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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1984-12-22, Collections de BAnQ.

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[" Québec, Le Soleil, samedi 22 décembre 1984 REGARD SUR L\u2019ACTUALITE Dimanche-Matin LIVRAISON A DOMICILE 8394659 La politique québécoise en 1984 Un régime qui agonise + 1984 aura été imprégnée tout entière par la fin d\u2019un régime politique au Québec et la fin de carrière, après 25 années de vie politique, d\u2019un premier ministre qui n\u2019aura pas su partir à l\u2019heure.J-Jacqu09 SAMSON À QUÉBEC Déjà, dans les derniers jours de juin, à la fin de la 4e session de la 32e législature, LE SOLEIL titrait \u201cPénible fin de session\u201d; La Presse: \u201cUne bien piètre session à l\u2019Assemblée nationale\u201d; Le Devoir: \u201cLa session du désarroi\u201d.Six mois plus tard, même si le gouvernement Lévesque (pour des raisons qui ne tiennent de toute évidence pas à des meilleures performances de sa part) se retrouve à 20 points des libéraux dans les sondages, comparativement à 40 en juin, il donne encore davantage l\u2019image d\u2019un gouvernement en déroute.Le bilan législatif se limite essentiellement, après trois mois de travaux parlementaires, à l'adoption de la loi 3 sur la réforme scolaire.Les membres du Conseil des ministres ont passé tout l\u2019automne à se déchirer sur l\u2019option fondamentale du Parti québécois jusqu\u2019à ce que sept d\u2019entre eux soient acculés à la démission: MM.Jacques Parizeau, Camille Laurin, Jacques Léonard, Denis Lazure, Gilbert Paquette, et Mmes Louise Ha-rel et Denise Leblanc-Bantey.Deux députés ont aussi rompu les rangs: Pierre de Bellefeuille et Jérôme Proulx.Le PQ à l\u2019Assemblée nationale n\u2019est plus que l\u2019ombre de ce qu\u2019il était et il n\u2019a pas su traduire dans des projets de loi concrets les avenues dessinées par le premier ministre dans son discours d\u2019ouverture de la nouvelle session, en octobre.En fait, il n\u2019y a eu place que pour les déchirements internes du Parti québécois, entre \u201corthodoxes\u201d et \u201crévisionnistes\u201d; entre les purs du \u201cgroupe des Laurentides\u201d et les modérés du \u201cgroupe des Rocheuses\u201d, comme a été baptisée sarcastiquement la majorité au sein du PQ.dont Pierre-Marc Johnson a pris la tête.La fonction publique pendant ce temps, comme cela se produit chaque fois que l\u2019appareil politique est déséquilibré (à la veille d'élections générales par exemple ou d\u2019un important remaniement ministériel), s\u2019est mise au neutre et attend.Elle attend qu'une nouvelle locomotive la remorque; qu\u2019un nouveau leadership politique s\u2019impose, qu\u2019il provienne d\u2019un nouveau chef au Parti québécois ou que des élections générales au prin- Sur le plan politique, l'année 1984 ae sera terminée, au Québec, sur une note dramatique.tragique pour certains.Le Parti québécois vit sa pire crise de conscience, Imprimant ainsi au gouvernement un caractère d'incertitude et de précarité.S'accrochant au pouvoir, le premier tyinistre Lévesque donne l'impression d'avoir raté une sor- tie qui l\u2019aurait servi.historiquement en tout cas.Parallèlement, il ne semble pas disposé à offrir i son dauphin Pierre-Marc Johnson une succession culte d\u2019avance.L'atmosphère est à la crise.Et en attendant le pouvoir, les libéraux fubUent.J.-Jacques Samson fait le point KtËiaü Le premier ministre René Lévesque n'est plus le capitaine qu'il a déjà été, mais le \u201cdauphin\" Pierre-Marc Johnson tient la barre.temps amènent une nouvelle équipe complète autour de Robert Bourassa à la direction des ministères.Crise de leadership La relation Parti québécois-René Lévesque a très souvent été tumultueuse.On s\u2019est à de multiples reprises lancé des injures de part et d\u2019autre mais cela se terminait jusqu'en 1981 par un refrain d\u2019amour: \u201cMon cher René.\u201d Bien sûr que les prétentions de certains au fauteuil de chef du Parti québécois étaient soupçonnées et que celles d\u2019autres étaient connues: Jacques Parizeau, Pierre-Marc Johnson, Bernard Landry.Chacun toutefois se limitait à se faire valoir.La question du leadership de René Lévesque a atteint son point culminant ces derniers jours et comme cela est arrivé à M.Claude Ryan il y a deux ans à peine, plusieurs membres de l\u2019aile parlementaire du Parti québécois disent ouvertement que M.Lévesque doit maintenant laisser la place.Le comportement de M.Lévesque, ces deux dernières semaines, alors qu\u2019il s\u2019est entêté à demeurer dans le circuit politique quand il n'était pas en condition de le faire et qu'il a laissé l\u2019image d\u2019un homme diminué, aura considérablement miné sa cote de crédibilité.M.Lévesque peut-il revenir à l\u2019Assemblée nationale, à la tête de troupes divisées, le 12 mars?Rien n\u2019est moins certain.Le congrès du 19 janvier pourrait bien conduire à d\u2019autres démissions.Le leader, M.Jean-François Bertrand, le reconnaissait d\u2019ailleurs cette se- maine.Les Camille Laurin, Gilbert Paquette, Jacques Léonard et autres orthodoxes forceraient M.Lévesque, en démissionnant, à faire face à plusieurs élections complémentaires avant juin; le gouvernement pourrait aussi être placé en infériorité numérique à l\u2019Assemblée nationale et être forcé d\u2019aller en élections avec ce handicap.M.Lévesque préférera sans doute, si ces conditions sont réunies, faire savoir qu\u2019il ira en élections au printemps, ou qu\u2019il se retirera pour que le parti se donne un nouveau chef avant les élections, de toute évidence M.Pierre-Marc Johnson qui a déjà pris la succession dans l\u2019esprit de la grande majorité des péquistes.Le premier ministre sait depuis plusieurs mois qu\u2019il a per- du l\u2019emprise nécessaire sur son parti, qui ne compte d\u2019ailleurs plus que 77,000 membres après en avoir rassemblé 300,000 en 1981.M.Lévesque a répété aux membres de son parti qu\u2019il saurait partir lorsque le moment serait venu.Après 25 années de vie politique, personne n\u2019avait à craindre qu\u2019il soit animé par l\u2019ambition, disait-il.Tout au long de sa carrière, il a feint le détachement complet à l\u2019endroit des fonctions qu\u2019il lui était donné d\u2019exercer.En même temps, il se bagarrait comme un tigre.En juin, le Parti québécois touchait le fond du baril.L\u2019écart entre le Parti libéral et le PQ dans les sondages d\u2019opinion publique atteignait un record inégalé dans le dernier quart de siècle: 46 points! Le leadership de M.Lé- vesque était évidemment au centre des discussions dans les salons péquistes.M.Lévesque se présente au congrès général de son parti et entreprend son discours en disant qu\u2019il \u201caccepte de rester au fourneau, puisque vous êtes prêts à m\u2019endurer\".Il restera, précise-t-il, jusqu\u2019au \u201cjour inévitable où une nouvelle cuisine appellera un nouveau chef\u2019.La nouvelle cuisine Le premier ministre a vu dans l\u2019élection des conservateurs de Brian Mulroney à Ottawa, en septembre, la chance inattendue de corriger, devant l\u2019histoire du Québec et du Canada, la page qui lui sera réservée.Le rapatriement de la constitution laissant le Québec isolé en 1981, diminué par rapport à la place qui lui revenait avant la tentative référendaire du Parti québécois, obsède René Lévesque, ont souvent fait observer des ministres et des proches collaborateurs du premier ministre.M.Lévesque a vu dans l\u2019entrée en scène de Mulroney, entouré de gens qui ont des liens avec le Parti québécois, une nouvelle cuisine.M.Lévesque ne laissera pas les foumaux à son marmiton Johnson sans que ce dernier ait à arracher le poste, de toute évidence, même si ce dernier porte déjà Fièrement la coiffe du chef à l\u2019Assemblée nationale.Le premier ministre a cherché par des artifices, comme ses remaniements ministériels en cascades, à gagner du temps: il a nommé Louise Ha-rel et Marcel Léger en novembre pour désorganiser l'opposition à l\u2019intérieur du Parti québécois; il fait maintenant entrer les députés Jolivet et Lemay au Conseil des ministres en scindant des ministères pour flatter des clientèles régionales et il a muté Robert Dean, un membre du groupe des douze et conciliateur entre les factions péquistes.