L'ingénieur, 1 décembre 1964, Décembre
V ,, *A *'*'¦»*' LtSSfâfê ¦ :****.࣠>'&yri7f f'i *' \ j , \: " ,>¦# j*: .-•* ;.\: t* sf'*s M& X 00^0 ^:0:j DECEMBRE 19 6-4 \ olume 50 — No 202 fli£2t Ü* L’INGENIEUR REVUE PROFESSIONNELLE D’INFORMATION >•< FhoMFï* SERVICE: TRAITEMENT ET DISTRIBUTION DEAU POTABLE EMPLACEMENT: CITÉ DE CHOMEDEY (PRÈS DE MONTRÉAL) GROUPE AUXILIAIRE: MOTEUR CAT D398 GROUPE AUXILIAIRE À MOTEUR D-398 "De l'eau pure — grâce à un moteur sûr" Ce groupe auxiliaire à moteur diesel CAT D398 est celui sur lequel compte l'usine de traitement et de distribution d'eau de la Cité de Chomedey pour desservir en cas de besoin une population de près de 40,000 habitants.Cette usine est prévue pour assurer ultérieurement un débit maximum de I I millions de gallons par jour (la moyenne actuelle étant de 4 millions de gallons par jour).Le CAT D398 a, dans certains cas, assuré la distribution sûre d'eau pure à la ville jusqu'à 7 heures de suite.Votre concessionnaire CATERPILLAR* au Québec Route Trans-Canado Pointe-Claire, Çué.Tél.697-6911 1125 de la Canardiére Tél.529-1381 Limited Sept-lles 400 avenue Laure Tél.942-3848 Val d'Or 400 bout.Lamaque Tél.824-2733 *CAT et CATERPILLAR sont des marques déposées. J wii ûpaSffSFQ La chambre de retour de flamme dans la chaudière Olympic élimine les chicanes, empêche les chocs thermiques et améliore l'échange calorifique.Elle est indiquée par un X sur le dessin ci-dessus.Cette chambre, placée au bout de la première passe, retient toute la chaleur dans l'espace d'absorption.Des chicanes ne sont pas requises.Il n'y a pas de surchauffe dans le tube arrière et les problèmes de chocs thermiques sont éliminés OLYMPIC est une des nouvelles chaudières ignitubulaires, conçues et fabriquées par Dominion Bridge C'est un appareil complet à trois passes pour fonctionnement au gaz et ou à l'huile II est efficace, simple, facile à nettoyer et à entretenir.Entre autres innovations, on remarque une porte avant qu'on peut ouvrir sans désaccoupler les conduits de combustible L'équipement de mise à feu.entièrement enfermé, assure un fonctionnement propre et silencieux La porte arrière, suspendue sur bossoir, exige moins d'espace entre le mur et améliore la disposition de la chambre des chaudières Les appareils de commande sont fournis par des manufacturiers réputés.Pour des renseignements complets au sujet de ce nouvel appareil de chauffage, demandez la publication B-178F, ou mieux encore, communiquez avec notre bureau local pour obtenir un service plus personnel Disponible à l'huile ou au gaz, 1 25-600 H P Vapeur 15-150 Ibs -po ca Eau 60 et 100 Timbres supérieurs disponibles.OLYMPIC DIVISION DE LA CHAUDRONNERIE—DOMINION BRIDGE 163FB Nouvelle machine à développer Recordak PROSTAR s ¦:iî A A Réduit à quelques minutes le temps de développement des microfilms Lisez comment la nouvelle et pratique machine a développer Prostar vous permet de développer les microfilms dans votre bureau—plus économiquement.N’importe qui peut utiliser la Prostar .c’est un appareil entièrement automatique à auto enroulement.L’usage de la chambre noire n’est pas nécessaire .le chargement s’effectue à la lumière du jour.Pas de produits chimiques à mélanger .Recordak les fournit dans des contenants non récupérables.La durée du développement?Votre film de 16 mm ou de 35 mm sortira de la machine développé, séché et prêt pour la projection, 1% minutes seulement après son entrée dans l’appareil.Et le développement des films de 2 à 100 pieds s’effectue d’une manière continue à la vitesse de 5 pieds par minute.Vous pouvez MAINTENANT profiter des avantages de la vitesse, de la sécurité et de l’économie pour le développement complet des films.Placez la nouvelle machine à développer Prostar sur son support, branchez-la à une source d’eau et vous avez la machine la plus pratique du monde pour le développement des microfilms.La machine à développer Prostar répond aux normes de la qualité les plus strictes ainsi qu’aux spécifications du gouvernement canadien pour la conservation des archives.La machine Prostar, à la fois pratique facile a utiliser et économique vous viendra en aide dans vos opérations de microfilmage.Communiquezavec votre représentant Recordak.RECORDAK of Canada Ltd., U2-64 4988 Place de la Savane, Montréal, P.Q.Veuillez m’envoyer des détails sur la machine à développer Recordak Prostar Nom______________________ Compagnie________________.Adresse__________________ Ville ____________Prov- ^CCCPDflK’1 of Canada Ltd.(Filiale de Eastman Kodak Company) Halifax • Québec • Montréal • Ottawa Toronto • Hamilton • London • Sudbury Winnipeg • Regina • Edmonton • Vancouver Bureaux de vente et d’entretien! Consultez les pages jaunes de l’annuaire à l’article "MICROFILMS” pour obtenir le numéro de téléphone et l’adresse L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1964 — 3 L’INGENIEUR REVUE PROFESSIONNELLE D’INFORMATION ADMINISTRATION 2500, avenue Marie-Guyard, Montréal 26 Tel.RE.9-2451 - Poste 274 Ernest Lavigne secrétaire délégué René Soulard .administrateur Léo Gareau .trésorier RÉDACTION Louis Trudel rédacteur en chef SOMMAIRE Vol.50 - No 202 DÉCEMBRE 1964 ARTICLES TECHNIQUES DÉTERMINATION ÉLECTRONIQUE DE L’EMPLACEMENT DES PYLÔNES DE LIGNES DE TRANSPORT par L.H.Bartelink et P.A.Pasquet .30 LA SAGESSE À TRAVERS LA SCIENCE ET LA TECHNOLOGIE par Mgr Alphonse-Marie Parent .36 LA PREMIÈRE GRANDE CENTRALE THERMIQUE DU QUÉBEC par Réal Boucher .40 LES AUTOROUTES DU QUÉBEC par Roger-T.Trudeau .48 RUBRIQUES TOUR D’HORIZON 10 COUP D’OEIL SUR LA TECHNOLOGIE 18 ÉCHOS DE L'INDUSTRIE 21 r4 y* x: PHOTO DE COUVERTURE Une section de la nouvelle autoroute des Cantons de l'Est aux environs de Granby.On prévoit que la nouvelle autoroute sera ouverte d'ici peu, soit bien avant les délais établis.La nouvelle route réduira à moins de 80 milles la distance entre Montréal et Sherbrooke.Voir article p.48.SCIENCE-PROGRÈS 24 CARNET DES INGÉNIEURS 56 BIBLIOGRAPHIE 61 AGENDA 64 INDEX DES ANNONCEURS 68 EDITEURS : L’Association des Diplômés de Polytechnique, en collaboration avec l’Ecole Polytechnique de Montréal, la Faculté des Sciences de l’Université Laval et la Faculté des Sciences de l’Université de Sherbrooke, C.P.501, Snowdon, Montréal 29, Canada.Tél.RE.9-2451.Parution : février, avril, juin, août, octobre et décembre.— Imprimeur : Pierre Des Marais.— Abonnements : Canada et Etats-Unis $5 par année, autres pays $6.— Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l’envoi comme objet de la deuxième classe de la présente publication.DROITS D’AUTEURS : les auteurs des articles publiés dans L’INGENIEUR conservent l’entière responsabilité des théories ou des opinions émises par eux.Reproduction permise, avec mention de source; on voudra bien cependant faire tenir à la Rédaction un exemplaire de la publication dans laquelle paraîtront ces articles.— L’Engineering Index et Chemical Abstracts signalent les articles publiés dans L’INGENIEUR.Tirage certifié : membre Je la Canadian Circulation Audit Board 4 —DÉCEMBRE 1964 L'INGÉNIEUR Vous dites?.A l’heure de la renaissance au Québec, on constate une pénurie de spécialistes dans tous les domaines.C’est toutefois dans la grande administration que la crise semble la plus aiguë.Nous manquons chez nous de personnes capables de diriger efficacement de grandes entreprises.Plusieurs raisons expliquent cette carence, et la première c’est peut-être que, encore récemment, les nôtres ne pouvaient accéder aux postes intermédiaires qui leur auraient procuré l’expérience nécessaire à l’avancement dans la hiérarchie.Comme dans le cas du forgeron, en effet, c’est à la pratique qu’on devient administrateur.On ne mesure pas la qualité d’un administrateur à la vitesse à laquelle il peut tourner sur lui-même ou à la quantité de poussière qu’il soulève sur son passage.C’est par l’action et non par l’agitation qu'il se distingue.Et cette action est axée sur des qualités d’ordre intellectuel.Les principales qualités qui sont la marque d’un bon administrateur sont les suivantes : lucidité de pensée pour analyser toutes les solutions possibles d’un problème, esprit de décision qui permet d’adopter sans vacillation celle qui semble la meilleure et, enfin, faculté de s’exprimer clairement et sans ambiguité pour assurer l’exécution des décisions.Cette dernière qualité est peut-être la plus importante, et peut-être également la plus rare.Le chef qui est incapable de s’exprimer de façon cohérente et précise ne peut manquer de causer la confusion et, par suite, le mécontentement chez ses subalternes.Nos Collaborateurs Monsieur L.H.BARTELINK, diplômé en génie mécanique de Queen's University, Kingston, en 1953, est sociétaire de I étude d ingénieurs-conseils, W.P.London and Partners de Niagara Falls, Ont., depuis I960.De 1954 à I960, il était à l'emploi de H.G.Acres & Co.Ltd.de Niagara Falls, où il a acquis une expérience étendue dans le domaine de l'énergie thermique.Monsieur REAL BOUCHER a participé de très près depuis deux ans à la construction de la centrale thermique de Tracy, près de Sorel, à titre d'adjoint d'administration au service de l'Energie thermique de la compagnie Shawinigan, filiale de l'Hydro-Québec.Au moment où il achevait d'écrire l'article qui paraît dans ce numéro, il était muté à l'Hydro-Québec et prêté à l'Atomic Energy of Canada Limited, la société de la Couronne qui travaille à développer les applicatio is pacifiques de l'énergie atomique au Canada.Originaire de Québec, M.Boucher a étudié à l'Académie commerciale et à l'Université Laval de Québec avant d'obtenir son diplôme d'ingénieur mécanicien à l'Université McGill en 1948.Monseigneur ALPHONSE-MARIE PARENT, P.A.est le président de la Commission Royale d'En-quéte sur l'Enseignement dans la Province de Québec.Il est un éducateur de carrière.Docteur en théologie des universités Laval et de Louvain, il a pendant plusieurs années enseigné la philosophie à Québec.Il fut le fo"dateur en 1938 et est, depuis, le directeur des Cours d'Eté de l’Université Laval.Il fut secrétaire-général de l'Université de 1944 à 1951.Il devint vice' recteur en 1949 et fut recteur de 1954 à I960.Il a reçu de nombreux doctorats honorifiques d'universités canadiennes et étrangères.Monsieur P.