L'ingénieur, 1 février 1966, Février
FÉVRIER 1966 Volume 52 — No 209 L’INGENIEUR REVUE PROFESSIONNELLE D’INFORMATION Misez sur ce qu’il y a de mieux Le programme "Mewitt pour la remise à neuf des galets en 14 étapes fiflu/tce fibécia£ I CHAÎNES DE i ROULEMENT I SUR MESURE 1.Nettoyage à Haute Pression 2.Démontage des Galets 3.Dégraissage 4.Examen du Corps du Galet et des pièces Internes 5.Remise à neuf de la Surface de la Jante des Galets 6.7.8.9.10.11.12.13.14.Rebord des Galets Ré-Usinage de la Surface des Galets Les Rebords des Galets sont Trempés Alésage Refiletage Réassemblage des Galets Enduit Protecteur Lubrifiant Vérification Finale Protégez votre Mise de Fonds Initiale Le plan HEWITT pour la remise à neuf des galets en 14 étapes, sous surveillance de la qualité, redonne aux galets leur résistance et leurs spécifications originales, pour moins de 331/3% ° 50% du prix de galets neufs.Prospectus sur demande.Votre concessionnaire CATERPILLAR * au Québec Wewitt Equi/imejiX C^uifiemejit JUmited JUmitée SEPT-ÎLES VAL D'OR Tél.: (418) 942-3848 Tél.: (819) 824-7783 QUÉBEC SHERBROOKE Tél.: (418) 529-1381 Tél.: (819) 569-8744 * CATERPILLAR et CAT sont des marques • déposées de Caterpillar Tractor Co. L’INGENIEUR REVUEiPROFESSIONNELLE D’INFORMATION SOMMAIRE Vol.52 - No 209 FÉVRIER 1966 ADMINISTRATION ET RÉDACTION: 2500, avenue Marie-Guyard, Montréal 26, HL 739-2451.ERNEST LAVIGNE secrétaire délégué RENÉ SOULARD administrateur ARTICLES TECHNIQUES L’ÉNERGIE POTENTIELLE EXISTE-T-ELLE par Boleslaw Szczeniowski .26 La supposition de sa non-existence, si elle s'avérait vraie un jour, bouleverserait toutes les branches de la physique, de l’astrophysique et de l’astronomie, les théories de la structure de la matière et de l’Univers incluses.Le concept de l’énergie potentielle est une fiction, et, en tant qu’énergie négative, elle est un non-sens pur.LÉO GAREAU trésorier NAPOLÉON LETOURNEAU rédacteur en chef LOUIS TRUDEL rédacteur-conseil ÉDITEURS: L’Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’Ecole Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences de l'Université de Sherbrooke.Publication : février, avril, juin, août, octobre et décembre — Imprimeur : Pierre Des Marais Inc — Abonnements : Canada et Etats-Unis $5 par année, autres pays $6.— Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.MÉTHODE CANADIENNE DE CALCUL STRUCTURAL DES CHAUSSÉES FLEXIBLES par J.H ode Keyser et G.R.Tessier.32 L’essor industriel du Québec est lié en grande partie à son réseau routier.L’ingénieur trouvera dans cette méthode, qui est unique et particulièrement éprouvée, car elle est le résultat de l’évaluation du comportement de plusieurs milliers de sections de routes existantes, un moyen efficace de construire économiquement des routes durables.ANALYSES D’HYPOTHÈSES RELATIVES À LA PROGRESSION DES CHAMPS DE GLACE par Bernard Michel.41 Les résultats de plusieurs études et recherches sur le choix d'un critère hydrodynamique sont parfois divergents.L’équilibre fiontal du champ, en tenant compte de la porosité des glaçons, s’avère à toute fin pratique l’hypothèse la plus fructueuse.L’AMPLIFICATEUR A TURBULENCE APPLIQUÉ AUX SYSTÈMES LOGIQUES DE FLUIDES .46 L’amplificateur à turbulence dans les systèmes à commande pneu matique serait l’égal du transistor dans les systèmes à commande électronique.DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGÉNIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et Chemical Abstracts signalent les articles publiés dans L’INGÉNIEUR.Tirage certifié : membre de la Canadian Circulation Audit Bureau RUBRIQUES TOUR D’HORIZON .10 SCIENCE-PROGRÈS .19 LE CASSE-TÊTE .24 LA LANGUE DU GÉNIE .48 ÉCHOS DE L’INDUSTRIE .50 CARNET DES INGÉNIEURS .52 BIBLIOGRAPHIE ET DOCUMENTATION .58 AGENDA .62 INDEX DES ANNONCEURS .66 PHOTO DE COUVERTURE Le brise-glace d’Iberville se fraie un passage à travers le champ de glace des Iles Ellesmere dans le Grand Nord canadien.L’eau, ayant submergé les glaces et gelé, a créé cet aspect “puzzle” plutôt inusité.Un article de Monsieur Bernard Michel, publié dans cette édition, traite des champs de glace et de leur progression.Cette photographie nous a été gracieusement fournie par Monsieur Maurice Boudreau, assistant ingénieur en chef, du Chenal Maritime du Saint-Laurent.L’INGÉNIEUR FÉVRIER 1966— I Formes et utilisations nouvelles de l’ALUMINIUM REYNOLDS pour le "PORT MANN BRIDGE" (FRASER RIVER) pour le "TORONTO EAST GENERAL HOSPITAL" L'aluminium léger et résistant à la corrosion de Reynolds fut spécifié pour les 1,700 luminaires CGE LUMERAIL conçus et manufacturés par Canadian General Electric, et employés pour l'éclairage du "Port Mann Bridge".L'aluminium Reynolds a été choisi parce qu'il est souple et d'installation facile, que son coefficient de réflexion est élevé et qu'il n'exige aucun entretien.L'aluminium léger et à l'épreuve des intempéries de Reynolds fut spécifié pour les appareils d'éclairage CGE INFRARED OK30-30-04S installés à l'entrée d'urgence.L'aluminium Reynolds fut choisi à cause de ses qualités anti-rouille qui en font un matériau idéal pour installations soit à l'intérieur ou à l'extérieur et à cause de sa belle apparence.Les appareils d'éclairage de Canadian General Electric INFRARED procurent de la chaleur pour les patients et maintiennent le pavé sec et libre de neige.Formes! Inclinées, obliques, circulaires, droites — des milliers de formes — qui ajoutent à l'apparence, qui sont fonctionnelles et des formes qui offrent ces deux avantages.Toutes d'aluminium Reynolds.Le nouveau catalogue Reynolds, de lecture facile, illustre des milliers de formes et d'usages pour l'aluminium.Pour un exemplaire, voyez votre représentant Reynolds ou écrivez-nous.pour le "TORONTO-DOMINION CENTRE" L'aluminium léger et non magnétique de Reynolds fut spécifié pour 500,000 pieds de conduits d'aluminium CGE, un produit de Canadian General Electric, installés dans le "Toronto-Dominion Centre" de 56 étages.L'aluminium Reynolds a été choisi à cause de sa légèreté, de ses qualités de résistance à la corrosion, de son économie et de son installation facile.LA COMPAGNIE DE PROFILÉS REYNOLDS LIMITÉE 630 OUEST, BOUL.DORCHESTER, MONTRÉAL 2 —FÉVRIER I966 L'INGÉNIEUR SUNNYBASE: Le nouveau radiateur-plinthe non ferreux pour pose rapide SUNNYBASE comprend quatorze grandes particularités qui n’ont jamais été auparavant réunies dans aucun radiateur-plinthe! Particularités qui permettent une pose rapide pour diminuer le coût de la main-d'oeuvre .une apparence agréable pour plaire à votre clientèle .une performance satisfaisante pour éviter les rappels .et une entière satisfaction pour votre client.(Exactement ce à quoi vous vous attendez de Warden King.) SUNNYBASE—dont les éléments de chauffe et les panneaux de revêtement sont offerts en 5 Ion- gueurs populaires précoupées sont montés à l’usine pour vous épargner du temps sur le chantier.Pose rapide! Les panneaux et les accessoires s’agrafent pour rendre la pose plus rapide .avec un minimum de travail.Pour de plus amples renseignements sur le Radiateur-Plinthe non ferreux Sunnybase, demandez le Bulletin No ADM-1053-F en écrivant à C.P.2700, St-Laurent, Montréal 9.Membre du Conseil canadien de l’hydronique.Marque déposée: Canada.L'emblème I.B.R.est votre garantie d'un taux de rendement reconnu.L'INGÉNIEUR FÉVRIER I966 — 3 k* 1 IP DE TOUT REPOS! La compagnie Bailey Meter, avec son usine à Montréal et ses succursales au Québec et à travers le Canada, fournit à l'industrie canadienne, depuis 1921, l'instrumentation et les systèmes de commande de tout repos pour les centrales thermiques, les génératrices à vapeur pour l'industrie et les édifices publics et institutionnels, les procédés des pâtes et papiers, les usines municipales d'épuration et de traitement des eaux, ainsi que les centrales nucléaires et d'autres.Les activités de la compagnie Bailey Meter s'étendent au fur et à mesure que de nouvelles installations de ses systèmes de commande électroniques et de calculateurs analogiques et numériques sont mis en service.Le principe de construction modulaire permet de simplifier les systèmes, faciliter leur entretien et assurer un fonctionnement de tout repos.Le module transistorisé illustré ci-dessus est composé de plaques-circuits, pré-vérifiées, et à embranchement facile.Ce module, une fois monté dans une des armoires du système tel qu'illustré à droite, peut fonctionner comme dispositif totalisateur à quatre signaux électroniques.Un système de commande Bailey 721 soumis à un dernier contrôle avant l'expédition.SYSTÈMES DE COMMANDE ET CALCULATEURS BAI LEY BAILEY METER COMPANY LIMITED, 205, BOUL.BRUNSWICK, POINTE CLAIRE, QUÉBEC.4 — FÉVRIER I960 L’INGÉNIEUR Coffre de chauffage et ventilation CANADIAN BUFFALO' "Créez” VOS propres ensembles de chauffage et ventilation avec des pièces typifiées Vous pouvez maintenant “créer” vos propres ensembles de chauffage et ventilation avec la gamme complète de pièces typifiées “Canadian Buffalo”.Obtenez le degré exact de chauffage, de ventilation et d’humidité dans les projets qui n’exigent pas l’entière climatisation d’été.Montés à l’usine selon vos devis, ces solides et compacts ensembles peuvent être placés verticalement ou horizontalement, fixés au plancher ou suspendus au plafond.Les pièces typifiées comprennent un choix de ventilateurs en aluminium résistant à la corrosion (de 12” à 27” de diamètre) avec des pales courbées à rebours, des serpentins chauffés à la vapeur ou à l’eau chaude et des arbres creux au-dessus des dimensions moyennes, des coussinets montés à l’extérieur, des boîtes de filtre en coin ou plates, des chambres de carburation, des humidificateurs, des amortisseurs, des auvents et des coudes.Les ensembles à un, deux ou trois ventilateurs donnent une ventilation à basse vitesse d’un volume de 1,000 à 42,000 pieds cubes par minute jusqu’à 21/2 PS.Le représentant de Canadian Buffalo le plus proche sera heureux de vous fournir tous les renseignements que vous désirez.Vous pouvez aussi nous demander par écrit le Bulletin UH-130.ftDiAN BUFFALO 1 AFFILIÉ CANADIAN BLOWER & FORGE COMPANY LIMITED CANADA PUMPS LIMITED • BUREAU-CHEF: KITCHENER.ONTARIO Bureaux des ventes avec service d’ingénieur : Montréal • Toronto • Hamilton • Sarnia e Ottawa e London • St.John • Winnipeg • Edmonton • Vancouver igKI Equipement de traitement de l'air "Can< *a'° P°ur déplacer, chauffer, refroidir, et purifier l’air et autres gaz.assé Machines-outils "Canadian Buffalo" pour perforation industrielle et fins d'entretien.Pompes centrifuges "Canadian Buffalo" pour le traitement de la plupart des liquides et des boues.Représenté par LÉO LISI LIMITÉE, Québec, Qué.L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 5 Le Québec a besoin d'un plus grand nombre de bons ingénieurs.Pouvez-vous contribuer à la formation de ces cadres ?Oui, en souscrivant à la Fondation des Diplômés de Polytechnique.Adressez votre souscription à n'importe quelle époque de l'année à: LA FONDATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE 2500, AVENUE MARIE-GUYARD, MONTRÉAL 26 6 — FÉVRIER 1966 L'INGÉNIEUR .r;* îw.‘Üflflfi nr-trnrt mjÊSS^t Un autre projet FORM-LOK Bassins de la Voie Maritime du St-Laurent à Vclleyfield, Qué.Près de 1 2#000 pi.ca.de coffrage préfabriqué jumelé du système Form-Lok, assemblés en unités de 38 par 52 pi.furent fournis et sous la surveillance d’ingénieurs de Canadian Formwork Corporation pour la construction de deux quais de 400 pi.de longueur pour l’installation portuaire de Valleyfield, Québec.Ingénieurs-conseils : Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Associés, Montréal Entrepreneurs généraux : Dumez (Canada) Ltée À L'ŒUVRE AU QUÉBEC CANADIAN Englobant Canadian Formwork Limitée et Francis Hughes & Associates Inc.2185 Avenue Francis Hughes, Parc Industriel de Chomedey, Chomedey, P.Q.VENTE OU LOCATION: Système de panneaux "FORM-LOK" / Coffrages spéciaux / Barres d'attache / Ancrages • Écrivez pour documentation L'INGÉNIEUR FÉVRIER I960 —7 ^04991 mm *à* H *àkt Æfa .| .a F n ¥ WWM “ * ¦ ' ^ ¦ ' Station de compresseurs de gaz naturel.8— février 1966 16050F Johns-Manville ifiri ISOLANT POUR TOUS USAGES INDUSTRIELS ET COMMERCIAUX HR-SiSJ la pose la plus rapide, la meilleure efficacité.avec METAL-ON de J-M Fisolant à enveloppe métallique protectrice pour conduites à haute température Metal-On constitue un ensemble prêt à poser (un isolant plus une enveloppe métallique) qui supprime entièrement le besoin d’application séparée de l’enveloppe métallique sur le chantier.Metal-On est préfabriqué en usine, en longueurs de 36 pouces.Chaque section comprend l’isolant Thermo-bestos J-M pour hautes températures (le meilleur de tous les isolants au silicate de calcium pour températures inférieures ou égales à 1200°F), une protection contre l’humidité et une enveloppe spéciale en alliage d'aluminium.Et comme chaque section peut être appliquée en une seule opération, on peut poser Metal-On aussi vite que l’isolant seul.Metal-On est également facile à couper sur place avec une scie électrique portative ou une scie ordinaire.Les découpures pour brides et supports sont faciles à réaiiser.Les économies d’entretien obtenues peuvent être également très importantes.Metal-On ne se corrode pas, n’a pas besoin de peinture.L’enveloppe résistante a un dispositif de fermeture qui se serre instantanément et rend les joints étanches, assure une isolation permanente contre les intempéries et l’humidité.Chaque section peut être facilement enlevée pour remédier à toute défectuosité.S’il vous faut un matériau d’isolation très solide pour l’extérieur, vous avez avantage à vous renseigner sur le Metal-On de J-M.Il vous suffit d’écrire à Canadian Johns-Manville, Dôp.IA, 565 Lakeshore Road E., Port Credit (Ontario).METAL-ON SE POSE EN QUELQUES MINUTES UR L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 9 Section des ingénieurs-conseils de la Corporation des Ingénieurs du Québec La Section des ingénieurs-conseils de la Corporation des Ingénieurs du Québec vient d'être formée.On se souviendra que la création de cette Section était réclamée depuis plusieurs années par un grand nombre d'ingénieurs.Sa formation a été sanctionnée par le Conseil de la Corporation qui a approuvé la constitu tion et les règlements qui régissent la Section.Elle s’insère dans les structures du corps professionnel des ingénieurs et a pour but de collaborer avec la C.I.Q.