Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
samedi 5 septembre 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La presse, 1931-09-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Mwsé SAMEDI 5 SEPTEMBHK 19.U ROTOGRAVURE I.A PRESSE, MONTREAL, PREMIERE SECTION 4T ' l iMmmm E'\"**\u2022> >1^ & \\ .«Trfca wn \\ \\ 1 / ü\u201d* ' \u2022 : ¦ i.* a V! pf/ HONNEUR AU TRAVAIL !___________Açuare//e par Geo.Latour.\u2014 Le travail est un grand devoir social, une grande puissance économique: il est encore une précieuse garantie d'ordre et de progrès.Aussi dans tous les temps, et particulièrement à notre époque où l\u2019or, comprend mieux les préceptes de la morale chrétienne et les formules économiques, s\u2019est-on appliqué à glorifier le travail et à exalter le travailleur.C\u2019est cette pensée qui a, ici, inspiré notre artiste.A l\u2019occasion, donc, de la Fête du Travail qui sera célébrée lundi prochain, 7 septembre, crions tous avec ferveur: \"Honneur au Travail !\u201d ?\t[ JR f | un cnoix aussi importani I A PUI^SSh:, MONTREAL, SAMEDI r> SEETEMRRE lîKîl ¦nvnmmmni Mile Rita OueTTet.4 ans.fillette de M.et Mme Donat Ouellet, de Sherbrooke, qui présenta le bouquet au champion mondial du (eu de Dames, M.Marcel Deslauriers, de Montréal, lors de l'excursion de la Lieue d'Amérioue.Mme Jean Proulx, de Lewiston, Maine.M.et Mme Donato Diorio 'de Marie Manzo).mariés récemment à l'église Notre-Dame de la Défense.Montréal.Yvette, fillette de M et Mme Marc Coutlée (Emilienne Nantel), de Montréal.Groupe de membres du Club Kiwanis de Ouébec assemblées près du Château Frontenac, à la suite d'un lunch au cours duquel M.le irofesseur F.-C.-A feanneret.(1er à gauche, lere rangée), directeur des cours de français donnés aux professeurs d'Ontario, au collège de Sellery, adressait la parole.A ses côtés, l\u2019on remarque M Césaire Senay.président du Club.Thon.Cyrille Delâge, surintendant de l'Instruction publique.M.Lionel Bergeron, secrétaire du même département.M.G.-E.Marquis, statisticien de la province, M.B.-O.Filteau, ass -sec.du département de l\u2019Instruction publique, et autres.4 Mlle Bertha Langlois, fille du capitaine et de Mme Ôctave Langlois, de Sainte-Anne-des-Monts, et sa nièce.Renée- Jeanne, fillette de M.et Mme Irénée Verreault.capitaine de SS.Miron L.Un secret de polichinelle Tous savent que votre anneau de mariage est synonyme d'union Indissoluble pour la vie.C\u2019est justement k cause de cela que ce devrait être un Traub \u2014 un cercle continu, parfait aux points de vue détail et beauté.Votre bijoutier est prêt à vous t.ider à faire votre choix.Vous serez toujours fière de porter un anneau Traub \u2014 que ce soit un modèle \u201cFleur d'Oranger\u201d ciselé à la main en or ou platine ou Un ravissant ensemble orné de diamants appropriés.Demandez notre brochurette 'Bridai MiqufUr Bile contient de* renseigne* ments utiles concernant les invitation*, le trousseau et la cérémonie du mariage Traub m ORANGE BLOSSOM Marque déposée Traub Mfg Co.of Canada Limited Walkervüle, \u2014 Ont.Il IIS! IllUtlil Nombreux parents réunis, récemment, à l\u2019occasion ,1e la célébration du fiOème anniversaire du mariage de M.et Mme Trs.Pouliot, de Saint-Michel de Bel léchasse.2 LA NtLSSK, MONTIJLAI., SAMLDI .\u201c) SLPTLMIilîL liKU l c ] Mlles Léna et Germaine Gamelin, et Mlles Simone Gamelin, de Danielson.Conn Le comité de la Fête du et Corona comité Travail, pour le Conseil des métiers et du travail de Montréal et les unions inter-nationles.1er rânK, de Kauche a droite: MM.Henri Massé Hugh Corrigan, vice-président; Adhémar Tremblay secrétaire-résorier ; Joseph Giroux: 2e ranR, de Kauche à droite: MM.C.M iron, commissaire ordonnateur: Geo.-C.Brunelle; en haut: M.John Perrault, commissaire ordonnateur.(Cliché F.-E.Marsan.4381 tue Fabre.) Son confort Mme Florian Simard et sa iilleue jacqueltne, de Sainte-Anoe-des M-pnts.Comité de la fête lu travail des syndicats catholiques: 1er rang, de gauche à droite : MM.L.Winner.F.Lussier, A.Saulnier.secrétaire: Raoul Granger, président: Gérard Tremblay, secrctaire-tfcsorier ; jean Granger.J.-B.Beauregard; au 2e rang, de gauche à droite: MM.Clovis Bernier, président du Conseil central, et membre ex-officio; O Coté, ( B, Dclislc, Eugene Thouin, J.-A.Gaudette; 3e rang, de gauche à droite : J.-H.Langlois, et Emile Ouellette, maitre des cérémonies.(Cliché F.-E.Marsan, 4381 Fabre) n \t \u2014\test essentiel.C'est pourquoi vous devez vous rappeler que toutes les poudres pour bébés ne sont pas les mêmes \u2014 surtout a cause de la différence qu il y a entre les talcs.Le talcj italien utilisé pour la \u201cJohnson\u2019s Baby Powder\" est coûteux, mais il ne se compose que de flocons minuscules et moelleux \u2014 tandis que les talcs moins chers que 1 on trouve dans certaines poudres pour bébés renferment des particules coupantes et aussi aigües qu\u2019une aigut/le ! Il est facile de voir cette différence au moyen des microscopes des laboratoires, mais vous pouvez la constater-, vous aussi, en frottant un Peu de Poudre Johnson pour les Bébés entre votre pouce et votre index, puis en faisant la même chose avec une autre poudre.Vous saurez, sans tarder, laquelle des deux contient du talc inférieur ! Dans l'intérêt de Bébé, faites un choix judicieux! Servez-vous de Poudre Johnson pour les Bébés.Et.comme Bébé doit aussi avoir le meilleur savon, n\u2019oubliez pas le Savon Johnson pour les Bébés \u2014\tet la Crème Johnson pour les Bébés, pour ajoruter à son confort.Ces trois produits sont chez votre fournisseur.Poudre Mlle Rose-Berthe Parenteau.14 ans, fille de M et Mme Joseph Parenteau.de Woonsocket, R.