-A.PASQUET est sociétaire de l'étude W.P.London and Partners de Niagara Falls, Ont.depuis I960.Diplômé en génie civil de Queen's University de Kingston, Ont.en 1942, il a fait, avant I960, sa carrière chez H.G.Acres & Co.Ltd., ingénieurs-conseils de Niagara Falls où il a dirigé des travaux dans plusieurs domaines du génie.Notre civilisation a développé au plus haut degré de perfection les moyens de communication physique entre les hommes.Que ne peut-on en dire autant dans le domaine de la transmission des idées ! Le rédacteur Monsieur ROGER-T.TRUDEAU est ingénieur-en-chef à l'Office des Autoroutes du Québec.Ingénieur diplômé de l'Ecole Polytechnique en 1938 il entra au service du Ministère de la Voirie comme ingénieur résidant et fut subséquemment ingénieur de division.En 1944 il entra au service de la compagnie H.J.O'Connell Limited comme ingénieur surintendant et estimateur.A l'automne 1961 il acceptait le poste qu'il occupe aujourd'hui.L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1964 — 5 fl k\ir^ ‘.riüiiai, Ce transformateur 180/300 MVA O.N.S./O.F.P.à variation de phase de 240 kV est installé à la station de Cornwall de l'H.E.P.C.de l'Ontario.HYDRO-ONTARIO INSTALLE UN TRANSFORMATEUR CGE DE 300 MVA À CORNWALL (ONT.) La plupart des transformateurs CGE, qu’ils soient simples ou compliqués, sont conçus spécialement pour un usage déterminé.Le transformateur ci-dessus à variation de phase 20/40 en est un bel exemple.Installé à Cornwall, (Ontario), il sert à contrôler un débit de courant électrique pouvant atteindre 300 MVA entre l’Hydro Electric Power Commission de l’Ontario et la Commission d’électricité de l’Etat de New York.Les connaissances et l’expérience des ingénieurs de CGE sont à votre disposition pour tous les transformateurs, petits ou grands, dont vous auriez besoin dans vos projets.Renseignez-vous au bureau de vente CGE le plus proche ou en écrivant à l’adresse suivante: Service des appareils électriques, Canadian General Electric Company Ltd., Guelph (Ont.).AAD-9204-2801F CANADIAN GENERAL ELECTRIC LA CHAUDIERE AUTOMATIQUE INTEGREE STEAM BLOC POUR ÉCOLES HÔPITAUX INSTITUTIONS MAISONS DE RAPPORT ' CENTRES D’ACHATS USINES INDUSTRIES La “steambloc” est une chaudière complète par elle-même, d'une puissance de 20 à 725 CV et offrant de nombreuses possibilités d’adaptation pour répondre à une grande variété d’applications.La “steambloc” est une chaudière ignitube horizontale à trois passes, à tirage forcé, intégrée et entièrement automatique, disponible en versions vapeur ou eau chaude.La “steambloc” est livrée équipée de tous ses auxiliaires entièrement renfermés dans son enveloppe et montée sur une base d’acier épais.L’ensemble est de formes simples et compactes, n’exige ni fondations ni excavations spéciales et s’installe dans un espace minimum.La “steambloc” comporte cinq pieds car- rés de surface de chauffe par cheval de puissance nominale.La “steambloc” subit, avant son expédition de l’usine, des épreuves sévères qui lui garantissent une efficacité d'opération supérieure à 80% dans des conditions normales de fonctionnement.La “steambloc” est équipée d’un brûleur pouvant utiliser toutes les huiles combustibles jusqu'au mazout “C”.La combustion efficace et complète n’engendre pas de fumées nuisibles.Pour vous documenter sur la “steambloc”, téléphonez ou écrivez au plus proche bureau ou agent de B.& W.: vous y trouverez un représentant de B.& W.parfaitement qualifié pour vous renseigner sur les chaudières servant au chauffage ou à l’usinage.CHAUDIÈRES POUR LE CHAUFFAGE î STEAMBLOC j CHAUDIÈRES POUR L’INDUSTRIE BABC0CK-WILC0X AND GOLDIE-McCULLOCH LIMITED, GALT, ONTARIO Montréal .Toronto • calgary .vancouver L'INGENIEUR DÉCEMBRE 1964 — 7 I «S8î$35s: !?SS'XÎÎN5< ÏWÎC8RS ®ssss StS* «5 îü§§ ^®3§ SsScShS; jgl® SS® Ulis; 1É1ÈI1P111 Sgggg ;§sss; LE FILTRE D'UNE EFFICACITÉ SUPÉRIEURE Rendement garanti à 99.97% * American Air Filter présente son nouveau filtre à air Astrocel d’une efficacité absolue et d’une capacité supérieure d’interception des poussières.Le filtre Astrocel d’AAF est conforme aux spécifications du gouvernement et on le recommande pour les usages exigeant une efficacité de filtrage extrêmement élevée.Ce filtre existe en plusieurs grandeurs et capacités, et il peut être garni de matières diverses, afin de répondre à des besoins les plus variés.Il peut également être fabriqué en diverses formes pour des exigences particulières.Pour vous renseigner davantage sur le filtre Astrocel, téléphonez au représentant AAF de votre localité ou écrivez-nous directement.Voici notre adresse: American Air Filter of Canada Ltd., 400, boul.Stinson, Montréal 9.* Efficacité garantie jusqu'à 99.97% pour le filtrage de particules de 0.3 micron, d'après la méthode d'essai DO P.Le nouveau châssis modulaire AAF Le nouveau châssis modulaire AAF pour les conduits est robuste et durable.Il assure une étanchéité parfaite aux filtres Astrocel.Le cadre apparent du côté de l'air filtré peut être en acier inoxydable ou revêtu de peinture type époxy.^ I " ÂÆIA CANADA • tu nierican Amir I-il ter OF (/UULCUl LTD.Usine et bureau principal: 400, boul.Stinson, Montréal 9.6431-F 8 —DÉCEMBRE I964 L'INGÉNIEUR ,/ * .(çj-iirrrrrr1 Cette pompe à turbine verticale ne craint pas les pannes de courant .Une pompe à turbine verticale Deming, à entraînement combiné, (à droite ci-dessus), garantit une source d'eau continue aux abonnés de ce service d'aqueduc municipal, même s'il survient une panne de courant.En cas d'urgence, un moteur à essence se met automatiquement et immédiatement en marche, en actionnant la même pompe par l'intermédiaire d'un entraînement intégral coudé à 90 .Cet entraînement n'est qu'un exemple des nombreux entraînements offerts par Deming, vous permettant d'employer la force motrice la plus économique pour chaque utilisation.D'autres entraînements comprennent le moteur électrique standard (à gauche), les réducteurs à engrenages et les courroies.La même pompe peut également être obtenue pour L’INGÉNIEUR l'utilisation surlesconduits(petite photo), comme pompe de renfort de pipeline.Qu'importe l'entraînement, chaque pompe à turbine verticale Deming offre les mêmes avantages de grand rendement.Les turbines sont en bronze massif, de surface extrêmement lisse, réduisant le frottement.Le réglage axial s’effectue facilement par un écrou situé au sommet, lequel permet de modifier le jeu de la pompe à turbine, afin de compenser l’usure et régulariser le débit.L’alignement de l'arbre d'entraînement et des bols individuels de la pompe est maintenu par des coussinets de caoutchouc Cutless, lubrifiés par eau, n'exigeant aucun entretien.Fabriqué en alliage d'acier de grande résistance, l’arbre possède, en moyenne, 1/3 de résistance de plus que les arbres conventionnels.Ces pompes à turbine verticales Deming si pratiques peuvent être obtenues avec des bols de 4" à 16", ayant des capacités allant jusqu'à plus de 3500 gal./hre.Pour l'obtention de tous détails, demandez le bulletin 4700-A.Ecrivez à: Southern-Deming Divssion, Crane Canada Limited, 1355 Martingrove Rd., Rexdale, Ont.CRANE GROUPE DE CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES POMPES • TRAITEMENT DE L’EAU • CONTROLES ÉLECTRONIQUES • VANNES • TUYAUX SPÉCIAUX DÉCEMBRE 1964 — 9 U! * Nouvelle usine de Canada Iron Canada Iron Foundries Limited descendant en ligne directe de la première industrie lourde d’Amérique, en l’occurrence la première fonderie, établie à Trois-Rivières au temps de la Nouvelle-France, a inauguré à la fin d'octobre sa nouvelle usine de produits en béton à Ville d’Anjou, dans la banlieue nord-est de Montréal.Ces nouvelles installations ont exigé un investissement de cinq millions de dollars.L’honorable Gérard Lévesque, ministre de l’Industrie et du Commerce du Québec, qui a présidé la cérémonie d'inauguration, a déclaré en particulier que cette nouvelle usine, de même que les autres installations dont dispose la Canada Iron dans la province et ailleurs, sont appelées à jouer un rôle important dans le développement industriel et commercial du Québec.C’est à la suite d’achats et fusions de diverses entreprises que fut fondée en 1909, la société Canada Iron Corporation Limited.Réorganisée en 1915, cette société prit la raison sociale de Canada Iron Foundries, Limited.Bien que l'entreprise ait tout d'abord exercé son activité dans le domaine de la fonderie — et soit encore, en fait, l’un des principaux producteurs de pièces de fonte grise et de fonte alliée du Canada — elle compte maintenant parmi les plus importants fabricants au Canada de tuyaux de pression en fonte et en béton, de blocs en béton, de bouches d'eau, de vannes de machines lourdes, de moteurs électriques, de génératrices et de matériel d'entretien de voies ferrées.C’est aussi un important fabricant et monteur de charpentes d’acier.De plus, par l'intermédiaire de ses agences, Canada Iron fait la vente et la distribution d'un vaste assortiment de fournitures et de matériel industriel fabriqués par d’autres entreprises.L'usine de Ville d'Anjou consiste en six bâtiments couvrant plus de 200,000 pieds carrés.Elle est outillée du matériel le plus moderne.Sa puissance de production est non seulement prévue pour satisfaire la demande actuelle, mais pour pouvoir aussi être accrue de façon notable.Dans le plus important des ateliers, on fabrique divers types de tuyaux en béton à âme d’acier destinés aux services de distribution d'eau.On y trouve une machine ultra-moderne effectuant la soudure hélicoïdale des bandes d’acier, et transformant celles-ci en tuyaux qui constitueront l'âme des conduites d'eau