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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-10-14, Collections de BAnQ.

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JOSÉE BLANCHETTE : 53 SENTINELLES SECOUENT LA DÉMOCRATIE Page B10 WWW.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.CII N°233 ?LE VENDREDI 14 OCTOBRE 2011 1,09$ + taxes = 1,24$ Plan Nord Les Cris veulent un contrat de gré à gré « Ce n’est pas du favoritisme.C’est ce qui ressort de la paix des braves.» KATHLEEN LÉVESQUE Dans le cadre du Plan Nord, un consortium d’entreprises sous contrôle cri veut obtenir e gré à gré le contrat de construction de la route es monts Otish en vertu de la paix des braves.«Les Cris ont le privilège et le droit d’avoir en priorité les contrats.Ce n’est pas du favoritisme.C’est ce qui ressort de la paix des braves», affirme au DewîV Jocelyn Deschamps.Cet avocat à la retraite est aujourd’hui inscrit au registre des lobbyistes du Québec.Il représente l’entrepreneur général UUCHII (prononcer yoM-c/2î-i).Cette entreprise créée l’été dernier appartient aux quatre membres d’une même famille: Coone et Mary Matoush, et leurs deux fils Christopher et Gabriel.Coone Matoush est maître de trappe d’un vaste territoire que doit traverser la route 167 se rendant aux monts Otish.Le premier ministre Jean Charest a annoncé le prolongement de la route 167 en août dernier, une «première dans le cadre du Plan Nord» puisque le secteur privé investit dans cette infrastructure publique.La route facilitera l’accès au projet diamantifère Renard de la société minière Stornoway Diamond.La famille Matoush a saisi l’occasion de participer au développement du Grand Nord.«Il faut utiliser le Plan Nord pour faire des affaires afin de Selon Québec, «il n’y a pas de dispositions de la paix des braves qui donnent priorité aux Cris» VOIR PAGE A 10: CRIS CONSTRUCTION Un organisateur libéral claque la porte _ \ ¦ A lire en page A 5 ASPHALTE EN GASPÉSIE Le MTQ confirme le manque de concurrence _ \ ¦ A lire en page A 4 INDEX Annonces.B 4 Avis publics.B 7 Cinéma.B 3 Décès.B 4 Éditorial .A 8 Idées .A 9 Météo.B 6 Monde.B 9 Mots croisés.B 8 Nature.B 8 Resto.B 7 Sudoku.B 9 Télévision.B 2 Week-end.B 1 MULCAIR CIBLE L’INEXPÉRIENCE DE TOPP ï y Wa JACQUES NADEAU LE DEVOIR C’est parti : accompagné de son épouse Catherine Pinhas et entouré d’une trentaine de députés du NPD, Thomas Mulcair a lancé hier sa campagne à la chefferie du parti.En opposition à Brian Topp, candidat sans expérience politique mais très bien vu par \establishment du NPD, M.Mulcair a mis de l’avant sa vaste expérience parlementaire et sa capacité à battre Stephen Harper.Page A 3 La télé comme placard Le petit écran, là où le coming out est in Des Invincibles à Tout sur moi, de Minuit, le soir à 19-2, quelle image de l’homosexualité projette maintenant la télé québécoise?Et comment se compare-t-elle à la grande sœur américaine de la zappette?STEPHANE BAILLARGEON La télé américaine perd un peu d’arc-en-ciel.Les fictions télévisuelles américaines de la saison qui commence (2010-2011) comptent moins de personnages gais, bisexuels ou lesbiens.L’étude «Where We Are on TV» réalisée par The Gay & Lesbian Alliance Against Defamation (GLAAD) calcule que ces rôles représentent maintenant 2,9 % du total, par rapport à 3,9 % l’année dernière.L’enquête dévoilée récemment, à New York, au congrès annuel de la GLAAD, passe en revue les scénarios de 91 séries diffusées par les grandes chaînes (ABC, CBS, NBC et FOX).Sur les quelque 650 rôles recensés, 19 s’avèrent ouvertement marginaux sexuellement parlant.Ils étaient 23 sur environ 600 en 2009-2010.Les chaînes spécialisées montrent 29 personnages non hétéros, par rapport 35 l’an dernier.A elle seule, la série True Blood (HBO) en rassemble six.Pas pires, les vampires.Surtout, l’organisme de défense des droits VOIR PAGE A 10: PLACARD ?SOURCE RADIO-CANADA Minuit, le soir a son bisexuel refoulé (Louis), Les invincibles aussi (Steve Chouinard, ci-dessus, incarné par Patrice Robitaille).Couronne nord Les maires nient saccager les terres agricoles Le Plan métropolitain d’aménagement et de développement est un «outil de division», disent-ils JEANNE CORRIVEAU Les «méchants maires» des villes de la couronne nord de Montréal se sont défendus hier de «saccager les terres agricoles» et de faire du «développement sauvage».S’ils souscrivent aux grands principes du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) qui doit être adopté d’ici la fin de Tannée, les élus de la Rive-Nord ne digèrent pas les contraintes qui leur seront imposées.Selon eux, le projet concocté par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) est devenu un «outil de division» dans la région.Les consultations sur le plan d’aménagement se sont transportées hier soir à Boisbriand, où le projet compte peu de partisans.C’est la mairesse de Boisbriand, Marlène Cordato, qui a ouvert le bal en présentant un mémoire pour dénoncer certains éléments du plan qui doit déterminer, pour les 20 prochaines années, le cadre de développement urbain sur le territoire des 82 villes qui composent la CMM.Dans l’assistance, un observateur discret: le maire Gérald Tremblay, qui préside la CMM, venu écouter les récriminations de ses homologues des banlieues.VOIR PAGE A 10: MAIRES ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux: Une réaction tardive, à lire en page A 8 « La couronne nord n’est pas dans une phase expansionniste, mais dans une période de croissance métropolitaine» Ouverture des Écuries Sept compagnies de la relève théâtrale s’installent dans un édifice tout neuf du quartier Villeray MICHEL BÉLAIR Cy est aujourd’hui, à compter de 17h, que tous les amateurs de théâtre et les curieux ordinaires sont invités à franchir les portes de la plus nouvelle salle de spectacle de Montréal et Tune des toutes premières du quartier Villeray: le Centre de création et de diffusion Aux écuries.Par ici, messieurs dames! Ancienne boulangerie rénovée dans les années 1990 pour y installer la compagnie Les Deux Mondes dans ses meubles, l’endroit était devenu depuis quelques années le lieu d’un projet de rassemblement de jeunes compagnies de théâtre sans domicile fixe.Voilà que l’initiative tenue à bout de bras par Pierre MacDuff et David Lavoie depuis 2005 prend enfin forme.Le bâtiment tout neuf — qui comprend deux salles de spectacle, des salles de répétition, de même que des studios, des bureaux VOIR PAGE A 10: ÉCURIES Le projet artistique est assuré par sept directeurs artistiques partageant des visions communes BOUTIQUE PRESTIGE CHAUSStnKES D’ICI ET D'EUROPE Choix pour les orthèses.Bottes pour les mollets forts.434 avenue Victoria, Saint-Lambert 450.465.5671 294 chemin Knowiton, Knowiton 450.242.1400 www.boutiqueprestige.ca Bottes dliiver imperméables à crampons rétractables.Testées jusqu a -30° Événement OLANG.Samedi le 15 octobre à la boutique de St-Lambert.Courez la chance de gagner une paire de bottes Olang.* * avec tout achat Olanpr.77831302833142 LOI DE L'INOPTIMUM Aucune espèce ne trouve, dans un habitat donné, les conditions optimales pour toutes ses fonctions é W RAPPER POUR S'EN RAPPELER Aucune espece ne trouvera Dans son milieu, son habitat.Qu'il soit chaud, sec, mouillé ou froid.Aucune espèce ne trouvera La perfection des conditions Pour chacune de ses fonctions.L'inoptimum est bien vexant, ^ Il faut pourtant s'en contenter.Ne pas compter sur cent pour cent.Oui, c'est à prendre ou à laisser! Ces lois de l'écologie sont tirées de la compilation faite par Pierre Dansereau voyez les 25 autres à www.ffse.org Fondation des femmes pour la société et l'environnement LOI DE IA DOMESTICATION Les plantes et les animaux dont la sélection a été dirigée par l'homme peuvent rarement survivre sans sa protection continue.ïfflfiTÏW^ M J' ' J.’i I ' - f ¦ - .'-'l - ¦ T — I vï.y , ' "S,.,:-', ^ ¦'-'f'-ï'vA ' RAPPER POUR S'EN RAPPELER Des tas d'espèces asservies Furent choisies par l'humanité.Apprivoisées à son profit.Sélectionnées, domestiquées.Elles ont besoin, pour leur survie.De plus en plus de protection.La plante et l'animal, devenus des amis.Depuis qu'ils ont subi la domestication.Sans nos soins continus seraient vite menacés, - Nous aussi, garanti! - d'une quasi-extinction. LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 OCTOBRE 2011 A 3 RVM’J’O ta fréquence ! RADIOVM.COM ACTUALITES Gambard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514) 866-3876 t ROLEX Vente et service Les orphelins de Steve Jobs Christian Rioux Le jeune homme avait la larme à l’œil et tenait entre ses mains une tablette électronique.Sur l’écran, une bougie brûlait à la mémoire de Steve Jobs.J’ai beau essayer de penser à autre chose, j’ai encore en tête ces photos publiées la semaine dernière dans tous les journaux du monde.Il y avait longtemps que je n’avais pas vu des images d’une telle tristesse.Mais d’où venait donc ce sentiment?Il n’était pas provoqué par la seule mort du fondateur d’Apple, mais venait surtout de ces jeunes hommes et femmes éplorés tenant entre leurs mains une machine à laquelle ils semblaient vouer un culte encore plus grand qu’au fondateur d’Apple.Des jeunes en mal d’affection qui caressaient une boîte de verre, de polycarbonate et de cuivre comme d’autres auraient tenu un chapelet ou une statue de la Vierge.Il fallait se rendre à l’évidence: la boîte en question était de peu de réconfort face à la mort de son créateur.Le contraste n’était-il pas frappant, pour ne pas dire choquant, entre ces jeunes en santé, favorisés, probablement instruits, à qui la vie offrait tout ce qu’elle avait de meilleur et le caractère dérisoire de cette quincaillerie électronique offerte à l’adoration de toute une génération?Voilà bien d’où venait la tristesse infinie de ces photos! Elles illustraient, au fond, non pas la place grandissante de la technique dans nos vies dont l’histoire remonte à la préhistoire, mais le culte étrange qu’aura contribué à ressusciter Steve Jobs à l’égard de ce que l’on a rebaptisé pompeusement d’un anglicisme pédant: la «technologie».N’est-ce pas Steve Jobs qui avait reconnu que, faute d’avoir pu mener comme ses aînés le combat des droits civiques, il avait inventé le Mac.Triste consolation au fond.En admirant cette photo, j’ai repensé à ces presque automates qui m’avaient accueilli cet été dans l’immeuble de verre de la chic succursale d’Apple dans la rue Sainte-Catherine Ouest.Ils avaient le même âge que les jeunes sur la photo.Ils arboraient le même sourire triste sous leurs airs de Spock.Ils traînaient comme un boulet un iPad dans la main droite en faisant semblant qu’il était aussi léger et maniable qu’un stylo.Ils parlaient tous le même sabir bilingue formaté du style: «Bonjour/Hi», «Que puis-je faire pour vous?/What can I do for you?» Des robots! Je ne connais pas beaucoup d’endroits au monde, sauf peut-être la Californie, où ce culte païen de la technologie a été aussi intense qu’au Québec depuis quelques années.Probablement à cause de notre obsession naïve de la modernité, symbole d’une nation qui ne sait pas si elle sera encore là demain.Je n’ai pas vu un seul des récents Prk Nobel faire la une des journaux québécois, mais j’y vois chaque jour des photos de tablettes, de téléphones mobiles et d’ordinateurs portables.Comme si ces gadgets avaient remplacé les images pieuses d’autrefois.C’est à se demander parfois si certains médias ne touchent pas des ristournes sur leur vente.Et je ne parle pas de notre premier ministre qui est probablement le seul au monde à croire naïvement que l’achat de milliers de tableaux électroniques aidera à résoudre les graves problèmes que connaît l’école québécoise.