Le devoir, 9 juin 2011, Cahier B
LE DEVOIR.LE JEUDI 9 JUIN 2011 LE MONDE L’après-Kadhafl se prépare à Abou Dhabi Page B 5 CULTURE Rock’n’reliques bien de chez nous Page B 8 ECONOMIE PERSPECTIVES Endettement responsable On ne peut qu’applaudir aux gestes bien intentionnés visant à responsabiliser le consommateur par rapport à son endettement, et l’institution financière par rapport à sa politique de prêt.Mais de là à croire que le fait d’augmenter le minimum mensuel à payer sur le solde d’une carte de crédit viendra régler le problème de surendettement des Québécois.La mesure la plus spectaculaire qui ressort du projet de loi du ministre de la Justice Jean-Marc Fournier est cette augmentation, de 2 à 5 %, du paiement mensuel minimum exigé pour les cartes de crédit.Mais c’est la moins pertinente si la volonté du ministre responsable de l’Office de la protection du consommateur consiste à protéger le consommateur contre lui-même et contre la hausse du loyer de l’argent qui se dessine.Ici, le ministre s’attarde aux cartes de crédit alors que si secousse il y a, elle est susceptible de venir davantage de l’accroissement de l’endettement à taux variable et du recours à outrance aux marges de crédit.Forcer le consommateur à rembourser une partie plus importante du solde impayé sur sa carte de crédit n’est pas sans attrait.Avec des taux de crédit de 19,8 % qui prend des allures de loyer de W l’argent usuraire, la volonté ^ du législateur se confond avec la vertu.Mais pour des détenteurs de carte qui éprouvent déjà des difficul- !i tés à se conformer aux exi-_ ./ gences minimales.Selon le ministre, entre 15 et 20 % des Gérard ménages ne paient, chaque nEKutJih mois, que le minimum exige.Pour eux, le projet de loi ne fait qu’alourdir le fardeau.Pour d’autres, il ne ferait qu’inciter à recourir à d’autres formes de prêt, généralement à taux variable, qui, telle la marge de crédit, se veulent plus sensibles à la remontée anticipée des taux d’intérêt.Ce faisant, les autres mesures du projet de loi peuvent être plus pertinentes, quoique limitées.On pense à celles invitant les commerçants et institutions à tenir compte de la capacité de rembourser du consommateur avant de conclure ou de modifier un contrat de crédit.Ce qui est beau en théorie, mais peu évident en pratique.Ou encore à cette autre mesure interdisant la délivrance d’une carte de crédit à un mineur sans le consentement d’un parent.Mais que fait-on de toutes ces marges de crédit offertes à gauche et à droite?Une étude publiée en novembre dernier par le Mouvement Desjardins est venue circonscrire le profil du Québécois endetté.On y observe que, sur l’ensemble, l’encours des dettes rattachées aux cartes de crédit est moins important que les autres formes de prêts et qu’il a peu varié sur dix ans.De plus, la faiblesse chronique des taux d’intérêt compte pour beaucoup dans le fait que l’endettement des Québécois a crû plus rapidement que leurs revenus.«La progression de l’endettement a été neutralisée par la réduction des taux d’intérêt.» Et l’hypothèque accapare les trois quarts de l’endettement.Les analystes de Desjardins retiennent que se sont les dettes à la consommation, davantage que l’hypothèque, qui sont susceptibles de fragiliser les finances des ménages.Et que leur sensibilité à l’évolution du loyer de l’argent vient du recours accru aux dettes à taux variables, notamment aux marges de crédit personnelles.Leur poids dans l’endettement total des ménages a presque triplé entre 2000 et 2009, alors que celui des prêts à la consommation traditionnels (généralement à taux fixe) a été réduit de moitié.Cette précision étant, si l’on retient les paramètres de la Banque du Canada, qui fixe le seuil critique du ratio de service de la dette à 40 % et plus, 5 % des ménages québécois se situeraient au-dessus de cette barre, ce qui concerne 115 000 foyers.Selon le jeu de simulation des analystes de Desjardins, ce pourcentage de ménages à risque pourrait osciller autour de 7 % selon le scénario de hausse des taux d’intérêt retenu.Et l’histoire nous enseigne que 22 % des ménages à risque déclarent faillite.Ce faisant, des mesures incitant les prêteurs à vé rifier la capacité de rembourser du consommateur avant de leur accorder du crédit peuvent apparaître plus valables.Tout en reconnaissant qu’il y a des limites à protéger le consommateur contre ses propres pulsions.Cette carte a été retenue au fédé ral avec les nouvelles mesures, annoncées en janvier dernier, visant à resserrer les règles d’emprunt hypothécaire.Les marges de crédit hypothécaires sont désormais exclues de la garantie d’assurance gouvernementale.Peu avant, il imposait aux institutions prêteuses de nouveaux critères de solvabilité, les ménages souhaitant contracter une hypothèque devant se qualifier pour un prêt à taux fixe d’une durée de cinq ans.L’idée derrière: endiguer les critères d’accès au crédit.Cela sous-tend une responsabilisation du consommateur concernant sa consommation et l’endettement, et une invitation de l’institution prêteuse à un meilleur arbitrage entre l’octroi du crédit et la capacité de remboursement de l’emprunteur.Mais une fois cela dit.Crédit : l’État protégera les Québécois contre eux-mêmes Le paiement minimal exigé sur les cartes de crédit passera de 2 à 5 % JOCELYNE RICHER Québec — Avant qu’une crise financière n’éclate, sur fond de hausse des taux d’intérêt, Québec estime nécessaire d’intervenir dès maintenant en resserrant l’accès au crédit.Trop de Québécois croulent sous les dettes, à telle enseigne que le gouvernement se sent obligé de leur forcer la main pour améliorer leur santé financière.Ainsi, par exemple, le paiement mensuel minimum exigé pour les cartes de crédit passera de 2 à 5 %, d’ici trois ans.C’est là une des 90 dispositions du projet de loi 24 déposé hier par le ministre de la Justice et responsable de l’Office de la protection du consommateur, Jean-Marc Fournier.Il a dit que le temps était venu de protéger les gens contre eux- mêmes et surtout contre les institutions financières, car les taux d’intérêt finiront bien par monter un jour ou l’autre, ce qui risque d’étrangler financièrement bien des ménages.On estime qu’entre 15 et 20 % des ménages ne paient chaque mois que le minimum exigé, accumulant au fil des ans des dettes importantes, difficiles à rembourser.L’augmentation à 5 % du solde minimal mensuel à rembourser sur la carte de crédit aura un effet déterminant pour contrer le surendettement chronique, selon lui.«Imaginons un solde de 10 000 $.Avec un seuil minimal à 2 %, il faudra 80 ans pour rembourser la totalité du solde, avec un taux de crédit de 19,8 %.Résultat: VOIR PAGE B 2 CRÉDIT D’autres mesures ¦ Les commerçants devront vérifier la capacité de rembourser du consommateur, avant de lui accorder une hausse de sa limite de crédit ou de conclure avec lui un contrat de crédit.¦ Québec interdira aux institutions financières de délivrer une carte de crédit à un jeune de moins de 18 ans, à moins qu’il ait obtenu le consentement écrit d’un parent.'V IT La Conférence de Montréal du Forum international des Amériques ^ libre-échange Canada-UE Une phase délicate s’amorce ÉRIC DESROSIERS Les négociations de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne avancent à grands pas.Elles entrent toutefois dans la partie la plus difficile et pourraient bien se conclure un peu plus tard que prévu.Les deux parties doivent s’échanger d’ici quelques semaines la liste des domaines et des organisations qu’elles voudraient mettre à l’abri de leur futur traité (liste négative) en ce qui a trait au très délicat secteur des services.Elles se rencontreront ensuite à la mi-juillet à Bruxelles pour tenir leur 8" séance de négociations formelles depuis le début des pourparlers en 2009.La 9" séance de négociations doit se tenir en octobre à Ottawa.«Cela devrait être la dernière séance de négociation formelle», a déclaré à la Conférence de Montréal hier Ana Renart, négociatrice en chef adjointe pour le Canada, une entente finale étant espérée pour la fin de l’année.«Les négociations devraient être terminées pour la fin 2011, sinon je suis plutôt sûr qu’on y sera arrivé pour la fin de la première moitié de 2012», a estimé pour sa part l’un de ses vis-à-vis dans le camp européen, Mau-rizio Cellini, chef de la section économique et commerciale de la Délégation de l’Union européenne au Canada.VOIR PAGE B 2 PHASE Le THV Québec-É.-U.avance à un rythme poussif ERIC DESROSIERS Le projet de train rapide entre le Québec et les États-Unis est sur les rails, mais il avance lentement.Le représentant du gouvernement du Québec dans ce dossier vient de compléter une tournée d’un an de l’ensemble des intervenants concernés des deux côtés de la frontière et se montre optimiste.«Je suis absolument convaincu que ce projet se réalisera, a déclaré à la Conférence de Montréal hier l’ancien ambassadeur du Canada en France et aux États-Unis Raymond Chrétien.Mais il faudra peut-être attendre 10, 20, peut-être même 30 ans.C’est un projet de longue haleine.» Deux types de liaisons sont actuellement à l’étude, l’une qui relierait Montréal à New York via la ville d’Albany et une autre qui relierait Montréal à Boston.Il n’est pas question, à pro- prement parler, de trains à grande vitesse (TGV) capables de dépasser les 300 km/h comme on en voit en Europe, en Japon ou ailleurs, a précisé sa collègue au cabinet d’avocats Fasken Martineau et adjointe dans le dossier, Anne Drost, mais de trains à haute vitesse (THV) pouvant atteindre des pointes de 145 km/h à 240 km/h.De tels trains, a-t-elle expliqué, coûteront moins cher notamment parce qu’ils pourront, sur certains tronçons, utiliser les mêmes rails que les trains de marchandises et qu’ils n’obligeront pas à percer des tunnels dans les Adirondacks.