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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2011-04-26, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE MARDI 26 AVRIL 2011 ^ LIBYE Ij, Les rebelles chassent les troupes gouvernementales de Misrata Page B 2 AUTOMOBILE La Honda Civic 2012: le remodelage d’un classique Page B 3 MONDE Agonie et espoir en Syrie L I François Brousseau éveil sunnite» ou «revendication ^ ^ démocratique»?Dans les mou- ^ ^ vements révolutionnaires, il y a toujours un balancement, un flou, une ambiguïté, entre diverses tendances concurrentes qui cohabitent et se disputent la gouverne des événements.La Syrie, devenue en ce mois d’avril le front principal de la grande révolte arabe de 2011, ne fait pas exception.Son mouvement de protestation a gagné toutes les régions du pays, et virtuellement tous les sous-groupes ethniques ou confessionnels de ce «pays-mosaïque sous chape de plomb».D’où la question: assiste-t-on, à Deraa, aujourd’hui ville martyre de la dictature, à Lattaquié, à Homs, et puis en banlieue de Damas, à la nouvelle déclinaison d’un «Printemps arabe» assoiffé de liberté, d’égalité et de souveraineté du peuple?Ou n’est-ce pas plutôt un mouvement sectaire, voire régionàiste: la révolte des Kurdes, au nord-est, des islamistes de Deraa et de Homs, à l’ouest, une manifestation d’exaspération et de haine contre la minorité alaouite qui a confisqué le pouvoir depuis un demi-siècle?Le manque d’informations de première main — malgré les merveilles des réseaux sociaux, qui empêchent aujourd’hui la répétition d’un «massacre à huis clos» comme celui de Hama en 1982 — laisse libre cours à des hypothèses contradictoires sur la nature du mouvement.^ «La Syrie est un pays multiconfessionnel Si l’Etat s’écroule, il risque d’y avoir des rivières de sang.» Paroles recueillies au centre de Damas auprès de personnes qui appuient — ou appuyaient encore, lors de la grande manifestation pro-régune du 29 mars — Bachar el-i^ad pour des raisons pragmatiques, selon le vieux principe cher aux tyrans: «moi ou le chaos».Ou, dit autrement «c’est mon régime policier, ou c’est la guerre civile et confessionnelle».Vraie ou fausse, ce genre d’idée a cours à l’étranger, où l’on évoque en parallèle, comme un avertissement, le tragique destin de l’Irak en 2006 et 2007, apogée sanglant de la guerre «sunnites contre chiites», lorsque chaque matin amenait de nouveaux attentats à la bombe, de nouveaux enlèvements, et des dizaines de cadavres de suppliciés au bord de la route.Cet épouvantail, cette possibilité horrible, c’est aussi un élément central — bien que tacite — de la stratégie de la peur entretenue officiellement à Damas: une justification du despotisme.Mais justement, cette peur-là semble avoir disparu.Ne sous-estimons pas la capacité «pédagogique» des dictatures — surtout d’une dictature aussi féroce que la syrienne — à susciter une véritable unanimité contre elles.et à faire, paradoxalement, la promotion d’une nouvelle démocratie cifoyenne, par-delà les antagonismes identitaires.A tout le moins, cette possibilité existe.En attendant, le sang coule en Syrie.Et ce n’est ni la «possibilité démocratique» ni des islamistes fantasmés qui le font couler.C’est un régime bien réel et bien actuel, qui montre en 2011 sa vraie nature et son ultime argument ?Même une mini-analyse géopolitique de la situation syrienne peut montrer le caractère fallacieux de cette «grande peur de l’islamisme et de la guerre civile», qui est l’un des principaux arguments des sceptiques du Printemps arabe.et des despotes qui tremblent dans leurs palais.Quel serait l’effet, à l’international, d’une chute de ce régime?La Syrie est un allié crucial de l’Iran.C’est par la Syrie que transite l’aide iranienne au Hamas (sunnite) et au Hezbollah (chiite), deux mouvements connus pour leur hostilité à Israël, et à l’intérieur desquels une tendance pragmatique (au liban devant une société et un système pluralistes; à Gaza devant la nécessité de cohabiter, vaille que vaille, avec Israël) le dispute à des fondements dogmatiques et intégristes.Le gouvernement de Damas, à l’interne, a beau s’afficher laïque, c’est d’abord une dictature qui a joué sur les antagonismes latents entre communautés et confessions.Et qui à l’externe, avec sa vieille prétention à incarner «le pivot du Moyen-Orient» — vieux cliché sur la Syrie! — a lié étroitement son sort à un Etat et à des mouvements réputés intégristes.Curieusement, le «deux poids, deux mesures» des Occidentaux devant les massacres en Syrie — des horreurs qui justifieraient, moralement, le même niveau d’intervention qu’en libye — vient du fait que, trop longtemps, on a pris au sérieux les prétentions géopolitiques de la dynastie el-ï^-sad.Prétentions qui servaient à masquer les horreurs d’un régime aujourd’hui à l’agonie.François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Radio- Canada.On peut l’entendre tous les jours à l’émission Désautels à la Première Chaîne radio et lire ses carnets dans www.radio- canada, ca/nouvelles/carnets.francobrousso@hotmail.corn WikiLeaks ouvre les portes de GuantAnamo PAUL] RICHARDS AFP ier, Les États-Unis ont gardé à Guantanamo des centaines de détenus innocents ou sans grand dange mais libéré des dizaines de prisonniers «à haut risque», selon des documents révélés par WikiLeSki Innocents incarcérés, snspects dangereux libérés Washington — Les États-Unis ont gardé au secret à Guantànamo pendant des années des centaines de détenus innocents ou sans grand danger, mais libéré des