Le devoir, 14 juillet 2011, Cahier A
rT c;- ' GAZ DE SCHISTE Un combustible de transition à l’avenir incertain et aux impacts sous-évalués, tranchent l’Institut Pembina et la Fondation David SuzuM ^ Page A 3 > www.ledevoir.com^ LE DEVOIR Vol.CII N“156 ?LE JEUDI 14 JUILLET 2011 1,09$-fTAXES = 1,24 Première concertation formelle des ex-péquistes Les démissionnaires choisissent Charlevoix pour lancer leur réflexion commune ANTOINE ROBITAILLE Québec — Quatre des démissionnaires du Parti québécois du mois de juin se sont réunis hier afin de discuter des différentes «options qui s’offrent à eux».Paradoxe, c’est dans la circonscription de Charlevoix, représentée par leur ancienne chef Pauline Marois, que les Pierre Curzi, Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Jean-Martin Aussant ont f tenu leur première ren- contre formelle.Ils s’étaient croisés lors de l’assemblée organisée par Pierre Curzi le 21 juin, mais n’avaient pas eu le temps de discuter B IF vraiment, a-t-on raconté.Le lieu de la réunion a 1 été déterminé par un cin-i quième personnage, lui * aussi député péquiste démissionnaire, Camil Bouchard.Ce dernier a représenté la circonscription de Vachon de 2003 à 2009.Proche de Pierre Curzi, il a invité les quatre anciens collègues à se rencontrer dans Charlevoix.«On a commencé à discuter sur des manières de se coordonner, de se concerter», a relaté Louise Beaudoin au téléphone hier soir.Pour autant, a tenu à préciser la députée de Rosemont, il n’est pas question de former un groupe parlementaire et encore moins un parti politique.«J’en ai quitté un après 40 ans, il n’est pas question d’en fonder un autre», a-t-elle dit.«On vient de retrouver notre liberté de parole.On veut l’exercer individuellement, mais aussi collectivement à l’occasion, ponctuellement; parce que sur beaucoup de choses, on va être d’accord», a déclaré Mme Beaudoin.«C’est un premier rendez-vous auquel on tenait et il y en aura d’autres», a-t-elle ajouté.VOIR PAGE A 8: DÉMISSIONNAIRES « On vient de retrouver notre liberté de parole.On veut l’exercer [.] aussi collectivement à l’occasion.» - Louise Beaudoin BRENDAN MCDERMID REUTERS NEWS CORPORATION Murdoch renonce au rachat de BSkyB ¦ L’actualité et la chronique de Claude Lévesque, à lire en page A 5 ¦ «Citizen Murdoch», l’éditorial de Serge Truffaut, à lire en page A 6 INDEX Annonces.B 5 Idées .A 7 Avis publics.B 4 Météo.A 4 Bourse.B 2 Monde.A 5 Culture.B 8 Mots croisés.B 3 Décès.B 5 Sports.B 6 Économie.B 1 Sudoku.B 4 Éditorial .A 6 Télévision.B 6 SOMALIE LA FAIM AU TEMPS DES ISUMISTES JUDITH SCHULER/PAM/AGENCE ERANCE PRESSE L’AUGMENTATION Spectaculaire des cas de malnutrition en Somalie, provoquée par les effets conjugués d’une sécheresse gravissime et de conflits permanents, a forcé hier le Programme alimentaire mondial (PAM) à étudier un retour dans les régions de Somalie contrôlées par les insurgés islamistes shebab.Les appels à la mobilisation se sont multipliés ces derniers jours pour venir en aide aux millions d’habitants d’Afrique de l’Est frappés par ce qui est peut-être la pire sécheresse des dernières décennies.Nos informations en page A 4.Un Plan Nord à faire rêver les Français La France et le Québec en ont pour « 20 ou 30 ans » à parler de ce projet fondateur, estime la consule Hélène Le Gai Si la relation Québec-France a été dominée depuis quatre ans par la mobilité de la main-d’œuvre, c’est maintenant le Plan Nord qui marquerait le plus celle-ci désormais, estime Hélène Le Gai, consule de France à Québec.Elle salue l’«initiative fascinante» du premier ministre Jean Charest, «grand ami de la France», lequel mariera d’ailleurs sa fille dans l’Hexagone à la fin du mois.Rencontre à l’occasion du 14 juillet.ANTOINE ROBITAILLE Québec — «Tiens, je vais partir la dim’», lance la consule Hélène Le Gai en me regardant suer à grosses gouttes dans son bureau de la rue Saint-Louis.Dans cette chaleur, c’est paradoxalement sur le Plan Nord que la conversation s’est tout de suite engagée.Il suscite un «vif intérêt» en France, insiste la consii-le, en poste depuis août 2009.À l’occasion de la présentation du Plan Nord du mois de mai à Lévis, plusieurs médias hexagonaux ont dépêché des envoyés spéciaux.Des textes très critiques du fameux Plan ont aussi été publiés, notamment ceux d’Hervé Kempf dans Le Monde.Comment expliquer cet attrait?«Nous len Europel, on a exploré notre géographie.Alors que vous, vous faites partie des rares endroits dans le monde développé où on a encore une frontière à découvrir, à franchir; où il y a des territoires dont on igno- YAN DOUBLET LE DEVOIR Au-delà de l’objet du Plan, ce Nord mythique, il y a la «manière» qui a plu à la France, explique Mme Le Gai.re encore ce qu’ils peuvent receler.Ça, déjà, ça nous fascine», soutient Mme Le Gai.Ce Plan n’a-t-il pas surtout le don de faire vibrer la corde sensible, chez les Français, du mythe des «grands espaces canadiens»?À la fin juin, en entrevue avec le magazine français L’Express, le patron de Power Corporation, Paul Desmarais fils, très proche de Jean Charest, VOIR PAGE A 8: FRANÇAIS Pont Champlain Ottawa fait marche arrière ¦ L’étude rendue publique préconise la construction d’un tunnel ¦ Le NPD et le PLC accusent le ministre Lebel de cacher la vérité MARCO BÉLAIR-CIRINO Après avoir refusé catégoriquement de dévoiler des rapports sur l’état du pont Champlain craignant de semer l’émoi au sein de la population, le ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, Denis Lebel, a fait volte-face hier après-midi et a autorisé la diffusion de V«étude de préfaisabilité portant sur le remplacement de l’actuel pont Champlain».Dans ce rapport de 70 pages — qui était confidentiel il y a moins de 24 heures —, un consortium formé des firmes de consultants BPR, CIMA+, Dessau et Egis fait une série de propositions sur l’ouvrage qui remplacera le pont le plus achalandé au Canada, mais il est toutefois peu bavard sur l’état du pont actuel.«C’est tout?» s’interrogeait le porte-parole du Parti libéral du Canada (PLC) en matière de transports, d’infrastructure et de collectivités, Denis Coderre.«Il n’y a absolument rien là-dedans», a-t-il lancé.Le chef intérimaire du PLC, Bob Rae, et lui feront part de leurs commentaires aujourd’hui à l’occasion d’un point de presse à Montréal.VOIR PAGE A 8: PONT JACQUES NADEAU LE DEVOIR Toutes les études confirment que le pont Champlain devra être remplacé.Plus tôt que tard.Laval Québec élargit son enquête Toutes les dépenses remboursées au parti du maire Vaillancourt depuis 2004 seront épluchées KATHLEEN LÉVESQUE Le ministère des Affaires municipales pousse un cran plus loin sa vérification de la gestion de Laval concernant les dépenses remboursées au parti du maire Gilles Vaillancourt.Les enquêteurs ont reçu un nouveau mandat afin d’examiner l’utilisation du budget de recherche et secrétariat antérieure à 2009.Comme le ministère l’a confirmé hier au Devoir, la Ville de Laval a été avisée, le 5 juillet dernier, que les éléments analysés jusqu’à maintenant suscitent une «grande préoccupation».La promotion de la campagne annuelle de financement du PRO, l’organisation des assemblées d’investiture des candidats de l’équipe Vaillancourt, la location d’autobus pour transporter VOIR PAGE A 8: LAVAL ¦ Les soupçons d’irrégularités à Saint-Jérôme sont confirmés, à lire en page A 3 77831302832429 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 14 JUILLET 2011 ACTUALITES MICHAEL KAPELLER REUTERS La fonte de la calotte polaire atteint un record cet été.L’Arctique poursuit sa fonte LOUIS-GILLES FRANCŒUR Selon deux ijistituts scientifiques des Etats-Unis, la fonte de la calotte polaire atteint cet été un taux record qui laisse présager que l’océan Arctique pourrait être presque libre de glace dans 30 ans, soit 40 ans plus tôt que ce qu’anticipait le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEUONIJ).Selon les relevés satellites de l’os National Snow and Ice Data Center, de Boulder au Colorado, près de 15 % de la siuface de la calotte a déjà fondu à ce moment-ci de l’été, ce qui représente 8,5 millions de kilomètres carrés de plus que le taux de fonte record relevé en 2007.Généralement, la couverture de glace de cet océan atteint sa siuface maximale en mars et la calotte polaire se retrouve à son minimum annuel en septembre.De plus, les spécialistes en études polaires de l’Université de Washington ont établi sur la foi de nouveaux relevés que la calotte polaire n’a jamais été aussi mince que cet été, un nouveau record, d’autant plus inquiétant que la glace fondue sera essentiellement remplacée par de la nouvelle glace l’hiver prochain.Or cette nouvelle glace est celle qui fond le plus rapidement, perdant en moyenne la moitié de son volume annuellement, soit beaucoup plus que l’ancienne qui disparaît néanmoins à un rjdhme plus rapide que jamais.Par ailleurs, plus la glace est mince, plus elle fond rapidement, ce qui explique qu’on a assisté à des taux de fonte aussi élevés que 150 000 km^ par jour dans les 10 dernières années.Le rjAune de fonte de la calotte polaire est, pour les chercheurs, l’indice le plus sûr de la tendance de la planète à se réchauffer à un rythme qui dépasse toutes les prévisions des deux dernières décennies.La région nordique est en effet celle qui bat tous les records de réchauffement.Présentement, la température moyenne dans l’Arctique était en juin, de 1 à 4 centigrades plus élevée que la moyenne historique de cette région.Ces constats vont de pair avec ceux d’autres scientifiques, récemment publiés dans la revue Science et dont The Guardian, en Angleterre, se faisait aussi l’écho hier.En effet selon cette étude, la quantité d’eaux plus chaudes en provenance de l’Atlantique qui pénètre désormais dans l’océan Arctique est de plus en plus importante et pourrait contribuer à l’accélération de la fonte annuelle de la calotte polaire.Depuis quelques années, la calotte arctique résiduelle à la fin de l’été correspond environ à la moitié de ce qu’elle était dans les années 4950.Le Devoir Une recherche d’uranium inquiète des citoyens de la Côte Nord Québec — Un groupe de citoyens de la Côte-Nord a déposé une plainte au ministère de l’Environnement afin qu’un enquêteur détermine si les activités d’une entreprise minière à la recherche d’uranium pourraient contaminer leur approvisionnement en eau potable.^ Le porte-parole de Sept-Iles sans uranium, Marc Eafard, a affirmé hier que les travaux menés par la société Uracan pourraient enfreindre les dispositions d’une loi adoptée il y a deux ans pour protéger les ressources en eau.Selon M.Eafard, des résidus radioactifs provenant d’une centaine de trous de forage risquent de compromettre l’approvisionnement des citoyens de la municipalité de Baie-Johan-Beetz, à 300 km à l’est de Sept-Iles, ainsi que d’autres communautés voi- sines.Le regroui^ment soutient que, dans cette situation, le gouvernement manque à ses devoirs de fiduciaire de l’eau au Québeq.Sept-Iles sans uranium déplore que le gouvernement ne dispose actuellement d’aucune donnée sur l’évolution de la qualité de l’eau parallèlement aux travaux d’exploration dans le secteur.La Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection a été adoptée en 2009 par l’Assemblée nationale.M.Eafard a affirmé qu’en vertu de cette loi, le gouvernement devrait se préoccuper de la situation à Baie-Johan-Beetz, dont la population est d’une centaine de personnes.La Presse eanadienne |L Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Bilinguisme Âir Canada a failli à ses obligations Air Canada ne respecte pas ses obligations linguistiques, a conclu hier la Cour fédérale.Le tribunal a donné raison à un couple d’Ottawa qui alléguait ne pas avoir bénéficié de services en français sur certains vols, alors qu’il y avait droit Michel et Lynda Thibodeau, qui poursuivaient Air Canada, recevront 12 000 $ en dommages-intérêts ainsi que des excuses de la part de la compagnie aérienne, si la décision n’est pas portée en appel.Graham Eraser, le chien de garde du bilinguisme au pays, a remercié le tribunal pour son jugement, «qui renforce l’importance de la Loi sur les langues officielles».«La juge a dit très clairement qu’elle acceptait notre argument selon lequel il y a effectivement des problèmes systémiques», s’est réjoui le commissaire en entrevue avec La Presse canadienne.Son bureau est intervenu devant le tribunal pour appuyer le couple.M.Thibodeau n’en est pas à sa première rixe juridique avec le transporteur.Il l’avait déjà poursuivi pour des pro- blèmes semblables au début de la décennie, avec succès.