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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2011-12-29, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 SPORTS Patrick Chan est nommé athlète de l’année Page B 6 CULTURE Cheetah, l’ami de Tarzan, n’est plus Page B 8 ECONOMIE Amende pour la papier commercial Coventree réclame l’indulgence FRANÇOIS DESJARDINS Responsable de l’émission de la moitié du papier commercial non bancaire qui circulait au Canada lors de son effondrement en 2007, la société Coventree a récemment fait valoir à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) qu’il faudrait faire preuve de «compassion» envers elle.Chapitre sombre de la finance canadienne, la crise du papier commercial (PCAA) en 2007 a semé la panique sur les marchés après que certains investisseurs eurent cru que ce créneau était trop exposé au secteur hypothécaire américain.Du jour au lendemain, la demande pour le PCAA — estimé à 35 milliards de dollars — a été réduite à néant.Ses 2000 détenteurs n’arrivaient plus à s’en défaire.Au mois de septembre, la CVMO a déterminé que, dans les mois précédant le gel du papier commercial en août 2007, la société n’a pas suffisamment informé le public investisseur et que ses dirigeants ont autorisé, permis ou laissé faire cette situation.Deux mois plus tard, elle a imposé une amende de 1 million à Coventree et une pénalité de 500 000 $ à chacun de ses deux fondateurs, Geoffrey Cornish et Dean Tai.Coventree, qui est en voie de liquidation, aurait préféré 200 000 $, peut-on lire dans le document dont se sert la CVMO pour justifier ses amendes.Ce document est daté du 23 décembre.«Coventree a soumis que, s’il y a un cas où la CVMO devrait faire preuve de compassion et de réserve dans l’établissement des sanctions, c’est celui-ci», ont écrit les commissaires.En plus des 200 000 $ que suggérait Coventree, la société «a soumis qu’un blâme permettrait de punir sévèrement les gestes du passé et de transmettre au public l’importance d’une divulgation précise, complète et au bon moment».Aussi, Coventree estimait que cette façon de faire aurait permis de reconnaître que la compagnie n’a pas intentionnellement enfreint la loi et n’a menti à personne.Appropriée La CVMO a rétorqué que l’amende de 1 million sur laquelle elle s’est finalement arrêtée est «appropriée», mais qu’elle ne se trouve pas au sommet de la fourchette qu’elle aurait pu imposer.Quant aux deux dirigeants, la commission a rappelé qu’ils étaient en position d’autorité au sein de l’entreprise et qu’ils étaient ultimement responsables des faits et gestes.Le papier commercial émis par des entités non bancaires — comme Coventree — contenait des actifs générant un certain revenu.Par exemple: des cartes de crédit, des locations de voiture, des prêts hypothécaires, etc.En gros, ses rendements étaient faibles, mais légèrement supérieurs à ceux des bons du Trésor.Le même principe s’applique au papier commercial émis par des banques et dont le total s’élève à plus de 80 milliards.Ce dernier, toutefois, n’a jamais eu de problèmes.Lorsque la demande pour le PCAA a chuté, les détenteurs, dont la Caisse de dépôt et la Banque Nationale, se sont concertés pour le réorganiser en titres à échéance de plusieurs années.Sur le marché secondaire, ces titres s’échangeaient cet été à 80 C sur le dollar, selon un consultant torontois.Souvent, les acheteurs sont des hedge funds américains.En 2009, plusieurs établissements, dont la Banque Nationale, la CIBC et Canaccord, ont convenu de verser 140 millions aux autorités réglementaires qui enquêtaient sur eux.Deux joueurs ont refusé de prendre part à l'entente de gré à gré: Deutsche Bank et Coventree.La Caisse de dépôt, qui a déjà été un actionnaire de Coventree, en avait pour 13 milliards dans ses coffres, ce qui en faisait le plus important joueur sur le marché canadien.VOIR PAGE B 2: COVENTREE i DARREN STAPLES REUTERS Uusine de Bombardier Transport à Derby, au centre du Royaume-Uni: un pas dans la bonne direction.\ A son usine anglaise de Derby Bombardier Transport obtient une commande de 130 voitures de train Londres — Le constructeur de matériel ferroviaire Bombardier Transport a obtenu un contrat subventionné par le gouvernement britannique pour la livraison de 130 nouvelles voitures de train, quelques mois après avoir annoncé la suppression de quelque 1400 emplois au Royaume-Uni et mis en doute son avenir au pays.Selon le président et représentant de Bombardier Transport au Royaume-Uni, Paul Roberts, ce contrat de 188 millions de livres (environ 296 millions $) est un «pas dans la bonne direction», alors que la société continuer d’évaluer ses plans à long terme en ce qui a trait à la construction de trains à Derby, au centre du pays.Le ministère britannique du Transport contribuera à hauteur de 80 millions de livres au contrat avec l’exploitant ferroviaire Southern, qui obtiendra des voitures supplémentaires pour augmenter la capacité de ses lignes de services entre Londres et les communautés du sud du Royaume-Uni.Bombardier avait perdu en juillet un contrat de 1,4 milliard de livres aux mains de l’allemande Siemens AG, pour la construction d,e nouvelles voitures de train.A l’époque.Bombardier avait annoncé qu’elle devrait supprimer environ 446 emplois permanents et 983 temporaires.Aucun employé permanent n’a encore perdu son emploi, a précisé Bombardier.Confiance La secrétaire britannique au Transport, Justine Greening, s’est dite confiante de voir les travailleurs de Derby se trouver parmi les principaux bénéficiaires de cet «important contrat», même si Bombardier a insisté pour dire qu’il était encore trop tôt pour savoir si la commande permettrait de sauvegarder des emplois.Malgré tout.Bombardier Transport a précisé que les nouveaux trains seraient fabriqués au Royaume-Uni et que leur production débuterait dans la deuxième moitié de 2012.Bombardier a indiqué espé- rer