Le devoir, 19 décembre 2011, Cahier B
LE DEVOIR, LE LUNDI 19 DECEMBRE 2011 ECONOMIE Histoire de femmes et de chocolat Page B 3 CONVERGENCE Dans le rétroviseur de nos vies numériques Page B 7 MONDE « L’impérialisme» en échec François Brousseau Quand le gouvernement de George Bush a décidé, à l’automne 2002 — dans un moment historique d’enivrement patriotique et d’auto-aveuglement straté^que — d’envahir l’Irak en inventant, avec son allié britannique, la fable des armes de destruction massive de Saddam Hussein, les critiques habituels de la gauche se sont ramenés.Voilà, disaient-ils, à nouveau l’impérialisme qui veut mettre la main sur le pétrole du Moyen-Orient.Avec le vice-président Dick Cheney et ses potes de la société Halliburton, on allait voir ce qu’on allait voir: le visage hideux du néocolonialisme mettant dans sa poche les prohts de l’or noir en envahissant et en pillant tout sur son passage, avec un taux de réussite et de rendement de 150 %.Huit ans et neuf mois, 3000 milliards de dollars (catastrophe pour les finances américaines) et 125 000 morts plus tar,d (dont 4500 «envahisseurs»), les troupes des Etats-Unis quittent l’Irak.Elles le font, selon Barack Obama, «la tête haute» et laissent derrière elles «un pays indépendant, stable, autosuffisant».C’est ainsi, en tout cas, que le voyait, la semaine dernière, M.Obama, qui s’exprimait devant 3000 anciens combattants d’Irak, sur un mode patriotique et lénihant.La réalité est tout autre.Non seulement l’Irak d’aujourd’hui demeure une terre d’insécurité et de tensions intercommunautaires (près de 3000 morts violentes en 2011, dix fois moins qu’en 2006, mais un chiffre toujours énorme).Non seulement son avenir politique reste-t-il incertain, entre Kurdes et Arabes, entre sunnites et chiites, entre champs de pétrole mal partagés, au sud et au nord.Non seulement l’intervention «impérialiste» a-t-elle en réalité — par un effet pervers «parfait» — ouvert un boulevard à l’influence de l’Iran en Irak, là où cette influence était naguère nulle.Mais, en plus de tout ça.le «butin» matériel n’est même pas au rendez-vous! Car, en lait de confrats pétroliers, les sociétés américaines ont la portion congrue dans l’Irak de 2011.Non seulement le gouvernement de Nouri al-Maliki se montre-t-il plus coriace, moins servile et plus nationaliste que prévu lorsqu’il fait appel aux investissements étrangers, faisant notamment traîner les négociations en longueur.Mais ces étrangers, lorsqu’ils arrivent finalement sur les champs de pétrole.eh bien, en général, ce ne ,sont pas des Américains! A Rumailah (frontière koweïtienne), les Chinois sont Iq.Dans le champ voisin de Zubàrr, les Italiens.A Kurn^ ce sont les Russes.Et à Kaïarah (au nord, entre Kirkouk et Mossoul), les Angolais! Il n’y a pas que le pétrole.Même si la reconstruction de l’Irak marque le pas — Bagdad n’a toujours que quelques heures d’électricité par jour — certains s’y essaient tout de même.Pour l’installation de centrales électriques modernes, bienvenue aux Erançais (Alstom) et aux Sud-Coréens (SdX) • Pour la cimenterie, c’est Lafarge (grande société française) qui s’impose.Les Turcs (Kazova, Koco-lu Tarma) viennent d’obtenir pour 12 milliards de dollars de contrats de construction à Sadr City (banlieue de Bagdad), le légendaire bastion du leader chiite Moktada al-Sadr.Dans cette liste de pays qui ramassent la mise en Irak, il est frappant de constater que la plupart (Erance, Turquie, Chine, Russie) faisaient résolument partie du camp «antiguerre» en 2003.Et vlan pour la théorie de la conspiration impérialiste.et de ses déterminants économiques! Une des leçons de la catastrophique intervention américaine en Irak — factçur capital de l’affaiblissement stratégique des Etats-Unis au XXL siècle — c’est qu’il faut réviser nos cadres d’analyse.Et notamment cette thèse automatique, intellectuellement paresseuse, du «pétrole», de r«impérialisme», du «contrôle des ressources par l’Empire».pour expliquer les interventions des Occidentaux.Que ce soit hier en Irak, cette année en Libye, demain peut-être en Syrie, les déterminants de l’action — ou de l’inaction — sont plus complexes que ça.VOIR PAGE B 2: IMPÉRIALISME ABDALLAH DALSH REUTERS Un blessé évacué hier de la place Tahrir, au centre de la capitale égyptienne Dans le centre du Caire Troisième jour de vioience « La police et l’armée font un usage excessif de la force avec des pierres, et elles disent qu’elles protègent la révolution» HAMZA HENDAOUI Le Caire — Des affrontements ont opposé hier dans le centre du Caire, pour la troisième journée consécutive, les forces de sécurité à des manifestants réclamant toujours que l’armée quitte le pouvoir.Selon le ministère de la Santé, les violences ont lait 10 morts et 441 blessés depuis vendredi.Protestataires et soldats ont continué hier à se bombarder mutuellement de pierres et de cocktails incendiaires, près du Parlement et de la place Tahrir, dans le centre de la capitale ég5q)tienne.«Tout est normal», ironisait Ahmed Yacoub, un manifestant.«La police et l’armée font un usage excessif de la force avec des pierres, et dies disent qu’ils protègent la révolution.» Les violences ont débuté dans la nuit de jeudi à vendredi quand l’armée a délogé des manifestants qui campaient pacifiquement depuis trois semaines devant le siège du gouvernement.Des images filmées par des journalistes de chaînes de télévision privées ou des témoins sur leur téléphone portable ont témoigné de la brutalité de l’intervention de l’armée.Des manifestants ont été passés à tabac, frappés à terre, tandis que des femmes ont été traînées par les cheveux.Les tentes du campement ont été incendiées.Des militaires en tenue anti-émeute et armés de bâtons ont pourchassé les manifestants, les forçant à battre en retraite sur la place Tabrir.Plus tard, les forces de sécurité ont chargé sur la place pour disperser les manifestants, incendiant leurs campements.Certains témoignages, non confirmés, ont fait état de tirs à partir de toits.Le Conseil suprême des forces armées (CSPA), au pouvoir depuis la démission du président Hosni Moubarak le 11 février dernier sous la pression de la rue, s’efforce de justifier l’intervention des soldats.Il présente les manifestants comme des hooligans, des «contre-révolutionnaires» représentants d’une «conjuration».Le CSPA cherche également à isoler les dirigeants du mouvement de protestation, tablant sur la lassitude de la population en quête de stabilité politique et de sécurité, note Mohammed Abbas, ancien militant des Prères musulmans, aujourd’hui au côté des mouvements de jeunesse plus actifs dans les manifestations.«Le Conseil des Forces armées utilise toutes les occasions pour se présenter comme la plus forte institution du pays.Nous rendons la tâche plus facile aux généraux avec nos divisions et notre isolement», dé-plore-t-il.Ces violences sont les plus importantes depuis les affrontements de novembre entre manifestants et forces de sécurité qui ont fait plus de 40 morts dans le même secteur du Caire, place Tahrir, et dans ses environs.Elles interviennent sur fond d’élections législatives dont la première phase, qui a débuté le 28 novembre, a été marquée par la domination des partis islamistes.«Liberté et Justice», la formation des Prères musulmans, a recueilli quelque 36 % des voix, tandis que le parti Al-Nour (salafiste) a obtenu 24 % des voix.Ce sont les premières élections depuis la chute de Moubarak.Associated Press Walmart, oui, mais pas tout de suite Guy Taillefer Le Devoir en Inde ew Delhi — Le gouvernement de Man-mohan Singh n’est pas au sommet de sa forme.Après qu’il a été réélu en 2009 avec assez de députés pour ne plus avoir à composer avec le Front de la gauche, qui avait tenu sa coalition en laisse pendant son premier mandaf on le voyait profiter du nouvel horizon pour appliquer des réformes économiques occidentalisantes, dont l’impact était comparé d’avance à l’épique libéralisation de 1991.C’est très exactement le contraire qui est en train de se produire.Voici deux ans plus tard, un gouvernement qui a perdu le nord, assommé par les scandales de corruption.Sans compter que l’économie nationale souffre d’un persistant taux d’inflation à hauteur de dix pour cent et que, tout à coup, la croissance économique hoquette et que la roupie pique du nez sur les marchés des chaînes.