Le devoir, 28 juin 2011, Cahier A
SHELJ^ > Sans attendre le rapport parlementaire, Normandeau signe la fin de la raffinerie de Montréal-Est > Page B 1 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.en N°143 LE MARDI 28 JUIN 2011 I,09$ + taxes = 1,24 Crimes contre l’humanité Quel effet aura H • 1 J • de Kadhafi ?Scènes de liesse en Libye après la décision de la CPI de lancer un mandat d’arrêt MARCO BÉLAIR-CIRINO La Cour pénale internationale (CPI) a lancé hier un mandat d’arrêt à l’encontre du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, pour crimes contre l’humanité commis depuis le soulèvement populaire, le 15 février.La décision des juges a été accueillie par des scènes de liesse à Bengh^ deuxième ville du pays, et à Mis-rata, à 200 km à l’est de la capitale Tripoli, certains tirant en l’air, d’autres agitant les drapeaux de la rébellion.«Jîistice a été rendue», s’est félicité le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Ab-deljalil, à Benghazi, où le ministre canadien des Af-lâires étrangères, John Baird, a Mt un saut hier.Le régime du «Guide de la révolution» n’a également pas tardé à réagir à la décision de la Cour, qualifiant le mandat d’arrêt de «couverture» de l’OTAN pour mettre la main sur Mouammar Kadhafi.Le ministre de Injustice, Mohamed Al-Gamoudi a réitéré que la Libye n’acceptait pas la juridiction de la CPI, rappelant qu’elle n’est pas signataire du Statut de Rome qui l’a instituée.«La CPI n’a pas la moindre lé^timité [.] Toutes ses activités sont dirigées contre les dirigeants africains», a de son côté affinVié le porte-parole du VOIR PAGE A 10: KADHAFI ¦ Le Conseil de transition ne peut être pire que Kadhafi, dit Baird, page A 3 Plan Nord À Londres, Charest joue la carte de la sécurité CHRISTIAN RIOUX Le Devoir à Londres De passage à Londres dans le cadre d’une tournée européenne pour faire la promotion du Plan Nord, le premier ministre Jean Charest a joué hier la carte de la stabilité afin d’inciter le§ grandes sociétés minières à investir au Québec.A deux pas de la tour de Londres, au cœur de la City, le premier ministre prononçait un discours devant plus de 200 représentants des milieux d’affaires, dont quelques dirigeants de grandes sociétés minières, comme ArcelorMittal et Rio Tinto, qui ont leur siège dans la capitale britannique.Le premier ministre a mis l’accent sur la sécurité que représente pour ces entreprises la démarche entreprise par le gouvernement du Québec.Sans les nommer, le premier ministre voulait se démarquer des autres grands producteurs VOIR PAGE A 10: CHAREST JACQUES NADEAU LE DEVOIR POSTES CANADA Les employés pourraient contester la loi spéciale À lire en page A 3 INDEX Annonces.A 6 Avis publics.A4 Culture.B 10 Décès.A 6 Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées .A 9 Météo.B 7 Monde .B 6 Mots croisés.B 7 Sudoku.B 4 Télévision.B 8 FIJI: ENVOUTANTE SPALDING Sâ ' m ^ ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR C’ETAIT l’un des concerts les plus attendus du Festival de jazz: deux ans après son premier passage à Montréal, la contrebassiste et chanteuse Esperanza Spalding présentait hier son projet Chamber Music Society au théâtre Maisonneuve.Admirée par Barack Obama et Prince, Spalding a surpris tout le monde — elle la première — en remportant devant Justin Bieber le Grammy 2011 de la meilleure nouvelle artiste.Le compte rendu de Guillaume Bourgault-Côté en page B 10.Les lieux secrets de Québec Le long coma des nouvelles casernes Un imposant héritage des Augustines cherche une vocation Le Devoir lance aujourd’hui une série estivale de reportages sur des lieux méconnus de la ville de Québec.Pour commencer: les nouvelles casernes, un imposant édifice du régime français auquel on cherche en vain une vocation depuis plus de 40 ans.ISABELLE PORTER Québec — C’est pour des endroits comme les nouvelles casernes que l’expression «secret bien gardé» a été inventée.Rares sont les gens de Québec qui connaissent leur existence et, pourtant, ce lieu historique d’importance ne fait pas moins de 160 mètres de long et est situé en plein cœur du Vieux-Québec! Construites vers 1750 pour loger les soldats français et pour protéger la ville contre les attaques, les nouvelles casernes ont servi de rempart à l’invasion américaine et d’usine à munitions pour finalement abriter les vélos des travailleurs de la santé du Vieux-Québec.Situées entre l’hôpital l’Hôtel-Dieu et le parc de l’Artillerie, les nouvelles casernes longent les remparts de la ville du côté nord sur trois étages.«Ça fait partie du système des fortifications», explique l’historien David Mendell.«La falaise de ce côté de la ville était beaucoup moins élevée que du côté du fleuve.La ville étant beaucoup plus vulnérable de ce côté, on a donc construit les casernes.» VOIR PAGE A 10: CASERNES as- lELUffl UUIH '-HlilH - ai*™ sBiB" HB» mue rrMUTiTiT srnH HUim umE K " aoKs sue orarm»-fvr Chocs mondiaux L’OCDE sonne l’alame Les nations doivent se préparer à des crises majeures sur plusieurs fronts ÉRIC DESROSIERS Le monde subira de plus en plus de chocs majeurs ayant des conséquences graves sur l’économie et la société, comme les pandémies et la dernière crise financière, prévient l’QCDE.Qn devra apprendre à mieux les prévenir, mais aussi à y faire face.L’économie mondiale et les sociétés en général sont plus étroitement intégrées que jamais, observe l’Qrganisation de coopération et de développement économiques (QCDE) dans un nouveau rapport dévoilé hier et intitulé: Les Futurs Chocs mondiaux.Cela a permis de développer des échanges de biens, de personnes et d’idées dont on ne voudrait plus se passer maintenant, mais cela a aussi amené une multiplication des risques de crises planétaires souvent causées par un enchaînement d’événements aux causes et aux conséquences tout aussi malheureuses qu’imprévisibles.Les exemples récents de problèmes locaux qui sont rapidement devenus mondiaux abondent.Qn n’a qu’à penser aux attaques terroristes du 11 septembre 2001, à l’ouragan Katrina, à la crise financière, à la pandémie de grippe HlNl, et au récent tremblement de terre au Japon, dit le rapport qui se penche plus particulièrement sur les cas de «cinq risques majeurs potentiels pour les années à venir»: une pandémie, une cyberattaque visant une infrastructure critique, une crise financière, un conflit socioéconomique et une tempête géomagnétique.D’un feu de friches à la révolution Les événements prennent souvent un tour inattendu, observe-t-on.Qn cite notamment l’exemple de ces banals feux de friches qui ont détruit un cinquième des récoltes de blé de la Russie en 2010.La réaction de Moscou avait alors été de bloquer ses exportations pour prévenir une pénurie alimentaire dans le pays.Cet événement était toutefois tombé en même temps que d’autres pays producteurs étaient victimes VOIR PAGE A 10: OCDE «Jamais auparavant les risques mondiaux n’étaient apparus aussi complexes, les enjeux aussi élevés» YAN DOUBLET LE DEVOIR La façade des «nouvelles casernes» du Vieux-Québec, un vestige du Régime français.On aperçoit en arrière-plan l’Hôtel-Dieu de Québec.Réseivez un de ces circuits en Europe et obtenez vobe assurance voyage** Voyages Marco Polo à partir de 3740$* 15 jours /13 nuits / 24 repus à partir de 3940$* 15 jours/13 nuits/22 repus à partir de Champagne - Alsace - Bourgogne 4 i86$* Crète et Santorin Départ garanti du 20 sept, au 4 oct.Grand tour du Portugal Départ garanti du 6 au 20 sept.Départ garanti du 4 au 17 sept.À la découverte des Balkans Départ garanti du 15 au 30 sept.Provence - Côle d'Azur Départ garanti du 2 au 17 sept.Côte Adriatique Départ garanti du 11 au 26 sept.Allemagne - Pologne - Ukraine Départ garanti du 11 au 26 sept.La Belgique et les Pays-Bas Départ garanti du 20 sept, au 2 oct.Vignobles de France Départ garanti du 0 au 23 sept.Mosaïque Suisse Départ garanti du 11 au 24 septembre 14 jours /12 nuits /16 repos à partir de 4 S40$* 16 jours /14 nuits / 29 repus à partir de 4 7S6$* 16 jours/14 nuits/18 repus à partir de 4 sào$* 16 jours/14 nuits/31 repus à partir de 4 610$* 16 jours /14 nuits / 22 repus à partir de 4 S10$* 13 jours/11 nuits/16 repos à partir de 4 766$* 16 jours /14 nuits /18 repos à partir de 4 8S0$* 14 jours/12 nuits/22 repas ^Pftk par peiscnno, on cccipitlon dolDlo, hcluant toutes les ticss et léductlcns selon les ccrdtlcns de la bicchuie Euicpe 2011 de Tous Chanleclerc.les prix de cette publdlé peuvent être modifiés odvenant une augmentation de nos coûts.V:* à ce siiet les conditions généioles de la biochure Europe 2011 de Tours Chontedeic, rubrique «Prix et gcjontle de prix», la TPS et la MJ sent écluses lasque applicables, **Aerllssement ; 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Le « buzz », c'est excitant et souvent bref, tandis que le flair, c'est rentable plus longtemps.À LAVAL TECHNOPOLE, nous pensons que si vous avez du flair, vous considérerez l'environnement économique de Laval, ses atouts, ses possibilités et son avenir avant d'investir ailleurs.Venez discuter avec nous; nous vous ferons découvrir Laval : son organisation urbaine, ses infrastructures institutionnelles, ses milieux de vie, ses territoires industriels, ses réseaux de transport en commun, son réseau routier local et régional, ses entreprises et la diversité de son économie.C'est la somme de ses réalités qui fait de Laval un pôle majeur de l'économie métropolitaine.Que ce soit pour y installer votre siège social ou encore une unité de production, il y a une place pour vous à Laval.LAVAL TECHNOPOLE : nous sommes au service de votre avenir.1555, boulevard Chomedey Bureau 100 Laval (Québec) H7V 3Z1 Téléphone : 450 978-5959 Télécopieur : 450 978-5970 info@lavaltechnopole.com LAVAL TECHNOPOLE DES EXPERTS AU SERVICE DES ENTREPRISES DE LAVAL www.lavaltechnopole.com Mégaprocès: la loi est sanctionnée LIA LÉVESQUE La loi qui vise à faciliter et accélérer la tenue de mégaprocès a reçu la sanction royale, dimanche.Le ministre de la Justice et Procureur général du Canada, Rob Nicholson, en a fait l’annonce hier, à Montréal, aux côtés du sénateur Herre-Hugues Boisvenu.La «Loi sur la tenue de procès criminels équitables et efficaces» prévoit entre autres choses la nomination d’un juge de gestion de l’instance dès l’étape préliminaire d’un procès, de façon à ce que les questions préliminaires puissent être réglées rapidement avant la tenue du procès proprement dit.Elle prévoit également la possibilité d’assermenter 14 jurés et non plus 12, de façon à conserver une marge de manoeuvre en cas de désistement de jurés, une situation qui peut se présenter plus souvent dans ce genre de procès qui durent plusieurs mois, voire plus d’un an.Elle prévoit également une meilleure protection de l’identité des jurés.De plus, elle stipule que les décisions rendues dans un procès qui a été annulé pourront continuer de lier les parties lors du nouveau procès, sauf si le tribunal estime que l’intérêt de Injustice serait ainsi mal servi.«J’espère que ce projet de loi va faire en sorte que le système de justice sera beaucoup plus efficace, qu’on prenne en compte les victimes, la situation des victimes, et faire en sorte que des “technicalités” ne viennent pas primer sur la vérité», a opiné le sénateur Boisvenu.Le ministre Nicholson a dit s’attendre à ce que ces modifications permettent de «réduire les coûts à long terme» de ces mégaprocès.Eait à noter, toutes les dispositions de la nouvelle loi n’entreront pas en vigueur en même temps.Dans certains cas, il faudra que les autorités émettent de nouvelles directives; dans d’autres cas, il faudra prévoir plus de places dans les salles pour 14 jurés plutôt que 12, a précisé M.Boisvenu.Cofondateur de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, jadis avec M.Boisvenu, Michel Surprenant s’est montré satisfait de cette nouvelle loi qui vient apporter un peu plus d’équilibre, selon lui, entre les droits des victimes et ceux des accusés.«Jusqu’à date, on a eu beaucoup de décisions qui ont été faites en protégeant les intérêts des criminels, mais maintenant, il est temps que la vapeur se revire de bord pour justement protéger les victimes», a commenté M.Surprenant.La Presse eanadienne EN BREF Croissance des maisons d’hébergement ponr femmes Qttawa — Au Canada, 593 maisons d’hébergement offraient leurs services aux femmes victimes de violence le 15 avril 2010, par rapport aux 569 refuges dénombrés deux ans plus tôt.Dans cet «aperçu instantané», Statistique Canada évalue qu’un peu plus de 4500 femmes vivaient dans ces résidences en cette journée du 15 avril 2010.Plus d’un tiers d’entre elles (36 %) vivaient dans des maisons de transition, alors qu’un peu moins d’une sur quatre (21 %) résidait au sein de refuges d’urgence.Selon l’agence fédérale, presque une femme sur trois utilisant ces ressources (31 %) le faisait de façon répétée, contre 25 % deux ans plus tôt.Statistique Canada rapporte que 426 femmes se sont vu refuser l’entrée dans ces maisons et autres centres en cette «journée témoin» du 15 avrÜ 2010, le plus souvent parce que les refuges avaient atteint leur pleine capacité.La violence psychologique (66 %) et la violence physique (53 %) sont les principales raisons citées par les femmes qui ont eu recours à ces ressources.