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Titre :
L'ingénieur
Éditeur :
  • MontrĂ©al :Association des diplĂŽmĂ©s de polytechnique,1955-1987
Contenu spécifique :
ÉtĂ©
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou aprÚs :
    Prédécesseur :
  • Revue trimestrielle canadienne
  • Successeurs :
  • Po ,
  • Polytec ,
  • IngĂ©nieur (1988)
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Références

L'ingénieur, 1961-06, Collections de BAnQ.

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S’.7/4Ăč KaSÂGE” SERVICE 6CO V POSTE i A >E CRS CAW.ES AIR CKAÜ0 ÊCHAWIEJR r.ChAWG( UR PF Ăč.-ĂźAUTUR RETReiĂźilSSEiJR: ?CflOTi *„* **?'!*»* CC"H.CE 1A 'H ,.?C>\ Y.: KV, i KV p THVC C; C.HHO Coupe de la sous-station.L lNGÉNI EU R ÉTÉ 1961—3 J U - d'une puissance totale de 166,000 KVA, capables de fournir 60 circuits triphasĂ©s Ă  4,000 volts, devant alimenter des charges de moindre envergure et pourvoir Ă  la distribution domiciliaire locale.On pourra peut-ĂȘtre se demander la raron de cette double transformation.Il fallait comparer l'Ă©conomie de deux solutions possibles : d'une part, la transformation double Ă©tait Ă©videmment plus coĂ»teuse que la transformation Ă  trois bobinages; d'autre part, la transformation simple exigeait des disjoncteurs Ă  puissance de rupture trĂšs Ă©levĂ©e.Plan de l’étage Tous et chacun de ces Ă©difices requiĂšrent des quantitĂ©s d'Ă©nergie se chiffrant Ă  plusieurs milliers de kilowatts.Les exigences individuelles s'Ă©chelonnent entre 2000 et 35,000 kilowatts.Toutes ces charges nouvelles ont nĂ©cessitĂ© la construction d'un poste ou source d'alimentation capable de les satisfaire adĂ©quatement.Le poste qui existait auparavant Ă©tait bien loin de rĂ©pondre aux exigences prĂ©sentes.DĂšs qu'une dĂ©cision fut prise sur la construction des premiers Ă©difices, l'Hydro-QuĂ©bec dut procĂ©der immĂ©diatement Ă  la mise en chantier de sa sous-station monstre dans le voisinage des gratte-ciel.Les ingĂ©nieurs en projets techniques ont conçu l'idĂ©e d'une sous-station placĂ©e immĂ©diatement Ă  l'arriĂšre de l'Ă©difice Hydro-QuĂ©bec dont la plus grande partie du volume serait situĂ© sous terre.Mentionnons-en briĂšvement les principales caractĂ©ristiques.L'alimentation primaire se fait Ă  120,000 volts par une sĂ©rie de circuits souterrains, reliĂ©s au grand rĂ©seau de transport qui entoure MontrĂ©al, dont les cen- des transformateurs traies de Beauharnois et de Ber-simis I et II en sont les principales sources d'Ă©nergie.L'Ă©lectricitĂ© est ensuite abaissĂ©e Ă  des tensions de 12,000 et de 4,000 volts, plus commodes pour la distribution.Les transformations s'effectuent en deux Ă©tapes.La premiĂšre comporte une puissance de 240,000 KVA, en transformateurs, permettant 36 dĂ©parts possibles Ă  12,000 volts.À mĂȘme ces derniers dĂ©parts, on alimente d'autres transformateurs AprĂšs Ă©tude, la transformation double s'avĂ©rait la solution la plus Ă©conomique en ce qu'elle permettait de limiter les courts circuits Ă  une valeur que pouvaient satisfaire les appareils dĂ©jĂ  en production chez les manufacturiers.La sous-station comporte un certain nombre de particularitĂ©s, outre son ampleur trĂšs considĂ©rable.Notons que tous les feeders, arrivĂ©s ou dĂ©parts, prennent la voie sous-terraine.Chacun se branche Ă  sa barre omnibus Ă  travers un disjoncteur pneumatique.CIRCUIT D’EAU CHAUDf POUR CHAUFFAGE DE L’EDIFICE A BURE A'.ECHANGEUR OE CHALEUR NO.3 ECHAPPEMENT ''''D’AIR CHAUD tff/s ÉCHANGEUR DE CHALEUR NO.t ECHANGEUR DE CHALEUR NO ! SchĂ©ma de la transmission de chaleur.32 —ÉTÉ 1961 L'INGÉNIEUR Seuls les transformateurs de courant Ă  haute tension ( 120 KV ) et les transformateurs abaisseurs contiennent de l'huile.L'Ă©limination de cette derniĂšre a pour but de diminuer les risques d'incendie; le fait de loger les transformateurs dans ces compartiments en maçonnerie amoindrit encore ce danger.Une autre particularitĂ© de la sous-station rĂ©sulte de la dĂ©cision d'utiliser les pertes aux transformateurs pour le chauffage de l'Ă©difice Ă  bureaux.Nous n'insisterons pas sur cet aspect qui de vrait faire l'objet d'une Ă©tude spĂ©ciale.Au dĂ©part, l'alimentation de la Place Ville-Marie dans son ensemble se fera par trois circuits souterrains de 12,000 volts en provenance de la sous-station Dorchester.Chacun de ces circuits comporte deux cĂąbles de 500 MCM chacun, pouvant facilement porter 1000 ampĂšres ou quelque 20,000 KVA.L'alimentation dans les Ă©difices Le transport de l'Ă©nergie Ă  partir de la sous-station jusque chez l'abonnĂ© ne prĂ©sente aucun problĂšme particulier.Cependant, Ă  l'intĂ©rieur mĂȘme de ces Ă©difices, il existe un problĂšme de mesurage et partant donc de la distribution.La distribution se complique davantage du fait que l'Hydro-QuĂ©bec veut mesurer sĂ©parĂ©ment la consommation des locataires Les disjoncteurs Ă  l'air comprimĂ©.A l'avant-plan, trois transformateurs de mesure.Deux de ces trois circuits alimenteront chacun une moitiĂ© de la barre omnibus devant recevoir l'Ă©nergie de l'Hydro-QuĂ©bec.Le troisiĂšme servira d'auxiliaire ou de dĂ©pannage Ă  chacun des deux autres.Plus tard, cependant, quand la puissance requise l'exigera au parachĂšvement du projet, un quatriĂšme circuit, aussi en Refroidisseurs Ă  air installĂ©s prĂšs des salles de transformateurs.dans ces Ă©difices.Il faut donc obtenir une multiplicitĂ© de combinaisons permettant de mesurer soit d'une part la consommation de plus d'un abonnĂ© sur un mĂȘme Ă©tage, soit d'autre part la consommation d'un abonnĂ© qui occupe plus d'un Ă©tage.Ceci exige donc une trĂšs grande flexibilitĂ© en ce qui touche la rĂ©partition des circuits Ă  travers chaque Ă©tage et Ă  travers tout l'Ă©difice.Toute compinaison faite au prĂ©alable peut ĂȘtre changĂ©e Ă  volontĂ© selon les baux de location et selon l'espace occupĂ© par les locataires.Comme prototype, examinons ce qui se passera dans l'Ă©difice cruciforme de la Place Ville-Marie.A) — Mode d'alimentation L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —33 Un des six transformateurs principaux de 40,000 KVA.provenance de la sous-station Dorchester, viendra complĂ©ter l'installation.À ce moment-lĂ , du cĂŽtĂ© de la source, les circuits, groupĂ©s deux Ă  deux, partiront de deux barres omnibus distinctes pour aboutir par des disjoncteurs Ă  deux barres aussi distinctes chez l'abonnĂ©.Un disjoncteur d'attache qu'on gardera ouvert en temps normal pourra relier les deux barres si nĂ©cessaire, en cas d'urgence.Comme rĂ©sultat final, huit cĂąbles de 500 MCM relieront en permanence la charge Ă  la source.La distance de la sous-station Ă  la Place Ville-Marie est d'environ 5,000 pieds.On compte Ă  peu prĂšs 200 pieds du dernier regard Ă  la sous-station de l'abonnĂ©; ceci inclut une chute verticale de quelque 40 pieds.Cette derniĂšre portion des cĂąbles ne comporte qu'une longueur, donc aucun joint, et on utilise de plus un genre de cĂąble d'oĂč l'huile d'imprĂ©gnation ne peut se drainer.B) — Mode de distribution interne et mesurage Distribution L'alimentation de l'ensemble du projet se fera Ă  partir de la sous- station principale placĂ©e dans l'Ă©difice cruciforme.L'estimation des charges se chiffre comme suit : l'Ă©difice cruciforme ; 18,000 KVA le garage : 600 KVA la place des pas-perdus : 600 KVA le centre d'achats : 2,000 KVA Total 21,000 KVA L'Ă©difice Mansfield projetĂ© comme derniĂšre Ă©tape, portera ce total Ă  35,000 KVA.Dans l'Ă©difice principal de 42 Ă©tages, le cruciforme, deux centres de distribution fourniront l'Ă©nergie Ă  l'ensemble : l'un au premier Ă©tage et l'autre au quarantiĂšme.Chacun des postes comportera deux transformateurs triphasĂ©s de 5,000 KVA chacun : l'un pour alimenter les services gĂ©nĂ©raux de l'Ă©difice et l'autre pour subvenir aux besoins des locataires.La tension secondaire de ces transformateurs sera de 575 volts.La distribution elle-mĂȘme du haut en bas de l'Ă©difice s'effectuera au moyen de deux groupes de barres verticales Ă  575 volts, chaque groupe fournissant deux ailes du cruciforme.Le poste du 42iĂšme pourvoira les vingt Ă©tages supĂ©rieurs, tandis que les Ă©tages infĂ©rieurs recevront leur Ă©lectricitĂ© du poste infĂ©rieur.