«Il faut être réaliste.» Souvent qualifiée, justement, d’irréaliste en Amérique du Nord, l’idée d’un train rapide semble au contraire bien s’appliquer au contexte particulier du Nord-Est américain, a poursuivi Anne Drost.On y trouve d’abord, avec l’État de New York, la Nouvelle-Angleterre, le Québec et l’Onta- rio, une concentration de population appréciable de 55 millions d’habitants.Les retombées économiques s’annoncent également fort intéressantes, aussi bien au moment de la construction qu’après, en matière de mobilité des personnes et de développement immobilier à proximité des nouvelles liaisons ferroviaires.Un tel service compléterait bien aussi une offre de service qui se limite actuellement à l’avion, mieux adapté pour les longues distances, et l’auto, bonne pour de courtes distances.Le train a l’avantage également d’être le moyen de transport le moins polluant.«Un gros avantage est que le président Obama en a fait un projet personnel, a ajouté Raymond Chrétien.C’est un inconvénient aussi parce que cela a contribué à donner à la question un tour très partisan.» La Maison-Blanche a annoncé cet automne VOIR PAGE B 2 TRAIN JEFF PACHOUD AGENCE FRANCE PRESSE B 2 LE DEVOIR LE JEUDI 9 JUIN 2011 LES MARCHES BOURSIERS TORONTO s&p Tsx 13 183,79 -99,13 -0,75% Evolution sur 250 jours Volume nov.janv.mars INDICES DE LA BOURSE DE TORONTO Indice Volume (000) Fermeture var.pts var.% SSiP TSX 207 128 13 183,79 -99,13 -0,7 SSiP TX20 63 840 705,73 -15,55 -2,2 SSiP TX60 88 427 756,43 -4,03 -0,5 S&P TX60 Cap.88 427 836,46 -4,45 -0,5 Cons, de hase 12 257 93,62 -0,60 -0,6 Cens, discrét.3 122 203,04 -1,28 -0,6 Énergie 34 472 320,72 -1,25 -0,4 Finance 16 333 188,39 -0,17 -0,1 Aurifère 50 039 363,91 -7,36 -2,0 Santé 723 58,40 -1,09 -1,8 Tech, de iinfo 8 509 32,04 -0,56 -1,7 Industrie 10 700 116,20 -1,12 -1,0 Indice Matériaux Immobilier Télécoms Serv.collect.Métaux/minerais Volume (000) 97 834 3 375 2 917 1 959 19 554 TSX CROISSANCE TSX Venture 111 Fermeture var.pts var.% 391,71 -7,37 -1,8 206,17 -2,25 -1,1 99,11 -0,27 -0,3 223,65 -f0,29 0,1 1 331,25 -24,88 -1,8 1 951,66 -52,36 -2,6 Consultez toutes les cotes boursières sur vvww.disnat.com HIER À LA BOURSE: Toronto a clôturé en baisse, alors que Téconomie américaine au ralenti décourage les acheteurs.Le pessimisme s’est accentué après que le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke eut reconnu mardi que la croissance de l’économie américaine demeurait «désespérément lente».Titre (TA variation >1 %) Symbole Fermeture Variation ($) (%) Volume (000) 52 semaines bas haut "CÔNSÔMMÂTIÔN DISCRÉTiÔNNÂIRÉ ÉT DÉ BASÉ Alim.Couche-Tard ATD B 26,56 0,08 0,30 344 17,63 27,63 Astral Media ACM A 37,06 -0,36 -0,96 43 34,35 42,80 Canadian Tire CTC A 62,10 0,28 0,45 124 52,52 68,93 V Cogeco CCA 43,14 -1,12 -2,53 64 32,75 46,89 Corus CJR B 19,88 -0,08 -0,40 77 18,26 23,78 T Jean Coutu PJC A 10,80 -0,12 -1,10 38 7,88 11,55 Lohlaw L 40,07 -0,05 -0,12 167 37,51 44,98 T Magna MG 44,97 -0,56 -1,23 676 32,74 61,65 V Metro MRU A 48,32 -0,58 -1,19 220 41,35 49,08 V Quehecor QBR B 30,80 -1,05 -3,30 80 30,80 39,62 Rona RON 12,05 -0,10 -0,82 945 11,87 16,63 V Sapute SAP 45,68 -0,82 -1,76 351 29,00 49,05 Shaw SJR B 20,78 0,03 0,14 1 495 19,04 23,50 Shoppers Drug Mart ; SC 39,35 -0,07 -0,18 351 32,57 42,53 Tim Hortons THI 43,04 -0,21 -0,49 364 33,45 48,74 V Transat A.T.TRZ B 10,86 -0,13 -1,18 30 9,80 19,97 ?Yellow Media YLO 3,51 0,08 2,33 5 867 3,33 6,46 ÉNÈRGIÉ V Cameco CCO 25,88 -0,64 -2,41 1176 21,64 44,28 ?Canadian Natural CNQ 40,25 0,48 1,21 2 690 31,97 50,50 T Canadian Oil Sands COS 29,44 -0,51 -1,70 1 713 24,24 33,94 Enhridge ENB 30,74 0,00 0,00 1 448 24,05 32,74 EnCana ECA 32,04 -0,03 -0,09 1 714 27,70 35,79 Enerplus ERF 30,26 -0,26 -0,85 381 22,53 32,83 Nexen NXY 20,85 -0,01 -0,05 1 397 18,33 27,11 Pengrowth Energy PGF 12,38 -0,02 -0,16 518 9,40 13,96 Pétrolière Impériale IMO 45,61 0,03 0,07 431 36,95 54,00 Suncor Energy SU 38,95 0,10 0,26 3 682 30,72 47,27 Talisman Energy TLM 19,55 0,08 0,41 4 656 15,71 24,82 TransCanada TRP 42,45 0,02 0,05 1 331 35,03 43,72 FINANCIÈRES B.CIBC CM 76,67 -0,43 -0,56 1 256 65,05 85,56 B.do Montréal BMO 60,18 -0,30 -0,50 1 310 54,35 63,94 B.Laurentienne LB 45,18 0,08 0,18 65 41,26 55,87 B.Nationale NA 76,99 -0,60 -0,77 476 54,40 81,98 B.Royale RY 54,38 -0,02 -0,04 2 119 48,85 61,53 B.Scotia BNS 57,77 0,07 0,12 1 408 47,75 61,28 B.TD TD 79,50 -0,10 -0,13 1 506 67,63 86,82 T Brookfield Asset BAM A 31,04 -0,36 -1,15 519 23,01 33,95 Cominar Real ' CUF UN 22,00 -0,12 -0,54 59 18,24 23,00 Corp.Fin.Power PWF 30,02 -0,03 -0,10 207 27,00 31,98 Fin.Manuvie MFC 16,10 0,03 0,19 2 245 11,27 19,29 Fin.Sun Life SLF 28,76 0,09 0,31 970 23,58 34,39 Great-West Lifeco GWO 25,81 0,05 0,19 237 23,37 27,85 Industrielle All.lAG 40,51 0,11 0,27 119 29,69 42,02 Power Corporation POW 26,73 0,02 0,07 419 24,98 29,50 TMX X 44,25 0,16 0,36 1 518 27,22 45,26 INDUSTRIELLES T Air Canada AC B 1,99 -0,03 -1,49 1 709 1,60 4,09 Bombardier BBD B 6,89 -0,06 -0,86 4 916 4,25 7,29 CAE CAE 12,26 -0,04 -0,33 567 9,05 13,36 Canadien Pacifique CP 59,09 -0,54 -0,91 378 55,65 69,48 Chemin de fer CN CNR 74,06 -0,58 -0,78 732 58,23 76,25 SNC-Lavalin SNC 54,69 -0,21 -0,38 154 41,59 63,23 ?Transcontinental TCL A 14,47 0,38 2,70 71 11,82 17,25 V Transperce TFI 15,00 -0,42 -2,72 64 8,53 16,00 "Mteriàùx Agrium AGU 80,39 -0,71 -0,88 714 51,39 98,02 T Barrick Gold ABX 43,36 -0,88 -1,99 2 464 41,07 55,99 T Goldcorp G 46,02 -0,80 -1,71 3 066 38,99 53,34 T Kinross Gold K 14,77 -0,30 -1,99 6 266 13,53 19,98 T Mines Agnico-Eagle AEM 60,22 -1,92 -3,09 507 56,08 88,52 Potash POT 52,21 -0,42 -0,80 1 420 29,56 63,19 V Teck Resources TCK B 46,63 -0,62 -1,31 3 241 30,25 64,62 SERVICES PUBLICS Fortis ETS 32,20 0,10 0,31 312 26,70 35,45 T ransAlta TA 20,91 0,12 0,58 516 19,50 22,24 TECHNOLOGIE CGI GIB A 22,34 -0,04 -0,18 359 14,34 22,97 T Research In Motion RIM 35,93 -0,99 -2,68 5 206 35,93 69,30 ÏÉLÉCÔMMÜNICÀtiÔNS BCE BCE 38,38 0,10 0,26 1 290 30,38 39,28 Bell Allant BA 28,81 -0,26 -0,89 258 25,05 29,19 Rogers RCI B 36,94 -0,12 -0,32 853 33,29 41,64 Telus T 52,49 -0,16 -0,30 394 37,75 53,59 FONDS NÉGOCIÉS ÉN BÔÙRSÉ iShares DEX XBB 30,03 0,04 0,13 92 29,19 30,54 iShares MSCI XEM 26,03 -0,12 -0,46 24 21,90 27,53 T iShares MSCI EMU EZU 38,48 -0,70 -1,79 341 27,89 42,22 iShares S&P 500 XSP 14,75 -0,07 -0,47 282 11,58 15,77 iShares S&P/TSX XIC 20,82 -0,15 -0,72 148 17,45 22,61 TT^ CE^ C CENTRE DANALYSE ET DE SUIVI DE LINDICE QUEBEC eoonom e oontempors n( INDICES QUEBECOIS Indice Fermeture var.pts var.% INDICE QUÉBEC IQ30 1399,12 -8,61 -0,61 INDICE QUÉBEC IQ120 1472,53 -10,57 -0,71 Titre Symbole Fermeture Variation ($) (%) LES PLUS ACTIFS DE LA BOURSE DE TORONTO Volume (000) 52 semaines bas haut iShares S&P/TSX XIU 19,05 -0,05 -0,26 8 099 16,26 20,71 Lundin Mining LUN 6,89 0,06 0,88 6 962 2,91 9,31 Kinross Gold K 14,77 -0,30 -1,99 6 266 13,53 19,98 Research In Motion RIM 35,93 -0,99 -2,68 5 206 35,93 69,30 Bombardier BBD B 6,89 -0,06 -0,86 4 916 4,25 7,29 Talisman Energy TLM 19,55 0,08 0,41 4 656 15,71 24,82 Horizons Beta Pro HOD 6,11 -0,23 -3,63 4119 4,92 12,13 Suncor Energy SU 38,95 0,10 0,26 3 682 30,72 47,27 Horizons Beta Pro HOU 7,75 0,30 4,03 3 613 5,31 10,43 Teck Resources TCK B 46,63 -0,62 -1,31 3 241 30,25 64,62 LES GAGNANTS EN % Sino-Forest TRE 4,92 0,91 22,69 28 576 3,67 25,85 Novadaq NDQ 4,79 0,29 6,44 4 2,72 5,39 First National FNA UN 4,50 0,20 4,65 1 3,40 4,74 Horizons Beta Pro HOU 7,75 0,30 4,03 3 613 5,31 10,43 AvenEx Energy AVF 5,74 0,22 3,99 384 5,21 6,50 Horizons Beta Pro HGD 11,14 0,38 3,53 520 8,22 15,24 G LG Life Tech GLG 6,40 0,21 3,39 175 6,03 12,27 Horizons Beta Pro HMD 5,64 0,18 3,30 106 4,42 15,34 Horizons Beta Pro HVU 11,79 0,34 2,97 63 10,15 39,98 Equity Financial EQI 11,10 0,30 2,78 9 5,75 11,10 LES PERDANTS EN % Westport WPT 19,36 -3,48 -15,24 285 14,14 26,77 FP Newspapers FP 4,67 -0,73 -13,52 58 4,63 6,88 Bennetts Energy BT UN 3,10 -0,42 -11,93 9 1,10 4,48 DOS Wireless DD 2,31 -0,29 -11,15 3 1,28 3,40 Silvercorp Metals SVM 8,54 -1,04 -10,86 1 787 6,21 15,60 Mince Silver MSV 4,04 -0,47 -10,42 239 2,39 7,14 DeeThree DTX 3,37 -0,34 -9,16 248 1,90 5,45 Brookfield Real BRE 13,26 -1,28 -8,80 9 11,42 16,49 Avalon Rare Metals AVL 5,99 -0,57 -8,69 823 1,92 9,65 Genesis Land GDC 3,80 -0,35 -8,43 142 2,85 5,07 LES GAGNANTS EN $ lululemon LLL 82,70 1,62 2,00 72 33,11 97,99 Walter Energy WLT 117,32 1,55 1,34 0 113,53 133,40 Claymore Natural GAS 30,00 0,59 2,01 34 23,00 41,80 Atco ACC Y 64,00 0,58 0,91 0 46,00 66,00 Rogers RCI A 38,73 0,56 1,47 0 34,54 42,68 Empire Company EMP A 56,65 0,50 0,89 25 50,18 59,99 Canadian Natural CNQ 40,25 0,48 1,21 2 690 31,97 50,50 Glentel GLN 18,97 0,47 2,54 4 7,50 21,00 Tahoe Resources THO 19,00 0,44 2,37 396 5,99 25,00 iPath S&P 500 VIX vxx 22,34 0,44 2,01 57 20,43 139,20 les'PERDANTS EN $ First Quantum FM 122,05 -4,21 -3,33 303 48,20 148,00 Westport WPT 19,36 -3,48 -15,24 285 14,14 26,77 Labrador Iron Ore LIF UN 65,65 -2,55 -3,74 116 41,60 82,60 Fairfax Financial FFH U 385,00 -2,03 -0,52 0 354,00 415,00 Mines Agnico-Eagle AEM 60,22 -1,92 -3,09 507 56,08 88,52 Seabridge Gold SEA 25,62 -1,86 -6,77 117 25,16 37,00 Baytex Energy BTE 51,18 -1,75 -3,31 364 30,73 58,76 Detour Gold DGC 28,78 -1,64 -5,39 695 21,32 34,00 West Fraser WET 46,79 -1,51 -3,13 58 32,18 62,86 Cogeco CGC 40,51 -1,49 -3,55 1 27,25 43,97 DOW JONES 12 048,94 -21,87 -0,18% Evolution sur 250 jours Vo urne nov.janv.mars NASDAQ 2 675,38 -26,18 -0,97% Evolution sur 250 jours Volume nov.janv.mars NEW YORK s&p 500 1279,56 ^ MARCHÉS INTERNATIONAUX Indice Fermeture CAC 40 (France) 3 837,98 DAX (Allemagne) 7 060,23 Euronext 100 (Europe) 686,65 FTSE MIB (Italie) 20 277,28 Hang Seng (Flong Kong) 22 661,63 MXSE (Mexique) 34 879,07 Nikkei 225 (Japon) 9 449,46 Shanghai (Chine) 2 750,29 -5,38 -0,42% var.pts var.