À tout ce qu’il propose, le BJR le principal parti d’opposition, qui ne se porte lui-même pas très bien, a décidé que la seule stratégie électorale viable consistait à opposer à M.Singh une obstruction aveugle.Ce qui fait que le Lok Sabha (la Chambre des députés) n’a pour ainsi dire pas fonctionné depuis le début de l’année.On se croirait presque au Congrès américain.L’exercice du pquvoir se résume à des chamailleries partisanes.A tel point que, même si l’on prend en compte dans l’équation le coefficient d’exagération dont sont capables les médias indiens, l’hypothèse d’élections générales hâtives, fin 2012, gagne ces temps-ci en vraisemblance.Tombe, fin novembre, la décision soudaine du gouvernement de M.Singh d’ouvrir le commerce de détail indien aux grands investisseurs étrangers comme Walmart et Carrefour.Le Parti du Congrès aurait-il voulu taire la preuve de son déficit de flair politique qu’il n’aurait pas agi autrement.Pour le gouvernement Singh, il s’agissait de prendre, après 18 mois de dérive, une initiative susceptible de remettre en selle, si ce n’est que symboliquemenL son programme «réformiste».VOIR PAGE B 2: WALMART Les derniers combattants américains ont quitté l’Irak MÉLISSA GUILLEMETTE La mission américaine en Irak est officiellement terminée, les 500 derniers soldats s’étant retirés du pays à l’aube hier.Ils ont quitté une nation en transition, loin d’avoir trouvé la stabilité.Un convoi d’ime centaine de voitures a porté les soldats de l’autre côté de la frontière irakienne, au Koweït, hier matin, où les militaires ont célébré la fin de la mission.Ils comptent parmi les derniers de quelque 1,5 million d’Américains ayant servi en sol irakien depqis le début de la guerre en mars 2003, lorsque les Etats-Unis ont envahi le pays pour renverser le régime du président Saddam Hussein.Seuls ime centaine de soldats demeurent en Irak pour former les forces irakiennes, et im contingent de la marine protégé toujours l’ambassade américaine.Dans les véhicules du convoi, les soldqts étaient soulagés au petit matin.Si le président des Etats-Unis, Barack Obama, a dressé im bilan partagé de l’intervention américaine la semaine dernière, les militaires ont plutôt démontré leur fierté.«Il n’y a pas beaucoup de gens qui peuvent dire qu’ils ontfait des dioses énormes comme ça qui seront probablement dans les livres d’histoire», a confié imjeime soldat de 23 ans, Jesse Jones.En Irak, la population était également heureuse hier de voir partir les soldats américains, alors que les affrontements des huit dernières années ont fait plus de 100 000 morts chez les Irakiens, selon les ONG, et 4474 chez les Américains.«Je suis heureuse qu’ils soient partis, car je ne leur pardonnerai jamais ce qu’ils nous ont fait en introduisant dans ce pays le terrorisme et les assassinats, a expliqué une mère de famille de 50 ans, Oum Mohammad.Nous n’avons pas besoin des étrangers pour protéger notre patrie.» Autant le gouvernement que le mouvement radical chiite de l’Armée de Medhi ont toutefois passé sous silence cette journée historique.Défis L’Irak a de grands défis à relever.La guerre aura permis aux Irakiens de se débarrasser d’ime dictature, mais la stabilité du pays et le maintien de sa «démocratie» ne sont pas assurés.Si les violences entre chiites et sunnites ont diminué, le pays demeure fragile.Au début du mois encore, au moins 28 personnes sont décédées lors d’une série d’attentats ayant visé des pèlerins chiites.Et rappelons aussi qu’une crise politique ébranle toujours Bagdad, où le gouvernement formé par des élus issus des trois principales communautés du pays (sunnite, chiite et kurde) ne s’est toujours pas entendu sur le type de système politique à instaurer en Irak.Cette fin de semaine, en raison de mésententes au sujet de postes importants, la coalition Ira-kya a annoncé qu’elle cesserait de participer aux travaux du parlement Pour ces raisons, deux candidats à l’investiture républicaine ont affirmé hier que le retrait des militaires américains est une erreur.