Le devoir, 27 août 2011, Cahier A
Rentrée culturelle+ I ¦ Nos choix de la saison Un cahier de 24 pages ¦’’in.: POLICE 0'" loi: Rentrée littéraire Un cahier de 10 pages WWW.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.CII N°194 ?LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AOUT 2011 2,63$+taxes= 2,99$ W y- ¦ L’Hôpital de Verdun remporte le titre envié de perle cachée dans le milieu médical.À l’heure où Montréal cherche à décloisonner l’accès aux soins, force est d’admettre que la solution ne viendra pas des deux futurs mégahôpitaux, mais plutôt de la capacité du réseau à prendre le relais des soins de base.Une mutation incarnée entre autres par l’Hôpital de Verdun, véritable ovni dans le paysage montréalais.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY On dit de l’Hôpital de Verdun qu’il est petit et vieillissant jusqu’à la désuétude avec ses chambres multiples, son mobilier d’un autre âge, ses toilettes communes, sa ventilation inadéquate et ses espaces étroits.Ici pourtant, point de corridors encombrés ni de chambres insalubres, pas de cris d’alarme, encore moins de poussées de fièvre médiatiques ou de dénonciations publiques sur YouTube com- JACQUES NADEAU LE DEVOIR me on a pu le voir cet hiver à l’Hôpital LaSalle.C’est qu’au-delà de la coquille surannée — qui force la direction à consacrer jusqu’à un million de dollars de plus par année pour maintenir les infections nosocomiales à distance —, il y a la manière.Celle d’une équipe ancrée dans sa communauté.D’autres directions auraient attendu que Québec donne son feu vert à la rénovation pour innover.Pas celle-ci.Elle a fait contre mauvaise VOIR PAGE A 10: SOINS __ X Prendre le patient par la main ¦ Le bon geste par le bon professionnel > A lire en pages A 8 et A 9 Curzi songe à diriger lePQ « Il faudrait que Pauline Marois quitte.Sans ça, je ne vois pas pourquoi et comment j’y retournerais.» ANTOINE ROBITAILLE Québec — Pierre Curzi aimerait devenir chef du Parti québécois.Il l’a répété hier sur plusieurs tribunes après avoir lâché le morceau à midi au micro du 98,5 FM.Pour retourner au PQ, avait-il ajouté, «il faudrait que Pauline Marois quitte» la direction.«Sans ça, je ne vois pas pourquoi et comment j’y retournerais.» Joint par Le Devoir plus tard, il a précisé ses propos: «Si jamais il y a une course à la chefferie au Parti québécois, je vais songer à être candidat.» Le député de Borduas soutient qu’il ne plongerait que s’il acquérait «la conviction que le parti, la culture du parti et le climat du parti sont prêts à accueillir des propositions pour un renouvellement sérieux des institutions démocratiques».Ainsi, beaucoup dépendra du sort qui sera réservé par le caucus au rapport de Bernard Drainville déposé jeudi et qui comprend 10 «solutions» pour le Québec, dont le changement du mode de scrutin et le référendum d’initiative populaire (RIP).Jean-Martin Aussanfi autre élu qui a quitté le caucus péquiste, s’est dit peu surpris par la déclaration de son collègue indépendant.«Ce ne sont pas des Parmi les cinq députés qui ont quitté le PQ, seul M.Aussant, jusqu’ici, avait réclamé le départ de Pauline Marois VOIR PAGE A 10: CURZI ¦ Legault posera des gestes brutaux et radicaux, prévient Charest, page A 3 AGENCE ERANCE-PRESSE OURAGAN IRENE Les Américains sur un pied d’alerte ¦ A lire en page A 5 INDEX Actualités.Annonces.Avis publics.Bourse.Carrières.Deies Economie.Editorial .A3 C6 C9 C4 CO C6 Cl 1 4 Idées.B 5 Monde.C 8 Mots croisés.B 6 Météo.C 4 Perspectives.B 1 Rencontres.D 4 Sports.C 10 Sudoku.D 5 À l’assaut des toits du monde Monique Richard tente de devenir la première Québécoise à conquérir les sept sommets du monde JEAN DION Tout a commencé dans le bureau d’une psychothérapeute, il y a cinq ans.Propriétaire d’un bistrot, Monique Richard n’était pas heureuse: la gestion de mille détails, l’absence de temps libres, cela lui pesait, à tel point qu’elle avait décidé de consulter une spécialiste.Elle lui disait qu’elle avait besoin de simplicité, envie de partir, de voyager.«Elle m’a parlé du chemin de Compostelle.Ça fait un clic dans ma tête.» Quelques semaines plus tard, elle est partie.Deux mois à marcher toute seule sur les VOIR PAGE A 10: TOITS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Monique Richard s’entraîne sous la supervision du kinésiologue Stéphane Goyette.BOUTIQUE PRESTIGE CHAUSSURES DTCI ET D'EUROPE Grand choix pour les orthèses 434 avenue Victoria, Saint-Lambert 450.465.5671 294 chemin Knowlton, Knowlton 450.242.1400 www.boutiqueprestige.ca BeautiFeel Automne 2011 77831302834835 "'NX v’'''V' cl! c K O) 'o < 'üî '(/) > ro TD 'OJ cu 3 "O ~o c < 3 cu D fO L_ E S (U > 3 o o (j (J 3 CL c! -Q cu o c •M cu u (/) fO QJ 3 o > cu C C o 1— 3 3 CL 4-1 3 cr CU U c ro cu u o (/) u 4^ M- 3 ^(T3 "O iO Q) "c cu D cr o > N CU O ; 614 846-»^S0 ^£ure»d’ouaeftur& : du/(W/ocndredè dû’ 10 A/ 00 à/ 18A/ 00 ùx/samedis/ eù dcmcincAes/ do 10 A 00 à/ idA/SO www.artisan-du-store.ca du^tore de rabais ou installation gratuite Stores sur mesure *Bois ou PVC Horizontaux ou Verticaux couleurs et teintes à votre choix OPAQUES ou SOLAIRES •Toiles à rouleau • 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le 12 septembre.Près de la moitié des 3000 membres de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ), dont la convention collective est échue depuis mars 2010, se sont réunis en assemblée générale hier pour discuter de la dernière offre du gouvernement, déposée jeudi.L’évaluation des membres est unanime, affirme le président de la Eédération, le D’Charles Dussault.«La proposition est très loin de solidaire les membres.Elle est irrecevable.D’ailleurs, il n’y aura même pas de vote [sur la proposition], car c’est à des annéesdumière de ce qu’on veut obtenir.» Selon le D’Dussault, la dernière offre fait passer la différence entre le salaire des résidents du Québec et la rémunération moyenne des résidents canadiens de 32 % à 28 % au terme de l’entente collective, un engagement «insuffisant».«On demande un rattra- page salarial de l’ordre de 24 %.» Les résidents demandent aussi à obtenir une prime pour l’enseignement qu’ils offrent aux externes.Si une grève générale est déclenchée en septembre, un résident sur dix ne se rendra pas au travail chaque jour.L’entente des services essentiels déjà signée les oblige à maintenir 90 % de leurs services.Les moyens de pression des résidents ont débuté en juin, avec une courte grève de leur enseignement dans les établissements de santé, qui s’est mutée en un arrêt complet de l’enseignement qui dure depuis la mi-juillet.Au cabinet du ministre de la Santé, Yves Bolduc, on souhaite aussi un règlement rapide, indique l’attachée de presse du ministre, Natacha Joncas Boudreau.