Hyprescon en béton précontraint.Le tuyau à soudure hélicoïdale est relativement nouveau au Canada, mais il est déjà largement employé aux Etats-Unis, non seulement comme âme de tuyaux de béton, mais comme tuyau d'eau lui-même.On l'emploie aussi comme pilier pour les ponts ou les fondations de bâtiments.Parmi le matériel nouveau de l’usine, il faut également citer l'autoclave dans lequel s’effectue sous haute pression de vapeur le durcissement des blocs de béton.Grâce à cet autoclave, les blocs sont suffisamment durs pour être utilisés au bout de 12 heures, au lieu de 28 jours, délai exigé par le durcissement à l’air libre.Un centre de calcul électronique Nous avons attiré l’attention, dans la dernière livraison de l'Ingénieur, sur une décision très importante annoncée au cours de l'été par l’Université de Montréal : la création du plus grand laboratoire universitaire de physique nucléaire au Canada.Plus importante encore, peut-être, sera l'installation au début de l’an prochain d’un centre de calcul de grand rendement qui pourra se comparer à ceux de la plupart des grandes universités d’Amérique.Ce centre de calcul, avec son service de mécanographie, va imprimer une poussée inestimable à l’enseignement et à la recherche dans de nombreux secteurs de notre Université, avec ce que cela suppose de progrès intellectuel pour le Canada français.On a parlé, au sujet du calculateur électronique, de révolution.Il s’agit bien, en effet, d’une transformation radicale de l'administration des techniques scientifiques, de la stratégie militaire, de la production, des services, qui atteint la société et la pensée elles-mêmes.Le calculateur électronique contraint l'homme à penser avec plus de précision et de profondeur, pour que la machine comprenne et analyse des informations à la fois très nombreuses et très complexes.On ne se fait qu’une vague idée de la société nouvelle qui surgira du traitement numérique de l’information, une société où l'automation aura atteint des dimensions universelles, où toutes les grandes décisions dans le domaine de la politique et des affaires seront confiées à l'ordinateur, où les données impondérables comme celles des sciences humaines seront pesées et quantifiées.L’Université de Montréal se devait donc de s’intéresser à ce domaine le plus tôt possible.Mais, faute d’un équipement et d'un personnel suffisants pour le traitement de l'information, les recherches en mathématiques et en de nombreuses autres disciplines se trouvaient paralysées.A l'automne de 1962, l’Université formait un comité spécial composé des professeurs Jacques Saint-Pierre, Tadek Matuszewski et Jacques Falmagne.Pen- 10—DÉCEMBRE 1964 L'INGÉNIEUR Un autre projet FORM-LOK! NOUVELLE USINE ET NOUVEAUX BUREAUX D'INGÉNIEURS POUR SYSTÈMES DE COFFRAGES STANDARD ET SPÉCIAUX CANADIAN IFMIf DK CORPORATION INGÉNIEURS DE L’ENTREPRENEUR Englobant Canadian Formwork Limitée et Francis Hughes & Associés Inc.Nouvelle adresse : AVENUE FRANCIS HUGHES, PARC INDUSTRIEL DE CHOMEDEY, CHOMEDEY, P.Q.u À L'OEUVRE AU QUÉBEC tt Maire de Chomedey : Hon.JEAN-NOËL LAVOIE, M.L.A.Commissaire industriel pour Chomedey: RÉAL GARIÉPY Architectes : WARSHAW.SWARTZMAN & BOBROW, Chomedey Entrepreneurs généraux : AIN & ZAKUTA LTD., Montréal L’INGÉNIEUR RK vVVJ fJÏÏKê;.À •*«L a ] Wmà DÉCEMBRE 1964— 11 dant plusieurs mois, le comité fit une enquête complète sur les meilleurs systèmes de calcul numérique et de mécanographie, sur les besoins actuels et futurs de l'Université.Pour son système central, l’Université a choisi l’ordinateur CDC 3400, soit le plus récent modèle de la compagnie Control Data Corporation (Minneapolis) réprésentée au Canada par Computing Devices Limited avec bureaux à Dorval.Ce choix s'explique aisément quand on sait qu’un centre de calcul universitaire exige un équipement plus flexible et des services auxiliaires plus développés que ceux d'un centre industriel ou administratif, à cause de la variété des problèmes à traiter, de la nécessité de l’expérimentation et de la mise au point continuelle de nouvelles méthodes d’analyse.L’ordinateur possède une mémoire très rapide à torres de ferrite d'une capacité de 32.000 mots (l'équivalent de près d'un demi-million de chiffres).Il peut effectuer 300.000 opérations arithmétiques ou logiques par seconde.Le centre de calcul sera également à la disposition des entreprises commerciales, industrielles ou financières qui chercheraient une solution rapide et juste des problèmes très complexes; cela comprend évidemment les multiples activités des ingénieurs, dans une région métropolitaine maintenant adonnée aux oeuvres de grande envergure.Pour rendre à César ce qui lui appartient, il convient de dire que le coût du Centre de calcul (environ $1,200,000) sera assumé par le gouvernement provincial et par le Conseil national de Recherches.Laboratoire de recherches C’est au moyen d'un chalumeau de coupage au plasma que M.Jean Deschamp, sous-ministre de l’Industrie et du Commerce du Québec, a coupé récemment une grosse chaîne, en l’espace de quelques secondes, pour symboliser l'ouverture officielle du nouveau laboratoire de recherches et de développement d'un demi-million de dollars d’Air Liquide Canada Ltée, 5035, rue Rouen, Montréal.Destiné en premier lieu au développement, le laboratoire sera utilisé principalement par les trois divisions de la compagnie : produits à soudure, gaz industriels et génie et construction.Certains projets de recherches de base y seront également effectués, bien que M.Guy Savard, directeur des recherches, continuera à utiliser d'autres organismes comme le Conseil National des Recherches et les universités, pour s'occuper des recherches à long terme.La division du génie et de la construction effectuera des recherches dans le domaine cryogénique (températures extrêmement froides), surtout en ce qui concerne la séparation des gaz et les recherches en gaz rares.La division des produits de soudure y fera la mise au point et l'essai d'appareils nouveaux pour la soudure et le coupage, ainsi que la séparation et l'essai des métaux d'apport et les flux.Cette division fournira également les services techniques et les contrôles de qualité de production au nom du client.Un atelier d’usinage et de matriçage sera utilisé pour préparer les prototypes des nouvelles machines et pour fabriquer les appareils de construction spéciale.La compagnie reste à l'avant-garde des développements dans le domaine de la soudure, et du coupage.Ainsi, elle a récemment introduit sur le continent le Logatome pour le coupage automatique des grandes sections de bateaux.Les techniques de coupage au plasma et soudure ont été mises au point et l'étude de l'application industrielle du rayon “laser” de lumière concentrée est en cours.Les chefs du laboratoire seront M.Paul Doyon.gérant de technogénie de la division des produits de soudure, et M.Warren Nelson, gérant adjoint du département des procédés de la division du génie et de la construction.En plus de ces facilités de recherches et de développements, le laboratoire possédera une clinique de santé industrielle et une cafétéria au service de l’usine Air Liquide Ltée, voisine du nouveau laboratoire.On a également prévu une salle de conférence où le personnel technique de la compagnie pourra recevoir un complément d'instruction, afin qu’il puisse offrir à la clientèle le service d’avant-garde auquel elle a droit.“Bien que le but primordial du laboratoire soit de fournir un meilleur service à nos clients par de meilleures facilités de recherches et de développements, ses ramifications plus étendues ne doivent pas être négligées”, dit M.Pierre Salbaing, président d’Air Liquide Canada Ltée.Documentation sur la construction Quatre nouvelles brochures, publiées en français, de la série “Digeste de la construction au Canada” viennent de paraître.Ce sont : Sources de documentation sur la construction (UDC 026:69); La vente sur les bâtiments (UDC 624.042.41); L'eau et les matériaux de construction (UDC 699.82); et Etudes du sous-sol (UDC' 69.051).Sources de documentation sur la construction est un ouvrage de 12 pages qui constitue une énumération des principales sources d'information sur la construction.La qualité des renseignements publiés chaque année sur la seule question des recherches en construction est si imposante qu'une énumération détaillée s'imposait.Le vent sur les bâtiments, par W.A.Dalgliesh et D.W.Boyd, est un ouvrage technique qui traite du développement du vent, du profil des vitesses du vent, de la turbulence des vents de surface, de la vitesse du vent prévue dans les calculs et des effets dynamiques du vent.Cette plaquette donnera aux ingénieurs le moyen d'évaluer avec plus de précision les charges statiques du vent et d'inclure dans les calculs les charges dynamiques sans lesquelles il serait difficile de concevoir un ouvrage à toute épreuve.L'eau et les matériaux de construction, par J.K.Latta, donne un aperçu des mécanismes destructeurs de l'eau et passe rapidement en revue certains des phénomènes impliqués.Il est question de changement de dimensions des matériaux par l’effet de l’eau, de la corrosion, de la décomposition, des boursoufflures, de l'efflorescence, du lessivage et du gel, tous les phénomènes causés par l’eau.Deux tableaux, l’un sur l’expansion des divers matériaux par suite de la chaleur ou de l'eau et l’autre, sur les propriétés d’absorption des briques, complètent cet ouvrage.Etudes du sous-sol, par C.B.Crawford, indique les genres de renseignements que l’étude du terrain sur lequel on se propose de construire permet d'obtenir.La brochure explique la nature des études superficielles et l’efficacité des études détaillées, les essais effectués sur place, les échantillonnages, la profondeur des sondages, etc.On peut obtenir des exemplaires de ces brochures en s’adressant à la Division de la Recherche sur le bâtiment.Conseil national des recherches, Ottawa.12 —DÉCEMBRE 