Le devoir, 29 novembre 2011, Cahier A
Le cinéaste britannique Ken Russell est décédé à Tâge de 84 ans Page B 8 -?www.ledevoir.com Kawawachikamach Plan Nord : Charest défend la souveraineté canadienne Page B1 LE DEVOIR Vol.en N“272 ?LE MARDI 29 NOVEMBRE 2011 1,09$ + taxes = 1,24$ Ottawa met le protocole de I^oto derrière lui L’accord est « chose du passé », estime le ministre Kent, sans nier que le Canada songe à s’en retirer MARIE VASTER Ottawa—Au premier jour de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui s’est mise en branle en Afrique du Sud hier, le gouvernement canadien n’a pas voulu nier qu’il songe à se retirer formellement du protocole de Kyoto.Tentant tant bien que mal d’éviter de le confirmer, le ministre de l’Environnement, Peter Kent, a néan- moins plaidé le fait que Kyoto était «chose du passé» et qu’il fallait maintenant travailler sur un nouvel accord «post-Kyoto» incluant tous les pays émetteurs de gaz à effet de serre (GES).Or, si le Canada prévoit réellement faire une crok sur Kyoto, il se doit de le faire dès maintenant, plutôt que de miner les pounDarlers des prochaines semaines, ont rétorqué partis d’opposition et écologistes.Questionnés à maintes reprises hier, par les jour- nalistes et les partis d’opposition, les ministres conservateurs ont évité tour à tour de préciser le sort que réserve à Kyoto le gouvernement Lfarper.Cet accord n’inclut pas tous les grands émetteurs de GES et, par conséquent, ne fonctionnera pas, se sont-ils bornés à répondre sans relâche.Le gouvernement s’était retrouvé sur la sellette hier, après que le réseau télévisé CTV eut rapporté qu’il se préparait à annoncer, à quelques jours de Noël et quand le Parlement aura cessé de siéger, son retrait officiel du protocole signé en 1997.VOIR PAGE A 8: KYOTO À lire en page A 2 ¦ Objectif: sortir de Timpasse des négociations sur le climat SHAUN CURRY REUTERS Des éoliennes en mer du Nord.D’ici 2020, la Grande-Bretagne veut faire passer à 30 % la part des énergies renouvelables dans son bilan.La Grande-Bretagne ET LE CLIMAT Le dossier climatique comme moteur économique Alors que s’ouvre à Durban la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où devrait se jouer l’avenir du protocole de Kyoto, Le Devoir a visité un pays qui a cessé de tergiverser: en Grande-Bretagne, la bataille pour sauver le climat est véritablement engagée depuis le milieu de la dernière décennie.Dernier d’une série de trois textes.LOUIS-GILLES ERANCŒUR Pour un Nord-Américain, il est déroutant de voir un gouvernement conservateur comme celui du premier ministre britannique David Cameron maintenir le cap sur des objectifs de réduction de gaz à effet de serre aussi ambitieux que -34 % d’ici 2020 et de planifier dès maintenant l’atteinte de -80 % d’ici 2050.Mais il est encore plus étonnant de découvrir l’inventivité et la cohérence dont ce gouvernement et ses prédécesseurs ont fait preuve pour transformer en actions une politique aussi ambitieuse en misant, troisième surprise, en grande partie sur les forces du marché.«Cest Mme Thatcher qui a introduit les changements climatiques dans les préoccupations politiques de la Grande-Bretagne, raconte Jim Eootner, de Greenpeace UK Cétait dans la logique fondamentalement conservatrice de conserver le patrimoine, l'héritage britannique traditionnel: le village, le pub, la communauté, la douce campagne, en somme l’éternelle rusticité de la vieille Angleterre, menacée par les folies du modernisme industriel» VOIR PAGE A 8: GRANDE-BRETAGNE CULTURE La culture se numérise ; Québec devrait en tenir compte, estime le CALQ ¦ À lire en page B 8 INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Décès.B 5 Economie.B 1 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde .A 5 Mots croisés.B 6 Sudoku.B 4 Télévision.B 7 L’Égypte aux urnes s AMR ABDALLAH DALSH AGENCE ERANCE-PRESSE Des femmes attendent de pouvojr voter à l’extérieur d’un bureau de scrutin du Caire.Les bureaux de vote ne sont pas mixtes en Égypte et c’est séparément que femmes et hommes se sont rendus aux urnes hier, pour la première journée de l’élection des représentants de l’Assemblée du peuple.Séparément, mais massivement.Les électeurs affluent au premier scrutin post-Monbarak Les électeurs de 9 des 27 gouvernorats égyptiens, dont ceux du Caire et d’Alexandrie, ont afflué hier dans les bureaux de vote afin d’élire leurs représentants à la chambre basse du Parlement, l’Assemblée du peuple, en dépit de la poursuite du mouvement de contestation contre le régime militaire.La première journée de vote a connu une participation plus importante que prévu, si bien que le Conseil suprême des forces armées (CSFA) a fait le choix de prolonger de deux heures l’ouverture des bureaux de vote.De longues files s’étaient formées dès les premières heures du matin notamment dans la capitale et dans la deuxième ville du pays, Alexandrie.«Nous avons été surpris par le nombre d’électeurs qui ont participé, qui est plus important que prévu», a déclaré le chef de la Haute Commission électorale, le juge Abdel Moez Ibrahim, à l’occasion d’une conférence de presse au Caire.«Il n’y a pas eu de problème de sécurité jusqu’à présent.Dieu merci.C’était pourtant notre principale préoccupation», a-t-il ajouté.Un bulletin qui compte Plusieurs électeurs des neuf gouvernorats appelés aux urnes se félicitaient de pouvoir déposer «un bulletin qui compte», après élections truquées sur élections truquées en faveur du Parti national dé- mocratique (PND) d’Hosni Moubarak, qui a régulièrement été accusé de fraudes massives.«Je vote pour l’avenir de l’Egypte.Ce sont les premières élections libres de mon pays», a lancé Yous-souf, un informaticien âgé de 25 ans, devant un bureau de vote à Alexandrie.«Pendant trente ans, nous sommes restés silencieux, maintenant c’est fini», a renchéri Samira, 65 ans, qui trouvait quant à elle dans le quartier cairote de Zamalek.«Il n’y a pas eu de problème de sécurité jusqu’à présent, Dieu merci» L’élection des 498 représentants de l’Assemblée du peuple, devrait s’achever le 11 janvier.Les résultats complets seront connus deux jours plus tard.L’élection de la chambre haute consultative du Parlement égyptien, la Choura, s’échelonnera pour sa part du 29 janvier au 11 mars.Le futur Parlement devra notamment mettre sur pied une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution.Il s’agit d’une étape décisive dans la transition du pays vers la démocratie promise.Une élection présidentielle suivra avant la fin juin 2012, après laquelle les militaires ont promis de rendre le pouvoir aux civils.Le mouvement des Frères musulmans, la force politique la mieux structurée du pays et son VOIR PAGE A 8: ÉGYPTE Plan Nord: des Cris se tournent vers les tribunaux L’entreprise UUCHII réclame une injonction pour freiner la route 167, le temps de clarifier la « paix des braves » KATHLEEN LÉVESQUE La route 167 doit être prolongée pour permettre l’exploitation minière dans le cadre du Plan Nord.Mais pour l’instant, c’est devant les tribunaux qu’elle mène: l’entreprise crie UUCHII a déposé hier une injonction pour faire reporter l’ouverture des soumissions d’ici à ce qu’elle obtienne d’une cour l’interprétation de l’entente de la «paix des braves».Selon le texte de l’injonction obtenu par Le Devoir, UUCHII soutient qu’en procédant par un appel d’offi'cs public et en négociant en parallèle avec les différentes instances politiques de la nation crie, le gouvernement du Québec met en péril «la saine évolution de son Plan Nord».Ce qui a vraisemblablement mis le feu aux poudres est l’attitude du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, à l’égard des représentants d’UUCHII lors d’une rencontre tenue le 1"" novembre dernier.Comme l’indique l’injonction, le ministre a refusé de considérer la demande de l’entreprise crie de négocier de gré à gré le contrat de la route en s’appuyant sur la Convention de la baie James et du Nord québécois ainsi que sur l’Entente concernant une nouvelle relation entre le gouvernement du Québec et les Cris du Québec («paix des braves»).De plus, M.MacMillan a indiqué que des négociations étaient déjà en cours avec le conseil de bande de Mistissini, la nation crie étant la seule habilitée à discuter avec le gouvernement du Québec, selon lui.UUCHII refuse l’interprétation voulant que tout contrat commercial soit assujetti à la volonté des politiciens.