- La Presse canadienne LE DEVOIR, LE MARDI 28 JUIN 2011 A 3 ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR A Montréal, comme dans quelques autres villes canadiennes, des travailleurs de Postes Canada ont manifesté pour protester contre l’imposition de la mesure législative forçant leur retour au travail.Les employés de Postes Canada pourraient contester la loi spéciale «C’est une attaque frontale au mouvement ouvrier» STEPHANIE MARIN Ottawa—À quelques heures de la reprise de la livraison du courrier, les travailleurs de Postes Canada songent à contester devant les tribunaux la loi fédérale adoptée pour forcer leur retour au travail.L’exécutif du sjuidicat doit se réunir ce matin pour évaluer les options qui s’offrent à lui.«Il va y avoir des discussions à savoir si la loi peut être contestée en partie ou en totalité», a confirmé hier après-midi Alain Duguay, président de la section locale des employés postaux de Montréal.Les travailleurs ont mal digéré la loi fédérale qui a coupé court à leurs négociations avec l’employeur.Hier, ils ont d’ailleurs continué à manifester un peu partout au pays pour protester contre l’imposition de la mesure législative, notamment à Montréal, Halifax et Vancouver.«On va s’en rappeler», pou-vait-on lire sur des pancartes portées par des travailleurs devant des succursales au Québec.Le gouvernement Harper avait déposé le projet de loi de retour au travail lundi dernier, après que Postes Canada eut mis en lock-out ses employés le 14 juin.Ceux avaient auparavant entrepris une série de grèves tournantes.La loi a été adoptée au cours de la fin de semaine — après un débat-marathon qui a duré une cinquantaine d’heures sans interruption aux Communes — et a finalement été sanctionnée dimanche soir.Le gouvernement affirmait n’avoir d’autre choix que d’agir rapidement pour protéger l’éco- ser des séquelles», a-t-il ajouté.«Et il n’est pas dit qu’il n’y aura pas d’autres genres de manifestations», a-t-il prévenu, refusant de préciser ses propos.Pour les travailleurs, la lutte n’est pas terminée, a-t-il ajouté.«C’est une lutte qui va au-delà du syndicat des travailleurs des postes et de «La crainte de la population québécoise d’un gouvernement Harper majoritaire, je pense qu’elle était justifiée et là, ça s’est confirmé» nomie canadienne qui souffrait de l’arrêt du service postal.Les plans peut-être brouillés Les facteurs doivent recommencer à livrer le courrier dès aujourd’hui.Postes Canada estimait hier matin que cela pourrait prendre quelques semaines avant un retour à la normale de ses activités.Mais si la menace de contestation judiciaire se concrétise, cela pourrait brouiller les plans de reprise du service postal.Cette reprise ne s’annonçait déjà pas sans heurts.«Il y a de la frustration contre l’employeur», a répété M.Duguay, au sujet du moral de ses troupes, en entrevue avec La Presse canadienne.«Ça va lais- Postes Canada.C’est une attaque frontale au mouvement ouvrier, a-t-il affirmé.Et la crainte de la population québécoise d’un gouvernement Harper majoritaire, je pense qu’elle était justifiée et là, ça s’est confirmé.» Pourtant, chez l’employeur, on ne s’attend pas à d’autres incidents.«Pas du tout», a répondu une porte-parole de Postes Canada, Anick hosier, lorsqu’on l’a questionnée sur ses craintes de fritures perturbations du service.«Je pense que nos employés veulent retourner au travail et aller de l’avant», a-t-elle précisé.Du retard accumulé Mais Postes Canada reconnaît néanmoins avoir plusieurs défis à relever.«On a beaucoup de pain sur la planche pour les prochaines semaines», a affirmé Mme hosier.«Non seulement pour rétablir notre service de façon efficace.mais aussi rétablir la confiance des consommateurs et aussi nos relations avec nos employés.C’est quelque chose d’important pour nous», a dit la porte-parole.Quant au retour à la normale des activités, M.Duguay affirme ne pouvoir le prévoir, car cela va dépendre de l’employeur, et surtout, s’il est prêt à payer des heures supplémentaires pour rattraper le temps perdu.À Montréal seulement, une centaine de camions attendent pour entrer dans les centres de distribution, selop Postes Canada.La société d’Etat estime que le conflit lui a çoûté entre 250 et 300 millions.À titre de comparaison, les profits dégagés par Postes Canada l’an dernier étaient de 281 millions.Il s’agit de pertes de revenus non seulement attribuables à l’interruption des services, mais aussi à l’annulation d’importants contrats d’entreprises, alors qu’elles se sont tournées vers des concurrents ou encore vers des solutions électroniques pour éviter d’avoir à envoyer du courrier.Cette possibilité n’existait pas lors de la dernière grève générale à Postes Canada en 1997.«Aller récupérer ces clients-là va être extrêmement difficile», a souligné la porte-parole de Postes Canada.La Presse eanadienne Financement des partis politiques Les partis ont d’autres sources de revenus Les allocations versées par l’État ne sont que la partie visible de leur financement HELENE BUZZETTI Ottawa — Ce vendredi, les partis politiques fédéraux toucheront une des dernières tranches çles allocations versées par l’Etat pour les financer.Le gouvernement conservateur passera les ciseaux à compter de l’an prochain dans cette subvention que Stephen Harper dénonce au motif que «les contribuables ne devraient pas avoir à payer pour les partis politiques qu’ils n’appuient pas».Pourtant, ces subventions ne sont que la partie visible de l’iceberg en matière de financement étatique de la politique.Et dans les autres cas, il n’y a aucune proportionnalité entre l’appui de l’électorat et le montant touché.Plusieurs l’ignorent, mais le gouvernement fédéral rembourse aux partis politiques et à leurs candidats la majorité des dépenses qu’ils engendrent pour se faire élire.Pour peu qu’ils obtiennent un niveau minimal d’appui, ils se font rembourser, et ce, sans grande vérification dans le cas des formations politiques.À la suite de l’élection de 2008 (les remboursements découlant de l’élection du 2 mai ne seront connus que cet automne) , les partis politiques et leqrs candidats ont touché de l’Etat approximativement 55 millions de dollars, soit le double de l’allocation annuelle que M.Harper abolira.De cette somme, 29,2 millions ont été versés directement aux partis, et la part restante, aux candidats.Pas de lien partisan Ainsi, le Parti conservateur a touché 9,7 millions de dollars après l’élection de 2008, et ses candidats devraient toucher environ 8 millions (la compilation finale n’est pas terminée).Le Nouveau Parti démocratique a touché 8,4 millions et ses candidats recevront une autre tranche d’environ 7 millions.Le Parti libéral a obtenu d’Qttawa 7,3 millions plus environ 6 millions pour ses candidats tandis que le Bloc québécois avait touché 2,4 millions et ses candidats, environ 2 millions.À la différence de l’allocation de 2 $ versée aux partis politiques pour chaque vote obtenu, il n’y a pas de lien direct entre l’appui de l’électorat et les dépenses électorales remboursées par Qttawa.Pour peu qu’un parti obtienne 2 % des voix à l’échelle nationale, il se voit rembourser 50 % de toutes ses dépenses électorales jusqu’à concurrence du plafond établi (environ 20 millions de dollars en 2008).De même, un candidat se verra rembourser 60 % de toutes ses dépenses de campagne pour peu qu’il récolte 10 % des voix exprimées dans sa çirconscription.A 500 $ près, le PC avait dépensé 100 % du maximum permis par la loi en 2008, le NPD 83 % du maximum, le Parti libéral, 73 % et le Bloc québécois, 96 %.Les vérifications sont toutefois minimales, les partis n’ayant pas à fournir de preuves documentaires de leurs dépenses à Elections Canada.Ils n’ont qu’à préparer une ventilation grossière de leurs dépenses (tournée du chef publicité, lignes téléphoniques) pour se faire payer.Dans le cas des candidats, les factures sont exigées.C’est en étucjiant ces preuves, d’ailleurs, qu’Élections Canada avait mis au jour le stratagème de dépenses électorales du Parti conservateur.Le PC est soupçonné d’avoir sciemment défoncé son plafond de dépenses en attribuant faussement des dépenses de publicité nationale à des candidats locaux n’ayant pas atteint leur limite personnelle de dépenses.Ce vendredi, jour de versement de l’allocation trimestrielle destinée à disparaître, le PC touchera 2,6 millions de dollars, le PLC en obtiendra 1,8 million, le NPD 1,3 million et le Bloc québécois 691 000 $.Ce n’est qu’au versement d’octobre que les versements seront rajustés en fonction des derniers résultats électoraux.La somme du Bloc et celle du PLC diminueront considérablement tandis que celle du NPD augmentera.Le Devoir LIBYE Le Conseil de transition ne peut être pire que Kadhafi, dit Baird HELENE BUZZETTI Ottawa — Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a reconnu au terme d’une visite secrète en Libye hier que le Conseil de national transition n’incarnait peut-être pas le prochain Thomas Jefferson du pays, mais qu’il ne pourrait pas être un gouvernement pire que celui du colonel Mouammar Kadhafi.«Je ne crois pas qu’on passera de Kadhafi à Thomas Jefferson [le troisième président américain]», a reconnu M.Baird au cours d’une conférence de presse téléphonique.Mais il a répété à de nombreuses reprises que ça ne pourrait pas être pire.«Aucun gouvernement ne peut être pire que le régime de Kadhafi.» M.Baird a ajouté que, de toute façon, «il n’y a pas un grand nombre de partis politiques, d’acteurs politiques en dehors du gouvernement.C’est pour cette raison que le Canada et ses alliés croient que le Conseil national de transition offre le meilleur espoir pour le futur de la Libye.» Le Canada a reconnu l’opposition libyenne la semaine dernière comme le représentant légitime du peuple.Mais quelle garantie a-t-il que l’opposition d’aujourd’hui ne deviendra pas le tyran de demain, en considération du fait que certains membres du Conseil ont déjà siégé dans le gouvernement du colonel?«Il n’y a pas de garantie», a reconnu le mi- nistre.«Est-ce que ce sera parfait?Non.» M.Baird s’est toutefois dit «impressionné» par les gens qu’il a rencontrés là-bas.Certes, ils n’ont pas d’expérience politique, le régime étant en place depuis plus de 40 ans.«Ils ont de l’expertise dans d’autres domaines», soutient-il en rappelant qu’il s’agit de médecins, d’avocats et d’ingénieurs, provenant de toutes les régions de Libye.«Chacun d’entre eux prend de très grands risques personnels.» La Presse canadien-« Je ne crois ne, qui voyageait avec J le ministre pour cette pas qu on sortie gardée secrète, raconte que le mi-passera nistre a décollé d’Italie de Kadhafi matinée hier pour atterrir deux heures à Thomas plus tard à Benghazi.Là, le ministre a ren-Jefferson» contré pendant une demi-heure le leader - John Baird l’opposition libyen- ne, Mahmoud Jibril.Il lui a présenté une lettre du premier ministre Stephen Harper l’invitant à rencontrer des parlementaires canadiens au pays.M.Baird a ensuite rencontré son homologue du Conseil de transition.Ali Isawi.Ce dernier a nié les rumeurs selon lesquelles certains membres de l’opposition auraient négocié une entente avec les représentants du colonel Kadhafi.Le Canada déploie environ 650 militaires dans la région ainsi que sept bombardiers, un navire de guerre et des avions de surveillance et d’approvisionnement.Le Devoir Avee La Presse eanadienne MOHAMED ABD EL-GHANY REUTERS Lors d’une visite secrète en Libye, le ministre John Baird a rencontré Mustafa Abdel Jalil, le président du Conseil national de transition.Stockwell Day se recycle, mais jure qu’il n’est pas lobbyiste HELENE BUZZETTI Ottawa — L’ancien ministre conservateur Stockwell Day, qui a choisi de ne pas se porter candidat à la dernière élection fédérale, se lance dans les affaires.Il vient d’ouvrir sa compagnie de relations gouvernementales à Vancouver, mais jure qu’il n’est pas un lobbjtiste.Stockwell Day Connex offre aux gens d’affaires de bénéficier des 25 années d’expérience de M.Day «dans le développement de politiques et procédures publiques au niveau municipal, provincial et fédéral».