1964 L’INGÉNIEUR Presto.C’est fait! En 40 secondes, vous avez remplacé la pièce de base du robinet à bille "Gem” de CRANE C’est là l’un de ses avantages.En voici d’autres: coût modique, moins de pièces, fonctionnement sûr pour l’eau, le pétrole, le gaz, le vide et la vapeur.L’inspection se fait sur la canalisation même: pas besoin d’enlever le corps.De faible encombrement, il se pose facilement aux endroits où l’espace est restreint.Vous posez le robinet Gem (No 2180) à extrémité filetée, illustré ci-dessus, en quelques minutes avec une clef, ou le robinet Gem à joint soudé (No 2182) en deux opérations de soudure.Vous êtes prêt à l’employer?Il suffit de tourner le levier orange vif yA de tour (qui indique bien la position) pour assurer un écoulement uniforme.Des arrêts ont été prévus pour permettre de mettre la bille en position exacte durant l’usage.Et grâce au raclage assuré par le robinet Gem à bille, les sièges se nettoient d’eux-mêmes et l’étanchéité est chose sûre.Pour démonter le robinet, pas besoin d’enlever le corps de la canalisation! Il suffit d’enlever les écrous du chapeau et de soulever toute la capsule.La bille, qui repose dans du caoutchouc Buna-N, se remplace en enlevant un écrou additionnel.Capacités pression-température: robinets à extrémités filetées, 200 Ib/pc sans chocs, eau froide, pétrole ou gaz (150 Ib/pc à 210° F.max.).15 Ib/pc vapeur saturée.Robinets à joint soudé: 200 Ib/pc sans chocs, liquides froids et gaz ininflammables (150 Ib/pc à 210° F.max.), et 15 Ib/pc vapeur saturée.Pour le foyer ou l’industrie, achetez le robinet à bille “Gem” de CRANE.Pour tous renseignements, communiquez avec votre grossiste en produits industriels ou écrivez à Crane Canada Limited, C.P.70, Montréal, P.Q.CRANE L’INGÉNIEUR DÉCEMBRE I964— I3 I 15 étages I:- Avantages: Réduction de 15% sur le coût et exécution des travaux deux fois plus rapidement.Les soins méticuleux mis à dresser les plans, devis et l’utilisation de toutes les possibilités des éléments en béton préfabriqué ont permis à MJL Construction Ltd.d’assembler cet immeuble de 15 étages et 112 appartements, propriété de Peter Vida Inc., en un temps record.Voici quelques faits et données remarquables à propos de “Sussex House", construit à Montréal.Pour la construction de cet immeuble, on fit usage de 1,043 éléments divers de béton préfabriqué variant de colonnes de 12 tonnes à des balcons de 6001 b s.- Chaque élément a été préalablement numéroté et codé à la peinture pour déterminer l’ordre de l’assemblage - Sussex House est l’immeuble le plus élevé de l’Amérique du Nord entièrement construit d'éléments de béton préfabriqué - La piscine sur le toit fut construite de trois vastes sections de béton préfabriqué.Responsables des travaux: Francon Ltd.— fournisseur d'éléments de béton préfabriqué et précontraint; Fish, Melamed, Croft & Grainger — architectes; Blauer Horvath Taylor Associates — ingénieurs-conseils en structure; MJL Construction Ltd.— entrepreneurs-généraux.CANADA CEMENT COMPANY, LIMITED IMMEUBLE CANADA CEMENT, PLACE PHILLIPS, MONTRÉAL, P.Q.BUREAUX DES VENTES: Moncton • Québec • Montréal • Ottawa • Toronto Winnipeg • Regina • Saskatoon • Calgary • Edmonton Assembler un immeuble FAIT DE CIMENT “CANADA”! évidemment AVEC LE BÉTON PRÉFABRIQUÉ I4 — DÉCEMBRE I964 L'INGÉNIEUR mt aoovAC SUM JIM MIAT «.T&J LE RELAIS À 600 VOLTS "SLIM JIM" PERMET LE MAXIMUM DE CIRCUITS DANS LE MINIMUM D'ESPACE! Le nouveau relais C.C.L."SUM JIM ' à 600 volts entre dans la famille PM En épargnant lespaco, vous économisez de l'argent aus'i bien dans l'usine que dans la fabrication du produit.Le nouveau relais "SLIM JIM" à 600 volts de C.C.L.n'a que M/2 pouce d'épaisseur et ne requiert aucun dégagement sur le panne tu pour en!ever la bobine.Cette économie d'espace, en largeur et en hauteur, permet de loger plus de circuits dans un espace donné que n'importe quel autre relais à 600 volts.Les relais de la famille PM, disponibles en quatre formats, peuvent recevoir jusqu'à 13 circuits indépendants à 600 volts.Tous les relais de la famille PM utilisent la construction monopolaire, ce qui augmente la flexibilité tout en facilitant l'installation et l'entretien.Demandez à voir la famille entière des relais PM, sans oublier les relais à action différée et les relais à enclanchement.FORMAT À 12 PÔLES FORMAT À 8 PÔLES FORMAT À 4 PÔLES mm mmmmm.Spécifiez les relais PM marqués à prix de concurrence - sûrs, adaptés à toutes fins, d'une efficacité maximum ! 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Comment vont vos affaires?Fournissez-vous un excellent service aux clients aux frais d'un capital de roulement excessif immobilisé dans votre inventaire?Ou encore, avez-vous un inventaire réduit au risque de déplaire à vos clients?Pourquoi subir ce dilemme?Vous pouvez maintenir un contrôle précis grâce aux systèmes d'administration d'inventaire IBM.Vous pouvez analyser des milliers d'articles dans votre inventaire, quelle que soit sa complexité.Vous pouvez établir la répartition des commandes, les quantités à commander et un stockadéquat chaque jour si nécessaire.Les techniciens IBM travaillent de concert avec vous en examinant toutes les techniques disponibles à la lumière de votre problème en parti- culier.Ensuite, lorsque la bonne technique a été déterminée, ils vous aident à la mettre en pratique.Vous obtiendrez ainsi un contrôle précis qui vous permettra d'augmenter les services à vos clients et dans la plupart des cas, de diminuer votre placement.Demandez aux spécialistes en inventaire IBM de causer des différentes techniques d'administration d'inventaire avec vous, en tenant compte de votre problème en particulier.International Business Machines Company Limited Aide à résoudre les problèmes d'inventaire MARQUE r;£r'r'3ÉE DÉCEMBRE 1964— 17 COUP D’OEIL SUR Usinage Première partie — Pour présenter un aperçu d’ensemble de l'évolution technique de l'usinage et dégager quelques-unes des tendances qui se font jour, nous avons dû scinder l'article en deux parties, car ce domaine est très vaste.La deuxième partie paraîtra lors du prochain numéro.La plupart des tendances générales qui se dessinent en usinage sont communes à ce domaine et d’autres tels les traitements thermiques (no 199 de cette revue), le soudage (no 200).C’est le cas, par exemple des techniques dites à “haute énergie” : laser, plasmas, faisceaux d'électrons, etc.Le lecteur aura donc intérêt à revoir les deux articles mentionnés précédemment.La commande numérique et l'automatisme La commande numérique trouve, dans les machines-outils, un terrain d'application de choix.Elle convient plus particulièrement aux petites ou moyennes séries, mais on l’emploie aussi à présent pour les séries importantes et, même, pour la conduite de machines complexes, notamment de chaînes transfert en construction automobile.L’automatisme, lui, devient “intelligent”, en ce sens que, non seulement les machines outils à fonctionnement automatique (par programme, par tambour à cames etc.) se perfectionnent, mais en outre, on les dote d’organes de perception qui leur permettent de rejeter une pièce.La commande mécanique des machines-outils Les commandes mécaniques font aussi l’objet de développements récents.Chose curieuse, il semble que la commande numérique incite certains constructeurs soit à revenir aux transmissions mécaniques LA TECHNOLOGIE améliorées, soit à en créer de nouvelles.Les problèmes d'accélération et de décélération, spécialement, font l’objet de soins particuliers.Ces constructeurs affirment que les commandes électro-mécaniques peuvent jouer un rôle tout aussi parfait que les électroniques.Les outils de coupe et l'outillage Ils seront, de plus en plus, préparés et montés dans des ateliers spécialisés, travaillant très souvent avec des affûteuses à commande numérique.Dans tous les cas, la tendance est aux outillages combinés.Outre une précision de réglage plus grande, ces outillages réduisent les temps morts, un outillage étant en attente pendant que l’autre travaille.Les outils de coupe proprement dits ont fait l'objet de nombreux travaux, notamment en ce qui concerne le matériau dont ils doivent être faits, l’usinabilité, les vitesses de coupe, etc.Ces questions relèvent aussi du domaine du rendement et de la productivité des machines-outils, au sujet desquels nous citerons le document de L.Charpentier dans “La machine-outil française” — no 177 juin 1962, intitulé : “Condensé sur le rendement mécanique des machines-outils travaillant par enlèvement de copeaux”.Le refroidissement des outils de coupe va certainement faire l'objet de développements nouveaux.Ainsi, on commence à préconiser la réfrigération thermoélectrique (par effet Peltier) grâce à un dispositif statique placé autour du porte-outil et de l'arête ou pointe coupante.La diminution de température de la pointe de l’outil peut être de 150°C, ce qui, pratiquement, triple la durée de vie de l’outil.Pendant ce temps, on étudie, aux Etats-Unis, les possibilités de l’usinage à chaud, pour prolonger la vie de l’outil.L'idée fondamentale de l’usinage à chaud est de diminuer la résistance au cisaillement du métal, ce qui facilite la formation du copeau.Au sujet des huiles et fluides de coupe, nous devons citer le document de base que constitue l'étude générale de la lubrification, publiée dans les numéros d'avril et de mai 1961 de la revue américaine Mechanical Engineering, qui rend compte d'une trentaine de textes exclusivement consacrés aux lubrifiants pour le travail des métaux.Les vibrations Les vibrations sont à l'ordre du jour, soit parce que l’on veut les éliminer, pour empêcher, par exemple, le broute-ment de l'outil, soit parce que l'on veut en tirer profit pour améliorer l'usinage.Les Russes ont entrepris un grand nombre de travaux de recherche pour tirer profit des vibrations ultrasonores induites dans une meule, un outil de coupe, etc .Ainsi, en appliquant au porte-meule d'une affûteuse des vibrations d'une fréquence de 10 à 18kHg et d'une amplitude de 0.01 à 0.015 mm, on arrive à prolonger de plus de 100% la durée de vie en service des outils de coupe pour aciers fortement alliés, ainsi affûtés.Ces mêmes Russes préconisent l'emploi de vibrations à haute fréquence lors du perçage de trous dans les aciers inoxydables et réfractaires.Ceci a pour effet d'émietter les copeaux et d'en rendre l'extraction facile.Mais les préoccupations russes au sujet des vibrations ont aussi porté sur leur amortissement.C’est ainsi qu'ils ont adopté pour les bâtis des machines-outils, le béton précontraint, prétextant que ce matériau possède une bien meilleure capacité d’amortissement des vibrations que la fonte.Michel Rigaud Bibliographie — “L’alimentation automatique des machines à données numériques” — par F.M.S.GARCIN — La machine-outil française, no 183, 1963, p.95.