Le devoir, 19 novembre 2011, Cahier A
f'' -aC'- Fred Pellerin, le dernier des Québécois?Cahier Culture Salon du livre de Montréal b', Limonov, peint par Emmanuel Carrère Cahier Livres ^ www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.CII N°264 ?LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 2,63S+taxes=2,99 Que lisent les jeunes au secondaire ?Déchirés entre le plaisir de lire et celui de nourrir les esprits, les enseignants sacrifient parfois la littérature québécoise et la poésie LISA-MARIE GERVAIS Ma patrie, c’est la langue française», disait Albert Camus.Encore chanceux qu’il soit toujours lu dans les écoles secondaires.Ses prédécesseurs Zola et Balzac sont de moins en moins connus.Que lisent vos ados?La question est lancée aux collègues.«Notre-Dame de Paris, je pense» «Du Marc Lévy.franchement!» «En tout cas, certainement pas Menaud, maître draveur».Un brin nostalgiques, les réponses trahissent une certaine inquiétude.Comme s’ils craignaient qu’Hubert Aquin ne signifie jamais autre chose qu’un pavillon de TUQAJM et Crémazie, une station de métro.Au Québec, il n’existe aucune liste d’ouvrages incontournables que tous devraient avoir lus à la sortie du secondaire.Quelques balises, certes.Le ministère de l’Éducation recommande la lecture de cinq œuvres narratives par année du secondaire (roman, conte, nouvelle), auxquelles s’ajoutent, en 3% 4® et 5® secondaire, cinq autres NEWSCOM œuvres dites complémentaires (chanson, poème, pièce de théâtre).Environ la moitié des ouvrages doivent être québécois.Vraiment?«En toute honnêteté, c’était tellement rock and roll dans ma classe que je n’ai fait lire que quatre romans», admet Marie Paulin, enseignante de français en deuxième secondaire à l’école publique Père-Marquette.«Je fais lire une œuvre québécoise par année», raconte Julie Pinsonneault, qui enseigne actuellement au collège Rachel.VOIR PAGE A 10: LECTURES Exemples en vrac de lectures scolaires, page A 9 ¦ Uéditorial de Marie-Andrée Chouinard, page B 4 AGENCE ERANCE-PRESSE LES INDIGNES PERSISTENT Wall Street est toujours occupée ¦ À lire en pages A 6 et A 7 INDEX Actualités.A 2 Annonces.C 9 Avis publics.C 8 Bourse.C 2 Carrières.C 6 Décès C 9 Dossier A 6 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées .B 5 Monde.C 7 Mots croisés.D 5 Météo.C 2 Perspectives.B 1 Sports.C 9 Sudoku.D 6 Les élections espagnoles dans la tourmente Après la Grande-Bretagne, le Portugal et la Grèce, la crise s’apprête à chasser un autre gouvernement social-démocrate CHRISTIAN RIOUX Le Devoir en Espagne M AGENCE ERANCE-PRESSE Alfredo Rubalcaba, candidat du Parti socialiste ouvrier, au pouvoir depuis huit ans.adrid — «B, y a donc une élection dimanche?ironise l’homme attablé à la terrasse du café.A votre place, j’attendrai quand même dimanche pour en être certain, me dit-il.Vous savez, avec l’incertitude économique actuelle, n’importe quoi pourrait bien nous tomber sur la tête d’ici-là.» C’est avec cette douce ironie que nombre d’Espagnols s’apprêtent à se rendre aux urnes demain afin de choisir entre le favori, le candidat de centre droit du Parti populaire (PP) Mariano Ra-joy, et celui du Parti socialiste ouvrier (PSOE), au pouvoir depuis huit ans, Alfredo Rubalcaba.H faut dire que les Espagnols s’y connaissent en rebondissements électoraux.En mars 2003, José Luis Zapatero n’avait-il pas été élu à la surprise générale?Quelques jours avant le vote, un attentat terroriste islamiste avait secoué le pays et fait plonger la popularité du gouvernement de José Maria Aznar.Étrange campagne que celle qui s’achève et qui fut r5d;hmée par le relèvement quotidien des taux auxquels l’Espagne emprunte sur les marchés.VOIR PAGE A 10: ESPAGNE Système de santé au Québec 500 000 accidents de soins en nn an CAROLINE MONTPETIT AU cours de la dernière année, il y a eu environ un demi-million d’«accidents de soins» dans le système de santé québécois.Ces chiffres, avancés cette semaine par l’avocat Jean-Pierre Ménard, qui œuvre dans le domaine des erreurs médicales depuis longtemps, doivent être rendus publics au mois de décembre par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.Ce chiffre d’un demi-million regroupe autant les incidents n’ayant eu aucun impact sur les patients, entre autres parce qu’ils ont été détectés à temps, que les accidents ayant entraîné des conséquences, ces conséquences pouvant aller jusqu’au décès du patient.Sans vouloir s’avancer à donner de ratio précis dans ce domaine, M® Ménard croit qu’on peut compter environ 90 % d’incidents pour 10 % d’accidents.Ce sont les erreurs liées à la médication qui sont les plus nombreuses à causer des accidents, suivies en cela par les chutes.Avec le registre, «on va pouvoir identifier les 10 erreurs médicales les plus fréquentes», se réjouit M® Ménard en entrevue, et par conséquent tenter d’y remédier.M® Ménard s’est battu pour que ce registre soit mis en place, et s’apprête à réclamer un plan d’action pour la prévention des erreurs médicales.C’est la première année que de telles données sur les erreurs médicales survenues dans les établissements de santé au Québec seront disponibles.«Ce sera une première dans le monde», dit M® Ménard, qui ajoute cependant que la sous-déclaration est un problème récurent dans ce domaine.«On est encore loin de tout déclarer», commente-t-il.VOIR PAGE A 10: ACCIDENTS M® Jean-Pierre Ménard DICTIONNAIRE DES ŒUVRES LITTÉRAIRES DU QUÉBEC 89,95$ • 1232 pages Tome 8 (1986-1990) F 77831302834847 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES Justice criminelle : Fournier sollicite une rencontre avec Nicholson HELENE BUZZETTI Ottawa — Le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, a saisi au bond l’ouverture apparente de son homologue fédéral sur les questions de justice criminelle pour le convier à une rencontre lundi matin dans un ultime effort pour le convaincre de faire marche arrière.«Considérant que la conclusion de l’étude détaillée du projet de loi C-10 est prévue pour mercredi prochain, je vous propose une rencontre, à vos bureaux, le lundi 21 ou le mardi 22 novembre dès 8h30», écrit M.Fournier.11 incitera une fois de plus le ministre conservateur à replacer la réhabilitation au cœur de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents.Au moment de mettre sous presse, le ministre Rob Nicholson n’avait pas répondu à l’invita- tion.Jeudi soir, M.Nicholson avait écrit à M.Fournier pour lui dire qu’il reconnaissait que le Québec a adopté une «approche éprouvée» quant aux jeunes contrevenants.Mais il disait du même souffle que des peines plus sévères sont quand même nécessaires.11 acceptait de rencontrer son homologue.M.Fournier veut procéder rapidement, car une fois le projet de loi C-10 étudié en comité, il y aura peu de chances qu’il soit modifié comme il le souhaite.Le gouvernement conservateur veut adopter rapidement le projet de loi C-10.11 a tenté d’imposer un second bâillon jeudi, mais devant le tollé soulevé et l’obstruction systématique orchestrée par l’opposition, il a lâché du lest.11 permettra que le projet soit étudié pendant deux jours encore plutôt qu’un seul.Le Devoir Marois veut une coalition pour réclamer le rapatriement de l’assurance-emploi LIA LEVESQUE Pauline Marois veut organiser une vaste coalition de tous les partis pour demander le rapatriement de la portion québécoise du régime d’assurance-emploi.Elle a discuté de son projet, hier, devant des militants des groupes de défense des chômeurs, ainsi que des députés péquistes, néodémocrates et bloquistes réunis à Montréal.Parmi eux se trouvait d’ailleurs l’ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.«J’invite tous les candidats à la direction du NPD à nous appuyer dans cette volonté que nous avons au Québec de rapatrier le régime d’assurance-emploi.Je serai d’autant plus optimiste si nous réussissons, au Québec, à réunir les travailleurs, les employeurs et tous les partis politiques autour d’une volonté commune, autour d’un projet qui sera gagnant pour tout le monde.Je vais donc inviter le gouvernement libéral, l’ADQ, la Coalition pour l’avenir du Qué- i ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Pauline Marois a discuté de son projet, hier, devant des militants, des groupes de défense des chômeurs, ainsi que des députés réunis à Montréal.Gilles Duceppe était aussi présent.bec, Québec solidaire à bien vouloir se joindre à cette coalition que nous appelons et que j’appelle de tous nos vœux», a lancé Mme Marois.Son projet consiste notamment à en faire d’abord un véritable régime d’assurances, plus accessible pour les travailleurs.Elle souhaite aussi élaborer de meilleurs programmes de formation de la main-d’œuvre, afin de mieux diriger les chômeurs à la recherche d’un emploi vers des emplois qui répondent aux besoins actuels et futurs du marché du travail.Cela permettrait, selon elle, de contribuer à alléger la pénurie de travailleurs qualifiés.M.Duceppe, qui s’est longtemps battu au Bloc québécois pour tenter de rendre plus généreux et plus accessible le régime d’assurance-emploi, pense que le temps est venu, en effet, de revendiquer le rapatriement pur et simple de la portion québécoise du régime.«Ce serait plus cohérent de faire en sorte que la formation, qui relève du Québec, les congés parentaux, qui relèvent du Québec, les politiques sociales, qui relèvent du Québec, au lieu de diviser tout ça, on devrait faire en sorte qu’il y ait un tout qui se tienne.Et je pense que c’est la bonne solution», a affirmé l’ex-chefbloquiste.Mais le député néodémocrate d’Acadie-Bathursf Yvon Godin, ne voit pas les choses du même œil.11 ne doute pas que le Québec ait les moyens d’administrer un tel régime, mais il craint que toutes les autres provinces ne se prévalent alors du même droit de rapatrier le régime et que les moins nanties d’entre elles n’aient pas les ressources pour le gérer.La Presse canadienne La modération a bien mai Heur goût.ztiuc'falcool PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS 18+ Titulaires de permis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac et SAQ Dépôt exclus.L’offre Économisez 10 % avec tout achat de 100$ et plus (après toute autre réduction) est en vigueur du 18 au 20 novembre 2011 seulement et s’applique uniquement aux produits offerts en succursale, à l’exception des cartes-cadeaux SAQ, des cartes de dégustation et des bons-cadeaux « Les Connaisseurs», ainsi que des produits commandés par l’entremise du service des commandes privées et de ceux en vente dans le catalogue Le Courrier vinicole.Promotion également offerte dans SAQ.COITI.Achats non cumulatifs.Aucune mise de côté n’est acceptée.18 ans ou plus. LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 A 3 ACTUALITES RVM’J ^ ^ta fréquence î RADIOVM.COM Course à la chefferie LeNPD refuse de tenir plus de débats MARIE VASTER Ottawa — Six débats ne suffisent pas au candidat à la chefferie du NPD Paul Dewar.Le député d’Ottawa réclame que le parti en organise quatre de plus, afin que chaque région puisse accueillir les aspirants-chefs le temps de deux joutes oratoires.«Au cours des quatre prochains mois, le Nouveau Parti démocratique aura l’occasion de rejoindre les Canadiens d’un bout à l’autre du pays et d’établir une relation avec eux.[.] Nous devons à nos membres, et aux Canadiens en général, de parler à un plus grand nombre possible d’entre eux», a fait valoir le candidat par voix de communiqué, hier.Le NPD annonçait jeudi qu’il tiendrait d’ici l’élection du prochain chef des débats à Ottawa, Québec, Montréal, Halifax, Winnipeg et Vancouver; la Belle Province étant pour l’instant la seule à accueillir deux débats.M.De-war n’a pas précisé quelles villes il avait en tête, outre celle de Toronto, polu laquelle il a «déclaré sa préférence».Le candidat voudrait aussi voir un débat en Saskatchewan et en Alberta.Mais sa demande a reçu une fin de non-recevoir de la part des instances du parti.Pas question d’ajouter de nouvelles dates, ni de modifier les villes choisies.«Avec le temps et les ressources limitées dont nous disposons, il a été décidé que six débats, c’était le maximum que nous étions en mesure de produire», a fait valoir la directrice nationale du parti, Sally Mousser.Dans le camp de M.De-war, on a plaidé que des débats supplémentaires pourraient être organisés—sans l’aide du parti.Le premier débat, à Ottawa le 4 décembre, se fera dans les deux langues officielles.Mais dans les autres cas, aucune règle précise n’a été établie.Questionnée à savoir si un candidat qui n’est pas bilingue pourrait s’en tirer en ne parlant qu’anglais, Mme Mousser a reconnu que la décision leur reviendrait.Aucune règle n’a été adoptée pour forcer les candidats à répondre aux questions dans la langue dans laquelle elles leur ont été posées.Quant au souhait de M.De-war que tous les citoyens du pays puissent entendre les neuf candidats, Mme Mousser a répliqué que les débats seraient accessibles sur Internet, pendant ou après leur organisation.Le Devoir m.CHRIS WATTIE REUTERS Le ministre Peter MacKay inspecte ies commandes d’un F-35 iors de i’annonce de i’achat par Ottawa de 65 de ces appareiis.Maigré ies remises en question, ie ministre de ia Défense affirme que ie programme ira de i’avant.Le ministre MacKay et son homologue américain défendent les F-35 KEITH DOUCETTE Halifax — Le ministre canadien de la Défense nationale, Peter MacKay, et son homologue américain disent être confiants quant à la survie du programme d’achat des avions de combat F-35, en dépit des craintes sur ses coûts et de la remise en question de sa nécessité même.M.MacKay a fait valoir hier que ces inquiétudes ne sont pas fondées et que le programme suivra son cours en raison de son rôle crucial dans la protection des intérêts nord-américains.