«Je pense que nous allons trouver que ce président [Barack Obama], en ne parvenant pas à un accord juridique sur le stationnement des forces armées [américaines] avec les dirigeants irakiens, a retiré nos troupes d’une manière précipitée et que nous aurions dû laisser 10 000, 20 000, 30 000 hommes là-bas afin d’aider à la transition», a déclaré hier Mitt Romney dans une entrevue donnée à la chaîne Fox News.Un autre candidat, Jon Huntsman, a dit qu’il aurait fallu continuer de participer aux efforts de lutte contre le terrorisme., Le directeur adjoint de l’Observatoire sur les Etats-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, Julien Tourreille, constate que l’Irak se retrouve devant plusieurs questions en suspens.«Quelle sera la relation avec les Kurdes?Qu’advien-dra-t-il de l’expbitation du pétrole?Quel type de système politique sera choisi?» Il estime que les Américains ont plusieurs leçons à tirer de la guerre en Irak, mais il sent plutôt un désir de tourner la page le plus rapidement possible.«La volonté de terminer cette période douloureuse presque en catimini, sans établir une relation à long terme avec l’Irak, est étonnante, selon M.Tourreille.Les Américains ne semblent pas apprendre de leurs erreurs.» Le Devoir D’après l’Agenee Franee-Presse et TAssoeiated Press ANS 1911#2011 ENERGIE 101 La vie a besoin d'énergie — pour se déplacer, se développer et expérimenter tout ce qu'offre ce grand pays.En définitive, nous souhaitons donner plus que ce que nous recevons et laisser un héritage positif dont bénéficieront tous les Canadiens de génération en génération, www.shell.ca B 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 19 DECEMBRE 2011 LE MONDE WALMART SUITE DE LA PAGE B 1 Mais semble lui avoir complètement échappé le fait que sa décision touchait à des sensibilités économiques — et culturelles — profondes dans un pays où le commerce de détail relève pour l’essentiel de l’économie informelle et emploie des dizaines de millions de petites gens.Une occasion en or pour le BJP de prendre la défense du «citoyen ordinaire» — et d’agiter le spectre de l’odieuse domination étrangère, un argument qui a toujours sqn utilité.Après quoi, la chef du gouvernement de l’État du Bengale-Occidental et par ailleurs redoutable populiste, Mamata Baneijee, dont le parti est un allié influent au sein de la coalition de M.Singh à Delhi, a dénoncé le projet.Le clou dans le cercueil.La décision n’avait pas été prise depuis deux semaines que le gouvernement la «suspendait».Décision «suspendue», le temps que le ciel se dégage.Car l’arrivée de Walmart et consorts en Inde n’est sans doute qu’une question de temps — de temps probablement long, en fait, vu la complexité de la société indienne et la somme d’objections qu’autorise par bonheur sa vie démocratique.La classe politique dans son ensemble (le BJI^ qui y était favorable il y a dk ans, ne s’y oppose aujourd’hui que par opportunisme électoral), les élites économiques et une grande partie des médias urbains y sont clairement favorables.En tout cas, M.Singh a pu compter, début décembre, sur l’appui indiscutable de The Economist, campé à droite sur le plan éditorial.Ce qui donne d’ailleurs à penser que l’initiative est davantage tributaire de considérations extérieures qu’intérieures.Classes dominantes de tous les pays, unissez-vous autour du grand chantier de la mondialisation! Sur le fond, le débat n’a pourtant pas eu lieu.Comment, par exemple, le gouvernement peut-il prétendre que l’entrée en scène des grandes chaînes fera inévitablement plus de bien que de mal, y compris en emploi?L’impact négatif de ces chaînes internationales et de leur politique de prix prédatrice sur le commerce local dans des pays «en développement» comme la Thaïlande et le, Brésil — sans compter ce qu’il a été même aux États-Unis — est pourtant bien documenté.Le commerce de détail indien a ceci de particulier qu’il est infiniment fragmenté, dominé par la petite entreprise familiale, employant 40 millions de personnes à petit salaire.Il existe bien de grands détaillants indiens, comme Big Bazaar, mais leur pénétration est encore très faible.Le