Le devoir, 9 décembre 2011, Cahier A
JOSEE BLANCHETTE : LE SEXE EXPLIQUE A «MA» FILLE Page B 10 www.ledevoir.com LE DEVOIR Vol.CII N“281 ?LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 1,09$ + taxes = 1,24 Québec cède le contrôle de Turcot au privé Le manque de ressources internes pour conduire de grands projets explique la décision du gouvernement KATHLEEN LEVESQUE Le rapport Duchesneau a eu beau dénoncer la mainmise des firmes de génie-conseü et étaler de graves problèmes de laxisme au sein du ministère des Transports, le gouvernement s’en remet tout de même au secteur privé pour la gestion du projet de reconstruction du complexe Turcot Sans tambour ni trompette, le ministère des Transports (MTQ) a lancé il y a deux semaines un appel d’offres public afin de dénicher la firme qui aura le contrôle du projet autoroutier le plus important au Québec en son nom.Il s’agit d’un contrat estimé pour l’instant à 35 millions, pour une durée de huit ans.La firme choisie aura à préparer l’appel de pro- positions qui mènera à l’octroi du contrat estimé à 3 milliards pour réaliser la conception et la construction de Turcot et de ses multiples bretelles et échangeurs.C’est donc le secteur privé qui déterminera les contours techniques du projet sous tous ses angles: dispositions et exigences techniques, devis et critères de performance, procédure de revue, de certification et d’attestation, indique-t-on entre autres choses.Le gestionnaire participera au processus de sélection et à l’évaluation des propositions reçues.Il aura à suivre de près la conception de l’ouvrage, les méthodes de construction ainsi qu’à élaborer un «programme complet d’audit (audit de VOIR PAGE A 10: TURCOT Le MAC veut faire table rase pour repartir à neuf Le projet de reconstruction du Musée d’art contemporain coûterait 88 millions IIMIBPpiir ¦Ifll l inilll JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le MAC, à l’étroit depuis des années, plaide que seulement 1,5 % de sa collection permanente est exposée, ce qui est très loin des 10 % préconisés par les normes de l’UNESCO.ISABELLE PARE Adieu, post-modernisme et toits pointus, le Musée d’art contemporain veut faire table rase de son bâtiment ingrat et reconstruire de A à Z un nouveau musée deux fois plus grand, tourné vers le cœur de la place des Festivâs.Une étude de faisabilité en ce sens a été dévoilée hier soir à une centaine de personnalités des milieux culturels et d’affaires de Montréal.L’étu- de prévoit ni plus ni moins que la démolition complète (hormis le sous-sol) du MAC, érigé il y a à peine 20 ans par la firme d’architectes Jodoin Lamarre, Pratte associés.Déjà approuvé par le conseil d’administration du musée, le projet d’agrandissement projeté implique ni plus ni moins d’envoyer à la casse la totalité de la structure hors terre actuelle, pour se doter d’une coquille neuve, ouverte sur la ville et le Quartier des spectacles.«Le projet est déjà déposé au ministère de la Culture qui l’a transmis au Conseil du trésor.On devrait obtenir une réponse en 2012», a indiqué hier en entrevue Paulette Gagnon, directrice générale du MAC.Au ministère de la Culture, on a confirmé hier que le dossier est désormais analysé au Conseil du trésor.La campagne de promotion du projet a pris son envol hier soir au MAC, où artistes et gens VOIR PAGE A 10: MAC Climat Le Canada appuie l’idée d’un traité contraignant LOUIS-GILLES FRANCŒUR s / Europe a lancé hier à Durban une coalition sans / précédent qui regroupe plus de la moitié des pays de la plqnète, ce qui ne semble pas étranger au fait que les Etats-Unis et le Canada ont appuyé sa «feuille de route» vers un traité international contraignant sur le climaL qui serait mis au point en 2015.L’importance de cette nouvelle coalition pose aussi un problème aux pays du BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine), qui voient soudainement un grand nombre de pays en voie de développement les considérer comme un bloc ayant des intérêts différents.Jusqu’ici, les pays du BASIC, qui sont les principales cibles que la feuille de route européenne entend engager dans Peter Kent un traité contraignant, n’ont pas réagi, ni se sont engagés à accepter ce plan de match en vue d’un nouveau traité.A Cqpen-hague, ils s’étaient regroupés derrière les Etats-Unis puisqu’ils voulaienfi comme eux, s’en tenir à des ententes volontaires.L’importance de la nouvelle alliance pourrait briser le duopole de Copenhague — Etats-Unis et Chine — au profit d’un nouveau leadership européen.VOIR PAGE A 10: CLIMAT \ JACQUES NADEAU LE DEVOIR LIBRE-ÉCHANGE CANADA-UE Johnson ne rassure pas les parlementaires \ ¦ A lire en page A 2 INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Cinéma.B 3 Décès.B 6 Éditorial .A 8 Idées .A 9 Météo.B 7 Monde.B 9 Mots croisés.B 7 Nature.B 8 Resta.B 7 Sudoku.B 8 Télévision.B 2 Week-end.B 1 Des pirates informatiques au service du public L’«hacktivisme» prend ses distances des terroristes numériques et se pose en gardien de la démocratie FABIEN DEGLISE Il se passe une chose étrange en ce moment sur le Web.Depuis quelques jours, un casse-tête cryptographique a fait son apparition, discrètement, dans un recoin du cyberespace {canyoucrackit.co.uk).La grille codée, composée de séries de lettres et chiffres, est accompagnée d’une simple question en anglais: «can you crack it?» (Pouvez-vous décoder ça?).Un espace pour la réponse est prévu.Le défi est en ligne jusqu’à dimanche à 23h59.Pas une seconde de plus.Campagne de marketing audacieuse?Jeu en ligne pour comptables et actuaires en quête de procrastination?Que non! L’exercice, formé de 160 codes alphanumériques, est plutôt un appât à pirates informatiques placé dans le cyberespace ü y a quelques semaines par.les services secrets VOIR PAGE A 10: PIRATES _Can you crack it?The challenge continues.m il il R 9 B 9 RI R R 9 E 9 RI R B 9 E 9 E m B 9 B 9 i# ^9 EH ^ = ^ —_ — - S= = __lTIME remainino 3 11 21 48 Day* Houra Min* S*ct Enter Keyword: Des chiffres et des lettres à décoder.Ce casse-tête cryptographique, mis discrètement en les services secrets britanniques, vise à dénicher les meilleurs pirates informatiques mettre au service de Sa Majesté.INTERNET ligne par pour les EN CONSTRUCTION, LIVRAISON PRINTEMPS 2012.H 'W *''S.M WHITLOCK WEST Le premier hameau d’Hudson Lit A" Une communauté exclusive, au cœur d'un golf privé.128 COTE ST-CHARLES, HUDSON, QUÉBEC, JOP IHO Appelez-nous (450) 458-5688 www.whitlockwest.corn 77831302833150 3783 A 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 ACTUALITES Johnson ne rassure pas les parlementaires ANTOINE ROBITAILLE Québec — Malgré trois heures de témoignage à l'Assemblée nationale, Pierre Marc Johnson n’a pas rassuré les députés de l’opposition officielle sur l’effet d’un éventuel accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (AECG).«Tout est sur la table, c’est ce qu’on nous a dit», a conclu le critique péquiste en matière de relations internationales, Alexandre Cloutier, à l’issue du témoignage du négociateur en chef du Québec et ancien premier ministre.M.Johnson a été «incapable de nous dire ce qui était non négociable pour le Québec», a déploré M.Cloutier.Le député a même jugé insatisfaisantes les réponses de M.Johnson sur la gestion de l’offre en agriculture.Ce dernier a indiqué que tant Ottawa que Québec avaient promis de la protéger.«Mais [M.Johnson] ne dit pas que les quotas seront maintenus intégralement», a souligné M.Cloutier.Hydro-Québec Quant aux contrats accordés par Hydro-Québec, qui intéressent les Européens comme tous les marchés publics canadiens et québécois (respectivement d’une râleur de 127 et de 28,5 milliards), M.Cloutier s’est dit inquiet.M.Johnson avait pourtant révélé quHydro-Québec avait été exclue des offres Mies par le Québec en juillet.«L’ensemble des marchés publics est sur la table!», a-til répliqué à la sortie de la commission.«On pense pouvoir exclure Hydro-Québec, mais on n’a aucune garantie», a déclaré M.Cloutier, qui a une fois de plus dénoncé le fait que les députés n’ont pas eu accès aux textes de négociation.Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a causé une commotion lorsqu’il a soutenu Furieux, Pierre Marc Johnson a qualifié ces commentaires de «gratuits» que de son point de vue, M.Johnson était «en situation de conflit d’intéréts» comme négociateur.D’une part en raison de ses relations d’affaires avec la société française Veolia, «entreprise qui tue la concurrence avec certaines manœuvres de collusion», a dénoncé M.Khadir.D’autre part parce que M.Johnson est avocat-conseil chez Heenan Blaikie.Sur son site Web, a fait remarquer M.Khadir au sortir de la commission, ce cabinet signale qu’il est présent à Paris et il écrit que cela «renforce sa capacité d’aider ses clients européens à s’implanter au Canada et ses clients canadiens voulant faire des affaires en Europe».Lobbyistes M.Khadir a aussi demandé à M.Johnson s’il avait rencontré des «lobbyistes» de «SNC-Lavalin, sa division nucléaire, des filiales de Power Corporation [.] via Areva ou d’autres dans le domaine [.] ou des lobbyistes du secteur de gestion des déchets nucléaires?» Furieux, M.Johnson a qualifié ces commentaires A’«affirmations gratuites», déplorant «la transformation de cette commission en tribunal du peuple, populiste et démagogique» et mettant au défi M.Khadir de répéter ses dires à l’extérieur du parlement, où il ne jouit plus de l’immunité.M.Johnson a alors certifié qu’il respectait le «code de déontologie de [sa] profession».Sur l’heure du midi, devant le parlement, le Réseau québécois sur l’intégration continentale et le Syndicat de la fonction publique du Québec ont tenu une manifestation autour d’une statue représentant un cheval de Troie pour dénoncer les risques de l’AECG et l’absence de débat public à son sujet.Le Devoir tlIlIflJft B TRAVAUX EXECUTES PAR SIMARËi-BEAUDRY ' JACQUES NADEAU LE DEVOIR Simard-Beaudry Construction, une société liée à Tony Accurso, a été reconnue de fraude fiscale.Projet de loi 35 Québec épingle les fraudeurs ROBERT DUTRISAC Québec — Avec l’adoption du projet de loi 35 hier, 48 entreprises reconnues coupables de fraude fiscale, dont Constructions Louisbourg et Simard-Beaudry Construction, deux sociétés liées à Tony Accurso, ne pourront plus obtenir de contrats publics au Québec.Même les contrats en cours pour 14 d’entre elles sont menacés.«On va loin: on veut sortir les entrepreneurs frauduleux du domaine de la construction, a affirmé la ministre du Travail, Lise Thériault.Quand on fraude le gouvernement, quand on fait de l’évasion fiscale, quand on fait de la fausse facturation, quand on élude les impôts, quand on élude les taxes, les remboursements de taxes fédérales, provinciales, on ne mérite pas d’avoir des contrats gouvernementaux.» Cette loi «visant à prévenir, combattre et sanctionner certaines pratiques frauduleuses dans l’industrie de la construction» s’appli-quera-t-elle aux entreprises liées à Tony Accurso?«Absolument», a répondu lise Thériault Adopté à l’unanimité, le projet de loi 35 vient colmater une lacune du précédent projet de loi 73, adopté il y a deux ans, qui ne s’appliquait qu’aux entrepreneurs reconnus coupables d’infractions criminelles ou de collusion.Désormais, une entreprise reconnue coupable de fraude fiscale, et ce, jusqu’à cinq ans avant la sanction de la loi, ne pourra plus obtenir de contrats publics — du gouvernement, de ses sociétés d’Etat et de ses organismes ainsi que des municipalités — pour une période de cinq ans à compter de la date de sa condamnation.Risque de perturbations Qutre les 48 entreprises coupables, la loi épingle 34 sociétés liées aux actionnaires de ces entreprises, pour un total de 82.Pour les 14 entreprises qui ont des contrats publics en cours, dont Louisbourg et Simard-Beaudry, ce sera aux donneurs d’ordre — ministères, Hydro-Québec, municipalités, etc.— de demander à la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) l’autorisation de poursuivre les travaux s’il s’avérait difficile, voire impossible, de faire appel à un autre entrepreneur.En décembre 2010, Louisbourg et Simard-Beaudry ont reconnu leur culpabilité à des accusations de fraude fiscale, portées par l’Agence du revenu du Canada, qui visaient de fausses factures totalisant 18,9 millions.En vertu de la loi qui doit être sanctionnée aujourd’hui ces deux entreprises, ainsi que toutes les entreprises liées, ne pourront plus obtenir de contrats publics pour une période de quatre ans.Qn estime que les entreprises liées à Tony Accurso sont engagées à l’heure actuelle dans des travaux publics évalués à plus d’un demi-milliard de dollars.Lise Thériault ne craint pas que la mise à l’écart du plus grand entrepreneur en construction du Québec perturbe la réalisation des travaux.«On a quand même la chance d’avoir 162 000 travailleurs qualifiés, 41000 entreprises qui œuvrent en construction.Je pense qu’on a tout ce qu’il faut pour pouvoir prendre la relève», a soutenu la ministre.La RBQ a déjà préparé les lettres destinées aux 82 entreprises en cause, a indiqué hier le cabinet de lise Thériault.Dès la sanction de la loi, elles leur seront envoyées.Elles auront 48 heures pour déclarer leurs contrats publics en cours.Les donneurs d’ouvrage auront ensuite 20 jours pour aviser la Régie de leurs intentions quant à ces contrats.Puis, la RBQ aura 10 jours pour traiter leurs demandes.Le Devoir La «taxe santé» décortiquée AMELIE DAOUST BOISVERT Pour la deuxième fois, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a publié hier ses Comptes de la santé, une reddition de comptes qui se veut un exercice de transparence.La nouvelle «contribution santé» a principalement financé les services aux personnes âgées et les groupes de médecine familiale.Qn y apprend que Québec prévoit dépenser 33,7 milliards de dollars en santé en 2011-2012.Le poids du MSSS s’alourdit en moyenne de 4,3 % par année depuis 2009-2010.Par contre, en pourcentage du PIB, les dépenses en santé sont stables, autour de 10 %.De 25 $ au départ, la contribution santé adoptée dans le budget 2010-2011 a permis de constituer un fonds de 252 millions.Alors qu’elle passera de 100 $ par adulte en 2011 à 200 $ en 2012, Québec prévoit dégager un budget de 615 millions grâce à elle en 2011-2012, pour un total de 1,9 % des dépenses totales du MSSS.Pour 2010-2011, la contribution santé a financé le «Plan d’investissement pour les personnes âgées» (57 millions), les groupes de médecine de famille (78 millions), les infirmières praticiennes spécialisées (7 miÉons), l’augmentation des volumes en chirurgie (85 millions) et le fonctionnement de nouveUes installations (25 millions).Tout en haussant les budgets de ces initiatives, en 2011-2012, le MSSS compte investir aussi dans la méthode Toyota à même ce nouveau fonds, à hauteur de 4 millions de dollars.Le cancer bénéficiera d’une enveloppe de 130 millions, alors que 28 millions seront consacrés à améliorer l’accès aux services.Le Devoir Échangeur Turcot Entraves majeures dans Téchangeur .AUTOROUTE ^ ncrADiP S Le ministère des Transports poursuit les travaux de réfection de l'échangeur Turcot, ce qui nécessite les entraves suivantes : Autoroute 20/720 en direction est dans Téchangeur (vers le centre-ville) • Fermeture complète de 23 h le vendredi 9 décembre à 5 h le lundi 12 décembre.Autoroute 720/20 en direction ouest dans Téchangeur • Fermeture partielle (voie de gauche fermée) du samedi matin 10 décembre au samedi 17 décembre.NOTE: Différentes fermetures de nuit sont prévues dans l'échangeur cette fin de semaine.FERMETURE COMPLETE A-20/720 EST DANS L'ÉCHANGEUR AEROPORT OUEST FERMETURE PARTIELLE A-720/20 OUEST DANS L'ÉCHANGEUR CENTRE VILLE Z Zone de travaux FERMETURE COMPLETE BRETELLE A-15 NORD VERSA-720 EST JUSQU'AU 23 DÉCEMBRE Pour connaître les entraves quotidiennes, consultez le site Internet www.quebecS11 .info PONT CHAMPLAIN R VE-SUD Pignons RUE St-Denis Les Fêtes sur la rue Saint-Denis Le choix de la qualité ! Et rencontrez à l'extérieur Nos Personnages de Lumière, 16, 22,23 décembre, de 16h à 20h Le quintette Chœur de métal, 17,18 décembre, 12h30 à 16h30 WWW.rU6-St-d6nis.Cd : le site de tous les commerçants entre Roy et Gilford http://www.rue-st-denis.ca/fr/m-accueil.aspx?utm_source=devoir-9-12-2011&utm_medium=imprimee&utm_campaign=annonces-journal LE DEVOIR LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES Éloge de runilinguisme Christian Rioux J i il Les sceptiques auront donc été confondus, comme disait un célébré capitaine.Les médias ne nous avaient-ils pas annoncé que le plat pays n’avait plus de gouvernement et qu’il allait à coup sûr éclater?Avec leur art du compromis, les Belges auront fait mentir ces oiseaux de malheur.Cette semaine, le nouveau premier ministre socialiste, Elio di Rupo, semblait même dire que la Belgique sortait de cette crise renforcée.En effet, le gouvernement, dirigé pour la première fois depuis 37 ans par un Wallon, mettra en branle deux grandes réformes qui devraient intéresser les Québécois.La première est une réforme constitutionnelle comme le Canada n’en a jamais connu en 140 ans et n’en connaîtra probablement jamais.Cette sixième réécriture de la Constitution depuis les années 1960 transférera 20 % du budget fédéral aux entités fédérées.Ces transferts concernent les allocations familiales, l’emploi et quelques compétences plus secondaires.S’y ajoute une réforme du Sénat qui en fera une véritable chambre des régions.