% -33,94 -43,02 -6,37 -297,21 -207,04 -16,76 -1-6,51 -1-5,99 -0,9 -0,6 -0,9 -1,4 -0,9 -0,0 0,1 0,2 PÉTROLE 100,74 -F 1,65 $US A -F 1,67 % A.OR 1538,10 -5,20 $US v -0,34% ?DOLLAR CANADIEN 102,07 -0,44 01IS 1$US = 97,97(|: 0,7005 -F 0,0024 EURO ^ 1 EURO = 1,4275$ Autres devises ROYAUME-UNI 1$ vaut 0,6225 livre SUISSE 1$ vaut 0,8534 franc MEXIQUE 1$ vaut 12,0817 pesos AUSTRALIE 1$ vaut 0,9615 dollar CHINE 1$ vaut 6,6225 renminbis HONG KONG 1$ vaut 7,9433 dollars JAPON 1$ vaut 81,5661 yens Desjardins&Cie Plus de 350 000 entreprises font confiance aux experts de Desjardins.C'est tout Desjardins qui appuie les entreprises.desjardins.com/entreprises Desjardins Coopérer pour créer l'eivenir ECONOMIE CREDIT SUITE DE LA PAGE B 1 pour le solde de 10 000 $, le consommateur aurait payé des frais de crédit de 45 350 $, ce qui est évidemment excessif», a illustré le ministre en conférence de presse.De l’ensemble des gens (jui ne remboursent mensuellement (jue le paiement minimum dû, le solde moyen atteint 10 000 $.Dans ce contexte, le ministre a soutenu (jue la loi viendrait donc créer un meilleur éciui-libre entre institutions financières et consommateurs.Car le taux d’endettement des ménages (juébécois a doublé depuis une trentaine d’années, et ce, même si les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas.«On ne peut pas se fermer les yeux.L’endettement est élevé.Les taux d’intérét vont monter.Il faut anticiper et se préparer», a-t-il commenté, craignant une crise (jui pourrait faire mal.«La santé économique du Québec repose directement sur la santé financière de nous tous, les consommateurs», a-t-il ajouté.Le contenu du projet de loi, (jui fera l’objet d’une consultation à l’automne, a été bien accueilli par les organismes (jui représentent les consommateurs.Le porte-parole de l’Union des consommateurs, Charles Tanguay, a réagi favorablement aux grandes orientations du projet de loi, tout en jugeant (jne Québec aurait pu aller encore plus loin, et «monter peut-être à 6, à 7, peut-être même jusqu’à 8 %», le paiement minimum mensuel dû sur les cartes de crédit.Chose certaine, selon lui, le statu quo «n’auraitpas rendu service aux gens».De son côté, Options consommateurs a dit que le projet de loi contribuerait à «lutter efficacement contre le surendettement des consommateurs».La Presse canadienne PHASE SUITE DE LA PAGE B 1 Ce portrait du degré d’avancement des discussions marque un léger retard sur le programme prévu.Le représentant du Québec à ces négociations, Pierre Marc Johnson, disait encore cet automne au Devoir espérer en être arrivé ce printemps à «quelque chose de suffisamment ficelé pour parler d’une entente, même si l’on aura sans doute besoin d’encore quelques mois pour régler toutes sortes de détails techniques».Cette situation ne semblait toutefois pas trop inquiéter hier nos deux négociateurs.«Les choses avancent très bien et il règne une bonne atmosphère», a assuré la Canadienne.«Mais le plus difficile reste à venir.» Toutes les négociations commerciales connaissent des imprévus et des difficultés, a rappelé l’Italien.Le problème qui a occupé le camp européen les dernières semaines a été l’insistance des Canadiens à recourir, comme dans l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), à une «liste négative» dans le secteur des services plutôt qu’à une «liste positive», comme en ont l’habitude les Européens et qui comprendrait, à l’inverse, tous les domaines et organisations soumis au traité.Négociations ambitieuses Qutre les services, les deux partis ont très vite convenu de réduire de 90 % les barrières tarifaires qui se dressent encore sur le chemin de leurs exportations de biens.Qn poursuit les discussions sur les 10 % restants.Le projet d’Accord économique et commercial global Canada-Europe (AECG en français, CETA en anglais) porte sur bien d’autres domaines cependant.Le Canada espère réaliser des gains importants dans la réduction des obstacles non tarifaires au commerce des biens, comme les normes techniques et règles sanitaires.L’Europe voudrait gagner en échange un meilleur accès en matière de services et de contrats publics.Il est également question de protection des investissements, de mobilité de la main-d’œuvre, ou encore de droits intellectuels.«Une partie pourrait obtenir un peu plus dans un secteur et un peu moins dans un autre, a expliqué Maurizio Cellini.Les négociateurs doivent rechercher un équilibre en prenant en compte l’ensemble des secteurs.» Les parties doivent se garder, selon lui, contre la tentation de laisser de côté les sujets difficiles.Qn risquerait ainsi un «ef fet domino» qui viderait le projet de traité de toute substance.L’entente entre l’Europe et le Canada sera ambitieuse ou ne sera pas, ont martelé les deux négociateurs.Il y a toutefois des limites à ce que l’on peut retirer d’une négociation bilatérale, ont-ils admis.L’Europe n’obtiendra vraisemblablement pas le démantèlement du système canadien de gestion de l’offre dans le lait, les œufs et la volaille, a constaté son représentant.Qn espère, à tout le moins, s’y voir accorder plus de quotas d’exportation.Le Canada ne viendra probablement pas à bout non plus de toutes les barrières non tarifaires européennes, mais compte obtenir au moins plus de coordination et de transparence en ce qui a trait à l’adoption de nouvelles normes et de règles susceptibles de nuire au commerce.Les interventions des deux négociateurs avaient été précédées dans la journée par l’adoption, par le Parlement européen, d’une résolution généralement favorable à la conclusion d’un accord de libre-échange avec le Canada.Le texte rappelait cependant les «préoccupations» des eurodéputés au sujet notamment de la vente de produits du phoque, de l’exploitation des sables bitumineux, de l’extraction de l’amiante ainsi que du respect des engagements d’ouverture des marchés publics par les provinces et villes canadiennes.Le Devoir TRAIN SUITE DE LA PAGE B 1 qu’elle entendait investir 53 milliards dans ce projet en plus des 8 milliards déjà promis.Avancées et prochaines étapes Un récent protocole d’entente devrait bientôt permettre aux autorités du transport ferroviaire québécoises de se joindre à leurs homologues de New York et de la Nouvelle-Angleterre dans un nouveau forum de coopération, s’est félicité le représentant du Québec.Qn se réjouit déjà de voir avancer à grands pas le projet de rétablissement d’une liaison entre St.Albans, au Vermont, et Montréal, sous l’impulsion nqtam-ment du gouverneur de l’Etat.La prochaine étape importante, dit Raymond Chrétien, sera d’obtenir des autorités américaines qu’un service de prédédouanement soit offert à Mont- réal aux passagers cje train en partance pour les Etats-Unis plutôt que d’obliger le train à s’arrêter pendant de longues minutes à la frontière.Qn souhaite également pouvoir convaincre Washington d’intégrer le tronçon Albany-Mont-réal dans son vaste programme de subventions au THV.L’un des principaux obstacles à tous ces projets pourrait être la résistance des populations locales, qui ne voudraient pas avoir de nouveaux trains siffler dans leurs cours, a prévenu Anne Drost.Au bout du compte, les Américains devraient en faire une af faire de fierté nationale, a lancé Raymond Chrétien.«Une telle puissance mondiale peut-elle rester indéfiniment, dans le domaine, non pas deuxième, ni quatrième, ni sixième au monde, mais carrément absente.» Le Devoir LE DEVOIR.LE JEUDI 9 JUIN 2011 B 3 ECONOMIE Monique Leroux : le pouvoir de l’exemple La présidente du Mouvement Desjardins est honorée pour son action en faveur des femmes GERARD BERUBE Monique Leroux reçoit les honneurs.La présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins retient l’attention pour sa contribution à l’avancement et à la défense des femmes au sein des entreprises canadiennes.La première femme à présider l’institution coopérative québécoise estime que le talent (féminin) est présent, en abondance, mais encore faut-il le mettre en action.Des objectifs précis, notamment quant à la représentation des femmes au sein des conseils d’administration, s’inscrivent dans cette voie.«Avec un taux de représentation de 30 % et plus, on commence à avoir de la profondeur», avance-t-elle.«Je ne veux pas revenir sur mon âge.Mais lorsque fêtais une jeune comptable agréée, on dénombrait moins de 10 % de femmes dans les cabinets d’experts-comptables.Cela valait jusqu’au début des années 1980.» Les choses ont changé.On observe un nombre accru de femmes en affaires, occupant des fonctions de première ligne.«Elles sont cependant encore peu nombreuses dans les postes d’influence et de direction», a souligné Monique Leroux.Partisane de la diversité et de la représentativité d’une réalité autour des tables de discussion et au sein des groupes décision- nels, la présidente du Mouvement Desjardins soutient que l’intérêt féminin pour la chose économique et financière est bien réel.«Oui, clairement.Je fais beaucoup de mentorat et j’observe que tant l’intérêt et la capacité que l’expérience sont là.Il reste toutefois un petit bout à faire.Un geste de confiance à poser, tant chez les hommes que chez les femmes, quoique ce petit manque de confiance peut être plus culturel chez la femme.» Monique Leroux parle de conjoncture favorable, que l’on voit notamment se cristalliser dans cette réflexion, devenue mondiale, autour de la présence des femmes au sein des conseils d’administration.Sur ce thème, elle ne se veut pas nécessairement partisane de l’approche européenne, qui privilégie la formule du quota féminin.En France, on retient la démarche législative visant à imposer aux entre prises françaises un quota de 20 % en 2014, appelé à doubler en 2017.Au Royaume-Uni, on semble plutôt pencher en faveur d’une action incitative et volontaire avec, pour objectif, un taux de représentation de 25 % d’ici 2015.Mme Leroux rappelle tous ces droits, gagnés depuis peu dans le monde occidental.Et elle évoque «A 30 % [de présence féminine], on commence à avoir de la profondeur» ces endroits, ces pays où tout reste à faire.