À côté de ces babioles électroniques, n’importe quel livre n’est-il pas pourtant un objet de très, très haute technologie?Notez aussi l’obsession maladive que mettent certains confrères à souligner que tel politicien a bredouillé quelques phrases bancales, non pas au restaurant du coin, dans sa baignoire ou pour un communiqué imprimé sur un papier couché de format A5, mais sur Eacebook ou sur Twitter.C’est tellement plus cooll Ils ne sont pas les seuls.En Erance, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (équivalent du CRTC) a dû rappeler aux journalistes que les noms de ces réseaux sociaux sont des marques privées très lucratives et non des termes génériques, et que les utiliser revient souvent à faire de la publicité gratuite.Mais revenons à nos jeunes à la mine contrite.Un ami me parlait récemment de sa bile qui, à l’adolescence, passait des heures sur ces réseaux sociaux justement pour éviter d’entrer en relation avec des êtres en chair et en os.C’est un peu ce qu’évoque le psychiatre Boris Cj^ul-nik, qui vient de remettre au gouvernement français un rapport inquiétant sur le suicide des enfants.Il compare ces enfants de cinq à douze ans aux canaris que les mineurs descendaient au fond des mines de charbon pour prévenir les coups de grisou.Si le canari suffoquait, c’est que le pire était à craindre.Et pas seulement pour les enfants.Boris Cyrulnik montre du doigt l’isolement sensoriel des petits résultant de la rupture des liens humains et familiaux.La famille et les rapports avec les proches restent en effet les seuls remparts qu’ont inventés nos ancêtres pour protéger les plus jeunes de la sauvagerie de la société.Or, en les faisant éclater et en conbant nos enfants à des machines qui servent si souvent de gardiennes, ne les livrons-nous pas pieds et poings bés à une société brutale?Ils peuvent bien après cela avoir le regard triste.crioux@ledevoir.corn h m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Thomas Mulcair a confirmé hier devant près de 250 personnes réunies à Montréal sa candidature à la succession de Jack Layton.Course à la chefferie du NPD Mulcair cible l’ineiqïérience de Topp Près du tiers du caucus du NPD l’appuie sur la ligne de départ GUILLAUME B O U R G AU LT-C OT E Brian Topp sait maintenant de quel côté Thomas Mulcair va l’attaquer dans les prochains mois: son inexpérience pobbque et les doutes qui existent quant à savoir si le «candidat de l’establishment» serait capable d’affronter Stephen Harper dans l’arène pobbque.Les dés et les gants sont jetés: la course au leadership du Nouveau Parb démocrabque est réellement commencée depuis hier.M.Mulcair a confirmé devant près de 250 personnes réunies à Montréal sa candidature à la succession de Jack Lajùon.Une trentaine de députés-recrues du NPD l’entouraient, soit pratiquement le tiers du caucus national.Quatre députés hors Québec faisaient parbe du lot.Pas de noms très connus dans la bste — alors que M.Topp a l’appui de Prançoise Boivin, d’Alexandre Boulerice, de Libby Davies ou d’Ed Broadbent, par exemple —, mais le nombre envoyait le message que M.Mulcair est capable d’être un rassembleur, tout en rappelant que la va^e orange du mois de mai était surtout québécoise et en bonne partie attribuable à son travail comme Heutenant pobbque de Jack Lajùon.L’ancien député néodémocrate Lome Nys-trom, qui a siégé de 1968 à 2004 — sauf durant une période de quatre ans — et qui fut trois fois candidat au leadership du NPD, était présent et représentait les appuis de l’Quest, alors que le nouveau chef du NPD-Nouveau-Brunswich, Dominic Cardy, blustrait les appuis de l’Est.L’avocat Julius Grey, un sjmipathisant de longue date du NPD, soutient également M.Mulcair.«Je ne veux pas remplacer Jack Layton, mais je souhaite lui succéder pour continuer à construire ce qu’il a déjà bâti», a soubgné M.Mulcair.Selon lui, «l’important dans cette course au leadership n’est pas la provenance géographique du prochain chef mais plutôt de répondre à la seule question qui importe: qui est le mieux placé pour conduire le NPD vers le prochain niveau, soit de former le prochain gouvernement?Nous avons un premier ministre qui croit être le maître du Parlement plutôt que son serviteur.Cette course est à propos de qui peut battre M.Harper lors de la prochaine élection», a-t-b lancé.Pour défaire les conservateurs, Thomas Mulcair a soubgné que le NPD devra «travailler à faire des gains partout ailleurs tout en gardant le soutien au Québec».Le défi sera donc A’«innover pour inclure les Canadiens au-delà de notre base traditionnelle».Pour bien marquer ce point, b a martelé que le NPD «devra devenir quelque chose qu’il [n’a] jamais été pour atteindre l’objectif» de former le gouvernement.Ces quelques bgnes visaient bnpbcitement Brian Topp, grand rival de M.Mulcan pour cette campagne.M.Topp a récolté dans les dernières se-mabies plusieurs appuis (l’ancien chef Ed Broadbent, le Syndicat des Métallos) qui l’ont débni com- me un candidat de l’estabbshment, plus près de la culture ttadibonneUe du parb.Ne pouvant jouer cette carte, Thomas Mulcair se pose donc comme celui qui sera capable d’élargir le bassin d’électeurs du NPD (en courbsant notamment le centre), tout en sachant mener la lutte pobbque dans la fosse aux bons qu’est souvent la Chambre des communes.C’est d’ableurs pour les capacités de débatteur de M.Mulcair que plusieurs ont indiqué l’appuyer.«C’est un leader naturel et charismatique qui a l’expérience politique qu’il faut pour amener le parti ailleurs», afbrme Robert Aubin, député de Trois-Rivières.Pour Lome Nystrom, le NPD est à la croisée des chemins et le «prochain leader sera vu comme un premier ministre en attente.Nous ne devons pas gaspiller notre chance: il faut faire le bon choix.Le prochain leader doit donc être crédible, avoir une expérience électorale et parlementaire indubitable et être capable de se battre contre M.Harper et de sortir gagnant», pense-t-b.Problème de cartes M.Mulcair a par ableurs réitéré ses appels pour que le NPD facilite le recrutement des membres au Québec.Actuellement, on recense 2400 membres québécois sur les quelque 88 000 que compte le parb, soit mobis de 3 % du total.La course se déroulant selon le principe du «un membre, un vote», le Québec n’aura pratiquement aucun poids dans le choix du prochabi chef, à mobis d’un changement de situabon rapide.Qr M.Mulcair a soibigné hier qu’b iaut présentement «plusieurs mois pour que les Québécois qui veulent devenir membres reçoivent leur carte.Le parti a l’obligation de corriger cette situation.Il est vrai que le Québec est la seule province qui n’a pas de NPD sur la scène provinciale [aibeurs, un abonnement au provbidal donne automabquement une carte fédérale].' c’est une explication, mais ça ne peut servir d’excuse», pense le député d’Qutremont.Jobit par Le Devoir, le président du NPD-Québec, Raoul Gébert, a conbrmé les problèmes actuels.Il croit toutefois que l’enttée en poste prochabie d’un coordonnateur aux membres québécois aidera à résorber le problème.«Jusqu’ici, les adhésions en provenance du Québec tombaient un peu entre les mandats de chacun», dit-b.M.Gébert s’est toutefois dit «déçu» de von que Thomas Mulcan l% Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut CONSOMMATION DISCRÉflONNÂIRE Êf DE B/^E A Alim.Couche-Tard ATD B 30,50 0,94 3,18 569 22,62 30,76 Astral Media ACM A 33,59 -0,03 -0,09 16 31,00 42,80 Canadian Tire CTC A 57,36 -0,39 -0,68 139 51,80 68,93 A Cogeco CCA 48,74 0,54 1,12 47 37,06 49,34 A Corus CJR B 19,74 0,37 1,91 196 18,51 23,78 Jean Coutu PJC A 12,27 0,08 0,66 206 8,77 12,72 T Loblaw L 37,63 -0,51 -1,34 231 34,51 43,73 T Magna MG 37,18 -1,78 -4,57 706 31,91 61,65 Metro MRU A 46,19 -0,09 -0,19 107 42,11 49,55 T Quebecer QBR B 34,05 -0,51 -1,48 197 26,52 39,62 Rona RON 9,49 0,03 0,32 42 9,46 15,40 Saputo SAP 42,20 -0,26 -0,61 167 34,81 49,05 Shaw SJR B 21,14 -0,20 -0,94 1602 19,10 23,50 T Shoppers Drug Mart SC 41,10 -0,70 -1,67 921 36,67 42,53 A Tim Hortons THI 48,99 0,72 1,49 280 36,98 51,23 T Transat A.T.TRZ B 6,40 -0,08 -1,23 140 5,56 19,97 Yellow Media YLO 0,19 0,00 0,00 2 046 0,12 6,46 ENERGIE" Cameco CCO 21,05 -0,09 -0,43 940 17,61 44,28 Canadian Natural CNQ 31,73 -0,31 -0,97 2 781 27,25 50,50 Canadian Oil Sands COS 21,90 -0,02 -0,09 1600 18,17 33,94 En bridge ENB 33,95 -0,10 -0,29 1253 27,04 34,52 EnCana EGA 20,77 -0,01 -0,05 1696 18,71 34,25 T Enerplus ERE 26,67 -0,43 -1,59 485 23,00 32,83 Nexen NXY 16,53 -0,04 -0,24 1275 14,75 27,11 Pengrowth Energy PGE 9,86 -0,01 -0,10 577 8,48 13,96 Pétrolière Impériale IMO 39,36 -0,32 -0,81 431 34,15 54,00 T Suncor Energy SU 29,14 -0,47 -1,59 5158 23,97 47,27 A Talisman Energy TLM 13,02 0,23 1,80 3 156 11,34 24,82 TransCanada TRP 41,31 -0,09 -0,22 1175 35,49 43,72 FINANCIÈRES T 8.CIBC CM 75,17 -0,87 -1,14 927 67,32 85,56 8.do Montréal BMO 58,62 -0,13 -0,22 1449 55,02 63,94 T 8.Laurentienne LB 44,13 -0,52 -1,16 51 38,62 55,87 8.Nationale NA 69,08 -0,55 -0,79 518 63,80 81,98 T 8.Royale RY 47,82 -1,01 -2,07 2 859 44,38 61,53 T 8.Scotia BNS 52,18 -1,02 -1,92 2 135 49,01 61,28 8.TO TD 74,62 -0,58 -0,77 1485 68,55 86,82 T Brookfield Asset BAM A 26,95 -0,49 -1,79 927 25,91 33,95 Cominar Real i CUE UN 21,30 0,13 0,61 32 20,00 23,00 Corp.Fin.Power PWE 26,82 -0,14 -0,52 481 23,75 31,98 T Fin.Manuvie MEC 12,46 -0,39 -3,04 4 212 10,91 19,29 T Fin.Sun Life SEE 25,91 -0,54 -2,04 1175 23,21 34,39 Great-West Lifeco GWO 21,95 -0,15 -0,68 626 19,32 27,85 T Industrielle All.lAG 31,59 -1,19 -3,63 148 28,20 42,02 Power Corporation POW 24,34 -0,09 -0,37 853 20,90 29,50 A TMX X 42,10 0,45 1,08 86 30,96 45,69 INDUSTRIELLES T Air Canada AC B 1,37 -0,02 -1,44 418 1,18 4,09 Bombardier BBC B 4,02 0,01 0,25 10 422 3,42 7,29 CAE CAE 9,75 0,08 0,83 430 9,03 13,36 Canadien Pacifique CP 54,49 -0,02 -0,04 599 46,01 69,48 T Chemin de fer CN CNR 72,75 -1,39 -1,87 827 63,53 78,08 T SNC-Lavalin SNC 45,57 -0,54 -1,17 263 38,51 63,23 T Transcontinental TCL A 11,18 -0,50 -4,28 61 9,96 17,25 Transperce TPI 11,24 0,04 0,36 210 9,76 16,00 MÀTÉRiÀÜX Agrium AGU 75,50 0,30 0,40 533 63,93 98,02 T Barrick Gold ABX 48,00 -0,98 -2,00 2 555 42,06 55,99 T Goldcorp G 47,90 -0,75 -1,54 1618 38,99 55,93 Kinross Gold K 14,51 -0,14 -0,96 2 584 13,53 19,98 T Mines Agnico-Eagle AEM 59,56 -0,82 -1,36 526 53,05 88,52 Potash POT 50,34 0,26 0,52 1934 41,99 63,19 T Teck Resources TCK B 35,44 -0,59 -1,64 2 803 27,39 64,62 SERVICES PUBLICS T Fortis ETS 32,99 -0,38 -1,14 384 28,24 35,45 T TransAlta TA 22,05 -1,19 -5,12 2 613 19,45 23,42 TECHNOLOGIE A CGI GIB A 19,85 0,45 2,32 729 15,33 24,30 Research In Motion RIM 24,12 -0,15 -0,62 1905 20,50 69,30 TELECOMMUNICATIONS BCE BCE 39,33 -0,35 -0,88 1400 32,64 39,87 Bell Allant BA 27,50 0,10 0,36 140 25,21 29,19 Rogers RCI B 36,15 -0,34 -0,93 1079 33,29 41,64 Telus T 53,50 0,31 0,58 361 44,05 55,04 FONDS NEGOCIES EN BOURSE iShares DEX XBB 30,89 0,13 0,42 53 29,19 31,42 iShares MSCI XEM 22,36 -0,22 -0,97 16 20,10 27,53 iShares MSCI EMU EZU 30,40 -0,16 -0,52 182 25,57 42,22 iShares S&P 500 XSP 13,81 -0,05 -0,36 254 12,31 15,77 T iShares S&P/TSX XIC 18,72 -0,22 -1,16 35 17,10 22,61 ?CE^ CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC eoonom e oontempo a INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1272,41 -7,06 -0,55 INDICE QUÉBEC IQ120 1328,32 -5,69 -0,43 Titre Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO Daylight Energy DAY 9,75 0,04 0,41 12 657 4,43 11,74 Anvil Mining AVM 7,52 0,02 0,27 7 095 3,91 7,75 Quadra FNX Mining QUX 10,22 -0,79 -7,18 6 193 7,69 17,55 iShares S&P/TSX XIU 17,03 -0,24 -1,39 5 629 15,61 20,71 Suncor Energy SU 29,14 -0,47 -1,59 5158 23,97 47,27 Fin.Manuvie MFC 12,46 -0,39 -3,04 4 212 10,91 19,29 Talisman Energy TLM 13,02 0,23 1,80 3 156 11,34 24,82 HudBay Minerais HBM 10,41 -0,50 -4,58 3 156 9,14 19,08 First Quantum FM 16,48 -0,73 -4,24 2 954 12,60 29,60 B.Royale RY 47,82 -1,01 -2,07 2 859 44,38 61,53 LES GAGNANTS EN % Walter Energy WLT 77,07 9,00 13,22 6 57,35 133,40 Hammond Power HPS A 8,35 0,85 11,33 2 7,50 12,60 Gennum GND 6,80 0,65 10,57 23 5,62 8,44 Claymore S&P/TSX CMW A 19,81 1,78 9,87 8 18,03 25,49 Bauer Performance BAU 6,40 0,55 9,40 63 4,99 7,45 ClubLink CLK 6,15 0,49 8,66 0 5,66 7,35 Longview Oil LNV 9,15 0,70 8,28 87 7,50 12,65 Horizons S&P/TSX HAH 11,24 0,82 7,87 0 10,40 13,34 North American NOA 5,93 0,39 7,04 6 4,74 13,80 Chorus Aviation CHR B 3,79 0,24 6,76 246 3,11 5,89 LES PERDANTS EN % Canadian World CWF 3,28 -0,35 -9,64 1 3,28 4,31 Alderon Iron Ore ADV 2,67 -0,28 -9,49 287 1,44 4,20 Premier Gold Mines PG 5,30 -0,41 -7,18 435 4,56 8,00 Quadra FNX Mining QUX 10,22 -0,79 -7,18 6 193 7,69 17,55 Transcontinental TCL B 10,88 -0,82 -7,01 4 9,72 17,09 Canadian CHL B 22,36 -1,63 -6,79 0 15,01 27,49 Eco Oro Min Cor EOM 2,08 -0,14 -6,31 16 1,51 5,48 Mercer MRI U 6,60 -0,43 -6,12 1 4,78 15,24 Ridley RCL 8,45 -0,55 -6,11 2 8,45 10,18 Canadian Life LEE 2,63 -0,17 -6,07 47 1,70 7,17 LES GAGNANTS EN $ Walter Energy WLT 77,07 9,00 13,22 6 57,35 133,40 Nike Resources NKO 47,33 2,33 5,18 155 39,00 105,28 West Fraser WFT 39,28 2,28 6,16 89 34,90 62,86 Ecopetrol S.A.ECP 41,85 1,85 4,62 0 38,59 52,00 Claymore S&P/TSX CMW A 19,81 1,78 9,87 8 18,03 25,49 Stella-Jones SJ 38,95 1,44 3,84 2 24,75 42,74 MacDonald, MDA 44,44 1,33 3,09 328 41,70 58,73 Domtar UES 75,96 1,22 1,63 46 63,88 102,31 Open Text OTC 54,03 1,18 2,23 195 42,99 69,15 Fortress Paper FTP 39,10 1,16 3,06 51 24,00 63,15 LES PERDANTS EN $ Fairfax Financial FFH 390,25 -6,22 -1,57 14 346,00 420,01 PowerShares 08 DOE 65,00 -2,67 -3,95 0 37,37 85,00 Atco ACO X 61,73 -2,12 -3,32 75 51,20 66,31 Magna MG 37,18 -1,78 -4,57 706 31,91 61,65 Inmet Mining IMN 49,62 -1,78 -3,46 201 39,88 82,14 McGraw-Hill MHR 40,00 -1,74 -4,17 1 39,75 50,25 Canadian CHL B 22,36 -1,63 -6,79 0 15,01 27,49 Vermillon Energy VET 44,54 -1,48 -3,22 143 38,57 52,45 Silver Wheaton SEW 31,89 -1,47 -4,41 1806 26,08 45,50 Chemin de fer CN CNR 72,75 -1,39 -1,87 827 63,53 78,08 NEW YORKs&p 500 1203,66 ^ -3,59 -0,30% Evolution sur 250 jours NASDAQ 2 620,24 -E 15,51 -e0,60% Evolution sur 250 jours DOW JONES 11 478,13 ?