«On souhaite poursuivre les négociations pour en arriver à une entente qui va être négociée et qui va être à la satisfaction des deux parties le plus rapidement possible.C’est vraiment ça, notre objectif» De nouvelles rencontres de négociation sont prévues au cours des prochains jours.Le Devoir www.leportroyal.coin , ÉMISSIONS SPÉCIALES FUNERAILLES NATIONALES AUJOURD’HUI SUR TOUTES NOS PLATEFORMES DES12H30 SUR RDI DÈS 13H À LA TÉLÉVISION Émission spéciale animée par Céline Galipeau et Emmanuelle Latraverse RéaI.-coord.: Dave Shymanski DES 13H SUR INTERNET Clavardage et diffusion en direct Radio-Canada.ca DES 14H À LA PREMIÈRE CHAÎNE RADIO Émission spéciale animée parJoane Prince Réal.: Philippe Brazeau RADIO TELEVISION INTERNET A 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AOUT 2011 ACTUALITES Sables bitumineux Les écologistes nord-américains opposés aux pipelines canadiens se mobilisent LOUIS-GILLES FRANCŒUR La bataille contre les pipelines destinés au transport du pétrole des sables bitumineux du Pacifique à l’Atlantique en passant désormais aussi par le golfe du Mexique, est en voie de mobiliser pu même temps les écologistes des Etats-Unis, de l’Est et de l’Ouest canadien.Alors qu’on dénombrait cette semaine par centaines les manifestants qui se sont fait arrêter aux portes de la Maison-Blanche poiu contrer l’expansion du projpt Keystone XL, le dé-partement d’Etat accordait néanmoins hier un premier feu vert à la construction de cet oléoduc par la société TransCanada.L’administration Obama, qui avait attiré les écologistes à la dernière élection grâce à sa promisse de réduire la contribution des Etats-Unis au réchauffement du climat, affirmait hier sur la foi de l’évaluation environnementale de TransCanada qu’elle ne disposait d’aucun indice permettant d’affirmer que l’utilisation de Keystone XL intensifierait l’exploitation des sables bitumineux ou poserait des pro-Ijlèmes de sécurité pour les huit Etats traversés par le pipeline.Le mouvement d’opposition civile déclenché au début de la semaine à Washington — et qui a mené à l’arrestation d’artistes des deux côtés de la frontière — a fait tache d’huile hier dans l’Ouest canadien dans un nouveau mouvement de solidarité dirigé cette fois contre le Trans-Mountain Pipeline de la société Kinder Morgan.Ce pipeline, qui s’approvisionnera lui aussi dans les sables bitumineux albertains, servira à remplir des superpétroliers destinés notamment à la Chine.Ce pays a entrepris depuis un an d’investir dans les sables bitumineux canadiens.Le mouvement de protestation contre cet autre pipeline avait réuni hier des militants du Conseil des Canadiens, de Streams of Justice, de Stop the Pave, de Tanker Pree BC et du Wilderness Committee contre l’arrivée des superpétroliers à Biurard Inlet, en Colombie-Britannique.Le Conseil des Canadiens appuie aussi l’important mouvement de désobéissance civile qui a pris forme à Washington cette semaine.Des milliers de persoimes s’engagent par écrit à venir bloquer les entrées de la Maison-Blanche, ce qui leiu assiue d’être arrêtées et d’attirer l’attention des médias sur leiu cause.Front québécois Un troisième front se dessine depuis hier du côté québécois contre un troisième projet de pipeline, soit celui de la société Enbridge qui voulait inverser dans un premier temps le pipeline actuel qui alimente les raffineries de Sarnia, en Ontario, avec le pétrole importé et livré au port de Montréal par des navires-citernes provenant de différents pays.L’inversion du cours ce pipeline permettrait de transporter désormais du pétrole de l’Ouest vers Sarnia et Montréal.Cette inversion du flux constitue la première phase de ce qu’on appelle depuis 2008 le projet Trailbreaker.De Montréal, le pétrole de l’Ouest pourrait être ensuite envoyé jusqu’à Portland dans le Maine, d’où il pourrait atteindre les différentes raffineries de la côte atlantique.Le 8 août dernier, Enbridge a modifié son projet en demandant à l’Office national de l’énergie (ONE) de pouvoir renverser seulement le cours du pipeline actuel jusqu’à Westover, près de Cambridge.Cette «phase 1», précise sa requête, a fait l’objet hier d’une opposition sous forme de mémoire, signé par trois 1 DAVID BOILY AFP Le réseau de pipelines partant de l’Alberta pourrait bientôt sillonner l’Amérique du Nord, craignent un nombre grandissant d’écologistes.groupes canadiens, Équiterre, Défense enviroimementale et l’Institut Pembina, et par deux groupes éta-suniens, le Vermont Natural Resources Council et le Natural Resources Council of Maine.Pour les cinq signataires, Enbridge tronçoime artificiellement son projet pour en réduire l’opposition, pour prétendre qu’il a peu d’impacts et pour contourner les lois qui exigent une analyse des impacts cumulatifs des projets dans leur globalité.Cette fragmentation du dossier.disent-ils, élude les impacts sur la qualité de l’air des deux métropoles de l’Est canadien qui résultent du passage dans les raffineries d’un pétrole léger à un pétrole lourd, plus énergivore à raffiner et plus sulfureux, ce qui n’est pas sans impacts pour la qualité de l’air et les consommateurs, les Premières Nations, et pour la sécurité énergétique de l’Ontario.Le Devoir avee La Presse eanadienne La pénurie de professionnels de l’éducation n’est pas endiguée Les embauches promises ne se sont pas toutes concrétisées LIA LÉVESQUE La Pédération des professionnels de l’éducation affirme que les sommes promises pour l’ajout de postes d’orthophoniste, de psychologue et d’autres ne se sont pas toutes rendues et que plusieurs commissions scolaires n’ont pas ajputé ces postes pour lesquels le ministère de l’Education leiu avait versé de l’argent.Au cours d’une rencontre avec la presse hier à Montréal, le président de la Pédération, Jean Palar-deau, a rapi^lé que, lors de la dernière négociation avec le ministère, la fédération avait obtenu l’ajout de 380 postes de professioimels dans les écoles où elle a des membres.Le ministère avait octroyé des fonds aux commissions scolaires pour 420 postes dans l’ensemble de la province.Or, selon lui, si certaines commissions scolaires l’ont fait, d’autres n’ont tout simplement pas embauché les spécialistes qu’elles (levaient engager ou ont affirmé qu’elles allaient plutôt maintenir en poste un spécialiste dont elles avaient prévu se départir.Certaines auraient même affirmé qu’elles ne poiuraient faire les embauches prévues en prétextant une réduction de budget de 100 millions dans im aufre poste budgétaire imposée par le ministère.