À chaque Ă©tage, des transformateurs type Ă  sec abaissent la tension Ă  120/208 volts pour distribution triphasĂ©e Ă  ce niveau.Les circuits partent d'un cabinet qui comporte ou non du mesurage selon les besoins.Mesurage Le mode de mesurage variera selon le cas.On mesurera, par exemple, la charge des propriĂ©taires ou la charge inhĂ©rente au service de l'Ă©difice Ă  tension primaire, soit 12,000 volts.Les locataires, occupant plusieurs Ă©tages et requĂ©rant une forte charge auront aussi leur mesurage Ă  la tension primaire.Il se peut fort bien cependant que la charge de certains locataires ne justifie pas l'application des taux Ă  tension primaire et que le mesurage ne puisse s'effectuer par un seul compteur Ă  la source.Il s'ensuit que les projets doivent comporter Ă  chaque Ă©tage un poste secondaire de distribution et de mesurage pouvant desservir une quantitĂ© variable de locataires.Une telle installation exige, il va sans dire, une grande souplesse.En fait, le cabinet de mesurage de chaque Ă©tage peut recevoir six compteurs indĂ©pendamment.C'est un tour de force que les ingĂ©nieurs du projet ont rĂ©ussi merveilleusement bien, tout en utilisant de l'appareillage standard.Conclusion Ce qui se produit sur le boulevard Dorchester symbolise assurĂ©ment la formidable expansion qui a lieu partout ailleurs dans le QuĂ©bec.En dehors des grands centres, la CĂŽte Nord est, de toutes les rĂ©gions, celle qui connaĂźt l'essor le plus rapide.LĂ , comme ailleurs, l'Ă©lectricitĂ© constitue l'Ă©lĂ©ment essentiel au dĂ©veloppement industriel.Fort heureusement, notre province jouit d'une situation tout-Ă -fait exceptionnelle en ressources hydrauliques.Ceci permet de multiplier les rĂ©seaux pour apporter partout le “fluide du progrĂšs" qu'est l'Ă©lectricitĂ© et grossir consĂ©quemment le volume de nos affaires.34—ÉTÉ 1961 L'INGÉNIEUR Si nous pouvions contempler notre planĂšte d'un point d'observation trĂšs haut dans l'espace, nous verrions, mieux que nous l'ont enseignĂ© nos manuels de gĂ©ographie, la grandeur et l'importance de nos mers et ocĂ©ans, couvrant la majeure partie de la surface de la terre.Contrairement aux continents, relativement statiques, ces mers et ocĂ©ans sont l'essence mĂȘme d'un dynamisme tel que nous pouvons dire que les sept dixiĂšmes de la surface de notre planĂšte ne sont jamais au repos.Et j'entends ici par dynamisme quelque chose de beaucoup plus vaste que le phĂ©nomĂšne des vagues et des marĂ©es.L'ocĂ©an sans cesse se renouvelle.L'ocĂ©an voyage d'un continent Ă  l'autre.L'ocĂ©an se meut verticalement.Et tout cela de façon telle que la moindre dĂ©viation du rythme Ă©tabli peut engendrer des consĂ©quences dont la gravitĂ©, jusqu'Ă  ces derniĂšres annĂ©es, Ă©tait inconnue de l'homme, mĂȘme de l'homme de science averti.L'homme de la prĂ©histoire s'est intĂ©ressĂ© Ă  la mer.ImpressionnĂ© par sa fertilitĂ©, sa puissance et son ampleur il l'a vĂ©nĂ©rĂ©e comme un dieu.Puis avec l'acheminement des siĂšcles, il a cherchĂ© Ă  mieux la connaĂźtre.Aristote, philosophe et homme de science, fut le premier expert en biologie marine; mais aprĂšs lui, il a fallu fl* L'OCÉANOGRAPHIE par Marc Boyer.D.5c., Sous-ministre des Mines et des RelevĂ©s techniques, Ottawa Causerie prononcĂ©e devant la Section de MontrĂ©al (française) de l'American Society of Metals, Ă  l'École Polytechnique de MontrĂ©al, le 29 mars 1961.attendre prĂšs de 2,000 ans avant que l'homme, de nouveau, n'aborde sĂ©rieusement cette Ă©tude fascinante qu'est l'ocĂ©anographie biologique.Quant Ă  l'ocĂ©anographie physique, on peut dire qu'elle date de l'Ăšre des grands voiliers.Le savant Benjamin Franklin et le fameux capitaine Cook furent les premiers, Ă  la fin du 18e siĂšcle, Ă  Ă©tudier systĂ©matiquement les grands courants marins et la variation de tempĂ©rature des eaux comme guide pour utiliser ces courants en navigation.Mais les dĂ©buts rĂ©els de la science de l'ocĂ©anographie ne remontent guĂšre qu'Ă  plus de cent ans.Depuis lors, chaque dĂ©couverte a posĂ© un problĂšme nouveau, et il a fallu l'essor scientifique formidable des derniers vingt ans pour analyser et comprendre plusieurs de ces phĂ©nomĂšnes : Ă©quilibre de nos climats en fonction des grands courants marins; Ă©quilibre et dĂ©sĂ©quilibre de la flore et de la faune marines; variation de la tempĂ©rature et de la salinitĂ© des eaux et ses effets sur la vie marine; l'Ă©vaporation et ses effets sur le climat; le pourquoi des grandes fosses marines et l'origine des chaĂźnes de montagnes submergĂ©es; le comportement des grands courants marins en surface et en profondeur; l'Ă©nigme de la gĂ©ologie des fonds marins; la complexitĂ© de la vie marine, qu'on retrouve jusqu'Ă  des profondeurs dĂ©passant 35,000 pieds; la tablette continentale, piĂ©destal sur lequel semblent posĂ©s les continents.L'annĂ©e gĂ©ophysique internationale, qui s'est terminĂ©e rĂ©cemment, a permis Ă  tous les pays du monde de se donner la main, pour ainsi dire, pour intensifier et coordonner l'observation de tous ces phĂ©nomĂšnes afin que les chercheurs, analysant les donnĂ©es recueillies, puissent jeter un peu plus de lumiĂšre sur tous ces phĂ©nomĂšnes, toutes ces Ă©nigmes.Il est assez amusant de constater cette reprise de conscience du rĂŽle essentiel des ocĂ©ans dans la vie de l'homme sur la terre, Ă  l'Ă©poque mĂȘme oĂč l'on songe Ă  projeter l'homme dans les espaces planĂ©taires.Mais pourquoi ce renouveau d'intĂ©rĂȘt en faveur de l'ocĂ©anographie ?Il y a bien des raisons, nous allons voir.À cause de la menace que reprĂ©sentent les sous-marins porteurs de fusĂ©es, c'est probablement dans le domaine de la dĂ©fense que l'ocĂ©anographie devient la plus impĂ©rative.La seule et unique façon de parer Ă  cette menace, c'est de connaĂźtre Ă  fond les eaux qui nous entourent, afin de repĂ©rer et de poursuivre les submersibles.Aujourd'hui, avec les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans le domaine des sous-marins, on ne L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961—35 dira jamais assez combien il est nĂ©cessaire d'ĂȘtre sur le qui-vive, et le voyage du Nautilus sous les glaces polaires en 1958 a dissipĂ© tout doute dans nos esprits Ă  ce sujet.Des richesses sous-marines Une autre raison qui milite en faveur de la recherche ocĂ©anographique c'est la possibilitĂ© que notre plate-forme ou tablette continentale renferme d'abondantes richesses.Vous vous rappelez sans doute la confĂ©rence de GenĂšve en 1958 sur la loi de la mer, alors que 86 nations ont reconnu qu'une nation possĂšde des droits exclusifs en matiĂšre d'exploitation des ressources de sa plate-forme continentale.On peut se rendre compte de l'importance de cette dĂ©cision pour notre pays en se rappelant que cette loi ajoute environ 1,452,000 milles carrĂ©s Ă  l'Ă©tendue de notre territoire, soit une augmentation de prĂšs de 40 p.100.EnvisagĂ©e du point de vue des richesses potentielles, cette dĂ©cision peut avoir pour notre pays des consĂ©quences incalculables.Bien que modeste jusqu'Ă  prĂ©sent, notre exploration de la plate-forme continentale polaire nous permet de croire que sa structure gĂ©ologique est identique Ă  celle des masses terrestres adjacentes, fait intĂ©ressant car selon toute apparence ces masses terrestres renferment du pĂ©trole.L'existence de telles richesses dans l'archipel et la solution du problĂšme du transport Ă  l'aide des submersibles font que, dans un avenir peut-ĂȘtre pas trĂšs Ă©loignĂ©, la mise en valeur de l'ExtrĂȘme-Nord canadien deviendra une possibilitĂ©.Tout cela dĂ©pend Ă©videmment d'une connaissance ocĂ©anographique approfondie des caractĂ©ristiques de notre plate-forme arctique ainsi que des eaux de ces parages.De nos jours, on entend souvent parler de surpopulation.La grande rapiditĂ© avec laquelle s'accroĂźt la population mondiale pose- un problĂšme angoissant, Ă  savoir comment il sera possible de nourrir tout ce monde.Pour rĂ©soudre ce problĂšme on a songĂ© Ă  puiser dans les profondeurs ocĂ©aniques oĂč, suivant les scientifiques, les rĂ©serves de protĂ©ines sont presque inĂ©puisables.Mais auparavant, il nous faut d'abord connaĂźtre beaucoup mieux les profondeurs ocĂ©aniques et la vie qui s'y trouve.Importance de l'ocĂ©anographie Nous constatons Ă©galement qu'il est nĂ©cessaire d'accroĂźtre les connaissances ocĂ©anographiques lorsque nous envisageons les voyages ocĂ©aniques en bateau ou en avion.Pour voyager rapidement et en toute sĂ©curitĂ© sur l'eau, nous devons possĂ©der les notions voulues au sujet des marĂ©es, des courants, du relief sous-marin, des vagues, de la formation des glaces, et, s'il s'agit de voyages ocĂ©aniques par avion, nous devons connaĂźtre les phĂ©nomĂšnes dynamiques entre l'air et la mer et dont la tempĂ©rature dĂ©pend.À propos de tempĂ©rature, nous savons Ă  prĂ©sent que les ocĂ©ans sont le milieu oĂč notre climat prend naissance.Les ocĂ©ans expliquent bien des choses, notamment le cycle d'Ă©vaporation, la formation des nuages, la prĂ©cipitation et la source des vents.Les grands courants marins, chauds ou froids sont les rĂ©gulateurs du climat.VoilĂ  donc quelques raisons — et il y en a bien d'autres — qui expliquent cette recrudescence d'intĂ©rĂȘt en faveur de l'ocĂ©anographie.En rĂ©sumĂ©, l'ocĂ©anographie reprĂ©sente la somme totale de toutes les sciences nĂ©cessaires Ă  une bonne connaissance de la mer et du rĂŽle qu'elle joue dans la vie des hommes et jusque dans leurs affaires.On se rend mieux compte de l'importance vitale de ce rĂŽle lorsqu'on songe que les ocĂ©ans occupent les sept dixiĂšmes de la surface du globe.Toutefois, si l'on excepte les aides Ă  la navigation, l'homme a jusqu'ici nĂ©gligĂ© d'explorer ces immenses Ă©tendues.Cette nĂ©gligence s'explique de plusieurs façons.On peut mentionner entre autre le manque d'intĂ©rĂȘt.Jusqu'Ă  ces derniers temps, l'homme ne s'intĂ©ressait pas rĂ©ellement Ă  ce qui se passe sous la surface des ocĂ©ans.Une autre bonne raison c'est que la recherche ocĂ©anographique coĂ»te cher.Si l'on excepte l'Ă©tude de la stratosphĂšre et des espaces interplanĂ©taires, domaine nuclĂ©aire, l'ocĂ©anographie demeure probablement le domaine oĂč la recherche est la plus coĂ»teuse de nos jours.Cette science exige de ses adeptes une bonne formation, une foule d'instruments qui relĂšvent de diverses disciplines, et des navires munis