«La Belgique et le Canada sont vraiment des pays très différents, me disait le politologue Marc Hooge de l’Université de Leuven (Louvain).A long terme, la Belgique change et évolue en faisant de petits pas tous les cinq ou dix ans.Ça n’a rien à voir avec le Canada où, sur le plan constitutionnel, tout est toujours bloqué partout» Une autre réforme vient confirmer le régime de séparation linguistique qu’a choisi la Belgique dans les années 1960.Reliquat du bilinguisme d’avant cette époque, les 35 communes flamandes de Hal-Vilvorde entourant Bruxelles seront séparées de la capitale et rattachées à la circonscription flamande de Leuven, comme le demandait la Elandre.Seules six communes limitrophes de Bruxelles conserveront un régime d’exception.Au moment où le mythe du bilinguisme canadien vole en éclats et où la loi 101 fuit de partout, les Québécois auraient intérêt à s’inspirer de l’unilinguisme strict que pratiquent la Elandre et la Wallonie.Il est évidemment question ici d’unilinguisme institutionnel et non pas individuel, puisque Wallons et Elamands sont souvent bilingues, sinon trilingues.Ce qui ne les empêche pas d’appliquer un régime rigoureux de séparation linguistique.Le cas de Bruxelles est à part puisque le bilinguisme vise à protéger les Elamands dans leur propre capitale, où ils représentent à peine 20 % des habitants.Pour le reste, la seule langue de l’administration flamande est le néerlandais et celle de l’administration wallonne, le français.Ici, pas de messages bilingues sur les répondeurs ou de services dans une autre langue pour les immigrants.Même les francophones qui habitent la Elandre sont généralement servis en néerlandais.Pour recevoir des formulaires en français, ils doivent parfois en faire la demande expresse par écrit.Régime sévère Ce régime peut paraître sévère, mais il est le seul à pouvoir protéger les néerlandophones de la progression du français qui se poursuit toujours dans la région de Bruxelles.Il a surtout l’avantage d’adresser à tous un message non équivoque: en Elandre, ça se passe en néerlandais! Pour des raisons historiques et identitaires, les Catalans ont dû choisir un régime différent, où les deux langues coexistent presque partout.Avec pour résultat que le catalan est toujours en Catalogne une langue marginale, notamment dans la presse, la justice, à la télévision et au cinéma.Et les perspectives ne semblent guère réjouissantes, malgré certains progrès dans l’éducation où le catalan est la seule langue d’enseignement jusqu’à l’université.Ainsi, l’existence significative et symbolique de cégeps anglais accueillant une clientèle francophone et immigrante serait impossible en Elandre, et même en Catalogne.La question n’est pas de savoir s’il faut former ou pas des citoyens bilingues (ou trilingues) — cela concerne l’enseignement des langues secondes.Il s’agit plutôt de se demander si la langue que l’on dit officielle l’est véritablement et quelle est à cet égard la mission de l’Etat.Pour les Elamands comme pour les Catalans, celui-ci n’est pas tenu d’offrir ou de subventionner un enseignement dans une autre langue que la langue officielle.Ce qui tombe sous le sens, à condition évidemment de respecter les droits des minorités historiques.Libre à ceux qui le désirent d’étudier en anglais, en finlandais ou en chinois à leurs frais.Mais cela ne concerne pas plus les fonctions de l’État que la Régie de l’assurance maladie ne se sent concernée par ces dames qui se font refaire le nez ou les seins à grands frais pour des raisons esthétiques.Il est étrange que ceux qui réclament que l’État québécois se recentre sur ses missions essentielles n’aient pas encore entendu ce message.Si le Québec était indépendant, il pourrait probablement faire comme les Pays-Bas et demeurer plus permissif sur ces questions.Mais une minorité nationale n’a pas vraiment le choix de demeurer intraitable.Aujourd’hui, le Québec se catalanise au lieu de se flamandiser.S’il doit choisir de rester dans le Canada, il devra se résoudre un jour ou l’autre à des régimes linguistiques de plus en plus séparés.ATTAWAPISKAT Une tutelle coûteuse, aux frais des Amérindiens La communauté doit verser 1300$ par jour au consultant nommé par Ottawa MARIE VASTER Ottawa — Non seulement la communauté d’Attawapiskat s’est fait imposer l’intervention d’un gestionnaire extérieur, elle sera aussi contrainte de payer le salaire de celui-ci, qui s’élève à 1300 $ par jour.Si les partis d’opposition ont crié à l’illogisme, le premier ministre, lui, a rétorqué que c’était nécessaire, accusant pour la première fois ouvertement la communauté de «mauvaise gestion».La chef d’Attawapiskat, Theresa Spence, s’était vivement opposée à l’envoi d’un séquestreur-ad-ministrateur dans sa réserve pour gérer le financement fédéral qui lui est versé, rejetant la «décision unilatérale» imposée par Ottawa.Or La Presse canadienne a révélé hier que le ministère des Af-laires autochtones avait signé un contrat de 180 000 $ avec le séquestreur-administrateur, Jacques Marion, d’ici au 30 juin.Et cette somme sera prise à même le budget fédéral versé à la réserve.«Comment cette petite communauté va-t-elle payer la note?Comment justifier que le gouvernement force une communauté si pauvre à payer ce salaire inacceptable, alors qu’elle peine à payer ses services essentiels?», a scandé le néodémocrate Charlie Angus, dont la circonscription englobe la réserve du Nord ontarien.Selon le député, pour payer la note, Attawapiskat devra faire des réductions dans ses services à la population, notamment en éducation.«E va assécher les fonds de cette bande», a-t-il dénoncé au sujet de M.Marion.Mais le gouvernement conservateur ne s’est pas excusé et a encore moins accepté d’assumer les coûts.Au contraire, le premier ministre a rétorqué en prononçant des paroles encore plus sévères qu’auparavant à l’endroit de la communauté.«Non seulement le gouvernement dépense déjà des dizaines de millions de dollars pour cette communauté, il dépense en outre de l’argent supplémentaire pour répondre aux besoins d’urgence en raison de la mauvaise gestion», a lancé Stephen Harper aux Communes, soulevant l’ire de l’opposition en affirmant carrément ce qu’il insinuait jusqu’ici.Appel au dialogue Dans les faits, le fédéral a versé quelque 80 millions de dollars sur cinq ans à Attawapiskat, dont 17,9 millions pour l’année 2010-2011; de cette som- john Duncan me, 1,5 million de dollars ont été consacrés au logement.Et Attawapiskat est l’une des treize bandes au pays qui dévoilent leurs états financiers en ligne.La réserve isolée de l’ouest de la Baie-James vit une crise du logement, ayant déclaré l’état d’urgence fin octobre.Parmi les 1700 habitants, plusieurs vivent dans des abris non isolés ou des tentes, sans électricité ni eau potable, à des températures de -20 degrés.Sommé d’agir, le gouvernement a annoncé lundi la nomination d’un séquestreur-administrateur dans la réserve.Jacques Marion a été expulsé d’Attawapiskat aussitôt arrivé sur place.Son salaire équivaut à 300 000 $ sur une année (l’équivalent de celui du premier ministre).Le grand chef qui représente la région d’Attawapiskat, Stan Louttit, estime que la construction d’une maison à Attawapiskat coûte environ 250 000 $.Mercredi, le ministre des Affaires autochtones, John Duncan, sommait Mme Spence de travailler avec M.Marion.Dans une lettre envoyée à la chef d’Attawapiskat, il avait baissé le ton, semblant tendre la main.Mais voilà que la sortie du premier ministre pourrait aussitôt l’avoir retirée, selon l’opposition.«C’est la première fois qu’il blâme explicitement le conseil de bande lui-même quant aux problèmes dans la réserve.Mais il n’a aucun fondement pour le faire et le premier ministre devrait accepter sa part de responsabilité en ce qui a trait à ce qui est arrivé», a affirmé le chef libéral intérimaire.Bob Rae.Le salaire journalier moyen d’un séquestreur-administrateur se chiffre entre 557 $ et 2300 $, selon une évaluation du ministère des Affaires autochtones sur sa politique d’intervention, de novembre 2010.Le même document conclut que «le séquestre-administrateur n'est pas rentable», qu’il «engloutit chaque année des milliers de dollars du budget de la bande» et que «la fréquence et la durée des interventions sont les facteurs principaux qui font grimper les coûts».Le Devoir Avec La Presse canadienne LARS HAGBERG LA PRESSE CANADIENNE La facture de construction des nouveaux établissements carcéraux qui seront nécessaires pour absorber l’augmentation prévue de la population carcérale sera absorbée aux trois quarts par les provinces.Évaluation de l’IRIS Près de 19 milliards pour implanter C-10 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Les initiatives conservatrices en matière de justice vont coûter cher.Très cher, même, calcule l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) au terme d’une analyse détaillée.Au minimum, plus de 18,8 milliards en construction de prisons et 3,8 milliards en frais récurrents de fonctionnement.C’est là beaucoup d’argent pour appliquer une mauvaise approche, estime l’institut La facture de construction des nouvelles prisons qui seront nécessaires pour absorber l’augmentation prévue de la population carcérde sera absorbée aux trois quarts par les provinces (14 milliards, dont 3 pour le Québec), selon riRIS.Le fédéral devra prévoir au moins 4,7 milliards de son côté.Quant aux coûts de fonctionnement annuels, l’institut situe la participation du fédéral à 1,6 milliard, contre 2,2 milliards pour les provinces.Pour le Québec, la somme de 488 millions représente plus du double de ce qui est actuellement investi (379 millions pour 2011-2012).Le gouvernement conservateur n’a jamais fourni d’estimation complète des impacts de ses initiatives en justice.En février 2011, il avait été forcé de déposer des projections pour cinq de ses projets de loi (le pro- jet de loi C-10 regroupe neuf précédentes initiatives du gouvernement) , qu’il chiffrait alors à 650 millions pour cinq ans.En octobre, le ministre de la Justice, Rob Nicholson, a toutefois affirmé en comité parlementaire que C-10 ne coûterait que 78 millions en cinq ans à Ottawa.Ces montants avaient été accueillis avec grand scepticisme par les partis d’opposition.D’après le directeur parlementaire du budget— DPB, qui produit pour les parlementaires des analyses indépendantes sur l’état des finances —, la nouvelle loi qui élimine la comptabilisation en double du temps passé derrière les barreaux avant le procès coûtera à elle seule environ 10 milliards en cinq ans.Pour établir à 18,8 milliards les coûts de construction des prisons, l’IRIS s’est basé sur une foule de statistiques — notamment celles du DPB.«Nous avons adopté l’approche la plus conservatrice possible, dit le chercheur Guillaume Hébert.Nous avons présumé par exemple que les prisons seront construites sur des terrains appartenant au fédéral, et sans passer par le mode PPP.C’est vraiment l’estimé le plus bas possible.» L’IRIS reconnaît qu’il est très difficile à l’heure actuelle d’avoir Ottawa n’a jamais fourni d’estimation complète des impacts de ses projets une idée précise de tous les impacts financiers de C-10 et des autres initiatives conservatrices.Mais en recoupant les données existantes (par exemple, sur le nombre d’arrestations pour possession de marijuana) avec les nouvelles dispositions du projet de loi (dans le cas du cannabis, six mois de prison pour six plants) et l’état actuel du réseau carcéral canadien, les chercheurs ont pu établir des projections soutenues par une logique statistique.Leur estimation des coûts ne concerne que trois éléments du projet C-10 (les peines minimales pour des infractions liées aux drogues, la restriction des libérations anticipées d’office ou des emprisonnements à domicile), de même que la récente loi qui abolit la pratique du «crédit 2 pour 1» pour les périodes de détention subie avant le procès.Au-delà des coûts, l’IRIS s’est aussi appliqué à confronter la philosophie de l’approche du gouvernement (des peines de prison plus longues et plus systématiques) avec la science — des dizaines d’études sont citées.Conclusion?Ottawa fait fausse route, dit l’institut.Le Devoir Chefferie du NPD Dewar veut un financement public lié à l’égalité des femmes MARIE VASTER Ottawa — Paul Dewar veut voir plus de femmes en politique active.Et pour ce faire, il propose de rétablir le financement public des partis politiques en l’attribuant de façon conditionnelle à la mise en candidature de femmes aux élections fédérales.Les quelque 2 $ que recevait chaque parti pour chacun des votes récoltés sont en voie d’être retirés aux formations politiques, le projet de loi des conservateurs en ce sens étant présentement à l’étude au Sénat.Eorts de leur majorité, ils le feront adopter sans problème.Mais s’il est élu chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Paul Dewar promet de rétablir ces subventions s’il devient premier ministre, et de les distribuer de façon proportionnelle quant au nombre de femmes présentées comme candidates par les partis.«Nous pouvons introduire une nouvelle subvention par vote et l’utiliser comme un outil pour encourager tous les partis à s’efforcer d’atteindre la parité des sexes au moment de dresser leur liste de candidat (e) s», a-t-il expliqué sur son site Internet.En vertu de son plan, les partis ne recevraient pas de financement public s’ils présentent moins de 30 % de femmes parmi leurs candidats, «l’indice de référence minimal des Nations unies pour la masse critique des femmes au Parlement», selon le député.Ceux qui présenteraient de 30 % à 40 % de femmes se verraient octroyer 1,50 $, de 40 % à 50 %, 1,75 $, et plus de 50 %, une subvention de 2 $ par vote.Aux dernières élections, 41 % des candidats du NPD étaient des femmes; le Bloc québécois en comptait 32 %, les libéraux, 30 % et les conservateurs, 22 %, selon l’organisme A voix égales, un groupe d’action qui défend la représentation des fernmes en politique.A la Chambre des communes, 25 % des députés sont des femmes.Le Devoir E N BREF La Commission du blé interpelle le Sénat Ottawa — Les administrateurs de la Commission canadienne du blé (CCB) ont supplié hier un comité sénatorial de sauver leur organisme en bloquant un projet de loi conservateur qui mettrait fin à son monopole.Les troupes de Stephen Harper souhaitent que leur projet de loi soit adopté avant les Pètes.Us soutiennent que cette modification historique permettra aux producteurs de céréales de l’Ouest de vendre leurs grains comme bon leur semble.Selon Stewart Wells, un administrateur de la CCB, le Sénat devrait retarder son adoption pour laisser le temps à une contestation judiciaire d’être entendue.Un juge de la Cour fédérale à Winnipeg a statué plus tôt cette semaine que le projet de loi viole une disposition obligeant Ottawa à tenir un référendum auprès des agriculteurs avant d’abolir le monopole de la CCB sur la mise en marché du blé.Le gouvernement fédéral a déjà fait savoir qu’il était en désaccord avec ce jugement et qu’il le porterait en appel.Le comité doit renvoyer le projet de loi devant l’ensemble des sénateurs d’ici mardi.- La Presse canadienne A 4 LE DEVOIR, LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 ACTUALITES Pas de bâillon pour le projet de loi sur les mines ALEXANDRE SHIELDS Le ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, a finalement décidé de ne pas recourir au bâillon pour faire adopter, avant l’ajournement des Fêtes, le projet de loi censé réformer la Loi sur les mines.