«Stockwell Day Connex peut aider votre organisation à développer une stratégie de relations gouvernementales claire et concise et vous offrir une analyse perspicace des développements en politique fédérale», est-il écrit.Le site promet notamment d’aider à recenser les implications des politiques fédérales et de débusquer les occasions d’affaires qu’eUes procurent Mais voilà: la Loi sur la responsabilité que les conserva- teurs ont fait adopter en 2006 stipule qu’un ex-ministre ne peut faire de démarches auprès de ses collègues pendant les deux années suivant son départ de la politique.M.Day le sait et son site Internet affiche donc la décharge suivante: «Stockwell Day Connex n’est pas une firme de lobbying.» En entrevue avec Le Devoir, M.Day clarifie son rôle.«Je ne cherche pas à obtenir accès à des titulaires de charges publiques et je ne cherche pas à les rencontrer non plus.» L’aspect «relations gouvernementales» mentionné dans son site disparaît au profit des «relations publiques et des communications».Il dit offrir «des conseils généraux».M.Day indique qu’il s’est informé auprès du bureau du Commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique pour obtenir le feu vert.«Je comprends très bien les règles», assu-re-t-il.Sa compagnie compte deux autres employés.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 28 JUIN 2011 ACTUALITES Visite royale au Canada Le RRQ engage des hommes forts pour contenir.ses manifestants ALEXANDRE ROBILLARD Québec — Le Réseau de résistance du Québécois pourra compter sur des auxiliaires musclés lors de sa manifestation contre la visite du prince William et de son épouse, Kate, dans la capitale, dimanche.Ces hommes sélectionnés pour leur gabarit imposant n’auront pas pour mission de s’attaquer aux forces de l’ordre, mais devront plutôt empêcher tout dérapage parmi les manifestants, a indiqué hier le président du I?RQ, Patrick Bourgeois.«Même moi, s’ils me disent ce qu’il faut que je fasse, ils sont tellement gros que je vais les écouter», a-t-il dit lors d’une entrevue.poussée en dehors de notre manifestation», a-t-il dit.Malgré tout, M.Bourgeois s’est montré certain que la situation demeurera sous contrôle, jugeant peu probable que des casseurs viennent interférer.En 2009, à Montréal, le RRQ et ses manifestants avaient perturbé le passage du prince Charles et de son épouse, Camilla, en bloquant une caserne de l’armée, ce qui avait forcé le couple à entrer par une porte à l’arrière de l’édifice.Tout en affirmant que des plans ont été laits, M.Bourgeois n’a pas voulu dévoiler ce qui est prévu pour la manifestation de Québec.«Si on est capables avec la désobéissance civile de faire capoter le programme comme on l’a fait en 2009, on serait «Si on est capables avec la désobéissance civile de faire capoter le programme comme on l’a fait en 2009, on serait très contents» très contents», a-t-ildit Le prince William et son épouse, qui se sont mariés le 29 avril der- «On les choisit surtout au gabarit Les 100 livres mouillés ne sont pas dedans.» Le I?RQ, un groupe souverainiste radical, prévoit qu’au moins 300 personnes participeront à une manifestation pour dénoncer la monarchie, dimanche prochain, à l’occasion de la visite du couple royal à l’hôtel de ville de Québec.Pour la première fois lors d’une manifestation, le I?RQ déploiera sur le terrain une quarantaine de ses membres au physique imposant pour assurer la sécurité.Selon M.Bourgeois, les manifestants seront préparés à une action de désobéissance civile, mais sans geste de violence.«Le service de sécurité, ce pour quoi il n’est pas prévu, c’est pour se battre avec la police, a-t-il dit.Ce n’est absolument pas ça son mandat.Son mandat c’est de s’assurer que, dans nos rangs, tout le monde se comporte comme nous on a décidé.» Les hommes du RRQ vont calmer les esprits qui pourraient s’échauffer et contrer toute manoeuvre de la part d’agitateurs qui infiltreraient l’action militante.«S’il y a un débile qui arrive et qu’il fait de la provocation avec la police, qu’il est en train de mettre en péril à la fois le scénario qu’on a prévu et à la fois la sécurité de nos militants, c’est sûr qu’on va s’assurer que cette personne soit re- nier, amorceront au pays jeudi une tournée de neuf jours qui les mènera à Montréal et Québec les 2 et 3 juillet Le gouvernement fédéral a récemment présenté le déplacement du couple royal comme une vitrine touristique pour le Canada.Mais M.Bourgeois considère que le premier ministre Stephen Harper souhaite plutôt utiliser la couronne pour prouver l’inanité des forces souverainistes.«Si tout se passait dans l’harmonie la plus totale et que tout ce que William rencontrait sur son chemin c’est des ballounes, c’est sûr que le Canada le lendemain dirait: “vous voyez, la situation évolue au Canada et au Québec, le Québec est capable maintenant d’apprécier lui aussi la monarchie britannique”», a-t-il dit À l’hôtel de ville, le duc et la duchesse de Cambridge assisteront à une cérémonie qui souligne la relation entre Québec et les membres du Royal 22® Régiment La police de Québec a indiqué qu’aucun périmètre de sécurité n’était prévu actuellement pour empêcher la manifestation du I?RQ devant l’édifice.«On doit toujours s’adapter en fonction de ce qui se présente devant nous et l’évolution de la situation, a dit la porte-parole Sandra Dion.Même si, des fois, on peut prévoir plan A, plan B, plan C, ça peut être autrement.» La Presse eanadienne AVIS LEGAUX Langevin Syndic de faillite inc.Loi sur la faillite et l'insolvabilité Avis de la première assemblée des créanciers Dans l'affaire de la faillite de : PAYSAGISTE L.D.G.INC.: Paysagiste L.D.G.inc.ayant fait I, suite E à Varennes QC J3X1P7, Avis est par les présent affaires au 2772, route Marie-Victo'rin, ; a déposé un avis d’intention de faire une proposition le 30 mars 2011 et a fait cession de ses biens le 13 juin 2011, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 30 juin 2011, à 15 h, au bureau du syndic, 2368, boul.Marie-Victorin, Varennes QC.Fait à Saint-Hyacinthe, ie 22 juin 2011.Langevin Syndic de faillite inc.Syndic de l'actif de Paysagiste L.D.G.inc Louis Langevin, CA, CIRP Responsable de l'actif 2500, boulevard Casavant Ouest, bureau 102, Saint-Hyacinthe, (Québec) J2S 7R8 T 450 250-0500 F 450 250-0501 AVIS LEGAUX & APPELS D^OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tét.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.iedevoir.com/setvices-et-annonces/appeis-d-offres Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.^ Raymond Chabot inc LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS Dans l'c^üire de ïafiÆte de : SUCCESSION PIERRE GODIN Avis est par les présentes donné que la faillite de SUCCESSION PIERRE GODIN résidant au 1658, rue Bellerive, Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec) J2X 2Y1, est survenue le 16 juin 2011 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 7 juillet 2011, à 9 h, au 4805, boul.Lapinière, bureau 3300, Brossard (Québec).Fait à Brossard, le 28 juin 2011.RAYMOND CHABOT INC.Syndic Claude Trudeau, CA, CIRP Responsable de Vacdf Société afEQiée de Raymond Chabot Grant Thomton 4805, boulevard Lapinière Bureau 3300 Brossard (QC) J4Z 0G2 Téléphone : (514) 875-6633 Tâéco[neur : (514) 875-6632 wwwxaymondchabotxcon Don in memoriam Un don de réconfort et d’espoir 514 527-2194 1 877 336-4443 www.fqc.qc.ca Fonijation qu^ecoise du cancer Montréal va encadrer l’installation d’antennes de télécommunications La règlementation fédérale garde préséance sur les décisions de la Ville JEANNE CORRIVEAU Montréal a décidé d’encadrer de façon plus serrée l’installation d’antennes de télécommunications sur son territoire afin d’en freiner la prolifération désordonnée.Mais le nouveau règlement adopté par le conseil municipal la semaine dernière a ses limites, et les entreprises de télécommunications pourront contourner les règles édictées par la Ville puisque la loi fédérale a préséance sur la réglementation des mu-nicjpalités en cette matière.A Montréal, les antennes de télécommunications ne devraient pas être installées devant la fenêtre d’une résidence, devant un balcon ou un édifice patrimonial.Si les antennes et les boîtiers qui y sont reliés sont placés sur un lampadaire ou un feu de circulation, ils devront être peints de la même couleur et avoir le même fini que ces équipements urbains.Quant aux antennes de plus de 10 mètres, elles ne devraient être implantées qu’en secteur industriel ou là où l’on retrouve des équipements de transport, de communication ou de grandes infrastructures.Voilà les principales dispositions du règlement modifiant le plan d’urbanisme que les élus montréalais ont entériné la semaine dernière.Pour la conseillère municipale de Vision Montréal dans l’arrondissement de Rivière-des-Prai-ries-Pointe-aux-Trembles, Caroline Bourgeois, l’adoption du règlement est un pas dans la bonne direction.En 2010, elle avait été outrée d’apprendre qu’une compagnie de télécommunications avait installé des antennes sur des poteaux d’Hydro-Québec devant les résidences de citoyens et que l’arrondissement ne pouvait intervenir puisque les antennes sont de juridiction fédérale.Elle avait saisi le conseil municipal de ce problème et rapidement, les trois partis avaient convenu de se pencher sur la question.Des règles plus claires Pour elle, l’adoption d’un règlement sur les antennes est une bonne nouvelle.«Ça va donner un outil réglementaire à H.- P*\\x /S (r\ I, 45 {mi m SOURCE VILLE DE MONTREAL La Ville de Montréal autorisera i’instaiiation d’antennes sur des équipements urbains iui appartenant.Une entente a d’aiiieurs été conciue avec i’entreprise Dascom qui entend instaiier 259 antennes sur des iampadaires et feux de circuiation du territoire de i’îie de Montréai.On peut voir i’antenue, de forme cyiindrique et de couieur noire, juchée sur ce poteau.chaque arrondissement [.] qui va pouvoir évaluer, en fonction de critères précis, si oui ou non une antenne doit être installée dans un secteur», explique-t-elle.L’exercice pourrait toutefois être vain puisqu’en matière de radiocommunications, la loi fédérale supplante les règlements qu’adoptent les municipalités.«L’entreprise pourrait décider de ne pas coopérer et d’invoquer que les antennes est une compétence fédérale, reconnaît Mme Bourgeois.Tout n’est pas parfait, mais je crois qu’il serait très mal vu pour une entreprise d’aller complètement à l’encontre d’une municipalité.» Jean-Claude Cayla, de la Division de l’urbanisme du Service du développement et des opéra- tions à la Ville, croit que les entreprises ne sont pas réfractaires à l’adoption de règles par les municipalités.«En règle générale, les entreprises sont contentes d’avoir des balises et, autant que faire se peut, elles vont les respecter — peut-être dans 90 % des cas», dit-il.Il précise par ailleurs que, dans son nouveau règlement, la Ville de Montréal autorisera l’installation d’antennes sur des équipements urbains lui appartenant.Une entente a d’ailleurs été conclue en février dernier avec l’entreprise Dascom qui entend installer 259 antennes sur des lampadaires et feux de circulation du territoire de l’île de Montréal, antennes qui seront reliées à un réseau de fibre optique.En échange, la Ville touchera des redevances de 695 642 $ sur une période de 20 ans, soit environ 134 $ par emplacement par année.Elle pourra aussi utiliser gratuitement deux fibres optiques du réseau de Dascom dans le cadre de ses projets de contrôle à distance des feux de circulation et de centre de gestion de la mobilité urbaine.Louer ces fibres optiques lui aurait coûté 2,8 millions par année, indiquent les documents fournis par la Ville.Le nouveau règlement de la Ville fera l’objet d’un examen public par l’Qffice de consultation publique de Montréal l’automne prochain.Le Devoir Supports à vélos sur les autobus de Montréal Le système a fait ses preuves, croit la STM JEANNE CORRIVEAU La Société de transport de Montréal (STM) ne croit pas que les supports à vélos qui seront installés à l’avant de certains autobus cet été obstrueront la vision des chauffeurs comme l’affirme le syndicat.Ce type d’équipement a fait ses preuves dans de nombreuses villes dans le monde sans causer de problèmes, a fait valoir hier le président du conseil d’administration de la STM, Michel Labrecque.Dans le cadre d’un projet-pilote, la STM a fait l’acquisition de 25 supports à vélos au coût de 900 $ chacun afin de les installer sur les autobus des lignes 140-Eleury et 180-Salaberry, choisies parce qu’elles croisent des pistes cyclables très fréquentées.En point de presse hier, Michel Labrecque a démontré qu’il suffisait de quelques secondes pour installer un vélo sur le support.Mais sa présentation a été interrompue par l’intervention du président du président du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la STM, Denis Vaillan-court, venu lui dire sa façon de penser concernant le projet.Des tests réalisés en prévision du projet-pilote ont démontré que les vélos obstruaient la vue des chauffeurs et pouvaient représenter un danger pour les piétons, a soutenu M.Vaillancourt.Même si de nombreuses villes dans le monde utilisent ce type de supports, M.Vaillancourt estime que la situation à Montréal est différente, notamment à cause des nombreux chantiers qui compliquent la conduite en ville.