à la pro'ection du public, de promouvoir le bien-être de ses membres et l'intérêt de la profession.L’institution de la Section est une saine mesure de décentralisation dont tous les ingénieurs bénéficieront puisque le Conseil et le personnel permanent de la Corporation se trouvent, de ce fait, libérés d’un bon nombre de problèmes et de services spécifiques à l'exercice de la profession dans le génie-conseil.Dans le passé nombreux sont ceux qui ont soutenu que la Corporation existait principalement pour les ingénieurs-conseils qui se trouvaient ainsi, à leur avis, à bénéficier plus que les autres ingénieurs des cotisations identiques versées par tous les membres de la profession.Cette remarque ne sera définitivement plus justifiée puisque les membres de la Section seront seuls à faire les frais des services spécialisés qu’elle leur fournira.Ils verseront également à la Corporation la même cotisation que tous les autres ingénieurs.Quant aux ingénieurs-conseils et aux confrères qui travaillent avec eux, ils trouveront dans la Section un organisme mis sur pied à leur intention.Ce sont eux qui détermineront les services qu’elle sera appelée à leur rendre et qui établiront la liste et l’ordre de priorité des problèmes auxquels elle devra s’attaquer.Dans les circonstances présentes, la Section est d’autant plus nécessaire que la Corporation s’est récemment vue dans l'obligation, pour des raisons financières, de réduire son activité dans le secteur des services à ses membres.La Section des ingénieurs-conseils entend collaborer étroitement avec la Cor poration; c'est à cette fin que l’on a opté pour une structure qui s’insère dans celle de la Corporation.La Section est autonome quant à sa régie interne et peut nouer avec d'autres organismes les relations utiles à ses objectifs.Elle doit toutefois oeuvrer de façon conforme au bien de la profession dans son ensemble et sa constitution prévoit des moyens permettant au Conseil de la Corporation de s’assurer qu'il en est bien ainsi.Mentionnons également que tout ingénieur qui se croirait lésé par une décision de la Section a un droit d'appel au Conseil de la Corporation.La Section compte trois catégories de membres, soit les membres titulaires, les membres adjoints et les membres affiliés, faisant ainsi place à tous les ingénieurs, patrons comme employés, qui exercent leur profession dans le domaine du génie-conseil.Les membres titulaires doivent rencontrer la définition suivante de l’ingénieur conseil, telle qu'elle apparaît dans la Constitution de la Section : “L’ingénieur-conseil est l’ingénieur en pratique privée, propriétaire et administrateur d'un cabinet, qui, qualifié par ses connaissances et son expérience, offre et rend à ses clients des services de génie tels que reconnus par la Loi, lesquels sont rémunérés sous forme d'honoraires.Il n'a aucun intérêt financier ou autre susceptible d'influencer l'impartialité de son jugement professionnel et règle sa conduite sur les normes d’éthique de sa profession.’’ Un ingénieur est considéré qualifié du point de vue expérience et connaissances s’il a exercé la profession pendant au moins cinq ans au sein de la spécialité dont il se réclame, que ce soit dans le génie-conseil, l’industrie, la fonction publique ou ailleurs.Toutefois, cette exigence de cinq ans de pratique au sein d’une spécialité ne s’applique pas pour ceux qui pratiquaient comme ingénieurs-conseils avant la formation de la Section.Il convient de signaler que la Section entend grouper tous ceux qui agissent comme ingénieurs-conseils et en ont les responsabilités et préoccupations même lorsqu'il ne s’agit pas de leur part d'une activité exclusive comme c'est le cas pour certains professeurs d'universités et d'autres.Ajoutons qu’une disposition de la Constitution facilite l’accès à la Section, comme membre titulaire, à celui qui désire devenir ingénieur-conseil.Les ingénieurs qui pratiquent leur profession au sein d’un cabinet d’ingénieurs-conseils sont éligibles comme membres adjoints ou comme membres affiliés se Ion les responsabilités qu’ils y assument.Les ingénieurs suivants forment le Comité exécutif provisoire de cette Section jusqu’aux élections du printemps prochain; ce sont, Président, R.Bou-thillette; Vice-président, R.I.Brasloff; Secrétaire-trésorier, K.R.Meyer; Conseillers ; G.Dionne, J.Gérin, L.H.Lafontaine, L.Lindsay, J.Roy, R.Savoie.La Section communiquera au cours de février avec tous les ingénieurs qui, à sa connaissance, exercent leur pro fession dans le domaine du génie-conseil.Ceux qui sont éligibles et qui ne recevront pas de lettre sont priés de le signaler à la Section.Prêts du gouvernement fédéral pour 13 projets d'épuration des eaux-vannes L’honorable John R.Nicholson, ministre fédéral de qui relève l’activité de la Société centrale d’hypothèques et de logement, a annoncé que le gouvernement fédéral a approuvé des prêts d’une valeur de $2,810,947, afin d’aider à réaliser 13 projets d’épuration des eaux-vannes dans 12 municipalités.Ces prêts sont consentis aux termes de la Loi nationale sur l’habitation au taux annuel d’intérêt de 5.8%.Trois municipalités de la province de Québec jouiront de ces prêts, savoir : DOUVILLE, pour aider à agrandir l’usine existante d’épuration des eaux-van nés; prêt de $40,000 calculé d’après le coût estimatif de $66,000, remboursable en 40 ans; LAVAL, pour aider à aménager une station de pompage des eaux-vannes et un gros collecteur d’égout de 30 et de 36 pouces de diamètre sur 12,640 pieds courants à Fabreville; prêt de $340,000 calculé d’après le coût estimatif de $545,000, remboursable en 30 ans; NORANDA, pour aider à aménager un étang de stabilisation de 90 acres; prêt de $226,667 calculé d’après le coût estimatif de $400,000, remboursable en 20 ans.10—FÉVRIER 1966 L’INGÉNIEUR Ions à enlever et lo section rotative s’enlève sans déranger les raccordements du tuyau, rlangea pipe connections.othHI »;¦«> di L'inspection est facile: seulement quelques bou- E-651PF VOUS OBTENEZ DAVANTAGE AVEC IngerSOl I " RoBld Vous obtenez davantage à plus d’un point de vue.En premier lieu, Ingersoll-Rand offre de l’équipement spécialisé pour presque tous les secteurs de l’industrie: des pompes (dont celle-ci est un exemple), des machines pour les pâtes et papiers, des compresseurs de tous genres, des foreuses pour le roc, des monte-charges pour les mines, des outils électriques et à air comprimé pour l’entretien et la production en série — pour n’en nommer que quelques-uns.Nous nous croyons justifiés d’affirmer que nous possédons une plus vaste expérience que tout autre fabricant ou distributeur d’équipement industriel semblable.Ainsi, nous construisons des compres- seurs depuis 1872.Aussi tous nos produits sont créés pour solutionner VOS problèmes — pour convenir exactement à votre tâche, sans rien laisser au hasard.Et nos produits sont fabriqués pour durer — ce qui réduit l’entretien et les arrêts de travail, et vous assure une meilleure productivité.Enfin, notre programme de recherche et de mise au point est orienté vers les besoins de nos clients.Voilà quelques-unes des raisons qui nous font dire que vous obtenez davantage avec Ingersoll-Rand.Nous nous efforçons constamment de voir à ce qu’il en soit toujours ainsi.Canadian Ingersoll-Rand Company Limited, 620, rue Cathcart, Montréal.La recherche nous mène à l’avant-garde CANADA Nominations de professeurs à ri cole Polytechnique Huit professeurs de l’Ecole Polytechnique de Montréal viennent d’être nommés titulaires, quatre autres ont été nommés professeurs agrégés, et huit autres assistants-professeurs par la direction de l'Ecole.Ont été nommés professeurs titulaires MM.Roger Blais, du département de génie géologique; Jean Corneille, du département de génie chimique; Pierre Grothé.du département de génie électrique; Boris Hesketh.du département de génie civil; J.B.Juillet, du département de génie chimique; Guy Perrault, du département de génie géologique; Pierre-Louis Piché.du département de génie électrique; et Pierre Sibille, du département de génie civil.Les nouveaux professeurs agrégés sont MM.Jean Bérard, génie géologique; Louis Courville, génie électrique; Jean-Marie Gagné, génie physique; et Léopold Gélinas, génie géologique.MM.Jean Boisvert, génie physique; Eugène Kicak, mathématiques; François Martin, génie physique; Norman McNeil, génie civil; Michel Mouyal.mathématiques; Germain Ostiguy, génie mécanique; Jean Rousselle, génie civil; et Jean Robert Vanasse, génie mécanique, ont été nommés assistants professeurs.Le professeur Albéric Boivin de l’Université Laval, lauréat du Prix David Le 13 janvier 1966, le premier ministre de la province de Québec, l’honorable Jean Lesage, remettait le Prix David au professeur Albéric Boivin de l'Université Laval.La remise du Prix, représentant au total une somme de $5,000, s’est faite en présence du ministre et du sous-ministre des Affaires culturelles, MM.Pierre Laporte et Guy Frégault.Le lauréat est un éminent chercheur dans sa spécialité — l’optique — et l’équipe dont il s’est entouré a su doter l’université Laval d'une réputation internationale dans ce domaine.Le professeur Boivin, déjà récipiendaire d’un Prix scientifique de la province de Québec pour son ouvrage : “Théorie et calcul des figures de diffraction de révolution”, paru aux Presses universitaires de Laval, se voit décer- \t.Pierre Grothé H] A/.Roger Blais M.Jean Corneille M.Jean Bérard M.Louis Courville Vf.J B Juillet Vf.Pierre-Louis Piché M.Guy Perrault M.Jean-Marie Gagné M.Pierre Sihille M.Léopold Gélinas ner ce Prix David non seulement pour ce travail, mais en réalité pour l'ensemble de ses recherches et pour avoir créé un laboratoire d'optique d'hyperfréquences.D'humbles début en 1955, le laboratoire du professeur Boivin s’est vu accorder récemment un octroi de $200,000, pour des installations qui occuperont une trentaine de chercheurs.Laval est la seule université canadienne — et l’une des rares en Amérique — à faire des recherches importantes en optique.Bourses et subventions accordées par la SCHL pour des études sur le logement et ('urbanisme La Société centrale d'hypothèques et de logement a annoncé un programme d'octrois et de bourses d'une valeur globale de $263,400, que cette Société accordera à des fins d'études au cours de l'année scolaire 1966 67.Ce programme a pour but d'encourager les études postscolaires et les travaux de recherche dans le domaine du logement, de l’urbanisme et des sujets connexes, à des universités canadiennes.Ces subventions et ces bourses sont réparties comme suit, pour l'année scolaire qui vient ; (a) Les personnes qui possèdent des aptitudes extraordinaires pour entrepren- dre des travaux dans le domaine du logement et des affaires urbaines pourront présenter une demande de bourse universitaire (appelée autrefois “bourse d'études avancées”).En ce qui concerne ces bourses, des subventions de $3.000 seront accordées au niveau de la licence et des subventions de $5,000 au niveau du doctorat.Dans chaque cas, on fournira une allocation supplémen taire de $500 à ceux qui ont des personnes à charge.(b) Au total 45 bourses d’études en urbanisme de $3,000 chacune seront offertes pour les postulants inscrits aux cours professionnels d’urbanisme aux universités de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de Toronto, de McGill et de Montréal.Trente de ces bourses iront à des étudiants qui suivront des cours postuniversitaires.Les quinze bourses qui restent iront à des étudiants de deuxième année d'un cours qui conduit à la licence.On accordera de plus une allocation supplémentaire de $500 aux bénéficiaires qui ont des personnes à charge.(c) Jusqu’à cinq bourses de $800 à $1,200 sont prévues afin d’aider les étudiants universitaires en sciences physiques et sociales à entreprendre des études dans le domaine du logement et de l'aména gement urbain.12 —FÉVRIER 1966 L’I N G É N i EU R Bâtiment de l’accélérateur de particules atomiques, Université de Saskatchewan, Saskatoon.Architecte: Tinos Kortes.Ingénieurs-conseils (structure): Underwood, McLeuan &.Associates Ltd.Entrepreneur-general; Poole Construction Co.Ltd.Fournisseur de béton préparé: Stodola Concrete (Sask.) Ltd.Riverdale High School, Pierrefonds, P.Q.Architectes: DeBelle & White.Ingénieurs-conseils (structure): Eskenazi 4.Baracs.Entrepreneur-général: Magil Construction Ltd.Fournisseur d'éléments de béton préfabriqués: Hochelaga Precast Structures Ltd.LA COQUILLE, PROTECTION PARFAITE, Église St-Benoit, Montréal, P.Q.Architectes: Poulin & Ayotte.Église Sainte-Trinité, Calgary, Alta.Architectes: Cohos-Dele- salle and Associates.Ingénieurs-conseils (structure): Lamb, T.McManus & Assoc.Ltd.Entrepreneur-général: Commonwealth Construction Co.Ltd.Fournisseur de béton préparé: Consolidated Concrete Ltd.Ingénieurs-conseils (structure): Beaulieu.Trudeau et Associés.Entrepreneur-général: Sauvé Construction Ltée.Fournisseur de béton préparé: Mount Royal Paving & Supplies Ltd.Canada Cement Company, Limited IMMEUBLE CANADA CEMENT, PLACE PHILLIPS, MONTRÉAL BUREAUX DES VENTES: Moncton • Québec • Montréal • Ottawa Toronto • Winnipeg • Regina • Saskatoon • Calgary • Edmonton CREEE PAR LA NATURE, RECRÉÉE PAR L’HOMME GRÂCE AU BÉTON! La beauté d’une coquille n’est pas due au hasard.C'est une protection parfaite, parce qu'elle offre le maximum de résistance avec le minimum de poids et de matériau.La coquille forme donc un toit idéal.Les progrès techniques permettent maintenant aux constructeurs d’utiliser le béton pour imiter la nature.Ingénieurs, savants et architectes ont donné aux toits de béton en forme de coquille leur perfection actuelle.Mais qui sait ce que leur audace et leur sens esthétique nous réservent pour l’avenir?Les ingénieurs de nos services de vente sont à votre disposition pour tout renseignement ou consul- j tation technique : il suffit de vous adresser au plus ^ proche de nos bureaux de vente.Pour recevoir f notre documentation, veuillez nous faire parvenir le coupon ci-contre.f f Veuillez indiquer par f un crochet les brochures f requises: f ?Roofs With a New f Dimension f ?Design of Barrell Shell Roofs f ?Analysis of Folded Plates f ?Elementary Analysis of Hyper-t bolic Paraboloid Shells t Coefficients for Design of Cylindrical f Concrete Shell Roofs f ?Curvilinear Forms in Architecture.f (Malheureusement, ces brochures ne sont pas dis-w ponibles en français pour le moment.) t Detacher ce coupon et poster le-nous avec un de vos en-tètes de lettres L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966—13 (d) Sept bourses de voyages d'études sont offertes aux étudiants des écoles d'architecture des Universités de la Colombie-Britannique, du Manitoba, de Toronto, de McGill, de l’Ecole d’architecture de Montréal, de l’Ecole d’architecture de Québec et de l’Ecole d’architecture