«Je ne suis pas en faveur d’une formule stricte, compte tenu de ses effets pervers.Et l’approche par quota n’est pas parfaite.Elle a cependant pour mérite d’aider à faire reconnaître des talents.» Mme Leroux se fait l’apôtre d’un engagement clair, avec des objectifs précis, au moins pour les entreprises et organisations publiques et parapubliques.«Que ce soit 20 ou 30 %.Disons qu’à 30 % et plus on commence à avoir de la profondeur.Le réseau se crée et s’au-tonourrit.L’entonnoir des candidatures s’agrandit.» «De bonnes candidatures, il y en a.Et il va y en avoir encore plus.Le talent est présent H faut le mettre en action.» Le dîner annuel de remise des prix de Catalyst Canada aura lieu le 18 octobre prochain.L’Association consacrée à l’avancement des femmes et des affaires retient de Mme Leroux qu’elle est la première femme à accéder au poste de présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins et à diriger l’une des dix principales institutions financières canadiennes.«Monique E Leroux a fait des pas de géant pour accroître la diversité au sein du plus important groupe finan- cier coopératif au Canada.Mme Leroux a procédé à une restructuration organisationnelle sans précédent et mis sur pied dix équipes de travail multidisciplinaires dotées d’un nombre égal d’hommes et de femmes, envoyant un message clair quant à l’égalité des sexes chez Desjardins, souligne Catalyst.Mme Leroux agit comme marraine et mentor passionnée de nombreuses femmes, s’adresse régulièrement aux divers réseaux de femmes du Mouvement Desjardins et a élaboré de nombreux programmes visant à établir une solide relève de femmes dans le domaine bancaire.Mme Leroux est également active au sein de divers conseils d’administration et organisations de partout au Canada qui soutiennent l’avancement et le perfectionnement des femmes.» «Cet honneur, cette reconnaissance, déborde la personne pour toucher l’organisation.» Monique Leroux parle du privilège qui lui est donné de diriger une telle institution avec autant d‘employés.Un privilège qui s’accompagne toutefois d’exigences, de certaines responsabilités.«Durant ma carrière, j’ai toujours essayé de bien faire les choses.D’en faire un peu plus, en étant consciente de l’impact pour moi, mais aussi pour les autres.» Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Monique Leroux: «De bonnes candidatures, il y en a.Et il va y en avoir encore plus.Le talent est présent.H faut le mettre en action.» Chantiers Ghibougamau bénéficie du soutien du Fonds de solidarité de la FTQ ALEXANDRE SHIELDS Le Fonds de solidarité FTQ a annoncé hier un investissement de 5 millions de dollars sous forme de prêt compétitivité dans Les Chantiers de Chi-bougamau, une entreprise qui fabrique et commercialise du bois d’œuvre et des produits d’ingénierie.Cet investissement a permis de financer les immobilisations de la nouvelle usine de panneaux de bois lamellé-croisé (CLT).En activité depuis avril dernier, cette usine est la plus importante au monde dans sa catégorie.Son exploitation permettra la création de 30 nouveaux emplois, ce qui portera à quelque 600 le nombre total d’employés au sein de l’entreprise.Surtout, cette contribution devrait l’aider à accroître ses ventes nords-américaines.«Ce premier investissement du Eonds nous permettra de percer un marché à fort potentiel en Amérique du Nord et de demeurer à l’avant-garde dans le secteur compétitif des solutions contemporaines de construction en bois», a expliqué hier Frédéric Verreault, porte-parole et directeur des Affaires corporatives et des communications de Chantiers Chibougamau, par voie de communiqué.Un avis partagé par Gaétan Morin, premier vice-président aux investissements du Fonds, qui estime qu’en prenant le pari de construire la plus importante usine de CLT au monde, l’entreprise se dote d’une capacité de production équivalant à 50 % de toutes les installations européennes.Et ce premier investissement du Fonds de solidarité pourrait bien n’être que le début, a tenu à préciser M.Morin en entrevue.L’avenir L’avenir se trouve résolument du côté des produits du bois à forte valeur ajoutée, a-t-il ajouté.Pour l’instant, pas moins de 85 % des exportations des entreprises forestières sont destinées au marché américain, principalement pour la construction résidentielle.Mais alors qu’un marché normal aurait dû conduire à la construction de 1,5 million de maisons par année, la crise catastrophique qui continue de frapper nos voisins du Sud a freiné le marché.Il s’en construit présentement près de 500 000 par année.Au Québec, il y aurait en outre un énorme potentiel non exploité dans le secteur non résidentiel.Seulement 15 % des édifices non résidentiels sont construits en bois.Plusieurs acteurs de l’industrie estiment cependant que les produits de l’arbre pourraient éventuellement constituer jusqu’à 80 % de ce marché, ce qui entraînerait la création de milliers d’emplois dans ce secteur passablement malmené.Le Conseil de l’industrie forestière presse d’ailleurs Québec de bâtir les édifices publics en bois.Chantiers Chibougamau compte déjà plusieurs projets à son actif, dont le resto-bar LBa-rouf rue Saint-Denis, l’édifice de la FTQ en Abitibi et celui de Fondaction CSN à Québec et le Complexe sportif du collège Marie-Victorin à Montréal.Le Devoir E N BREF Wind Mobile a gain de cause en Cour d’appel fédérale Ottawa — La Cour d’appel fédérale a maintenu hier la décision du gouvernement de permettre le lancement du service sans fil Wind Mobile au pays.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) avait exprimé des craintes quant à la participation d’une société égyptienne dans l’exploitant Globalive.Le jugement renverse une décision d’un tribunal inférieur selon laquelle le gouvernement avait outrepassé ses pouvoirs en rejetant un avis du CRTC et en permettant à Globalive d’aller de l’avant.Globalive, largement financée par la société égyptienne Orascom, avait porté en appel plus tôt cette année la décision de la Cour fédérale qui le menaçait de fermeture au pays.La Cour fédérale statuait que la société établie à Toronto n’était pas assez canadienne pour offrir ses services au pays, en vertu de la Loi sur les télécommunications.Le ministre de l’Industrie de l’époque.Tony Clement, avait accepté de faire une exception à la loi en permettant à Globalive d’offrir son service Wind Mobile au Canada.- La Presse canadienne Acheter localement Questerre recycle un slogan pour mieux vendre le gaz de schiste ALEXANDRE SHIELDS La philosophie «acheter localement» appliquée pour les aliments, et de plus en plus en vogue, devrait être transposée au secteur énergétique, et plus précisément à celui du gaz de schiste.C’est du moins la théorie élaborée par le président et chef de la direction de Questerre Energy, Michael Binnion, qui voit là une occasion de faire bénéficier l’ensemble de la société québécoise des retombées de cette industrie.«Produire de l’énergie localement contribue à l’économie locale, écrit-il sur son blogue destiné spécifiquement aux Québécois.Les consommateurs peuvent être fiers que l’argent généré par l’énergie qu’ils utilisent se traduise par des salaires octroyés à des Québécois qui travaillent à produire celle-ci.Ils s’assurent aussi que l’argent découlant des taxes et des impôts de cette production énergétique servira aux services publics, tels que les hôpitaux et les écoles du Québec.» L’automne dernier, la vice-première ministre Nathalie Normandeau avait évoqué le financement des garderies à sept dollars pour jus- Michael Binnion tifier l’exploitation gazière.Pour l’instant, on ne sait toutefois pas de quelle ampleur pourrait être la création d’emplois, pas plus que les retombées économiques du développement de cette industrie.On sait seulement que les entreprises du secteur — provenant majoritairement de l’extérieur du Québec — pourront bénéficier des investissements de plusieurs millions de dollars de l’Etat.Par exemple, l’évaluation environnementale stratégique menée au coût de sept millions de dollars contribuera à mieux caractériser la ressource et les formations rocheuses qui contiennent du gaz.M.Binnion estime aussi que le gaz de schiste d’ici représenterait un gain pour les agriculteurs des Basses-Terres du Saint-Laurent.«Une industrie locale du pétrole et du gaz aidera les fermes familiales, soutient le président de cette entreprise al-bertaine.Les redevances provenant des droits de passage et de la location de terrains sont plus profitables que les activités agricoles elles-mêmes.De nombreux fermiers en Amérique du Nord ont pu conserver leur ferme fa- miliale grâce aux revenus supplémentaires provenant des redevances payées par les compagnies pétrolières et gazières.» Il n’avance pas d’exemple pour illustrer son propos.Le grand patron de Questerre joue par ailleurs la carte environnementale.