«J’ai tout le temps dit que je faisais mon travail tout le temps avant les Fêtes, a-t-il dit lors d’un point de presse.Mais je dois vous dire que je ne demanderai pas de bâillon.» M.Simard a aussi affirmé que l’effervescence qui entoure actuellement le secteur minier nécessite l’adoption rapide du projet de loi, et ce, malgré les nombreuses critiques formulées depuis des mois.Et il est maintenant acquis que la question des redevances ne fera pas partie du projet de loi 14.Le gouvernement Cha-rest ne cesse de répéter que le Québec a grandement, bonifié son régime.Ainsi, l’Etat devrait toucher 360 millions en redevances cette année, alors que la valeur brute des ressources exploitées devrait atteindre 8 milliards.Le vice-président de la Commission qui étudie le projet de loi, Claude Pinard, a d’ailleurs déclaré irrecevables les amendements présentés par le Parti .1 Serge Simard québécois et portant sur les redevances minières, mais aussi sur les gaz de schiste.Il faut savoir que l’exploration pétrolière et gazière est actuellement régie par la Loi sur les mines.Il continuera d’en être ainsi tant qu’une loi sur les hydrocarbures ne sera pas adoptée, ce qui devrait prendre au moins deux ans.En attendant, les entreprises peuvent poursuivre, avec une autorisation spéciale, toutes les activités d’exploration qu’elles souhaitent mener.Transformation Au moment de mettre sous presse, M.Pinard se penchait sur la recevabilité d’un amendement du Parti québécois ayant pour objectif de maximiser la transformation des ressources minières au Québec.La députée péquiste Martine Ouellet estime qu’il faut inclure ce principe dans le projet de loi, de façon à bonifier substantiellement les retombées économiques de l’industrie.Selon le ministre Simard, cela est hors propos.La plupart des grands projets qui se déploieront dans le cadre du Plan Nord serviront à exporter du minerai brut Le Devoir Avec La Presse canadienne E N BREF Gérald Tremblay réplique à Legault Le maire Gérald Tremblay n’a pas apprécié les propos tenus, plus tôt cette semaine, par le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault Lors de son passage devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain mardi, M.Legault a reproché au maire de ne pas suffisamment se préoccuper du développement économique de la métropole.«Il y a une partie du problème qui vient du manque de leadership à Montréal», avait-il déclaré.Hier, le maire a plutôt conseillé à M.Legault de réfléchir à des idées plus positives et constructives.«J’ai le dos large.Ce n’est pas en déblatérant sur la métropole du Québec et sur Gérald Tremblay qu’on va faire avancer un débat.Je souhaite qu’il ait de meilleures idées que celle-là parce que celle-là ne tient pas du tout quand on regarde le développement économique à Montréal.Le maire ne peut pas être responsable de tout», a-t-il indiqué.- Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille.Grand Montréal Le plan d’aménagement est adopté JEANNE CORRIVEAU Les maires de la couronne nord se sont finalement ralliés au Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) qui encadrera le développement de la région de Montréal pour les 20 prochaines années.i^rès des mois de consultations et de discussions, le document a été adopté hier matin par la majorité des maires membres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).Seul le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Püon, s’est prononcé contre.Plusieurs modifications ont été apportées au PMAD à la suite des consultations menées au cours de l’automne.Alors que la version précédente du document comportait un gel de cinq ans du périmètre d’urbanisation, empêchant tout empiétement sur les terres agricoles, la nouvelle mouture du plan ouvre la porte à des exceptions qui seront en revanche soumises à des contraintes précises.La CMM estime que son territoire, qui regroupe 82 municipalités, compte suffisamment de terrains disponibles pour répondre aux prévisions de croissance démographique et économique des 20 prochaines années.Néanmoins, elle considère que des situations particulières pourraient nécessiter que des exceptions soient permises.Dans ce cas, chaque demande sera examinée en fonction d’une série de critères énumérés dans le PMAD, et la CMM devra approuver toute demande de dézonage avant que celle-ci puisse être acheminée à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).Par ailleurs, l’objectif de préservation des aires protégées, qui avait été fixé à 12 %, atteint désormais 17 %, car outre les 31 bois de la métropole déjà déterminés, la CMM souhaite ajouter des corridors forestiers afin de créer des liens entre les différentes zones vertes.Alors qu’en octobre dernier, les maires de la couronne nord avaient dénoncé avec vigueur le PMAD qui allait, disaient-ils, mettre en péril le développement économique de leurs municipalités, le ton était beaucoup plus conciliant hier.Les discussions des dernières semaines les ont rassurés, a indiqué le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille.«Il est possible d’envisager des expansions de périmètre, mais il y a des contraintes importantes [.].On adhère à ça, a-t-il dit Le PMAD n’est pas un document parfait, mais c’est un très bon point de départ.» De son côté, le maire Gérald Tremblay n’a pas caché sa satisfaction d’avoir rallié la quasi-totalité de ses homologues La nouvelle mouture du plan ouvre la porte à des exceptions Le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon, a été le seul à voter contre le plan.Si M.Pilon souscrit aux principes du plan, il reproche au PMAD de ne pas prévoir la réalisation d’un pôle institutionnel régional dans la MRC de Vaudreuü-Soulanges.«On va devoir éparpiller nos institutions, dont un hôpital et un cégep.Notre hôpital sera probablement situé entre deux usines où les chemins ne seront pas faciles», a-t-ü déploré.L’Union des producteurs agricoles a salué l’adoption du PMAD, mais juge quand même insuffisante la protection du territoire agricole et elle aurait souhaité un gel du dézonage jusqu’en 2031.Le PMAD devra être bonifié, estime pour sa part le Conseil régional de l’environnement de Montréal, qui croit que les seuils de densité des nouveaux ménages dans les zones TOD (Transit Oriented Develop^ ment, un aménagement centré sur le transport en commun) auraient dû être fixés à 60 % et non à 40 %.Le Centre d’écologie urbaine de Montréal considère bien modestes les objectifs d’augmentation de la part modale des transports en commun d’ici 2021.La CMM veut la faire passer de 25 à 30 %, une cible peu ambitieuse, dit l’organisme.Le Devoir 2,78$ par repas Nous offrons bien plus qu'un repas à Noël.Nous offrons de l'espoir ! Touchez le cœur de 10 personnes qui souffrent de la faim! Pour la modique somme de 27,80$, vous pouvez leur offrir des repas chauds ou un abri sécuritaire.une aide qui pourrait être le point de départ d’une nouvelle vie.?27,80$ pour 10 personnes ?69,50$ pour 25 personnes ?139$ pour 50 personnes ?278$ pour 100 personnes ?____ ___$ pour aider autant de personnes possible Veuillez débiter ma carte de crédit D Visa D MasterCard D American Express I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Un reçu d’impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus Mission Bon Accueil NO DE LA CARTE DATE D EXPIRATION un OTganisme de bienfaisance.NE108195215RR0001 NOM EN LETTRES MOULÉES ( ) COURRIEL TÉLÉPHONE ADRESSE VILLE PROVINCE CODE POSTAL Assodez-vous aux efforts de Mission Bon Accueil afin de redonner dignité et espoir à des milliers de montréalais défavorisés.Découpez et envoyez votre don à : Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle MISSION Dépt.403108 Bon Accueil Montréal, QC H4C 3L5 Notre 120® année au service des plus démunis.www.missionbonaccueil.com 514-523-5288 Le recyclage stagne à Montréal JEANNE CORRIVEAU Le recyclage fait du surplace à Montréal.Selon les données dévoilées hier par la Ville, le taux de récupération des matières recyclables s’est maintenu à 53 % en 2010, soit le même résultat qu’en 2008.Au cours de Tannée 2010, quelque 159 000 tonnes de matières recyclables ont été récupérées, soit 9000 de plus qu’en 2008.Mais le taux de récupération de ces matières est demeuré le même, soit 53 %.Alors que deux ans auparavant, Ville-Marie et le Plateau-Mont-Royal se disputaient la première place au palmarès des arrondissements les plus performants avec un taux de 68 %, Verdun remporte en 2010 la palme avec un taux de 66 %, suivi de Ville-Marie et Outremont, ex æquo à 64 %.Du côté des villes liées.West-mount arrive première avec un taux de 68 %.Bacs roulants Selon le responsable du développement durable au comité exécutif.Alan DeSousa, la distribution récente de 250 000 bacs roulants de plus grande capacité sur une partie du territoire devrait faire augmenter les taux de recyclage tout comme l’arrivée, au printemps prochain, des nouveaux bacs de 67 litres dans les immeubles de huit logements et moins.En revanche, on note une hausse de 87 % de la récupération des résidus de construction depuis 2006, avec un taux de récupération de 59 %.Quant à la collecte des matières organiques, elle a atteint 10 % en 2010, contre 8 % en 2008.En 2010, chaque Montréalais a produit 324 kg d’ordures ménagères par an, 19 de moins qu’en 2006.Le Devoir E N BREF Pouvoir accru pour les phanuacieus Le projet de loi qui accorde des pouvoirs accrus aux pharmaciens a été adopté à runanimité hier à Québec.Les changements réels en pharmacie devraient survenir d’ici un an.Le projet de loi 41 n’a pas subi de modifications majeures suite à la commission parlementaire du 29 novembre dernier, où la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et l’Ordre des infirmières (OIIQ) avaient exprimé quelques réserves.Seul recul par rapport à la proposition initiale, c’est seulement en présence d’une rupture de stock que les pharmaciens pourront substituer un médicament à un autre.«Tout le monde a mis du sien pour que ça se concrétise le plus rapidement possible», conclut la présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec, Diane Lamarre, satisfaite, alors que depuis plusieurs années les pharmaciens font valoir qu’ils peuvent contribuer davantage.Le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, dit qu’il suivra de près l’élaboration des règlements, entre autres pour s’assurer que la prolongation d’ordonnances par les pharmaciens «ne mette pas en péril le suivi médical» -Le Devoir Guide des Vacances au Quebec [¦-ingg.CTf.nft ENCARTE CE WEEK-END DANS VOTRE QUOTIDIEN A 6 LE DEVOIR LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 LES MARCHES BOURSIERS TORONTO s&PTsx Il 951,79 -196,94 -1,62% Evo ution sur ibü jours volume LES INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO Indice S&P TSX S&P TX20 S&P TX60 S&P TX60 Cap.Cons, de base Cens, discrét.Énergie Finance Aurifère Santé Tech, de i’info Industrie HIER A LA BOURSE: Toronto a chuté 200 points, les investisseurs redoutant de plus en plus que le sommet des dirigeants de TUnion européenne ne débouche pas sur une solution sérieuse et durable à la crise des dettes souveraines qui secoue le continent, et qui menace Téconomie de la planète.Volume (000) Fermeture var.pts var.% Indice Volume (000) Fermeture var.pts var.% 236 446 11 951,79 -196,94 -1,6 Matériaux 77 736 378,63 -9,37 -2,4 80 321 619,23 -12,11 -1,9 Immobilier 3 744 202,57 -0,99 -0,5 136 533 678,17 -11,53 -1,7 Télécoms 14 273 100,79 -0,24 -0,2 136 533 749,92 -12,75 -1,7 5erv.collect.2 414 220,46 -1-0,20 0,1 3 519 204,51 -1,35 -0,7 Métaux/minerais 33 292 1122,57 -41,42 -3,6 12 871 81,85 -0,92 -1,1 44 722 265,35 -6,81 -2,5 33 594 164,12 -2,49 -1,5 TSX CROISSANCE 45 353 400,53 -8,78 -2,1 T5X Venture 87 750 1 517,38 -21,83 -1,4 511 58,13 -1,10 -1,9 3 182 25,02 -0,25 -1,0 11 811 104,52 -1,02 -1.0 Symbole Fermeture Variation Volume 52 semaines près de 1 Titre ($) (%) (000) bas haut Titre ATvariation>l% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRETIONNAIRE ET DE BASE Alim.Couche-Tard ATD B 30,01 0,05 0,17 97 24,16 31,34 Astral Media ACM A 33,25 -0,24 -0,72 90 31,00 42,80 T Canadian Tire CTC A 64,92 -1,64 -2,46 97 51,80 68,93 T Cogeco CCA 49,77 -1,04 -2,05 43 39,47 51,91 Corus CJR B 19,12 -0,08 -0,42 146 18,18 23,78 A Jean Coutu PJC A 13,37 0,25 1,91 164 9,18 13,37 Loblaw L 37,91 -0,37 -0,97 191 34,51 42,27 Magna MG 36,19 -0,18 -0,49 720 31,91 61,65 Metro MRU A 52,48 -0,20 -0,38 155 42,11 53,25 Quebecer QBR B 32,71 0,05 0,15 30 26,52 38,90 T Rona RON 9,56 -0,13 -1,34 268 8,64 15,40 T 5aputo SAP 38,16 -0,44 -1,14 282 35,80 49,05 T 5haw SJR B 20,16 -0,40 -1,95 677 19,10 22,45 Choppers Drug Mart SC 42,84 -0,33 -0,76 1856 36,67 43,43 T Tim Hortons THI 51,17 -0,55 -1,06 1169 40,38 52,75 T Transat A.T.TRZ B 6,89 -0,29 -4,04 111 5,56 19,97 T Yellow Media YLO 0,20 -0,01 -4,76 6 532 0,12 6,39 ENERGIE" T Cameco CCO 18,40 -0,61 -3,21 799 17,25 44,28 T Canadian Natural CNQ 37,08 -1,17 -3,06 2 662 27,25 50,50 Canadian Oil Sands COS 20,16 -0,19 -0,93 3 099 18,17 33,94 A Enbridge ENB 36,16 0,36 1,01 11810 27,04 36,89 T EnCana ECA 19,53 -0,95 -4,64 2 735 18,62 34,25 T Enerplus ERE 25,70 -0,54 -2,06 449 23,00 32,83 T Nexen NXY 14,95 -0,71 -4,53 1811 14,75 27,11 Pengrowth Energy PGE 10,95 -0,05 -0,45 1011 8,48 13,96 T Pétrolière Impériale IMO 44,04 -0,46 -1,03 879 34,15 54,00 T Suncor Energy SU 29,54 -0,97 -3,18 5 200 23,97 47,27 T Talisman Energy TLM 12,72 -0,54 -4,07 3 954 11,34 24,82 TransCanada TRP 42,54 -0,03 -0,07 10 883 36,10 44,10 FINANCIÈRES B.CIBC CM 71,55 -0,60 -0,83 1250 67,32 85,56 T B.do Montréal BMO 56,41 -0,74 -1,29 2 088 55,02 63,94 A B.Laurentienne LB 46,08 1,20 2,67 98 38,62 55,87 B.Nationale NA 67,03 0,61 0,92 1045 63,27 81,98 T B.Royale RY 48,81 -0,76 -1,53 13 732 43,30 61,53 B.Scotia BNS 48,54 -0,49 -1,00 3 251 47,54 61,28 T B.TO TD 72,85 -1,00 -1,35 2 258 68,13 86,82 Brookfield Asset BAM A 28,25 -0,25 -0,88 803 25,91 33,95 Cominar Real i CUE UN 21,80 -0,06 -0,27 169 20,00 23,00 T Corp.Fin.Power PWE 25,13 -0,75 -2,90 407 23,62 31,98 T Fin.Manuvie MEC 11,16 -0,34 -2,96 4 463 10,69 19,29 T Fin.Sun Life SEE 18,28 -0,88 -4,59 1 561 17,92 34,39 T Great-West Lifeco GWO 19,88 -0,70 -3,40 588 19,20 27,85 Industrielle All.lAG 27,05 0,00 0,00 167 25,22 42,02 T Power Corporation POW 22,48 -0,62 -2,68 911 20,90 29,50 T TMX X 42,72 -0,68 -1,57 142 34,53 45,69 INDUSTRIELLES T Air Canada AC B 1,04 -0,02 -1,89 497 0,99 3,93 T Bombardier BBD B 3,59 -0,14 -3,75 5 731 3,42 7,29 T CAE CAE 9,98 -0,22 -2,16 282 9,03 13,36 Canadien Pacifique CP 64,70 0,20 0,31 373 46,01 69,48 Chemin de fer CN CNR 78,85 -0,11 -0,14 1002 63,72 81,79 SNC-Lavalin SNC 49,99 -0,24 -0,48 275 38,51 63,23 T Transcontinental TCL A 11,08 -0,58 -4,97 146 9,96 17,25 T Transperce TPI 13,07 -0,51 -3,76 42 9,76 16,00 MÀTÉRIAÜX T Agrium AGU 70,70 -1,98 -2,72 873 63,93 98,02 T Barrick Gold ABX 50,82 -0,96 -1,85 2 196 42,06 55,99 T Goldcorp G 51,65 -0,89 -1,69 2 208 38,99 55,93 T Kinross Gold K 13,60 -0,40 -2,86 4102 12,59 19,67 T Mines Agnico-Eagle AEM 43,32 -0,83 -1,88 813 41,73 88,52 T Potash POT 41,96 -2,12 -4,81 2 727 41,96 63,19 T Teck Resources TCK B 37,36 -1,40 -3,61 3 157 27,39 64,62 SERVICES PUBLICS Foitis ETS 32,50 0,14 0,43 457 28,24 35,45 TransAlta TA 21,14 -0,14 -0,66 671 19,45 23,42 TECHNOLOGIE T CGI GIB A 18,65 -0,32 -1,69 494 16,24 24,30 Research In Motion RIM 16,72 -0,08 -0,48 1361 16,35 69,30 t'É'LÉ'COMMUNl'CÀHÔNS A BCE BCE 40,60 0,42 1,05 12 137 33,75 40,60 Bell Allant BA 27,93 -0,18 -0,64 344 25,21 29,19 T Rogers RCI B 36,95 -0,50 -1,34 1121 33,29 39,13 Telus T 55,43 -0,26 -0,47 475 44,98 56,30 fonds" négociés en "boürsé iShares DEX XBB 31,35 0,09 0,29 143 29,19 31,42 T iShares MSCI XEM 22,26 -0,50 -2,20 35 20,10 27,24 T iShares MSCI EMU EZU 28,34 -1,30 -4,39 266 25,57 42,22 T iShares S&P 500 XSP 14,17 -0,30 -2,07 379 12,31 15,77 T iShares S&P/TSX XIC 18,88 -0,30 -1,56 220 17,10 22,61 ?CE^ C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC Jn vers te de Sherb ooke eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1256,83 -12,22 -0,96 INDICE QUÉBEC IQ120 1350,26 -13,83 -1,04 RY 48,81 -0,76 -1,53 13 732 43,30 61,53 BCE 40,60 0,42 1,05 12 137 33,75 40,60 GCE 9,75 -0,13 -1,32 11985 3,22 11,93 ENB 36,16 0,36 1,01 11810 27,04 36,89 TRP 42,54 -0,03 -0,07 10 883 36,10 44,10 QUX 15,70 -0,10 -0,63 6 116 7,69 17,55 SU 29,54 -0,97 -3,18 5 200 23,97 47,27 XIU 17,04 -0,32 -1,84 5 081 15,61 20,71 HNU 9,64 0,12 1,26 4 678 9,44 30,96 MPC r 0/ 11,16 -0,34 -2,96 4 463 10,69 19,29 TAO 7,40 1,15 18,40 1105 4,70 7,75 HVU 29,98 2,51 9,14 818 8,69 63,76 HJD 9,78 0,71 7,83 22 7,30 14,12 HMD 6,35 0,45 7,63 40 4,42 11,49 vxx 44,84 2,54 6,00 112 19,08 62,87 NXJ 6,99 0,39 5,91 2 6,50 9,25 CJT A 7,73 0,43 5,89 1 7,05 9,49 HZD 5,86 0,32 5,78 1017 3,81 14,36 SDP UN 6,40 0,34 5,61 0 6,01 10,49 HSD 9,24 0,48 5,48 583 8,64 12,87 LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO B.Royaie BCE Grande Cache Coai En bridge TransCanada Quadra FNX Mining Suncor Energy iShares S&P/TSX Horizons BetaPro Fin.Manuvie Tag Oii Horizons BetaPro Horizons BetaPro Horizons BetaPro iPath S&P 500 VIX Nex J Systems Cargojet Horizons BetaPro Signature Horizons BetaPro LES PERDANTS EN % Pstmda Nwk Vt Ne US Goid Canadian Xinergy 5N Pius Mercator Minerais NGEx Resources Extract Resources Horizons BetaPro Mines Management Automoduiar LES GAGNANTS EN $ iPath S&P 500 VIX Horizons BetaPro Morguard Consteiiation B.Laurentienne iuiuiemon Tag Oii Horizons BetaPro Boardwaik Reai Empire Company LES PERDANTS EN Fairfax Financiai Waiter Energy Ni ko Resources E-L Financiai Domtar Domtar (Canada) Potash Bonterra Energy Fairfax Financiai Agrium NEW YORK S&P 500 1234,35 ?AS PNC B 8,16 -1,84 -18,40 0 8,16 17,75 UXE 3,62 -0,52 -12,56 1 3,55 9,25 XRG 3,06 -0,36 -10,53 78 2,38 6,20 VNP 5,42 -0,54 -9,06 328 5,10 10,25 ML 1,72 -0,16 -8,51 897 1,19 4,90 NGQ 2,71 -0,24 -8,14 33 1,05 4,00 EXT 8,26 -0,73 -8,12 1 5,96 11,05 HJ U 9,49 -0,82 -7,95 35 7,55 18,58 MGT 2,53 -0,21 -7,66 8 1,44 4,29 AM ¦$ vxx 1,70 -0,14 -7,61 11 0,70 2,25 44,84 2,54 6,00 112 19,08 62,87 HVU 29,98 2,51 9,14 818 8,69 63,76 MRC 72,63 -1,00 -1,36 3 43,70 77,50 CSU 75,15 1,40 1,90 13 47,75 78,00 LB 46,08 1,20 2,67 98 38,62 55,87 LEE 46,87 1,15 2,52 233 27,48 61,28 TAO 7,40 1,15 18,40 1105 4,70 7,75 HUV 23,32 1,14 5,14 49 9,93 30,70 BEI UN 52,15 1,05 2,05 59 39,75 52,41 EMP A $ PPH 62,99 1,02 1,65 38 50,66 64,24 406,10 -7,35 -1,78 79 346,00 433,30 WLT 66,47 -4,06 -5,76 8 57,35 133,40 NKO 45,50 -3,10 -6,38 334 39,00 105,28 ELP 372,00 -3,00 -0,80 1 371,00 510,00 UPS 77,39 -2,60 -3,25 22 63,88 102,31 UPX 77,52 -2,23 -2,80 0 66,00 101,97 POT 41,96 -2,12 -4,81 2 727 41,96 63,19 BNP 52,86 -2,04 -3,72 16 39,02 63,50 PPH U 406,00 -2,00 -0,49 0 354,00 419,00 AGU 70,70 -1,98 -2,72 873 63,93 98,02 Evolution sur 250 jours NASDAQ 2 596,38 -52,83 -1,99% Evolution sur 250 jours DOW JONES 11 997,70 -198,67 -1,63% LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (France) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) Nikkei 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) Fermeture var.pts var.