-l., graduée au cours supérieur français.avec prix d\u2019excellence (pièce d'or); élève des SS.de la Présentation.couvent Sainte-Anne, de Woonsocket.FETE DU TRAVAIL.\u2014 Le conseil de direction de l'union internationale des employyés de tramways, division No 790.de Montréal; au 1er rang, de gauche à droite: MM.J.-A.-Philibert Corriveau.secrétaire financier.Jean Renaud, vice président; Gérard Gagnon, president ; Alberto ' Brodem trésorier; Albert Roy.agent d\u2019aftaires; au 2c rang, de gauche à droite: MM.Bruno Forcier.de la division Saint-Paul; J E, Blais, des remises; P Lopa, de la construction.E.Beaudoini des chauffeurs d'autobus; f.-A.Constantin, de la division Saint-Henri; au 3c rang, de rauclie à droite: MM.O.Neveu, de la division S.-Dehi V.Trudeau, de la division Hochelaga; C.-E Fontaine, des usines d'Youvlilc ; Sam Broklehui \u201et, des usines génératrices d électricité ; l -C Piquette, de la division Mont-Royal.\t(Cliché F.-E.Marsan, 4381 Fabre, Montréal).n.de South Maine !l!e ldi S.ilE Berwick pour les bébés S 3 Ljuaiiuco coocii ticiico viauc»\ty un choix aussi important : K LA riilXSl], AIONTHEAL.SAMEDI 5 SEPTEMBRE liKil CORS Soulagement rapide Rien ne soulage la douteur des cors, orteils sentioles ou endroits tendres aussi rapidement et sûrement que les Zlno-pNads du Dr Scholl.Leur médica* tion adoucissante, combinée avec leur action coussinante et protectrice en tupprimnni U ruuai- \u2014 la pression de la chaussure \u2014 est le secret des étonnants réruttats obtenus avec les Zmo-patfs.Petits, minces, ils sont élégants et s'appliquent facilement.Grandeurs pour cors, cors entre les orteils, callosités et oignons.Dans les pharmacies, les magasins de chaussures\u201435c la boite.Dr Scholl s Zino'paas appliqué.\u2014 ORTEILS SENSIBLES 100% SURI Vous éviter ainsi les risques de l\u2019empoisonnement du sang pue font souvent encourir le roqne.ment des cors, les acides corrosifs ou les envplâtrès.au*Ter\t~\td« direçtion de l\u2019union internationale No 91.des relieurs- trésorier T A rSjien' nrliyyel \u201cw tChQ ArT>,n- J?»- Pelletier.a*ent d\u2019affaires; Geo.Vallières! corresMndanr or, o rkep ^ de t ; uW 'Ji BlfcK\u2018ns.vice-oresident : Raoul Racette.fils, secrétaire correspondant, au an^ de gauche a droite ; MM Auguste Morin.Raymond Lamontagne, RomUdld Charbonneau, W.-S.DcGrassc.W.Duplessis.$ douleur disparaît MAINTENANT! Offre-réclame spéciale DE LA PART DE V /Otjertk' A.Berthiaume.syndic; O.Girard, conducteur; L.Corbe.l syndic J 11\tT A Drochaine fois nn/> le r/enri»,.A prochaine fois que le vendeur de -t\u2014^ brosses Fuller passera chez vous, il vous offrira une valeur extraordinaire\u2014 laquelle ne durera que quelque temps.Une belle chance s\u2019offre à vous d\u2019acquérir une vadrouille Fuller réversible \u2014 la fameuse vadrouille en usage dans des milliers de familles, dont plusieurs dans votre voisinage\u2014et en même temps de recevoir une boîte régulière d\u201dune livre de la nouvelle cire Fuller à parquets à fort bon compte.Cette cire de qualité supérieure embellit et protège parquets, meubles et boiseries.L\u2019essayer c'est l\u2019adopter.Seul le vendeur de brosses Fuller fait cette offre-réclame spéciale.Les produits Fuller ne se vendent jamais dans les magasins.Ne manquez pas la visite du vendeur de brosses Fuller! .y y FLOOR WAX Ç 1 1\tI-.I\u2014J .ut v-, \u2018-f\u2014' .UwlAJ «I ém* ' FETE DU TRAVAIL.\u2014 Comité de direction du local No 1127 des employés de* manufactures de portes ft fenetres de la Fraternité-Unie des charpentiers-menuisiers.De gauche à droit* a» 1er rang; MM.E.Toussaint secrétaire de* finances ; A.Hamel, président; Louis Gonthier teçrétaire correspondant; H.Guertin.syndic; G.Bélair.trésorier; J.Vallée- 2e rang d* ganch* à droite: MM.W.Poirier, vice-présidnt; E.èourdeau, gardien: E Fréchette co^«eSî l Lefebvre, fCliché F.-E.Marsan.4381 Fabre).\tconducteur, J.Les brosses Fuller sont fabriquées et vendues par la Fuller Brush Company, Ltd., de Hamilton, Ontario.La démonstration vous en est faite chea vous par les vendeurs de brosses Fuller, eux-mêmes des Canadiens, qui desservent le district où ils habitent.4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 5 SEPTEMBRE 1931 a «Mi?'~Wo A « k' 1 iâ 1 I 1 I ¦ ! > sgt ¦ MB ll;v.rî#l U FETE DU TRAVAIL.\u2014 Officiers et membres du comité de protection et de direction de la Loge Sainte-Marie, No 234.de la Fraternité internationale des Wagonniers d\u2019Amérique, employé aux usines Angus: Au 1er rang, de gauche à droite : M M.Jos.Dufault, maitre des cérémonies ; Geo.Gauthier, Henri Massé, vice-président; L.-A.Beaudry, président; C.Miron, secrétaire-archiviste et correspondant; A.Bertrand, trésorier, au 2e rang: MM.Henri Vaillancourt.A.Lapierre, Oscar Côté, sentinelle; E.Déniger, auditeur; R.Provost, H.-J.Limoges.