«Le Québec est un leader en ce qui a trait aux pratiques environnementales.Produire l’énergie localement signifie de le faire selon les standards québécois.En œuvrant de la sorte, les citoyens pourront être certains que l’énergie qu’ils utilisent est produite en suivant les plus hauts standards.» Reste que, pour le moment, on en sait très peu sur les impacts environnementaux de l’exploitation du gaz de schiste, notamment pour ce qui est de l’étape cruciale de la fracturation hydraulique.Un cas de contamination des eaux souterraines a été démontré récemment par l’Académie des sciences des Etats-Unis.Les opposants estiment qu’ils pourraient être nombreux, malgré le discours rassurant de l’industrie, qui évalue que de 150 à 600 puits pourraient être forés au Québec chaque année en période d’exploitation.Au total, on parle d’une possibilité de 20 000 puits.Le Devoir Le climat de travail se détériore chez Renaud-Bray FRANÇOIS DESJARDINS Les relations de travail chez Renaud-Bray se sont détériorées depuis quelques mois, affirme le syndicat d’une dizaine de succursales, et la bonne entente qui permettait autrefois de régler des litiges sans aller devant un arbitre va désormais céder sa place au dépôt de griefs pur et simple.Dans une lettre transmise aux médias mardi, et reprise hier par Rue Erontenac, la section SEPB-574 (FTQ), qui représente 10 des 26 succursales au Québec, a écrit que les employés «souffrent des restructurations de l’entreprise et ont vu leurs conditions de travail se dégrader».La convention collective des employés, en vigueur depuis 2009, se termine à la fin de 2012.Selon Marie-Christine Jourdenais, qui dirige le syndicat depuis le mois dernier, aucun moyen de pression n’est prévu tant que la convention est en vigueur.Mme Jourdenais dit que, sur une dizaine de griefs en préparation, cinq émanent du syndicat.Parmi les reproches formulés, le syndicat évoque des changements d’horaire imprévus et déplore que la direction, entre autres, s’en remette maintenant aux employés pour nettoyer les toilettes des succursales de moins de 10 000 pieds carrés.C’est normal Lors d’un entretien, le directeur général de la société.Biaise Renaud, fils du fondateur, a affirmé qu’il n’a pas vu de grief encore et qu’il ne prévoit aucun impact sur le service en succursale.«Le service à la clientèle est une des marques de commerce de Renaud-Bray», a dit M.Renaud, en poste depuis janvier.Il se dit convaincu que la lettre ne représente pas l’opinion de la majorité de ses employés.Quant au ménage, «il s’agit vraiment d’une pratique courante dans le commerce de détail».Il n’a pas vu de grief à ce jour et dit que, de toute manière, «un grief est une procédure relativement normale dans un contexte de relations de travail où il y a la présence d’un syndicat».Le Devoir Sudoku par Fabien Savary 5 9 9 7 8 2 4 7 3 8 2 4 8 9 3 6 9 1 1 5 3 8 1 5 2 Niveau de difficulté : DIFFICILE 1792 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 5 4 1 7 2 9 3 6 8 7 8 2 6 3 5 1 9 4 3 9 6 8 4 1 7 2 5 4 6 5 9 1 8 2 3 7 8 2 7 4 6 3 5 1 9 1 3 9 2 5 7 4 8 6 2 5 4 1 9 6 8 7 3 9 1 8 3 7 4 6 5 2 6 7 3 5 8 2 9 4 1 1791 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com B 4 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 JUIN 2011 ECONOMIE E N BREF Transcontinental hansse son dividende de 23 % L’éditeur et imprimeur Transcontinental a haussé son dividende de 23 % pour le porter à 13,5 C par action, hier.L’entreprise montréalaise a indiqué que son bénéfice ajusté avait grimpé de 18 % au deuxième trimestre pour se chiffrer à 40,1 millions ou 49 C par action pour la période terminée le 30 avril dernier.Transcontinental a précisé que de nouveaux contrats d’impression lui avaient permis d’accroître ses revenus de 1 % pour les porter à 14.7 millions.Son bénéfice net, qui inclut des coûts de restructuration, a toutefois chuté à 33 millions ou 41 C par action.Il s’était chiffré à 67 millions ou 83 C par action au deuxième trimestre de 2010.A l’époque, l’entreprise avait engrangé un gain exceptionnel découlant de la vente d’activités aux Etats-Unis.- La Presse canadienne Bombardier décroche un contrat en Australie Berlin — Bombardier Transport participera à la conception, à la construction et à l’exploitation d’un réseau de transport léger sur rail dans l’État du Queensland, en Australie.La valeur totale du contrat octroyé au consortium GoldLinQ est d’environ 1,1 milliard $US.La part de Bombardier est évaluée à 248 millions.- La Presse canadienne Hausse du bénéfice à la SAQ La Société des alcools du Québec (SAQ) a fait état mardi d’un bénéfice net de 914.7 millions en 2010-2011.C’est 47,5 millions ou 5,5 % de plus que l’année précédente.Les revenus de la société pour l’année ont totalisé 2,66 milliards, en hausse de 111,2 millions ou 4,4 %.L’essentiel de cette somme provient des ventes en succursales, qui se sont chiffrées à 2,34 milliards.Les grossistes et épiciers sont responsables du reste, soit 295,3 millions.La SAQ a versé un dividende de 914,7 millions au gouvernement du Québec pour son exercice terminé le 26 mars dernier.Si l’on tient compte des droits et taxes qu’elles perçoit,,ses activités ont permis à l’État d’encaisser 1.7 milliard.- La Presse canadienne Allégations de fraude La CMVO enquête sur Sino-Forest CRAIG WONG Toronto — La Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) a entrepris de faire enquête sur la société Sino-Forest, propriétaire de terrains forestiers exploitables en Chine, soupçonnée d’avoir exagéré l’importance de ses actifs et de ses ventes.Une porte-parole de l’organisme ontarien de réglementation a confirmé hier que la CVMO se penchait sur des «questions relatives» à l’entreprise, dont les actions sont transi-gées à la Bourse de Toronto.Elle n’a toutefois donné aucune précision à ce sujet.La compagnie a vu ses actions perdre les trois quarts de leur valeur depuis que la firme Muddy Waters Research a mis en doute la valeur de ses pro- priétés forestières en Chine et le montant de ses ventes dans un rapport publié la semaine dernière.Sino-Forest a indiqué qu’elle entendait demander à la CVMO d’examiner les transactions boursières faites par Muddy Waters et d’autres avant la publication des allégations.De son côté.Muddy Waters, société qui fait de la vente à découvert, a indiqué qu’elle fournirait aux autorités réglementaires une copie des documents sur lesquels elle s’est basée pour montrer du doigt Sino-Forest.Entre-temps, Sino-Forest a constitué un comité indépendant chargé de faire la lumière sur les allégations.L’entreprise a cependant dit avoir confiance que sa réputation puisse être lavée.Le comité a fait appel aux ser-vices du cabinet comptable PwC afin qu’il l’épaule dans le cadre de son enquête.L’annonce de la CVMO fait suite à celles faites par plusieurs sociétés d’avocats, spécialisées dans les recours en poursuite collectifs intentés au nom d’actionnaires, qui font également enquête sur Sino-Forest.Au cours des derniers jours, l’entreprise a rendu publics ses titres de propriété et des contrats de vente pour tenter de rétablir sa réputation.Sino-Forest doit par ailleurs divulguer ses résultats financiers mardi prochain.Elle prévoit fournir des détails sur sa situation et répondre aux questions des analystes à cette occasion.Les spécialistes s’attendent en moyenne à ce que la compagnie fasse part d’un bénéfice net de 22 C par action sur des revenus de 386 millions, selon Thomson Reuters.Au terme de l’exercice 2010, l’entreprise avait annoncé avoir réalisé un bénéfice net de 395,4 millions, ou 1,60 $ par action, et des revenus de 1,92 milliard.Ces résultats se comparaient au bénéfice net de 286,4 millions , ou 1,38 $ par action, et aux revenus de 1,24 milliard déclarés pour 2009.Les actions de Sino-Forest ont terminé la séance de mercredi à 4,92 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 91 C, soit un peu moins de 23 %, par rapport à leur précédent cours de clôture.Le titre de la société valait plus de 18 $ avant la publication du rapport de Muddy Waters Research.La Presse canadienne OPEP Le maintien des quotas de production déçoit Paris — L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui représente les intérêts des pays industrialisés, s’est dite hier «déçue» par la décision de rOpep de ne pas relever ses quotas de production de pétrole, mettant en garde contre une hausse des prix.«Nous avons pris acte avec déception du fait que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole n’ont pas réussi aujourd’hui à aboutir à un accord sur la nécessité de mettre davantage de pétrole sur le marché» y écrit l’AIE dans un communiqué.Selon l’agence, «ce qui compte vraimenty c’est l’offre effective» de brut, «qui doit être en ligne avec la hausse saisonnière de la demande».«Nous exhortons les producteurs-clés à y répondre de manière appropriée»y ajoute-t-elle, dans un appel à peine voilé à l’Arabie Saoudite, qui a défendu en vain, à la réunion de l’OPEP hier à Vienne, un relèvement des quotas pour faire face à la flambée des cours.