Le soleil, 2 juillet 1999, Page(s) complémentaire(s)
[" LE MONDE UN TÉLÉPHÉRIQUE PLONGE : 20 MORTS A 9 » i *0 WEEKEND WOODSTOCK: DU FUN EN PAIX EN BEAUCE H LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE QUÉBEC, LE VENDREDI 2 JUILLET 1999___v\\ w w 1 e s o t e i 1.c o m Tragédie sur les Plaines isl La douleur des parents de la petite victime a atteint droit au cœur la pdg du Concours hippique de Québec Rhonda Rioux, elle-même mère de famille et bonne amie des Tazzer.nils sont dévastés», a-t-elle résumé entre deux sanglots.Un cavalier de 12 ans périt devant ses parents Annie Morin Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 Un jeune cavalier de 12 ans originaire du Mexique est mort écrasé par son cheval, hier matin, durant les premières minutes de compc'tition du Concours hippique de Québec.L\u2019accident tragique s\u2019est déroulé sous les yeux horrifiés des parents et de la sœur de la victime, venus du Mexique pour assister aux prouesses du gamin.Le jeune Piero Tazzer était le troisième cavalier à s'élancer sur le parcours érigé sur les plaines d\u2019Abraham.11 en a fait le tour une première fois avec succès.Les choses se sont toutefois gâtées, vers 8 h 30, quand le cheval a refusé de sauter un obstacle qu\u2019il avait franchi à peine quelques minutes plus L'horaire du Concours hippique ne sera pas modifié tôt.L\u2019animal s\u2019est cabré, le garçon a culbuté et son fidèle compagnon, qui pèse plus de 1000 livres, lui est tombé dessus.En tentant de se relever, le cheval a piétiné la tête de l\u2019enfant.Les premiers soins ont été prodigués immédiatement par trois médecins se trouvant sur les Voir PLAINES en A 2 ?AUTRE TEXTE j «Ça fait un peu peur» Page C 1 INFIRMIÈRES hévtabe Skene refuse de rencontrer le PM; la loi spéciale débattue ce matin Gilbert Leduc Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 L\u2019adoption, aujourd\u2019hui, à l\u2019Assemblée nationale d\u2019une loi spéciale forçant le retour au travail des 47 500 infirmières apparaît inévitable.Selon la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, une ultime intervention de Lucien Bouchard, hier soir, auprès de la présidente de la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec, Jennie Skene, n\u2019a rien donné: les infirmières vont poursuivre leur grève illégale.« À ce moment-ci, il est un peu tard », a déclaré M\"\"' Marois qui a rencontré la presse, hier soir, quelques minutes avant de participer à une séance spéciale du conseil des ministres qui visait à peaufiner le projet de loi qui sera présenté, ce matin, au Salon bleu.«Le seul espoir qu\u2019il nous reste est que la grève illégale cesse », a indiqué la ministre qui n\u2019a pas voulu donner le moindre indice sur le contenu et la portée du projet de loi.Mercredi, Lucien Bouchard parlait d\u2019une loi qui sera « raisonnable, civilisée et responsable».Voir REFUS en A 2 ?AUTRES TEXTES ?\tNon à la loi Page A 6 ?\tPrêtes à continuer Page A (i PROCÈS D\u2019ÉMILE BERGERON Meurtre non prémédité Annie Morin Le Soleil QUÉBEC \u2014 Coupable de meurtre non prémédité.Les jurés au procès d\u2019Émile Bergeron ont coupé la poire en deux.Ils ont repoussé l\u2019accusation de meurtre au premier degré qui pesait contre l\u2019agriculteur de Saint-Agapit, mais ils ont également rejeté le témoignage de l\u2019accusé, qui prétendait avoir écrasé accidentellement son épouse avec son tracteur de ferme, en octobre dernier.Bergeron est demeuré d\u2019un calme désarmant quand le verdict est tombé dans une salle presque vide.À peine a-t-il cligné des yeux, plissé le front et serré les mains, portant son regard en alternance sur le jury et le juge de la cour supérieure Jacques Lévesque.Journalistes et avocats composaient l\u2019assistance, la famille de la victime n'ayant pu faire le trajet à partir de Saint-Agapit pour assister à la conclusion de ce procès fortement médiatisé.Le père de famille de 42 ans n\u2019a pas bronché non plus quand le juge Lévesque a prononcé une sentence d\u2019emprisonnement à perpétuité assortie d\u2019une possibilité de libération conditionnelle après 10 ans.Il s'agit du minimum prévu par la loi pour un meurtre au deuxième degré.L\u2019accusation initiale de meurtre prémédité ouvrait la porte à une libération conditionnelle seulement après 25 ans d\u2019emprisonnement.La Couronne ne s\u2019est pas opposée au délai minimal d'emprisonnement prescrit compte tenu du profil de l\u2019accusé et des circonstances du meurtre de Lisette Poulin, 39 ans.Bergeron ne possédait pas de dossier judiciaire, a toujours gagné honnêtement sa vie et s\u2019il a été décrit par Voir PROCÈS en A 2 ?Chacun son camp LE SOLEIL JOCELYN RERNlER D\u2019un côté, des manifestants du MLNQ, qui scandent des refrains souverainistes.De l\u2019autre, des familles qui profitent d\u2019une belle journée et d\u2019activités diverses.Somme toute, la fête du Canada s\u2019est déroulée assez calmement.