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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2011-08-02, Collections de BAnQ.

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Division à l’ONU sur la répression en Syrie Page B 4 Le Canada français passe au groupe Transcontinental Page B 8 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.CII N°172 LE MARDI 2 AOUT 2011 1,09$ + taxes = 1,24 Entente sur la dette AUX États-Unis Feu vert de la Chambre des représentants FRANÇOIS DESJARDINS Toute la journée, le monde a observé avec incrédulité et retenu son souffle.La Chambre des représentants allait-elle vraiment voter contre Ten-tente conclue dimanche soir à Tarraché et entraîner, qui sait, la décote de la part des agences de notation?Grâce à un appui républicain bien senti, la réponse a eu le mérite d’être claire: 269 élus ont donné leur bénédiction.Dans le coin opposé, 161 autres (66 républicains et 95 démocrates) ont voté contre le projet de loi englobant des compressions budgétaires et un relèvement du plafond de la dette.Le vote, précédé d’une opération de chambre dans les rangs républicains où l’entente ne fait pas l’unanimité, a été marqué par le grand retour de Gabrielle Giffords, cette représentante de TArizona victime d’une tentative d’assassinat Tan dernier.Elle a appuyé le plan, sous un tonnerre d’applaudissements des deux côtés de la Chambre.Au Sénat, contrôlé par les démocrates, le vote est attendu aujourd’hui.Relevé automatiquement et sans aucune prise de bec au cours des dernières décennies—sous la gouverne de plusieurs présidents —, le plafond de la dette est de 14,3 milliards.Puisque la dette est désormais de 14,4 milliards, le gouvernement américain ne peut émettre de nouvelles obligations pour financer des programmes qui ont, pourtant, déjà été autorisés.H a jusqu’à aujourd’hui pour ouvrir ce cul-de-sac.Les républicains, qui ont bondi sur l’occasion pour y rattacher des demandes de compressions budgétaires afin de réduire le déficit, ne s’entendent pas tous sur l’entente conclue dimanche soir avec Tétat-major démocrate — certains la jugent trop molle —, mais ont tout de même réussi hier à amasser un nombre d’appuis suffisants pour faire adopter le texte.L’entente porte sur des compressions de 2500 milliards sur dix ans.Le président Barack Obama souhaitait que l’entente comprenne ausçi des mesures visant à augmenter les revenus de l’État, mais cette demande a dû être laissée de côté au cours des négociations, ce qui lui a valu des critiques d’une rare VOIR PAGE A 8: ÉTATS-UNIS ¦ Les Etats-Unis et l’Europe peinent à convaincre, page B 1 ¦ Dégringolade des marchés européens, page B 2 Barack Obama a été accusé de capituler en renonçant à une hausse des revenus de l’État ANTOINE BRESSANI UN LIEU, UN NOM Des histoires à dormir debout autour de Mystic ¦ À lire en page A 2 INDEX Annonces.B 6 Idées .A 7 Avis publics.B 4 Météo.A 4 Culture.B 8 Monde .A 5 Décès.B 6 Mots croisés.A 4 Économie.B 1 Sudoku.B 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 TRAVERSER LE FLEUVE A PIED A LTLE VERTE à.YAN DOUBLET LE DEVOIR Des centaines d’aventuriers ont traversé le fleuve Saint-Laurent à marée basse, hier, devant l’île Verte, entre Rivière-du-Loup et Trois-Pistoles.Sur le « sentier de la bouette » ISABELLE PORTER ^ Isle-Verte — Pas besoin de mi- L/ racles pour marcher sur Teau.A preuve, hier à Tîle Verte, plus de 400 personnes ont traversé le fleuve à pied à l’occasion d’un rituel unique au Québec: le «sentier de la bouette».Inspiré d’une vieille tradition d’insulaires, ce drôle de sentier consiste à profiter d’une marée basse particulièrement marquée pour traverser le fleuve à pied.L’événement est un secret bien gardé, mais il affiche quand même complet chaque année.«On doit refuser des inscriptions», explique Gérald Dionne, Tun des organisateurs.Et pourtant, on est loin du paisible après-midi à la plage.Avec les pieds trempés jusqu’à la moelle, la boue, Teau qui monte parfois jusqu’aux cuisses et les algues qui menacent de vous faire trébucher, les quelque six kilomètres du parcours se font bien sentir et l’expérience n’est pas très douillette.Or elle est sans pareille.«J’ai adoré ça! nous a dit Lise Duchesneau, de Québec, après avoir complété le sentier.J’ai 62 ans et aujourd’hui, dans la bouette, j’avais l’impression d’en avoir 10! C’est sûr qu’on va revenir et on va ramener des gens qui ne connaissent pas ça encore!» Pour sa sœur Hélène, dont c’était la seconde traversée, cela prenait aussi la forme d’un défi physique.«Je fais de la fibromyalgie, donc c’est quand même une expérience de vouloir le faire.Je suis un peu épuisée, disait-elle avec la satisfaction de l’épreuve réussie.On marche quand même au fond du fleuve, c’est quelque chose!» Léopold, Tun des bénévoles qui s’occupaient de la sécurité, est de l’aventure presque tous les ans YAN DOUBLET LE DEVOIR Sur le «sentier de la bouette», les espadrilles s’enfoncent dans la vase avec un bruit de succion.depuis sa mise en place, en 1989.Pour ce résidant de Cacouna, c’est une «activité sociale intéressante» et une occasion de prendre conscience de l’incongruité du phénomène des marées.«Quand les gens retraversent avec les bateaux, ils refont à peu près le même trajet sauf qu’il y a 7, 8 ou 10 pieds d’eau en dessous d’eux!» Le rendez-vous avait été fixé à 8h le matin au quai face à Tîle Verte, entre Rivière-du-Loup et Trois-Pistoles.Les participants avaient dû réserver des semaines, voire des mois à l’avance notamment pour avoir une place sur les bateaux pour regagner la côte en fin de journée.Une heure avant, le resta du village était plein à cra-VOIR PAGE A 8: ÎLE VERTE Autoroute Ville-Marie L’état du tunnel ^dger jugé critique en 2008 Deux ans plus tard, le MTQ ne trouvait « rien à signaler » MARCO BELAIR-CIRINO MÉLISSA GUILLEMETTE Poussé dans ses derniers retranchements, le ministère des Transports (MTQ) a dévoilé hier après-midi l’ultime rapport d’inspection générale triennale ainsi que la fiche d’inspection annuelle 2010 du tunnel Viger, dont une poutre s’est affaissée dimanche sur l’autoroute 720-Est, entraînant avec elle les paralumes qu’elle soutenait Dans le rapport d’inspection générale, datant de mai 2008, SNC-Lavalin avertit le gouvernement du Québec que l’état général du tunnel Viger est «critique» pour la «sécurité des usagers».«L’état actuel des paralumes en béton est douteux et nous recommandons, à très court terme, un relevé de dommages ainsi qu’une analyse structurale pour l’ensemble de ces éléments», affirment sans ambages les ingénieurs de la firme d’ingénierie et de construction.Ces derniers relèvent également des joints du tunnel «qui ne sont pas étanches», des luminaires «dont les éléments d’attaches sont corrodés au point de ne plus être utiles à leur support» et du béton délaminé «qui risque de tomber sur les voies», etc.Dans le document de plus de 60 pages, SNC-La-valin attire l’attention du gouvernement sur une VOIR PAGE A 8: TUNNEL ¦ L’Ordre des ingénieurs dénonce un manque d’entretien des ouvrages, page A 3 ¦ Lire aussi l’éditorial de Josée Boileau, page A 6 : La cassure Plan Nord Québec paiera la grosse part d’une route pour une mine de diamants ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement Charest injecte des dizaines de millions de dollars pour faciliter le boom minier,dans le cadre de son Plan Nord.C’est en effet l’État québécois qui assumera la plus grande part des coûts du prolongement de la route 167, un nouveau tronçon qui facilitera la mise en exploitation de la première mine de diamants de la province.Un gisement dont la valeur brute pourrait dépasser les 5 milliards de dollars.Selon les prévisions budgétaires rendues publiques hier, la construction de cette route de 243 kilomètres coûtera 331,6 millions de dollars, soit 1,4 million du kilomètre.Le gouvernement assumera la majeure partie de la facture en investissant pas moins de 287,6 millions de dollars dans le projet, soit 8 millions de plus que ce qui était inscrit dans le document présentant les investissements en infrastructures dans le cadre du Plan Nord.De son côté, la minière Stornoway Diamond Corporation s’engage à injecter 44 millions dans le projet sur une période de 10 ans, et ce, à partir de juillet 2015.L’entreprise de Vancouver a aussi accepté à’«effectuer une contribution maximale de 5000 $ le kilomètre, soit 1,2 million par année, pour l’entretien de la route pendant son utilisation».Selon ce qu’a dit hier le VOIR PAGE A 8: DIAMANTS La valeur brute du gisement Renard est évaluée à plus de 5,4 milliards 77831302830032 A 2 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2011 ACTUALITES m.Je choisis Le Devoir Libre de penser Un lieu, un nom Le mystère de Mystic On passe devant, on roule dessus, on s’y rend tous les jours: ces places, ces rues, ces villages ont des noms parfois charmants qui cachent une histoire souvent insoupçonnée.Tout l’été, nous partons à la découverte non pas des lieux, mais de leur toponyme.ANTOINE BRESSANI L> auberge L’Œuf avoisine un ' charmant cimetière, au cœur de la pittoresque bourgade de Mystic.Des histoires circulent d’hôtes qui n’ont pu y dormir la nuib poiu cause d’importunes visites de fantômes.Des rumeurs qui, du reste, ne datent pas toutes d’autan.Mais qu’a donc de si «mystique» ce village de la municipalité de Saint-Ignace-de-Stanbridge, en Montérégie, tout près de la frontière américaine, sinon cette atmosphère particulièrement charmante et cet air champêtre qui évoque une autre époque?Selon le recueil Missisquoi — A Store of Memories (publié par la Société d’histoire de Missisquoi) , les premiers résidants, qui remplacèrent des «Indiens», appartenaient à la famille Clapper.D’où le nom premier de l’endroit, Clapperton.Ce n’est qu’après avoir obtenu ArcHWfl L’auberge L’Œuf de Mystic fait aussi office de chocolaterie.ticulièrement superstitieux.Leur croyance aux revenants et aux sorcières ainsi que certains rites particuliers de leur vie quotidienne ont pu inspirer le choix de Mystic».Hardy Craft, président de la Walbridge Conservation Area Foundation (WCAF), raconte qu’avant Mystic (et après Clapperton), PHOTOS ANTOINE BRESSANI L’église et le cimetière de Mystic, un village de la municipalité de Saint-Ignace-de-Stanbridge, en Montérégie, tout près de la frontière américaine.La croyance des Clappers «aux revenants et aux sorcières ainsi que certains rites particuliers de leur vie