«Ça fait deux fois en neuf ans que M.Thibodeau a dû aller devant le tribunal pour faire respecter ses droits», a déploré M.Fraser.Le transporteur devra aussi mettre sur pied, d’ici six mois, un système «visant à identifier, documenter et quantifier d’éventuelles violations à ses obligations linguistiques», a ordonné la Cour fédérale.M.Fraser a souligné cette partie du jugement, affirmant qu’il était essentiel que les institutions soumises à une obligation de bilinguisme «sachent ce qu’elles font».Trois vols Air Canada a reconnu avoir manqué à ses obligations lors de trois vols empruntés par le couple en 2009, entre Toronto et Atlanta et entre Toronto et Charlotte, ainsi qu’à une reprise à l’aé-roport de Toronto.Il s’agissait de trajets pour lesquels la clientèle francophone était assez nombreuse pour justifier un service bilingue, selon les normes établies par Ottawa.Les agents de bord étaient tous unilingues anglophones à bord de deux de ces vols, alors que des annonces ont été faites uniquement en anglais sur un autre vol et dans l’aéroport de Toronto.Contacté par La Presse canadienne, Michel Thibodeau s’est dit satisfait du jugement prononcé par le tribunal.Il n’est toutefois pas surpris parce que, selon lui, les problèmes systémiques étaient apparents au sein de l’entreprise.«Là où je suis un peu déçu, c’est par le montant des dommages-intérêts, a-t-il expliqué au téléphone./««rais aimé que ce soit plus.Nous, on demandait 25 000 $ chacun en dommages-intérêts et 500 000 $ en dommages punitif et exemplaires.» Selon lui, l’ampleur des problèmes de bilin-^isme dans l’entreprise aurait justifié une telle peine.M.Thibodeau croit aussi que l’envoi d’une lettre d’excuse était nécessaire, mais pas suffisant.«J’en avais eu, une lettre d’excuse, en 2005, a-t-il relaté.Plusieurs années après, ils continuent à violer les droits linguistiques des francophones de façon systémique.» Un tant qu’ancienne société d’Etat, Air Canada a toujours l’obligation d’offrir ses services en anglais et en français.Hier, la compagnie aérienne n’a pas souhaité commenter le jugemenf affirmant qu’elle voulait prendre le temps nécessaire pour l’étudier.La porte-parole, Isabelle Arthur, a toutefois tenu à faire valoir qu’Air Canada prend ses obligations linguistiques très au sérieux et que le nombre de plaintes est en baisse.Dans un projet de lettre d’excuse publié en annexe du jugement.Air Canada recoimaît ses torts.«Je comprends votre insatisfaction ainsi que votre déception, y affirme Chantal Dugas, responsable du bilinguisme pour l’entreprise.Air Canada et Jazi prennent très au sérieux leurs responsabilités linguistiques et déploient des efforts continus afin d’offrir à leurs clients un service dans la langue officielle de leur choix.» Impératif français, un groupe de défense des droits des francophones, s’est réjoui du jugement.Selon son président, Jean-Paul Perrault, Air Canada figure en bonne place sur la liste des institutions délinquantes.La Presse eanadienne Dans le domaine de l’éducation Ottawa négligerait l’éducation des jeunes autochtones MELANIE PATTEN Moncton — La directrice générale de la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations, Cindy Blackstock, a accusé hier le gouvernement fédéral de négliger l’éducation des jeunes autochtones, en indiquant que le financement de projets militaires et de diverses autres initiatives ne devrait jamais mettre l’avenir des jeunes en péril.Mme Blackstock a fait cette déclaration dans le cadre de la rencontre annuelle de l’Assemblée des Premières Nations, lors d’une session spéciale consacrée à l’éducation.«La discrimination raciale contre les enfants ne devrait pas être une mesure de restriction budgétaire légitime», a-t-elle déclaré devant les délégués réunis dans un hôtel du centre-ville de Moncton.«Il est de notre devoir de nous assurer qu’il [le gouvernement] ne finance pas des avions de combat et d’autres types de projets aux dépens des enfants qui ne demandent qu’à fréquenter l’école.» Applaudie à tout rompre à plusieurs reprises, Mme Blackstock a expliqué que tous les enfants — quelle que soit leur ethnie — méritaient d’être éduqués dans des écoles propres et sécuritaires.Mais, selon elle, ce n’est pas le cas pour les enfants autochtones.Le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, rinnu Peter Panashue, a pour sa part assuré qu’Ottawa avait fait de ce dossier une priorité.«Je crois que le gouvernement du Canada reconnaît qu’il y a un problème en matière d’éducation, que l’Assemblée des Premières Nations reconnaît qu’il y a un problème, et que les chef des nations autochtones de l’ensemble du pays reconnaissent qu’il y a un problème», a déclaré le ministre après avoir assisté à une partie de la réunion.M.Panashue, qui est le premier député innu, a vanté le travail d’un comité mixte qui cherche à trouver des moyens d’améliorer l’éducation des enfants autochtones, de la maternelle à la douzième année.Le comité a été mis sur pied le mois dernier par l’Assemblée et le gouvernement fédéral.Il cherche à améliorer l’impact de l’éducation sur les enfants autochtones, dont près de la moitié ne terminent pas le secondaire.Participation du public Le comité sollicitera la participation du public à propos de la manière d’élaborer la législation qui permettrait aux membres des Premières Nations de voter leurs propres lois sur l’éducation, de gérer et d’améliorer la qualité de la formation scolaire et, enfin, de mettre sur pied des tables de concertation régionales en milieu scolaire.M.Penashue n’a pas voulu annoncer de financement additionnel en éducation, disant préférer attendre que le comité effectue son travail.«Je crois que l’examen qui est en cours est très important.Il sera bénéfique pour l’Assemblée des Premières Nations dans l’ensemble du pays, et pour le gouvernement du Canada, s’est-il contenté d’affirmer.Je crois que nous reconnaissons tous que le montant d’argent destiné à l’éducation est substantiel.Le problème, c’est que nous ne comprenons pas très bien pourquoi l’éducation n’obtient pas les résultats escomptés.» De son côté, Cindy Blackstock estime plutôt qu’il n’y a pas assez d’argent dans l’enveloppe de l’éducation.Elle a affirmé qu’au pays, on estime que les enfants autochtones reçoivent de 2000 $ à 3000 $ de moins que les enfants qui vivent hors réserve pour leur éducation.Mme Blackstock a ajouté que dans certaines réserves, les écoles devaient se battre contre la moisissure qui envahit leurs murs, en ajoutant qu’elle avait entendu parler d’une école infestée par les serpents.Mme Blackstock a ensuite précisé qu’il n’était pas question d’opposer autochtones et autres Canadiens, mais plutôt de rassembler les Canadiens qui «croient en l’égalité, l’équité et la justice».Selon elle, «la discrimination que subissent les enfants autochtones» n’a pas sa raison d’être.Le chef de la réserve algon-quine de Kitigan Zibi, Gilbert Whiteduck, croit quant à lui que le comité mis sur pied par le gouvernement fédéral ne fait qu’augmenter les délais dans le dossier.Il a affirmé que les autochtones observaient leurs langues disparaître et leurs jeunes décrocher de l’école, pendant que les dollars du gouvernement fédéral continuent d’être distribués pour d’autres projets à travers le pays.«Le ministre nous dit qu’il n’est pas prêt à signer un chèque en blanc», a affirmé M.Whiteduck.«Mais, quelle sorte de chèque est donné aux Forces armées?Quel genre de chèque est signé à certaines régions du Canada?» a-t-il demandé.La Presse eanadienne Un médicament contre le VIH est efficace chez les hétérosexnels MIKE STOBBE Atlanta — Un médicament utilisé pour traiter le sida, qui avait déjà fait ses preuves auprès d’hommes homosexuels, fonctionne également chez les hommes et les femmes hétérosexuels, indiquent deux études menées en Afrique.Les experts qualifient cette conclusion de «découverte capitale» pour le continent africain, qui a souffert le plus de cette infection.Selon Michael Sidibé, le directeur général de programme commun des Nations unies sur le VIH/sida, l’ONU-SIDA, ces études pourraient marquer «un tournant dans l’histoire de l’épidémie du VIH».Il réagissait ainsi, dans un communiqué publié hier, à l’annonce des résultats des études.Le docteur Jared Baeten de l’Université de Washington, qui était l’un des chercheurs principaux de l’une des études, a dit de cette découverte qu’elle pourrait bien «changer la donne».Le médicament préventif dont il est question se nomme Truvada.Sous forme de pilule, il se trouve déjà en pharmacie et est utilisé pour traiter le VIH.Il est fabriqué par la compagnie californienne Gilead.Un autre médicament de Gilead, le Viread, a également été utilisé dans l’une des deux études en Afrique.Des recherches menées précédemment avaient indi- qué que le Truveda aidait à prévenir la transmission du VIH aux hommes homosexuels qui n’étaient pas infectés par le virus.Mais les experts se sont extasiés, hier, quand ils ont présenté la première preuve de l’efficacité du médicament dans la prévention de la transmission du VIH entre un homme et une femme.L’automne dernier, les centres américains pour la lutte contre les maladies avaient enjoint à la population homosexuelle d’utiliser ce médicament.Ils travaillent maintenant à mettre sur pied des directives pour les hétérosexuels du pays.Assoeiated Press 1 LEON NEAL AGENCE ERANCE-PRESSE Julian Assange, hier à Londres Extradition d’Assange Décision reportée Londres — La Haute Cour de Londres a renvoyé hier à une date non déterminée sa décision sur l’appel interjeté par le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, contre son extradition en Suède pour viol et agressions sexuelles présumés.La Haute Cour a entendu les deux parties mardi et hier, une nouvelle étape dans un parcours judiciaire dont les recours sont loin d’être épuisés.Julian Assange, qui a renouvelé son équipe d’avocats, se prépare visiblement à une bataille au long cours, se faisant discret—il n’a fait aucune déclaration — et optant pour une défense plus technique, moins flamboyante que lors du procès en première instance en février.Une cinquantaine de journalistes étaient présents pour l’occasion, soit nettement moins que lors du premier procès.L’Australien de 40 ans, jadis habitué de faire la une, n’a plus droit aujourd’hui qu’à quelques colonnes en pages intérieures dans la presse britannique.Ses avocats ont centré leur plaidoirie sur le caractère disproportionné du mandat d’extradition, alors que leur client n’est pas officiellement inculpé en Suède et qu’il pourrait être interrogé à distance par la justice suédoise.«Aucune décision de poursuivre ou d’inculper [M.Assange] n’a été prise.L’enquête préliminaire reste ouverte», a ainsi déclaré Mark Summers, un de ses avocats.L’avocate anglaise qui agit pour le compte de la Suède, Clare Montgomery, a rétorqué qu’il suffisait A «une accusation et d’une intention d’aller en justice» pour étayer la demande d’extradition.Les échanges sont entrés dans le détail — parfois crus — des relations entre Julian Assange et les deux jeunes femmes suédoises qui l’accusent d’avoir eu des relations contraintes et non protégées en août 2010, ce qu’il dément.Agence France-Presse LE DEVOIR, LE JEUDI 14 JUILLET 2011 A 3 ACTUALITES Irrégularités dans l’octroi de contrats à Saint-Jérôme ALEXANDRE ROBILLARD Québec — La Ville de Saint-Jérôme a commis des irrégularités dans l’octroi de 59 contrats, notamment lorsqu’elle a abaissé à 1,3 million le coût total d’ime soumission déposée par un entrepreneur en construction, ce qui a assuré sa sélection.Le ministère des Affaires municipales a dressé ces constats dans un rapport déposé hier, qui portait sur l’attribution de contrats mimicipaux durant la période de janvier 2009 à octobre 2010.En avril 2010, les Entreprises Guy Desjardins, actives dans le secteur de la construction domiciliaire et routière, ont obtenu un contrat après que la Ville eut corrigé un calcul dans son offre, ce qui a eu pour effet d’en faire le plus bas soumissionnaire, à 1301165,54 $.Dans son rapport^ le ministère estime pourtant que le coût total était le bon et que la municipalité n’avait pas à changer l’opération de multiplication faite par le soumissionnaire.«Un correcteur doit être certain qu’il s’agit d’une erreur banale avant d’apporter un correctif qui change le rang final des soumissionnaires, indique le document.En conclusion, dans cette situation, selon les services spécialisés du ministère, la Ville n’a pas accordé le contrat au plus bas soumissionnaire conforme.» Le ministère a aussi constaté que des contrats d’impression, de graphisme, d’approvisionnement en produits informatiques ou en pièces de machinerie lourde ont été divisés, de manière à en réduire la valeur, ce qui peut les soustraire au processus d’appel d’offres.Cette observation vaudra à la municipalité de demeurer sous la surveillance des vérificateurs du ministère pour les trois prochaines années.