% 579,25 -12,03 -2,0 3 095,49 -80,49 -2,5 5 874,44 -120,29 -2,0 14 979,07 -671,86 -4,3 36 641,31 -413,25 -1,1 57 455,02 -1207,81 -2,1 2 329,82 -2,91 -0,1 19 107,81 -132,77 -0,7 8 664,58 -57,59 -0,7 4 338,86 -12,39 -0,3 1 454,63 -18,93 -1,3 PÉTROLE 98,34 -2,15 $US v -2,14% ?OR 1709,80 -31,10 $US v -1,79% ?DOLLAR CANADIEN 97,79 -1,19 0US 1$US = 102,26(|: 0,7331 -0,0055 EURO ^ 1 EURO = 1,364$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6255 livre SUISSE 1$ vaut 0,9058 franc MEXIQUE 1$ vaut 13,412 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 0,9625 dollar CHINE 1$ vaut 6,2422 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,604 dollars JAPON 1$ vaut 75,9878 yens ÉCONOMISEZ L'ÉQUIVALENT D'UN MOIS GRATUIT* POUR VOS VÉHICULES COMMERCIAUX EN TÉLÉPHONANT AU 1 855 MOIS GRATUIT (1 855 664-7472).DesjardirtsAssurartcesEntreprises.com/MoisGratuit *Cette offre peut prendre fin sans préavis.Desjardins & HHI Desjardins Desjardins&Cie IBbI Assurances générales C'est tout Desjardins qui appuie ies entreprises Coopérer pour créer l'avenir ECONOMIE Crise de la dette souveraine Les pays de PUE acceptent la discipline de fer Les dirigeants cherchent toujours une entente sur le pare-feu, avant de discuter de l’application des mesures, autre source de division Bruxelles — Les dirigeants des pays de l’Union européenne sont tombés d’accord hier soir sur le principe d’un «pacte budgétaire» prévoyant un net durcissement de la discipline dans la zone euro, avec,(îes «règles d’or» dans chaque Etat, selon des sources diplomatiques.Sur un autre volet au moins aussi important, le pare-feu de la zone euro contre la crise, les dirigeants des Vingt-Sept n’ont cependant pas encore trouvé d’accord sur les «instruments» financiers pour contrer la propagation.«Il y a un accord sur le fond» de ces mesures censées aider à tirer les leçons de la crise de la dette, mais «les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas encore discuté de la forme juridique» que prendront ces réformes, un sujet qui risque de poser problème, a dit l’un de ces diplomates au premier soir d’un sommet de l’UE à Bruxelles.La question est de savoir si cette réforme, que Berlin veut voir gravée dans le marbre, sera réalisée via un changement du traité de l’UE ou via un accord intergouvememental des seuls pays de la zone euro, option qui semble désormais privilégiée au risque de creuser les divisions entre Européens.La question est l’objet de vifs débats.Devant ces clivages, «la stratégie du président de VUE, Herman Van Rompuy, c’est de discuter d’abord du fond.C’est uniquement quand il y aura un accord complet sur les contenus que les dirigeants parleront de la forme juridique qu’ils doivent prendre», a expUqué un autre diplomate.«Le problème risque d’étre la forme: comment adopte-t-on ces dispositions, quels changements de traités, quel périmètre^ Là, c’est une autre histoire, les problèmes n’ont pas été surmontés», a glissé une source.Plusieurs sources proches des négociations prédisaient «au moins» Le président de l’UE a décidé de discuter d’abord du fond, ensuite de la forme une longue nuit de tractations.Le «pacte budgétaire» endossé par l’UE reprend globalement les propositions franco-allemandes et celles d’Herman Van Rompuy et du président de la Commission, José Manuel Barroso, selon un projet de déclaration finafe obtenu par l’AEP.Chaque Etat de la zone euro devra adopter une «nouvelle règle budgétaire» au «niveau constitutionnel ou équivalent» affirmant que le budget national «doit en principe être à l’équilibre».C’est à la Commission européenne que revient la tâche de définir les principes de cette «règle d’or» chère au président français, Nicolas Sarkozy, qui n’a pas réussi, pour l’instant, à la faire adopter en Erance.«La Cour de justice aura autorité pour vérifier la transposition de cette règle au niveau national», ajoute le projet de communiqué.Il est aussi prévu de rendre quasiment automatiques les sanctions pour les pays dont le déficit public dépasse 3 % du PIB ou dont le niveau de dette globale enfle trop.«Dès que la Commiæion européenne déclare qu’un Etat membre dépasse le seuil des 3 %, il y aura des conséquences automatiques à moins que le Conseil [par un vote des Etats membres de la zone euro] en décide autrement à la majorité qualifiée», selon le texte.Des «circonstances exceptionnelles» peuvent être «prises en compte».Sur un autre volet au moins aussi important, le pare-feu de la zone euro contre la crise, les dirigeants des Vingt-Sept n’ont pas non plus encore trouvé d’accord sur les «instruments» financiers pour contrer la propagation, ont précisé ces sources.«Les dirigeants en discutent en ce moment même, il y aura certainement plus de débats là-dessus», a dit l’une d’elles.Agence France-Presse La BCE baisse son taux directeur à 1% Erancfort — La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé hier son principal taux directeur à 1 %, contre 1,25 % précédemment; prenant en compte la dégradation continue de la conjoncture en zone euro, en pleine crise de la dette souveraine.Après la décision d’hier, le baromètre du crédit en zone euro retrouve son plus bas niveau historique, décidé pour la dernière fois en mai 2009 et maintenu jusqu’avril de cette année.Lors de sa première réunion mensuelle dirigée par M.Draghi en novembre, le conseil des gouverneurs de la BCE avait déjà baissé son taux de 0,25 point à 1,25 %.- Agence Erance-Presse Groupe Germaiu iuvestira 80 uiillious Groupe Germain a annoncé une transaction de plus de 80 millions de dollars en capital-actions dans le Eonds d’investissement ALT Canada s.e.c.Cette transaction majeure comprend des investisseurs privés et des investisseurs institutionnels comme la Caisse de dépôt et placement du Québec, Investissement Québec, La Capitale Groupe financier et L’Industrielle Alliance, Assurance et services financiers.Elle permettra au Groupe Germain de poursuivre son expansion canadienne en ajoutant huit hôtels sous la bannière ALT.- Le Devoir Ford versera uu divideude Detroit — Lord a annoncé hier qu’il allait reprendre, pour la première fois depuis cinq ans, le versement d’un dividende, un premier paiement trimestriel de 5 eus étant prévu en mars.Dans un communiqué, Lewis Booth, directeur financier de Lord, précise que ce niveau de dividende pourra être maintenu «à travers les cycles économiques».- Reuters Les profits de Transcontinental chntent Les profits nets de l’imprimeur et éditeur Transcontinental ont fondu de 82 % à son quatrième trimestre en raison principalement d’une dépréciation d’actifs.Au cours de la période qui a pris fin le 31 octobre, l’entreprise montréalaise a enregistré un bénéfice net de 8 millions (10 C par action), contre 44,5 millions (55 C par action) pendant le trimestre correspondant de l’an dernier.En excluant la dépréciation de 52,2 millions des écarts d’acquisition et des actifs incorporels, le bénéfice net ajusté atteint 74 C par action, contre 78 C au quatrième trimestre de 2010.Le chiffre d’affaires a reculé de 3 % pour s’établir à 537,5 millions.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 A 7 ECONOMIE Mise en garde de la Banque du Canada La crise européenne menace l’économie canadienne Les consommateurs devraient faire preuve de prudence JULIAN BELTRAME Ottawa — La Banque du Canada a lancé hier une mise en garde contre les risques de contagion en provenance d’Europe, tout en prévenant que l’économie et les systèmes financiers canadiens étaient déjà affectés et que les risques de détérioration de la situation étaient élevés.Dans sa revue semestrielle du système financier publiée hier, la banque centrale a afhrmé sans détour que les Canadiens devaient commencer à se préoccuper de la crise de la dette en Europe et de ses possibles répercussions au pays.«Le Conseil de direction estime que les risques pesant sur la stabilité du système financier canadien sont élevés et qu’ils se sont considérablement accrus au cours des six derniers mois», a écrit l’institution.«Depuis juin, la désaffection mondiale pour le risque dans le sillage de la crise en Europe s’est.de Jait, traduite par un repli considérable du prix des actions et d’autres actif risqués ainsi que par un creusement des écarts de crédit au Canada, mais de moindre amplitude que dans la plupart des autres pays», a-t-elle ajouté.«Si la crise devait s’aggraver et s’étendre de plus en plus aux grandes économies européennes, elle pourrait se répercuter davan- «Les risques pesant sur la stabilité du système financier canadien sont élevés et se sont considérablement accrus au cours des derniers six mois» afin de contrôler la crise européenne de la dette «n’ont pas été à la hauteur».Non seulement l’économie mondiale est-elle vulnérable, mais de nombreux Canadiens qui ont profité de faibles taux d’intérêt pour accumuler les dettes pourraient bientôt être incapables de les rembourser, est-il par ailleurs écrit dans le document.La banque tage sur le Canada, par les canaux du crédit et du financement [.] Une évolution défavorable en Europe accroîtrait le risque d’une dégradation notable des conditions de financement des institutions canadiennes», a aussi écrit la banque.Aux yeux de l’institution, les mesures appliquées jusqu’ici centrale s inquiète tellement de l’endettement des ménages, qui atteint des niveaux sans précédent et continue à s’alourdir, qu’elle conseille à Ottawa de surveiller la situation de près.Elle a rappelé qu’une année s’était écoulée depuis que le gouvernement fédéral a resserré les règles d’obtention d’un prêt hypothécaire.Le marché immobi-ber a depuis pris du mieux, a indiqué la banque, et les Cana- diens continuent à emprunter à un rythme plus rapide que la croissance de leurs revenus.La banque a aussi rappelé que la faiblesse des taux d’intérêt et la piètre performance des marchés faisaient pression sur les régimes de retraite, qui sont plus à risque d’être incapables de s’acquitter de leurs obligations financières.Enfin, la Banque du Canada a indiqué que les marchés financiers avaient à l’oeil la dette souveraine du Japon et celle des Etats-Unis, en particulier à la suite du fiasco budgétaire du mois d’août à Washington, qui a mis en lumière le caractère dysfonctionnel de la situation politique états-unienne.fl existe un «risque, faible mais non négligeable», que les investisseurs qui financent le service de la dette de ces deux pays réclament des taux d’intérêt plus élevés, a dit la banque.La Presse eanadienne Bénéfice des six grandes banques: 23,6 milliards La Banque Nationale a inscrit un profit de 294 millions au dernier trimestre GERARD BERUBE Dernière des six grandes banques à dévoiler ses résultats financiers, la Banque Nationale ajoute son nom à ces institutions ayant affiché un bénéfice record.Sa contribution porte le bénéfice net cumulé des six à 23,6 milliards en 2011, en hausse de 15 % sur un an.Ce bénéfice net cumulé se compare à celui de 20,5 milliards de l’exercice 2010.Il traduit le fait que les banques ont terminé l’exercice en force, avec un bénéfice net total de 6,4 milliards au quatrième trimestre clos le 31 octobre 2011, en hausse de 34 % sur celui de 4,8 milliards du trimestre correspondant de 2010.La Banque Nationale a contribué à cette performance d’ensemble en comptabilisant un bénéfice net de 294 millions, ou de 1,74 $ par action, au dernier trimestre de l’exercice 2011, en hausse de 2 % sur celui de 287 millions, ou Bénéfice net des banques au 31 octobre (en millions de $) Actif (milliards) 2011 4^ trimestre 2010 Var.(%) 2011 année 2010 Var.(%) Rend, sur fonds propres Royale 752 1599 1121 h-43 % 4892 5223 -7% 18,0% TD 686 1566 994 -h58 % 5889 4644 +21 % 14,5% Scotia 575 1240 1115 H-11 % 5268 4339 +2^ % 18,8% Montréal 477 897 739 +2^ % 3266 2810 -ri 6 % 15,3 % CIBC 354 794 500 +59 % 3079 2452 +26 % 21,3% Nationale 156 294 287 + 2 % 1213 1034 -ri 7 % 17,7% Total 6390 4756 -h34 % 23607 20502 -h15 % de 1,66 $ l’action, dégagé un an plus tôt.Ces résultats renferment des charges non récurrentes relatives à l’acquisition de Wellington West Holdings et à des indemnités de départ.Cette transaction de 273 millions, annoncée en mai, a permis à la Nationale de détenir 100 % de la firme abritant 223 conseillers en placement répartis entre une cinquantaine de succursales au Canada et revendiquant un ac- tif sous administration de 10 milliards.Cette transaction explique en partie la hausse de 42 % du bénéfice net annuel dégagé dans le secteur Gestion de patrimoine Pour l’ensemble de l’exercice, la BN a dégagé un bénéfice net record de 1,21 milliard, en hausse de 17 % sur celui de 1,03 milliard de 2010.Par action, il est passé de 5,94 $ à 6,85 $, produisant un rendement sur fonds propres de 18,1 %, contre 17,7 %.La Banque a accompagné cette performance d’une hausse de 6 % de son dividende trimestriel, à 75 C l’action ordinaire.Outre la forte progression du bénéfice dans le segment Gestion du patrimoine, la Nationale affiche une augmentation de 6 % de son bénéfice dans le secteur Marchés financiers et de 9 % dans son secteur traditionnel Particuliers et entreprises.Le Devoir Bell augmente le dividende aux actionnaires Le fonds de retraite sera aussi renfloué à hauteur de 750 millions ERANÇOIS DESJARDINS Une fois de plus, Bell ouvre le portefeuille au bénéfice de ses actionnaires et de la caisse de retraite de ses employés.La société a annoncé hier ime nouvelle hausse de son dividende — qui cumule maintenant une augmentation de 49 % depuis trois ans — et un versement volontaire de 750 millions au fonds de retraite.La compagnie, qui cherche des moyens d’utiliser son encaisse excédentaire depuis l’échec de sa vente en 2008 pour satisfaire les actionnaires, va aussi racheter des actions à hauteur de 250 millions.Cela plaît généralement aux actionnaires, car il s’agit d’un geste qui raffermit le cours des actions en circulation.Depuis 2008, elle en a racheté pour 1,5 milliard.Quant au versement au régime de retraite, Bell a reconnu qu’il est entièrement déductible aux fins de l’impôt, son geste lui permettant d’économiser environ 170 millions à ce chapitre en 2012.Chez Bell, on espère effacer le déficit du régime de retraite, qui est à prestations déterminées, d’ici 2014.«L’augmentation [du dividende] reflète notre confiance en la réalisation de notre plan d’affaires, sentiment qui repose sur l’exécution efficace de nos impéra-tijs stratégiques par l’équipe de Bell ainsi que sur un solide bilan présentant d’amples liquidités, a dit dans im communiqué le président de Bell, George Cope.Nous avons la souplesse financière nécessaire pour récompenser nos actionnaires, tout en poursuivant nos importantes dépenses d’investissement dans les réseaux et les services à large bande.» Le groupe de télécommunications n’est jamais à sec de profits, qui se chiffrent généralement à plus de 600 millions par trimestre et à plus de 2 milliards par année.Le dividende va donc passer de 2,07 $ à 2,17 $ au cours de l’année 2012.Sur les marchés, l’ensemble des mesures semble avoir été bien reçu hier, car l’action de BCE, la société mère, a grimpé de 1 %, à 40,60 $, à la Bourse de Toronto.Le projet visant à vendre Bell à un consortium d’investisseurs en 2008 se voulait une réponse au mécontentement de certains actionnaires qui n’en pouvaient plus de voir le cours de l’action patauger autour de 28-30 $ pendant des années.Ironiquement, le cours de l’action a pris 10 $ depuis cette époque.