du Nova Scotia Technical College.Iæs postulants inscrits à des cours d'urbanisme, qui possèdent les qualités nécessaires, peuvent obtenir des bourses d’études en urbanisme.Us peuvent faire ces études à toute université canadienne qui donne des cours en urbanisme.Les bourses de $800 à $1,200 sont offertes aux étudiants diplômés qui veu lent entreprendre des études particulières sur le logement et l'aménagement urbain en suivant des cours autres que les cours d'urbanisme ordinaires.Les bourses de voyages d’études seront accordées à un étudiant de chacune des sept écoles d'architecture du pays, afin de faire connaître la carrière d’architecte d'habitations aux jeunes architectes.Ces bourses permettront aux étudiants de voyager en groupe afin d’examiner certaines régions urbaines au Canada et aux Etats-Unis et de travailler durant un certain temps au Siège social de la SCHL.L’augmentation des montants qui devront être accordés grâce au programme de 1966-67 a pour but de remédier à la grande pénurie de personnel dans le domaine de Turbanisme.M.Nicholson a exprimé l’espoir qu’en notre pays, le nombre d’urbanistes compétents doublera au cours des dix prochaines années.A cette fin, le montant accordé par la SCHL pour chaque bourse d’études en urbanisme sera le double de ce qu'il était durant l’année scolaire précédente et le nombre des bourses passera de 18 à 45.Déclaration du ministre du Commerce sur la panne de courant Le 10 novembre 1965, l’Office national de l’énergie, avec l’approbation du gouvernement, a entrepris une enquête sur les circonstances de la panne de courant massive qui s’est produite le 9 novembre en Ontario et dans l’est des Etats-Unis.En même temps, l’Office a obtenu l’entière collaboration de la Commission de l’énergie hydro électrique de l'Ontario et de la Commission fédérale de l'énergie.De son côté, le Président des Etats-Unis avait chargé la Commission fédérale de l'énergie de faire enquête sur cette panne de courant.La Commission a tenu une audience officieuse à-Washington le 11 novembre pour essayer de déceler la cause de cette panne et déterminer les raisons de ses si vastes répercussions.Assistaient à cette audience des représentants de toutes les entreprises américaines de service public dont les installations étaient tombées en panne, et, sur invitation spéciale, des représentants de l'Office national de l’énergie et de la Commission hydro-électrique de l’On tario.La Commission fédérale s’est fait assister d'un groupe de spécialistes prélevés chez les entreprises de service, publiques et privées.Le 15 novembre, la Commission de l'énergie hydro-électrique de l’Ontario a déclaré publiquement que la cause initiale de la panne lui semblait avoir pris naissance dans ses centrales de la rivière Niagara.Le même jour, le Président de la Commission fédérale de l'énergie a déclaré de son côté que l’enquête se poursuivait avec la participation et la collaboration de la Commission de l’Ontario en vue de déterminer pourquoi les coupures de courant s’étaient répercutées sur un aussi grand nombre de réseaux et pour proposer les mesures aptes à réduire les risques de récidive.M.J.-B.Lavigueur nommé à l’exécutif du CCSR Le président général du Conseil canadien de la sécurité routière, M.Keith MacDonald, de Montréal, vient d’annoncer la nomination de M.J.-Bernard Lavigueur, de Montréal au conseil d’administration du CCSR.M.Lavigueur est président et gérant-général de la société Sicard, Inc.Le Conseil d’administration du CCSR comprend maintenant 39 membres.Natif de Montréal, M.Lavigueur est diplômé en génie civil de l’Ecole Polytechnique (Université de Montréal).Il a participé au dernier conflit mondial, à titre de commandant d’escadrille dans l’Aviation royale du Canada.M.Lavigueur est président des sociétés suivantes : Sicard Industries Inc., Water-town, N.Y.; Sicard Equipment Limited, Toronto; Northam Equipment Limited, Montréal; et directeur, respectivement, de la Candiac Development Corporation et Sparmont Corporation Ltd., Montréal.Il est aussi directeur de l’Association canadienne des bonnes Routes, membre, respectivement, de la Corporation de l’Ecole Polytechnique, du conseil d’ad- ministration de l'hôpital Ste-Justine, de l’Engineering Institute of Canada, de la Corporation des Ingénieurs de la pro vince de Québec, de la Society of Automotive Engineers, du Montreal Board of Trade, la Chambre de Commerce de Montréal et des clubs Saint-Denis et Richelieu, de Montréal.M.Jules Tourillon, Poly ’50, président de la campagne 1966 des Oeuvres de Charité La Fédération des Oeuvres de Charité canadiennes-françaises s’est donnée un ingénieur, en la personne de M.Jules Tourillon, comme président de sa campagne 1966.Jules Tourillon Après des études secondaires au collège Jean de Brébeuf de Montréal où il a obtenu en 1945 un B.A., M.Tourillon a opté pour une carrière scientifique à l'Ecole Polytechnique de Montréal, laquelle institution lui décerna en 1950 un B.Sc.A.avec mention : “mécanique-électricité”.M.Tourillon occupa successivement les postes d'ingénieur et surintendant d’usine à The Solex Co.Ltd., et surintendant de l'usine, gérant général et vice-président à Lido Biscuit Cie Limitée; présentement, et ce depuis 1964, M.Tourillon est président et directeur général de David Lord Ltée.Membre du Cercle Universitaire de Montréal, du Club Richelieu-Montréal et du Club de Golf Malborough, il est de plus directeur de la Société des Infirmières Visiteuses de Montréal et du Mount Royal Rice Mills Ltd.Avant d’accéder à la présidence de la campagne 1966, M.Tourillon fut président de la Section des Paroisses de la campagne 1963.14—FÉVRIER 1966 L’INGÉNIEUR v .O' A —.-.quoi?un boyau qui n’est pas fabriqué par Dominion! Impossible—car Dominion fabrique des boyaux de tous les genres imaginables: pour eau, vapeur, acides, solvants, huiles, aliments et produits chimiques .des boyaux de succion, de projection et de décapage au jet de sable .des boyaux spé-cifiquementconçusetfaits pour tous les usages concevables dans l'industrie et le commerce, et même pour les plus hautes spécialités.Les boyaux Dominion sont fabriqués de façon à conserver leur maximum de résistance indiquée et d'efficacité pratique, durant toute leur durée utile.Ce rendement résulte des connaissances et de l'expérience acquises durant de nombreuses années, dans ce domaine, par Dominion Rubber.Si vous êtes aux prises avec un problème qui requiert une aide technique particulière, les experts de Dominion Rubber seront heureux de vous prêter main-forte.Communiquez sans tarder avec le distributeur ou la succursale Dominion de votre région.Dominion Rubber Company Limited, 550, avenue Papineau, Montréal.uniRoyal Division des produits industriels DOMINION RUBBER mTm r^r> L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966—15 Expo-Sciences 1966 Chaque année, au mois d’avril, a lieu à Montréal une exposition scientifique réalisée par les jeunes.Cette année, l'exposition sera tenue au Chalet de la Montagne, les 15 et 16 avril prochains.Tous les étudiants des écoles secondaires et des collèges classiques de la région de Montréal, intéressés aux sciences, ont ainsi l’occasion d’entreprendre des travaux scientifiques et, en les exposant, de gagner des prix ou des bourses d'études.Les quatre meilleurs exposants représenteront la région de Montréal à l'Expo Sciences du Canada, à Windsor, les 12, 13 et 14 mai 1966.L’Expo-Sciences de Montréal est organisé par l'ACFAS (Association Canadienne-Française pour l’Avancement des Sciences) de même que par les sections montréalaises de plusieurs autres associations canadiennes et américaines.Le comité exécutif comprend des professeurs de l’Université de Montréal, de Polytechnique, de McGill, des profes seurs des écoles secondaires de la région et des personnalités de lindustrie et du commerce qui s’intéressent aux activités des jeunes.Les principaux buts de l'Expo-Sciences sont : initier les étudiants aux travaux scientifiques, les faire participer à la diffusion de l’esprit scientifique dans le grand public et susciter des carrières scientifiques.Ceux qui ont eu l’occasion de visiter les Expo-Sciences précédentes ont pu sans doute apprécier l’enthousiasme des jeunes et la qualité de leurs projets.Ce s jeunes méritent l’appui et l’encouragement matériel de tous ceux qui ont à coeur le développement scientifique et technique.L’exécutif de l’Expo-Scien-ces compte sur la générosité de tous et chacun : adresser toute contribution à : Expo Sciences de Montréal, a/ ACFAS, Comité des Finances, 3208 Marie-Guyard, Montréal 26.Bourse des produits du béton au CNR Le Conseil National des Recherches et l’Association Nationale des Producteurs de béton annoncent conjointement la fondation d'une bourse des Produits du Béton afin d'effectuer des travaux de recherche à la Division de la recherche sur le bâtiment du Conseil.Des mesures ont été prises maintenant afin de sélectionner le boursier qui dès sa nomina tion entrera en fonction au Centre de recherche sur le bâtiment à Ottawa.Cette bourse industrielle est la seconde de ce genre à être octroyée par le Conseil national des Recherches en accord avec l'une des grandes industries canadiennes.L’industrie des produits du béton paiera le salaire et les dépenses du boursier qui travaillera avec la Division de la recherche sur le bâtiment *du Conseil au même titre qu'un membre de son propre personnel Ses travaux de recherche s’intéresseront naturellement et de façon spéciale à l'industrie des produits du béton.Un accord stipule que le premier projet étudiera le rendement des produits en béton sous l'action du feu.DRB/CNR publiera selon sa méthode habituelle les résultats de ce travail.Génie minier à Polytechnique Consciente de l'augmentation considérable du nombre des mines exploitées à ciel ouvert, au Canada, l'Ecole Polytechnique est Lune des seules facultés de Sciences Appliquées portance de cette spécialité, en offrant des cours particuliers dans cette discipline.C’est l'ingénieur minier L.-René Dufour, Poly ’54, autrefois gérant de la mine de Quebec Cartier Mining, à Gagnon, Qué., qui est chargé de l’enseignement des méthodes d’exploitation des mines à ciel ouvert, à l’Ecole Polytechnique.à accentuer l’irn L'industrie canadienne se doit d'aider les ingénieurs à se tenir informés Monsieur R.A.Dunn, vice-président de Air Liquide Canada Limitée, a déclaré récemment que l’industrie canadienne, dans son propre intérêt, devrait mettre à la portée de ses ingénieurs et de ses techniciens spécialisés les moyens qui leur permettraient d’acquérir une formation supérieure diversifiée dans leurs domaines.S’adressant aux membres d'une société canadienne de soudure, assemblés à Toronto, M.Dunn a souligné que cette formation devrait inclure non seulement des programmes internes au sein de la compagnie et des cours d’extension universitaires mais, surtout, l’assistance à des conférences et des colloques nationaux et internationaux.M.Dunn, le premier canadien à être nommé vice-président du conseil d'admi- nistration de l'Institut International de la Soudure, a déclaré que la nation ne peut prétendre à un avenir prospère que par la supériorité technique de ses spécialistes dans les domaines où l'industrie canadienne concurrence les industries internationales.Le Canada, a-t-il dit, non seulement a besoin d'ingénieurs, mais a besoin surtout d'ingénieurs d'une grande compétence."Les ingénieurs tombent en désuétude tout autant que l’équipement.Aujourd’hui, un ingénieur doit prendre de 10% à 15% de son temps simplement pour se tenir au courant des nouveaux développements s’il veut réussir dans son domaine.Sinon, il devient passé douze ans après sa graduation.” Le conférencier a aussi déclaré que c'est trop demander à l’ingénieur que de se perfectionner par ses propres moyens.L’industrie doit l'aider.Parlant spécifiquement des réunions de l’Institut International de la Soudure, qui se tiennent généralement en Europe, M.Dunn dit que, chaque année, les quelque trente sociétés membres envoient de 700 à 900 délégués, dont la plupart aux frais de leurs sociétés ou de leurs gouvernements.Très peu de délégués représentent le Canada.“Il en résulte que le Canada ne contribue rien à ces réunions où les renseignements techniques et professionnels sont échangés et au cours desquelles des pratiques et des normes recommandables sont établies; il en résulte aussi que des renseignements très importants n’atteignent l'industrie canadienne qu’avec un retard considérable.” Quand l’industrie aura reconnu ce fait, elle devra, de toute évidence, décider d’investir suffisamment d’argent pour permettre à ses ingénieurs et à ses techniciens d’obtenir une formation avancée dans le domaine technologique.Le Canada doit reconnaître ce talon d’Achille dans son système d’éducation et vaincre cette faiblesse.Depuis trop longtemps, le Canada a dépendu de la recherche et des progrès techniques américains, dont la plupart d’ailleurs ne trouvent pas d’application dans notre pays.Cela a aussi amené une perte d’initiative chez nos ingénieurs canadiens.“La recherche et le progrès dans l’industrie canadienne devraient être considérablement accélérés et ils devraient aussi être dirigés surtout dans les domaines que la nation a le plus d'intérêt à explorer,” a conclu le conférencier.“Nous devrions concentrer particulièrement nos efforts dans la conception et la fabrication de produits techniques que nous pouvons produire à des prix qui nous permettent de faire concurrence aux autres pays industriels.” ¦ 16 —FÉVRIER 1966 L’INGÉNIEUR Cette maquette montre l'aspect que prendra le Centre Toronto-Dominion.Les lignes blanches indiquent où en était rendue l’érection de la charpente d'acier au moment où fut prise la grande photographie.L'acier Algoma esttoujours à la hauteur.même au 56ième étage ! La tour de la Banque Toronto-Dominion sera l'édifice le plus élevé du Commonwealth, avec ses 740 pieds de hauteur et ses 56 étages.Sa structure met à profit de nombreux produits en acier, tels que les nouvelles poutrelles soudées à larges ailes d'Algoma.Nombreuses sont en effet les raisons qui motivent l'utilisation de l'acier dans la construction d'un bâtiment.L'acier est élaboré dans des conditions bien déterminées grâce à une chimie précise, et ensuite laminé en conformité avec des tolérances très strictes qui évitent des retards à la fabrication.L'épreuve du temps a démontré que l'acier est toujours le matériau le plus moderne.THE ALGOMA STEEL CORPORATION, LIMITED SAUL T • SAINTE • MARIE, ONTARIO • BUREAUX DE VENTE REGIONAUX À SAINT-JEAN, MONTRÉAL, TORONTO.HAMILTON.WINDSOR.WINNIPEG.VANCOUVER .' .i5*^ .