-40,72 -0,35% LES MARCHES INTERNATIONAUX Indice Euronext 100 (Europe) CAC 40 (Erance) DAX (Allemagne) FTSE MIB (Italie) MXSE (Mexique) Bovespa (Brésil) Shanghai (Chine) Hang Seng (Hong Kong) Nikkei 225 (Japon) ASX ALL ORD (Australie) RTS (Russie) Fermeture var.pts var.% 591,55 -5,72 -1,0 3 186,94 -42,82 -1,3 5 914,84 -79,63 -1,3 15 894,39 -611,59 -3,7 34 584,75 -H14,39 0,3 54 601,07 -t762,60 1,4 2 438,79 -H8,79 0,8 18 757,81 -t428,35 2,3 8 823,25 -t 84,35 1,0 4 305,96 -t 39,56 0,9 1399,90 -t3,63 0,3 PÉTROLE 84,23 -1,34 $US v -1,57% ?OR 1667,30 -14,00 $US v -0,83% ?DOLLAR CANADIEN 98,07 -0,23 0US 1$US = 101,97(|: 0,7113 -0,0015 EURO ^ 1 EURO = 1,4058$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6217 livre SUISSE 1$ vaut 0,8799 franc MEXIQUE 1$ vaut 13,1234 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 0,961 dollar CHINE 1$ vaut 6,2344 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,6261 dollars JAPON 1$ vaut 75,358 yens ÉCONOMISEZ L'ÉQUIVALENT D'UN MOIS GRATUIT* POUR VOS VÉHICULES COMMERCIAUX EN TÉLÉPHONANT AU 1 855 MOIS GRATUIT (1 855 664-7472).DesjardirtsAssurartcesEntreprises.com/MoisGratuit *Cette offre peut prendre fin sans préavis.Desjardins & HHI Desjardins Desjardins&Cie IBbI Assurances générales C'est tout Desjardins qui appuie ies entreprises Coopérer pour créer l'avenir ECONOMIE BLACKBERRY Les services sont rétablis, selon RIM LUANN LASALLE DAVID FRIEND Les services de courriel, messagerie instantanée et Internet pour les téléphones intelligents BlackBerry étaient pleinement rétablis, hier, à la suite de quatre jours de pannes un peu partout dans le monde.Mike Lazaridis, cochef de la direction de Research in Motion, fabricant des populaires appareils, a confirmé que les services étaient complètement rétablis.«Tous les services sont de retour dans le monde entier», ' a-t-il déclaré lors d’une conférence téléphonique organisée afin de discuter de l’interruption de service, en compagnie de l’autre cochef de la direction de l’entreprise.Jim Balsiliie.Des millions d’utilisateurs dans toutes les régions du monde ont été affectés par la plus importante panne de l’histoire de la compagnie, qui a débuté lundi et n’a pris hn qu’hier matin.«Vous devriez savoir que nous adoptons des mesures immédiates et vigoureuses afin d’empêcher que cela se reproduise», a déclaré M.Lazaridis.«Nous nous engageons à rétablir la confiance de nos fidèles utilisateurs du BlackBerry, gagnée grâce à de durs efforts au fil des années», a-t-il ajouté.RIM compte environ 70 millions d’abonnés aux services BlackBerry dans le monde entier.Selon l’entreprise, un problème matériel a eu des réper-cussions dans son système après la défaillance d’un com- Mike Lazaridis mutateur censé protéger son infrastructure.Les pannes des services de messagerie instantanée, courrier électronique et navigation sur Internet de RIM ont commencé lundi en Europe, avant de toucher le Moyen-Orient et l’Afrique, puis le Canada, mercredi.La liste des régions touchées inclut également certains secteurs d’Amérique du Sud ainsi que des marchés asiatiques, dont Hong Kong, le Japon, Singapour et l’Inde.La société technologique de Waterloo, en Ontario, est confrontée à un déluge de critiques d’utilisateurs, alors que ses problèmes techniques se prolongeaient d’heure en heure.M.Lazaridis a lancé une campagne publique pour s’excuser de la longue panne, lors de la conférence téléphonique d’hier, et a affiché une vidéo sur YouTube en promettant de nouvelles mises à jour sur la situation.Des fournisseurs de services sans hl de partout dans le monde ont été affectés par les ennuis de RIM, et certains d’entre eux, incluant Vodafone, au Royaume-Uni, pourraient demander compensation à la compagnie ontarienne.La durée de l’interruption de service a écorché la réputation de habilité de RIM, et elle pourrait donner aux particuliers et entreprises utilisant le BlackBerry une autre raison de passer aux appareils iPhone d’Apple et aux téléphones Android.La Presse canadienne La Slovaquie approuve le renforcement du FESF Bratislava — Le Parlement slovaque a approuvé hier le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) lors d’un second vote, permettant ainsi l’entrée en vigueur de cet instrument.La Slovaquie, qui était le dernier des 17 pays membres de la zone euro à se prononcer, avait dans un premier vote mardi rejeté l’élargissement à 440 milliards d’euros de ce fonds de secours, décidé le 21 juillet.La contribution de Bratislava est de 7,7 milliards d’euro,s, sous forme de garanties de l’Etat.Sur les 147 députés présents, 114 ont voté pour ce blet de sécurité pour les pays en difhcul-tés financières, dont la Grèce lourdement endettée.Trente ont voté contre, trois se sont abstenus.Le premier vote, négatif de mardi soir, dû au refus d’un petit parti de la coalition d’approuver le renforcement du FESF, a provoqué l’éclatement de la coalition et la chute du gouvernement du premier ministre Iveta Radicova qui avait fait de ce vote une question de conhance pour son cabinet.Après l’échec de ce premier vote, l’opposition sociale-démo-crate (Smer-SD) s’est entendue avec trois partis de la coalition gouvernementale, représentant au total 119 sièges sur 150, pour approuver, en échange d’élections anticipées, le renforcement du FESF lors d’un second vote.Hier, le Parlement a donné son feu vert à la tenue d’élections anticipées le 10 mars 2012.Agence France-Presse Le déficit commercial du Canada en hausse Les importations ont crû plus rapidement que les exportations au Canada pendant le mois d’août, ce qui a fait grimper le déhcit commercial à 622 millions, par rapport à 539 millions le mois précédent, a indiqué hier Statistique Canada.Les importations ont progressé de 0,7 %, tandis que les exportations ont avancé de 0,5 % en août, a précisé l’agence gouvernementale.La valeur des importations a atteint 38,5 milliards, les prix ayant progressé de 0,8 % tandis que les volumes diminuaient de 0,1 %.La valeur des exportations a pour sa part avancé à 37,9 milliards, une hausse des prix ayant été observée dans la plupart des secteurs.Ces progressions ont été de 1,6 %, tandis que les volumes ont décliné de 1,1 %-Les exportations aux Etats-Unis ont diminué de 2,3 % à 26,6 milliards, tandis que les importations en provenance du sud de la frontière ont gagné 0,2 % à 24,1 milliards., Pour leur part, les Etats-Unis ont enregistré un déficit com- mercial record avec la Chine en août, selon des chiffres publiés hier par le gouvernement américain, qui accuse Pékin d’intervenir sur le cours de sa monnaie ahn de gonfler ses exportaljons.Le déhcit commercial des Etats-Unis avec la deuxième économie mondiale a atteint un pic à 29 milliards, dépassant les 28,2 milliards d’août 2010.Malgré ce record avec la Chine, la balance commerciale des états-Unis a été inchangée en août.En données corrigées des variations saisonnières, le déhcit commercial global est resté stable à 45,6 milliards.Le chiffre du déficit de juillet, identique, a été revu à la hausse par rapport à une première estimation un piois auparavant.Les Etats-Unis ont pratiquement égalé leur record historique d’exportations, avec 177,6 milliards contre 177,7 milliards en juilleL Les importations, à 223,2 milliards, sont restées quasi stables par rapport à leur niveau de juin et de juillet.La Presse canadienne et l’Agence France-Presse LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 OCTOBRE 2011 A 7 ECONOMIE Le syndicat est de mauvaise foi, accuse Air Canada ALEXANDRE SHIELDS Après que le gouvernement conservateur eut forcé la suspension temporaire du droit de grève des 6800 agents de bord d’Air Canada, c’est maintenant au tour de la direction de l’entreprise d’accuser le syndicat de faire preuve de mauvaise foi dans les négociations en cours.Le transporteur a annoncé hier qu’il a déposé une plainte pour «pratique déloyale» contre le Sjmdicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente ses agents de bord.Selon l’entreprise, le dernier accord préliminaire — conclu le 20 septembre 2011 sous la menace fédérale d’une loi spéciale — a été rejeté par les travailleurs syndiqués «en raison de la conduite de mauvaise foi du syndicat durant le processus de négociation».Le transporteur cherche donc à obtenir une ordonnance déclarant que le SCFP n’a pas négocié de bonne foi, ainsi qu’à obtenir «des dommages-intérêts» qu’il n’a pas chiffrés.Selon ce que fait valoir la direction, le syndicat aurait notamment «présenté des demandes modifiées à la table de négociation, faisant ainsi grimper les coûts de la proposition initiale et amplifiant les points en litige au lieu de les atténuer».Il n’aurait également pas «déployé les efforts nécessaires, comme il a été communiqué initialement à Air Canada, afin d’obtenir la ratification du dernier accord préliminaire».Du côté des travailleurs, on a dénoncé hier cette nouvelle offensive patronale.«Au lieu de déposer des plaintes, la direction devrait revenir à la table de négociations pour qu’on négocie une entente», a dit François Bel-lemare, du SCFP.La question des salaires, celle des conditions de travail et le régime de retraite sont les principaux points litigieux.Intervention d’Ottawa Farouchement opposé au débrayage qui devait être déclenché hier, le gouvernement conservateur a demandé mercredi au Conseil canadien des relations industrielles de se pencher sur le conflit qui oppose Air Canada à ses agents de bord.La loi prévoit que les travailleurs ne peuvent déclencher une grève tant que cette instance étudie le dossier.La ministre du Travail, Lisa Raitt, a justifié cette demande en invoquant la nécessité de s’assurer que «la santé et la sécurité du public» ne seront pas menacées par le recours à la grève.Auparavant, le gouvernement Harper avait brandi la menace d’une loi spéciale en soulignant qu’un débrayage chez Air Canada pourrait nuire à l’économie déjà fragile du Canada.Le gouvernement fédéral n’en est pas à une première menace d’intervention dans Factuelle série de négociations entre Air Canada et ses employés sjmdiqués.L’été dernier.Air Canada concluait une entente avec ses 3800 employés travaillant au service à la clientèle, membres des TCA.Sous la menace d’une loi spéciale devant forcer le retour au travail brandie par le gouvernement Harper moins d’une journée après le déclenchement d’une grève, les parties avaient conclu une entente sur les principaux points en litige.Le Devoir Les sondages montrent le pessimisme des consommateurs comme des économistes GERARD BERUBE Confiance des consommateurs en baisse, économistes pessimistes et PME dans l’attente.les résultats des sondages convergent.L’environnement économique se détériore rapidement depuis septembre et l’embellie n’est pas en vue.Faible consolation, il faut remonter à février 2009, soit à quelques mois de la fin de la récession, pour observer une telle baisse d’optimisme chez les économistes.Selon la mouture d’octobre du sondage Léger Marketing effectué auprès des membres de l’Association des économistes québécois (AEQ), 35 % des répondants anticipent une détérioration de l’économie québécoise au cours des six prochains mois.Il s’agit d’une progression de 27 points de pourcentage depuis juin dernier.