«Le gouvernement s’est engagé à favoriser l’émergence d’une expertise crie sous toutes ses formes, et déconsidérer une nouvelle entreprise crie constitue un accroc irresponsable et irréfléchi à l’entente [«paix des braves»]», affîrme-t-on dans le texte d’injonction.Le ministre MacMillan a aussi clairement signifié qu’il n’était pas question pour son ministère d’appliquer les règles d’octroi de contrats en vigueur chez Hydro-Québec qui donnent préséance aux autochtones selon «un système de bumping».Deux poids, deux mesures «Se faire répondre que le gouvernement fait fi de cette pratique [.] permet de comprendre que ses lois sont en perspective d’une justice politique à deux poids deux mesures, ce qui est inadmissible dans un contexte de justice sociale et contraire à l’ordre public», souligne-t-on.La requérante UUCHII mentionne également que Norman MacMillan a affirmé sa détermination à répondre favorablement au lobby des sociétés minières qui font pression pour que les travaux débutent le plus tôt possible.Dès lors, les représentants de UUCHII se sont démenés pour défendre leur point de vue auprès de Richard Shecapio, chef du Conseil de bande de Mistissini d’où doit être prolongée la route 167.Ils ont également rencontré la semaine dernière un VOIR PAGE A 8: CRIS Norman MacMillan 77831302830049 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 29 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES Rapport du Conseil des ministres de l’Éducation Lecture et sciences, matières faibles des Québécois Québec réplique avec une série de mesures pour les élèves du primaire LISA-MARIE GERVAIS Les Québécois de deuxième secondaire sont les meilleurs en mathématiques au pays, mais sont loin d’atteindre la moyenne canadienne en lecture et en sciences, selon un rapporf du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (CMEC).Les résultats en lecture sont d’autant plus préoccupants qu’ils sont plus faibles qu’en 2007, lors du dernier rapport du CMEC sur le sujet.En revanche, l’Ontario (Ire position) et l’Alberta (2e position) sont les deux seules provinces qui obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne canadienne en lecture.«On a beau essayer de comprendre ce qui expliquerait un tel recul entre les résultats de 2007 et 2010, ça demeure assez étonnant, car il n’y a pas beaucoup de variables qui ont changé», a infliqué au Devoir la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp.Des différences dans l’examen soumis aux élèves, avance-t-elle.«Ça ne nous empêche pas de dire qu’on peut essayer de faire mieux en lecture.» Nouvelles mesures La ministre a répliqué hier en annonçant une série de mesures et d’investissements (allant jusqu’à deux millions, notamment en recherche).En plus d’un examen obligatoire de français-lecture en 4e année du primaire (qui s’ajoute à celui en écriture), les élèves du premier cycle (Ire et 2e année) auront une liste de mots de vocabulaire à apprendre, et le programme de français au préscolaire et au primaire sera modifié.Ces mesures donnent suite à des rencontres qu’elle a eues, notamment avec les représentants enseignants de la CSQ, qui avait sonné l’alarme en août dernier voyant que l’écart entre les résultats scolaires des garçons et des filles s’agrandissait dangereusement.La recherche a démontré clairement que les faiblesses en lecture sont souvent associées au décrochage.La Eédération des syndicats Les jeunes Québécois restent les meilleurs au Canada en mathématiques cycle ¦ de l’enseignement (ESE-CSQ) accueille d’ailleurs favorablement ces changements, qu’elle souhaiterait voir rapidement réalisés.«Il ne suffisait pas d’insister sur le plaisir de la lecture, comme le fait le [ministère] pour améliorer la réussite scolaire, encore faut-il que les enfants soient capables de lire dès le premier cycle du primaire», a affirmé la présidente, Manon Bernard.Heureuse de voir enfin apparaître la «liste de mots», la Eédération autonome de l’enseignement (EAE) aurait néanmoins voulu qu’elle soit instaurée pour chaque année du primaire — et non par afin d’éviter des problèmes si un enfant doit changer d’école pendant son parcours.La EAE attribue à la réforme la diminution des résultats notamment en lecture et en sciences.Les filles excellent Réalisée au printemps 2010 auprès d’élèves de 2e secondaire, l’enquête du CMEC révèle que l’Alberta et l’Ontario sont les deux seules provinces à faire mieux que la moyenne canadienne en sciences.Le Québec fait piètre figure, arrivant en 9e position (devant le Manitoba et le Yukon) sur 11 au total (seuls les dix provinces et le territoire du Yukon font partie de l’étude).Le Conseil supérieur de l’éducation sera invité à analyser les résultats du rapport et à énoncer des recommandations, a annoncé la ministre Beauchamp.Toujours en sciences, une surprise de taille: les filles dépassent significativement les garçons au classement.«Les filles ont toujours été plus performantes en lecture que les garçons et ça se manifeste encore.Mais c’est nouveau que ça se manifeste en sciences aussi», a dit Gilles Eournier, expert-conseil et corédacteur du rapport du CMEC.En outre, près de 10 % des élèves canadiens sont sous le niveau de performance attendu dans diverses matières.Le Devoir Gambard Vente et service technique 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514) 866-3876 t ROLEX I Tiie People 5 Spaw IWH&rtn IWiKtwtnlitr ÎOmo Mil ALEXANDER JOE AGENCE ERANCE-PRESSE Un délégué prenait part aux manifestations hier alors que débutait la conférence de l’ONU.Objectif: sortir de l’impasse des négociations sur le climat La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques a commencé ses travaux hier à Durban LOUIS-GILLES FRANCŒUR La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dont la phase technique a débuté hier à Durban, lait face au défi, en apparence impossible, de faire passer de la parole aux gestes concrets les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre (GES), tous enlisés depuis des années dans des positions figées.D’ici lundi prochain, date de l’ouverture de la phase des négociations politiques, les hauts fonctionnaires tenteront de réduire les textes qui seront soumis aux ministres en vue d’aller plus loin que l’Accord conclu à Cancün l’an dernier.La conférence s’ouvre avec comme décor les blocages qui paralysent les acteurs, grands et petits, depuis les conférences de Nairobi et de Bail, il y a plusieurs années.Au premier plan, les États-Unis qui semblent avoir oublié la menace que représentent les changements climatiques.Le président Qbama, dont les convictions environnementales semblent se limiter à ses slogans électoraux, ne veut visiblement pas d’une épreuve de force avec les forces républicaines du Congés — et même avec une partie de ses propres troupes — sur la question du climat, comme il en a connu avec le dossier de l’assurance maladie.Le Canada profite de l’inertie étasimienne pour justifier une inaction sans équivalent parmi les signataires de Kyoto.Les pays émergents, dont les niveaux d’émissions augmentent chaque année, refusent de s’engager dans des ententes légalement contraignantes tant que les pays occidentaux n’auront pas lait la preuve de leur volonté d’assumer leurs responsabilités historiques.Avec 25 % de la population mondiale, les Qccidentaux ont rejeté 80 % des GES qui augmentent présentement la température moyenne de la Terre.La Chine, désormais premier émetteur annuel de GES, n’est cependant responsable que de 8 % du problème historique.Dans les laits, elle lait plus d’effort pour décarboniser son économie qpe le Canada.Elle a déclassé les États-Unis en éolien et pour la sévérité de ses normes d’émission des voitures.Personne n’investit autant qu’elle dans la voiture électrique.Mais elle ne veut pas d’une entente contraignante pour n’être redevable à personne, quel que soit le domaine.Fonds vert À Durban, explique,Steven Guilbeault, du groupe Équiter-re, la communauté internationale doit impérativement régler la question du Eonds vert promis à Cancün l’an dernier.Ées pays développés, dit-il, doivent mettre sur la table les 30 milliards promis pour les trois prochaines années et surtout, assurer la «pré- Spécialistes / æusante Lip^îderma CUNIQUE DU CORPS MICRODERMÂBRÂSION RETROUVEZ UN ÉCLAT DE JEUNESSE EN 1 HEUR visibilité» de cet argent pour que les pays en développement commencent à planifier leur adaptation au réchauffement.Kyoto Quant à l’avenir du protocole de Kyoto, il paraît incertain à plusieurs avec la volonté annoncée du Canada, de la Russie et du Japon de ne pas s’engager dans une deuxième phase de réduction à partir de 2013.Selon Steven Guilbeault, on devra prolonger à tout le moins d’im an ou deux le protocole parce qu’il faudra au moins ce délai pour ratifier une deuxième phase, la condition essentielle pour que les pays en développement s’impliquent eux aussi.Plusieurs des pays qui se sont engagés à des réductions plus importantes d’ici 2020 dans l’Entente de Copenhague pourraienf à son avis, intégrer ces engagements dans la deuxième phase de Kyoto.Qn parle beaucoup à Durban, ajoute Steven Guilbeault, de la possibilité que l’Europe annonce qu’elle haussera jusqu’à 30 %, la réduction de ses émissions d’ici 2020 par rapport à 1990.Mais tout prolongement, conclut le porte-parole d^uiterre, aura pour effet de réduire la fenêtre d’intervention pour stabiliser la hausse du climat planétaire à 2 °C.L’QNU a récemment indiqué que les engagements de Kyoto et de Copenhague ne suffisent pas.11 reste entre 6 et 12 milliards de tonnes de GES excédentaires à répartir pour stabiliser les émissions à im niveau plus sécuritaire.Selon Patrick Bonin, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), «Durban doit dénouer l’impasse pour d^nir au moins ce qui doit être fait pour mettre en place un processus qui engage tout le monde.Se séparer aujourd’hui les 6 à 12 milliards de tonnes de GES en trop est une trop grosse bouchée.Mais ce ne serait pas en mettant fin à Kyoto que les pays occidentaux démontreraient leur volonté d’œuvrer à la solution du problème que leur développement a engendré».Le Devoir LeNPD se trompe de cible dans ses publicités GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Cela s’appelle manquer la cible.