à l\u2019Emploi et à la Concertation.Belle manoeuvre pour diviser ses adversaires une fois de plus à quelques jours du congrès spécial du 19 janvier.Les \u201cdouze\u201d plaçaient en effet l\u2019emploi au sommet des pnorités de leur démarche souverainiste.M.Lévesque s'approprie leur tremplin au congrès.Lui qui feint si souvent le détachement, veut toujours faire la prochaine élection, dit-il, avant de laisser Johnson, Landry et les autres se disputer sa succession.M.Johnson portera alors, si le PQ est défait, une large part des responsabilités et la course à la direction se fera dans de meilleures conditions pour la santé du Parti québécois.La gestion du Québec a été subordonnée en 1984 à la préoccupation constante d'éviter le naufrage du Parti québécois.1985 commencera sur la même note.Le PLQ se prépare à régner longtemps q Les libéraux de Robert Bou-rassa se préparent à attraper le pouvoir lorsqu'il leur tombera dans les mains.A la fin de 1983.le gouvernement Lévesque a fait face à une levée de boucliers sur tous les projets de loi importants qu\u2019il présentait: réforme scolaire avec M Camille Launn, loi 38 avec M.Jacques Léonard sur le financement des municipalités, etc.Les ministres ont été mutés et M.Lévesque a entrepris 1984 en multipliant les précautions pour ne pas donner pnse à l\u2019opposition.Ce fut la \"session du rafistolage\u201d.L'opposition libérale, qui avait réussi à donner tant de fil à retordre au gouvernement avec des dossiers comme les contrats donnés par la division des réparations majeures à la Société d\u2019habitation du Québec (SHQ) ou le règlement consécutif au saccage de LG-2, piétine la plupart du temps.Seul M Claude Ryan marque des points dans le dossier des ordinateurs Axel-20 achetés pour le réseau scolaire.Les libéraux ont concentré leur travail d\u2019opposition depuis octobre sur le projet de loi 3 (réforme scolaire) qui était la pièce maîtresse du gouvernement et ils sont revenus à un style d\u2019opposition qui leur avait permis de marquer des points dans l'opinion publique; la recherche de faits qui terniraient la réputation d\u2019intégrité du gouvernement.Les libéraux ont voulu démontrer depuis quelques semaines que les ministres de la Justice qui se sont succédé, MM Bédard et Johnson, avaient fait main basse sur l\u2019appareil de la Justice pour protéger des leurs Le PLQ a tenu une douzaine de colloques régionaux pour maintenir sa visibilité dans l\u2019opinion publique et préparer son programme, pendant que Robert Bourassa tente de recruter des candidats dans toutes les sphères pour constituer une équipe qui représentera une sorte de consensus antipéquiste, y compris des anciens leaders syndicaux comme M.Donatien Corriveau de la CSN.S\u2019il a repoussé sa rentrée à l\u2019Assemblée nationale en évitant de participer à une élection complémentaire en 1984, il veut avoir tous les outils pour garder le pouvoir très longtemps, le jour où il le récupérera Les libéraux soutiennent qu\u2019ils auront beaucoup à offrir aux Québécois à ce moment.Il faut attendre leur congrès de mars pour soupeser ce qu\u2019ils feront de ce pouvoir dont ils parlent les yeux pleins d\u2019envie et d\u2019impatien-ce.Robert Bourassa: en attendant le pouvoir.y.***** Des faits marquants b Démissions à l'Assemblée nationale des ministres Jacques Parizeau, Jacques-Yvan Morin, Denis Lazure; du leader du Parti libéral, M.Fernand Lalonde, et décès du député de Saint-Jacques, M.Serge Champagne.\u2014\tUn jeune caporal des forces armées canadiennes, M.Denis Lortie, force l'entrée du parlement, le 8 mai, mitraillette au poing.Trois morts, 13 blessés.Son geste crée une commotion au Québec.\u2014\tLe premier ministre René Lévesque modifie à cinq reprises la composition de son conseil des ministres au cours de l\u2019année pour atténuer les tensions d\u2019abord entre des groupes dans la société et le gouvernement par la suite, surtout pour remplacer des ministres démissionnaires ou désamorcer des mouvements de division à l\u2019intérieur du Parti québécois.Il a remanié son conseil des ministres le 5 mars, le 25 septembre, le 27 novembre, le 29 novembre et le 20 décembre.\u2014\tL\u2019Assemblée nationale adopte, le 20 décembre, le projet de loi 3 qui marque l\u2019aboutissement de 20 années de discussions laborieuses sur la réforme scolaire au Québec mais déjà, la Cour suprême du Canada était saisie de certains articles du projet de loi avaht même qu\u2019il ne soit voté.\u2014\tEn septembre et octobre, le premier ministre Lévesque se rend en Chine, au Japon et en Corée.\u2014\tLe gouvernement Lévesque perd les élections complémentaires de Saint-Jacques.Mane-Victonn, Marguente-Bourgeoys et Sauvé.\u2014\tDes réformes importantes comme la fiscalité des particuliers, le livre vert sur la famille, la réforme des régimes de pension ou des négociations dans le secteur public ont été reportées.« S \\ à Québec.Le Soleil, samedi 22 décemore 1984 B-2 La Commission Beaudry et ta révision des lois du travail L\u2019art de réconcilier l\u2019inconciliable La commission Beaudry chargée de la révision des lois du travail vient de terminer ses audiences publiques.Elle se retrouve avec, bien sûr, quelques consensus de nature générale, mais surtout une montagne de propositions contradictoires et difficilement conciliables.Pierre Pelchat a rencontré le président de la commission, le juge René Beaudry, afin de savoir comment il entend débrouiller cet écheveau.Wïk Le Soleil, Gilles Lofond Éip A miÊÊKmœÊii .< i- '-'-S' s Doit-on faciliter la syndicalisation alors que les petits groupes d\u2019employés éprouvent de plus en plus de difficultés à se syndiquer?Les lois du travail et les syndicats nuisent-ils à la création d\u2019emplois dans une période où le chômage est une plaie sociale?Les entreprises ont-elles les coudées franches pour faire face à la concurrence étrangère?par Pierre PELCHAT Autant de questions qui sont la trame de fond d\u2019affrontements politiques majeurs au Québec depuis quelques années.Ce débat a pris plus d\u2019ampleur avec la récente crise économique qui a remis en question bien des valeurs.Ces questions soulevées lors des audiences publiques de la Commission Beaudry, sur la révision des lois du travail, qui viennent de se terminer démontrent avec encore plus d\u2019acuité la tâche colossale qui attend les cinq commissaires qui siègent à la direction de cet organisme consultatif.Au cours des trois derniers mois, près de 800 intervenants ont présenté quelque 300 mémoires devant ce tribunal d\u2019opinions qu\u2019ont constitué les audiences publiques de la commission d\u2019enquête présidée par le juge en chef adjoint du Tribunal du travail.Les syndicats, le patronat et plusieurs groupes de pression représentant les femmes, les immigrants, les jeunes et les handicapés ont pu y exprimer à nouveau des points de vue fort divergents.A-t-on assisté à un autre dialogue de sourds?Une chose est certaine les différentes parties ont pris un grand soin pour exprimer leurs positions respectives devant les commissaires.Le juge René Beaudry compte sur une longue expérience comme avocat dans le milieu des relations de travail et comme juge au Tribunal du travail.M.Beaudry s\u2019est particulièrement fait connaître au coure des dernières années par son travail d\u2019enquête sur la santé et la sécunté dans les mines d\u2019amiante, sur la tragédie qui a causé la mort de mineure à la mine Belmoral en Abitibi et sur l\u2019accident mortel survenu à l\u2019usine d\u2019explosifs Expro à Valleyfield.Les autres commissaires sont Mme Jeannine McNeil pro-fesseure en économie du travail aux Hautes Etudes commerciales, M.Jean-Jacques Gagnon, ancien responsable des ressources humaines à l\u2019Alcan, M.Jean Gérin-Lajoie, ancien directeur des métallos au Québec, et M.Viateur Larouche, professeur en relations industrielles à l'université de Montréal.Maigre consensus Le juge Beaudry n'est pas déçu du résultat plutôt maigre des audiences publiques.Au coure d\u2019une entrevue au SOLEIL, il a indiqué que ces nombreuses rencontres ont permis jusqu\u2019à maintenant d\u2019identifier quelques points communs entre plusieurs groupes aux intérêts opposés.Tout d\u2019abord, le président de la commission voit un consensus dans la demande pour l\u2019unification, la simplification et la consolidation des lois du travail au Québec.Il faut être un expert pour s'y retrouver.Il se montre sensible à la proposition qui permettrait de conclure des ententes différentes sur certains points de la loi sur les normes du travail.A titre d\u2019exemple, il a cité le cas des avis de mises à pied qui pourraient être remplacés, si les parties s\u2019entendent, par le paiement de montants forfaitaires ou des mécanismes de rappel.Sur l\u2019accès à la syndicalisation, le juge Beaudry constate que même si le patronat et les syndicats ont des positions diamétralement opposées, les deux groupes sont d\u2019accord pour dénoncer les délais trop longs pour décider de l\u2019octroi ou non d\u2019une accréditation syndicale.On retrouve la même insatisfaction commune dans le cas des plaintes pour congédiements pour activités syndicales, qui peu- vent prendre plus d\u2019un an avant d\u2019être réglées.A cause d\u2019un manque évident de personnel au ministère du Travail et d'une possible judiciansation de ces procédures, former un syndicat peut prendre de longs mois avant d\u2019avoir l\u2019assentunent gouvernemental.Quelle sera la solution proposée par la commission?Il semble pour le moment prématuré pour les commissaires de s\u2019aventurer sur ce terrain au risque de miner leur crédibilité auprès des diverses parties impliquées.Le juge Beaudry retient cependant que la CSN et la Chambre de commerce penchent vers une formule qui s'apparenterait à la cour des petites créances pour régler rapidement les problèmes qui se posent dans la gestion des relations de travail Les irritants Le président de l\u2019organisme de consultation se dit également préoccupé par les inquiétudes soulevées par les hommes d\u2019affaires quant à la productivité et à leur capacité de faire face à la concurrence étrangère.