À lire en page A-7.Bus vs citerne « ELVIS GRATTON II \u2014 MIRACLE À MEMPHIS » COLLABORATION SPÉCIALE VINCENT FRADET Une collision entre un autobus de la compagnie Intercar et un camion-citerne a fait un mort et neuf blessés peu après minuit hier, dans la réserve faunique des Laurentldes.L'accident a forcé la fermeture de la route jusqu\u2019à 8 K30 hier.Pour en finir avec un mythe Éric Morkault Le Soleil Dès le générique A'El vis Grattan II \u2014 Miracle à Memphis, Pierre Fâlardeau abat ses cartes: si le premier film se voulait une satire de l\u2019asservissement de la société québécoise, le deuxième sera plutôt un virulent manifeste politique et, accessoirement, une entreprise de déconstruction du mythe Gratton.Composé d\u2019images d\u2019archives montées en boucle, cet irrévérencieux générique se raille ouvertement des Jean Chrétien, Bill Clinton et Boris Eltsine se livrant en pâture aux fabricants d'ima-ge(s).Pbur le Fâlardeau pamphlétaire, les politiciens sont tous à divers degrés des incarnations d\u2019Elvis Gratton : des bouffons soumis à la dictature de l'image, du marketing et du dieu dollar.Puis entre en scène Gratton (Julien Poulin) \u2014 ressuscité après trois jours ! La symbolique est beaucoup plus fine que sa mise en forme, brute, à la limite grossière, fidèle à la méthode Fâlardeau, le reste à 1 avenant.Reclus dans son camp de pêche avec son fidèle beau-frère Méo (Yves Trudel), Gratton se remet de la disparition de Linda, enlevée par des extraterrestres.Arrive Donald Bill Clinton (Barry Blake) \u2014 «Appelez-moi D (é) Bill» \u2014, un vendeur du temple qui trar sforme Gratton en vedette rock internationale au goât du jour.Son leitmotiv: «Think big».Scénario décousu?Certainement ! Tout ce qui suit ne sert qu\u2019à marteler le message de Fâlardeau et Poulin, toujours le même: le «plus beau pays du monde » est composé d'un ramassis de pleutres prêts à vendre leur âme aux vertus de la privatisation et de la consommation.Fidèle à son habitude, Fâlardeau insiste sur les couples antinomiques : les « méchants » fédéralistes / les « sé-paratisses », les anglophones conquérants / les francophones colonisés, les oppresseurs/ les opprimés, etc.Ainsi, la meilleure séquence se déroule à l'aéroport, su retour de la tournée mondiale de Gratton.I>e réalisateur en profite pour écorcher les médias au passage, ces médias qui encensent ce phénomène de cirque d'une façon plus niaise les uns que les autres.Avec des allures de prédicateur, s\u2019élevant a u-dessus de la masse des journalistes.Gratton scande le credo du jour: Voir MYTHE en A 2 ?A Un générique qui se rit des f Chretiens.Clinton et c* Maximum 26, minimum 14 LA METEO Pluie, et risque d\u2019un orage.Dégagement le soir.Demain, ensoleillé avec passages nuageux.Détails page H 2.QqÉBEC.10 V ANNÉE, N '178 FLORIDE.1.7V SUS MONTRÉAL, OTTAWA 70c PLUS TAXES 60C PLUS TAXES VENDREDI 6 \"¦27657\"Ô0075\",« A 2 LE SOLEIL Le vendredi 2 juillet 1999 Hililü CAHIER A La Capitale\t\t\t3 i 5 Le Québec et le Canada\t\t\t6 et 7 Le Monde \t\t\t9 Questions d'argent \t\t\t10à 14 Bourses\t\t.12.13 et 14 Opinions\t\t\t15 CAHIER B\t Week-end Magazine\t\t\t1 et 2 Arts et spectacles\t3 à 12 Votre agenda \t\t\t4 Ce soir à la télé \t\t\t2 Annonces classées\t7 à 9 Décès \t\t\t10 et 11 686-3344 CAHIER C SPORTS André-A.Bellemare.Statistiques.Divertissements.SERVICES Abonnements.1-800-463-2362 Annonces classées.686-3311 Carrières et Professions.686-3270 Internet.www.lesoleil.com Promotion.686-3342 Publicité Détaillants.686-3435 Publicité générale.686-3270 Rédaction.686-3394 Renseignements.686-3233 184 jours avant l\u2019an 2000 LE SOLEIL, journal quotidien fondé en 1896.est produit par LE SOLEIL, division de Compagnie UniMédia qui en est l'éditeur II est situé au 925.chemin Saint-Louis.Son adresse postale est C.P 1547.Suce.Terminus Québec.Québec, G1K7J6.Il est imprimé par Imprimerie Canada, au 5000.rue Hugues-Randin, à Québec.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 0470198.Seule la Presse canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans LE SOLEIL.ISSN 0319-0730 ¦imiMiiiÆHiga LA QUOTIDIENNE tirage du 01-07-99 8-5-8 9-3-2-9 EXTRA 134172 BANCO tirage du 01-07-99 4-6-9-17-23-25-28-29-30-35 40-43-44-47-48-54-58-62-65-68 MYTHE Facile Suite de la Une il faut fermer tout «ce qui ne rapporte pas» (les foyers de «vieux», les hôpitaux psychiatriques.) et privatiser tous les services gouvernementaux déficitaires.Un laquais du capitalisme sauvage ! Gratton se transforme alors en marionnette manipulée de main de maître par le ventriloque D.Bill avide de la grosse piastre.L\u2019admirateur d\u2019EMs devient la nouvelle idole du peuple, une icône marchande sans substance qu\u2019on commercialise à toutes les sauces.Dans l\u2019ensemble, Miracle à Memphis est un film paresseux, facile, qui reprend les principaux éléments du premier sans chercher à les renouveler: du réchauffé.Film de collage aussi : une série de saynètes sur l\u2019absurde qui nous entoure, avec ses quelques bons moments mais plusieurs mauvais.Et un peu n\u2019importe quoi.Bien sûr, on rit \u2014 jaune la plupart du temps.Sauf les segments avec la Cadillac parlante de Gratton, plus intelligente que lui finalement.C\u2019est d\u2019une drôlerie irrésistible, surtout grâce au jeu physique de Poulin, qui s\u2019en donne