«Toutes ces discussions hypothétiques et plutôt négatives à propos de ce programme ne sont que du bruit de fond», a soutenu le ministre en conférence de presse.«Ce programme va de l’avant.Il est normal que les pressions budgétaires suscitent des conjectures.» Le secrétaire américain à la Défense, Leon Pa-netta, a dit croire que le gouvernement américain sera en mesure de financer le programme des F-35, même si Washington cherche à couper dans ses dépenses pour réduire son déficit.«C’est l’avion qui sera capable de nous fournir la technologie et les capacités dont nous aurons besoin dans le futur, a dit M.Panetta.Nous en avons besoin.C’est vrai pour nous et c’est vrai pour nos partenaires.» M.Panetta q aussi nié des informations selon lesquelles les Etats-Unis voudraient que le Canada s’engage au-delà des 65 appareils déjà prévus dans le programme.11 a dit faire confiance à la capacité du Canada et du ministre MacKay de prendre les bonnes décisions concernant les besoins en sécruité.Tout récemment, M.Panetta avait menacé d’annuler le programme des avions de chasse F-35, auquel les gouvernements des États-Unis et du Canada ont souscrit, si le Congrès américain, dominé par les républicains, n’accepte pas une série de compressions au Pentagone.MM.MacKay et Panetta étaient à Halifax hier pour s’entretenir d’enjeux sur la défense et la sécurité, dans le cadre du 3® Forum international sur la sécurité.Aujourd’hui, le ministre israélien de la Défense, Éhoud Barak, y prononcera un discours.Plus tôt cette semaine, à Qttawa, M.Barak avait lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle bloque toute tentative de l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.Le budget La flotte de 77 CF-18 canadiens devrait être mise de côté d’ici 2020.Des documents obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information montrent que 17 chasseurs F-35, dont un de remplacement, devraient être livrés au Canada chaque année à partir de 2016.Les livraisons s’étendront jusqu’en 2023, selon les données du ministère de la Défense.Des documents précédemment rendus publics indiquent que la facture de chaque avion variera entre 75 et 150 millions de dollars, ce qui a limité le nombre de chasseurs achetés par Qttawa.«Nous agissons dans la limite de notre budget, comme tous les pays agissent dans la limite de leur budget, a affirmé le ministre MacKay.Mais nous ne fléchirons pas dans notre engagement envers ce programme.» La Presse eanadienne EN BREF Moyens de pression dans les CPE Les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE), membres de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, prévoient exercer des moyens de pression pouvant aller jusqu’à cinq jorus de grève dès la semaine du 5 décembre.Dans un communiqué de pres- se transmis hier soir, le syndicat a allégé que les moyens de pression aruaient lieu si les négociations ne professaient pas.Réunies en conseil fédéral sectoriel à Québec, les déléguées ont voulu envoyer un message clair au ministère de la Famille et des Aînés et aux associations patronales.Les conventions collectives des travailleuses en CPE sont échues depuis plus de 20 mois.- La Presse canadienne (jome^ - fJfcHsette» ! «^auemi^ à/ (hhis/ cle^ >> &aÂier&^ Clairefontaine et/&es«collectiofis/ tSœauay, cù'es'à/cacÂete/f èmtrumefiM/d^écf'ttwHP ijme'JLJa^icej ‘Pieuæ^Æmtréal ; 614 S46-^S0 d’ouocrturo : câe âi/ic& cue ocfidrecû/10 Â/ 00 ce ISÂ/ 00 fos/samecüs^et/cümcmcÂes^de 10 A/ 00 ce lÔ'/eSO Cette semaine, à l’UPop Montréal.Manga : pour en finir avec les robots géants Salon Manga-thé - 2011 Saint-Denis lundi 21 nov.igh Horreur ou espoir : le manga et le futur Parlons cerveau II Café Le Placard - 2129, avenue du Mont-Royal Est mardi 22 nov.ighso Les grands paradigmes des sciences cognitives Révolution féministe Bar Populaire - 6584 boul.St-Laurent mercredi 23 nov.igh Non-mixité : Stratégie ou tactique ?montreal Moins de sieges an Qnébec, même poids politiqne Le PLC lance sa proposition de réforme démocratique MARIE VASTER Ottawa—Le Parti libéral y va de sa propre solution pour rééquilibrer la Chambre des communes.Au lieu d’ajouter 30 nouveaux députés, il dit opter pour la frugalité et propose plutôt de réorf niser les circonscriptions déjà existantes.Résultat: cinq provinces perdraient des sièges — dont le Québec — polu les offrir à d’autres.En réponse au projet de loi des conservateurs, qui suggère de boitifier la députation fédérale à 338 élus, les libéraux, eux, suggèrent d’en rester à 308.Mais la Belle Province, notamment, se verrait retirer trois sièges, déclinant à 72.Afin de pallier les écarts entre les provinces, certaines étant sous-représentées compte tenu de leur croissance démographique accélérée ces dernières années, les élus cherchent présentement à revoir la distribution des circonscriptions au pays.Qr, les libéraux jugent inacceptable d’augmenter encore le nombre de sièges aux Communes.Car im député coûterait, selon les données du Parlement, un peu plus d’un demi-million de dollars par an aux contribuables, davantage les années d’élections.Et les Communes ne poiu-ront pas sans cesse être agrandies, polu finir par accueillir plusieurs centaines de députés, charge le Parti libéral.«le, véritable poids, c’est dans la proportion», a argué Stéphane Dion, polu défendre sa proposition et contrer sa réception anticipée au Québec.Malgré la perte de trois sièges, le poids politique de la province aux Communes, selon le plan libéral, augmenterait quelque peu, se chiffrant à 23,38 %, tandis qu’il serait de 23,08 % en vertu du projet de loi C2-0 des conservateurs.La population québécoise équivaut à 23,14 % de celle du Canada.Mauvais accueil Qr, cet argument n’a pas suffi à convaincre tant ses opposants à Qttawa que le gouvernement du Québec.Rappelant que l’Assemblée nationale avait réclamé unanimement de maintenir le poids poli- tique de la province à sa hauteur actuelle (2L35 %), le bureau du ministre des Affaires intergouvemementales Yvon Vallières a répliqué que «toute proposition qui n’atteint pas cet objectif n’est pas satisfaisante» pour le gouvernement québécois.Une opinion partagée par les néodémocrates et les bloquistes, qui réclament eux aussi ce seuil pour le Québec.Du côté du gouvernement, on n’a pas non plus tardé à rejeter la suggestion des libéraux, laissant deviner le sort qui lui sera réservé.Au bureau du premier ministre Stephen Harper et chez le ministre de la Réforme démocratique, Tim Uppal, la réponse était la même: «Contrairement aux libéraux, nous n’allons pas monter des parties du pays les unes contre les autres.Nous gouvernons pour tous les Canadiens.» C’est que le Parti libéral propose de retirer des sièges à cinq provinces (Québec, Maqitoba, Saskatchewan, Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve-et-Labrador) pour en offrir aux provinces qui sont présentement sous-représentées (Qntario, Alberta et Colombie-Britannique).La redistribution libérale en arrive sensiblement aux mêmes pourcentages de représentation provinciale dans la Chambre, à quelques décimales près.«On n’a pas besoin au Québec de gonfler le nombre de députés fédéraux», a défendu M.Dion, en plaidant qu’aucun Québécois ne lui avait demandé de le faire.Si les libéraux plaident qu’il faut éviter «un gonflement inutile de la Chambre», le député a cependant reconnu qu’un jour, cela pourrait devenir inévitable, compte tenu des règles constitutionnelles qui assurent aux provinces au minimum le même nombre de députés que de séna-teurs.Quant à la clause des droits acquis, qui prévoit qu’aucune province ne peut avoir moins d’élus fédéraux qu’elle n’en avait en 1985 (soit 75 pour le Québec), c’est un changement qui peut se faire par le Parlement et qui ne requiert pas de négociations constitutionnelles.Le Devoir Tous les passagers vivent Vsne de diampa^ ' Qioixde lepas chauds «Vin au repas • Boissons non-alcoolisées • Collations «ServicB de serviettes chaudes • SIègesen odr • Éoouteun • Piimeuis dnémalographiques J •Sacàdospourenfants-SeivIceGourtoisetamkal xa NOUVEAU I La prâsdsctlon de sièges ot h surclassement en Élite Plus peuvent maintenant être réservés en ligne I 100 DÉPARTS DE MONTRÉAL • 1 SEMAINE • TOUT COMPRIS LA HAVANE, CUBA MeliaCohlba***** Chambre • 8 et 15 Jan.• petit déjeuner continental CAYO SANTA MARIA, CUBA Memories Azul Beach Resort ***** Suite Junior avec balcon • 20 et 27 janvier SAMANA, RÉP.DOMINICAINE Grand Paradise Samana **** uiambre supérieure vue jardin ¦ 10,17 et 24 janvier LACEIBA, HONDURAS fguË Raima Real Caribe Hotel & Villas **** Clïambre vue mer partielle • 13 et 20 janvier LOS CABOS, MEXIQUE Holiday Inn Resort Los Cabos Chambre Promo vue jardin • S décembre Pour réserver vos vacances Sunwing, contactez votre agence de voyages ou visitez Sunwing.ca/fr Départs de Montréal.Nouvelles réservations seulement.Offre d'une durée limitée applicable sur certains départs à partir du 19 novembre 2011.Sunwing a alloué 7 000 forfaits vacances à travers le Canada dans une sélection de destinations et d'hôtels à partir de 895$ par personne.Sièges limités à ces tarifs.Le prix est par personne, basé en occupation double pour un forfait vacances d'une semaine (à moins d'indication contraire} à une date et destination sélectionnées.Incluant taxes et frais relatif au transport sauf la taxe locale au départ de certaines destinations.Oflie sujette à changement et pouvant être retirée en tout temps sans préavis, non applicable sur des réservations de vols seulement, réservations de groupes et ne pouvant être jumelée à d'autres offres promotionnelles.Vols opérés par Sunwing Airlines.Les prix nincluent pas la contribution des clients au Fonds dindemnisation des clients des agents de voyages de 3,50 $ par tranche de 1000 $ de services achetés.Veuillez vous référer aux modalités et conditions de la brochure Vacances Sunwing 2011-2012.Titulaire d'un permis duQuébet19/11/2011 A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES EN BREF La FDA ne recommande pins l’Avastin Washington—Les autorités américaines ne recommandent plus l’usage du populaire médicament Avastin pour le traitement du cancer du sein évolué, car les effets secondaires sont dangereux alors qu’il n’y a pas de preuves de son efficacité à prolonger la vie des patientes ou à ralentir la progression des métastases.L’Avastin est le médicament le plus vendu dans le monde pour traiter les cancers, mais n’a jamais été remboursé par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), ce qui devrait avoir limité son utilisation dans la province.11 avait été homologué par Santé Canada en février 2009, mais cette certification lui avait été retirée dès l’été 2010.La commissaire de la Food and Drug Administration (FDA), Margaret Hamburg, affirme que «les femmes qui prennent Avastin pour un cancer du sein métastasique subissent des effets secondaires potentiellement mortels sans preuve que l’utïlisation du médicament peut retarder la croissance de la tumeur».Selon la D"® Hamburg, les effets secondaires de l’Avastin comprennent ime augmentation de la pression artérielle, des saignements importants, des crises ou de rinsuffisance cardiaques, et des perforations de l’estomac ou de l’intestin.-AP 1 Révélez le meilleur de vous-même, Soyez HD.Joignez-vous au réseau HD au Québec sur leger.org/HD LŒUVRE LÉGER Pour la dignité humaine au Québec et dans le monde Rapport du Groupe d’experts intergouvememental sur l’évolution du climat Météo : extrêmes climatiques à prévoir MELISSA GUILLEMETTE Un rapport des Nations unies met les grands décideurs en garde: les canicules, les sécheresses et les fortes pluies vont se multiplier au cours du présent siècle.Les experts rappellent que ces événements ont des coûts économiques et hu-majns importants.À moins de dix jorus du sommet de Durban sur les changements cbmatiques, 200 experts membres du Groupe d’experts intergouvememental sur l’évolution du climat (GIEC) font un ben évident entre la hausse des températures sur la planète et les phénomènes météorologiques extrêmes.Avec les hausses à venir, ils seront multipliés, disent-ils dans le rapport pubbé hier.Selon l’organisation scientifique onusienne, il est «virtuellement certain» que les cas de températures très chaudes vont devenir plus fréquents et plus intenses au cours du XXI® siècle.«Pour un scénario d’émissions [de gaz à effet de serre] élevé, il est probable que la fréquence des jours de canicule sera multipliée par 10 dans la plupart des régions du monde», a précisé en conférence de presse à Kampala, en Ouganda, le coprésident du GIEC, Thomas Stocker.Le rapport précise qu’il est «probable» que les épisodes de fortes précipitations vont s’accroître dans plusieurs régions du globe.Quant aux sécheresses, elles vont probablement s’intensifier, et pas seulement dans l’hémisphère sud, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord.L’érosion des berges va se poursuivre avec la montée du niveau de la mer.«Les phénomènes climatiques extrêmes vont avoir un impact plus grand sur les secteurs liés au climat, comme Veau, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la foresterie, la santé et le tourisme», écrivent les experts.Le rapport rappelle que les événements extrêmes entraînent des coûts importants, citant le record des dernières années: l’ouragan Katrina en 2005, aux États-Unis (200 mibiards de dollars) .S’il établit que les pertes économiques sont plus lourdes dans les pays développés, le GIEC rappelle que les pays en voie de développement sont quant à eux les plus vuhiérables aux effets des changements climatiques.