quotidienne ont pu inspirer le choix de Mystic» l’établissement d’un bureau de poste, en 1863, après une pétition envoyée à Québec, qu’il a fallu attribuer à la localité un nom officiel.Puis, de l’ensemble des propositions soumises, le ministre des Postes aurait retenu celle de Mystic.Jusqu’ici, rien d’éminemment inusité, outre que le nom choisi ne commence pas par «Saint» ni ne termine par «burg» ou «ville».Pourquoi Mystic et pas autre chose?Les archives de la Commission de toponjnnie du Québec mentionnent, au-delà de la possibilité que Mystic soit d’origine amérindienne, que «les Clapper étaient honnêtes et par- le village était connu sous le nom de Stan-bridge Center.C’est donc pour éviter la confusion avec les autres localités des environs qui portaient le nom de Stanbridge que les autorités des postes auraient exigé un nouveau baptême.La WCAF a pour mission de préserver le domaine Walbridge, joyau de la localité; son vice-président n’est nul autre que Stephen Walbridge, le descendant de Solomon Walbridge, qui aurait institué le village en 1822.M.Craft croit que «Witch Hill», colline qui ferme le village, lieu occulte que les chevaux refusaient de gravir, aurait peut-être inspiré le nom de Mystic.Le Missisquoi —A Store of Memories affirme que la croyance voulait que se ré- unissaient là les sorcières avant de transformer «un malheureux en cheval, chien, renard, lièvre ou un autre animal selon leur convenance».Cependant, M.Craft rappelle qu’il existe également un Mystic au Connecticut, à fouesf de la ville de Bedford, dans l’État de New York, et qu’il y en aurait encore un autre en Angleterre, dans le Bedfordshire.Il se trouve justement que notre Mystic est situé trois kilomètres au nord du Bedford québécois.Le nom de Mystic ne serait-il qu’une banale répétition?Pourtant, la «Mystic River» du Connecticut tirerait son nom de «muhs-uhtuq», qui signifiait «grande rivière» pour la tribu amérindienne des Wampa-noags.Par ailleurs, «Missi-Tuk», en algonquin, se rapporte à «une grande rivière dont les eaux sont entraînées par les vagues».Une recherche qui, en soi, a quelque chose de mystérieux.Êncore peut-on préférer l’anecdote que soutient Pierre Normandeau, l’illustre chocolatier-aubergiste de L’Œuf: en réponse au concours du bureau de poste, en 1863, un résidant aurait écrit candidement, «Ifs so mystic, I can’t find a name!» Ft de là le toponjnne! Collaboration spéciale ARCTIQUE Le climat compliquerait le nettoyage d’un désastre pétrolier BOB WEBER Edmonton — Un nouveau rapport commandé par l’Qffice national de l’énergie du Canada conclut que les efforts de nettoyage d’un éventuel désastre pétrolier dans l’océan Arctique pourraient être compliqués par le climat.Au moins une journée d’opération sur cinq dans la région devrait être annulée en raison du mauvais temps ou du déplacement des glaces sur l’eau.Et selon le porte-parole d’un groupe environnemental, une autre étude américaine suggère que ces calculs sous-estiment les risques.«Ils pourraient être trop optimistes», a affirmé Rob Powell, du programme arctique du Fonds mondial pour la nature (WWF).L’Qffice national de l’énergie avait demandé à un expert en environnement de se pencher sur l’efficacité des méthodes habituelles de nettoyage en région polaire.Ses conclusions font craindre le pire en cas de déversement.Des vents dépassant les 10 mètres par seconde, par exemple, rendent impossible la combustion des nappes de pétrole, l’une des principales méthodes utilisées pour nettoyer ce genre de désastres.Les produits dispersants, qui séparent le pétrole, ne peuvent être utilisés en présence de vagues de plus de trois mètres.Les bouées, les estacades et les filets, qui servent à contenir puis à retirer les hydrocarbures de l’eau, sont peu efficaces lorsque la mer est recouverte à plus de 10 % de glaces.Et les aéronefs, essentiels pour diriger le nettoyage, nécessitent une visibilité d’au moins un kilomètre.La firme S.L.Ross Environmental Research a évalué ces limites et les a appliquées aux conditions qui prévalent dans la région arctique durant l’été, sur la base des 20 dernières années.Ce rapport a été publié à la mi-juillet.L’étude démontre que dans la mer de Beaufort, même pendant le mois le plus favorable de la saison, en juin, l’utilisation de l’ensemble de ces mé-thodes de nettoyage serait impossible 20 % du temps.Les conditions se détériorent ensuite pendant tout l’été jusqu’en octobre, mois où le nettoyage serait rendu impossible 65 % du temps.ANDY CLARK REUTERS Dans le cas d’une catastrophe pétrolière dans l’Arctique, au moins une journée de nettoyage sur cinq devrait être annulée en raison du mauvais temps ou du déplacement des glaces sur l’eau.Dans le détroit de Davis, les conditions climatiques du mois de juillet empêcheraient tout nettoyage 27 % du temps.En novembre, ce taux augmenterait rapidement à 80 %.L’étude souligne aussi que la météo arctique est imprévisible et que des conditions parfaites peuvent très rapidement se détériorer.Le pétrole déversé une année pourrait être recueilli l’année suivante, mais les risques qu’il s’émulsionne avec l’eau salée sont grands.Plusieurs géants de l’énergie ont déjà acheté des droits d’exploration dans la mer de Beaufort.Des forages ont commencé sur la côte groenlan-daise du détroit de Davis.Rob Powell, du WWF, soutient qu’il est important que de telles recherches soient menées avant que le Canada approuve d’autres activités.«Nous sommes contents de voir que cela a été fait» La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE MARDI 2 AOUT 2011 A 3 ACTUALITES Effondrement sur l’autoroute Ville-Marie Les experts ont entamé l’examen du tunnel Viger MELISSA GUILLEMETTE Une seconde poutre instable a été retirée hier du tunnel Viger, où 25 tonnes de béton se sont effondrées dimanche matin.Des experts ont alors pu commencer à étudier la section de l’autoroute Ville-Marie qui suscite l’émoi.Le ministre des Transports du Québec, Sam Hamad, a mandaté deux, experts indépendants — de l’Ecole de tephnologie supérieure et de l’Ecole polytechnique — pour étudier le cas de l’affaissement de la première poutre et des pare-soleil qu’elle soutenait, et une équipe d’ingénieurs du ministère fera parallèlement le même travail.«Nous avons l’expertise au ministère, mais c’est toujours, dans des situations comme ça, intéressant d’avoir le point de vue de gens qui sont de l’extérieur et d’avoir un point de vue objectif», a indiqué hier la porte-parole du ministère des Transports du Québec (MTQ), Caroline Larose, lors d’un point de presse hier près du tunnel.Les experts ont pu mettre en branle leurs études en début d’après-midi hier, lorsqu’un passage vers les paralumes brisés a été sécurisé.Au cours de la nuit de dimanche à hier, la deuxième poutre instable a été retirée et cette nuit, une troisième poutre devait être solidifiée, permettant aux ingénieius de circuler plus loin dans le tunnel ce matin.Un entrepreneiu en électricité a aussi retiré les luminaires effondrés en fin de journée hier.Quand les ingénieurs auront terminé leius observations siu le terrain, le béton pourra être enlevé des quatre voies de la chaussée.Diverses hypothèses La Sûreté du Québec (SQ) mène également ime enquête siu l’incident, une investigation qui n’a pas de lien avec celle du ministère.Les inspecteurs tentent de reconstituer les événements.La SQ enquête généralement lorsqu’il y a possibilité de questions d’ordre criminel.«Ça fait partie des volets qu’on doit enquêter», a répondu à ce sujet la porte-parole Geneviève Bru-neau.Mme Bruneau a ajouté que les enquêteurs ont déjà rencontré les personnes qu’ils souhaitaient interroger.L’hjqiothèse que favorise le ministère est celle voulant que ce soit les vibrations causées par des travaux de réfection de l’autoroute à proximité qui aient causé la chute.«On pense que Sam Hamad a mandaté deux experts indépendants et une équipe d’ingénieurs du ministère pour étudier le cas de la chute de la première poutre et des pare-soleil qu’elle soutenait c’est une des causes probables de l’effondrement de la poutre, a dit Mme Larose.Toutes les options sont étudiées» toutefois.Heure de pointe Les policiers du Service de police de la ville de Montréal sont toujours dans le secteur pour assurer le bon déroulement des heures de pointe.La circulation aujourd’hui devrait ressembler à celle d’hier; il y aura toujours une seule voie d’ouverte dans le tunnel Ville-Marie en direction est jusqu’à la sortie Saint-Laurent, où se trouvent les paralumes effondrés.Le stationnement est toujours interdit aux alentours, dans les rues Qntario et Saint-Antoine, ainsi que dans le boulevard René-Lévesque.Les heiues de pointe n’ont pas été catastrophiques hier, probablement grâce aux nombreuses personnes en vacances et aux automobilistes qui ont pris des routes alternatives.La Ville de Montréal encourage les usagers à emprunter le réseau routier montréalais.«Aussi, on propose aux citoyens d’emprunter les services de la STM, en l’occurrence la ligne de métro orange ou encore la ligne verte [.] ou encore d’emprunter les nouveaux services additionnels mis en place par la STM [hier matin].' 90 nouveaux départs, qui proviennent des secteurs ouest, vers l’est», a dit le directeur des transports à la Ville de Montréal, Claude Ca-rette.Si la fermeture de l’autoroute se prolonge au-delà des vacances de la construction, d’auùes mesiues poiuraient être mises en place par la Ville.Des curieux Dans le boulevard Saint-Lau-reuL vis-à-vis du lieu de l’effon-dremeuL les sessions de photo des amas de béton par des touristes et des Montréalais incrédules ont pu se poursuivre.Deux collègues qui travaillent à deux pas de là sont venues jeter un coup d’œil pendant leiu heure de lunch.«C’est épeurant!» Ces deux automobilistes disent ne plus se sentir en séciui-té sur les routes.«Je n’aime plus passer en dessous des viaducs ou tunnels à Montréal», raconte Jennifer Carroll, qui dit accélérer quand elle passe sous une structure de béton.Son amie, Stéphanie Taillon, pousse la note un peu plus loin: c’est le ministère des Transports qui n’a plus sa confiance.«Madame Larose, elle parle pour parler.Elle dit ce qu’on veut entendre.» Le Devoir -iTSi-.-,ngMSl4)64e 0553 PEDRO RUIZ LE DEVOIR Les policiers du Service de police de la ville de Montréal sont toujours dans le secteur pour assurer le bon déroulement des heures de pointe.