Ée NPD a dû faire réimprimer d’urgence une série de quatre publicités commandée pour dénoncer l’abolition du registre des armes à feu.Raison?Le fusil représenté sur la première version des panneaux n’est pas visé par le projet de loi.Le NPD installera ces panneaux dans deux circonscriptions détenues par les conservateurs à Toronto, de même qu’à Montréal et Québec.Selon Chantal Vallerand, directrice nationale intérimaire du NPD, l’objectif est de «montrer les failles dange- LeNPD a utilisé un fusil qui n’est pas visé par l’abolition du registre des armes à feu, dénoncée par ses publicités reuses du projet de loi C-19».Plus précisémenfi le fait que quatre armes semi-a U t O m a -tiques n’auront plus besoin d’être enregistrées par leur propriétaire.Pour sa campagne — dévoilée hier dans le Globe and Mail —, le NPD avait choisi de mettre à l’avant-plan le Ruger Mini 14, du nom de l’arme utilisée par Marc Lépine à la Polytechnique en 1989 et par Anders Breivik lors de la tuerie survenue en Norvège cet été.Le modèle Ranch Rifle de Lépine et Breivik fait partie de la liste de quatre armes dénoncée par le NPD.Mais le parti s’est trompé et a choisi pour illustration le modèle Tactical Rifle de Ruger Mini 14.dont l’enregistrement demeurera obligatoire même après l’abolition du registre des armes à feu.Son canon plus court fait en sorte qu’il ne fait pas partie des armes à feu non restreintes comme le Ranch Rifle.Pour éviter toute contusion, le NPD a finalement choisi le Steyr HS 50 pour illustration, un fusil «qui peut atteindre avec précision une cible située à deux kilomètres du tireur et passer à travers un véhicule blindé», selon la Coalition pour le contrôle des armes à feu.«Nous ne voulions pas que le débat porte sur le choix du fusil, mais sur le fond du projet de loi», a justifié hier Chantal Vallerand.Selon celle-ci, la campagne vise aussi à «montrer que le NPD fait son travail d’opposition en dénonçant les actions du gouvernement conservateur».Recul dans les sondages Les panneaux feront leur discrète apparition alors que plusieurs sondages indiquent un recul des appuis du NPD à travers le Canada.La semaine dernière, tant CRQP que Léger Marketing enregistraient une baisse de six points pour le NPD au Québec.Hier, un sondage mené par Nanos montrait quant à lui que le NPD a perdu trois points dans les dernières semaines au pays, ce qui place le parti à égalité avec les libéraux de Bob Rae.La campagne du NPD s’inscrit dans le courant des publicités négatives, utilisé fréquemment par les conservateurs contre les libéraux dans les dernières années.Le message accompagnant le fusil indique «aucune restriction: un cadeau de Stephen Harper.Est-ce pour ça que vous avez voté conservateur?».Le Devoir POUR HOMME ET FEMME sortie Union Montréal centre-ville 615, De Maisonneuve Ouest H3A1L8 514 844-1007 www.lipoderma.ca infofcllipoderma.ca facebook.com/Lipoderma Bcmooc Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Pour annoncer dans ce regtoupemenL communiquez avec RaphaëlleSlitian Daneau au 514 985-3502 ou idaneau@ledevolr.com LE DEVOIR, LE MARDI 29 NOVEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES vendredi WWW.RADOVM.COM Le prix de l’ADQ Michel David La démission du député péquiste de Blainville, Daniel Ratthé, en transit vers la Coalition avenir Québec (CAQ), a créé une certaine inquiétude à l’ADQ.Au train où vont les choses, François Legault n’aura plus besoin d’elle pour se doter d’une aile parlementaire à la reprise des travaux de l’Assemblée na-tiopale en février.A première vue, l’hémorragie qui se poursuit au PQ risque donc d’affaiblir le rapport de force de Gérald Deltell dans ses négociations en vue d’une éventuelle fusion avec la CAQ, qui sont dans une phase décisive.En réalité, ce n’est peut-être pas une si mauvaise nouvelle pour M.Deltell.Chaque nouveau souverainiste qui se caquifie fait augmenter sa propre valeur.Le premier ministre Cha-rest, qui excelle dans l’art de définir ses adversaires, ne manque aucune occasion de présenter la CAQ comme une bande de crjqjto-souve-rainistes simplement un peu plus mous que les autres.Même si les sondages sont presque aussi inquiétants pour le PLQ que pour le PQ, il est hautement improbable que des députés libéraux virent capot.À Québec, Jean Leclerc, qui a été brièvement ministre dans le cabinet de Daniel Johnson, semble tenté, mais la coalition de M.Legault apparaît quand même nettement moins multicolore que son logo.De tous les adéquistes ou ex-adéquistes qui siègent actuellement à l’Assemblée nationale, M.Deltell est sans doute celui qui a affiché le plus ouvertement son attachement au Canada, y compris à son armée.Le chef de l’ADQ a également été très clair: s’il devait y avoir un autre référendum sur la souveraineté, il voterait encore non.M.Legault s’est engagé à mettre la question nationale de côté pour au moins dix ans, mais il n’a jamais dit dans quel camp il se rangerait si un autre gouvernement que le sien — par exemple dirigé par Gilles Duceppe — décidait de tenir un référendum.Sur le bulletin référendaire, il n’y aura pas de case «on verra».Le ralliement de M.Deltell ne mettrait pas seulement un peu de rouge dans l’arc-en-ciel caquis-te.Les derniers sondages indiquent qu’une fusion pourrait également faire la différence entre un gouvernement majoritaire ou non.La question est de savoir quel prix M.Legault est disposé à payer.Malgré les pressions dont il est l’objet de la part de ceux qui sont prêts à se jeter dans ses bras, peu importe les conditions, M.Deltell ne semble pas vouloir se satisfaire d’une formule comme celle qui a été évoquée: «le privé au service du public en santé».Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, avait raison de dire qu’il s’agirait d’un reniement complet du credo adéquiste en matière de santé.Il y a déjà des cliniques privées où il suffit de présenter sa carte d’assurance-maladie.Ce que l’ADQ réclame depuis le début, c’est la mixité de la pratique médicale qui permettrait de payer de sa poçhe pour obtenir des soins.A l’ADQ, on a toujours convenu que cela contreviendrait à la Loi canadienne sur la santé, qu’il faudrait donc amender, ce que même Stephen Harper se semble pas disposé à faire.M.Legault, qui prétend éviter le bourbier constitutionnel, n’a certainement aucune envie de lancer un tel débat.Dany Laferrière l’a déjà averti que son refus de s’identifier à la gauche le rangeait automatiquement dans le camp de la droite.Il ne voudra sûrement pas lui donner raison en ouvrant la porte à une «médecine à deux vitesses».Si c’est là le prix à payer pour rallier l’ADQ, il est nettement trop élevé.De part et d’autre, on voudrait bien que l’affaire soit réglée avant Noël.Après la période des Fêtes, tout le monde risque d’être entraîné dans un tourbillon préélectoral qui monopolisera temps et énergie.La perspective d’élections printanières augmente la pression sur Gérald Deltell.S’il refuse les conditions de la CAQ, il a toutes les chances de se retrouver à la tête d’une coquille vide.Ceux qui pensent d’abord à leur réélection sauront bien accorder leurs principes à leurs ambitions et rallieront le camp Legault à titre individuel.Même s’il y a entente, la fusion sera douloureuse.Les «purs et durs» ne se gêneront pas pour dénoncer les «traîtres».Normalement, une décision aussi grave devrait être prise en congrès.Il est cependant douteux que la direction du parti accepte de laisser les membres se déchirer en public.Qn optera vraisemblablement pour une consultation plus discrète au moyen d’Internet.L’ADQ fait simplement acte de présence à l’élection partielle dans Bonaventure.Les résultats du scrutin de lundi prochain pourraient néanmoins avoir un effet déterminant sur l’avenir du parti, s’ils devaient provoquer le départ de Pauline Marois.Le report des élections à l’automne 2012 — le temps que le PQ élise un nouveau chef — éliminerait tout sentiment d’urgence.La direction de l’ADQ disposerait alors de plusieurs mois pour se repositionner et ajuster son prix en fonction de la nouvelle configuration du paysage politique.mdavid@ledevoir.corn , ____________________________________________ J .niHÉ'riiWMfr.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Louise Harel estime que ies contribuabies montréaiais paient trop cher pour ies compteurs d’eau.Compteurs d’eau Harel prend Québec pour modèle L’achat et l’installation devraient coûter 55 millions aux Montréalais JEANNE CORRIVEAU Montréal devrait s’inspirer de la Ville de Québec et faire payer aux industries, commerces et institutions QCI) l’achat et l’instqllation des compteurs d’eau, estime Louise Harel.À deux jours du dépôt du budget 2012 de la Ville de Montréal, la chef de l’opposition a fait valoir hier que les contribuables n’avaient pas à assumer la facture de ,55 millions de dollars liée à ce projet.À la suite du fiasco du contrat des compteurs d’eau accordé à Génieau, la Ville a revu ses ambitions à la baisse.En octobre dernier, un comité d’exi^rts dirigé par Réjean Lévesque, directeur du Service de l’eau, a présenté une nouvelle version du projet.Le nombre de compteurs est passé de 30 500 à 16 200 et la Ville renonçait désormais à subventioimer certaines dépenses, dont la préparation de la tuyauterie dans les ICI.En revanche, l’équipe de M.Lévesque a proposé que la Ville assume les frais d’achat des compteurs et certaines autres dépenses pour un total de 55 millions, au lieu des 195 millions prévus à l’origine.Pour le parti d’opposition Vision Montréal, ces coûts sont encore trop élevés.Selon l’équipe de Louise Harel, Montréal devrait imiter la Ville de Québec qui a transmis aux ICI la facture liée à l’achat et à l’installation des compteurs d’eau.