«Au cours de la période entre 1970 et 2008, plus de 95 % des décès liés aux catastrophes naturelles ont eu lieu dans les pays en voie de développement», indiquent les experts.Ces derniers invitent les décideurs à prendre des décisions pour «diminuer les risques», précisant que si certaines ont déjà été prises, plusieurs «ne l’ont pas été».La table est mise La responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Québec, Virginie Lambert-Ferry, juge qu’avec ce rapport, la table est mise pour la conférence de Durban, en Afrique du Sud.«Ça a le mérite de montrer l’urgence, dit-eUe.Ça prouve qu’il faut une stratégie d’adaptation très forte et aussi que les pays développés doivent donner les outils techniques et financiers pour aider les pays en voie de développement.» Mme Lambert-Ferry ajoute qu’à partir du nouvel avis du GIEC, les déciderus doivent aussi étabbr une feuille de route «pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles».«Réveillons-nous!» Le coordonnateur pour l’énergie et le climat à l’Association québécoise de la lutte contre la pollution atmosphérique, Patrick Bonin, estime que les conclusions du GIEC, un organe généralement assez prudent dans ses avis, sont «inquiétantes».«On pensait avant que les changements climatiques affecteraient surtout nos enfants et nos petits-enfants, mais finalement, on va les vivre aussi, d’une façon assez importante.» Le rapport met de la pression sur les pays, ajoute-t-il, «surtout sur ceux qui sont des boulets, comme le Canada.Le Canada doit recevoir le message» du GIEC.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D’OFFRES AVIS PUBLIC Ville-Marie Montréal ASSEMBLEE PUBLIQUE DE CONSULTATION Les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d'arrondissement de Ville-Marie, à ses séances du 11 octobre 2011 et du 14 novembre 2011, a adopté les premiers projets dont la description suit : a) Résolution autorisant la démolition du bâtiment situé au 1486 à 1492, rue Sainte-Catherine Ouest, pour permettre la construction d'un bâtiment de 6 étages dans lequel sera aménagée une résidence pour étudiants, et ce, en dérogation aux articles 9, 26, 61 et 134 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-2821 relatifs, entre autres, à la hauteur minimale prescrite en étages, à la hauteur maximale prescrite par règle d'insertion, à l'alignement de construction et aux usages (dossier 1114400058); 19d-rue Sainte>Catherine Ouest référendaire - plan des zones visées et contiguës Dossier: 1114400058 Date: 28 septembre 2011 Zone(s) visee(s) Zones contiguës Montréal© b) Règlement modifiant le Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal, visant un changement à la carte de l'affectation au sol «lieu de culte» pour «habitation», à la carte du Patrimoine bâti de « grande propriété à caractère institutionnel » pour « secteur de valeur exceptionnelle » et retirer de la liste des bâtiments d'intérêt patrimonial et architectural hors secteur de valeur exceptionnelle le lieu de culte du 1431, rue Fullum (Chapelle de la Maison de la Providence), le tout pour la Maison des Soeurs de la Providence, (lot 1 424 427) situé dans la partie ouest de l'îlot bordé par les rues Fullum et Sainte-Catherine Est et le boulevard De Maisonneuve Est (dossier 1114400084); c) Résolution autorisant pour le lot 1 424 705, dans le cadran sud-est de l'intersection des rues Sainte-Catherine et Fullum, l'occupation et l'agrandissement d'un bâtiment culturel à des fins résidentielles pour le 2310 rue Sainte-Catherine et correspondant à l'ancien presbytère de l'église Saint-Vincent-de-Paul, et ce, en dérogation aux articles 58,81,85,134,370 et 600 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autres, à l'usage, le mode d'implantation, la proportion du plan de façade à l'alignement, les marges latérales et arrière, la présence de saillie dans une marge, le nombre minimal d'unités de stationnement (dossier 1114400073); Procédure référendaire - plan des zones visées et contiguès Zone(s) visee(s) |_J Zones contiguës Montreal© d) Résolution autorisant la construction et l'occupation d'un bâtiment de 10 étages au coin nord ouest du boulevard René-Lévesque et de la rue Wolfe, et ce, en dérogation aux articles 9,43 44, 61,68,89,182,369, 618,621.2 et 629 Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autres, à la hauteur, à la densité, à l'alignement de construction, la présence de saillie dans une marge et à l'aménagement d'une aire de stationnement (dossier 1104400066); Procédure référendaire - plan des visées et contigi H Zone(s) visée(s) ?Zones contiguës e) Résolution autorisant la construction d'un bâtiment commercial et résidentiel projeté sur le lot 4 660133 à l'intersection des rues Wellington et Duke, et ce, en dérogation à la résolution CA08 240226 et aux articles 10,21 et 34 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autres, à la hauteur en mètres, construction hors toit et aux alignements de construction (dossier 1114400009); B Zone{s) visee(s) ?Zones contiguës f) Résolution autorisant la transformation et l'occupation d'un bâtiment conventuel à des fins commerciale et résidentielle, le tout sur le lot 1424 427 sur la rue Fullum, entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard De Maisonneuve, et ce, en dérogation aux articles 94,134,182,609 et 610 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autres, à la présence d'une saillie en façade, et à l'aménagement des aires de stationnement (dossier 1114400078).Procédure référendaire - plan des zones visées et contiguës B Zone(s) visée(s) Zones contiguës 2° Conformément à la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme (L.R.Q., chapitre A-19.1), ces projets feront l'objet d'une assemblée publique de consultation le mardi 6 décembre 2011.à compter de 18 h.à la salle du conseil d'arrondissement située au rez-de-chaussée du 800.boulevard De Maisonneuve Est.3° Au cours de cette assemblée, le maire d'arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d'arrondissement expliquera les projets ainsi que les conséquences de leur adoption, et le public pourra les commenter.4° Ces projets contiennent des dispositions susceptibles d'approbation référendaire.5° Une copie de ces projets peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17‘ étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station Berri-UQÀM du métro, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 19 novembre 2011 M“ Domenico Zambito Secrétaire d'arrondissement Cef avis peut également être consulté sur le site Internet de l'arrondissement à l'adresse suivante : www.ville.montreal.qc.c8/villemarie LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 A 5 ACTUALITES PROCES SHAFIA Le fils aurait vu la voiture entrer dans l’eau Kingston — Le jeune Hamed Shafia aurait vu une automobile de la famille plonger dans le canal Rideau, pour ensuite rentrer après avoir vérifié si ses soeurs donnaient signe de vie, selon un enregistrement d’une discussion qu’il a eue avec un étudiant d’origine afghane embauché par son père comme détective privé.Le jeune homme de 20 ans a changé sa version de l’histoire dans cette entrevue réalisée quelque quatre mois après le drame.«Après qu’elles sont tombées, je suis resté là environ sept ou huit minutes, je regardais et je les appelais, mais elles ne répondaient pas», affirme Hamed Shafia dans un enregistrement produit hier au tribunal par Moosa Hadi.Selon les propos du jeune Shafia, après l’arrivée de la famille dans un motel de Kingston, vers lh30, deux de ses sœrus étaient restées dans l’automobile, alors que l’autre voulait prendre le volant pour faire une promenade.La première femme de Mohammad Shafia, quant à elle, voulait se procruer une carte d’appel, a indiqué Hamed Shafia.Inquiétude Ce dernier, inquiet à cause de leur manque d’expérience, aurait alors décidé de suivre l’auto de ses soeurs en empruntant l’autre voiture de la famille, de marque Iæxus.11 aurait suivi la voiture jusqu’aux écluses de Kingston Mills, où Hamed Shafia l’aurait emboutie par derrière après un arrêt brusque parce qu’il la suivait de trop près.Hamed leur a demandé de rebrousser chemin à plusieurs reprises lorsque, soudainement, la voiture est tombée dans l’eau, indique-t-il, tou-joius dans l’enregistrement sonore.11 aruait alors klaxonné, puis serait allé chercher une corde.«J’ai mis une corde dans l’eau.Rien ne s’est produit, ont entendu les jrués.Je l’ai agitée un peu pour voir si elles la prendraient» 11 aurait ensuite plié bagage et serait rentré en voiture jusqu’à Montréal, à trois herues de route.11 n’aruait pas raconté les événements à la police ou à ses parents, de peru de se faire reprocher d’avoir laissé l’ime de ses soeurs conduire sans permis.Tooba Mohammad Yahya, 41 ans, son époux Mohammad Shafia, 58 ans, et leur fils Hamed sont tous accusés du merutre prémédité des trois soeurs de Hamed Mohammad Shafia, de même que de la première épouse de Mohammad Shafia.La Presse eanadienne fl CHRISTINNE MUSCHI REUTERS Cette année, les Montréalais ont réalisé 4 174 917 déplacements en Bixi, une augmentation de plus de 25 % par rapport à 2010.Le déficit de Bixi à Montréal diminue Le déficit d’exploitation du Bixi à Montréal a diminué de moitié cette année par rapport à l’an dernier, alors que le nombre de déplacements a augmenté.C’est ce que l’on apprend dans le bilan de la troisième saison de ce service de vélo en libre-service, qui s’est terminée le 15 novembre dernier.Les projections de fin d’année indiquent une diminution du déficit d’exploitation du système à Montréal, qui passe de 7,2 millions de dollars à 3,2 millions.Le président démissionnaire du conseil d’administration de la société qui gère le programme, Roger Plamondon, affirme que l’autofinancement de l’exploitation des Bixi à Montréal devrait se réaliser en 2012.Toutefois, malgré l’amélioration marquée des opérations de Montréal, la baisse des ventes à l’international, découlant directement de l’incertitude au sujet de la société, transformera le bénéfice anticipé de 1,7 million en une perte projetée de 3,5 millions.Des ventes ont été effectuées à Boston, à Toronto, à Ottawa-Gatineau et à Chattanooga.Mais plusieurs villes ont choisi de retarder leur décision d’achat de système ou d’opter pour un système concurrent.Sur des prévisions de vente de 9000 vélos, ces dernières se sont concrétisées à 5650 vélos.Québec a décidé de retirer à Bixi ses activités internationales.Or, pour M.Plamondon, il est clair que le démantèlement du service international tel qu’exigé par le ministère des Affaires municipales rendra impossible la réalisation des engagements et du plan d’affaires de la société.Popularité grandissante Quoi qu’il en soif la popularité de Bhd est grandissante à Montréal.Cette année, les Montréalais ont réalisé 4 174 917 déplacements.Cette performance constitue une augmentation de plus de 25 % par rapport à 2010.Le nombre de membres a quant à lui bondi de 24 %, pour atteindre l’objectif fixé des 40 000 membres.L’utilisation occasionnelle du vélo par les non-membres et les touristes a connu également une augmentation, de 8 %, pour atteindre 125 831 utilisateurs.Cette année, le nombre de vélos et d’équipements vandali-sés a augmenté, ce qui a taxé les efforts des équipes d’entretien et diminué la disponibilité des vélos pour les usagers.L’équipe d’entretien et de réparation a dû procéder au cours de la saison à 21 096 interventions sur les vélos.Les nombreux travaux routiers à Montréal ont par ailleurs entraîné des déplacements de station non prévus.La majorité des stations ont été gardées en activité durant la durée des travaux en les déplaçant, souvent, à quelques centaines de mètres du lieu original.Au total, 125 stations, soit près du tiers des stations, ont dû être déplacées.La Presse eanadienne Le V.G.de Montréal en cour Des reproches non pertinents?JEANNE CORRIVEAU Le vérificateur général de Montréal, Jacques Bergeron, souhaite que les reproches formulés à son endroit par la Ville à la suite de l’espionnage de ses courriels ne puissent être exposés devant le tribunal dans le cadre du procès qui oppose les deux parties.Lors de la troisième journée d’audience devant la Cour supérieure hier, l’avocate du vérificateur, M® Chantal Châtelain, a qualifié de «superflues» et de «calomnieuses» les allégations soulevées par la Ville pour justifier l’enquête menée par l’ex-contrôleur général, Pierre Reid, et ses intrusions répétées daps la boîte de courriels de Jacques Bergeron.À la suite de cette enquête, la Ville a accusé le vérificateur d’avoir enfreint la loi et les règles de conduite imposées aux employés de la Ville.Comme les courriels interceptés par Pierre Reid sont frappés d’ime ordonnance de non-publication, les médias ne peuvent rapporter le contenu des allégations.Estimant que ces reproches ne sont pas pertinents au litige porté devant la Cour supérieure, le vérificateur a déposé une requête demandant leur radiation, requête qui a été débattue hier.