«Nous effectuerons le suivi quant à l’application des correctif relatif aux situations en question», dit le document.La Ville de Saint-Jérôme a de plus contrevenu à la Loi sur les cités et villes en concluant des contrats de location de locaux qui l’engagent financièrement pour des périodes de plus de cinq ans, sans obtenir l’autorisation nécessaire du ministère.La municipalité a aussi modifié des baux par la suite, de manière à les prolonger, sans aller chercher l’accord ministériel.En touL 182 dossiers ont été vérifiés par le ministère dans les locaux de la Ville, du 15 au 26 novembre 2010.Afin d’assurer la mise en place des recommandations du ministère, la Ville devra lui soumettre un rapport sur les méthodes utilisées, durant la pé riode du V” août au 31 décembre 2011, pour l’octroi de contrats de services professionnels.La municipalité devra aussi expliquer les raisons qui l’ont menée à s’entendre directement avec ses fournisseurs lorsqu’il n’y a pas eu d’appel d’offres pour les contrats de plus de 25 000 $.En novembre 2010, le maire de Saint-Jérôme, Marc Gascon, avait démissionné de son poste de président de TUnion des municipalités du Québec à la suite des questions soulevées par l’octroi de certains contrats dans sa ville.Dans un communiqué, M.Gascon s’est déclaré «heureux et encouragé» par les conclusions du rapport du ministère des Affaires municipales.«Lorsque l’on se compare avec les autres municipalités vérifiées, avec un budget de 114 millions de dollars et près de 10 500 contrats octroyés annuellement, nous pouvons affirmer que nous avons une excellente note compte tenu de l’ampleur des activités», a-t-il dit Accusant ses adversaires d’avoir profité de différentes tribimes pour faire des allégations, insinuer des irrégularités et porter des accusations, M.Gascon a affirmé qu’il souhaite maintenant tourner la page.«Au cours des derniers mois, la chasse aux sorcières a été alimentée presque quotidiennement à Saint-Jérôme, a-t-il dit J’espère qu’à présent, et une fois pour toutes, la politicaillerie sera mise au rancart et que les vrais débats pourront reprendre.» La Presse eanadienne Entente avec les policiers de la SQ Le gouvernement du Québec a conclu une entente de principe avec les policiers de la Sûreté du Québec pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis 16 mois.Les détails de l’entente, qui sera soumise aux membres de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) au cours des prochaines semaines, n’ont toutefois pas été dévoilés hier.Qn sait cependant que la question du rattrapage salarial était au cœur des négociations.En entrevue, le président de l’APPQ, Pierre Veilleux, a affirmé que l’entente de principe répond en grande partie aux attentes des policiers.Se disant convaincu que les membres du syndicat vont l’accepter même si la balle est maintenant dans leur camp, M.Veilleux a affirmé qu’il s’agissait d’une «bonne entente».Sans contrat de travail depuis le mois de mars 2010, les policiers de la SQ avaient refusé en mai dernier d’utiliser des moyens de pression touchant la population, pitisqu’ils avaient bon espoir d’en arriver à un règlement.Par voie de commimiqué, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a indiqué que l’entente comportait de bonnes conditions de travail pour les 5200 membres de l’APPQ.La Presse eanadienne ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Manifestation contre i’expioitation du gaz de schiste à Saint-Hyacinthe i’automne dernier.Selon une étude Le gaz de schiste serait un feu de paille Son avenir dans les transports est mis en doute L’exploitation de ce nouveau combustible ne devrait pas connaître de hausse substantielle LOUIS-GILLES ERANCŒUR Les gaz de schiste ne seraient pas le «combustible de transition» entre les combustibles fossiles riches en carbone, comme le charbon et le pétrole, et n’auraient qu’un avenir très incertain dans le domaine des transports faute d’un système de distribution élaboré, contrairement aux assertions de cette industrie.C’est ce qu’affirme une étude réalisée conjointement par l’Institut Pembina et la Pon-dation David Suzuki, qui se base notamment sur des modélisations réalisées par la firme En-viroEconomics.En comparant diverses études, dont celles de l’Agence internationale de l’énergie, avec leur propre modélisation, les deux groupes en arrivent à la conclusion que les gaz de schiste vont certainement remplacer une partie du gaz naturel, dont les réserves déclinent présentement.Mais, selon leur analyse, l’exploitation de ce nouveau combustible sur le marché ne devrait pas connaître de hausse substantielle.Au contraire, écrivent-ils, les différents scénarios étudiés indiquent que la production d’ici 2050 devrait se situer autour du statu qqo sans interventions majeures des Etats et des provinces pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.Si, au contraire, les gouvernements en viennent à imposer un prix, même léger, aux émissions de carbone atmosphérique, les modèles évoqués dans ce rapport prédisent un net ralentissement de la hausse prévisible de la production de gaz.Et si les décideurs publics axent leurs politiques sur l’objectif de limiter la hausse du climat terrestre à 2 centigrades, soit l’objectif de la communauté internationale, «la production et l’utilisation de gaz naturel en Amérique du Nord augmenteront marginalement au-dessus des niveaux actuels avant de diminuer, ou elles amorceront leur déclin tout de suite», lit-on dans ce document (disponible sur notre site Internet).Place importante Le gaz naturel occupe présentement une place importante dans le bilan énergétique nord-américain, dont il représente le quart de l’énergie primaire.Les ressources canadiennes pourraient satisfaire nos besoins pendant 100,ans au rythme de consommation actuel.Aux Etats-Unis, les réserves de gaz ont augmenté considérablement depuis qu’on exploite les gaz de schiste, au point que Washington estime qu’ils pourraient répondre aux besoins énergétiques du pays pendant un siècle aussi.Si le gaz naturel est techniquement un gaz dont la combustion émet la moitié moins de carbone que le charbon, son cycle d’extraction modifierait sensiblement à la hausse son empreinte climatique, plus particulièrement celle des gaz de schiste.Un important débat scientifique a cours sur cette question.Mais, selon l’étude, l’empreinte écologique de l’exploitation des gaz de schiste est beaucoup plus indiscutable que son empreinte climatique, ce qui entravera son développement, prévoit-on.Les régions riches en gaz de schiste, selon cette étude, pourraient faire en effet l’objet d’une «industrialisation intense» au point qu’«MM site de forage sera installé tous les 2,6 kilomètres carrés, ou chaque mille carré», transformant radicalement les milieux ruraux.Selon l’étude, pour maintenir la production d’un volume de gaz donné sur une période de 25 ans, il faut environ 100 fois plus de sites de production que ne l’exige, par exemple, l’exploitation du gaz naturel dans le delta du Mackenzie.Bilan mitigé L’étude Pembina-Suzuki concède à l’industrie une de ses affirmations favorites: «Aucun cas n’a établi clairement que des produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique du gaz non traditionnel ont contaminé directement de l’eau douce souterraine.» Mais, précise la même étude, «ce qui a nettement été établi, et à plusieurs endroits, c’est la migration du gaz naturel vers des sources d’eau potable par suite de la cimentation ou du tubage inadéquat de puits de forage, y compris dans des installations récentes de gaz de schiste.» Le bilan du développement de cette industrie nouvelle est d’autant plus in-quiétanf poursuit l’étude, que «la plupart des puits de pétrole et de gaz au Canada sont expressément exemptés des processus normaux d’évaluation environnementale provinciaux», notent les auteurs, qui ont fait un relevé des lois et règlements à travers le pays.Ils notent aussi que les gouvernements ont tendance à faire gérer les aspects environnementaux de l’exploration et de l’exploitation des gaz de schiste par leurs ministères à vocation économique, ce qu’on qualifie de «conflit d’intérêts», plutôt que par les ministères de l’Environnement, créés et équipés en principe pour gérer ces problèmes.La question apparaît d’autant plus importante, selon l’étude, que «les autorités réglementaires canadiennes n’ont en général qu’une connaissance limitée de la structure des sources d’eau souterraine et ne disposent donc pas de l’information nécessaire pour évaluer correctement les risques que le développement du gaz et du pétrole fait peser sur l’eau».Puisque la production d’énergie semble en voie de se diriger plutôt vers des énergies renouvelables que vers le gaz comme énergie de transition, l’étude suggère aux gouvernements de ralentir le développement de cette industrie, de cesser de lui conférer des privilèges fiscaux qu’ils n’accordent pas aux énergies renouvelables et de maintenir les niveaux de production en conformité avec leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre.Le développement de cette industrie, concluent-ils, devrait à tout le moins faire l’objet dune évaluation des impacts cumulatifs de l’ensemble des projets prévus à l’échelle régionale et faire l’objet d’une validation rigoureuse de leur acceptabilité sociale tout en étant limité dans leur expansion par la nécessité de protéger les nappes souterraines à partir d’une cartographie élaborée, pour l’instant inexistante.Le Devoir Baisse salariale de 30 % au Bloc HELENE BUZZETTI Ottawa — La direction du Bloc québécois rejette catégoriquement les accusations d’une bénévole qui a démissionné au prétexte que l’entourage de l’ancien chef Gilles Duceppe commande des salaires trop élevés.Au contraire, ceux-ci ont tous accepté une baisse salariale de 28 % ou plus.Le quotidien Le Soleil faisait état hier de la lettre de démission de Lydia Gagnon, présidente de la Commission de la citoyenneté et membre du Bureau national du Bloc québécois.«Les pressions importantes exercées par une partie de l’ancien personnel politique du cabinet pour maintenir le statu quo travestissent et minent les efforts de renouvellement nécessaires à la survie et à la pérennité du Bloc québécois», écrivait Mme Gagnon dans sa lettre datée du 8 juin.Elle critiquait une «vague d’embauches» de personnes ayant travaillé pour M.Duceppe, dont certaines commandaient les mêmes conditions qu’à l’époque.Qr, écrit-elle, «vous n’êtes pas sans savoir que nos revenus vont considérablement s’amenuiser».Tout faux Le Bloc québécois réplique que Mme Gagnon a tout faux.«Tout le monde a subi une réduction salariale d’au moins 28 %, incluant mon salaire», insiste Vivian Barbot, la présidente intérimaire du Bloc québécois.Elle note que cinq anciens de l’entourage de M.Duceppe ont été embauchés, dont une attachée de presse, et qu’au total, seulement sept personnes auparavant rattachées à l’aile parlementaire ont été réintégrées.«Ces personnes que nous avons réintégrées dans les instances du parti sont sous contrat à court terme», ajoute Mme Barbot.Ces contrats arriveront à échéance en décembre, moment oû le parti se sera doté d’un nouveau chef 11 aura alors les coudées franches pour embaucher qui il désire.Au total, outre ces employés politiques réintégrés, le Bloc québécois compte sur l’équivalent, à temps plein, «de sept employés et quart», des gens syndiqués qui n’ont pas perdu leur emploi depuis la défaite cuisante du 2 mai.Selon Mme Barbot, Lydia Gagnon éprouvait une insatisfaction à l’égard du plan choisi pour démarrer la reconstruction du parti.«Elle avait une opinion dissidente, à savoir qu’il fallait, selon elle, profiter de la démission du chef pour faire le ménage, renvoyer les gens et repartir avec une équipe nouvelle.Mon opinion, partagée par les autres, était qu’au contraire, nous sommes une présidence de transition, que nous avons eu quand même suffisamment de pertes et qu’il convenait d’assurer la transition d’ici à ce qu’un nouveau président soit élu et qu’il ait toute la latitude nécessaire pour faire les changements qui s’imposent à son arrivée.» Dans les coulisses du Bloc, on soutient que 70 % des membres du bureau national ont approuvé cette orientation.Mme Barbot soutient que le Bloc québécois n’a aucune dette.Ses revenqs diminueront à partir de septembre, quand Elections Canada prendra en compte le résultat électoral du 2 mai pour calculer le financement étatique auquel la formation a droit.Ayant obtenu 36 % moins de votes qu’à l’élection de 2008, le Bloc verra son financement diminuer d’autant.Le Devoir JACQUES GRENIER LE DEVOIR Vivian Barbot et Giiies Duceppe iors de ia campagne éiectoraie de 2008.EN BREF Fleurdelysé outragé La Ligue québécoise contre la francophobie canadienne (LQCEC) a porté plainte contre un policier de la Ville de Québec qui a, selon elle, «outragé le drapeau du Québec» que brandissait un manifestant antimonarchiste lors de la visite du duc et de la duchesse de Cambridge le 3 juillet dans la Vieille Capitale.