«Des hausses potentielles des prix risquent de saper la reprise économique y ce qui n’est dans l’intérêt ni des producteurs ni des consommateurs» y prévient l’AIE.Selon elle, «les perturbations en cours de l’offre» liées notamment aux révoltes dans les pays arabes, «ainsi que la fragilité de l’économie mondiale requièrent une augmentation rapide de la production».Les ministres du Pétrole de l’OPEP, réunis hier à Vienne, n’ont pas réussi à s’entendre sur un relèvement de leurs quotas de production, qui devraient rester inchangés jusqu’à la prochaine réunion du cartel prévue en décembre.Agence France-Presse PETER BADER REUTERS Le ministre du Pétrole d’Arabie Saoudite, Ali al-Naimi, jette un coup d’œil à des documents durant la réunion de l’OPÉP.Hausse des mises en chantier au Canada, en mai Ottawa — Le nombre de mises en chantier d’habitations a augmenté pour s’établir à 183 600 en mai, d’après la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).Cela correspond à une augmentation de près de 3 % comparativement au mois précédent, alors que 178 700 chantiers avaient débuté.Les mises en chantier en milieu urbain ont crû de 0,8 % pour se chiffrer à 161000 unités.La croissance a été de 33,3 % en Colombie-Britannique, de 13,5 % au Québec, de 11 % dans les provinces de l’Atlantique et de 10 % dans les Prairies.Dans les zones urbaines de l’Ontario, le nombre de mises en chantier a cependant diminué de 22,9 %.La SCHL estime par ailleurs que les mises en chantier en milieu rural se sont chiffrées à 22 600 unités, en nombre désai-sonnalisé annualisé.Au Québec, la SCHL rappor- te que la construction résidentielle est demeurée stable au cours du mois dernier, dans les centres de 10 000 habitants et plus.Au total, 4274 habitations ont été mises en chantier en mai 2011, comparativement à 4236 un an auparavant.Le nombre de mises en chantier de maisons individuelles ont toutefois reculé de 23 % par rapport au mois de mai 2010.Cette baisse a cependant été contrebalancée par la hausse enregis- trée du côté des logements collectifs, soit les maisons jumelées et en rangée, et les appartements.Dans ce segment, les mises en chantier sont passées de 2592, en mai 2010, à 3007, un an plus tard, soit une progression de 16 %.Le résultat de mai dans la province serait attribuable au dynamisme des marchés de Montréal et de Québec, selon la SCHL.La Presse canadienne Zone euro La croissance a été de 0,8 % au premier trimestre Bruxelles — L’investissement et la consommation ont porté la croissance économique de la zone euro au premier trimestre, a annoncé hier Eurostat.L’institut a confirmé que la croissance économique des pays de la zone euro s’est bien élevée à 0,8 % au premier trimestre par rapport au trimestre précédent.Sur un an, la croissance est aussi confirmée à 2,5 %, après une croissance de 1,9% enregistrée au dernier trimestre 2010.Eurostat précise que l’investissement a contribué à la moitié de la croissance trimestrielle.Les dépenses publiques et la consommation des ménages ont ajouté chacune 0,2 point de pourcentage.Toutefois, les économistes prévoient que cette embellie ne devrait pas perdurer et anticipent une croissance plus faible pour les trimestres à ve- La n 1 r.Les chiffres de la croissance production , .industrielle devrait nlnt ^ rnm" diminuer au dent corn- mercial en cours des Allemagne publiés mer- prochains credi et affi- , .chant un re- tnmestres cul, montrent que la reprise reste hésitante.«On prévoit que la croissance trimestrielle de la zone euro retombe à environ 0y4% pendant une période prolongée»y commente Howard Archer, économiste chez IHS Global Insight.«Le resserrement budgétaire qui se fait de plus en plus sentir y des taux d’intérêt qui montent peu à peu et les tensions récurrentes sur les marchés de la dette souveraine devraient amputer la croissance.» L’économiste a ainsi dressé le panorama d’un contexte économique incertain qui intègre en outre les cours élevés du pétrole, des produits alimentaires et des matières premières qui pèsent sur le pouvoir d’achat des consommateurs et sur les marges des entreprises.Reuters Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur ; 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I •H «D «E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100* 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 *150 Achat-vente-échange 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 514-985-3322 Télécopieur: 514-985-3340 petitesannonces@ledevoir.com Conditions de paiement : cartes de crédit U L 1 1 TERRAINS Magnifique terrain approx.3 acres dans baie du lac Memphrémagog avec chalet habitable à l'année.Près Mont Orford.819-578-9612 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER AHUNTSIC-61/2 lumineux, cuis.-s.de b.rénovées.Tranquille.5 mm.métro H-B.Prés rivière.1 220$ 514 381-8542.LAVAL-DUVERNAY-51/2 Exceptionnel, solarium, bord de l'eau, vue 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Icabm.netl AVIS DE DECES Craig, Jacqueline Fraser 1917-2011 Jacqueline nous a quittés par ce matin ensoleillé du 7 juin.Elle a rejoint ses parents adorés, Berthe et Alexandre, son mari Roger et ses filles Michéle et Marie.Ses enfants Suzanne et Pierre, vous convient à une dernière rencontre avec elle le vendredi 10 juin 2011 à 10 heures, au : Centre funéraire Côte-des-Neiges^ 4525 Chemin de la Côte-des-Neiges Montréal 514-342-8000 Nous échangerons souvenirs et anecdotes.Une cérémonie d’adieu aura lieu à 11 h 30 à la chapelle du centre.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don, à la mémoire de Jacqueline, à la Fondation du CHUM.Le mémorieL UMétnorjel 1856, IM Du Hovffi M(MIQcH2K2X4 Tél.: 914 625-1U9 m.) 914 525-7998 n4C(ologl«Vleiham0f1«I.CQm Pour une publication secNun décès Buibou ouvert du lundi w vwdnidi de 101130 à 16830 PvWé()8(xie,Wdco{]4w somedi et dimanche de 121)00 017830 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 JUIN 2011 B 5 LE MONDE REPERES Les pouvoirs de guerre t'y Claude Lévesque La guerre en Libye a mis le monde à l’envers.Le monde de la politique washin^o-nienne, à tout le moins.La majorité républicaine à la Chambre des représentants est venue à la rescousse d’un président démocrate pris à partie par son aile gauche la semaine dernière.On a vu des éditorialistes «çonservateurs» défendre les pouvoirs du chef de l’État qu’ils trouvent pourtant beaucoup trop à gauche, et des commentateurs «libéraux» le critiquer même s’ils sont normalement au diapason.C’est le représentant démocrate de l’Ohio, Dennis Kuchinich, qui a lancé le bal en déposant une résolution réclamant le retrait de toutes les forces américaines du théâtre libyen dans les 15 jours.Plusieurs républicains s’y sont montrés favorables et, pour éviter qu’elle ne soit adoptée, la direction du OOP a présenté un autre texte, non contraignant celui-là, qui se borne à critiquer le président pour son manque de transparence au sujet de la Libye et à le prier de s’expliquer devant le Congés dans les 15 jours.Finalement, la résolution républicaine a été adoptée et celle de M.Kuchinich rejetée, mais il laut noter que cette dernière a obtenu plus de voix républicaines (87) que de voix démocrates (61).H faut savoir que le représentant de l’Ohio, qui a brigué l’investiture démocrate à deux reprises, est sans doute l’élu le plus à gauche de toute la députation fédérale.H est également un pacifiste convaincu, qui a voté contre la guerre en Irak.On peut trouver étrange que des républicains étiquetés comme ultraconservateurs votent avec un démocrate de gauche, mais il faut réaliser que la nopveüe cuvée républicaine est plus libertaire et anti-État que militariste.En outre, le conflit en Libye n’intéresse pas beaucoup les Américains.Certes, ils ont des raisons de détester Mouammar Kadhafi, dont l’attentat de 1988 contre un avion de la Pan Am, mais ils n’ont guère confiance en ceux qui s’opposent au dictateur.La Constitution américaine réserve au Congrès le droit de «déclarer la guerre» et confère au président le titre de commandant en chef des forces armées.Curieusement, elle fournit peu de détails supplémentaires sur ces questions pourtant cruciales.Ce flou a permis à plusieurs présidents de lancer des guerres non déclarées aux quatre coins du monde.En pleine guerre du Vietnam, en 1973, les élus ont adopté, avec une majorité suffisante pour passer outre au veto d’un Richard Nixon affaibli, une résolution sur les pouvoirs de guerre, qui exige qu’un président mette fin au bout de 60 jours à des hostilités qu’il a lui-même déclenchées ou qu’il obtienne du Congrès la permission de les prolonger.Dans le cas de la Libye, la date-butoir a été dépassée le 20 mai.C’est en vertu de ce texte, qui date de 1973 et (Jont la constitutionnalité ne fait pas l’unanimité aux États-Unis, que Dennis Kuchinich a pu ainsi provoquer un débat et un vote la semaine dernière.Bien que moins radicale que celle de Dennis Kuchinich, la résolution républicaine ajoutera aux pressions qui s’exercent sur le présidept Obama pour qu’il s’explique sur le rôle que les États-Unis jouent en Libye.Scrutin tunisien reporté au 23 octobre Tunis — Les premières élections de l’après-Ben Ali en Tunisie, initialement prévues le 24 juillet, sont reportées au 23 octobre, pour permettre au pays pionnier du «printemps arabe» d’organiser un scrutin libre et transparent, a tranché hier le gouvernement au terme d’un vif débat «Nous avons pris en compte tous les avis et nous avons décidé de tenir les élections le 23 octobre», a déclaré à la presse le premier ministre tunisien de transition, Béji Câid Essebsi, lors d’une réunion avec les partis politiques.«Le plus important, c’est la transparence des élections», a-t-il insisté, en soulignant que «la révolution et la Tunisie ont une r^utation que nous devons protéger».Cette élection cruciale, qui aura valeur de test pour la transition démocratique de ce pays sorti en janvier d’une dictature, promet d’être suivie attentivement par la communauté internationale.L’élection de l’Assemblée constituante était prévue le 24 juillet.Mais la commission électorale avait demandé un report au 16 octobre, contre l’avis initial du gouvernement et de certains partis, en affirmant avoir besoin de ce délai pour organiser une élection crédible et transparente.