENIEUR MARS-AVRIL 1979 - 31 ?V Figure 2 - Précipitation de neige à Ragot-ville.Pour la période d'enregistrement (34 ans), une hauteur moyenne de neige de 340 cm a été observée avec un maximum de 610 cm (hiver 1942-43) et un minimum de 162 cm (hiver 1949-50).Durant la saison hivernale.c'est normalement en décembre que Bagot-ville enregistre sa hauteur maximale de neige (figures 2b, 2c).Enfin, la saison des neiges s'étale sur huit mois puisqu'on observe, en moyenne, 7 cm en octobre et 5 cm en mai.En cumulant les valeurs mensuelles des hauteurs de chute de neige, on obtient les trois courbes de la figure 2C.On constate que les précipitations de neige en décembre, janvier et février sont les plus importantes et correspondent, en moyenne, à 2.5 cm/j avec un maximum de 5.5 cm/j et un minimum de 1.2 cm/j.Ces données se réfèrent au nombre total de jours et non exclusivement au nombre de jours de neige.En première approximation, les taux de précipitations peuvent être étalés sur l'ensemble de la période purement hivernale, c’est-à-dire du 1er novembre au 31 mars (5 mois) en adoptant une forme linéaire d'intensité, soit la forme la plus simple.La figure 2c montre une assez bonne concordance de cette approximation.4.1.2 Chutes importantes Précipitations journalières : La hauteur d'une chute est fixée arbitrairement à 20 cm ou plus en un jour.Au cours de la période observée (1942-76) 58 chutes importantes de neige furent observées, dont 11 au cours du seul hiver 1942-43.L'analyse statistique de ces données a permis d'établir des temps de récurrence relatifs à difierentes intensités de chutes, selon la loi Pearson 111.comme le montre la courbe (a) de la figure 2d qui indique la probabilité d'une chute de hauteur déterminée en un jour.En résumé, les grosses accumulations d'un jour représentent en moyenne (2.33 ans) 25 cm de neige au sol avec un écart type de 8.1 cm.tandis que l'accumulation centenaire donne 50 cm environ.La pire tempête observée (1942) faisant 45 cm avait, selon la courbe, un temps de récurrence de l'ordre de 20 ans.32 - MARS-AVRIL 1979 L'INGÉNIEUR Précipitations prolongées: Il est possible de considérer aussi l'importance d une chute de neige d'au moins 20 cm de hauteur qui est tombée ou s'est prolongée durant une période allant jusqu'à trois jours consécutifs.A Bagotville, on a enregistré, depuis 1942.114 chutes de neige de plus de 20 cm qui sont tombées durant des périodes de un à trois jours.La hauteur moyenne des chutes est de 40 cm et leur écart type est de 14 cm.Similairement aux études précédentes, la courbe (b) de la figure 2d indique la probabilité d'une chute de hauteur déterminée durant une période de un à trois jours consécutifs.L'accumulation centenaire prolongée, voisine de 80 cm a été atteinte au moins une fois, soit au cours de l'hiver 1942-43.4.2 Dominance des vents Afin de connaître l'accumulation de neige durant les tourmentes, il est nécessaire de connaître non simplement la hauteur des chutes, mais également la vitesse et la direction des vents.C'est que par suite des obstacles.du relief, des édifices ou des arbres, le vent balaie la neige sur certaines surfaces et l'accumule en bancs sur d'autres.4.2.1.Direction La figure 3a montre la rose générale des vents (avec ou sans neige) de Bagotville construite avec les données horaires de la période 1953-1972.En figure 3b, la rose des vents a été construite avec les données d'hiver seul, soit du premier octobre au premier avril entre 1956-1975.On remarque que les vents dominants soutient, dans chaque cas, par ordre d'importance : ONO, O.E et ESE.La figure 3c offre une rose des « vents neigeux ».c'est-à-dire basée sur la fréquence des vents moyens journaliers pour les jours de neige durant lesquels il tombe plus de 12 cm de neige.Cette fois les vents dominants soufflent, par ordre d'importance : ESE.E.O et