«Ce n’est pas la conduite du vérificateur général qui est en cause dans ce litige, mais la conduite de certains individus de la Ville de Montréal», a plaidé M® Châtelain.De son côté, l’avocat de la Ville, M® Sylvain Lussier, a lait valoir que la Ville avait agi en toute légalité lorsqu’elle a intercepté les courriels de M.Bergeron et que les résultats de l’enquête ont démontré le bien-fondé de cette opération.Selon lui, il serait «téméraire» d’empêcher la Ville de présenter sa preuve, d’autant plus que le vérificateur non seulement tente de faire déclarer illégale l’interception de ses courriels, mais veut faire annuler ime résolution du conseil municipal confiant le dossier de M.Bergeron au ministre des Affaires mimidpales.«On pense que ça viserait à museler la défense de la Ville, qui veut justifier les gestes qu’elle a posés», a-t-il expliqué.11 s’agissait de la troisième requête du vérificateur débattue devant la Cour supérieure depuis mercredi, les deux autres portant sur le maintien de la confidentialité des courriels interceptés et sur le blocage administratif qui empêche le vérificateur de pitiser dans le budget de son bureau pour payer ses avocats.La juge Guylène Beaugé a indiqué qu’elle rendrait sa décision sur les trois requêtes «k plus rapidement possible».Le procès portant sur le fond du litige n’aura pas lieu avant l’an prochain.Le Devoir porter raffinee sur toute la ligne 20 % de rabais sur le tarif de base de tous les vols Porter.Réservez avec le code CHAUD avant le 22 novembre 2012 1 Vols au depart de Montreal.Mentionnez le code CHAUD Voyagez d ici le 29 février 2012.Les tarifs ci-dessous incluent le rabais de 20 %.Les tarifs aller simple incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport TORONTO HALIFAX ST.JOHN’S SAU LT STE.MARIE SUDBURY THUNDER BAY WINDSOR TIMMINS 18 par jour 2 par Jour À partir du 16 janvier 115 $* 163 $¦ 192 $* 174$* 166 $* 179$* 158 $* 174 $ A À A À A À À CHICAGO Y MYRTLE BEACH Y NEW YORK Y VERMONT Y BOSTON Au printemps ô partir du 15 décembre , n , Réservez en ligne ou contactez 213$ 261 $*189 $181 $* 213$* votre agent de voyages.'Le rabais s’applique au tarif de base sans frais ni taxes.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.Ce tarif aller simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Ces tarifs pourraient ne pas être en vigueur pendant toute la durée de la promotion.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.*Ces tarifs ci-dessus aller simple incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET LES INDIGNES WaU Street est toujours occupée « Les activités du mouvement ne s’arrêtaient aucunement aux limites du parc » Zuccotti I \ ALLISON JOYCE AGENCE ERANCE-PRESSE Un manifestant fait un signe de victoire iors de ia marche de jeudi dans ies rues de New York.Deux jours après l’évacuation forcée du parc où ils campaient, les indignés de New York ont célébré cette semaine les deux mois d’existence du mouvement Occupy Wall Street en menant une série d’actions et de manifestations à travers la ville.Loin de se considérer affaiblis par le démantèlement de leur quartier général du sud de Manhattan, ils y voient au contraire une occasion de renforcer et de réinventer leur mouvement.Reportage chez les indignés new-yorkais pendant une semaine mouvementée.LOUIS CHAPUT-RICHARD Le Devoir à New York Depuis qu’ils ont été brusquement délogés du parc Zuccotti dans la nuit de lundi à mardi, tous les indignés rencontrés dans les rues de Manhattan ont ce seul message à envoyer, bien résumé par l’un des porte-parole, Patrick Bruner: «Ce n’est pas du tout terminé.Au contraire, ce n’était que le commencement et ça deviendra rapidement évident pour ceux qui en doutent» La riposte, en effet, ne s’est pas fait attendre.Toute la journée jeudi, les indignés ont mené une série A’«actions directes» qui ont fortement perturbé certains endroits névralgiques de New York — dont Wall Street, pris d’assaut dès avant l’ouverture de la Bourse.Même si cette journée de manifestations était prévue depuis longtemps, les organisateurs d’OWS suggèrent d’y voir surtout un présage de ce qui s’en vient dans les prochaines semaines.«Nous n’occupions pas seulement un parc, nous occupions Wall Street Et c’est ce que nous continuerons à faire dans les prochaines semaines, que ce soit avec ou sans campement», affirmait mercredi Patrick Bruner, ajoutant qu’OWS cherchera néanmoins par tous les moyens à se réinstaller au parc Zuccotti ou ailleurs.Les manifestations de jeudi, qui ont réuni en tout plusieurs milliers de personnes (entre 20 000 et 30 000, selon les organisateurs), tendent d’ailleurs à leur donner raison.Elles montrent en tout cas qu’OWS n’a pas encore perdu sa forte capacité de mobilisation.«Le square de la Liberté était avant tout une sorte de vitrine pour OWS.Mais les activités du mouvement ne s’arrêtaient aucunement aux limites du parc.Depuis plusieurs semaines déjà, nous nous réunissons à l’extérieur du campement pour planifier les actions et avoir des discussions sur le mouvement Et à cet égard, rien n’a changé depuis mardi», souligne HaU Powell, un membre du comité de coordination d’OWS rencontré dans l’Atrium du 60, Wall Street, à quelques coins de rue de la Bourse, l’un de ces lieux fréquemment «occupés» par les indignés.Le mouvement dispose en outre de plusieurs locaux dans le sud de Manhattan où les manifestants peuvent, au besoin, tenir des assemblées et repenser ensemble leur stratégie.Certaines églises ont même accepté d’héberger quelques-uns des délogés du parc Zuccotti.Réinventer le mouvement Mercredi soir, c’est dans une petite salle de spectacle de Soho que plusieurs dizaines d’organisateurs et de manifestants d’OWS se sont réunis afin de discuter des récents événements et de leurs conséquences pour le mouvement On se serait at- irQc Institut de recherdie ^ r-\.r-\.______ en économie - C O L L O Q U £ - développement contemporaine durable « Développement minier ; VERS UN NOUVEAU MODÈLE POUR LE QuÉBEC » Redevances, participation de l’État et stratégie industrielle R€C MONTR€AL Direction du développement durable Au moment où les annonces de projets miniers se multiplient et alors que les efforts d’exploration s’intensifient, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander si l’État québécois respectera le principe de l’équité intergénérationnelle et tirera sa juste part de la mise en valeur du patrimoine minier.Quels sont les objectifs de développement?Quelles avenues sont à privilégier pour Élire servir le développement minier au renforcement de notre structure industrielle?Quel modèle de perception des redevances doit-on privilégier?Avec la participation de : Jacques Parizeau, Anden premier ministre du Québec Yi^ Allaire, Professeur émérite de stratégie à ITJQÀM Ugo Lapointe, Porte-parole de Pour que le Québec ait meilleure trtinel Robert Laplante, Directeur général de l’IRÉC Normand Mousseau, Professeur de physique à ITJdM Renaud Lapierre, Anden sous-ministre adjoint à Ténergie Marc-Urbain Proubt, Professeur titulaire en économie régionale à ITJQÀC Jacques Fortin, Professeur titulaire en sdences comptables, HEC Denis L’Homme, MCN21 Pierre Batellier, Coordoimateur développement durable, HEC.Mardi 22 novembre de8hl5 àmidi, HEC Montréal (Amphithéâtre IBM) — ENTRÉE LIBRE Veuillez confirmer votre présence par courriel à : S£Cr£tnritlt@ir£C.n£t En collaboration avec LE DEVOIR tendu à y rencontrer des indignés abattus, anéantis.C’est en fait tout le contraire qu’on y a trouvé: un groupe gonflé à bloc, résolu et très optimiste quant à l’avenir du mouvement.Tous se disent convaincus que la force qu’a acquise OWS dans les dernières semaines lui permettra de se réorganiser et de se réinventer rapidement En coulisse, certains organisateurs allaient même jusqu’à affirmer que les autorités de la Ville ont peut-être rendu un «service» au mouvement en expulsant les manifestants du parc Zuccotti.C’est que dans les dernières semaines, un peu comme à Montréal et à Québec, l’attention médiatique en était venue à se porter presque exclusivement sur les problèmes liés à l’occupation du parc — ceux de sécurité, d’hygiène, de bruit, etc.—, au détriment du message que cherchent à transmettre les manifestants.Hall Powell partage largement cet avis: «A plusieurs égards, l’occupation devenait un fardeau pour le mouvement Et en nous expulsant brutalement du parc et en brimant notre liberté d’expres- «En nous expulsant brutalement du parc, les autorités [nous ont offert] une occasion unique pour réinventer la forme que prend Occupy Wall Street» sion et de rassemblement, les autorités nous ont permis d’acquérir de nouveaux appuis et de renouveler notre capital de sympathie dans la population, en plus de nous offrir une occasion unique pour réinventer la forme que prend OWS.Evidemment, nous aurions voulu — et voulons toujours — continuer à occuper le parc Zuccotti.Mais le temps est sans doute venu de diversifier nos modes d’action et de transmettre notre message par d’autres moyens que la seule occupation», croit cet organisateur d’OWS âgé de 59 ans.Un moment charnière Jusqu’à présent, les manifestants d’OWS ont surtout réussi à s’imposer de manière on ne peut plus efficace dans l’espace public et médiatique nord-américain.Un succès que tous les indignés ne manquent jamais de souligner lorsqu’on les questionne sur la nécessité de poursuivre leur mouvement.«OWS a déjà profondément transformé le débat public aux Etats-Unis, ne serait-ce qu’en attirant l’attention sur les inégalités sociales et sur la corruption des systèmes économique et politique.Il faut maintenant bâtir sur cette réussite et exiger de vrais changements pour résoudre les problèmes que nous avons exposés», soutient Hall Powell.C’est d’ailleurs l’une des critiques récurrentes adressées au mouvement depuis qu’il a pris son essor en septembre: son absence de revendications précises.Mais c’est peut-être là mal comprendre le sens de l’occupation, croit Mathieu Dufour, originaire de Québec et professeur d’économie à la City University of New York (CUNY), qui côtoie de près les indignés new-yorkais.11 a organisé pour eux une série d’ateliers visant à démystifier le système économique.Selon lui, l’absence de revendications précises est en fait l’un des grands atouts d’OWS, dans la mesure où elle permet de réunir dans un même espace des gens de différents milieux sociaux et ayant des orientations politiques variées, ce qui ne serait probablement pas le cas si le mouvement formulait des demandes pouvant être attribuées à un parti ou à un courant politique particulier.«L’originalité et la force d’OWS n’ont jamais résidé dans ses revendications, mais bien davantage dans l’espace de discussion qu’il a créé et qui amène beaucoup d’Américains à s’interroger sur la société dans laquelle ils souhaitent vivre.OWS, c’est avant tout ce nouvel espace démocratique.Et l’impact qu’a le mouvement en Amérique du Nord montre qu’il y a aujourd’hui un réel besoin pour ce genre d’initiatives», croit l’économiste québécois.Une opinion aussi partagée par de nombreux indignés qui sont venus «réoccuper» le parc Zuccotti dès sa réouverture, mardi soir.«Notre objectif n’a jamais été d’apporter des solutions toutes faites aux problèmes du système économique et politique.Nous voulons plutôt susciter une discussion citoyenne en posant des questions.Par exemple, qu’est-ce que la démocratie?Et surtout, vivons-nous dans la démocratie que nous voulons?», explique Keith Hapip, un manifestant de 21 ans, originaire du Dakota du Nord.Selon Mathieu Dufour, c’est là probablement ce que le mouvement d’occupation apporte de plus précieux aux sociétés nord-américaines depuis son commencement, il y a deux mois: «En créant ce grand débat de société, il a réussi à stimuler l’imaginaire collectif et nous a forcés à envisager de nouveaux possibles, de nouvelles manières de vivre en société.Et si c’était seulement ça l’impact du mouvement, ce serait déjà énorme.» Collaboration spéciale PETIT-DEJEUNER TEMOIGNAGE Les risques d'entreprises : quand l'imprévu devient un cygne.Conférencier : M.Luc Villeneuve, DEC 1971 Président Samson Bélalr/Deloltte 8 Touche s.e.n.c.r.l.Jeudi 24 novembre 2011 Le Club Universitaire de Montréal 2047, rue Mansfield 7 h i; à 8 h 45 Association des Anciens et Anciennes du Collège Jean-de-Brêbeuf RSVP: d’Icl le 21 novembre 2011 au (514) 342-9342, poste 5305 andens^brebeuf.qc.ca Membres — 40 $ Non-membres — 50 $ Tables corporatives (8 places) — 3501 Tenue d’affaires Fiers partenaires des petits-déjeuners témoignages ® Deloitte Fiers partenaires de l'ACJB MacDougall, MacDougall &.MacTier Inc.Samson Bélair/Deloitte&Touche LE DEVOIR DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 A 7 PERSISTENT À Montréal et Québec, les autorités pressent le démantèlement des abris SONDAGE MELISSA GUILLEMETTE ISABELLE PORTER AU Québec, les cols bleus visitent les indignés pour démanteler des abris.Ailleurs au Canada, des villes ont recours aux tribunaux pour tenter d’expulser les manifestants qui occupent des places publiques.Les indignés de Montréal ont reçu hier la visite de travailleurs municipaux pour démanteler les installations jugées non sécuritaires par la Ville, comme les manifestants de Québec qui, eux, doivent littéralement quitter depuis deux semaines la place de l’Université-du-Québec à la demande du maire, Régis Labeaume.Quelques cols bleus se sont rendu au square Victoria à Montréal pour aider les indignés à défaire les 18 structures qui ne sont pas sécuritaires selon l’administration.Mercredi, la Ville avait ordonné que le démantèlement se fasse avant demain.La Ville assure que la visite des cols bleus n’est pas un signe qu’une éviction approche, sans toutefois s’engager à tolérer le mouvement à long terme, comme le souhaitait Qccupons Montréal.