«La LQCEC fut fortement secouée et littéralement choquée par ces images dégradantes qui montrent clairement un de vos policiers manipuler le drapeau du Québec comme s’il s’agissait d’un vulgaire chiffon, d’une sale guenille», a indiqué le porte-parole de la LQEC, Gilles Rhéaume, dans une plainte transmise hier au Service de police.Sur une vidéo qu’il est possible de visionner dans Internet, on voit un policier s’emparer d’un fleurdelisé qu’agitait un protestataire.- Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 14 JUILLET 2011 ACTUALITES OMAR FARUK REUTERS Des habitants de Mogadiscio, la capitale somalienne, ont fait main basse hier sur des produits pour enfants de PUNICEF.Famine en Somalie Le PAM songe à retourner en zone islamiste Nairobi — L’agence de l’ONU pour la lutte contre la faim, le PAM, envisage un retour dans les territoires de Somalie sous contrôle des islamistes shebabs, qui avaient contraint la plupart des humanitaires à partir il y a deux ans mais qui les rappellent désormais pour aider les rnillions de victimes d’une gravissime sécheresse.Le programme alimentaire mondial «travaille avec le coordonnateur humanitaire des Nations unies pour étudier toutes les possibilités de revenir — si les conditions le permettent et si toutes les autorisations des Nations unies sont données en matière de sécurité», a-t-il indiqué hier dans im communiqué.«Le PAM consultera aussi les gouvernements donateurs pour s’assurer qu’ils acceptent les complexités et le risque liés à une reprise des opérations humanitaires», a-t-il poursuivi.Organisations non gouvernementales et agences des Nations unies ont multiplié les appels à la mobilisation ces derniers jours pour venir en aide aux millions d’habitanfs d’Afrique de l’Est (Somalie, Ethiopie, Djibouti, Kenya) frappés par ce qui est peut-être la pire sécheresse des dernières décennies.En Somalie, la situation est encore aggravée par un état de guerre civile permanent depuis le départ du président Mohamed Siad Barre en 1991.Selon l’Union africaine (UA), près de trois millions de per-soimes, soit un tiers de la population, y a besoin d’aide hiunanitai-re.Le Haut Commissariat de rONU poiu les réfugiés (HCR) estime, lui, que dans le seul mois de juin, 54 000 Somaliens ont fui leiu pays en raison de la sécheresse et des violences.Et poiu le Comité international de la Croix-Rouge, le niveau de malnutrition sévère des enlkits a presque doublé depuis mars dans le pays, devenant le plus élevé au monde.Alors que les shebabs avaient poussé au départ, dès 2009, la plupart des organisations hiuna- nitaires, le PAM avait attendu début 2010 poiu quitter les zones sous leur contrôle.11 rappelle être parti en raison des «menaces pour la vie» de ses éqitipes et de «l’imposition de conditions de travail inacceptables, notamment l’imposition de taxes informelles et l’exigence qu’aucune femme ne travaille pour nous là-bas».Le mouvement islamiste a promis la semaine dernière de laisser les mouvements humanitaires accéder de nouveau aux populations frappées par la sécheresse, «qu’ils soient ou non musulmans [.], si leur intention est seulement d’aider ceux qui souffrent».Dans la foulée.Médecins sans frontières (MSF) a déjà dit espérer développer ses activités dans le sud de la Somalie.MSE a toujoius maintenu des activités dans les zones contrôlées par les insurgés, mais avec des restrictions en matière d’ap-provisioimement et de personnel d’assistance que son responsable opérationel, Joe Belliveau, espère désormais voir lever.Les humanitaires, et la communauté internationale plus généralement, avancenf toutefois avec prudence.Aux Etats-Unis, la semaine dernière, un haut responsable de la diplomatie américaine a estimé qu’il revenait aux pays donateurs et à la communauté internationale de «tester [la] réelle volonté [des shebabs] de permettre aux gens mourant de faim de recevoir une aide humanitaire».«L’arrogance avec laquelle les shebabs ont refusé l’aide humanitaire disparaît devant le besoin», a estimé lundi le vice-ministre italien des Affaires étrangères, Alfredo Mantica, au retoiu d’un déplacement à Mogadiscio.11 a ajouté qu’une reprise du dialogue, limitée aux questions liées à la sécheresse, serait peut-être désormais possible avec ceux du mouvement qui n’ont pas seulement un «programme islamiste, mais aussi un programme national».Agence France-Presse Un abonnement à la version papier = privilèges sur ledevoir.com Culture Livres t IV cmuidâ Huglr Masekela Lavoie de VLéritage EsKe la im a un cycie jjuuuhuc ort de l’entente du lac Meech?Édltorta! Le grand saut en arriéré ftw.B se rai^e derrière Maple Il TMXparLo Bile oubliée lie la rammunaute tina I « grille Meech Fêter et danser, d’ondee en ondee «B Conrad Black retournera en prison Le Nord et nous /SsaïSKrs'-i ^onal de jardms ne musique a bn de Sunwing Accès à 100% du contenu Internet selon le type d'abonnement.Accès aux articles publiés sur le site depuis 2002, enrichi de photos, de liens Web, de graphiques, etc.Dès 01 hOO, profitez des articles du journal papier.Accès à l'Agenda culturel.Cahier culture, livres cahier spéciaux.INSCRIVEZ VOUS GRATUITEMENT SUR LEDEVOIR.COM LE DEVOIR.Libre de penser corn Chauffe collective pour le centre environnemental Saint-Michel LOUIS-GILLES FRANCŒUR La société Biothermica entend lancer dans les prochains mois un projet de chauffe collective autour du Centre environnemental Saint-Michel, comme il en existe de très nombreux en Norvège et en Suède où des villes entières sont ainsi chauffées grâce à la combustion des déchets et de biomasse sous diverses formes.Selon le président de Biothermica, Guy Drouin, l’annonce de ce projet est une «conséquence directe de l’annonce par Québec de la mise en place de plafonds d’émissions à divers secteurs industriels et d’un marché d’échanges de crédits d’émissions.Dès l’annonce de l’existence de ce marché, on était assuré de la rentabilité du projet: ce nouveau marché du carbone nous donne un sérieux coup de pouce et assure à long terme la pérennité du projet Gazmont».Pour s’assurer le contrôle de ces différents projets, Biothermica a récemment acquis toutes les actions de Gazmont, la centrale électrique de 25 MW qui utilise les biogaz produits par la décomposition des déchets dans l’ancien dépotoir Miron.Biothermica possédait jusqu’ici 26 % des actions de Gazmont, le reste étant réparti entre SNC-Lavalin et la Caisse de dépôt et placement du Québec.La centrale thermique au biogaz, qui a fait l’objet d’une audience publique en 1994, a une efficacité énergétique de 25 %, précise Guy Drouin, qui ajoute aussitôt qu’avec le projet de récupération de la chaleur perdue sous forme de vapeur, cette forme de cogénération va hausser l’efficacité énergétique de la centrale à 75 %.Ainsi, en fournissant du chauffage par tuyauterie souterraine à des édifices publics ou privés dans un rayon de quatre kilomètres, il y aura des gains énergétiques importants, car les bouilloires d’immeubles, qu’elles fonctionnent au pétrole ou même au gaz, n’ont pas des taux d’efficacité aussi élevés.A terme, explique le président de Biothermica, ce réseau de chauffage urbain devrait engendrer des réductions de gaz à effet de serre de l’ordre de 80 000 tonnes par an, soit l’équivalent des rejets annuels de 15 000 voitures.La vente de ces crédits d’émissions va d’autre part rapporter plus de 1 million par an, ce qui fait en sorte que la centrale thermique demeurera rentable avec ce revenu supplémentaire même lorsque les émissions de biogaz de l’ancien site d’enfouissement vont diminuer.Jusqu’ici, la centrale n’utilise que des biogaz de l’ancien dépotoir, mais à long terme, il faudra ajouter du gaz naturel dont rutilisation sous cette forme continuera d’éviter des émissions de GES en raison du haut taux d’efficacité énergétique.Depuis 1996, la centrale thermique de Gazmont a évité des rejets de méthane dans l’atmosphère qui équivalent à 10 millions de tonnes de COg.Biothermica est à l’origine d’un important projet de captage de biogaz dans la ville de San Salvador, et sa technologie a été retenue pour capter les émissions fugitives de méthane qui s’échappe des mines de charbon aux Etats-Unis, une autre source importante de GES.Le Devoir EN BREF Écoénergie renouvelé Le gouvernement Harper a confirmé hier le Renouvellement du programme Écoénergie pour la rénovation résidentielle, qui vise à favoriser les modifications écologiques apportées aux maisons.Ottawa offrira aux particuliers un chèque pouvant atteindre 5000 $ pour les aider à effectuer de tels travaux.Le programme avait déjà été annoncé dans le budget fédéral et les troupes conservatrices l’avaient utilisé comme argument de campagne électorale en avril dernier.En procédant à l’annonce, le nouveau ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, a souligné les impacts positifs que pourrait avoir le programme Écoénergie sur les émissions de gaz à effet de serre du Canada.Jusqu’à 4 milliards pourraient être injectés dans l’économie grâce aux travaux subventionnés.-La Presse canadienne Sept-lles 17/11 Baie-Comeau 20/11 Saguenay 24/15 Val d’Or 24/14 Quebec 24/15 Trois-Rivieres 25/17 rbrooke /12 Montreal neau Lever du soleil: 5h19 Coucher du soleil: 20h41 Ora 22/12 Sol 20/11 Var 17/12 Ave 22/13 Var 20/11 Ave 23/13 Sol 26/19 Var 28/21 Plu 17/15 Plu 18/15 MM utilise des données d'Environnement Canada Demain Le Monde Auj.Demain Var 21/10 Nua 20/12 Sol 20/16 Sol 20/16 Plu 17/12 Ora 20/11 Sol 28/19 Sol 28/21 Nua 19/11 Nua 22/11 Sol 32/26 Ave 32/27 Londres Los Angeles Mexico New York Paris Var 26/16 Ave 25/19 Tokyo Canada Auj.Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal Aujour^huU Ce soir Demain Samedi Passages^A nuageux.Québec Aujourd-l^ui,, 24 Beau ave |Sibilité d'orages.Gatineau Auiourd-hui 26 f Passages 1 nuageux.Téléchargez l’application^ MétéoMédia t (4 Vous pourriez gagner une Soirée de rêve au cinéma.meteomedia.com/cowboysetaMens © Universal Studios and DreamWorks LLC.Tous droits réservés.17 Ciel déga^^ 27/19 GénéralemfiP ensoleillé.Ce soir Demain „ k.15 ^ Ciel déga^P^ 26/16 Généralem&U ensoleillé.Ce soir Demain .^ 15 Ciel déga^^ 27/15 Passages»^^ nuageux.Plutôt nuageux Samedi Samedi 28/20 Nuage percées de soleil DimanchfA^ 29/22 Æfc Possibiliœ,^fflr-ages, pdp 40%.Dimanche/'ti, 27/17 PossibilitÇÉ’ort ages, pdp 40%.Dimanch 30/21 Possibilin ages, pdp 40%.CCWBOVS » iT T \ - T/ I Météo ^ LE DEVOIR.LE JEUDI 14 JUILLET 2011 A 5 LE MONDE renonce au rachat de BSkyB Le scandale ù\}iNews of the World a suscité un tollé général au Royaume-Uni DENIS HIAULT Londres — Le groupe de presse international du magnat Rupert Murdoch, mis en cause dans un scandale d'écoutes téléphoniques, a provoqué un nouveau coup de théâtre mercredi en retirant son offre de rachat du bouquet satellitaire BSkyB, combattu par toute la classe politique britannique.L'annonce de l'abandon du projet par News Corp, le groupe de l'Australo-Américain Murdoch, est tombée une heure avant l'adoption d'une motion parlementaire assassine.Déposée par l'opposition travailliste et exceptionnellement endossée par les conservateurs et libéraux-démocrates au pouvoir, elle exigeait l'abandon du nouveau projet d'expansion de l'empire Murdoch au Royaume-Uni.