(Cliché F.-E.Marsan, 4381 rue Fabre.) Mlle Judith Jasmin, fille de M.le notaire Amédée lasmin, et Mme Jasmin, de Montréal, élève au lycée de Versailles, France, passe ses vacances sur la Manche, à Bcachy Head, Angleterre.FETE DU TRAVAIL.\u2014 Le bureau exécutif du local 134 de la Fraternité-Unie des charpentiers-menuisiers; au 1er rang, de gauche à droite: MM.E.Tisdelle, trésorier; Pierre Lefèvre, ecrétaire-archiviste; F.Doucet, président ; J.-A.Roy, secrétaire financier: 2e rang: de gauche à droite: MM.G.Leblanc, syndic; Geo.Houle, agent d\u2019affaires; N Michon, conducteur: au 3e rang: M.A Bilodeau, sergent d\u2019armes.(Cliche F.-E.Marsan.4381 Fabre).Mlle Germaine Desmarchais, licenciée en piano, avec grande distinction, et médaillé d\u2019or du Conservatoire Royal.FETE DU TRAVAIL.\u2014 Conseil catholique des métiers de l\u2019imprimerie ; 1er rang, de gauche à droite ; MM.Paul-Emile Lacas, Wilfrid-L.Périard.secrétaire-archiviste:\tAdrien Morneau, président; l'abbé L.Lalortune.aumônier : C.Paquette, président de la Fédération des métiers de l\u2019imprimerie; A.Léonard, Gérard Tremblay, agent d\u2019affaires; 2e rang, de gauche à droite: MM.W.Bélanger, Albert Charpentier.H.P pineau, trésorier.A.Saulnier: au 3e rang, de gauche à droite: MM.R.Boisvert.A.Comeau-(Cliché F.-E.Marsan.4381 Fabre).JEUNE INGENIEUR EN CONSTRUCTION; fille qui soit et ait l\u2019air vaturrMe\u201d.\u201cTrouvez-moi une 94 HOMMES VOUS attendent Ce jeune ingénieur en construction es.un des 100 jeunes gens non mariés à qui on demanda de décrire la \u201cfille idéale\u2019\u2019.D\u2019accord avec 93 autres, le jeune Steve M \u2014 répondit: \u201cElle doit être wn-turclle\u201d.lueurs descriptions, pour la plupart, mettaient en premier lieu \u201cune peau vtttttreUemcn' belle\u201d .Et c\u2019est là que le Calay prend une grande im- portance pour vous! Le Calay est le seul savon de toilette qui ait mérité l\u2019ap-prohatlon unanime de 73 éminents dermatnlogistes.Ces médecins ont fait l\u2019épreuve du Calay.Ils s\u2019y comtaix-xvnl en teints comme seuls les médecins peuvent le faire.Et plusieurs femmes qui les ont consultés se sont vu recommander le Calay comme un xmron réellement doux.bienfaisant pour les plus sensibles.les peaux Ne laissez donc pas passer plu: plus une journée de essayez le Calay .sentez la mousse veloutée du Calay sur votre joue ravie .Votre épiderme vous prouvera bientôt qu\u2019il préfère le Calay comme moyen d\u2019acquérir l\u2019exquise fraîcheur de.it les homme* rêvent ! Groupe de joyeux excursionnistes qui ont fait la croisière Québec-New-York et retour à Montréal, récemment, à bord du \u201cDuchess of Atholl\".(Cliché du correspondant new-yorkais de la \u201cPresse\").CALAY SAVON POUR LE TEINT 10c Assurant cette peau fraîche et naturelle que les hommes admirent 5 I qualités essentielles nans u un choix aussi important :\t\u201e LA PI C ^ MONTREAL, SAMEDI r» SEPTEMBRE lî«l par FRANK GODWIN CHUT.CHUT.|E CROIS OUTL S KN VIENT ! I l'AI UN CADEAU POUR I.K PETIT ANDRE.NK LUI ORGANISEZ VOUS PAS UN \u2022PARTY CET APRES MIDI ?OUKLLK GROSSE SURPRISE CE SERA POUR LUI I C'EST UN PAPA.CACHE CK PAQUET KT NK SOUFFLE PAS UN MOT f f Y A T C II A VOILE!! MOI IE LUI Al ACHETE UN CHEVAL SUR BERCEAUX MOI.C* N EST PAS DK MA FAUTE.| AI TOUJOURS EU UN FAIHI.E ROUE LES BATEAUX MON PRESENT A EST UN GROS T-K-D-D-Y K-K-A-R C\u2019EST MAGNI.KIOUK ! ;\tv;; I MS COMMENT SE COMPOSERA LE MENU » IE CROIS QUE LE \u2019PARTY SERA TRES REUSSI.D\u2019ABORD.CREME A LA GLACE AVEC LES GATEAUX ^\u2014rt BONJOUR la compagnie.JE COURS JOUER DANS LE JARDIN, mais n oublie pas mon ONCLE OU il y a deux \u2019¦L\u201d DANS LOLLYPOP I | | N'OUBLIE PAS LES \"L-O-LY-P-O-T-S,- WWA 4jhH w4j * *i: i '% ¦ ?Æ.fi A A* ¥ fi MMMlfc -v - ' mm» L\u2019ESPRIT \u2014C\u2018e»t bien «on train, celui-là ?\t\" \u2014Où aller vous } \u2014Oh ! t'est Bas la peine que je vous dise I Vous n'connaisseï pas! Le train passe pas dans le pays) GAULOIS \u2014 Kn nou»ndonnantV?a1,ffssFen\u2019mtI' j'i\"'\tsomment votre maman peut vous reconnaitr \u2022n non» donnant la fessée, mon fiére crie beaucoup plus fort que moi I 1 ( I 11 in IV PH ESS I ; MONTH KAL, SAMEDI .\u201c> SEP'rEMHKE 1931 LA- ajiT^ \u2014 # il K , 4- /f h mm \u2018i, fil b Ifi^' j A.\u2014 Chapeau de feutre beige avec rucher de velours brun.B \u2014 Pviama de dîner en velours transparent v-rt.C.\t\u2014 Robe de ville, en crêpe de laine bleu.Somp.tueuse parure de renard argenté.D.\t\u2014 Manteau de \u2022 lainage vert sombre garni de kolinsky.E.\t\u2014 Cette jaquette de lainage blanc se porte sur une robe marine.Modèle Chantal.(Cliché Sraioni, Paris.) ri n» «- i I mmm Sâa.-,.