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Au cours de la nuit de dimanche à hier, une deuxième poutre instable a été retirée.Cette nuit, une troisième poutre devait être solidifiée, permettant aux ingénieurs de circuler plus loin dans le tunnel ce matin.L’Ordre des ingénieurs dénonce un manque d’entretien des infrastructures Selon la présidente de l’Ordre, il serait «inhabituel» que les constructions soient déjà affectées de problèmes sérieux LIA LEVESQUE Les grandes infrastructures routières du Québec ont beau avoir souvent été construites dans les années 1960, il est «inhabituel» qu’elles soient déjà affectées de problèmes sérieux, soutient la présidente de l’Qrdre des ingénieurs du Québec, Maud Cohen.Elle montre du doigt les lacunes dans l’entretien.En entrevue au sujet de l’effondrement d’une structure de plusieurs tonnes à l’entrée du tunnel Viger, à Montréal, Mme Cohen s’est dite préoccupée par le manque de régularité dans l’entretien des infrastructures en général.Selon elle, ces infrastructures devraient durer beaucoup plus que 40 ou 50 ans, mais à condition d’être régulièrement inspectées et entretenues.«C’est plutôt inhabituel ce qu’on voit là.Au contraire! Des ponts, des infrastructures, ça a des durées de vie qui sont bien plus longues que 40, 50, 60 ans comme on peut le voir à l’heure actuelle.Ce qui se produit à l’heure actuelle, ça a un lien direct avec le fait qu’on a investi très, très peu d’argent, sinon pas d’argent, dans l’entretien et la maintenance des infrastructures au fil des années», a opiné Mme Cohen.Or, pendant les années 1990, les autorités gouvernementales ont réduit leurs budgets d’entretien, aux prises avec d’importants déficits.«Les problèmes que l’on décèle aujourd’hui sont rendus à un PEDRO RUIZ LE DEVOIR Selon l’Ordre des ingénieurs, ies infrastructures construites dans ies années 1960, devraient durer beaucoup pins que 40 ou 50 ans, mais à condition d’être réguiièrement inspectées et entretenues.point si avancé qu’on n’a pas le choix, par exemple dans le cas du pont Champlain ou de l’échangeur Turcot, de remplacer les infrastructures qu’on aurait pu peut-être garder 10, 15, 20 ans, 30 ans de plus, si on les avait entretenues de façon plus adéquate.Et le coût est beaucoup plus grand pour les contribuables qu’il ne l’aurait été si on les avait entretenues de façon adéquate», a déploré Mme Cohen.La présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec ne prône pas nécessairement le recours à l’acier plutôt qu’au béton.Selon elle, il faut d’abord bien entrete- nir l’infrastructure, qu’elle soit en acier ou en béton, sinon des problèmes peuvent se présenter.Elle trace un parallèle avec une voiture.«Une automobile, on va l’amener au garage à chaque 5000 kilomètres, selon les instructions du garagiste.On ne va pas attendre 20 000 kilomètres avant d’aller faire un changement d’huile.C’est exactement la même chose avec une infrastructure.Lorsqu’un pont va être construit, il va avoir des entretiens à effectuer au fil des années, des inspections, et ça, ça n’a pas été fait de façon appropriée depuis les années 1960, 1970.Ça a été fait davantage ces dernières années à cause des événements que l’on connaît», a déploré Mme Cohen.De même, la présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec confirme les dires de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec voulant qu’il y ait eu une perte d’expertise au ministère des Transports, au profit du secteur privé qui offre une rémunération plus avantageuse.Elle note également une pénurie d’ingénieurs civils.La Presse eanadienne Des voix se préoccupent de l’image de Montréal Louise Harel demande à Sam Hamad un portrait global de l’état des infrastructures AMELIE DAOUST-BOISVERT Avec cette pluie, il faut être prudent au volant.Heureusement nous sommes en parfaite sécurité, stationnés dans le tunnel Ville-Marie», ironisaient hier les humoristes les Justiciers masqués sur leur fd Twitter.Ils ne sont pas les seuls à rire jaune.Sur la Toile comme dans les bureaux, l’effondrement des paralumes du tunnel Ville-Marie suscite des commentaires inquiets et pas très reluisants pour l’image de Montréal.Préoccupée, Louise Harel demande plus de transparence au ministère des Transports.Pour la chef de l’opposition officielle à la Ville de Montréal, le «climat d’incertitude a un impact bien réel sur la perception négative de la métropole et il peut hypothéquer son développement».Dans une lettre adressée au ministre Sam Hamad, elle lui demande de rendre «publics toutes les études et tous les rapports d’inspection sur l’état des infrastructures routières montréalaises, notamment l’autoroute Métropolitaine, l’autoroute Ville-Marie, l’échangeur Turcot et le pont Mercier, ainsi que celles concernant le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine.Les événements récents ont semé un doute au sein de la population quant à la sécurité et la seule chose qui puisse rassurer, c’est d’avoir un portrait global de l’intégrité physique des infrastructures».Il faut agir, dit la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, car la «vitalité économique et le développement de la métropole en dépendent».Dans un communiqué diffusé hier, elle exhorte le gouvernement à accorder une «priorité nationale» aux infrastructures de la métropole, tant du côté des routes que de l’amélioration du transport en commun.Si elles ébranlent les Montréalais, les images du paralume étendu de tout son long sur la chaussée de l’autoroute Ville-Marie sont-elles assez choquantes pour faire fuir les touristes?Pas nécessairement, dit Pierre Bellerose, vice-président relations publiques, recherche et développement de produit pour Tourisme Montréal.«L’impact dure le temps de la crise médiatique, explique-t-il.Par expérience, quand un phéno- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Louise Harel mène arrête d’être médiatisé, les touristes sont là.» Il ajoute que la couverture médiatique en dehors du Québec est trop mince pour influencer les comportements touristiques.Avec la collaboration de Mélissa Guillemette Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2011 ACTUALITES Les médecins peinent encore à changer de province de travaii Les conditions pour les détenteurs de permis d’exercice restrictifs varient d’un territoire à l’autre MARK BROWNLEE Toronto — Les médecins canadiens ont encore du mal à traverser les frontières interprovinciales en dépit des efforts des gouvernements provinciaux pour favoriser la mobilité de la main-d’œuvre.En décembre 2008, les gouvernements provinciaux ont conclu un accord qui devait faciliter les choses pour les docteurs souhaitant transférer leur permis d’exercice d’une province à ime autre.Mais certains médecins affirment que les organisations responsables de l’approbation des permis ne respectent pas l’entente signée il y a plus de deux ans.Selon le D" Rubens Barbosa, un anesthésiste formé au Brésil qui travaille à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, la raison est simple: cet accord a été conclu par des politiciens et non par des médecins.La décision concernant qui aura ou n’aura pas de permis d’exercice revient aux ordres dirigés par les docterus dans chaque province.D’après le Barbosa, qui a récemment vu sa demande de transfert pour l’Ontario rejetée, ces ordres sont peu disposés à accepter une loi proposée par des politiciens et font tout en leur pouvoir polu éviter qu’elle soit effective.Plusieurs pénuries Les gouvernements provinciaux espéraient que cette entente permettrait de combler les manques au sein de la main-d’œuvre qualifiée.Plusieurs provinces, dont l’Ontario, la Saskatchewan et le Manitoba, sont actuellement aux prises avec une pénurie de médecins, ce qui fait LOAY ABU HAYKEL REUTERS Les ordres de chaque province du Canada seraient peu disposés à accepter une ioi sur ia mobiiité des médecins proposée par des poiiticiens et iis feraient tout en ieur pouvoir pour éviter qu’eiie soit effective.que plusieurs de leurs résidants sont incapables de trouver un médecin de famille.D’après un sondage mené en 2009 par le Collège des médecins de famille du Canada, quelque 4 millions de Canadiens, soit environ 4 % de la population, n’ont pas de médecin de famille.Kathryn Clarke, une porte-parole du Collège des médecins et des chirurgiens de l’Ontario, l’organisation qui a refusé la demande du D"^ Barbosa, a assuré par courriel que son ordre respectait la loi sur la mobilité.Mais la Eédération des ordres des médecins du Canada, qui représente tous les ordres du pays, admet que les personnes qui essaient de transférer des permis d’exercice restrictifs doivent encore surmonter de nombreux obstacles.Le problème, c’est que les conditions pour les détenteurs de permis d’exercice restrictifs varient d’une province à l’autre.«Nous essayons actuellement de faciliter leur mobilité d’une juridiction à une autre en tenant compte du fait qu’ils n’ont pas un permis d’exercice régulier», a expliqué le D"^ Yves Robert, président de la Eédération, avant d’ajouter qu’il s’attendait à ce qu’un nouvel accord établissant des normes communes pour les permis restrictifs soit conclu d’ici un an.La majorité des médecins qui détiennent un permis d’exercice spécial ont été formés à l’étranger, a pour sa part indiqué le D"^ William Lowe, un ancien président de la Eédération.Ils l’utilisent habituellement comme point de départ polu obtenir un permis régulier.Pas de hausse de la mobilité Les chiffres recueillis par les différents ordres de médecins du pays laissent voir que l’Accord sur le commerce intérieur, qui a été amendé en avril 2009 pour y ajouter les nouvelles provisions sur la mobilité de la main-d’œuvre, n’a pas permis d’augmenter le nombre de docteurs allant pratiquer dans d’autres provinces.Le Collège,des médecins et des chirru^ens de la Nouvelle-Ecosse a accordé des permis à 250 demandeurs depuis avril 2009, dont 6 conformément aux provisions sur la mobilité.Celui de l’Alberta a donné son aval à environ un millier de médecins en 2009 et 2010.Seulement cinq d’entre eux se réclamaient des provisions sur la mobilité.Entre janvier 2010 et avril 2011, le Collège des médecins et des chirrugiens de l’Ontario a rejeté 26 demandes liées aux provisions sru la mobilité.La plupart d’entre elles provenaient de médecins détenant un permis restrictif.Beaucoup d’ordres ne font pas le décompte du nombre de demandes émanant de médecins se prévalant des provisions sru la mobilité ayant été acceptés et rejetées.La Presse eanadienne E N BREF La pilule davantage accessible pour les Américaines Washington — La pilule contraceptive, le suivi médical des femmes enceintes ou les contrôles de santé seront à partir de l’an prochain plus accessibles poru les Américaines, grâce à un meilleru remboruse-ment que vient de décider le ministère de la Santé.Ces nouvelles mesrues font partie de la réforme de la couverture santé décidée l’an dernier par le président américain Barack Obama.Huit t5^s de soins seront désormais couverts ou mieux rem-boiusés, comme la pilule contraceptive, l’aide à l’allaitement maternel, des contrôles de santé annuels ou des dépistages de maladies sexuellement transmissibles.Une clause permet cependant aux institutions religieuses qui payent l’assiuance de leius employées de décider «si elles veulent couvrir ou non la pilule contraceptive».Selon une étude en 2010 du jorunal Contraception, une Américaine déboruse de sa poche 168 $ par an en contraception, soit 29 % de plus que poru l’ensemble de ses autres frais médicaux.