à cœur joie: Les adeptes retrouvent avec bonheur leur Gratton de Brossard.Au diable les demi-mesures, Fâlar-deau tire sur tout ce qui bouge : « Radio-Cadenas», Roger D.Landry, Desmarais, Chrétien.Charest, Dion et compagnie.Tous passent dans le tordeur.Rien ne l\u2019arrête: il faut du placement publicitaire dans le film, pas de problème, on va s\u2019en moquer.Falardeau joue-t-il sur les deux tableaux, profitant de ce qu\u2019il dénonce pourtant avec virulence?Car même s\u2019il s\u2019en torche, Falardeau accepte quand même l\u2019argent du papier de toilette.Et celui de la compagnie de houblon.De fa^n plus générale, le problème se pose également sur l'objet cinématographique lui-même : Falardeau provoque les spectateurs pour susciter une réaction en leur tendant le miroir de leur banale réalité.N\u2019empêche que plusieurs s'identifient à ce Gratton caricatural, dont la bonhomie s\u2019attire un capital de sympathie, il y a là un véritable malaise qui n\u2019échappe pas aux deux créateurs.À tel point que ceux-ci arrêtent le film pour discuter, en salle de montag , sur la fai.-on de le terminer.Leur aveu est patent: «-Nous avons créé un monstre » ; un Frankenstein de la modernité.D\u2019où l\u2019entreprise de déconstruction, Falardeau et Poulin voulant (inconsciemment?) « scraper » Gratton, s\u2019assurer qu\u2019il ne reviendra pas.Que faire?Enfoncer le clou.Donner une dernière séquence de bouffonnerie u\u201e\t,\t,\t,\tvulgaire et primaire, \u201c6016 S II S 611 torche, avec en superposi- Falardeau accepte quand même J'™,J,1;, l\u2019argent du papier de toilette lui d une publk'ile du gouvernement canadien.C\u2019est l\u2019intégration de plus en plus accomplie du Canada au rêve américain de consommation.Ce matraquage en règle ne réussit pas nécessairement à éveiller les consciences.D\u2019ailleurs, certains spectateurs exprimaient volontiers leur déception à la première : « Trop politique ».Polémiste, Falardeau qui ne fait jamais dans la dentelle a tout de même brodé de meilleurs films que celui-ci, dont Le steak et Octobre.De toute façon, il ne prêche pas pour ses disciples.S\u2019il n\u2019en convertit qu\u2019une poignée avec Elvis Gratton 11, ce sera ça de pris.PLAINES Comateux Suite de la Une ?ELVIS GRATTON H \u2014 MIRACLE A MEMPHIS.Realise par Pierre Falardeau.Écrit par Pierre Falardeau et Julien Paulin.Prod.: Bernadette Payeur et Christian Larouche.Phot : Alain Dostie.Dir.art.: Jean-Baptiste Ttird.Mt/nl : Claude Palardy Son.: Mathieu Beaudin.Mus.: Jean-St-Jac-ques.Avec Julien Poulin (Elvis Gratton).H>«s Tru-del (Méo) et Barry Blake (Donald Bill Clinton ).Quebec\u20141999.Générât Durée: 105 min Au Charest au Laurentien au LUto, au Sainte-Foy et au ciné-parc Beauport Internet: wwwehnsyrattoncom C\u2019ETAIT HIER 1993 \u2014 Aux Philippines, 200 personnes périssent dans le naufrage d\u2019un bateau transportant des centaines de fidèles qui sombre durant les répétitions d\u2019une procession religieuse.\u2014 Trente-cinq personnes meurent quand un extrémiste intégriste met le feu à un hôtel de Sivas, en Turquie, où séjourne l\u2019auteur satirique turc Aziz Nesin, dont les propos sont jugés blasphématoires envers l\u2019Islam.1992 \u2014 Le gouvernement fédéral impose un moratoire de deux ans sur la pêche à la morue au large des côtes de Terre-Neuve.RÉFLEXION Le monde n\u2019est pas mené par des pensées, ni même l\u2019imagination, mais par des opinions.(Elizabeth Drew).PROCES Insensible Suite de la Une plusieurs témoins comme un être insensible, on ne lui a jamais apposé l\u2019étiquette d\u2019homme violent, ont convenu le juge et la Couronne.Très surpris du verdict, M' Lawrence Corriveau, l\u2019avocat de la défense, a affirmé que son client était encore plus surpris que lui.« Il m\u2019a répété qu\u2019il n\u2019est pas coupable, que c\u2019est un accident.Il ne comprend pas le verdict d\u2019aucune façon», a-t-il déclaré aux journalistes.L\u2019avocat de Bergeron a ajouté qu\u2019il se donnait la fin de semaine pour «étudier l\u2019affaire» et juger de la pertinence de porter cette cause en appel.S\u2019il a précisé que son client souhaitait contester le verdict, M' Corriveau a aussi admis que la preuve circonstancielle était plutôt accablante.Le procureur de la Couronne, M' Alain Gaumond, a pour sa part poussé un soupir de soulagement quand le juré numéro trois a prononcé un verdict de culpabilité à une accusation réduite de meurtre au deuxième degré.« Au moins, ce n\u2019est pas une défaite», a-t-il laissé tomber.La poursuite soutenait qu\u2019Émile Bergeron avait planifié le meurtre de son épouse, le 21 octobre, puis maquillé la scène pour faire croire à un accident.Tout ça parce que celle-ci entretenait une liaison avec un voisin et envisageait de quitter la ferme familiale avec ses enfants.Le procureur de la Couronne s\u2019appuyait sur des déclarations de Bergeron faites à des proches et sur la souscription d\u2019une assurance de 100000$ sur la vie de Lisette Poulin, un mois avant le drame, pour conclure au meurtre prémédité.