être en mesure de remporter un contrat au début de l’an prochain pour un projet de conversion d’une dizaine de trains à alimentation hybride.La société montréalaise, dont le siège social de la division ferroviaire se trouve à Berlin, tentera en outre de mettre la main sur des contrats pour l’initiative CrossRail, un nouveau chemin de fer qui traversera Londres d’Est en Ouest et dont la valeur devrait totaliser environ 25 milliards $.Bombardier a indiqué que les décisions quant à ces projets seraient au coeur de son évaluation de l’avenir de Bombardier au Royaume-Uni.Associated Press L’objet de l’année: le BlackBerry En 2011, le célèbre téléphone a fait vaciller son fabricant, Research in Motion (RIM).Il a aussi accompagné la déchéance d’un politicien français, DSK.FABIEN DEGUISE C> est un peu ce qu’on appelle avoir la poisse.11 y a quelques semaines, la compagnie Research in Motion (RIM), créatrice du célèbre BlackBerry, s’est fait voler un camion sur unq route de l’indiana, aux Etats-Unis.Le véhicule était en route vers le Canada Lobiet de l^année avec a son bord 22 palettes de téléphones cellulaires, mais également de PlayBook, la tablette numérique développée par la compagnie et dont la popularité n’a pourtant toujours pas été démontrée.Valeur totale du larcin: 2 millions de dollars.Le fait divers est anecdotique, certes, mais il vient toutefois, dans le cas de RIM, trouver sa place dans une spirale infernale dans laquelle le géant canadien des télécommunications, fleuron et moteur économique de la ville de Waterloo en Ontario, est entré depuis quelques années.On résume: part de marché qui s’étiole par rapport à la concurrence redoutable menée depuis 2006 par l’iPhone d’Apple et les téléphones fonctionnant avec le système Android du géant Google, effondrement des marges bénéficiaires, licenciements massifs, échec de la JONATHAN ERNST REUTERS Le BlackBerry, cet outil de désir du début du siècle, n’a plus vraiment la cote mise en marché de sa tablette numérique, hésitation dans le choix d’un nouveau système d’ex- ploitation, problème technique prolongé touchant une clientèle ultra-influente.L’année qui s’achève a poursuivi la fragilisation de l’entreprise, ex-championne de l’innovation, précurseur de l’Internet mobile, icône de la modernité, aujourd’hui dépassée par le présent.RIM suit désormais une courbe descendante qui pourrait bien dessiner, en 2012, les contours des mots «incertitude» et «catastrophe», tout en affectant les 30 000 emplois qui, de près ou de loin, tournent autour de RIM à Waterloo, dans des entreprises pleines d’experts en haute technologie qui ont généré 18 milliards en revenu l’an dernier.«Dans la poussière» Le BlackBerry, cet outil de désir du début du siècle qui, en 2001, a fait entrer le courriel, puis le Web, la photo, la vidéo dans l’ère de la mobilité, n’a plus trop la cote.Sur le marché du téléphone dit intelligent, son étoile pâlit avec des parts estimées par Nielsen en cette fin d’année à 17 %.C’est à des années-lumière des 71 % que se partagent Apple et les appareils fonctionnant dans l’environnement informatique Android.Et c’est surtout en chute constante.«Palm et RIM, les compagnies pionnières dans la révolution du téléphone intelligent, sont maintenant laissées dans la poussière», résumait le magazine Time dans ses pages il y a quelques jours.VOIR PAGE B 2: BLACKBERRY B 2 LE DEVOIR LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 LES MARCHES BOURSIERS TORONTO s&PTsx Il 728,41T ÜS Evolution sur 250 jours volume LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO Indice Volume (000) Fermeture var.pts var.% 1 Indice Volume (000) Fermeture var.pts var.% SSiP TSX 98 273 11 728,41 198,26 -1,7 Matériaux 40 397 339,52 -14,88 -4,2 SSiP TX20 39 674 602,97 -12,99 -2,1 Immobilier 1 774 203,61 -1,57 -0,8 SSiP TX60 52 805 666,89 -11,26 -1,7 Télécoms 1 721 103,23 -0,01 -0,0 S&P TX60 Cap.52 805 737,44 -12,46 -1,7 Serv.collect.1 548 224,34 -1,51 -0,7 Cons, de base 1 880 202,83 -1,75 -0,9 Métaux/minerais 8 921 1 044,32 -36,03 -3,3 Cens, discrét.2 170 80,80 -0,81 -1,0 Énergie 23 077 263,20 -5,11 -1,9 Finance 11 354 167,09 -1,30 -0,8 TSX CROISSANCE Aurifère 33 306 350,82 -16,25 -4,4 TSX Venture 70 247 1 451,08 -18,60 -1,3 Santé 375 56,05 -1-0,04 0,1 Tech, de l’Info 2 294 24,22 -1-0,02 0,1 Industrie 6 748 105,21 -0,53 -0,5 HIER À LA BOURSE: Toronto a clôturé en forte baisse.Ce sont les préoccupations entourant un possible retour à des conditions économiques propres à une récession dans de nombreuses parties du monde qui ont fait chuter la plus importe place financière du Canada.Titre ATvariation>l% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE ET DE BASE Alim.Couche-Tard ATD B 31,18 0,23 0,74 126 24,16 31,34 T Astral Media ACM A 35,61 -0,40 -1,11 28 31,00 42,24 Canadian Tire CTC A 65,50 -0,60 -0,91 96 51,80 68,93 A Cogeco CCA 51,33 0,77 1,52 14 40,40 52,00 T Corus CJR B 20,20 -0,30 -1,46 35 18,18 23,78 T Jean Coutu PJC A 13,01 -0,20 -1,51 90 9,25 13,66 Loblaw L 37,59 0,14 0,37 172 34,51 42,27 T Magna MG 33,25 -0,90 -2,64 332 31,91 61,65 Metro MRU A 53,75 0,05 0,09 138 42,11 53,86 Quebecer QBR B 33,90 -0,14 -0,41 6 26,52 38,55 T Rona RON 9,53 -0,19 -1,95 22 8,64 15,40 T Saputo SAP 38,45 -0,45 -1,16 220 35,80 49,05 Shaw SJR B 19,93 -0,09 -0,45 317 19,10 22,45 T Shoppers Drug Mart SC 40,72 -1,28 -3,05 595 36,67 43,43 Tim Hortons THI 49,27 -0,06 -0,12 180 40,47 52,75 T Transat A.T.TRZ B 6,70 -0,16 -2,33 62 5,56 19,93 T Yellow Media YLO 0,17 -0,01 -5,56 1 722 0,12 6,30 ENERGIE" T Cameco CCO 17,78 -0,52 -2,84 498 17,25 44,28 T Canadian Natural CNQ 36,84 -0,93 -2,46 1283 27,25 50,50 T Canadian Oil Sands COS 22,45 -0,54 -2,35 1175 18,17 33,94 En bridge ENB 37,62 0,02 0,05 887 27,04 38,00 T EnCana EGA 18,86 -0,30 -1,57 933 18,40 34,25 T Enerplus ERE 25,44 -0,46 -1,78 215 23,00 32,83 Nexen NXY 15,90 -0,09 -0,56 1110 14,20 27,11 T Pengrowth Energy PCF 10,79 -0,31 -2,79 