«Je sais qu’il y en existe dans plusieurs villes ailleurs, mais à Montréal, c’est particulier.Il y a beaucoup d’achalandage.On est déjà en retard sur les horaires à cause des problèmes de circulation.Et là, on met cette surcharge de travail de plus sur les épaules des chauffeurs», a-t-il expliqué.Le sjmdicat a fait appel à la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) afin d’exercer un droit de refus, mais celle-ci a rejeté la demande.Le sjmdi-cat a porté la décision en appel.Tout en se disant sensible aux appréhensions du sjmdicat, Michel Labrecque estime que les vélos n’obsûuent pas la vue des chauffeurs.«Le balisage qu’on a des autres chauffeurs dans les autres sociétés de transport de petites, moyennes ei grandes villes nous indique que ces problèmes n’existent pas», a-t-il dit Le projet-pilote se poursuivra tout l’été, mais il est trop tôt pour dire que si des supports à vélos seront installés sur d’autres lignes d’autobus l’an prochain, a indiqué M.Labrecque.Le Devoir Vancouver dessine des cartes de « cyclabilité » Vancouver — Des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique tentent de franchir un pas de géant en matière d’urbanisme à pédales, en dessinant de nouvelles cartes qui détermineront les meilleurs secteurs pour les cyclistes en ville.L’«mdice de cyclabilité» est un outil qui permettra d’évaluer les quartiers d’une ville sur la base de la facilité à y circuler à vélo.Qn analysera notamment la disponibilité et la qualité des infrastructures, les liens entre les rues, la topographie ainsi que l’utilisation des terrains.La responsable de fétude, Meghan Winters, soutient que l’objectif ultime du projet est d’indiquer aux urbanistes quels secteurs peuvent être améliorés pour rendre la vie plus facile aux cyclistes.L’organisation des villes influe grandement sur le niveau d’activités physiques qu’effectuent leurs citoyens, selon elle.Mme Winters affirme que la prise en compte de certains éléments par les urbanistes fera bouger davantage la population.La région de Vancouver a déjà été cartographiée, mais l’équipe de recherche veut of frir le même traitement à Montréal, Victoria, Calgary, Saskatoon, Winnipeg, Toronto, Halifax, Charlottetown, Moncton et Saint-Jean d’ici 2012.La Presse eanadienne Un incendie menace le site nucléaire de Los Alamos Santa Le, Nouveau-Mexique — Un violent incendie de forêt menace le Laboratoire national de Los Alamos aux Etats-Unis, im vaste complexe nucléaire qui abrite des centres de recherche et im site de stockage de plutonium.Des flammes ont brièvement pénétré hier sur une surface de 0,4 hectare à l’intérieur de la limite sud-ouest du site, qui s’étend sur 11 000 hectares dans les monts Jemez, dans le nord du Nouveau-Mexique, à une quarantaine de kilomètres de Santa Le, avant d’être éteintes par les pompiers.La ville de Los Alamos, qui compte 12 000 habitants, a été évacuée sur ordre des autorités, surprises par la rapidité de l’incendie.Aucun bâtiment du Laboratoire, qui a pour mission d’assurer la sécurité et la fiabilité de l’arsenal nucléaire militaire américain, n’a été touché par les flammes, déclarent les autorités.Celles-ci assurent que les zones sensibles du complexe ne sont guère menacées.Le site de plutonium est ainsi situé dans la partie nord-est du complexe, alors que le feu semble se déplacer vers le sud et l’est, a déclaré un porte-parole du Laboratoire, Kevin Roark.«L’installation est très bien protégée contre tout type de menace relative aux incendies de forêt», a déclaré Roark.Il a rappelé que le Laboratoire avait survécu en mai 2000 à un incendie ayant touché plusieurs bâtiments et provoqué plus d’un milliard de dollars de dégâts.Reuters porter Rabais nouvelle vague.30 % sur les vols Porter.Ne manquez pas le bateau ! 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pour les nouvelles réservations seulement.*Les tarifs aller simple incluent les services de NAV Canada, les frais d’assurance et les frais d’amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR, LE MARDI 28 JUIN 2011 ACTUALITES Le Champix est sous la loupe de Santé Canada Cette aide à l’abandon du tabac est associée à des effets secondaires cardiaques accrus LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Nouvelle turbulence autour du Champix.Après avoir dû admettre l’existence d’effets indésirables possibles sur l’humeur et le comportement, l’aide à l’abandon du tabac de Pfizer est une nouvelle fois dans la mire de Santé Canada.Cette fois pour une légère hausse du risque d’effets secondaires cardiaques notée chez des patients atteints d’une maladie cardiovasculaire.L’examen annoncé hier fait suite à une enquête conclue il y a quelques jours par la Food and Drug Administration (FDA).L’équivalent états-unien de Santé Canada a révisé une étude à laquelle ont pris part 700 fumeurs atteints d’une maladie cardiovasculaire.Si l’exercice a permis de confirmer que le médicament est une aide efficace au sevrage tabagique, il a aussi mis en lumière des risques cardiaques plus élevés: 2 % chez ceux qui ont pris le Champix, contre 0,9 % chez le groupe contrôle.La FDA a aussitôt changé la monographie,du Champix (Chantix aux Etats-Unis) et prescrit une nouvelle évaluation d’envergure au géant pharmaceutique.A l’instar de Santé Canada, elle s’est engagée à poursuivre son examen et à publiciser toute nouvelle indication si nécessaire.«Les patients qui notent Vappari-tion ou l'aggravation de symptômes comme le souffle court, des douleurs dans la poitrine ou dans les jambes en marchant devraient contacter leur médecin sans retard», indique la FDA.Ce n’est pas la première fois qu’un risque cardiovasculaire est soulevé pour le Champix.Dans son communiqué.Santé Canada rappelle que de rares effets secondaires cardiaques se sont produits durant les essais cliniques.Douleurs thoraciques, r^hme cardiaque irrégulier, crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux font d’ailleurs déjà partie des effets secondaires qui figurent sur l’information posologique du Champix.Pfizer s’est engagée à aborder les détails de la,méta-analyse réclamée par les Etats-Unis avec la FDA afin d’évaluer l’innocuité cardiovasculaire de son médicament.Se disant soucieuse «de la sécurité des patients», la compagnie s’est aussi engagée à collaborer étroitement avec Santé Canada et les autres organismes de santé dans le monde «pour surveiller et examiner régulièrement toutes les sources de données».Dans son énoncé, le géant pharmaceutique n’en rappelle pas moins «que le tabagisme constitue un facteur de risque important de maladie cardiovasculaire.[.] Les bienfaits de l’abandon du tabac sur la santé sont immédiats et considérables».A cet égard, les traitements médicaux comme le Champix restent «utiles pour aider les fumeurs décidés à cesser de fumer».La nouvelle tuile survient à quelques semaines de la chute du Champix en France.Le ministre de la Santé, Xavier Ber- CHARLES PLATIAU REUTERS Se disant soucieuse «de la sécurité des patients», la compagnie Pfizer s’est engagée à collaborer étroitement avec Santé Canada et les autres organismes de santé dans le monde au sujet du médicament Champix.Celui-ci causerait des effets secondaires cardiaques chez des patients atteints d’une maladie cardiovasculaire.trand, a annoncé au début du mois que le médicament ne serait plus remboursé par l’assurance maladie en raison des questions qu’il soulève.Non seulement il est suspecté de provoquer des troubles de l’humeur et des idées suicidaires, mais «il n’a pas apporté la preuve d’une efficacité supplémentaire [aux substituts de nicotine]», avait alors expliqué le ministre pour justifier sa décision.La mise au banc du Champix a causé beaucoup d’émoi dans AGENCE ERANCE-PRESSE En France, le Champix ne sera plus remboursé par l’assurance maladie en raison des questions qu’il soulève.le milieu français de la lutte contre le tabac.Des médecins ont jugé la mesure trop draconienne rappelant que si le médicament doit être prescrit avec prudence, ses résultats n’en demeurent pas moins intéressants.Dans un article du Monde, le président de l’Office français de prévention du tabagisme, Bertrand Dautzenberg, a dit pour sa part redouter que cette «décision fasse du mal à l’ensemble des traitements de sevrage tabagique».Contrairement aux timbres ou à la gomme, le Champix (tartrate de varénicline) ne délivre pas de nicotine à l’organisme.Il agit plutôt sur les récepteurs du cerveau pour atténuer les symptômes du sevrage tout en diminuant la sensation de bien-être que procurent la cigarette et les autres produits du tabac.Le Devoir Le cigarettier Philip Morris part en guerre contre le gouvernement australien KRISTEN GELINEAU Sydney, Australie — Le géant de l’industrie du tabac, Philip Morris, a intenté aujourd’hui une action en justice contre le gouvernement australien pour protester contre son projet de remplacement des logos figurant sur les paquets de cigarettes par des photos macabres de cancers de la bouche, d’enfants maladifs ou aveuglés par la fumée.Pour le gouvernement, ces nouvelles mesures diminueront l’attrait du paquet et feront de l’Australie le pays le plus sévère du monde en matière de publicité sur le tabac.Plusieurs fabricants de cigarettes indignés ont menacé d’un procès, estimant que ce changement illégal diminuait la valeur de leur marque.Mais Philip Morris est la première des firmes à réclamer un dédommagement.«Nous pensons que ces indemnités pourraient s’élever à des milliards», a déclaré à l’Asso-ciated Press la porte-parole de Philip Morris, Anne Edwards.La législation, que le Parlement doit adopter en juillet, interdira aux fabricants de faire figurer sur le paquet leurs logos, un texte promotionnel ou des images de couleur.Les noms de marque seront imprimés avec une police petite et uniforme et des avertissements sanitaires larges et terrifiants devront figurer sur les paquets, notamment des images en couleurs des conséquences du tabagisme sur la santé.La loi devrait entrer en vigueur en janvier 2012.La société Philip Morris Asia, basée à Hong Kong, propriétaire de la filiale australienne de Philip Morris, a porté plainte hier, soulignant que cette législation viole le contrat bilatéral passé entre l’Australie et Hong Kong.Le géant du tabac ajoute que ce contrat protège la propriété des sociétés, notamment la propriété intellectuelle telle qu’une marque déposée.«Nos marques représentent vraiment la clé de notre plus-value, c’est ce qui nous aide à être compétitif, ce qui nous permet de différencier nos produits», a déclaré Anne Edward.Selon elle, «ce changement [.] n’aboutira qu’à la saisie de notre marque en Australie».Le gouvernement, qui ne compte pas revenir en arrière, soutient que son projet est totalement légal.«Notre gouvernement est déterminé à saisir tous les moyens dont il dispose pour réduire les dangers du tabac, a déclaré la ministre de la Santé, Nicola Roxon.Que l’industrie nous menace ou entreprenne une action judiciaire ne nous dissuadera pas».Même son de cloche du côté de la première ministre, Julia Gillard, qui déclare: «Nous n’allons pas nous laisser intimider par la tactique du géant tabac.» Mais Philip Morris a fait valoir qu’en l’absence à’«une issue satisfaisante» à l’issue des trois mois de procédure entre les deux parties, il irait en justice.Des mesures identiques sont sur le point d’être adoptées aux Etats-Unis.L’avertissement comprendra aussi une légende telle que «Fumer peut vous tuer» ou «la cigarette provoque le cancer».Associated Press E N BREF Échec d’un vaccin expérimental contre le diabète de type 1 Paris — Un vaccin expérimental contre le diabète de type 1 a échoué à remplir son objectif lors de la deuxième étape des essais cliniques de validation, selon une étude publiée hier dans la revue médicale britannique, The Lancet.Le vaccin visait à protéger les cellules bêta du pancréas, productrices d’insuline, contre les attaques autodestructrices du système immunitaire, dans le but de ralentir la progression de la maladie.Le diabète de type 1, quoique en augmentation dans le monde, est la forme la moins répandue de la maladie et représente environ 10 % des cas de diabètes.L’essai a porté sur 145 patients, âgés de 3 à 45 ans, vivant au Canada et aux Etats-Unis et dont la maladie avait été diagnostiquée dans les trois mois précédents.La préparation vaccinale injectable comportait une enzyme, l’acide glutamique décarboxylase (GAD), contre laquelle, dans cette forme de diabète, l’organisme fabrique des anticorps (auto-anticorps GAD).Mais la progression de la maladie a été similaire chez les patients qu’ils aient reçu le vaccin ou un placebo, selon l’étude.