«Le ministère a fait sa job.Ce n’est pas suffisant, mais il a fait sa job.Le comportement de plusieurs [commissions scolaires] nous inquiète», a commenté M.Palardeau.Poiu appuyer ses doléances quant à la péniuie, la Pédération a commandé une enquête à la firme CROP qui révèle que 47 % des parents ayant un élève en difficulté ont dû attendre six mois ou plus pour recevoir des services à l’école, alors que 18 % ont dû attendre un an ou plus.La Pédération des commissions scolaires s’est dite surprise des propos de M.Palardeau, affirmant que les sommes ont été octroyées par le ministère aux commissions pour l’ajout de professionnels siu une période de cinq ans.La Presse eanadienne Une université.des PERSONNES avant tout Au-delà du béton et de l’image, ces personnes réalisent, au quotidien, i’Université de Sherbrooke.Ces personnes sont les principaux maîtres d’œuvre de son développement.Une université forte et autonome s’assure que tous les membres de son personnel bénéficient de conditions reflétant leurs contributions.Une question de respect élémentaire.Madame la Rectrice, il est temps de régler.5EE5US Syndicat des employées et employés de soutien de l'Université de Sherbrooke Conventions échues le 19 juin 2006 et le 31 décembre 2008 OiUS m SPPUS’ Syndicat des pnofesseures et piufesseurs de l'Université de Sherbrooke Convention échue le 26 septembre 2010 Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke A APUS L'Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Sherbrooke Convention échue le 31 mai 2011 Conventions échues le 31 décembre 2009 et le 31 mai 2010 AIPÇA Association des ingénieurs Professeurs des Sciences Appliquées Convention échue le 31 mai 2010 LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AOUT 2011 A 7 ACTUALITES Ecocité Le progrès passe par les transferts technologiques LOUIS-GILLES FRANCŒUR Les transferts technologiques sont indispensables si on veut accélérer les progrès en environnement, qu’il s’agisse de dépollution, d’efficacité énergétique ou d’amélioration de la qualité de vie dans les villes grâce à de meilleurs systèmes de production, de construction, de gestion ou d’élimination des déchets, d’utilisation de l’énergie, etc.C’est ce qu’affirme Arnold Black, un expert britannique de C-Tech Innovation et membre du Knowledge Transfer Network de Grande-Bretagne, qui taisait le point sur cette question cette semaine dans le cadre du sommet mondial Ecocité, qui se déroulait dans la métropole.En entrevue au Devoir, Arnold Black explique que dans le dossier de l’environnement, la protection de l’innovation par des brevets n’est généralement pas la meilleure façon pour une société commerciale, petite ou moyenne, de protéger ses découvertes et surtout d’en tirer probL «Il est généralement beaucoup plus rentable, dit-il, de se lier avec des partenaires qui vont permettre d’accélérer la mise en marché d’un produit ou d’un service afin d’étre le premier à occuper le marché, ce qui permet souvent de prendre une avance technologique déterminante.» Et aussi une avance qui permet, ajoute-t-il, d’engranger les profits plutôt que de les distribuer aux avocats dans d’interminables litiges susceptibles, à la limite, de prendre tellement d’ampleur qu’ils peuvent compromettre jusqu’à la santé financière d’une entreprise.La Grande-Bretagne, explique Arnold Black, finance ainsi un réseau d’échanges — un «flux de connaissances» — qui permet aux entreprises d’aborder les problèmes autrement qu’en se barricadant chaque fois derrière des brevets.Mais cela peut aussi permettre à des entreprises détenant des brevets de s’allier avec des partenaires qui ont découvert de leur côté des solutions complémentaires, qui augmentent le potentiel d’une innovation ou qui vont faciliter la pénétration d’une technologie ou d’un produit sur le marché, ce qui n’est pas toujours évident pour les inventeurs.Dans sa présentatiqn devant le sommet mondial Ecocité, il précisait que le gouvernement britannique a investi 40 millions de livres pour dynamiser le flux de connaissances entre les entreprises britanniques, une initiative à laquelle les industriels ont consacré pour leur part 11 millions de livres.Les animateurs de ce «flux de connaissances» ne sont pas des consultants, explique Arnold Black.«Ils sont là, dit-il, pour accélérer la transition vers une économie décarbonisée le plus possible, plus efficiente sur le plan énergétique et dans son utilisation des ressources en créant des liens organiques entre les milieux d’affaires, universitaires, les centres de recherche et les agences gouvernementales.» «Mais, ajoute cet expert, il n’y a pas de modèles d’intervention précis ou reproductibles.Chaque fois, il faut déterminer les besoins précis d’une entreprise ou d’un groupe et, partant de là, agir en quelque sorte comme un courtier de connaissances entre différents acteurs pour faciliter leur rapprochement, leur faciliter l’accès aux programmes de financement, les aider à positionner leur produit.» Le Devoir {Jmnvesxmement âe ( ' ' '' n ^httau Mont Royal ist T J&- Montréal 25 000 $ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le nombre de pistes cyclables a augmenté au cours des dernières années, mais les progrès sont trop lents au goût du CEUM.L’heure est venue d’agir pour faire de Montréal une ville plus verte C’est ce qu’estime le Centre d’écologie urbaine de Montréal au terme du sommet JEANNE CORRIVEAU Le rideau est tombé Ijier sur le sommet mondial Ecocité, qui a réuni toute la semaine à Montréal des délégués de 70 pays pour discuter du concept de villes vertes.Montréal a fait le plein d’idées à la lumière des exposés et des présentations des experts invités, mais le temps est maintenant venu d’agir pour faire de Montréal une ville plus écologique, estime le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM), qui a organisé l’événement.«Les solutions existent, elles sont implantées dans le monde.Il faut maintenant qu’on s’inspire de ça et, surtout, qu’on passe à l’action dès maintenant», commente Luc Rabouin, directeur général du CEUM.Selon lui.les problèmes de congestion et la décrépitude des infrastructures routières qui accaparent l’actualité montréalaise représentent une occasion qu’il faut saisir pour repenser la ville.Luc Rabouin n’a pas oublié ce commentaire d’un conférencier qui s’étonnait d’entendre des délégués montréalais se plaindre du manque de ressources financières pour les transports collectifs alors que 3 milliards seront dépensés pour reconstruire l’échangeur Turcot.«Donc, vous avez de l’argent, ce n’est pas ça le problème, mais ce sont les choix que vous faites», a conclu le visiteur.Mais entre les vœux et la réalité, un large fossé demeure.