— — “La commande numérique appliquée aux machines-outils” par G.RAIM-BAULT — La machine-outil française, no 184, 1963, p.119.— — “L’usinabilité et la coupe des métaux” par L.A.A.CZAPLICKI — Revue de la Société Royale Belge des Ingénieurs et des Industriels, décembre 1962, p.708.— — “Les vibrations induites par l’opération de coupe au cours de l'usinage des métaux” par P.ALBRECHT — Journal of Engineering for Industry Transactions ASME, Series B — Novembre 1962, p.405.— — “Etude de l’influence des vibrations sur la coupe des métaux.Utilisations possibles” par R.WEIL — Groupement pour l'Avancement de la Mécanique Industrielle, no 2, mars-avril 1963, pages 9 à 20.— — “La Revue Cédotime” — Atelier et techniques 1964 — Septembre 1963.18 —DÉCEMBRE 1964 L’INGÉNIEUR mm c m m &sm*> .nouvelle tranche d’un vaste programme d’équipement Après sa mise au point, la plus récente ligne canadienne de décapage vient d’entrer en service.Grâce à cette installation, qui enlève la calamine laissée sur la tôle laminée à chaud, Algoma peut maintenant livrer à la clientèle des bandes décapées jusqu’à 96" de large.?Faisant suite à cette ligne, un nouveau laminoir à froid démarrera début 1965.Il prendra alors directement les bandes décapées, pourles laminera froid en largeursallantjusqu’à 74".inAinsi, Algoma marque sa volonté d’offrir une gamme toujours plus large d’aciers canadiens.Sault Ste-Marie, Ontario BUREAUX COMMERCIAUX RÉGIONAUX: SAINT JOHN, MONTRÉAL, TORONTO, WINDSOR, HAMILTON, WINNIPEG, VANCOUVER THE ALGOMA STEEL CORPORATION, LIMITED 65 ans de suprématie dans la production de compteurs se traduisent par un coût plus bas par KVA CENMUluche-pores pour Pphque au pin-ou par trempage; vous commander Ÿ0,re bois "Ql,e ° v°,re marchond.P°ur charpentes lamel- revetements extérieurs ' clôtures, quais, tra-de P°teaux, travniiv I Traitant de, cAoss,, avec •v,nlox„ ap»e à recevoir Jo i\ est ignifuge, «nrmes CSA.îs ouvrages en lois TRMTES SOUS PRESSION exigea les bo|S traités à L’OSMOSE pression traité sous 28 ANS D’EXPÉRIENCE DANS LA PRÉSERVATION DU BOIS référer au besoin: WOOD PRESERVING COMPANY OF CANADA LTD.10 8 0 AVENUE PRATT, MONTRÉAL, PO L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1964 — 27 I W*i< Les micro-ondes sont reconnues, à l’heure actuelle, comme l’un des moyens de communication les plus importants dont nous disposons.D’invisibles faisceaux micro-ondes sont émis de station en station à travers l’immensité de notre pays et constituent un vaste réseau d’intercommunication dont l’efficacité et la nécessité sont indéniables.Chaque fois qu’un faisceau traverse une station, il est renforcé, débarrassé de toute perturbation, puis retransmis à la prochaine station.A l’extrémité de ces stations-relais se trouve le récepteur: poste de télévision, ordinateur ou appareil téléphonique, selon le cas.Fait à souligner, un tel faisceau micro-ondes peut permettre jusqu’à 10,000 conversations téléphoniques simultanément.Le bloc d’alimentation principal fait-il défaut?Immédiatement et automatiquement, une génératrice prend la relève pour assurer un faisceau ininterrompu de micro-ondes.Les ingénieurs et autres spécialistes de la Northern Electric dessinent et fabriquent des systèmes micro-ondes dont la précision et la perfection sont inégalées dans le moment.La prochaine fois que vous prendrez place devant votre appareil de télévision, songez qu’un de ces systèmes travaille dans l’ômbre pour vous.C’est là un exemple entre plusieurs de ce que fait la Northern pour rendre votre vie quotidienne plus agréable.La Compagnie La compagnie fWl Horthern Electric g LIMITÉE Une entreprise canadienne qui emploie plus de 17,000 canadiens LE SON QUI NE FAIBLIT JAMAIS LE SON QUI NE FAI BUT JAMAIS ic enm nui nie caidiit iauaio 28 —DÉCEMBRE 1964 HYDROOJE3EC ¦llll Mill inn iiii ¦mi inn if w nra mmi mai miiiHiniii mu iSi«fj»s«iH ; n ilifiis mx s ; §n La loi de l'offre à la demande L'interprétation de l'Hydro-Québec se résume en deux mots: de l'avant.La preuve: Carillon et Manie 2.En 1964, Carillon ajoutera 2,500 millions de KWH par année aux ressources électriques qu'exige la consommation familiale, agricole et industrielle du Québec.A la fin de 1965, Manicouagan produira avec 680,000 C.V.Voilà une réserve de progrès.Les génératrices de Carillon sont entraînées par 14 turbines automatiques Kaplan de 60,000 C.V.chacune.Manie 2 sera équipée de huit turbines Francis de 170,000 C.V.chacune.Total remarquable de 2.2 millions de C.V.dont disposera l'Hydro-Québec.Les tur- bines hydrauliques qui produiront fllHSI DOMINION ENGINEERING cette puissance ont été conçues, mises au point, construites et installées par Dominion Engineering.Works Limited MONTRÉAL Toronto Vancouver DECEMBRE 1964 — 29 Détermination électronique de remplacement des pylônes de lignes de transport par L.H.BARTELINK et P.A.PASQUET Introduction Le problème de la détermination, au moyen du calculateur électronique, de l’endroit le plus approprié à l’implantation des pylônes d’une ligne de transport a fait l’objet de plusieurs études, exposées dans de récents articles 1 DROIT PASSAGE 633.0 PARC A CHARBON (PROJETE REJET DEAU DE CIRCULATION RESERVOIR DE CHLORE TRANCHE N°2 TRANCHE N°l POSTE DE FILTRATION LIGNE DE TRANSPORT EXISTANTE N° 62 DROIT DE PASSAGE CENTRALE THERMIQUE DE - TRACY O électrique, a-t-elle été conçue de façon qu’il soit possible d’effectuer des démarrages et des arrêts fréquents.Lorsque l’énergie excédentaire sera suffisante pour répondre à la demande, la production de la centrale thermique sera interrompue afin d’économiser le combustible.Chaque année lors des crues du printemps qui surviennent en avril, mai et juin, le ruissellement en aval des réservoirs est généralement suffisant pour permettre au réseau hydro-électrique de fonctionner à plein.À ces époques, on ne produira donc de l’énergie thermique que pendant des périodes de pointe relativement courtes.Toutes ces données ont joué un rôle important dans la conception de l’usine de Tracy.Choix de l'emplacement La ville de Tracy, située en bordure du Saint-Laurent à environ 45 milles en aval de Montréal, répondait mieux que tout autre endroit à l’aménagement d’une centrale thermique de la puissance prévue.L’emplacement se trouve, en effet, à proximité des centres de charge actuels et futurs du réseau, d’une source abondante d’eau (pour le refroidissement) et d’un quai pour le déchargement du combustible livré par pétroliers ou par charbonniers.Il est d’accès facile, soit par route ou par chemin de fer et la topographie de l’endroit se prête bien à l’installation d’une centrale thermique.De plus, et ce qui est le plus important, Tracy se trouve près d’un ensemble de grands postes de distribution à 220 kV et, par conséquent, est très bien placé au point de vue du transport de l’énergie.Les cours d’eau actuellement exploités au Québec sont régularisés par d’immenses réservoirs et, avec leur puissance installée, produisent de l’énergie avec un facteur d’utilisation de l’ordre de 60 p.100.Afin de répondre à une demande d’énergie dont le facteur d’utilisation est de l’ordre de 70 p.100, il est nécessaire depuis plusieurs années d’acheter de l’énergie excédentaire pour suppléer à la production.Aussi a-t-on décidé de construire une centrale thermique qui pourrait fonctionner à haut facteur d’utilisation lorsque les besoins s’en feraient sentir.Implantation des ouvrages Le croquis (Fig.1) montre l’emplacement des divers ouvrages et leur liaison avec la centrale, soit : la prise d’eau de circulation et le poste de filtration; le rejet d’eau de circulation; le poste d’interconnexions; les différentes routes et voies ferrées; les réservoirs à mazout actuels et futurs, le futur parc à charbon et le poste d’évacuation de la cendre ainsi que l’emplacement du quai par rapport au fleuve et à la centrale.Disposition générale La commande des deux tranches initiales de la centrale se fera depuis une salle de commande installée à l’étage de l’exploitation, à une hauteur de 70 pieds.Cette salle est installée au centre de l’ensemble, entre les turbines et les chaudières.Vu le climat rigoureux, l’usine est entièrement couverte.Des panneaux de métal isolants recouvrent les murs extérieurs.Quant au bâtiment adjacent qui abrite les bureaux, le hall d’entrée, les salles d’entreposage, les ateliers d’entretien et le poste de déminéralisation, ses murs extérieurs se composent d’un mur-rideau et de pans de maçonnerie.On a réservé, sur le côté de l’usine qui donne sur la rivière, un emplacement pour l’installation ultérieure d’un parc à charbon avec pulvérisateurs, dépoussiéreurs, etc.Pour ajouter les 3e et 4e tranches on agrandira l’usine vers le nord, tel que le prévoient les plans d’ensemble.11 fut question, à un mo- ment donné, d’une centrale de type ranch avec ventilateurs, dépoussiéreurs et cheminées à l’extérieur du corps principal, mais sur le même plan; après étude, on abandonna ce projet à cause du manque d’espace disponible.Les fondations Les problèmes soulevés par les fondations se révélèrent plus sérieux que l’on avait cru au premier abord et il fallut, par conséquent, faire une étude poussée du sol.