«Il faut remonter en février 2009 pour observer une baisse d’optimisme plus marquée», a souligné l’AEQ.Les adeptes de la théorie des contraires retiendront toutefois que la dernière chute brutale de l’optimisme chez les économistes québécois est survenue à quelques mois de la fin de la récession de 2008-2009, établie officiellement au deuxième trimestre de 2009.Craignant une rechute de l’économie mondiale, 39 % des économistes affirment que les gouvernements, du Canada et du Québec, doivent tout de même maintenir leur cible dp retour à l’équilibre budgétaire.À l’opposé, 32 % pensent que cette cible devrait être repoussée et près de la moitié d’entre eux vont jusqu’à soutenir la nécessité d’un nouveau plan de relance.Ce sondage comporte une marge d’erreur de plus ou moins 6,2 %, 19 fois sur 20.En- viron 27 % des 689 membres de l’Association ont répondu à ce sondage Internet réalisé du 29 septembre au 11 octobre 2011.Les consommateurs Un autre sondage, réalisé en octobre par la firme de recherche TNS Canada auprès d’un millier de Canadiens, vient ajouter à la noirceur en confirmant un recul de la confiance des consommateurs.L’indice a baissé en octobre pour un quatrième mois consécutif, passant de 100,3 en juin à 92,5, sous l’influence des turbulences boursières, de la détérioration des ipdicateurs économiques aux Etats-Unis et de la crise de la dette européenne qui s’enlise.TNS ajoute que les Canadiens ne voient aucune embellie à l’horizon.Résultat: «les petites entreprises sont particulièrement sensibles à la demande intérieure, alors leur aptitude à maintenir leur dynamisme dépendra en grande partie de la vigueur des dépenses des consommateurs et des entreprises», a commenté Adrienne Warçen, économiste principale.Etudes économiques Scotia.Cet attentisme variera cependant selon les régions.Ainsi, les régions sensibles aux produits de base bénéficieront «de conditions plus avantageuses que les régions plus dépendantes des exportations autres que les ressources naturelles vers des marchés établis aux Etats-Unis, en Europe et au Japon», estime l’analyste.Cette distinction favorise les provinces pétrolières de l’Ouest canadien et de Terre-Neuve et pénalise les provinces cen-tpales, trop tournées vers les Etats-Unis.Le Devoir Projet de commission unique des valeurs mobilières ^ T ^ L’argumentaire federal manque singulièrement de rigueur Pierre Lortie taille en pièces le projet d’Ottawa ERIC DESROSIERS Avant même de considérer les questions de compétences constitutionnelles, le projet d’Ottawa d’agence unique de réglementation des valeurs mobilières ne réussit pas l’épreuve des faits, estime Pierre Lortie.Saisie par le gouvernement Harper pour trancher la question, la Cour suprême du Canada devrait décider, au plus tard au mois de février, de la constitutionnalité de son projet alors que les cours d’appel du Québec et de l’Alberta l’ont déjà remis en cause.Mais l’ancien président de la Bourse de Montréal a préféré laisser cette question aux juges, a-t-il expliqué hier à Montréal lors d’un déjeuner-causerie où il présentait les grandes lignes d’une étude de 29 pages réalisée sur le sujet pour le compte de l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP).«Il y a deux questions qu’on peut se poser: est-ce qu’Ottawa peut, et est-ce qu’il doit?Lorsqu’on lit les différents arguments en faveur du projet, on est frappé par leur généralité et le fait qu’ils ne soient pas fondés sur des études empiriques, mais sur des avis, des commentaires et des anecdotes.» On dit, par exemple, que le système d’encadrement basé sur la coopération de dix «[.] les études empiriques internationales montrent que nous disposons de l’un meilleurs systèmes» agences provinciales coûterait actuellement plus cher aux entreprises, alors qu’en fait, son coût est inférieur à celui de pay§ de common law comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie, pour une même, sinon une meilleure qualité de services selon les organismes internationaux.On dit alors que c’est le coût du capital qui est plus élevé à cause des carences de notre système, bien que ce coût ^oit comparable à celui aux Etats-Unis lorsque l’on compte comme il faut.On dit aussi qu’on assiste ici à moins d’arrestations et de condarqnations de fraudeurs qu’aux Etats-Unis et que les investisseurs canadiens sont donc moins bien protégés.Ce raisonnement présume que le Canada compte autant de fraudeurs que son voisin, ce qui est loin d’être des sûr, dit Pierre Lortie, aujourd’hui conseiller principal Affaires chez Fraser Milner Casgrain.Il se base aussi sur les difficultés de mener à terme des procédures criminelles, un problème qui est déjà de compétence fédérale et qui se pose aussi dans d’autres pays, notamment à cause des chartes sur les droits individuels.On entend dire également que la crise financière a montré le besoin d’une agence unique pour protéger le pays contre les risques systémiques.Or, cet enjeu au Canada concerne essentiellement ses cinq grandes banques, qui sont déjà sous la supervision de deux autorités fédérales (le Bureau du surintendant des institutions financières et la Banque du Canada).Quant au projet de nouvelle chambre de compensation des produits dérivés, il avance rapidement et harmonieusement sous la direction de la Banque du Canada.«Toute cette énergie dépensée à débattre sur les structures nous sert mal», a-t-il déploré devant un auditoire d’experts, de fonctionnaires et de gens d’affaires qui semblaient déjà largement acquis à sa cause.«Tout n’est pas parfait, mais les études empiriques internationales montrent que nous disposons de l’un des meilleurs systèmes», a-t-il affirmé, en raison notamment de sa capacité à tenir compte des différences économiques régionales qui sont considérables au Canada.Le Devoir ONZE ANS DE PRISON MARIO TAMA AGENCE ERANCE-PRESSE LE FONDATEUR du fonds d’investissement Galleon, Raj Rajaratnam, a été condamné hier à une peine de 11 ans de prison, l’une des plus lourdes condamnations jamais infligées aux Etats-Unis dans une affaire de délits d’initié.Les procureurs avaient demandé une peine entre 19 ans et demi et 24 ans et demi à l’encontre du milliardaire d’origine sri-lankaise, reconnu coupable de délits d’initié ayant rapporté quelque 72 millions, mais le juge Richard Holwell a tenu compte des problèmes de santé du condamné ainsi que de son action philanthropique.Le juge a aussi soutenu que les délits d’initiés, bien qu’insidieux, représentent un danger différent de celui des fraudes à la Enron ou des schémas de Ponzi à la Madoff II n’en reste pas moins que depuis vingt ans, aucun délit d’initié n’avait été puni aussi sévèrement aux Etats-Unis, selon le Wall Street Journal.Le CPQ prévoit des hausses salariales de 2,9 % Les augmentations salariales prévues par les employeurs du Québec l’an prochain devraient se situer en moyenne à 2,9 %.Cette prédiction figure dans un dossier sur les prévisions salariales, qui est publié par le Conseil du patronat du Québec.L’organisme souligne que ces augmentations seront généralement égales ou légèrement supérieures à celles de 2011, en dépit de l’incertitude liée à la situation économique mondiale.On constate que les disparités régionales et sectorielles en matière d’augmentations de salaire seront relativement moins présentes en 2012.Il ne devrait pas y avoir d’écarts considérables non plus au regard des hausses accordées entre les différentes catégories d’emplois.Le CPQ note que les augmentations salariales prévues pour 2012 représenteront pour les employeurs du Québec un coût moyen annuel additionnel de 173 $ pour chaque employé en taxes sur la masse salariale.Il rappelle que les employeurs du Québec paient annuellement environ 30 % de plus en taxes sur la masse salariale que leurs concurrents de l’Ontario ou de la moyenne canadienne.La Presse eanadienne E N BREF JPMorgan: baisse du bénéfice New York—JPMorgan Chase a fait état hier d’ime baisse de 4 % de son bénéfice net ûimesüiel, la crise de la dette européenne s’étant ûaduite par un ralentissement de l’activité dans les fusions et acquisitions.Première des grandes banques américaines à publier ses résultats ûimesüiels, JPMorgan Chase a dit avoir bénéficié d’im bénéfice comptable de 1,9 milliard au troisième trimestre.Hors cet effet, le recul du résultat net aurait été de 25 %.Ces résultats illusûent à quel point les turbulences de marché ont affecté les revenus de l’activité banque d’investissement Avec la chute des marchés boursiers, les entreprises sont en effet plus réticentes à émettre des titres ou à se lancer dans des opérations d’acquisition.JP Morgan Chase a fait état d’un bénéfice net de 4,3 milliards, soit 1,02 $US, contre 4,4 milliards (1,01 $US) un an auparavant - Reuters Enquête sur Magna International Aurora—Le géant canadien des pièces d’automobiles Magna a révélé hier être la cible d’ime enquête du département américain de la Justice dans un dossier lié aux lois antitrust L’entreprise a affirmé qu’elle collaborait avec les enquêteurs, qui se penchent plus particulièrement sur des soumissions de sa filiale Cosma International pour des contrats d’outillage.Magna n’a jamais tait l’objet d’une enquête du département américain de Injustice dans le passé, mais les demandes d’informations sont «relativement communes pour les compagnies dans notre secteur», a affirmé la porte-parole, Tracy Fuerst David Tyerman, un spécialiste de l’industrie des pièces d’auto chez Genuity Capital, l’enquête viserait plus largement à forcer les entreprises à abandonner de présumées pratiques anticoncurrentielles adoptées au début de l’année 2010.