«Je suis satisfait dans le sens que le jury a prononcé un verdict de culpabilité et a écarté la version de l\u2019accusé », a précisé M' Gaumond, dont la thèse n\u2019a pas été entièrement retenue par le jury.L\u2019avocat a prédit un grand soulagement pour la famille de la victime.Il a aussi félicité le technicien en scène de crime de la SQ qui a le premier remis en question la thèse de l\u2019accident défendue par l\u2019accusé.lieux.Les ambulanciers sont arrivés dans un délai de cinq minutes, tel que le pi évoyait le plan d\u2019urgence de l\u2019organisation sportive.À son arrivée au pavillon Enfant-Jésus du Centre hospitalier affilié universitaire de Québec, le garçon se trouvait dans un état comateux.11 éprouvait des difficultés respiratoires à cause d\u2019une blessure à la cage thoracique, mais ce sont surtout les lésions subies au cerveau qui ont précipité son décès, constaté à 10 h 35.« L\u2019envergure des dommages était telle qu\u2019il n\u2019y avait rien à faire.U serait décédé de toute façon », a expliqué hier après-midi le D Pierre Fréchette, directeur adjoint des services professionnels et responsable du programme de trau-matalogie au CHA.Son collègue Jean Dion, spécialiste en médecine d\u2019urgence, a statué que les dommages étaient irréversibles.Selon lui, même si un accident semblable se produisait dans une salle d\u2019opération bondée de neurochirurgiens, il serait impossible d\u2019empêcher la mort du patient.La présidente-directrice générale du Concours hippique de Québec, Rhonda Rioux, était très affectée par cet accident malheureux, sans contredit le plus sérieux depuis les débuts de l'événement.«En sept ans.le pire qu'on a eu, c'est une clavicule cassée », a-t-elle précisé.La douleur des parents de la petite victime a atteint droit au cœur Rioux, elle-même mère de famille et bonne amie des Tazzcr « Ils sont dévastés», a-t-elle résumé entre deux sanglots.La pdg du Concours hippique de Québec a précisé que le jeune Piero, « un bon petit cavalier», est décédé en faisant ce qu\u2019il aimait le plus au monde.Le garçon a en effet toujours vécu entouré de chevaux.Son père est membre de l\u2019équipe mexicaine d'équitation.Il a porté les couleurs de son pays aux derniers jeux olympiques et se prépare pour les jeux panaméricains.Le couple Tazzer a exprimé le souhait qu\u2019une autopsie ne soit pas pratiquée sur le corps de leur fils.Le coroner Jean-Marc Picard a acquiescé à leur demande, vu la limpidité des circonstances de l\u2019accident.Il se contentera donc d\u2019examiner minutieusement la dépouille du garçon avant son transport au Mexique.Suivant un autre vœu de la famille, l\u2019horaire des compétitions n\u2019a pas été chambardé, hier, sur les plaines d\u2019Abraham.Une messe sera toutefois célébrée au cours de la fin de semaine en souvenir du jeune cavalier.REFUS Une pause Suite de la Une Au dire de Pauline Marois, la mince lueur d\u2019espoir du gouvernement s\u2019est éteinte après le coup de fil donné par Lucien Bouchard à Jennie Skene.« Quand le premier ministre appelle la présidente d\u2019un syndicat et qu\u2019il fait la proposition qu\u2019il a faite de reprendre les négociations, je pense que c\u2019est la dernière tentative qui pouvait être faite.» La titulaire de la Santé et des Services sociaux a expliqué que Lucien Bouchard avait demandé à Jennie Skene de convoquer le conseil fédéral de la FIIQ et de soumettre aux délégués une recommandation pour faire une «pause» dans les moyens de pression.« De son côté, le premier ministre a dit qu\u2019il était prêt à annuler la convocation de l\u2019Assemblée nationale et il lui a dit que le gouvernement était prêt à régler rapidement les questions normatives qui demeuraient à discuter et que nous étions aussi prêts à discuter de l\u2019échéancier de l\u2019exercice de relativité salariale.Il a aussi proposé que soit mise en vigueur immédiatement l\u2019entente qui pourrait intervenir sur les conditions de travail.Enfin, il a offert d\u2019aller lui-même à la table des négociations.Elle a malheureusement refusé sa proposition », a raconté M\"1' Marois en indiquant que la présidente de la FIIQ avait répliqué à M.Bouchard qu\u2019elle n\u2019avait pas le mandat pour mettre un terme, ne serait-ce que pour le temps d\u2019une pause, à la grève générale et illimitée.M\"\u2019\" Skene doit réagir ce matin aux derniers événements survenus dans le conflit.Devant les médias, Pauline Marois semblait résolue à l\u2019idée qu\u2019une loi spéciale de retour au travail serait la seule avenue possible pour arrêter la grève qui en est aujourd\u2019hui à sa neuvième journée.«Nous allons prendre une décision difficile, mais nous n\u2019avons pas le choix.La situation se détériore et ce sont les malades qui en paient le prix.Ils sont pris en otage ».Elle reproche à la FIIQ de banaliser la situation.«Mettez-vous, juste un instant, dans la peau de quelqu\u2019un qui souffre, qui est inquiet et qui attend », a-t-elle affirmé.