«Québec a appris des erreurs de Montréal.Peut-être que Montréal pourrait apprendre des bons coups de la Ville de Québec», a indiqué la mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau.La sortie de Louise Harel est prématurée, croit le maire Gérald Tremblay.Une commission permanente du conseil s’est penchée sur le dossier de l’eau, et ses recommandations sont attendues pour jeudi, a-t-il rappelé hier: «Mme Harel a pris la mauvaise habitude de vouloir se substituer aux commissions.[.] Attendons ces recommandations avant de prendre une décision.» Reste qu’à Québec, l’installation des 4400 compteurs se fait à coûts nuis pour les contribuables.La Ville a acheté les compteurs et les revend aux ICI qui assument les frais de leur installation.«Il y a des coûts d’administration pour ce programme, mais ils sont très minimes par rapport au coût global», a précisé Jacques Perron, conseiller en communication à la Ville de Québec.Et les entreprises n’ont pas contesté cette stratégie, dit-il.À la Ville de Montréal, on explique qu’une formule différente a été choisie par souci d’efficacité.«La gestion est plus simple au niveau de la conformité pour s’assurer que tous ont le même équipement, et plus efficace au niveau du contrôle, qu’il s’agisse du calendrier et des délais d’implantation», a fait valoir Philippe Sabourin, chargé de communications à la Ville de Montréal.Les investissements initiaux seront à terme absorbés par les revenus de la facturation, a-t-il ajouté: «Ça revient à peu près au même».Hausse de taxes Des investissements importants seront par ailleurs nécessaires au cours des dix prochaines aimées pour réhabiliter le réseau d’aqueducs et d’égouts en état de décrépitude.L’administration Tremblay a déjà annoncé que les taxes foncières allaient grimper de 2,5 % l’an prochain, mais l’épineux dossier de l’eau fera gonfler le compte de taxes des Montréalais de 0,5 à 1 %.Les deux partis d’opposition, soit Vision Montréal et Projet Montréal, dirigé par Richard Bergeron, estiment toutefois que les hausses devraient se limiter à 2,5 %, taxe d’eau comprise.Hier, le maire Tremblay n’a pas voulu dévoiler les intentions de son administration à ce sujet, se contentant de qualifier de «sobre» le budget qui sera déposé par son administration demain.Le Devoir Réduction de la dette Québec haussera la part des dépenses d’immobilisations payées comptant ISABELLE PORTER Québec — L’administration Labeaume souhaite augmenter la part de ses dépenses d’immobilisations payées comptant afin de réduire sa dette.Reste maintenant à savoir quelles compressions seront nécessaires pour y parvenir.«C’est la première fois dans l’histoire de la Ville que la dette nette accumulée va commencer à diminuer», a dit le maire Régis Labeaume hier.S’il parvient à ses fins, la dette devrait décroître à compter de 2015 après avoir atteint le plafond de 1,75 milliard de dollars.La dette nette de la Ville de Québec s’élève en 2011 à 1,54 milliard de dollars et le service de la dette à 225,9 millions de dollars, soit 18,6 % de son budget.Le maire avait déjà dévoilé une partie de ce plan lors de la présentation du projet d’amphithéâtre.La Ville, disait-il, allait débloquer 22,4 millions par an pour augmenter la part de ses immobilisations payées comptant Hier, il a expliqué que cette somme serait plutôt divisée en deux avec 15 millions de dollars aux immobilisations et 7,4 millions à un nouveau fonds d’amortissement.Ce fonds, a-t-il expliqué, donnera une sécuri- té à la Ville tout en servant d’outil financier pour «jouer sur la dette» et avoir plus de «souplesse».Qù trouvera-t-on cet argent?En réduisant les dépenses inutiles, répond M.Labeaume, qui a notamment évoqué des «horreurs» consenties dans les conventions collectives des employés de la Ville.À compter de janvier, le comité exécutif va en outre convoquer toutes les directions pour évaluer si la Ville ne pourrait pas se départir de certaines «missions».Taxes commerciales Pas question toutefois d’aller puiser dans les poches des particuliers.Le maire a réitéré hier qu’il comptait maintenir les taxes foncières au niveau de l’inflation.Il s’est toutefois dit à l’aise avec l’augmentation des taxes commerciales, dans la mesure où le taux de chômage est bas et où la Ville contribue à la santé de l’économie en investissant massivement dans les infrastructures et les grands événements.Prié de dire pourquoi ce cadre de gestion de la dette n’avait pas été adopté à l’époque où il servait sous Andrée Boucher, le directeur général de la Ville, Alain Marcoux, a répondu que la direction générale faisait des pressions «depuis 2003» en ce sens, mais que Mme Boucher avait dû financer le budget de 2007 avec les immobilisations payées comptant parce que l’opposition majoritaire à l’époque l’avait forcée à annuler certaines compressions.Où trouver l’argent?Selon le conseiller indépendant Yvon Bussières qui faisait partie de l’opposition à cette époque, «c’est facile d’accuser le passé».«La Ville fusionnée n’a que dix ans.Quand on a fusionné les 13 municipalités, on ne partait avec aucun fonds de réserve pour la neige ou l’auto-assurance.Les premières années ont été difficiles parce que les fonds ont été réservés aux anciennes villes en crédits de taxes et en services».Favorable à la réduction de la dette, le conseiller se demande toutefois où on trouvera l’argent.«C’est dans le budget qu’on va voir oû il prend les 22,4 millions qu’il nous a annoncés.» Le budget doit être rendu public d’ici deux semaines, mais on connaîtra dès aujourd’hui le contenu du nouveau Plan triennal d’immobilisations qui détaille les projets d’investissements en infrastructures de la ville pour les ùois années à venir.Le Devoir Langue française chez les cadres La Banque Nationale refuse la contrainte ANTOINE ROBITAILLE uébec — La Banque Nationale opte pour vy X«encouragement actif» auprès de cadres unmngues anglais pour qu’ils se mettent au français.En outre, elle demandera à son cadre John Cieslak de suivre des cours en cette matière, mais ne compte pas lui imposer une date butoir à laquelle sa maîtrise de la langue de Molière serait vérifiée.L’institution financière a fait cette annonce hier midi alors que la grogne à l’égard de cette situation grandissait.Le Devoir révélait par exemple hier que l’animateur et humoriste Guy A.Lepage, un client de la BN, était si mécontent de ce fait qu’il songeait carrément à en retirer ses avoirs.Un mouvement de boycottage a aussi été lancé sur Facebook.Joint hier, le Directeur principal des affaires publiques à la BN, Claude Breton, a justifié ainsi l’absence d’échéance imposée à son cadre: «A la Banque, on marche avec le dialogue et non la contrainte.On ne doute pas de la bonne volonté de M.Cieslak.» Ce dernier est premier vice-président à la direction.Technologie de l'information.Approvisionnement et Performance organisationnelle à la BN.M.Breton ajoute qu’il est «évident que ça va prendre des résultats», mais que cela ne devrait pas poser problème avec ce tjîpe de personne qui vit «avec le devoir de performance à tous les jours».M.Breton ignorait toutefois hier à partir de quand M.Cieslak entamerait son apprentissage du français.Dans un communiqué, M.Breton a soutenu qu’il y aurait à la BN une «mise en place progressive de façons de faire assurant le renforcement du déroulement des réunions et des échanges en français au Québec».Du reste, la BN était montrée du doigt hier pour avoir enfreint la loi 101 à Montréal dans certaines des succursales; d’autres soutiennent qu’elle a placé des publicités uniquement en anglais à l’université d’Qttawa.Ces allégations sont non fondées, au dire de M.Breton.Malgré touL une attention aux questions d’affichage sera portée, a annoncé M.Breton hier, et ce, même si à titre de banque à charte fédérale, elle n’est pas soumise à la loi 101.Qn procédera donc à une «intensification du suivi des contrats bernes relatif à l'affichage afin d'assurer le respect des politiques d’affichage de la Banque prévoyant la prédominance du français au Québec et le respect des directives des sites hôtes à l'extérieur du Québec».Le critique péquiste en matière d’institution financière, François Rebello, aurait préféré qu’à l’instar de la Caisse de dépôt, la BN donne une date butoir à sqs cadres unilingues et les soumette à des tests.A ses yeux, il serait ridicule qu’on laisse au cadre le soin de prendre des cours de français pendant une longue période sans que rien ne se passe.«Faut que ce soit rapide, parce que les employés n’ont pas à être pénalisés.» Quant au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, il a plaidé pour une application élargie de la loi 101 aux institutions fédérales.Le Devoir Avee La Presse eanadienne Les jeunes péquistes de rUniversité Laval se joignent à Aussant ANTOINE ROBITAILLE Québec — Des jeunes péquistes de l’Université Laval ont annoncé hier leur démission en bloc.Ils rejoindront Qption nationale (QN), le nouveau parti souverainiste lancé par Jean-Mar-tin Aussant, député indépendant de Nicolet-Ya-maska et élu en 2008 sous la bannière péquiste.Dans une lettre envoyée en fin de journée hier, Simon Domingue et Julien Gaudreau, respectivement représentant jeune pour le PQ dans Taschereau et présidenj de PQ-Laval, ont annoncé leur démission.