- La Presse canadienne Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes • Couples 25 ANS d’expérience il 514*86 I *0630 Vieux-Montréal A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 14 OCTOBRE 2011 EDITORIAL Crise de l’euro De l’incompétence Cela fait dix-huit mois, ou six trimestres économiques, que les chefs d’Etat de la zone emo campent dans l’antichamhre de la maison grecque.Dix-huit mois qu’ils dissertent en vain malgré l’urgence que réclame la situation financière de la Grèce.Dix-huit mois qu’ils font la preuve par A plus B qu’ils forment désormais le cercle des politiciens disparus.T Serge Truffaut out ce que le monde compte d’économistes reconnus s’entend pour affirmer que la somme des difficultés grecques totalisait en mars 2010, soit le mois au cours duquel Merkel et consorts avaient amorcé des discussions, 3 % du PIB combiné des 17 pays qui partagent la monnaie commune.De fait, soulignent ces économistes, dont deux Prix Nobel, si Sarkozy et compagnie avaient accordé leurs actes à la nature quantifiée, publique du problème, ce dernier aurait été résolu il y a belle lurette.Faute d’avoir agi avec diligence, le problème en question a grossi, à l’image de la boule de neige qui descend l’Everest.Aujourd’hui, tenez-vous bien, l’inventaire des ennuis grecs égale 18 % du PIB de la zone euro.Dix-huit! L’ampleur du défi est telle que ces économistes qui ne sont pas des Cassandre avancent que l’inertie, l’impuissance de Berlusconi et ses collègues menacent maintenant l’économie du monde.Dans ses dernières livraisons, l’hebdomadaire The Economist, ^ qu’on sait peu enclin aux effets de manche A stylistiques, est allé jusqu’à qualifier «d’abject» ^ l’échec des dirigeants du Vieux Continent après avoir souligné que leur «incompétence» se conjuguait avec «absolue» parce qu’ils ont conduit le système bancaire mondial au bord du «gouffre».Nous en sommes là parce que des élus plus enclins à protéger leurs fonds de commerce électoral, on pense surtout à la chancelière allemande, ont cultivé le déni jusqu’à l’obsession.Depuis le début de cette affaire, ils ont considéré toute évocation par des économistes de la restructuration de la dette grecque comme un acte diabolique.Devant l’inévitable, ils se sont bandé les yeux, bouché les oreilles.Jusqu’à ce que.Jusqu’à ce que Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogrou-pe, finisse par lâcher cette semaine devant les caméras de la télévision autrichienne que les détenteurs de la dette grecque sont condamnés à radier 50 % de celle-ci.Plus tôt dans la journée, devant les députés de l’Assemblée nationale, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et non des Finances, indiquait que la recapitalisation des banques européennes était inévitable.Et que, pour ce faire, les gouvernements étaient en train d’élaborer des mécanismes d’aide.Bref, en moins d’une journée, deux tabous ont été gommés.Ils ont été gommés, mais le brouillard plombe en partie l’horizon.En effet, si le gouvernement français a fait écho aujourd’hui à la sommation lancée par Christine lagarde il y a quelques semaines, si le président de la zone euro a martelé que la restructuration était à l’ordre du jour, à Berlin c’est silence radio.Ni Merkel ni son ministre des Finances n’ont émis un avis sur des propos qui tranchent pourtant avec l’orthodoxie défendue jusque-là.Comme c’est souvent le cas avec les défis lorsqu’ils présentent les caractéristiques de l’énormité, Merkel a le choix entre maintenir la position qui a été la sienne jusqu’à présent ou la renverser.11 en va de la survie de l’euro.Rien de moins.Plan métropolitain d’aménagement Une réaction tardive D Bernard Descôteaux évelopper une vision commune aux 82 municipalités membres de la Communauté métropolitaine de Montréal n’est pas une mince affaire.Les consultations de cette semaine sur le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) proposé par cet organisme pour l’horizon 2031 l’ont bien fait ressortir.11 y a eu d’abord l’Union des producteurs agricoles, venue mercredi lancer un cri d’alarme sur les effets de l’étalement urbain et réclamer le gel du périmètre de développement urbain de la région métropolitaine pour les 20 prochaines années.Puis hier, c’était au tour des élus de la couroime nord de prendre le contre-pied de cette position pour dénoncer le gel de cinq ans prévu à ce plan qui, croient-ils, paralysera le développement économique et démographique de leurs municipalités.On entre là dans le cœur du débat porté par ce plan.L’étalement urbain a grugé le territoire agricole du Québec ces 30 dernières aimées, surtout dans la région montréalaise.En dépit de l’adoption d’une loi _ sur la protection du territoire agricole, les mu-nicipalités ont toujours réussi à accroître leur périmètre de développement, la «zone > - blanche», pour du développement industriel et ¦ ^ domiciliaire qui exigeait à son tour de nouvelles H ^ routes, de nouvelles écoles et tout le reste.On connaît la chanson.Or, la réalité est que seulement 2 % du territoire du Québec est propice à l’agriculture et que les meilleures terres sont situées dans la région métropolitaine.Ce sont des terres qui servent à nourrir le Québec et qui sont indispensables au maintien d’une production agricole.Le poids politique des maires et des élus locaux l’a toujours emporté sur la nécessité d’une planification d’ensemble de l’aménagement du territoire.Aussi, la réaction négative des élus de la couronne nord quant aux contraintes que leur imposera le PMAD est tout sauf étonnante.Ils réalisent que le développement exponentiel (et concurrentiel) de leurs municipalités ne sera plus possible et qu’ils devront développer à l’intérieur de leur périmètre urbain et densifier l’occupation de leur territoire, avec tout ce que cela implique, soit plus de condos et moins de bungalows.Ùl réaction de ces élus porte toutefois un message.Elle nous confirme que depuis dix ans qu’elle a été créée, la CMM n’a pas réussi à élaborer une vision commune du développement de son territoire.Et si elle n’existe pas chez les élus, on peut croire qu’elle n’ejdste pas non plus dans la population.À cet égard, on ne peut dire que tous les efforts ont été faits par la CMM pour faire comprendre et accepter la nécessité de mettre fin à un étalement urbain incontrôlé dont les coûts sont exponentiels.C’est sans doute pour cette raison que le maire Gérald Tremblay, qui est par ailleurs le président de la CMM, a décidé de façon impromptue d’aller assister à la présentation du mémoire des élus de la couronne nord aux audiences publiques qui avaient lieu à Boisbriand.Certes une saine réaction de sa part, mais combien tardive.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO ONtATffNPAlt THoflAftÇ.NUAAEltO G TOPP XoK- Le Canada, l’OMC et l’environnement La négociation d’un nouveau protocole de Kyoto sans la participation du Canada serait la meilleure façon de contraindre le Canada à apporter sa contribution dans la lutte contre les changements climatiques.Malgré qu’il puisse paraître contre-intuitif de forcer la collaboration d’un pays en refusant de collaborer avec lui; il faut considérer le rôle d’un autre levier international puissant, celui dont le régirne Harper ne pourrait se passer: l’Qr-ganisation mondiale du commerce.L’organisme qui gère l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce s’est déjà prononcé sur la question, et considère qu’un pays ne luttant pas contre les changements climatiques s’octroie un avantage compétitif injuste par rapport à ceux qui le font.Comme l’QMC est munie d’un organe de règlement des différends ayant un pouvoir contraignant envers ses membres, il serait donc possible de négocier d’abord un Kyoto fort, sans les pressions canadiennes voulant diluer ses ambitions, et d’ensuite forcer le Canada à y participer contre son gré pn le traînant devant le tribunal de l’QMC.Evidemment, il serait plus gracieux et plus noble d’affronter le défi climatique de nous-mêmes, mais les copservateurs n’en ont rien à cirer.A Nairobi, Bali et Copenhague, le Canada n’a fait qu’obstruer le processus, gagnant même à plusieurs reprises le prix bouffon du «fossile de l’année».11 ne faut donc surtout pas l’inviter à renouveler ses tactiques honteuses à Durban, sinon le nouvel accord sur l’atmosphère finira sans doute aussi léger que l’air.Youri Cormier Montréal, le 12 octobre 2011 La détermination d’nne papetière Si la papetière AbitibiBowater fait LETTRES montre de détermination morale dans sa nouvelle appellation «Résolu», elle devrait y ajouter une lettre pour déterminer correctement son genre.Elle est une société, une papetière, une «organisation rentable et durable», de dire son président, trois substantifs de geme féminin.Si c’est bel et bien à la société-papetière-organisation que fait référence le nouveau nom Résolu, ne devrait-il pas s’écrire Résolue, au féminin?Ce n’est là qu’une lettre, mais c’est lettre par lettre que peu à peu le français se délite.Pascal Barrette Ottawa, le 12 octobre 2011 L’exemple du premier pont Champlain Lorsqu’on dit que le futur pont Champlain prendra 10 ou 11 ans à construfre et qu’il coûtera 5 milliards de dollars, on peut se demander si ce n’est pas exagéré.En 2007 encore, le ministre Lawrence Cannon pensait qu’il coûterait seulement 1 milliard.Alors, il est sans doute pertinent de regarder ce qui s’était passé lors de la construction du premier pont Champlain pour avoir un point de comparaison sur le temps qu’il faut pour le construfre et sur le coût final.De fait, il fallut seulement 5 ans pour le construire, de 1957 à 1962, et il coûta 55 millions de dollars de l’époque, c’est à dfre 455 millions en dollars d’aujourd’hui, compte tenu de l’inflation.Donc, ce premier pont Champlain a été construit deux fois plus vite et pour dix fois moins cher que pe que disent nos estimations actuelles.A l’époque, il y passait en moyenne 7300 voitures par jour, contre 153 400 aujourd’hui, c’est-à-dire 21 fois plus.C’était le Conseil des ports nationaux (devenu la Société des ports canadiens en 1982) qui en avait assuré la construction.Devant ce premier exemple, deux questions se posent: ¦ Comment se fait-il que la construction du second pont Champlain apparaisse tellement moins rapide et tellement plus chère à fafre aujourd’hui?Faudra-t-il un pont plus impressionnant à cause de l’énorme trafic?¦ Pourra-t-on être assuré que le gros des travaux sera fait par des firmes de chez nous?L’exemple du premier pont semble nous dire que c’est laisable.de laçon raisonnable! Michel Magnant Montréal, le 11 octobre 2011 Agréger les vertus politiques De tout temps, le politicien a lutté pour maintenir intactes ses vertus politiques fondamentales.Son discours et son apologie devaient témoigner d’une foi inébranlable envers l’idéologie proposée.C’est exactement cette idéologie qui doit se propager et rayonner pour résoudre les problèmes politiquement indésfrables.Mais n’allons pas tous croire que les politiciens, ces apôtres de la vérité, peu importe la couleur du parti, se peignent toujours du même côté et marchent tous au même pas comme un régiment.Qh! Que non.Le plus bel exemple demeure l’éclatement de la pensée unique chez les indépendantistes depuis les 12 derniers mois.Les multiples démembrements, à la fois administratifs et idéologiques, ont donné naissance à de nombreuses chapelles qui ne demandent qu’à se transformer pour ainsi devenir la cathédrale d’oû émanera la sainte doctrine indépendantiste.Ce mouvement, pour agréger les vertus et l’idéologie indépendantiste, fait-il fausse route?Je crois que oui, car cela se répercute dans les sondages sans cesse à la baisse.Il faut bien le dire ouvertement, les jeunes semblent n’adhérer à aucun parti, sauf à celui de la rue.Ils demandent le droit de révoquer un élu à tout moment, de relancer un véritable débat sur la structure, d’éradiquer tout ce qui entache la confiance comme la corruption et, surtout, de redécouvrir une transparence trop longtemps cachée dans le placard.Michel Beaumont Québec, le 11 octobre 2011 LIBRE OPINION Aurons-nous du pétrole éthique au Québec ?PHILIPPE BOURRE Organisateur du Forum québécois sur l’énergie Les enjeux du pétrole sont toujours très actuels.Même les artistes s’y intéres-senti comme le photographe canadien Edward Burtynsky, dont les œuvres sont exposées cet automne au Musée McCord.Celui-ci a parcouru le monde pour capturer l’effet de l’exploitation pétrolière sur nos vies, les paysages et l’enviroimement.Le sujet a pris une toute nouvelle tournure récemment avec le débat sur le caractère éthique ou non de son extraction, et aussi parce que la perspective de l’exploiter au Québec se rapproche de plus en plus.Qn parle de gisements prometteurs en Gaspé-sie, sur l’île d’Anticosti et dans le golfe du Saint-Laurent.L’éthique est aussi im sujet très actuel.Ce concept renvoie à la morale, ou plus simplement à ce qui est bien ou mal.Vaut-il mieux le pétrole issu des sables bitumineux alber-tains ou celui plus traditioimel qui provient du Moyen-Qrient?Et qu’en serait-il du pétrole québécois?Lequel est le plus éthique?Question fort complexe, direz-vous.Mais heureusement, pour plusieurs raisons, il s’agit d’un faux débat.Notamment parce qu’à ce jour, peu importe le poste d’essence qu’il choisit, le consommateur n’a aucun contrôle sur la provenance du pétrole.Qn peut choisir entre