«Nous avions un choix: dissoudre la commission [électorale], revenir à des élections organisées par le ministère de l’Intérieur et retomber dans les tares de l’ancien régime, ou garder la commission.Nous avons donc décidé de la garder», a ajouté le premier ministre.Après d’âpres négociations ces dernières semaines avec le gouvernement, la majorité des partis politiques se sont inclinés hier face au report.La date du 23 octobre «donnera un peu plus de temps pour mieux préparer les élections», a déclaré à l’AEP son président Kameljendoubi.Ce scrutin doit déboucher sur la mise en place d’une Assemblée constituante, qui sera chargée de rédiger une nouvelle Constitution en remplacement de celle de l’ancien régime et de désigner un nouveau gouvernement provisoire.Agence France-Presse Crise en Libye L’après-Kadhafi se prépare à Abou Dhabi L’OTAN est déterminée à en finir avec l’homme fort de Tripoli La question se pose depuis trois mois: les jours de Mouammar Kadhafi sont-ils comptés?L’OTAN le croit, malgré sa résistance acharnée.Le groupe de contact international sur la Libye le croit aussi.Une réunion s’ouvre aujourd’hui à Abou Dhabi sur l’après-Kadhafi.La secrétaire d’État Hillary Clinton est arrivée hier soir à Abou Dhabi pour participer aujourd’hui à la réunion du groupe de contact international sur la Libye, qui doit préparer l’après-Mouammar Kadhafi, a annoncé un haut responsable américain.Alors que la pression militaire, politique et économique s’accroît, la vingtaine de ministres des Affaires étrangères réunis aujourd’hui vont discuter de ce «à quoi une Libye post-Kadhafi pourrait ressembler», a déclaré ce responsable sous couvert de l’anonymat.Cela devrait être «un État unifié, un État démocratique, avec une transition sans heurts», a-t-il ajouté dans l’avion qui conduisait Mme Clinton à Abou Dhabi.Un autre responsable a déclaré que le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique des rebelles, avait mis en place des ministères fantômes pour se préparer à assumer le pouvoir à la chute de Kadhafi.Cependant, ce responsable a précisé que Wa-shin^on n’était pas en mesure de dire si le CNT était «prêt à assumer un contrôle complet», et qu’il n’y avait pas de consensus international sur la date de départ de Kadhafi et son éventueüe destination s’il devait quitter la libye.Pendant ce temps, les pays de l’OTAN ont affirmé hier leur détermination à mener l’opération «Protecteur unifié» en libye jusqu’à son terme et appelé à déjà préparer l’après-Kadhafi, en prenant pour acquis le départ au bout du compte du numéro un libyen, malgré sa résistance acharnée.fl s ESAM AL-FETORI REUTERS Benghazi, hier, la capitale des insurgés libyens.Dans la ville rebelle de Misrata, 10 personnes ont été tuées et 24 autres Mouammar Kadbafi.ont été blessées dans des bombardements menés par les forces de «Nous avons intensifié notre action, notamment en déployant des avions et des hélicoptères d’attaque supplémentaires et sommes déterminés à poursuivre notre opération afin de protéger le peuple libyen aussi longtemps que nécessaire», ont indiqué les ministres de la Défense des 28 pays alliés dans une déclaration.Ils venaient d’avoir un déjeuner de travail avec leurs homologues des États participant à la campagne militaire déclenchée en mars (Emirats arabes unis, Jordanie, Qatar et Suède).«Nous sommes résolus à mettre en oeuvre les moyens nécessaires ainsi qu’à faire preuve d’une souplesse opérationnelle maximale dans les limites de notre mandat pour soutenir durablement ces efforts», ont-ils ajouté.Alors que le dirigeant libyen a affirmé mardi qu’il ne se soumettrait pas, malgré des bombardements de plus en plus intenses de Tripoli, les ministres jugent que «le temps joue contre Mouammar Kadhafi qui a clairement perdu toute légitimité et doit donc quitter le pouvoir».Agence France-Presse, Associated Press et Reuters Projet de résolution sur la Syrie débattu à l’ONU Nations unies — La Grande-Bretagne et la Erance ont soumis hier au Conseil de sécurité de rONU un nouveau projet de résolution condamnant la répression du soulèvement démocrate en Syrie, malgré le risque de veto russe ou chinois., Le texte a été remis aux représentants des 15 États membres à l’occasion de la présentation du rapport d’un émissaire de l’ONU.«Nous aimerions qu’un vote ait lieu aussi vite que possible, avant la fin de la semaine», a déclaré un diplomate, ajoutant toutefois s’attendre à «des tentatives de report du vote de la part de la Russie et de la Chine».Pékin et Moscou n’ont pas caché leur hostilité à une implication du Conseil de sécurité dans les troubles syriens.La Russie, qui fournit des armes à Damas, est une aüiée de longue date de la Syrie.«Aujourd’hui à New York, la Grande-Bretagne et la France vont déposer une résolution devant le Conseil de sécurité condamnant la répression et demandant l’établissement de responsabilités ainsi qu’un accès humanitaire.Et si quelqu’un vote contre cette résolution ou tente de lui opposer son veto, il l’aura sur la conscience», avait annoncé le premier ministre britannique David Cameron devant le Parlement, quelques heures avant la réunion du Conseil de sécurité.A Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a jugé «le moment venu pour la communauté internationale de prendre ses responsabilités face à la poursuite et l’aggravation des violences et de la répression exercées par le régime syrien».Comme celui que la Grande-Bretagne, la Erance, l’Allemagne et le Portugal avaient rédigé le mois dernier, le projet de résolution invite la communauté internationale à cesser les livraisons d’armes à la Syrie sans toutefois imposer d’embargo ni prévoir de sanctions.Frontières turques ouvertes Par ailleurs, quelque 448 ressortissants syriens, dont des femmes et des enfants, ont trouvé refuge en Turquie hier, fuyant les violences qui se déroulent dans le nord-ouest de la Syrie, rapporte l’agence de presse anatolienne.Les réfugiés ont été instaüés dans des tentes du Croissant-Rouge dans le district de Yayladagi dans la province frontalière d’Hatay en Turquie.Ils fuyaient la ville de Djisr el Choughour craignant une répression après l’envoi de blindés dans cette localité.Des Syriens ont affirmé que la plupart des personnes qui ont fui la ville étaient restées dans des villages de Syrie.Des journalistes de Reuters présents en Turquie ont aperçu des tentes du côté syrien de la frontière.Des viüageois turcs ont rapporté qu’ils avaient vu des ambulances et des soldats turcs recueillir des Syriens qui venaient de passer la frontière.Si l’on ajoute les nouveaux arrivants à des chiffres avancés précédemment par le ministère turc de l’Intérieur, quelque 750 Syriens se sont réfugiés en Turquie depuis mars.Au cours des dernières années, la Turquie a renforcé ses liens avec son voisin syrien et exerce des pressions croissantes sur le président Ba-char a-Assad.D’après Reuters Efficacité douteuse sur les milliards américains dépensés en Afghanistan Washington — Les efforts engagés depuis 10 ans par les États-Unis pour remettre sur pied l’Afghanistan à coups de milliards de dollars se sont révélés peu efficaces, selon un rapport du Sénat publié hier, à quelques semaines du début du retrait annoncé des troupes américaines.Quelque 19 milliards de dollars ont été dépensés en j^hanistan entre 2002 et 2010 par les États-Unis.La manne américaine représente actuellement pour l’Afghanistan un revenu de 320 millions de dollars par mois.Or, un rapport de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain publié hier a jeté un pavé dans la mare en affirmant que «l’administration peut être plus efficace dans la façon dont elle dépense l’aide en/fighanistan».Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a réagi hier en assurant que «l’argument selon lequel notre aide a peu compté et que l’Afghanistan n’a pas progressé est tout simplement faux».H a aussi souligné que si l’aide civile américaine représentait peu de choses face aux dépenses militaires (10 milliards par mois), elle devait contribuer de façon efficace à transférer plus de responsabilités aux Afghans.La manne représente un revenu de 320 millions par mois pour Kaboul Même son de cloche au département d’État, où le porte-parole Mark Toner a insisté sur les «progrès majeurs» réalisés en Afghanistan.Le rapport du Sénat précise: «L’aide américaine doit remplir trois conditions de base, avant que l’argent ne soit dépensé: que nos projets soient nécessaires, réalisables, viables.» Le document, publié alors que l’armée américaine s’apprête à entamer son retrait d’Afghanistan à partir de juillet, dénonce «l’insécurité, la misère, les faibles capacités locales, et la corruption généralisée» comme obstacles à une juste répartition des fonds.La transition d’un partenariat militaire à une aide civile doit se poursuivre jusqu’en 2014, date à laquelle la responsabilité de la sécurité en Afghanistan doit être transmise aux forces afghanes.Mais le rapport s’inquiète de cette échéance: «EAjÿianistan pourrait subir une grave crise économique lorsque les troupes étrangères partiront en 2014, à moins qu’une planification efficace commence maintenant».Le document précise que la transition doit être équilibrée afin d’éviter une est la cymbale “ride” et la caisse claire qui gnt servi pour enregistrer Mer Morte», déclare Eric Ayotte avec un joli trémolo de commissaire d’exposition ému.Vrai?«Vrai.» Bon sang de bon sang! «C’est Fred Poulin qui avait ça.Tu connais Fred?» Bien sûr.Le Fred des disques Indica.Bon gars.Passionné.«Arthur a reconnu la cymbale.» Jean-Guy Cossette, dit Arthur, légendaire guitariste des Jaguars et des Sinners, génial compositeur du fahpleux slow d’entre les slows.«En tournée, à Sept-Iles, la cymbale avait fendu, et il y a une soudure.» Eric touche à la sainte réparation.Nous sommes en présence d’une relique du rock.Un peu de recueillement, mesdames et messieurs.Comprenez que je tripe.Fort.D’Elvis aux Beatles - la naissance du rock’n’roll au Québec 1956-1964, de Marcel Martel aux Jaguars, exposition présentée au Centre Pierre-Péladeau dès aujourd’hui et jusqu’au 9 juillet, est faite pour le frétillement des glaneurs d’artefacts dans mon genre.Et destinée au grand public en même temps, c’est la beauté de la chose.Simples curieux de l’histoire populaire locale autant que fans finis des Beau-Marks, nostalgiques de l’âge d’or des cabarets ou adorateurs d’Arthur, tous trouveront dans cette première expo du tout nouveau Musée du rock’n’roll du Québec de quoi s’étonner, s’émouvoir ou saliver.De quoi rétablir certaines idées reçues, également.Je suis de ceux qui croyaient que le rock’n’roll, au Québec, commençait autour de 1962, avec le premier 33-tours des Mégatones.Qu’on avait raté le train d’Elvis, que nos chanteurs et chanteuses des années 1950 n’avaient tâté la «musique du diable» que du bout des doigts: un Willie Lamothe trottinant Le Rock’n’roll à cheval, une Denise Filiatrault associant rock et hockey dans Rocket rock’n’roll, les fantaisistes Jérolas adaptant les Coasters, etc.