de dispositifs spĂ©ciaux pour travailler le long des cĂŽtes et au large.Le champ de l'ocĂ©anographie Jetons maintenant briĂšvement un coup d'oeil sur les divers domaines qui intĂ©ressent la recherche ocĂ©anographique.En premier lieu, il y a l'ocĂ©anographie physique.C'est l'Ă©tude de la tempĂ©rature et des gradients de tempĂ©rature dans la mer, de la salinitĂ© et de la densitĂ© de l'eau Ă  diverses profondeurs, du mouvement des masses d'eau et des phĂ©nomĂšnes connexes.L'ocĂ©anographie biologique constitue une autre phase de cette science.Elle s'intĂ©resse Ă  la productivitĂ© biologique des ocĂ©ans.C'est vers le biologiste que se tourne le monde pour dĂ©couvrir de nouvelles sources de nourriture pour l'homme.En plus, l'ocĂ©anographie biologique fournit une importante contribution Ă  l'histoire de l'Ă©volution des formes supĂ©rieures de vie marine, des animaux, et, finalement, de l'homme.36—ÉTÉ 1961 L'I NGÉN I EU R Le "Hudson", vaisseau de 4,600 tonnes prĂ©sentement en construction, sera un vĂ©ritable laboratoire flottant.i 'TWjT** L'ocĂ©anographie comprend Ă©-galement la gĂ©ologie marine ou, comme on la dĂ©signe souvent, la gĂ©ologie sous-marine.Cette branche de l'ocĂ©anographie Ă©tudie les sĂ©diments qui tapissent le fond de l'ocĂ©an ainsi que la structure des roches sous-adjacentes.La gĂ©ologie sous-marine joue un rĂŽle important et pour trois raisons.Du point de vue de la science pure, reconstituer, dans leur ordre chronologique, les formations gĂ©ologiques.En second lieu, dĂ©terminer les changements climatiques et gĂ©ologiques au cours des Ăąges rĂ©volus.Enfin, troisiĂšmement, du point de vue pratique, la gĂ©ologie sous-marine fournit les donnĂ©es nĂ©cessaires Ă  l'Ă©valuation des ressources potentielles de la plate-forme.Nous en arrivons maintenant Ă  l'Ă©tude des glaces, un autre aspect important de l'ocĂ©anographie.Cela est tout particuliĂšrement vrai dans le cas d'un pays comme le Canada, oĂč l'on doit faire face aux problĂšmes de navigation hivernale dans le golfe Saint-Laurent ainsi que le long des routes d'approvisionnement de l'Arctique.La phase de l'ocĂ©anographie qui a prĂ©sentement la vedette est l'ocĂ©anographie militaire.Comme je l'ai mentionnĂ© prĂ©cĂ©demment, la mise au point des sous-marins nuclĂ©aires a attirĂ© l'attention sur la nĂ©cessitĂ© des mĂ©thodes de dĂ©tection sous l'eau.On le sait, les ondes sonores Ă  haute frĂ©quence subissent l'influence des gradients de tempĂ©rature au sein des mers et ne voyagent pas nĂ©cessairement en ligne droite.Les qualitĂ©s absorptives des sĂ©diments influencent Ă©galement la puissance du signal.Ainsi, les donnĂ©es recueillies par les ocĂ©anographes physiciens constituent la base qui permet la mise au point de dispositifs appropriĂ©s d'une prĂ©cision plus grande.Dans le cadre de ce bref exposĂ©, je n'ai fait qu'entrouvrir la fenĂȘtre sur la science de l'ocĂ©anographie.Examinons maintenant ce que fait notre pays.L’effort canadien Les travaux canadiens en ocĂ©anographie remontent Ă  1930, alors que le Service hydrographique du Canada, qui fait partie de mon MinistĂšre, a pris la relĂšve de l'AmirautĂ© britannique Ă  l'Ă©gard de l'hydrographie et du sondage des eaux littorales canadiennes.Peu de temps aprĂšs, l'Office des recherches sur les pĂȘcheries entreprenait des travaux sur les problĂšmes connexes Ă  l'industrie des pĂȘcheries.AprĂšs ces premiers travaux, l'Office des recherches sur les pĂȘcheries a continuĂ© d'accroĂźtre son personnel et d'agrandir ses locaux, de sorte qu'il poursuit maintenant une importante campagne de recherches ocĂ©anographiques destinĂ©es Ă  augmenter la valeur et l'importance des ressources piscicoles canadiennes.Avec les annĂ©es, diverses autres agences gouvernementales se sent intĂ©ressĂ©es aux diffĂ©rents aspects de l'ocĂ©anographie dans le cadre de leurs travaux.En ce qui concerne la dĂ©fense, la Marine royale du Canada, l'Aviation royale du Canada et le Conseil de recherches pour la dĂ©fense ont pour mission d'Ă©tudier l'influence des conditions ocĂ©anographiques sur l'efficacitĂ© de la dĂ©fense du Canada sur mer.La Marine royale du Canada et l'Aviation royale du Canada travaillent Ă  mettre au point de nouveaux procĂ©dĂ©s destinĂ©s Ă  repĂ©rer les sous-marins hostiles.Le ministĂšre des Transports s'intĂ©resse Ă  certains aspects de l'ocĂ©anographie par l'intermĂ©diaire de deux de ses services : la Direction de la mĂ©tĂ©orologie, pour la mĂ©tĂ©orologie et la prĂ©vision des glaces, et les Services de la marine, qui sont responsables des aides Ă  la navigation.Depuis 1930, le Service hydrographique de mon MinistĂšre a pris graduellement de l'expansion, de sorte qu'il possĂšde maintenant quatre navires sur la cĂŽte du Pacifique.Il a Ă©galement recours aux services de trois vaisseaux affrĂ©tĂ©s en partance d'Halifax et de six grosses corvettes le long des cĂŽtes ainsi que sur les plus grands lacs d'eau douce Ă  l'intĂ©rieur.Le Service hydrographique fournit maintenant des renseignements sur les marĂ©es et courants, et recueille certaines donnĂ©es ocĂ©anographiques, y compris les L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —37 profils magnĂ©tiques au-dessus des principales rĂ©gions oĂč il exĂ©cute ses travaux.À l'aide de ce bref exposĂ©, on comprendra Ă  quel point l'effort de notre pays est insuffisant, compte tenu des Ă©vĂ©nements actuels.La demande de renseignements ocĂ©anographiques sur nos eaux est si grande et la connaissance obtenue Ă  partir de recherches ocĂ©anographiques est devenue si importante pour notre dĂ©fense et l'Ă©valuation des ressources que nous avons dĂ» reviser toute notre campagne de travaux dans ce domaine et Ă©laborer d'autres plans beaucoup plus ambitieux.Les projets AprĂšs mĂ»re rĂ©flexion, le Gouvernement a dĂ©cidĂ© de confier Ă  mon MinistĂšre la tĂąche d'amplifier le programme de travaux en ocĂ©anographie physique et de proportionner notre effort aux.besoins de notre pays.En consĂ©quence, en vertu de la nouvelle campagne, l'Office des recherches sur les pĂȘcheries limitera son activitĂ© Ă  l'ocĂ©anographie reliĂ©e directement aux ressources alimentaires des ocĂ©ans, tandis que notre MinistĂšre assumera la principale responsabilitĂ©, qui consiste Ă  rĂ©pondre aux besoins ocĂ©anographiques du MinistĂšre de la DĂ©fense nationale, Ă  mettre en valeur nos ressources nationales et Ă  fournir les renseignements fondamentaux aux autres groupes de chercheurs ; en second lieu, nous devons concentrer nos efforts sur l'ocĂ©anographie de l'Arctique ; en troisiĂšme lieu, nous allons Ă©tendre nos Ă©tudes au large des cĂŽtes, afin d'examiner les problĂšmes spĂ©ciaux posĂ©s par les profondeurs ocĂ©aniques, et enfin, nous devrons collaborer aux campagnes internationales.Pour faciliter l'effort canadien en matiĂšre d'ocĂ©anographie, le Gouvernement fĂ©dĂ©ral a constituĂ© un organisme coordonnateur qui est chargĂ© de diriger l'activitĂ© ocĂ©anographique des divers ministĂšres intĂ©ressĂ©s.Cet organisme porte le nom de ComitĂ© canadien d'ocĂ©anographie ; il est composĂ© de reprĂ©sentants des agences du Gouvernement fĂ©dĂ©ral intĂ©ressĂ©es Ă  l'ocĂ©anographie ainsi que des universitĂ©s intĂ©ressĂ©es Ă  ce genre de travaux.La nĂ©cessitĂ© et l'importance d'un tel comitĂ© sautent aux yeux.Il a la double tĂąche de coordonner et de diriger les recherches ocĂ©anographiques exĂ©cutĂ©es au Canada et, rĂŽle non moins important, de reprĂ©senter le Canada Ă  l'Ă©chelon international.En Ă©tablissant un tel organisme, le Canada abandonne les chemins battus, car, ainsi, tous les groupes intĂ©ressĂ©s Ă  cette science sont reprĂ©sentĂ©s au sein d'un comitĂ© national qui peut traiter d'ocĂ©anographie aussi bien au niveau national qu'au niveau international.La dĂ©cision gouvernementale de dĂ©limiter la responsabilitĂ© dans le domaine de l'ocĂ©anographie civile et d'accĂ©lĂ©rer l'exĂ©cution de la campagne canadienne dans son ensemble exigera une grande expansion de nos services, et c'est Ă  cette tĂąche que nous avons ces derniers temps consacrĂ© le gros de nos efforts.Un problĂšme s'est posĂ© pour nous du fait que le Canada compte deux rĂ©gions au sujet desquelles il est particuliĂšrement urgent d'obtenir des renseignements ocĂ©anographiques, savoir l'Atlantique et l'Arctique.Un centre de sciences marines La rĂ©ponse rĂ©sidait, nous le savions, dans l'Ă©tablissement d'un important centre de sciences marines sur la cĂŽte canadienne de l'Atlantique.C'est pourquoi le Gouvernement a dĂ©cidĂ©, en 1958, d'Ă©tablir un tel centre dans le bassin de Bedford, Ă  proximitĂ© d'Halifax.Une fois en service, le nouvel Institut comptera un personnel d'environ 300, y compris des ocĂ©anographes, des hydrographes, des gĂ©ologues du monde sous-marin ainsi que d'autres employĂ©s dans le domaine scientifique.Il sera dotĂ© de tout l'Ă©quipement nĂ©cessaire pour rĂ©pondre aux exigences d'un institut ocĂ©anographique moderne.Les ateliers seront outillĂ©s pour rĂ©pondre aux besoins normaux du programme.Le centre de ravitaillement comportera les services voulus de l'approvisionnement des navires et verra aux autres besoins de l'Institut.Le nouvel Institut va Ă©galement permettre l'expansion depuis si longtemps attendue des sections atlantique et subarctique du Service hydrographique