«L’annonce est positive, car elle illustre bien le coussin financier dont dispose la compagnie et son engagement consistant à retourner de l’argent comptant aux actionnaires», a écrit dans une note aux clients l’anatyste Maher Yaghi, de Valeurs mobilières Desjardins.Le Devoir Les fabricants sont en train de rater une occasion d’investir La compétitivité du Canada risque d’en souffrir, explique Carlos Leitao ERIC DESROSIERS Une grande déception de l’après-crise au Canada s’avère la faible augmentation de l’investissement des entreprises dans de nouveaux moyens de production à un moment où elles ont pourtant un pressant besoin d’améliorer leur productivité, constate la Banque Laurentienne.Cette situation est d’autant plus préoccupante que les banques seront probablement bientôt forcées d’augmenter les taux d’intérêt qu’elles réclament aux entreprises et aux ménages.Les investissements des entreprises ont bien augmenté un peu depuis 2009, mais ils sont encore loin des niveaux qu’on aurait pu espérer compte tenu de la remarquable force du dollar canadien et des taux d’intérêt à un plancher historique, a déclaré hier Carlos Leitao, stratège en chef et économiste en chef de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, lors d’une conférence organisée par la section montréalaise de l’Association des économistes québécois (ASDEQ).«Lorsque vous enlevez la part de ces hausses qui vient de secteurs comme ceux de l’énergie et des mines, il ne vous reste plus grand-chose.Nos entreprises manufacturières en auraient pourtant grand besoin.» Il ne faudrait pas perdre encore trop de temps, a-t-il prévenu.La concurrence de la Chine et des autres économies émergentes gagne de plus en plus de terrain, notamment dans le principal marché,d’exportation du Canada: les Etats-Unis.Et puis, tous les experts ont beau dire que les banques centrales ne sont pas prêtes à relever leurs taux directeurs, cela ne veut pas dire que le coût du crédit effectif n’augmentera pas Les entreprises devraient profiter des bas taux d’intérêt bien avant pour les ménages et les entreprises.Les problèmes de dette souveraine de plusieurs pays sont venus, en effet, pousser à la hausse les taux d’intérêt en vigueur dans les marchés obligataires, ce qui se répercute sur le prix d’autres types de prêts, notamment les hypothèques, a-t-il expliqué au Devoir, en marge de la conférence.Le resserrement des règles financières internationales aura également un coût que les banques n’auront pas le choix, dit-il, de refiler à leur clientèle par une hausse des surprimes appliquées à leurs taux préférentiels.Mauvais calcul Selon Statistique Canada, les investissements en machines et en matériel des entreprises canadiennes s’élevaient à 110,7 millions l’an dernier en dollar constant.C’était un peu mieux que les 99 millions investis en 2009, mais moins que les 118,6 millions de 2006 et les 123 milbons de 2007 et de 2008.Selon certains, le faible niveau d’investissement des entreprises canadiennes serait entre autres attribuable aux PME, a-t-on rappelé hier.Ces dernières ne verraient pas pourquoi elles consacreraient une part de leurs maigres profits à la modernisation de leurs moyens de production alors que l’économie tourne qu ralenti, particubèrement aux États-Unis.«C’est vrai que la croissance économique s’annonce faible pendant encore un certain temps, a admis Jean-Pierre Aubry, économiste associé au CIRANO et au Comité des politiques publiques de l’ASDEQ.Mais c’est une raison de plus d’essayer d’améliorer sa compétitivité.» Le Devoir Léger Marketing acquiert la maison de sondage Isopublic, en Europe Léger Marketbig poursuit sa croissance internationale en faisant sa première incursion en Europe.Léger Marketing est devenu l’actionnaire majoritaire de la société de sondage et de recherche marketing Isopubbc, de Suisse.Isopubbc a été fondée en 1943.Son achat constitue la cbiquième acquisition de Léger Marketing au cours des dix dernières années, après cebe de Criterion à Toronto, Criterion Research à Edmonton, Claros Research à Cal-gary et Arc Research à Phüadel-phie.Léger Marketing compte mabitenant 800 employés répartis à ses bureaux de Montréal, Québec, Toronto, Edmonton et Calgary au Canada, Phijadelphie, Denver et Tampa aux États-Unis et Zurich en Sibsse.«L’acquisition d’isopublic est stratégique pour Léger Marketing puisqu’elle nous donne accès à sa clientèle internationale basée en Suisse.Notre présence en Europe nous permet également d’accompagner notre clientèle nord-américaine, telle que Johnson & Johnson, Microsoft, Merck, Wells Ear-go, Wal-Mart, AT&T, Scientific Games, Research in Motion, Adidas, Disney, Québécor, Loblaws, Cascades, Couche-Tard, L’Oréal, LG, Samsung et d’autres, sur les marchés européens», a précisé Jean-Marc Léger.Le président de Léger Marketing a tenu à souligner que c’est la première fois de l’histoire qu’une firme de sondage au Canada fait une acquisition en Europe.Il a rappelé que la majorité des firmes concurrentes canadiennes ont plutôt été achetées par des multbiationales, et que Léger Marketing préfère recourir à la stratégie biverse.Le Devoir Ralentissement des mises en chantier Ottawa — Le nombre désai-sonnalisé annualisé de mises en chantier d’habitations s’est établi à 181 100 en novembre, après s’être élevé à 208 800 en octobre, a indiqué hier la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).L’économiste en chef adjoint au Centre d’analyse de marché de la SCHL, Mathieu Laberge, a expbqué que cette baisse s’ex- pbque par le ralentissement de l’activité dans le segment des logements cobectifs.Le nombre désaisonnalisé annualisé de mises en chantier dans les centres urbains a reculé de 14,4 % en novembre, pour se situer à 158 900 en novembre.H a augmenté de 3,5 % dans le segment des maisons individuelles, mais il a diminué de 23,3 % dans celui des logements collectifs, pour s’établir respectivement à 63 600 et à 95 300.Toujours en novembre, le nombre désaisonnabsé annualisé de mises en chantier en mi-beu urbain a fléchi de 30,6 % en Qntario, de 13,4 % dans les Prairies et de 3,6 % en Colombie-Britannique, tandis qu’il a progressé de 8,3 % dans l’Atlantique et de 3,2 % au Québec.La Presse eanadienne Les petits frères des Pauvres La famille des personnes âgées seules 0^ 1.866.627.8653 h| Congédié?j_ Voyez François Gendron avocat ^ LL.L., M.A., Ph.D.N Vieux Montréal 514.845.5545 A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 EDITORIAL Périmètre de sécurité L’abdication La libre circulation des biens a désormais pour pendant la moins libre circulation des personnes.Il y a tout de la compromission dans l’entente «historique» signée mercredi par le premier ministre Stephen Harper et le président américain Barack Obama, qui mêle allègrement commerce et séciuité.L Josée Boileau es Américains n’en sont toujours pas revenus: dk ans après le 11-Septembre, ils restent convaincus que le Canada est un repère de terroristes et qu’il est de leur devoir de se mêler de les débusquer.Pas plus tard qu’en septembre dernier, cette thèse se retrouvait en toutes lettres dans un rapport émanant du département du Homeland Security, qui supervise notamment l’agence frontalière américaine.On y évoquait dès lors la possibilité d’ériger un mur entre les deux pays pour empêcher les passages illégaux! Le gouvernement américain a rapidement corrigé le tir: cette option n’était pas envisagée.«pour le moment».Mais il taut avoir ce scénario en tête quand il s’agit d’analyser le nouveau Ran d’action sur la sécurité du périmètre et la compétitivité économique conclu par le tandem Harper-Obama.Le plan répond certes à des besoins commerciaux: du côté canadien, on se plaint depuis longtemps des tracasseries administratives qui nui-V_ sent à l’accès au marché américain.En juillet ^ ~ .' , J 2009, un rapport conjoint des chambres de com-Æ merce canadieime et américaine en dormait une ¦ M d’exemples, insistant sur l’urgence ¦ A d’agir.On comprend dès lors que Perrin Beatty, président de la Chambre de commerce du Canada alors comme aujourd’hui, ait été dithjuam-bique mercredi.«Noël arrive tôt cette année pour tous les Canadiens», a-t-il commenté.Mais il y a un monde entre Funiformisation des noms des coupes de viande ou la facilitation des échanges des composantes nécessaires à la fabrication des voitiues et l’accès aux informations persoimelles des voyageurs.Le gouvernement Harper fait tout un plat de la protection de la vie privée contre l’ingérence de l’Etat: c’est poiu cette raison qu’il a aboli tant le registre des armes à feu que l’obligation de répondre au formulaire long du recensement.Poiu mieux marteler son point, il a même osé évoquer des risques imaginaires d’emprisoimement.Mais les milliards de dollars du commerce américain incitent à tous les compromis.Après l’obligatioii faite aux Canadiens de se doter d’un passeport pour entrer aux Etats-Unis, il faudra maintenant que le Canada note spécifiquement qui sort du pays et poiu combien de temps, information qui sera disponible aux Américains qui en feront on ne sait trop quoi.La seule certitude, c’est que les risques de dérapage sont bien réels — le cas Maher Arar, Canadien que les Américains ont sans vergogne et sans preuve expédié en Sjuie où il a été torturé, ne peut mieux le démontrer.Et l’on connaît leiu fâcheuse tendance à dresser des listes de suspects bourrées d’erreurs, qui ont un impact épouvantable siu ceux qui sont pris dans de tels filets.En septembre dernier, un ancien diplomate canadien.Car Pardy, s’inquiétait de l’entente qui était alors en préparation.Il dénonçait vivement les importantes cpncessions demandées par les Américains en matière de sécurité.À la rigueiu, soulignait-il dans un rapport, l’échange d’informations serait acceptable s’il y avait un organisme où porter plainte.Or, ce mécanisme n’existe pas dans l’entente de mercredi.Il ne faut pas s’en étoimer: les Américains n’abandonneront aucune parcelle de contrôle en matière de séciuité.Le Canada sacrifie donc les droits civils au commerce.C’est en ce sens, terrible, qu’il s’agit d’une entente sans précédent.jboileau@ledevoir.com Crise de l’euro Le fatras ! D Serge Truffaut evoir de précaution oblige, tout un chacun se doutait bien que les banques centrales des pays qui partagent l’euro et celles des nations qui ne sont pas membres de la zone planchaient sur l’hypothèse d’un possible enterrement de la monnaie commune introduite,en janvier 2002.Mais très peu se doutaient que certains Etats avaient pris des mesures aussi avancées que celles publiées par le Wall Street Journal dans son édition d’hier.On y apprend que l’Irlande et la Grèce, qui ont adopté l’euro, fravaillent dans la plus grande discrétion à la remise à niveau de la production de leurs anciennes monnaies, la Suisse étudie le remplacement de l’euro comme moimaie de référence par un panier de moimaies, d’autres nations qui ne sont pas dans la zone songent ^__________ à implanter d’autres systèmes, etc.^ En clair, cette série de gestes révèle que ce qui ''' était impensable en septembre est désormais J ^ dans l’ordre des choses.Tout le monde ou \ A presque affûte ses armes en fonction d’une re-conhguration de la zone.Soit celle-ci demeure en l’état soit elle se subdivise, soit elle éclate carrément Signe d’un temps financier empreint d’une morosité extrême, de ce côté-ci de l’AÜantique, et à Wall Street en particulier, les J.P.Morgan Chase & Co.multiplient les conseils selon lesquels il faut parier sur la fin de l’euro tel qu’on l’a connu.En attendant l’issue du énième sommet de la dernière chance qui se tient aujourd’hui, beaucoup d’observateurs comme des acteurs politiques assurent qu’il y a d’ores et déjà un perdant et un gros: le Royaume-Uni.En effet, dans tous les cas de figure, il est clair que la marge de manoeuvre du Royaume-Uni sera amputée.Si la monnaie unique sombre en tout ou en partie, alors la santé économique de Londres et des environs sera chancelante étant doimé que les 17 absorbent les deux tiers des exportations britanniques.Si «Merkozy» obtient satisfaction en matière d’harmonisation budgétaire, fiscale, économique, alors on assistera à une réduction des pouvoirs financiers dont la City s’est dotée.Au 10 Downing Street on craint comme la peste que dans la foulée de cette crise, le couple franco-allemand mette à profit les changements proposés, s’ils sont acceptés par des tiers, pour mieux gommer certaines des capacités financières de Londres.D’où le souhait formulé par le premier ministre David Cameron que toute réforme de la zone euro soit l’objet d’un traité discuté par les 27 membres de l’Union européenne (UE).Pauvre Cameron! Il est aussi coincé entre divers clans européens qu’il l’est en interne.D’un côté, il compte dans sa coalition des membres du Parti libéral-démocrate qui s’avèrent les plus europhiles des élus britanniques; de l’autre, il doit ferrailler avec un caucus conservateur eurosceptique qui tient mordicus à ce qu’un référendum sur le maintien des liens avec l’UE soit organisé sachant fort bien que selon les sondages, les partisans du divorce avec le continent l’emporteraient largement.Lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2010, Cameron espérait fonder un axe franco-britannique pour rééquilibrer des rapports de force qu’il jugeait frop à l’avantage de l’Allemagne.À cause de la crise, son espoir a été douché.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO îTfPHtiJ f?£votuT(oM \PDIV Dopa MK HAîiMowiSttS U5^A/CAMAI>A apB'tî-o'i Solidarité bien ordonnée passe par des impôts bien dirigés La période des Eêtes est faste en appels à la charité.Ceux-ci prennent parfois de curieuses formes lorsque ceux qui donnent le font contre un éventuel retour sur leur don qui leur permettra de consommer ce que ceux à qui est destinée leur générosité n’auront jamais accès: dégustation de vins, soupers cinq services, livres neufs, rencontres avec gens célèbres, et tutti quanti.C’est le concept de lots mis aux enchères qui a fait son apparition dans les dernières années.Il n’est peut-être pas inutile de rappeler, surtout au moment où sont diffusés différents rapports qui font état d’un écart croissant entre riches et pauvres, notamment au Canada, que la plus discrète et la meilleure manière de partager sa richesse est de payer ses impôts, tous ses impôts.C’est aussi de faire pression sur les gouvernements pour que ces impôts soient dirigés vers les secteurs les plus pertinents en matière de lutte contre la pauvreté: éducation, santé, logement abordable.et vers Tart et la culture qui enrichissent l’âme et l’esprit et dont la majorité des créateurs vivent avec de faibles revenus.Nicole Brais Québec, le 7 décembre 2011 Bravo les filles ! Les «enfants de la réforme» nouvellement admis au cégep auront cette année leur premier résultat, leur première moyenne, leur premier bulletin compilé par les «vieilles instances du cégep».On LETTRES nous avait prédit le pire; sans langue, sans culture, sans le bagage qu’aurait dû leur inculquer l’école secondaire afin de réussir convenablement leur cours au collégial.Les entités sévères et invisibles de notre ministère sonnaient d’emblée l’alarme au cancre.Enseigner aujourd’hui c’est aimer avant tout.Enseigner c’est croire en l’autre.Les failles du système sont nombreuses: on ne peut plus évaluer un collège de région avec les mêmes critères qu’un collège de Montréal.Il y a aussi, même si on n’ose l’admettre, un fossé qui se creuse entre les écoles privées et les écoles publiques, les hommes et les femmes, les nouveaux arrivants bons en math mais faible en français et les «Québécois» bons en langue mais faibles en math.L’éducation, tout comme la santé, est trop souvent sujette à l’alarmisme populaire.Mes élèves en 2011 ont été fantastiques, allumés, intelligents, drôles, travaillants, curieux, et il y avait parmi eux des étudiants supérieurs à tous ceux que j’avais rencontrés jusqu’ici.Pour la première fois en vingt ans d’enseignement, je vais octroyer la note de 100 % comme note finale en français à trois de mes élèves.En plus de répondre exactement aux cinq tests de lecture, elles (oui, ce sont des filles) ont écrit deux dissertations impeccables sur Molière, Voltaire, Rousseau, la censure en littérature, les écrivains de la Révolution, incluant des références dignes d’étudiants de troisième cycle à l’université (Annie Le Brun, Nietzsche, Yves Bonnefoy, Edgar Morin, Derrida, Gilles Deleuze).Merci beaucoup, vous venez de briser toutes les moyennes comme tous les préjugés.Et j’en profitç pour vous nommer: Arianne Vanasse, Eve-Marie Robinette, Jasmine Saint-Martin.Bravo les filles! Jean-François Poupart Professeur au collège Edouard-Montpetit, docteur de lettres modernes et écrivain Le 7 décembre 2011 Mise à l’écart du Canada Le Devoir n’a pas signalé la créatipn le 3 décembre de la Communauté des Etats latino-améric,ains et caraïbes.(CELAC).Trente-trois Et^ts des Amériques se sont réunis sans les Etats-Unis et le Canada.Il ne faut pas s’illusioimer; malgré les dénégations diplomatiques, il s’agit bien d’une remise en cause directe de l’Organisation des Etats américains, OEA, cette association de souris dominée par un chat.