\t\u2022 ?fim sssss qualités essentielles dans Ur 1.irn\tv onccî it>rnnr^or»t \u2022 s i LA PKESSP], MONTREAL, SAMEDI Si:PTEMBRE P>.U DESTRUCTEURS D'ANIMAUX L\u2019HOMME ET LES ARMES Depuis qu'il est pourvu d\u2019armes redoutables, c'est-à-dire depuis des mü-11ers d'armées, l'homme est un grand destructeur d'animaux.Agriculteur, il n'est pas moins nuisible aux plantes sauvages.L'Empire romain faisait une formidable consommation non seulement d'animaux féroces, mais aussi de bêtes pacifiques comme l'éléphant: on s\u2019en servait pour amuser le peuple-roi par des spectacles sanguinaires Cependant, malgré les chasses continuelles des sauvages, des barbares et des pseudo-civilisés, du temps de Christophe Colomb, le monde animal libre était extrêmement nombreux et semblait devoir pulluler pendant des temps indéfinis.Depuis, la tuerie est devenue incomparablement plus considérable En quatre cents ans, l'homme moderne a anéanti plus de bêtes que tous ses ancêtres, depuis les origines de notre espèce.Cette destruction a coïncidé avec l'invention d'armes bien plus efficaces que celles du passé et avec l'expansion prodigieuse des Occidentaux d'Europe, qui ont conquis des continents entiers et asservi la plus grande partie de l'humanité.D'une part, les forêts vierges furent rasées, les savanes et les brousses firent place à des terres cultivées, d'autre part, nos matelots, voyageurs, chasseurs, pécheurs de ! toute farine s'en allèrent joyeusement exterminer les bêtes dans les réglons1 les plus lointaines, souvent sans autre motif que leur bon plaisir.Nul.recoin de la planète n'est à l'abri de leurs coups, ni les déserts de glace, de neige ou de rocs, ni les contrées torrides, ni les montagnes, les fleuves, les sylves, les lacs, les marais les plus sauvages, ni la surface et les profondeurs de l'Océan Pour leur profit comme pour leur satisfaction, nos hommes entreprennent d'incroyables randonnées de chasse Afrique.Indes.Indochine.Australie.On comprendrait, s'il ne s'agissait que de bêtes féroces ou nuisibles, ou si l'on prétendait restreindre des pullulements qui rendent dangereuses les espèces les plus inoffensives.Mais on ne met pas moins d'acharnement au meurtre des créatures utiles, et I on sacrifie sottement l\u2019avenir de celles qui devraient être pour l\u2019humanité la source d\u2019un profit continu.Des espèces ont complètement disparu, tel le grand oiseau qu\u2019on nommait le dronte.tel que le couagga.bel animal, cousin du zèbre, qui a disparu depuis une cinquantaine d an-nees.tels les bizons naguère innombrables, qui ne forment plus que de chétifs troupeaux, ou les baleines, les cachalots, les phoques, les éléphants, les aigrettes, les oiseaux de paradis, les gorilles, les orangs-outangs, les chimpanzés, et combien d\u2019autres, dangereusement menacés, Dans notre Prance, qui répondra de lavenir du cerf, du chevreuil, du lièvre même?Et nos oiseaux les plus utiles ne sont-ils pas sacrifiés par millions?* * * Cette immense destruction n'a pas seulement quelque chose de sinistre par elle-même mous y voyons une sorte de sacrüègel mais elle va à l'encontre de nos intérêts.C'est une fortune que l\u2019humanité gaspille, ce sont peut-être aussi des éléments de régénération.Les physiologistes commencent à s'apercevoir des services, hier insoupçonnés qui peuvent nous être rendus par telles espèces.Nous som- i mes à l'aurore d\u2019une science qui .se I développera a coup sûr: on pressent que le monde animal pourra nous rendre des services précieux, voire I ! essentiels, on devine quïl est dangereux pour l'homme d'être ''isolé\" sur la terre antique avec ses animaux domestiques.* \u2022 \u2022 Il n'est pas trop tard pour mieux faire.Déjà, l'attention de plusieurs grands pays a été attirée sur cet angoissant problème.Les Angio- : Saxons ont pris la tête du meuve- : ment Nous commençons à les sui-1 vre \u2014 je veux dire l'Etat, car nos penseurs et nos écrivains ont été parmi les précurseurs de cette croisade.En Amérique, les Etats-Unis et le Canada réservent de vastes superficies à la nature libre; on ménage des refuges maritimes pour les baleineset les cachalots, des abris terrestres pour les phoques: la Grande-Bretagne fait de même dans son vaste empire colonial, et nous avons fini par suivre cet excellent exemple \u2014 avec un peu de lenteur.En Europe même, certains pays organisent des systèmes de protection: en France s'accroissent des groupes divers.particulièrement pour créer des abris à l'usage des oiseaux insectivores ou inoffensifs.La Suisse, énergique, patiente et sagace, a su reconstituer en partie la faune de ses montagnes : le chamois dont il n\u2019existait plus que peu de survivants.se retrouvent en nombre respectable.Et les chasseurs qui, laissés a eux-mêmes, les auraient supprimés intégralement sont bien aises de les retrouver aux périodes et aux endroits où il est permis de les traquer.Ainsi, le monde civilisé tend, de toutes parts, à réparer les excès sanguinaires de nos pères.Chasseurs et pécheurs y trouveront finalement leur compte Car, favoriser la reproduction naturelle des animaux sauvages ne signifie aucunement admettre une pullulation sans mesure.A ce compte, les plus inoffensifs les plus utiles, deviendraient vite insupportables1 Il y aura, pour les professionnels comme pour les amateurs, plus de sport et plus de profit qu'aujour-d'hui.Le tout est de savoir s'y prendre.L'homme a résolu des problèmes plus difficiles et plus complexes.La France qui était jadis une immense volière et qui compte actuellement tant de régions ou l'on n entend plus que rarement le chant de-oiseaux, retrouvera les légions de ces créatures légères Nous v gagnerons plus de beauté, plus de poésie et une aide précieuse contre les insectes dévastateurs.Comment les troubles oe MéHAOe