287 8,48 13,96 Pétrolière Impériale IMO 44,28 -0,26 -0,58 449 34,15 54,00 T Suncor Energy SU 28,56 -0,72 -2,46 2 956 23,97 47,27 T Talisman Energy TLM 12,30 -0,45 -3,53 1108 11,34 24,82 TransCanada TRP 44,02 -0,43 -0,97 989 36,10 44,74 FINANCIÈRES T B.CIBC CM 72,67 -0,75 -1,02 602 67,32 85,56 B.do Montréal BMO 55,41 -0,09 -0,16 774 54,38 63,94 T B.Laurentienne LB 48,00 -0,60 -1,23 17 38,62 55,87 T B.Nationale NA 71,18 -0,83 -1,15 367 63,27 81,98 B.Royale RY 50,85 -0,45 -0,88 1633 43,30 61,53 B.Scotia BNS 50,63 -0,28 -0,55 1412 47,54 61,28 B.TO TD 74,70 -0,32 -0,43 1253 68,13 86,82 T Brookfield Asset BAM A 27,67 -0,30 -1,07 425 25,91 33,95 Cominar Real i CUE UN 21,94 0,01 0,05 39 20,00 23,00 T Corp.Fin.Power PWF 24,86 -0,73 -2,85 228 23,62 31,98 T Fin.Manuvie MFC 10,45 -0,15 -1,42 2 483 10,18 19,29 T Fin.Sun Life SEE 18,07 -0,42 -2,27 922 17,92 34,39 Great-West Lifeco GWO 19,67 -0,15 -0,76 293 19,15 27,85 Industrielle All.lAG 25,76 -0,11 -0,43 56 24,75 42,02 T Power Corporation POW 22,79 -0,47 -2,02 373 20,90 29,50 TMX X 41,43 -0,40 -0,96 26 36,87 45,69 INDUSTRIELLES T Air Canada AC B 1,00 -0,02 -1,96 179 0,96 3,72 A Bombardier BBD B 3,90 0,04 1,04 4 365 3,30 7,29 T CAE CAE 9,67 -0,10 -1,02 162 9,03 13,36 Canadien Pacifique CP 66,23 -0,28 -0,42 291 46,01 69,48 Chemin de fer CN CNR 78,65 0,20 0,25 482 63,72 81,79 SNC-Lavalin SNC 49,30 -0,01 -0,02 183 38,51 63,23 T Transcontinental TCL A 12,13 -0,47 -3,73 17 9,96 17,25 T Transperce TFI 13,10 -0,36 -2,67 28 9,76 16,00 MATERIAUX T Agrium AGU 68,50 -2,15 -3,04 391 63,93 98,02 T Barrick Gold ABX 45,26 -1,68 -3,58 1 744 42,06 55,36 T Goldcorp G 43,56 -2,14 -4,68 1807 38,99 55,93 T Kinross Gold K 11,38 -0,63 -5,25 1869 11,38 19,00 T Mines Agnico-Eagle AEM 36,01 -1,54 -4,10 510 36,01 77,39 T Potash POT 41,90 -1,56 -3,59 1249 39,82 63,19 T Teck Resources TCK B 35,17 -1,11 -3,06 1 790 27,39 64,62 SERVICES PUBLICS Fortis ETS 32,84 -0,21 -0,64 184 28,24 35,45 TransAlta TA 20,81 -0,05 -0,24 253 19,45 23,42 TECHNOLOGIE CGI GIB A 19,02 0,02 0,11 301 16,77 24,30 A Research In Motion RIM 14,64 0,44 3,10 1315 12,80 69,30 té'lé'communi'càhôns BCE BCE 41,59 0,04 0,10 774 33,75 41,87 Bell Allant BA 28,12 0,15 0,54 143 25,21 29,19 Rogers RCI B 38,91 -0,12 -0,31 483 33,29 39,33 Telus T 57,11 -0,08 -0,14 248 44,98 57,40 fonds" négociés en "boürsé iShares DEX XBB 31,43 -0,04 -0,13 56 29,19 31,66 T iShares MSCI XEM 21,67 -0,47 -2,12 28 20,10 27,24 T iShares MSCI EMU EZU 27,21 -0,59 -2,12 138 25,57 42,22 T iShares S&P 500 XSP 14,23 -0,15 -1,04 276 12,31 15,77 T iShares S&P/TSX XIC 18,49 -0,26 -1,39 65 17,10 22,61 ?CE^ C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC Jn vers te de Sherb ooke eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1278,52 -8,73 -0,68% INDICE QUÉBEC IQ120 1350,26 -9,66 -0,72% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO iShares S&P/TSX Suncor Energy Eldorado Gold Fin.Manuvle Yamana Gold Kinross Gold Goldcorp Teck Resources Barrick Gold Horizons BetaPro XIU SU ELD MFC YRI K G TCK B ABX HNU LES GAGNANTS EN % Savarla SIS Northland NAU VItran VTN Horizons BetaPro HZD Ballard Power BLD Pacific Insight PIH Macarthur Mnrls MMS Global DG UN Horizons BetaPro HGD Transat A.T.TRZ A LES PERDANTS EN % Rare Element Rs RES Bucking Horse BUC Horizons BetaPro HZU Hélix BloPharma HBP North American NOA Mines Management MGT Sears Canada SCC VIsta Gold VGZ NovaGold Resources NG IntellIPharmaCeutIcs I LES GAGNANTS EN $ Canadian Tire IPath S&P 500 VIX Horizons BetaPro Horizons BetaPro Brookfield Horizons BetaPro Paramount VItran Horizons BetaPro Horizons BetaPro CTC VXX HVU HBD BIP UN HZD POU VTN HGD HKD LES PERDANTS EN $ Walter Energy Royal Gold PowerShares DB Central GoldTrust Allied Nevada Gold Inmet Mining Goldcorp Lassonde Agrium Coeur d’Alene WLT RGL DGU GTU UN ANV IMN G LAS A AGU CDM 16,72 -0,26 -1,53 7 359 15,61 20,71 28,56 -0,72 -2,46 2 956 23,97 47,27 13,71 -0,88 -6,03 2 686 13,09 21,95 10,45 -0,15 -1,42 2 483 10,18 19,29 14,54 -0,87 -5,65 2 041 10,87 17,39 11,38 -0,63 -5,25 1869 11,38 19,00 43,56 -2,14 -4,68 1807 38,99 55,93 35,17 -1,11 -3,06 1 790 27,39 64,62 45,26 -1,68 -3,58 1 744 42,06 55,36 7,71 -0,02 -0,26 1689 7,61 30,96 1,58 0,22 16,18 1 1,28 1,90 1,43 0,19 15,32 42 1,00 3,50 5,97 0,79 15,25 1 3,91 15,15 7,73 0,99 14,69 813 3,81 14,36 1,25 0,13 11,61 89 1,12 2,45 1,79 0,17 10,49 0 1,54 2,46 1,15 0,10 9,52 17 0,80 4,23 4,25 0,31 7,87 0 3,73 5,36 9,99 0,78 8,47 408 6,69 12,00 7,31 0,57 8,46 0 5,50 19,97 3,30 -0,63 -16,03 134 3,30 17,85 3,20 -0,55 -14,67 5 3,00 6,25 4,59 -0,76 -14,21 1379 4,59 20,16 1,87 -0,23 -10,95 1 1,15 3,34 6,40 -0,77 -10,74 30 4,74 13,80 1,95 -0,22 -10,14 5 1,44 4,29 10,40 -1,16 -10,03 22 10,40 20,69 2,92 -0,30 -9,32 56 2,30 4,55 8,14 -0,82 -9,15 406 6,26 14,96 2,71 -0,27 -9,06 6 2,21 6,05 74,14 2,13 2,96 0 61,01 77,40 36,67 1,33 3,76 49 19,08 62,87 19,78 1,30 7,03 335 8,69 63,76 15,66 1,08 7,41 86 11,00 24,60 28,28 1,04 3,82 70 20,75 28,28 7,73 0,99 14,69 813 3,81 14,36 42,26 0,82 1,98 141 26,43 42,26 5,97 0,79 15,25 1 3,91 15,15 9,99 0,78 8,47 408 6,69 12,00 12,04 0,77 6,83 21 7,77 16,23 61,00 -3,93 -6,05 2 57,35 133,40 67,52 -3,49 -4,91 5 45,23 84,05 48,60 -3,27 -6,30 3 36,73 72,93 58,87 -2,41 -3,93 3 48,22 76,68 30,62 -2,19 -6,67 102 23,48 45,54 63,32 -2,18 -3,33 123 39,88 82,14 43,56 -2,14 -4,68 1807 38,99 55,93 63,00 -1,99 -3,06 1 56,27 77,50 68,50 -2,15 -3,04 391 63,93 98,02 24,09 -1,86 -7,17 20 20,56 36,07 NEW YORK S&P 500 1249,64 ^ -15,79 -1,25% Evolution sur 250 jours NASDAQ 2 589,98 -35,22 -1,34% Evolution sur 250 jours DOW JONES 12 151,41 T SS LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (France) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) NIkkel 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) Fermeture var.pts var.