«Tout le monde est en faveur des transports actifs et des vélos, mais quand vient le temps d’agir, c’est difficile», explique-t-il en évoquant les mesures d’apaisement de la circulation mis en place par le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Eerran-dez.Comme quoi, l’application de tels concepts est un exercice périlleux pour les politiciens.Déséquilibre fiscal A Montréal, le nombre de pistes cyclables a augmenté au cours des dernières années, les ruelles vertes se sont multipliées et des projets de piétonni-sation ont vu le jour, mais les progrès sont trop lents au goût du CEUM qui, en revanche, reconnaît que les villes sont victimes d’un déséquilibre bscal et qu’elles disposent d’une marge de manœuvre limitée.Malgré ces contraintes, l’administration municipale montréalai- se n’aurait pas dû baisser les bras devant les décisions du gouvernement du Québec dans les dossiers de l’échangeur Turcof de la rue Notre-Dame et du pont de l’autoroute 25, croit M.Rabouin: «Le maire Gérald Tremblay devrait être notre porte-parole et il pourrait s’allier l’ensemble de la collectivité montréalaise.Si le maire avait dit: “On va tous descendre dans la rue pour Turcot”, on serait allés avec lui, dit-il.Il faut briser la logique.C’est pourquoi pour nous, Turcot est un symbole et tant qu’il n’est pas démoli, il y a de l’espoir.» Les délégués ont déserté le Palais des congrès, mais ils se sont donné rendez-vous à Nantes, en Erapce, qui sera l’hôte du sommet Ecocité en 2013.Le Devoir Z • L'Acura RDX.Vous souvenez-vous de la dernière fois où un déplacement a réellement été excitant?RDX 2011 à partir de 42 520 $* Moteur i-VTEC’^^ turbo • Interface HandsFreeLink'’^‘^-Bluetooth^^ • Chaîne sonore ambiophonique ELS Surround^^ Premium de 410 watts ACURA DEVANT.acura.ca * Le PDSFdu modèle RDX 2011 neuf avec boîte automatique est de 42 520 $ (incluant frais de transport et inspection de prélivraison de 2 030 $).Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Une commande ou un échange entre concessionnaires peut être requis.Assurances, immatriculation, droits, options et taxes applicables en sus.Visitez votre concessionnaire Acura ou acura.ca pour les détails.© 2011 Acura, une division de Honda Canada. A 8 LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 DES SOINS A VISAGE K JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une patiente en dialyse est examinée pour vérifier si ses pieds ne portent pas de plaies.Ce genre de vérification faite à l’Hôpital de Verdun est un enjeu fondamental pour la guérison des malades.Prendre le patient par la main L’Hôpital de Verdun a freiné la progression de sa population en dialyse avec son approche personnalisée La population en dialyse augmente partout au Québec.Partout, sauf à l’Hôpital de Verdun où la clientèle plafonne grâce aux efforts réalisés en amont par la jeune clinique de protection rénale.Un tour de force qui illustre tout le potentiel d’une approche axée sur la prévention, le suivi et la prise en charge.fi JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’unité d’hémodialyse de l’Hôpital de Verdun a été choisie pour établir les normes de pratiques partout au Canada.L’équipe du D" Jacques Jobin travaille présentement à faire la preuve des vertus de l’entraînement chez les insuffisants rénaux qui doivent s’astreindre à la dialyse.LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Baignés par la lumière naturelle qui perce les grandes fenêtres de la salle de dialyse, deux hommes pédalent en silence sur leur vélo stationnaire.Le geste est précis, le rythme constant, l’effort manifeste.On pourrait se croire au centre sportif jusqu’à ce que l’œil capte tout ce qui les entoure: la machinerie sophistiquée, les lits articulés, les chariots sur roulettes et, légèrement en retrait, le personnel infirmier, qui veille discrètement au grain.Nous sommes dans l’unité d’hémodialyse que dirige le D" Jacques Jobin.Certainement le plus grand centre du genre au Québec et probablement aussi le plus dynamique puisque c’est lui qui a été choisi pour établir les normes de pratiques partout au Canada.«Quand tu es malade, c’est que tu as perdu ce qui est le plus précieux, ta santé, t’es un loser, confie le néphrologue.Mais quand tu t’en- Les patients suivis à la clinique d’hémodialyse ont accès à un panier complet de services offerts par une équipe qui les prend en charge de A à Z Son équipe travaille présentement à faire la preuve des vertus de l’entraînement chez les insuffisants rénaux qui doivent s’astreindre à la dialyse.«Nos travaux montrent que cela permet de réduire les chutes — qui dépendent d’abord de la force musculaire — et de diminuer les baisses de pression qui viennent parfois avec la dialyse, raconte le D" Jobin.On constate aussi que le traitement est mieux trames sur le vélo et que tu fais toléré chez ceux qui s’entraînent ne serait-ce qu’une minute de plus que la fois d’avant, tu viens de gagner quelque chose.L’effet est impressionnant sur les patients.» Membre OPQ et RC PO S S Psychologue clinicie Adultes • Couples 25 ANS d’expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal Bien sûr, il y a un effet psychologique, un effet d’ambiance, dont il faut tenir compte.» La blessure sous le bas En retrait dans un autre coin de la clinique, une femme en dialyse voit ses pieds examinés avec minutie par une infirmière spécialement formée en la matière.«En dialyse, la première affaire à faire, c’est enlever les bas pour voir s’il n’y a pas de plaies aux pieds, raconte le D" Jobin.Ici, on a une infirmière qui ne fait que ça.C’est rare qu’on offre ça à l’hôpital.Ailleurs, les gens sont généralement obligés d’aller au privé, chez les podiatres.» L’enjeu est pourtant fondamental.«Dès qu’il y a une plaie, on entre dans un cycle très complexe, il faut des antibiotiques et c’est très long à guérir», explique le D" Christian Lainé, chef du service de suppléance rénale.Une infirmière est aussi affectée au suivi de l’anémie, une autre à la surveillance des accès vasculaires, talon d’Achille de la dialyse, ajoute le D" Lainé.«C’est fondamental.Sans accès, pas de dialyse.» En fait, tous les patients suivis à la clinique d’hémodialyse ont accès à un panier complet de services offerts par une équipe interdisciplinaire qui les prend en charge de A à Z.Idem pour sa petite sœur, la clinique de protection rénale, qui vise quant à elle à ralentir la progression de la maladie et à re- DEMOCRATIE RH Congrès de L'Entraide missionnaire 10 et 11 septembre 2011 Avec Christian Nadeau, professeur au département de philosophie de l'Université de Montréal : Droits et démocratie.Alliés ou adversaires?7 Salima Ghezali, journaliste et écrivaine algérienne, éditrice de l'hebdomadaire La Nation : Pour comprendre les mutations dans le monde arabe * Marcelo Solervicens, politologue et journaliste, secrétaire général de l'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) : Voix et voies démocratiques en Amérique latine RiCCARDO Petrella, économiste et politologue, professeur émérite de l'Université catholique de Louvain en Belgique : La planète des biens communs Congrès ouvert au public À l'auditorium du Collège Notre-Dame, 3799 chemin Queen Mary, Montréal Programme détaillé : v\/vvw.web.net/~emi Renseignements : emi@web.ca / 514-270-6089 Inscription obligatoire Coût jusqu'au 31 août : 95$ À partir du 1 " septembre : 110$ Assemblée générale annuelle de l’AQLPA L’Assemblée générale annuelle de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) aura lieu le samedi 10 septembre prochain à 13h30.Inscriptions à partir de 13h00.Où : Pavillon La Laurentienne, 1030, avenue du Séminaire Université Laval, Québec Comment : R.S.V.P avant le 6 septembre à info@aalDa.com Seuls les membres en règle ont droit de vote.Tout membre en règle qui désire poser sa candidature comme administrateur doit compléter le formulaire de mise en candidature.Pour de plus amples informations, devenir membre ou obtenir le formulaire de mise en candidature, consultez le www.AQLPA.com pousser la dialyse le plus longtemps possible.