«On continue d’analyser la situation au jour le jour, on ne se prononce pas pour l’avenir, mais on y va en fonction des progrès constatés sur le terrain et en fonction du maintien de la sécurité publique», explique le porte-parole à la Ville de Montréal Gonzalo Nunez.Des manifestants assurent que la Ville leur a à tout le moins fourni l’engagement que la police antiémeute ne viendrait jamais les chasser du square Victoria.Les cols bleus ont simplement demandé à ce que les travaux s’accélèrent, ont-ils raconté.«Ils ont peut-être, levé une planche ou deux, mais c’est tout, a dit Eloi, qui s’affairait à dévisser des planches qui formaient un abri.On va tout défaire pour dimanche, mais on a peur qu’après, la Ville interdise d’autres types d’abris.» Justement, huit grandes tentes militaires devaient arriver sur le site d’Qccupons Montréal hier.Et on envisage de les munir de poêles à granules.À Québec À Québec, les policiers et pompiers de la ville poursuivaient hier leurs interventions quotidiennes sur le site des indignés sans pour autant forcer leur expulsion.Une partie du campement d’Qccupons Québec, situé au centre-ville, a été démantelée par les autorités le matin.Entourés par un grand nombre de policiers, des employés de la Ville de Québec ont démoli une structure de bois et de tôle.Des outils légers, comme des pieds-de-biche, ont notamment été utilisés.«On est intervenus pour démanteler une construction, puis on i FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR A Montréal, les autorités ont relevé 18 structures qui ne seraient pas sécuritaires et ont ordonné aux manifestants de ies démanteier avant demain.va revenir dans les prochains jours», a expliqué un porte-parole de la Ville.«La position de la Ville demeure toujours la même: on souhaite que la place devienne libre de toute installation.» Depuis deux semaines, les policiers et pompiers interviennent presque tous les jours pour retirer graduellement des installations du site.Le 3 novembre, le maire Régis Labeaume avait donné au groupe quelques heures pour démanteler le campement.Les indignés ont refusé de s’exécuter, mais la Ville ne les a pas expulsés pour autant Au dernier conseil municipal, le maire a souligné que, contrairement à ce que certains médias avaient soutenu, il n’avait jamais ordonné l’expulsion des indignés.Ses propos du 3 novembre laissaient en effet place à plus d’une interprétation.«On leur demande de quitter dans les prochaines heures.Autrement, on devra poser les gestes appropriés pour sécuriser le site», avait-il répété en pesant bien ses mots.AiUeurs au Canada À Victoria et à Vancouver, en Colombie-Britan- nique, deux juges, dans des cas séparés, ont tranché que la nécessité des deux villes de faire respecter les règlements municipaux primait la liberté d’expression des manifestants.Qr, à Victoria, la cour n’a pas donné les outils nécessaires aux autorités municipales pour faire appliquer la décision.La Ville devra donc retourner en cour pour pouvoir expulser les protestataires s’ils refusent de rentrer chez eux.Un juge de la Cour supérieure de TQntario, David Brown, doit rendre son jugement dans im dossier similaire concernant Toronto lundi.En cour, hier, il a paru agacé que l’avocate des indignés utilise le terme «expulsion», indiquant que la Ville veut simplement appliquer ses règlements.Le Devoir Avee La Presse eanadienne Un appui somme toute modeste BRIAN MYLES Malgré la notoriété des indignés, à peine un Québécois sur deux appuie les revendications du mouvemenL révèle un sondage Senergis réalisé pour le compte du Devoir.Selon l’étude menée auprès de 1000 répondants, 46 % de la population appuie tout à fait ou assez les revendications des indignés, tandis que le tiers ne les appuie pas, 15 % ne connaissent pas le mouvemenL et 6 % ne savent pas.Les résultats sont plus contrastés parmi ceux qui connaissent le mouvement 53 % des répondants endossent les revendications des indignés, et 40 % les rejettent (7 % ne savent pas).Les citoyens qui épousent les revendications des indignés critiquent en tout premier lieu «les bénéfices énormes et les pratiques douteuses de certaines grandes banques et de la finance internationale» (c’est le cas pour 45 % des répondants pro-indignés).Viennent ensuite «les taxes et impôts trop élevés pour les citoyens» (40 %), «l’endettement élevé de nos gouvernements» (24 %), «les inégalités croissantes dans la société» (24 %), «la trop grande influence des lobbys et des entreprises auprès des gouvernements» (18 %).L’aide aux démunis, la protection de l’environnement et l’emploi arrivent en bas de la liste des dénonciations.Pour réduire le déficit et de la dette du gouvernement du Qué,bec, un répondant sur deux estime que l’Etat doit freiner ses dépenses d’abord et avant tout.Un peu plus du quart (27 %) pense qu’il faut augmenter en premier lieu les impôts des plus fortunés, et 16 % sont d’avis qu’il faut augmenter l’impôt des entreprises avant toute autre mesure.Le sondage confirme par ailleurs l’immense popularité médiatique du phénomène planétaire des indignés.En effeL 85 % des Québécois ont entendu parler des mouvements d’occupation à New York ou ailleurs dans le monde (y compris à Montréal).Près de trois répondants sur quatre (73 %) ont lu ou écouté des reportages à ce sujet.L’opinion publique à l’égard des indignés est la même que Ton reste à Montréal, à Québec ou ailleurs dans la province.Le sondage a été réalisé entre le 11 et le 13 novembre dernier.La marge d’erreur maximale est de 3 %, 19 fois sur 20.Le Devoir Événement festif au profit des artistes dans le besoin Samedi 3 décembre 2011 à compter de i3hoo Espace culturel Georges-Émile-Lapalme (GEL) Place des Arts ?Vente d'œuvres d'art et d'artéfacts Prestations : Ginette Reno, Pierre Curzi et Marie Tifo, Orkestre des Pas Perdus, Marie Eyckel, Sébastien Deshaies et bien d'autres ! ?Création d'une œuvre en direct par Armand Vaillancourt ?Encan à i6hoo, animé par Winston McQuade Place des Arts i ;NT LA GUILDE DES MUSICIENS i MUSICIENNES DU QUÉBEC 11: DEVOIR Parrainé par caissede laculture Soutenu par FONDATION DES ARTISTES Remerciements à tous nos commanditaires : Fonds de soiidarité FTQ, Encadrex, Éciipson, Sennheiser, La Nouveiie Boulangerie de Montréal Nous pouvons presque tout restaurer.parfois même les cœurs brisés! VOUS AVEZ DES SOIRÉES, DES RÉCEPTIONS EN PERSPECTIVE?SACHEZ QUE NOUS RÉPARONS ÉGALEMENT LE CRISTAL ÉBRÉCHÉ: VERRES, CARAFES, BOLS ET VASES.Restauration : Tableaux, porcelaine, cristal et verre, ivoire, albâtre, pierre à savon, marbre.Restauration de poupées.MONSIEUR Depuis 1953 Réparation : Chandeliers, lustres, lampes, boîtes à musique, argenterie, bronze.Mécanismes, cadrans émaillés et boîtiers d’horloges de qualité.Réparation, finition et vernis français de petits meubles en bois.Spécialistes surplace www.themrfixit.com 514484-8332 4652, bouL Décarie, Montréal Le Devoir vom invite à venir rencontrer ses artisans au Salon du livre de Montréal 2011.Du 16 au 21 novembre prochain.Stand 405. A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 AVIS LEdAUX ET APPELS D’OFFRES «Il II6III ums PUfflES • HID li IIIIIIII Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/,, 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdeviledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres MONTREAL AVIS DE VENTE IMMOBILIÈRE EN VERTU DE L'ARTICLE 670 C.D.c.Canada Province de Québec Cour Supérieure District de Montréai No.dossier : 500-12-290193-071 No.shérif : 500-18-001712-117 NICOLE AUTHIER, 789 Johnson, Ville Mont-Royal, Québec, H4P 1C4 partie demanderesse contre SIMON COHEN, 235 Devon, Ville Mont-Royal, Québec, H3R1BÇ partie défenderesse et L'OFFICIER DE LA PUBLIÇITE DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE MONTRÉAL, mis-en-cause.DÉSIGNATION «Un emplacement ayant front sur l'avenue Devon, Ville Mont-Royal, Province de Québec, connu et désigné comme étant le lot numéro UN MILLION SIX CENT QUATRE-VINGT-UN MILLE QUARANTE TROIS (1 681 043) au cadastre du Québec, bureau de la publicité des droits de la circonscription tbncière de Montréal.Avec bâtisse dessus y érigée portant le numéro civique 235, avenue Devon, Ville Mont-Royal, Québec, H3R1B8.» La mise à prix est fixée à 295 575,00$, soit 25% de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires Municipales et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé, à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif.Palais de Justice de Montréal, au 1, rue Notre-Dame Est, local 1.96, Montréal, Québec, H2Y 1B6, Le DIX-SEPTIEME (17'^"^) jo^f JANVIER 2012 à DIX heures (lOhOO).Montréal, le 28 octobre 2011 Marie-France DEVLIN Shérif adjoint Bureau du shérif suite 1.146 District de Montréal 1, Est rue Notre-Dame Montréal, Québec H2Y1B6 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO : 500-14-034299-099 COUR SUPÉRIEURE MOSHE DENBURG, domicilié et résidant au Unit #12, 719 Est 31^ Avenue, district de Vancouver, province de Coiombie Britannique, V5V2W9 Partie demanderesse et MIRIAM BEN-EZRA DENBURG Partie intimée et JUDAH DENBURG Personne raisonnabie de ia famiile et CURATEUR PUBLIC Mis-en-cause et DAVID YVES DÉCARY, de résidence et domicile inconnus Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR! Le mis-en-cause, M.DAVID YVES DÉCARY, est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de 30 jours de cette publication, personnellement ou par l’entremise de ses procureurs; soit le 19 décembre 2011 en salle 2.16 au 1 Notre-Dame Une copie du /Mbfon fo dismiss et du Amended motion to homciogate a mandate ^ven by a persœ in anticipation of herinaùtity orA été laissées au greffe de la Cour Suppure, du distrid de Montréal, à son intention.De plus, PRENEZ AVIS qu’à défaut par vous de signifier ou dépoær votre comparution ou contestation dans lesdits délais, la partie demanderesse procédera à obtenir contre vous un jugement par défaut conforme aux conclusions qu'il sollicite.VEUILLEZ AGIR PAR CONSÉQUENCE.MONTRÉAL, le 17 novembre 2011 MARTINE BOUCHARD GREFFIER DE LA COUR SUPÉRIEURE M'' Linda Schachter, avocate DEVINE SCHACHTER POLAK 1310 Greene Ave., B920 Westmount, Qc, H3Z 2B2 Têl.514 939-2199 Fax 514 937-6245 Procureurs de la partie demanderesse AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au cotât de la parution.AVIS PUBLIC Ville-Marie Montréal CALENDRIER DES SEANCES ORDINAIRES DU CONSEIL D'ARRONDISSEMENT POUR L'ANNÉE 2012 Toutes les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d'arrondissement, lors de sa séance du 14 novembre 2011, a établi le calendrier de ses séances pour l'année 2012; elles seront tenues à 19 h aux dates et endroits suivants : Mardi 10 janvier salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est rez-dechaussée Mardi 7 février salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est rez-de-chaussée Mardi 6 mars salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, retde-chaussée Mardi 3 avril salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée Mardi 8 mai Collège de Montréal, salle L'Ermit^ 3510, ch.de la Côte-des-Neiges salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est rez-dechaussée Maison de la culture Frontenac, 2550, me Ontario Est salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est, rez-de-chaussée salle du conseil, 800, boul.De Maisonneuve Est rez-de-chaussée Montréal, le 19 novembre 2011 Mardi 12 juin Mardi 14 août Mercredi 5 septembre Mardi 2 octobre Mardi 6 novembre Mardi 4 décembre M" Domenico Zambito Secrétaire d'arrondissement Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l'arrondissement à l'adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie w M DIAMOND ASS.INC.345, AVENUE VICTORIA, SUITE 400, WESTMOUNT (QUÉBEC) H3Z 2N2 TEL ; (514) 483-2303 TELEC : (514) 483-2373 AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DES FAILLITES DE : 9174-9713 QUEBEC INC., un corps politique, dûment Incorporé sebn la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville et districrt de Montréal, province de Québec, au 2965, De MInlac, sous le nom et raison sociale de : «GRECO EXPRESS».Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9174^13 QUÉBEC INC.a déposé une ces-sbn le 2?jour de novembre 2011 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 1- jour de décembre 2011 à 13 h de l'après-midl, au bureau du Syndic, 345, av.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).9221-8577 QUEBEC INC., un corps politique, dûment Incorporé sebn la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville et district de Montréal, province de Québec, au 6150, boul.Monk.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9221-8577 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 14" jour de novembre 2011 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le T jour de décembre 2011 à 12 h (je l'après-midi, au bureau du Syndic, 345, av.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).9221-8536 QUEBEC INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville de Chateauguay, district de Beauhamois, province de Québec, au 212, boul.Saint-Jean-Bapdste.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9221-8536 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 14" jour de novembre 2011 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le T jour de décembre 2011 à 12 h 15 de l'après-midi, au bureau du Syndic, 345, av.