% 579,99 -4,51 -0,8 3 071,08 -32,03 -1,0 5 771,27 -118,49 -2,0 14 796,55 -127,46 -0,9 36 644,86 -446,56 -1,2 56 533,76 -1471,44 -2,5 2 170,01 -t3,81 0,2 18 518,67 -110,50 -0,6 8 423,62 -16,94 -0,2 4 141,65 -50,50 -1,2 1376,36 -5,83 -0,4 PÉTROLE 99,36 -1,98 $US v -1,95% ?OR 1563,00 -31,40 $US v -1,97% ?DOLLAR CANADIEN 97,64 -0,32 0US 1$US = 102,42(|: 0,7547 -F 0,0034 EURO ^ 1 EURO = 1,3251$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6319 livre SUISSE 1$ vaut 0,9206 franc MEXIQUE 1$ vaut 13,6519 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 0,9676 dollar CHINE 1$ vaut 6,2073 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,5893 dollars JAPON 1$ vaut 76,0456 yens ÉCONOMISEZ L'ÉQUIVALENT D'UN MOIS GRATUIT* POUR VOS VÉHICULES COMMERCIAUX EN TÉLÉPHONANT AU 1 855 MOIS GRATUIT (1 855 664-7472).DesjardirtsAssurartcesEntreprises.com/MoisGratuit *Cette offre peut prendre fin sans préavis.Desjardins & HHâ Desjardins Desjardins&Cie IBbI Assurances générales C'est tout Desjardins qui appuie ies entreprises Coopérer pour créer l'avenir ECONOMIE COVENTREE SUITE DE LA PAGE B 1 L’affaire continue de faire des vagues.Entre autres, les autorités songent à resserrer les règles qui identifient les acteurs autorisés à investir dans le créneau très sophistiqué des produits dits «titrisés».Aujourd’hui, Coventree est en voie de liquidation.II y a deux semaines, elle a annoncé la démission de Brendan Calder du conseil d’administration.«Coventree étant sur la voie de la liquidation, mon travail est terminé et il est temps de passer à autre chose», a dit M.Calder, professeur de gestion stratégique à la Rotman School of Management de l’Université de Toronto.«Les membres du conseil qui restent sont plus que capables de terminer cet exercice de liquidation.J’ai pris d’autres responsabilités qui demandent plus de temps de ma part.» Dans ses états hnanciers annuels, publiés le 15 décembre dernier, Coventree a déclaré que les procédures intentées contre elle par la CVMO lui ont coûté près de 14 millions en frais juridiques au cours des deux dernières années.Au 30 septembre 2011, il restait dans ses coffres des liquidités d’environ 71 millions.Le Devoir BLACKBERRY En un an, Vaction de RIM a perdu.75 % de sa valeur SUITE DE LA PAGE B 1 Une poussière dans laquelle regarderaient toutefois Amazon, Microsoft et Nokia qui sembleraient vouloir, selon Reuters et le Wall Street Journal, racheter la compagnie et surtout les nombreux brevets qu’elle a accumulés au fil des ans.N’empêche, de premier à dernier, le destin sombre de RIM a été sans doute scellé en 2011 avec ses hésitations, mais aussi avec cette incroyable panne de service qui a affecté en octobre des millions d’usagers sur quatre continents.Pendant trois jours, ils ont été incapables d’échanger des courriels de manière instantanée, une activité de base et souvent vitale aujourd’hui dans le monde des affaires, accentuant par le fait même l’image de désuétude et d’obsolescence qui colle désormais à la marque.Sur les compteurs boursiers, le mal se chiffre: en un an, l’action de RIM a perdu.75 % de sa valeur.Pis, évaluée à quelque 7 milliards de dollars, la valeur de la compagnie équivaut aujourd’hui à celle du seul Apple Store, le magasin en ligne d’un de ses plus grands concurrents.C’est aussi 50 fois moins que l’empire de Steve Jobs au complet.La chute à côté d’un BlackBerry Il n’est pas coupable, mais il était là.Qui?Le BlackBerry, qui a également accompagné cette année la chute de Dominique Strauss-Kahn (connu désormais sous l’acronyme DSK), chute amorcée le 14 mai dernier avec des accusations d’agression sexuelle sur une femme de chambre de l’hôtel Sofitel à New York portées contre le président — à l’époque — du Fonds monétaire international (FMI) et candidat préféré des Français pour les prochaines élections présidentielles.Depuis, il n’est ni l’un ni l’autre.Retojir en arrière.L’ex-futur chef d’Etat est arrêté par la police dans l’avion d’Air France 023 en partance de New York vers Paris, le soir du 14 mai.Quelques minutes plus tôt, il contacte le Sohtel pour signaler la perte de son téléphone, un BlackBerry, sans doute oublié dans la suite, numériquement célèbre 2806, qu’il vient de quitter.A l’autre bout du fd, l’employé a été mis au parfum de l’agression de la femme de chambre.Il questionne DSK sur sa localisation — la porte 4 du terminal Air France de l’aéroport JFK—, lui annonce qu’il va venir lui porter son téléphone en sautant dans un taxi.Le hic, à la place d’un BlackBerry, c’est hnalement, le détective Di-wan Maharaj, de la section des crimes sexuels de la police de New York, que DSK va voir apparaître dans l’avion.Entre accusation, humiliation, déchéance, résidence surveillée, décrédibilisation de la victime et libération, l’appareil de communication va trouver facilement sa place, comme l’a récemment prétendu le journaliste américain Edward Epstein qui, en octobre dernier, dans les pages du New York Review of Books, vient relancer la théorie du complot en centrant, entre autres, son enquête sur le BlackBerry de DSK.L’appareil aurait été piraté, permettant à ses opposants politiques de prendre connaissance de courriels privés échangés avec son épouse, la journaliste Anne Sinclair.Pis, son BlackBerry, DSK ne l’aurait pas perdu.L’appareil aurait «disparu» une heure après sa «rencontre» avec la femme de chambre.Le système de géolocalisation aurait même été déconnecté, un geste que seul un expert pouvait poser, prétend Epstein, apportant du coup de l’eau au moulin à ceux qui croient que toute cette aventure n’est finalement qu’un coup monté.L’enquête du journaliste américain n’a toutefois pas convaincu.Aux dernières nouvelles, le BlackBerry de DSK n’a toujours pas été retrouvé.Après avoir été une étoile montante, le politicien français vit désormais au temps du rejet.Au cœur de «l’affaire DSK», en août dernier, plus de la moitié des Français indiquaient ne plus vouloir le voir sur l’échiquier politique.Même chose pour le BlackBerry: en 2012, près de la moitié des propriétaires de cet appareil annoncent