« Nous avons tout fait pour éviter d'en arriver là et contrairement à ce que l\u2019on semble dire, il y a eu entente sur les conditions de travail les plus importantes pour les infirmières: la précarité d\u2019emploi, la sécurité d\u2019emploi, le fardeau de tâche et l\u2019ajout de postes réguliers.Nous avons toujours voulu négocier et discuter de la relativité salariale et nous entendre sur un exercice d\u2019évaluation salariale».En conférence de presse, hier midi, le chef libéral Jean Charest a indiqué que la collaboration de l\u2019opposition pour l\u2019adoption de la loi spéciale était loin d\u2019être acquise.Les libéraux tiennent mordicus à la tenue d\u2019une commission parlementaire qui permettrait aux députés d\u2019entendre la FIIQ, les négociateurs patronaux et le Conseil des services essentiels.« Ça sera une occasion de dialogue, pas de négociation », a déclaré M.Charest qui ne croit pas que l\u2019arrêt des moyens de pression doit être un préalable à la comparution des infirmières en commission parlementaire.Par ailleurs, le PLQ souhaite que la loi spéciale ne soit pas seulement un prétexte pour le gouvernement pour matraquer les infirmières, mais il faudra que la loi prévoit des obligations pour le gouvernement afin qu\u2019il remette le réseau de la santé sur les rails.-A: VENTE au rabais JOURS D'ÉTÉ COLLECTION LAUREN RALPH LAUREN 50% Bermudas, tee shirts, robes jupes pantalons, vestons de notre collection printemps été Rabais appliqués sur articles spécialement sélectionnés M CHEMISE COTON AJOURÉ OQ 95 çy a RÉG 66 00 La chemise blanche idéale pour le plein été avec sa fine texture ajourée en carrés Une exclusivité de notre collection de chemise manches courtes P.m.g.tg CARDIGAN TRICOT BOUCLETTE æ95 ¦ RÉG 86 00 Un style pure mode en fin tricot bouclé, forme plus près du corps mini pochettes côtelées appliquées à la taille Rose cendré ou gris fumé P m g tg SH__________ VALEURS MODE EXCLUSIVES.PRIX EXCEPTIONNELS.GARANTIE DE QUALITÉ SIMONS DANS TOUS NOS RAYONS IK ! H TEE-SHIRT V MODAL LYCRA 95 ' a RÉG 60 00 Une exclusivité de notre collection de tee shirt en doux tricot alliant moder nité et confort des fibres modal et lycra Noir, argent, blanc, ciel, rose.maïs.P.m.g.tg la maison simons QUÉBEC PLACE STE-FOY \u2014-k-m.\u2022\tGALERIES DE LA CAPITALE \u2022 VIEUX-QUÉBEC *\t-r MONTRÉAL 9 7 7 S T E \u2022 C A T H E R I N E OUEST -1- SHERBROOKE T CARREFOUR DE .R.LESTRIE Le vendredi 2 juillet 1999 LE SOLEIL A 3 L'EST ET LA CÔTE-NORD R1STIGOUCHE Fuite mortelle Gilles Gagné Collaboration spéciale ¦ RISTIGOUCHE-SUD-EST \u2014 Une poursuite policière s\u2019est soldée par deux décès, à 0 h 30 hier matin, aux limites de Pointe-à-la-Croix et Ristigouche-Sud-Est, en Gaspésie.La voiture du suspect en fuite roulait tous feux éteints, dans la voie de gauche quand elle a percuté une auto circulant en sens üiverse, sur la route 132.Les deux victimes sont Nadia Lagacé, de Matapédia, et Allen Metallic, un Micmac de Listuguj.La femme de 21 ans prenait place dans la voiture emboutie par celle de Metallic, 28 ans.Le suspect conduisait une vieille Mustang, tandis que la jeune fille était au volant d\u2019une Mazda récente.Vers Oh 15, les policiers autochtones du Listuguj Aborigenal I^blice Department ont reçu un appel d\u2019un citoyen se plaignant du bruit causé par Allen Metallic avec sa voiture.Le suspect effectuait des dérapages dans les rues de Listuguj.«Lorsque les policiers se sont approchés de l\u2019auto de Metallic, il leur a foncé dessus pour créer un premier impact léger.Puis il s\u2019est dirigé vers la route 132 et la poursuite s\u2019est engagée », précise l\u2019agent Claude Ross, de la Sûreté du Québec, le corps policier responsable de l\u2019enquête.POURSUITE La poursuite a été de courte durée.Allen Metallic s\u2019est engagé sur la route 132, en direction ouest, vers Risti-gouche-Sud-Est et Matapédia.Après quelques mètres, il a éteint ses phares et s\u2019est mis à rouler dans la voie de gauche.Après être passé devant le site touristique de la Bataille de la Ris-tigouche, le véhicule d\u2019Allen Metallic, négociant une descente où la visibilité est réduite, est entré en collision avec l\u2019auto de Nadia Lagacé.L\u2019impact a été tel que des débris des deux autos ont été projetés dans tou- tes les directions.Selon une évaluation sommaire, l\u2019auto de Metallic roulait à une vitesse de 100 à 140 kilomètres à l\u2019heure.La circulation sur la route 132 a été interrompue pendant près de 10 heures.Un détour par l\u2019ancienne route 6 permettait toutefois de contourner le lieu du drame.Les pinces de désincarcération ont été utilisées pour dégager les corps.Nadia Lagacé avait encore un pouls très faible, mais elle est décédée quelques instants plus tard.Sa mort a été constatée à l\u2019hôpital régional de Camp-bellton, au Nouveau-Brunswick, à quelques kilomètres.« Une autopsie sera pratiquée sur le corps d\u2019Allen Metallic à l\u2019Institut de médecine légale à Montréal pour déterminer s\u2019il avait bu de l\u2019alcool avant les événements », précise l\u2019agent Ross.CHOC À MATAPÉDIA L\u2019accident a causé tout un choc à Matapédia, village de 850 habitants où vivait Nadia Lagacé.