À leurs yeux, les membres de l’exécutif du PQ-Laval «ne croient plus que le PQ redevienne le fier porte-étendard de l’indépendance tel qu’il le fut jadis».Pour eux, le Parti québécois «est devenu, au fil du temps, tellement passif qu’il commence à nuire à la cause indépendantiste.Option nationale représente maintenant le vecteur le plus sérieux pour porter la cause indépendantiste».Quant à M.Domingue, ancien président du PQ-Laval, il écrit que la stratège de Pauline Marois de «gouvernance souverainiste» «n’est pas mauvaise en soi, je l’ai appuyée, mais le plan de match tarde décidément trop à accoucher, et les souverainistes de bonne foi ont raison de se poser des questions».Joint hier, M.Gaudreau a annoncé qu’il serait du premier rassemblement d’QN à Montréal le 9 décembre.Le communiqué d’QN annonçant ce rassemblement signalait que le député indépendant de Borduas, Pierre Curzi, serait présent.La semaine dernière une autre démissionnaire, Lisette La-pointe (Crémazie) , a fait savoir qu’elle avait pris sa carte d’QN.L’ancien député péquiste de Vachon Camil Bouchard était aussi présent au lancement de la plateforme d’QN.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 29 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES MONTREAL Riches et pauvres, toiyours inégaux en santé AMELIE DAOUST-BOISVERT AU rythme où s’amenuisent les écarts de santé entre les riches et les pauvres à Montréal, le fossé mettra cent ans à se combler.Le directeur de la santé publique de la ville, le D" Richard Lessard, croit que l’on pourrait agir en une génération.Pour ce faire, il en appelle, entre autres mesures, à une augmentation substantielle de l’aide sociale.Treize ans après la parution d’un premier rapport sur la santé de la population montréalaise, les citoyens de Westmount ou de Pointe-Saint-Charles ne peuvent prétendre vivre aussi longtemps ni en aussi bonne santé.Alors que l’écart était de sept ans il y a treize ans, un homme pauvre vit encore six ans de moins qu’un homme riche à Montréal, ap-prend-on dans le rapport Les inégalités sociales de santé: le chemin parcouru, paru hier.Le cancer du poumon, le suicide, l’alcoolisme et les maladies respiratoires sont particulièrement meurtriers chez les plus démunis.«L’injustice sociale rend malade et tue prématurément», a dit le Lessard en conférence de presse hier, livrant un plaidoyer pour réduire les écarts sociaux.Aide à bonifier Montréal fait tout de même meilleure hgure que les autres grandes villes canadiennes.Les politiques sociales québécoises semblent avoir un réel effet protecteur.«La situation à Montréal pourrait être pire si ce n’était des politiques sociales.Mais il faut aller un cran plus m Un homme pauvre vit six ans de moins qu’un homme riche à Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR loin»: le D’Lessard serait-il, lui aussi, un indigné?«Je ne dis pas d’abolir le capitalisme et de faire la révolution.Mais il y a des gestes simples à poser.» Comme augmenter les prestations d’aide sociale, améliorer l’accès aux CPE à 7 $ pour les enfants des quartiers les plus pauvres et investir dans les logements sociaux.La D’" Marie-France Raynault, auteure principale du rapport et professeu-re à l’Université de Montréal, souligne qu’il manque 6000 $ par an à un couple avec deux enfants, vivant de l’aide sociale, pour se procurer les services et aliments de base.Pour une personne apte au travail, il faudrait doubler son revenu de quelque 7000 $ pour lui permettre, entre autres choses, de se nourrir adéquatement.Naître dans une lamille à Mble revenu, c’est partir avec une longueur de retard qui ne fera que s’allonger au hl des ans, souligne le D’Lessard, qui préconise donc une intervention dès la petite en-lance.A leur création en 1998, la moitié des centres de la petite enfance se trouvaient en rnilieu défavorisé.Ils ne sont plus que 35 %.Mais c’est le meilleur moyen d’intervenir tôt efficacement, selon le D’Lessard.Le directeur de la santé publique est «conscient des limites des actions qu’il peut entreprendre».Mais on ne «peut pas laisser de côté le tiers des citoyens montréalais», peut-on lire dans le rapport.«Ce sont des choix so- ciaux, rappelle le D’Lessard.Oui, ça coûte de l’argent, mais il y a des coûts à la pauvreté.Si tous étaient au moins au seuil de faible revenu, les coûts de santé et de justice diminueraient de moitié.» Le rapport met en avant d’autres solutions, comme améliorer l’accès au transport en commun, par exemple.«Quand tu es sur l’aide sociale, tu as le choix entre manger et prendre le métro pour te chercher un emploi», illustre le D’Lessard.La D’" Marie-France Raynault souligne (\ü’«on trouve de l’argent pour construire des prisons, mais si on met de l’argent au départ [pour diminuer les écarts], on évite ces coûts plus tard.» Le Devoir Un nouveau centre de réinsertion professionnelle pour autochtones, rue Sainte-Catherine CAROLINE MONTPETIT Il n’y a pas si longtemps, Matthew, de Kahnawake, ne rêvait que de compétition de combats extrêmes.11 se tenait, dit-il, «toujours avec la mauvaise bande», était plein de rage, ce qui rendait son intégration scolaire difhcile, voire impossible.Hier, Matthew prenait la parole devant une poignée de dignitaires, dont le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, en tant que participant au programme du tout nouveau centre de réinsertion professionnelle pour autochtones Ka Mamukanit, rue Sainte-Catherine à Montréal.Amy, une Crie de la Saskatchewan arrivée à Montréal il y a seulement quelques mois, se faisait pour sa part systématiquement exclure, lorsqu’elle faisait des demandes d’emploi, parce qu’elle ne parlait pas français.Elle a lu hier sa présentation en français à l’assemblée.Le centre de Ka Mamukanit, dont le nom veut dire «bâtir ensemble» en innu, est inauguré alors que la population de jeunes autochtones, arrivant seuls à Montréal en provenance de leurs communautés, ne cesse de croître.«Aujourd’hui, 35 % des personnes issues de nos communautés vivent en centres urbains», reconnaissait hier Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador, qui participait à l’événement.Rêves brisés Entre 2001 et 2006, la population autochtone de Montréal a crû de 44 % alors que la population urbaine générale n’augmentait que de 2,3 %.En tout, on compte une population de quelque 10 000 autochtones à Montréal.Ils viennent souvent pour fuir le chômage et les logements surpeuplés de leur communauté, ou rêvent de poursuivre des études.Or, leurs rêves se brisent souvent sur l’écueil de la discrimination raciale.«Les employeurs sont réticents à employer des autochtones, parce qu’ils ont des préjugés.Ils croient que nous sommes alcooliques, que nous ne voulons pas travailler», raconte Francine Buc-kell, responsable de la stratégie pour l’intégration des autochtones en milieu urbain pour le Centre de développement des ressources humaines des Premières Nations du Québec.La grande ville est aussi un milieu beaucoup plus vaste que celui des communautés.L’anonymat y confine souvent à la solitude, pour le meilleur et pour le pire.«Les jeunes vont parfois boire ou consommer de la drogue pour se désennuyer», raconte Mme Buckell.«Et puis l’alcool est tellement plus accessible ici», raconte Alexandre, Attikamek en provenance de Manouane, et participant au programme, qui dit avoir cessé de boire depuis quelque temps.Ces jeunes faisaient partie d’une cohorte de quelque 15 jeunes de 18 à 35 ans qui ont participé à un préprogramme du centre Ka Mamukanit menant au marché du travail ou à la réintégration scolaire.Ce préprogramme compte autant une initiation aux langues française et anglaise ou à l’informatique que des séjours en forêt avec des aînés.Le Devoir Des proches de Dany Villanueva attaqués au Honduras BRIAN MYLES Un cousin de Dany Villanueva a été tué au Honduras, faisant craindre le pire pour la sécurité du jeune homme adve-nant son expulsion du Canada.Le Comité de soutien à Dany Villanueva faisait état hier de l’assassinat de Daniel José Madrid, le mois dernier au Honduras.Ses meurtriers l’auraient confondu avec Villanueva, dont la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) a ordonné l'expulsion pour cause de grande criminalité, une décision confirmée par la section d’appel.Un autre cousin, Gustavo Madrid, a été victime d'une tentative de meurtre l’an dernier.11 aurait aussi été confondu avec Dany Villanueva.L’avocat de Villanueva, Stéphane Handheld, n’a aucune raison de douter de la véracité des incidents.11 a lui-même reçu une lettre de menaces de mort l’été dernier, une affaire l’ayant forcé à porter plainte à la police.La grand-mère de Dany Villanueva, qui vit toujours au Honduras, aurait aussi reçu la visite d’individus menaçants, qui cherchaient à retrouver son petit-hls pour lui faire un mauvais parti.Les gangs de rue du Honduras sont réputés pour leur violence.Les Maras sont en guerre contre les Rouges, un gang auquel Dany Villanueva a été associé à Montréal.«Là-bas, on pense que Dany est un très grand criminel au Canada», explique Me Handheld.Les déboires de Dany Villanueva avec l’immigration ont commencé après la tragédie du 9 août 2008, à Montréal-Nord.Alors qu’il résistait à son arrestation, son jeune frère Fredy a été abattu par le policier Jean-Loup Lapointe.Dany Villanueva a été acquitté de vol qualifié le mois dernier, mais il a déjà des antécédents criminels.11 est cependant loin d’appartenir à la catégorie des grands criminels susceptibles de faire l’objet d’une mesure de renvoi.