\u201cLes problèmes de productivité et la concurrence internationale correspondent à une réalité de l\u2019entreprise qu'on ne peut ignorer.Le progrès économique ne peut se faire sans une plus grande compétitivité.Certains irritants relevés par le patronat demandent réflexion\u201d, a-t-il confié.A son avis, l\u2019irritant numéro un est la loi anti-briseurs de grève qui, selon les patrons, fait pencher trop fortement la balance en faveur des syndicats par rapport aux législations des autres provinces canadiennes et Etats américains.M.Beaudry note aussi qu\u2019il faudra tenir compte de la participation des travailleurs dans l\u2019entreprise et trouver des moyens pour leur faire une plus grande place.Il croit également que toute la dimension des relations humaines sera prépondérante au coure des prochaines années.\u201cLa commission ne remplirait pas son mandat si elle tenait compte uniquement des problèmes actuels\u201d, a-t-il commenté.Les commissaires n\u2019ont pas en- Le juge René Beaudry.core tranché et les principaux enjeux des travaux de la commission d\u2019enquête demeurent toujours présents.Les audiences publiques auront permis de diminuer les passions sur les changements suggérés aux lois du travail.Ce nouveau climat sera important pour la poursuite des travaux à huis clos de la commission avec des experts et, possiblement, les mêmes intervenants que lors des audiences publiques.Au siège social de la commission à Mon- tréal, on a prévu une salle qui peut accueillir jusqu'à 40 personnes.On y entendra après les Fêtes plusieurs groupes d\u2019experts.Sans choquer les susceptibilités, on pourra mieux y séparer le bon grain de l\u2019ivraie.Réforme en profondeur du système fiscal aux USA L\u2019affaire n\u2019est pas encore dans le sac Le secrétaire aux Finances des Etats-Unis, M.Donald Regan, a concocté une réforme du régime fiscal américain qui, si elle était mise en pratique, révolutionnerait le mode de vie de nos voisins du sud.Mais il n 'est pas sûr que le Congrès et même le patron de M.Regan, le président Ronald Reagan, entérinent les yeux fermés ce projet de réforme.Notre collaborateur à Washington, Yves Gilson, explique en quoi consiste cette \u201cvéritable révolution\".Le secrétoire eux Finances, M.Donald Regan.V ; 4 \u201cCe n\u2019est pas une réforme, c\u2019est une véritable révolution\u201d.Depuis plusieurs semaines, la réforme du système fiscal préparée par le secrétaire aux Finances Donald Regan pour son patron Ronald Reagan circule dans toutes les sphères économiques de la nation.par Yvgs GILSON (collaboration spéciale) Au Congrès, les démocrates saluent le travail du secrétaire aux Finances.Les républicains applaudissent du bout des doigts les nouvelles propositions.Pour ceux qui, dans deux ans, devront faire face à une réélection, certaines des propositions ne sont pas ce qu\u2019il y a de plus populaire.Mais dans l\u2019ensemble, on ne rejette pas ce plan d\u2019emblée.Et cela, c'est déjà un signe encourageant.Le président Reagan, quant à lui, ne s'est pas encore prononcé.Il préfère attendre les réactions avant de soumettre au Congrès, en janvier, le plan définitif.Et comme le faisait remarquer Donald Regan: \u201cPour être certain, le plan a été écrit sur \"word processor\u201d.Autrement dit, il y a toujours moyen de faire des ajouts ou des sup- pressions.On n\u2019est jamais trop prudent avec ce genre de choses.Profondes modifications Si la réforme du système fiscal devait passer sans grandes modifications l\u2019obstacle du Congrès, les Américains verraient leur mode de vie profondément transformé.Deux idées majeures dominent cette réforme.D'une part, les 14 tranches actuelles de l\u2019impôt sur le revenu seront ramenées à trois: ceux qui gagnent moins de $11.800 par an ne paieront pas de taxes; entre $11,800 et $31,800, le taux d\u2019imposition sera de 15 pour 100; $31,800 et $63,800.de 25 pour 100 Au-delà de ce revenu, le taux d\u2019imposition grimpera à 35 pour 100 D\u2019autre part, pour compenser la perte de rentrée d\u2019argent prévue par suite de cette réorganisation, le département des Finances envisage la suppression de nombreuses exemptions fiscales, avantages.et indemnités dont profitaient aussi bien les compagnies que les individus et il envisage également l\u2019abandon du ACRS (accelered cost recovery system).Dans un jargon un peu plus clair, l'ACRS est une des dispositions prises par le gouvernement en 1981, qui permet au business d\u2019amortir plus rapidement les coûts d\u2019une usine ou d\u2019équipements et donc de profiter d'abattements fiscaux plus importants.Cette disposition a fait gagner aux sociétés près de $24 milliards par an depuis qu\u2019elle est entrée en vigueur.Haro sur les privilèges Si tout le monde est content de voir son impôt diminuer, personne ne saute de joie à l\u2019idée que les \u201cpetits avantages\" seront supprimés.Voici quelques exemples de l\u2019impact direct que ces mesures pourraient avoir sur les Américains.L\u2019an dernier, le gouvernement a, indirectement, contribué à l'achat de plus de 400,000 tickets de l\u2019équipe de baseball des \u201cBaltimore Orioles\".11 a participé pour un demi-milliard de dollars aux emprunts-logement faits par le personnel militaire.Et il a payé plus de 1,000 repas au restaurant \"Le Pavillon\u201d à Washington et pris en charge les frais d\u2019hôtel pour plusieurs centaines d\u2019avocats du New-Jersey.Tout cela s'est fait sans l\u2019accord du gouvernement.Et pourtant, grâce aux exemptions fiscales, aux indemnités et aux différents avantages accordés par le code fiscal aux contribuables, le fait est que le gouvernement a participé, indirectement, à ces dépenses Mais les choses risquent de changer Le département des Finances a décidé de mettre un frein à ces évasions de revenus.Et pour ceux qui en profitent, la nouvelle n\u2019est pas bonne.Le monde des affaires notamment sera profondément perturbé par la réforme fiscale.En effet, j usqu\u2019à présent, le code fiscal autorise les sociétés et les hommes d\u2019affaires à soustraire de leur revenu brut toutes dépenses qui sont.raisonnables et nécessaires pour mener à bien les affaires.Au fil des ans, cette définition s\u2019est étendue à l'achat de tickets pour événements sportifs, inscription dans des clubs privés, voyages d\u2019affaires, etc.Grâce à ces avantages fiscaux, l\u2019Association des avocats du New Jersey a tenu sa réunion annuelle en novembre à.Londres! On estime aussi qu'un tiers des tickets de baseball ont été achetés par des sociétés.Même chose pour la moitié des tickets de hockey.Mais le département des finances a mis un frein à ces extravagances et dorénavant, les critères de déduction seront plus sévères.Les repas d\u2019affaires ne seront plus complètement déductibles.Tous les secteurs touchés Ce ne sont que quelques exemples parmi des centaines d\u2019autres.Si la réforme fiscale est votée, tous les secteurs de la société américaine seront touchés.Les compensations pour chômage seront taxées.La participation financière des employeurs à l\u2019as-surance-santé de leurs employés sera taxée.Le remboursement des intérêts d\u2019un prêt immobilier pour une seconde résidence ne sera plus déductible.Et la liste continue.Mais il y a un domaine où la réforme risque de faire beaucoup de mal: les donations aux oeuvres de chanté, aux collèges, aux universités, aux hôpitaux, aux musées, etc., ne seront plus déductibles si elles sont inférieures à 2 pour 100 du salaire brut.Or, la moyenne des contributions est de 1,97 pour 100.