vouloir s’en débarrasser au profit d’un iPhone 5 — dont l’existence et la date de sortie n’ont pas encore été confirmées —, s,elon un sondage mené aux Etats-Unis par la firme luMo-bi, confirmant du coup le caractère éphémère du succès.Qu’il soit technologique ou pas.Le Devoir Objet de l’année, les finalistes 1 — Le grand collisionneur d’hadrons du CERN à Genève.L’accélérateur de particules a marqué l’année avec ses neutrinos qui ont dépassé la vitesse de la lumière et son Boson de Higgs, une particule élémentaire de la matière que personne n’avait encore jamais vue.2 — Le cône orange.Incontournable contourné en période de construction, il est devenu en 2011 le symbole de nos infrastructures vieillissantes et des importantes questions éthiques et morales accompagnant leur rénovation.3 - La pièce de un euro.La crise des finances publiques qui a frappé de front la Grèce, lEspagne, l’Irlande, l’Italie et les autres et la contagion qui s’est répandue dans le reste de la zone euro pourraient-ils sonner le glas de la monnaie unique européenne?4 - La seringue.La Cour suprême du Canada a donné cette année une leçon d’humanisme aux conservateurs de Stephen Harper en confirmant la pertinence du site d’injection supervisée InSite de Vancouver.5 - La tente.De ludique à revendicateur.La tente, symbole d’évasion et d’activités en plein air, a vu son image modihée en 2011, sous la pression du mouvement «Qcccupy» qui en a fait l’emblème de l’indignation et de la résistance en nûlieu urbain. LE DEVOIR, LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 B 3 ECONOMIE ALI MOHAMMADI AGENCE ERANCE-PRESSE La marine iranienne dans ie détroit d’Ormuz, hier.Pins de 30 % du pétroie transite par cette voie maritime.Tensions dans le détroit d’Ormuz Léger frisson sur les marchés La marine américaine « prête à riposter à tout acte de malveillance » ALEXANDRE SHIELDS Pas de panique sur les marchés, mais tout de même une petite frousse.Les prk du pétrole sur le New York Mercantile Exchange ont passé brièvement la barre des 100 $ hier, après que le commandant de la marine iranienne eut affirmé qu’il serait «très facile» pour l’Iran de fermer le détroit d’Ormuz, où transite environ un tiers du trafic maritime pétrolier mondial.Mais le cours de l’or noir a finalement terminé la journée en baisse, plombé par une nouvelle poussée d’inquiétude concernant la zone euro.«Fermer le détroit d’Ormuz est très facile pour les forces navales iraniennes», a déclaré hier l’amiral Habibollah Sayyari à la chaîne de télévision officielle Press TV.«L’Iran a un contrôle d’ensemble sur cette voie maritime stratégique», a-t-il insisté.L’Iran, par la voix de son vice-président Mohammed Reza Rahimi, avait déjà menacé la veille de fermer le détroit en cas de sanctions internationales contre les exporta- tions pétrolières iraniennes.Les Etats-Unis et certains de leurs alliés européens envisagent en effet des sanctions contre les exportations pétrolières iraniennes, en raison du programme nucléaire de Téhéran, soupçonné de mettre au point l’arme atomique.L’Iran affirme de son côté qu’il s’agit d’un programme uniquement civil, destiné à produire de l’électricité et des radio-isotopes à usage médical.«Pas toléré» Hier, le commandement de la Cinquième Elotte américaine, basée au Bahretn, a réa^ rapidement aux menaces iraniennes en soulignant qu’un blocage du détroit d’Ormuz «ne sera pas toléré».La marine américaine est «prête à riposter à tout acte de malveillance» et à «assurer la liberté de navigation», a ajouté ime porte-parole de la Cinquième Elotte, la lieutenante Rebecca Rebarich.La Erance, selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères, a appelé «les autori- tés iraniennes au respect du droit international et en particulier de la liberté de navigation dans les eaux internationales et les détroits».Le «détroit d’Ormuz est un détroit international.En conséquence, tous les navires, quel que soit leur pavillon, bénéficient du droit de passage en transit, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, adoptée en 1982, et au droit international coutumier de la mer», a rappelé le Quai d’Orsay.Le détroit d’Ormuz, dont la largeur ne dépasse pas une cinquantaine de kilomètres, voit passer quotidiennement des navires-citernes géants acheminant du pétrole en provenance du Bahrein, de l’Iran, du Koweït du Qqtar, de l’Arabie Saoudite où des Emirats arabes unis.Selon des chiffres dp département américain de l’Énergie, environ 33 % du pétrole transporté par voie maritime a transité par ce détroit en 2009.Pas étonnant alors que les cours du «light sweet crude» siu le New York Mercantile Exchange aient grimpé au-delà des 100 $ hier à la suite de la déclaration d’un haut responsable iranien.Il a atteint 101,71 en cours de séance.Mais le baril poiu livraison en février a terminé à 99,36 $, en recul de 1,98 $ par rapport à la veille.Cette baisse est surtout imputable aux craintes que suscite la crise dans la zone euro.Les cours ont d’ailleurs décroché en même temps que l’euro hier, qui est passé sous le 1,30 $US poiu atteindre son plus bas niveau en près d’un an lace au dollar.Selon l’analyste John Kilduff, d’Again Capital, le marché pétrolier est mis sous pression d’une part par le raffermissement du dollar qui en résulte — qui rend le brut plus coûteux pour les acheteurs munis d’autres devises — et d’autre part par «les inquiétudes en général concernant l’Europe et l’évolution de l’économie l’année prochaine».Le Devoir Avee l’Agenee Franee-Presse, l’Assoeiated Press et Reuters L’économie canadienne s’en est bien tirée Ottawa — L’économie du Canada a été la deuxième meilleure au sein du groupe des sept pays les plus industrialisés en 2011, selon le bulletin annuel de la Banque de Montréal.Seule l’Allemagne a fait mieux que le Canada, en raison de son taux de chômage moins élevé et de son excédent du compte cou-ranf a précisé l’institution financière