-Agence France-Presse Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANflONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I •H «D «E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 *150 Achat-vente-échange 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIETES A VENDRE AHUNTSIC - Bijou de bungalow Clé en main, à 2 pas des collèges privés Regina Assumpta et Mont St.Louis.3 càc, cuisine neuve, granit, 2 s/bains, grand s.-sol fini, salle de lavage, garage, immense cour.Occ.imm.Ross, de location.480 000$ 514-244-9076 TERRAINS Magnifique terrain approx.3 acres dans baie du lac Memphrémagog avec chalet habitable à l'année.Près Mont Orford.819-578-9612 [ppteNDRi LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou rutilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.LONGUEUIL, 41/2, r.de c.Près parc régional.Cour.Libre.750$ 514 292-8534 NDG - Spacieux 4 et 5 tout inclus.855$- 1 040$ plancher bois, vue parc, plafond haut, poss.garage, balcon.514-684-5993 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER NDG EST -61/2 rénové Ht duplex près piste cyclable.Métro 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Montréal, 514-342-8000 (stationnement intérieur) le mercredi 29 juin 2011 dés 10 h 30 suivi de l’hommage à 11 h 30.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation québécoise du cancer seraient appréciés.GRATU T A fa Jamifte éprouvée : w i\ " Le joumaf Le Devoir posterr * gratuitement une copie pfastijtée cfe f avis pub fié.Demandez-leOU:514525-5379 \ necrologie@lememoriel.çoiTi LE DEVOIR LE MARDI 28 JUIN 2011 A 7 ACTUALITES GES : l’Europe fait le pari de l’efflcacité énergétique LOUIS-GILLES FRANCŒUR Pendant que le Canada file allègrement vers une modeste stabilisation de ses gaz à effet de serre (GES) au niveau de 1990 d’ici 2020, la Commission européenne a dévoilé hier le nouveau scénario qu’elle a préparé pour ramener les émissions de ce continent à 20 % sous le niveau de 1990, principalement grâce à une politique musclée d’économies d’énergie.Cette nouvelle proposition, qui élargit à tous les grands consommateurs de combustibles fossiles des règles qui régissaient déjà certains secteurs économiques, fait suite au bilan de la Commission, laquelle estime que les mesures proposées jusqu’ici «ne permettraient d’atteindre que la moitié de l’objectif de réduction de 20 %».Cet objectif, annoncé avant la conférence de Copenhague de décembre 2009 sur les changements climatiques, demeure toujours pertinent, ajoute la Commission, même si le reste de la communauté internationale fait du surplace dans ce dossier.Dans un contexte d’importations croissantes de diverses formes d’énergies, chacune à des prix de plus en plus élevés, le document stratégique souligne que les problèmes d’accès à des sources d’énergie suffisantes poiuraient poser un «risque sérieux» à l’économie eiuopéenne à moyen terme.«C’est pourquoi, insiste la Commission, le recours à l’efficacité énergétique constitue un des principaux thèmes de l’Initiative européenne 2020 pour une utilisation efficiente des ressources.L’efficacité énergétique est la mesure la plus efficace en terme de coûts-bénéfices et le moyen le plus rapide d’augmenter l’approvisionnement énergétique.Et c’est aussi un moyen particulièrement efficace de réduire ses émissions de GES dans une approche climatique responsable.» La politique «musclée» d’économies d’énergie proposée hier va aussi «avoir des impacts importants sur la croissance économique et la création d’emplois», ajoute le document.Alors qu’au Canada et au Québec, on tente de consolider l’économie par des investissements massifs dans la production de nouvelles soiuces d’énergie, en Eiuope, on voit le problème différemment: «Les économies d’énergie libèrent des ressources financières qui peuvent être réinvesties ailleurs dans l’économie et peuvent réduire ainsi les finances publiques, qui sont pour la plupart trop surchargées.Au niveau individuel, l’efficacité énergétique se traduit par des économies dans le budget consacré à l’énergie.» Enfin, conclut le document, en produisant plus de biens avec moins d’énergie, la compétitivité des entreprises européenne va s’améliorer et elles vont aussi développer une expertise qu’elles poiuront vendre ailleurs dans le monde.Les gouvernements d’abord Quant aux mesures proposées, elles visent en premier lieu les gouvernements à tous les niveaux.M IM LOÏC VENANCE AGENCE ERANCE-PRESSE La future directive européenne, que ies pays doivent intégrer obiigatoirement dans ieurs poiitiques et iégisiations, propose en effet de rénover i’ensembie du parc immobiiier pubiic pour ie mettre au niveau des technoiogies ies pius évoiuées en matière d’efficacité énergétique.La future directive européenne, que les pays doivent intégrer obligatoirement dans leurs politiques et législations, propose en effet de rénover l’ensemble du parc immobilier public pour le mettre au niveau des technologies les plus évoluées en matière d’efficacité énergétique.Tous les gouvernements devront aussi cesser d’acquérir des biens, services et immeubles qui ne sont pas au niveau optimal de performance énergétique.Se basaqt sur l’expérience alors acquise, les Etats membres devront mettre en place des règles pour améliorer leiu parc immobilier déjà construit, et leurs standards devront s’appliquer aux nouveaux édifices.Toutes les grandes sociétés industrielles et commerciales devront déposer des audits indépendants de leur performance énergétique.Les producteius d’énergie seront poiu leiu part obligés de faire rapport de ce qu’ils mettent siu le marché et d’indiquer s’ils ont des systèmes de facturation qui encoiuagent les économies d’énergie.Les nouvelles règles vont imposer des plans de chauffage et de climatisation collective aux communautés locales avec des niveaux d’efficacité énergétique réglementaire pour leurs équipements.Tous les nouveaux équipements de production devront par ailleurs être astreints à des normes plus sévères, être installés le plus près possible des marchés desservis et réutiliser le plus possible l’énergie généralement perdue dans des procédés de cogénération.Enfin, chaque pays devra se doter d’objectifs d’économies d’énergie et d’une politique globale.Quant à la Commission eiuo-péenne, elle réévaluera en 20i4 l’efficacité de ce nouveau plan en vue de le raffermir si l’on découvre qu’il ne permettra pas l’atteinte des objectifs de réduction des GES de 20 % d’ici 2020.Le Devoir Saint-Robert-Bellarmin Feu vert à un projet éolien de 80 mégawatts LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Conseil des ministres du Québec a fait savoir hier qu’il avait donné le feu vert à un nouveau projet éolien situé dans la municipalité de Saint-Robert-Bel-larmin, dans la MRC du Granit.11 s’agit d’un projet de 80 mégawatts en puissance installée.Cette puissance sera atteinte grâce à 40 éoliennes de 2 mégawatts, qui seront installées en grande partie dans une érablière qui sera conservée, une première au Québec.Le projet n’a pas fait l’objet d’une audience publique même s’il y a eu une demande en ce sens formulée par l’Association provinciale des acériculteurs sur les terres publiques.Québec avait alors laissé la possibilité au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) d’amorcer une médiation avec ce seul requérant, ce qui a été accepté aussi par le promoteur, Saint-Laurent Energies.Ce producteur, qui porte le nom d’EDE en Canada dans le registre des entreprises, avait initialement pour objectif d’implanter ce parc d’éoliennes dans la municipalité d’Aguani-sh, sur la Côte-Nord.Mais une incompatibilité avec la réglementation municipale a imposé son déplacement vers une autre partie du Québec.Le projet va exiger un investissement de 200 millions qui vont, selon le communiqué diffusé hier par le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, créer dans cette région une centaine d’emplois temporaires.Le projet devrait être opérationnel dès le début de la prochaine année.Des 40 éoliennes de ce projet 29 seront en principe construites sur des terres publiques comprenant de magnifiques érablières, ce qui a fait craindre aux acériculteurs locaux certains impacts et qui explique leur demande d’audiences.Dans ce secteur, près de 54 % du territoire public est couvert d’érablières matures sous bail avec le gouvernement.Les requérants craignaient notamment les impacts de possibles chablis si on élargissait les emprises routières, s’interrogeaient sur les conséquences de la construction des nouvelles routes et emprises sur le mouvement de l’eau dans les nappes souterraines, tout comme ils s’interrogeaient sur la valeur de certains corridors d’accès.Dans l’entente conclue avec le promoteur dans le cadre de la médiation du BARE, les propositions échangées ont débouché sur une entente.Celle-ci prévoit que les impacts de cette nouvelle production dans un territoire forestier qu’on veut conserver productif vont être suivis de près et qu’ils seront atténués dans la mesure du possible.Enfin, un comité de liaison consultatif, composé de citoyens, de représentants de la municipalité et du promoteur veillera à réaliser ce projet de concert avec le milieu.Le Devoir PEROU Bear Creek conteste son «expropriation» La société canadienne Bear Creek engagera sans délai des actions en justice pour s’op-poser à la révocation de sa concession minière par le Pérou, mais croit encore à une «solution politique», a déclaré hier son président-directeur général, Andrew Swarthout.11 a jugé, lors d’une conférence téléphonique, que le décret publié samedi par Lima était «illégal, anticonstitutionnel et constituait une expropriation» touchant le projet de mine d’argent de Bear Creek à Santa Ana.Cette décision avait été prise samedi par le président péruvien, Alan Garcia, à la suite d’incidents entre la police et des manifestants ayant fait vendredi six morts et trente blessés à l’aéroport de Juliaca.M.Garcia doit céder son poste le 28 juillet prochain à Qllanta Humala, un nationaliste de gauche.«En dépit des mesures prises samedi qui forcent Bear Creek à engager immédiatement une action en justice pour défendre ses droits, une solution politique est encore possible», a dit M.Swarthout.«Santa Ana est un projet sain sur le plan environnemental dont le président élu a besoin pour atteindre son objectif de réduire davantage la pauvreté au Pérou», a-t-il soutenu.«Nous voyons une possibilité de construire des ponts avec le nouveau gouvernement en affirmant notre engagement à participer à résoudre le problème de la pauvreté», a-t-il ajouté.Le patron de Bear Creek a confirmé que Santa Ana représentait 20 % des actifs de la compagnie et que son autre projet au Pérou, celui de Caro-ni, se poursuivait.11 a souligné que les incidents de vendredi dernier s’étaient déroulés à 460 km du site de Santa Ana et affirmé qu’ils avaient été provoqués par des militants politiques et non par des représentants des communautés quechua et aymara de la zone concernée par le projet, avec lesquelles Bear Creek avait tenu des consultations.Six personnes ont été tuées et une trentaine d’autres ont subi des blessures vendredi, quand la police a ouvert le feu dans leur direction.La plupart des victimes sont des autochtones opposés au projet de Bear Creek.L’entreprise a déjà investi 96 millions à Santa Ana.Elle assure qu’elle a respecté la loi péruvienne et qu’elle a consulté les habitants du coin.Elle affirme aussi qu’elle s’est dotée d’un plan pour protéger le lac Titicaca de la contamination.D’après M.Swarthout, les manifestants venaient de l’extérieur de la région.Les paysans qui manifestent depuis la fin du mois de mai craignent que les exploitations minières ne contaminent l’eau des rivières qui irriguent leurs champs.Agence France-Presse et La Presse canadienne Le bisphénol A féminise les souris mâles étudiées Washington — Le bisphénol A (BP^, substance controversée utilisée par exemple dans les revêtements intérieurs des bouteilles en plastique et des biberons, est lié à une féminisation des souris mâles, selon une étude publiée hier.Ces derniers travaux, menés par des chercheurs de l’Université du Missouri, montrent que des souris mâles exposées au stade foetal au BPA se comportent davantage comme des femelles, notamment dans leurs capacités à s’orienter dans leur environnement.Cette observation conduit les scientifiques à conclure que chez l’homme ce composant chimique pourrait avoir des effets néfastes sur le développement et les traits cognitifs propres à chaque sexe qui sont importants pour la reproduction.