ONO.c'est-à-dire dans un sens contraire à celui montré dans les figures précédentes.La dominance des vents durant les tourmentes se traduit donc par : direction E et ESE (45%) et direction O (31%).Enfin, en figure 3d, la rose traduit les conditions de vent les lendemains de tempête, communément appelé « revers de tempête ».On constate que le vent souffle alors d'ouest en est presque tout le temps.4.2.2 Vitesse Les diverses roses des vents présentées sont construites d'après la fréquence de leurs directions.Or.il est nécessaire de connaître aussi la vitesse des vents si l'on veut réellement analyser leur portée sur l'accumulation de la neige.Figure 3 — Dominance des vents à Ragot ville.L'INGÉNIEUR MARS-AVRIL 1979 - 33 Lc tableau l donne, pour chacune des directions dominantes enregistrées, les valeurs maximale, moyenne et minimale des plus fortes rafales mensuelles.Ces rafales varient de 32 kilomètres à l’heure (20 m/h) les plus fréquentes pour les vents d'est-sud-est à 120 kilomètres à l'heure (75 m/h) pour les vents d'ouest.t ableau I Vitesses du vent Direction dominante E ESE O ONO Vitesse m/h km/h m/h km/h m /h km/h m/h ! km/h maximale 70 112 66 106 75 120 62 99 moyenne 35 56 38 61 39 62 42 67 minimale 2! 35 20 32 35 25 11 1 40 i Il faut ajouter qu'une rafale peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes et qu'elle n'est pas nécessairement accompagnée en hiver d'une chute de neige.Cependant, la rafale souffle la neige déjà tombée au sol.particulièrement si cette dernière est duveteuse, poudreuse et instable, et peut la charrier et la transporter à de très grandes distances si aucun obstacle ou aucun tourbillon ne l'arrête ou ne la fait s'amonceler en bancs ou en congères.V — Étude sur modèle réduit 5.1 Généralités Les trois types de mouvement de neige décrits précédemment.soit le transport par charriage, par saltation et en suspension, se retrouvent d'une façon analogue dans les processus de transport de sable dans le désert en période de vent ou dans les processus de transport solide dans les cours d'eau.11 devient donc possible d'appliquer à la neige les connaissances acquises sur les vents de sable et sur l'hvdrodynamique des cours d'eau et d'établir ainsi une similitude entre les divers mouvements similairement aux dunes dans le désert ou aux dépôts de sable dans le lit des rivières.On peut ainsi très bien simuler le comportement de la neige autour d'un obstacle, en utilisant l'air et le sa-ble (modèle aérodynamique) ou l'eau et le sable (modèle hydrodynamique) en respectant certains critères de similitude, notamment la dominance du type de mouvement.5.2 Echelle de similitudes La théorie de similitude exige que.d'après le cas étudié.certains nombres sans dimension (Exemple : nombre de Eroude.nombre de Reynolds, nombre d'Euler, etc.) soient les mêmes en nature et sur le modèle.Dans la simulation de tempête de neige, il y a cinq conditions à respecter : a) similitude géométrique (prototype-vs-modèle) b) similitude densimétrique : £ nel!fe ^ _r (simulation hvdrodvnamique) p sable ' 7 eau c) similitude cinématique : vs_ u d) similitude mécanique : u - gd (nombre de Fronde des particules) e) similitude de mouvement : charriage, saltation et suspension dans l'air, c'est-à-dire similitude du cisaillement ou de tension tangentielle.p = masse spécifique des solides 7 = densité du tluide w = vitesse de chute des particules u = vitesse du vent d = diamètre des particules g = accélération terrestre VI — Exemple type : Centre des données fiscales de Jonquière L'exemple retenu se réfère à un projet d'étude effectué au département de Génie C ivil de l'Université Laval, en vue de pallier aux problèmes éventuels d'accumulation de neige au Centre fiscal canadien du Ministère du Revenu devant être construit à Jonquière.province de Québec.Les conditions climatiques assimilées se retrouvent