À Tracy, le sous-sol comprend une strate de surface de 80 pieds d’épaisseur composée de couches de sable, de vase et d’argile recouvrant une strate d’environ 170 pieds d’épaisseur.Sous ces strates, à 250 pieds de profondeur, se trouve une couche de schiste calcaire.Au cours des travaux entrepris pour assécher le terrain, les experts se rendirent compte que la strate d’argile n’était pas aussi compressible que l’on avait pu le croire lors des premiers sondages.Ils estimèrent qu’une fondation flottante serait suffisante, pourvu qu’une paroi de palplanches fût installée entre la tranche no 2 et la future tranche no 3.On prépara donc les fondations comme l’avaient recommandé les experts en les entourant d’une paroi de sûreté en palplanches; de plus, afin de contrôler le niveau de l’eau dans chaque compartiment, on divisa l’aire au moyen de deux parois se croisant en leur centre et formant quatre compartiments.Depuis le début des travaux de construction, les tassements ou les affaissements des fondations de l’édifice principal sont surveillés et compensés et continueront de l’être.La compensation se fait en ballas-tant et en réglant le niveau de l’eau dans les compartiments de palplanches sous les fondations.Puissance par tranche et pression de vapeur Après avoir étudié attentivement les ressources actuelles du réseau 42 —DÉCEMBRE 1964 L’INGÉNIEUR Le turbo-alternateur de 150,000 kilo-watts qui vient d'être mis en service à la centrale thermique de Tracy.Un deuxième groupe semblable sera couplé sur le réseau l'an prochain.* f.r *^$5" ¦ r ¦* et ses besoins futurs, on estima qu'il fallait installer des tranches de 150,000 ou de 200,000 kW.Les raisons suivantes firent opter pour les tranches de la plus faible puissance : 1.Attendu que ces tranches seraient les premières à produire de l’énergie thermique à l'intérieur d'un réseau essentiellement hydro-électrique, on estima qu’il serait préférable de choisir une puissance de 150,000 kW, tant du point de vue économique que du point de vue des réserves d’eau et de la réserve immédiate de puissance.2.Attendu qu’il s’agissait des premières tranches d'une centrale thermique, on a préféré agir avec prudence et opter pour la plus petite installation qui présentait moins de risques, tant au point de vue de l’exploitation que de l’application de données entièrement nouvelles.Par conséquent, une fois tous les facteurs déterminants résolus, on a décidé d’installer des tranches de 150,000 kW avec une pression de vapeur de 1,800 lb/po2, à 1000° F.Cependant, les données générales qui suivent ne s’appliquent qu’aux deux premières tranches.Les 3e et 4e tranches, dont les plans n'ont pas été définitivement arrêtés au moment où s'écrivent ces lignes, pourront comporter des variantes.Condensateur synchrone Chaque turbo-alternateur pourra fonctionner comme condensateur synchrone pendant les longues périodes où le réseau n'aura pas besoin d'énergie thermique.On pourra désaccoupler l’alternateur environ 24 heures après la période de refroidissement requise.Le vireur de démarrage est monté sur l'arbre de l'alternateur et peut ainsi assurer le démarrage de l’alternateur désac-couplé.Le rotor de l’alternateur est équipé de son propre palier de butée durant son fonctionnement comme condensateur synchrone.L’excitatrice commandée par engrenage agit comme moteur qui entraîne l’alternateur désaccouplé.Le groupe auxiliaire, excitatrice-alternateur, fournit du courant continu durant la période de démarrage avec une petite excitatrice qui fournit l’excitation au champ de l’alternateur pour fin de synchronisation.Après la synchronisation, l’excitatrice auxiliaire ou l'excitatrice commandée par en- grenage peut fournir le courant au champ de l'alternateur.Démarrage rapide Des dispositifs spéciaux sont prévus pour permettre le démarrage rapide de la turbine et de la chaudière.La turbine est munie de bagues scellées à la vapeur qui maintiennent le vide dans la turbine lorsque celle-ci est actionnée par le vireur de démarrage.La vapeur est étranglée complètement à l’admission au moment du démarrage, ce qui permet de la diriger simultanément vers toutes les soupapes d’admission et de réduire les différences excessives de température qui provoquent des efforts thermiques dans les bâtis des soupapes et dans la robinetterie d'admission.On a également prévu des dispositifs pour le réchauffage des brides et des boulons, surveillé au moyen de thermocouples.Une pompe à vide actionnée mécaniquement est installée pour permettre l'évacuation rapide du condenseur, indépendamment de l’éjecteur à vapeur.Les chaudières sont munies de thermocouples aux endroits straté- L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1964 — 43 giqucs afin de permettre la surveillance et le contrôle de réchauffement des pièces métalliques.Les carneaux de surchauffage et de resurchauffage sont du type à vidange et un ballon massif de 66 pouces de diamètre est installé afin d'éviter les renflements excessifs de l’eau et son primage.Avec deux équipes travaillant dans des conditions normales, un délai de 20 à 30 minutes suffit pour un démarrage à chaud.11 faut de trois à quatre heures pour synchroniser une tranche après un démarrage à froid.Automatisation L’appareillage de contrôle et de protection est du type statique, complètement transistorisé à l'exception des servo-moteurs, qui sont actionnés pneumatiquement.L’alternateur et la chaudière sont également munis d’appareils de protection et de contrôle pour vérifier la séquence des opérations de démarrage ou d'arrêt.Toute défaillance au cours d'une séquence déclenche à la fois un signal d’alarme et un mécanisme de verrouillage qui empêche toute opération subséquente dans le cas de certaines opérations critiques.Ces précautions ne sont pas exagérées si l’on songe aux graves conséquences qu'une erreur peut entraîner.D'ailleurs, la surveillance électronique des séquences rend service au personnel de la centrale et permet d’en accélérer la formation.L’équipe de Tracy est fort bien instruite des appareils électroniques très avancés qu'elle utilise et elle se familiarisera sans doute très vite avec tous les raffinements techniques de la centrale.La salle des commandes a été située de façon qu'il soit possible de commander et surveiller les deux groupes d’un endroit central.Certains instruments permettent même de mesurer alternativement des données relatives à l’un et à l’autre groupe.Les données des paramètres du fonctionnement sont enregistrées a intervalles réguliers, au gré des surveillants, en plus des relevés qui se font automatiquement chaque jour.Installation électrique Chaque alternateur est raccordé solidement à un transformateur triphasé de 185 mVa, OFP, 16 à 230 kV.Chaque transformateur est relié, par disjoncteurs pneumatiques, à une barre omnibus commune.Deux lignes de transport, munies chacune de disjoncteurs pneumatiques, sont couplées aux barres de départ.L'un des disjoncteurs de ligne peut être retiré et remplacé par un disjoncteur de secours au moyen d'une interconnexion entre la barre de départ et la barre auxiliaire.Le transformateur des auxiliaires généraux de 10/13.33 mVa, ONS/ONP, 4.16-230 kV est normalement branché sur la barre du départ via la barre auxiliaire et le disjoncteur de secours.Dans certains cas, le transformateur des auxiliaires généraux peut être branché directement à la barre du départ via un sectionneur haute tension.Chaque tranche possède un transformateur d'auxiliaires solidement branché sur la barre génératrice de 16 kV.Ces transformateurs ont une puissance de 10/13.33 mVa, ONS/ ONP, 4.16-16 kV.N’importe quel transformateur peut servir à fournir l’énergie nécessaire au démarrage d'une autre tranche; il suffit pour cela de débrancher l'alternateur par le retrait des pièces de raccordement dans les barres omnibus à 16 kV.On utilise le système unitaire pour les distributions à 4.160 et 600 volts avec des dispositifs de réenclenchement automatiques.Les turbines Les turbines ont une puissance de 150,000 kW lorqu’elles fonctionnent avec une admission de vapeur de 1,800 lb/po2 à 1000/1000° F.à 3Vi” Hg de pression absolue d’échappement et 3 p.100 d’appoint d'eau d'alimentation.Dans ces conditions, le débit calorifique garanti de la turbine est de 7,745 BTU/ kWh.À une puissance brute de 165,000 kW à 1" hg de pression et 0.5 p.100 d'appoint d’eau d’alimentation, le débit calorifique de la turbine est de 7,777 BTU/kWh et le débit calorifique de la tranche est de 9,266 BTU/kWh.Ces turbines de type “tandem-compound" fonctionnant à 3,600 t/mn et à triple échappement ont trois corps et des aubages de 25” et 22.5" dans les derniers étages des corps à moyenne et basse pression.La robinetterie des corps haute pression comprend deux soupapes d'admission et deux soupapes de régularisation.Les carneaux des surchauffeurs ont deux ensembles de robinetterie d’admission ayant chacun une soupape d'arrêt et une soupape d'interception.Les alternateurs Chaque alternateur a une puissance de 176,470 kVa avec un facteur de puissance de 0.85 et 30 lb/po2 de pression d'hydrogène, et une puissance de 194,1 17 kVa avec un facteur de puissance de 0.85 et une pression d’hydrogène de 45 lb/po2.Les rotors sont directement refroidis par l'hydrogène et les bobinages du stator sont refroidis en faisant circuler une eau traitée dans le bobinage creux du stator.Des relais actionnés par le gaz et des chambres sont installés dans le circuit de l’eau pour indiquer la présence d'une fuite d'hydrogène dans l’eau.Des dispositifs en chicanes sont également montés autour des bobinages du stator pour empêcher les fuites d’eau accidentelles provenant du stator de pénétrer dans le rotor.Cette machine débite sous une tension de 16 kV, à trois phases et 60 cycles, avec une excitation à 375 volts fournie par l’excitatrice principale entraînée par l’arbre de l’alternateur.L’excitation de secours est fournie par une excitatrice actionnée par un moteur.44 —DECEMBRE 1964 L'INGÉNIEUR Les générateurs de vapeur Chaque générateur de vapeur est du type radiant à resurchauffage avec un débit continue de 1,150,000 lb/h lorsqu'il est alimenté par de l'huile lourde résiduelle.Tout est prévu, cependant, pour qu’à l’avenir, avec un minimum de transformation et sans perte de puissance, la chaudière puisse fonctionner au charbon ou au gaz.