«Quand le patient n’est pas trop “compliant”, on lui fait visiter l’unité de dialyse.Ça remet les choses en perspective», blague le D" Jobin.Le patient qui accepte de jouer le jeu jusqu’au bout a tout à gagner, poursuit-ü.«La population en dialyse augmente de 5 à 15% par année généralement.Chez nous, depuis deux ans, ça plafonne.La clinique de protection rénale grossit, mais en dialyse, ça reste pas mal semblable, parce que le travail qu’on fait en prévention est devenu très efficace.Il y a des patients que je suis depuis dix ans en protection rénale alors qu’on ne leur aurait pas donné deux ans avant la dialyse à leur arrivée.» Gagner en autonomie Ces deux cliniques complémentaires comprennent une forte proportion d’enseignement.Les patients y viennent avec leurs conjoints et leurs enfants pour apprivoiser leur maladie et gagner en autonomie.Jusqu’à gérer eux-mêmes leur retour à la maison, raconte le D" Jobin.«La dialyse péritonéale, c’est compliqué.Tu envoies quelqu’un à la maison, il doit se mettre des solutions dans le ventre, s’il prend du poids, il faut changer les doses.Le monsieur a 80 ans, il est presque aveugle, les gens se disent, ben voyons donc, ça ne marchera pas.Et pourtant ça marche.Pourquoi?Parce que l’infirmière l’appelle tous les jours.» Et au moindre doute, les patients n’ont qu’à prendre le téléphone pour confier leurs inquiétudes à une infirmière.«Dans 80 % des cas, celle-ci va pouvoir leur donner la bonne réponse sur-le-champ, explique le D" Jobin.C’est un bon exemple de ce qu’on peut gagner en transférant des compétences.Ces cli-niques-là sont basées sur l’implication des professionnels, principalement les infirmières, et l’implication de celles-ci se fait vraiment corps et âme.» Ces anges gardiens travaillent aussi en partenariat avec les CLSC et le CSSS, si bien que le patient a toujours accès à une ressource selon ses besoins, même une fois revenu à la maison, raconte Danielle Lipari, infirmière à la clinique de protection rénale.«S’il faut qu’un patient tombe entre deux chaises, il faut qu’il soit bien petit! En fait, je ne peux pas concevoir de maille assez grande pour que cela puisse se produire ici», confie celle qu’on appelle aussi la «reine de la protection rénale».Le Devoir Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LJ Abat-jour Illimités LAMPSHADES Obtenez 15% de rabais ! 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question ces réflexes bien ancrés.Pour innover en santé, il faut aussi savoir se réinventer, surtout quand les moyens sont comptés, explique le D" Jacques Jobin, qui préside le CMDP.«C’est LA voie à suivre.En 1920, vous deviez aller duns un laboratoire de physiologie pour prendre votre pression artérielle.Maintenant, on peut la prendre à la pharmacie, même à la maison.Mais le moule est difficile à briser.Les gens protègent leurs acquis en élevant des murailles qui sont très difficiles à percer.» Contre le corporatisme Dans un système en pénurie comme le nôtre, ce corporatisme doit impérativement être combattu, poursuit le DMobin.«Ça freine l’innovation, ça bloque l’accès aux soins, ça noup empêche tous de respirer.» À l’Hôpital de Verdun, chaque département a eu pour mission de décloisonner ses pratiques.«Le moule est difficile à briser.Les gens protègent leurs acquis en élevant des murailles qui sont très difficiles à percer.» «On s’est demandé si nous avions besoin de toute cette expertise pour faire certains gestes simples, mais essentiels.» C’est ainsi que plusieurs départements ont vu leur organisation chamboulée pour donner plus de pouvoir aux infirmières et aux patients notamment.«Montrer à un diabétique comment gérer son insuline se résume à quatre variables.Il n’y a pas de raisons que ce soit le médecin qui fasse cela», tranche le DMobin.Idem pour l’insuffisant cardiaque qui part de l’hôpital après un infarctus.«Ce dont ce patient a besoin, outre un enseignement fiable, c’est d’une présence constante au bout du fil, ce que nos infirmières peuvent faire sans mal.» Ce patient a en effet besoin de diurétiques pour ne pas faire d’eau sur les poumons.Or, ce qui était de mise à l’hôpital ne l’est pas nécessairement à la maison, illustre le néphrologue.«Le patient peut boire plus d’eau, ce qui peut avoir un impact sur son enflure.Nous avons donc développé un système qui lui permet d’ajuster ses doses en fonction de ses variations de poids.C’est risqué, mais pas plus qu’avec l’insuline.[.]Mais pour cela, il faut une présence constante pour que dès que le doute s’insinue, le patient ait une réponse fiable.» Ce transfert de compétences a aussi permis à l’hôpital de mieux utiliser ses ressources infirmières, ajoute Colette Milot, 1 \ Jr U 4 JACQUES NADEAU LE DEVOIR À l’Hôpital de Verdun, chaque département a eu pour mission de décloisonner ses pratiques.Plusieurs ont vu leur organisation chamboulée pour donner plus de pouvoir aux infirmières et aux patients, notamment directrice des soins infirmiers.«On a beaucoup utilisé la loi 90», qui vise à optimiser les compétences de chaque professionnel de la santé.«Ça s’est inscrit dans une démarche plus large visant à réduire le recours à la main-d’œuvre indépendante — et donc aux agences privées —ce qui nous a amenés à faire appel à plus d’infirmières auxiliaires.» Une question de volonté En ces temps de grande pénurie, la mesure a eu l’effet d’une bouffée d’air frais pour tous les professionnels en place.«Quand les gestionnaires sont convaincus, on voit que les choses peuvent changer très vite», croit Mme Milot, qui dirige aussi le programme de santé physique de l’hôpital.Une mesure qui n’a toutefois pas atteint son plein potentiel, assure-t-elle.«On peut pousser la logique encore plus loin, fen suis persuadée.» Mais pour cela, il faut que les équipes acceptent de se redéfinir, rappelle le D’Christian Lainé, chef du service de suppléance rénale.«Ces cliniques demandent une grande habileté à travailler en équipe, ce qui n’est pas donné à tout le monde.Il faut accepter que ceux qui prennent la relève ne le feront peut-être pas comme on le ferait soi-même et qu’ils ont droit à l’erreur tout comme nous.Cela demande aussi la reconnaissance du travail accompli.» Des gestionnaires de cas C’est cette même logique qui a poussé l’hôpital à revoir et personnaliser sa gestion des lits.