dans son bilan de l’année, rendu public hier.Le Canada se retrouve en meilleiue position qu’il ne l’était en 2010 en ce qui a trait à sa performance dans les cinq catégories établies par la banque, incluant le chômage et les déficits gouvernementaux.Toutefois, son résultat combi- né de 81,6 le place largement derrière l’Allemagne et son pointage de 89,2, siu une possibilité de 100.La feuille de pointage laisse entendre que les allégations du gouvernement Harper, qui se targue d’afficher les meilleius résultats économiques des pays du G7, pourraient être un peu exagérées.Même si la performance économique du Canada est supérieure à la moyenne des pays du G7, l’Allemagne mène le bal dans quatre des cinq catégories — le taux de chômage, l’inflation, la santé financière gouvernementale et le solde courant.Dans la cinquième catégorie, celle de la cote de crédifi Ottawa et Berlin sont siu un pied d’égalité grâce à leur note de AAA «C’est correct d’être numéro 2», a estimé l’auteur du rapport.Benjamin Reitzes.Nous nous retrouvons constam-^^ment dans les échelons supérieurs au sein du G7», a-t-il ajouté.L’Allemagne s’est montrée plus énergique que le Canada en ce qui a trait au contrôle de la dette gouvernementale, a observé M.Reitzes.Le pays européen présente un déficit de seulement 1,2 % par rapport à son produit intérieur brut (PIB), alors que le déficit combiné fédéral-provincial du Canada est de 5 % du PIB.En outre, l’Allemagne devance largement le Canada dans le secteur des échanges commerciaux.L’effondrement des exportations depuis la récession laisse le Canada avec un déficit courant d’environ 3 % de son PIB, tandis que l’Allemagne profite (J’un solide excédent.Les États-Unis sont avant-derniers parmi les pays du G7, principalement en raison de leur taux de chômage élevé et d’un déficit budgétaire évalué à 10 pour cent du PIB, soit le pire du groupe.M.Reitzes a indiqué que le Canada pourrait de nouveau s’assurer du premier rang, l’an prochain, si les attentes en matière de croissance se révèlent fondées.La Presse eanadienne Sears Canada ne fermera pas ses magasins Sears Canada ne cherchera pas à fermer ses magasins et tentera plutôt de trouver des façons de les améliorer, a indiqué hier la filiale canadienne du grand détaillant américain, après que ce dernier a annoncé la veille la fermeture de jusqu’à 120 de ses établissements qui ont affiché une mauvaise performance pendant la période des Fêtes.Les fermetures ne touchent pas la filiale canadienne de Sears, qui a elle-même entrepris certaines mesures de réduction des coûts sous le leadership d’une nouvelle équipe de direction pour l’aider à parer à ses récentes pertes.Malgré tout, son action a perdu mercredi 1,16 $, soit 10 %, à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 10,40 $.«Nous ne nous trouvons pas dans une situation où nous songeons à fermer des magasins», s’est cependant défendu le porte-parole de Sears Canada, Vincent Power.«En fait, nous sommes à la recherche de façon pour les améliorer.» M.Power a affirmé ne pas avoir entendu parler de coupe d’emplois à venir dans les magasins de &ars Canada, et ajoute qu’il est trop tôt pour évaluer la performance des établissements de la chaîne pendant la saison des Fêtes.Le mois dernier, Sears Canada a mis à pied environ 70 employés à son siège social du centre-ville de Toronto.Le groupe canadien a affiché une perte de près de 47 millions $ à son plus récent trimestre.La Presse canadienne m DEVOIR 0 SERVICE À LA CLIENTÈLE HORAIRE DU TEMPS DES FÊTES JEUDI 29 DÉCEMBRE : OUVERT VENDREDI 30 DÉCEMBRE : OUVERT LUNDI 2 JANVIER : FERMÉ MARDI 3 JANVIER : FERMÉ Baisse du salaire net des Canadiens dès le L'janvier Ottawa — Même sans forte augmentation des impôts, le salaire net des Canadiens sera un peu moins élevé à compter du 1®" janvier, en raison, notamment, de la hausse des primes d’assurance-emploi.La Fédération canadienne des contribuables affirme que les primes d’assurance-emploi et le Régime de pensions du Canada priveront les travailleurs et leurs employeurs d’un total d’environ 306 $ en 2012.Le E’ janvier, les travailleurs verront leurs primes d’assurance-emploi augmenter de cinq cents, à 1,83 $, par tranche de 100 $ de revenu imposable, tandis que le maximum de la rémunération assurable passera à 45 900 $, contre 44 200 $.De plus, le maximum des gains annuels ouvrant droit à pension sera de 50 100 $, comparativement à 48 300 $.En conséquence, les chèques de paye des employés atteignant le maximum seront inférieurs de quelque 142 $ sur l’ensemble de l’année.Les employeurs seront quant à eux plus durement touchés puisqu’ils seront privés de 164 $.Cependant, la plus importante modification apportée en matière d’impôt concernera le t^ux d’imposition des sociétés.A compter du 1®" janvier, les entreprises verront leur taux d’imposition fédéral passer de 16,5 % à 15 %.La Presse eanadienne Google mise gros sur le Canada Toronto — Google a marqué le dixième anniversaire de sa présence au Canada en doublant pratiquement la taille de son effectif au pays, et la société californienne établie à Mountain View s’attend à croître encore davantage au Canada en 2012.«Le Canada est un des marchés à plus forte croissance pour Google et c’est l’un de ceux sur lesquels nous misons le plus.C’est un marché envers lequel nous sommes très engagés et où nous investissons lourdement en ce qui a trait aux ressources.Sa croissance est très, très rapide», explique Eric Morris, responsable de la publicité mobile chez Google Canada.M.Morris était l’un des deux premiers employés de Google à s’installer au nord de la frontière, lorsque la société y a ouvert un bureau en 2001.Elle en compte aujourd’hui environ 300.«Nous espérons continuer à croître avec autant de robustesse en 2012.Nous allons continuer à prendre de l’expansion ici et nous allons continuer d’embaucher et d’investir au Canada.» Google compte actuellement quatre bureaux canadiens: un à Toronto, un à Waterloo, en Ontario, un à Montréal et un dernier à Ottawa.Les employés canadiens participent à certains des projets prioritaires de Google.