Le devoir, 28 décembre 2011, Cahier B
LE DEVOIR LE MERCREDI 28 DECEMBRE 2011 LE MONDE Vers la fin des tests de virginité en Égypte Page B 6 CULTURE Pas de crise pour l’univers de la bande dessinée Page B10 ECONOMIE PERSPECTIVES Retour vers le futur L’événement le plus important sm la scène économique cette année a probablement été la crise de la dette souveraine dans la zone emo.Vu de loin, ce roman-feuilleton peut apparaître, tout à la fois, traÿque, comique et d’im ennui mortel.Ses enjeux n’en sont pas moins cruciaux, non seulement parce qu’ils pomraient précipiter une rechute de l’économie mondiale, mais parce que ce sont les mêmes auxquels nous devrons tous nous confronter dans l’avenir.On ne compte plus les fois où l’on a parlé cette année des nouveaux sacrifices qui allaient être exigés des Grecs ou des Portugais, du dernier plan concocté par l’improbable couple Merkel-Sarkozy, des nouvelles décotes de pays européens par les agences de notation et de la tenue de la prochaine réunion de la dernière chance des dirigeants de cette bien mal nommée Union européenne.Certains auront été émus par la peur et la colère de ces peuples condamnés par les marchés financiers pour des dettes largement héritées d’une crise causée par ces mêmes marchés hnan-ciers.D’autres y ont vu, au contraire, les conséquences de leur folle irresponsabilité collective et de l’inévitable échec d’un projet européen qui a voulu aller trop vite, trop loin.L’histoire s’est souvent enfoncée (égarée) dans les dédales des institutions européennes, mais aussi dans les plus obscurs recoins de la petite politique par-> tisane d’un pays ou l’autre.On a beaucoup critiqué le manque de hauteur des dirigeants européens dans la gestion de cette crise qu’ils qualihaient pourtant eux-mêmes de très grave.Longtemps considérée comme catastrophiste, l’hypothèse d’une sortie de la zone euro des pays les plus amochés, et même d’un éclatement pur et simple de l’union monétaire, n’est désormais plus écartée.L’Europe n’en est pas à sa première crise existentielle et pourrait bien réussir à en sortir renforcée comme les autres fois.Un échec, même partiel, pourrait toutefois avoir des conséquences considérables, non seulement en Europe, mais pour la planète entière.Malgré toutes les blagues qu’on aime bien faire sur son compte, l’Union européenne forme tout de même la première économie du monde, avec un produit intérieur brut de plus de 16 000 milliards $US et 500 millions d’habitants.Son effondrement provoquerait une onde de choc qui ferait rapidement le tour du monde, surtout, en cette époque de croissance anémique aux Etats-Unis et de menace d’atterrissage brutal de l’économie chinoise.Peut-être plus important encore, cet échec serait celui de l’un des projets les plus ambitieux de l’histoire récente.On peut dire ce que l’on veut sur les mérites de cet assemblage souvent bancal d’économies de tailles et de natures différentes, il faut bien admettre que ses zones d’union monétaire et de libre circulation de la main-d’œuvre, ses politiques communes, notamment en matière commerciale et environnementale, ou encore ses programmes d’aide au développement régional structurel font paraître bien timides tous les autres projets d’intégration économique e,t politique, y compris celui entre le Canada et les Etats-Unis.Cela ne veut pas dire que la voie empruntée par les Européens soit la seule, ni même la bonne.Mais plusieurs des objectifs qui les animent, comme des problèmes qui les accablent, se retrouvent partout ailleurs.; Eric Desrosiers Enjeux présents et à venir On peut, par exemple, se moquer autant qu’on veut de l’incapacité de la Grèce et des autres membres de soi-disant «Clubs Med» européens de procéder aux réformes structurelles nécessaires pour rendre leurs économies plus compétitives, mais ce problème est un