À la sortie du surchauffeur, la vapeur a une pression de 1,850 lb/po2 et 1,003° F.avec resurchauffage à 1,003° F.Le surchauffeur et le resurchauffeur sont à tubulure horizontale.La température de surchauffage et de resurchauffage est maintenue à 1000° F., de 60 à 100 p.100 de la charge, par l'inclinaison des brûleurs et par le recyclage des fumées soutirées près de la sortie de l'économiseur et réinjectées à la base de la chaudière; la température du resurchauffage est réglée par deux désurchauffeurs de vapeur alimentés par l’eau d’alimentation de la chaudière.Chaque chaudière possède deux réchauffairs de récupération qui servent à maintenir les fumées à une température corrigée de 282° F.et l'air d'admission à une température de 100° F.Pour réduire les risques de corrosion et d’encrassement dans ces réchauffeurs, un réchauffair utilisant la vapeur de resurchauffage est installé entre les ventilateurs de tirage et l’arrivée de l'air dans le préchauffair, pour contrôler et maintenir la température du métal à l’extrémité froide du réchauffair au-dessus du point de condensation des fumées.Un ensemble de quatre brûleurs à inclinaison variable est installé à chacun des quatre coins de la chambre de combustion.Les brûleurs à atomisation par vapeur sont munis d’un allumeur alimenté à l’huile domestique avec atomisation par air.Tous les brûleurs peuvent être allumés à distance de la salle de commande centrale, soit par groupe à chaque niveau, soit manuellement au brûleur même.Un détecteur de flamme, placé de telle sorte qu'il puisse voir le gueulard, surveille chaque flamme du brûleur.Le tube détecteur fixé au brûleur à inclinaison variable suivra la flamme lorsque le dispositif de réglage de la température modifiera l'angle d'inclinaison.Lorsque la flamme d’un brûleur s’éteint, le détecteur transmet à la chambre de contrôle un signal audio-visuel qui est le même pour tous les détecteurs.De plus, la soupape du mazout se ferme et le jet du mazout est retiré.Si les seize détecteurs signalent la disparition complète des flammes des brûleurs, le déclenchement de la chaudière se fait automatiquement.La flamme du brûleur d’allumage est décelée par la pression différentielle à travers l'étranglement du brûleur d'allumage.Les brûleurs d'allumage des brûleurs principaux pourront être éteints lorsque la présence de la flamme aura été constatée aux quatre brûleurs de chaque niveau.De plus, des caméras de télévision transmettent directement à la salle des commandes, sur trois écrans, l’image des flammes à l'intérieur de la chaudière et le niveau de l’eau dans le ballon de la chaudière.Chaque chaudière est équipée de deux ventilateurs soufflants, fournissant chacun 210,000 pc/mn à 120° F.et 23.25” d’eau.Ceci est légèrement supérieur aux besoins de la combustion, mais il faut tenir compte des fuites dans les réchauffeurs d’air d’alimentation et de la friction additionnelle causée par l'encrassement.Les ventilateurs à double largeur sont actionnés directement par des moteurs de 9000 hp, 1,200 t/mn et le contrôle du volume se fait par des directrices inclinables en marche.Il y a aussi un ventilateur pour le recyclage des fumées d'une puis- sance de 123,000 t mn, à 591° F.et 4.95” de pression d'eau.Il est actionné directement par un moteur de 200 hp et 900 t/mn et son débit est contrôlé par des vannes à l'admission.Eau d'alimentation De la citerne du condenseur où se fait le dégazage partiel, l’eau de condensation est pompée par deux pompes verticales, chacune pouvant fournir la totalité du débit requis entre les refroidisseurs intermédiaires, à travers un refroidisseur à joint de barrage et deux réchauffeurs à basse pression jusqu'au dégazeur.Du dégazeur, l'effluent est pompé par deux pompes alimentant la chaudière à travers deux réchauffeurs d’eau d'alimentation à haute pression jusqu’à l’économiseur.Les pompes des condensats sont à huit étages, tournent à une vitesse de 1,200 tours à la minute et ont un débit de 1,660 gallons E.U.à la minute sous 430 pieds.Elles sont actionnées par des moteurs de 250 hp.Les pompes d’eau d'alimentation, de type barillet, ayant un débit de 1,550 gallons E.U.à la minute avec une pression de refoulement de 2,235 lb/po2, sont chacune actionnées par un moteur de 2,500 hp.en passant par un accouplement hydraulique à vitesse variable.Les réchauffeurs à basse pression sont de type horizontal fermé, à deux parcours avec turbulure en U.Leurs caractéristiques principales sont les suivantes : tubulure, 300 lb/po2 et 300° F.; échangeur, 50 lb/po2 et 600° F.Le dégazeur est de type à gicleur avec un débit de 1,225,000 lb/h de condensats, dont la concentration en oxygène n’excédera pas .005 cc par litre.La bâche du dégazeur a une capacité de huit minutes de marche en plein régime.Les réchauffeurs haute pression sont également de type horizontal L'INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1964 — 45 fermé, à deux tubulures en U.Ces trois réchauffeurs ont une tubulure dont la pression est de 2,550, lb/po2 et l'enveloppe subit des pressions respectives de 150, 300 et 600 lb/ po2.Ils conviennent à des températures de 405° F., 460° F.et 525° F.pour les tubes, et de 690/650° F, 870/650° F.et 720/650° F.pour les enveloppes.Toutes les tubulures des réchauffeurs sont en acier au carbone soudé aux tôles.Des précautions ont été prises pour réduire le plus possible la transmission de la chaleur et l'encrassement des tubulures d’acier.Le cuivre, sauf dans la tubulure des condenseurs, n’est pas utilisé dans les conduits des condensats et de l'eau d’alimentation de la chaudière.On injecte directement, par la pompe d’évacuation des condensats, des additifs chimiques : Hydrazine et Morpholine.Pendant les arrêts de courte durée les réchauffeurs sont isolés et les échangeurs sont protégés par de la vapeur sous une pression de 5 lb/ po2.Le réchauffeur no 1 ne peut pas être isolé parce que le conduit de soutirage n’a pas de soupape.Néanmoins, le réchauffeur sera alimenté régulièrement par de la vapeur ayant une pression de 5 lb/po2.Durant les arrêts prolongés, les réchauffeurs seront asséchés et de l’azote sous pression de 2 à 5 lb/po2 sera injecté dans les échangeurs et dans la tubulure des réchauffeurs.Traitement de l’eau d’appoint Les études préliminaires ont permis de déterminer que, pour assurer une alimentation régulière et économique de la centrale, toute l'eau d'appoint nécessaire à la centrale de Tracy devrait être prélevée dans le fleuve Saint-Laurent.Après avoir subi un traitement préliminaire à la chaux, l’eau doit être déminéralisée au moyen d’échangeurs de cations et d’anions.Le poste où se fait le traitement préliminaire de l'eau comprend un bassin de 21 pieds de diamètre, ayant un débit de 300 gal./mn et servant à coaguler les matières en suspension et à adoucir l’eau du Saint-Laurent.La présence de matières organiques sur les rives du Saint-Laurent a exigé l'installation d’un injecteur d'hypochlorite précédant un alimenteur de sulfite pour enlever l’excès de chlore dans l’eau.L’eau ainsi traitée est ensuite filtrée à travers deux filtres à gravité.La déminéralisation se fait dans deux chaînes comprenant un échangeur de cations de 54 pouces et un échangeur d'anions de 54 pouces; le débit par chaîne est de 150 gallons à la minute.Les premières chaînes sont suivies d’une chaîne de finissage ca-tions-anions identique aux premières.La chaîne de finissage sera utilisée parallèlement à la première au cas où une panne de l’équipement surviendrait pendant des périodes où les besoins d’eau d’appoint sont les plus grands.Le traitement de l’eau comprend également l’injection d'Hydrazine et de Morpholine à la sortie du poste de déminéralisation, en plus du phosphate injecté directement dans le ballon de la chaudière pour contrôler le degré d’alcalinité.Condenseur et eau de circulation Chaque condenseur est du type à simple parcours divisé en postes d'eau présentant une surface de refroidissement de 75,000 pieds carrés.Le condenseur fournit une contre-pression de 1 pouce lorsqu’il est alimenté par de l’eau de circulation à 50°F.La tubulure est supportée par des tôles Muntz avec des tuyaux en acier Admiralty.La section refroidie par air est en acier inoxydable.La citerne du condenseur a une capacité de 8,000 gallons E.U., égale à un débit de cinq minutes à plein régime.La citerne est conçue de façon à permettre le maximum de dégazage et à garantir un condensât dont la teneur d'oxygène n'excède pas .005 cc par litre.Des dispositifs sont prévus pour acheminer la vapeur par des dérivations pendant les arrêts de courte durée du groupe générateur.L’eau de circulation est fournie au condenseur par deux pompes alimentaires verticales fonctionnant à 450t/mn.Les pompes débitent 55,000 gallons E.U.