du Canada.Le nouvel Institut servira en plus de bureau central au groupe de chercheurs, ocĂ©anographes, hydrographes, ocĂ©anographes-gĂ©ologues, gĂ©ophysiciens du fond de l'ocĂ©an, gĂ©ographes et autres qui travaillent dans l'ExtrĂȘme-Nord et dans l'ocĂ©an Arctique sur ce que nous avons convenu d'appeler le "Polar Continental Shelf Project”.le voudrais maintenant vous dire quelques mots du programme de construction navale Ă  entreprendre pour crĂ©er la flottille ocĂ©anographique requise.Nous avons Ă©laborĂ© ce programme en considĂ©rant que les navires ocĂ©anographiques doivent servir Ă  plusieurs fins.En construisant des navires ainsi destinĂ©s Ă  plusieurs fonctions, nous espĂ©rons faciliter l'exĂ©cution des travaux prĂ©vus et employer les navires plus souvent qu'on ne peut le faire maintenant.Nous avons deux navires en chantier, trois Ă  l'Ă©tat d'Ă©pures et un autre va nous ĂȘtre cĂ©dĂ© par la Marine royale du Canada.Quatre de ces nouveaux navires seront en service sur le littoral de l'Atlantique et dans les eaux subarctiques et deux autres auront leur port d'attache sur le littoral du Pacifique.38 —ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR pi «~m& m L'Institut ocĂ©anographique de Bedford en Nouvelle-Ecosse s'installera l'an prochain dans ces immeubles.Dans l'Arctique Passons maintenant Ă  l'ocĂ©an Arctique.C'est lĂ , dans cette deu ‱ xiĂšme rĂ©gion sur laquelle nos connaissances ocĂ©anographiques actuelles sont par trop insuffisantes, que porteront nos efforts au dĂ©but afin d'agrandir le champ de nos travaux ocĂ©anographiques.Deux raisons motivent une telle dĂ©cision.D'abord, il est urgent que le Canada affirme davantage sa souverainetĂ© sur l'archipel Arctique.L'Union soviĂ©tique et les Etats-Unis sont depuis longtemps au travail dans le bassin polaire, surtout l'Union soviĂ©tique, qui y poursuit ses recherches depuis des annĂ©es.En effet, les cartes soviĂ©tiques montrent que les scientistes de l'URSS ont fait des Ă©tudes jusqu'au seuil mĂȘme de nos Ăźles Arctiques.Non seulement les Russes ont Ă©tudiĂ© mĂ©thodiquement le bassin polaire, mais ils projettent encore d'y poursuivre leurs travaux.Les Etats-Unis de leur cĂŽtĂ© travaillent Ă  partir d'Ăźles de glace et, comme on le sait, ont aussi retirĂ© d'utiles connaissances des voyages qu'ont fait, sous les glaces polaires, les sous-marins atomiques Nautilus et Skate.Il reste donc aux Canadiens Ă  recueillir de toute urgence des renseignements ocĂ©anographiques et hydrographiques sur ces parages peu connus.Il y a deux ans, mon MinistĂšre a lancĂ© un programme d'Ă©tudes trĂšs reliĂ©es les unes aux autres, sur la plateforme continentale polaire, l'archipel Arctique et les eaux voisines.L'exĂ©cution de cette Ă©tude de la plateforme continentale polaire sera de longue durĂ©e : les scientifiques feront une Ă©tude mĂ©thodique de ce plateau ; ils exĂ©cuteront divers essais et diverses recherches dans des trous creusĂ©s Ă  coups d'explosifs Ă  travers la glace, en diffĂ©rents endroits.Sont affectĂ©es Ă  cette entreprise des Ă©quipes composĂ©es d'ocĂ©anographes, d'hydrographes, de topographes, de gĂ©ologues, de gĂ©ophysiciens, de gĂ©o- graphes et de biologistes.Longue d'environ 1,500 milles, cette plateforme s'Ă©tend, dit-on, des cĂŽtes jusqu'Ă  100 ou 200 milles dans l'ocĂ©an Arctique, sous la calotte permanente de glaces polaires.Bien que cette entreprise n'ait dĂ©butĂ© que rĂ©cemment, nous avons dĂ©jĂ  recueilli bien des renseignements de toute nature sur ce mystĂ©rieux territoire.___^ __ ^ .i Le personnel Pour la bonne exĂ©cution de ces recherches ocĂ©anographiques, il faut avoir des moyens matĂ©riels de premier ordre et un personnel compĂ©tent, bien formĂ©.Un plan d'action bien ordonnĂ© et l'argent en suffisance permettront de se procurer les moyens requis.Quant aux scientifiques, c'est une toute autre affaire.Les ocĂ©anographes font dĂ©faut dans tous les pays et on ne peut en recruter par des concours nationaux ou internationaux.Comment avons-nous rĂ©solu la difficultĂ© ?Il semble que la seule solution consiste Ă  Ă©tablir un programme d'Ă©tudes post-universitaires subventionnĂ©es, propre Ă  intĂ©resser les finissants et Ă  les inciter Ă  embrasser la carriĂšre d'ocĂ©anographe.Le Conseil national des Recherches fournit une aide prĂ©- cieuse sous forme de subventions et de bourses.Il subventionne l'Institut d'ocĂ©anographie de l'UniversitĂ© de la Colombie-Britannique et l'Institut, fondĂ© plus rĂ©cemment, de l'UniversitĂ© Dal-housie, afin de contribuer Ă  la formation d'ocĂ©anographes.De plus,, le ministĂšre des Mines et des RelevĂ©s techniques aide les jeunes Ă©tudiants douĂ©s qui dĂ©sirent se spĂ©cialiser en ocĂ©anographie.Les rĂ©sultats de ces subventions, accordĂ©es maintenant depuis trois ans, sont encourageants, mais, dans un avenir rapprochĂ©, il nous faudra bien d'autres ocĂ©anographes pour rĂ©pondre aux besoins prĂ©vus de notre programme de recherches.VoilĂ  donc oĂč en est l'effort du Canada en matiĂšre d'ocĂ©anographie.Il est vrai que les Canadiens ont beaucoup tardĂ© Ă  reconnaĂźtre le besoin d'un programme bien agencĂ© de recherches ocĂ©anographiques dans les eaux littorales du pays.Cependant — et c'est Ă  leur honneur — ils sont Ă  reprendre le terrain perdu.Il est permis d'espĂ©rer qu'en 1965 les travaux de recherches auront pris une ampleur suffisante pour fournir la multitude de donnĂ©es ocĂ©anographiques que rĂ©clame l'Ă©poque contemporaine.L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —39 La construction en cours depuis prĂšs de deux ans de l'immeuble Ă  24 Ă©tages de l'Hydro-QuĂ©bec sur le boulevard Dorchester Ă  MontrĂ©al, a soulevĂ© des problĂšmes complexes de fondations.En effet, l'instabilitĂ© du sol, la possibilitĂ© d'infiltration des eaux et d'autres caractĂ©ristiques de l'emplacement crĂ©aient un sĂ©rieux problĂšme aux entrepreneurs chargĂ©s de l'Ă©rection de ce nouveau gratte-ciel.Il aurait suffi d'un glissement du terrain pour que tout soit Ă  reprendre, sans compter les pertes possibles de vies humaines, l'effondrement des immeubles voisins et les frais Ă©normes de reconstruction.AprĂšs consultation avec les techniciens de la compagnie Parco Canada LtĂ©e, les responsables dĂ©cidĂšrent de recourir Ă  une technique nouvelle : la congĂ©lation du sol, et de crĂ©er, avec ce procĂ©dĂ©, un mur pĂ©riphĂ©rique de soutĂšnement pour la durĂ©e des excavations.Un mur de terrain congelĂ© d'une longueur de 1,200 pieds fut ainsi rĂ©alisĂ© aprĂšs une exploration des sols par sondages Ă  diamant.Pour renforcer la soliditĂ© des 379 pieux-caissons en bĂ©ton armĂ©, de 20 po.de diamĂštre, espacĂ©s de 36 po.les uns des autres, qui constituaient pour ainsi dire une premiĂšre ligne de dĂ©fense, les LES FONDATIONS DE L'IMMEUBLE DE L'HYDRO-QUÉBEC par J.F.MATHYS, Ing.P., vice-prĂ©sident.Parco Canada LtĂ©e, MontrĂ©al ingĂ©nieurs de la sociĂ©tĂ© optĂšrent pour une solution de congĂ©lation en profondeur qui crĂ©erait un mur de soutĂšnement en terre de 30 po.de largeur environ, placĂ© perpendiculairement aux excavations.Le procĂ©dĂ© de congĂ©lation offre les particularitĂ©s d'une patinoire gelĂ©e artificiellement, avec la diffĂ©rence, toutefois, que le gel se fait suivant la verticale au lieu de l'horizontale.Pour masquer les infiltrations d'eau et de boue entre les pieux-caissons, on fonça des tuyaux de 2V2 po.de diamĂštre et de 55 pieds de longueur, dans lesquels circulait la saumure maintenue Ă  une tempĂ©rature de 5° F.AprĂšs la construction des 379 pieux-caissons (placĂ©s par groupes de trois), on procĂ©da Ă  l'injection de T'anesthĂ©sique" de congĂ©lation Ă  60 pieds du niveau du terrain naturel, soit lĂ©gĂšrement sous la surface d'excavation, dans le roc, afin de crĂ©er une barriĂšre naturelle qui empĂȘcherait l'infiltration des eaux pendant la durĂ©e des excavations.Notons que l'enceinte constituĂ©e par les pieux caissons Ă©tait Ă©tan-çonnĂ©e par un remblai de terre de prĂšs de 55 pieds de hauteur qui protĂ©geait le mur de soutĂšnement artificiel de la poussĂ©e des sols.Cette phase terminĂ©e, on coula des massifs de bĂ©ton sur lesquels reposent les colonnes de la structure permanente; cette structure prenait Ă  sa charge, au fur et Ă  mesure de son Ă©rection, une partie de l'Ă©tançonnement de l'enceinte prĂ©citĂ©e.Par la suite, le mur de soutĂšnement fut abaissĂ© d'environ 20 pieds et, Ă  cette Ă©lĂ©vation, des traverses furent mises en place qui servirent Ă  Ă©tançonner de nouveau le mur de soutĂšnement.La mĂȘme opĂ©ration fut rĂ©pĂ©tĂ©e 10 pieds plus bas et, enfin, le reste du remblai fut retirĂ© jusqu'Ă  la base de l'excavation.Le personnel technique de Parco avait conseillĂ© l'Ă©rection de ce mur de soutĂšnement artificiel en raison des dangers sĂ©rieux d'affaisement ou de glissement du terrain et de la proximitĂ© de l'Ă©gout collecteur principal, boulevard Dorchester.Les responsables avaient Ă  rĂ©soudre deux problĂšmes importants : 1.RĂ©duire au minimum la durĂ©e des travaux de fondation; 2.Conserver en fonctionnement, mĂȘme durant la pĂ©riode chaude, le rĂ©seau de congĂ©lation.Pour mettre en place ce rĂ©seau compliquĂ© des tuyauteries de congĂ©lation, il fallut forer 400 trous de 3 po.de diamĂštre Ă  travers 40—ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR Vue d'ensemble du rĂ©seau de tuyauterie qui effectuait la congĂ©lation du sol et maintenait la tempĂ©rature du sous*sol entre 6 et 30° F.m Vue dĂ©taillĂ©e du systĂšme de congĂ©lation.r - w » * r .les galets et le roc.Pour y parvenir, l'entrepreneur dut mobiliser tout son personnel et tout son Ă©quipement de forage au diamant, et dut mĂȘme recourir Ă  la mise en service de dix autres foreuses qu'elle fit venir de l'extĂ©rieur.L'Ă©quipement travailla six jours par semaine, vingt-quatre heures par jour, pour forer les 400 trous devant recevoir les tuyaux de congĂ©lation.Ce travail dura un peu plus d'un mois et demi, pendant lesquels 24,000 pieds linĂ©aires de forage au diamant de 3 po.de diamĂštre furent exĂ©cutĂ©s.Ces trous ne purent ĂȘtre faits autrement qu'Ă  la foreuse au diamant en raison de la nature mĂȘme du sol (galets dont la prĂ©sence rendait impossible l'enfoncement des tuyaux).Au fur et Ă  mesure de l'avancement des forages, les tuyaux de rĂ©frigĂ©ration Ă©taient descendus au moyen d'une grue.Les tuyaux furent soudĂ©s en une seule longueur, le tuyau intĂ©rieur de 1V4 po.dĂ©jĂ  placĂ© dans celui de 2^/2 po.DĂšs que les forages au diamant furent terminĂ©s, un rĂ©seau de trois conduites destinĂ©es Ă  alimenter en saumure les canalisations verticales placĂ©es dans le sol fut Ă©rigĂ© sur des supports soudĂ©s au-dessus des pieux-caissons, et ce sur tout le pĂ©rimĂštre de l'excavation.Ces trois tuyaux furent enveloppĂ©s d'amiante avec revĂȘtement de papier goudron et raccordĂ©s Ă  des appareils de congĂ©lation placĂ©s aux angles de l'excavation.Chaque groupe de congĂ©lation comportait deux appareils dont la capacitĂ© totale de production Ă©tait de l'ordre de 200 tonnes.Pour prĂ©venir les pertes possibles des tuyaux enterrĂ©s, des soupapes furent distribuĂ©es sur les canalisations.Ces pertes pouvaient ĂȘtre dĂ©tectĂ©es rapidement et leur rĂ©paration n'affectait qu'une petite partie du rĂ©seau de distribution.Il fallut environ 21 jours pour congeler le pĂ©rimĂštre de l'excavation sur une Ă©paisseur de 30 po.et Ă  une profondeur de 60 pieds.DĂšs que le mur de fondation pĂ©riphĂ©rique en bĂ©ton armĂ© de 5 pieds d'Ă©paisseur et que la dalle au niveau du sol eurent Ă©tĂ© coulĂ©s, le procĂ©dĂ© de congĂ©lation fut arrĂȘtĂ© et le sol environnant reprit sa tempĂ©rature normale.L'excavation put alors ĂȘtre complĂ©tĂ©e; quelque 150,000 verges cubes de matĂ©riaux (terre et roc) et prĂšs de 7,000 tonnes d'acier servirent Ă  l'Ă©tançonnement des parois et Ă  la structure permanente du sous-sol.M.Gaston Gagnier, architecte, de MontrĂ©al, est l'auteur des plans de cet immeuble.MM.Brouillet et Carmel, ingĂ©nieurs-conseils, de MontrĂ©al, sont responsables des plans de la structure.La sociĂ©tĂ© Collet FrĂšres LtĂ©e, de MontrĂ©al, est l'entrepreneur gĂ©nĂ©ral.Cette sociĂ©tĂ© a confiĂ© la direction des travaux sur chantier Ă  M.Georges Thomas, ingĂ©nieur rĂ©sident.M.Laurent Normandeau, ing.p., reprĂ©sente l'Hydro-'QuĂ©bec sur le chantier.L'I NGÉN I EU R ÉTÉ 1961 —41 SUR L'INDUSTRIE ET SUR LA TECHNOLOGIE Pellicules Ă  rayons X en rouleaux La Canadian Kodak Company a mis sur le marchĂ© des pellicules industrielles Ă  rayons X, qui s'obtiennent sous forme de rouleaux en trois largeurs : 16, 35 et 70 mm.Comme les pellicules en feuilles "Ready Pack", elles se prĂ©sentent dans une enveloppe Ă©tanche Ă  la lumiĂšre.Les rouleaux de 35 mm servent aux essais de durabilitĂ© des longs tubes pneumatiques et hydrostatiques en construction d'avion, et ceux de 70 mm, aux Ă©preuves des longues piĂšces soudĂ©es en acier et en aluminium mince.Ceux de 16 mm seront aussi utilisĂ©! en construction d'avion, particuliĂšrement pour ’'inspection des piĂšces bra-sĂ©es en acier inoxydable.Ces pellicules doivent ĂȘtre taillĂ©es en chambre noire et leurs extrĂ©mitĂ©s recouvertes d'un ruban gommĂ© noir qui prĂ©viendra les voiles.Elles sont enroulĂ©es sur des bobines de 200 pieds dont la tige a 12 pouces de diamĂštre.Un trou de 3 pouces dans la chape permet le montage sur un axe qui facilite la manutention.Actuellement, les rouleaux de 16 mm ne sont fabriquĂ©s que sur commande, mais sans qu'une quantitĂ© minimum ne soit exigĂ©e.On peut les commander chez les dĂ©positaires.Pour obtenir des renseignements supplĂ©mentaires, on voudra bien Ă©crire Ă  l'adresse suivante : Canadian Kodak Sales Limited, Toronto 15, Ontario.Nomination Ă  l'I.U.C.Monsieur A Galerne, prĂ©sident de l'I.U.C.(compagnie internationale de travaux sous-marins), annonce la nomination de Monsieur F-A.DrĂ©ville au poste de Directeur rĂ©gional pour le QuĂ©bec, les provinces maritimes et la vallĂ©e de l'Ottawa.M.DrĂ©ville est ingĂ©nieur professionnel et il a une grande expĂ©rience des travaux hydrauliques et de la technologie maritime.Il exercera ses fonctions au bureau-chef, Ă  MontrĂ©al.Hommage Ă  un mĂ©tallurgiste distinguĂ© Le professeur James Urquhart Mac-Ewan, qui prend sa retraite aprĂšs avoir dirigĂ© pendant 17 ans le dĂ©partement de gĂ©nie mĂ©tallurgique de l'UniversitĂ© McGill, a reçu cette annĂ©e la mĂ©daille de platine de l'International Nickel Company of Canada.Cette mĂ©daille est confĂ©rĂ©e chaque annĂ©e en reconnaissance de contributions remarquables Ă  l'industrie miniĂšre et mĂ©tallurgique du Canada.La prĂ©sentation, au ChĂąteau Frontenac de QuĂ©bec, s'est accompagnĂ©e d'une citation dont voici un extrait : "À James Urquhart MacEwan en reconnaissance des services signalĂ©s qu'il a rendus Ă  l'industrie mĂ©tallurgique du Canada, en particulier de la formation qu'il a donnĂ©e Ă  plusieurs gĂ©nĂ©rations de mĂ©tallurgistes et des travaux de recherches qu'il a poursuivis dans et pour la province de QuĂ©bec." Depuis 1938, le professeur MacEwan a travaillĂ© en Ă©troite collaboration avec le MinistĂšre provincial des mines et il a fait des Ă©tudes sur le dĂ©pilage du zinc et du lithium.En 1958, il a Ă©tĂ© nommĂ© ingĂ©nieur-conseil pour la rĂ©alisation de l'importante usine-pilote du MinistĂšre, Ă  QuĂ©bec.La Sherritt achĂšte du minerai calcinĂ© de nickel-cobalt des États-Unis La Sherritt Gordon Mines Limited, de Toronto, a rĂ©cemment achetĂ© du gouvernement des États-Unis 3 500 tonnes de minerai calcinĂ© de nickel-cobalt au prix d'environ $700,000.Au cours de la derniĂšre guerre, le gouvernement amĂ©ricain avait exploitĂ© au Missouri une usine pour l'affinage des concentrĂ©s de plomb et de cuivre, qui donnait comme sous-produit ce minerai calcinĂ© contenant environ 19% de nickel et 13% de cobalt.Au dĂ©but de cette annĂ©e, ces 3,500 tonnes avaient Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es excĂ©dentaires par les Services administratifs.La Sherritt transportera le minerai Ă  sa raffinerie de Fort Saskatchewan, en Alberta, qu'alimentent surtout ses propres mines de nickel du Manitoba.Nouvelle brochure mettant en relief les progrĂšs techniques du Canada Le ministĂšre du Commerce vient de publier une brochure mettant en relief les progrĂšs impressionnants accomplis au Canada dans les domaines des Ă©tudes et de la fabrication d'ordre technique.Cette brochure illustrĂ©e, intitulĂ©e "Canada Presents Engineering Products", a Ă©tĂ© distribuĂ©e au "1961 Design Engineering Show", exposition de quatre jours qui s'est ouverte Ă  DĂ©troit le 22 mai.Une partie de la brochure est consacrĂ©e Ă  un exposĂ© du Programme de partage de la production de dĂ©fense entre le Canada et les États-Unis.Ce programme est d'une trĂšs grande importance pour l'industrie canadienne puisqu'il permet Ă  nos fournisseurs de rivaliser avec les producteurs amĂ©ricains dans l'obtention des contrats de dĂ©fense des États-Unis.Les visiteurs ont eu l'occasion d'examiner les diverses techniques employĂ©es par 17 sociĂ©tĂ©s canadiennes dont les produits Ă©taient exposĂ©s.Ceux qui s'intĂ©ressent Ă  la construction ont pris connaissance d'un procĂ©dĂ© exclusif, de conception tout Ă  fait nouvelle, pour l'assemblage de presque toutes les sortes d'Ă©lĂ©ments mĂ©talliques; cette invention a Ă©tĂ© mentionnĂ©e comme la plus importante depuis celle du rivet.Les rĂ©alisations canadiennes dans le domaine de l'aviation Ă©taient illustrĂ©es par la maquette du premier avion-cargo Ă  empennage Ă  charniĂšre, ainsi 42 —ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR I ‱* Au cours d'une dĂ©monstration faite rĂ©cemment Ă  l'aĂ©roport de Birmingham, en Angleterre, on a pu voir voler un avion "Currie Wot" dotĂ© d'un moteur turbo-propulseur Rover de 60 c.v., le T.P.60.Ce moteur dont le poids n'est que de 235 livres, y compris l'hĂ©lice et les accessoires standard, est le plus petit turbo-propulseur en fonctionnement au monde.Il rĂ©sulte indirectement du programme de mise au point de Rover pour la rĂ©alisation d'une auto populaire Ă  turbine Ă  gaz.que par un amortisseur hydraulique d’invention canadienne employĂ© sur un des derniers modĂšles d’avion de reconnaissance et d'attaque-Ă©clair des États-Unis.La participation canadienne comprenait aussi du matĂ©riel sonore tout Ă  fait nouveau pour laboratoires de langues, ainsi que des produits du premier fabricant canadien d'appareils thermo-Ă©lectriques de refroidissement.Ces produits et procĂ©dĂ©s, ainsi que plusieurs autres d'Ă©gal intĂ©rĂȘt, créés et mis au point par la technique canadienne, sont illustrĂ©s