en chapitre III.6.1 Objectifs spécifiques a) définir les zones potentielles d'accumulation de neige sur le site afin de localiser l'édifice, l'aire de stationnement et les voies d'accès ; b) établir les zones potentielles d'amoncellement de neige sur le toit et autour de l'édifice afin de faciliter les travaux de conception : emplacement des sorties de secours, emplacement de puits de lumière et du système de ventilation, calcul de charpente.etc.; c) établir les mesures correctives à apporter à l'édifice afin de réduire les taux d'accumulation dans les entrées de service, sorties de secours, et sur le toit ; d) fournir des normes sur l'aménagement paysager afin de tirer profit des aménagements ou terrassements.6.2 Le modèle Le montage expérimental du modèle en question consiste en la construction de maquettes à échelle réduite montées sur une plaque tournante de deux mètres de diamètre, le tout intégré à un canal hydraulique de 2 m X 1.25 m X 30 m de largeur, de hauteur, et de longueur.Le modèle comprend tous les détails particuliers entourant le point d'étude (topographie, boisés, ravins, collines, etc.).Par contre, l'eau remplace l'air et le sable fin de silice tient lieu de la neige.La plaque tournante, quant à elle, permet d'observer localement le comportement de la neige au cours des tempêtes pour toute direction de vent, y compris celui du revers des tempêtes.34 - MARS-AVRIL 1979 L'INGÉNIEUR En tout, trois maquettes furent réalisées, dont deux à 1 échelle 1:400 et la dernière, à l'échelle 1:250.La première maquette représentait le terrain naturel avant aménagement (photo 1 ).Elle a permis de calibrer le modèle, de déceler les zones naturelles d'accumulation et de connaître l'influence de l'imposition de l'édifice sur son nouvel environnement.Photo 1 — Maquette — terrain naturel (échelle 1/400).L aménagement complet du site avec son nouvel environnement (photo 2) a été reproduit sur la deuxième maquette, ce qui a permis de constater comment la neige s'accumulait sur l'édifice et aux environs (chemin d'accès, stationnement) et d'identifier les causes d'accumulation de neige par études de trajectoires de courant.Les mesures correctives pour amoindrir les effets de la neige sur le site proprement dit furent développées à partir de cette maquette.Photo 2 - Maquette — terrain aménagé (échelle 1/400).La troisième maquette, à plus grande échelle, a servi uniquement à observer le comportement de la neige sur l'édifice et sur son pourtour afin de rechercher les solutions aptes à satisfaire les objectifs visés par l'étude.6.3 Essais et résultats 6.3.1 Enneigement du site en général avant les mesures correctives Le site a été divisé en six zones (figures 4a et 4b) afin de visualiser le comportement de la neige suivant que le vent est de l est ou de l'ouest.Les résultats sont résumés dans les tableaux II et III.Le premier tableau se réfère à l'étude du terrain naturel et le deuxième au site totalement aménagé.A remarquer, que la section réservée au stationnement (~3) subit très peu l'influence des tempêtes de neige, tandis que l'édifice joue une influence majeure sur son propre environnement, si l'on compare les accumulations avant et après aménagement dans la zone 4b.Figure 4 — Illustration des lieux et zonage du site.Tableau II Zones d'accumulation sur le terrain naturel (sans I edifice) Direction du vent Accumulation de neige EST OUEST très forte Ravins 1.Il Ravins 1.Il forte 4a.5 2.4c moyenne 3 3 faible 4b.6 3.4b très faible 1.2.4c 1.4a.5.6 tableau III Zones d'accumulation sur le terrain une fois l'édifice érigé, mais sans mesure de contrôle Direction du vent Accumulation de neige ESI OUEST très forte 4b.(surtout 4b.