«Certains des talents les plus brillants de la compagnie proviennent de Waterloo et d’autres endroits au Canada», note M.Morris.«Ils ont apporté leur contribution au [service de messagerie électronique] Gmail, à certaines de nos applications mobiles et à faire d’Internet un endroit plus sécuritaire et plus rapide avec des projets comme [le navigateur] Chrome et la suppression de logiciels malveillants — alors un très grand nombre d’innovations technologiques proviennent du Canada.» Selon M.Morris, la croissance de la présence de Google au Canada est grandement attribuable à la solide culture numérique qui y règne et à la façon dont celle-ci s’est développée au cours de la dernière décennie.En 2002, la société s’attendait à ce que 70 % de la population canadienne ait accès à Internet d’ici 2017 — alors que ce taux est déjà supérieur à 80 %.Difficile M.Morris admet qu’il est difficile d’expliquer à ses confrères du Canada pourquoi le pays n’est toujours pas parmi les premiers à obtenir l’accès aux nouveautés développées par Google et précise que l’absence de Google Voice en particulier est «la plus difficile».«Oui, je crois que c’est frustrant.Je suis un amoureux des technologies et même si je travaille ici, je n’ai pas toujours accès à tout ce dont f entends parler», explique-t-il.«Nous travaillons là-dessus.Ce sont des produits compliqués — lorsque nous le pouvons, nous effectuons des lancements mondiaux — mais ces produits comprennent certaines nuances, qu’il s’agisse de différences de langages ou de politiques propres à certains pays, qui rendent ces lancements mondiaux plus difficiles.» Les Canadiens n’ont pas non plus accès à Google Wallet, qui permet à ses utilisateurs d’effectuer des paiements à l’aide de leur téléphone intelligent.En général, les entreprises canadiennes sont toujours un peu en retard en matière de commerce électronique, ce que Google considère comme une occasion d’affaires, selon M.Morris.La Presse eanadienne T T MODE 4 BEAUTE § BIEN-ETRE Lesïincontèijrnables PUBLICATION AUCUNE PUBLICATION LE LUNDI 2 JAN.AINSI QUE LE MARDI 3 JAN.Collection ECHANGEABLES AN Micro-Pavé EVEREST CHERBAKTA 8910, BOULEVARD LAJEUNESSE, MONTRÉAL (QUÉBEC) H2M 1R9 (514) 388-5358 www.everesti950.eom POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT.COMMUNIQUEZ AVEC RAPHAËLIE SIRHAN DANEAU AU 514 96^-3502 OU RDANEAUOLEDEVOIR.COM B 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 29 DECEMBRE 2011 ECONOMIE DETTE L’Italie obtient un répit « C’est une très bonne nouvelle » FRANÇOISE KADRI Rome — L’Italie, de nouveau dans la ligne de mire des spéculateurs, a réussi à refinancer hier une partie de son énorme dette à des taux bien plus faibles que précédemment, une bonne nouvelle pour le gouvernement Monti, mais une autre émission importante est attendue aujourd’hui.Le Trésor italien a placé pour 9 milliards d’euros (12 milliards de dollars) de titres de la dette sur six mois à un taux de 3,251 %, deux fois plus faible que lors d’une opération similaire datant du 25 novembre (6,504 %).Cette performance a été saluée par les investisseurs avec un bond de 1,2 % de la bourse de Milan et un repli des taux des emprunts à 10 ans à 6,7 % contre 6,9 % la veille.Mais ce répit a été de courte durée avec une inversion de tendance en bourse (-0,88 % une heure avant la clôture) et une remontée des taux à 10 ans à 6,9%.Pour l’émission de certificats du Trésor (CTZ) à deux ans, les taux étaient aussi en forte baisse hier à 4,853 % contre 7,814 % lors de la dernière émission semblable datant de fin novembre.«C’est une très bonne nouvelle, non seulement la demande a été au rendez-vous, mais les rendements ont violemment baissé», a commenté Cyril Régnât, stratégiste obligataire chez Natixis.Interrogé par le site internet du journal La Repubblica, Gregorio de Felice, chef économiste de la banque Intesa San-Paolo, a également qualifié de «bonne la demande aussi bien de la part des familles que des banques».Toutefois, selon lui, «du côté des investisseurs institutionnels, le succès a été déterminé surtout par l’octroi [récent] par la BCE de prêts à trois ans aux banques: ces liquidités d’un coût maximal de 2 % ont permis aux banques d’acheter des bons du Trésor à six mois pour 3 %».Pour cet expert, «il sera fondamental de voir le résultat» de l’adjudication aujourd’hui de cinq à huit milliards d’euros d’obligations à 3, 9 et 10 ans, pour comprendre «si les investisseurs reprennent un peu confiance sur le long terme».La faiblesse des volumes de transactions et un regain de scepticisme des marchés à l’égard de l’Italie et de sa colossale dette (1900 milliards d’euros, 120 % du PIB) avaient fait craindre une poussée de fièvre des taux italiens ce mercredi.Avant le remplacement de Silvio Berlusconi par le technocrate Mario Monti le 16 novembre à la tête du gouvernement, les taux à 10 ans avaient dépassé pendant plusieurs jours les 7 %, un niveau insoutenable faisant redopter un défaut de paiement de l’État italien.Un véritable défi Selon le Corriere della Sera, après 430 milliards d’obligations publiques cette année, l’Italie devra refinancer sa dette à hauteur de 450 milliards d’euros en 2012, dont la moitié dans les quatre premiers mois de l’année, un véritable défi.Pour Ugo Bertone, analyste renommé du site financier italien firstonline.info, «le premier trimestre de 2012 sera décisif pour la survie de l’euro car une grande bataille sera menée sur le front des obligations italiennes».M.de Felice de Intesa a estimé que «janvier sera le mois de la vérité avec des émissions pour 53 milliards d’euros».Selon les spécialistes, la remontée des taux italiens ces derniers jours reflète des inquiétudes quant à l’impact récessif du plan anti-crise de M.Monti adopté avant Noël.L’Italie s’attend à une contraction de 0,4 % de son PIB en 2012 alors qu’elle a déjà un pied dans la récession (-0,2 % au troisième trimestre).Le gouvernement a promis une contre-offensive rapide, qui devait commencer à prendre forme lors d’un conseil des ministres hier après-midi, afin de stimuler une économie qui connaît une croissance poussive de moins de 1 % par an depuis 10 ans.