-: ïa ' ¦.•¦« i: ?$&£ ¦ mtm ÜP BP >&sM& t*+- SCIENCE-PROGRÈS MÉTHODE ÉLECTROSTATIQUE DE DÉPÔT DE REVÊTEMENTS CÉRAMIQUES SUR LES MÉTAUX De nouveaux progrès réalisés à l’Institut Battelle (U.S.A.) dans la mise au point d'une méthode électrostatique de dépôt de revêtements sur les métaux ont été décrits récemment à Philadelphie au cours du congrès de l'American Ceramic Society.La méthode, qui constitue une adaptation d’une méthode électrostatique de revêtement du papier, permet le dépôt de produits céramiques sur divers métaux (aciers, cuivre, aluminium, etc.) à des vitesses dépassant une centaine de mètres par minute.Les produits céramiques sont déposés sous forme de poudre d'une extrême finesse et fondus de manière à produire des revêtements minces très homogènes, d'un effet protecteur aussi bien que décoratif.On peut également faire sur certains métaux, sans aucune préparation de surface, hormis un simple dégraissage, des revêtements constitués par des verres à bas point de fusion (593°C ou moins).Jusqu’à maintenant, on a fait appel dans les recherches qu’à des méthodes de cuisson conventionnelles.Mais, la méthode de revêtement électrostatique of fre des perspectives favorables à des techniques nouvelles plus économiques, telles que l’application des revêtements sur des tôles de métal chaudes conjointement avec d’autres phases de traitement au cours desquelles le métal est déjà à haute température.HYDROBORURATION La conversion des huiles végétales et des dérivés de la gomme de pin en produits chimiques industriels est le but des recherches d'avant-garde effectuées sous contrat à la Purdue Research Foundation (Lafayette, Indiana).On pense que le procédé chimique désigné sous le terme d’hydroboruration permettra de produire toute une gamme de nouveaux composés utilisables pour la fabrication de plastiques, de détergents, de résines synthétiques et autres produits industriels.L’hydroboruration pourrait conduire à la découverte de nouvelles ap plications industrielles pour l’huile de coton, l'huile d’arachide et les terpènes de la gomme de pin.CARBORANES Il s’agirait d'un tout nouveau domaine de la chimie qui aurait abouti à la mise au point en laboratoire de polymères résistant à la chaleur jusqu’à 450°C.On les dénomme “carboranes”, car il s’agit de composés organiques à base de carbone modifiés par réaction avec du décarborane; ils auraient dépassé le stade de la recherche et on entreprendrait maintenant l’étude de leur application.La réaction de base conduisant aux carboranes consiste en l’addition de décarborane à une triple liaison d'un hydrocarbure.Les deux atomes de carbone et les dix atomes de bore formeraient un icosaèdre régulier.Lorsque ce groupe est introduit dans un polymère, sa masse empêche le tassement des molécules, soit au niveau des chaînes princi pales, soit au niveau des chaînes latérales.Cette “plastification interne” peut supprimer la nécessité d’avoir recours à un plastifiant.Les polysilicones avec des groupements carboranes dans les chaînes latérales ont montré jusqu’ici la meilleure thermo-stabilité.(Les carboranes ont été élaborés par la Reaction Motors Division de la Thiokol Chemical Corporation pour le compte du gouvernement des Etats-Unis).UN PLASTIQUE SOLUBLE À L’EAU Une firme américaine vient d’introduire sur le marché une matière plastique : un oxyde de polyéthylène, émul-sionnable rapidement avec de l’eau.Cette matière sous forme de films est disponible à toutes les épaisseurs comprises entre 4/100 et 25/100 de mm et ce pour deux sortes de films : un film transparent et un film opaque blanc.Le film opaque a une solubilité plus élevé que le film transparent.Cette solubilité est telle qu’un sachet plongé dans l'eau disparaît en une seconde, ce qu’aucune matière plastique soluble dans l'eau ne permet d'obtenir aussi rapidement.L’emploi des films est indiqué pour l'en-sachage des produits à dissoudre, sans contact manuel, par exemple, des produits toxiques, ou fragiles et d’un prix élevé.UN MÉTAL THERMOSTABLE EN ACIER ALUMINISÉ S’AVÈRE TRÈS ÉCONOMIQUE L’acier aluminisé, c’est à-dire, revêtu d'aluminium par un nouveau procédé de métallisation, gagne en popularité par suite de sa forte résistance à la chaleur et à la corrosion, et parce qu’il remplace à peu de frais les classiques alliages d'acier utilisés couramment dans l’industrie.Ce nouveau matériau, appelé “Aludip”, conserve à l’usage un aspect métallique poli jusqu’à des températures atteignant 470°C; tout comme l’aluminium, il ne s’oxyde que très lentement.A l'encontre de l’aluminium, il conserve toutefois mieux ses propriétés physiques supérieures.L’Aludip constitue le support idéal des enduits utilitaires ou décoratifs.On applique au préalable un traitement chromaté à la surface, et comme l'aluminium empêche intégralement toute corrosion du support, le vernis conserve son poli plus longtemps que les autres produits.Des émaux vitreux et divers revêtements plastiques ont été appliqués au matériau, ce qui a permis d'en prolonger la durée d’usage.DES BILLES EN VERRE SONT UTILISÉES POUR DES PROCÉDÉS DE FINITION INDUSTRIELLE Des billes en verre, donc anti-corrosives, introduites depuis peu sur le marché, sont utilisées pour certains cas de finition ou grenaillage industriel.Disponibles dans les dimensions suivantes : 4.7, 6.4, 7.9 et 9.5 mm, leur précision dimensionnelle est tenue, pour chaque dimension, à ± 0.2 mm.Elles seraient idéales pour le brunissage des pièces métalliques et la rectification des matériaux organiques ou inorganiques du fait de leur surface dure, unie et inerte.Ces L’INGÉNIEUR FÉVRIER 1966—19 uté en ac ace a a versatilité De la bâche de centrale nucléaire à la trémie à pierres en acier épais ou mince standard ou d’après des normes spéciales, Horton apporte la solution Grâce aux connaissances élaborées de Horton dans la fabrication de plaques d’acier, tous les travaux, y compris l’érection complète d’après les spécifications, sont faits selon un contrôle très sévère de la qualité.Pour une solution appropriée à tous les problèmes de fabrication en plaques d’acier, communiquez aujourd’hui même avec le personnel compétent du service du génie Horton.652 F HORTON STEEL *WORKS, LIMITED 12 55 RUE UNIVERSITÉ, MONTRÉAL, P.Q.RÉSERVOIRS ET TRAVAUX EN PLAQUES D’ACIER POUR TOUT USAGE INDUSTRIEL .EN ACIER AU CARBONE.EN MÉTAUX SPÉCIAUX ET EN ALLIAGES.billes, aux essais, ont bruni des aciers inoxydables classés dans l’échelle de dureté à 50 Rockwell et plus.QUATRIÈME ÉTAT DE LA MATIÈRE Laissant de côté les états instables, comme le plasma de la science atomique, les physiciens viennent de reconnaître une quatrième forme sous laquelle se présente la matière : “les lames minces”.Ce sont les couches monocellulaires qui apparaissent dans certaines circonstances à la surface de différents corps, ni solide, ni liquide, ni gazeuse; les couches ne peuvent être vues qu’au microscope électronique.Elles pourraient jouer un rôle dans certaines réactions biologiques dont l’origine était jusqu'à maintenant demeurée mystérieuse.UN LUBRIFIANT SEC SOUS FORME DE BÂTONNET: LE BISULFURE DE MOLYBDÈNE Un lubrifiant sec, constitué de bisulfure de molybdène, présenté sous forme de bâtonnet, a été mis au point pour les outils de coupe, les surfaces de glissement et les mécanismes de précision.Il est présenté comme particulièrement intéressant pour les outils de coupe et de formage, les surfaces de glissement des pièces de machine de petite et moyenne grandeur, et pour tous les cas où l’usure, l’écaillage, le grippage posent des problèmes.Son application est simple, le bâton est simplement frotté sur la surface nettoyée.(La machine moderne, janvier 1965, p.28.) UN NOUVEAU COMBUSTIBLE : L’EAU Utilisant uniquement l’électricité et l’eau distillée, le “WaterWelder”, nouveau chalumeau oxhydrique mis au point par la Henes Manufacturing Company permet grâce à une production de flamme de haute température sous un très faible diamètre, de chauffer, souder et braser des feuilles métalliques d’une épaisseur inférieure à 6mm, ainsi que des fils d'un diamètre maximum de 1 mm.La température atteinte par la flamme est de 3300°C.Cet appareil consiste essentiellement en un gérateur, qui par électrolyse de l’eau, fournit 1 oxygène et l'hydrogène, les mélange dans la bonne proportion et les envoie par un tuyau jusqu’à la torche où ils sont brûlés.Le générateur peut également être équipé d'un dispositif auxiliaire qui, faisant passer le gaz dans de l'alcool méthylique, donne une flamme de section plus large, mais d’une température moins élevée.¦ 20—FÉVRIER 1966 L’INGÉNIEUR ROTEGE ¦»S ORIFICE D’ECHAPPEMENT DEPLOYE L'EQUIPEMENT DISPENDIEU Soupape de sûreté LU N KEN H El MER-MO R RI SO N en bronze standard A.S.M.E.contre les SURPRESSIONS dangereusesJ Cette soupape de sûreté Lunkenheimer- Morrison en bronze allie l'entretien économique au rendement efficace.Son orifice d'échappement déployé permet une évacuation maximum en cas de surpression.Son installation se recommande sur les chaudières à vapeur, les vaisseaux sous pression non soumis au feu, les réservoirs d'air, les canalisations ou à tout autre endroit où un contrôle sûr de la vapeur ou ci'air sous pression êst requis.Voici la liste de ses caractéristiques: • Fonctionnement efficace jusqu'à une température maximum de 450°F.à des pressions de vapeur ou d'air de 5 à 250 Ib/po.ca.• Chaque soupape Lunkenheimer-Morrison est vérifiée selon les exigences de The National Board of Boiler and Pressure Vessel Inspectors, Columbus, Ohio.• Anneau silencieux, disque, base ASTM-B-61 en bronze.Ressort d'acier plaqué au cadmium résistant à la corrosion.Levier de fer malléable.Toutes les autres pièces sont en bronze selon les spécifications ASTM.• Pour installation à air (4400 B) ou à vapeur (4390 B).• LIVRAISON RAPIDE — Les soupapes standard Lunkenheimer-Morrison sont livrées le jour même.Voyez votre fournisseur Lunkenheimer-Morrison ou écrivez à: LUnKEflHEimER-mORRISOn CANADA LIMITED 1255, BOUL.LAIRD, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL 16, QUE.Porte le symbole A.S.M.E.Essai et étalonnage par The National Board o» Boiler and Pressure Vessel Inspectors, Columbus, Ohio.LM-45F L'INGÉNIEUR FEVRIER I960 — 21 Quel dépoussiéreur employer pour épurer l’air dans votre usine?AMERtherm AMERjet Kinetic Scrubber Tamis spécial en tissu ROTOCLONE type N ROTO-CLONE type R L’un de ceux-ci, fabriqués par A AF! AAF offre six dépoussiéreurs différents pour épurer l'air, quels que soient le volume des gaz ou la température.Les conditions particulières à votre activité détermineront lequel sera le plus efficace et le plus économique.Et AAF vous garantit de satisfaire aux réglementations du code de lutte contre la pollution de l'air.Parcourir le Guide des dépoussiéreurs AAF serait une bonne façon de commencer à déterminer quel est le meilleur pour votre usage.Ce guide présente des solutions éprouvées à 78 des problèmes de dépoussiérage les plus fréquents dans 14 industries, et décrit brièvement chacun des dépoussiéreurs utilisés.Demandez-en un exemplaire aujourd'hui même.Pour obtenir un exemplaire gratuit du Guide des dépoussiéreurs, veuillez vous adresser à l'ingénieur AAF de votre localité, ou écrivez directement à American Air Filter of Canada Ltd., 400, boul.Stinson, Montréal 9.Demandez un exemplaire gratuit.CANADA a ./y a.r /American /mir r inencan ot{jmacCci ir LTD.liter Usine et bureau principal: 400, boul.Stinson, Montréal 9 22 —FÉVRIER 1966 6523F L'INGÉNIEUR bien pesé f à mmm W' .1 * MIEUX VAUT FAIRE UN CHOIX SÛR AVEC LES BASCULES FAIRBANKS MORSE Quel que soit le type de bascule que vous vous proposez d’acheter, Fairbanks Morse peut vous le fournir, ou le construire suivant vos spécifications.Pour toutes les bascules, depuis celles de comptoir jusqu'aux installations de pesage spécialement conçues pour les fabriques, en passant par les milliers de modèles intermédiaires, adressez-vous à Fairbanks Morse, le fabricant qui a plus de 100 ans d’expérience.En consultant un spécialiste Fairbanks Morse, vous obtien- drez bien plus que l’indication d'un prix: vous bénéficierez des conseils autorisés et de la collaboration d'un expert en bascules, et de l'expérience de toute l'organisation Fairbanks Morse.Et en choisissant une bascule Fairbanks Morse, vous serez assuré d'obtenir constamment le service d'entretien le plus rapide qui maintiendra toujours votre bascule en parfait état de fonctionnement.Ecrivez-nous aujourd’hui même pour demander de la documentation descriptive.RAPPELEZ-VOUS QUE TOUT BIEN PESÉ.FAIRBANKS MORSE, C'EST PLUS SÛR! 