$62 milliards ont ainsi été distnbués l\u2019an dernier.Si la réforme est votée, on estime que ces contnbutions seront diminuées d\u2019un cinquième et cela peut avoir un impact dramatique pour les oeuvres de charité.Tout cela doit être considéré avec un grand \"si\u201d.Car la réforme fiscale n\u2019a pas encore été votée et on peut s\u2019attendre à ce que le débat soit chaud, en janvier, au Congrès.Nombreux sont les sénateurs qui travaillent déjà à sauvegarder les intérêts de leur électorat.et le leur.Courageuse, cette réforme fiscale l\u2019est.Reste à voir si les représentants de la nation auront le même courage.y r » * 4 OuétMc, La Sotaii.aamadl 22 décambra 1984 IDOSSIERSI B-3 La Côte-Nord en 1984 Du cauchemar à l\u2019espoir + SEPT-ILES \u2014 Pour l'immense Côte-Nord, Puînée 1984 aura été dramatique.Elle aura perdu une ville, passé sans coup férir l\u2019importante négociation des 4,000 métallos du fer, gagné un premier ministre canadien, vu des dossiers chauds piétiner, entrevu quelque lumière au bout du tunnel Et cette région, constituée principalement par Taxe Sept-Iles\u2014Port-Cartier, aura en fin de compte retrouvé ce qui lui manquait le plus en début d'année: la confiance.Marc ST-PIERRE Il y avait de quoi n'en plus avoir au début de l\u2019année.Des difficultés de l\u2019industrie du fer, principale dispensatrice d'emplois tant à Sept-lles, à Port-Cartier que dans les villes nordiques, faisaient envisager à plusieurs des scénanos de fin du monde.La compagnie minière 10C, premier employeur de Sept-Iles, avait constitué au troisième trimestre de 1983 ni plus ni moins qu\u2019un comité de survie dont les travaux devaient amener quatre cents mises à pied.Coupe sombre réalisée principalement dans son personnel cadre et clérical.Dans divers milieux septiliens, on en était à parler de \u201cfermeture par étapes\u201d de la grande minière qui avait naguère fait d\u2019un petit village oublié \u201cla métropole de la Côte-Nord\u201d.A Port-Cartier, un peu plus à l'ouest, la compagnie minière Québec Cartier envisageait de son côté un déficit record.Rien de bon, du même coup, pour l\u2019avenir de Sid-bec Normmes et de son usine de bouletage.Arrêts de production et mises à pied temporaires entretenaient une incertitude de mauvais augure La situation critique des minières, coincées par des marchés à la baisse et une concurrence féroce caractérisée par une surabondance de minerai de fer dans le monde, avait d\u2019ailleurs été bien Au cours de l\u2019année 1984, la Côte-Nord est passée de l\u2019antichambre de Tenter aux portes de Tespoir.Fermeture d\u2019une ville, crise économique el industrielle.mises à pied massives.Puis, tout à coup, le retour de la confiance.Un optimisme basé sur un certain nombre de projets de relance, mais aussi et peut-être surtout sur l'arrivée du \u201cMessie bleu\", Brian Mulroney, devenu simultanément député fédéral de Manicouagan et.premier ministre du Canada.Marc Saint-Pierre fait le point sur la situation de ce pays dans le pays, à la veille de Tannée 1985.I WÊWL P L aluminerie de la Reynolds, à Baie-Comeau.un projet d\u2019un demi- milliard de dollars générateur de plusieurs centaines d'emplois.illustrée à l\u2019occasion d\u2019une table de concertation du gouvernement québécois.Table de concertation qui avait démontré l\u2019ampleur des mesures à prendre pour rendre à nouveau concurrentiel le fer québécois.Et en même temps laisser entrevoir que l\u2019épée de Damoclès suspendue sur la ville de Gagnon allait finalement s\u2019abattre dans le cadre d\u2019un scénario de \u201crationalisation\u201d visant à sauver les meubles.C\u2019est finalement ce qui s\u2019est concrétisé début octobre en dépit d\u2019une résistance systématique des chefs de file de Gagnon déterminés à faire valoir des alternatives.Sans succès.Aux termes du scénario négocié pendant des mois par les actionnaires de Sidbec-Normines, British Stell, QCM et Sidbec, so- ciété d\u2019Etat québécoise, on a annoncé la fermeture de la mine de Fire Lake et du concentrateur de Lac-Jeannine.Ce qui a sonné du même coup le glas de Gagnon dont l\u2019existçnce dépendait exclusivement de ces exploitations.Drame du déracinement, donc, de toute une population comme l\u2019avait deux ans auparavant vécu Schefferville; fin d\u2019une petite ville modèle parfaitement équipée,d\u2019un quart de siècle d\u2019âge; retrait, aussi, de l\u2019Etat québécois de son nord inexploité.Page qui devrait être définitivement tournée, selon l\u2019échéancier prévu, le 30 juin 1985.L envers de la médaille Mais à quelque chose malheur est bon.Toujours aux termes du scénano de rationalisation, selon l\u2019interprétation qu\u2019en donne le ministre québécois de l\u2019Industrie et du Commerce, Rodrigue Biron, ce sont au moins 4,000 emplois du fer qui vont être protégés pour les quinze prochaines années.L\u2019usine de bouletage de Sidbec-Normines, de fait, sera prise en charge par Québec Cartier, laquelle augmentera son volume de production à Mont-Wright, près de Fermont, assurant du même coup l\u2019avenir prévisible de cette ville nordique et de Port-Cartier, au sud.Un défi demeure par-delà le plan de redressement: \u201cQuébec Cartier, notait récemment son PDG, Giorgio Massobrio, se doit de devenir, le plus tôt possible, le producteur le plus efficace de concentré et de boulettes de fer en Amérique du Nord.\u201d Son de cloche, incidemment, entendu des mois auparavant du côté de 1TOC dans la foulée des plans élaborés par son \"comité de survie\u201d.Des résultats d\u2019exploitation d\u2019ores et déjà spectaculaires chez la grande minière qui a manifestement une longueur d\u2019avance dans ses réorientations et, enfin, un souffle d\u2019air frais pour Sept-Iles: $25 millions de profits réalisés au premier semestre et $50 millions prévisibles pour l\u2019ensemble de 1984.Pour la discrète Wabush, à Pointe-Noire, de l\u2019autre côté de la baie de Sept-Iles, les affaires ont bien marché aussi en 1984.Ses principaux clients, Stelco et Dofasco, l\u2019ont amenée è tourner à 95 pour 100 de sa capacité, soit une production de quelque 15,000 tonnes par jour.Autre élément parallèle non négligeable dans la dissipation en 1984 des nuages noirs couvrant l\u2019industrie nord-côtière du fer la signature, au printemps, d\u2019un contrat collectif de trois ans avec les métallos, ceci sans grève.Contrat accordant aux travailleurs du fer une hausse salariale et un boni de vie chère équivalant globalement à $2.15 l\u2019heure.Des hausses salariales, avait observé à l\u2019époque l\u2019ex-coordonateur des métallos sur la Côte-Nord, qui rejailliront sur l\u2019économie de la région.Le nouveau culte du \u201cMessie bleu\u201d q Et vint Brian Mulroney.q Une chance unique, estima-t-on en Côte-Nord, de régler des problèmes économiques persistants à qui personne ne trouvait de solutions; de faire enfui avancer nombre de dossiers en panne et d\u2019envisager une relance du modèle d\u2019avant les années 1980.\u201cLe p\u2019tit gars de Baie-Comeau\u201d et l\u2019ancien grand patron de l\u2019IOC devenu depuis peu chef conservateur allait tout balayer.Le 4 septembre au soir, la victoire de celui qui devenait du même coup premier ministre du Canada était époustouflante: deux électeurs de Manicouagan sur trois avaient voté pour le Messie bleu.Des attentes Belle victoire, certes, mais qui témoignait indubitablement, même si M.Mulroney avait répété ne pas posséder de \"solutions miracles\" pendant sa campagne, des attentes impatientes des Nord-Côtiers.Les Nord-Côtiers attendent notamment depuis 1979 la relance de Rayonier Québec à Port-Cartier, qui a procuré un temps des emplois à 1,200 personnes.On a eu des sueurs froides, en 1984.quand ITT, toujours propriétaire de cette usine inexploitée, a indiqué qu\u2019elle songeait à démanteler ses équipements.La Société de récupération et d\u2019exploitation forestière (SOREF), à Port-Cartier, a réussi le tour de force de prendre en charge l\u2019entretien de ces équipements avec l\u2019appui des gouvernements québécois et canadien.Et SOREF a continué à chercher, de concert avec le gouvernement québécois, des options de remplacement pour relancer l\u2019usine.Des options qui n\u2019ont pas intéressé jusqu\u2019à présent le ou les éventuels promoteurs susceptibles de remettre Rayonier sur pied, que ce soit pour la pâte CTMP ou le papier satiné.Mais à l\u2019automne, elle s\u2019est gagnée Un appui de taille: Rexfor.On estime, à Port-Cartier, que la carte d\u2019atout Brian Mulroney est vraisemblablement celle qui manquait pour remporter la levée.Autre attente des Nord-Côtiers, ceux de Sept-Iles cette fois: une aluminerie.Kaiser reluque des sites à Pointe-Noire, en face de Sept- Iles et ses actionnaires sont censés prendre une décision à ce propos au début de 1985.Les alumineries, par les années passées, ont constitué un dossier purement québécois par le biais de la politique de tarifs préférentiels d\u2019électricité mis de l\u2019avant par le gouvernement pour les entreprises créatrices d\u2019emplois.Parmi d\u2019autres, le député de Duplessis, Denis Perron, tape sur ce clou depuis des mois.Mais, estime-t-on déjà à Sept- Iles, la présence de Bnan Mulroney dans Manicouagan ne nuirait certes pas au dossier et constitue, de toute façon un poids de plus dans la balance.Autre souhait des Nord-Côtiers, ceux du Havre-Saint-Pierre principalement cette fois: le prolongement de la route 138 jusqu\u2019à Natashquan.Route promise il y a dix-huit mois par le premier ministre René Lévesque mais qui ne s\u2019est pas concrétisée.Anecdote qui circule à l\u2019heure actuelle en Côte-Nord: Brian Mulroney aurait dit à René Lévesque lors de leur rencontre du début de décembre à Québec: \"M.Lévesque comment laissez-vous dans un tel état le réseau routier nord-côtier?