«Les souris de l’expérience exposées au BPA — à des quanti- tés équivalentes, toutes proportions gardées, à celles absorbées par l’homme —paraissent normales, mais elles sont pourtant clairement différentes», explique Cheryl Rosenfeld, professeure adjointe de sciences biomédicales à l’école de médecine vétérinaire de l’Université du Missouri et principal auteur de cette étude.«Les souris femelles ne veulent pas s’accoupler avec les souris mâles qui ont été exposées au BPA, et ces dernières ont les plus grandes difficultés à naviguer spatialement pour trouver des partenaires sexuelles», précise-t-elle.Cette étude devrait établir les bases pour des recherches futures examinant comment le BPA pourrait influer différemment sur les comportements cognitifs des garçons par rapport à ceux des filles, selon les auteurs.Agence France-Presse Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 SOLDES JUSQU’À LA FIN JUILLET m 30% à 70 % Vêtements d’enfants 0 à 18 ans Vêtements de maternité 1007, RUE Laurier Ouest, Outremont _ Tél.: 274-2442 _ Ouverture Master International en Civilisation musulmane L’Universitat Oberta de Catalunya (Université Ouverte de Catalogne) de Barcelone propose un enseignement unique dans le monde , par Internet, Master International en Civilisation musulmane , un porgramme complet, prodigué par une équipe d’enseignants parmi les meilleurs dans leus spécialité.Le savoir à domicile et à la carte, pour répondre aux besoins, de connaissance approfondie et objective de l'islam et des mutations du monde arabo-musulman, des étudiants, des chercheurs, acteurs sociaux, culturels et cultuels, institutions, fonctionnaires et entrepreneurs.Pour plus information, visitez notre site web, www.uoc.edu ou envoyez un courriel à queriesBuoc.edu.UOC, L’UNIVERSITE EN LIGNE L'Université Ouverte de Catalogne lwww.uoc.edu) propose un accès à l'éducation supérieure en ligne pour tous, dans le monde entier.En vous inscrivant à l'Université Ouverte de Catalogne, vous aurez accès à un campus virtuel multilingue ouvert à tous, aux quatre coins du monde, à toute heure, grâce à Internet.•?UOC Universitat Oberta I de Catalunya INSTITUT INTERNACIONAL DE POSTGRAU A 8 LE DEVOIR LE MARDI 28 JUIN 2011 EDITORIAL Sondage national des médecins La voix médicale Davantage de médecins.Délais d’attente plus longs.Soins directs aux patients plus courts.Cette équation incompréhensible perturbe les malades, qui font les frais d’une mauvaise organisation des soins.Le portrait est à ce point sombre que les médecins eux-mêmes s’en inquiètent et espèrent que leurs prédictions ne se réaliseront pas: le pire serait-il à venir?D Marie-Andrée Chouinard ix-huit mille médecins canadiens ont parlé.En termes de sondeurs, voilà un échantillon appréciable.Le tableau qu’ils brossent, à travers l’édition 2010 du Sondage national des médecins (SNM), est de très mauvais augure pour la suite des choses.Il rappelle avec douleur que l’ajout de ressources humaines et financières, loin d’être une panacée, s’entrechoque avec les besoins complexes d’une population qui vieillit.Une révolution dans l’organisation des soins est nécessaire.Ce sondage fera peu de bruit, car il tombe au début des grandes vacances; mais il n’a rien d’un coup de sonde faiblard dont on peut critiquer la fiabilité.Trois organismes crédibles en santé le cautionnent.Sans complaisance et suffisamment foin des fobbys revendicateurs, les médecins qui y ont répondu manient fa critique comme certains fe bistouri: avec adresse et assurance, ifs charcutent fe réseau canadien de santé.Les plaies ne sont pas jolies.Qu’y comprendre?Malgré une hausse du nombre de médecins, et une pluie de milliards, les délais d’attente se sont allongés depuis le dernier coup de sonde, effectué en 2007.Le Québec fait office de cancre: seuls 39 % des patients ayant un problème criant ont accès à un médecin en f’espace d’une journée — fa moyenne est de 47 %.Pour les soins moins urgents, à peine 11 % des patients du Québec voient un docteur en f’espace d’une semaine — fa moyenne oscille autour de 26 %.Mais fa réponse fa plus torturante dans ce sondage concerne fe temps consacré par fes médecins de famille aux soins directs avec fes patients.Alors qu’on tente par tous fes moyens de réformer de l’intérieur ce système pour f’humaniser un brin et fe dépoussiérer, voilà que fes médecins, pour diverses raisons qu’ifs réussissent très bien à nommer, n’arrivent plus à suivre fa cadence.Leur semaine de travail est toujours bien remplie, mais les années passent et ils consacrent moins d’heures à la pratique.Ils veulent ralentir leur rjÆme.Ils consacrent davantage de temps aux tâches administratives — et ça les fait grogner.Les malades chroniques atterrissent en plus grand nombre au cabinet, ce qui complexifie leur tâche.Résultat: comme pour apporter de l’eau au moulin de tous ceux qui les accusent d’en faire moins dans un contexte où ils devraient fournir plus, les médecins du Québec présentent le plus faible taux de patients vus en une semaine (80 contre une moyenne canadienne de 107 par semaine).Les docteurs parlent rarement par sondage.Qn a tendance plutôt à écouter leur voix lorsqu’ils l’élèvent pour être entendus du gouvernement, négociation oblige.Justement, Québec vient à peine de trouver un terrain d’entente avec les médecins de famille, dont les revendications ont tout à voir avec les soins directs aux patients.Qn jugera de la robustesse de cç nouveau contrat social au bulletin de santé émis par les patients.À quand un sondage auprès des malades?machouinard@ledevoir.corn Procès des Khmers rouges Farce abjecte C ela fait trente ans que Pol Pot et ses sbires ont infligé toutes les tortures possibles et imaginables aux Cambodgiens.Trente ans que l’on sait que ces fous furieux de la doxa marxiste ont tué plus d’un million de leurs concitoyens en plus de commander un exode des villes pour la campagne.Trente ans et davantage que des millions de survivants vivent abîmés à jamais par l’imposition de la devise la plus chère à Pol Pot, soit: «Il faut éteindre les cœurs.» Trente ans plus tard, on assiste à l’amorce du procès d’un nombre minime d’assassins.Et alors?Il a d’ores et déjà tous les attributs que l’on prête à la farce sans le rire.Il en est ainsi, tout d’abord, parce que le manque de conviction, de volonté, de l’QNU a permis au premier ministre Hun Sen, qui dirige le pays d’une main de fer depuis une vingt^e d’années, de baliser la mécanique juridique à sa guise.Contrairement aux procès de Nuremberg, du Rwanda, de l’ex-Yougoslavie et d’autres qu’on oublie, celui qui nous occupe aujourd’hui est un tribunal national ayant pour singularité que certains magistrats d’origine étrangère y siègent.Hun Sen a négocié pendant près de vingt ans pour qu’il en soit ainsi et il a eu gain de cause.Sur ce plan, l’QNU a été en dessous de tout.-Aujourd’hui commence donc le procès de \ quatre ex-dirigeants, dont l’ancien numéro deux du régime.Qn insiste, ils sont quatre et 'll quatre seulement à comparaître, alors qu’il est \ ' de notoriété publique que des dizaines et des ^ dizaines de tortionnaires sont toujours de ce monde.Qn sait également que, certains ex-Khmers rouges étant membres du gouvernement, Hun Sen a décidé que les deux prochains procès n’auralent pas Heu.La raison, on le devine, est simple: 11 ne veut pas que ces exercices juridiques tournent à la critique de son action.À ce jour, là encore, l’QNU n’a pipé mot.Revenons au procès actuel.Ils sont reconnus coupables des énormités les plus sanglantes, les plus barbares qui soient: crimes contre l’humanité, crimes de guerre, génocide, meurtres et autres offenses.Ils figurent sur fa Hste des pires assassins de masse de l’histoire contemporaine, mais.ifs ont pour eux fa vieillesse.Ifs ont tous 80 ans et plus.Et alors?Comme leur condition physique est déficiente, elfe va pour ainsi dire dicter l’évolution de l’agenda.Pour faire court, on s’attend à ce que les audiences durent des années.Bref, les bourreaux vont probablement trépasser dans la tranquilHté.L’instruction?Elle a duré trois ans.Qui plus est, elle a été bâclée.Les magistrats n’ont jamais rencontré certains suspects, ne les ont jamais interrogés.(Certains d’entre eux n’ont pas dai^é visiter les charniers, etc., etc.En un mot, l’instruction a été à l’image de ce qu’annonce le procès, soit une mascarade qui n’a suscité au sein de l’QNU, le grand machin comme disait de Gaulle, que de l’indifférence.Le pire dans cette histoire, c’est que, depuis l’an dernier et la condamnation de Douch à 19 ans de prison pour avoir torturé et tué des milliers de Cambodgiens, on a constaté que les gens de son acabit ont bénéficié d’une clémence dont ne jouissent pas les truands.Mettons que.la justice de ce pays a transformé la banalité du mal en une farce abjecte.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO Jo«N SAiPP ,(U 4 J A « Les casseux de party Triste spectacle que celui de la belle ville de Québec désertée par les fêtards le 23 juin.Je me souviens désormais avec nostalgie des cinq ou six Saint-Jean que j’ai fêtées à Québec pendant la dernière décennie: les cortèges de voitures remplies de jeunes à perte de vue sur la 20 et sur la 40; la fête gigantesque partout en Haute-Ville; la marée humaine convergeant vers les Plaines, une bière à la main.Une fête de la démesure, vécue par ses protagonistes comme quelque chose d’initiatique, comme un rituel de passage.Qu’à cela ne tienne, mon oncle Labeau-me a décidé que la fête telle que nous la faisions était décadente, une beuverie.Il ne comprend pas que nous ne souhaitions pas chanter Gens du pays, bras dessus bras dessous, comme on le faisait dans son jeune temps.Notre façon de fêter n’est pas la bonne.Nous avons compris le message et avons boudé sa Saint-Jean aseptisée.Nous irons dépenser notre argent ailleurs.Dommage.Car la Saint-Jean à Québec était peut-être une beuverie, mais c’en était une magnifique.Une fête n’ayant rien à envier aux plus grands événements festifs de la planète.Et quoi qu’en disent ses détracteurs, les incidents malheureux étaient rares et isolés pour une fête d’une telle ampleur.Labeaume a dit craindre la casse et a décidé d’interdire l’alcool dans les rues.Ironiquement, il vient ainsi de casser le plus gros party au Québec.Rémi Bourget Le 24 juin 2011 Pour plus de musique d’ici Il faisait bon entendre les radios commerciales francophones faire jouer exclusivement de la musique québéçoise francophone pour la Fête nationale.A l’exception de la station NRJ 94,3, toutes les stations commerciales ont fait jouer 100 % de musique québécoise.Ainsi, elles ont pu mettre en évidence la diversité et la richesse de la LETTRES culture québécoise d’expression francophone.Elles ont pu faire de la place à des classiques de notre répertoire québécois, en plus de laisser la chance à des artistes émergents qui sont habituellement délaissés au profit des ^os noms de la musique de masse américaine, qui envahissent tout sur leur passage.La journée de la Saint-Jean-Baptiste a ainsi pu démontrer que s’il y avait vraiment de la volonté de la part des radios commerciales de mettre en avant la culture québécoise, elles ne rencontreraient aucun problème à remplir leurs plages horaires de musique en français.Car ces stations doivent se rappeler qu’elles ont un rôle important à jouer dans la transmission de la culture de masse et qu’en faisant jouer majoritairement de la musique anglo-américaine, elles contribuent à l’américanisation de la société québécoise.Violant les quotas de musique francophone imposés par le CRTC en se masquant derrière la demande de l’auditoire — qui réclamerait prétendument exclusivement de la musique anglo-américaine —, les radios commerciales oubHent le fait qu’elles créent elles-mêmes cette demande en mettant en avant cette musique anglo-américaine au détriment des multiples artistes québécois de talent qui ne peuvent percer devant une telle monopolisation de l’espace radiophonique.En laissant davantage de place aux artistes québécois, les radios commerciales francophones, ainsi que les conglomérats qui en sont les propriétaires, seront à même de constater que le Québec peut produire de la culture en français aussi