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Quelle épithète saurait mieux convenir à ce câble à circulation d’huile qui, après s’être enfoncé sous le Saint-Laurent sur une distance de 4,000 pieds, se faufile à travers nos grandes villes canadiennes sur un parcours de 109,600 pieds?Le câble à circulation d’huile Northern Electric est maintenant reconnu comme le moyen le plus sûr et le plus économique de transmettre l’électricité par larges tranches à très haute tension.Il n’en existe pas de plus robuste, de plus fiable, ni de plus économique pour la pose de lignes souterraines.AVANTAGES DU CÂBLE: Ses caractéristiques Le câble est formé de trois conducteurs torsadés de cuivre ou d’aluminium, chacun d’eux sous écran électrostatique revêtu de papier isolant imprégné d’huile, d’un autre écran électrostatique et d’un fil de cuivre en D posé en spirale.Ce fil en D sert à court-circuiter le ruban à guiper à chaque enroulement et à maintenir un contact continu dans les endroits avec des points de faible résistance à la terre; il confère une protection mécanique et assure un coefficient moindre de friction au moment de placer le câble à l’intérieur des conduits; enfin, il permet à l’huile de circuler librement.La fabrication du câble est placée sous le contrôle de nos laboratoires et les câbles à très haute tension doivent, en outre, être conformes aux spécifications AEIC.Pose des conduits Les tuyaux d’acier sont revêtus d’un enduit protecteur laminé et anti-corrosif.Les soudures, toutes effectuées sur place, sont soumises à des tests radiographiques, puis recouvertes d’un enduit protecteur.Une protection cathodique, élimine le danger de corrosion pour les canalisations.Installation rapide Les tronçons de tuyau d’acier sont soudés, puis enfouis directement sous terre.Trois conducteurs isolés sont placés simultanément dans le tuyau, en sections longues parfois de 5,000 pieds.Au besoin, ces sections seront jointes par épissure aux trous d’accès.A chaque extrémité du circuit, les câbles sortent du sol et sont reliés en bout dans des manchons à scellement hermétique.Les raccords et les manchons d’extrémité sont robustes, de conception simple et d’installation facile.Une pompe montée en atelier alimente en huile le tuyau à une pression constante de 200 livres par pouce carré et assure la régulation et le contrôle automatique du système.LA COMPAGNIE Northern Electric LIMITÉE 4065-6F L’INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 25 L énergie potentielle existe-t-elle?Par BOLESLA \V SZCZENIOWSKI 1.Introduction Dans cet essai, on discute d'abord la conception de l’énergie potentielle, les tentatives de la décrire et de la définir physiquement et, ultimement, l’impossibilité de son existence.Enfin, on explore quelques conséquences découlant de cette impossibilité.En procédant ainsi, on va laisser complètement de côté les principes relativistes.S’ils sont évoqués, c’est seulement pour faire comparaison.Ceci ne doit pourtant pas être considéré comme une attitude critique envers les principes relativistes.Confirmation — ou rejet — de ces principes, en partie ou en entier, n’est pas l’objet de cet essai.Si les résultats du raisonnement avancé plus bas peuvent sembler parfois en conflit avec les travaux d'Einstein et ses successeurs, ceci doit être regardé seulement comme une humble soumission au lecteur d’un certain point de vue nouveau, qui n’est pas du tout encore prouvé, qui attend la critique et qui, en fin de compte, pourrait être prouvé erro- né.L'auteur de cet essai est un grand admirateur du génie d'Einstein, peut-être le plus grand génie dans l'histoire de la physique comme science, et ceci à cause de l'influence et de l’effet stimulant de ses théories — qu'elles soient vraies ou fausses — sur le développement explosif et sans précédent de la physique moderne et sur les découvertes spectaculaires durant ces années de l'ère relativiste.2.Une définition adéquate de l’énergie potentielle est-elle possible ?Les formules et définitions des quantités physiques telles que volume, pression, vitesse, force, énergie, etc., semblent être physiquement adéquates, suffisamment précises (à l’exception, peut-être de la température) et logiques.Plus particulièrement en ce qui concene l’énergie, il en est ainsi avec l’énergie cinétique, chaleur, énergies électrique, chimique et nucléaire, mais il n’en est pas ainsi avec l’énergie potentielle.Usuellement la na- ture physique d’une énergie peut être envisagée et expliquée.Mais quelle est la nature physique de l’énergie potentielle ?L’énergie est basiquement une quantité physique.En termes physiques, la conception de l’énergie négative est un non-sens pur.Cependant, elle est inévitable dans le cas de l’énergie potentielle telle que conçue et connue.Les énergies telles que l’énergie cinétique, l’énergie de chaleur, etc., ont été créées par Dieu; elles existaient toujours, i.e.elles existaient même avant d’être découvertes par l’homme.Le concept de l’énergie potentielle a été créé par l’homme, et telle que conçue, l’énergie potentielle n’existe pas et n’a jamais existé.Il semble plausible de dire que le concept de l’énergie potentielle a été créé par l’homme pour une raison de nécessité.Quelque chose du genre était nécessaire pour expliquer certains phénomènes qui ne 5e laissent pas expliquer encore à date par d’autes moyens.Évidemment, il est complètement légitime de parler de la quantité 26—FÉVRIER 1966 L'INGÉNIEUR d’énergie.Par exemple, une quantité d’énergie cinétique est emmagasinée dans une certaine masse en mouvement avec une certaine vitesse; la chaleur est emmagasinée dans une certaine masse comme chaleur sensible (ou mieux comme énergie interne); elle peut être aussi obtenue par le changement de l’énergie chimique, d'accord avec le principe de conservation d’énergie; dans ce dernier cas, elle devient emmagasinée comme chaleur sensible ou elle est transférée à une autre masse et emmagasinée là.Maintenant une question surgit : où et de quelle façon est emmagasinée l’énergie potentielle, et en quelle quantité (elle ne peut être négative); aussi, quels sont les changements physiques apparents dans la masse, indiquant que plus d’énergie potentielle est emmagasinée dans cette masse ?Évidemment, on ne peut pas envisager de réponses à ces questions.Aussi, l'énergie, y compris l'énergie potentielle, ne peut être emmagasinée dans l’espace (dans lequel il n’y a pas de masse) et demeurer là.Après tout, l’énergie étant ceci et cela, elle est aussi une certaine propriété de la masse et comme telle, elle est déjà non-matérielle.Les dires tels que par exemple ‘‘dans ce cas particulier l’énergie électrique est dans le champ” semblent à l’auteur de cet essai un non-sens pur; cette opinion est contredite par le principe Einsteinien de l’équivalence de la masse et de l’énergie, elle sera donc discutée plus en détails plus tard.Résumant ce qui précède, on peut avancer tentativement la stipulation suivante : le concept de l’énergie potentielle est une fiction Monsieur Boleslaw Szczeniowski obtenait en 1922 son diplôme d’ingénieur mécanicien et sa maîtrise à l’Ecole Polytechnique de Varsovie.En 1929, la même institution lui décernait un doctorat es sciences avant de lui octroyer le titre de “Veniam Legendi” en 1934.Il est depuis 1952 titulaire de la chaire de dynamique des fluides de l’Ecole Polytechnique de Montréal.(très commode et utile !) créée par l'homme dans le but d’expliquer et cataloguer les phénomènes physiques qu’on ne peut à date expliquer d'une autre façon.Cette conception semble donc être une sorte de nuage artificiel couvrant notre degré d’ignorance dans le domaine de certains phénomènes physiques actuels.3.Certaines conséquences découlant de la supposition de non-existence de l’énergie potentielle L'auteur de cet essai se rend compte que le principe de non-existence de l’énergie potentielle, si accepté, pourrait bouleverser les vraies bases de la physique moderne.En toute humilité, il hésite donc pour le présent, de proposer des changements définis, laissant ses remarques plutôt à la discussion et à l’évaluation.Il va sans dire que la supposition de non-existence de l’énergie potentielle affecterait toutes les branches de la physique, de l'astrophysique et de l'astronomie, les théories de la structure de la matière et de l'Univers incluses.Énumérons seulement quelques-uns parmi les cas L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 27 possibles : les lois de gravitation (qu’elles soient Newtoniennes ou Einsteiniennes, ou autres); la notion du photon et des ondes électromagnétiques; les notions de la structure de l’électron ainsi que les structures atomiques et nucléaires en général; les nébuleuses, leurs distances et vitesses, etc., etc.Quelques cas sont discutés plus en détails dans ce qui suit.4.Gravitation Soit M et m deux masses disposées à une distance 1 l'une de l'autre entre lesquelles agit une force de gravitation mutuelle.Soit les deux masses d'abord en repos par rapport à leur centre de masse, car, on suppose qu'elles sont toutes deux fixées par des moyens dont la description n'est pas nécessaire pour notre raisonnement.Les vecteurs des forces d'attraction agissant sur les deux masses sont évidemment de même valeur numérique et pointent vers le centre de masse.Soudainement, on relâche les deux masses simultanément et elles commencent immédiatement un mouvement l’une vers l'autre.Serait-ce en effet immédiatement ?Apparemment oui, même si la distance 1 est très grande, que ce soit des millions d’années lumière, à condition cependant que la force d'attraction, quelle que soit sa nature, ait eu tout le temps nécessaire pour s'établir avant que le mouvement ait commencé.Maintenant, les vecteurs se déplacent, en exécutant donc un travail qui doit être équivalent à l’énergie.Une question surgit immédiatement : quel genre d'énergie, si l’énergie potentielle n’existe pas, — et d'où vient cette énergie.Si la masse M est très grande en comparaison avec la masse m, alors le parcours de la masse M est très limité et le travail correspondant peut être négligé en comparaison avec le travail exécuté par la masse m.Ce travail doit venir comme une mutation d'une certaine autre énergie, de la masse m seule puisque la masse M est située trop loin pour pouvoir transmettre par quelque moyen que ce soit aucune énergie à la masse m immédiatement.11 y a plusieurs genres d’énergie qu’une masse peut posséder et qui peuvent changer en travail.Un exemple typique, connu, est la mutation de l'énergie cinétique en travail.Cependant, dans le cas tel qu'étudié, la masse m était d'abord immobile, donc elle ne possédait pas d'énergie en forme macroscopique; c’est donc plutôt un autre genre d’énergie qui change ici en travail et enfin, en une énergie cinétique apparente.La première supposition, la plus plausible, s’impose (quoiqu’elle ne soit pas nécessairement toujours vraie): l’énergie interne, i.e.l'énergie cinétique des molécules et atomes, ou simplement, la chaleur sensible.La conclusion surprenante serait que la température de la masse m devrait diminuer graduellement.L'inverse serait aussi vrai si la masse est levée dans un champ de gravitation, par un moyen mécanique quelconque, et si elle s’éloigne de la source de gravitation, le travail est alors fourni et la somme des énergies emmagasinées dans la masse doit augmenter, donc la température pourrait augmenter.Dans ce qui précède on a supposé un champ de gravitation mais le raisonnement était complètement général, donc le résultat du raisonnement doit être regardé comme complètement général, que ce soit un champ gravitationnel, magnétique, électrique ou autre, dans lequel il est question d'attraction ou, aussi, de répulsion.11 faut ici souligner encore une fois que la variation possible de la température n’est pas du tout obligatoire; plusieurs autres phénomènes peuvent la remplacer, résultant en fin de compte en une variation de la somme des énergies emmagasinées dans la masse.Ceci peut par ex.être l’excitation des électrons contenus dans cette masse, l’ionisation de la masse, la fission ou fusion de nucléi, la radiation, etc.On peut se poser maintenant une question : est-ce que le raisonnement ci-dessus cité trouve une confirmation par expérimentation ou par les phénomènes déjà observés.Dans le but de le vérifier, examinons d'abord la structure de l’atmosphère terrestre.Comme on le sait, en partant du niveau de la mer, la température de l’air d’abord diminue avec l’altitude croissante, mais ceci est facile à expliquer.La chaleur qui arrive par radiation du soleil passe à travers l’atmosphère, elle est en partie reflétée et en partie absorbée par la surface de la terre.Cette dernière chaleur est ensuite cédée à l’atmosphère, par conduction et convection, s’écoulant vers le haut et causant le décroissement linéaire de température (d’accord avec la loi de Fourier).Mais à l’altitude de neuf à douze mille mètres, un autre phénomène prend le dessus qui, comme on le verra, confirme notre raisonnement cité plus haut.La température d'a- 28 —FÉVRIER 1966 L'INGÉNIEUR bord cesse de diminuer et ensuite commence à croître; elle croît entre 25.000 et 50,000 mètres d’altitude.À partir d'ici s’étend jusqu’à 70,000 mètres l’ozonosphère (ou chémo-sphère) dans laquelle prévaut la réaction endothermique de formation d'ozone, ce qui arrête momentanément la croissance de la température, car la réaction absorbe assez d'énergie pour couvrir la balance de l'énergie mutant du travail.Ensuite, on a l'ionosphère demandant encore de l'énergie pour effectuer toutes sortes d'ionisations, après quoi on a un accroissement de la température jusqu'à l'altitude de 170,000 mètres environ.À cette altitude, l’énergie fournie par le travail est déjà assez élevée pour commencer la désintégration des molécules en atomes (accompagnée encore par ionisation) et enfin la désintégration ou fusion des noyaux.Cette dernière région au-dessus de 400.000 mètres s’appelle mésosphère, probablement parce qu'on trouve là des mésons.Une question maintenant surgit : pourquoi les particules atmosphériques ont-elles de plus en plus d’énergie fournie avec l’altitude croissante.On a constaté que cette énergie est fournie en forme de travail.Mais d’où vient ce travail ?Cette question peut être expliquée (pendant qu’on néglige les phénomènes perturbateurs tels que les vents, atmosphère du soleil, mouvement journalier de la terre, etc.) par l'activité cinétique désordonnée des molécules d’air (que ce soit appelé mouvement Brownien ou Maxwelien).Plus l’altitude à laquelle on contemple une molécule est élevée, plus cette dernière a eu des chances de recevoir de d'autres molécules des chocs la déplaçant vers le haut dans le champ gravitationnel terrestre et recevoir du travail venant “de l'extérieur”.Ce travail doit nécessairement muter en d'autres formes d'énergie, d'accord avec le principe de conservation.Évidemment, cette molécule ne restera pas immobile à sa place donnée; une petite fraction de seconde plus tard elle peut être déplacée vers le bas perdant ainsi une partie de la somme totale de ses énergies, et une autre molécule viendra prendre sa place.Mais quelle que soit cette dernière molécule, elle atteindra le même niveau d’énergie.Comme on le voit, l'atmosphère terrestre est un lieu de laboratoire nucléaire gigantesque et il en est ainsi surtout à cause de l’existence de la gravitation terrestre.Ce fait nous incline à discuter le problème des rayons cosmiques.Différentes théories sur l’origine des rayons cosmiques ont été avancées.Puisque les rayons cosmiques peuvent être observés aussi bien durant le jour que dans la nuit, la théorie regardée comme la plus probable est que ces rayons arrivent de l’espace cosmique.On sait que la direction moyenne des rayons cosmiques est principalement radiale par rapport à la terre.Et ici, la manifestation de l'arrogance humaine se répète.Une telle manifestation a eu lieu dans l’époque de l’ancienne Egypte et a persisté jusqu'au Moyen-Âge, quand la terre était regardée comme le centre de l'univers.Il a fallu un Copernicus et ses successeurs pour arrêter le soleil et les étoiles et mettre la terre en mouvement.Maintenant, avec ‘l’arrivage des rayons cosmiques de l’espace cosmique” la terre est devenue encore une fois le centre de l'univers.L’auteur de cet article voudrait humblement soumettre la thèse que les “rayons cosmiques” peuvent être d'origine terrestre, créés dans ce gigantesque laboratoire nucléaire naturel qu’est notre atmosphère, avec une addition possible de l'influence de l'atmosphère du soleil.Les autres phénomènes observés confirmant le raisonnement qui précède étaient comme suit : ( 1 ) Il y a quelques années, une expédition américaine est descendue en bathyscape à la profondeur d'environ dix kilomètres quelque part dans l'océan Pacifique, non loin de l’équateur.Ils ont trouvé à ce niveau une température de l'eau d’environ 5°C.Naturellement “l'atmosphère” de l’eau est analogue à l'atmosphère de l'air avec de similaires phénomènes cinétiques dans les molécules (mouvement Brownien).Si on exprime l'accroissement d'énergie entre la profondeur de 10000 mètres et la surface libre comme un accroissement de chaleur sensible seul, la température à la surface libre devient 10000 427 X 1 + 5 28.4°C, ce qui est plausible en considérant la location géographique.