(surtout devant l'édifice) derrière l'édifice) forte 5 s moyenne 3 3.4c faible 4a.4c très faible 1.2.6 1.5.4a.6 L'INGENIEUR MARS-AVRIL 1979 - 35 6.3.2 Enneigement de l'édifice proprement dit Macroturhulence autour de l'édifice Outre son propre environnement, les deux facteurs qui font qu'un édifice s'enneige sont sa forme et l'orientation de sa structure par rapport au vent qui affecte les trajectoires de courant.De fait, l'implantation d'un édifice donne naissance à de nouvelles trajectoires de vents, et l'orientation de ces trajectoires va enneiger ou balayer les endroits critiques de l'édifice.Comme le montre la figure 5a, les courants sont plus ou moins importants suivant que la direction est L ou ESE d'une part.O ou ONO d'autre part.L'effet d'aspiration produit par l'édifice se manifeste donc par ces courants tourbillonnaires.Enneigement avant les correctifs Afin de faciliter les explications, l'entrée principale et l'entrée de service ont été identifiées par les lettres A et B sur la figure 5a, tandis que les sorties de secours sont définies par les numéros 1.2.3 et 4.Enneigement associé aux vents d'est Sans correctif, la figure 5b et la photo 3 indiquent que les sorties de secours, l'entrée avant et le toit prés du cabanon s'enneigent de manière importante.La neige venant du toit est la cause de l'enneigement excessif de la sortie de secours no 2.A la sortie no 1.il se produit des turbulences provoquant un enneigement important.Devant l'entrée principale, la neige venant du toit et du côté nord de l'édifice est ramenée par le courant b ) moyan C ) for» t.à) ut* fort A ) tfiUtt principal* B ) antr## tacondoira 1,2,etc ) sortie* da «acoun o) Mocaoturbuianc# autour da ledifica.c) Accumulation ralativ# pour un b) Accumulation raiativa pour un v#n* d#»t Figure 5 — Schématisation des résultats: macroturbulence et amon cellement de neige avant les mesures correctives.de retour provoquant ainsi un dépôt important de neige (les épaisseurs relatives sont données à la figure 4h).Enneigement associé aux vents d'ouest La photo 4 et la figure 5c montrent une très forte accumulation dans l'entrée de serv ice et la sortie 3.Aussi, le cabanon provoque une accumulation totale plus importante sur le toit que lorsque le vent vient de l'est.La cause de l'enneigement dans l'entrée de service est associée en grande partie à la neige venant du toit et à l'existence du courant de retour aspirant la neige vers cet endroit.A la sortie 3.il existe des turbulences provoquant l'enneigement de la même façon qu'à la sortie 1.tandis qu'à la sortie 4 il revient moins de neige quoique les accumulations ne soient pas négligeables.Photo 3 - Disposition de la neige autour de l'édifice sans mesure de protection pour une tempête de l'est.’ Photo 4 — Disposition de la neige autour de l'édifice sans mesure de protection pour une tempête de l'ouest.6.4 Résumé des corrections apportées Pour corriger ces amoncellements de neige, il s'agit de dévier les vents ou de les atténuer en leur faisant perdre de l'énergie ou même encore de créer de la turbulence à l'aide d'obstacles sur leur passage.36- MARS-AVRIL 1979 L'INGENIEUR Photo 5 — Disposition de la neige en avant de l'éditice avec les mesures de protection préconisées, tempête d'est.Photo 6 — Disposition de la neige derrière l'éditice avec les mesures de protection préconisées, tempête d'ouest.Plusieurs techniques peuvent être envisagées pour pallier aux problèmes d'enneigement.Citons en exemple : les clôtures, les marquises, les parapets, les déflecteurs, les arbres, les haies, etc.Il s'agit ici de déterminer avec le modèle le rendement de chaque système afin de sélectionner les combinaisons les plus efficaces.Ce travail exige un très grand nombre d'essais qu'il serait trop long de décrire ici.Aussi, nous présenterons les résultats qui ont conduit aux recommandations schématisées à la figure 6 : • installer des marquises au-dessus des sorties de secours et de l'entrée de service ; • installer une marquise rabbatue au sol ou une protection