«B était devenu évident qu'il était trop difficile de progresser dans ce climat», a jugé le vice-président de News Corp, Chase Carey, qui se contente de conserver ses 39,9 % d'actions dans BSkyB.Un porte-parole du 10 Downing Street a immédiatement salué ce revirement, rappelant les propos très déterminés du premier ministre David Cameron tenus en milieu de journée devant les députés.Il est temps que News Corp «concentre ses efforts sur le ménage à réaliser au sein du groupe et à remettre de l'ordre dans ses affaires», avait déclaré M.Cameron.La motion parlementaire était hautement symbolique, car sans valeur légale contraignante.Elle illustrait cependant l'ampleur de la révulsion suscitée par la révélation de pratiques journalistiques illégales, ou contraires à la déontologie, du News of the World {NotW), tabloïd dominical qui a accumulé les scoops et scandales en 168 ans d'histoire.L'affaire des écoutes, révélée en 2005, était censée concerner essentiellement quelque 4000 personnes, membres de la famille royde, politiciens et célébrités.Mais l'annonce la semaine dernière que la messagerie d'une fillette disparue puis assassinée avait été piratée par le NotW a suscité un tollé général.Pour tenter de sauver le projet BSkyB stratégique, Rupert Murdoch a brusquement fermé dimanche le NotW, plus fort tirage de la presse nationale.Cette mesure n'a pas empêché le scandale d'enfler de jour en jour, tandis que les actions de News Corp plongeaient de 15 %.La commission parlementaire britannique des médias a demandé à entendre mardi prochain Rupert Murdoch, de même que son fils James et I ANDREW WINNING REUTERS Un protestataire se moquait du magnat de la presse et des dirigeants politiques britanniques hier à Londres.Rebekah Brooks, respectivement président et directrice générale de News International, la division britannique de New Corp.Les intéressés n'avaient pas indiqué hier s'ils entendaient répondre «à l'invitation».Affaires criminelles A Washington, l'influent président de la commission du commerce au Sénat Jay Rockfeller, qui a demandé l'ouverture d'une enquête sur les pratiques éditoriales du groupe aux Etats-Unis, a redouté hier qu'elle ne révèle des «affaires criminelles».Le scandale a aussi poussé M.Cameron à annoncer la création d'une commission publique d'enquête, en parallèle aux investigations policières.Présidée par un juge, elle a pour double mission de faire la lumière sur l'affaire des écoutes, et de préconiser les changements à apporter à l'instance de régulation des médias, aujourd'hui autorégulatoire et passablement laxiste au nom du sacro-saint droit du public à être informé.Elle entendra des responsables politiques, des médias et de Scotland Yard, accusé de receler des informateurs-ripoux.M.Cameron a indiqué que «les auteurs de méfaits et ceux qui les auraient cachés» devront «non seulement être traduits devant la justice, mais aussi être inéligibles à la tête d'une entreprise de presse».Le chef du Labour, Ed Miliband, a renchéri, en estimant que le message à News Corp était «Ca s'arrête ici», tout en redoublant ses attaques contre M.Cameron.Agence France-Presse EGYPTE Le pouvoir reporte les élections CHRISTOPHE DE ROQUEEEUIL Le Caire Le pouvoir égyptien a cherché mercredi à apaiser la contestation en annonçant un report d'un à deux mois des législatives de septembre et le renvoi de centaines de hauts gradés de la police.Ces annonces surviennent après des semaines de critiques dans les milieux politiques contre la date des législatives, jugée trop proche pour permettre une préparation convenable.La demande de sanctions contre les policiers jugés responsables de la mort de manifestants durant le soulèvement populaire de janvier-février est quant à elle au coeur des manifestations qui se déroulent depuis plusieurs jours place Tahrir au Caire et dans d'autres villes du pays.Le report des premières législatives depuis la chute du régime du président Hosni Moubarak en février a été annoncé par un responsable de l'armée, qui dirige désormais le pays, cité par l'agence officielle Mena.«Il a été décidé de tenir les élections pour l'Assemblée du peuple [Chambre basse) la Choura [Chambre haute] ç^n octobre ou novembre prochains», a-t-il dit.L'échance de septembre était fortement critiquée par des formations politiques et des mouvements issus de la révolte contre le régime, qui ont fait valoir ne pas avoir assez de temps pour se préparer.Des voix se sont également élevées pour redouter que la confrérie islamiste des Frères musulmans, qui apparaît comme le mouvement le mieux organisé du pays, ne rafle la mise si le scrutin était maintenu à une date trop rapprochée.Les Frères musulmans sont opposés à un report mais ont assuré que s'il y avait un délai supplémentaire, ils en profiteraient aux aussi.Mais ce report pourrait aussi avoir une, raison pratique: l'impréparation actuelle de l'Egypte pour organiser matériellement un scrutin dans des conditions de régularité inconnues sous l'ancien régime.Le ministre-adjoint de l'Intérieur en charge des élections, Mohamed Refaat Komsan, en déplacement à Bucarest, a promis des élections «propres, sans discrimination et transparentes».De nombreuses personnalités et mouvements réclament toutefois la rédaction d'une nouvelle Constitution en préalable aux lé^slatives, ,afin de garantir un ancrage démocratique à l'Egypte quel que soit le résultat du vote.Le report des législatives pourrait aussi se traduire par un délai supplémentaire pour la présidentielle qui doit se tenir après.Agence France-Presse Terreur à Mumbai La métropole indienne est secouée par trois bombes PHIL HAZLEWOOD Mumbai — Trois explosions simultanées ont fait au moins 21 morts et 141 blessés hier soir à Mumbai au cours de l'attentat le plus meurtrier dans la capitale financière de l'Inde depuis les sanglantes attaques d'un groupe islamiste en 2008.Les bombes ont explosé dans des quartiers fréquentés, dont deux situés dans le sud de Mumbai déjà frappé en novembre 2008 par un commando de dix hommes lourdement armés qui avaient fait 166 morts au terme d'un siège de 60 heures.«C'est une nouvelle attaque au coeur de l'Inde, une nouvelle attaque contre Mumbai», a déclaré Prithviraj Chavan, le chef du gouvernement du Maharashtra, dont Mumbai est la capitale, ajoutant c'est un «défi à la souveraineté indienne».Le ministère de ITn-térieur a indiqué qu'au moins 21 personnes avaient été tuées et 141 autres blessées, dont de nombreuses grièvement Dans un communiqué, le premier ministre Manmohan Singh a condamné les attentats, appelant la population de Mumbai à «rester calme et à montrer un visage uni».Les attentats ont aussi été condamnés à l'étranger, le président américain Barack Obama les qualifiant de «révoltants», tandis que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a annoncé qu'elle maintenait sa visite en Inde prévue la semaine prochaine.Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a évoqué des actes «barbares» et son homologue britannique William Hague a condamné des «actes de terrorisme déplorables». médias de Murdoch étaient friands de mé-^ thodes de travail logeant à l’enseigne des 1 'A turpitudes.Il aura fallu la ténacité du Guar- 'V dian et les révélations publiées au début de l’année pour que Scotland Yard reprenne enfin le fil de son enquête et qu’un haut responsable du gouvernement britannique soit viré.Son identité?Andy Coulson, qui était alors directeur des communications de Cameron après avoir été le patron de News of the World.Parce qu’on le soupçonne d’avoir entravé le travail des policiers en plus de s’être livré à des actes interdits par des lois, il vient d’être emprisonné.Cette proximité entre le chef du gouvernement britannique et Coulson, mais aussi avec d’autres bras droits de Murdoch et aussi avec ce dernier, a «réveillé», si l’on peut dire, celle de Blair avec ces mêmes personnes.Celle de ministres, chefs de bandes, chefs de clans, etc.En fait, ces proximités ont surtout révélé que Cameron et ses prédécesseurs se sont fait les complices du nivellement par le bas, pour rester poli, du rabotage des idées démocratiques au profit d’une insolente impunité.Bref, ils ont accordé un pouvoir exorbitant à un non-élu.Et ce, parce qu’ils voulaient bénéficier de la mansuétude de son empire médiatique.A la suite des primeurs en rafale révélées par The Guardian, les députés ont décidé cette semaine, et à l’unanimité, de bloquer l’achat par Murdoch d’un bloc d’actions qui lui aurait permis de détenir 100 % de BSkyB, le bouquet de chaînes par satellite.Pour ce faire, ils ont composé une motion qu’ils n’ont pas eu besoin de voter puisque le magnat a décidé de retirer son offre sur une entreprise qui évolue dans le secteur qui lui rapporte le plus de bénéfices.Il en détient un peu plus de 30 %.Entre-temps, Cameron a formulé son acte de contrition en soulignant que lui, et Blair avant lui, et bien d’autres avec eux, ont été beaucoup «trop proches» de Murdoch.Que tous «les élus ont fermé les yeux».Dans la foulée de cette autocritique, le premier ministre britannique a indiqué qu’outre une commission parlementaire devant laquelle Murdoch, son fils James et d’autres cadres de News Corp.vont comparaître la semaine prochaine, une enquête publique dirigée par un juge serait commandée.On amorce enfin l’élimination du travail de sape, du populisme fascisant de «Citizen Murdoch».Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO REPRISE Scandale Mal^é que l’événement des VTT [NDLR Expérience ultime de Bombardier Produits récréatifs, tenue du 8 au 16 juillet] se termine, je crois essentiel de faire entendre ma voix à titre de citoyenne de Lachine, artiste et ex-conseillère municipale du quartier Saint-Pierre.Le parc René-Lévesque et son jardin de sculptures sont une carte de visite incontournable fréquemment utilisée dans la promotion de Lachine par le conseil municipal.Outrée, je comprends mal la décision du conseil municipal d’accorder la permission de transformer un joyau tel que le parc René-Lévesque en piste de course pour VTT et autres véhicules hautement polluants, et ce, à tous les niveaux, contre 25 600 $ ifa Presse du 13 juillet 2011) qui seront dépensés pour l’asphaltage du stationnement du parc.Pour moi, tout ceci est une gestion aveugle, du tape-à-l’œil, qui va à l’encontre des valeurs et projets écologiques mis de l’avant par la Ville de Lachine.On me répond que c’est du court terme et que des arbres seront plantés ailleurs pour contrer les effets des gaz polluants, de quoi se donner bonne conscience tout en occultant les répercussions négatives sur le site même.Je me demande dans combien de temps la nature reprendra sa place, et les gens pourront profiter de l’ensemble du parc (pelouse endommagée, tourbe?), sans parler de la faune.(Jet événement n’ouvre-t-il pas la porte à d’autres, ne sera-t-il pas un précédenf allons-nous vers une récurrence de location du terrain, le parc deviendra-t-il la vache à lait de la Ville?Tout ceci pourrait avoir des conséquences qui dépassent largement l’événement en tant que tel, et ce, sans consultation auprès de la population qui a LETTRES été mise devant un fait accompli.Manon Pelletier Lachine, le 13 juillet 2011 L’unique salle obscure La fréquentation des salles de cinéma est à la baisse?Qu’importe! ai-je envie de dire.Rien ne remplacera jamais le visionnement en salle, n’en déplaise aux détenteurs d’un cinéma-maison.Et ce ne sont pas les exclusivités DVD à la télé payante et l’arrivée du 3D dans les salons qui y changeront quoi que ce soit.La salle de cinéma demeure le meilleur moyen de déguster l’objet filmique à sa juste valeur.Bien plus que d’assister à une simple production cinémato^aphique, «aller au cinéma» vous convie à vivre et partager une activité sociale et rituelle des plus sin^lières.Et puis, il y a de ces films qui méritent qu’on les voie sur ^and écran, tout simplement.Je me souviens encore de l’émerveillement ressenti lorsque j’ai revu 2001, l’odyssée de l’espace dans la ferveur d’une salle obscure.Assurémenfi ce fut une véritable «expérience totale».Quant à ceux qui annoncent une énième fois la mort des cinémas, ont-t-ils oublié que les salles de cinéma ont survécu à l’avènement de la télévision et à celui du support DVD?Etienne Boudou-Laforce Québec, le 13 juillet 2011 Indépendantistes à la même adresse?Le paysage politique est en grande mutation au Québec, de nouveaux chapitres historiques déterminants s’écriront dans les prochains mois.Bien sûr, les plus affectés par ces changements profonds sont les indépendantistes qui œuvraient au sein du Bloc québécois et du Parti québécois.Sont-ils atteints du même virus politique qui ronge leur solidarité et leur harmonie?De tous les temps, chez les indépendantistes au Québec, on semblait cultiver la grogne et la discorde avec succès.L’éternel débat entre les adeptes de la li^e dure et les plus patients continue de miner l’harmonie qui s’effrite dangereusement.Bref, on ne pouvait développer un leadership rassembleur.L’autoritarisme dictatorial des chefs, Duceppe et Marois, est loin de faire runanimité au sein des troupes, à un point tel que plusieurs ont quitté le bateau.D’autres le feront sous peu.