-AFP Alcool et tabac Washington — Un Américain sru derrx âgé de plus de 12 ans a bu de l’alcool au cours du mois écoulé, un sru quatre a pris une «cuite» et un sur quatre a fumé, selon un rapport publié cette semaine par un organisme officiel des Etats-Unis chargé des questions de drogues.Selon l’enquête du SAMHSA (Services chargés des drogues et des maladies menfales), 51,8 % des habitants des Etats-Unis ont déclaré avoir bu de l’alcool au corus du mois ayant précédé l’enquête et 28 % ont fumé.Ce rapport compile plusierus enquêtes sru la consommation d’alcool, de cigarettes ou de drogues, réalisées auprès de 137 436 personnes entre 2008 et 2009.Concernant l’alcool, l’enquête montre que le taux le plus élevé de buverus se trouve parmi les jeunes de 18 à 25 ans du New Hampshire (75,1 %).-AFP MOTS CROISES 1 23456789 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1.Indice boursier - Situation particulière.2.Notion - Sommet de l'Himalaya.3.On l'enfonce avec un tournevis - Prière à la Vierge.4.Privé - Déploie.5.Ville des Pays-Bas -Coutumes - Dans une miche.6.Dont on a enlevé les grains - Il a écrit le Corbeau en 1845.7.Jeune femme - Cherche en touchant.8.Abréviation médicale -Poème - Mot qui sert à accepter.9.Auteur italien - Pièce de charpente.10.Dort à demi - Entendre.11.Conteste - Individualisme.12.Décharnée - Faire comme un chevreuil.VERTICALEMENT 1.Parts de bénéfice attribuées à chaque action d'une société.2.Nom Scandinave du dieu germanique Wotan -Jeunes hommes.D E N O M BlRlE M E N T A R A B 1 ¥¦¦8' A P E R N O S S UlPlP R 1 M E E D 1 T E 'rMâ 1 L E S M E L O RlAlD E R S A L 1 M *¥¦¦0 U S T E R E E L U ¦ tIn T E K O E T 1 S S U S A T 1 ¦ rIa L E S V 1 E T N aImH 1 U L E 1 N D E VlElR S 1 O N F E E R 1 E L 1 T 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12________________________ 1712 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO Vers une politique internationale sur le Web ?Le cas de l’entreprise canadienne Netsweeper, qui aurait aidé des régimes totalitaires à filtrer le contenu en ligne, fait réagir les chercheurs BENJAMIN SHINGLER Une compare canadienne d’informatique qui aurait aidé des régimes totalitaires à filtrer le contenu disponible en ligne est montrée du doi^ et cette «collaboration» nourrit les demandes formulées à Ottawa afin que le Canada se dote d’ime politique internationale dans le cyberespace.La compagnie Netsweeper, de Guelph, en Ontario, offre ses services à des entreprises de télécqmmunications au Qatar, aux Emirats arabes unis et au Yémen, selon Open Net Initiative (ONl).L’ONl est un projet visant à étudier le filtrage d’Internet et les pratiques de surveillance par les Etats.Ce projet utilise des moyens techniques et un réseau international afin de déterminer l’étendue et la nature des programmes gouvernementaux de filtrage sur l’Internet.L’ONl est née de la collaboration du Berkman Center for Internet & Society de l’Université Har- vard, de l’Advanced Network Research Group de l’Université de Cambridge et du Citizen Lab de l’Université de Toronto.Selon une recherche menée par l’ONl, la compagnie Netsweeper aurait permis, de bloquer au Qatar, aux Emirats arabes unis et au Yémen des sites reliés à l’homosexualité, à l’éducation sexuelle, aux défenseurs des droits de la personne, de même que l’accès à certains jorunaux et blogues, ou encore à des sites permettant aux utilisateurs de naviguer de façon anonyme.Et elle ne serait pas la seule entreprise à le faire.Selon le directeur du Citizen Lab de l’Université de Toronto, Ronald Deibert, Netsweeper n’est qu’une des nombreuses compagnies nord-américaines embauchées par des régimes totalitaires.Des firmes comme Websense et McAfee SmartEil-ter ont aussi œuvré au Moyen-Qrient et en Afrique du Nord.«Ce n’est pas un marché très propre», soutient le professeur Deibert, en entrevue avec La Presse canadienne.«Mais c’est 1713 3.Film dont l'action se déroule dans l'ouest américain - Oublié.4.Avant tu - Rêvé - Venue au monde.5.Mot hébreu signifiant ainsi soit-il - Volcan japonais.6.Partie amont d'un glacier - Chétifs.7.Compagne d'Adam - En Amérique du Nord - Qui navigue sur lest.8.Distancés - Après moi.9.Jeune élève de danse -Autorité détenue sur quelqu'un.10.Qui montre une politesse excessive.11.Propre à l'âne - Éprouve de la tendresse.12.Grande enceinte entourée de gradins -Filtrer.1 23456789 1011 12 Sept-lles 17/1 Baie-Comeau =— 17/1 « Saguenay d,>21/14 Québec 21/14 Val d’Or 22/13 >4 Trois-Rivières 22/15 rbrooke Gâtinèau Lever du soleil: 5h39 Coucher du soleil: 20h21 Montreal ©MétéoMédia 2011 Canada Au] Demain Le Monde Auj.Demain Edmonton Sol 24/15 Var 19/16 Londres Var 26/18 Sol 26/17 Moncton Ora 21/16 Ora 21/15 Los Angeles Sol 23/18 Sol 23/17 Saint-Jean Ora 21/16 Ora 22/15 Mexico Sol 21/11 Ora 20/11 Toronto Ave 29/20 Ave 27/19 New York Sol 32/22 Ora 26/22 Vancouver Var 21/15 Sol 22/18 Paris Var 26/16 Ora 26/20 Winnipeg Sol 28/15 Var 29/18 Tokyo Nua 27/24 Sol 27/24 Montréal Aujourd-h^j, 24 Ciel varfeëteU Québec AujourdJw- Ce soir 15 Passages nuageux.Ce soir 14 _____ Ciel variable.Demain 25/18 NuageUÎt-avei percées de soleil.Demain 24/16 Ciel Vi Jeudi 28/19 Passages nuageux Jeudi 25/15 Possibll^^dr-ages, pdp 40%.Gatineau Aujourd-h^i, 25 Ciel varÉ Ce soir Demain W; Vn f 14 Passages nuageux.Demain Jeudi 22/15 28/17 .Faible pluie/pclB Généri 28/17^ Générale! ensoleillé.Vendredi.28/20 ' Généralenr ensoleillé Vendredi.^ 26/17' Passages ^ nuageux Vendredi.28/18' Généralerf ensoleillé Téléchargez l’application MétéoMédia Vous pourriez gagner une Soirée de rêve au cinéma.1 VI 'TCWBO'-.£1 meteomedia.com/cowboysetaliens ' 4 / ¦n,x * © Universal Studios and DreamWorks LLC, Tous droits réservés.It^lMeOia «^netsweeper RSS Feed Privacy Policy Site Map ' ftwwtCé» Partner* ?* Hew* »*C*nip*ny Filtering in the EQre bf large complex networks with NeBweeper provides a robust and cle^n Intornet feed tree of illegal and inappropriate content team more about NeUweeper inlarge netwcxko Resources Request CQnsultatjqn Test a Sice Contact Sales Elillil] II •'tC' Bluiprintrm Stjcco» La page d’accueil du site Web de Netsweeper.La compagnie offre ses services tant aux gouvernements qu’aux écoles ou aux entreprises.un marché très lucratif quoique peu populaire en termes d’image.» La compagnie Netsweeper a refusé la demande d’entrevue de La Presse canadieime.Elle avait déjà indiqué dans le passé qu’elle ne commenterait pas ce débat.Liberté d’expression Sur son site Internet, la compagnie offre ses services tant aux gouvernements qu’aux écoles ou aux entreprises.«Une tendance récente fait en sorte que les différentes instances gouvernementales veulent contrôler davantage l’information disponible dans leur pays et qui circule sur Internet», explique la compagnie dans une note diffusée en ligne.Le site précise également que Netsweeper peut aider les gouvernements à renforcer la sécurité de leur enviroimement Internet et à leur donner une image positive.Mais Netsweeper a été critiquée par des groupes de vigilance pour les services qu’elle offre.Ces groupes allèguent que son action réprime la liberté d’expression en ligne.Jacob Appelbaum, un réputé pirate informatique et chercheur américain, a pris la compagnie Netsweeper à partie lors d’ime récente visite à Montréal, l’accusant d’aider le Qatar à censurer l’information sur le Web.M.Appelbaum est l’un des coordonnateurs du projet Tor, dont le but est de déterminer le type de surveillance qt de restrictions qu’exercent les Etats à travers le monde.«Certaines pratiques sont douteuses, a déclaré M.Appelbaum lors d’un congrès sur le piratage informatique tenu à Montréal plus tôt ce mois-ci.La compagnie vend des dispositif qui nuisent directement à la population en limitant son accès à de l’information.» Et le Qatar n’est pas le pire exemple, estime M.Appelbaum.Au fil de sa présentation, il a fourni de nombreux exemples de cybersurveillance et de censure dans des pays comme l’Iran, le Liban, la (Jhine, Bah-rém et la Syrie.La situation dans ce dernier pays, a-t-il souligné, est particulièrement terrifiante.M.Appelbaum s’est dit hésitant quant à l’idée de discuter des procédures en vigueur en Sjnie, craignant que sa sécurité personnelle s’en trouve compromise.