en toile au-dessus de l'entrée principale : • déplacer le cabanon sur le toit afin de réduire les accumulations de neige dans l'entrée de service et la sortie de secours no 2 ; • modifier légèrement la façade de la bâtisse en faisant disparaître un module de terrasse, afin de réduire les amoncellements devant l'entrée principale ; • installer des parapets à certains endroits sur le toit, de façon à augmenter la turbulence et éloigner la neige de l'édifice ; • installer deux déflecteurs a neige sur le toit afin de contrer les courants acheminant la neige vers l’entrée de service et la sortie de secours no 2 : • planter des conifères ayant au moins 20 pieds de hauteur dans les coins A et B de l'édifice (pour gêner les courants d'aspiration (figure 5a) ; • installer des haies permanentes ou simplement des clôtures à neige (en hiver) en a.b et c ; • planter des arbustes de 5 et 6 pieds de hauteur en C, soit devant l'édifice pour diminuer les courants de retour ; • près des aires de stationnement, ne planter que de grands feuillus très distancés en cas d'aménagement paysager ; • conserver le territoire D libre de toute plantation afin d'éviter l'enneigement de la sortie de secours no 2.Figure 6 - Résumé des corrections à apporter à l'édifice et au site.O morquiMt \ d«ft*ct»urt o• toit O 0tn«nog*mont poytogor contrôla —- poropott ¦rP;s:^ En plus, les limites de l'aménagement paysager, la forme finale de stationnement et les voies d'accès ont été fixées pour éviter toute influence de l'aménagement sur la structure et vice-versa.L'INGÉNIEUR MARS-AVRIL 1979 - 37 Afin d'avoir une vue d'ensemble du phénomène, les résultats avant et après correctifs sont portés en graphique (figure 7).Les flèches indiquent s'il y a eu diminution ou augmentation de la neige aux endroits critiques.Ainsi, il y a amélioration à l'entrée avant et de service, aux sorties de secours 1.2 et 3.de même que sur la terrasse.Par contre, il y a augmentation de la neige sur le toit, près du cabanon, pour un vent d'est, de même qu'au sud de la sortie 4.Les résultats sont demeurés stables cependant près de la sortie 4 (faible accumulation au départ) et sur le toit à proximité du cabanon pour un vent d'ouest.•«droits oritiqu«» 6- sorti# 3 7- sorti# 4 8- 15 pi#ds ou sud d# io sorti 9- #ntr## d# strvic# tO- cobonon (v#nt d# !ou#st ) ’M ovont 3- sorti# 2 5 - cobonon U#nt d# Figure 7 - Hauteur de neige avant et après corrections.VII — Conclusion Les problèmes associés à la neige et surtout au vent sont nombreux et très diversifiés.La science actuelle permet néanmoins de prédire non seulement les apports de neige ou le vent qui les accompagne mais, aussi, les moyens à prendre pour les contrôler.Les modèles de similitude permettent en effet de procéder aux recherches de solutions aptes à atténuer les problèmes causés par le vent et la neige, là où les accumulations sont trop fortes, ou au contraire à les accentuer, là où les besoins sont présents (exemple : piste de ski).Cette technique de simulation de tempête de neige représente donc un outil fort intéressant pour les concepteurs de projet avant à composer avec nos hivers froids, neigeux et venteux.Les bénéfices à en tirer sont grands.Qu'il suffise de penser aux frais d'entretien ou de déneigement pour s'en convaincre, jj*mm RÉFÉRENCES BOSSOLESCO et DAGNINO, Tiré de Lliboutry (6).DIAMOND and GERDEL.1965.« Studies on Vehicular Trafficabi-litv of Snow n Sipre.78 p.FER LAND.M.-G.et RM.GAGNON.1974 « Climat du Québec méridional » Bul.MP-13.Service de la Météorologie.Ministère des Richesses Naturelles.Québec.93 p.ERENETTE.M .G.-O.VILLENEUVE et J BLOUIN.1978 « Solution au x problèmes d'enneigement » Centre des données fiscales de Jonquière.KHRGIAN : Tiré de Lliboutry (6).KOTLY AKOW.V.M.1961.« Results of a Study of the Processes of Formation and Structure of the Ice Sheet in Eastern Antartica » AIHS.Helsinki, pp.88-98 LLIBOUTRY.LOUIS.1964.