(2) Il y a quelque temps on a observé dans les cabines des satellites artificiels des accroissements de température inattendus et non confirmés par le calcul, et ceci aussi bien dans les unités américaines que russes.(3) Une partie des micrométéorites observables peut être en mouvement Keplerien autour des grandes masses célestes.Mais on observe aussi des micrométéorites L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 29 qui semblent voyager librement sans être affectés par ces grandes masses, malgré le fait qu'ils ont pu exister depuis très longtemps, peut-être depuis des billions d'années.En est-il ainsi parce qu’ils ne possèdent que très peu d'énergie interne disponible, de quelque nature que ce soit, capable de muter en travail ?5.Mouvement Keplerien Le mouvement Keplerien est le mouvement d'une masse autour d’une autre masse, dans leur champ de gravitation mutuel, le long d'une trajectoire qui est elliptique si la loi de gravitation de Newton est acceptée.La question est comment expliquer ce mouvement si l'énergie potentielle n'existe pas.Naturellement, l’orbite est elliptique seulement si le système de référence est attaché à une des deux masses et si l’énergie potentielle est supposée existante.Dans le cas de non-existence de l’énergie potentielle l'orbite va dévier légèrement de l’ellipse et elle cessera d’être fermée, i.e.le périhélie se mettra en mouvement dans la même direction que le mouvement principal.On sait que ceci est d’accord avec le mouvement de la planète Mercure et avec le démonstration d'Einstein.Comme on le sait, quand une masse tournant autour d'une autre masse “immobile” arrive plus près de cette dernière, elle accélère, et vice-versa.Ces changements de vitesse sont nécessairement liés avec des changements d’énergie cinétique.Mais d’où vient cet accroissement d’énergie si l’énergie potentielle n’existe pas ?Peut-il être expliqué, comme dans les sections précédentes, par des changements dans les niveaux d'autres énergies emmagasinées dans la masse en mouvement, par exemple par le changement de la chaleur sensible ?La réponse est non, parce qu’ici, à part le principe de la conservation d'énergie, il faut aussi considérer le principe de la conservation de la quantité de mouvement.La seule explication plausible semble être la supposition que la masse en mouvement reçoit une certaine quantité de masse venant de l’espace durant l’accélération et la perd durant la décélération.Évidemment nous ne savons rien au sujet de la nature, de la consistence et de la vitesse libre de cette masse migratoire; plus particulièrement on ne sait pas s’il s’agit de neutrinos, photons, électrons, protons ou de quelque chose d’autre plus gros.Mais cette masse migratoire doit aller ou venir dans la direction tangente à la trajectoire de la masse orbitante.En plus, quand la masse orbitante décélère la masse migratoire s’échappe dans la direction du mouvement de la masse orbitante mais avec une vitesse plus élevée; ainsi une queue est créée et cette queue précède la masse orbitante et est dirigée de façon à s’éloigner du “soleil”.Aussi longtemps que la masse orbitante décélère la queue peut être visible (elle l’est si elle contient des photons de lumière); mais dès que cette masse commence à accélérer la queue disparaît, puisqu'il n’y a plus d’éjection.Plus l’orbite est circulaire moins proéminente est la queue; pour l’orbite strictement circulaire, elle n’existe pas du tout.Naturellement pour les orbites elliptiques très allongées la queue est très proéminente mais dans tous les cas la quantité de masse migratoire doit être très petite en comparaison avec la masse orbitante, si on peut juger d’après le mouvement du périhélie.Évidemment le mouvement du périhélie des comètes est le plus marqué.Tous les phénomènes supposés plus haut sont facilement observables pour des comètes, les orbites desquelles sont très allongées.Cependant les queues, visibles ou non, doivent être inséparables de tous les corps célestes orbitants, et la même remarque va pour le mouvement du périhélie.11 y a par exemple des indications que la terre possède une queue.Une des indications était les “mouches lumineuses” orbservées par les astronautes américains sur le satellite artificiel il y a quelques années, au commencement du mois de mai, au “lever du soleil” (c’est-à-dire le lever du soleil par rapport au satellite); c’était donc dans la saison appropriée (quand la queue existe) et au bon moment (quand la masse rejetée voyage dans le plan de visibilité).Dans l’image présentée ci-dessus, on rencontre des analogies et aussi des différences avec les idées d’Einstein.La masse croît et décroît aussi périodiquement, mais non pas en elle-même; plutôt elle reçoit et perd une masse additionnelle, c’est-à-dire la masse est un invariant, elle ne peut être créée de rien et se dissoudre en rien.Ainsi le vieux principe de la conservation de masse reste vrai ce qui est contre le principe Einsteinien d’équivalence de la masse et de l’énergie.Dans les deux cas cependant le mouvement du périhélie résulte.30— FÉVRIER 1966 L’INGÉNIEUR Cet essai est de nature générale et le calcul détaillé est ici laissé de côté; d’ailleurs, il s'agit d'un calcul de routine.Le raisonnement exposé plus haut peut être directement appliqué au mouvement d'un électron autour d’un proton dans l'hydrogène monoatomique.Si l’orbite est elliptique la migration de masse est inévitable.C'est une masse de photons qui migre, puisqu’on sait par expérience qu’ils peuvent migrer entre l’électron et l’espace et même ils peuvent créer un “nuage" autour de l’électron.Évidemment, attribuer la masse aux photons n’est pas d’accord avec les notions officielles et acceptées pour ces particules.On peut dire que la masse d'un photon peut parfaitement exister mais elle est trop petite pour être décelée par les moyens aujourd'hui disponibles.6.Les champs magnétiques des corps célestes Comme on le sait, la loi des trois doigts (majeur, index et pouce) mutuellement perpendiculaires explique l’association des directions du courant électrique (par convention opposé au mouvement d'électrons), du champ magnétique (par convention du pôle magnétique nord, au pôle sud), et du mouvement.Si deux quelconques des trois existent, le troisième doit exister aussi.Par exemple, si le cable conduisant l’électricité est placé dans le champ magnétique perpendiculairement aux lignes magnétiques, le cable est forcé de se déplacer perpendiculairement aux deux premiers.Inversement, si le cable est déplacé par force dans le champ magnétique, le courant électrique va être créé dans ce câble.Nécessairement le troisième cas est aussi possible : si un cable conduit un courant électrique et est en même temps déplacé dans une direction perpendiculaire à son axe, le champ magnétique est créé.Ce troisième cas a exactement lieu sur un corps céleste possédant une atmosphère et tournant autour de son axe.Comme on le sait, il y a dans l'atmosphère terrestre des différences de potentiel électrique entre deux altitudes différentes; ce potentiel croît avec l'altitude croissante et doit résulter (au moins formellement) en un courant électrique dirigé vers le bas.Ceci était expliqué dans une des sections précédentes comme résultat de l’existence de l'atmosphère et du champ de gravitation.Cette atmosphère ne devrait pas nécessairement être composée d’air; elle peut être aussi constituée d’hydrogène, d'hélium, ou même de plasma (comme sur le soleil), d’eau et de bioxyde de carbone (comme sur la planète Venus), d’ammoniaque (sur Jupiter), etc.S’il y a, comme c’est le cas sur la terre, une rotation appréciable autour de l’axe à part de l’existence de l’atmosphère, le corps céleste doit posséder un champ magnétique, même si les autres influences, telles que dépôts de matériaux magnétiques et les champs magnétiques des autres planètes et du soleil sont négligées.Cependant la dernière influence, celle du soleil, ne devrait pas être négligée complètement parce qu’elle peut être la cause, au moins en partie, du décalage des pôles magnétiques terrestres par rapport aux pôles dynamiques.Notons en passant que si la loi Newtonienne de gravitation était universelle, chaque morceau de matière, placé dans l'atmosphère et mis en rotation, aurait développé un champ magnétique, à part la possible influence de la friction entre cette masse et l'atmosphère.Comme on le voit, il y a deux conditions suffisantes pour l'existence du champ magnétique : l’existence de l'atmosphère et le mouvement rotationnel.En se basant sur ceci, l’auteur a prédit il y a plusieurs années, sans le publier, qu’aucun champ magnétique appréciable ne serait trouvé sur la lune, qui apparemment ne posède pas d'atmosphère et dont la rotation est très lente (un tour par quatre semaines, et ceci à cause du voyage autour de la terre).Cette prédiction était confirmée, plutôt récemment, par une des fusées russes.De façon similaire, la planète Venus, possédant une atmosphère dense, semblait posséder un champ magnétique appréciable.Pourtant l’évidence récente, trouvée par une fusée américaine, a démontré que ce champ est très faible.Heureusement, la même fusée a permis de trouver que la vitesse rotationnelle de cette planète est aussi très faible; ainsi le raisonnement ci-dessus avancé était sauvé.En ce qui concerne Jupiter, il semble posséder en même temps une atmosphère d’ammoniaque et une vitesse rotationnelle appréciable.11 serait donc intéressant de savoir si l’évidence expérimentale confirmerait l’existence de champ magnétique sur Jupiter.Enfin Mars, l'atmosphère duquel est très raréfié, devrait posséder un champ magnétique plutôt faible.¦ L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 31 V Reliure serr Méthode canadienne du calcul structural dch Par /.HODE KEYSER et G.R.TESSIER Introduction Il existe plusieurs méthodes de calcul d'une structure de chaussées flexibles.Les plus connues sont : la méthode de l'Asphalt Institute (1); la méthode C.B.R.(2); la méthode McLeod (3) et la méthode Group Index (4).L’utilisation de ces méthodes exige des connaissances sur la portance du sol, les charges de la circulation et les matériaux.La portance du sol est généralement estimée indirectement à partir d'essais de classification (Group Index) ou directement par essais de portance (sta-bilomètre, C.B.R.essais sur plaque etc.).Les résultats d'essais sont généralement modifiés pour tenir compte du climat et des conditions d'environnement (précipitation, gel, drainage, etc.).La circulation est définie par l’intensité et le nombre de répétitions des charges.Les charges sont surtout concentrées en bordure des voies de circulation.Enfin, l'épaisseur requise d'une chaussée dépend Monsieur J.Hode Keyser est ingénieur-surintendant du Laboratoire de Contrôle et Recherche du Service des Travaux Publics de la ville de Montréal et chargé de cours en Technique Routière et Matériaux à l'Ecole Polytechnique de Montréal.lia obtenu son diplôme d'ingénieur en 1955 et une maîtrise en 1958 à l'Ecole Polytechnique de Montréal.En 1960, l'Université Purdue {U.S.A.) lui conférait une maîtrise en génie routier.M.Hode Keyser est président de l'Association Québécoise des techniques routières, de l'ASTM et de la CSA.Monsieur G.-Robert Tessier est directeur du Service des Sols et Matériaux au ministère de la Voirie du Québec.En 1949, il obtenait son B.Sc.A.(option génie géologique) à l'Université Laval de Québec et son M.Sc.en 1950 à la même université.Il a fait un stade à l'Université Cornell, Ithaca, N.Y., pour étudier l'interprétation des photographies aériennes.Il est membre de quelques comités de l'Association Canadienne des Bonnes routes.Li*«» i «mpriu Section type d'une chaussée souple.en plus des facteurs énumérés plus haut, de la qualité des matériaux utilisés.Les matériaux de meilleure qualité doivent, vu les efforts plus grands près de la surface, être placés dans les couches supérieures.En septembre 1965, TAssociation Canadienne des Bonnes Routes a publié un guide sur le calcul structural des chaussées souples et rigides au Canada (5).Cet article ne s’attachera qu'aux chaussées souples et a pour but de mettre en relief cette méthode canadienne de calcul.Cette méthode est unique et particulièrement éprouvée car elle est le résultat de l’évaluation du comportement de plusieurs milliers de sections de routes existantes.La principale différence entre la méthode canadienne de l’ACBR et d'autres méthodes usuelles (CBR, McLeod, etc) réside sur le fait qu’elle est basée sur l’évaluation du comportement de chaussées prototypes construites depuis plusieurs années suivant des spécifications et des méthodes de construction en usage.Les méthodes usuelles sont généralement basées sur des essais en laboratoire, des hypothèses théoriques et des études de corrélation.Cet article a pour but de donner un sommaire de la méthode canadienne avec certains aspects québécois.Nous espérons qu’il contribuera à stimuler l'intérêt des ingénieurs routiers qui désirent construire économiquement des routes durables.Critères d’analyses La méthode canadienne du calcul des pavages flexibles est basée sur les critères suivants : 32 — FÉVRIER 1966 L'INGÉNIEUR rv dchaussées flexibles 1.Comportement d'une chaussée souple : Le comportement (P) d'une chaussée souple à l’âge (A) pour être exprimé par l’équation suivante : P = f (Po, Ss, A, L) ou (Po) est le comportement initial de la chaussée (Ss) est la résistance globale de la chaussée mesurée à la surface et (L) l’intensité et la charge de la circulation.La figure I montre la relation type entre l’âge (A) et le comportement des chaussées (P) soumises à FIG.I RELATION ENTRE LE F.C.A.L'AGE ET LA DÉFLEXION BENKELMAN POUR LES CHAUSSÉES SOUPLES AYANT UNE CIRCULATION EXCÉDANT IOOO VÉHICULES PAR VOIE PAR JOUR.Z LJ 5 < 10 Deflexion Benkelman Max Po ._| Automne -ÜJ^A/A/c- Courbe A 