(34 Etats sauf Cuba).Cette mise à l’écart du Canada résultant de l’actuelle politique servile du gouvernement Harper, qui s’illusionne en se voyant «rat» à l’abri du chat, met en péril la prégnance et la légitimité de la Cour interaméricaine des droits de l’homme de l’OEA et de ses Déclarations de droits.Il n’y a donc pas qu’à Durban ou à Jérusalem que la politique internationale réactionnaire du Canada a des conséquences graves, non seulement sur les droits, le respect du Canada dans le monde, mais encore sur ses opportunités économiques.Georges A.LeBel Avocat à la retraite et professeur de droit à l’UQAM Le 7 décembre 2011 LIBRE OPINION Troublantes inégalités sociales Collectif d’auteurs Qui aurait envie de se contenter d’un salaire de misère de 10 000 $ par année?C’est pourtant le lot d’un grand nombre de travailleurs à statut précaire.Le problème, c’est que leur situation se détériore au lieu de s’améliorer.Il y a 20 ans, la moyenne des salaires de la tranche supérieure (les 10 % qui reçoivent les salaires les plus élevés) était huit fois plus grande que la moyenne des 10 % du bas de l’échelle.Aujourd’hui, cette différence, loin de s’atténuer, est 10 fois plus grande.Le rapport tout juste dévoilé par l’OCDE sur ce sujet est alarmant.Réputé comme étant l’un des meilleurs pays du monde il y a quelques années à peine, le Canada voit désormais sa situation économique et sociale se dégrader sans cesse — et nous ne parlons pas de l’immense pauvreté qui subsiste dans de nombreuses communautés autochtones, comme c’est le cas à Attawapiskat.Un scandale! Des esprits mesquins se consoleront en pensant que ces écarts sont bien pires aux Etats-Unis à 15 contre 1, mais avouez que de pareilles inégalités sociales sont loin d’être enviables avec ces millions de sans-emploi à la recherche d’un toit.Il y a pourtant moyen de faire autrement: dans des pays comme la Suède, l’Allemagne et le Danemark, ce ratio n’est que de 6 contre 1.Une différence de 6 contre 1, comparati- vement à 10 contre 1 au Canada! L’OCDE ne nous avait guère habitués à ces élans de compassion.Il y a quelques années à peine, elle incitait les pays industrialisés à la déréglementation et à l’assouplissement de leurs conditions de travail.Aujourd’hui, elle fait amende honorable en critiquant la progression du temps partiel chez les travailleurs et en déplorant l’insuffisance des prestations sociales pour redistribuer la richesse.Pire, elle croit qu’il faudrait surtaxer les plus riches parmi les riches, ceux qui gagnent des salaires exorbitants! C’est le monde à l’envers.«Ce n’est même pas une question morale.C’est une question économique», affirme Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE.Car voilà que de telles inégalités désespèrent les jeunes, nourrissent le cynisme envers la société et nuisent à la croissance de l’économie.C’est le monde à l’envers, disions-nous! Il est prouvé que le dollar des plus pauvres se dépense localement, faisant tourner l’économie du voisinage, alors que le dollar des plus riches s’abrite derrière les évasions et les paradis fiscaux, avec bien peu de retombées locales.A se demander qui sont les véritables assistés sociaux! Le hasard a voulu que ce rapport de l’OCDE soit rendu public au lendemain de la guignolée des médias.Une journée de l’année où tous mettent la main à la pâte pour permettre aux plus mal pris de mettre un peu de beurre sur leur pain.Bien des groupes d’employés se cotisent aussi pour offrir des paniers de Noël qui seront redistribués par des organismes d’entraide.Bravo! Ce sont là de beaux gestes à imiter.Toutes ces initiatives de partage sont nécessaires, essentielles même, tellement la détresse est grande.Mais elles ne nous dispensent pas de l’obligation de construire une société plus juste.Le problème, c’est que la pauvreté n’intéresse personne, les médias les premiers.Les inégalités sociales donnent rarement lieu à de grandes enquêtes, à des remises en question.Pendant qu’une nation tout entière s’insurge — avec raison — contre l’intimidation à l’école, que fait-on pour combattre les préjugés envers les pauvres et les assistés sociaux qu’on ne cesse d’intimider sur la place publique?Quelles mesures nos gouvernants sont-ils prêts à adopter pour que notre société soit un peu plus égalitaire, pas seulement à l’approche de Noël, mais durant toute l’année?Ont signé ce texte: Guy Bédard, Grégoire Bissonnette, Miehel Cantin, Robert Fleury, Miehel Laberge, Gabrielle Laehanee, Marguerite LaRoehelle, Lisette Lemelin, Laurette Lepage, Denise Pageau, Annine Parent, Jaeques Raeine. LE DEVOIR LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 A 9 IDEES Élections dans Bonaventure Une défaite morale dans le Grand Livre des indépendantistes progressistes MARC LAVIOLETTE PIERRE DUBUC Respectivement président et secrétaire du SPQ Libre e 5 décembre dernier, lors du dévoilement des résultats de l’élection partielle dans Bonaventure, le Parti libéral, le Parti québécois et Québec solidaire ont crié «victoire»! Victoire réelle pour un, victoire morale pour les deux autres.Mais les véritables gagnants étaient deux partis «officiellement» absents de cette confrontation électora-e: la Coalition avenir Québec (CAQ) de Sirois-^Ægault et la coalition Québec solidaire-NPD! Que le candidat libéral ait réussi à remporter l’élection avec près de 50 % des suffrages exprimés, malgré un taux d’insatisfaction stratosphérique à l’endroit du gouvernement Charest, en dit plus sur la faiblesse des partis d’opposition que sur un quelconque engouement des citoyens de la circonscription de Bonaventure pour le Parti libéral.Mme Marois s’empêtre Mme Pauline Marois a eu beau déclarer, le soir de l’élection, que sa présence pendant neuf jours dans la circonscription s’expliquait par son «amour des Gaspésiennes et des Gaspé-siens», tout le monde avait compris qu’elle devait prouver que le Parti québécois pouvait, sous son leadership, remporter la prochaine élection générale.Le moins qu’on puisse dire, c’est que malgré un gain de 8 points de pourcentage par rapport au dernier scrutin, la démonstration n’est pas probante.Le chroniqueur du Devoir Michel David a pertinemment rappelé que, lors de sa dernière victoire générale, en 1998, le Parti québécois, bien qu’il ait perdu la circonscription aux mains de Nathalie Normandeau, avait tout de même récolté 46,5 % des suffrages.Avec un maigre 37 %, en effet, on est loin du compte.Pour expliquer la défaite de son parti, Mme Marois a donné, entre autres raisons, l’absence de la CAQ! Selon elle, le parti de Sirois-Legault aurait divisé le vote fédéraliste et favorisé l’élection du candidat péquiste.Mis à part l’incongruité d’expliquer une défaite par une absence, l’explication n’est pas crédible.Mme Marois, dont les sondages constituent pourtant le sextant politique, sait très bien que les deux tiers des appuis potentiels à la CAQ proviennent de l’électorat péquiste.Un autre argument invoqué comme facteur explicatif du piètre résultat du PQ est la crise que traverse le parti depuis la démission de cinq députés.«Nous sommes perçus comme un parti de “chicanes"», a déploré Mme Marois en agitant sa baguette de préfet de discipline.Mais c’est elle-même qui a déclenché la «chicane» qui a conduit aux démissions et à la dégringolade du parti dans les sondages, avec le projet de loi 204 sur l’amphithéâtre de Québec.Avant la «chicane», le PQ dominait dans les sondages avec 34 %; il fait à peine la moitié de ce score aujourd’hui.Le tango se danse à deux, non à trois Mme Marois fait une cour assidue à Pierre Karl Péladeau.Après l’affaire de l’amphithéâtre, ce fut la valse-hésitation sur le projet de loi ayant pour but de moderniser la loi antibriseurs de grè- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois et l’actuel chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, à l’époque où ce dernier était un membre influent du Parti québécois.ve, une mise à jour nécessaire comme l’a révélé le conflit au Journal de Montréal.Bien que déposé à l’origine par le député péquiste Guy Leclair, Mme Marois y a subitement vu, à la vieille du vote, un «déséquilibre» en défaveur de la partie patronale.Le député Leclair ayant été, la veille du vote, écarté du caucus, sous de fausses allégations d’avoir été une «taupe», c’est la députée indépendante Louise Beaudoin qui a appelé le vote en commission parlementaire.Et ce n’est qu’après avoir été sermonné publiquement par les dirigeants de la FTQ, de la CSN et de la CSQ, que le Parti québécois a rapphqué en catastrophe pour soutenir le projet de loi.Cette tiédeur — pour employer un euphémisme — de Mme Marois à l’égard des droits des travailleurs ne nous étonne pas.Sa feuille de route à ce chapitre, depuis qu’elle préside aux destinées du Parti québécois, est éloquente.Elle a pris une telle distance à l’égard des organisations syndicales qu’elle a manoeuvré de façon à ce qu’il ne soit fait aucune mention, dans le programme adopté au mois de juin dernier, du monde du travail et des organisations syndicales.Même les mots «travailleurs» et «travailleuses» y sont absents! Une première dans l’histoire du Parti québécois! Lors du conflit au Journal de Montréal, Pierre Karl Péladeau aimait répéter qu’il «faut être deux pour danser le tango», insinuant une absepce de volonté de négocier de la part du syndicat.À deux reprises, Mme Marois s’est présentée siu la piste de danse, mais M.Péladeau l’a éconduite.De toute évidence, PKP a trouvé son partenaire dans Pran-çois Legault.Dans ses médias, il promeut sa personne et son parti à coups de sondages favorables et de pages frontispices bien léchées.La coalition QS-NPD Au lendemain de la dernière élection fédérale, et de l’appui ouvert d’Amir Khadir au NPD, nous soulignions le fait que, dans 59 circonscriptions au Québec, le NPD disposera d’une infrastructure organisationnelle et politique qui pourrait être mise au service de Québec solidaire.C’est exactement ce qui s’est produit dans Bonaventure.La candidate de Québec sohdaire venait directement du bureau du député NPD de la région.Sur le site Internet de Québec sohdaire, on présente Patricia Chartier comme une «passionnée que le nouveau député fédéral est allé chercher pour s’occuper des relations avec les citoyens à son bureau de circonscription, en raison de sa connaissance des dossiers régionaux».Non seulement on évite de mentionner le nom du parti du député, mais on présente Patricia Chartier comme une personne, sans afh-liation politique! Le morceau est un peu gros à avaler! Mais, soyons bons joueurs, concédons la victoire morale à Québec sohdaire.et au NPD! Et inscrivons l’élection de Bonaventure dans la colonne «défaite morale» du Grand Livre des indépendantistes progressistes! Le lien social pour prévenir l’intimidation à l’école DENIS JEEEREY Professeur titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval école est un milieu de vie qui vise à préparer les élèves à leur insertion sociale et professionnelle.La dimension I sociale comporte un enjeu éthique pri-I mordial: l’apprentissage du hbre exer-ü cice des libertés et responsabilités comme citoyens.Dès lors, comment un milieu qui vise de tels objectifs peut-il sécréter lui-même autant d’actes asociaux, anomiques et destructeurs?Doit-on penser que les règles scolaires, fondées sur le respect absolu de la dignité de chacun, ne sont pas sufhsamment claires?Certes, le principe du respect mutuel est inconditionnel.C’est siu celui-là qu’on fonde tous les autres.Mais poser un principe ne sufht pas, il doit être continuellement rappelé, enseigné, illustré par des exemples concrets et bien réels.L’exercice du respect d’autrui se constate dans plein de petits actes quotidiens que nous nommons, par convenance, des rituels.En effet, nous montrons du respect à autrui lorsque nous le saluons, lorsque nous l’accueillons, lorsque nous nous excusons après l’avoir bousculé.Dans nos usages, nous nous servons des rites de salutations, de politesse et de civilité pour montrer notre respect, notre considération et notre déférence.Les rites sont des actions réciproques.Qn se conduit vis-à-vis autrui comme on aimerait qu’il se conduise à notre égard.11 existe une multitude de rites qui visent la régulation de nos conduites sociales.En plus de manifester le respect, ces rites visent également à créer ou recréer des liens sociaux, un esprit de corps, un sentiment d’appartenance.Tous semblables sous un même toit.Les petites différences individuelles sont alors amenuisées par l’effet béné-hque du sentiment d’appartenance.Coupable:1a différence.Les élèves victimes de harcèlement et d’intimidation, le plus souvent, sont différents des autres.Différence physique, différence sexuelle, différence d’origine, différence religieuse.Aussi minime soit la différence, elle peut être objet de moquerie et de mépris.D’un point de vue politique, un établissement scolaire peut renforcer les règles et policer davantage les élèves, mais cela risque de créer un sentiment carcéral.L’école ne peut devenir un milieu carcéral.Qn peut psycholo^ser ces situations et traiter les élèves fautifs.Mais combien faudrait-il d’intervenants poiu rencontrer tous les élèves dont les comportements sont irrespectueux des autres?D’un point de vue social, le maître problème est celui de l’acceptation des différences.N’est-ce pas là, par ailleurs, l’ultime objectif du nouveau programme Ethique et culture religieuse?La question essentielle est celle-ci: comment créer du hen social inclusif?La réponse qui m’apparaît la plus pertinente est la suivante: par les rituels.Usage des rites Le milieu scolaire doit insister sur les rituels pour l’accueil, pour les échanges sociaux, pour la politesse, pour la civilité, pour le sentiment d’appartenance, etc.Les rites ont cette faculté de véhiculer du sens, des valeurs choisies et des sentiments d’appartenance.De plus, les rites rassemblent, sans les inhiber, toutes,les différences sous une identité commune.Evidemment, il n’y a pas une recette miracle aux nombreux problèmes causés par l’intimidation et le harcèlement.Mais l’usage des rites a ceci de particulier qu’il engage tout un chacun sans dépenser un sou.Ritualiser, c’est consacrer un peu de temps pour que chacun de nous coqnaisse et se reconnaissance.Le ministère de l’Éducation peut certes investir des sous, mais ce ne sera jamais suffisant.L’investissement éducatif ciblé sur les rites qui créent du lien social demeure incontournable.La place des femmes Lise Payette À la douce mémoire des féministes disparues ous venons de commémorer la mort y T' des filles de Polytechnique pour la y 22® fois.La douleur n’a jamais disparu y malgré les années.Des femmes se 1 1 sont donné comme mission de garder le dossier ouvert, car le drame de Polytechnique n’a jamais été élucidé.Trop de questions sont restées sans réponse parce que notre société n’a pas eu le courage de faire face au débat qu’il aurait fallu faire, aux responsabilités qu’il aurait fallu assumer; il était tellement plus simple de parler de la fohe du tueiu que du droit des femmes d’être partout.Pendant qu’à Qttawa les conservateurs majoritaires s’apprêtent à détruire le registre des armes à feu qui incarnait la victoire des femmes assassinées siu ce monde armé jusqu’aux dents, Louky Bersianyk est morte à son tour.Elle était une amie, du genre qu’on aime beaucoup et qu’on ne voit pratiquement jamais parce que nos routes se sont séparées il y a bien longtemps et qu’on regrette de ne pas avoir relancée quand il en était temps.J’ai connu Lucille à Paris.Nous avions 30 ans.Nous étions toutes les deux, au même moment, à la recherche d’un sens à nos vies de jeunes femmes qui avaient pensé que le mariage était la clé du bonheur et de la réalisation de nos rêves pour découvrir que nous étions chargées de l’intendance familiale pendant que nos maris déployaient leurs ailes, travaillant à leur avancement et à leur réussite personnelle.Celle qui allait devenir Louky des années plus tard disait souvent: «Oui, mais nous.qu’est-ce qu’on fait?» Ce nous, c’était le nous des femmes.Nous, les femmes, on fait quoi?Pendant des heures on se demandait s’il y avait de la place pour nous quelque part.Qn a vite épuisé la liste complète des «rebelles» françaises ayant laissé leur nom dans l’Histoire ou la littérature ou les arts avec le sentiment que le monde que nous avions laissé au Québec, même avec les rumeurs de Révolution tranquille qui nous arrivaient de temps en temps, ne se distinguait pas particulièrement par son ouverture en faveur des femmes.Un jour, les Letarte, c’était leur nom, nous ont demandé l’hospitalité.Ils manquaient d’argent, car ils attendaient une bourse ou une subvention qui n’arrivait pas.C’était l’été.Pendant que mes enfants étaient au camp de vacances, nous avons partagé l’appartement pendant deux mois.C’est durant ces deux mois que je suis devenue la spécialiste d’une cuisine pas coûteuse, faite de pain, de fromage et de tomates, «car c’est tout ce que nous avions», et que Louky et moi avons découvert le féminisme.Nous en parlions pendant des heures.Nous parlions de faire fructiher nos talents, de réclamer l’égahté pour toutes les femmes, de cesser d’être la moitié de quelqu’un et de devenir un être humain à part entière capable d’assumer ses responsabilités.Nous avons découvert de Beauvoir et l’égalité qui commence dans le porte-monnaie.Nous avons découvert la lumière au bout du tunnel.Pour nous, le monde venait de changer.Nous ne serions plus jamais les mêmes.Péministes et hères de l’être.Peu de temps après notre retour au Québec, Louky publiait L’euguélionne et moi j’animais Place aux femmes.Nous étions devenues des femmes qui avaient de la suite dans les idées et nous n’étions pas seules.Le mouvement a pris de l’ampleur et des hommes ont hni par se rallier.Pas tous.D’autres, encore aujourd’hui, trouvent que les femmes prennent trop de place, qu’elles sont trop exigeantes et qu’il est plus que temps de les remettre à LEUR place.,.ces réactions sont souvent violentes.