\u201d.Remarque qui concernerait justement le prolongement de la 138.Une certitude en tous cas: le premier ministre canadien a annoncé la mise sur pied d\u2019un comité spécial des transports dans Manicouagan qui aura pour Lâche de définir des priorités concernant notamment les infrastructures routières, portuaires et aériennes des Moyenne et Basse-Côte-Nord.Des déblocages?Mais Bnan Mulroney, en lune de miel avec son électorat, n\u2019a pas par sa seule présence alimenté la confiance des Nord-Côtiers.Il n\u2019a pas dit grand chose de concret lors de récente visite dans sa circonscription, la première depuis son élection.Quand il parle de projets d\u2019investissements encore trop récents pour les préciser, les Nord-Côtiers le croient, bien sûr.Mais ses allusions laissent présager des déblocages, par exemple celui du contentieux Québec-Labrador sur l\u2019hydro-électricité, développements nouveaux et retombées sur les deux régions.N\u2019a-t-il pas.par ailleurs, qualifié de scandaleux l\u2019état des infrastructures de pêche?Et diverses indications laissent croire qu\u2019il en donnera peut-être plus que le client en demande.Autre exemple: l\u2019implantation d\u2019une \u201cbelle institution fédérale\u201d qui viendra combler les vides éventuellement laissés de côté par l\u2019entreprise privée.Bref, on compte beaucoup sur lui.comme le lui indiquait le maire de Sept-Iles, Jean-Marc Dion, lors de sa visite du début de décembre.Baie-Comeau au beau fixe q SEPT-ILES \u2014 Un ciel au beau fixe par-delà la morosité nord-côtière en 1984: celui de Baie-Comeau.Cette ville aura de fait bénéficié du plein emploi amené par le projet d\u2019un demi milliard de dollars de la Société canadienne de métaux Reynolds.Il s\u2019est agi de construire une nouvelle aluminerie qui aura atteint sa vitesse de croisière quelque part au début de 1985.Bilan: au-delà d\u2019un millier d\u2019emplois en cours de construction et 400 emplois permanents en usine.Autre projet de taille mené à bien et de bon augure pour l\u2019économie de Baie-Comeau: le démarrage de l\u2019usine de pâte Opco de la Compagnie de papier QNS Mais si Baie-Comeau a, en 1984, pu assurer ses arrières contre la récession qui a durement frappé partout ailleurs en Côte-Nord, on n\u2019en restera pas là en 1985 Un vaste programme d\u2019assainissement des eaux nécessitant, de diverses sources, des investissements de $40 ou $45 millions sera en effet mis en oeuvre en 1985 Programme à frais partagés entre l\u2019Etat et la ville dans le cadre duquel il s\u2019agira de retaper les réseaux d\u2019égoûts sanitaires et pluviaux.Autre dossier susceptible d\u2019apporter à plus ou moins long terme de l\u2019eau au moulin de l\u2019économie de la ville et de toute la région: la fameuse route 389.Il manque notamment à cette route, qui part de Baie-Comeau.un petit tronçon d\u2019une vingtaine de kilomètres entre Manic V et la ville moribonde de Gagnon pour remplir sa fonction.Une route 389 terminée signifie une ouverture sur le nord québécois et ses richesses minérales, le désenclavement de Fermont et un débouché sur le réseau routier labradorien que s\u2019évertue à compléter le gouvernement de Terre-Neuve.Pour l\u2019heure, à l\u2019hôtel de ville de Baie-Comeau, on est à tenter d\u2019organiser une table de concertation fédérale-provinciale pour la prolongation de cette route du nord.Des contacts ont d\u2019ores et déjà été établis avec la ville de Goose Bay, à l\u2019autre bout, en vue de cette rencontre qui pourrait intervenir quelque part en janvier ou février Autre projet, plus local, à Baie-Comeau en 1985, à qui il ne manque à peu près plus que l\u2019aval du npnistère des Affaires culturelles: celui d\u2019une salle de spectacle de quelque $4 millions «'?t ¦zm.Brian Mulroney.en peu de temps, le fossoyeur de Schefferville est devenu le Messie de la Côte-Nord. b-4 Québec, Le Soleil, samedi 22 décembre 1984 LA MGE EDITORIALE LE SOLEIL P'at'tMnl Ou conte') et Editeur JACQUES Q rRANCOCUR Redecteur en chef et Editeur eoiomt ALAIN CUILSERT President et directeur general RAUL A.AUDIT Directeur de I information GILSCRT ATHOT Vice-president et trésorier CMARLIS-A.ROULIN Directeur de I editorial JACQUES DUMAIS Une politique de l\u2019habitation Le nouveau ministre de l\u2019Habitation et de la Protection du consommateur, M.Jacques Rochefort, prend la responsabilité d\u2019un ministère à la croisée des chemins.Son prédécesseur, M.Guy Tardif, a enclenché un processus de consultation qui doit rapidement déboucher sur des mesures législatives capables de sortir la construction domiciliaire de son ornière cyclique.Le Québec se dirige rapidement vers une crise du logement, malgré le succès du programme Corvée-habitation.L\u2019industrie de la construction domiciliaire a participé encore une fois à un objectif économique, mais à l\u2019ombre des préoccupations quotidiennes du logement.Et il en sera ainsi tant qu\u2019un consensus social nouveau ne modifiera pas les règles du jeu pour s\u2019assurer de mettre régulièrement sur le marché le nombre d\u2019unités unifamiliales et multifamiliales qui correspond aux besoins des ménages québécois.L\u2019étape de consultation du livre vert \u201cSe loger au Québec\u201d a donc intérêt à être franchie rondement.Maintenant que l\u2019Etat a fait savoir ce qu\u2019il retenait des idées exprimées par les intervenants et qu\u2019il a levé le voile sur les scénarios possibles d\u2019intervention, on doit s\u2019assurer promptement que tous les Québécois ont accès à un logement décent.Il ne faudrait surtout pas se laisser aller à l\u2019euphorie parce que seulement 13 pour 100 des Québécois, selon les études du ministère, se disent insatisfaits de leur logement et qu\u2019ici ça coûte généralement moins cher qu\u2019ailleurs pour se loger.Le nouveau ministre qui veut avancer aura à rallier des positions opposées s\u2019il recherche le consensus, sinon à imposer des choix.Les locataires revendiquent avec raison plus de logements à loyer modique; les propriétaires n\u2019ont pas tort non plus de soutenir que leurs immeubles coûteraient bien moins cher à l\u2019Etat; les constructeurs se disent prêts à prendre l\u2019entière responsabilité de leurs travaux pour éviter les inspections tatillonnes que les municipalités ne sont pas prêtes à abandonner, faute d\u2019une confiance à toute épreuve envers les intervenants ou de sanctions vraiment exemplaires en cas de délit.\u2022 \u2022 \u2022 Les municipalités se montrent intéressées à faire de l\u2019habitation une fin municipale.C\u2019est logique puisque là est l\u2019épine dorsale de leurs revenus et que ces gouvernements sont les plus près du peuple.C\u2019est à ce niveau aussi que germent le mieux les coopératives et les organismes sans but lucratif, deux modes de tenure aptes à faire preuve de créativité et d\u2019originalité.Ces groupes méritent le soutien même si les constructeurs les considèrent comme des concurrents trop privilégiés par l\u2019Etat.La façon de répartir le coût des infrastructures ne fait pas l\u2019unanimité et pour cause puisque certaines municipalités acquittent la note au complet tandis que d\u2019autres la refilent entièrement aux constructeurs ou aux promoteurs.Si le premier choix alourdit la dette municipale, le second fait augmenter considérablement le coût de la propriété.En ce sens, la position de la Commission municipale de faire payer 25 pour 100 des frais au promoteur, autant à la municipalité et 50 pour 100 aux propriétaires riverains apparaît comme un juste milieu pour tout le monde.Même si en bout de piste c\u2019est le contribuable qui paie de toute façon.L\u2019habitation est scrutée dans tous les sens par de nombreux organismes et individus.C\u2019est une industrie en constante évolution, tant au niveau technique qu\u2019économique et social.La diffusion des résultats des travaux de recherche fait cependant défaut; tout comme la vulgarisation des programmes d\u2019aide financière des gouvernements dont le milieu ne tire pas toujours le maximum.La mise en place d\u2019un mécanisme souple de centralisation, de planification et de diffusion pourrait faciliter la tâche des chercheurs et des intervenants.Puisque le ministre de l\u2019Habitation a l\u2019avantage de porter deux \u201cchapeaux\u201d, le souci de la protection du consommateur de logement devrait faire partie du dossier de l\u2019habitation.Il faudrait résister à la tentation de favoriser davantage les promoteurs immobiliers sans, en parallèle, assurer l\u2019assistance à ceux-là mêmes à qui leur produit est destiné.L\u2019Etat reconnaît que se loger constitue ici une nécessité au même titre que se nourrir et se vêtir.Il reste à définir dans les faits, par une politique globale de l\u2019habitation, les responsabilités que le même Etat veut bien confier à ses partenaires et ce que ces derniers sont disposés à accepter.Il ne faudrait quand même pas attendre la prochaine crise pour agir quand \u201cl\u2019état de crise\u201d existe déjà pour 13 pour 100 des Québécois, principalement des citoyens âgés, handicapés, seuls, chômeurs ou, pire encore, de familles monoparentales.Vianney DUCHESNE Vianney Duchesne à l\u2019édito Le journaliste bien connu Vianney Duchesne se joint à l\u2019équipe éditoriale du SOLEIL II signe aujourd\u2019hui son premier éditorial et, dès la mi-janvier, il sera responsable de \u201cVotre Page\u201d qui relève de notre service.Vianney Duchesne prendra alors la relève de Vincent Cliche qui, depuis près de deux ans, poursuit inlassablement un travail magistral que les lecteurs et les lectrices de la page voisine apprécient.Dès 1985, Cliche rédigera régulièrement des éditoriaux.Vianney Duchesne, quant à lui, oeuvre au SOLEIL depuis 1966 d\u2019abord au Saguenay-Lac-St-Jean puis à Québec où il fut successivement chroniqueur judiciaire, chroniqueur municipal, chroniqueur au patrimoine.Depuis 1975, il était responsable des pages Habitat du SOLEIL où notre public put observer la rigueur et la régularité de ses écrits.Le Salon de l\u2019habitation et la Chambre de commerce de Montréal lui remettaient, l\u2019an dernier, le trophée Habitas décerné au \u201cjournaliste de l\u2019année en matière d\u2019habitation\u201d.Jacques DUMAIS Directeur de l\u2019éditorial VL 7 J£H£ DEMANDE, 51 J'AI BIEN 0ARRE wt5 les mes, pu mm.