commencent £ Un joueur de golf, um bcau SAmer* apks=s-m»di L iniurissable Océan, que des ravages stupides auraient pu.malgré son immensité, priver non seulement de sa faune la plus imposante, mm aussi de maintes sortes de poissons, de crustacés ou de mollusques, conservera des réserves inepuisab.es pour les générations futures U semble qu\u2019une ère nouvelle s'ouvre pour la vie universelle.L'homme cesserait d'être un pur fléau pour ses frères inférieurs II saurait garder une part de cette grandeur mystérieuse, de ce charme indicible qu'il a failli détruire L'artiste.le savant, le poète, le chasseur.pécheur, l'industriel, l'artisan y trouveront tous des avantages qui apparaîtront d'autant plus considerables que les intelligences seront mieux cultivées.J -H.ROSNY AINE de l'Académie Concourt, dans ie \"Petit-Journal'.Paris.Pêcheurs de nacre DANS LES CANTONS DE L\u2019EST ¥ Voie.\tde Faraham, faisan, voir an premier plan, le pont de fer sur 8 la riviere.(Photo Associated En Californie, sur les côtes ouest des Etats-Unis et du Mexique * trouvent de très importantes pêcheries de coquillages, prinelpalenn ut d'\"abalones\".connus en France sous le nom d'\"oreilles de mer\".Elles sont récoltées à environ 15 kilometre- u large des côtes de la Californie pa: des scaphandriers, en majorité japonais.à la solde de puissantes compagnies américaines et fournissant 5 heures de ce pénible travail effix Ml par jour Ces coquilles multicolor-leumissent, après polissage, une nacre d une grande beauté, d'une va leur très appréciée et d'un prix asscr élevé, servant surtout à confectionner des boutons, des bijoux et des ornements de fantaisie La chair du mollusque lui-méme est comestible et peut-être consommée fraîche mais, le plus souvent, elle est ex portée vers la Chine et le Japon, son séchée, soit sous forme de conserves Au fond des mers Il existe un domaine naturel où sans aucune intervention expérimentale de l'homme, des êtres vivants passent toute leur existence sous de; pressions énormes; c\u2019est dans la pro fondeur des mers.La pression y croit d'environ une atmosphère pour 10 mètres et les grandes fosses atteignent.10.000 mètres Outre la pression, ces régions sont caractérisées par un calme absolu (les agitations de la mer s'arrêtant à quelque dizaine de mètres sur la surface et les courant* avant 10.000 mètres», par l'obscurité.le soleil ne pénétrant pa» au delà de 400 mètres: enfin, par une température fixe et glaciale, absolument Indépendante des conditions climatiques et géographiques de la surface Aussi, les êtres qui habitem ces abîmes sont-ils partout les mêmes; la flore est nulle, mémo les algues Inférieures, composées d'une seule cellule, font défaut.La faune se réduit à des méduses, éponges, vers, petits crabes, coquillages: les animaux se nourrissent des débris de?plantes mortes dans les eaux supérieures.La plupart sont aveugles; au lieu i d'yeux, ils possèdent des organes tac-j tiles très développés, par exemple un I long poil sensible, qui flotte tout au-1 tour du corps Par contre, d'autres ! ont des yeux énormes, télescopiques.I et presque tous ces habitants de grands fonds sont phosphorescents (lumière froide). r,A prussf; monthk\\l.samkdi r> sei*tembre 1931 BALIDOR, AINE COMMS TA MKU KT MOfl NOti* nk rovmom n uusnu r A*n« roil* LA VILLA DR M.¦ IM.HTON I vm) dr 1\t_ Qlif> tu ro*r NOOt - DR GA O» XXTON TAG ! HOMMKH Auur.« whk* uv mi* ct matiw rr r*vws acmet* ci coMrurr-ci.atona-s moi;* kl ¦ON GOVT T Btl XDO* VM Tlljfl rovm toi ! ! IV M » AI rr M i Al DIT^»v2y^A*J rOLKQLO» MK *X ¦¦POMD-ON « I A >1 \u2022o** HAW A VIC GRAND rLAIKI*.MOM CMC* OCCAM./'AVAIS DIVINE OLE TL MK DKAI* VAC LA VIMITK.IK ML VC MECMCVX DK TAVOOt COMM* COMPAGNON 1?r**rHT«t M^ONncVlITl C'RAT MAH hRCl'BKVX Qt* TV NK rVI»*K* >AH Noté accomfaoiîk*! Pton rr MOI jk t*a»»^ Ql 'ON VA KN AVPIKl ri.ASHl* r H* £ \u2019«t AR VIRNT PK MR < VVOl* K INGATON V Cfi MAMA, NOVA SOM MU M*rr* A CAB TIM MOCM IAVR* LE PIED.MOV* N\" ATT* NOONS E I AMMtvri COMMENT TMOVVCS TV MOVCLE TA ¦AIX* MAIN.\u201e tenant.¦ALUM3M.n VIEWS DR JBVNE* AVKT KITOM N'AIE MAS MMC* Ipama./ ai rcnfl MKK PMCCAI TVOMC; J'AI API MOBTK MES VIED* ¦ ¦ABITS COMMKl MCCMANGIA.(>d CETTE MANIEEeJ l/K NE GATCKAf MAS^MOSâ^H Nf l P «a* I» **\u2022\u2022» f*r«a L*a»««r \u2022* *«« t« M CMvOtera» »\u2022» *\u2022» LM GMAND lot B rmjr*rp*NT r>r )! de Ht le Is et quamca\tuaur nn r*ViniY aiioai imnnrt-ant : kl: il I I I f V Pit ESSE, MONTREAL, SAMEDI 5 SEPTEMBRE 1931 Aimons la vérité Le subtil écrivain Jean Giraudoux qui dit dans l\u2019un de ses premiers livres: -n est si commode de ne pas mentir!