«La réponse de l’exécutif a été rapide et forte sur l’assainissement des comptes mais il faut maintenant des mesures pour éviter que le pays ne s’enfonce dans une récession sans espoir», a souligné M.de Felice qui prévoit une baisse de 1 % du PIB pour 2012.M.Monti voudrait notamment libéraliser des secteurs comme les taxis et pharmacies et assouplir la législation du marché du travail, mais il a dû freiner du fait d’une levée de boucliers des associations catégorielles et des syndicats.Pour réduire d’un seul coup la dette de 100 à 150 milliards d’euros, le gouvernement envisagerait aussi de vendre rapidement des biens immobiliers de prestige et des participations dans des entreprises publiques.Agence France-Presse â YVES HERMAN REUTERS L’euro, des défauts mais aussi des qualités FRANCESCO FONTEMAGGI Paris — En dix ans d’existence, l’euro a dopé les échanges entre les pays qui l’ont adopté, contribué à juguler l’inflation, mais, faute de coordination des politiques économiques, n’a pas eu les effets escomptés sur la croissance, estiment les économistes interrogés par l’AFP Quels sont les bienfaits de la monnaie commune sur l’économie des États de la zone euro?En pleine crise de la dette, la question fait d’abord sourire.«Des avantages?Oui, il doit bien y en avoir», ironise le chef économiste de la banque allemande Commerzbank, Jôrg Kramer.«Es ne sautent pas aux yeux aujourd’hui», renchérit Agnès Bénassy-Quéré, directrice du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) en France.L’actualité, toutefois, fait bien partie du bilan de l’euro.D’autant qu’elle a mis en exergue les lacunes de l’Union monétaire: la gouvernance et l’intégration économique.Car, en soi, la devise européenne n’a pas que des défauts.Selon les études les plus récentes, elle a «stimulé les échanges entre les pays qui l’ont adoptée, pas énormément mais de l’ordre de 6%», relève Agnès Bénassy-Quéré.Une autre conséquence majeure concerne l’inflation.Economiste à l’Université Bocconi de Milan, Francesco Giavazzi rappelle que, dans un premier temps, «les entreprises dans les secteurs peu concurrentiels ont profité du passage à l’euro pour augmenter les prix».Toutefois, souligne Agnès Bénassy-Quéré, ce sont surtout les achats fréquents comme le café ou la baguette qui ont été «arrondis vers le haut», et non les autres, donnant aux gens «la perception fausse que l’euro a fait monter les prix».En réalité, «du point de vue de la stabilité des prix, le bilan est extrêmement positifi>, avec une inflation moyenne proche de 2 %, explique l’économiste française.«Les pays du sud de l’Europe ont importé une faible inflation, par rapport à leur tendance historique, c’est une grande avancée», enchaîne son collègue allemand.La fin des risques de change a aussi renforcé l’intégration du marché européen.Sous 1,30 dollar Londres — L’euro a brusquement décroché hier, chutant sous 1,30 dollar, à son plus bas niveau depuis janvier, dans un marché marqué par un très faible volume d’échanges et par les craintes persistantes sur la zone euro.Alors qu’il faisait du surplace depuis la veille autour de 1,3070 dollar, l’euro est descendu brusquement sous 1,30 dollar, s’enfonçant ensuite jusqu’à 1,2912 dollar, son plus bas niveau depuis le 11 janvier.«Lés inquiétudes persistantes sur la zone euro pèsent, et à l’ouverture des marchés américains, on a vu les investisseurs fuir de concert les actifs jugés risqués, dont l’euro, au profit des valeurs refuges que sont Dans le même temps, et c’était aussi un des objectifs, les taux d’intérêt ont considérablement chuté, grâce à un alignement sur les pays les plus vertueux comme l’Memagne, y compris pour des États habitués à emprunter au prix fort Et les taux d’intérêt réels, calculés en retranchant l’inflation, «ont baissé de manière encore plus significative», constate Jôrg Krâmer.Dans des pays qui ont conservé des taux d’inflation un peu plus élevés que la moyenne en raison d’un certain dynamisme économique, comme l’Espagne, cela s’est même traduit par des taux d’intérêt réels négatils qui ont incité à l’endettement et entraîné une «bulle immobilière», ajoute-t-il.«On s’attendait à ces divergences, dès lors que la politique monétaire est la même pour tous, les taux nominaux sont identiques mais les taux réels varient», explique Agnès Bénassy-Quéré.Autre bienfait de l’euro, aux yeux de Francesco Giavazzi: avoir sevré les gouvernements accros aux dévaluations.«L’Italie a enfin abandonné l’idée qu’elle pouvait récupérer artificiellement ses retards de compétitivité par des dévaluations suc- le dollar et le yen», a indiqué à l’AFP Mark Deans, responsable du courtage de la société financière MoneyCorp.Selon les analystes, il était toutefois difficile d’identifier des facteurs déclenchants spécifiques.Certains craignent que la Banque centrale européenne, qui a annoncé la semaine dernière un prêt massif de près de 490 milliards d’euros (650 milliards de dollars) à plus de 500 établissements financiers de la zone euro, «puisse se trouver à court de munitions alors même que la crise des dettes souveraines s’aggrave» et que les Etats européens auront à emprunter des sommes considérables sur les marchés début 2012, a avancé Kathleen cessives», se réjouit-il.Du coup, poursuit l’universitaire italien, les États et les entreprises ont été confrontés «à leur vraie productivité» et les erreurs de politique économique «deviennent plus flagrants et plus coûteux» car
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