(Juand donc s’arrêtera cette hémorragie annonciatrice d’un effondrement fatal?Si la droite de Legault se cherche un nid dans un nouveau positionnemenfi tout est à repenser, regrouper et surtout rebâtir dans la gauche.Ouf! Il faudra presque remettre les compteurs à zéro.Le PQ a connu son festival de claquage de porte,s soutenu par des députés dont le «moi» était plus important que le «nous».Comment les indépendantistes peuvent-ils espérer rallier toute une population alors qu’ils ont échoué lamentablement en cette matière?Prêcher par l’exemple demeura toujours le meilleur outil pédagogique.Le défi qui attend la gauche sera de regrouper dans la même auberge, par surcroît à la même adresse politique, tous les militants, leurs fidèles partisans et sympathisants dans la cohérence.Malheureusement, le passé nous a tristement prouvé que la diversité ne pouvait cohabiter dans l’harmonie.Le passé est-il toujours garant de l’avenir ici?Michel Beaumont Québec, le 13 juillet 2011 LIBRE OPINION Détérioration des services aux personnes âgées JACQUES FOURNIER Association québécoise de défense des droits des retraités (AQDR) Depuis quelques mois, les médias font état d’histoires d’horreur dans plusieurs résidences pour aînés: décès par ébouillantage, morts suspectes, manque d’hygiène, négligence dans les soins, nourriture de piètre qualité, personnel unilingue anglophone, etc.Comment en sommes-nous arrivés là?Essentiellement parce que le gouvernement Charest a décidé de privatiser par la porte d’en arrière certains services qui étaient autrefois offerts par les centres dhébergement et de soins de longue durée (CHSLD).AuparavanL il fallait deux heures, puis deux heures trente, et maintenant trois heures de soins par jour requis pour être admis en CHSLD.Le gouvernement a tout simplement décrété ce changement de norme sans réel débat public.Les personnes ayant un profil de perte d’autonomie «moyenne» sont confiées maintenant à des ressources intermédiaires (RI), des entreprises privées qui existaient auparavant en petit nombre, mais que le gouvernement a maintenant mises «à contrat» en grand nombre pour les personnes ayant besoin de deux heures trente à trois heures de soins par jour.L’agence de Montréal avait décidé de limiter les RI à 40 lits chacune, mais l’entreprise privée entendait offrir des bâtiments allant jusqu’à 90 lits: l’agence a aussitôt accepté.Qui décide de l’organisation publique des soins au Québec?L’entreprise privée?Le gouvernement favorise les RI parce qu’une place y coûte en moyenne 35 000 $ par an, comparativement à 60 000 $ pour une place en CHSLD.Cela est rendu possible par le fait que les employées des RI sont mal payées (à peine plus que le salaire minimum, souvent même sous le seuil de la pauvreté), elles sont souvent moins bien formées et en moins grand nombre que dans les CHSLD.La politique néolibérale du gouvernement Charest est claire: on encourage l’accroissement des écarts de revenus entre les riches et les moins nantis en favorisant la création d’emplois sous-payés.Tout cela sur un fond de discours catastrophiste: «Nous sommes en déficit, il y a de plus en plus de vieux, on n’a pas les moyens», alors que de nombreuses études, dont celles de l’Institut de recherche et d’information socio-économiques QRIS), entre autres, montrent qu’une taxation appropriée générerait des fonds suffisants pour offrir des services publics de qualité à toutes et à tous.Une recherche récente, menée par Margaret McGregor et Lisa Ronald, de l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), démontre qu’il y a davantage de risques d’avoir des services de moins bonne qualité dans les établissements privés de soins aux aînés que dans les établissements publics.Les RI constitueraient une formule appropriée pour les personnes en moyenne perte d’autonomie si elles gardaient une taille raisonnable (un maximum de 40 lits) et si elles étaient des établissements publics, et non pas des PPP (partenariats public-privé).Une étude récente de la firme MCE Conseils a démontré que le CHSLD Saint-Lambert-sur-le-Golf, construit en PPP, va coûter 60 millions de plus au Trésor public que si ce CHSLD avait été construit en mode traditionnel, comme auparavant.L’étude commandée par la CSN fait aussi valoir que les bas salaires devront être rehaussés pour assurer la continuité des soins en cette période de pénurie de personnel qualifié.Depuis l’ouverture, on évalue le taux de roulement du personnel à 44 %.C’est plus du double de ce qu’on retrouve normalement.Le gouvernement (Jharest planifie de construire encore quatre nouveaux CHSLD en PPP, trois en Montérégie, un à Laval.Il faut intensifier nos pressions pour mettre fin à cette formule coûteuse et inappropriée.Un reportage à’Enquéte diffusé à Radio-Canada a illustré l’impact négatif de la formule PPP sur la quantité et la qualité des services offerts aux usagers de ce CHSLD.Lors de l’émission, Yvan Gendron, le p.-d.g.de l’Agence ré^onale de la Montérégie, dans une scène surréaliste, a déclaré qu’il n’y avait pas de problèmes.Il avait envoyé au CHSLD un employé qui a examiné les colonnes de chiffres.Ce dernier lui a dit que «les chiffres balançaient» et que c’était «conforme au contrat».Comble du déni: l’Agence propose aux familles qui se plaignent de déménager une nouvelle fois leur parent hébergé.Les médias rapportent aussi, avec raison, qu’il y a des problèmes dans la qualité des services dispensés dans les CHSLD publics.Quelles en sont les causes principales?Le secteur public de la santé a adopté depuis une vingtaine d’années une nouvelle philosophie de gestion qu’on appelle la nouvelle gestion publique, la NGP Ce type de gestion s’inspire de l’entreprise privée: augmenter la performance, revoir les processus d’organisation des services, etc.En théorie, c’est beau.En pratique, on ne gère pas des lits de CHSLD comme une usine de petits pois.Sur le terrain, les intervenantes, infirmières, travailleuses sociales ont l’impression d’être pressées comme des citrons.Elles passent beaucoup de temps à remplir des statistiques au détriment des services à la clientèle.Le nombre de cadres augmente, le personnel soignant diminue.En théorie, la NGP prévoit que le personnel est consulté et que ses suggestions sont prises en compte.Sur le terrain, ce n’est pas ce que l’on constate: le personnel a l’impression d’être consulté pour la frime.Les professeurs Claude Larivière de l’Université de Montréal et Angelo Soares de l’UQAM ont bien montré, chacun de leur côté, le fossé entre le discours de la NGP et les résultats observés sur le terrain.Le secteur public doit améliorer ses méthodes de gestion, bien sûr, mais en se basant sur l’éthique publique et non sur les logiques commerciales.Le gouvernement doit adopter une approche scientifique et non idéologique dans ce dossier.Les solutions apportées par les ministres Blais et Vien (plus d’inspecteurs, plus de contrôles, etc.) ne s’attaquent pas au cœur du problème.Les problèmes sont structurels et viennent de la place plus grande faite au secteur privé, ainsi que de l’importation servile des méthodes de gestion du privé dans le secteur public.Il n’est pas acceptable que l’on permette au secteur privé de faire de l’argent de façon abusive avec la maladie et la perte d’autonomie des gens.Pour l’AQDR, la maltraitance envers les aînés, c’est inadmissible. LE DEVOIR LE JEUDI 14 JUILLET 2011 A 7 IDEES 110 ®*ÎO0!(te SOURCE YVON BOULERICE Corridait, Texposition ctdturelle organisée pour les Jeux olympiques, démantelée par des employés de la Ville de Monü*éal durant la nuit du 13 juillet 1976.35 ans après le démantèlement de Corridart En souvenir d’un grave cas de censure RENE GOYETTE Journaliste pour zone-art.ca KEVIN MCKENNA Artiste de Corridart uelques jours avant l’ouverture officielle des Jeux olympiques de Montréal en 1976, Corridart, l’exposition culturelle organisée par le Comité organisateur des Jeux (COJO), a été démantelée par des employés de la Ville de Montréal durant la nuit du 13 juillet et pendant les jours qui suivirent Les œuvres saisies lurent envoyées à la fourrière municipale.Cette action clandestine, contraire aux principes démocratiques vantés par nos politiciens de l’époque et ordonnée par le maire Jean Drapeau, a eu lieu sans préavis et sans justification valable ni légale.Corridart, une exposition extérieure temporaire à grande échelle, installée des deux côtés de la rue Sherbrooke sur près de neuf kilomètres, se préparait à recevoir les regards «du monde entier» — expression à la mode encore de nos jours durant chaque célébration oljmipique.Corridart offrirait non seulement ime occasion uitique de reconnaissance des talents artistiques en arts visuels et arts de la scène, mais serait aussi une vitrine de notre histoire, de nos luttes et de notre identité par le biais de photos historiques agrandies et installées sur de nombreux échafaudages jaunes commandés par le COJO.Des textes accompagnaient les images tandis que de gros doigts de plastique orange — faisant aussi partie du concept de l’artiste architecte de renom Melvin Charney — attiraient les regards vers divers lieux d’intérêt.Des œuvres individuelles étaient parsemées çà et là le long du parcours.Malgré les nombreuses déclarations de soutien et de solidarité de la part des politiciens et du grand public, ainsi que l’acharnement des artistes, les œuvres demeurèrent confisquées durant une quarantaine de jours sans que les demandeurs puissent en évaluer les dommages et pouvoir ainsi entamer des procédures judiciaires.Une fois les Jeux terminés, la Ville ouvrit les portes de sa fourrière, tandis que les artistes coordonnaient leurs efforts sur le front légal.Toutes les œuvres étaient endommagées, certaines avaient disparu.Treize des artistes concernés ont ensuite intenté des poursuites au civil contre la Ville, le COJO et le gouvernement du Québec.Serait-ce possible aujourd’hui?Trente-cinq ans après le plus gros cas de censure d’art public au Canada, on peut se demander si aujourd’hui ime pareille agression pourrait encore avoir lieu.11 nous vient à l’esprit qu’avec Internet et les communications instantanées, la démolition d’une exposition de cette envergure, même en pleine nuit, générerait un tollé, et rapidement des curieux encombreraient la rue, entravant la besogne des employés de la Ville et des forces de l’ordre en filmant leur action coupable.Mais, est-ce qu’aujourd’hui la même exposition engendrerait une pareille réaction des autorités?La réponse, quant à nous, est aussi bien oui que non.Oui, puisque les gouvernements des métropoles sont toujours aussi frileux lorsqu’ils perçoivent une contestation, et que l’appareil répressif de sécurité publique est bien en place, comme on l’a constaté lors du sommet du G20 à Toronto en 2010.De plus, il s’est redéployé autour du paradigme anabolisant de la sécurité nationale, s’accommodant merveilleusement, par un heureux hasard, avec les contraintes, même temporaires, de sûreté des Jeux otympiques.Non, puisque l’espace octroyé à une exposition comme Corridart n’existera plus dans le contexte actuel.La société québécoise, elle, aurait bien changé depuis cette époque.Plus tolérante à bien des égards et plus techuo, mais avons-nous pour autant véritablement évolué?Qu’en est-il de notre susceptibilité envers les religions des autres, nos politiques de polarisation, notre matérialisme, notre obsession débridée pour le sporti la vitesse ou la violence?De plus, la surabondance d’information a plutôt banalisé le message qui jadis pouvait scandaliser.Les souffrances de notre monde nous sont servies quotidiennement.Serions-nous aujourd’hui immunisés aux malheurs ou aux difficultés des autres?Des questions essentielles Nos gouvernements successifs souscrivent d’emblée à nos valeurs familiales tout en permettant la déportation d’innocentes familles immigrantes vers des destins sordides.Qn les écoute discourir sur la liberté d’expression comme étant une de nos valeurs fondamentales.Toutefois, ils sont allergiques aux causes humanitaires liées non seulement à la liberté d’expression, mais à la liberté tout court.Ai Weiwei, artiste contemporain chinois ayant participé à la conception du stade des Jeux oljmipiques de Pékin en 2008, fut arrêté en avril 2011 sous prétexte d’évasion fiscale.Ses employés aussi furent détenus et interrogés par les policiers chinois, et son atelier fermé.Tandis que Liu Xianbin fut condamné à dix ans de prison pour subversion pour avoir publié des textes favorables à la démocratisation du régime chinois.PourtanL ici, on ne se gêne pas de se rendre en Chine comme ailleurs pour «brasser des affaires» tout en évitant de leur brasser la cage.Aux nombreuses questions philosophiques, toujours actuelles, soulevées par l’affaire Corridart — comment déterminer ce qu’est l’art?L’artiste doit-il dénoncer ou promouvoir?Devrait-il se censurer pour être diffusé?