0.02 Courbe B 0 03 Printemps 0.03 005 o £ u E 6 U 3 Niveau minimum acceptable AGE ( Années) une circulation (L) de 1,000 véhicules par jour par voie.Les courbes “a” et “b” sont tracées pour deux chaussées de résistance globale différente (6).Ces courbes représentent les résultats d’études de comportement de 2,429 sections de chaussées.La méthode d’évaluation du facteur de comportement d’une chaussée est donnée en appendice I.2.Résistance structurale globale : La résistance structurale globale en un point donné de la chaussée est mesurée à l’aide du déflectomètre Benkelmam conformément à la méthode décrite à l’appendice IL La déflexion mesurée indique les propriétés élastiques de l’ensemble des couches de surface, de fondation et de sous-fondation soumis à une charge axiale de 18,000 lb.Ces propriétés sont reliées à l’épaisseur des couches, à la qualité des matériaux, à la qualité de la construction et à la résistance du sous-sol.Voici le procédé d’évaluation de la résistance structurale d’une section type : a) Localiser sur les voies de circulation, dans le sentier extérieur des roues des véhicules, dix points choisis au hasard.b) Mesurer aux endroits fixés suivant la méthode normalisée, la déflexion Benkelman.c) Calculer la moyenne et la déviation standard des déflexions.La résistance globale de la structure de la chaussée pour les conditions de l’essai est égale à la somme de la déflexion moyenne et du double de la déviation standard.3.Dé flexion Benkelman maximum : La résistance globale de la chaussée varie avec les saisons et n’est pas la même d’année en année.La déflexion Benkelman maximum est obtenue au printemps durant la période de dégel et décroît pour atteindre habituellement un minimum à l’automne.Ceci est illustré sur la figure 2.L’importance des variations saisonnières peut être exprimée par le rapport de la déflexion maximum (printemps) à la déflexion minimum (automne).Le rapport moyen pour le Canada est de 1.63.Pour l’analyse des chaussées flexibles on recommande une valeur de 2.5 ce qui est sécuritaire pour 9 cas sur 10.L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 33 L’augmentation de la déflexion au printemps est attribuable à plusieurs facteurs : accroissement de l’humidité et drainage ralenti, succion capillaire, consolidation du sol, température du revêtement bitumineux, conditions climatiques, etc.L’analyse de l’ACBR indique que la classe de sol, l’épaisseur de la structure et la pénétration du gel sont des facteurs moins importants.4.Détérioration d'une chaussée souple : Les résultats de l’essai routier AASHO (7) et ceux de l’évaluation des chaussées au Canada par l’ACBR (8) démontrent que pour des chaussées soumises à des charges allant de 6,000 à 30,000 lb, le taux de détérioration est progressif et lent si la déflexion maximum est inférieure à 0.05 pouce.Par contre, si la déflexion excède 0.05 po la chaussée se détériorera rapidement.FIG.Il EXEMPLES DE LA VARIATION SAISONNIÈRE DE LA RÉSISTANCE GLOBALE DES CHAUSSÉES SOUPLES.& 06 to 04 CVJ + .02 ho .00 Type de sol SP Annee de construction.1946 Composition: Sous - Fondation: \ ,, Fondotion: J 33 6 Rs,# Mélange asphaltique 4.2 Pces FVintemps Automne Printemps Automne Printemps /v Automne -.1.1 .J 1 l l 1 1 1 1 1 JFMAMJJASOND llii—i l i i i i—i—i—i JFMAMJJASONO i i » i « i i > > ¦i JFMAMJJASOND Rapport Printemps -Automna - 1.29 Rapport Printemps -Automne 1.85 Rapport Printemps -Automne 1.28 Type de sol SM .10 'Joe o fb 061- OJ Printemps I Annee de Construction : 1937 Composition Sous - Fondation 1 ?4 PrJI-Fondation jct.org.Mélange asphaltique.4 5 Pces Printemps Printemps I Automne /Y[Av\^Automne ^^^^V^Automne 00 — / -t i i i i i i i i 11,1 I 1 1 1 1 l l i 11.L1 111111, J F M A/M J J A S 0 N D -1962- JFMAMJJASOND —-1963 - J F M AM J J A S 0 N D ¦- 1964 - Rapports Printemps — Automne - 1.64 Rapports Printemps-Automne - 2.07 Rapports Printemps-Automne - 1.47 L’ACBR recommande que les chaussées flexibles qui doivent supporter une circulation de plus de 1,000 véhicules par jour par voie, avec 10% et plus de véhicules lourds (camions et autobus), soient calculées pour donner une déflexion Benkelman maximum com- prise entre 0.03 po et 0.05 pouce.Le choix de la déflexion doit être basé sur le coût relatif de la construction et du recouvrement et du genre de contrôle du transport lourd le printemps et l’été.Une construction soignée et un comportement initial élevé prolongent la vie de la chaussée.5.Courbes d'analyse : L’épaisseur requise d’une chaussée souple est déterminée à partir des résultats de l’évaluation d’une section prototype construite dans une même région et sur un sol similaire.Les courbes d’analyse sont données sur la figure 3.Ces courbes sont basées (a) sur les relations entre la FIG.3- COURBE D'ANALYSE DE L'ACBR 150 0 0020 040 050 DÉFLEXION BENKELMAN MESURÉE (PO.) charge, l’épaisseur requise d’une chaussée et les résultats d’essai sur plaque (3); (b) sur la relation établie entre les résultats d’essai sur plaque et la déflexion Benkelman maximum (9,10); et (c) sur les résultats du projet d’évaluation ACBR.Les courbes sont valables pour une charge axiale de 18,000 lb et une circulation moyenne qui excède 1,000 véhicules/ voie/jour.Les courbes de la figure 3 permettent de déterminer l’épaisseur additionnelle requise en matériaux granulaires, (ordonnée) pour réduire la déflexion mesurée de la chaussée prototype (abscisse) à une déflexion désirée (courbes de 0.02 à 0.05 po).L’épaisseur totale de la chaussée à construire (ou à renforcer) est égale à l’épaisseur additionnelle.Le tout étant exprimé en pouces de matériaux granulaires et en utilisant un facteur de conversion de 2 pour transformer l’épaisseur de l’asphalte en matériaux granulaires.6.Matériaux et construction : Les matériaux utilisés doivent être choisis pour rencontrer les spécifications des différents organismes 34—FÉVRIER 1966 L’INGÉNIEUR chargés de construire des routes à grande circulation.Si de telles spécifications n'existent pas on devra suivre certains critères minimum résumés en appendice III.Le comportement et la vie d'une chaussée dépendent dans une grande mesure de la qualité de la construction.11 est important de s’assurer, par un contrôle qualitatif adéquat, que les matériaux soient densifiés uniformément au poids unitaire requis.L’épaisseur de chaque couche densifiée doit être égale ou supérieure au minimum spécifié.L’écart permissible des lignes théoriques montrées sur les plans est d'un pouce pour la ligne de terrassement, d'un demi-pouce pour chacun des profils de l'infrastructure et de fondation.Procédé d’analyse Premier cas : Si une chaussée prototype existe : 1 ) Choisir une section prototype qui répond aux exigences suivantes : a) Se trouver sur un sol similaire dans la même localité que la chaussée à construire; b) Etre construite depuis au moins trois ans; c) Avoir une longueur d'au moins 1,000 pieds; d) Avoir une surface de roulement en assez bonne condition.2) Déterminer la déflexion maximum du prototype à l’aide du déflectomètre Benkelman.La déflexion maximum correspond à la déflexion mesurée au printemps.Lorsqu’on ne peut pas la mesurer au printemps, elle peut être estimée par une des deux méthodes suivantes : a) En corrigeant la déflexion mesurée de la chaussée prototype durant la période de juin à octobre par un facteur qui dépend des résultats d’essais antérieurs (rapport des déflexions : printemps — automne); b) En mesurant la déflexion à l’automne (du 1er septembre au 15 octobre) et en la multipliant par 2.5.3) Choisir, en tenant compte de la vie anticipée de la chaussée et de l’économie, la déflexion maximum initiale admissible pour la nouvelle chaussée.La valeur choisie doit être comprise entre 0.03 po et 0.05 po.4) Déterminer à l’aide de la figure 3, l’épaisseur additionnelle requise de matériaux granulaires pour réduire la déflexion, du maximum mesuré (ou estimé) suivant l’item 2 au maximum initial permissible établi suivant l’item 3.5 ) Déterminer par forage, l’épaisseur des couches de mélange asphaltique, de fondation granulaire et de l’infrastructure granulaire de la chaussée prototype.6) Calculer l’épaisseur totale équivalente en matériaux granulaires de la chaussée prototype en considérant que chaque pouce de mélange asphaltique équivaut à deux pouces de matériaux granulaires.7 ) Calculer l’épaisseur totale requise de la chaussée projetée en matériaux granulaires.Ceci se fait en ajoutant à l’épaisseur de la chaussée prototype (l’item 5), l’épaisseur additionnelle requise (l’item 3).8) Déterminer la section type de la chaussée projetée en utilisant les critères suivants : a) Epaisseur minimum du mélange asphaltique 3”; b) Epaisseur minimum du matériau de fondation granulaire 6”; c) Facteurs de conversion : 1” mélange asphaltique = 2” matériaux granulaire; 1” matériau granulaire de fondation = 1” matériaux granulaires d’infrastructure.Deuxième cas : S’il n’y a pas de chaussée prototype existante une construction par stades est recommandée de la façon suivante : 1) Estimer selon l’expérience, l’épaisseur requise de la chaussée.2) Le premier stade comprend la construction des couches de fondation et de sous-fondation et l’épandage d'un revêtement temporaire.Le revêtement pourra être un simple traitement de surface, un revêtement de mélange sur place ou un revêtement de mélange asphaltique peu dispendieux.3 ) Suivre le comportement de la chaussée durant un à deux ans et mesurer la déflexion périodiquement.4) Se servir de la chaussée construite au premier stade comme prototype.Déterminer comme dans le premier cas l’épaisseur additionnelle requise et la structure nécessaire de la chaussée finie.Conclusions et recommandations La méthode canadienne ACBR du calcul structural des chaussées souples est basée sur l’évaluation du comportement d’une chaussée prototype existante.L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 35 La résistance globale de la chaussée est mesurée à l’aide du déflectomètre Benkelman.Elle varie avec les saisons et est la plus faible au printemps.Les courbes d'analyse sont basées sur les résultats de l’évaluation de milliers de milles de routes existantes au Canada, ainsi que sur les résultats de l’essai AASHO.L’épaisseur requise de la chaussée est égale à la somme de l’épaisseur de la chaussée prototype et de l’épaisseur additionnelle requise pour réduire la déflexion Benkelman existante à une valeur comprise entre 0.02 et 0.05 pouce.Le choix de la déflexion Benkelman pour le pavage projeté dépend de la vie anticipée de ce pavage.Le comportement d’une chaussée dépend à la fois de sa structure, des spécifications et de la construction.Il est essentiel que la qualité des matériaux et les méthodes de leur mise en place soient clairement spécifiées dans les devis et vérifiées par un contrôle qualitatif rigide.Voici les trois avantages marqués de la méthode canadienne AC B R sur les méthodes conventionnelles d’analyse : 1.On peut vérifier, à tout moment durant la construction, la qualité et l'uniformité de la construction ainsi que la résistance globale de la structure; 2.On peut construire la chaussée par étapes et suivre son comportement; 3.On tient compte dans l’analyse des conditions du lieu où la chaussée doit être construite.Considérant ce qui précède, nous recommandons aux ingénieurs routiers : 1.Pour les chaussées souples existantes d’employer la méthode ACBR pour l’évaluation et le renforcement.2.Pour les chaussées souples neuves, d’estimer l’épaisseur requise à l’aide d’autres méthodes (telles que les méthodes Asphalt Institute, CBR ou autres) et de construire la chaussée par revêtements successifs à l’aide de la méthode canadienne.Enfin, nous croyons que, si employée correctement, la méthode canadienne du calcul structural des chaussées souples offre des avantages économiques considérables en comparaison avec les méthodes conventionnelles.Références ( 1 ) Thickness Design — Asphalt Pavement Structures for Highways and Streets.The Asphalt Institute, 1964.(2) Olinger, B.J.— Modified CBR Flexible Pavement Design.Highways Research Board Research Report 16B, 1954.(3) McLeod, N.W.— Flexible Pavement Thickness Requirements.Proceedings, The Association of Asphalt Paving Technologist.(4) Davis, W.C.et Jones, W.G.— Flexible Pavement Design by the Group Index Method.Highway Research Board Research Report 16B, 1954.*(5) A Guide to the Structural Design of Flexible and Rigid Pavements in Canada.The Canadian Good Roads Association, September 1965.(6) Wilkins, E.B.— Report on the Interim Analysis of Pavement Evaluation Data.Proceedings, Canadian Good Roads Association, October, 1963.(7) CGRA Report on the AASHO Road Test.The Canadian Good Roads Association, 1962.(8) Meyerhof, G.G.— Preliminary Analysis of Benkelman Beam Deflections and Flexible Pavement Design.Proceedings, Canadian Good Roads Association, October, 1962.(9) Sebastyan, G.Y.— The Benkelman Beam Deflection as a Measure of Pavement Strength.Proceedings, 41st Convention, Canadian Good Roads Association, Ottawa.1960.(10) The Benkelman Beam Deflection as a Measure of Pavement Strength.Part II.Proceedings, 42nd Convention, Canadian Good Roads Association, Ottawa, 1961.