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).7254725 CANADA INC., un corps politique, dûment Incorporé selon la loi, antérieurement faisant affaires dans la ville de Plenefonds, district de Montréal, province de Québec, au 4926, boul.Saint-Jean, sous le nom et raison sociale de : «SWANN DDO».Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 72547K CANA» DA INC.a déposé une cession le 8" jour de novembre 2011 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 7" jour de décembre 2011 à 13 h de l'après-midi, au bureau du Syndic, 345, av.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).3621693 CANADA INC., un corps politique, dûment incorporé sebn la bi, anlé-rleurement faisant affaires dans la ville et district de Montréal, province de Québec, au 2467, ave Lockhart, sous le nom et raison sodab de : «ENTREPRISES VOXBOX».Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 3621693 CANADA INC.a déposé une cession le 10" jour de novembre 2011 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 7" jour de décembre 2011 à 14 h de l'apiès-midl, au bureau du Syndic, 345, av.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (QC).Daté à Westmount (Qc), ce 1& jour de novembre 2011.M.Diamond & Associés inc.- Syndics Longueuii ORDONNANCE DE SAISIE ET VENTE IMMOBILIÈRE Canada - Province de Québec Cour du Québec - District de Longueuii Nos: 505-22-018516-114 505-18-000323-113 RE: BREF D'EXECUTION VILLE DE SAINT-BASILE-LE-GRAND, 204, rue Principale, Saint-Basile-le-Grand, district de Longueuii, J3N 1M1, partie demanderesse, contre PARADIS, DENIS ET AUGER, HÉLÈNE, domicile inconnu, parties défenderesses, et L'OFFICIER DU BUREAU DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIÈRE DE CHAMBLY, mis-en-cause.Désignation «Un immeuble ayant front sur la rue des Érables, en la ville de Saint-Basile-le-Grand, connu et désigné comme étant le lot numéro DEUX MILLIONS SEPT CENT SOIXANTE-TREIZE MILLE QUATRE CENT QUATRE-VINGT-QUATORZE (2 773 494) du cadastre du Québec, circonscription foncière de Chambly.Avec bâtisse dessus érigée portant le numéro civique, 10, rue des Érables, Saint-Basile-le-Grand, province de Québec, J3N 1G8.» L'Immeuble servant de résidence familiale, la mise à prix est fixée à $91 650,00 soit 50 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité multiplié par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale.Au moment de la vente, l'adjudicataire devra verser au shérif un montant minimum de $45 825,00 en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérif du district de Longueuii, ce montant représentant 25 % de l'évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales, du Sport et du loisir en vertu de la Loi sur la fiscalité municipale.Pour être vendu au Palais de justice, 1111, boulevard Jacques-Cartier est, salle RC-21, LONGUEUIL, QUEBEC, le VINGTIÈME jour de DÉCEMBRE 2011 à 13h30.Élizabeth S.Gobeille Le shérif-adjoint Longueuii, le 8 novembre 2011 DASS L'ArrAIBE PRODUITS CBNTURTLTÊB 393A av.Sainte-Crolx Montréal QC H4N 2L3 AVIS est par les présentes donné que PRODUITS CENTURY LTÊB a üEilt cession de ses biens le 9 novembre 2011, et que la première assemblé aura Heu le 30 novembre 2011, à 13 h 00, au 7100, Jean-lhlon Est, #600, Anjou QC H1M3S3.Daté le 10 novembre 2011.Johanne Serpone, CIRP DES FAZLUTBS DE ; TASCHEREAU INC.5840, boul.Thschereau Brossard QC J4W 1M6 AVIS est par les présent^ donné que 9139-3249 QUEBEC INC.a fiait cession de ses biens le 14 novembre 2011, et que la première assemûée aura lieu le 1 décembre 2011, à 10 h 00, au 7100, Jean Iblon Est, bureau 600, Anjou QC H1M3S3.Daté le 14 novembre 2011.Johanne Serpone» CIRP LE OBOÜPB SBRPOJVE, Srnnic de Faoute Inc, 7100, rue JeaU'Talon Est, bureau 600 Tour Esso, ANJOU (Québec) HIM 3S3 TéL : (514) 355-6553 • Téléc.: (514) 355-8423 pcMAJo 6c>i>v dÜfir oiev AVIS PUBLIC Ville-Marie Montréal ORDONNANCES À sa séance du 14 novembre 2011, le conseil d'arrondissement a adopté les ordonnances suivantes : - B-3, O.296, P-1, O.262 et V-1, o.13 relatives à la programmation d'événements sur le domaine public (saison 2011,9" partie.B); - P-1,0.263 et P-3, o.11 relatives à la tenue de l'événement « Village des neiges »; et ce, en vertu des règlements concernant le bruit (R.R.V.M., c.B-3), la paix et l'ordre sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1), les véhicules hippomobiles (R.R.V.M., c.V-1) et les parcs (R.R.V.M., c.P-3).Ces ordonnances entrent en vigueur à la date de la présente publication; ils peuvent être consultés aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17' étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM, et au rez-de-chaussée du 275, rue Notre-Dame Est, station de métro Champ-de-Mars.Montréal, le 19 novembre 2011 M" Domenico Zambito Secrétaire de l'arrondissement Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l'arrondissement à l'adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR SUPÉRIEURE (EAMILLE) CAUSE 705-12-026941-103 9003728690 NATHALIE DESMANCHES, Partie Demanderesse SYDNEY ARBLASTER, Partie Défenderesse, L'AGENCE DU REVENU DU QUÉBEC, Partie Mise-en-Cause AVIS PUBLIC DE VENTE EN JUSTICE PRENEZ AVIS que les biens de SYDNEY ARBLASTER seront vendus par huissier LE 30 NOVEMBRE 2011 À10H00 au 734-C BOUL.LE BOURG-NEUF, LE GARDEUR, QC.CANADA LESDITS BIENS CONSISTENT EN UN VÉHICULE DE MARQUE CHRYSLER PT CRUISER 2003 ET ACCS Conditions argent comptant ou chèque visé.BENOIT GAUTHIER Huissier de justice Distnct de Joliette GAUTHIER MONTPETIT senc.Huissiers de justice, 215, Notre-Dame # 102, Repentigny, Qc, J6A 2R4 T 450 657 0343 E 450 657 8438 PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO COUR 505-61-093539-104 COUR DU QUEBEC PERCEPTEUR DES AMENDES Partie(s) demanderes-se(s) - VS - BENOIT PRINCE Partie(s) défenderesse(s) LE 30 NOVEMBRE 2011 A 10H00, AU DOMICILE DE LA PARTIE DÉ-EENDERESSE AU NUMERO 45, DE BAVIÈRE EN LA VILLE DE CANDIAC ET DU DISTRICT JUDICIAIRE DE LONGUEUIL SERONT VENDUS PAR AUTORITE DE JUSTICE LES BIENS ET EEEETS DE LA PARTIE DEEENDERESSE SAISI EN CETTE CAUSE, CONSISTANT EN - 1 REMORQUE EERMEE DE MARQUE HAULIN DE COULEUR NOIRE 1 ESSIEU ET ACCESSOIRES ,10 PIEDS DE LONG ANNEE 2010 , CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE VISÉ.LEMOYNE, CE 17 NOVEMBRE 2011 NORMAND POISSANT, HUISSIER (450) 466-2628 La suite des avis se trouve en page A 4 et C 8 PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO COUR 06-11333 COUR MUNICIPALE PERCEPTEUR DES AMENDES, VILLE DE BROSSARD Par-tie(s) demanderesse(s) - vs - BENOIT PRINCE Partie(s) défende-resse(s) LE 30 NOVEMBRE 2011 A 10H00, AU DOMICILE DE LA PARTIE DÉEENDERESSE AU NUMERO 45, DE BAVIÈRE EN LA VILLE DE CANDIAC ET DU DISTRICT JUDICIAIRE DE LONGUEUIL SERONT VENDUS PAR AUTORITE DE JUSTICE LES BIENS ET EEEETS DE LA PARTIE DEEENDERESSE SAISI EN CETTE CAUSE, CONSISTANT EN - 1 REMORQUE EERMEE DE MARQUE HAULIN DE COULEUR NOIRE 1 ESSIEU ET ACCESSOIRES ,10 PIEDS DE LONG ANNEE 2010 , CONDITIONS: ARGENT COMPTANT OU CHEQUE VISÉ.LEMOYNE, CE 17 NOVEMBRE 2011 NORMAND POISSANT, HUISSIER (450) 466-2628 AVIS PUBLIC Avis donné à TINA AWAD Soyez avisée qu'une demande en dommages et intérêts portant le numéro 31 090728 079 G concernant le logement situé au 2456 Sherbrooke Est, Montréal, Qc H2K 1E7 a été déposée contre vous à la Régie du logement Vous pouvez prendre connaissance de la demande en vous rendant au bureau de la Régie du logement situé au wwwrdigouvqc ca Village Olympique /Régie du logement, 5199 Sherbrooke Est, Montréal, Qc, EUT 3X1 Node téléphone Région de Laval, Longueuii et Montréal 514-873-2245, Autres régions 1-800-683-2245 17N0V 2011 Prenez avis que la compagnie 9165-6686 Québec Inc a décidé de procéder à sa dissolution ou de la demander Est produite à cet effet, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 42 de la Loi sur la publicité légale des entreprises, à Dollard-des-Ormeaux, Qc, le 21 octobre 2011 SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE DE IA SCHIZOPHRÉNIE 514 251.4000 #3400 1 866 888.2323 v/ww.schizophrenie.qc.ca info@schizophrenie.qc.ca ($1 Comité de gestion de la taxe scolaire DE LMLE de /VIONTRÉAL AVIS PUBLIC Vente d'immeubles pour défaut de paiement des taxes scolaires Avis public est par les présentes donné que les immeubles ci-après décrits seront vendus à l'enchère publique au Comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal au 500, boulevard Crémazie Est, Montréal, le 7 décembre 2011 à dix heures (10 h 00) à la salle 128 pour satisfaire au paiement des taxes scolaires et, s'il y a lieu, des taxes municipales, avec intérêts, plus les frais encourus ou qui pourront être encourus, à moins que ces taxes, intérêts et dépens ne soient payés avant la vente.Je certifie que l'état cl-dessous contient une description sommaire des immeubles à vendre le 7 décembre 2011 pour défaut de paiement des taxes scolaires Imposées sur lesdits Immeubles et dues au Comité de gestion de la taxe scolaire de l'île de Montréal.Sylvie Dorlon, Directrice générale 500, boul.Crémazie Est Montréal Qc H2P 1E7 Le 21 octobre 2011 N° de compte IsL Sub- Cadastre Circonscription division foncière 05-04138548 1763100 QUÉBEC MONTRÉAL 50-01001632 1443702 QUÉBEC MONTRÉAL 50-01005803 4271565 QUÉBEC MONTRÉAL 4285010 001 QUÉBEC MONTRÉAL 50-01032435 3795876 QUÉBEC MONTRÉAL 50-02022425 1362021 QUÉBEC MONTRÉAL 50-02050501 1295241 QUÉBEC MONTRÉAL 50-02064088 3363816 QUÉBEC MONTRÉAL 50-02097491 1505299 QUÉBEC MONTRÉAL 50-05056657 1246969 QUÉBEC MONTRÉAL 50-05060081 1706112 QUÉBEC MONTRÉAL 1706499 QUÉBEC MONTRÉAL 1706500 QUÉBEC MONTRÉAL 1706501 QUÉBEC MONTRÉAL 1706502 QUÉBEC MONTRÉAL 1706503 QUÉBEC MONTRÉAL 1706523 QUÉBEC MONTRÉAL 50-05064278 2245349 QUÉBEC MONTRÉAL 50-05090907 2634023 QUÉBEC MONTRÉAL 50-05124074 7326 1 MUNICIPALITÉ DE LA PAROISSE DE MONTRÉAL MONTRÉAL 7326 6 MUNICIPALITÉ DE LA PAROISSE DE MONTRÉAL MONTRÉAL 65-92016889 2744712 QUÉBEC VAUDREUIL 74-90001384 1832101 QUÉBEC VAUDREUIL 74-90001606 1832384 QUÉBEC VAUDREUIL 74-90025847 1832245 QUÉBEC VAUDREUIL 75-91003144 3607645 QUÉBEC VAUDREUIL Numéro, rue, ville 185, RUE THORNHILL, DOLLARD-DES-ORMEAUX QC, H9B 3M7 4630-4638, RUE DE BULLION, MONTRÉAL QC, H2T 1Y6 1636-1638, RUE DE ROBERVAL, MONTRÉAL QC, H4E 1E7 5230, AV DES ÉRABLES, MONTRÉAL QC, H2H 2E7 2894-2896, RUE MONSABRE, MONTRÉAL QC, H1N 2L2 9642-9644, RUE NOTRE-DAME E, MONTRÉAL QC, H1L 3P6 1459-1463, RUEAYLWIN, MONTRÉAL QC, H1W3B6 13325, RUE ACHILLE-FORTIER, MONTRÉAL QC, H1A5E1 600-604, 18EAV, LACHINE QC, H8S 3R4 4800, RUE RENÉ-HUGUET, APP 3, LACHINE QC, H8T 1M7 Nom du propriétaire CHATEAU ROYAL RESIDENCE INC.LARANJEIRO-JOAO, IBRAINHO 9186-3704 QUÉBEC INC.TATES, MARIO LECLERCQ, CHANTAL SUCCESSION JOSEPH RISTE MOMAIN, FRANÇOIS, IMMACULA DUBÉ, FRANÇOIS DAIGNEAULT, ANDRÉ MELENDEZ, MARIA PAZ DE LA FUENTE, DAVID RAMSAHAI SINGH, YVONNE NOLET, ISABELLE 6729, AV DE L'ESPLANADE, MONTRÉAL QC, H2V 4P9 LOT VACANT, AV STRATHYRE, LASALLE QC, 724, RUE SAINT-FERDINAND, MONTRÉAL QC, H4C 2T2 300, 5E AV, PINCOURT QC, J7V 5L5 177, RUE FAIRHAVEN, HUDSON QC, JOP 1H0 63, RUE BIRCH HILL, HUDSON QC, JOP 1H0 163, RUE CAVAGNAL, HUDSON QC, JOP 1H0 LOT VACANT, CH DES ÉRABLES, RIGAUD QC, CORPORATION DE GESTION MILE END 9153-3448 QUÉBEC INC.HALL, TYLER COMP SPORT ET CUL REG ÎLE PERROT TUCKER, RICHARD FRANK ESTERSON, JODI CHISHOLM, WILLIAM A.TRAVERS WHITE, PATRICIA 9072-1713 QUÉBEC INC.CONDITIONS DE VENTE L'immeuble est vendu aux conditions et charges énumérées ci-dessous Aucune offre ou enchère ne peut être reçue si celui qui la fait ne déclare ses nom, qualité, profession et domicile.Les offres et enchères peuvent être faites par procureur.Il est dressé procès-verbal des offres et enchères reçues.Lors de l'adjudication d'immeubles vendus séparément, l'adjudicataire doit verser par chèque visé à l'ordre du Comité de gestion de la taxe scolaire de ITIe de Montréal ou en argent, à l'offlcIer chargé de la vente, le montant total de son acquisition.À défaut de paiement Immédiat, la personne faisant la vente remet sans délai l’Immeuble en vente ou ajourne la vente au lendemain ou à un autre jour dans la huitaine, en donnant, à haute et Intelligible voix, avis de l’ajournement aux personnes présentes.SI l’Immeuble est adjugé è un prix moindre que celui offert par l'adjudicataire en défaut, ce dernier est tenu au paiement de la différence.L’adjudicataire doit aussi payer en sus du prix de son adjudication, les coûts du certificat d’adjudication.L’adjudicataire et son représentant, s’il y a lieu, devra être en mesure de fournir la preuve de son Identité.Il devra en conséquence : a) s’il est une personne physique, déclarer son nom, son lieu et date de naissance et l’adresse de son domicile; * b) s'il est une personne morale, déclarer le nom, la forme juridique qu'elle emprunte, sa loi constitutive, son siège social et fournir la résolution autorisant le représentant à agir comme enchérisseur; ** c) s’il est une société ou une association, déclarer le nom, la forme juridique qu’elle emprunte et son adresse et fournir une résolution autorisant le représentant à agir comme enchérisseur.