bien, sinon mieux, que la culture de masse anglo-américaine.Martin Lavallée Montréal, le 25 juin 2011 L’après-référendum Le 19 juin dernier, après une hallucinante saga de trois ans, une majorité de citoyens a choisi de voter contre l’agrandissement dérogatoire de la synagogue du 5363 Hutchison.Qr, qu’ils le souhaitent ou non, les riverains des deux camps devront se faire à l’idée que tous les résidents qui vivent dans cette rue à cheval entre les arrondissements d’Qutremont et du Plateau sont là de bon.Il faudra donc qu’ils finissent par se parler et qu’ils établissent un modus vivendi basé sur autre chose que l’émotivité, les préjugés et l’aveuglement, sectaire ou non.Les administrateurs de la synagogue doivent aujourd’hui prendre acte du vote démocratique et revoir la rénovation de leur lieu de culte à l’intérieur de l’enceinte actuelle de la synagogue tel que le prévoit la réglementation en vigueur.Les citoyens qui s’opposaient à l’agrandissement tendent aujourd’hui une main aux dirigeants de la congrégation Gate David afin d’entamer une collaboration et de cheminer vers la réalisation d’un projet acceptable à tous, dans le respect du zonage résidentiel et des habitants qui souhaitent préserver leur quaHté de vie.L’occasion serait bonne pour aborder les différentes problématiques qui ont trop longtemps empoisonné le climat du quartier.Sans cette volonté ferme et véritable de résoudre ces irritants, l’harmonie souhaitée ne demeurera qu’un vœu pieux.Pierre Lacerte Outremont, le 27 juin 2011 Bravo, Mme Durand ! Je viens de lire le texte magistral de Mme Monique Durand sur le Nord.Il y a longtemps que je n’avais lu de texte aussi ressenti et vivant sur notre grande région.Tout y est: la démesure du territoire et la diversité des gens qui l’habitent, la beauté brute du Nord et sa surprenante capacité à nous retenir.J’y suis venu à 18 ans pour des vacances d'été et y suis encore 51 ans plus tard, après y avoir fait carrière et élevé ma famille.Félicitations à Mme Durand! J’attends la suite avec impatience.Réjean Langlois Sept-îles, le 26 juin 2011 LIBRE OPINION Le NPD et l’idéal socialiste FRANÇOIS HUDON Doctorant en philosophie politique à l’Université catholique de Louvain Lors du récent congrès du Nouveau Parti démocratique (NPD), les délégués avaient à débattre d’une résolution suggérant de remplacer dans le préambule de la constitution du parti le mot «socialiste» par le mot «social-démocrate».Bien qu’ils aient finalement choisi de remettre cette décision à plus tard, la proposition n’en a pas moins suscité de nombreuses réactions; au sein du parti bien sûr, mais aussi chez les éditorialistes.La plupart des éditorialistes soulignent l’effet «épouvantail» du terme et appellent à la cohérence.Après tout, disent-ils, il y a longtemps que le NPD propose un programme social-démocrate.Du côté des militants, on est déchiré, se sentant forcé de choisir entre, d’une part, le pragmatisme nécessaire à la conquête du pouvoir et, d’autre part, les racines identitaires du parti.Qr, ce qui est déplorable, c’est plutôt la perte de l’idéal socialiste.Partout, la gauche assiste à la souffrance humaine causée par la plus récente crise du capitalisme fiqancier, ainsi qu’au démembrement de l’Etat-providence et de ses baumes, et que fait-elle?Elle se cherche! Elle est démunie; elle a perdu ses repères, sa boussole.Partout, elle réagit en adoptant un pragmatisme aveugle ou un purisme sectaire.Quels en sont les résultats?Cynisme et désaffection.Il lui faut un projet, une solution de rechange au capitalisme qui soit viable et désirable.Le socialisme est ce projet.N’ayez crainte, je ne parle ici ni de parti unique ni de contrôle étatique de l’économie.J’invoque plutôt cette tradition du sociaHsme démocratique qui, depuis le XIX® siècle, réunit ceux qui sont épris de justice sociale autour d’un idéal où la Hberté, l’égaHté et la fraternité sont plus que de belles paroles.Peut-être que ses formes pratiques sont pour la plupart encore à inventer.Pourtant, quelques idées circulent déjà: une allocation universelle, des mesures de démocratie participative dans les entreprises ou les municipalités, un élargissement du secteur de l’économie sociale.Voilà des éléments qui peuvent jouer au grain de sable dans l’engre- nage capitaHste et tracer par le fait même le contour d’une solution de gauche.Nous n’avons même pas à l’appeler «sociaHsme».En effet, qu’y a-t-il dans un nom?Ce socialisme sous toute autre appellation conserverait son attrait, pour paraphraser Shakespeare.L’important est de remettre cet idéal au cœur du projet de la gauche, tout en étant conscient que les circonstances imposent souvent des compromis.Seulement, il ne faut jamais perdre de vue ce qui justifie ces compromis: la réalisation de l’idéal socialiste.«Utopie!», je vous entends crier.Bien sûr, cet idéal n’est réaHsé nuUe part.Il n’en demeure pas moins possible.Je propose donc de chercher le chemin réaliste qui saura nous y mener.Peut-être est-ce tout de même utopique que d’être guidé par une telle vision.Alors, dans ce cas, l’utopie est nécessaire.Aucun progrès social ne s’est accompli sans que des femmes et des hommes aient d’abord réfléchi à ce qui n’était pas.Le NPD, comme la gauche internationale, a mal à l’âme.Il leur faut un remède; pourquoi pas le sociaHsme? LE DEVOIR LE MARDI 28 JUIN 2011 A 9 IDEES Amphithéâtre de Québec Un cadeau qui vaut des millions GAETAN FRIGON Président exécutif de Publipage et ancien p.-d.g.de la Société des alcools du Québec et de Loto-Québec Monsieur Jean Charest, Madame Pauline Marais, Monsieur Régis Labeaume, entrée de jeu, laissez-moi vous dire que je suis en fa-veur d’un nouvel amphi-y théâtre à Québec, même s’il est entièrement payé par des fonds publics; je prône aussi le retom d’un club de hockey de la LNH dans la Vieille Capitale.Il n’est donc pas mon inten-tion de revenir sur les éléments qui ont déjà fait l’objet de nombreuses critiques dans ces deux dossiers.Je laisse ces éléments aux politiciens et aux experts juristes.Vous avez d’ailleurs tous les trois pris une décision politique dans cette affaire et, à l’évidence, vous êtes prêts à en assumer les conséquences.Il y a cependant un point de vue qui semble vous avoir échappé et il est important de le laire ressortir, étant donné les impbcations bnancières.On sait que, s’il n’y a pas d’équipe de hockey, l’entente prévoit un loyer de seulement 2,5 millions de dollars par année.Je peux vivre avec cela.Mieux encore, je crois fermement que Pierre Karl Péladeau, le p.-d.g.de Québécor, représente le meilleiu choix qu’il était possible de faire poiu s’assurer du retour des Nordiques, et poiu exploiter im club de la LNH de laçon rentable par la suite.Il est l’homme de la situation.Là n’est pas le problème.Le problème concerne le cadeau de quelques centaines de millions de dollars en diminution de loyer qu’on s’apprête à lui offrir s’il réussit à acheter un club de hockey qui jouerait dans ledit nouvel amphithéâtre, alors qu’il a déjà un coffre d’outils bien rempli avec ses journaux, ses magazines, son câble et ses postes de télévision, lui permettant ainsi de maximiser ses revenus à tous les niveaux grâce notamment à la convergence.Québécor aurait ainsi la presque totabté des revenus générés directement ou indirectement par le club de hockey sans compter les autres revenus générés par les activités artistiques et culturelles.Peu de risques financiers Conséquemment, je ne comprends absolument pas ce qu’on est en train de faire, étant donné que Québécor prend très peu de risques fi- nanciers dans cette affaire.Toute personne ou entreprise qui veut acheter une équipe de hockey se doit d’accepter les mêmes règles du jeu que celles qui s’appbquent aux autres équipes de hockey avec lesquelles elle sera en concurrence.D’une part, il faut d’abord pouvoir acheter une équipe de hockey et il n’est évidemment pas question de subventions pour cela.Seules les forces du marché s’appbquent.D’autre part, il faut payer les joueurs et, là non plus, il n’est pas question de subventions.Toutes les équipes ont à la fois un plancher salarial et un plafond salarial à respecter.EUes sont toutes siu un pied d’égabté.Finalement, il faut un aréna où jouer.Ici, je reconnais qu’il n’est pas obligatoire d’exiger que le propriétaire d’un club de hockey construise lui-même son propre aréna, même si c’est la norme.Cependant, si ledit aréna est construit et payé par des fonds publics plutôt que par des fonds privés, encore faut-il que le loyer et les taxes qui seront payés par le propriétaire du club de hockey soient fixés en ben avec la vraie valeur de l’immeuble et qu’ü n’y ait pas de subventions directes ou bidirectes.r Equipes de l’est du Canada Dans l’entente entre la Vüle de Québec et Québécor, voilà où le bât blesse.Pour le démontrer, comparons avec les autres équipes de hockey de l’est du Canada, à savou les équipes qui seront en concurrence duecte avec celle de Québec — à des fins de comparaison, j’ai volontairement laissé de côté les équipes américaines et celles de l’Quest canadien.L’équipe de Québec jouera dans la même association que les Canadiens de Montréal, les Sénateurs d’Qttawa et les Maple Leafs de Toronto.Il est donc primordial que le loyer qui sera exigé par la Ville de Québec ne vienne pas donner un avantage financier outran-cier à l’équipe de Québec, ce qui équivaudrait à une subvention induecte des opérations hockey du club en dbninuant d’autant ses dépenses.Les propriétaires des clubs de Montréal, d’Qttawa et de Toronto ont eux-mêmes construit leur aréna sans aucune subvention des gouvernements.En moyenne, leur aréna a coûté ou vaut entre 200 et 400 mibions de dobars.Si on prend seulement un taux d’intérêt de 5 % par année, sans même repayer de capital, on en arrive à un coût de loyer mbtimum, avant taxes municipales et frais de mabitenance, d’entre 10 et 20 mübons de dollars par année.Dans le cas de Montréal, ü faut ajouter 9 mbbons de dollars par année seulement en taxes municipales, sans compter les frais de mabitenance.Qn peut donc très logiquement conclure que, avec un loyer aimuel de seulement 4,5 mibions de dollars, sans avoir à payer de taxes municipales.Québécor payera quelque part entre deux et cinq fois moins en loyer annuel que les autres clubs canadiens avec lesquels ü sera en conciurence directe.Qù est la logique?Et comme le bail de Québécor pour le nouvel amphithéâtre sera de 30 ans, cela signifie un cadeau se situant entre 300 et 500 millions de dollars au cours de cette période.Certains duont qu’il faut prendre en considération le fait que Québécor paiera une somme d’environ 63 millions au tout début pour avou son nom sur l’amphithéâtre.Mais il s’agit là de publicité et non du paiement d’une portion du coût de construction de l’amphithéâtre.Si ce n’est pas Québécor, ce sera une autre compagnie qui mettra le même montant pour avoir son nom sur l’amphithéâtre, comme cela se fait partout ailleurs.