À travers le monde, la place des femmes est sans cesse remise en question.En Grande-Bretagne, en 2010, 3000 femmes ont été victimes de crimes dits d’honneur.Les hommes s’exportent et exportent leurs croyances et leurs coutumes en même temps.Des femmes, couvertes de la tête aux pieds, se déplacent dans les villes et les campagnes, enfermées sous les voiles de toutes sortes, privées de leur liberté et de leur dignité.En Chine et en Inde, on élimine les fœtus féminins avant la naissance sous prétexte de contrôler l’augmentation du nombre de citoyens.Pourquoi les tilles?Parce qu’elles n’ont aucune valeur et que chaque famille choisira d’attendre un garçon plutôt qu’une tille.La coutume s’étend maintenant à plusieurs autres pays d’Asie.Aux États-Unis, il y a quelques jours, à l’occasion de ce qu’ils appellent le Black Priday, 129 166 armes à feu ont été achetées par des citoyens américains qui croient dur comme fer à leur droit constitutionnel de posséder une arme.En 2008, on avait vendu 97 848 armes.Donc, une augmentation de 32 % cette année.Qn dit que les femmes ont beaucoup progressé depuis 50 ans.Qn a fait du chemin, paraît-il.Alors.qui c’est qui ne progresse pas?L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, JMontreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quehec)Y^\&ci D&gh.s&(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amelie Daoust-Boisvert('s£ïw?eJ , information politique Michel Dav\A(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côte et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaûXeier (reporters) ,J&axi-V\eTr& Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques), Emilie Eohe-Boivm {pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Genevieve Tremblay (commis internet) , Amelie Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-ParazeUi et Sophy Lambert-Racme (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Pare (directeur), Manon Derome (JSfontreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RauiviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxun-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Eihon, Marie-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 ACTUALITES CLIMAT SUITE DE LA PAGE 1 Le plan de l’Europe consiste à prolonger d’abord le protocole de Kyoto pour une deuxième phase de cinq ans, qui se terminerait en 2017-2018.Dès lors, si un nouveau traité sur le climat, qui regrouperait tout le monde, voyait le jour en 2015, les 193 pays qui ont ratifié la convention de Rio sur le climat en 1992 auraient deux ans pour s’engager dans ce traité ou protocole qui définirait les responsabilités et engagements de chacun.Entre-temps, la reconduction du protocole de Kyoto éviterait un effondrement du marché international des crédits d’émissions, lequel a continué de croître en 2001 à la grande satisfaction des milieux d’affaires internationaux, malgré l’incertitude qui entoure le sort de la deuxième phase de réductions.L’annonce de la nouvelle coalition de ce qu’on pourrait appeler les «pays partants» («Willing Coalition») a mis côte à côte aujourd’hui les ministres et plénipotentiaires des petits pays insulaires menacés de disparition par le relèvement des mers, le groupe des pays les plus pauvres de la planète, ainsi que différents autres pays d’Afrique et d’Amérique latine.La coalition était parrainée hier par le ministre danois de l’Environnement, Martin lidegaard, et son homologue gambien, Jato Sillah.La nouvelle alliance vise trois objectifs en accord avec la feuille de route proposée par l’Europe: d’abord, prolonger le protocole de Kyoto avec de nouvelles et significatives réductions; un mandat pour négocier un nouveau traité international réunissant tous les émetteurs dans un texte légalement contraignant; et la réali- sation rapide des engagements financiers pris à Copenhague et Cancün par les pays développés.L’autre grande surprise de la journée a été sans contredit l’appui offert à la stratégie européenne par les Etats-Unis et le Canada.«L’Europe a lancé Vidée d’une feuille de route.Nous appuyons cela»y a déclaré Todd Stern, le négociateur en chef des Etats-Unis lors d’un point de presse.«Que cela finisse ou pas par un traité légalement contrai-gnanty a-t-il dit, nous ne le savons pas maintenant.Mais nous sommes maintenant décidés à nous engager rapidement dans un processus qui mènerait dans cette direction.» De son côté, le ministre canadien de l’Environnement, Peter Kent, devait déclarer à l’issue d’une apparition publique non prévue à son programme: «Nous pensons que 2015 serait une date butoir raisonnable pour accoucher d’un traité contraignant qui prendrait effet» par la suite.Le Canada, a-t-il dit, souhaite retrouver dans ce futur traité les clauses sur la transparence, l’imputabilité et le suivi des émissions acceptées à Cancün, ainsi qu’un Eonds vert du climat, dont on disait hier qu’il était à deux doigts d’un accord.«Nous pensonSy a poursuivi Peter Kent, lors d’un point de presse improvisé, qu’il faudra aller de l’avant y plutôt bientôt que plus tardy parce qu’en nous attaquant aux changements climatiques qui touchent cette planète que nous partageons y qu’il y ait ou pas un traité contraignant dans le décory nous pensons que c’est une obligation morale pour tous les émetteurs de gaz à effet de serre de réduire leurs émissions.» Par contre, au cours de sa conférence de presse quotidienne — qui s’est tenue par téléphone hier —, le ministre Kent n’a pas une seule fois évoqué un éventuel traité «légalement contraignant».Il s’est contenté d’évo- quer un «nouveau régime» climatique, inspiré des ententes volontaires de Copenhague et de Cancün.Au moment oü Peter Kent tenait ces propos à Durban, son collègue Joe Oliver, ministre des Ressources naturelles, donnait le feu vert à Ottawa à un autre projet d’exploitation des sables bitumineux en Alberta, le projet Joslyn North, piloté par la multinationale française Total et dans laquelle l’empire Desmarais détient des parts importantes.n s’agit d’un projet de 9 milliards qui, selon le ministre, devrait rapporter 10 milliards aux gouvernements de l’Alberta et du Canada au cours des 40 prochaines années.Le ministre Oliver a indiqué qu’il serait favorable à raccourcir à deux ans les évaluations environnementales de projets de ce type.Celui de Total a exigé six ans d’examen.Lan dernier, deux études indépendantes des mécanismes fédéraux et albertains d’évaluation de ces projets ont démontré qu’ils étaient en deçà de ceux exigés par la Banque mondiale pour de grands projets dans les pays en voie de développement, notamment en raison de la faiblesse de l’évaluation des impacts cumulatifs de cette industrie croissante.A Durban hier, la plupart des délétés se préparaient à la longue dernière nuit de négociation qui pourrait se prolonger jusqu’aux petites heures demain matin.La direction sud-africaine de la conférence a réservé les salles et des moyens de transport pour les délégués jusqu’à dimanche afin de parer à toute éventualité.Une telle prolongation apparaît d’autant plus incontournable à plusieurs que les pourparlers se sont déroulés d’une manière moins encadrée que dans d’autres conférences, parsemées de palabres à l’africaine, dont l’utilité n’est contestée qu’en sourdine puisqu’il s’agit d’une coutume locale.Le Devoir MAC SUITE DE LA PAGE 1 d’affaires ont été mis au parfum par l’architecte Claude Provencher, dont la firme a signé récemment le projet d’agrandissement du Musée des beaux-arts du Canada et celui du Musée national des beaux-arts du Québec.Les artistes en arts visuels Geneviève Ca-dieux et Marc Séguin ont été nommés ambassadeurs de ce projet ambitieux, dont les coûts se chiffreraient à 88 millions selon l’étude.La contribution respective des gouvernements provincial et fédéral atteindrait 39 millions, et 10 millions seraient amassés dans le privé.Les raisons de cette métamorphose draconienne?Le MAC, à l’étroit depuis des années, plaide que seulement 1,5 % de sa collection permanente est exposée, ce qui est très loin des 10 % préconisés par les normes de l’UNESCO.De 3000 œuvres en 1992, la collection en comprend plus de 8000 aujourd’hui.Durant la même période, l’achalandage, propulsé par l’aménagement de la place des Eestivals, est passé de 110 000 visiteurs il y a 20 ans à près de 216 000 en 2012-2011.Or, le bâtiment, conçu à une autre époque, fait dos à la nouvelle place des Eestivals, et déploie plutôt à la face des festivaliers la porte de garage de son quai de chargement.«On veut doubler la surface d’exposition sans empiéter sur les terrains de la Place des Arts.Il s’avère qu’il est beaucoup mois coûteux de reconstruire sur nos fondations que de tenter de rénover le bâtiment actuel»y a soutenu hier Paulette Gagnon.Plus encore, la directrice affirme que le bâtiment, dont le budget final avait été limité à 33 millions en 1992, est toujours non fonctionnel et énergivore, sans compter son toit de verre, dont les puits de lumière n’ont cessé de fuir depuis l’ouverture.«Pendant la durée des festivals y on doit stopper tout déchargement en raison de la situation du garage sur la place.Une nouvelle construction va nous permettre de nous redéployer sur place des Festivals y où nous sommes devenus un pivot central.Il faut s’ouvrir sur la place qui MUSEE D’ART CONTEPORAIN Maquette du projet de reconstruction du Musée d’art contemporain de Montréal deviendra le cœur de la vue culturelle montréalaise avec la maison des Grands Ballets canadienSy le bâtiment du Wilder et peut-être éventuellement les bureaux de l’ONF»y soutient Mme Gagnon.Le projet d’agrandissement prévoit rapatrier l’espace occupé par le jardin actuel pour agrandir la superficie au sol du futur musée.Le reste de l’agrandissement se fera en hauteur dans les limites actuelles du pourtour du musée.Un jardin de sculptures serait aménagé sur un toit vert, accessible depuis un pavillon complètement vitré offrant au point de vue unique sur la place des Eestivals et l’esplanade de la Place des Arts.Même si aucun concept architectural n’a encore été proposé, l’étude de faisabilité prône la construction d’un édifice ouvert sur la rue, bordé de murs de verre au rez-de-chaussée, pour offrir aux passants l’accès à une partie de la collection.Une entrée directe sur la rue serait aussi aménagée pour la salle de spectacle du musée, dont la capacité est pour l’instant limitée à 150 personnes, faute de sortie de secours.«Depuis 20 anSy l’art actuel s’est taillé une place plus importante dans la vie des gens.L’art contemporain est intégré dans la ville et les gens veulent interagiVy comme nous l’a démontré l’œuvre lumineuse de Rafael Lozano-Hemmery qui a connu un grand succès sur la place des Festivals le mois dernier»y défend Mme Gagnon.La Place des Arts, qui est propriétaire de l’édifice du MAC, a déboursé les 150 000 $ requis pour cette étude de faisabilité.Le projet engendrerait aussi un réaménagement des garages souterrains de la PdA et de ses quais de chargement.Si le projet est approuvé, il reviendra au gouvernement de décider si cette construction doit faire l’objet d’un concours d’architecture et d’une construction en partenariat public-privé (PPP) — comme ce fut le cas pour la Maison symphonique —, affirme la directrice du MAC.Le Devoir PIRATES SUITE DE LA PAGE 1 britanniques, a rapporté au début du mois le New York Times dans ses pages.Et leurs intentions, pour une fois, ne sont pas voilées: dénicher ainsi les meilleurs hackers du monde, ces pirates informatiques qui agissent généralement sans intention de nuire, histoire de les mettre au service de Sa Majesté dans des opérations d’espionnage et de contre-espionnage qui se jouent désormais, de plus en plus, dans le champ numérique de la condition humaine.«C’est amusant y mais ce n’est pas étonnant» y lance à l’autre bout du fil Erédéric Bardeau, coauteur du hon-qnin Anonymous (éditions EYP), sorte de sociologie du Mouvement des anonymes, ces pirates informatiques qui mettent leur talent pour la défense de causes politiques ou sociales, en général, et en dérapant de temps en temps.«L’Internet est devenu massif et déterminant y politiquement y médiatiquementy économiquement y diplomatiquement.Dans ce contexte y la compétence informatique [y compris celle qui va dans les extrêmes techniques] se retrouve valorisée au maximum.Et le phénomène va aller en s’accentuant».donnant du coup un autre visage aux pirates informatiques, dont un nombre grandissant veulent aujourd’hui mettre les codes binaires au service du public.Exit la propagation de virus, informatiques dans le but de porter préjudice à un Etat, une entreprise ou une personne.Exit aussi les intrusions dans des systèmes pour voler de l’argent, dérober des plans ou salir une réputation.Le piratage informatique à valeur sociale, r«hacktivisme» comme on dit parfois, prend ses distances des terroristes numériques du Web et se pose même en gardien et en architecte d’une nouvelle démocratie, moderne et en réseau.«Il y a toujours eu des hackers qui ont fait de la poli-tiquey dit M.Bardeau.Mais lày on les voit de plus en plus se rapprocher de mouvements sociauXy comme les indignés du mouvement Occupy récemment.Ils se renforcent y s’internationalisent et ils s’organisent.Et c’est peut-être ce qui est différent.» Pirate contre tyran En septembre dernier, un groupe baptisé Teleco-mix, en provenance de la Suède, en a fait une démonstration éloquente en lançant une opération massive de piratage baptisée #OpSyria.Le but?Refaçonner le réseau Internet de la Syrie, contrôlé par le dictateur Bachar al-Assad, pour en faire un réseau libre et sécurisé et permettre du coup à l’opposition d’y prendre la parole et de la diffuser.Des codes alphanumériques ont été mis à contribution dans ce projet.Tout comme des relais placés à l’extérieur du pays pour naviguer sans crainte de représailles du tyran et de son régime.Dans les mois précédents, des attaques similaires avaient été menées en Egypte et en Tunisie.Pour les mêmes raisons.Les desseins sociorévolutionnaires des pirates informatiques portant le chapeau blanc — une image pour les distinguer des «chapeaux noirs», dont le génie informatique est mis au service du mal — sortent bien sûr des frontières de pays sous dictature et trouvent même un écho dans les démocraties saines, comme le Canada, oü ces hackers attisent depuis quelques années le débat sur le principe de «gouvernement ouvert».Selon eux, la technologie doit servir aujourd’hui à mettre une plus grande transparence dans chaque fragment de l’administration publique, et ce, afin de lutter contre la corruption, de promouvoir la participation civique et de refonder la démocratie.Leur idée d’ouverture fait son chemin.Et sous la pression de ces groupes de programmeurs engagés, de ces pirates indignés, plusieurs administrations — dont celle de Barack Obama —, mais aussi plusieurs municipalités, comme Montréal, commencent à adopter des politiques de libération de leurs données numériques afin de permettre à ces hackers de s’en servir comme matière première pour créer des outils visant à faciliter la vie des citoyens ou encore stimuler l’engagement social et politique.Solidarité numérique L’obtention de ces données par des voies légales est d’ailleurs au cœur de la démarche de ces hac-kerSy qui s’évitent ainsi d’y accéder par des chemins non officiels.Elle alimente aussi depuis quelques mois des «hackathons», ces rencontres de gentils pirates qui pendant une journée cherchent à développer de nouveaux outils de communication ou d’information à l’attention du public, sur la base de fichiers numériques que les administrations leur fournissent.Un événement de ce genre a été tenu à Québec début novembre.Demain, Montréal va en accueillir un pour poursuivre le développement de quelques applications imaginées lors d’un «hacka-thon» précédent, comme des applications pour être informé en temps réel des niveaux de pollution dans la ville, traquer les terrains contaminés ou suivre à la trace les élus fédéraux.En gros.L’événement va être couru par le génie informatique local, dont quelques éléments, aux jours et aux nuits éclairés par des écrans, pourraient bien être en mesure de trouver la réponse au casse-tête cryptographique mis en ligne par les services secrets britanniques.Actuellement, rapporte le New York TimeSy 50 personnes dans le monde auraient réussi à déjouer cette nébuleuse alphanumérique, accédant du coup à une page de félicitations.A l’intérieur, un message sans équivoque qui leur demande de «se servir de leur talent et de leur ingéniosité pour combattre le terrorisme et la cyberterreur» en devenant un élément de l’agence du renseignement britannique.35 postes sont à pourvoir d’ici ce printemps.Et comme à l’époque de Kim Philby, mais avec désormais d’autres moyens, il est possible que les services secrets de Sa Majesté réussissent, eux, avec ce casse-tête à faire changer de camp à un ou deux pirates informatiques.Qui sait.Le Devoir TURCOT SUITE DE LA PAGE 1 gestion et de qualité en conception et en construction)».Bien que le MTQ soit officiellement le maître d’œuvre du projet Turcot, dans les faits, il abandonne sa responsabilité entre les mains du privé.Le manque de ressources internes pour conduire de ^ands projets explique cette décision d’impartir la gestion du projet Turcot au privé, a-t-on indiqué hier au ministère.Déjà, tous les travaux préparatoires en cours (400 millions d’investissements) sont supervisés par un consortium formé des firmes de génie-conseil Aecom et BPR Ce consortium agit comme gestionnaire du préprojet.Le rapport de l’Unité anticollusion, que dirigeait Jacques Duchesneau jusqu’en octobre dernier, avait fait grand cas de la perte d’expertise au sein du MTQ.La crème des ingénieurs, y compris les dirigeants qui ont une connaissance intime de la culture de l’organisation, a été recrutée depuis longtemps par les firmes privées.