gouvernement Singh fait aussi miroiter que, après les consommateurs, ce sont les agriculteurs qui bénéficieront le plus de l’ouverture, puisqu’ils pourront dorénavant faire l’économie des intermédiaires, vendre directement leurs produits au superdétaillant et, donc, en obtenir un meilleur prix.L’agriculture fait encore vivre, en 2011, plus de la moitié des Indiens.Mais, se demandent les sceptiques, le gouvernement n’a-t-il pas remarqué que, une fois leurs concurrents éliminés, les Walmart de ce monde réduisent au minimum le prix d’achat qu’ils consentent à leurs fournisseurs captifs?L’Inde est un pays en développement, n’est-ce pas, une superpuissance en gestation.Qu’importe si les exigences de sa «modernisation» en font baver à des millions de pauvres pendant quelques générations.L’intellectuel indien Ashis Nandy s’en prenait récemment à cette conception du «progrès» dans les pages de la revue Tehelka.«Lavenir de pays comme l’Inde et la Chine, écrit-il, est largement conçu comme une version révisée de ce qjue sont aujourd’hui les sociétés développées.» L’Inde: États-Unis en latence.?En général, la réponse est non.Israël libère un demi-millier de Palestiniens Ramallah/Gaza — Israël a libéré hier 550 prisonniers palestiniens dans le cadre de la deuxième phase de l’échange avec le soldat franco-israélien Gilad Shalit, libéré en octobre après cinq ans de captivité dans la bande de Gaza entre les mains du Hamas.Le Eranco-Palestinien Salah Hamouri fait partie de ces prisonniers libérés à la tombée de la nuit, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.Le 18 octobre, Israël avait libéré 450 prisonniers lors de la première phase du plan d’échange.La quasi-totalité des Palestiniens ont franchi un point de passage vers la Cisjordanie, d’où ils étaient originaires.Des milliers de compatriotes les attendaient ou faisaient la fête à Ramàlah, agitant des drapeaux du Eatah.Deux bus de 41 prisonniers sont arrivés dans la bande de Gaza, via Rafah, escortés par la Crok-Rouge.La plupart des prisonniers purgent des peines de prison pour tentative d’homicide, tentative d’attentat ou appartenance à un groupe terroriste.Six ans en prison Salah Hamouri, 26 ans, a passé sk ans en prison en Israël, condamné pour tentative d’assassinat du rabin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti orthodoxe Shass.Né à Jésuralem de mère française et de père palestinien, le jeune homme a toujours clamé son innocence.Hamouri devait être libéré le 12 mars prochain.Dans un communiqué, Paris «remercie le premier ministre [Benjamin Nétanyahou] et le gouvernement isréaliens pour ce geste demandé par le président de la République [Nicolas Sarkozy]».Le Quai d’Orsay dit avoir «plaidé sans relâche en faveur de cette libération anticipée».L’association Erance Palestine Solidarité estime à l’inverse «que cette libération aurait pu intervenir plus tôt si les autorités françaises s’étaient investies clairement en sa faveur comme elles l’ont fait avec force pour d’autres cas».Le mouvement islamiste du Hamas, qui a enlevé Gilad Shalit en 2006 lors d’un raid transfrontalier, a présenté l’accord d’échange de prisonniers comme une victoire contre Israël et un succès de sa stratégie de résistance armée face à la recherche de compromis défendue par le président Mahmoud Abbas.Gilad Shalit est rentré le 18 octobre en Israël.Conclu après une médiation de l’Égypte, cet échange d’un Israélien contre un millier de Palestiniens avait été accueilli avec un mélange de soulagement et d’amertume dans l’État hébreu.DARREN WHITESIDE REUTERS Scène de joie hier à Ramallah Contrairement au précédent échange, aucun des Palestiniens élargis ne fait partie du Hamas ou du groupe radical Djihad islamique, et aucun n’a «du sang sur les mains», selon l’expression des autorités israéliennes signifiant qu’ils n’ont pas été impliqués dans des attentats sanglants.