¦ -T*\u2014r~ ' % ¦%\t' A \\ ,V\" BLOC-NOTES! Le poisson noyé?Le rapport Marceau sur Ma-delipêche et Pêcheurs unis du Québec prend lentement mais sûrement la voie des enquêtes que les politiciens laisseront aux générations futures en guise d\u2019héritage quelque part sur les tablettes de la bibliothèque de l\u2019Assemblée nationale.Déposé en septembre, le document de 667 pages posait maintes questions inquiétantes à propos du comportement des entreprises visées, de sociétés gouvernementales, du mouvement coopératif, d\u2019une banque et de groupes de professionnels: le juge André Marceau et ses deux associés, le comptable André Gauvin et le sociologue Claude Beauchamp, débusquaient du gros bétail.L\u2019importance des cibles visées surprenait: on n\u2019attaque pas impunément le président de la Banque Nationale, un des dirigeants du Mouvement Desjardins et une des plus importantes firmes de comptables du Québec.Aussi comprenait-on le mutisme relatif du ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, M.Jean Garon, qui n\u2019osait trop se réjouir de voir l\u2019enquête confirmer l\u2019existence des agissements que lui-même dénonçait.Trois mois après le dépôt du rapport, la vie reprend son cours normal comme si rien ne s\u2019était passé.Le président de la Fédération des caisses populaires de Montréal, M.Guy Bemier, retourne à la vie pu- blique en oubliant que le rapport Marceau s\u2019interroge sur la façon dont il s\u2019est voté un régime de rentes particulier alors qu\u2019il dirigeait les Pêcheurs unis.Le syndic de la faillite de l\u2019entreprise, de son côté, espère clore le dossier d\u2019ici un mois: une manière de dire qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention de prendre des recours judiciaires comme l\u2019y invitaient indirectement les commissaires.L\u2019Ordre des comptables, invité à se prononcer sur l\u2019existence d\u2019éventuels conflits d\u2019intérêts dans le cas de la société Raymond, Chabot, Martin, Paré, s\u2019est lavé les mains de l\u2019affaire et a demandé au procureur général du gouvernement de prendre la relève.Ce procédé \"inélégant\", selon le mot d\u2019un haut fonctionnaire rapporté par le journaliste Florent Plante, porte le public à se demander si les ordres professionnels, qui doivent en théorie le protéger, jouent vraiment leur rôle.Les libéraux demandaient tout récemment au gouvernement de donner suite aux recommandations de la Commission Marceau.Jadis si volubile pour parler des pêcheries, le ministre Jean Garon se fait discret.Il est temps que le gouvernement entreprenne des poursuites ou lave de tout soupçon les personnes ou les groupes visés.Raymond GIROUX POINT DE VUE SUR L\u2019ÉCONOMIE! Noël, fête de la répartition par Clauda MASSON C olUNtraiion vpèc ta le Les règles du jeu de l\u2019économie n\u2019ont finalement que deux objectifs: produire, sans gaspillage, des biens et services et les consommer après les avoir répartis de quelque façon au sein de la collectivité.Le désir d\u2019atteindre le second nous contraint, mais nous aide en même temps, à prendre les décisions pénibles que requiert le premier: travailler, cela va de soi, mais aussi investir, c\u2019est-à-dire, grâce à l\u2019épargne, ne pas consommer immédiatement tout ce que l\u2019on produit, et payer des impôts.On ne crée pas des emplois pour créer des emplois.On ne produit pas pour produire.On le fait pour satisfaire des besoins.Noël nous le rappelle: la tâche de définir les \u201cvrais\u201d besoins n\u2019est jamais chose accomplie une fois pour toutes.Elle a d\u2019abord, c\u2019est évident, des dimensions morale et politique.La télévision et les journaux ne cessent pas de nous le dire, qui nous montrent, en succession, des images de centres d\u2019achats achalandés, d\u2019arbres de Noël scintillants et d\u2019Ethiopiens en train de mourir de faim.On consomme peut-être mal, certains se gavent pendant que d\u2019autres sont dans la misère, mais ce n\u2019est pas la production qui est en faute, sauf dans le mesure où toutes nos ressources ne sont pas pleinement utilisées.A un salaire annuel moyen de seulement $10,000, par exemple, un contingent de 100,000 chômeurs veut dire un gaspillage de production de $1 milliard par année.Qu\u2019on y songe un peu en examinant les statistiques du chômage au Canada et au Québec et en réfléchissant sur le drame éthiopien.Mais le problème, c\u2019est d\u2019abord la répartition.On le connaît bien.Une économie qui donnerait la même chose à tous sans égard pour l\u2019effort productif serait une économie de parasites.Elle n\u2019inciterait pas au rendement accru.A l\u2019autre extrême, une société qui ne redistribuerait en aucune façon les fruits de la production n\u2019aurait pas le minimum de cohésion requis pour fonctionner.L\u2019ex-pénence que commence à vivre la Chine est, à cet égard, passionnante.Par un recours à des mécanismes de marché, elle veut donner aux paysans le goût de produire plus efficacement et en plus grande quantité en leur laissant une part plus grande des bénéfices dé- coulant de leurs efforts.Mais revenons à nos oignons.A bien des égards, ils ne font pas le poids.Mais ils sont dans notre poêlon.Noël, fête de la répartiton, nous invite à les retourner.Notre société, par exemple, se demande si, à court et moyen terme tout au moins, le marché du travail peut continuer de jouer son rôle traditionnel dans la constitution des revenus des consommateurs que nous sommes tous.Si le nombre d\u2019emplois doit rester insuffisant, en partie par la faute de nos propres politiques, comment mieux répartir les biens et services entre travailleurs et chômeurs sans détruire la motivation des premiers et réduire l\u2019incitation des seconds à chercher du travail?Comment, aussi, rétablir l\u2019équilibre entre ceux qui, à une époque de forte croissance, ont pu convaincre leur employeur de reconnaître leur droit \u201cnaturel\u201d à la totale sécurité d\u2019emploi, et les autres, ceux dont le travail est exposé aux aléas de la concurrence?Et les contribuables et les gouvernements qu\u2019ils élisent?Le message des derniers mois a une note dominante.Nous aurions dépassé les bornes.La redistribution par les voies gouvernementales serait en train d\u2019épuiser l\u2019appareil productif.On l\u2019a dit 3t répété: on s\u2019acharnerait trop à partager un gâteau que de moins en moins de chefs veulent brasser.En même temps, d\u2019anciennes solidarités ne jouent plus autant: celles de la famille et de la communauté locale notamment.Mais le vieillissement graduel de notre population, par exemple, nous obligera à mettre au point des formules de répartition qui nous contraindront peut-être, par des moyens sans doute différents, à les redécouvrir.Passons en revue quelques-uns des dossiers de l\u2019heure ou susceptibles de faire bientôt les manchettes: universalité des programmes sociaux; régimes de pensions; livre blanc du gouvernement québécois sur la fiscalité; système de négociations dans le secteur public.Des problèmes de répartition en tout premier lieu.Mais le partage de l\u2019assiette sera plus pacifique si nous mettons toutes nos ressources au travail pour la remplir et accroissons leur productivité.Et puis, il s\u2019en trouvera toujours pour ramasser nos miettes et nous interroger à quelques jours de Noël- Bonnes Fêtes quand même.* M.Masson est professeur d\u2019économie à l\u2019université Laval.\t| Québec, Le Soleil, samedi 22 décembre 1984 B-5 VO I HH PA(ÏH le Soleil publie avec plaisir les opinions de ses lecteurs et oe ses lectrices Les lettres doivent être signées et accompagnées des nom.adresse complete et numéro oe telephone oe leurs auteur(e)s LE SOLEIL se reserve le droit d éditer et d abréger les lettres Priorité sera donnée aui lettres courtes Adressera Votre page LE SOLEIL 390 rue St-Vallier est Quebec CtK 7J6 Telephone 647-3388 LES TRAGÉDIES INDUSTRIELLES Prendre le \u201crisque\u201d de la prévention La chronique \u201cDossiers\u201d du samedi 8 décembre 1984 présente la question fort intéressante de Michel Beaulieu: \"Peut-on éviter les catastrophes comme à Mexico et en Inde?