«Fn allant sur certains sites, on reçoit la visite de la police secrète», a-t-il soutenu.Pour une politique claire Ronald Deibert, de l’Université de Toronto, prépare, de concert avec l’QNl, un rapport plus détaillé à propos du filtrage de contenu qu’exerce Netsweeper.11 estime que les activités de cette compagnie ne sont qu’une raison de plus pour que le gouvernement canadien se dote d’une politique internationale claire à propos du cyberespace.11 a suggéré la méthode suivante: s’inspirer d’un accord international majeur conclu au XX" siècle et l’adapter au contexte du XXL siècle.Selon lui, le Canada pourrait ainsi adopter des lois rendant illégal pour une compagnie canadienne de filtrer du contenu Web dans des pays où les principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de l’QNU ne sont pas respectés.Mais cette méthode pourrait être coûteuse, étant donné les revenus que touchent les compagnies canadiennes sur le marché étranger.La compagnie Research in Motion (MM), par exemple, a déjà subi les pressions de gouvernements étrangers.Plus tôt cette année, l’entreprise de Waterloo, en Qntario, a accepté de bloquer l’accès à des sites de pornographie en Indonésie après que ce pays eut menacé de lui retirer son permis d’exploitation.Les services fournis par RIM ont bien failli être mis au,ban en Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis, qui demandaient d’avoir accès aux communications établies grâce aux téléphones BlackBerry, que fabrique RIM.Selon M.Deibert, le Canada devrait prendre position de manière claire en matière de filtrage de contenu.Le directeur du Citizen Lab croit que le gouvernement canadien devrait, à tout le moins, éviter d’aider les compagnies comme Netsweeper.Netsweeper a déjà obtenu du financement du Conseil national de recherches du Canada.La Presse eanadienne LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2011 A 5 ACTUALITES Inondations en Montérégie Québec reçoit une bonne note des autorités du Haut-Richelieu Plusieurs sinistrés restent toutefois insatisfaits de la gestion des indemnisations PIERRE SAINT-ARNAUD e gouvernement du Québec reçoit une très bonne note e la part des autorités locales U Haut-Richelieu pour la manière dont il est intervenu lors des inondations du printemps.Bien que quelques irritants aient été constatés, ce sont surtout des commentaires positifs que La Presse canadienne a recueillis quant à l’effort gouvernemental durant les deux mois qu’a duré la crise et qui se poursuit encore aujourd’hui.«Si j’avais une note à leur donner, aux services gouvernementaux, je n’aurais aucun mal à leur donner presque cinq étoiles, affirme Michel Fecteau, président de SOS Richelieu.Souvent on critique les fonctionnaires, mais dans le cas du dossier de la crise, l’aide financière, la Sécurité civile a été d’une aide précieuse.» La Sécurité civile a d’ailleurs réussi à relever le défi qu’elle s’était elle-même imposé, soit de compléter l’ensemble des inspections de résidences sinistrées en Montérégie avant la fin du mois de juillet.Le maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Gilles Dolbec, rappelle d’ailleurs l’effort colossal déployé par l’organisme durant la crise.«La Sécurité civile était ici, à l’hôtel de ville et, à la journée longue, il y avait des rendez-vous de 8h le matin à 9h30 le soir.» Toutes les résidences requérant une évaluation des dommages par les experts ont été visitées, pour un total de 1680 inspections.En tout, quelque 3000 résidences ont été touchées, dont 2535 résidences principales.Les résidences secondaires, qui n’étaient pas admissibles à l’aide gouvernementale, n’avaient 1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Bien que quelques irritants aient été constatés, ce sont surtout des commentaires positifs qui ont été recueillis quant à l’effort du gouvernement du Québec durant les deux mois qu’a duré la crise des inondations en Montérégie.pas à être inspectées.Par ailleurs, plusieurs résidences principales n’ont pas nécessité d’inspection, soit parce que les dommages étaient minimes, soit parce que les propriétaires ont préféré assumer eux-mêmes tous les coûts.En date du 27 juillet, Québec avait traité 3663 réclamations et versé 12,8 millions en indemnités de toutes sortes.Ce nombre élevé s’explique par le fait qu’un même ménage peut avoir fait plus d’une réclamation — pour l’hébergement tempo- raire, pour la protection de l’immeuble, pour la démolition afin d’évaluer les dommages et pour la reconstruction, notamment.Des déceptions Ce qui ne veut pas dire que tous les sinistrés sont satisfaits, souligne le maire de Saint-Paul-de-l’lle-aux-Noix, Gérard Dutil.«Il y a beaucoup de déception du côté des indemnisations de la part de plusieurs personnes qui attendent certaines décisions, la confirmation qu’ils vont recevoir de l’argent ou non, s’ils peuvent commencer leurs travaux ou non.Mais je sais que le gouvernement fait un effort terrible là-dessus», indique-t-il.Son vis-à-vis à Saint-Jean met toutefois un bémol sur la perception que peuvent créer les récriminations.«C’est évident qu’on entend plus souvent du négatif parce que ce sont ceux qui ne sont pas payés qui se plaignent», fait valoir avec logique Gille Dolbec.«Je pense que les municipalités, avec les moyens qu’elles avaient, ont donné le meilleur d’elles-mêmes», affirme Michel Eecteau.La digue improvisée La municipalité de Saint-Armand reçoit d’ailleurs une mention exemplaire à ce sujet, pour avoir pris la décision de construire une digue au moment où les va^es du lac Champlain menaçaient routes et résidences.«Quand l’eau est montée jusqu’au bord du chemin, nous avons commencé à faire une petite digue, raconte Luc Marchesseault, inspecteur municipal à Saint-Ar- mand.La semaine suivante, nous avons doublé la digue parce qu’ils annonçaient encore des précipitations.Nous avons commencé à empiler de la pierre dans le chemin et on nous a pris pour de vrais fous!» Le maire adjoint de Saint-Armand, Daniel Boucher, souligne que la suite des événements leur a donné raison.«S’il n’y avait pas eu de digue, ç’aurait été dramatique.» 11 ne fait aucun doute, selon lui, que plusieurs résidences, de même que les réseaux d’aqueduc et d’égouts auraient été sévèrement touchés et que l’approvisionnement en eau potable de la ville de Bedford, qui provient de Saint-Armand, aurait été interrompu.Les drames humains Au-delà de l’appréciation générale de la population envers les services gouvernementaux, il y aura quand même des situations qu’aucune aide gouvernementale ne viendra soulager, note Michel Eecteau.«Le drame, ce sont les personnes âgées qui ont pris leur chalet, qui l’ont converti en résidence principale, mais qui n’est pas reconnue comme maison principale, qui perdent tout, qui ont 70, 72 ans», cite-t-il en exemple.Et le maire Dutil note qu’il y aura ces drames que l’on ne connaît pas encore.«On en voit qui font ce qu’ils appellent un bon nettoyage.Ils nous disent que ça va être correct.Dans un an, deux ans ou trois ans, les champignons seront-ils dedans quelque part?Vont-ils se rendre malades avec ça, ces gens-là?» Mais en fin de compte, rappelle Michel Eecteau, il faudra se souvenir aussi des bons côtés de cette aventure.«Avec le recul, je constate que l’homme est capable du pire, mais SOS Richelieu a démontré que l’homme est capable du meilleur.» La Presse eanadienne Trois grandes villes.En grand.Embarquez pour New York, Chicago ou Boston sans vous mettre dans tous vos états dans une file d’attente au comptoir.Profitez du moment pour commencer frais et dispos votre grande visite chez nos voisins du Sud.porter raffinée sur toute la ligne ETATS-UNIS LA GROSSE POIHE SANS PÈ>IN BEAU.BON.BOSTON.GAGA DE CHICAGO Vols au départ de Montréal.Réservez avant le 3 août.Les tarifs aller simple incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d’aéroport.* TORONTO 20 par jour HALIFAX 2 par Jour ST.JOHN’S 1 par Jour 132 $* 192 $* 227 $’ CHICAGO MYRTLE BEACH Dès le 8 septembre NEW YORK 250$‘296$*186 $’ BOSTON 250$' Réservez en ligne, appelez au 1-888-619-8622 ou contactez votre agent de voyages.* Réservez avant le 3 août 2011 pour vos trajets avant le 15 décembre 2011.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.Ce tarif aller simple n’exige pas l’achat d’un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.' Les tarifs aller simple en classe Fixe incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2011 EDITORIAL Effondrement au tunnel Ville-Marie La cassure Il vaudrait mieux qu’ils se taisent, ces premier ministre, ministre, maire qui prétendent nous rassurer, affirment qu’il «n’y a aucun compromis avec la sécurité au Québec», qu’on «est en mode solutions» et autres inepties.C’est faux, il y a risques: des rapports les énoncent, des spécialistes les dénoncent.Et les risques s’avèrent puisque les structures s’effondrent.L Josée Boileau a catastrophe de dimanche matin n’a peut-être pas fait de victimes directes, mais quel choc psychologique pour tous ces automohi-listes qui s’apprêtaient à entrer dans le tunnel Ville-Marie! La fabuleuse photo prise par un touriste d’Ottawa, sur place au moment fatidique, et publiée hier par le Journal de Montréal fait clairement voir la douzaine de voitures à quelques tours de roue de la poutre qui s’écrasait.11 s’en est fallu de si peu.Mais à la roulette russe, la chance ne dure qu’un temps.Et du côté des infrastructures montréalaises, le barillet a déjà beaucoup tourné depuis la publication du rapport de la commission Johnson en octobre 2007.Commandé pour faire le point sur l’effondrement du viaduc de la Concorde qui avait fait cinq morts et six blessés graves un an plus tôt, il avait ciblé plus large, appelant le ministère des Transports du Québec (MTQ) à lancer un grand chantier de réfection pour éviter de nouveaux effondrements.Ce qui fut fait, mais avec tellement de «mais».Le «mais», c’est notamment le manque d’inspecteurs indépendants.On a rappelé hier qu’en 2008, l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec avait dénoncé le manque d’ingénieurs et de techniciens au MTQ.Le gouvernement avait quintuplé l’enveloppe budgétaire consacrée à la réfection des infrastructures, ce que l’Association saluait, mais sans augmenter les ressources humaines nécessaires pour encadrer l’opération.Pour y arriver, on tourne donc les coins ronds (les inspections annuelles d’aussi imposants ouvrages que le tunnel Ville-Marie ou le pont Mercier se limitent à des inspections visuelles!).Et on sous-traite au privé: «90 % des inspections faites par le MTQ sont réalisées par des firmes de génie-conseil», disait hier la porte-parole du ministère), et l’entretien leur est aussi conhé.Qn est loin d’une garantie de habilité.Recherche de prohts et recherche de sécurité ou de meilleure qualité sont souvent antinomiques.Et quand on veut des contrats du gouvernement, on ne va certainement pas le dénoncer sur la place publique si celui-ci fait preuve de laxisme.L’autre «mais», c’est le secret.Hier, à force de se faire pousser dans le dos par le Parti québécois et les deux partis d’opposition à Montréal (où était le maire Tremblay?), le gouvernement Cha-rest a rendu publics les rapports d’inspection menés au tunnel Ville-Marie.Ils sont accablants: le risque de chute de béton est signalé dès 2008, celui de 2010 d’une vacuité sans nom.Mais la norme au MTQ, c’est de tout garder secret.Le ministre des Transports Sam Hamad, mis sur la sellette à ce sujet depuis la fermeture partielle du pont Mercier en juin, prétend que c’est pour ne pas affoler les foules, qui de toute manière n’y comprendraient rien.En fait, a-t-on finalement appris, si le MTQ cache ses rapports, c’est pour ne pas donner d’informations stratégiques à ceux qui veulent obtenir les contrats de réparation des structures.Encore les contrats, encore le privé, encore les cachettes! Encore le sens des responsabilités de l’État qui s’efface au profit de jeux économiques où l’intérêt public n’a aucune place.Ce qui fait qu’on inspecte, et pourtant le tunnel ViUe-Marie laisse tomber 25 tonnes de béton.Et qui nous dira si actuellement, les structures entourant le lieu d’effondrement sur la A720 ne sont pas elles aussi affaiblies?Qn inspecte, mais on laisse courir pendant six mois des problèmes urgents au pont Mercier avant de se décider à le fermer un beau soir de juin, sans préavis.Qn inspecte, et pourtant l’échangeur Turcot fait peur à ceux qui s’y connaissent et qui se risquent à l’emprunter, comme en témoignait hier sur RDI le physicien Paul Lavallée.Qn inspecte, mais on met d’incroyables bâtons dans les roues de citoyens ou de journalistes qui veulent savoir la vérité plutôt que se laisser conter fleurette.Mais comment le public peut-il autrement s’assurer que le gouvernement voit à sa sécurité?Car il est devenu impossible de croire nos dirigeants.