« Traité de glaciologie » Tome 1.Masson & Cie.éditeurs.Paris (Vlème).427 p.RADOCK.U.1977.« Snow Drift » Journal of Glaciology.International Glaciology Society.Cambridge.England.Vol.19 (81): 128-139 SCHR1EVER.W.R.1977.« Effets du vent sur les maisons mobiles » Digest de la construction au Canada.Div.des recherches sur le bâtiment.Conseil national de recherches du Canada, 5 p.SERVICE DE LA MÉTÉOROLOGIE.1976.Bulletin météorologique.Ministère des Richesses naturelles.Québec.Supplément 1976.Vol.XV (13) : 129 p.VILLENEUVE.G.-OSCAR.1959.« Bref aperçu climatique du Québec méridional » Mélanges géographiques canadiens offerts à Raoul Blanchard.Les Presses universitaires Laval.Québec, pp.153-163.REMERCIEMENTS L'auteur exprime ses remerciements à la firme Dallaire et Brassard, de Jonquière, Architectes Conseils du Centre fiscal canadien du Ministère du Revenu et au Ministère des Travaux publics Canada pour leur bienveillante collaboration au cours de l'étude, et leur permission de présenter cet article résumé.L'auteur tient également à souligner la participation de l'Université Laval pour les facilités accordées et la disposition du laboratoire d'hvdraulique.en vue de la réalisation de cette étude.38 - MARS-AVRIL 1979 L'INGÉNIEUR D Fondation des Diplômés de Polytechnique Corporation sans but lucratif constituée en vertu de la loi des compagnies du Québec RAPPORT ANNUEL 1978 Message du président Au terme de l’exercice 1978, le Conseil d’administration de la Fondation des Diplômés de Polytechnique publie son 6e rapport annuel.Après quatre assemblées régulières et une assemblée générale spéciale au cours de l’année, la Fondation a tenu son assemblée annuelle le 28 mars 1979.Ce rapport est particulièrement destiné à informer ceux qui, par leur soutien financier, appuient les objectifs de la Fondation qui consistent à promouvoir le développement des études supérieures et de la recherche à l’École Polytechnique.Les revenus du capital inaliénable grandement accru par les fonds recueillis lors de la Campagne du Centenaire de l’École Polytechnique permettent à la Fondation de réaliser ses objectifs par : • Son service de bourses au niveau de la maîtrise et du doctorat, assurant ainsi la présence de jeunes ingénieurs dans tous les domaines de pointe.• Ses subventions à la Chaire Augustin-Frigon, supportant ainsi le parrainage de projets visant à inviter des professeurs de grande réputation ou des conférenciers éminents dans des disciplines nouvelles ou en voie de développement.• Son support à la recherche, favorisant ainsi l’essor du génie québécois.Pour conserver son dynamisme et être fidèle à son projet originel d’aide aux étudiants de tous les niveaux, le Conseil d’administration a révisé les règlements généraux et particuliers afin de les rendre conformes aux besoins de l’heure.Les succès obtebus à la Fondation sont dus à la collaboration soutenue et indéfectible des industriels, des commerçants, des ingénieurs-conseils, des diplômés de Polytechnique et du personnel de l’École.Les administrateurs et les membres de la Fondation s’associent aux bénéficiaires pour remercier chaleureusement tous les participants à cette réussite collective.La Fondation accueille toujours avec empressement toute contribution qui favorisera l’essor du génie.Michèle Thibodeau-DeGuire, ing.Conseil d'administration Michèle THIBODEAU-DEGUIRE.ing.Président Ingénieur-conseil Francis Boulva & Associés Pierre GRAND’MAISON, ing.Vice-président Directeur de l'Ingénierie et Services Johnson Wire Weaving René GINGRAS, ing.Vice-président Directeur du développement des infrastructures Société de Développement de la Baie James GuySICARD, ing.Secrétaire-trésorier Conseiller technique Compagnie Nationale de Forage et Sondage Inc.Claude HOTTE, ing.Administrateur Vice-président & directeur