«Tous les matins, on passe les lits en revue, ce qui nous donne un accès instantané à ce qui se passe sur les étages», explique Diane D’Amour, coordonnatrice à la gestion des admissions et des séjours.«Auparavant, on pouvait passer une demidieure au téléphone pour essayer de quêter une priorité en radiologie, raconte le D’Jo-bin.Maintenant, on appelle Diane et on gagne beaucoup de temps.» De plus en plus d’hôpitaux coordonnent ainsi leurs admissions et leurs séjours, rappelle la directrice générale du CSSS du Sud-Ouest-Verdun, Danielle McCann.«Là où notre équipe se distingue, c’est pour ses gestionnaires de cas.On en a pour presque toutes les spécialités.Diane les rencontre tous les matins.» Depuis son entrée en poste, la pression sur l’hôpital a beaucoup diminué, spécialement à l’urgence.«Mais décembre, janvier et avril restent très difficiles et il arrive encore que ce soit hors de notre contrôle», convient Mme D’Amour.Le Devoir - f M ÿÿ.V' k .W * % r/'-’K r'fd' 12 AOÛT-6 SEPTEMBRE t& w il Roche Bobois a le plaisir de vous inviter à ses soldes d’été.Canapés, meubles et accessoires a des 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l’Université de Montréal (CHUM), Christian Paire, le dit ouvertement.Sans hôpitaux communautaires pour prendre la relève, il lui sera «impossible de compléter [son] virage vers les soins ultraspécialisés».«Il y a des patients pour qui une structure de centre universitaire n’est plus justifiée, ni d’un point de vue médical, ni d’un point de vue économique.Ces personnes-là ont le droit d’être reçues quelque part», faisait-il récemment valoir.Un quelque part qui reste encore à construire, notait-il alors en pressant l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal de s’atteler d’urgence à la réorganisation des soins de première et seconde lignes.C’est notre priorité avec l’apaisement des urgences, a rappelé hier le président-directeur général de l’Agence, David Levine.«À Montréal, l’offre de première ligne est faite majoritairement par des spécialistes.C’est problématique parce qu’on ne fait pas de suivi global.Cette dynamique nuit à Montréal, c’est son talon d’Achille.» L’Agence entend donc consacrer les prochaines années à créer des liens entre les différentes parties du réseau.Pour cela, il faudra notamment revoir le rôle de l’hôpital communautaire, indique la Louise Ayotte, directrice des affaires cliniques, médicales et universitaires à l’Agence.«On dit souvent qu’il faut arrêter d’être hospitalocentriste, mais commençons par voir les avantages des hôpitaux communautaires et les rendre attrayants, ensuite nous pourrons ramener en communauté tout ce qui peut l’être.C’est comme ça qu’on va améliorer la situation dans nos urgences.» Tout à fait d’accord, répliquerait sans doute le président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l’Hôpital de Verdun, le Jacques Jobin.«Certains pourraient se demander si Montréal a encore besoin d’hôpitaux de proximité avec tous ses grands centres spécialisés.Mais avec le vieillissement de la population, la complexification des pathologies et la multiplication des maladies chroniques, je crois qu’on n’a pas le choix, il va falloir revenir à ce modèle-là.» C’est qu’avant d’être une médecine ponctuelle ou ultraspécialisée, la médecine du XXL siècle est d’abord une médecine de mala- die chronique, explique le Jobin.«Franchement, il y a bien longtemps que j’ai lu un résumé de dossier avec un seul diagnostic.Nos patients vivent plus vieux, développent une pathologie, puis deux, puis trois, ce qui rend les suivis beaucoup plus complexes.» Une première ligne responsable Ces malades ordinaires — comme les diabétiques, les hypertendus ou même les cancéreux — n’ont pas besoin de plateaux techniques hypersophistiqués, sinon à l’occasion.Ils ont d’abord besoin d’être pris en charge par ceux qui sont sur la ligne de front.Mais pour cela, il faut que les cloisons qui séparent les hôpitaux des CLSC, des CHSLD et des cliniques tombent.C’est là la base de ce qu’André-Pierre Contan-driopoulos, professeur titulaire au Département d’administration de la santé de l’Université de Montréal, appelle «une première ligne responsable» capable d’assurer tous les suivis nécessaires.«Si la première ligne assume ses responsabilités aussi loin qu’elle en est capable, le recours à l’hôpital ne se fait alors que lorsque c’est vraiment indispensable et la friction sur le système se fait beaucoup moins forte.» Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Sud-Ouest-Verdun a très bien saisi ce principe.«Chez nous, les patients peuvent recevoir la majorité des services dont ils ont besoin.C’est l’idée maîtresse d’un hôpital de proximité, où l’information est accessible et partageable en tout temps», résume le D" Jobin.Une dynamique qui fait l’envie de l’Agence.«C’est le modèle qu’on recherche et que l’on veut implanter et même bonifier», confirme la D""^ Ayotte.C’est aussi une philosophie qui s’inscrit en droite ligne avec le virage vers les soins ultraspécialisés dont rêvent les futurs mégahôpitaux.L’Hôpital de Verdun est déjà prêt à se prêter au jeu.«On L’Hôpital de Verdun en un clin d’œil ¦ 209 lits, dont seulement 6 % en chambres pour une seule personne ¦ 237 médecins, 27 médecins résidents, 540 infirmières, 13 pharmaciens ¦ 300 bénévoles En 2009-2010 ¦ 6643 personnes hospitalisées, parmi lesquelles 42 % avaient 75 ans et plus ¦ 40 588 visites à Turgence ¦ 31 925 examens à Tunité de médecine familiale ¦ 45 701 consultations externes spécialisées sait que le Centre universitaire de santé McGill [CUSM] entend se délester de certaines activités et on s’attend à ce qu’une partie soit envoyée chez nous», confirme la directrice générale du CSSS, Danielle McCann.Les plans d’agrandissement et de remise aux normes du petit hôpital ont d’ailleurs été conçus pour faire face à ce flot de nouveaux patients.Cela dit, la volonté de délester les hôpitaux spécialisés est déjà ancrée à Verdun, rappelle Mme McCann.«Par exemple, nous avons développé un accès fort intéressant à la chirurgie en mettant nos blocs opératoires à la disposition d’autres établissements.Nous faisons la deuxième offre en orthopédie et nous avons une entente avec les ORL de l’Hôpital de Montréal pour enfants.Nous sommes également à travailler sur une entente avec le CHUM pour la chirurgie d’un jour.» Une discipline quotidienne Ce genre d’échanges vaut aussi pour ceux qui travaillent en amont, aux portes de la première ligne.Coincé par son étroite volumétrie et ses infrastructures ingrates, l’hôpital a réussi à élargir ses horizons en accueillant en ses murs la première clinique-réseau intégrée (CRI) du Québec et en multipliant les passerelles avec les ressources de son milieu: CHSLD, CLSC, cliniques, alouette.Depuis son ouverture, il y a deux ans, la CRI a permis à plus de 3000 patients orphelins de trouver un médecin de famille.Le tour de force est réel.S’il fallait décrire le «patient orphelin», on pourrait dire sans se tromper qu’il est Québécois.Deux millions d’oubliés auxquels s’ajoutent des milliers de gens hospitalisés laissés à eux-mêmes sitôt leur congé obtenu.Pas à Verdun, entend-on.