et dĂ©crits en dĂ©tail dans la brochure "Canada Presents Engineering Products".Tout comme le stand du Canada dont elle Ă©tait le complĂ©ment, cette attrayante brochure avait pour objet de faire mieux connaĂźtre aux acheteurs amĂ©ricains l'importance croissante de notre pays dans le dĂ©veloppement des techniques et procĂ©dĂ©s de production La tĂ©lĂ©vision et l'enseignement Est-ce, depuis l’invention de l’imprimerie, le plus bel outil de progrĂšs de l’enseignement ?Ou s’agit-il d'un expĂ©dient, propre Ă  pousser les autoritĂ©s trop Ă©conomes Ă  remplacer les maĂźtres par des jouets Ă©lectroniques, et l'Ă©tude par le divertissement ?Tels sont probablement les deux extrĂȘmes dans l'Ă©ventail des opinions qui ont Ă©tĂ© Ă©mises depuis que la tĂ©lĂ©vision est devenue un moyen d'instruction, voilĂ  Ă  peine une dizaine d'annĂ©es.Personne ne peut encore rĂ©pondre avec assurance Ă  ces questions; mais il existe des arguments qu'analyse en dĂ©tail un ouvrage que vient de publier l'Unesco.On peut se procurer un exemplaire de La tĂ©lĂ©vision et l'enseignement, par Henry R.Cassirer, en s'adressant Ă  l'Unesco, Place de Fontenoy, Paris 7e Prix : 10,50 NF.Nouvel apprĂȘt aux usages multiples La Shell Oil Company of Canada, Limited a mis sur le marchĂ© un nouvel apprĂȘt, Ă  la fois obturateur et isolant, prĂ©-mĂ©langĂ© et facile d'emploi, pour les coffrages et moules Ă  bĂ©ton et autres produits connexes.Le Form Compound C (marque de commerce Shell) est une Ă©mulsion qui se mĂ©lange facilement Ă  l'eau froide, mĂȘme Ă  l'eau trĂšs dure.GrĂące Ă  l'un de ses constituants qui agit en surface, il assure un revĂȘtement uniforme pour coffrages Ă  bĂ©ton.Il est aussi d'un emploi efficace pour les moules en fibre de verre ou enduits de rĂ©sine.Le Form Compound C est un isolant efficace, qui ne produit aucune rĂ©action chimique avec le bĂ©ton et ne nuit nullement Ă  la prise.Ce nouvel agent isolant permet d'appliquer la peinture sur les surfaces en bĂ©ton sans avoir recours Ă  un apprĂȘt spĂ©cial.Son effet protecteur permet d'obtenir le maximum de rendement des coffrages en bois et en contreplaquĂ©, ainsi que des moules en acier et autres mĂ©taux.Il donne au bĂ©ton un fini de marbre, lisse et poli, qu'il s'agisse de bĂ©ton coulĂ© sur place, coulĂ© d'avance ou pressĂ©.Ce nouveau composĂ© ne colore pas et il est Ă©tanche Ă  la poussiĂšre.On l'emploie avec succĂšs sur les coffrages et moules en bois et en acier dont la surface a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© enduite d'une couche d'huile.Il suffit alors d'ajouter un peu de dĂ©tergent liquide au composĂ© lors de l'application de la premiĂšre couche.Étude du travail ou gĂ©nie industriel "La redĂ©couverte du cerveau non Ă©lectronique", telle est la dĂ©finition du gĂ©nie industriel moderne selon R.M.Currie, chef du service central d'Ă©tude du travail de l'Imperial Chemical Industries Limited, en Angleterre.Pionnier en ce domaine et auteur d'un manuel, M.Currie a visitĂ© le Canada en avril et prononcĂ© deux confĂ©rences : l'une Ă  MontrĂ©al devant les membres de la Society for the Ad- vancement of Management et l'autre Ă  Ottawa, au Conseil National de la ProductivitĂ©.Par sa dĂ©finition du gĂ©nie industriel — ou Ă©tude du travail comme on le dĂ©signe en Grande-Bretagne — M.Currie Ă©claire le sombre tableau que brossent certains auteurs amĂ©ricains, Ă  savoir que le cerveau Ă©lectronique restreint constamment les domaines oĂč les dĂ©cisions relĂšvent du cerveau humain.Abordant le sujet de l'Ă©tude du travail comme moyen d'augmenter la productivitĂ©, il souligna que dans tous les pays le problĂšme se rĂ©sume Ă  ceci : le besoin d'un plus grand rendement en marchandises et en services pour une mise Ă©gale ou moindre de ressources.Bien que les ressources se divisent gĂ©nĂ©ralement en trois branches — main-d'oeuvre, matĂ©riaux et capital — elles reprĂ©sentent vĂ©ritablement l'activitĂ© humaine.À quoi servent les matĂ©riaux Ă  moins que la main-d'oeuvre ne les extraie de la terre et ne les usine, et qu'est-ce que le capital sinon la main-d'oeuvre du passĂ© emmagasinĂ©e pour l'avenir ?M.Currie a donnĂ© maints exemples de l'efficacitĂ© de l'Ă©tude du travail pour un usage plus Ă©conomique de la main-d'oeuvre — y compris la main-d'oeuvre aux Ă©chelons supĂ©rieurs.L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —43 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ÉCOLE POLYTECHNIQUE ÉCOLE D'INGÉNIEURS — FONDÉE EN 1873 Le programme d'Ă©tudes prĂ©voit une formation gĂ©nĂ©rale dans les sciences fondamentales et appliquĂ©es suivie de la spĂ©cialisation dans les branches suivantes du gĂ©nie : GÉNIE CIVIL ‱ GÉNIE ÉLECTRIQUE ‱ GÉNIE MÉTALLURGIQUE GÉNIE MÉCANIQUE ‱ GÉNIE CHIMIQUE ‱ GÉNIE MINIER GÉNIE GÉOLOGIQUE ‱ GÉNIE PHYSIQUE Les Ă©lĂšves reçoivent Ă  la fin du cours les diplĂŽmes d'ingĂ©nieur et de Bachelier Ăšs Sciences AppliquĂ©es avec mention de la spĂ©cia'itĂ© choisie.Des Ă©tudes post-universitaires peuvent ĂȘtre entreprises Ă  la fin du cours rĂ©gulier et conduire aux grades universitaires de MaĂźtre et de Docteur Ăšs Sciences AppliquĂ©es.Des cours de perfectionnement et d'avancement sont donnĂ©s le soir durant l'annĂ©e acadĂ©mique.Ils s'adressent aux personnes qui ont, Ă  des degrĂ©s divers, des fonctions dans la vie technique et industrielle de la province.CENTRE DE RECHERCHES ET LABORATOIRES D'ANALYSES Prospectus et renseignements sur demande 2500.avenue Guyard, MontrĂ©al 26 - Tel.: RE.9-2451 Veuillez adresser toute correspondance Ă  C.P.501, Snowdon, MontrĂ©al 29 44—ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEUR COURS DE RUSSE SCIENTIFIQUE Ă  L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le Centre d'Etudes slaves de la FacultĂ© des Lettres, en collaboration avec l'Extension de l'Enseignement de l'UniversitĂ© de MontrĂ©al, annonce des cours de vacances — du 3 juillet au 15 aoĂ»t 1961 — de langue russe scientifique Ă  l'intention des ingĂ©nieurs, des techniciens et des autres professionnels qui dĂ©sirent apprendre cette langue dont l'usage leur sera utile dans leurs travaux et dans l'accomplissement de leurs fonctions.Ces cours porteront principalement sur le vocabulaire scientifique et technique.À—Un cours prĂ©paratoire s'adressant aux hommes de science, aux ingĂ©nieurs et aux techniciens qui ne connaissent pas encore la langue russe, commencera le 3 juillet, et durera six semaines.B — Un cours s'adressant Ă  des personnes qui possĂšdent dĂ©jĂ  les rudiments de la langue russe, et dont le programme sera comme suit : 1° — Introduction au vocabulaire mĂ©canique.2° — Introduction au vocabulaire et Ă  la terminologie des mathĂ©matiques et de la physique.3° — Lecture des textes scientifiques et techniques choisis.Les personnes qui seraient intĂ©ressĂ©es Ă  suivre ce cours, sont priĂ©es de tĂ©lĂ©phoner au secrĂ©tariat du Le secrĂ©tariat est ouvert tous les jours de 10 hrs Centre d'Etudes slaves, Ă  RE.9-9951 - extension 224.A.M.Ă  5 hrs P.M.I.MÉMORIAL DE L’ARTILLERIE DE LA MARINE (de 1892 Ă  1906) II.MÉMORIAL DE L’ARTILLERIE NAVALE (de 1907 Ă  1915) III.MĂ©morial de l’Artillerie Française (de 1922 Ă  .) Publication Ă©ditĂ©e par le MinistĂšre des Forces ArmĂ©es (Guerre - Marine - Air) les MinistĂšres de l’Education Nationale et de la Production Industrielle avec le concours d’organisations scientifiques et industrielles.Fait suite au MĂ©morial de VArtillerie Navale et au MĂ©morial de VArtillerie de la Marine.Publie des mĂ©moires originaux traitant de l'artillerie et de toutes les sciences qui s’y rattachent, des Traductions et des relevĂ©s bibliographiques.Quatre fascicules par an (format 26 X 17 cm) d’environ 250 pages chacun.RĂ©daction : 10, rue Sextius-Michel — Paris (XVe).Abonnement et Vente : Imprimerie Nationale, 27, rue de la Convention, Paris (XVe).— ChĂšque postal : PARIS No 19-731.Prix de l’abonnement : France, Union Française : 5600 F, fascicule sĂ©parĂ© : 1800 F.Etranger : 7000 F, — 2000 F.Un fascicule spĂ©cimen du MĂ©morial de VArtillerie française est adressĂ© contre envoi Ă  lTmprimerie Nationale, 27, rue de la Convention, PARIS (XVe) de la somme portĂ©e ci-dessus pour un fascicule sĂ©parĂ©.TIRAGES À PART SPÉCIAUX L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —45 UNIVERSITAIR À l'UniversitĂ© de Sherbrooke A) Construction : Le programme de construction qui avait Ă©tĂ© dĂ©jĂ  mentionnĂ© dans les numĂ©ros prĂ©cĂ©dents avance bon train.Le pavillon no 5 (asile des classes et des salles Ă  dessin) sera terminĂ© vers la fin du mois de juin et les travaux du pavillon no 4 (aile des laboratoires) commenceront d'ici environ un mois pour se terminer durant l'Ă©tĂ© 1962.Ces deux additions augmenteront la superficie de plancher d'environ 87000 pi2.B) Études : Monsieur Marcel-P.Lafre-niĂšre, Poly 54, terminera bientĂŽt ses Ă©tudes au "Massachussets Institute of Technology" et recevra une maĂźtrise en sciences appliquĂ©es de cette institution.Les cours d'Ă©tĂ© organisĂ©s pour les professeurs de la FacultĂ© avec la collaboration de la FacultĂ© des Sciences de l'UniversitĂ© Laval se termineront cet Ă©tĂ© et conduiront au grade de maĂźtre en sciences appliquĂ©es aprĂšs la rĂ©daction d'une thĂšse appropriĂ©e.Le personnel de la FacultĂ© est trĂšs heureux de l'Ă©troite collaboration qui