enjeu central dans presque tous les pays développés qui sont confrontés à la montée de la concurrence des puissances émergentes, y compris le Canada qui se fait reprocher depuis des années son manque de productivité chronique.11 est vrai aussi que l’Union européenne se retrouve plus d’une fois paralysée par la difficulté de ses pays membres de convenir de la marche commune à suivre.Ce problème est toutefois encore plus grand au sein du G20, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou des négociations sur les changements climatiques.On devra pourtant trouver le moyen de surmonter cette difficulté, de plus en plus d’enjeux économiques, politiques et sociaux dépassant les frontières nationales.Cette mondialisation des problèmes et des solutions complique singulièrement les choses quand vient le temps d’intégrer les valeurs démocratiques.Cette année, ce sont les Grecs et les Espagnols qui sont descendus dans la rue pour dénoncer les politiques imposées par l’Europe à leurs gouvernements.Mais demain, ce seront peut-être des automobilistes américains ou des agriculteurs indiens qui reprocheront à leurs élus d’avoir capitulé sous la pression des autres pays.Ce qui fera de nous tous, un jour ou l’autre, un peu des Européens.ETATS-UNIS L’économie devrait rebondir en 2012, mais elle reste vulnérable Aucune baisse significative du chômage n’est prévue ALEXANDRE SHIELDS Est-ce finalement le retour en force de la puissante éconon;iie américaine?Du moins, tout indique que les Etats-Unis devraient connaître une croissance plus rapide en 2012, si celle-ci ne souffre pas davantage des perturbations qui secouent l’Europe.C’est ce qui se dégage d’un sondage effectué par l’Associated Press auprès d’importants économistes.Mais il ne faudra pas compter sur une baisse significative du chômage au cours des prochains mois.La trentaine de spécialistes consultés par l’agence de presse s’attendent en fait à ce que l’économie enregistre une croissance de 2,4 % l’an prochain.En 2011, elle aura vraisemblable- ment progressé de moins de 2 %.L’année se termine cependant sur une bonne note.L’économie américaine a donné lieu à la création d’au moins 100 000 emplois pendant cinq mois consécutifs — soit la plus longue séquence du genre aux Etats-Unis depuis 2006.Par ailleurs, le nombre de personnes demandant à recevoir des prestations d’assurance-emploi a chuté à son niveau le plus bas depuis avril 2008.La tendance observée laisse croire que les mises à pied ont cessé et que l’embauche pourrait reprendre.Et selon des informations publiées hier par le Conference Board, la confiance des consommateurs est remontée en décembre à son plus haut niveau depuis avril, l’indice produit par l’institution s’établissant à 64,5.Cet indice est nettement supé- rieur aux attentes des analystes (58), les ménages sondés ayant fait part à la fois d’une amélioration de leur situation actuelle et d’une plus grande confiance dans les perspectives des six mois à venir.Mais «même si les consommateurs finissent l’année avec une humeur un peu plus positive, il est trop tôt pour dire si c’est un rebond par rapport aux baisses des mois précédents ou un changement durable d’attitude», a commenté le Conference Board dans un communiqué.Création d’emplois Les économistes, consultés entre les 14 et 20 décembre, ont dit s’attendre à la création VOIR PAGE B 3 : ÉTATS-UNIS V- À Los Angeles, un manifestant du mouvement «Occupy» est étendu dans la rue, près de l’hôtel de ville.ADRIAN SANCHEZ-GONZALEZ AGENCE ERANCE-PRESSE r Les entretiens Concordia - Economie et développement durable La « pro » de 1’ « anti » Le mouvement « Occupy», « c’est une politique à l’extérieur des voies électorales qui se manifeste », dit Anna Kruzynski n ^ A ' L, JACQUES NADEAU LE DEVOIR Anna Kruzynski: «Ce qu’on a vu au square Victoria à Montréal