«J’ai déjà réussi à obtenir des sursis d’expulsion pour des clients qui avaient fait des actes plus graves et plus nombreux, explique Stéphane Handheld.A pense sincèrement que s’il n’y avait pas eu toute l'histoire de l’enquête du coroner, Dany Villanueva aurait obtenu un sursis en moins de trois heures.» M" Handheld ne dispose plus que de deux recours pour éviter l’expulsion de son client.Le Devoir E N BREF Pas d’influence, dit Yves Bolduc Après l’article du Devoir d’hier, relatant que la Coalition priorité cancer, qui a milité pour un accès accru aux molécules anticancer de pointe, reçoit 60 à 65 % de son financement des compagnies pharmaceutiques, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a précisé que la Coalition n’inhuençaitpas ses décisions.«Les pressions de la Coalition n’ont rien à voir avec la décision du ministre Bolduc.C’est un travail qui était déjà amorcé», a indiqué Natacha Joncas-Bou-dreau, attachée de presse du ministre de la Santé.De passage à Saguenay, hier, le ministre a dit ignorer que la majeure partie du budget de la Coalition provenait de l’industrie pharmaceutique.S’interrogeant sur l’aspect éthique de la situation, il a indiqué qu’il veut bien collaborer avec la coalition, mais a ajouté qu’elle devra déclarer d’où vient son financement et à quoi il est utilisé.- Le Devoir avec La Presse canadienne Procès Shafla: ni alcool ni drogne Kingston — Les corps des trois soeurs Shaha et de la première femme de leur père qui ont été 2,78$ repos NOUS offrons bien plus qu'un repas à Noël.Nous offrons de l'espoir ! Touchez le cœur de 10 personnes qui souffrent de la faim! Pour la modique somme de 27,80$, vous pouvez leur offrir des repas chauds ou un abri sécuritaire.une aide qui pourrait être le point de départ d’une nouvelle vie.n 27,80$ pour 10 personnes ?69,50$ pour 25 personnes n 139$ pour 50 personnes ?278$ pour 100 personnes ?________$ pour aider autant de personnes possible Veuillez débiter ma carte de crédit D Visa D MasterCard D American Express Un reçu d'impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Mission Bon Accueil est un organisme de bienlaisance : NE 10819 5215 RR0001 X DATE D’EXPIRATION NOM EN LETTRES MOULEES ( ) COURRIEL TELEPHONE ADRESSE VILL£ PROVINCE CODE POSTAL Associez-vous aux efforts de Mission Bon Accueil afin de redonner dignité et espoir à des milliers de montréalais défavorisés.Découpez et envoyez votre don à : Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle MISSION Dépt.403103 Bon Accueil Montréal, QC H4C 3L5 Notre 120^ année au service des plus démunis.www.nnissionbonaccueil.com 514-523-5288 retrouvés dans une voiture submergée dans une écluse du canal Rideau à Kii^ston, en Qnta-rio, ne présentaient aucune trace de drogue ou d’alcool.Lors du procès pour les quatre meurtres, hier, un pathologiste judiciaire a témoigné que des examens toxicologiques poussés n’avaient rien révélé d’anormal.Le D" Christopher Milroy a par ailleurs indiqué à la Cour supérieure de l’Qntario que, selon lui, les quatre femmes sont mortes noyées.Toutefois, il n’a pu déterminer si leur décès s’était produit là où elles ont été retrouvées ou si elles étaient inconscientes avant que la voiture ne se retrouve immergée.Trois des quatre victimes présentaient des ecchymoses à la tête, mais la cause de ces blessures n’est pas claire.-La Presse canadienne Toronto hausse les taxes de 2,5 % LesTorontois ont appris hier qu’ils subiront des hausses de taxes de 2,5 % l’an prochain.Le maire Rob Ford a présenté le budget 2012 de son administration qui prévoit des compressions de 355 ruinions, dont la suppression de 2300 postes, la fermeture de cinq pataugeoires, de deux piscines extérieures et de trois re-iiges pour itinérants, de même qu’une réduction des heures d’ouverture des bibliothèques et des arénas.Les usagers du transport en commun devront par ailleurs assumer une augmentation des tarifs de transport en commun de 10 cents par passage même si certains services seront réduits.Le maire Ford a Mt valoir que les dépenses de la Ville seraient moindres en 2012 qu’en 2011.L’adoption du budget est prévue en janvier.- Ix Devoir Bonaventure: le vert opte pour le PQ Le candidat vert à l’élection partielle de Bonaventure, Jean Cloutier, invite les électeurs souverainistes à voter pour le candidat péquiste, Sylvain Roy.«Je rêve toujours d’être le premier député vert à l’Assemblée nationale.Mais [.] le parti qui est le plus proche des verts à l'heure actuelle, qui a le plus de chances de gagner et à qui on peut effectivement donner un vote stratégique, c’est le Parti québécois», a-t-il affirmé au Devoir.M.Roy, qui est également vice-président du Parti vert du Québec et président de l’aile québécoise du Parti vert du Canada, a appelé pour la première fois les électeurs à élire M.Roy hier après-midi à l’occasion d’un débat organisé par Radio-Canada, soit au lendemain d’une rencontre avec de «hautes instances» du PQ.Selon un sondage Segma-Grafhci, le PLQ récolte actuellement 48 % des intentions de vote, coiffant le PQ (35 %), QS (6 %) et PVQ (3 %).- Le Devoir LE DEVOIR, LE MARDI 29 NOVEMBRE 2011 A 5 LE MONDE Jour de vote troublé en RDCongo Les élections générales se sont déroulées hier dans un climat de violences et de suspicion de fraude Le scénario du pire était prévu d’avance.Confirmant les craintes formulées pendant la campagne électorale, les incidents et les affrontements se sont multipliés hier en République démocratique du Congo (RDC).Les Congolais étaient appelés à désigner à la fois leurs députés et leur président lors du second scrutin démocratique organisé dans le pays.Avant même l’ouverture des bureaux de vote, des rafales d’armes automatiques ont retenti à Lumumbashi, capitale du Katanga, où cinq personnes sont mortes.Des jeeps remplis de bulletins de vote ont également été incendiés.Les mystérieux assaillants se revendiquent d’un mouvement sécessionniste pourtant disparu depuis la fin des années 60.Ailleurs, les incidents avaient une résonance moins historique: des bureaux de vote ont été incendiés au centre du pays, dans le Kasai,oriental, fief de l’opposition.A Kinshasa, la capitale, des citoyens en colère ont interceptés des hommes avec des «bulletins pré-manipulés»: déjà cochés.Tous avaient une croix inscrite à côté de la «case n°3», celle qui désigne le président sortant, Joseph Kabila.Méfiance Très vite, les autorités ont nié toute tentative de fraude ou d’existence de «bureaux de vote fictijs», mais la méfiance et la colère se sont vite imposées.Pourtant beaucoup de Congolais tenaient à voter.«Je vote parce que je suis Congolaise et qu’il s’agit d’un droit civique»,dit Albertine, une jeune électrice de Kisangani.Pour Augustin Madaoua, «la vie sociale est maigre» et «les fonctionnaires sont mal payes, y compris les policiers» Arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père en 2001, puis légitimé par les urnes en 2006.11 s’agissait alors pour Kabila de tourner la page sur une décennie de guerre civile et extérieure et de valider par le verdict des urnes l’installation d’un président et d’un Parlement.Le cadet des chefs d’Etat du continent africain avait hier à défendre contre dix adversaires le bilan de son premier À Kinshasa, la foule a protesté après la découverte de bulletins truqués.JUNIOR D.KANNAF AFP mandat comme dirigeant élu.Bilan qu’on peut au mieux qualifier de mitigé.Dans un pays qui, malgré ses immenses richesses naturelles, n’a jamais cessé de s’enfoncer dans la misère, la popularité du prince se heurte forcément à la détresse de la population.«Kabila a vanté pendant la Le partage des richesses est un problème récurrent depuis l’indépendance: la RDC est le dernier pays sur l’échelle de l’indice de développement humain campagne les cinq chantiers présidentiels.Un seul, celui des infrastructures a donné des résultats tangibles.Mais les Chinois et les privés congolais à qui ont été confiés ces travaux n’ont pas créé d’emplois et les gens sont déçus», constate l’historien Elikya Mbokolo.Une certaine amélioration est en effet visible au niveau de quelques grandes infrastructures.On est en train d'élargir et de mettre à peu près aux normes internationales deux boulevards de Kinshasa.La route entre la capitale et la province voisine du Bandundu est impeccable, mais la quasi-totalité des chefs-lieux de provinces ne sont accessibles qu’en avion.Le partage des richesses est un problème récurrent depuis l’indépendance.Bénéficiant de 34 % des réserves mondiales de cobalt, 10 % de celles de cuivre, sans compter l’or, les diamants et l’uranium.l’ex-Zaïre est aussi le dernier pays sur l’échelle de l’indice de développement humain.La gestion des ressources du pays est l’une des plus opaques au monde.Un candidat sérieux Dans un pays miné par l’insécurité, ils étaient 19 000 hier à promettre des lendemains qui chantent dans l’espoir de décrocher l’une des 500 places de l’Assemblée.Mais face au pouvoir qui contrôle l’adrpinistra-tion, seul le parti d’Etienne Tchisekedi, vieil opposant historique rentré d’exil, semblait pouvoir faire la différence.Le meilleur des scénarios pour Kabila, c'est bien sûr de finir de- vant ses adversaires, mais aussi de voir un autre que Tshisekedi arriver au deuxième rang.Si l’homme de 78 ans talonne le