s'est Ă©tablie entre les deux FacultĂ©s Ă  cette occasion.C) Modifications du programme : De nouvelles modifications seront apportĂ©es au programme rĂ©gulier afin de permettre d'entreprendre la spĂ©cialisation au niveau de la troisiĂšme annĂ©e.Ainsi, dĂšs septembre 61, les Ă©quations diffĂ©rentielles dĂ©jĂ  vues au premier semestre de 2iĂšme, seront continuĂ©es durant toute l'annĂ©e.Il en sera de mĂȘme du calcul avancĂ© qui sera entrepris dĂšs le premier terme de 2iĂšme annĂ©e.Cette base mathĂ©matique indispensable facilitera grandement l'enseignement des matiĂšres plus avancĂ©es.Ces modifications se continueront en septembre 62 au niveau de la 3iĂšme annĂ©e par l'Ă©tablissement d'un programme de spĂ©cialisation dans les trois options : gĂ©nie civil, gĂ©nie mĂ©canique et gĂ©nie Ă©lectrique.D) Nouvelles : Monsieur Jacques Lemieux, Poly 44, doyen de la Fa- cultĂ©, vient d'ĂȘtre nommĂ© membre du comitĂ© des ponts-routes de la "Canadian Standards Association".A l'UniversitĂ© d'Ottawa A la fin de fĂ©vrier les docteurs R.R.Fraser et F A L.Anet du dĂ©partement de chimie de la facultĂ© des sciences pures et appliquĂ©es ont assistĂ©, Ă  Pittsburg, Ă  un congrĂšs sur les aspects expĂ©rimentaux de la spectroscopie par rĂ©sonnance magnĂ©tique nuclĂ©aire.Le docteur Anet rejoignait ensuite Ă  San Francisco le docteur R.U.Lemieux, directeur du dĂ©partement, oĂč ils devaient tous deux participer Ă  un congrĂšs sur la recherche en chimie organique.Ce congrĂšs coĂŻncidait avec l'inauguration du nouveau pavillon de chimie de l'UniversitĂ© Stanford.Le 3 mars, le docteur Vadim Vlady-kov du dĂ©partement de biologie de la facultĂ© des sciences pures et appliquĂ©es a prĂ©sentĂ© Ă  Guelph, devant l'Advisory Committee on Fisheries and Wildlife de l'Ontario Research Foundation, une communications sur les moyens de connaĂźtre l'origine des lamproies qui sont en voie de ruiner les pĂȘcheries des Grands Lacs.Le professeur Keith J.Laidler a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© comme directeur du dĂ©partement de chimie de la facultĂ© des sciences pures et appliquĂ©es Ă  la suite de l'annonce du dĂ©part prochain du directeur actuel, le professeur Raymond U.Lemieux, qui a acceptĂ© un poste Ă  l'UniversitĂ© d'Alberta.M.Laidler entrera en fonctions le 1er juillet.Le docteur K.J.Laidler a reçu, en fin de mars deux octrois s'Ă©levant Ă  $21,-000., le premier, de $4,000., du National Cancer Institute pour recherches sur les relations enzymes-cellules et l'autre de $17,000.pour 3 ans, du Petroleum Research Institute des Etats-Unis pour recherches sur les dĂ©compositions organiques.L'UniversitĂ© d'Ottawa annonce lo crĂ©ation d'un cours de spĂ©cialisation des Sciences Naturelles.Le cours sera de 5 ans aprĂšs 1 immatriculation junior et sera couronnĂ© d'un BaccalaurĂ©at Ăšs Sciences (Sciences Naturelles).Le cours sera sous la direction conjointe des docteurs Louis-Paul Dugal, directeur du dĂ©partement de Biologie, et David M.Baird, directeur du dĂ©partement de gĂ©ologie.On annonce, pour le 1er juillet de cette annĂ©e, la promotion du docteur Bernard Belleau, d'agrĂ©gĂ© Ă  titulaire au dĂ©partement de chimie de la facultĂ© des sciences pures et appliquĂ©es et celles du docteur Claude Godin de professeur adjoint Ă  agrĂ©gĂ© au dĂ©partement de biologie.Le docteur D.K.C.MacDonald, professeur honoraire de physique et ancien directeur du dĂ©partement de physique Ă  la facultĂ© des sciences pures et appliquĂ©es, actuellement directeur de la physique des basses tempĂ©ratures et de l'Ă©tat solide au Conseil National de Recherches, vient de crĂ©er la bourse Faraday, bourse de $500.qui sera attribuĂ©e chaque annĂ©e Ă  un Ă©tudiant graduĂ© en physique.L'Association of Professional Engineers of the Province of Ontario annonce la crĂ©ation de deux bourses d'Ă©tudes, l'une de $425.et l'autre de $250., aux Ă©tudiants en gĂ©nie de la FacultĂ© des Sciences Pures et AppliquĂ©es.L'Association prĂ©sentera aussi dĂ©sormais une mĂ©daille d'or au finissant en gĂ©nie qui obtiendra la plus haute moyenne gĂ©nĂ©rale.Le docteur LĂ©o Marion, directeur-doyen du Conseil National de Recherches et membre du comitĂ© consultatif de la FacultĂ© des Sciences Pures et AppliquĂ©es vient d'ĂȘtre nommĂ© membre de la SociĂ©tĂ© royale de Londres.M.Marion est le premier Canadien-français Ă  devenir membre de cette sociĂ©tĂ©.Le docteur James Lucien Howland a prĂ©sentĂ© une communication intitulĂ©e "On the Expression of Polynomials as Symmetric Determinants" Ă  la 579e rĂ©union mensuelle, tenue Ă  Chicago le 14 avril dernier, de l'American Mathematical Society.Sous les auspices de la Canadian Teachers' Federation trois instituteurs russes ont rĂ©cemment visitĂ© l'UniversitĂ© d'Ottawa : Mme Lydia Shoupra-kova, PrĂ©sidente des Instituteurs de la RĂ©publique de Russie et Messieurs Sergei Zavoloka et Georgy Varius.Ils furent officiellement accueillis au nom 46 —ÉTÉ 1961 L* I NGÉN I EU R de l'UniversitĂ© par le professeur Roger Saint-Denis de la FacultĂ© des Sciences Pures et AppliauĂ©es.Les professeurs Victor Linis, de la FacultĂ© des Sciences, Jean Spekkens et Antanas Pa-plauskas-Ramuas de la FacultĂ© des Arts accompagnĂšrent ensuite les visiteurs dans leur tournĂ©e.Le docteur Taqdir Husain, chargĂ© de cours Ă  l'UniversitĂ© de Syracuse vient d'ĂȘtre nommĂ© professeur adjoint de mathĂ©matiques Ă  la FacultĂ© des Sciences Pures et AppliquĂ©es.Le docteur Quentin N.LaHam, professeur agrĂ©gĂ© de biologie Ă  la facultĂ© des sciences pures et appliquĂ©es, est parti pour l'Angleterre au dĂ©but de mai pour un sĂ©jour d'un an Ă  l'UniversitĂ© de Londres oĂč il poursuivra des recherches sur la thyroĂŻde avec le cĂ©lĂšbre professeur A.G.Everson Pearse.La collation des grades, pour toutes les facultĂ©s de l’UniversitĂ© d'Ottawa sauf la facultĂ© de MĂ©decine, a eu lieu le dimanche 28 mai.532 graduĂ©s y ont reçu leur diplĂŽme.L'on s'attend Ă  ce que plus de 500 autres graduĂ©s reçoivent aussi leur diplĂŽme Ă  l'automne.Le docteur Pierre-R Gendron, orateur invitĂ© au banquet de fin d'annĂ©e de l'UniversitĂ© de Sudbury, aprĂšs avoir signalĂ© l'influence grandissante de la science dans la vie moderne disait qu'il serait dĂ©sormais nĂ©cessaire que tous, mĂȘme les non-spĂ©cialistes, aient des connaissances dans ce domaine car, autrement "l'homme deviendrait peut-ĂȘtre le seul animal sur cette planĂšte qui n'aurait pas su s'adapter Ă  son milieu''.Le docteur 1C.J.Laidler est de retour d'un voyage d'un mois et demi en Europe oĂč il a donnĂ© une sĂ©rie de cours en Angleterre, en Ecosse, en Belgique et en Allemagne.Le docteur Nicolas Platonow qui prĂ©pare actuellement une thĂšse de doctorat en biologie vient de se voir attribuer une bourse de $2,000.par annĂ©e, renouvelable pour deux autres annĂ©es, par l'American Veterinary Medical Association.Le docteur Platonow possĂšde Ă©galement une maĂźtrise en pharmacologie de l'UniversitĂ© de Toronto.À l'École Polytechnique Le 6 mars dernier, Ă  Toronto, dans le cadre des fĂȘtes d'inauguration du pavillon Galbraith, destinĂ© Ă  la FacultĂ© des Sciences appliquĂ©es et de GĂ©nie de l'UniversitĂ© de Toronto, le grade de Docteur en Droit, honoris causa, fut confĂ©rĂ© Ă  M.Henri Gaude- froy par le Chancelier de l'UniversitĂ© de Toronto, le docteur F.C.A.Jean-neret.Dans sa prĂ©sentation de M.Gaude-froy, le docteur Claude Bissell, prĂ©sident de l'UniversitĂ©, aprĂšs s ĂȘtre adressĂ© en anglais au Chancelier continua, en français, en ces termes : "Henri Gaudefroy est ancien Ă©lĂšve de l'École qu'il dirige et de l'Institut de Technologie du Massachusetts.Avant de devenir Directeur de l'École Polytechnique il en Ă©tait le Chef du DĂ©partement de MathĂ©matiques.Il est membre inter alia, du Conseil National de la Recherche, du Bureau de Recherches Scientifiques de la Province de QuĂ©bec, et du Cercle Universitaire de MontrĂ©al.Chercheur diligent, auteur fĂ©cond, membre actif dĂ« nombreuses sociĂ©tĂ©s professionnelles, scientifiques et universitaires, il est un de nos ingĂ©nieurs canadiens les plus Ă©minents."Monsieur le Chancelier, au nom du SĂ©nat, je vous prie de confĂ©rer le grade de Docteur en Droit, honoris causa, Ă  Henri Gaudefroy.En accueillant Monsieur Gaudefroy parmi nos docteurs nous lui faisons honneur ainsi qu'Ă  l'Ă©cole qu'il dirige et Ă  l'universitĂ© dont elle fait partie." PALMARÈS DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE 1960-61 DOCTORAT AVEC TRÈS GRANDE DISTINCTION Doctorat Ăšs sciences appliquĂ©es en gĂ©nie mĂ©canique DUBUC, Julien.MAÎTRISE AVEC GRANDE DISTINCTION MaĂźtrise Ăšs sciences appliquĂ©es en gĂ©nie mĂ©canique LÉ TUONG, Khanh.MaĂźtrise Ăšs sciences appliquĂ©es en gĂ©nie mĂ©canique FORTIN, Ronald.DIPLÔMES D’INGÉNIEURS ET DE BACHELIER ÈS SCIENCES APPLIQUÉES GÉNIE CIVIL DiplĂŽmes obtenus avec succĂšs : FURSTNER, Ferdinand.DiplĂŽmes obtenus avec distinction : BEAUCHEMIN, Pierre; BÈLAND, lean-Marie; BELANGER, Bernard.Monsieur BĂ©langer a obtenu un prix de T'AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS" attribuĂ© aux Ă©tudiants ayant manifestĂ© un intĂ©rĂȘt particulier pour l'Ă©tude des MatĂ©riaux de Constructions.BÉLIVEAU, Michel; BELLEFLEUR, Yves-R.; BERGEV1N, Gilles; BERTHIAUME, Normand; BOLDUC, AndrĂ©; BOUCHER, Jean-Paul; BOUCHER, Roger; BOUL1ANNE, Henri-Paul.Monsieur