Èt c’est bien le plus déplorable «mais».Que le gouvernement libéral ait réussi cette brisure du lien de confiance, même pour quelque chose d’aussi fondamental que la protection de la population.j boileau@ledevoir.corn LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO Uisi NOUVEAU vip'y-ol-ip Un scénario prévisible ! Depuis au moins 24 mois déjà que des voix se font entendre pour réclamer une enquête publique sur la construction au Québec: corruption, collusion, incompétence, toutes les épithètes ont été utilisées ad nauseam dans nos médias.Résultat: du côté politique et juridique, quelques chatouillements ou si peu; dans les faits, c’est la crise.Ponts et infrastructures nous lâchent.Rien n’y fait.Montréal court à vitesse grand V vers la ruine.Autoroute Ville-Marie, ponts Champlain et Mercier, échangeur Turcot, etc.On peut mentir impunément à la population au Québec, mais la nature, elle, nommément la physique des matériaux, nous ramène la réalité en pleine face.Ça ne tient plus.Lorsque la circulation sera devenue complètement impossible, que les autochtones profiteront de ce carnage géophysique pour faire valoir leurs revendications, même scénario pour les travailleurs de la construction et les cols bleus, que toute activité aura stoppé, les Québécois n’auront d’autre choix que de bouger.Tirons une leçon du Maghreb, de l’Égypte, de la Syrie, de la Tunisie.Se pourrait-il que nos dirigeants soient du même acabit?A constater le manque flamant de planification, les réactions improvisées de nos dirigeants et les conséquences matérielles, la conclusion s’impose d’elle-même.Mais objectivement, cette situation en est une qui relève de la sécurité de la nation au même titre que la guerre ou le terrorisme.La seule limite sera manifestement la patience des Québécois.Quand ils seront confinés chez eux, sans travail et soutien gouvernemental, ils devront bien bouger.Certains en doutent.M® Claude Laferrière Avocat et chargé de cours en droit de la sécurité nationale à l’Université de Montréal Le 31 juillet 2011 LETTRES Festival d’été de Québec: des efforts combinés Il s’est dit et écrit beaucoup de choses à propos du Festival d’été de Québec depuis deux semaines.Certaines vraies, d’autres non.Nous souhaitons ici rassurer ceux que l’avenir de l’événement préoccupe.Le succès que connaît le Festival d’été de Québec depuis le virage qu’il a pris en 2003 est le résultat d’une vision et du travail de tout un chacun, qu’il soit de l’administration, de la production, de la programmation, des communications ou de la commandite.La réputation qu’il a acquise ces dernières années est aussi le résultat des efforts combinés de chacune de ces équipes.Nous souhaitons que les membres de ces équipes continuent de travailler tous ensemble, dans une même direction, en toute collégialité.Les raisons qui ont provoqué le départ de Dominique Goulet, la directrice de la programmation, sont confidentielles.Comme c’est le cas pour bon nombre d’entreprises privées, qui sont aux prises un jour ou l’autre avec type de décision et qui ne font pas la manchette pour autant.11 s’agit d’une décision longuement réfléchie et discutée par la direction et endossée à l’unanimité par les membres du conseil d’administration.Le Festival d’été de Québec est un organisme privé à but non lucratif.Doté de strictes règles de gouvernance, son conseil d’administration veille au bon développement du Festival et au respect de sa mission et de la vision mise de l’avant.L’équipe de direction, quant à elle, établit la stratégie de développement, la révise périodiquement et fixe chaque fois de nouveaux objectifs à atteindre.Envers son conseil d’administration, elle doit faire preuve de transparence, de vigilance et de performance.Le Festival possède toute l’expertise requise afin de relever les défis futurs.La réussite du Festival dépend d’un ensemble de facteurs, dont la programma- tion, la qualité de l’accueil et des infrastructures techniques.Quoi qu’on en dise, l’artiste veut d’abord savoir où il jouera, devant qui, sur quelle scène et si les moyens techniques offerts lui conviennent et lui permettront de livrer la performance voulue.11 veut aussi savoir quelle couverture médiatique il obtiendra e( si les médias respecteront ses règles.A ce niveau, le Festival a fait ses preuves et démontré qu’il était capable d’accueillir les plus grands.Le 45® Festival d’été de Québec aura lieu du 5 au 15 juillet 2012 et est déjà en préparation.Au plaisir de vous y retrouver! Nancy Florence Savard Présidente du conseil d’administration du Festival d’été de Québec Le 29 juillet 2011 The Russians Are Corning! The Russians Are Corning! Une dépêche de La Presse canadienne: «Le bureau du commissaire fédéral aux langues officielles lance une vaste étude pour évaluer l’offre de service en français dans la région de la capitale fédérale.[.] Au total, 545 sorties devront être effectuées par de “faux touristes” afin de comprendre à quoi peuvent s’attendre les visiteurs et les citoyens francophones à Ottawa.» Sapristi! Pourquoi M.Graham Fraser crie-t-il son projet sur tous les toits?Pourquoi ne fait-il pas les choses en catimini?Ne craint-il pas que les services municipaux et les établissements commerciaux de la région se passent le mot et redoublent d’ardeur dans les prochaines semaines pour servir leur clientèle en français alors qu’habituellement, ils ne le font à peu près pas?Tout simplement ridicule! Je parie que le rapport de M.Fraser sera de ce fait faussé.Sylvio Le Blanc Montréal, le 31 juillet 2011 LIBRE OPINION Refonte de la Loi sur les mines : place aux épouvantails LE COMITE DE VIGILANCE DE MALARTIC* Le 12 mai dernier, le ministre délégué aux Mines, Serge Simard, en déposant le projet de loi 14 qui vise à modifier l’actuelle Loi sur les mines du Québec, déclenchait de vives réactions.Nous, fils et filles de mineurs de l’Abitibi, avons alors vu resurgir les épouvantails de la peur qui ont fait partie de notre univers d’enfant et de jeune adulte.En effet, quelques timides et frileuses modifications à l’archaïque Loi sur les mines allaient semble-t-il tout à coup créer de l’incertitude pour les milieux d’affaires.L’industrie devait même trouver plus de 1 million de dollars pour se battre contre le projet de loi 14.Quel drame! Nos pères et grands-pères mineurs, qui reposent dans les cimetières à quelques milliers de mètres des mines où ils ont travaillé toute leur vie, ont dû sourire.Et pour cause.Notre enfance a été jalonnée par ces mêmes discours alarmistes lorsque nos pères et grands-pères mineurs se sont battus pour obtenir des salaires et des conditions de travail décents.Même discours d’apocaljqise quand plus tard ils ont voulu se syndiquer.Les mines allaient fermer et aller ailleurs, ne pouvant supporter ces lourds fardeaux.On était alors en 1940,1950,1960 ou 1970.Ils se sont battus et les mineurs d’aujourd’hui profitent de toutes ces luttes.En 2011, les minières sont toujours là, plus vivantes et riches que jamais.Pas de quoi verser une larme En 2011, on veut encore nous faire peur, mais nous ne marchons plus.Ce n’est pas le fait de soustraire quelques parcelles de territoires urbanisés et de villégiature qui va effrayer les investisseurs.Ce n’est pas d’alléger un peu le poids de leurs profits qui va les faire déguerpir.Ce n’est pas non plus de respecter les citoyens qui réclament d’être consultés et d’avoir le droit de décider collectivement comment doit se faire le développement minier dans leur ville ou région pour assurer à la génération présente et future non seulement un milieu de travail, mais un milieu de vie viable et vivable, qui va apeurer les promoteurs et investisseurs miniers devant nos riches gisements miniers.Parmi les plis de l’épouvantail qu’on nous présente, il y a même celui de nous culpabiliser.11 y a perte de jouissance de droits acquis pour l’industrie minière.Faut-il verser une larme?Non, il faut plutôt rappeler que le droit évolue.Au Québec, le droit a fait des bonds de géant au cours des dernières décennies.Que l’on pense, pour n’en nommer que quelques-uns, aux droits des enfants, des femmes et des consommateurs.11 est peut-être temps que l’archaïque Loi sur les mines fasse passer le droit collectif des Québécois sur leurs richesses aurifères non renouvelables avant celui d’un petit groupe de privilégiés.Attendre plus de cent ans pour moderniser et harmoniser une loi aux valeurs du Québec d’aujourd’hui, on ne peut pas dire que c’est bousculer les choses.