«C’est une priorité absolue chez nous», mais surtout une «discipline quotidienne», confirme Mme McCann, qui concède encore quelques améliorations.Ces efforts rapportent «gros à tout le monde», note le D" Paul Jacquemin, directeur des services professionnels.«Cela permet aux médecins de travailler en symbiose sur les deux fronts, soit à la CRI ou à l’urgence, aux soins intensijs ou sur les étages.» L’effet sur l’urgence a d’ailleurs été phénoménal, jusqu’à lui épargner les contrecoups des derniers pics grippaux.«Quand l’urgence déborde, la clinique peut recevoir les cas moins urgents, ceux qu’on appelle les P4 ou les P5, ce qui fait toute la différence.» Cette approche collaboratrice vaut à l’Hôpital de Verdun le titre envié de perle cachée dans le milieu.«L’Hôpital de Verdun, c’est une chimie particulière, explique le D" Jacquemin.C’est l’avantage du ‘‘small is beautiful”.Nous faisons confiance à nos équipes qui mènent leur barque à leur façon.» Cela permet aussi des soins «beaucoup plus humains», rappelle le D’^ Jobin.«Vous savez, on a tendance à l’oublier, mais la qualité des soins dépend d’abord de ceux qui les donnent.» Le Devoir TOITS Demain, dimanche, Monique Richard s’envolera pour le Népal et s’attaquera, en octobre, au toit du monde, l’Everest SUITE DE LA PAGE 1 routes de France et d’Espagne.Une bagatelle: 1600 kilomètres.«J’ai vu que c’était vraiment de ça que j’avais envie», raconte-t-elle.Elle a vendu son commerce.Comme elle aime marcher et être dehors, elle a obtenu un emploi de factrice à Postes Canada.Puis, profitant de ses moindres congés, elle est repartie.Compos-telle encore.Puis, en 15 jours et hors saison, le sentier de grande randonnée GR 20, en Corse, réputé le plus exigeant d’Europe.«Ç’a été le coup de foudre avec la montagne, dit-elle./’a/ pris conscience de mes aptitudes, de combien j’aimais ça, grimper, marcher vite, de combien je m’épanouissais là-dedans.Je me suis donc lancé un défi, celui d’aller plus haut.» La montagne allait carrément devenir sa compagne de vie.Aller plus haut, cela signifierait d’abord l’ascension des 5892 mètres du mont Kilimandjaro, en Tanzanie, en novembre 2009.Ensuite, l’Elbrouz, en Russie.En janvier dernier, l’Acon-cagua, en Argentine.En juin, le McKinley, en Alaska.Il y a quelques semaines, le Puncak Jaya, aussi appelé pyramide Carstensz, en Indonésie.Demain, dimanche, Monique Richard s’envolera pour le Népal et s’attaquera, en octobre, au toit du monde, l’Everest, sixième étape de sa tentative un peu folle de devenir la première Québécoise à vaincre le plus haut sommet de chacun des sept continents.Le tout en deux ans et des poussières.«Monique est très forte mentalement» Un matin d’août, la Montréalaise de 36 ans s’entraîne au Midtown Le Sporting Club Sanctuaire sous la supervision du kinésiologue Stéphane Goyette, expert en conditionnement physique, comme elle le fait plusieurs fois par semaine.Celui-ci la soumet à une série d’exercices visant, explique-t-il, à développer son endurance, mais aussi à la déstabiliser et à la forcer à s’adapter, tout comme la haute montagne présente des embûches imprévues dont il faut se dépêtrer rapidement.La machine est poussée à bout.L’alpiniste sue à grosses gouttes.Mais jamais elle ne songe à abandonner.«Monique est très forte mentalement.Quand elle a quelque chose dans la tête, elle ne l’a pas dans les pieds», dit-il.Et ce qu’elle a en tête, ajoute-t-elle, c’est «l’occasion de ma vie de me dépasser, d’aller au bout de moi-même et de voir ce que j’ai dans les tripes».Quand elle a conquis le Kilimandjaro, Monique Richard n’entretenait pas encore l’ambition de s’offrir les sept sommets.Il s’agissait plutôt d’un baptême du feu, en quelque sorte.«Comme première montagne, c’est super, parce que ce n’est pas technique, et tu peux voir comment ton corps s’acclimate en haute altitude sans avoir vraiment d’expérience en alpinisme.J’ai adoré la sensation.Partir la nuit pour se rendre au sommet.Regarder le soleil se lever au-dessus des nuages, c’est un moment privilégié.Un tas de sensations que je n’avais jamais éprouvées avant.Il y a une réelle ivresse de l’altitude», souligne-t-elle.Redoubler d^ardeur Rentrée à la maison, elle a assisté à des conférences sur l’alpinisme et lu des livres sur le sujet.Elle fut invitée à une expédition sur l’Aconcagua, mais les circonstances firent en sorte que l’Elbrouz (5642 m) se retrouva d’abord sur son itinéraire.«Après l’Elbrouz, je ne me trouvais pas assez expérimentée.A ce moment, les sept relevaient bien davantage du rêve que du projet.Je commençais à penser à l’Everest, mais je me disais que ce serait pour beaucoup plus tard», dit-elle.Après de petites (!) virées du côté du mont Blanc, du camp de base Everest et du Lo-buche, au Népal, elle attaque l’Aconcagua.Ce ne sera pas précisément une balade d’agrément.«J’ai failli ne pas réussir.Les derniers mètres, j’étais malade, j’avais mal à la tête, je vomissais pratiquement à chaque pas.Ça m’a donné toute une leçon.Je me suis dit que la prochaine montagne, il allait falloir que je la gère.» Elle redouble d’ardeur à l’entraînement, convaincue dès lors qu’elle allait tenter les sept sommets.«Et au McKinley, c’était beaucoup plus technique que tout ce que j’avais fait jusque-là.Mais cette fois, j’étais prête.» Mais on ne contrôle pas toujours son environnement.Pour gravir le Puncak Jaya, dans l’île de Nouvelle-Guinée, elle a choisi de passer par 1^ jungle, «et 85 % du parcours était fait de boue».A la descente, des troubles civils dans l’agglomération située au bas de la montagne les ont forcés.ses accompagnateurs et elle, à emprunter un autre versant.Interdits de passage à travers une mine, ils ont été coincés pendant six jours dans un espace d’une centaine de mètres et ont dû coucher dans un conteneur.Il a finalement fallu que l’ambassade canadienne intervienne.Pendant de longs moments, elle a cru son aventure himalayenne compromise.La fenêtre météo la plus difficile Pour l’ascension de l’Everest, «l’inaccessible étoile», elle a opté pour le versant sud, népalais.Elle a aussi retenu la fenêtre météo la plus difficile, octobre plutôt que mai-juin.Les journées sont plus courtes, les alpinistes, beaucoup moins nombreux et les risques, plus élevés.Et c’est la première fois qu’elle devra utiliser des bonbonnes d’oxygène.