*Ce guide peut être obtenu auprès de l’Association à Ottawa.APPENDICE I Procédé ACBR d’évaluation du facteur de comportement actuel d’une chaussée Le facteur de comportement d’une chaussée est défini comme étant l’opinion moyenne des membres d’une équipe sur la possibilité immédiate, pour une section particulière de chaussée, de servir une circulation rapide, dense et variée, telle que trouvée sur la route trans-canadienne, sur des routes primaires provinciales fortement employées, sur l’autoroute des Laurentides ou sur la voie rapide trans-provinciale ontarienne (No 401).L’opinion des membres de l’équipe est inscrite sur une carte numérotée de 0.0 à 10.0 représentant respectivement des chaussées très mauvaises et très bonnes.Pour l’étude de la confection et l’appréciation des chaussées du comité spécial de l’ACBR, l’équipe sera formée de 5 ingénieurs expérimentés et consciencieux du département, dont les opinions moyennes ont été vérifiées comme étant uniformes et en accord avec l’opinion moyenne d’une équipe de 10 à 15 ingénieurs séniors du département.36—FÉVRIER 1966 L'INGÉNIEUR L’évaluation du comportement d’une chaussée peut être résumée comme suit : 1.Identifier la section à évaluer: numéro de la route, numéro de la section, date etc.2.Coter indépendamment l’état de la section de route à l’aide de l’échelle de la figure 4 et en respectant les règles suivantes : a) Supposer que la route exposée à diverses conditions atmosphériques, doit supporter une circulation variée, rapide et à grande circulation.FIG.4- ÉVALUATION DU FACTEUR DE COMPORTEMENT D'UNE CHAUSSE'e TRES BON MOYEN MAUVAIS TRES MAUVAIS évaluateur: _ no de la route no.de la section: DATE :__________ LA QUALITÉ DE LA CHAUSSÉE EST-ELLE ACCEPTABLE OUI ?NON — nu INCERTAIN —nu b) Durant l’évaluation ne pas anticiper le comportement futur de la chaussée.c) Ne pas tenir compte du dessin géométrique de la route, de la glissance de la surface et des conditions spéciales tels que les passages de chemin de fer et les affaissements différentiels aux aboutements des structures ou aux endroits des conduites souterraines.d) Le facteur doit surtout porter sur les trous, les dépressions, les distorsions longitudinales et transversales de la surface, les déplacements et les déformations différentielles locales.Lors de l’évaluation, l’ingénieur doit se poser les questions suivantes : en supposant que la section de chaussée considérée fait partie d’une route de première classe.Comment remplira-t-elle son rôle durant les 24 heures à venir ?Comment la considérerai-je après 8 heures de voyage ?Comment aimerai-je conduire 500 milles sur cette route ?3.Indiquer par un oui ou non si le comportement de la route est encore satisfaisant, si non certain, indiquer indécis.La réponse doit tenir compte de l’usage de la route (primaire, secondaire, résidentielle, etc).4.Calculer la moyenne et la déviation standard des résultats.Déterminer la probabilité d’acceptation (PA) ou de réjet (PR) de la chaussée comme suit : PA = 100 A/n PR = 100 R/n ou A : Nombre d’évaluateurs qui trouvent la route acceptable R : Nombre d’évaluateurs qui trouvent la route non-acceptable n : Nombre total d’évaluateurs APPENDICE II Méthode d’essai au déflectomètre Benkelman La méthode a pour but de déterminer à l’aide du déflectomètre Benkelman, le rebond statique à un point donné de la chaussée flexible soumise à une charge axiale; la dimension, la pression et l’espacement des pneus étant normalisés.A ppareillage L’équipement standard comprendra : 1.Un déflectomètre Benkelman (figure 5) ayant les dimensions suivantes : FIG.5- DÉFLECTOMÈTRE BENKELMAN 4 -0 Pivot control r r-r 8-0 PLAN K?5-5 1/2" Micromotr* Support avant -«j CI 1 r- — 0 1 — Pointoau ELEVATION Support arrière L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 37 PI.PO.a) Longueur du bras portant le pointeau (du pivot central au pointeau ) .-.8 0 b) Longueur du bras portant le pointeau (du pivot au micromètre) 4 0 c ) Distance du pivot au support avant 0 10 d) Distance du pivot au support arrière .5 5 Vi 2.Un camion de 5 tonnes portant une charge axiale arrière de 18,000 lb répartie uniformément sur les roues.Les pneus des roues doivent être du type 10.00 x 20 x 12 plis, avec une pression pneumatique de 80 lb/po2.L’emploi de pneus avec chambres à air et “rig treads” est recommandé.3.Une jauge de pression pour mesurer la pression des pneus.4.Un thermomètre de 0° — 120°F gradué en degré.5.Un poinçon pour faire des trous de 1.75” de profondeur et de V299 de diamètre dans la chaussée.Ces trous remplis d'eau servent à mesurer la température de la chaussée.un taux de 0.005 po/min lu sur le cadran).Si le taux ne peut pas être déterminé, faire la première lecture trois minutes après la mise en place du levier.6.Avancer lentement le camion et l’arrêter à une distance de 8’10”.7.Faire la lecture intermédiaire lorsque le taux du rebondissement est égal ou inférieur à 0.001 po par minute.Si le taux ne peut pas être déterminé, faire la lecture intermédiaire trois minutes après la mise en place du levier.8.Avancer le camion jusqu’à 30 pieds du point initial.9.Faire la lecture finale lorsque le taux de rebondissement est égal ou inférieur à 0.001 po par minute.Si le taux ne peut pas être déterminé, faire la lecture finale trois minutes après la mise en place du levier.10.Prendre la température de la chaussée au moins une fois par heure.La température doit être mesurée avec un thermomètre dans le trou standard rempli d’eau.Prendre en même temps la température ambiante.11.Vérifier la pression pneumatique toutes les deux ou trois heures et l’ajuster à la pression standard si nécessaire.Procédé 1.Choisir et marquer sur la chaussée l’endroit où doit se faire l’essai.En ce qui concerne les routes, la distance de point du bord du pavage dépend de la largeur de ce dernier : Largeur de la voie/pi 9- 10 11 12 Distance du bord du pavage 1.5 2.0 2.5 3.0 2.Centrer les roues doubles du camion sur le point choisi.3.Placer le pointeau du déflectomètre Benkelman entre les roues, sur le point choisi.4.Enlever la tige de sûreté du levier et ajuster les supports de façon à ce que le “plongeur” du levier soit en contact avec la tige du micromètre.5.Ramener le micromètre à environ 0.4 pouce.Faire la première lecture lorsque le taux de déformation est inférieur ou égal à 0.001” par minute (soit Calculs 1.a) Soustraire la lecture finale à 30 pieds de la lecture initiale.b) Soustraire la lecture intermédiaire (lecture faite à 8’10”) de la lecture initiale.2.Si l’écart entre les différences est inférieur à 0.001 pouce, la détection actuelle ou réelle est égale à deux fois la différence calculée en a.3.Si l’écart entre les différences est supérieur à 0.001 pouce, la déflexion apparente est égale à deux fois la différence calculée.4.La déflexion réelle peut être obtenue par la formule suivante : XT = XA + 2.91 Y ou : XT = la déflexion réelle XA = la déflexion apparente Y = mouvement vertical du support avant (soit deux fois la différence entre la lecture intermédiaire et la lecture finale).38 — FÉVRIER 1966 L'INGÉNIEUR 5.La déflexion mesurée doit être corrigée pour tenir compte de la différence entre la température standard de 70°F et celle de la chaussée.X 70 xt + 70-t 5000 ou : X70 = Déflexion corrigée pour la température t = Température de la chaussée.Rapport Le rapport doit contenir les renseignements suivants : 1.Localisation de l’essai.2.Déflexion de la chaussée (mouvement différentiel réel ou corrigé de la chaussée).3.Température de la chaussée.4.Déflexion corrigée pour la température standard de 70°F.APPENDICE III Matériaux Les matériaux employés dans la construction des pavages flexibles doivent être choisis pour rencontrer les spécifications des différents organismes chargés de construire des routes.Les différentes spécifications tiennent compte habituellement des propriétés des matériaux disponibles.Si de telles spécifications n’existent pas on devra suivre certains critères minimum décrits plus bas.1.Mélanges asphaltiques a) Agrégats : Le terme gros agrégat s’applique aux agrégats retenus sur le tamis No 8.Il doit être conforme à la spécification ASTM D 692 intitulée “Coarse Aggregates for Bituminous Paving Mixtures”.Le terme agrégat fin s’applique aux agrégats minéraux passant le tamis No 8 et retenus sur le tamis No 200.Les agrégats fins doivent être conformes à la norme ASTM D 1073 “Fine Aggregate for Bituminous Paving Mixtures.b) Filler minéral : Le terme filler minéral s’applique aux particules passant le tamis No 200.Il doit être conforme à la norme ASTM D 242 “Minerai Filler for Bituminous Paving Mixture.c) Ciment asphaltique : Le ciment asphaltique sera conforme à la spécification ASTM D 946, si non autrement spécifié, le ciment asphaltique utilisé sera du type 85-100.TABLEAU I — COMPOSITION DES MÉLANGES Total passant tamis No \W J» 3/4” %* %” 4 8 30 50 100 200 Couche d'usure S-l 100 80-100 55-75 35-50 18-29 13-23 8-16 4-10 S-2 100 80-100 70-90 50-70 35-50 18-29 13-23 8-16 4-10 Couche Lieuse B-l 100 80-100 70-90 50-70 35-50 18-29 13-23 8-16 4-10 B-2 100 80-100 - 60-80 48-65 35-50 19-30 13-23 7-15 0-8 B-3 100 80-100 70-90 - 55-75 45-62 35-50 19-30 13-23 7-15 0-8 Fondation Bitumineuse F-l* 100 75-100 65-90 50-75 45-70 30-55 20-40 5-20 0-15 0-10 0-8 * Tous les autres mélanges dont la grosseur nominale des agrégats ne dépasse pas 1 Vi po.et dont les caractéristiques sont conformes au tableau II, seront également acceptés.L'INGÉNIEUR FÉVRIER 1966 — 39 TABLEAU II Type de Mélange Essai Marshall VMA Min (#) Teneur en bitume — % Compactage en chantier Stabilité Fluage Vv Epaisseur des couches Degré de compactage Couche d’usure 1000 6-16 2-5 15 5.0-7.0 1 -2 93-98 Couche Lieuse 1000 6-16 2-6 14 4.5-6.5 P/i-3 93-98 Fondation Bitumineuse* 500 6-16 2-6 13 4.0-7.0 2 -4 93-98 Vv = Volume des vides dans le mélange.VMA = volume des vides entre les agrégats.Notes : Les briquettes Marshall doivent être densifiées à l'aide de 75 coups manuels par face ou l’équivalent mécanique.Dans le calcul des vides entre les agrégats il faut employer la densité relative “ASTM Bulk”.Dans le calcul des vides il faut tenir compte de l'absorption du bitume par les agrégats.Le pourcentage de bitume est donné par rapport au mélange total.Le degré de compactage est le rapport entre la densité de l’échantillon et sa densité sans vide, déterminé à l'aide de la méthode Rice.Le pourcentage de vide est la différence entre le degré de compactage et 100%.* Lorsque le diamètre nominal du plus gros agrégat est supérieur à un pouce la stabilité Marshall n’est qu'indicatif.# Selon la figure 6.LE DIAGRAMME CI-CONTRE EST BASE SUR L'EMPLOI 0E LA DENSITE' RELATIVE “ ASTM BULK " DEFICIENCE EN LIANT BITUMINEUX OU EN VIDES D'AIR GROSSEUR NOMINALE MAXIMUM DES AGREGATS — TAMIS US STANDARD MAILLES CARREES FIGURE 6 RAPPORT ENTRE LE V.M A MINIMUM ET LA GROSSEUR NOMINALE MAXIMUM DES AGREGATS POUR LES MELANGES DE PAVAGES BITUMINEUX À GRANULOMETRIE BIEN ETALEE ET COMPACTES d) Mélange asphaltique : La composition des mélanges asphaltiques doit se conformer aux limites du tableau I et aux caractéristiques du tableau II.2.Fondation granulaire Les matériaux pour fondation granulaire doivent être conformes aux spécifications des organismes locaux.Ces spécifications limiteront la gélivité des matériaux, la plasticité, la portance dans certains cas et la granulométrie.La grosseur des agrégats est limitée en général à un diamètre de 3 pouces.Le compactage des matériaux de fondation doit se faire à l’aide de machinerie appropriée, de préférence par un procédé vibratoire.L’épaisseur des couches est fonction de l’uniformité des matériaux et de l’outillage disponible.D’une façon générale, elle ne dépassera jamais 12 pouces d’épaisseur.La teneur en eau doit être surveillée lors de la construction et être égale à l’optimum recherché.Toute couche de fondation granulaire qui n’aura pas atteint la densité spécifiée dans toute l’épaisseur sera refusée.3.Infrastructure ou sous-fondation granulaire Les matériaux granulaires devant composer l’infrastructure devront être conformes aux spécifications des organismes locaux.Tout comme pour les matériaux de fondation granulaire, les spécifications devront tenir compte de granulométrie, de la plasticité, de la gélivité, et dans certains cas, de la portance des matériaux.Il est bien important, ici également, de surveiller l’uniformité des matériaux et sa densification.4.Sols de terrassement En général, il n’est pas nécessaire de rapporter des matériaux pour préparer l’assiette de la route.Lorsque les terrassements ordinaires sont terminés, la plateforme destinée à recevoir l’infrastructure pourra être unie et régulière conforme aux plans et au profil du projet.Dans le cas où cette plateforme a été préparée longtemps d’avance, il peut y exister des ornières, trous et dépressions, bosses et déformations, au moment de poser l’infrastructure.Pour corriger ces défauts, on utilisera le sol naturel qui sera ameubli au besoin et nivelé pour établir l’unie des surfaces.Il sera important de pratiquer des transitions au contact entre les sols pulvérulents et les sols cohésifs, entre les sols et le roc et aux approches des ponceaux ou autres structures.¦ 40—FÉVRIER 1966 L’INGÉNIEUR Analyse dhypothèses relatives à la progression des champs de glace Par BERNARD MICHEL 1.Introduction Le choix d'un critère hydrodynamique de progression d'un champ de glace en rivière a fait l'objet de plusieurs études et recherches dont les résultats sont parfois divergents.Nous examinerons globalement ce problème en analysant les différentes hypothèses relatives aux théories proposées.Nous essayerons de dégager celles qui expliquent le phénomène physique en question tout en se rapprochant le plus des observations faites en nature.2.État actuel de la question Toutes les mesures effectuées en nature depuis près de 40 ans sur la limite de progression des champs de glace, ont montré qu'il n’était pas possible de faire progresser un champ de glaces si la vitesse de l’écoulement à l’amont était supérieure à une limite ultime de l’ordre de 2.6 pieds par seconde.Cependant une théorie proposée*donne des résultats très différents comme il est montré par l’exemple d’un article où elle est appliquée.Il est dit que pour une rivière, dite étroite, de 30 pieds de profondeur, le champ peut progresser jusqu’à une vitesse limite de 4.8 pieds par seconde.Pour une rivière dite large, de même profondeur, dont la largeur est de 4000 pieds et le Monsieur Bernard Michel est professeur agrégé au département de Génie Civil de la Faculté des Sciences de l’Université Laval.Il est spécialisé en hydraulique et en mécanique des glaces.Il enseigne et dirige des travaux de recherches à cette Faculté, à l’Ecole des Gradués, à la Faculté des Foresterie, à la Faculté d’Agriculture et il est l’auteur de nombreuses publications dans ces domaines.Diplômé de Génie Civil de l’Université Laval en 1954 il poursuivit des études à l’Université de Grenoble où il obtint le diplôme de Docteur ingénieur.Directeur du département de Génie Civil de 1960 à 1963 il est membre du conseil de l’Université et de nombreuses associations d’ingénieurs et de scientistes.coefficient de Chezy de 60, la vitesse limite de progression est montrée égale à 3.3 pieds par sec.Il y a lieu, nous croyons, d’analyser les hypothèses ayant conduit à cette théorie et de scruter les phénomènes physiques en question afin de serrer la réalité de plus près.3.Analyse de la validité de l'hypothèse de Coulomb La théorie conduisant à la limite de progression d’un champ de glace, lorsque sa stabilité est contrôlée par l’équilibre du champ sous l’effet des poussées, est basée sur la loi de Coulomb donnant la résistance tan-gentielle au cisaillement aux berges.Cette loi, utilisée pour les sols cohérents, s’exprime par : t = c + a tg (1) où r : résistance à la rupture au cisaillement du matériau par unité de surface c : cohésion apparente du matériau par unité de surface
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