Boulianne a obtenu un prix de l'"AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS" attribuĂ© aux Ă©tudiants ayant manifestĂ© un intĂ©rĂȘt particulier pour l'Ă©tude des MatĂ©riaux de Constructions.BRASSARD, Armand; CARDOLLE, Bernard; CARRIÈRE, Jean-E.; CARTIER, AndrĂ©; CHARTRAND, Jacques; CHOU1NARD, Camille; COSSETTE, Claude; COTÉ, Jean-Yves.Monsieur CĂŽtĂ© a obtenu un prix de L’AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS" attribuĂ© aux Ă©tudiants ayant manifestĂ© un intĂ©rĂȘt particulier pour l'Ă©tude des MatĂ©riaux de Constructions.CUSSON, Jean-RenĂ©; DAGENAIS, Roger; DAIGNEAULT, Gilles; DENONCOURT, RĂ©jean; DÉOM, Jean-Marie; DUBOIS, Vincent; DUCHARME, Pierre; GAGNON, Claude-Yvon, GONNEVILLE, AndrĂ©; GOYER, RĂ©al; GUAY, Jacques; HEBERT, Jean; HUARD, Jean-Pierre; HUOT, Jean-Claude; 1ANSON, Jacques.Monsieur Janson a obtenu le prix "ERNEST CORMIER", offert Ă  l'Ă©tudiant classĂ© premier au cours d'architecture.KEILANY, Abdel Kader; LABERGE, Clovis; LABERGE, Guy; LABERGE, Jacques; LACOSTE, Gilles; LAMARCHE, Robert, LAMARRE, AndrĂ©, LAPOINTE, RĂ©mi, LAV1GNE, Gabriel, LEBEAULT, Pierre; LEBRUN, Guy; LEDUC.Claude; LEFEBVRE, Liguori; MALO, Philippe; MARTEL, Gilles.Monsieur Martel a obtenu un prix de T’AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS", attribuĂ© aux Ă©tudiants ayant manifestĂ© un intĂ©rĂȘt particulier pour l'Ă©tude des MatĂ©riaux de Constructions.L'INGÉNIEUR ÉTÉ 1961 —47 ,MARTIN, GĂ©rard; MARTINEAU, Gaston; MARTINEAU, Roger; MASSE, Edmond; MERCIER, Marcel; METAXAS, Demetre; MONFETTE, Gilles; MORIN, Yvon; PAGOTTO, Richard; PAQUETTE, Guy; PAQUIN, Florian; PARENTE AU, Raymond; PELLETIER, AndrĂ©; PILON, Charles-Robert; POLIQU1N, lean-Marc; POULIN, LĂ©o; RACICOT, Louis; RHEAULT, Dominique; RICHER, Claude; RIEN-DE AU, Bruno; RIENDEAU, Carmel; RIVET, Edouard; ROY, Jacques; ROY, Jean-Pierre; ROY, RenĂ©; ROY, Robert; ROY, Roland; ST-AMANT, AimĂ©; SANSCART1ER, Paul; SAYKHAM, SIMARD, RĂ©gis; SOMDETH.Monsieur Somdeth a obtenu un prix de T'AMERICAN SOCIETY FOR TESTING MATERIALS", attribuĂ© aux Ă©tudiants ayant manifestĂ© un intĂ©rĂȘt particulier pour l'Ă©tude des MatĂ©riaux de Constructions.THERIAULT, Jean-Guy; THIV1ERGE, Guy, TOUZIN, Pierre; VAUTHIER, AndrĂ©, VEZINA, Gilles; WHISSEL, Gilles.DiplĂŽmes obtenus avec grande distinction : DESROCHERS, MĂ©dĂ©ric; DONG SI KH1EM.Monsieur Dong Si Khiem a obtenu le prix de ^’INTERNATIONAL UNDERWATER CONTRACTORS", attribuĂ© Ă  l'Ă©tudiant classĂ© premier dans la spĂ©cialitĂ© du GĂ©nie Civil.LAPLANTE, Denis; LAPORTE, Jacques.GÉNIE MÉCANIQUE DiplĂŽmes obtenus avec succĂšs : GEL1NAS, Marc.DiplĂŽmes obtenus avec distinction : BELANGER, Iules; BERTH1AUME, Conrad; BLANCHARD, Claude; BLANCHET, Iules; BOUCHER, Michel; BRUNET, RĂ©al; CHARRON, Claude; CORDEAU, François; DE LOR1MIER, AndrĂ©; DUBEAU, Robert; FAURE, AndrĂ©-F.; FORGET, Robert; FOURNIER, AndrĂ©; GAGNÉ, Jean-Guy; GENEREUX, GĂ©rard; HENAULT, Gabriel; HOULE, Normand; HURTUBISE, Gilles; MARTINOLl, Donat; MART1-NOL1, RĂ©al.Monsieur Martinoli a obtenu le prix "WARDEN KING LIMITED", attribuĂ© Ă  l'Ă©tudiant finissant pour excellence de ses travaux en GĂ©nie mĂ©canique.MORISSETTE, Fernand; ROU1LL1ER, LĂ©on; ROY, Guy; ST-LAURENT, AndrĂ©; TETREAULT, Fernand; TREMBLAY, Louis; VÊZINA, Jacques; VINET, Maurice.Monsieur Vinet a obtenu le prix "AMERICAN SOCIETY OF HEATING AND AIR CONDITIONING ENGINEERS", section de MontrĂ©al, attribuĂ© Ă  un Ă©tudiant finissant pour l'excellence de ses travaux en GĂ©nie mĂ©canique.DiplĂŽmes obtenus avec grande distinction : CHOQUETTE, Roger; GADBOIS, Pierre.Monsieur Gadbois a obtenu la MÉDAILLE D'OR DE L'ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE, pour excellence durant les deux derniĂšres annĂ©es d'Ă©tudes; le prix de T"ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES INDUSTRIELS", attribuĂ© Ă  l'Ă©tudiant finissant qui s'est classĂ© premier au cours d'organisation industrielle.LAFONTAINE, Gaston.Monsieur Lafontaine a obtenu la MÉDAILLE DE SON EXCELLENCE LE LIEUTENANT-GOUVERNEUR DE LA PROVINCE, accordĂ©e Ă  l'Ă©tudiant classĂ© premier pour toute la durĂ©e de son cours; la MÉDAILLE D'OR ARTHUR SUR-VEYER, pour excellence dans l'ensemble de ses Ă©tudes de gĂ©nie, la MÉDAILLE D'ARGENT DE L'ASSOCIATION DES DIPLÔMÉS DE POLYTECHNIQUE pour excellence durant les deux derniĂšres annĂ©es d'Ă©tudes.GÉNIE ÉLECTRIQUE DiplĂŽmes obtenus avec distinction : ARSENAULT, J.-Yves; BERTH1AUME, Pierre; BLANCHETTE, Henri; BLANK, Joseph-AndrĂ©; BOUCHARD, Bertrand; BOUCHARD, RĂ©al-Paul; BOULET, Marcel; BOURGOIN, Y van; BUI THIEU TUONG; CLOUTIER, Roger; DESBIENS, AndrĂ©; DIONNE, Richard; DROUIN, Carol; DUBREUIL, GaĂ©tan; FABRY, Roland; FARLEY, Fred-E.; FORTI, Claude; GÉL1NAS, Pierre, GERMAIN, Philippe; LACHANCE, Conrad; LANCTÔT, Yves; LA-VOIE, Rosaire; LEGAULT, Marcel; LENGHAN, Jean; LETOURNEAU, Yvan; LUNEAU, Claude; MADORE, Jean-Pierre; MARTIN, François.Monsieur Martin a obtenu le prix "SPERRY GYROSCOPE COMPANY OF CANADA", attribuĂ© Ă  un Ă©tudiant finissant pour l'excellence de ses Ă©tudes en Ă©lectronique.MASSE, Yvon; MYRE, Marcel; PELOQUIN, Pierre; PRO-NOVOST, Roland; REMILLARD, Claude; THERRIEN, Francis; THIBEAULT, Pierre; TREMBLAY, Jean-Claude; VALCOURT, Arthur; VEZINA, François.DiplĂŽmes obtenus avec grande distinction : BRISEBOIS, Jean-Claude.Monsieur Brisebois a obtenu le prix "ROUSSEAU-MONTEL", dĂ©cernĂ© Ă  l'Ă©tudiant finissant qui s'est le plus distinguĂ© dans l'Ă©tude des appareils Ă©lectriques de distribution Ă  basse tension.CORMIER, Jean; GAGNON, Louis; MONETTE, Jean GÉNIE CHIMIQUE DiplĂŽmes obtenus avec distinction : AUGER, GĂ©rard.Monsieur Auger a obtenu le prix de la "SOCIETY OF CHEMICAL INDUSTRY" attribuĂ© Ă  un Ă©tudiant finissant pour l'excellence de ses travaux en GĂ©nie chimique, le deuxiĂšme prix de la "SOCIETY OF CHEMICAL INDUSTRY" attribuĂ© Ă  un Ă©tudiant pour un travail prĂ©sentĂ© Ă  la SociĂ©tĂ© au cours de l'annĂ©e.BARIL, Onil; BERGERON, Georges; GUIMOND, Denis; RACINE.Guy.Monsieur Racine a obtenu le premier prix de la "SOCIETY OF CHEMICAL INDUSTRY" attribuĂ© Ă  l'Ă©tudiant qui a prĂ©sentĂ© le meilleur travail Ă  la SociĂ©tĂ© au cours de l'annĂ©e.48 —ÉTÉ 1961 L’INGÉNIEU R GÉNIE MÉTALLURGIQUE DiplĂŽmes obtenus avec distinction : BOURBE AU, AndrĂ©; GIRARD, Gilles; LE COURTOIS.AndrĂ©, LIMOGES, Michel; MASS1COTTE, Jean-Biaise.DiplĂŽmes obtenus avec grande distinction : CHAREST, AndrĂ©; COTÉ, Jacques.GÉNIE MINIER DiplĂŽmes obtenus avec distinction : BRETON, Jean-Louis; DIONNE, Jean-Guy; GAGNON, RĂ©al; LAÇASSE, Claude; LAFONTAINE, Gilles; LALON-DE, Denis; MILLER, Roger-Émile; SAVAGE, Bernard.GÉNIE GÉOLOGIQUE DiplĂŽmes obtenus avec distinction : BERTRAND, Claude; GUY, GĂ©rard; LEFRANÇOIS, Pierre; MARC1L, Denis; MÊRETTE, Édouard.DiplĂŽmes obtenus avec grande distinction : SCHILLING, Jean-Guy.GÉNIE PHYSIQUE DiplĂŽmes obtenus avec distinction : BEAUSÊJOUR, Gaston; CHAREST, AidĂ©e; DIONNE, Gaston; FOURNIER, J.-AndrĂ©; GONZALES, Teolindo; LALANCETTE, Paul; LAMBERT, Gaston; PARÉ, Simon; PHAM CHUONG HAM; SABOUR1N, Georges; ST-PIERRE, lean, TANGUAY, Robert; VAL1QUETTE, Denise.DiplĂŽmes obtenus avec grande distinction : BELLEMARE, Jacques; DUFRESNE, Robert, GALARNEAU, Serge.Monsieur Galarneau a obtenu le prix de T'INSTITUTE OF RADIO ENGINEERS" Section de MontrĂ©al, attribuĂ© Ă  l'Ă©tudiant qui s'est classĂ© premier aux cours d'Ă©lectronique LAVALLÉE, Philias.PRIX ATTRIBUÉS À DES ÉTUDIANTS NON-FINISSANTS Le prix de la "BANQUE D'ÉPARGNE DE LA CITÉ ET DU DISTRICT DE MONTRÉAL", donnĂ© Ă  l'Ă©tudiant de quatriĂšme annĂ©e qui s'est le plus distinguĂ© par son application, sa distinction et ses succĂšs.HERVIEUX, Pierre-E.GĂ©nie Électrique.Le prix du "CHEMICAL INSTITUTE OF CANADA", dĂ©cernĂ© Ă  un Ă©tudiant de quatriĂšme annĂ©e pour l'excellence de ses Ă©tudes de GĂ©nie chimique CHOQUETTE, Michel GĂ©nie Chimique.Le prix de la "CORPORATION DES ARPENTEURS-GÉOMÈTRES DE LA PROVINCE DU QUÉBEC", attribuĂ© Ă  l'Ă©tudiant qui s'est classĂ© premier aux cours d'arpentage et de gĂ©odĂ©sie.LEDUC, Jean-Guy 4Ăšme annĂ©e GĂ©nie Civil.Le prix de l 'ENGINEERING INSTITUTE OF CANDA", dĂ©cernĂ© pour succĂšs acadĂ©mique et participation aux activitĂ©s professionnelles et sociales des Ă©tudiants TRÉPAN1ER, GĂ©rard 4Ăšme annĂ©e GĂ©nie Civil.Le prix "RODOLPHE MAHEU", dĂ©cernĂ© Ă  l'Ă©tudiant de troisiĂšme annĂ©e qui s'est classĂ© premier aux cours de comptabilitĂ© et de finances CARON, Laurent GĂ©nie Physique.Nous dĂ©sirons, en marge de la publication de ce palmarĂšs, ajouter les dĂ©tails suivants : La thĂšse de Doctorat fut soutenue publiquement par Monsieur Julien Dubuc, mardi le 25 avril.Le sujet du travail Ă©tait Plastic Fatigue under Cyclic Stress and Cyclic Strain with a Study of the Bauschinger Effect".Les membres du jury de la soutenance et de l'examen du travail en gĂ©nĂ©ral comprenait outre les chefs de dĂ©partements de gĂ©nie Ă©lectrique et de gĂ©nie physique, de gĂ©nie civil, de gĂ©nie chimique et de gĂ©nie mĂ©tallurgique, les personnes suivantes venant de l'extĂ©rieur : Dr T.W.Wlodek reprĂ©sentant M.Marc Boyer, sous-ministre du dĂ©partement des mines et relevĂ©s techniques Ă  Ottawa, M L.F.Kooistra, Cice-Chairman, Pressure Vessel Research Committee, Babcock
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