président sortant, il pourrait mobiliser ses nombreux partisans, concentrés dans les provinces centrales du Kasaï occidental et du Kasaï oriental, crier à la fraude électorale, réclamer un second tour ou une nouvelle élection et, faute de les obtenir, rendre le pays encore plus ingouvernable qu’il l’est actuellement.11 a d’ailleurs multiplié les déclarations incendiaires au cours de la campagne qui vient de se terminer.Et déjà, que la RDC n'est pas tout à fait en paix: il y a quelques jours, des centaines de ménages ont été forcés fuir les monts Ru-wenzori, à la frontière avec l’Ouganda, en direction du Nord-Kivu, en raison d’affrontements entre l’armée nationale et une puissante milice.Le Nord-Kivu lui-même, comme la province voisine du Sud-Kivu, ne doit sa paix relative qu’au compromis qui a permis à des milices pro-rwandaises de se transformer du jour au lendemain en unités de l’armée nationale.Le Devoir et Libération KOWEÏT L’émir accepte la démission du gouvernement Koweït — L’émir du Koweït, Sabah al-Ahmad al-Sabah, a accepté hier la démission du gouvernement, réclamée depuis plusieurs mois par la rue et l’opposition, a rapporté l’agence de presse officielle.Selon des sources parlementaires, les séances au Parlement devraient être suspendues jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, ce qui pourrait prendre trois mois.Depuis mars dernier, des manifestations étaient organisées pour exiger la démission du premier ministre, Nasser al-Mohammad al-Sabah, un neveu de l’émir accusé de corruption.Le président du Parlement a indiqué n’avoir aucune information sur une éventuelle dissolution de l’Assemblée.Le 16 novembre, des manifestants avaient pénétré brièvement à l’intérieur du Parlement pour réclamer la démission du chef du gouvernement En mai, deux députés avaient tenté d’interpeller le premier ministre sur une affaire présumée de détournement de fonds, une accusation qu’il rejette.Le gouvernement avait démissionné en mars pour éviter que trois ministres, membres de la famille Al-Sabah, soient interrogés par les parlementaires.Le Koweït, quatrième exportateur mondial de pétrole, possède le Parlement le plus ouvert des pays du Golfe.Reuters L’Union européenne sévit de nouveau La Syrie dénonce les sanctions arabes Damas — Le régime du président Bachar al-Assad a accusé hier la Ligue arabe d’avoir fermé toutes les portes en adoptant des sanctions économiques contre lui, au moment où l’Union européenne (UE) s’apprêtait à durcir ses mesures contre Damas pour tenter de faire cesser la répression.«En prenant des sanctions, la Ligue a fermé toutes les portes avec la Syrie et comme vous le savez, certains membres de la Ligue poussent à l’internationalisation» du conflit, a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, à Damas.Dimanche, la Ligue arabe a elle aussi adopté des sanctions sévères contre la Syrie, les premières de cette ampleur à l’encontre de l’un de ses membres, prévoyant en particulier un gel des transactions commerciales avec le gouvernement syrien et de ses comptes bancaires dans les pays arabes.«Arrêter les transactions avec la Banque centrale syrienne signifie une déclaration de guerre économique du point de vue du droit international», a réagi M.Mouallem.La Ligue arabe a cependant exhorté lundi le régime à accepter un plan prévoyant l’envoi d’observateurs en Sjnie, se disant prête à y apporter de légères modifications, en insistant, comme l’exige Damas, «sur la question de la coordination entre la mission d’observation et les autorités syriennes».La ratification du protocole régissant la mission d’observation permettrait une révi-sion»des sanctions, a aussi promis le secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi.Ultimatums Avant de recourir aux sanctions, la Ligue arabe avait lancé deux ultimatums sommant Damas de cesser les violences et d’accepter l’envoi d’observateurs.«Les mesures prises par la Ligue arabe montrent son intention de pousser à l’escalade», a accusé M.Mouallem.Pour sa part, l’UE a décidé d’imposer de nouvelles mesures pour couper les sources de financement du régime sjnien dans les secteurs des finances et du pétrole, selon une source diplomatique.Outre le gel des avoirs d’au moins 11 nouvelles sociétés, l’UE va interdire de visa et geler les avoirs de 12 personnes supplémentaires.Dans le même temps, le ministre sjnien a annoncé que dans la nouvelle Constitution en cours d’élaboration, «il n’y [aurait] plus d’article 8», qui donne au parti Baas au pouvoir en Syrie depuis 1963, la prééminence dans la direction du pays.11 a également affirmé que le régime était «sérieux» dans sa volonté d’engager un dialogue national, «le moyen de sortir de la crise», alors que les opposants rejettent désormais toute discussion, réclamant le départ pur et simple du président Assad.Interrogé sur l’utilisation des chars contre le mouvement de protestation, M.Mouallem a rétorqué que les forces de l’ordre n’avaient tiré depuis neuf mois aucun obus de char, ni fait usage d’armes lourdes ou de l’aviation, «mais seulement des armes individuelles».Mais, sur le terrain, les forces de l’ordre ont encore tué neuf civils hier à travers le pays, selon l’Observatoire sjnien des droits de l’Homme (OSDH).Agence France-Presse L’ONU accuse Damas Genève — L’armée et les forces de sécurité syriennes ont commis des crimes contre l’humanité, notamment des meurtres, des actes de torture et des viols, conclut ime commission d’enquête de l’ONU dans im rapport rendu public hier.La Sjnie est «responsable d’actes arbitraires, dont des crimes contre l’humanité, commis par des membres de son armée et ses forces de sécurité», disent les trois membres de la commission dans ce rapport de 39 pages, remis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à Genève.La répression du mouvement de contestation du régime de Bachar al Assad a fait plus de 3500 morts depuis mi-mars, selon l’ONU.Des milliers de personnes — usqu’à 30 000 — ont été arrêtées depuis cette date, selon des opposants.Les autorités syriennes, elles, imputent les violences à des «groupes terroristes armés» soutenus par l’étranger et font état de plus de 1000 soldats et policiers tués.Reuters Le Pakistan menace de revoir sa coopération avec l’OTAN Les fournitures de carburant à l’organisation sont suspendues Islamabad — Le raid de l’OTAN, qui a tué 24 soldats pakistanais samedi, pourrait avoir des conséquences sur la lutte contre les talibans en Afghanistan, a annoncé hier l’armée pakistanaise.«Cela pourrait avoir de graves conséquences sur le niveau et la portée de notre coopération» avec l’Alliance atlantique, a dit le général Athar Abbas, porte-parole de l’armée.«L’attaque de l’OTAN a duré deux heures malgré nos appels répétés à cesser le feu», a-t-il ajouté.Le Pakistan est un allié essentiel dp l’Alliance et des Etats-Unis dans la lutte contre les insurgés islamistes qui se cachent dans des zones tribales à la frontière pakistano-afghane.Des hélicoptères et chasseurs de l’OTAN basés en Afghanistan ont tué 24 soldats en frappant deux avant-postes militaires pakistanais, opération qu’lslamabad a qualifiée d’agression injustifiée, mais qui reste entourée de mystère.Le gouvernement chinois, allié du Pakistan, s’est dit choqué par cette attaque.«La Chine pense que l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Pakistan doivent être respectées et qu’une enquête sérieuse et approfondie doit être menée sur cette affaire», a dit le ministère chinois des Affaires étrangères.Le président pakistanais, Yusuf Raza Gilani, interrogé hier par CNN au sujet des relations Islamabad-Washington, a exclu que «la vie continue» sans changement après les événements de samedi.Les relations bilatérales ne continueront que si elles se fondent sur «un respect mutuel et des intérêts communs».Comme on lui demandait si c’était le cas pour le Pakistan, Gilani a répondu: «A l’heure actuelle, non.» Dimanche, des milliers de manifestants s’étaient mqssés devant le consulat des Etats-Unis à Karachi pour protester contre le raid.« L’attaque de l’OTAN a duré deux heures malgré nos appels répétés à cesser le feu » Provocation La principale association pakistanaise qui fournit du carburant aux forces de l’OTAN en Afghanistan a suspendu ses livraisons.Le secrétaire général de l’Ail Pakistan Oil Tanker Owners Association, Nawab Sher Afridi, a précisé que les opérations ne reprendraient que lorsque le gouvernement d’Islamabad et l’armée pakistanaise auront reçu et accepté des excuses de l’OTAN à la mesure du drame.L’attaque lancée samedi dans le nord-ouest du Pakistan est considérée dans le pays comme la dernière en date d’une série de «provocations» des Etats-Unis, qui avaient exaspéré l’armée pakistanaise en organisant le raid secret dans lequel Oussama ben Laden a trouvé la mort en mai dans la ville d’Abbottabad.Un représentant de l’OTAN et un responsable de la sécurité afghane ont déclaré de leur côté, en requérant l’anonymat, que les soldats de l’OTAN avaient riposté à des tirs venant du côté pakistanais de la frontière.L’armée pakistanaise a démenti avoir tiré sur les forces de l’OTAN.