Ça n’a rien à voir avec le loyer à payer qui se doit d’être équitable.Subventions indirectes?En conclusion, madame et messieius, même si 100 % des coûts de construction de 400 mbbons de dobars poiu le nouvel amphithéâtre sont payés à même des fonds pubbcs, j’embarque dans le projet, à regret peut-être, mais j’embarque quand même.Mais si on ajoute un montant presque sbni-laire en subventions bidirectes de loyer siu 30 ans, alors là, je débarque.Ce n’est pas équitable pour les contribuables de Québec et du Québec (Vble et provbice), ni poiu les autres équipes de hockey de la LNH qui, en plus d’avok eu à payer la totabté des frais de construction de leiu aréna, doivent aussi en assiuner les frais financiers, les frais de mabite-nance et les taxes municipales.Le contrat liant Québécor à la Vble de Québec doit être révisé de façon à ce que le loyer reflète la valeur réelle de l’amphithéâtre, rien de plus, rien de mobis.Je sais que les gens de Québec veulent leiu amphithéâtre et leur club de hockey.Mais je suis convaincu qu’bs ne veulent pas aber jusqu’à subventionner les opérations hockey de l’équipe.La compétitivité d’une équipe de hockey de la LNH n’est pas seulement sur la glace.Son propriétafre se doit d’assumer lui-même toutes les dépenses rebées à l’opération hockey.Sinon, il ne mérite pas d’avoir une équipe.Il est donc de votre devofr de corriger cette miquité qib est préjudiciable à mabits égards.Certabis parmi vous me dfront peut-être que le loyer à payer ne concerne que la Vble de Québec et non le gouvernement du Québec.Je répondrai que, en mettant 200 mbbons sur la table pour la construction du nouvel amphithéâtre, le gouvernement du Québec se doit, à tout le mobis, de s’assurer que ce montant ne serve pas à subventionner un club de hockey en partiabier par la porte d’en arrière.URIEL SINAI REUTERS Un des six bateaux de la flottille de la paix était abordé par les forces israéliennes, en mai dernier.Flottille de la liberté Pourquoi nous voguerons vers Gaza D MARIE-EVE RANCOURT Déléguée de la Ligue des droits et libertés MANON MASSÉ Déléguée de Québec solidaire epuis mabitenant cbiq ans, Israël impose un blocus illégal sur la bande de Gaza, une région déjà isolée des autres territofres de la Palestine transformée par l’occupation et la colonisation israéliennes en îlots séparés les uns des autres et sans contiguïté territoriale.Ce blocus se traduit par une bnpossibbité pour la presque totalité des 1,6 million de Palestiniens et Palestiniennes habitant la bande de Gaza de sortir des mius de cette région, par l’interdiction de pêcher au-delà de 3 milles marins, par des attentats ciblés, par des punitions cobectives comme les destructions de maisons et le vol de terres et, évidemment, par une insuffisance de biens essentiels: matériel médical, produits abmentaires, matériaux de construction, foiunitures scolafres, etc.Ce blocus se traduit également par un harcèlement de la part des soldats israébens envers les Palestiniens, par des lois discrbnbiatofres, par des arrestations et des détentions préventives.Gaza est bttéralement une prison à ciel ouvert où le peuple qui y habite est totalement dépendant du bon vou-lofr de l’Etat d’Israël et des soldats israébens.Cette situation se perpétue en flânante violation du droit biternational et des droits de la personne les plus fondamentaux qui interdisent entre autres choses les punitions cobectives.Elle persiste «en dépit de la Résolution 1860 du Conseil de Sécurité de l'ONU et des injonctions de la communauté internationale» comme l’a rappelé récemment la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme.Cette résolution, votée en janvier 2009, exige que l’approvisionnement et la distribution de l’aide humanitafre à la population de Gaza se fassent sans entrave.Action pacifique et humanitaire Le geste que nous faisons est une action dfrec-te non violente, une action civbe, pacifique, non partisane visant justement à livrer de l’aide humanitaire à d’autres civils palestiniens.Nous sommes conscientes des risques de cette mission.Rappelons que, l’an dernier, les soldats israébens ont illégalement abordé la flottille, tué neuf humanitaires et blessé une quarantaine d’autres.Il bnporte de rappeler ici que cette action pacifique et humanitafre met d’abord en avant des va-leius humanistes de justice et de paix.Ebe est inclusive, a pour beauté la diversité des personnes à bord et l’engagement des participants en faveur de la non-violence, de la paix et des droits de la personne.Nous ne sommes pas des super hé- roïnes, mais de simples citoyennes qui ont choisi d’agir en faveiu d’un monde mebleiu, d’un monde plus juste.Conscience collective Il est honteux qu’une mission humanitafre soit quabfiée de provocation de la part du gouvernement canadien.Tout ce que nous voulons provoquer, c’est la conscience collective et dénoncer l’ibégal et unmoral blocus israében sur Gaza.Par cette mission, nous cherchons à créer un mouvement de sobdarité biternational envers le peuple palestinien, mais également envers l’ensemble des peuples opprimés.Le gouvernement canadien et l’ensemble de la communauté internationale doivent cesser d’avaliser aveuglément les pobtiques israébennes et agfr afin de fafre respecter les droits des Palestiniens.Nous sommes convaincues que l’attachement des Canadiens et des Québécois aux valeurs de justice et de paix de même que la force du mouvement de sobdarité des citoyens et citoyennes de ce monde auront raison des mesiues injustes qui ont cours au quotidien dans cette région du monde.Si nous reconnaissons la légitimité des peuples arabes de lutter pour la bberté, nous devons en fafre autant pour le peuple palestinien.Nous rêvons d’une Palestine bbre, maître de ses choix et nous agissons aujourd’hui et continuerons d’agfr demabi pour qu’il en soit abisi.Milieu psychiatrique La persistance de l’institution «totale» DAVE HOLMES Professeur titulaire à la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche en soins infirmiers médico-légaux AMÉLIE PERRON Professeure adjointe à la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa STUART J.MURRAY Professeur agrégé à la Faculté des arts de l’Université Ryerson a publication d’un rapport dévastateur SIU les conditions de traitement, ou plutôt d’absence de traitement, en milieu psychiatrique fait encore une fois les manchettes alors que tout un chacun crie au scandale.Mais quel scandale?La situation décrite dans le rapport conjobit du Collège des médecins (CMQ) et de l’Qrdre des infirmières et infirmiers du Québec (QHQ) concernant le CSSS de Sabit-Jérôme est connue depuis longtemps et témoigne encore une fois des conditions de traitement accablantes et affligeantes auxquebes sont soumises des personnes vulnérables souffrant de troubles mentaux.Ce scandale n’est pas nouveau, il perdiue depuis des décennies et, à la lumière de nos travaux de recherche, il est endémique partout au Canada dans les institutions où le pouvofr, le contrôle et les populations vubiérables s’entrecroisent.Si les conclusions du rapport conjoint sont alarmantes, les conditions de «détention» dont ü est question ici sont intensifiées dans des mibeux psychiatriques en mbieux correctionnels où l’utilisation de la cellule du patient, de la salle d’isolement Ces ou des contentions méca- , niques ou chimiques fait par- institutions tie de l’arsenal «thérapeutique» quotidien alors qu’ils sont souvent associés à des plans de modification de comportements qui ne sont d’aucune efficacité, en plus de placer le personnel soignant dans des situations où ses obligations profession-nebes sont ignorées.L imposent un cadre rigide de comportements tant à ses résidents qu’à son Absence de soins Le déploiement des mesures restrictives dont il est personnel question dans le rapport s’inscrit au cœur d’un complexe hospitalo-carcéral où s’articulent des processus sociaux propres aux institutions définies comme «totales» où les aspects les plus rudimentafres de l’existence (intimité, horafre des activités quotidiennes, permis de cfrculer, etc.) sont complètement pris en charge pour un traitement de masse.Le fonctionnement de l’institution totale est «simple» et sans nuance: un règlement intérieur (traitement) qui dicte les règles de la vie quotidienne dans l’unité de soins, assorti de sanctions (retrait en chambre, isolement, etc.) ou de privilège (permis de circuler, congés d’essais) afin d’assurer la conformation du patient au «système» L’absence de soins, dont fait courageusement état la présidente de l’QIIQ, est telle qu’on peut légitimement se demander si le traitement existe réellement en mibeux de soins psychiatriques.En écoutant les nombreux reportages qui ont suivi le dépôt du rapport, on se demande comment cela a pu diuer aussi longtemps avant que l’on sonne l’alarme.Effet puissant des institutions Comment expliquer le silence du personnel soignant?Ce dernier est pourtant au fait de ses obbgations éthiques et légales à l’endroit des populations dont il a la charge; ü est au fait, aussi, des sanctions possibles advenant une faute professionnelle.Mais c’est sans compter l’effet puissant de ces bistitutions qui prônent la conformité et l’obéissance, non pas seulement celles des patients, mais celles, également, du personnel soignant.Ces bistitutions imposent un cadre rigide de comportements tant à ses résidents qu’à son personnel.Pour ce dernier, aber à l’encontre du courant, sortfr des rangs, s’opposer à la tendance du groupe, peuvent aussi entraîner la perte de certains «privilèges» et des sanctions diverses (critiques des pafrs, ostracisme, raiberies, exclusion, méfiance).Ce processus n’est pas unique aux mibeux psychiatriques, mais il est certain que compte tenu de leur nature fermée, ceux-ci se prêtent bien à son déploiement.Nous saluons le courage des deux ordres professionnels poiu la qualité de leiu rapport et les encourageons fortement à étendre leiu exercice à d’autres mbieux psychiatriques où les modab-tés de traitement sont non seulement archaïques, mais également le symbole d’une violence organisationnelle qu’on ne remet plus en question tant elle fait partie des façons de fafre et est bitégrée aux rituels des mbieux.Cet exercice devrait comprendre les milieux psychiatriques hospitabers et aussi les mibeux psychiatriques correctionnels.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l’information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)YeAA&n Deglisei'soc/é^éJ, Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude RiouxSoucy (santé), Philippe Papineau (pupitre) ; information politique : Michel Dav\A(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côté (correspondants parlementaires à Ottawa), Anto\r\& RobitaiUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Alec Castonguay et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane BaÜlargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters'), Gérald DaUaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'Ta\\[ei&r (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Folie-Boivin (pupitre') ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier, Étienne Plamondon-Émond (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Geneviève Tremblay et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Québec) .PUBOClTE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(RaxiseX Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Caroline Simard (responsable service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ;Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (responsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 10 LE DEVOIR, LE MARDI 28 JUIN 2011 ACTUALITES KADHAFI SUITE DE LA PAGE 1 gouvernement Moussa Ibrahim.La Chambre préliminaire I de la CPI a délivré trois mandats d’arrêt à l’encontre de Mouammar Kadhafi, de son fils Sait Al-Islam Kadhafi et du chef des renseignements, Abdallah Al-Senoussi, pour des crimes contre l’humanité (meurtre et persécution) qui auraient été commis au moins du 15 février 2011 au 28 février 2011, par «l’appareil d’État» elles «forces de sécurité».«Il y a des motifs raisonnables de croire que [.] Mouammar Kadhafi, en coordination avec son cercle rapproché, a conçu et orchestré un plan destiné à réprimer et à décourager la population qui manifestait contre le régime et ceux considérés comme dissidents au régime», ont souligné les juges lors d’une audience publique à La Haye.Mouammar Kadhafi est le second chef d’Etat en exercice à être sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.Malgré les mandats d’arrêt émis contre lui (mars 2009, juillet 2010), le président du Soudan, Omar al-Bechir, qui est accusé de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide, tient aujourd’hui fermement les rênes du pouvoir.Il prend part à des réunions internationales dans les Etats ne reconnaissant pas la CPI, comme la quasi-totalité des pays arabes.La communauté internationale se demande aujourd’hui si l’inculpation de Mouammar Kadhafi aura plus d’effet.L’initiative de la CPI n’est également pas sans rappeler celle de la procureure du Tribund pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Louise Arbour, qui avait inculpé Slobodan Milosevic peu avant la fin du conflit au Kosovo alors même que se dessinait l’ébauche d’une négociation après trois mois d’intenses bombardements de l’OTAN.La décision de la CPI, annoncée sur fond de poursuite des bombardements de l’OTAN, a coïncidé avec de nouveaux appels de dirigeants étrangers au départ de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans.A Bruxelles, le secrétaire général de l’OTAN, An- Mouammar Kadhafi, son fils Saïf Al-Islam et le chef des renseignements, Abdallah Al-Senoussi, recherchés pour crimes contre l’humanité.ders Eogh Rasmussen, a fait valoir hier que la décision de la Cour mettait en lumière l’isolement croisr sant du régime libyen sur la scène internationale.Pour la Maison-Blanche, il «s’agit d’un nouvel indice du fait [que le dirigeant libyen] a perdu sa légitimité».A Paris, le président français, Nicolas Sarko^, a également réaffirmé que la paix ne reviendrait en Libye qu’avec le départ de Kadhafi.«Après 41 ans de dictature, il est peut-être temps d’arrêter, qu’il quitte le pouvoir», a-t-il déclaré.L’Italie, ancienne puissance coloniale en Libye, a elle aussi vu dans les trois mandats d’arrêt la confirmation de la
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