\" Et pourtant.Dieu sait combien de personnes prennent à tâche de déformer la simple et claire vérité, soit par gloriole, soit par Jalousie, soit par calomnie, soit par mauvaise habitude.Car l'on s\u2019habitue à mentir.L\u2019ima-glnation est plus forte que la probité: iandts que celle-ci s\u2019indigne, celle-là s'en donne à coeur Joie.Et les mensonges de pleuvoir.Je crois que les femmes sont, plus que les hommes, exposées à mentir.Non par leur nature même, mais par manque de mesure, et aussi par une certaine témérité.Une femme dit bien plus ce qu\u2019elle croit, ce qu elle suppose, que ce qu elle sait.Elle enjolive la vérité, elle la pare et finit par la rendre Identique à son désir se-secret.Péché véniel, qui ne tire pas à conséquence et vaut à peine d\u2019être blâmé, Déjà plus sérieuse l\u2019action de mentir quand elle découle de l'orgueil, du besoin de se faire valoir Une personne.par dessein d'éblouir, de s'attirer de la considération, raconte de merveilleuses histoires inventées de toutes pièces où elle joue, bien entendu.un rôle prépondérant Elle mentionne ses propriétés, sa fortune, que sais-je! Elle ment par vanité C'est absurde et cependant cette variété existe, je l'ai constaté à mes dépens.Mais le mensonge abominable, criminel.c'est celui qui obéit au désir de nuire, c'est la calomnie On ne peut Imaginer quels drames ont eu le mensonge pour point de départ.Combien de malheurs possibles sont enclos dans l'oeuf de cette basse trahison.En effet, trop de gens prêtent avidement l'oreille aux bavards et acceptent comme article de foi les propos empoisonnés qu'ils tiennent.Veut-on ensuite réagir contre le mensonge, rétablir la vérité?C'est une tâche ingrate et laborieuse, car celui qui a écouté un menteur, celui qui a recueilli une calomnie se base volontiers sur le proverbe pas toujours Juste : Il n\u2019y a pas de fumée sans feu Vous pouvez vous évertuer à détruire auprès de lui l'ouvrage malfaisant du menteur, vous n'y réussi-tez Jamais entièrement, la première Impression ne s'effacera pas Mais Je sais bien ce que m'objecteront les perspicaces Le mensonge est, en effet, chose détestable quand 11 lèse plus ou moins gravement les intérêts d'autrui.En revanche, la vérité peut causer un grand préjudice dans le domaine senti-nentai.Si nous autres nous ne savions pas déguiser nos impressions, si nous disions toujours la vérité brutale, nous ferlons à ceux qui nous sont chers beaucoup plus de mal que de bien Je me déclare d'accord sur ce point, en ajoutant que le mensonge dont J'instruis le procès n'a rien à voir dans ces occasions-là Le culte de la vérité ne va pas jusqu'à révéler sans Silhouette nouvelle Ensemble de moire noire marquant la silhouette à la mode: jupe longue et effet de péplum.La jaquette boléro comporte des revers tuxedo.Petite forme de feutre avec fantaisie de plume.Modèle porté par Vanda Greville, de la Cie \u2019\u2018Gaumont\u201d.mais le choix des villégiatures dépend d\u2019un grand nombre de circonstances indépendantes de la volonté.Monsieur, qui adore la mer, est obligé de s'abstenir parce que la mer énerve Madame ou parce que la belle-maman a eu l'Idée d'acheter Jadis une villa dans un pays montagneux.Madame, qui a un faible pour la montagne, est obligée d\u2019aller à la mer parce que l\u2019air salin est formellement prescrit aux enfants.Il y a des passionnés de la mer.comme 11 y a des fanatiques de la montagne.Comment ose-t-on comparer deux choses si dissemblables?Sur cette dissemblance voici ce que pense Zamacoïs: Le vent et la lune remuent la mer; ' la fol seule déplace les montagnes.Si on veut la rencontrer.11 faut aller à la montagne; la mer, au con-, traire se charge de venir à vous et ! même si rapidement quelquefois qu'on en est tout trempé.Quand la mer est forte, ses vagues ont des sommets.Quand la montagne est haute, ses.sommets restent dans le vague On dit d'une montagne qu elle est grande et de la mer qu elle est grosse.Comparer la montagne à la mer.c\u2019est comparer un mur à une pelouse.La mer et la montagne ont leurs agréments respectifs.Les gens qui aiment à jouir d\u2019une vue étendue ou à grimper auraient tort de s\u2019obstiner à rester au bord de la mer; ceux qui trouvent un charme aux grands horizons droits, au bruit des flots et aux bains salés, font bien de fuir les massifs montagneux.Des goûts de sel et des couleurs de glaciers il ne faut pas discuter La mer monte et descend La mon-j tagne ne bouge pas ! Etc.Les plus jolies villégiatures ne peuvent donner que ce qu elles ont.Il ne faut pas leur demander davantage.On pourrait parcourir pendant cent ans1\u201e!t ™é,me P\u2018us le littoral sans : cueillir d edelweiss, de même que l\u2019on pourrait explorer le mont Blanc Jusque dans ses moindres crevasses sans -rouver de crevettes Du \u2019\u2019Petit Echo de la Mode LA VOGUE DE LA BURE X Le BATONNET À LÈVRES fi|MACIQUE Tangee est le rouge le plus agréable qui soit.Son effet est magique ! Appliquez Tangee \u2014 immédiatement la couleur change, se mariant avec votre teint naturel.quel qu'il soit 1 Tangee n\u2019assèche pas les lèvres et ne laisse pas de trace graisseuse.Même merveilleuse couleur dans le Rouge Compact ainsi que dans la Creme Rouge.nécessité nos pensées les plus secretes.Se taire, ce n\u2019est pas mentir.Où le mensonge devient inexcusable.c'est quand l'honorabilité d'autrui est en Jeu.Porter un jugement se prétendre renseigné, affirmer ce quon ignore, c\u2019est aussi vil que de voler.Où la perversité du menteur appa- i fait, c est.en ceci que, jamais, ses inventions ne sont en faveur de la personne que lies visent.SI le mensonge n était, comme le croient quelques médecins, qu\u2019une déformation de 1 intelligence.11 engendrerait des choses perfides.Mais non.le men- \u2022 songe, per exemple quand il prend à partie la vie privée de quelqu'un, est toujours diffamant.Jamais