** Toute personne ou compagnie Intéressée à enchérir sur l'un ou plusieurs des Immeubles annoncés pourra s’inscrire auprès de la personne chargée de la vente et lui fournir tous les documents requis aux présentes à partir de 9 h 30 le 7 décembre 2011.Cette inscription sera valable pour toutes les enchères auxquelles participera la personne ou compagnie inscrite.5.L’adjudicataire prend l’Immeuble dans l’état où II se trouve au moment de l’adjudication, avec tous les droits du saisi, qui s’y rattachent, y compris les servitudes actives, même non Inscrites au procès-verbal, et II l’acquiert sans garantie de contenance.La propriété vendue pour taxes peut être rachetée par le propriétaire ou son représentant, en n’importe quel temps dans l’année qui suit la date de la vente, sur paiement à l’acquéreur du montant payé par lui pour cette propriété, y compris les coûts du certificat d’adjudication, les Intérêts au taux fixé par la loi et les autres frais et moyennant en outre, dans le cas de lots vacants, le remboursement è l’acquéreur des taxes foncières générales ou spéciales payées par ce dernier.6.La taxe fédérale sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente provinciale (TVQ) s’appliquent à ces ventes sauf s’il s’agit de la vente d’un immeuble d’habitation non neuf.L’adjudicataire d’une Immeuble taxable qui est un Inscrit auprès des gouvernements eu égard à ces taxes doit fournir ses numéros d’inscription au moment de l’adjudication.* Cette preuve pourra se faire entre autres, par exemple, au moyen d’un certificat de naissance, un passeport, une carte de citoyenneté, etc.** Cette preuve pourra se faire entre autres, par exemple, au moyen d’une copie de la charte ou de tout document officiel pertinent. LE DEVOIR LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 A 9 QUE LISENT LES JEUNES AU SECONDAIRE?La littérature québécoise, le parent pauvre « C’est difficile de trouver une œuvre québécoise accessible aux jeunes.Il y a souvent des personnages avec de grandes quêtes identitaires.» LISA-MARIE GERVAIS La spécialiste de littérature et pédagogie Arlette Pilotte l’a dit et redit sur toutes les tribunes au cours de la dernière semaine.La littérature québécoise est le «parent pauvre» dans les écoles secondaires, mais également au collégial.Le Plaidoyer pour l’enseignement d’une littérature nationale.la littérature québécoise! qu’elle dirige entend relancer le débat sur la question.Publié à l’initiative de l’Union des écrivains, le collectif préfacé de Louis Caron présente les points de vue de quatre auteurs possédant une grande expérience de terrain qui font tous le même constat: si rien n’est fait, un jeune pourra entamer l’université sans avoir lu un seul Michel Tremblay, Anne Hébert ou Ré-jeap Ducharme.À l’école Louise-Trichet, une école publique pour jeunes filles, les romans québécois sont populaires au premier cycle, pour autant que ce soit des romans «jeunesse».En 4" et 5" secondaire, le roman Les filles de Caleb émeut davantage les jeunes filles, même si la populaire série ne joue plus depuis belle lurette.Pour Camille Lamarche, une enseignante de 20 ans d’expérience dans cette école, les élèves sont touchées par les intrigues de misère et de courage.Pour les immigrants, c’est une bonne façon de les plonger dans la réalité historique du Québec.La littérature québécoise, c’est le dada de Julie Pinson-neault, qui enseigne cette année au privé, au collège Rachel.Mais elle n’arrive pas à en faire lire autant qu’elle le souhaiterait à ses élèves.«J’ai déjà fait lire L’avalée des avalées de Réjean Ducharme.Le personnage est si particulier qu’il y a des élèves qui sont incapables de lire ça.Ça les rebute.Comme bien des adultes d’ailleurs», dit-elle.«C’est difficile de trouver une œuvre québécoise accessible aux jeunes.Il y a souvent des personnages avec de grandes quêtes identitaires», souligne l’enseignante en disant néanmoins à intéresser ses élèves à Comment devenir un ange, de Jean Barbe.«Au public, on ne lit pas Bonheur d’occasion ou Kamouraska, c’est trop complexe, c’est tellement loin des intérêts des élèves», note pour sa part la jeune Catherine Dumas, qui a enseigné dans cinq établissements différents de Montréal.Toucher les jeunes 11 faut chercher les romans qui bouleversent, chargés d’émotion pour les accrocher et qui ne datent pas d’un autre siècle.N’empêche, Catherine Dumas a été étonnée de constater que ses élèves n’ont pas «embarqué» dans la lecture d’C/w dimanche à la piscine à Kigali, de Gil Courtemanche.«C’est un drame humain.Mais ils ont trouvé ça trop compliqué à lire.La description du contexte social et des noms compliqués des Rwandais.Ça a coupé leur com-préfiension», raconte-t-elle A la question «Lit-on suffisamment de québécois?», Suzanne Richard, présidente de l’Association québécoise des professeurs de français, estime que les recommandations du ministère — d’en lire au moins 12-13 dans le courant du secondaire — sont «correctes» pour autant qu’elles soient respectées.«Pour l’instant, ça va.C’est quand même la moitié des œuvres.Si on faisait juste de la littérature québécoise, ce ne serait pas mieux.Pour comprendre la littérature, on doit commencer par la nôtre, mais aller vers l’autre ensuite», dit la spécialiste en didactique de la littérature au secondaire.Elle croit toutefois que les enseignants devraient avoir plus d’ouverture lorsqu’il s’agit d’enseigner «du québécois».La chanson La désise de Daniel Bou- cher compte certains anglicismes et néologismes.Mais elle fait quand même partie de notre patrimoine culturel, croit-elle.«Peu importe l’œuvre qu’on choisit, c’est dans la façon de la traiter qu’on va piquer la curiosité d’un élève.» Ailleurs dans la francophonie, la littérature québécoise n’est guère plus à l’honneur, mais réussit toutefois à se tailler une petite place, notamment dans certains lycées de France.«Il me semble avoir vu dans un manuel le Speak White de Michèle La-londe, quelques poèmes de Miron, des chansons de Félix Leclerc ou Gilles Vigneault.Mais guère plus.Parfois, on trouve aussi pour le théâtre des extraits de Michel Tremblay», a indiqué Philippe Ma-nevy, professeur au lycée Edouard Herriot à Lyon.Avec la collaboration de Kathleen Lévesque Le Devoir Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal VIEUX-QUEBEC HÔTEL PORT-ROYAL suites 1.866.417.2777 À PARTIR DE I 129* pour deux personnes incluant le nouveau petit-déjeuner gourmand au ÎM 48 et le stationnement.Je suis là pour vous écouter ERNEST GODIN MA.Psy.MA.Soc.Psychologie PLUS DE 30 ANS D'EXPERTISE PROFESSIONNELLE AU SERVICE DU MIEUX ÊTRE PSYCHOLOGIQUE 514992-7535 Outremont > MEMBRE DE L'ORDRE DES PSYCHOLOGUES • MEMBRE DU RÉPERTOIRE 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facebook.com/Lipoderma Botcbc Exemple en vrac de lectures scolaires en France.Classe de seconde (4^ secondaire) La bête hurpaine, d’Emile Zola L’œuvre, d’Emile Zola Pauline, d’Alexandre Dumas L’empreinte de l’ange, de Nancy Huston Le jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux Le barbier de Séville, de Beaumarchais Andromaque, de Racine Le tartuffe, de Molière Le dernier jour d’un condamné, de Victor Hugo La controverse de Valladolid Zoo ou l’assassin philanthrope, de Vercors La peste, d’Albert Camus .et au Québec JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour accrocher les jeunes, il faut chercher les romans qui houleversent, chargés d’émotion et qui ne datent pas d’un autre siècle.École Paul-Gérin-Lajoie, 3^ secondaire Les fourmis, de Bernard Werber Ces enfants de ma vie, de Gabrielle Roy Et si c’était vrai, de Marc Lévy Maestro, de Peter Goldsworthy La guerre des chocolats, de Robert Cormier Collège Notre-Dame, 1'^ secondaire Fables, de Jean de la Fontaine L’odyssée, d’Homère Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand Les dix petits nègres, d’Agatha Christie.École Père-Marquette, 2^ secondaire L’apprenti épouvanteur, de Joseph-Henry Delaney Crime à Haverstock, de Norah McClintock Les espions de la nuit, de Kathy Kacer Le passeur, de Lois Lowry Mort et déterré, de Jocelyn Boisvert Collège Rachel, 2^ et 3^ secondaire L’étrange cas du IL Jekyll et de M.Hyde, de Robert Louis Stevenson Marie-Tempête, de Dominique Demers L’odyssée (version abrégée), d’Homère La chasse-galerie, d’Honoré Beaugrand Le bizarre incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon Collège Stanislas (collège français au Québec), 1'^ secondaire Kamo, l’agence Babel, de Daniel Pennac Le serment des catacombes, d’Odile Weulersse Contes, de Perrault, de Grimm, d’Andersen L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld L’odyssée, d’Homère Contes et légendes mythologiques, d’Emile Genest La bibliothécaire, de Gudule Le médecin malgré lui, de Molière Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 MODE 4BEAUtÉ ^ BIEN-ÊTRE LesTincontôurnables RAYMOND WEIL GENEVE jasmine collection V E Y^-E S T mnonAirA INSTALLATION GRATUITE Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec Raphaëlle Sirhan Daneau au 514.985.3502 ou rdaneau@ledevoir.com 8910, BLVD.LAJEUNESSE, MONTREAL, QUEBEC H2M 1R9 (514) 388-5358 www.£:veiestl950.com POUR ANNONCER DANS CE REGROUPEMENT, COMMUNIQUEZ AVEC RAPHAËLLE SIRHAN DANEAU AU 514 985-3502 OU RDANEAUOLEDEVOIR.COM A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 NOVEMBRE 2011 ACTUALITES LECTURES SUITE DE LA PAGE 1 Et la poésie?La première n’a jamais pu l’enseigner à ses élèves.La seconde, sans pouvoir faire lire de recueils au complet, n’en fait qu’à partir de la troisième secondaire.Des poètes français surtout.Dans le genre, le slam québécois vient parfois sauver la mise.Lectures éclectiques Marie Paulin prévoit faire lire cette année cinq romans du genre policier à ses élèves de 2"^ secondaire.Que des traductions, sauf un.Au collège Notre-Dame, un établissement d’enseignement privé de Montréal, en 1""^ secondaire, certains liront par exemple Les fables de La Fontainey Uodyssée d’Homère et les Dix petits nègres.Le parfum (Patrick Süskind) et La vie devant soi (Romain Gary) sont devenus des classiques des écoles.Quant au théâtre, des œuvres de Marcel Dubé et Michel Tremblay sont parfois parcourues.Mais on troque souvent la lecture pour une sortie ou deux au théâtre, où la pièce est jouée par des comédiens.Dans une étude visant à faire le portrait des œuvres littéraires les plus utilisées dans les écoles secondaires, Olivier Dezutter et Cari Mor-rissette ont pu dégager quelques constantes: Le Petit Prince de Saint-Exupéry est l’œuvre la plus lue représentant 4,5 % des 1024 titres qu’enseignent les 634 professeurs du sondage.A la direction des programmes du MELS, Catherine Dupont explique pourquoi il n’existe pas de «liste».«Vous prenez dix enseignants différents à qui vous demandez d’écrire leurs incontournables et coups de cœur et vous aurez dix listes différentes»y croit-elle.A l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF), l’exercice avait été fait il y a quelques années.Résultat?Un certain corpus a pu être constitué, a fait remarquer dans un entretien radiophonique Arlette Pilote, qui a dirigé le Plaidoyer pour l’enseignement d’une littérature nationale, la littérature québécoise!, paru tout récemment chez Fides.Et qui étaient les deux incontournables?Anne Hébert et Michel Tremblay.Transmettre le plaisir de lire Catherine Dupont résume ainsi l’objectif du ministère de l’Education pour les élèves en matière de lecture: «Lire et apprécier des lectures variées».Donner aux jeunes le goût de lire toutes sortes de choses, quoi.«Ce n’est peut-être pas nécessaire d’avoir lu Shakespeare pour continuer à lire dans la vie.Même sans l’avoir lu, un jeune va peut-être tomber dessus un jour, ou sur du Michel Tremblay», a-t-elle soutenu.Devant des classes éclatées, composée de garçons, de filles, d’immigrants, de riches ou de pauvres, d’élèves doués ou cancres, pas facile de trouver LE roman qui va plaire, note Marie Paulin.«Notre seul objectif c’est que nos jeunes deviennent des lecteurs compétents.C’est pour ça qu’on priorise des romans qui vont plaire à l’élève.Mais il ne s’agit pas de vendre notre âme», a dit l’enseignante.Enseignant depuis plusieurs années à l’école So-phie-Barat, Michel Stringer souligne l’importance de poser d’abord un diagnostic.«Un petit contrôle de lecture avec une nouvelle littéraire, un poème, a noté le passionné de littérature.E faut savoir à qui on s’adresse.Faire du mur à mur, c’est une erreur.» Défis multiples Parce que ce n’est pas une habitude des parents ou tout simplement parce qu’il n’y a pas d’argent pour les livres, certains élèves ne lisent pas à la maison.D’autres maîtrisent moins bien la langue, comme certains nouveaux arrivants.«Quand je leur donne le choix du livre, les jeunes vont à la bibliothèque et sont désemparés devant les rayons.Es vont prendre le premier livre qu’ils voient avec une belle couverture», a raconté Marie Paulin.Pour Catherine Dumas, qui se promène d’une école à l’autre faute d’être permanente, le choix des livres est toujours à recommencer.«C’est la même chose pour tous les profs à contrat J’arrive souvent sans connaître les livres disponibles dans l’école et sans les avoir travaillés.Parfois, je le lis l’ouvrage en même temps que les élèves», reconnaît-elle.Les défis sont multiples pour faire naître l’étincelle qui embrasera le désir de lire.Il ne suffit pas de mettre un livre dans les mains d’un enfant pour que la magie opère, note Michel Stringer.Suzanne Richard est persuadée que le plaisir peut aussi venir de la fierté d’avoir réussi l’exploit d’avaler des kilomètres de pages blanches noircies d’écriture.«Je crois au plaisir de lire, mais aussi au plaisir du travail.Même si on n’en lira jamais plus, de se dire qu’on a lu, analysé et compris Anne Hébert est une bien grande fierté.» Les jeunes ne savent plus écrire, entend-on souvent répéter telle une marotte.Facile à dire, croit Marie Paulin.Pour elle, le problème est avant tout celui de la lecture.