\" La réponse est affirmative si l'on permet d\u2019adopter des mesures préventives.Des spécialistes en prévention peuvent identifier les nsques en présence et faire rapport.La haute direction de l'entreprise doit admettre l'existence des problèmes décelés, assumer son rôle social face à sa population de travailleurs et / ou de la population en général, et manifester une volonté réelle pour régler les problèmes.Il faut ensuite réaliser les mesures préventives proposées pour éliminer les problèmes ou les contrôler.Evidemment, cette réponse est simpliste dans son approche si l'on ne considère pas les éléments de M.Beaulieu (la survie économique de l\u2019entreprise, les impératifs de la production, la compétition.).Il faut ajouter aussi l\u2019aspect législatif sur l\u2019environnement et la santé-sécurité au travail, ainsi que les solutions préventives elles-mêmes (contraintes technologiques et financières).Une entreprise à deux doigts de la faillite considérera la prévention comme un luxe, puisque cette dernière génère des dépenses.On préférera parler alors de gestion de risques, que de gestion de prévention.La prévention est malheureusement ingrate en ce sens qu\u2019il faut démontrer ses effets par l'absurde: une catastrophe de 3,000 morts démontre certainement une irresponsabilité sociale et un manque de prévention.Le nombre de victimes devient inexorablement précis alors que le nombre de personnes épargnées demeure hypothétique.Suite A LPi CATASTROPHE J>£ BHOPAL, PLUSIEURS ONT PERDU LA VUE POUR LA Vi£ apie Ricainé NtGuGtm A LéTRfiNGtR?C£Lfi N5 SEsf\tVU / V voyous/ JS Les budgets de prévention sont difficiles à justifier, faute de résultats positifs tangibles.La seule consolation est que la prévention coûte probablement moins cher que la réparation de catastrophes! Le PDG d\u2019Union Carbide doit y songer sérieusement en ce moment.A la dernière question de l\u2019auteur Beaulieu, \u2018\u2018Jusqu\u2019où peut-on risquer?\u201d, il faut répondre qu'on ne peut plus risquer, surtout lorsqu\u2019on risque la vie des autres!.Il faut plutôt se demander: Jusqu'où peut-on prévenir?Michel Bilodeau Neufchâtet Les excréments des multinationales (Lettre à M.Jacques Dumals, éditorialiste, au SOLEIL) Nous avons été choqués de lire votre éditorial du 12 décembre suite à la tragédie de Bhopal en Inde qui a coûté la vie à 2,500 personnes en plus d\u2019en mutiler 125,000 autres.Le titre d\u2019abord: \"Coup dur pour la compagnie\u201d.Puis la conclusion: \"Il n\u2019empêche que cette tragédie qui provoque actuellement une chute dramatique des actions de la compagnie obligera celle-ci à une surenchère de relations publiques si elle veut sauvegarder les revenus de ses autres usines.\" Il est choquant qu\u2019une telle tragédie ne vous ait suggéré en substance que ces commentaires outrageusement laconiques.Cette tragédie n\u2019était-elle pas l\u2019occasion pour sensibiliser vos lec- teurs aux dangers, voire aux méfaits que font subir les sociétés multinationales aux populations des pays du Tiers-Monde où elles s\u2019installent?Ces entreprises, qui bien souvent ont fermé des usines ici en Amérique par refus de se plier aux normes heureusement de plus en plus rigoureuses en matière de condition de travail (salaire, santé, sécurité des travailleurs) et environnementales, sont parties dans le Tiers-Monde exploiter des travailleurs sous-payés en plus d\u2019y exporter pollution et déséquilibre sociaux multiples.De plus, votre éditorial comporte un certain nombre d\u2019insinuations de mauvais goût.De dire par exemple en s\u2019appuyant sur l\u2019affaire Marie-Andrée Leclerc, \"que la justice indienne n\u2019est pas très libérale\" (sous-entendu, parce qu\u2019elle diffère de la nôtre) fait preuve d\u2019arbitraire ou d\u2019étroitesse d'esprit qui ne devrait pas se rencontrer chez un éditorialiste.Vous parlez plus loin \u201cde vies humaines qui, du point de vue occidental à tout le moins, n\u2019a pas de prix\u201d.Pourquoi auraient-elles un prix moindre en Inde?Dans un article récent, un lecteur dénonçait le fait que LE SOLEIL, qui se dit un reflet de sa communauté, contribue à renforcer les clichés et les préjugés sur les pays du Tiers-Monde, le sensationalisme et l\u2019exotisme de pacotille étant privilégiés comme choix d\u2019information.Nous nous rallions à ce lecteur pour dire qu'il est déplorable qu\u2019un journaliste bénéficiant de la tribune qu\u2019offre la page éditoriale véhicule des propos aussi superficiels et lourds de préjugés.Nous souhaitons vivement un contenu éditorial plus rigoureux.Nicole April et Pierre Giguère Sillery \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Des éléments qui allaient un peu dans le sens des propos de nos correspondants se retrouvaient dans un premier éditorial paru le 6 décembre, sous le titre: \u201cL\u2019hécatombe écologique de Bhopal\u2019\u2019.Jacques Du mais ¦¦HLA SOCIÉTÉHHHHHHHHHHHHBBHB^HB Des remèdes contre la violence Je me suis mis à imaginer, après la lecture de la nouvelle sur le meurtre d\u2019un bébé de 28 jours, ce qu'est maintenant le drame de cette femme qui se retrouve face à l\u2019homme de qui elle a voulu un enfant.Je pense aussi à cet homme qui, par des gestes excessifs, a causé la mort d\u2019un petit être qui est venu faire un si petit tour dans notre monde hostile.Ce drame qui a fait la manchetic n\u2019est que la pointe de l\u2019tceberg sur les comportements violents engendrés par la misère et le désespoir.Une autre manchette du SOLEIL révélait il y a quelques jours qu\u2019il y a une augmentation de 112 pour 100 des cas signalés pour mauvais traitements, depuis un an Que se passe-t-il autour de nous?Quelles ressources avons-nous pour contrer ce phénomène?Les jeunes couples ont parfois bien de la difficulté à concilier les exigences de la parentalité et celles du monde professionnel, les exigences du quotidien et les normes nouvelles sur les rôles de l\u2019homme et de la femme.Entre le discours et la réalité, il y a encore de l\u2019espace pour rechercher les compromis.Le compromis cependant n\u2019est possible que lorsque les deux conjoints ne se sentent pas perdants.Ne pas se sentir perdant, c\u2019est conserver une sécurité.Je pense à cette sécurité financière qui est assurée par un marché de l\u2019emploi aussi peu favorable?Et que dire de cette sécurité émotive assurée par un sens si précaire de l\u2019engagement affectif entre les adultes?Ne songe-t-on pas trop souvent à la séparation dès qu\u2019une difficulté majeure confronte son amour?La baisse de la natalité au Québec n\u2019est pas étrangère à toutes ces questions.Et il y a lieu pour chacun de nous de faire l\u2019inventaire de nos valeurs.Qu\u2019avons-nous pour faire face à ce phénomène de la violence envers les enfants, ces étemels dé-rangeurs?La loi de la protection de la jeunesse ne suffit pas.Les dénonciations, les évaluations, les procès ne suffisent pas.Il nous faut recréer des liens communautaires qui existaient jadis dans les familles traditionnelles.Il nous faut recréer des solidarités entre les parents.Il faut encourager des organismes comme Relevailles, Entraide Parents, les comités d\u2019écoles, les CSS, les CLSC qui organisent des sessions et autres regroupements.Si ce père ou cette mère avait su que ce comportement n\u2019était pas si exceptionnel et qu\u2019il pouvait recevoir des conseils, des suggestions et de l\u2019aide d\u2019autres parents, la petite Julie ne serait peut-être pas morte.Roland Lord, Ancienne-Loretta HH LA MONARCHIEHHHHHHH La canadianisation de la monnaie (Lettre adressée au premier ministre canadien, M.Brian Mul-roney) Je vous prie de prendre les mesures nécessaires pour que la \u201ccanadianisation\u201d de notre monnaie se poursuive d\u2019ici 1987 et qu\u2019à partir du 120e anniversaire de le Confédération les Canadiens puissent utiliser des \"billets\" qui soient le reflet de leur histoire.Les coupures de $1, $2, $20 et $1,000 portent encore !e visage de la reine d\u2019Angleterre, symbole de l\u2019impérialisme britannique, alors que le Canada doit plutôt se donner une image de pays indépendant et moderne.Je vous suggère de faire imprimer des têtes d\u2019anciens pre- Laver la vaisselle à Rideau Hall Lundi soir 17 décembre, au programme \"Présent à l\u2019écoute\" (Radio-Canada.18h05 à 18h40) l\u2019invitée est le gouverneur général du Canada.Mme Jeanne Sauvé.A une brave dame qui lui rappelle, en toute simplicité, avoir déjà lavé la vaisselle chez elle à Saint-Hyacinthe, que répond Mme le gouverneur général?\"Revenez laver la vaisselle à Rideau Hall, y en a beaucoup!\u201d Décidément, la monarchie est entre bonnes mains et le bon peu pie bien à sa place! Joyo* Parker, Salnta-Foy.miers ministres du Canada confédéré sur les $1, $2, $20 et $1,000: \u2014\tl\u2019honorable Alexandre Mackenzie, premier ministre libéral du 7 novembre 1873 au 8 octobre 1878; \u2014\tle très honorable Richard Bedford Bennett, premier ministre conservateur du 7 août 1930 au 23 octobre 1935; \u2014\tle très honorable Louis-Stephen Saint-Laurent, premier ministre libéral du 15 novembre 1948 au 21 juin 1957; \u2014\tle très honorable John G.Diefenbaker, premier ministre conservateur du 21 juin 1957 au 22 avril 1963; \u2014\tle très honorable Lester B.Pearson, premier ministre libéral du 22 avril 1963 au 20 avril 1968; \u2014\tle très honorable Pierre Elliott Trudeau, premier ministre libéral du 20 avril 1968 au 29 juin 1984.Je vous demande également de faire remplacer la face de la reine d'Angleterre sur les pièces de métal de $1.