se passe tous les jours partout dans le monde.» Pour Anna Kruzynski, le mouvement des indignés qui a surgi sans que personne s’y attende vraiment n’a rien de spontané, pas plus à Montréal qu’à Wall Street ou ailleurs.Elle y voit plutôt l’expression d’un courant plus large qui se propage depuis une douzaine d’années.Prenant l’exemple du rhizome, une tige souterraine de plantes vivaces qui sortent du sol par petites pousses ici et là et qui de temps à autre produisent une grosse pousse prenant beaucoup de place, elle parle d’une mouvance hétéroclite composée de petits groupes qui parfois s’agglutinent à l’occasion d’événements particuliers, comme le G20 à Toronto en 2010, le Sommet des Amériques à Québec en 2001 et plusieurs autres occasions importantes.CLAUDE TURCOTTE Il n’y a probablement personne de mieux placé que Mme Kruzynski pour parler de,s indignés.Elle est professeure adjointe à l’École des affaires publiques et communautaires de l’Université Concordia.Elle a obtenu à l’Université d’Ottawa un bac en psychologie et à McGill, une maîtrise dans la même discipline, pour ensuite faire un deuxième bac et un doctorat en travail social.Elle fait depuis de la recherche interdisciplinaire, avec pour mission de conjuguer le travail intellectuel et le militantisme.«Mon travail est basé sur des processus participatifs pour documenter des mouvements et des luttes qui sont peu connus», mentionne cette professeure engagée dans plusieurs activités hors de l’université.Mme Kruzynski est membre d’une coopérative d’habitation.Elle fait partie de «la Pointe libertaire» et du Centre social autogéré à Pointe Saint-Charles.Sa thèse de doctorat portait d’ailleurs sur l’engagement des femmes de Pointe Saint-Charles, lesquelles ont entrepris la rédaction collective d’un livre grand public qui a aussi servi de base à sa thèse de doctorat.«Il VOIR PAGE B 4: CONCORDIA Les concessionnaires du Groupe Gabriel vous souhaitent Consultez les meilleures adresses en ville pour trouver votre prochain véhicule.AUDI PRESTIGE 5905, Transcanadienne St-Laurent QC H4T 1A1 (514) 364-7777 www.audiprestige.com AUDI PRESTIGE D.D.O.4600A, boul.St-Jean D.D.O., QC H9H 2A6 (514) 426-7777 www.audiprestigeddo.com LEXUS PRESTIGE 5770, boul.Taschereau Brossard, QC J4W1M6 (450)923-7777 www.lexusprestige.com PORSCHE PRESTIGE 3535, Côte de Liesse St-Laurent, QC H4N 2N5 (514) 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être utilisées si les employés décidaient de déclencher la grève.«La sous-traitance nous empêche de maintenir un rapport de force qu’on a à l’heure actuelle», dénonce Quelque 800 travailleurs œuvrent dans cette aluminerie et la majorité d’entre eux renégocient présentement leur convention collective que la décision des leaders syndicaux est claire.Il précise néanmoins que ce sera aux employés de décider de la réponse à dormer aux offres patronales.Quelque 800 travailleurs œuvrent dans cette aluminerie et la majorité d’entre eux renégocient présentement leiu convention collective.Les assemblées générales aiuont beu le 29 et le 30 décembre.Les trois syndicats en négociation ont déjà en main des mandats de grève votés de façon presque unanime, selon M.Maltais.«On pourrait se retrouver dans une situation où on serait, nous, sur une ligne de piquetage suite à une grève ou un lock-out, et des sous-traitants pourraientfaire marcher l’usine pendant qu’on n’est pas là», a-t-il ajouté.Les deux parties ne sont plus en négociations, puisque les dernières offres ont été quali-bées de bnales par l’employeiu.«Les pourparlers ont été arrêtés», a expliqué M.Maltais en entrevue téléphonique.