des fraises du Québec ou de la Californie au supermarché, mais impossible de faire un choix éthique à la pompe.La vraie question éthique dont on ne parle pas assez dans tout le «bruit» ambiant concerne plutôt la vitesse folle à laquelle cette ressource est consommée.Car en plus des impacts sociaux et enviroimemen-taux générés localement par l’extraction du pétrole, son usage et sa consommation affectent de manière significative la santé publique et contribuent massivement aux changements climatiques.De plus, il s’agit d’une ressource non renouvelable qui s’épuise rapidement, et son tarissement progressif entraînera nécessafrement des inconvénients et des bouleversements sociaux et économiques.Dans cette perspective, il apparaît contrafre à toute morale de favoriser le développement de notre économie sur l’exploitation d’une ressource aussi précieuse, à un rjThme aussi effréné.Si un pétrole éthique existe, n’est-ce pas celui que l’on doit garder en terre le plus longtemps possible et n’extraire que pour les usages essentiels, avec la plus grande précaution?Car, oui, aujourd’hui, l’humanité gaspille le pétrole alors que des solutions de rechange valables existent dans de nombreux domaines.Une stratégie de réduction de la dépendance au pétrole prendrait tout son sens ici, puisque le Québec dispose des atouts nécessaires pour assumer un leadership international dans ce domaine, notamment grâce aux opportunités considérables qu’on y trouve en matière d’économie d’énergie, d’efficacité énergétique et de ressources énergétiques renouvelables.Plusieurs initiatives québécoises inspirantes voient d’ailleurs le jour dans les différentes régions du Québec.Avec les projets de chaufferies à la biomasse, de taxi collectif, de véhicules électriques ou d’éco-quartiers, pour ne nommer que ceux-là, il y a lieu d’imaginer une stratégie qui pourrait propulser le Québec et toutes les régions vers une transition énergétique gagnante. LE DEVOIR LE VENDREDI 14 OCTOBRE 2011 A 9 IDEES HISTOIRE Le soi-disant déclin de l’histoire nationale au Québec DENYSE BAILLARGEON Professeure au Département d’histoire de l’Université de Montréal ans son rapport intitulé «Enseignement et recherche universitaires au Québec: l’histoire nationale négligée», rédigé en collaboration avec My-riam D’Arcy, Eric Bédard déplore amèrement que l’histoire nationale ne soit plus enseignée et ne fasse plus l’objet de recherche dans les universités québécoises.Ce constat alarmiste, auquel les médias et le Parti québécois ont fait écho, repose sur une étude en apparence tout à fait objective qui a consisté à répertorier les intitulés de cours et de projets de recherche menés par les professeurs dans les différents départements d’histoire des universités québécoises, de même que les sujets de thèses et de mémoires de leurs étudiants, et à classer le tout à l’intérieur de deux catégories étanches: ceux appartenant à l’histoire sociale (majoritaires) d’un côté, et ceux appartenant à l’histoire nationale (minoritaires) de l’autre.La méthode a pour avantage d’être simple et de démontrer ce qu’elle devait prouver: que l’histoire nationale est en déclin, que l’heure est gravissime et qu’un sérieux coup de barre s’impose.Classification difficile Est-ce vraiment aussi simple?En réalité, l’histoire sociale, l’histoire nationale et l’histoire politique se sont très nettement rapprochées au cours des dernières décennies, au point où il est maintenant devenu très difficile de classifier, avec la belle assurance dont fait preuve ce rapport, la recherche qui se fait et s’écrit uniquement à partir d’un titre.S’il est vrai que durant un temps, l’histoire sociale ne s’est guère préoccupée des questions politiques ou nationales, tout comme l’histoire politique et nationale avaient, avant elle, fait fi du social, on assiste présentement à une imbrication de ces différents champs de l’histoire qui, loin d’appauvrir les connaissances comme le sous-entend Bédard, vient au contraire les enrichir et permettre de mieux comprendre le passé.Ainsi, selon le rapport, je fais partie de ces historiennes du social que la dimension politique et nationale n’intéresserait guère.Il est vrai que si on se base uniquement sur le titre de mon ouvrage sur l’histoire de la médicalisation de la maternité {Un Québec en mal d’enfants.La médicalisation de la maternité au Québec, 1910-1970, éditions du Remue-ménage, 2004) on peut facilement me classifier dans cette catégorie.Mais un titre ne dit pas tout.De fait, ce livre consacre au moins un chapitre à comparer le discours des médecins au sujet de la mortalité infantile et les discours nationalistes qui ont traversé une bonne partie du XX® siècle en mettant en évidence leur corrélation (chapitre 2: «Une mortalité infantile bien nationale») .Au moins deux autres chapitres (sur six) s’attardept aux multiples facettes de l’intervention de l’État et de groupes nationalistes et féministes (qui étaient souvent nationalistes) dans la mise en place d’infrastructures de santé publique pour endiguer ce qui était alors qualifié de «véritable fléau».Trois chapitres sru six, donc, abordent la médicalisation de la maternité sous l’angle de la question nationale et de l’qction des pouvoirs publics.Mais dans l’esprit d’Éric Bédard, je demeu- MATHIEU BELANGER REUTERS Le projet politique souverainiste est tout à fait légitime.Qu’il cherche à embrigader l’histoire à son service ne serait pas une première, affirme l’historienne Denyse Baillargeon, qui demande aux souverainistes d’avoir l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître.re une historienne des femmes, donc une spécialiste de l’histoire sociale qui, forcément, néglige le politique et le national.La question nationale au cœur des enjeux Il est vrai que je m’identifie comme une spécialiste de l’histoire des femmes, du genre, de la famille, de la santé, de l’enfance et depuis peu, de la consommation.Dans mon esprit, cependant, cela ne veut surtout pas dire que je néglige l’histoire nationale ou politique, bien au contraire, car j’estime que le nationalisme a très profondément imprégné tous les enjeux auxquels le Québec a dû faire face depuis la Conquête, y compris, par exemple, la mortalité infantile.En fait, je considère que mes travaux, comme ceux d’un très grand nombre de mes collègues associés à l’histoire sociale et culturelle, contribuent à élargir le champ de l’histoire politique et nationale en les ouvrant à d’autres préoccupations.Loin de faire disparaître l’histoire nationale et politique, l’histoire sociale et culturelle qui se fait depuis plus d’une quinzaine d’années tend plutôt à montrer que la question nationale a été au cœur de nombreux débats sociaux, parfois sur des sujets les plus inattendus comme le choix d’un bon tabac.Plutôt que de rapetisser l’histoire nationale et politique en les réduisant au rôle joué par certains membres de l’élite masculine lors de certains épisodes du passé (la Conquête, les Rébellions, la Confédération, etc.), ces recherches cherchent à comprendre comment ces événements ont eu des répercussions sur tout le tissu social, comment ils ont façonné non seulement le jeu politique, mais aussi la vie quotidienne, ce qui permet de prendre en compte l’ensemble de la population (du peuple, si on veut).Honnêteté intellectuelle Mais ce métissage ne plaît pas à tous, car lorsque les historiens du social intègrent l’histoire politique et nationale à leurs recherches, leur éclairage déstabilise très souvent un récit que l’on souhaiterait exempt de tensions ou de conflits (du moins, à l’intérieru même de la nation).Ou alors, ces recherches font apparaître des acterus historiques (notamment les femmes, les immigrants, les autochtones, les exclus) ou des phénomènes (comme les taux catastrophiques de mortalité infantile qui sévissaient dans la population cana-dienne-française au début du XX® siècle) qui donnent moins de raisons de se réjouir et de poser le passé en exemple.Car, à mon avis, c’est bien de cela qu’il s’agit: revaloriser l’histoire politique et nationale afin de redynamiser l’appui populaire à la cause souverainiste.De mon point de vue, ce n’est pas tant l’histoire du Québec «qui s’en va à vau-l’eau», comme le prétendait l’éditorial du Devoir le 6 octobre dernier, mais les nationalistes qui arrivent plus difficilement à convaincre et qui s’activent à trouver une solution à ce qu’ils voient comme un problème.Le projet politique souverainiste est tout à fait légitime.Qu’il cherche à embrigader l’histoire à son service ne serait pas une première.Qu’il ait au moins l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître clairement me semble un minimum.Le Québec mérite mieux que Jean Charest! L ETIENNE BOULRICE Ancien conseiller politique du député libéral de Hull Roch Cholette (2005-2008) e climat de corruption dans l’octroi des contrats gouvernementaux entache la réputation et la crédibilité du Québec à l’échelle nationale et internationale.M.Jacques Duchesneau, un homme dont la réputation n’est plus à faire, a produit une enquête approfondie sur le sujet.Ce que M.Duchesneau a découvert est incroyable, révoltant et choquant.L’ensemble des citoyens est choqué de cette situation et réclame une enquête publique.Du côté de la députation du PLQ, par contre, aucun écho.Personne ne s’offusque des di- Jean Charest, par ses actions, vient d’éloigner de lui une génération entière de jeunes militants libéraux qui ne se retrouvent plus dans ses décisions et son absence de leadership politique verses allégations de corruption qui entachent la réputation du Québec.Nous nous entendons comme collectivité sru le fait que ce qui a été révélé dans le rapport Duches- neau est pire que ce que l’on croyait.Les citoyens croient qu’il faut agir et agir vite si nous voulons garder notre crédibilité et devenir de nouveau un agent de développement économique.Effectivement, c’est toute notre économie qui souffre de cette mauvaise presse, causant la perte de confiance des investisseurs étrangers.Les malversations dans le secteur de la construction font gonfler les prix des ouvrages et créent de l’incertitude économique parmi les investisseurs étrangers, qui craignent ainsi une perte de contrôle des coûts.Notre économie en souffre, notre démocratie en souffre, les générations qui ont bâti et celles qui veulent bâtir le Québec en souffrent.D’aillerus, la seule fierté de ce présent gouvernement est remise en cause par ce scandale sans précédent.Le Plan Nord, élément de fierté cousu de fil blanc, fait appel à la construction de grands chantiers et repose essentiellement sur l’apport de fonds étrangers.Ce n’est pas la signature d’une entente avec la Prance sur la réalisation de ce Plan qui va rétablir les ponts entre la société civile et le gouvernement, car le Plan Nord et le PLQ représentent une manne poru les acteurs de la collusion.Le gouvernement doit dissiper ce climat d’incertitude poru rassurer l’ensemble de la population québécoise et restaruer l’image du Québec auprès de la communauté internationale.Une commission d’enquête est le seul et unique moyen poru rétablir le climat de confiance.Mais nous ne voulons pas de compromis à la libérale, nous voulons voir la volonté de ce gouvernement, ce qui est beaucoup demander à la députation du PLQ.Une tournée internationale du premier ministre Charest pour vendre le Plan Nord, et bien sûr à huis clos, au corus des festivités du 50® anniversaire de la présence québécoise en sol français, ne changera pas la perception des investisseurs quant au cliinat corrompu; les générations futures et celle des pionniers en souffriront.Jean Charest, par ses actions, vient d’éloigner de lui une génération entière de jeunes militants libéraux qui ne se retrouvent plus dans ses décisions et son absence de leadership politique.Le Québec mérite mieux, le Québec mérite une vision.Pas surprenant qu’autant de jeunes fédéralistes voient désormais en Prançois Legault la solution qu’ils attendent depuis maintenant trop longtemps.Si d’aventure Prançois Legault devait fonder un nouveau parti politique, il pourrait alors compter sur mon soutien indéfectible.Le Québec a tant besoin de changement! Le grand écart!