« Tout le monde n\u2019a que la tragédie en tête.Elle vient d\u2019une famille bien connue, qui a été durement éprouvée par la maladie et les accidents au fil des ans», signalait hier au SOLEIL un résidant demandant l\u2019anonymat.L\u2019enquête a été confiée à l\u2019escouade des crimes majeurs de la Sûreté du Québec à Rimouski.Deux enquêteurs ont été dépêchés sur les lieux, de même que deux techniciens en accident et en identité judiciaire.Il a éteint ses phares et s'est mis à rouier dans la voie de gauche La Ville de Matane n\u2019a pas suivi les recommandations du chef de police Romain Pelletier Collaboration spéciale MATANE \u2014 La Ville de Matane n\u2019a finalement pas suivi les recommandations de son chef de police, Jacques Roger, qui exigeait des sanctions plus sévères envers trois de ses policiers pour diverses fautes disciplinaires.Malgré tout insatisfaite, la Fraternité des policiers-pompiers entend contester les mesures disciplinaires par voie de griefs, plus particulièrement pour l\u2019agente Andrée Métivier, accusée d\u2019insubordination.La Fraternité estime qu\u2019il n\u2019y a pas de motifs valables pour pénaliser ses membres.Quant au chef de police, il n\u2019a pu être joint pour commenter les décisions du conseil municipal puisqu'il est en van-cances pour un mois.Son adjoint, Clarence Gagné, mentionne que des commentaires seront émis en temps jugé opportun.SUSPENSION FINALE La municipalité a imposé à la présidente de la Fraternité, l\u2019agente Andrée Métivier, qui était suspendue avec solde depuis le 8 avril, une suspension finale de trois jours de travail sans solde.À cela s'ajoute la consignation d\u2019avertissements et de réprimandes à son dossier disciplinaire, vierge jusque-là.Selon les conseillers et le maire, le fait que Mm' Métivier ait été privée d\u2019exercer sa fonction pour une période relativement longue (11 semaines), bien que payée, constitue en soi une mesure disciplinaire.Ils ont d\u2019ailleurs exigé qu\u2019elle soit réintégrée dans les plus brefs délais.D\u2019après la Fraternité, le chef de police recommandait une suspension de 30 jours sans solde, principalement parce que M\"\" Métivier a dénoncé le système de boîtes vocales au poste de police et ainsi contesté son autorité.AVERTISSEMENTS D\u2019autre part, l\u2019ex-président de la Fraternité des policiers-pompiers, le sergent Réal Quimper, et l\u2019agent Martin Canuel se sont vu imposer des avertissements et des réprimandes dans leur dossier displinaire.Le chef de police leur reprochait divers manquements lors d\u2019une poursuite automobile comportant une prise d\u2019otage en août 1998 à Sainte-Félicité.Il demandait la rétrogradation du sergent Réal Quimper à la fonction d\u2019agent.Ce qui aurait nui à l\u2019avancement de sa carrière puisque ce dernier est pressenti pour être le prochain chef de police.Il suit d\u2019ailleurs des cours en ce sens.Dans le cas de M.Canuel.le chef proposait que le policier surnuméraire soit rayé de la liste de rappel au travail pour une période indéfinie.Dans les deux cas, le conseil municipal a estimé que la sanction recommandée apparaissait trop lourde en regard d\u2019une première offense.Sans compter que les deux policiers se sont attirés les éloges, à la fois de l\u2019otage et du directeur de la Sûreté du Québec, en pôRte à Matane.¦ COLLABORATION SPÉCIALE GILLES GAGNÉ La fermeture, pour une période indéterminée, de la papeterie Gaspésia de Chandler crée de l'incertitude.« L\u2019enfer » de la Gaspésia Les familles s\u2019en vont, dit le préfet Gilles Gagné Collaboration spéciale ¦ CHANDLER \u2014 « Samedi passé, il y avait trois camions de déménagement dans ma petite rue.Trois familles s\u2019en vont, avec chacune deux petits enfants.Ça fait six enfants de moins d\u2019un seul coup dans notre école.» Le préfet de la MRC de Pabok et maire de Pabos Mills, Claude Cyr, se sert de cette image parmi tant d\u2019autres pour décrire « l\u2019enfer » créé par l\u2019incertitude touchant la papeterie Gaspésia de Chandler, fermée pour une période indéterminée par Abitibi-Consolidated, à cause de coûts de production trop élevés selon la version officielle.« Une seule machine pour cette usine, c\u2019était déjà un drame.Là, c\u2019est vraiment l\u2019enfer », ajoute le préfet Cyr, en faisant référence à une première annonce, le 20 janvier, de fermer l\u2019une desdeux machines de la Gaspésia, et à la décision du 9 juin de fermer l\u2019usine 11 jours plus tard pour une période indéterminée.Les chiffres sont difficiles à évaluer, parce qu\u2019ils évoluent sur une base presque quotidienne, mais Claude Cyr estime qu\u2019il n\u2019est pas exagéré de parler de 50 maisons mises en vente depuis le début de 1999 dans la MRC de Claude Cyr Pabok, surtout à Chandler, Pabos et Pabos Mills.Au plan des inscriptions scolaires, là encore, les données changent presque tous les jours, mais il y aurait 40 enfants de moins à Chandler et dans les environs en septembre, seulement au niveau élémentaire.Ça ne compte pas la baisse de clientèle attribuable à la faible natalité.On parle d\u2019enfants qui étaient inscrits à la commission scolaire René-Lévesque cette année et qui n\u2019y seront pas à l\u2019automne.Hier, 1er juillet, jour de déménagement, 15 personnes ont quitté du même coup deux «blocs d\u2019appartements » voisins, des jeunes qui ont décidé de retourner chez leurs parents ou qui quittent la région.