«Nous, on resterait ouverts à des négociations, mais l’employeur, en déposant des offres finales, a mis fin de facto aux discussions.» La Presse eanadienne ETATS-UNIS SUITE DE LA PAGE B 1 de 177 000 emplois par mois d’ici à la tenue des élections, en novembre prochain.Il s’agirait d’ime hausse par rapport à la moyeime mensueUe de 132 000 nouveaux emplois eiuegistrée jusqu’à présent en 2011.Les spéciabstes interrogés par l’Associated Press s’attendent tout de même à ce que le taux de chômage soit bloqué à 8,4 % lorsque les électeurs se rendront aux urnes, en novembre prochain, comparativement à celui de 8,6 % observé lors du même mois cette aimée.Dean Maki, économiste en chef pour les Etats-Unis chez Barclays Capital, estime par ailleurs que l’économie américaine demeure vulnérable à un choc provenant de l’extérieur.La possibilité que la crise de la dette en Europe provoque un gel mondial du crédit comme celui qui a frappé Wall Street à la fin de 2008 constitue une sérieuse menace.Un coup porté à l’économie américabie pourrait ne pas être si important si l’économie connaissait une croissance de 4 % à 5 % sur une base annuebe, observe M.Maki.Mais lorsque la croissance demeure cobicée à 2 % ou 3 %, une crise mondiale peut avofr pour conséquences de bloquer la création d’emploi et d’augmenter le chôrnage.Mis à part la crise de la dette souveraine en Europe, des problèmes dans d’autres régions du Les spécialistes interrogés s’attendent à ce que le taux de chômage soit bloqué à 8,4 % lorsque les électeurs se rendront aux urnes monde pourraient aussi nufre à l’économie américabie en 2012, affirment les économistes.Le blocage au Congrès des Etats-Unis, avant la tenue des prochaines élections, et des événements bn-prévus tels que les mouvements de protestation du printemps arabe pourraient ralentir l’économie au sud de la frontière.Sans oublier l’épineuse question de l’é;iorme dette américaine.Les Etats-Unis devraient d’ailleurs attebidre dans la première semabie de janvier le pla-fond,légal de la dette de l’Etat fédéral, et celui-ci sera probablement relevé la semaine suivante, a annoncé hier le département du Trésor.Le mbiistè-re a bidiqué à la presse que cette limite, de 15194 milliards de dollars, serait attebite rapidement du fait de certains gros paiements que fait,tradi-tionnellement l’Etat fédéral en fin d’année.L’endettement atteignait 15 081 milliards de dollars jeudi soir, selon le point quotidien du Trésor sur les finances pubbques.La législation rend difficile pour le Congrès d’empêcher le relèvement du plafond, comme l’opposition républicaine, majoritaire à la Chambre des représentants, avait tenté de le faire pendant l’été dernier afin d’obliger le gouvernement Obarqa à réduire les dépenses de l’Etat.Le Devoir Avee l’Agenee Franee-Presse et l’Assoeiated Press Vous avez des droits nous pouvons vous aider Yves Ménard Avocat Vieux-Montréal 514.861.0469 ANDY CLARK AGENCE ERANCE-PRESSE La société Sears Holding a vu sa clientèle délaisser ses magasins pour les chaînes concurrentes Macy, Target et Wal-mart Fermetures massives chez Sears Déçue par les faibles recettes des Fêtes, la société Sears Holding prévoit mettre la clé sous la porte d’une centaine de magasins New York — Sears Holdbigs prévoit fermer entre 100 et 120 magasins Sears et Kmart en raison de leur faible performance pendant le temps des Eêtes — une période cruciale de l’année pour les détaülants.Les fermetures viennent s’ajouter à une longue série de mesures entreprises pour tenter de remettre le grand détaillant américain sur les rails, lui qui compose avec des ventes en baisse et des maga-sbis en piteux état.Dans une note transmise hier à ses employés, le président et chef de la direction Lou D’Am-brosio a bidiqué que le détaibant n’avait pas «généré les résultats escomptés pendant les Fêtes».Sears Holdings n’a pas encore déter-mbié quels magasbis seront fermés et l’entreprise n’a pas précisé si des emplois seraient supprimés, ni suggéré combien pourraient l’être.La société copipte plus de 4000 