«Tout se passe comme si le ministère avait autorisé le transfert des compétences vers le secteur privé y sans s’assurer de conserver suffisamment d’expertise pour gérer adéquatement son réseau»y écrit M.Duchesneau.Ce dernier en vient même à la conclusion que «le droit de regard du MTQ sur ses propres besoins s’émousse».Pour tenter de stopper cette érosion qui n’est pas étrangère aux problèmes de collusion et de corruption, selon le rapport Duchesneau, la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, et son collègue des Transports, Pierre Moreau, ont annoncé en octobre dernier une série de mesures.Le MTQ prévoit embaucher 1000 nouveaux employés (ingénieurs et techniciens) au cours des cinq prochaines années, créer un service spécialisé en structures à Montréal, un bureau de projets «responsable de la mise en œuvre de tous les projets d’infrastructures» et élaborer un cadre de gestion pour tous les projets d’infrastructures.Mais vraisemblablement, toutes ces intentions ne se sont pas concrétisées pour le projet Turcot.Les entreprises intéressées peuvent déposer une soumission pour devenir gestionnaire du projet d’ici le 21 décembre.Elles doivent être établies dans la région administrative de Montréal.Cet appel d’offres s’effectue en parallèle avec l’appel de qualification international lancé lundi par le MTQ en collaboration avec Infrastructure Québec.Ce dernier organisme gouvernemental est responsable de la coordination du processus de sélection du constructeur du nouveau complexe Turcot.Le cahier des charges, c’est-à-dire les caractéristiques techniques que doivent respecter les soumissionnaires, a été préparé par le consortium Aecom-BPR en collaboration avec d’autres entreprises, dont Price-waterhouseCoopers (conseiller en finance).Eraser Milner Cas-grain (conseiller juridique), Raymond Chabot Grant Thornton (conseiller en assurances et garanties) et VYM Consultants (conseiller en gestion de projets).Un maximum de trois candidats seront retenus au printemps et seront invités, dans une deuxième étape, à déposer une proposition technique et financière.Le projet doit être réalisé selon le mode conception-construction ce qui permet d’établir de façon fixe, estime-t-on, le calendrier de réalisation ainsi que les coûts.En effet, les documents de l’appel de qualification précisent que le concepteur-constructeur assumera tout dépassement de coûts et doit apporter les corrections, le cas échéant, sur une période de 10 ans.Le chantier doit démarrer en 2013, pour se terminer en 2017.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050 rue De Bleury 9" 1 imprimerie du Journal de Quebec 450 avenue Bechard Quebec qui est la propriété d'organisations reconnues dont la cause les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi etage Montreal (Quebec) H3A3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc 12 800 rue Brault St Janvier de Mirabel Quebec division de Québécor Media 612 rue Saint Jacques Montreal qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media 612 rue Saint Jacques Montreal — Enregistrement n° 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007 LE DEVOIR LE VENDREDI 9 DECEMBRE 2011 A 5 ACTUALITES Procès ’ Shafia se décrit comme un père libéral et tolérant ALLISON JONES Kingston — Au cours de son témoignage à son procès pour meurtres à Kingston, Mohammad Shafia a déclaré hier qu’il était un père aimant et indulgent, même si ses enfants étaient cruels avec lui.L’homme de 58 ans, accusé du meurtre de ses trois filles et de sa première femme, a afhr-mé que sa famille était d’esprit libéral, précisant que ses hiles avaient le droit de faire ce qu’elles voulaient et de porter les vêtements de leur choix.L’autoportrait que l’homme a brossé devant les jurés est bien loin de la version des témoins de la Couronne qui se sont relayé à la barre pendant six semaines.La cour a notamment entendu que les hiles de Mohammad Shaha avaient peur de lui et avaient supplié les autorités de les retirer de leur maison familiale.L’homme a aussi été enregistré à son insu alors qu’il insultait ses hiles, quelques jours après leur mort.Dans le même enregistrement, le résidant de Saint-Léonard affirmait qu’il «referait la même chose» même si ses hiles revenaient à la vie 100 fois.Ce qu’il voulait dire par là, c’est qu’il continuerait à leur donner de bons conseils, a-t-il déclaré hier devant le jury.Et lorsqu’il a affirmé «que Dieu les maudisse», il voulait en fait se maudire lui-même, a-t-il expliqué.Quand le père de famille a dit espérer que «le diable défèque sur leur tombe», ce n’était pas littéralement ce qu’il voulait dire.«Pour moi, ça veut dire que le diable les visiterait dans leur tombe», a-t-il déclaré par le biais d’un interprète.«Si elles ont fait de bonnes choses, le résultat sera bon, si elles ont fait de mauvaises choses, ce sera à Dieu de décider.» L’avocat de l’accusé, Peter Kemp, a avancé qu’il s’agissait d’une expression commune en dari, la langue maternelle de l’accusé.Mohammad Shaha est le premier témoin appelé à la barre par la défense, les témoins de la Couronne ayant tous livré leur témoignage.Il a affirmé que ses filles l’avaient «trahi» en ayant des relations amoureuses Contre-interrogé par la Couronne, il a admis qu’il croyait que le comportement des filles jetait le déshonneur sur famille.Mais le quinquagénaire a nié que juste avant leur mort, elles voulaient toutes fuir le milieu familial.«Non.elles étaient heureuses», a-t-il affirmé.11 a toutefois reconnu avoir eu connaissance d’une tentative de suicide de sa fille Sahar, mais a ajouté qu’il ne pouvait pas se souvenir s’il était à la maison ou en voyage d’affaires à l’étranger à l’époque, parce (\ü’«il ne s’agissait pas d’un événement extraordinaire».Le 30 juin 2009, les corps de Zainab, 19 ans, de Sahar, 17 ans, et de Geeti, 13 ans, ainsi que le corps de la première femme de leur père.Roua Amir Mohammad, 52 ans, ont été découverts dans une voiture submergée dans une écluse du canal Rideau à Kingston.La Couronne soutient que le père des adolescentes, l’homme d’affaires d’origine afghane Mohammad Shafia, leur mère, Too-ba Yahya, 41 ans, et leur frère Hamed, 20 ans, ont tué les quatre victimes alors que la famille rentrait d’un voyage à Niagara Falls, parce qu’elles déshonoraient la famille.Les trois accusés ont plaidé non coupable aux quatre chefs d’accusation de meurtre prémédité, plaidant qu’il s’agissait d’un tragique accident Mohammad Shafia a pleuré à la barre en racontant avoir trouvé une photographie de sa fille portant une jupe courte et étreignant son petit ami.11 a affirmé que ses filles l’avaient «trahi» en entretenant des relations amoureuses, affirmant à répétition et avec agressivité qu’il ne s’attendait pas à un tel comportement de leur part.Quand le père de famille a commencé à pleurer, sa femme Tooba Yahya a aussi versé quelques larmes.«Mes enfants ont commis beaucoup de cruauté à mon endroit», a lait valoir Mohammad Shafia.11 a aussi nié avoir fait subir des violences à ses enfants.La Presse canadienne UNE ELECTION CONTESTEE ^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR DES ETUDIANTS ont souligné à leur façon l’anniversaire de la dernière élection du Parti libéral du Québec, le 8 décembre 2008.Ces membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont déposé hier des arbres de Noël devant les bureaux montréalais du ministère de l’Education pour affirmer qu’ils «ne se feront pas passer un sapin» sur la question des droits de scolarité.La FEUQ dénonce la hausse progressive de 1625 $ par année annoncée par le gouvernement libéral.Le niqab devant la justice Un juge doit décider si une victime peut témoigner à visage couvert BRIAN MYLES Le niqab a-t-il sa place devant les tribunaux?Le débat sur les accommodements raisonnables s’est transporté hier à la Cour suprême dans une affaire mettant en opposition la liberté de religion et le droit à un procès juste et équitable.Un banc de sept juges a entendu la cause de N.S., une victime qui veut témoigner avec son niqab dans le procès pour agressions sexuelles de son oncle et de son cousin.Les deux hommes l’auraient violée alors qu’elle était âgée de six à dix ans, de 1983 à 1987.Elle les a dénoncés à sa famille en 1992, et à la police en 2007.Lors de l’enquête préliminaire de son oncle et de son cousin, elle a refusé d’enlever son niqab, un voile indissociable de sa pratique de l’islam.Elle en a Mt une question d’honneur et de respect Les juges de la Cour suprême ont paru sceptiques, faisant valoir qu’il est important pour un avocat de la défense, de voir le visage d’un témoin afin d’en évaluer la crédibilité et d’affiner ses questions.Le niqab, un voile qui ne laisse voir que les yeux, prive les avocats d’informations utiles sur les réactions du témoin.Dans la même veine, l’avocat des accusés a réitéré l’importance du témoignage à visage découvert dans une cour de justice, une pratique qui permet de déceler le mensonge, les imprécisions ou les réactions de malaise d’un témoin.11 en va du droit des accusés à une défense pleine et entière.Droit à la religion En contrepartie, N.S.a plaidé pour le respect de sa dignité et de son droit à la religion.Son avocat, David Butt, a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve scientifique que l’expression faciale d’un témoin peut être utile pour évaluer sa crédibilité.L’accès à la justice des femmes issues des minorités religieuses sera compromis si N.S.est forcée d’enlever son niqab.En effet, les musulmanes seront moins enclines à témoigner, a-t-il prédit Selon Pascale Fournier, pro-fesseure en droit à l’Université d’Qttawa, l’affaire ne porte pas seulement sur le droit à la religion, mais aussi sur l’accessibili- té à la justice et l’égalité des sexes.«Le système judiciaire doit prendre les victimes dans l’état où elles se trouvent.Il faut leur permettre de témoigner de la manière la plus confortable possible», a-t-elle commenté.Mme Fournier, qui s’intéresse au port du voile dans l’espace public, doute que le droit des accusés à une défense pleine et entière soit brimé par le niqab de N.S.La justice ne sera guère mieux servie si elle renonce à témoigner contre ses agresseurs, dit-elle.Dans un jugement unanime, la Cour d’appel avait refusé de trancher la question dans un sens ou l’autre.Elle avait plutôt élaboré un test en quatre étapes pour évaluer le bien-fondé des demandes d’accommodement raisonnable dans un procès.N.S.ne veut pas de ce test, estimant que les tribunaux doivent accepter son niqab, inoffensif, dans une société multiculturelle et séculaire.La Cour suprême a pris la cause en délibéré.Le Devoir Avec La Presse canadienne SOS-Richelieu se fait voler des cartes-cadeaux destinées aux sinistrés Saint-Jean-sur-Richelieu — Des voleurs sans scrupules se sont emparés de cartes-cadeaux d’une valeur totalisant près de 17 000 $ dans les locaux de SQS-Riche-lieu, dans la nuit de mercredi.Ces cartes-cadeaux, qui sont en fait des dons de plusieurs grands commerces, étaient destinées aux nombreux sinistrés des inondations de la Montérégie.11 semble que les malfaiteurs se soient emparés de clés qui se trouvaient sur un bureau de l’organisation, et soient entrés durant la nuit.Un système d’alarme a été déclenché, mais pour une raison inconnue, les policiers ont apparemment cru qu’il s’agissait de concierges venus faire le ménage.Les voleurs auront cependant du mal à tirer profit de leur larcin: toutes les cartes étaient répertoriées avec leur numéro d’identification, de sorte qu’elles ont toutes pu être annulées et remplacées rapidement.Les cartes étaient répertoriées et elles ont toutes pu être annulées Méfiance Le président de SQS-Riche-lieu, Michel Fecteau, en a profité pour avertir les citoyens de se méfier d’éventuels revendeurs qui pourraient leur offrir des cartes-cadeaux, et qui ont tendance à fréquenter les centres commerciaux.Certaines de ces cartes-cadeaux étaient effectivement destinées à être offertes en cadeau à des sinistrés lors de la grande fête de Noël organisée pour eux par SQ S-Richelieu, qui doit se tenir le 17 décembre prochain.La Presse canadienne E N BREF Deux morts lors d’une fusillade à Virginia Tech Washington — Le campus de l’Université de Virginia Tech, théâtre en 2007 de la pire fusillade de l’histoire américaine, a été de nouveau bouleversé par l’irruption d’un forcené, qui a tué hier un policier et peut-être une autre personne.Le mystère restait cependant entier Mer soir sur l’endroit où se trouvait le tireur, certains soulevant même l’hypothèse qu’il puisse être la seconde personne retrouvée morte sur un autre stationnement du campus.Interrogée sur cette question, la police a refusé de répondre tout en précisant qu’il n’y avait plus de menace directe.Le campus a été rouvert en fin d’après-midi, après avoir été bouclé pendant plus de quatre heures.La tuerie de 2007 avait lait 32 victimes.-AFP Consultation générale Sur le rapport quinquennal de la Commission d’accès l’information : Technologies et vie privée à l’heure des choix de société La Commission des institutions tiendra des auditions publiques sur ce document.COMMENT PARTICIPER • Organismes : mémoire écrit • Citoyens : mémoire écrit ou intervention sans mémoire Il est également possible de commenter ce mandat en ligne.Pour plus de détails, consultez le site Internet de l’Assemblée ou communiquez avec la secrétaire de la Commission.DATE LIMITE Les mémoires et les demandes d’intervention doivent être reçus au plus tard le vendredi 30 mars 2012.La Commission choisira ensuite les citoyens et les organismes qu’elle entendra./ISSEMDLEE MTIOfiALE QUÉBEC Place aux citoyens Exprimez votre opinion î COMMISSION DES INSTITUTIONS assnat.qc.ca M™ Catherine Grétas, Secrétaire de la Commission 1035, rue des Parlementaires, Québec QC G1A1A3 Téléphone : 418 643-2722 Télécopieur :41B 643-0248 Courriel : ci@a55nat.qc.ca Numéro sans frais : 1 866 DÉPUTÉS (337-8837) LOXO QUÉDEC Résultats des tirages du : 2011-12-07 06 08 24 27 31 41 05 06 18 07 19 28 40 compl.Prochain gros lot (approx.) : 3 500 000 $ El 9806432 sbanBBOttbttnt Du 2 au 10 décembre, lots 50% plus gros*.Aujourd'hui, la mise 9 est bonifiée.* Pour une sélection gagnante correspondant h la mise en boni du jour.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité, i Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal BloguezLise^,., .-4.^,__Téléchargez CLIQUEZ 52 minutes dans l’univers du web Vendredi 19H -grapr Web textez Bloguez ^ ^ L’îPlanete Telechargezç.|^jQyg.\ .L'arene L^ommeniez pi IGCridrgGZLa-co mission-des-qlîqueuis ^Gz iGS-googlG-o-graphiGS^ Postez Le-service-4-étoiles Web L’iPlanète g, , Chattez f Les-virtualites-de-la-semaine „§ocio l Rlncriic Naviguez Les-googll 1V5 La-commission-des-cliqueuis WGU 140524
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