— on doit aussi ajouter des questions plus pragmatiques: comment se peut-il qu’une exposition si importante puisse avoir été confisquée et cadenassée durant quarante jours dans le pays soi-disant le plus libre au monde?Le procès Quant à lui, le «procès» Corridart dura un mois.De nombreux témoignages furent entendus devant le juge — artistes, experts en arts, représentants du CQJQ et de la Ville, dont Jean Drapeau lui-même.Les 70 pages du jugement d’Ignace Deslauriers révélèrent les couleurs de ses convictions tout en nous offrant une variété de citations stupéfiantes.Après le jugement défavorable du juge Deslauriers, Corridart n’a pas pu créer de précédent en Cour d’appel qui n’aura, finalemenL jamais entendu cette cause très bien montée par M® David Appel et M® Pierre Grenier — nos valeureux avocats sans lesquels ce groupe d’artistes n’aurait jamais pu pousser sa lutte si loin dans les dédales de la justice, ni durer dans le temps puisqu’un règlement à l’amiable ne mit fin à la procédure que 12 ans plus tard.De cette histoire kafkaïenne d’un bout à l’autre, souvenons-nous qu’à travers les nombreuses embûches juridiques, financières et personnelles, il demeure que les artistes de Corridart se sont battus non seulement pour le principe de la liberté d’expression, mais l’ont fait pendant des années en défendant une exposition qu’ils n’avaient jamais même eu la chance de voir dans son ensemble.Un sapin de plus, le pont de la 25! M JEAN MCCOMBER Montréal i-juin, je faisais une balade en automobile; curieux de voir le nouveau pont de la 25 dont on a tant parlé, j’ai fait un détour pour passer par là.Je savais que la période de libre circulation était probablement terminée et je me disais qu’en ce cas, je devrais payer mon passage.Ne trouvant pas de guérite pour, payer, je suis resté curieux après ma traversée.Etait-ce encore gratuit ou, sinon, comment allait-on procéder pour me réclamer l’argent?Maintenant je sais comment ils procèdent.J’ai reçu un avis m’indiquant que je dois 6,80 $, dont 5 $ de frais, parce que mon véhicule n’avait pas de «transpondeur» détectable.Je sais maintenant qu’un transpondeur, c’est une étiquette collée sur le pare-brise de l’automobile qui permet aux détecteurs automatiques d’identifier votre véhicule.L’immatriculation ne suffit pas.Pourtant ils l’ont très bien saisie en photo, ma plaque d’immatriculation, et ils m’ont facilement trouvé pour m’envoyer la facture.Vous vous souvenez tout le chichi qu’on a lait au sujet des caméras qui constatent que vous avez passé sur un feu rouge et vous envoient une contravention?Qubliez ça, il y a maintenant des caméras qui vous photographient quand vous passez sur un pont Vive les PPP ! Cinq dollars, c’est le prix de l’infraction que j’ai commise.Lorsque j’ai payé par Internet j’ai reçu en retour un reçu dont le nom de document est «ViolationPaymentReceipt.pdJ>>.Le document porte en en-tête «A25, le lien intelligent».Et en dessous «Customer Receipt».Vive les PPP Grâce à cette formule magique, je suis en infraction lorsque je passe sur un pont payé par mes taxes.Qn appelait cela autrefois la voie publique.Maintenant c’est un PPP.Alors, on doit s’inscrire pour passer sur un pont! C’est le lien intelligent! Qn est un client sur ce pont-là, il n’y a pas d’endroit prévu pour que les non-inscrits puissent payer et il n’y a pas possibilité de payer en argent comptant L’anonjmiat et la vie privée, ils n’en ont que faire, ces gens intelligents qui ne sont mêmes pas capables de s’assurer que tout se fait en français! J’ai quelques questions à poser au PPP et je vais bien voir qui répond.C’est bien légal de coller une étiquette au milieu du pare-brise d’une automobile?Quand on aura 10 ponts PPP au Québec, on aura aussi 10 étiquettes sur le pare-brise?C’est bien légal d’exiger mes coordonnées pour passer sur un pont?Pourquoi n’y a-t-il pas une voie pour ceux qui veulent payer comptant et rester anonymes?Pourquoi n’y a-t-il pas une indication claire d’une voie d’évitement qui laisse le choix à l’automobiliste de sortir s’il ne veut pas s’inscrire?Qn s’est fait passer un autre sapin.Le PPP c’est bien mieux, nous a-t-on martelé pendant des mois.Attendez de voir les sapins qui vont venir avec le CHUM! P Compostage à Québec Pomme de discorde en zone verte JEAN-PIERRE AMYOT La ferme Anjanel Senc, Québec lus de 400 ans après l’établissement de sa première colonie, Québec, la Veille Capitale, détient encore, de par l’existence de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, 11,5 % de sa superficie dévolue à une activité qui lui a permis de naître: l’agriculture.Dans un contexte oû convoitise et spéculation sont leur lot quotidien, les agriculteurs d’aujourd’hui multiplient leurs efforts pour justifier le maintien de leur territoire en taisant valoir leur apport à la collectivité.C’est dans cette perspective que se tenait en 2004 ime journée de conférences, d’échanges et de discussions entre paysans, personnes-ressources ainsi que décideurs et fonctionnaires de la Ville.Une étape riche de promesses fut alors franchie en faveur de l’émergence d’ime politique de valorisation de nos productions.Depuis lors, sept années de vaches maigres se sont écoulées et, par conséquent, pour encore bon nombre de gens, nous ne pratiquons guère plus que de l’aménagement paysager en attendant que le «développement» nous rattrape.Pourtanf en cette époque oû l’on cherche à tout prix des avenues pour réduire notre empreinte écologique, il serait sans aucun doute judicieux de considérer davantage notre proximité et notre expertise comme des atouts valables dans l’offre de biens et de produits alimentaires de qualité pour nos concitoyens.11 y a un peu plus d’im mois, les autorités en place ont offert aux résidants de l’ouest de la ville une occasion peu édifiante de participer au développement durable de leur localité.Pour ces promoteurs, la saine gestion des déchets organiques municipaux induira, à partir de 2013, de lâibles dommages collatéraux.Ainsi, un nombre restreint de «ruraux en ville» sacrifieront, au nom du bien-être collectif un peu de confort avec la spoliation et la destruction d’une parcelle agricole de leur arrondissement Centre de biométhanisation En effet des années d’étude, des missions techniques, un contexte réglementaire serré au sujet de la réduction des gaz à effet de serre (GES) ainsi qu’un appui financier substantiel des ordres gouvernementaux supérieurs en faveur des «infrastructures vertes» amènent nos analystes et décideurs à optimiser la valorisation de 85 000 tonnes de déchets organiques en plongeant dans la production et la vente de biogaz et de compost Ainsi, en partenariat avec le secteur privé, Québec érigera un centre de biométhanisation dans l’arrondissement de la Cité-Limoilou ainsi qu’un centre de compostage dans la zone agricole de l’arrondissement Laurentien.Environ 54 000 tonnes de digestat et de résidus verts emprimteront alors l’avenue Notre-Dame ou le rang Saint-Ange, jusqu’à un site à ciel ouvert situé dans une forêt ou un champ entre l’aéroport et la limite est de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures.En tenant compte des 29 000 tonnes de compost produites, 4150 voyages de camions, d’une capacité de charge de 20 tonnes, seront requis chaque année.Bruits, odeurs, vibrations, circulation lourde, augmentation du nombre de ravageurs et d’autres animaux indésirables ainsi que les GES découlant du transport deviendront alors les préoccupations d’arrière-cour.À partir de critères économiques et réglementaires (distance séparatrice) ainsi que de l’analyse de l’acceptabilité sociale de son projet la Ville a rejeté neuf autres sites potentiels au profit de l’établissement d’un projet industriel en plein cœur d’une zone agroforestière homogène et dynamique.Pourquoi s’en plaindre puisque, selon certaines autorités, cela favorisera le maintien de la zone agricole?[.] Une ville toujours plus verte ne vaut-elle pas le sacrifice d’un peu de confort et de 6,25 hectares de sa zone verte?Voilà une question à laquelle devront répondre rapidement l’UPA, le MAPAQ, le MDDEP, le conseil de quartier, le Conseil de bassin de la rivière du cap Rouge et tutti quanti.Déjà, le 30 mai dernier, la Ville de Saint-Au^stin s’est fait entendre en invitant sa voisine à envisager une option qui ne nuirait pas à ses contribuables.Pour leur parf les responsables de la sécurité de l’Aéroport de Québec s’inquiètent de l’impact potentiel d’un tel centre sur ses activités et son développement futur.Devant un projet de 57 millions de dollars et la création de 450 emplois directs et indirects, l’agriculteur, le biologiste et l’adepte du patrimoine agricole que je suis considère que les stratégies pour améHorer la perception et l’acceptabilité du volet compostage ne pourront atténuer les impacts prévisibles et ceux à découvrir sur la pratique de nos activités et le développement de notre milieu.Une brèche déstructurante et insidieuse qui, de toute évidence, ne pourra que s’a^andir.Non merci! Au risque d’être taxé de victime du sjmdrome «pas dans ma cour», j’estime que l’option de moindre impact et l’optimisation d’un tel projet passent avant tout par la construction d’un site de compostage fermé, situé idéalement à proximité du centre de biométhanisation.Voilà dans mon esprit de dissident ce qui pourrait constituer un choix pertinent de développement durable, en réduisant notamment l’émission de GES liée au transport.Le débat est lancé! Et vous, qu’en pensez-vous?L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)YeAA&n DeglisefsocféféJ, Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel Dav\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Anto\r\.& RobitaiUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaÜlargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gérald DaUaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'Ta.\\[ei&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre') ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier, Étienne Plamondon-Émond (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Geneviève Tremblay et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec) .PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebaï (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ;Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 14 JUILLET 2011 ACTUALITES PONT SUITE DE LA PAGE 1 Le ministre des Transports a-t-il d’autres rapports en sa possession qu’il n’a pas rendus publics?a demandé Le Devoir hier après-midi au porte-parole de Transports Canada.Celui-ci a pris en note la question, mais n’a pas donné signe de vie au reporter avant l’heure de tombée du journal.De son côté, le Nouveau Parti démocratique (NPD) accuse Denis Lebel de «cacher les problèmes».«Le ministre Lebel refuse de faire face à la réalité: le pont Champlain doit être remplacé»^ a déclaré le porte-parole adjoint de l’opposition officielle en matière de transports, Jamie Nicholls.Les troupes de Jack Layton auraient mis la main sur un courriel dans lequel des responsables du gouvernement fédéral reconnaissent que le pont Champlain connaît «plusieurs problèmes» tout en avertissant que le plan actuel de réparation «comprend certains risques».Ceux et celles qui veulent en connaître davantage sur l’état du pont Champlain doivent plutôt se tourner vers l’étude de la firme d’ingénierie Delcan, a indiqué la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain incorporée par le biais d’un gazouillis sur Twitter.«Il est important de noter que les rapports présentant l’état actuel du pont sont sur notre site depuis mars dernier»y a écrit hier soir «PontChampBridge».Dans son état actuel, le pont Champlain comporte «un risque d’effondrement partiel du pont, ou même d’effondrement d’une travée»^ peut-on entre autres choses lire dans le rapport de Delcan.«Notre gouvernement a aussi fait preuve de transparence lorsqu’il a rendu public le rapport Delcan sur le site de la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain incorporée en mars dernier»y a fait valoir par voie de communiqué M.Lebel, qui s’est toutefois gardé de mentionner que ledit rapport avait préalablement trouvé écho dans la presse.Cinq options Le rapport du consortium BCDE dévoilé hier propose au total cinq options de pont, ainsi que quatre options de tunnel afin de remplacer l’ouvrage mis en service en juin 1962.Les coûts d’un pont à haubans oscilleraient autour de 1,282 milliard, tandis que ceux d’un tunnel sous-fluvial construit entre batardeaux grimperaient à 1,907 milliard.Ces deux évaluations excluent l’aménagement de voies routières en amont et en aval de la structure et les taxes.Le consortium opte pour le tunnel malgré des coûts d’entretien deux fois plus élevés et des risques accrus pour le transport de matières dangereuses.Si le gouvernement fédéral privilégie - un tunnel au détriment d’un autre pont, il faudra compter près de cinq ans à partir du coup d’envoi de la période de préparation avant de rouler sur un «pont-tunnel Champlain».D’autre part, les firmes de consultants BPR, CIMA+, Dessau et Egis dissuadent les décideurs de donner le feu vert à l’ajout d’une quatrième voie par direction sur le prochain ouvrage.«[Celle-ci] ne permettrait pas d’améliorer les conditions de circulation sur cet axe autoroutier» à moins que l’autoroute 15 soit élargie à trois voies par direction.En revanche, le consortium suggère d’accroître la largeur des chaussées de la future structure comparativement à celles du pont actuel.«[Celles-ci pourraient] être réservées soit pour du transport en commun en site propre ou pour l’insertion de bandes d’arrêt d’urgence (BAU), ou les deux»y affirment les auteurs du rapport, avant de faire remarquer que six incidents perturbent en moyenne chaque jour la circulation sur le pont Champlain et sur l’autoroute Bonaventure.Le consortium BCDE se fait avare de détails sur la condition du pont reliant Brossard, sur la Rive-Sud, à l’île des Sœurs.Le document vise essentiellement à «valider l’opportunité de construire un nouvel ouvrage de remplacement et y par le fait même, de fournir aux décideurs l’ensemble des informations requises pour leur permettre de statuer sur l’opportunité de poursuivre le projet».Le document souligne néanmoins que les efforts déployés afin de freiner son usure devront être intensifiés.Les usagers du pont Champlain feront face à des fermetures de voies «de plus en plus longues».