«C’est un incident tragique et non intentionnel.Nous déterminerons ce qui s’est produit et en tirerons les leçons qu’il faut», a dit le secrétaire général de l’OTAN, Anders Eogh Rasmussen, dans un communiqué où il exprime son soutien total à une enquête ouverte par l’Alliance atlantique.Cela risque toutefois de ne pas suffire à calmer les esprits.De nombreux Pakistanais estiment que leur armée mène contre les extrémistes un combat qui ne répond qu’aux intérêts occidentaux et porte préjudice à leur pays.Le ministre des Affaires étrangères, Hina Rabbani Khar, s’est entretenu avec son homologue américaine, Hillary Clinton, et lui a exprimé «le profond sentiment de rage ressenti dans tout le Pakistan».Reuters FRANCE Hollande fait un appel du pied à Bayrou Paris — Le candidat socialiste Prançois Hollande est prêt à enrôler François Bayrou dans son gouvernement s’il remporte l’élection présidentielle et dans l’hjqjothèse où le dirigeant centriste aurait appelé à voter pour lui au second tour.Le président du Mouvement démocrate, qui doit officialiser sa troisième candidature présidentielle la semaine prochaine, appelle de ses vœux une «majorité centrale» pour gouverner la France, qui s’ouvrirait aussi bien à la droite qu’à la gauche, mais marque pour l’heure son «indépendance».«Je n’écarterai personne, mais à la condition que les formations politiques ou les dirigeants politiques aient appelé à voter pour moi au second tour», a déclaré hier François Hollande sur RMC Info et BFM TV.«Tous ceux qui ont contribué au changement peuvent gouverner le pays dans le cadre du projet que j’ai présenté», a-t-il dit.«Si François Bayrou fait un choix — nous verrons lequel — au second tour, eh bien, il sera dans la majorité présidentielle qui se sera constituée autour du « Si François Bayrou fait un choix au second tour, eh bien, il sera dans la majorité présidentielle » vainqueur du second tour, s’il a appelé [à voter] pour le bon candidat, sous-entendu celui que je pourrais représenter», a dit le député de Corrèze.«Mais pour l’instant, il est dans une ambiguïté dont il n’est pas sorti», a-t-il ajouté.François Bayrou, qui n’avait pas donné de consigne officielle de vote entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007, a assuré qu’il proposerait «un choix clair» en 2012.Le Front de gauche dénonce une «dérive centriste».«En déclarant que François Bayrou pourrait devenir son ministre, François Hollande tire une balle dans le pied de la gauche en vue de l’élection présidentielle», a déclaré l’équipe de Jean-Luc Mélenchon.«Face à cette sinistre “danse du centre”, François Hollande doit répondre au Front de gauche.Au lieu de sommer tout le monde de se rallier à lui, il doit dire clairement s’il veut discuter avec le Modem ou le Front de gauche.Car c’est l’un ou l’autre.Ce ne sera en aucun cas les deux», prévient-elle.Reuters A 6 LE DEVOIR LE MARDI 29 NOVEMBRE 2011 EDITORIAL Inégalités sociales Mortelles injustices Le cri des indignés résonne encore au-dessus des campements désertés.Ce sont des rapports comme celui dévoilé hier par la Direction de la santé publique de Montréal (DSP) qui permettront d’en relayer longtemps l’écho en dessinant clairement les contours de l’écart séparant les riches des pauvres.Le bilan de la DSP l’illustre de manière éloquente: l’injustice sociale tue.L’ Marie-Andrée Chouinard Organisation mondiale de la santé (OMS) l’avait démontré en 2008: les inégalités sociales sont une question de vie ou de mort.Née en Suède ou au Japon, une petite fille a espoir d’étirer ses jours jusqu’à 80 ans.Apparue plutôt dans certains pays d’Afrique, la même enfant peut retrancher 35 années à son horizon.À l’intérieur même des pays, ces disparités s’observent; le Canada n’échappe pas à la règle, lui chez qui le fossé entre riches et démunis se creuse.Dans une ville comme Montréal, les inégalités se notent d’un coin de rue à l’autre.Les fortunés côtoient les moins nantis, mais, hormis un espace géographique similaire, ils ont peu en commun.Vingt-deux mille ménages y sont en attente d’un logement abordable; cinq ans s’écouleront avant qu’ils y aient accès.Dans la catégorie des revenus les plus bas, le taux de mortalité est deux fois plus élevé.Sur le territoire du CLSC Hochelaga-Maisonneuve, l’espérance de vie est de 74 ans; dans les environs prospères du CLSC Saint-Laurent, elle s’étire de ff années.Pourtant destinés entre autres aux enfants issus des milieux les moins favorisés, afin de soutenir leur développement, les CPE sont moins fréquentés par les enfants pauvres.Les facteurs de risque se multiplient chez les nouveau-nés des mères pauvres, un fait troublant compte tenu du fait que le nombre de naissances augmente chez les parents à faible revenu (croissance de 4 %) et diminue chez les riches (baisse de 44,5 %).Chez les groupes les plus vulnérables, les luttes sont multiples pour garder le corps et la tête en santé.Comme autant d’obstacles à une vie saine, la privatisation du réseau de la santé, l’accès déficient à des soins dentaires ou de psychothérapie, le coût d’une bonne alimentation, des conditions néfastes de logement, tout cela se dresse sur la route des exclus.Les effets pervers sur la santé ne sont pas théoriques: même si les femmes de milieux défavorisés sont moins susceptibles de développer un cancer du sein, leur taux de mortalité est égal et même supérieur à celui des fortunées.Les inégalités sociales sont bel et bien mortelles.Au rythme où vont nos politiques, il faudra cent ans pour réduire ces écarts malsains.Une action urgente menée par les différents paliers de gouvernements permettrait d’effacer les inégalités en l’espace d’une génération, c’est du moins l’analyse qu’en fait le D"^ Richard Lessard, directeur de la santé publique de Montréal.Oui, la hausse des revenus d’aide sociale, un meilleur accès au logement social et l’équité en matière d’accès aux pro^ammes sociaux sont des leviers à actionner de manière prioritaire.Mais que l’on tente aussi de mieux comprendre ce groupe social.Comment?D’abord, en s’y intéressant.La pauvreté colore nombre de rapports en mode catastrophiste, mais donne rarement lieu à des actions politiques percutantes; sans doute en partie parce qu’on ne daigne pas s’y attarder véritablement, une critique qui échoit aussi aux médias.Alors qu’on s’active à remplir les bas de la Gui^olée en mode grand luxe, il serait peut-être utile de penser offrir aussi espace et temps d’antenne pour mieux raconter le quotidien des plus démunis.machouinard@ledevoir.corn Législatives au Maroc Le brouillard uelques semaines après la victoire de la formation islamiste Ennahda en Tunisie, voilà que son presque jumeau, le Parti de la justice et du développement (PJD), a gagné les législatives tenues ces jours-ci au Maroc.Cela rappelé, il faut souligner que la comparaison s’arrête là, pour la bonne et simple raison que le nouveau cadre constitutionnel adopté par 98 % des Marocains en juin dernier balise la marge de manœuvre du gouvernement dans un espace plus restreint que celui que les Tunisiens, Ennahda au premier chef, entendent s’accorder à la faveur de l’Assemblée constituante en cours.Lors de la réforme constitutionnelle évoquée, le roi Mohammed VI a mis un soin méticuleux à ne pas céder un pouce aux privilèges liés à sa fonction.En clair, il reste chef des armées, acteur incontournable de la justice puisqu’il demeure président du Conseil supérieur de la magistrature, détenteur du pouvoir de nominations des ambassadeurs et des préfets, autrement dit les ministères de l’Intérieur et W \ des Affaires étrangères demeurent, à des de- grés divers il va sans dire, sous sa coupe.Ce 1 n’est pas tout.'7 Afin de rester le metteur en scène de la vie ^ politique, le commandeur des croyants s’est arrogé le droit de nommer les membres du cabinet du premier ministre.Il est fort probable que celui-ci sera issu du PJD.Serge Mais voilà, l’article de la Constitution Truffaut est à cet égard si flou que, selon des spécia- listes en la matière, et en vertu des pouvoirs qui sont les siens, le souverain pourrait récuser un tel et choisir tel autre, pour autant qu’il appartienne à la coalition qui devra être négociée et formée au cours des prochains jours ou semaines.Paradoxe des paradoxes, les jeux politiciens étant ce qu’ils sont, les dirigeants du PJD sont condamnés à entamer des pourparlers avec Istiqlal, soit le plus vieux parti marocain, dont le patron est Abbas El-Passi, qui est également l’actuel.premier ministre.S’ils ne parviennent pas à un accord, alors Mohammed VI pourra choisir parmi les chefs de la Coalition pour la démocratie (G8) , qui fédère les formations dont certaines ont été créées à la va-vite pour faire barrage aux islamistes.Bref, la situation est beaucoup plus fluide que ne le laissent entendre les résultats des législatives.D’autant que le Mouvement du 20 février (qui fut en pointe lors du printemps arabe version marocaine et qui a fait campagne pour boycotter le scrutin) ainsi que les laïcs entendent maintenir la pression au moyen de manifestations.La plupart d’entre eux n’ont pas oublié que, lors de la révision du Code de la famille en 2004, l’état-major du PJD s’était opposé, tenez-vous bien, à ce que l’âge du mariage des jeunes filles passe de 15 à 18 ans, à ce que la polygamie et la tutelle que détiennent les hommes sur les femmes de la famille soient amputées.C’est à se demander si l’islam modéré n’est pas une prétention ou, pire, un paravent destiné à brouiller les objectifs.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO $uR CliMAT H HfU.JE Vous fRKeNTE L'HoMaRABlf PfTfRkfuT, AAÎNiVTIîE p£ Çu CANADA-
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