magasbis aux Etats-Unis et au Canada.Les ventes des magasins ou- verts depuis au mobis un an ont retraité de 5,2 % depuis le début du trimestre, tant chez Sears que chez Kmart, a bidiqué hier Sears.Ces données comprennent les ventes du temps des Eêtes.En outre, le recul des ventes, la pression sur les marges de profit et la hausse des dépenses ont fait diminuer le bénéfice ajusté de Sears Holdings.La société table mabitenant sur un bénéfice ajusté du quatrième trimestre de moins de la moitié de celui de 933 millions affiché pour la même période l’an dernier.Mais Sears n’a plus l’bitention de déployer des efforts dans ses magasins dont les ventes sont «marginales» et elle se concentrera dorénavant sur les magasbis qui représentent d’bn-portantes sources de revenus.Pour certains analystes, la Sears n’a plus l’intention de déployer des efforts dans ses magasins dont les ventes sont «marginales» détérioration des résultats financiers de Sears témoigne des faibles perspectives pour le grand détaillant.Les résultats laissent entrevoir des problèmes si vastes qu’ils remettent en doute la survie de Sears, croit Gary Balter, analyste chez Credit Suisse.«La portée de cette faiblesse pourrait être plus grande que prévu mais ses causes ne le sont pas.Tout part de la réticence de Sears à investir dans ses magasins et son service.» La société a vu ses consommateurs la délaisser au profit des concurrents comme Macy, Target et Wal-Mart.Le contexte économique n’a pas aidé non plus.Les consommateurs de la classe moyenne — la clientèle cible de Sears — doivent composer avec des hausses de coûts pour les biens les plus essentiels, comme la nourriture, tandis que leurs salaires ne parviennent pas à rattraper l’augmentation du coût de la vie.Mais pour plusieurs analystes, le gros problème de Sears réside dans son refus d’bivestir dans la rénovation de ses magasins, qui sont de mobis en mobis invitants.«Il n’y a aucune raison d’aller chez Sears», tranche l’analyste indépendant du détail Brian Sozzi, de New York.«Sears offre une expérience de magasinage déprimante à des prix non concurrentiels.» Sears Holdings, établie à Hoffman Estates, en Illinois, calcule que les fermetures de magasins entraîneront des revenus de 140 à 170 millions en ventes de stocks.Le détaillant s’attend à ce que cette somme soit améliorée par la vente d’actifs immobibers et les revenus de sous-location.Associated Press EN BREF Les JO d’Athènes ont gonflé la dette grecqne Athènes — Le coût de l’organisation des Jeux o^unpiques d’été à Athènes en 2004 a contribué en partie à fafre augmenter la dette pubbque de la Grèce, a reconnu le président du Comité biternational oljunpique (CIO), Jacques Rogge, dans un entretien pubbé hier dans le quotidien grec Kathimérini.«Les JO ont joué leur rôle [.], 2%à3 % de la dette extérieure du pays a augmenté en raison du coût des Jeux», a bidiqué M.Rogge.Ei-, nancés en grande partie par l’E- tat grec, les Jeux d’Athènes, les premiers après les attentats du 11-Septembre à New York, ont coûté environ 13 milliards d’euros, dont un mbbard a été consacré à l’achat du système de sécurité de la société américabie SAIC.M.Rogge, qui était également à l’époque président du CIO, a soubgné que «ce coût aurait pu être plus bas, s’il n’y avait pas eu d’importants retards dans les travaux pour les Jeux, ce qui avait entraîné de doubles vacations et à des rémunérations coûteuses».Il a ajouté que «la planification pour la rentabilisation des sites olympiques aurait pu être meilleure», en faisant abu-sion au manque de planification à l’époque pour leur utibsation après les Jeux.- AEP Allemagne: une fln d’année «robuste» Berbp—Le ministre abemand de l’Economie, Phibpp Rosier, a estimé dans un entretien pubbé hier que l’économie abemande était
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