*#!! Lise Payette Si Jean Charest ne bouge pas maintenant, le Parti libéral va éclater à la prochaine réunion officielle Se peut-il qu’il y ait dans notre société des personnes qui, en raison des fonctions qu’elles occupent ou qu’elles ont occupées, soient devenues des «intouchables»?Se peut-il que la loi ne soit pas la même pour tout le monde et que certains puissent enfreindre les lois sans que la justice ose jamais leur demander des comptes?Bien sûr que non.Ce serait inacceptable.La loi est la même pour tout le monde, ne cesse-t-on de clamer, et personne n’est au-dessus des lois.Voilà qui a au moins l’avantage d’être clair.Pourquoi alors est-on porté à sourire en le lisant?Sans doute pour les mêmes raisons qu’on sourit quand on lit que notre bien-aimé premier ministre est «sensible» aux pressions de la population du Québec qui réclame une commission d’enquête publique sur la corruption et la collusion dans la construction depuis des années.SENSIBLE?A-t-il vraiment dit «sensible»?C’est ce que les jorunaux ont rapporté.Il faut dire qu’il a utilisé ce mot pendant qu’il séjorunait en Espagne, ce qui pourrait être considéré comme une belle excuse à un laisser-aller dans la sensiblerie.Il se sera sans doute laissé emporter par la fierté espagnole, le climat si doux, l’odeur des fleurs et les airs de castagnettes.Au fond, nous savions tous qu’il était un homme sensible.un homme à fleur de peau qui ne saurait dire non à ce peuple qu’il aime tant dès qu’il est à l’étranger.Il serait raisonnable de penser que «notre homme sensible» cherche un moyen de réussir le «grand écart» le plus spectaculaire de toute sa vie, avec, si possible, une certaine élégance et une certaine confiance, car ça ne sera pas son premier.Il en a quelques autres à son crédit.Il affirmera sans sourciller que SA solution sera la meilleure, qu’elle satisfera notre grand besoin de nettoyage, mais sans nuire à son parti et en protégeant la réputation de tous ceux qui ne sont coupables de rien.Il fera le «grand écart» en gardant le sourire et en espérant ne pas déchirer son pantalon dans le mouvement.Il annoncera alors qu’il y aura une enquête.mais laquelle?Publique ou à huis clos?Complète ou limitée?Pour aller au fond des choses ou pour amuser la galerie?En fait, il n’a plus le choix.Il a le dos au mur avec 75 % de la population qui n’en démord pas et des appels au secours qui ne peuvent rester sans réponse.S’il ne bouge pas maintenant, le Parti libéral va éclater à la prochaine réunion officielle qui se tiendra bientôt et où la collusion et la corruption vont alimenter les débats.Ce sera la douce vengeance du fameux militant libéral Martin Drapeau, celui qui avait tenté de trouver un coproposeur pour lui permettre de déposer une résolution sur la tenue d’une commission d’enquête, l’an dernier, en plein conseil général des libéraux.Le sujet méritait sans aucun doute d’être étudié, mais il ne s’est trouvé personne pour lever la main et contrarier le chef, qui n’avait d’aillerus pas montré une grande sensibilité ce joru-là.M.Drapeau, malgré ses efforts et devant le silence tonitruant de la salle, était rentré chez lui bredouille.Il a coulé de l’eau sous les ponts depuis.De l’eau de plus en plus sale.Chaque jour, des joiu-nalistes dénoncent des situations devenues intolérables, des maires appellent à l’aide, des députés de l’opposition tirent à boulets rouges sur ceux et celles qui ont choisi de se pincer le nez et de garder le silence.La population, elle, a perdu toute sa confiance dans les institutions qui devraient avoir commencé le ménage depuis longtemps.Elle ne fait confiance à rien ni à personne.Même le patron de l’escouade anticorruption n’a pas réussi à convaincre sru un aspect crucial: au moment de sa conférence de presse, était-il en service commandé directement du bureau du premier ministre?Voilà où nous en sommes.Il y a eu, heureusement, quelques bouffées d’air frais.La démission de l’auteru des discorus de M.Charest a permis de constater que le courage a bien meilleru goût que la soumission à des arguments qui ne tiennent pas la route.Les appels répétés des maires des municipalités, réunis en congrès, aruaient dû obliger le gouvernement à répondre à leurs attentes.M.Charest va chausser ses patins de fantaisie et il va exécuter trois ou quatre pirouettes époustouflantes et essayer de retomber sur ses pieds.Il terminera sans doute l’exercice devant ses députés et ministres, ses partisans et bailleurs de fonds en faisant «le fameux grand écart» qui sera forcément spectaculaire.Il finira par dire qu’il a toujours été d’accord avec la commission d’enquête, mais que son devoir était de trouver celle qui va lui faire le moins mal.S’il sruvit au grand écart, à l’âge qu’il a, ça tiendra du miracle.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quehec)Y^\&ci D&gh.s&(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), PauHne Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amebe Daoust-Boisvertéstïw^eJ , information politique Michel Dav\A(chroniqueur), Helene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côte et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Eric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaûXeier (reporters) ,A&axi-V\eTr& Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques), Emilie Eohe-Boivm {pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Genevieve Tremblay (commis internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-ParazeUi et Sophy Lambert-Racme (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RauiviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxun-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Eihon, Marie-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR, LE VENDREDI 14 OCTOBRE 2011 ACTUALITES CRIS SUITE DE LA PAGE 1 développer l’expertise crie et servir de modèle pour la communauté», explique M.Deschamps.Ce dernier a donc proposé à son client de former un partenariat avec des firmes qui détiennent les compétences (y compris Téquipe-ment, Téquipe et les garanties financières) pour construire un tronçon de la route 167 (29 % du projet).Dans le contexte de la tourmente actuelle dans l’industrie de la construction, Jocelyn Deschamps a recommandé à UU-CHII «de se structurer à l’écart de toute entreprise qui pourrait soulever des doutes».Le consortium Partenariat route des monts Otish et services est formé de la firme de génie EMF (Excavation Marchand et fils) et de l’entrepreneur Pavage Boisvert.M.Deschamps brandit la paix des braves signée en 2002 pour réclamer une négociation afin de construire une partie de la route 167.Mardi, il a déposé son dossier au cabinet du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan.Hier, l’attachée de presse du ministre, Véronique Normandin, a affirmé que «le gouvernement souhaite travailler en collaboration avec les communautés locales».Mais elle a également précisé qu’«/7 n’y a pas de dispositions de la paix des braves qui donnent priorité aux Cris».Le ministère des Transports (MTQ) a lancé le 3 octobre dernier l’appel d’offres public pour la réalisation du projet les municipalités de la Baie-James et Mistissini.Mme Normandin a mentionné que le projet compte des «exigences de retombées locales».Le MTQ estime que le contrat devrait coûter entre 60 et 65 millions de dollars pour un premier tronçon de route de 82 km.Le projet complet devrait nécessiter des investissements de 332,6 millions pour une route de 243 km réalisée en cinq phases.Ce prolongement routier traverse le territoire de trappe de sept familles cries, y compris les Matoush.Pour Jocelyn Deschamps, il est clair que l’ensemble de l’entente de la paix des braves est une porte ouverte pour que les Cris prennent en main leur avenir.«Notre demande est simple.La paix des braves, ce n’est pas seulement un document pour la forme.C’est l’occasion de faire une démonstration de la volonté gouvernementale de nous aider à progresser en affaires», a souligné M.Deschamps.Selon lui, les Cris refusent de se contenter des indemnités financières que devra payer le gouvernement parce que la route empiète sur les terres ancestrales de chasse, pêche et trappe.Dix ans après la signature de la paix des braves qui a donné un véritable élan économique à la nation crie, le Plan Nord est considéré par certains dont les Matoush, comme une occasion de poursuive sur la voie de la prospérité.Le Devoir ECURIES SUITE DE LA PAGE 1 regroupés et un grand hall facilement transformable en cabaret — est situé rue Chabot, près du métro Fabre, dans un quartier populaire qui n’est pas encore tout à fait en voie d’embourgeoisement.Si vous ne le saviez pas encore, ce qui distingue les Ecuries de toutes les salles de spectacle de la ville, c’est que le projet artistique y est assuré collectivement par sept directeurs artistiques partageant des visions communes, comme on pourra le lire dans notre cahier Culture de ce week-end.En plus des ancêtres des Deux Mondes, en effet, six compagnies y ont désormais pignon sur rue: L’Activité, La Pire Espèce, Le Grand jour.Théâtre I.N.K., Les Porteuses d’aromates et le festival du Jamais lu.La fête Si l’ouverture officielle est prévue pour la fin de l’après-midi, les célébrations débuteront plus tôt encore, alors que six processions différentes feront le tour des théâtres de la ville (14 en fait parmi les plus importants) pour recueillir dans chacun un objet symbolique qui fera partie d’un trousseau.Ledit trousseau d’objets sera ensuite exposé dans le hall des Ecuries pendant un an.Ce qui vous donne un peu de temps pour aller voir, plus tard, ce que le Rideau vert, la Maison-Théâtre ou la Compagnie Jean-Duceppe a bien pu léguer Aux écuries.Pour être plus précis, chacune des compagnies se chargera d’une procession qui la mènera d’un lieu donné (Denise-Pelletier, Licorne, Quat’Sous, Théâtre d’Aujourd’hui, TNM, La Chapelle, Prospero, Usine C, Centaur, Espace libre et Go.en plus de ceux déjà nommés) jusqu’aux Écuries.Certaines risquent d’attirer les curieux; L’Activité d’Olivier Choinière, par exemple, partira de l’Espace libre à 15h avec des lecteurs de poésie portant le masque de Stephen Harper.Une fois tout le monde rentré aux Écuries, la fête connaîtra d’abord sa portion «officielle» avec lecture de manifeste, discours et dignitaires de circonstance avant de se poursuivre toute la soirée — et même toute la nuit! — en empruntant des formes et des formules toutes plus folles les unes que les autres.Tout s’amorce avec le spectacle inauguralFake It, une création de la compagnie invitée Joe Jack et John, qui est à l’affiche jusqu’au 29 octobre.Comme seulement 140 personnes pourront assister au spectacle, les autres présentes sont invitées à participer à différentes activités: visite guidée avec tableaux vivants, réunion publique de la cellule invisible dans le but de passer à l’action.artistique et, surtout, une nuit blanche de minuit à 6h du matin avec DJ, cabaret de la première fois et tout et tout.Le lendemain, on pourra participer à une séance de mise en forme dès 7h avant d’assister, dès 9h, au déjeuner du président Christian Bégin (président du C.A des Écuries) avec lectures des actualités et autres lendemain de veille.A llh, côté cour, il y aura activités de balles, boules ou poches avant de revenir à l’intérieur pour assister au lancement du numéro 140 de la revue Jeu.Le tout devrait se terminer, 24 heures plus tard, avec une première visite du Jardin communautaire de l’artiste en résidence Cathy Gordon, installé dans le hall du théâtre.Belle façon d’ouvrir les portes! Le Devoir CAROLINE HAYEUR Uéquipe des Écuries: Marilyn Perreault, Olivier Choinière, Sylvain Bélanger, Marcelle Dubois, Olivier Ducas, Annie Ranger, directeurs(trices) artistiques, et David Lavoie, directeur général.Absent sur la photo: Francis Monty, directeur artistique.PLACARD «Il ne faut pas l’oublier.Nous avons fait beaucoup de chemin.Il n’y a pas si longtemps, il y avait une habitude à utiliser les personnages gais comme dindons de la farce.SUITE DE LA PAGE 1 juge que la «qualité» positive des protagonistes dans cette série vampiresque comme dans quelques autres (dont la très populaire Glee) importe plus que leur quantité.Gabriel Laverdière, jeune spécialiste de la question au Québec, n’en pense pas moins.