\ A ne pas laisser filer A l’heure où tous les Québécois se préoccupent de la dette publique, à l’heure où les décideurs publics réfléchissent comment et où couper dans certains services, à l’heure où la génération montante se préoccupe de savoir comment elle va pouvoir soutenir tout ce fardeau financier, personne au Québec et surtout pas les décideurs publics n’ont le droit, ni les moyens de laisser filer ailleurs et pour d’autres des milliards de dollars de l’exploita- tion de nos ressources aurifères collectives non renouvelables.Nous vivons fièrement dans une région où des milliers de personnes travaillent tous les jours à l’embellir de toutes les manières par la culture, le sport, le plein air, les activités sociales, etc.Une région-ressource ce n’est pas une région où l’inacceptable ailleurs devient automatiquement acceptable chez nous.Nous avons toujours vécu avec les mines, nous voulons et allons continuer à le faire.Nous savons plus que quiconque au Québec que nous sommes assis sur la riche faille géologique de Cadillac.Nos pères et grands-pères l’ont choisie comme milieu de travail et de vie; nous aussi.Nous voulons pouvoir vivre dans un milieu sain, viable économiquement et vivable, et ce, avec les mines, avant, pendant et aussi après leur exploitation.Pour ce faire, un changement majeur s’impose à la Loi sur les mines.* Comité composé de: Jacques Saucier (porte-parole), Nicole Kirouac (avocate personne-ressource), Annette Ayotte, Yvan Trudel, Chantal Germain, Angèle Germain, Yves Sylvain, Gilles Lecompte et Bertrand Lessard. LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2011 A 7 IDEES WOLFGANG RATTAY REUTERS Ce qui dresse les orthodoxies religieuses les unes contre les autres, c’est la rigidité doctrinale des fondamentalistes de tout acabit, qui tiennent à mettre sur le même pied des enseignements essentiels et des détails d’interprétation tout à fait secondaires.Attentats en Norvège Tous terroristes ?RAYNALD VALOIS Professeur retraité de la Faculté de philosophie de l’Université Laval, auteur dfUn dieu sans nom, pour ceux qui ne croient pas (éditions Le Jour, 2010) out l’Occident demeure catastrophé par la tuerie démentielle qui vient d’ébranler la paisible Norvège.Comment arriver à comprendre un geste aussi absurde?Et comment trouver le remède à une attaque aussi cruelle si l’on ignore pourquoi elle s’eçt produite?Evidemment, on a d’ores et déjà déclaré qu’il s’agissait du geste insensé de quelqu’un qui a perdu la raison et qui n’est plus capable de laire la distinction entre le bien et le mal.Mais, étrangement, cet être insensé n’a pas répandu sa colère au hasard: il l’ajustement dirigée contre des compatriotes irmocents qu’il accuse de livrer leur pays chrétien à des immi^ants venus d’une autre culture et d’rme autre rebgion, à des musubnans.11 s’a^t donc d’un acte délirant et ce délire en est un religieux.Les psychiatres cerneront sûrement toutes sortes d’autres composantes en ce qui a trait au probl psychologique de cet individu, mais il est évident que la dimension reb^euse ne pourra pas être minimisée.Bien plus, je bs dans mon journal d’aujourd’hui une citation très rassurante de la police norvégienne: «C’est un cas unique, une personne unique.Il est le mal incarné.» Alors, poussons tous un souph de soulagement: ça ne concerne aucun de nous, qui sommes de braves gens, modérés et tolérants et à cent lieues de pareilles horreurs.En somme, c’est le diable qui est réapparu en personne pour commettre le genre de méfaits qui lui ressemblent.Le fondamentalisme Nous sommes habitués au terrorisme fomenté par l’extrémisme musulman, mais il ne nous vient pas spontanément à l’esprit que le fonda-ment^isme chrétien puisse porter en son sebi le germe d’une violence comparable.Si l’a^ession perpétrée par ce terroriste chrétien avait attebit des victimes appartenant à une autre reb^on, on verrait mieux qu’il était mû par des motivations religieuses et qu’il s’est donné le rôle de défenseur de nos croyances.Mais sa violence s’est plutôt tournée vers ses corebgionnaires.Normalement, on s’attendrait à ce que les extrémistes se contentent de s’entretuer d’une rebgion à l’autre, comme d’ailleurs cela se pratique régubèrement.Pourquoi alors tuer les siens pour se venger des autres?Ce fait m’incline à penser que, malgré toutes leurs oppositions, les extrémismes religieux se rejoignent et fraternisent dans une haine commune de tous ceux qui prêchent la tolérance et l’acceptation.Le croyant fanatique est, convabicu que sa rebgion est la seule véritable.À ses yeux, pour être tolérant, il faut admettre la possibibté que les autres rebgions soient vraies, ebes aussi, ce qui lui répugne au plus haut point.VoUà une situation très angoissante: comment deux hdèles qui croient à des dogmes qui semblent se contredire peuvent-ils avoh raison en même temps?L’un pense que Dieu a parlé à Moïse, l’autre à Mahomet et l’autre à Jésus-Christ.Ces divergences ne font pas problème pour la plupart d’entre nous, mais il se trouve tout de même que bien des victimes innocentes ont été massacrées au nom de parebles convictions.Par suite, le fanatique reproche à ceux qui prêchent la tolérance de vouloh acheter la paix en minimisant l’importance des enseignements religieux.À la bmite, U les soupçonnera de nourrir le sombre projet de vouloh supprbner toutes les religions, parce qu’elles constituent un facteur de division entre les humabis.En effet si les dieux ne savent rien faire d’autre que s’entredéchirer, ne vaut-U pas mieux les jeter tous dehors et nier leur existence?La lutte des rebgions serait ainsi la preuve qu’elles sont toutes fausses et que seuls les athées ont raison.Ce genre de position intenable risque de menacer de plus en plus gravement la bonne entente entre nations.En effet nous ne pouvons absolument plus nous ignorer les uns les autres et ignorer nos différences comme nous J’avons fait pendant des mUlénabes.Au Moyen-Age, il était possible aux Occidentaux de penser que leur rebgion était la seule vraie et que, si d’aventure on devait croiser quelque païen venu de très loin, on n’avait qu’à le baptiser sur-le-champ et à l’inté^er dans la communauté.Mabitenant l’inhdèle ne vit plus sur un autre continent b loge à deux pas de chez moi et fréquente les mêmes centres commerciaux que moi.11 se peut même que mon bis tombe amoureux de sa fdle.Alors, ne serait-il pas temps de me demander si la religion qu’U pratique n’est pas aussi bonne que la mienne?Je crois que nous devons tous faire un examen de conscience sur le genre de perceptions Affaire de foi Mais comment admettre que l’autre puisse avoh raison sans me sentir obb-gé de remettre en question mes propres certitudes?Pour résoudre un tel dilemme, U faut je crois, réfléchir à la vraie nature de la croyance religieuse.On doit bien reconnaître que, en cette matière, on n’a plus affahe à des positions tout à fait rationnebes.Le fondement de la rebgion ce n’est pas la raison, mais la foi.En effet, quand on a l’évidence rationnelle que quelque chose est vrai, on ne dit pas qu’on y croit mais plutôt qu’on le sait.Par exemple, personne ne dit qu’il croit que la nuit viendra quand le soleil se couchera, parce que tout le monde en fait quotidiennement l’expérience.La foi ne résulte pas de l’observation, mais plutôt de la décision volontahe d’accepter comme vraies les paroles d’autrui.On soumet alors son jugement à l’autorité de quelqu’un qui devient la norme du vrai et du faux.Quand on est enfant on n’a pas le choix: il faut bien se fier à ses parents, car on ne peut pas vérifier leurs dires.On a d’ailleurs de bonnes raisons de les crohe puisque, en général, Us aiment leurs enfants et ne veulent pas les induire en erreur.Mais quand on vieillit on se fait des opinions personneUes et l’on devient de plus en plus critique.De la même façon, on croit les gens qui paraissent dignes de foi.Et si de nombreuses générations ont cru aux mêmes choses et nous les ont transmises, U est normal de les accepter comme vraies.TeUe est la force de la tradition.La foi est d’ailleurs naturelle et nécessaire à notre survie, car s’U faUait tout découvrir par soi-même, le genre humain se serait éteint depuis longtemps.De plus, quand celui qui a fondé une rebgion a été d’une morabté exemplahe et a enseigné des doctrbies qui ont fait progresser la ci-vUisation, U semble raisonnable de croire que son message était véridique.En outre, l’intuition et le gros bon sens font aussi que l’on est enclin à croire ce qu’ensei- que nous entretenons de façon plus ou moins avouée envers l’étranger gnent les rebgions.C’est d’aiUeurs pourquoi peu de gens sont sympathiques à l’athéisme.L’idée que l’univers ne vienne de nulle part et n’aille nuUe part contredit trop carrément nos pressentiments pour que nous l’acceptions facilement.11 apparaît également Invraisemblable à la plupart d’entre nous que la beauté, la complexité et l’ordre de l’univers soient dus au hasard plutôt qu’à une bitelbgence suprême quelconque: dans nos vies, en effet, 11 est bien rare que le succès soit simplement dû au hasard.11 apparaît donc évident qu’il y a quelque chose de rationnel, ou du moins de raisonnable, dans ce qu’enseignent les rebgions.Discernement De fait, ces aspects raisonnables, surtout la fol en l’existence de Dieu et l’Idée qu’U a tout créé et s’occupe de nous avec bonté et sollicitude, sont communs à toutes les religions.De plus, au cours de l’hlstob-e, la plupart des philosophes, tant occidentaux qu’arabes ou orientaux, se sont accordés pour défendre ces vérités, qu’ils considéraient comme démontrables rationnellement.En réalité, ce qui dresse les orthodoxies religieuses les unes contre les autres, c’est la rigidité doctrinale des fondamentalistes de tout acabit, qui tiennent à mettre sur le même pied des enseignements essentiels et des détaUs d’interprétation tout à fait secondabes.Quant aux simples hdèles, qui ne s’enfargent pas dans les vb^les des textes sacrés et les élucubrations des théologiens, Us sont bien plus prêts à admettre que toutes les religions tentent également de rendre les humains melbeurs et de leur apporter l’espérance que leur vie ne se terminera pas dans le néant.Je pense donc que les autorités religieuses de toutes dénominations ont plus que jamais la grave responsabilité de discerner l’essentiel de l’accessoire, l’esprit de la lettre, dans l’enseignement qu’ils prétendent transmettre au nom d’un Dieu qui a créé tous les humains dans un égal élan d’amour.Ebes ont aussi la responsabbité d’encourager la compréhension et la concorde plutôt que d’attiser la habie et la guerre entre les rebgions.Si, par exemple, nous n’arrivons même pas à nous entendre entre confessions chrétiennes, comment espérer que nous puissions jamais vivre comme des frères avec les musulmans et les juifs, qui sont maintenant nos voisins et donc nos prochains, et qui prient le même Dieu que nous?Je crois également que nous devons tous fabe un examen de conscience sur le genre de perceptions que nous entretenons de façon plus ou moins avouée envers l’étranger.La controverse soulevée par les accommodements