général Gendron, Lefebvre Inc.Roger CHARBONNEAU, c.a.Administrateur Directeur Comité de la Planification Hautes Études Commerciales J.Lambert TOUPIN, c.r.Administrateur Martineau, Walker, Allison, Beaulieu, MacKell & Clermont, avocats Ces administrateurs ont été élus pour un mandat d'un an à rassemblée annuelle des trente-cinq membres de la Fondation, tenue le 30 mars 1978.L’INGÉNIEUR MARS-AVRIL 1979 - 39 CAMPAGNE DE LA FONDATION DES DIPLOMES DE POLYTECHNIQUE lancée en 1973 à l’occasion du Centenaire de l’Ecole Polytechnique SOMMAIRE DES DONS AU 31 DECEMBRE 1978 Montant Montant Montant souscrit versé à percevoir La sélection des étudiants, postulants à une bourse, est faite par le Conseil d administration sur recommandation des membres d’un comité permanent d'évaluation, nommés par le Conseil, compose de deux représentants du secteur de l’industrie et de trois représentants du secteur de l’enseignement et de la recherche Ont siège sur le comité en 1978, messieurs Roland Doré, Ph D , ing., président, Julien Dubuc, D.Sc.A , ing., Jean Rousselle, M.Sc.A., ing., J.J.Archambault, ing et Pierre C.Chagnon, ing.Industrie et commerce Ingénieurs-conseils et diplômés Personnel de polytechnique et autres $643.997.95 $643.497 95 $500 00 131,23221 130,62990 602.31 3,996 00 3,981 00 15.00 TOTAL $779,226 16 $778.108.85 $1.117.31 Montant souscrit Objectif de la Campagne ($1,000,000) Montant versé 77.9% - = 99 8% Montant souscrit Les critères de sélection sont l’excellence du dossier académique, la qualité de l’expérience professionnelle ou de l’expérience en recherche, la motivation, les qualités personnelles et la valeur du programme envisagé avec sa correspondance dans l’un des axes de développement de l’École Polytechnique.BOURSES OCTROYÉES AU COURS DE L’EXERCICE 1978 Année universitaire 1978-79 Trente-neuf candidats ont présenté une demande de bourse, dont trente au niveau de la maîtrise et neuf au niveau du doctorat.SOMMAIRE DES ETATS FINANCIERS au 31 décembre 1978 Le tableau suivant ventile les bourses octroyées à huit de ces candidats, dont sept au niveau de la maîtrise et un à celui du doctorat.BILAN 1978 1977 Actif Boursiers Discipline Bourse • à court terme $110 295 $ 86 321 Jacques Bourbonnais Doctorat - Génie civil $4 500 • placements — au coût 863 691 847 036 Denis Burroughs Maîtrise — Génie civil $4 500 ffQ70 QQC ffQoq qc7 Pierre Côté Maîtrise — Génie civil $4 500 / o yob v^yjo od ( Danielle Gagnon Maîtrise — Génie minéral $4 500 Yves Lizotte Maîtrise — Génie minéral $4 500 Passif • à court terme $ 39 578 $ 24 013 Michel Lussier Maîtrise — Génie biomédical $4 500 Serge Pélissou Maîtrise — Génie mécanique $3 000 Avoir de la Fondation Richard Pitre Maîtrise — Génie physique $4 500 • capital inaliénable 892 676 876 816 • revenus accumulés 41 732 32 528 $973 986 $933 357 Service des prêts ÉTAT DES REVENUS ET DEPENSES Revenus Dépenses $ 92 112 $ 86 012 18 908 16 589 La Fondation a continué d’aider en 1978 les étudiants du premier cycle, en accordant à treize étudiants au niveau du baccalauréat des prêts totalisant la somme de $7 900.Revenus pour fins de distribution $ 73 204 $ 69 423 • bourses 39 000 44 100 • Chaire Augustin-Frigon 15 000 12 000 • fonds de recherche 10 000 6 569 64 000 62 669 Revenu net $ 9 204 $ 6 754 Durant la même période, trente-trois diplômés ont effectué le remboursement total ou partiel de leur emprunt, capital et intérêts, pour une somme globale de $6 256.Au 31 décembre 1978, le total des emprunts que se partagent cinquante-trois débiteurs est de $31 944.Service des bourses Les bourses de la Fondation des Diplômés de Polytechnique (d’une valeur individuelle de $4 500 pour l’année universitaire 1978-79) sont offertes aux diplômés des écoles ou facultés de génie pour études supérieures poursuivies à plein temps à l’École Polytechnique.Chaire Augustin-Frigon Au cours de