«La qualité m’intéresse plus que la quantité des rôles, dit l’étudiant au doctorat en études cinématographiques de l’Université Laval.ne suis donc pas contre ce genre d’études, mais je trouve plus intéressant de s’attarder à l’image ou à l’identité des personnages des séries.» Uécran gai Allons-y donc et suivons le guide auteur d’un mémoire, à l’Université Laval, en 2010, sur l’identité homosexuelle et nationale dans le film québécois C.R.A.Z.Y.M.Laverdière a ensuite commencé une thèse étendant le problème à la production télévisuelle d’ici avant de bifurquer vers le cinéma polonais, toujours avec la même question en tête.Le téléspectateur éclairé s’intéresse particulièrement à Minuit, le soir (2005-2007) et aux Invincibles (2005-2009), deux séries de Radio-Canada primées pour leurs qualités de fond comme de forme.Les invincibles pastichent le documenteur et introduisent la bédé dans le récit.Minuit, le soir laisse beaucoup parler l’image tout en fusionnant les temps du récit, par exemple pour faire apparaître des souvenirs enfouis.«Je fais l’hypothèse qu’une série formellement plus novatrice a plus de chances de se renouveler sur le plan des valeurs, dit le pro.Mais ce n’est pas garanti, le contraire se peut aussi.» Minuit, le soir a son bisexuel refoulé (Louis), Les invincibles aussi (Steve Chouinard).«Ces émissions dépeignent un univers masculin caricatural qui se complexifie, note M.Laverdière.L’homosexualité y est présentée comme élément constitutif parmi d’autres de la masculinité.En tout cas, elle est placée au même niveau que d’autres préoccupations.Dans Les invincibles par » exemple.Steve doit accepter sa bisexualité comme Carlos accepte sa paternité, comme Rémi fait le deuil de sa vie de musicien bum.Dans Minuit, le soir, les amis de Louis ne le jugent surtout pas par rapport à son orientation sexuelle.Ce qui leur importe, c’est son bonheur.» L’exégète décrit cette équivalence des problèmes identitaires, y compris l’homosexualité, comme «un signe de maturité».Ce qui étonne évidemment en parlant des «adulescents» en surnombre dans ces productions.En plus, ces deux personnages n’ont-ils pas eux-mêmes de la difficulté à assumer leurs orientations marginales?Après tout, le bisexuel Louis doit se déguiser en pompier ou en Batman pour coucher avec une femme.Après tout.Steve met trois saisons avant d’admettre sa complexité identitaire.M.Laverdière revient sur le cas de Louis.Il souligne plutôt l’intérêt à transformer en bisexuel ce personnage atypique ou alors ordinaire, trop ordinaire, gros, gras, inculte et paresseux.Un vrai gars quoi.Dans La promesse (TVA), les personnages gais interprétés par Henri Chassé et Patrick Goyette semblent aussi «ordinaires» (mais pas gros caves, on se comprend).Le premier joue un père de famille.Quand il se révèle, ce n’est pas tant son homosexualité qui choque son entourage que le secret tenu trop lon^emps.Mais bon, en général, le gai type des séries se fait plutôt beau, mince et cultivé, à l’image du comédien Éric Bernier dans Tout sur moi ou Les hauts et les bas de Sophie Faquin.Hier encore.Les mentalités changent, la télé aussi.«Notre télévision représente assez bien nos mentalités ouvertes, dit Gabriel Laverdière.Il ne faut pas l’oublier.Nous avons fait beaucoup de chemin.Il n’y a pas si longtemps, il y avait une habitude à utiliser les personnages gais comme dindons de la farce.» Ét encore, on ne leur accordait souvent que le droit d’exister comme pervers invertis, à tendance pédophile.Il y a quatre décennies, en 1972, Radio-Canada retirait des ondes le téléroman Le paradis terrestre devant le tollé de plaintes suscitées par une brève scène montrant deux hommes se tenant par la main, ni plus, ni moins.Il n’a pourtant fallu que quelques années pour basculer vers l’acceptation pleine et entière.D’abord, avec des personnages effectivement caricaturaux.Le coiffeur Christian Lalancette {«souffrance!») de Chez Denise (1979-1983), ça vous dit quelque chose?Les rôles ouvertement homosexuels sont ensuite devenus de plus en plus positifs, ou «ordinaires», ceci expliquant d’ailleurs un peu beaucoup cela.Les modèles des séries américaines ont certainement joué un rôle dans la dénonciation des stéréotypes à la télé québécoise.Il semble donc dans l’ordre des choses que Les invincibles connaissent une adaptation américaine après la version franco-française.Ici aussi, le passage du téléroman à la télésérie a donc débouché sur plusieurs grandes œuvres depuis environ une décennie.Les personnages s’en ressentent, tous les personnages, peu importe leur orientation sexuelle.Dans 19-2, la nouvelle excellente série du tandem Podz-Claude Le-gault après Minuit, le soir, comprend même une ou deux lesbiennes elles aussi riches et complexes.Mais le lesbianisme demeure quasi absent des écrans québécois, comme il ne s’affiche pas beaucoup sur la place publique.D’ailleurs, quel est le lien entre l’écran et ce qu’il montre?C’est la dernière et finalement la première question.«Je ne considère pas les représentations pour un simple reflet de la société, explique finalement le doctorant Laverdière.Je préfère voir un film ou une série comme reflet de préoccupations contemporaines, notamment sur les questions d’identité, mais je n’aime pas le raccourci qui propose par exemple de comparer les personnages de fiction aux membres réels de la société.L’œuvre conserve une part d’autonomie créatrice.» Le Devoir MAIRES SUITE DE LA PAGE 1 Les maires de la couronne nord jugent que le gel du périmètre urbain, qui empêchera tout empiétement du territoire agricole pour cinq ans, constitue un obstacle majeur pour le développement économique de leurs municipalités.Ils ne prisent guère non plus les seuils de densification préconisés par le plan, qui ne conviennent pas à leur territoire, soutiennent-ils.Pour eux, le PMAD est une pomme de discorde.Ces élus avaient d’ailleurs convoqué les médias en fin d’après-midi afin d’expliquer leur point de vue et «mettre les barres sur les t et les points sur les i».Ils n’apprécient pas le portrait qu’on dépeint d’eux, soit des administrateurs qui font de «l’urbanisme des années 50», adeptes de bungalows et d’asphaltage à outrance.«La couronne nord n’est pas dans une phase expansionniste, mais dans une période de croissance métropolitaine», a fait valoir la mairesse de Repentigny, Chantal Deschamps.Malgré les cris d’alarme lancés au cours des derniers jours par l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui a déploré la perte de 3000 hectares de terres cultivables au cours des 10 dernières années, les élus affirment au contraire que «le territoire agricole se porte bien» et qu’en raison du rôle de chien de garde que joue déjà la Commission de protection du territoire agricole du Québec, les règles rigides qu’imposera le PMAD sont inutiles et néfastes pour la couronne nord.La mairesse Deschamps a souligné que 58 % de la superficie de la CMM était composée de terres agricoles, et que 92 % de celles-ci se trouvaient dans la couronne nord.Le PMAD hypothéquera le développement économique des villes de banlieue et le gel du périmètre urbain créera une rareté artificielle des terrains et une flambée des prix, limitant ainsi à l’accès à la propriété, clament-ils.Les ménages se tourneront alors vers les municipalités situées à l’extérieur des limites de la CMM, qui n’auront pas à se plier aux mêmes contraintes.La CMM figure déjà à l’avant-dernier rang du palmarès des 33 grandes agglomérations nord-américaines pour le produit intérieur brut (PIB), ont-ils insisté.Ce n’est pas le temps de «se tirer dans le pied».Bisbille et gouvernance «Nous nous questionnons sur notre capacité future de contribuer au financement des projets métropolitains — logements sociaux, équipements métropolitains et projets de transports—si nous nous retrouvons privés des revenus du développement économique», a fait savoir le maire de Saint-Êustache, Pierre Charron.Les maires de la couronne nord reprochent au maire Gérald Tremblay d’avoir refusé de retarder de 30 jours l’adoption en première lecture du projet Saint-Eustache a d’ailleurs évoqué la possibilité d’entreprendre des démarches pour se retirer de la CMM si Montréal persiste à vouloir «contrôler» le développement des autres villes.A cet égard, Caroline St-Herre, agente de communication au ministère des Affaires municipales, a indiqué au Devoir que la CMM n’était pas un regroupement volontaire de municipalités et que la loi qui la chapeaute ne permet pas aux villes de s’en retirer comme bon leur semble.Néanmoins, les villes de la couronne nord remettent en question la gouvernance de la CMM, qui accorde à Montréal une mainmise sur un territoire d’une population de 3,7 millions de personnes.«Dans les coulisses, on jase de cette problématique de gouvernance.Mais le but ultime, ce n’est pas de se retirer», a soutenu M.Charron.Même sans l’accord des villes de la couronne nord, le PMAD pourrait être adopté avec une majorité des deux tiers à la CMM.Pourtant, celle-ci a besoin de ces villes et de leur contribution financière, a répliqué le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille.«J’aime mieux envisager que le gros bon sens va prévaloir et que le ministre [des Affaires municipales] va entendre ce qu’on dit», a-t-il précisé.Ée maire Tremblay a voulu calmer le jeu hier soir.«J’ai toujours dit que je ne voulais pas d’une consultation bidon.C’est un projet et, définitivement, on va écouter attentivement les recommandations qui vont nous être faites.Il peut y avoir des particularités.On n’est pas contre le développement économique, au contraire, a-t-il soutenu.Idéalement, on va trouver un consensus qui rallie tout le monde, mais si ça devient impossible, il va falloir décider dans le meilleur intérêt de la CMM.» La soirée a donc donné l’occasion aux détracteurs du PMAD de s’exprimer, mais plusieurs intervenants ont applaudi les projets.,Steven Guil-beault, coordonnateur adjoint chez Équiterre, estime toutefois que le PMAD aurait pu aller plus loin en portant à vingt ans, plutôt que cinq, le gel du périmètre d’urbanisation.Les consultations se poursuivront aujourd’hui à Boisbriand et les dernières séances auront lieu la semaine prochaine à Laval, Longueuil et Saint-Constant Le Devoir Rectificatif Une erreur s’est glissée dans l’article intitulé «L’UPAC aux portes de la classe politique» des journalistes Kathleen Lévesque et Brian Myles, portant sur la mise en accusation pour fraude et abus de confiance de Tony Tomassi, publié en une de notre édition du mercredi 12 octobre.L’ex-ministre de la Famille a été chassé du caucus libéral le 6 mai 2010, et non le 4 mai comme nous l’avons écrit Nos excuses.LE DEVOIR www.Iedevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h Renseignements et administration 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel Bureau de Quebec 514-985-3333 514-985-3360 redaction @ledevoir com 418-643-1541 La publicité Au telephone 514-985-3399 Par telecopieur 514-985-3390 Extérieur de Montreal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au telephone 514-985-3344 Par telecopieur 514-985-3340 Par courriel 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Janvier de Mirabel Quebec division de Québécor Media 612 rue Saint Jacques Montreal qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media 612 rue Saint Jacques Montreal —Enregistrement n 0858 Depot legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec 2007
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