«Ce sont les jeunes couples dans la trentaine qui s\u2019en vont, les gens formés, les cerveaux.Les chiffres d\u2019affaires des commerces baissent en conséquence.Ce n\u2019est pas comme lors de la grève (de six mois dans les usines d\u2019Abitibi-Consolidated en 1998).À ce moment, les travailleurs avaient des allocations appréciables et ils consommaient quand même.Et on savait que la grève allait se terminer un jour.Là, c\u2019est très différent », analyse Claude Cyr.Le préfet, candidat libéral vaincu dans Gaspé en novembre, est très déçu du niveau d\u2019engagement du gouvernement québécois dans toute la saga de la papeterie de Chandler.Le maire de Chandler, Jean Paquin, abonde dans le même sens.Les deux hommes sont restés estomaqués devant les propos du 22 juin du premier ministre Lucien Bouchard, qui a dit : « nous sommes des observateurs plus que passifs» dans cette affaire.«J\u2019étais là en 1996 à Fort Prével quand M.Bouchard avait dit faire de la Gaspésia une affaire personnelle.La Gaspésia, c\u2019est un peu la Gaspésie », rappelle Claude Cyr, qui a hâte de voir ce que proposera le conciliateur Fbrnand Matteau, nommé par le ministère du Travail pour rapprocher des travailleurs le partenaire d\u2019Abitibi-Consolidated, le Groupe Cèdrico.Le Groupe Cèdrico avait conclu en janvier une entente avec Abitibi-Consolidated pour un investissement conjoint de 100 millions $ dans la Gaspésia et dans une nouvelle scierie.Or, ce marché se traduisait par la perte de 300 des 550 postes à l\u2019usine.La scierie aurait récupéré 75 emplois.Mais les pourparlers entre Cèdrico et les travailleurs syndiqués ont pris fin le 31 mai.Jean Paquin DÉCÈS DE SYLVIE LAJOIE Un rapport interne qui ne blâme.personne Carl Thériault Collaboration spéciale RIMOUSKI \u2014 Un rapport interne préparé par les services correctionnels du Québec conclut qu\u2019il n\u2019y a eu aucun manquement du personnel du Centre de détention de Rimouski lors du suicide de Sylvie Lajoie survenu dans une cellule de la prison le 21 septembre 1998.Le document a été déposé lors de la sixième journée de l\u2019enquête du coroner Jacques Bérubé qui se terminera à Québec par l\u2019audition de témoins-experts.Deux agents du service correctionnel étaient indirectement informés du comportement suicidaire de Sylvie Lajoie.mais n\u2019avaient aucune obligation d\u2019en faire part à leur supérieur considérant que le geste de la prévenue en était plutôt un de simulation.Les nouvelles mesures mises en place exigent maintenant que toute information relative à un risque suicidaire d\u2019un détenu soit transmise au responsable en devoir au centre de détention.La fiche santé de Sylvie Lajoie n\u2019avait pas été complétée lors de son admission au centre de détenMon de Rimouski.une « mauvaise tendance » ayant été prise de ne pas toujours tenir compte de ce document où deux questions sont posées sur les risques suicidaires.Dorénavant, le personnel devra compléter, dans tous les cas, la fiche santé lors de l\u2019admission d\u2019un prévenu.a fait part au coroner Jacques Bérubé, René Deschamps, président du comité d\u2019enquête.Une cellule dite antisuicide a aussi été aménagée et la formation du personnel en prévention du suicide accrue.« Le suicide de Sylvie Lajoie nous a amenés à prendre conscience de nos problèmes de communication.Peut-être qu\u2019un jour on aura le système parfait », a exprimé Simon Botvin, directeur en 1998 du centre de détention de Rimouski.NOUVEAU FORMULAIRE Le département de psychiatrie de l\u2019hôpital régional rimouskois met d\u2019ailleurs la dernière main à un formulaire qui sera remis aux services correctionnels au sujet du profil d\u2019un usager qui devra toutefois donner, au préalable, son consentement.Le coroner Jacques Bérubé s\u2019est dit convain-ci»quant à lui que la confidentialité de ces renseignements sera levée quand la vie d\u2019une personne ou d\u2019un autre individu est en danger.Une dizaine de lois devront toutefois être revues et corrigées.Le docteur Manon Charnau, psychiatre-examinateur au Centre hospitalier régional de Rimouski, est venue réitérer dans un long témoignage que Sylvie Lajoie était apte à subir son procès malgré ses troubles de personnalité « border line ».L\u2019absence de médicaments \u2014 dont la prescription n\u2019a toujours pas été retrouvée \u2014 prescrits à Sylvie Lajoie lors de sa sortie du centre hospitalier ne pouvait, selon elle, entraîner un état de crise menant au suicide compte tenu qu\u2019il ne s\u2019agissait plutôt que d\u2019une question de confort.Même si toutes les informations pertinentes avaient été transmises au centre de détention sur la condition de Sylvie Lajoie, peut-être aurait-elle été seulement placée avec une co-détenue compte tenu de l\u2019amélioration de sa situation après son séjour en centre hospitalier, a évoqué la psychiatre.Dix pour cent des personnes ayant des troubles de personnalité limites finissent par se suicider.Une cellule