«Je sais que j’ai une bonne étoile.Je sais que les décisions que j’ai prises m’ont toujours rapporté.Je suis très motivée.Je vais tout faire pour réussir, mais je ne m’en vais pas me tuer», dit-elle.Et si elle réussit, il lui restera à conquérir le massif Vinson (4892 m), en Antarctique.Elle pourrait s’y rendre dès décembre — «une forte possibilité» — et même tenter de rallier le pôle Sud à ski, mais tout dépendra du financement.Car la passion de Monique Richard lui coûte cher, n’hésite-t-elle pas à confier: les frais de son expédition au Népal s’élèvent à 47 000 $ en tout.«J’ai vendu mon auto, j’ai vendu ma moto, j’ai vendu mon condo et j’ai vidé mon compte de banque», explique-t-elle.Si elle a du temps grâce aux congés sans solde que lui accorde Postes Canada, «ü faut quYeAe] trouve de l’argent.[Elle] cherche des commanditaires»\ Et si tout se déroule comme espéré, qu’y aura-t-il après?Elle continuera de porter son foulard évoquant la peau du léopard, animal qu’elle a aperçu lors d’un safari et qu’elle a adopté comme fétiche.Pour le reste: «Je ne sais pas, on verra.Je vais continuer à faire de l’escalade, mais à un rythme moins soutenu.Peut-être un livre, peut-être un film.J’ai fait beaucoup de sacrifices depuis deux ans.Je me suis mis beaucoup de pression, mais je l’assume.Je veux m’amuser.M’amuser et partager.» Le Devoir CURZI SUITE DE LA PAGE 1 nouvelles pour moi», a réagi celui qui représente Nicolet-Yamaska.«Il me semble que c’était assez clair depuis longtemps que c’était dans les cartes pour Pierre [Curzi].» Déjà, le 21 juin, jour où l’ancien président de l’Union des artistes a tenu une assemblée citoyenne dans Borduas, Le Devoir écrivait que «selon plusieurs sources, M.Curzi n’a jamais caché que la direction du parti l’intéressait».Il en aurait même parlé ouvertement au caucus.Dimanche passé, en marge de la réunion du Nouveau Mouvement pour le Québec, M.Curzi, dans un point de presse, alors qu’il était questionné sur l’avenir de l’ex-chef du Bloc Gilles Ducep-pe, avait soudainement évoqué sa participation à une éventuelle course à la chefferie du PQ.« Un sacré bon outil » Depuis juin, Pierre Curzi a toujours rejeté l’hypothèse de la création d’un autre parti souverainiste.Il souligne aussi qu’il n’a jamais déchiré sa «carte de membre» du PQ.Hier, il décrivait la formation politique comme «un sacré bon outil».En matinée, questionné par La Presse à savoir s’il rentrerait au bercail si Pauline Marois entérinait les propositions de réformes de Bernard Drain-ville, M.Curzi a d’abord répondu que cela pourrait être possible.L’entrevue au 98,5 a suivi et M.Curzi a alors fait évoluer sa version en disant que Mme Marois devait d’abord partir pour qu’il considère un retour.Et si une autre personne — disons Bernard Drainville — devenait chef du PQ et prônait les idées de réforme des institutions démocratiques?Devant la question, M.Curzi prend une pause.«Je n’ai pas examiné ça», laisse-t-il alors tomber avant d’évoquer une course entre lui et M.Drainville: «Ce qui serait intéressant, c’est de pouvoir confronter ces idées-là.Parce que je ne suis pas d’accord avec toutes les idées [du rapport Drainville].Et ça, c’est vrai de plusieurs personnes.Il y aurait d’autres candidats.Une confrontation d’idées, ce serait intéressant.» Puis il évoque des dénouements possibles: «Si les meilleures idées gagnent.oui., je serais prêt à me rallier à celui qui a les meilleures Pierre Curzi idées et qui aurait un appui manifeste de la part des membres.Pourquoi pas?Et vice-versa.C’est toujours comme ça que les choses se passent, non?» La députée indépendante de Rosemont, Louise Beaudoin, qui avait jeudi encensé le rapport Drainville, a soutenu hier que si le PQ avait le «courage» de l’appliquer, elle considérerait un retour à la formation pour laquelle elle a milité de 1970 à 2011.Pour Jean-Martin Aussant, ce n’est pas là une condition suffisante.A ses yeux, «n’importe quel parti fédéraliste pourrait mettre en avant» un rapport comme celui de M.Drainville.«C’est pas sur la souveraineté, cette affaire-là! Et moi, je n’ai pas quitté le PQ sur la question des institutions démocratiques, mais à cause d’un manque de conviction souverainiste.» Parmi les cinq députés qui ont quitté le PQ, seul M.Aussant, jusqu’ici, avait réclamé le départ de Pauline Marois.Il évoque un éventuel retour en ces termes: «Si Pauline s’en va et qu’il y a un nouveau chef qui est souverainiste.Après une course à la chefferie, on va voir ce qui va arriver.J’ai pas fermé la porte éternellement.» Menaces de démission chez les présidents Par ailleurs, selon Philippe Leclerc, président de l’association péquiste de Mercier et ancien candidat dans Saint-Laurent en 2010, plusieurs de ses homologues de l’île de Montréal — il en a compté six — et lui se préparaient à claquer la porte du parti avant la publication du rapport Drainville.«On était une gang qui s’en allait On n’était plus inspiré.» C’est le document du député de Marie-Victorin qui leur redonne le goût de rester au PQ «pour l’instant», a-t-il expliqué.Ainsi, ils somment la chef «d’agir comme une leader doit agir» et d’entériner au moins deux des dix solutions du député de Marie-Victorin: le RIP et la proportionnelle.Sinon?Ils vont quitter le parti.«Ce serait une très dure épreuve.Mais si on n’a pas d’outils pour reconquérir le cœur des électeurs, il ne nous restera plus que ce choix.» Et si un jour Pierre Curzi devenait le chef du PQ avec ce projet de réforme démocratique?«On ne changerait pas encore de génération à la tête du PQ», a répondu M.Leclerc.Malgré la démission du caucus de Lisette La-pointe, l’exécutif péquiste de Crémazie a gardé ses liens avec le PQ.Joint hier, son président, Hadrien Parizeau, a soutenu que son équipe, «orpheline de député», préfère changer les choses de l’intérieur: «Tant qu’à quitter le parti et ne rien faire, on aime mieux continuer à faire de la politique; par exemple avec Bernard Drainville.» Notons enfin que sur son blogue, le dirigeant du Réseau de résistance du Québécois a pris position hier pour la création d’un nouveau parti indépendantiste.«Il y a deux personnalités fortes qui pourraient donner un grand coup de barre dans le petit monde politique québécois: Pierre Curzi et Jean-Martin Aussant.Si ces deux-là décident de brasser la cage, on pourrait être surpris des résultats qu’ils pourraient obtenir.» Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut, a l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9' l’imprimerie du Journal de Quebec, 450 avenue Bechard, Quebec qui est la propriété d'organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi etage, Montreal, (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel Inc, 12 800 rue Brault, St-Janvier de Mirabel, Quebec, division de Québécor Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de de Corporation Sun Media, 612 rue Saint-Jacques, Montreal — Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007
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