«C’est vrai qu’on n’a pas eu d’équivalent d’Elvis, qu’André Lejeune, par exemple, était un chanteur de charme qui chantait aussi du rock’n’roll [dont la frénétique Qu’est-ce que le rock’n’roll?], mais ce que l’on constate, c’est que nous avions notre sorte de rock’n’roll à nous, mâtiné de western et de folklore, avec de l’accordéon et du violon: le rock’n’roll à la manière des Marcel Martel, Roger Miron, Paul Prunelle, Léo Benoît.» Ceux-là et des tas d’autres.L’un des mérites de l’exposition est de révéler quantité d’oubliés, de toutes provenances, groupes doo-wop, anglos de chez nous, vedettes éphémères dont les belles heures sont heureusement documentées en photos, programmes, affiches et souvenirs divers: Michèle Sandry, les Trois Clefs, The Rhythm Jesters.«Qn continue d’en découvrir.Grâce à tous ceux qui se rallient au projet.Collectionneurs, spécialistes, artistes.Il doit y avoir une bonne vingtaine de collaborateurs autour du noyau fondateur, Patrice Caron, Alex Taylor, Eélix B.Desfossés et moi.» Renée Martel a prêté le bel habit de papa Marcel, Arthur a sorti ses Echolette et son Echo-cord, les chambres de réverbération qui ont défini le son de nos groupes de rock instrumental, le musée Berliner a fourni des radios et des tourne-disques, et ainsi de suite.«Et surtout, les artistes nous contactent et déballent leurs archives.» «Qn a compris à nos dépens à quel point on arrivait à temps, continue Ayotte: on vient de perdre Jérôme Lemay, un authentique pionnier de notre rock’n’roll.H avait hâte à l’ouverture de l’exposition, il était fier.» Raison de plus pour célébrer les survivants: Arthur, Ralph AngeMo le batteur des Mégatones, entre autres légendes très vivantes, se produiront lors d’un «gala des immortels» le 19 juin au Club Soda.«C’est un gala d’intronisation.Ils vont être une douzaine à faire leur entrée au “rock’n’roll hall of fame” québécois.Ce sera animé par André Lejeune, et Sunny Duval assure la direction musicale.Le lendemain, il y aura un 5 à7 au Divan orange, où Richard Baillargeon viendra nous raconter la naissance du rock’n’roll au Québec, et ce sera suivi d’un “master class” d’Arthur lui-méme, démonstration complète de l’utilisation de lEcholette.» L’exposition, après le 9 juillet, devrait se promener à travers le Québec.Normal: c’est une musique qui a la bougeotte.«Qn veut que ça vive.» Qscar Thiffault, adaptant à moitié Elvis, l’avait bien compris: Don’t Be grouille.Le Devoir www.museedurocknrollduquebec.corn Festival TransAmériques De l’observation des fourmis YUME NO SHIRO Mise en scène de Daisuke Miura.Au Théâtre Prospère jusqu'au 11 juin.PHILIPPE COUTURE Daisuke Miura na jamais dit être un fan de Bernard Werber et de son best-seller Les Eour-mis, qui propose le parallèle entre la société des fourmis et celle des hommes.11 na rien, semble-t-il, d’un scientifique passionné par l’observation des insectes.Et pourtant.Sa pièce invite précisément à poser les yeux sur une fourmilière humaine, exactement comme le ferait l’observateur méticuleux d'un vivarium grouillant.La première évidence est en effet que les huit apathiques jeunes adultes de Yume no Shiro se comportent comme des animaux en rut, ne se dédiant qu’à la fornication en série et à la satisfaction de besoins primaires.Mais Miura creuse un peu plus loin.Ils baisent, certes, et abondamment, dans tous les sens et avec tout le monde.Levrette, missionnaire, fellations, cunnilingus, éjaculations au visage: presque rien n'est épargné à l’oeil du spectateur-voyeur, qui observe ce cafouillis général en parfaite frontalité.Une pièce hyperréaliste, c’est le cas de le dire, à une exception près: la temporalité réelle n’est pas respectée, au profit d'un regard plus elliptique.Mais plus qu'un monde de pulsions animales, c’est une communauté avide de distractions en tous genres que l'on observe par le trou de la serrure.Si le metteur en scène cherche à représenter une génération de Japonais oisifs parce que laissés à l’abandon par le monde du travail, le spectateur occidental y verra peut-être davantage une micro-société issue de l'obsession du loisir et du tout-au-divertissement, de laquelle on ressort complètement vidé.Un monde dans lequel le sexe n’a pas davantage de valeur que la télévision, laquelle tétanise son auditoire quoi qu'elle diffuse.Des mangas, des jeux vidéos ou d'insipides talk-shows d’après-midi, peu importe quand on n'arrive de toute façon jamais à la regarder vraiment.Les sociologues du dimanche, et j’en suis, pourraient voir dans l’étrange ballet de Daisuke Miura une étude des relations humaines en situation d’extrême cohabitation, avec tout ce que cela implique de jeux de pouvoir, de jalousies et de manipulations.Mais dès que l’un ou l’autre de ces huit adulescents tatoués s’aventure sur ce terrain complexe, il abandonne iUico la partie.11 serait vain de jouer à ces petits jeux cruels, qui n’ont pas plus de sens que tout le reste dans un monde aussi désoeuvré.Et pourtant, dans les interstices, une réelle curiosité pour l'autre semble se dessiner furtivement, ou peut-être un certain sentiment de communion, une plénitude à vivre ensemble dans la pulsion et l'abandon.Illusion d’optique, sans doute.C’est bien ce qu’ironiquement, le titre suggère.Yume no Shiro, le "château de rêves", est à tout le moins un spectacle rêvé pour ceux que la bête humaine fascine plus que les insectes.Qn y reste scotchés, totalement éberlués.Collaborateur du Devoir Zoofest cuvée 2011 Faire de Montréal la ville de la découverte EABIEN DEGUISE De la musique, de la magie, des contes, de l’humour et un nouveau spectacle de Fabien Cloutier.Pour sa troisième édition, le de moins en moins nouveau festival montréalais Zoofest va poursuivre, dès le 9 juillet, sa mise en relief des talents émergents.Avec, pour sa cuvée 2011, une offre de spectacles doublée par rapport à l’an passé et toujours l’ambition de devenir «l’événement phare de la découverte à Montréal», dit son directeur artistique Martin Durocher.«Cette édition, c’est l’édition qui confirme la croissance, a-t-il indiqué hier au Devoir.Nous allons avoir 190 artistes invités, 83 spectacles, près de 400 représentations qui vont contribuer à faire de Zoofest ce que je souhaite depuis le début: un événement du calibre du Eestival du théâtre d’Avignon ou du festival Eringe d’Edimbourg [des références internationales en matière de diffusion de la découverte].» Avec un budget de 2 millions de dollars, Zoofest, qui va dévoiler officiellement sa programmation ce soir à Montréal, n’en est pas encore là, mais il souhaite avancer dans cette direction avec sous le bras, cette année, plusieurs prises de choix.Des noms?Six soirs de suite, le conteur québécois Fabien Cloutier va y présenter en effet son nouveau spectacle intitulé Cranebourne, la suite de sa précédente créature scénique remarquée et remarquable Scotstown.«C’est le retour de son personnage Chabot, qui a une blonde, un enfant et une job chez Vachon, résume M.Durocher.Et c’est encore plus drôle.» Drôle.C’est aussi l’inclinaison théâtrale que va chercher à avoir Walter, Belge et méchant — c’est le titre de son spectacle, qui propose une déconstruction de la banalité du quotidien.Côté anglo — le festival étant bilingue —, les festivaliers vont pouvoir également se frotter à l’humour grinçant de la Montréalaise Sarah Quinn qui, avec son spectacle Other People’s Problems, tourne en dérision Tuni-vers de la croissance personnelle et de l’industrie du livre qu’il entretient depuis des années.Ailleurs, ce sont les Buro-pathes, une troupe montréalaise versée dans le théâtre expérimental participatif, qui revient également en force cette année avec une création baptisée CSI: Baie-Saint-Paul.Clotaire Rapaille, l’opéra rock, du comédien Guillaume Tremblay, dont une lecture publique a été présentée en mai à Montréal et à Québec, a également été mis à l’affiche.La proposition artistique plonge le spectateur dans un Québec du lutur où le spécialiste controversé en étude de marché fait son retour, pour donner une image de marque aux principales villes, en interpellant le cerveau reptilien de leurs habitants.Zoofest, une excroissance jeune, décalée et pas forcément comique du festival Juste pour rire, reprend du service du 9 au 31 juillet principalement dans les petites salles de spectacle qui peuplent le Quartier des spectacles et ses alentours.Parmi elles, le Café Cléopâtre, le théâtre Sainte-Catherine, mais aussi la Balustrade du Monument-National (un secret bien gardé) ou encore le théâtre La Chapelle.Entre autres.Le Devoir PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le conteur québécois Fabien Cloutier va présenter son nouveau spectacle intitulé Cranebourne.Symposium international d'art in situ 2011 DU 16 JUILLET AU 10 OCTOBRE À VAL-DAVID ES i F i www.jardinsduprecambrien.com f FESTIVAL DE MUSIQUE ^ montreal baroque Révolution tronquill ŒUVRES DE COMPOSITEURS PÉCHEURS DONT GESUALDO HANDEL ROSENMÜLLER W.F.BACH www.montrealbaroque.com 514 845.7171 • 1 -866 845.7171 VIII«-Mar(e Montréal 6 Montréal© LE DEVOIR
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