raisonnables est, chez nous, le symptôme d’un profond malaise.Les démons qui hantent sourdement nos bi-conscients ne sont pas aussi inoffensifs qu’ils peuvent sembler à première vue.Si ce tueur fou en est arrivé à crobe qu’U pouvait se présenter comme le défenseur de nos chrétiennes convictions, c’est peut-être parce que des pensées refoulées, inavouées et inavouables ont fait leur chemin jusque dans son esprit déséquibbré.Comme on dit parfois, le fou de la famille ne fait-il pas qu’exprimer tout haut ce que les aubes ressentent sans le savob?Alors, je me demande s’il n’y a pas un terroriste qui sommeiUe en chacun de nous.L Le marché est libre, mais pas l’homme ADIS SIMIDZIJA Etudiant en sociologie à l’Université du Québec à Montréal a société est sous domination du marché et toutes les relations humajnes sont devenues quantifiables.L’Etat-providence n’est plus puisque l’économie est devenue seule maîtresse du monde.Dans notre société moderne avancée, tout est rattaché au marché puisque, comme l’a noté Vincent de Gaulejac, professeur de sociologie à rUnlverslté Paris-Vil, «la mobilisation sur le travail conduit à l’inverse l’ordre des priorités, comme si la société tout entière devait se mettre au service de l’économie».Et comme l’ont remarqué à leur tour Pierre Dardot et Christian Laval: «Loin d’être l’obstacle que l’on croit à cette extension de la logique du marché, l’Etat en est vite devenu l’un des principaux agents, sinon le vecteur essen tiel.» [.] L’intensihcation de la mondialisation a permis au marché d’acquérb le pouvoir qu’il a aujourd’hui.Il est facUe de constater avec queUe aisance les enbeprlses délocalisent leur production dans les pays sous-développés, tout ça dans le but d’économiser le plus d’argent possible et atteindre l’objectb ultime dans une société caplta-bste, l’augmentation du capital.Tout ce chaos économique a une Inhuence directe sur une aube espèce en vole d’extinction, la démocratie.Le néobbérabsme a enlevé à l’Homme moderne son seul outil qui lui permettait de se représenter en ce début de XXL siècle, par conséquent celul-cl se rebouve esclave de lois économiques qui n’onf la plupart du temps, aucun sens.Les travailleurs et leurs droits Cette disparition de la démocratie et de l’Etat-providence nous pousse à nous interroger sur les conditions des bavailleurs au Québec et au Canada qui passent bop souvent sous le radar public puisque le ,débat se cenbabse surtout autour des salabes.À la suite de la perte de mUbers d’emplois dans les dernières semaines au Québec, notamment chez IQT qui est l’exemple le plus percutant, la question de la sécurité d’emploi doit resurgb et fabe partie du débat public et pobtique sur la scène québécoise et canadienne.Les bavaUleurs sont constamment soumis à du harcèlement psychologique ainsi qu’à l’instabUité reliée au travail et ils sont sans arrêt mis en concurrence les uns conbe les aubes, tout ça au nom du libre marché qui leur enlève toute essence humaine.Les syndicats ne sont plus aussi présents qu’ils l’ont déjà été et leur pertinence est remise en question.Non pas parce que ceux-ci n’ont pas de raison d’exister, mais tout simplement parce que la façon dont ils sont gérés laisse à désber.Les conventions sont signées avec les employeurs tous les bois ou quabe ans, ce qui ramène au même problème que la démocratie représentative.Pour reprendre les termes utilisés par Cornelius Castoriadis qui reprenait l’idée de Rousseau critiquant la démocratie anglaise: «Les Anglais se sentent libres parce qu’ils élisent leur Parlement, mais en réalité ils ne sont libres qu’un jour tous les cinq ans.» De même, les bavailleurs se sentent libres un jour tous les bois ou quabe ans, puisque c’est seulement là qu’ils ont le droit d’affirmer leurs intentions et de défendre leurs acquis.Avec les exemples encore plus explicites au niveau fédéral, dont la loi spéciale qui a forcé les travailleurs de Postes Canada à rentrer au bavail sans avob eu le droit de négocier convenablement, il est permis de douter du bien-çbe de la supposée liberté individuelle que l’État capitaliste conservateur défend du plus fort qu’il peut.Il serait juste de ranimer le débat sut le manque de démocratie et la disparition de l’État-providence pour le bien-êbe de chacun des individus qui font partie de la société.De plus, il serait pertinent de repenser la façon de faire des syndicats, qui sont le seul moyen de pression que les bavailleurs ont.[.] Repenser l’État et la pratique du sjmdicabsme est une chose indispensable pour que les individus reprennent leur destinée en main, sans quoi nous risquons de sombrer dans une dictature économique.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisb de pubber dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel {redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cinno (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Q^reôecJFabien Deglise('s«3«e?eJ, Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), 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(directeur de production), Obvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Carohne Sunard (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Eihon, Marie-Lune Houde-Brisebois ,Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR LE MARDI AOUT 2011 ACTUALITES TUNNEL SUITE DE LA PAGE 1 série de «travaux de sécurisation» à effectuer afin que Tétât général de Touvrage emprunté chaque jour de semaine par environ 100 000 automobilistes soit de nouveau «acceptable».La société pressait notamment le MTQ de procéder à «l’enlèvement du béton délaminé pouvant tomber sur les voies et à une évaluation structurale des paralumes en béton du tube B [puis d’agir en conséquence]».La firme suggère ensuite des «travaux de réfection» et des «travaux de prévention» destinés à améliorer la durabilité du tunnel Viger.Pourtant, deux ans plus tard, des techniciens du MTQ ont remis un rapport d’inspection, aussi rendu public hier, dans lequel ils indiquent purement et simplement qu’il n’y a «rien de particulier à signaler»y hormis de «vérifier la solidité des tuiles (1 fois/an)».«Il s’agit ici d’une inspection beaucoup plus sommaire [.] plus visuelle», explique le porte-parole du MTQ, Réal Grégoire.Néanmoins, les inspecteurs «ne vont pas là quand même cinq minutes», ajoutet-il du même souffle.«Est-ce que les travaux qui étaient recommandés par la firme qui a fait l’inspection ont été faits?Dans le cas échéant, est-ce qu’ils ont été faits de façon appropriée?» s’interroge la présidente de l’Ordre des ingé nieurs du Québec, Maud Cohen.«La situation est préoccupante», a-t-elle déclaré hier soir sur le plateau de RDI.De son côté, le MTQ ne pouvait pas indiquer, au moment de mettre sous presse, si des travaux avaient été accomplis entre la publication des deux rapports d’inspection et si d’autres inspections avaient été commandées au fil des dernières années sur le tunnel Viger.Mme Cohen estime qu’«/7y a une lacune importante dans la gestion de l’infrastructure [.] si, effecti- vement, il y a eu des inspections qui laissaient sous-entendre qu’il y a eu des problèmes majeurs et que le travail n’a par la suite pas été fait».Procédures d^inspection adéquates?Le MTQ n’entend pas réviser les procédures d’inspection de ses ouvrages.«Les procédures d’inspection, pour le moment, ne sont pas en cause», a fait valoir hier la porte-parole du ministère, Caroline La-rose, prenant soin de rappeler l’hypothèse explorée par le MTQ: «Il y avait des travaux en cours sur les murs du tunnel Ville-Marie.On pense que c’est une des causes probables de l’effondrement de la poutre.Donc, pour le moment, on poursuit avec nos programmes d’inspection de façon régulière.» Des employés de l’entreprise Laco Construction inc.s’affairaient à démolir du béton à l’aide de puisr sants jets d’eau en bordure des voies rapides du tronçon de l’autoroute Ville-Marie lorsqu’ils ont asr sisté à l’affaissement de la poutre dimanche matin.D’ailleurs, l’entreprise a été épinglée à plusieurs reprises par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) au fil des dernières années pour avoir contrevenu à la Loi sur la santé et la sécurité du travail, en plus d’avoir été reconnue coupable de fraude fiscale, ont fait savoir Cyberpresse et TVA Le gouvernement a beau avoir publié hier deux rapports d’inspection sur le tunnel Viger, le Parti québécois veut mettre la main sur tous les rapports d’inspection des infrastructures routières de la région métropolitaine.Le ministre des Transports, Sam Hamad, a assuré, en conférence de presse dimanche, que toutes les routes ouvertes à la circulation à Montréal sont «sécuritaires», insistant sur le fait que son ministère ne fait «aucun compromis» avec la sécurité des Québécois.«Si, comme le ministre l’a indiqué hier, les routes et les ponts qui sont ouverts sont sécuritaires, pourquoi refuse-t-il de rendre publics les rapports d’inspection?Qu’a-t-il à cacher?Il y a quelque chose qui cloche», a dit le porte-parole du Parti québécois en matière de transports, Nicolas Girard, avant de rappeler que les rapports d’inspection du pont Mercier et de l’échangeur Turcot n’ont toujours pas été publiés malgré les demandes répétées de l’opposition officielle.Selon M.Girard, il faut faire appel à «l’intelligence des Québécois».La chef de l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal, Louise Harel, a ajouté sa voix à cette revendication, dans une lettre adressée au ministre Sam Hamad.«Les événements récents ont semé un doute au sein de la population quant à la sécurité, et la seule chose qui puisse rassurer, c’est d’avoir un portrait global de l’intégnté physique des infrastructures», signe la chef de Vision Montréal.Le MTQ se justifie Le MTQ explique qu’une pléthore de raisons l’empêche de dévoiler tous les rapports d’inspection.Beaucoup d’informations contenues dans ces «documents de travail» peuvent être «sensibles» et doivent demeurer confidentielles.Par exemple, il veut éviter que les firmes de construction puissent avoir en main des informations clés avant le lancement d’un appel d’offres.Dans le cas du tunnel Viger, «il est survenu un incident et on juge qu’il faut faire toute la lumière sur l’événement et la meilleure façon de le faire, c’est de rendre les deux rapports publics», a dit hier Caroline Larose.Le premier ministre Jean Charest a quant à lui jugé hier
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