«Les difficultés en lecture sont immenses», lance-t-elle.Non pas que les jeunes ne lisent plus.Mais ils ne posent pas toujours le regard sur les ouvrages qu’on aimerait les voir feuilleter.«Ce qui est très populaire, c’est la science-fiction et ce qui est fantaisiste», note-t-elle.Des lectures comme.des histoires de vampires, constate Julie Pinsonneault qui a néanmoins réussi à intéresser ses élèves à Dracula, une œuvre du même genre mais bien plus substantielle.Selon Camille Lamarche, de l’école publique pour filles Louise-Trichet, les lectures classiques, comme le Père Goriot de Balzac, n’intéressent plus les élèves depuis quelques années.«Les phrases sont trop longues et le vocabulaire trop recherché, explique-t-elle.L’histoire leur apparaît compliquée, car tellement loin d’elles.» Selon Catherine Dumas, si les élèves ont autant de difficulté, c’est justement parce qu’ils n’arrivent plus à lire des œuvres qui ne vont pas les toucher: «E faut qu’il y ait quelque part, quelque chose dans le livre qui les intéresse sans niveler par le bas.» Il est parfois difficile pour le livre de rivaliser avec tous les gadgets et les bidules attrayants pour l’élève, croit Michel Stringer.«Est-ce un manque de curiosité intellectuelle de leur part?Je ne suis pas prêt à dire ça.Ils sont tellement sollicités par toutes sortes d’univers que de prendre un livre et le mettre dans les mains d’un jeune en 2011, c’est un geste audacieux.» Avec la collaboration de Kathleen Lévesque Le Devoir ARCHIVES LE DEVOIR ESPAGNE SUITE DE LA PAGE 1 Hier, les électeurs apprenaient que la Banque centrale européenne était intervenue in extremis pour calmer ces derniers.Comment blâmer les Espagnols d’avoir le sentiment désagréable d’aller voter avec un fusil sur la tempe?Et pourtant, disent-ils, leur dette est largement inférieure à celle de la France et de l’Italie.Sans compter que, sans attendre les ordres de Bruxelles, le pays s’est imposé dès l’an dernier des mesures d’austérité plus draconiennes que la plupart des autres pays européens.Mais, les marchés ne semblent guère s’embarrasser de telles nuances.Vers un balayage Malgré l’incertitude économique, rarement le résultat d’un scrutin espagnol aura été aussi prédictible.Le plus récent sondage du Times de Londres, interdit de publication en Espagne à quelques jours du vote, annonçait un véritable balayage conservateur de Mariano Rajoy.Avec 17 points d’écart, cet homme peu charismatique qui a déjà perdu deux élections pourrait remporter la plus grosse majorité depuis le scrutin de 1982, date de l’entrée de l’Espagne dans l’Union européenne.Les sondages lui donnent une avance dans toutes les grandes villes du pays, sauf dans les bastions nationalistes basque et catalan de Bilbao et de Barcelone.Cela pourrait lui donner jusqu’à 198 des 350 sièges du Parlement, alors que les socialistes de José Luis Zapatero n’en détenaient que 112.«Un signe qui ne trompe pas, explique le politologue José Juan Toharia de l’institut Metrosco-pia.Dans toutes les régions où le Parti populaire a pris le pouvoir depuis un an, les électeurs plébiscitent encore plus Rajoy.C’est une véritable débâcle qui menace les socialistes.» Pas plus charismatique que son adversaire, le candidat socialiste Alfredo Perez Rubalcaba en est réduit à appeler les électeurs à ne pas donner à la droite «le pouvoir absolu».Cet ancien ministre de l’Intérieur crédité de la fin de la violence au Pays Basque mène une campagne infernale, avec au moins trois grandes assemblées par jour.Depuis quelques jours, il supplie ses électeurs de ne pas diviser le vote de la gauche.Une allusion directe aux indignés de la Puerta del Sol qui appellent à boycotter le PP et le PSOE.Selon l’économiste Juan Carlos Lazaro, de la lE Business School de Madrid, ce mot d’ordre ne nuit évidemment qu’aux socialistes.«Au début, les Espagnols étaient plutôt sympathiques aux indignés, dit-il.Mais, ils commencent à en avoir assez d’un mouvement qui ne propose rien.Es vont le dire dimanche en votant massivement à droite.» Le «maître de Pambiguïté» Porté par un nuage, Mariano Rajoy en dit le moins possible et courtise même des régions comme la Catalogne où il ne pouvait rien espérer jusque-là.«Nous ne sortirons pas de la crise sans la Catalogne, et la Catalogne ne s’en sortira pas sans le reste du pays», disait-il cette semaine dans ce fief du parti nationaliste catalan, Convergencia i Unio (CiU).Pour la première fois, le PP pourrait devenir un acteur important dans cette région échaudée par le refus du tribunal constitutionnel de reconnaître la «nationalité catalane» dans la Constitution et où socialistes et nationalistes se sont toujours partagé le pouvoir.La majorité absolue permettrait évidemment à Rajoy de s’affranchir de toute alliance électorale avec les nationalistes de CiU.«Rajoy en dit le moins possible et tente surtout d’inspirer la confiance, dit Toharia.Les Espagnols sont obsédés par le cas de l’Italie et ne veulent surtout pas que l’Espagne se retrouve dans la même situation.Es vont donc voter sans grandes illusions simplement pour donner la chance à un nouveau coureur dont tous savent qu’il continuera à appliquer les mêmes mesures de rigueur que son prédécesseur.» Surnommé le «maître de l’ambiguïté», cet homme discret qui parle français et suit des cours d’anglais se contente donc d’évoquer la grandeur de l’Espagne et d’en appeler au «changement».Plusieurs croient qu’il a tiré les enseignements de la campagne de 2009 des conservateurs britanniques.David Cameron avait alors payé ses trop nombreuses promesses par un gouvernement de coalition avec les libéraux.Un homme indépendant Rajoy s’est donc contenté de dire que, si nécessaire, il couperait partout, sauf dans les pensions dont il avait dénoncé le gel par les socialistes.En fin de campagne, il s’est tout de même laissé aller à critiquer les coûts exorbitants de la nouvelle loi destinée à soutenir les personnes en situation de dépendance.Certains leaders du PP ont été plus précis.Esperanza Aguirre, qui préside la région de Madrid, a affirmé que les personnes âgées qui en ont les moyens devraient dorénavant payer leurs médicaments.Et Rajoy d’ajouter: «On ne peut l’écarter [.].Mais je ne suis pas d’accord.» Ce flou laisse libre cours à toutes les hypothèses.On soupçonne Rajoy de vouloir mettre les régions au pas en les obligeant à réduire leur déficit.Parmi les grandes régions, seuls l’Andalousie, le Pays Basque et la Catalogne échappent aujourd’hui aux conservateurs.Le politologue britannique Charles Grant craint qu’une fois élu, Rajoy redouble de rigueur simplement pour gagner la confiance des marchés face au nouveau président du Conseil italien, le banquier Mario Monti.Certains lobbys ont aussi laissé entendre que Rajoy amenderait la loi autorisant le mariage homosexuel, comme il l’avait dit en 2005.Mais le leader du PP s’est fait plus nuancé depuis.José Juan Toharia ne croit pas qu’il cédera à la droite dure de son parti qui réclame ausr si la modification des lois sur l’avortement «C’est un homme indépendant qui ne doit rien à son parti et à la droite.Pendant des années, la presse de droite l’a traité de tous les noms.Les membres de son parti l’ont ridiculisé et ont essayé de s’en débarrasser.Rajoy est un homme de consensus qui fuit les conflits.Je ne crois pas qu’il touche au mariage homosexuel, qui est soutenu par 58 % de la population.Ni au système public de santé, qui est l’institution publique la plus respectée du pays.» La traversée du désert Le nouveau premier ministre devrait se donner pour première tâche de réexaminer la législation du travail, comme souhaitait d’ailleurs le faire Rubalcaba.Même s’il a critiqué l’Italie pour avoir changé de gouvernement sans en appeler au peuple, Rajoy pourrait former un gouvernement du même type autour d’un conservateur libéral comme le maire de Madrid, Alberto Ruiz Gallardon.Seule certitude, la politique de rigueur amorcée par les socialistes depuis deux ans va se poursuivre.Dépendant de son ampleur, la défaite pourrait être tragique pour le PSOE.Le quotidien de gauche Publico ironisait cette semaine en écrivant qu’au lieu de voter (votar), les électeurs allaient botter (botar) les socialistes hors du pouvoir.Leur première tâche consistera à décider qui prendra les rênes du parti, qui est toujours aux mains de Zapatero.Si Rubalcaba évite le pire, il pourra s’imposer.Sinon, d’aucuns soupçonnent Zapatero de lui préférer un candidat plus jeune, comme l’ancienne ministre de la Défense, la Catalane Carme Chacon.Mais, pas plus que Mariano Rajoy, Alfredo Pérez Rubalcaba ne veut s’avancer sur ce qui se passera au lendemain du 20 novembre.Pour les socialistes, ce sera assurément la traversée du désert.Mais peut-être aussi pour Mariano Rajoy.Correspondant du Devoir à Paris ACCIDENTS «Les gens acceptent que les médecins se trompent, mais ils n’acceptent pas qu’ils les trompent» SUITE DE LA PAGE 1 Considérant que le Québec n’est sans doute ni mieux ni pire que d’autres pays du monde au chapitre des erreurs médicales, M"^ Ménard croit cependant que la transparence dans le réseau de la santé est une verfu qui aurait tout à gagner à être mieux cultivée.A cet égard, il cite le cas d’un patient qui s’était fait opérer à la prostate après qu’une erreur administrative lui eut attribué à tort le diagnostic de cancer de quelqu’un d’autre! Avisé de l’erreur immédiatement après l’opération par son médecin, le patient s’est dit soulagé malgré tout de pouvoir ainsi maintenir sa confiance envers son docteur.«Les médecins n’ont pas la déclaration facile», ajoute cependant M"^ Ménard.Plus tôt cette année, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Yves Bolduc, avait en effet admis que la mise en place du registre, prévue par la loi depuis 2002, avait été lente parce que les établissements de santé «étaient hésitants à rendre l’information disponible».Pourtant, la transparence du corps médical tend à faire baisser le nombre de poursuites.«Les gens acceptent que les médecins se trompent, mais ils n’acceptent pas qu’ils les trompent», résume-t-il.Reste que le Québec affiche un taux d’indemnisation plus élevé que les autres provinces en ce qui a trait aux poursuites pour erreurs médicales.Ici, donc, 55 %, soit une majorité de victimes, sont indemnisées, contre moins du tiers dans les autres provinces, avance l’avocat.Selon M"^ Ménard, les erreurs médicales ne sont pas anecdotiques, elles sont systémiques.On remarque en effet que les mêmes erreurs tendent à revenir souvent.En matière de médication, plusieurs erreurs sont liées à la mauvaise identification des médicaments.«Les fabricants font des contenants de médicaments qui se ressemblent beaucoup», dit M"^ Ménard.L’avocat s’est par exemple déjà occupé de plusieurs cas d’intoxication au chlorure de potassium, médicament qui peut causer la mort lorsque mal administré.Dans un cas, la bouteille de chlorure de potassium, non identifiée, avait été placée à côté de l’eau iodée, et une infirmière a confondu les deux contenants.L’établissement de santé a ensuite décidé de ne laisser le chlorure de potassium que dans un endroit sûr, et une tête de mort orne désormais les contenants.Les erreurs médicales surviennent aussi lorsque les pharmaciens lisent mal l’ordonnance, ou lorsque les pharmaciens, les infirmières ou les médecins ne portent pas attention aux interactions médicamenteuses.L’une des causes les plus célèbres est celle d’une jeune femme qui, s’étant fracturé un tibia, est morte d’avoir reçu trois fois du Dilaudid prescrit par trois urgentologues différents.Il arrive aussi qu’une infirmière administre par erreur un médicament par intraveineuse alors qu’il doit être administré par voie buccale, par exemple.Ainsi, M"^ Ménard propose que soit mis sur pied un protocole de révision et d’administration des médicaments qui réduirait ce nombre d’erreurs.En matière de chutes, M"^ Ménard considère que certains correctifs pourraient aussi mieux assurer la sécurité des patients.«On pourrait baisser les pattes de lit, ou mettre des tapis à côté des lits», suggère-t-il.Reste que l’intense pénurie de personnel qui frappe le système de santé, des infirmières aux médecins, a évidemment un effet négatif sur la sécurité des services.Un personnel fatigué par de longues heures supplémentaires au travail court plus de risques de commettre des erreurs qu’un personnel reposé et averti.M"^ Ménard cite le cas d’une infirmière qui avait repris le travail à huit heures du matin après l’avoir laissé à minuit, et qui a par erreur injecté de l’hyperalimentation à un nourrisson directement dans le cerveau plutôt que dans les veines de la tête, atrophiant du coup 40 % de son hémisphère.Dans ce cas, l’hôpital a été blâmé pour avoir mal géré les horaires du personnel, raconte M"^ Ménard.Selon M"^ Ménard, il est faux de croire que les médecins plus âgés font moins d’erreurs que les plus jeunes.Il cite par exemple le cas d’un gynécologue de 25 ans d’expérience qui avait ligaturé une veine de sa patiente au lieu d’une trompe.La patiente est tombée enceinte peu après l’opération.«Après 25 ans de pratique, ce médecin se considérait tellement bon qu’il n’a pas vérifié le rapport de pathologie.S’il l’avait fait, il se serait rendu compte de son erreur.» Les jeunes recrues font cependant parfois des erreurs liées à l’inexpérience.M"^ Ménard s’adressait cette semaine à des professionnels de la santé dans le cadre d’un 5 à 7 sur les erreurs médicales organisé par le groupe Espace santé.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 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