«Le choix des noms a été le fait d’Israël seul, il n’y avait pas de nécessité de négocier», a assuré un responsable gouvernemental sous couvert de l’anonymat.Ce dernier a précisé que l’accord prévoyait la libération de «prisonniers de sécurité», et non de détenus de droit commun, et «que la priorité a été accordée aux détenus du Eatah», le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas.Parmi les prisonniers qui recouvrent la liberté figurent six femmes et, selon l’UNICEE, 55 mineurs âgés de 14 à 17 ans.Selon l’armée israélienne, 41 détenus sont retournés dans la bande de Gaza, 2 à Jérusalem-Est — dont Salah Hamouri —, 2 en Jordanie et 505 vers la Cisjordanie.Quelques incidents — jets de pierre, pneus brûlés et gaz lacrymogènes — ont éclaté hier après-midi aux alentours de la prison militaire israélienne d’Ofer, près de Ramallah, entre quelque 400 manifestants et des soldats, a constaté l’AEP.Un militaire a été légèrement blessé par une pierre, selon l’armée.La radio publique israélienne a précisé que 300 des détenus élargis hier devaient être libérés dans moins d’un an et que 400 avaient purgé les deux tiers de leur peine.Reuters et Agence France-Presse Charges salariales Boehner s’opppose à la décision du Sénat Washington — Le président républicain de la Chambre des représentants a exprimé hier son opposition au projet approuvé par le Sénat démocrate sur une prolongation pour deux mois d’une exonération de charges salariales payées par 160 millions d’Américains.Ce projet, adopté à une large majorité samedi par le Sénat, est pourtant le fruit d’un compromis conclu vendredi soir entre négociateurs républicains et démocrates, que John Boehner présentait encore samedi comme une victoire pour son camp.Hier, au cours de l’émission Meet the Press sur NBC, le président de la Chambre a effectué un virage à 180 degrés en affirmant que cet accord était une source d’incertitude pour les travailleurs américains comme pour leurs employeurs.Il a invité le Congrès à repousser sa trêve hivernale pour permettre la conclusion d’un accord portant à un an la durée de l’exonération.«n est assez évident que moi-méme et les membres de notre groupe, nous nous opposons au projet du Sénat.n ne porte que sur deux mois» a dit John Boehner.Il a réclamé une reprise des discussions entre dirigeants de la Chambre et du Sénat, alors que les représentants sont censés se prononcer aujourd’hui sur le projet sénatorial.Ée président démocrate Barack Obama, favorable dans un premier temps à une prolongation d’un an de l’exonération de charges, a exhorté le Congrès à adopter au plus vite le compromis bipartite conclu vendredi sous peine de porter atteinte à la croissance et à l’emploi.Démocrates et républicains ne sont pas parvenus à s’entendre sur une prolongation d’un an car ils s’opposent sur les moyens de financer la mesure.Les premiers réclament la suppression de baisses d’impôts pour les plus riches, tandis que les seconds exigent des baisses de dépenses.En s’opposant au projet du Sénat, John Boehner s’aligne sur la frange conservatrice de son parti, soutenue par la mouvance du Tea Party, qui fait de la lutte contre le poids de l’État fédéral une priorité.Reuters AVIS LEGAÜX ET APPELS D’OFFRES SepMIes -6/- Baie-Comeau -3/-1 Saguenay Val d’Or 0/-19 Quebec 1/-13 / Trois-Rivieres 3/-12 rbrooke 11 Montrea Gatineau Lever du soleil: 7h30 Coucher du soleil: 16h13 ©MeteoMédia 2011 Canada Auj.Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Mei 4/-4 Sol 3/-10 Londres Plu 4/-1 Nua 5/3 Moncton Nei -2/-8 Sol -2/-8 Los Angeles Sol 12/8 Var 15/8 Saint-Jean Nei 1/-8 Sol -2/-8 Mexico Sol 20/6 Sol 20/5 Toronto Plu 6/-5 Sol 1/-1 New York Var 8/5 Nua 6/6 Vancouver Plu 6/4 Plu 5/1 Paris Nua 5/0 Plu 8/5 Winnipeg Montréal Var -5/-7 Var 2/-8 Tokyo Sol 9/5 Sol 10/4 Aujourd'hui 4 Averses, pdp Ce soir Ciel déga^'-'^ Demain Mercrediyiv^ -5/-7 3/-1 Ensoleillé.Averses Jeudi 1/-4 ^ 3 à 5 cm & * à% 70%.Québec Aujourd.^! 1 3 à 5 cm neige, pdp 90%.?Ce soir -13 Ciel déga^ Gatineau Aujourd-hu]^ 4 Faibie pluie,'^dp 80%.Ce soir Demain Ciel dega Ensoleille.neige fondante, pdp 40%.Mercredi, -1/-7 Ciei varfebter^ Mercredi^ 3/-4 Possibilité d'aî^ verses de neige, pdp 60%.neige, pdp 90%.Quelques flo-^ cons, pdp 70%.IMuageÆâvefe=?' percées de soleil TROQUEZ ET FRISSONS POUR FAMILI£ ET UNIVERSAL ORLANBQüRESQRTi! 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