dite antisuicide a été aménagée r- LE SOLEIL Le vendredi 2 juillet 1999 A 4 LA CAPITALE ET SES REGIONS NEW CARLISLE Suspension de trois jours à un policier Un dossier vierge et ses aveux lui valent un peu de clémence François Simard Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 L\u2019agent II Kim Kwang, de la Sûreté du Québec au poste de New Carlisle, a été suspendu pour trois jours sans salaire par le Comité de déontologie policière, après avoir admis être entré dans le domicile d\u2019un citoyen sans s\u2019annoncer et avoir usé d\u2019une force excessive à l\u2019endroit de celui-ci.RIVIÈRE-DU-LOUP COLLABORATION SPfCIALf MARC LAROUCHt * - ! Oui! Les deux occupants d\u2019une petite camionnette ont eu la peur de leur vie mercredi vers 17 h, lorsqu\u2019ils attendaient à l\u2019intersection des routes 185 et du boulevard de la Plaine, à Rivière-du-Loup.Leur véhicule a violemment été heurté par la remorque d\u2019un camion, qui venait d\u2019être heurté par un autre.Selon l'agent Mario Gilbert de la SQ, un camion remorque circulant vers le sud sur la route 185, en tournant sur le boulevard de la Plaine a coupé la route à un autre fardier roulant à pleine vitesse en sens inverse.Ce dernier a percuté de plein fouet la remorque du camion, déjà à moitié engagée sur le boulevard.Sous la force de l\u2019impact, la remorque a violemment frappé une petite camionnette qui attendait à l\u2019intersection, et qui, à son tour, a heurté un autre véhicule automobile.Selon les policiers, les deux personnes qui prenaient place dans la camionnette n\u2019ont été blessées que légèrement.M.L.Les événements qui ont valu cette sanction au policier se sont produits le 23 décembre 1997.Après avoir intercepté un citoyen le long de la route 132 dans le secteur de Shigawake, l\u2019agent Il Kim Kwang et son collègue, Yves Ar-seneault, blanchi par le comité, le couchent au sol et lui mettent les menottes.Après vérifications, l\u2019homme est toutefois relâché.Aussitôt de retour à son domicile, il téléphone au poste de la SQ et demande à voir des policiers concernant cet incident.Les deux mêmes agents se rendent alors chez lui et entrent sans frapper ni s\u2019annoncer.Le plaignant ne voulant évidemment pas faire affaire avec les deux hommes impliqués dans l\u2019incident, ces derniers ont donc quitté les lieux.Devant le comité, l\u2019agent II Kim Kwang a admis avoir dérogé au code de déontologie des policiers sur deux des sept chefs pour lesquels il était cité.Quant à son confrère Yves Arse-neault, le procureur du commissaire a retiré l\u2019ensemble de la citation.Tenant compte notamment des aveux du policier, de ses quatre années d\u2019expérience et de son dossier vierge en matière déontologique, les deux procureurs ont conjointement suggéré une suspension d\u2019une journée pour le premier chef et de deux jours pour le quatrième.Soulignant le grave abus d\u2019autorité de la part de l\u2019agent Kwang et la façon cavalière avec laquelle il s'était introduit chez le plaignant, le comité s\u2019est rendu aux arguments du procureur et lui a imposé une suspension de trois jours.SAINT-ULRIC Perte de vie sur la route 132 Mercredi après-midi, vers 17 h 30 à Saint-Ulric de Matane, quatre Coréens dans la trentaine ont été impliqués dans un accident qui a coûté la vie à l\u2019un d\u2019eux.Les quatre personnes \u2014 trois femmes et un homme \u2014 étaient en visite dans la région et circulaient à bord d'un véhicule immatriculé en Ontario.Les trois survivants sont grièvement bléssés.Us ont été transférés par avion à l\u2019hôpital l'Enfant-Jésus, à Québec.Selon l\u2019agent Claude Ross, la vitesse pourrait être en cause.Leur véhicule aurait raté une courbe prononcée.L'identité de la victime n\u2019est pas connue.I,a SQ a fait appel au consulat coréen pour retracer les famüles.I RIVIÈR£-(\u2022\tPENTECOTE Une fête qui finit mal Stéphane Tremblay Collaboration spéciale RIVIÈRE-PENTECÔTE \u2014 Une fusillade dans une résidence à Rivière-Pentecôte, sur la Côte-Nord, aurait pu mal tourner.Un homme de 33 ans de la localité a ouvert le feu cette semaine sur un individu avec qui il venait d\u2019avoir une altercation.Heureusement, personne n\u2019a été blessé.Gabriel Fougère a tout de même été arrêté et a comparu jeudi au palais de justice de Sept-iles sous sept chefs d\u2019accusation, dont menace de mort, voies de fait et introduction par effraction.L\u2019histoire a débuté alors que quatre personnes se trouvaient au 4368, route 138, à Rivière-Pentecôte, et festoyaient autour d\u2019une bière.Durant la soirée, une dispute aurait éclaté entre deux hommes.Tabassé et en colère, Gabriel Fougère se serait rendu chez un voisin pour y pénétrer illégalement afin d\u2019y dérober une arme à feu.Par la suite, il serait revenu sur les lieux de l\u2019altercation et aurait tiré quelques coups de feu.L\u2019escouade des crimes majeurs de la SQ a ouvert une enquête.excessive et entrée illégale tout pour e meu ous les me ensem gros appareils ménagers Kenmore sont en sold e ou à prix cTacliat spécial *4, W v RAIMI 35
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.