élogieux Le menteur est donc, avant tout un méchant.U est si facile, si simple, si aisé de dire la vérité tout bonnement! Avez-vous reiiiarqué que les menteurs se rappellent rarement ce qu'ils ont dit et se coupent\" très souvent?Pareil accident n'arrivera pas à qui s'en tient à l'exactitude des faits et ne s'exprime que selon sa pensée.Oui.Jean Giraudoux le dit fort justement.II est si commode de ne pas mentir! Il faut vraiment avoir du temps a perdre pour se lancer dans un tel enchevêtrement Le menteur séxpose encore à ce désagrément que, du jour où sa réputation de mauvaise foi lui est acquise\u2014car les mensonges n'ont qu\u2019un temps, tôt ou tard le public finit par savoir à quoi s'en tenir \u2014 de ce Jour, plus rien de ce qu\u2019il avance n'est reconnu digne d\u2019intérêt.En sorte que.fût-il porteur de la nouvelle la plus exacte, nul ne lui accordera la moindre attention.Il se condamne ainsi à une sorte d'exil, à un bannissement.Il est de notre devoir de songer à ces choses quand on a des enfants, cest-a-dire quand on est response-ble de l'Orientation d\u2019autres existences.Nous ne risquons rien en plaçant le respect de la vérité au-dessus de tout ; il n'y a pas d'exemple, en effet, que la vérité ait causé des désordres aussi graves que ceux provoqués par le mensonge; il convient donc que nous fassions bonne garde: les Jeunes esprits offrent un terrain fertile a cette mauvaise herbe, et quand elle a pris racine, U devient presque Impossible de l\u2019extirper.iDe \"La Mode du Jour\u201d) Le soleil du visage Ensemble tailleur de bure blanche avec garniture de bure marine \u2014 Creation Jenny.\u2014 (Exclusif à la \u2022¦Presse \u201d).\u2014 (Cliché Scaioni.Paris i TflNGÇÇ ENVOYEZ 20c ET DEMANDEZ LE NECESSAIAC DE BEAUTE TANGEE '\tUn b*U>n\"rt *\tml- niatur»^ deux rouae., d* la poudre deux crime* et \"L\u2019Art de *e MatiuiUer\u201d.-no pAL**ERS LIMITED \u2018M, rue Vftrd ouest.Montréal, Caa.Nom Adreue \u2022 LPl 10 Mer et montagne Quand arrive lété.étouffeur de pauvres gens, c\u2019est le moment où l\u2019on prend en horreur le \"chez soi\" pour \\ lequel on n\u2019a pas.quand vient l\u2019hiver, de mots assez tendres L'horreur du \u201chome\u201d est une maladie annuelle, estivale, épidémique et contagieuse.Les uns villégiaturent au bord de la mer.les autres dans les montagnes.Ceux qui vont dans les montagnes aimeraient quelquefois mieux aller au bord de la mer, et ceux qui vont au bord de la mer aimeraient mieux quelquefois aller dans les montagnes; Qu\u2019il s'agisse de grands ou de petits 1\u201c violence fait toujours mo ns bonne besogne que la douceur «cohpals que nous sommes plus rncHnes à nous énerver qu\u2019à re- UrîTiiZ1*\tde la conciliation.Une lenune absolument maîtresse de calme et rtsolue.c\u2019est encore très rare.Toutefois, il y grand progrès dans ce sens parmi'les fenunes qui ont été forcées d\u2019acqué-notion des responsabilités ma-c est-à-dire le sens du gain.Xe?.1 ,ce 3U °\" aPPelI.Antonin-Nom-par de Caumont.comte de Lauzun.né en 1633 d'une vieille famille de Guyenne, était un des hommes les plus enviés de la Coin.Oés l'Age de quatorze ans sa famille, désireuse de li pousser dans le mond< , l\u2019avait ¦ xpédié a Paris En Gascon avisé, il avait pus perdu son temps I! *|\u2019 ait su se ménager d'unies appuis '' montrer auprès du jéune Louis Xl\\ courtisan dune merveilleuse we\u2022 bref, a vine\u2022 -cinq ans.en b était devenu 'olonel du régi-M-'iU des dtagons éirangers.Faveur \u2022iU! ;lii surplus ne s\u2019égarait ni sur un ineapiiblé ni iii an indigne Cette memi année pendam la campagne d- Flandre enntre les Espagnols, par-Fan.' de gentilshommes de haut ¦ : l- lia: imilisent a riirmée.de bra-',;a\" a aiMuicianre devant la :1, :\t- a;, ,f.distingue par une m-'\u2018p.irt tcuUeremvnt vive et a ia C est un héros des ''guer- prendre les avances de 1 inflammable princesse, alors dans sa quarante-deuxieme année se montrait presque géné en apparence d'avoir inspire une telle passion cachant sous des dehors modestes et réserves la joie immense qu'il ressentait à la pensée de devenir le cousin du Roi Mais il fallait le consentement de celui-ci Le 8 décembre 1670.Mademoiselle se décida elle-même à parler à I -outs XIV.Le Roi se montra d'abord de bonne composition, il avait d'ailleurs, avant la demande de Mademoiselle.nommé Lauzun lieutenant-général et l'un des capitaines de ses gardes du corps.Le contrat allait même être signé, quand tous ceux que choquait le mariage les princes du sang humiliés, les princes etrangers, les parlementaires jaloux auxquels se joignaient les ennemis de l auzun.Louvois notamment et enfin Mme de Monte-span se mirent à assiéger Louis XIV en lui représentant le scandale d une Lyon n'était qu'une étape et qu'on le conduisait à Pignerol.il eut un cri désolé: \"Je suis perdu.