l’année écoulée, la Fondation a engagé la somme de $15 000 en support à la Chaire Augustin-Frigon dont l’objectif premier est de faciliter la venue à l’École Polytechnique de professeurs et conférenciers éminents dans les domaines de pointe et les nouvelles disciplines appliquées.40- MARS-AVRIL 1979 L’INGÉNIEUR C’est au Comité d’administration de la Chaire Augus-tin-Frigon, créée le 6 mars 1975, que le Conseil d’administration de l’École Polytechnique a confié le rôle d’administrer les fonds alloués.Ont siégé sur ce comité pour l’année écoulée : MM ment responsable, de placer progressivement les valeurs de la Fondation, au fur et à mesure de leur échéance, ainsi que les nouveaux dons perçus.Le portefeuille de la Fondation offre un caractère de garantie en se limitant aux secteurs des obligations et des certificats de dépôt.Le rendement moyen de l'actif est de 9.5%.Roger P LANGLOIS Directeur de l'École Polytechnique Rémi TOUGAS Directeur des études à l’École Polytechnique SOMMAIRE DES BOURSES OCTROYEES DEPUIS 1973 Roger A BLAIS Directeur de la recherche à l'École Polytechnique Discipline en génie Bernard LANCTÔT Adjoint au Directeur de l’École Polytechnique Secrétaire du Conseil académique Civil Électr que Mme Président du comité Physique Michèle Thibodeau-DEGUIRE Président de la Fondation des Diplômés de Polytechnique Nucléaire Niveau Nombre total Maîtrise Doctorat des bourses 9 4 13 7 1 8 4 4 8 7 7 Mécanique 5 6 Le Comité continue de parrainer les colloques Augus-tin-Frigon, lesquels se tiennent à l’Ecole Polytechnique.Ceux de mai et octobre 1978 étaient respectivement intitulés : • L’industrie technologique et les services de santé • L’industrie minière et l’exploration au Québec Minéral Géologique Chimique Industriel 2 4 6 2 — 2 1 - 1 1 - 1 Celui prévu pour mai 1979 concerne « Les micro-processeurs et révolution dans les techniques de l’électronique ».Métallurgique Biomédical 1 - 1 1 - 1 40 14 54 Le succès obtenu dans ces activités ne peut qu’accroître le rayonnement de l’École et favoriser le développement des professeurs, étudiants et diplômés.L’année 1978 aura permis à la Chaire d’atteindre les objectifs louables qu elle s’était fixés.Subvention à la recherche Dans le cadre du troisième objectif fixé lors de la « Campagne du Centenaire » (1973), la Fondation se proposait d’aider au développement de la recherche dans un des domaines prioritaires de l’École Polytechnique.En 1978, une somme de $10 000 lui a été attribuée pour couvrir une partie du traitement d’un attaché de recherche œuvrant dans le génie biomédical.Cette subvention a servi notamment à accélérer les travaux des chercheurs dans ce domaine et à assurer une industrialisation plus rapide des inventions qui en ont résulté.Gestion du fonds de capital Le placement des avoirs de la Fondation est assujetti aux restrictions, limitations et contraintes de la « Loi sur les compagnies d’assurances canadiennes et britanniques (Canada) ».Dans le cadre de cette loi, le Conseil d’administration a chargé un comité de placements, dont il est directe- À ce cumul du nombre de bourses correspond un octroi global de $197,960.Vérification des comptes Les états financiers de la Fondation des Diplômés de Polytechnique, pour l’année financière se terminant le 31 décembre 1978, ont été vérifiés par la firme Maheu, Noiseux & Associés, comptables agréés.Secrétariat administratif Le secrétariat de l’Association des Diplômés de Polytechnique, sous la férule de son directeur général, madame Yolande Gingras, a été désigné pour donner effet aux décisions et résolutions du Conseil d’administration de la Fondation.Siège social École Polytechnique — Bureau B 305 Campus de l’Université de Montréal Case postale 6079 — succursale A Montréal H3C 3A7 (Québec) Canada L'INGÉNIEUR MARS-AVRIL 1979 - 41 üm
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