«Des dépenses annuelles progressant de 18 à 25 millions au cours des dix prochaines années seraient nécessaires afin de prolonger sa vie, sans pour autant rehausser son niveau de performance sismique et réhabiliter son tablier», met-il en garde.Il dénote également, analyse à l’appui, «un manque substantiel de résistance sismique des piles, même en ne tenant pas compte de leur degré de détérioration».Pour sa part, les travaux démolition du pont Champlain, qui consisteraient en «un démantèlement successif des travées, en tenant principalement compte de l’exploitation de la voie maritime, des restrictions environnementales et de la période hivernale», coûteraient environ 155 millions de dollars et s’échelonnerait sur une période de près de trois ans.Par voie de communiqué, Denis Lebel a fait savoir que «toutes les options sont envisagées» à cet égard au ministère des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités tout en rappelant que le gouvernement fédéral a «engagé d’importants fonds pour que le pont reste sécuritaire et pour que le public puisse l’emprunter au cours des années à venir».Le Devoir DEMISSIONNAIRES SUITE DE LA PAGE 1 Aucune conclusion n’a été tirée de la rencontre d’hier, a-t-elle assuré.«La seule chose dont on soit certains, c’est qu’on est tous souverainistes!» Seul Jean-Martin Aussant n’a pas fermé la porte à la création d’un nouveau parti, ces dernières semaines.Pierre Curzi a plutôt opté pour une nouvelle coalition souverainiste.Une option que le député péquiste de Verchères, Stéphane Bergeron, semble appuyer, si on en juge par le courriel qui a été révélé par Le Devoir plus tôt cette semaine.M.Bergeron écrivait à un sympathisant du parti indépendantiste: «Imaginez l’espoir extraordinaire que susciterait l’apparition, sur la scène politique québécoise, d’une coalition progressiste et souverainiste.Cela trancherait sérieusement avec la morosité et le cynisme ambiants.» Revenons à la rencontre d’hier.Un thème est toutefois revenu à plusieurs moments, a insisté Mme Beaudoin: «On est tous très axés sur la question de la participation citoyenne.» La question avait été soulevée par l’ancienne ministre et M.Curzi le jour de leur démission.M.Curzi avait soutenu avoir été «personnellement, très, très bouleversé de voir que ce qu’on appelle la politique, la mobilisation, ça se passait réellement à l’occasion, par exemple, des gaz de schiste.Tout à coup, on voit qu’il y a une mobilisation citoyenne majeure et là on se ULYSSE LEMERISE BOUCHARD Le cliché de la première rencontre formelle des démissionnaires qui a lieu hier dans le fief de Pauline Marois.rend compte que ça, cette mobili-sation-là, elle n’est pas entendue par le Parti libéral».Hier, au téléphone, Louise Beaudoin soutenait que l’important était de «renouveler la politique».«Il faut rapprocher ti en 2009 pour des raisons qui rejoignaient celles de ces anciens collègues.Il avait alors dénoncé la mainmise du cabinet de la chef sur le parti et les élus.Il soutenait aussi que la ligne de parti était l’un des facteurs qui minaient ac- «II faut rapprocher les citoyens de la politique.C’est la seule façon [de] réussir à redémarrer toute cette idée d’indépendance.» les citoyens de la politique.C’est la seule façon [de] réussir à redémarrer toute cette idée d’indépendance.» Dans une entrevue au Devoir le jour de la démission des Curzi, Lapointe et Beaudoin, Camil Bouchard avait affirmé être par- tuellement «la capacité des citoyens de s’associer à la politique».De plus, à ses yeux, parce que le pouvoir semblait à portée de main, le PQ se montrait trop prudent dans ses prises de position.De gauche?Du centre?«Parfois, je me disais: il est ni l’un ni l’autre, il est nulle part!» Le Devoir LAVAL SUITE DE LA PAGE 1 des milliers de partisans à la ca-bane à sucre, les bannières avec le logo du parti, l’impression des cartes de membres, les publicités partisanes, les lettres de sollicitation et les centaines de ballons aux couleurs du PRO achetés pour décorer lors d’événements ont vraisemblablement fait sourciller les enquêteurs du ministère.«On a réagi tout de suite.On a prévenu la Ville de la situation et exprimé notre grande préoccupation.Nous allons donc vérifier toutes les années disponibles», a expliqué, la porte-parole du ministère, Emilie Lord.Ainsi, le ministère épluchera toutes les demandes mensuelles de remboursement faites par le PRO des Lavallois ainsi que les pièces justificatives qui y sont jointes, et ce, depuis 2004.Bien que le PRO reconnaisse lui-même que son interprétation de la loi l’a amené à demander le paiement d’activités partisanes depuis 27 ans, le ministère ne peut remonter plus loin que 2004 en vertu de la Loi sur les archives.Au-delà des sept dernières années, les documents n’existent plus à la municipalité.Mme Lord a refusé de préciser quelle est la proportion des dépenses du PRO qui posent problème.Les révélations du Devoir à cet égard, pour la seule année 2009, tendent à montrer qu’au moins la moitié des dépenses remboursées (250 000 $ des 517 000 $) n’ont rien à voir avec un quelconque soutien aux élus conformément aux budgets de recherche et de secrétariat.Mais les calculs du Devoir sont prudents.Par exemple, tous les envois postaux ou par messagerie ont été calculés dans la colonne des dépenses admissibles puisqu’au-cun élément ne permet de déterminer la nature exacte de ces envois.Emilie Lord a également précisé que le ministère a prévenu Laval que des mesures devaient être prises immédiatement afin d’éviter que d’autres JACQUES NADEAU LE DEVOIR En vertu de la Loi sur les cités et villes, Gilles Vaillancourt pourrait être poursuivi pour inconduite avec le risque de se voir jugé inhabile à siéger pendant cinq ans.difficultés surgissent.Au cabinet du maire Vaillancourt, on a refusé de donner quelque indication que ce soit sur les changements effectués ou à venir.«Par respect pour le processus de vérification, nous réservons nos commentaires», s’est limité à répéter l’attaché de presse du maire, Jean-Maurice Duddin.Par contre, en vérifiant les demandes de remboursement pour l’année 2011, document obtenu à la suite d’une demande d’accès à l’information.Le Devoir a constaté qu’aucun paiement n’a été effectué depuis mars dernier.Du côté du PRO, son porte-parole, Pascal St-Denis, a rappelé que la formation politique offrait toute sa collaboration et que «les dépenses qui seraient jugées inadmissibles par le ministère seront remboursées».Selon Mme Lord, il est toute- fois trop tôt pour avancer quelles les sanctions pourraient s’appliquer dans le dossier de Laval si le ministère concluait à une faute.En vertu de la Loi sur les cités et villes, Gilles Vaillancourt pourrait être poursuivi pour inconduite avec le risque de se voir jugé inhabile à siéger pendant cinq ans.Le ministère pourrait également choisir d’exiger un remboursement de la part du PRO.«Il faudra attendre le rapport», a rappelé Mme Lord.Rappelons que Gilles Vaillancourt est ciblé par toute cette affaire puisqu’il est le chef du PRO et qu’à ce titre, c’est lui qui réclame le remboursement des dépenses.Comme président du comité exécutif de Laval, c’est aussi lui qui autorise le paiement.Le Devoir FRANÇAIS SUITE DE LA PAGE 1 adoptait d’ailleurs précisément ce vocabulaire: «Ce n’est pas un hasard si le premier ministre québécois vient de lancer un Plan Nord pour valoriser les ressources de nos grands espaces.» Au sujet justement de ces «grands espaces», Hélène Le Gai est formelle: «Ce n’est pas un mythe, c’est une réalité! Quand on parle de centaines, de milliers de lacs; quand on parle d’un territoire qui fait deux fois la France, c’est assez extraordinaire!» Le Plan Nord, un «Grenelle» Au-delà de l’objet du Plan, ce Nord mythique, il y a la «manière» qui a plu à la Erance, explique Mme Le Gai.Elle s’apparenterait, note la diplomate, à un «Grenelle», cette rue du T arrondissement où se trouvent plusieurs ministères et où se sont tenues de grandes négociations sociales.Notamment celles qui mirent fin aux grandes grèves de 1968.En jargon politique français, c’est l’équivalent de «sommet».Ainsi, le Plan Nord se serait passé dans une «très grande concertation entre les acteurs», insiste Mme Le Gai, qui ne tarit pas d’éloges à l’égard de cette «démarche».A ses yeux, le gouvernement a résisté à la tentation d’imposer son plan: «Cela a nécessité des mois et des mois de discussions avec, d’abord, les gens qui habitent dans le Nord, des communautés autochtones, mais aussi des collectivités locales, le secteur privé qui peut être intéressé, les ONG qui travaillent sur l’environnement, etc.» La Erance et le Québec en ont pour «20 ou 30 ans» à parler du Plan Nord, croit-elle.Le sujet a été à l’ordre du jour lors de la dernière rencontre alternée des premiers ministres.«Les domaines de la recherche et le domaine économique ont été mobilisés», dit-elle.Des chercheurs auraient déjà décidé de travailler ensemble sur tous les aspects du Plan Nord: l’environnement, le climat, les mines, etc.Le Centre national de recherche scientifique (CNRS) de Erance a «installé un certain nombre de chercheurs à l’Université Laval dans le cadre de ce qu’on appelle une unité mixte intégrée».Sur le plan économique, une «mission» de plusieurs entreprises françaises intéressées par le Plan Nord et çonduite par le ministre de l’Industrie de Erance, Eric Besson, est en préparation et devrait avoir lieu en septembre.Le mois suivant, il pourrait y avoir un «colloque» sur la question ou une «réunion d’entreprises» ou les deux en même temps.Mobilité Quant à la mobilité de la main-d’œuvre, par laquelle un «médecin en France pourra devenir un médecin au Québec», comme le répète Jean Cha-rest depuis 2007, «c’était une excellente idée», insiste Mme Le Gai, qui soutient que 66 arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) ont été signés sur un potentiel de 75.Difficile pour l’instant toutefois d’avoir des chiffres précis sur les flux de travailleurs, puisque plusieurs ARM viennent d’entrer en vigueur.Par ailleurs, malgré la crise de la dette qui frappe l’Europe et la zone euro, il n’y aurait rien à craindre pour la conclusion d’un accord entre le Canada et l’Union européenne, croit Hélène Le Gai.C’est là une autre initiative du premier ministre québécois.(Paul Desmarais fils le soulignait d’ailleurs à L’Express en juin: «Le Canada a besoin de diversifier ses^ marchés pour réduire sa dépendance envers les États-Unis, et cet accord le lui permettra.Le premier ministre québécois, Jean Charest, a joué un rôle décisif dans ce dossier») Les discours protectionnistes ont beau faire un retour en force sur le Vieux Continent depuis 2008, la notion de «démondialisation» a beau faire florès, Mme Le Gai reste confiante: «Je crois que cet accord est très bien engagé.Je ne crois pas qu’il y ait de réticence au niveau européen.Au contraire, on parle d’économies de nature comparable: Canada, Union européenne, lever les barrières, c’est habituellement bénéfique, c’est gagnant-gagnant Je crois que ça va se poursuivre.» Une annonce qui viendra assurément en 2012, au terme de la négociation entre le Canada et l’UE, à laquelle le Québec, représenté par l’ancien premier ministre Pierre Marc Johnson, participe.Un éventuel accord pourrait avoir des effets sur la relation Québec-Erance, croit-elle.«Il y a 400 filiales d’entreprises françaises au Québec, c’est colossal.On est le deuxième investisseur ici après les États-Unis.Quant aux entreprises québécoises, 120 ont des filiales en France.» Le Devoir E N BREF Stephen Harper, acteur Toronto — Le premier ministre Stephen Harper fera une apparition dans la télésérie policière de l’ère victorienne Murdoch Mysteries diffusée à Citytv.L’épisode mettant en vedette M.Harper sera présenté le 20 juillet.L’intrigue tourne autour du meurtre d’un ancien ministre de la Défense et d’une lettre mystérieuse signée par Sir John A.Macdonald, premier homme à avoir dirigé le Canada.Stephen Harper joue le sergent de service Armstrong, un homme qui ne reconnaît pas le premier ministre de l’époque, Wilfrid Laurier, lorsqu’il entre dans le poste de police.M.Harper a affirmé qu’il s’agissait de sa série préférée.- La Presse canadienne LE DEVOIR www.ledevoir.corn Les bureaux du Devoir sont situes au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 a 17h Renseignements et administration 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au telephone Par telecopieur Par courriel Bureau de Quebec 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