$5.$10 et $0.25 par le buste de héros de la Nouvelle-France.véritables fondateurs du Canada: \u2014 Jacques Cartier, découvreur officiel du Canada (24 juillet 1534); \u2014 Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec et du Canada (3 juillet 1608); \u2014 Pierre Le Moyne d\u2019Iberville, le plus grand héros du Canada (1661-1706); \u2014 Jean Talon, le meilleur administrateur et colonisateur du Canada (1665-1669,1670-1672).Et pourquoi pas.aussi, racheter le crime commis par le gou- vernement de John A.Macdonald, le 16 novembre 1885, en affichant le portrait de Louis Riel sur une pièce de $1 de métal.Ces modifications apportées à leur monnaie permettraient aux Canadiens de se libérer progressivement des symboles de la monarchie britannique et de se donner une image plus distinctive.Faudra-t-il répéter éternellement le slogan politique des nationalistes canadiens du temps de Sir Wilfnd Laurier: \u201cBRI- TISHERS ARE FOREIGNERS\u201d sans que le Canada se réalise un jour pleinement comme pays indépendant?Je doute, malheureusement, que le gouvernement conservateur que vous dirigez puisse bientôt abolir la monarchie britannique et déclarer le Canada république, même si cela devait faire économiser plusieurs millions de dollars aux Canadiens chaque année.PIwt* Landry, Ouébac ILES ARTSI Un orchestre digne de Malher L\u2019Orchestre symphonique de Québec présentait, tout récemment, la troisième symphonie de Gustav Mahler.Cette musique s'avère être tout un défi pour un chef et ses musiciens, car son interprétation exige une qualité musicale exceptionnelle, afin que renaissent les émotions ressenties par Mahler lors de sa composition.On a dit que la symphonie mahlénenne était comparable à un roman en ce qu\u2019elle enchaîne des épisodes différents et des péripéties souvent inattendus, au lieu de développer des maténa communs et de respecter un schéma préétabli.Cette musique se fixe comme mission de conduire l'auditeur dans l\u2019isolement de ce rêve symphonique et la version présentée par Simon Streatfield et les musiciens de l'OSQ (accompagnés de l\u2019Orchestre des jeunes du Québec, des choeurs de l\u2019orchestre de Québec et des petits chanteurs de la maîtrise de Québec) se sont très bien acquittés de cette obligation en gardant leur auditoire attentif pendant plus d\u2019une heure et demie.Mahler a déclaré un jour: \u201cC\u2019est inutile de regarder le paysage, j\u2019ai tout mis dans ma troisième symphonie\u201d.L\u2019atmosphère qui régnait dans la salle Louis-Fréchette lors de cette représentation respectait bien cette opinion de l'auteur.Les Québécois ont de quoi être fiers de leur orchestre qui a prouvé qu'il était capable à la fois d\u2019une touchante sensibilité et d\u2019une fougue intempestive, comme le voulait Mahler.J\u2019encourage tous les Québécois à souscrire généreusement lors de la campagne financière de l\u2019OSQ afin que notre orchestre continue sa progression artistique au profit de toute la collectivité.Gaston Déry Québec Québec n\u2019a pas de salle d\u2019exposition permanente (Lettre envoyée à M.Jean Pelletier, maire de Québec) Il y a quelques années, la ville de Québec pouvait se vanter d\u2019avoir une salle d\u2019exposition pour les artistes débutants: la maison Maheu-Couillard.La population était d\u2019accord pour cet encouragement à l\u2019art.Cette politique est pratiquée par presque toutes les villes qui entourent Québec.Mais depuis quelques années, la ville se retrouve sans salle d\u2019exposition officielle pour promouvoir la vie culturelle à Québec.On s\u2019attendait à ce que cette nouvelle salle se retrouve à la nouvelle bibliothèque ce qui serait un bon endroit.On a fait quelques expositions à la bibliothèque mais des expositions dans un corridor.Je crois que, nous, les artistes de la ville de Québec et de la banlieue sommes en droit de nous demander ce que fait la ville.Vous avez tout ce qu\u2019il faut à la bibliothèque centrale pour faire des expositions permanentes, la population n'a pas seulement envie de lire mais de voir.Si vous avez des projets en ce sens, j\u2019aimerais, Monsieur le maire, que nous en entendions parler pour que toute la population apprécie ce geste de la ville.Pierre Moisan Charles bourg HHÇÀ ET LÀHIHHBIHHIH Avenue Myrand: une bonne nouvelle En fin de semaine dernière, LE SOLEIL nous annonçait que l\u2019intersection avenue Myrand \u2014 chemin Sainte-Foy serait améliorée pour faciliter le passage des autos et des piétons.Il y aura élargissement de la voie, construction d\u2019un trottoir devant l\u2019établissement Saint-Jean-Bosco et aussi un trottoir du côté sud.Quelle bonne nouvelle et quelle amélioration nécessaire et souhaitée depuis longtemps! Il y a maintenant trois ans, je me servais de cette page pour signaler comment déjà ces changements étaient devenus urgents.Je regrette cependant qu\u2019on n\u2019ait pas, en même temps, amélioré l'intersection chemin Sainte-Foy \u2014 entrée de l\u2019université Laval.C\u2019est un endroit où la circulation est très dense, une bonne partie de la population de l\u2019université se sert justement de cette entrée-sortie, il n\u2019y a pas de lumière pour les piétons.Or, l\u2019autobus circuit 7 s\u2019immobilise à cet endroit, les usagers doivent traverser à leur corps défendant le chemin Sainte-Foy pour avoir accès à l\u2019u- Nos devoirs de citoyens (Réplique à M.Raymond Ha-mon, de Boichatel, dont la lettre est parue, samedi, le 8 décembre.) Vous êtes comme bien d\u2019autres, incapable d\u2019admettre vos torts et prêt à blâmer les policiers parce que vous avez contrevenu à la loi.La loi, soit dit en passant, au cas où vous l\u2019ignoriez, n\u2019est pas faite par les policiers.Ils sont là pour surveiller sa mise en application.Pour ce qui est du problème des \u201cpusher\" dans les écoles, que vous soulevez, je crois que vous êtes à blâmer aussi, étant donné l'opportunité d\u2019intervenir qui vous était donnée par votre présence sur les lieux.Vous avez raté une belle chance de prévention.Vous devez savoir que même si on arrête les \"petits pushers\", la cour les retourne chez eux.Faute de loi plus adéquate, les simples citoyens que nous sommes, devrions nous faire un devoir d\u2019intervenir directement auprès des jeunes concernés.J\u2019espère que cette lettre vous permettra, à brûle-pourpoint, une réflexion sur vos devoirs de citoyen que j'avoue, bien des personnes négligent.Hélèn» Trwnblay Sainte-Foy niversité ou pour aller rejoindre les nombreux circuits d\u2019autobus qui y ont leur arrêt.De même, les usagers de l\u2019autobus circuit 8 doivent eux aussi traverser le chemin Sainte-Foy pour monter dans l'autobus circuit 7.L\u2019expérience nous dit que tout se fait lentement.Il y a donc espoir que dans trois ans, nous aurons une autre bonne nouvelle.Jean-Mario Chamborland Québec Quelle chance?Dans sa lettre publiée dans Votre Page le 9 décembre 1984 en réponse à des propos de Pierre Champagne concernant l\u2019état des restaurants à Fort Lauderdale, M.Jean Hamel, de Ro-berval, met en relief la chance qu\u2019aurait d\u2019après lui, cette ville de la Flonde de comprendre dans sa population 35,000 millionnaires.Quelle chance! Il semble, toutefois, qu'avant de pouvoir faire une telle affirmation, il aurait fallu s\u2019assurer d\u2019abord de l\u2019avis des autorités municipales de la ville en question.Il est évident que M.Hamel épouse des critères purement matérialistes et tout à fait \u201cyan-kees\u201d pour apprécier la valeur et la qualité des personnes.Le fait d\u2019être millionnaire n\u2019im-plique pas forcément que l\u2019on soit sorti de la cuisse de Jupiter.A ce sujet, il y aurait lieu, je crois, de rapporter ici une déclaration de M.Deng Xiaoping, cité par l'Agence Chine Nouvelle, \u201cLes réformes économiques en cours en Chine permettent à certaines personnes de devenir fortunées avant d\u2019autres, mais qu\u2019elles n\u2019ouvriraient pas la voie à une nouvelle bourgeoisie et aux millionnaires dans le pays.\u201d Dans leurs réformes économiques, les Chinois veulent éviter à tout prix le capitalisme débndé de l'Amérique du Nord.Ce faisant, les dirigeants chinois veulent s\u2019assurer que leur pays soit foncièrement prospère et civilisé, hautement cultivé et très heureux.Tant il est vrai que le mieux-être d'un pays ne dépend pas du nombre de millionnaires s\u2019y trouvant, lesquels ont bien d'autres chats à fouetter' Paul-A.Damora Québec Québec, Le Soleil, samedi 22 décembre 1984 VOIQ ROYAL LePAGE ROYAL LePAGE = NOTRE MONDE FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE AU MONDE.A E.LePage et le Trust Royal ont lusionne pour devenir Royal LePage.la société immobilière la plus dynamique du Canada Ce que cela signifie pour vous?La tranquillité de l'esprit! 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