à la minute sous 38 pieds pour fournir l’eau requise à la marche de l’usine à plein régime.Les ouvrages de prise d'eau se trouvent sur la rive du fleuve.Comme les fondations du bâtiment principal sont flottantes, il a fallu construire un mur-écran indépendant en béton armé.Il comprend les grilles de protection habituelles et des grilles coulissantes placées en avant des pompes pour les protéger des débris charriés par la rivière, ainsi que des rainures pour permettre l’introduction de vannes servant à l'assèchement.Le poste de filtration est installé dans un bâtiment à un seul étage à structure d’acier et murs de maçonnerie.Les pompes peuvent être retirées par un treuil manuel suspendu à un bâti sur le toit.Conduite principale de la vapeur surchauffée et resurchauffée La principale conduite de vapeur répond à la norme A-335 P-ll de l'ASTM.Il s’agit d’un tuyau résistant, sans soudure, fabriqué avec un alliage contenant VA p.100 de chrome et Vi p.100 de molybdène.Des tuyaux de deux grosseurs sont utilisés : 16 pouces de diamètre et 1.875 pouce d’épaisseur de paroi; et 12.75 pouces de diamètre et 1.678 pouces d’épaisseur de paroi.La tuyauterie est conforme à la norme A-335 P-ll de l’ASTM.Quant au tuyau d’alimentation du 46—DÉCEMBRE 1964 L’INGÉNIEUR resurchauffeur, il répond à la norme A-106 de l'ASTM, nomenclature 40.Aménagement du quai Le quai, aménagé tout d’abord pour faciliter le déchargement des pétroliers transatlantiques, pourra éventuellement s'adapter au déchargement automatique des navires charbonniers.L’installation actuelle comprend trois piliers d’ancrage, de 48 pieds sur 40 pieds, espacés de 170 et de 110 pieds et parallèles à la rive.Ils sont disposés de façon à permettre aux gros pétroliers d’environ 600 pieds de longueur, de même qu'aux plus petits navires de 256 pieds, d’accoster.Ces derniers s’amarrent aux piliers espacés de 110 pieds.On a jugé bon, compte tenu des pétroliers qui s’approchent de la rive à une vitesse de 0.5 pied à la seconde, de la pression très forte de la glace et de la faible résistance du sol, de soutenir les piliers par 6 caissons d’acier de 6 pieds de diamètre et de 163 pieds de longueur.Les caissons sont recouverts d’une dalle de béton armé de six pieds d’épaisseur.Des passerelles réunissent les piliers tandis qu'un pont, pouvant supporter le poids d’un camion de 2 tonnes, relie le pilier central à la rive.Le pilier central Remplie d'eau, la chaudière pèse 2307 tonnes et elle est suspendue à la charpente au moyen du dispositif à ressorts multiples qu'on voit ici pendant la construction.est équipé d'un appareil pour le déchargement du mazout.Deux postes d’amarrage, équipés de cabestans électriques, sont installés sur la rive où sont fixés les câbles d'attache de la proue et de la pompe des navires.Méthode de « coordination des dates limites » À la centrale de Tracy, on a eu recours à la méthode dite du “cheminement critique” (connue aux États-Unis sous le nom de “Critical Path Method”) pour les études, les achats et les diverses phases de la construction.Modèle réduit de l’usine Un modèle réduit du stade initial (deux tranches) de la centrale a été construit à l'échelle numérique Va po./l pied indiquant l’implantation générale de tout l’équipement principal aussi bien que l’agencement de la tuyauterie principale, les conduits des câbles et toutes les poutres maîtresses d'acier de structure.Ce modèle réduit s’est révélé très utile durant la conception et la réalisation des deux premières tranches.Il a également rendu de grands services pour la formation du personnel d’exploitation.Réalisation Les plans de la centrale thermique ont été dressés par United Engineers & Constructors (Canada) Limited en collaboration avec The Shawinigan Engineering Company Limited, de Montréal.The Shawinigan Engineering Company Limited s’est chargée de diriger les travaux de construction avec l’aide de United Engineers & Constructors qui agissaient en qualité d'ingénieurs-conseils.De plus, elle exerce le rôle d'entrepreneur général en confiant à des sous-traitants l’exécution des travaux spéciaux tels que les canalisations, les installations électriques et mécaniques, etc.La Compagnie d’Électricité Shawinigan, (filiale de l'Hydro-Qué-bec) sert de lien entre United Engineers & Constructors (Canada) Limited et The Shawinigan Engineering Company Limited.Elle passe elle-même toutes les commandes en plus de fournir divers services.Les travaux de construction commencèrent en mars 1962 et le deuxième groupe sera mis en marche en juillet 1965.Il aura donc fallu un peu plus de deux ans pour construire chacune des deux premières tranches.En raison de certaines difficultés qui surgirent lors de la mise en chantier, comme ce fut le cas pour les fondations, on craignit de ne pouvoir respecter les dates prévues pour la mise en service.Mais grâce à la collaboration de toutes les parties en cause, le premier groupe a été raccordé au réseau avec un retard de quelques jours seulement sur la date fixée au tout début.Cette belle réalisation va permettre à l'Hydro-Québec d’acquérir une expérience précieuse dans le domaine de l'énergie thermique et de former des techniciens qui seront prêts à assurer la fourniture de toute l’énergie électrique qu’exige le remarquable essor économique de notre province.L INGÉNIEUR DÉCEMBRE 1964 — 47 t±± '» ¦S*-™» V ^ -vas Viaduc au-dessus de l'autoroute des Laurentides près de l'école régionale de Mont-Rolland.LES AUTOROUTES D u Québec par ROGER-T.TRUDEAU L’Office des Autoroutes du Québec fut fondé en mai 1961 pour remplacer la Commission de l’Autoroute Montréal-Laurentides.Son but principal est de doter la province de Québec d'un réseau de voies de circulation rapide à accès limité et à péage pour stimuler l'essor économique.L'Office est chargé de : a) L’étude de tout projet d'autoroutes et de travaux connexes; b) La préparation de plans et devis et la construction de tout projet d'autoroutes, voies de raccordement, améliorations et tous travaux connexes; c) L'exécution des travaux d’entretien et de réparations nécessaires pour maintenir les autoroutes en bon état; d) L'administration des autoroutes et l’établissement de règlements concernant ces voies de communication.Le réseau actuel des autoroutes est montré sur la figure 1.Il est composé de trois voies distinctes : soit l'autoroute des Laurentides, l'autoroute des Cantons de l'Est et l'autoroute Montréal-Québec.Pré- sentement 47 milles sont déjà construits, 72 milles sont en construction et 190 milles sont projetés.Dans cet article, on discutera principalement des études préliminaires qui précèdent la construction des autoroutes, particulièrement de l’étude de rentabilité, des normes de construction, de l’étude des sols, de l'analyse structurale du pavage et du choix du type de pavage ainsi que des postes de péage.On traitera sommairement de quelques problèmes rencontrés lors de la construction.48 — DÉCEMBRE 1964 L’INGÉNIEUR •1— *.lu (.ni Ra*f7i,r L ’ ^ Miyt mièrc solution, il est important de construire des zones de transition lorsqu’il y a changement brusque dans la gélivité du sol qui se trouve au-dessus de la ligne du gel.b) Remplacer le sol gélif par un matériau non gélif.L’épaisseur de la couche de protection contre le gel dépend de l’uniformité du sol et des conditions de drainage.En général, l’épaisseur varie de 30 à 50% de la profondeur du gel.Pour qu’il y ait action du gel, il doit y avoir une présence d’eau.L’action du gel peut être atténuée en tenant la nappe d’eau souterraine basse à l’aide de fossés profonds.C’est pourquoi on exige que les fossés soient à pas moins de 6 pieds sous le niveau de la surface du pavage.Entrée, sortie et poste de péage Pour rendre une autoroute attrayante pour le plus grand nombre d’usagers, il est nécessaire de placer en relation avec les postes de péage, un nombre suffisant d’entrées et de sorties.Pour des raisons d’économie on a choisi pour les autoroutes du nord et de Sherbrooke, des postes de péage à barrières au lieu d’un système de péage avec cartes (qui consiste à remettre à l’automobiliste une carte à son entrée sur l’autoroute et à en exiger le péage à sa sortie).C’est ainsi que pour l’autoroute des Cantons de l’Est, la collection du péage requiert 5 péagers pour les postes de péage à barrière au lieu de 26 péagers si le système de péage avec carte avait été choisi.Le nombre d’allées aux postes de péage est établi en se basant sur la circulation probable dans 20 ans et en supposant que les barrières automatiques peuvent laisser passer 700 véhicules par heure (et celles avec percepteurs, 500 véhicules), et que la circulation par heure aux heures de pointe, dans une direction, est égale à 20% du trafic moyen journalier.Par exemple, pour l’autoroute des Cantons de l’Est, dans la section Magog, le trafic moyen journalier a été estimé à 7,965 véhicules/jour pour 1981.Ceci donne 1600 véhicules par heure pour une direction aux heures de pointe.On a donc prévu à cet endroit un poste de péage avec deux barrières automa- Viaduc du boulevard Milan à Brossard, enjambant l’autoroute des cantons de l’est et les voies locales de chaque côté.tiques et une barrière avec percepteur.La barrière avec percepteur est placée au centre pour servir dans les deux directions et permettre ainsi l’économie d’un employé.Quelques innovations La construction des autoroutes pourrait à elle seule faire l’objet de plusieurs articles.Les problèmes de construction sont nombreux et variés.Par exemple, plusieurs sections de l’autoroute des Cantons de l’Est traversent des marécages.Le marécage situé près de Eastman a une longueur de plus de 1650 pieds et une épaisseur de sol organique variant de 5 à 25 pieds.On a construit selon des exigences spéciales des remblais importants de schiste argileux près de Montréal.Près de St-Janvier, sur l’autoroute des Lau-rentides, il a fallu excaver de la moraine grossière exceptionnellement dense (plus de 150 lbs au pied cube) et contenant de 40 à 60% de blocaux.Nous espérons que la solution de ces problèmes fera l’objet de contributions techniques de la part des entrepreneurs.Ici, je me limiterai à décrire brièvement quelques-unes des innovations de 52 —DÉCEMBRE 1964 L INGÉNIEUR INGÉNIEUR „ DÉCEMBRE 1964 — 53 STE-ROSAl IF ROUTE IOUC MERVILLE ROXTON POND ABBOTSFORD MANIE VILLE SHERBROOKE lemmoivillc B3IO« AUTORi munti nsvil l e STUKELY ST JEAN M A GOG 'kBOWLTON STE MARTINE SWEETSI SOUTN BOLTON COW ANSVILLE I COAT IC 00* KE RIVER MANSONVILLE ISLANO TROT TRACE 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