\u201d Il allait à Pignerol! A Pignerol.si loin du Roi.sous un rude ciel, dans une forteresse qui, depuis dix ans, n'avait jamais lâché le malheureux Fouquet, i'ex-sunn-tendant des finances, condamné en 1661 à la prison perpétuelle pour prévarication I (?J qu'on le garderait \"comme M.Pou-quet, qui est mort au monde\u201d tin abîme de contradictions res en dentelles1*, hardi, temeraire, avec une pointe d'imprudente folie.A l'assaut d'Oudenardc 11 a fait percer une ouverture, dans le mur d une maison des faubourgs, s'est faufilé par là avec ses dragons et a culbuté trots régiments ennemis.Dix ans plus tard, pendant la campagne de 1668.alors qu'il est devenu maréchal de camp, nouveaux exploits, tant en Flandre qu\u2019en Franche-Comté Au siège de Lille, il a eu son uniforme lacéré par trois estocades, sa botte fendue d'un coup de sabre, à l'attaque de Dole sous les yeux mêmes du Roi.il roule dans un fossé au milieu de la grêle des balles Enthousiasmé.Louis XIV a créé pour lui la haute charge de colonel général des dragons Enfin son incomparable pouvoir de séduction achève d'en faire un homme en vue Une sorte de légende amoureuse entoure Lauzun Toutes les dames de la Cour n'ont d'yeux et de pensées que pour lui Pourtant, au premier abord, il est loin d'être séduisant Les contemporains de sa jeunesse nous le montrent, \u201cun des plus petits hommes que Dieu ait jamais faits', fort négligé dans sa tenue ses cheveux blonds de nuance décolorée semblables à de la filasse, déjà grisonnants, bien qu'il n'ait que trente-six ans gras et mal peignés, les paupières et le nez pointu très muges Mais ces Imperfections sont compensées par une taille très droite et bien prise le regard a la fois doux et dominateur de deux beaux yeux bleus, un sourire qui est toute grâce et toute finesse, un air de courtoisie ; hautaine, de noble aisance qui révèle le grand seigneur, quelque chose d'élevé dans la physionomie qui plait tant, aux femmes, enfin un atr las d'indifférence importunée qui pique retient captives les moins sensibles.Ajoutez la vivacité, l'entrain, la souplesse d'esprit, l'audace entreprenante et enjouée, le don de la répartie du Gascon un esprit endiablé mais sans affectation, de la fantaisie, pardessus tout un art supérieur de savoir amuser qui l'écoute: ne voilà-t-il pas de quoi faire réver bien des imaginations féminines?telle union.Dans cette redoutable citadelle commandait le modèle des geôliers.Bénigne d'Auvergne, sieur de Saint-Mars.maréchal des logis des mousquetaires.De longues années d'un dur métier ne l\u2019avaient pas rendu pitoyable: au surplus, les instructions piécises au sujet de Lauzun, que Louvois avait jointes à la lettre du Roi et qui étaient parvenues à Pignerol le 5 décembre, n'étaient pas pour l'attendrir.Laissez toute rspéranrr Ce fut vers le 16 décembre que Lauzun arriva à Pignerol, petite ville ; serrée, au pied des montagnes, entre ; ses murailles de brique brune, offrant aux regards scs maisons aux toits : rouges, les clochers de ses couvents et de ses églises, comme écrasée par ! la large citadelle que surplombait le donjon.En pénétrant dans la forteresse qui allait être son logis, en fran-chissant tant de portes, tant de gril- j les de fer dont les verrous grinçaient.Lauzun songeait qu'on n'avait sans j doute pas pris tout ce luxe de précau-: lions pour une courte captivité et ¦ ôo\u2019i! entrait dans cette prison pour toujours, \"in soccula sœculorum\u201d | gémissait-il.L-in pace\u201d où Lauzun s'ensevelissait en murmurant des paroles latines.se composait de deux grandes chambres basses assez claires, situées au-dessous de celles qui étaient occupées par Fouquet, et dont les fenêtres étaient attristées de jalousies et de gros barreaux, que Louvois allait faire bientôt renforcer d'une grille de fer intérieure scellée à l'embrasure.La cheminée elle-même avait semblé suspecte; elle communiquait avec celle de Fouquet ¦ on l'avait pourvue d'une grille.la- Roi revint donc sur ,.Nous n prit geait peu.Il demanda un almanach Xe do noVembre° utwino[ltF pay* P°\"r V0,r Ies \"tiUs « d\u2019™nchë\u201c et Diuzim aiait emuVolîzP y ge qu'' ,c cours dc la semaine où il vivait\"\u2019 htürTsrp^hre^c^reT^1 fT : ou |C,\u201c «T1 MarS lui ™d*\u201c tune fuyait le lone des nnrtià^L 1 ne crloya,t Pas pouvoir lui procu-Maupertûis et d Artagnan^ reir»*?r^r, un aîmanach français.Lauzun daient ses larmes écoutaient *^ rephtiua que_le gouverneur \u2019\u2019était !e : doléances et ses souvenirs la tinu maître et.meme de lui donner cent ceur de lauzun.sa civilité touchaient cou,,sde h410\".qu'il voudrait de bon -s gardiens A d'ArUg™n\"uf\u2018^ j^°1 ne pas mandant s'il voulait diner, à quelle heure il voulait partir, il répondait Inquiet, bourru, en proie â des ver hawÜmteTf viiieVs°nS p1lairV\"^ !'Kes \"d'estom ac', le pri^AniermaTn-sait n.ra JliL quc lon trav,'r- U\u2018nnnt np voulail Plus voir person- r^iVdi rr i SH- -\u201cm : rsir1181,3,1 * \u2014\u2014- heursüàm.ÏÏZ ZTits £ur Tï > h '> C°lérc' 11 ne \u201c rasait ^ Son Qu aurait-^ dit^'il avai^sA .deSfSPP,r 88\tagitation et.allait, vers quel destin s'il ava?tU hî s\u201c^tout\u2022 îîn.vaIpt qul ,ui donnait maJ la lettre que le Koi avait écrit?! o i au .coeur, > * empêchaient, prétendait-veiile au gouverneur de Pignerol i se/alre barbe' \u201c£>e l\u2019humeur qui le devançait par delà les mnnfco ! ^ concluait Saint-Mars dans En voici le texte: W*t>raîeur^eaSnt?üî?6\tadreasée é Louvois.il se Mars, envoyant en ma citadel de\tblen d,\u2018 \"J®1 et à mo1 aussi.\" Pignerol le comte de Lauzun Dm des P®\"*11\"® autr
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.