dizaines de prisonniers «à haut risque», selon des documents révélés par le site WMLeaks.Le site internet a donné dimanche soir à plusieurs médias occidentaux, principalement des quotidiens, des documents militaires datant de 2002 à 2009 et relatifs à 704 des 779 hommes passés par la prison de Guantànamo, sur la base navale américaine de Cuba.Certains d’entre eux étaient détenus sur la foi de renseignements obtenus d’autre prisonniers atteints de maladie mentale ou jugés peu fiables par l’interrogateur lui-même, ou encore après des aveux extorqués sous la torture, selon le New York Times.D’autres étaient des homonymes d’hommes réellement recherchés.Un fermier afghan pauvre a ainsi passé deux ans à Guantànamo, à la place d’un chef de guerre taliban portant le même nom que lui.Des documents officiels publiés par le New York Times donnent une vision assez complète de l’ori-gme de ces erreurs.Les interrogateurs étaient par exemple sommés de traquer les hommes portant une montre Casio F91W, très courante à l’époque mais utilisée par Al-Qaïda dans ses entraînements pour poser des bombes.L’absence de documents de voyage, la possession d’une calculatrice ou l’implication dans une œuvre de charité étaient également considérés comme un aveu.Environ 380 détenus ont été très vite reconnus comme des militants sans importance.Les exemples inverses sont également nombreux.Un jeune homme assurant s’être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment a ainsi convaincu ses interrogateurs, qui ont ensuite compris La possession d’une calculatrice était considéré comme un aveu qu’ils avaient libéré Abdulhah Mehsoud, un extrémiste taliban qui a commis plusieurs attentats après sa sortie de Guantànamo.Quelque 200 détenus définis comme à «haut risque» parce qu’üs pouvaient constituer une «menace future contre les Etats-Unis ou contre les intérêts des Etats-Unis» ont été libérés ou extradés vers des pays tiers au moment où Washington était sous pression pour vider la prison, selon le New York Times.L’administration Obama a déploré la publication «malheureuse» de ces documents et s’est défendue en expliquant avoir «fait tout ce qu’elle pouvait pour agir avec le plus grand soin et la plus grande application dans le transfèrement des détenus de Guantànamo».Selon un autre document, le cerveau des attentats du 11 septembre, Khalid Cheikh Mohammed, a affirmé à ses interrogateurs qu’Al-Qaïda avait caché une bombe nucléaire en Europe prête à être déclenchée si Oussama ben Laden était pris ou tué.Al-Qaïda réfléchissait également au recrutement d’employés de l’aéroport londonien d’Heathrow pour un attentat et avait également imaginé de verser du cyanure dans les çonduites d’aération de bâtiments publics aux États-Unis.On apprend aussi que Ben Laden s’attendait à être tué ou capturé lors de l’offensive des États-Unis en Afghanistan à l’automne 2001 et avait transmis à cet effet ses pouvoirs aux talibans.Comme par le passé, WikiLeaks a fourni ces documents à plusieurs médias, dont le Washington Post, El Pais, Le Monde, Der Spiegel et La Repuhhlica.Selon Le Monde, «nombre de mineurs se sont retrouvés à Guantànamo alors qu’ils n’avaient absolument aucun lien avec les talibans».VOIR PAGE B 2 WIKILEAKS Omar Khadr, un informateur précieux pour îes Américains Omar Khadr, le seul détenu canadien à la prison de la base américaine de Guantànamo, a fourni des «informations précieuses» aux États-Unis sur le réseau terroriste Al-Qaïd^ indique un document militaire américain révélé hier par WikiLeaks.Dans ce document «secret» daté de janvier 2004, le département américain de la Défense estime que le jeune Khadr, alors âgé de 17 ans, doit rester détenu, notamment parce qu’il représente un «grand risque» pour «les Etats-Unis, leurs intérêts ou leurs alliés».«Le détenu admet [.] avoir lancé la grenade qui a tué un soldat américain» en Afghanistan en juillet 2002, alors qu’ü n’avait que 15 ans, assure le Pentagone, et il n’a «jamais exprimé de remords sincères pour le meurtre de ce soldat».Le document recommande aussi qu’il reste en prison parce qu’il continue «de fournir des informations précieuses sur les associés de son père et sur des organisations non gouvernementales pour lesquelles il a travaillé en soutien à Al-Qaïda».fi est le fils d’Ahmed Saïd Khadr, un Canadien d’origine égyptienne tué en, octobre 2003 au Pakistan et considéré par les États-Unis comme un des financiers d’Al-Qaïda.«Le détenu a généralement été coopératif et avenant», mais demeure dévoué à «des valeurs extrémistes», note l’auteur de cette évaluation, le général Geoffrey Miller.Omar Khadr a été condamné en octobre dernier par un tribunal militaire d’exception à 40 ans de prison, mais ne sera détenu en fait que pendant huit années, dont une à Guantànamo et le reste au Canada, après avoir plaidé coupable.Parmi les rares renseignements inédits que contient le document, figure le fait que son père était «un financier important d’Al-Qaïda et vraisemblablement le quatrième [homme] aux commandes sous Oussama Ben Laden».Agence France-Presse Le SCRS trompé par un agent double Toronto — Les services canadiens de renseignement auraient été dupés par un militant lié à Al-Qaïda qu’ils avaient embauché comme agent, selon des documents militaires secrets des États-Unis.Ces informations se trouvent parmi les 700 documents classifiés liés à la prison de Guantâna-mo divulgués par l’organisation WMLeaks.Selon le New York Times, les autorités américaines ont découvert qu’un détenu de Guantànamo avait été recruté par les services de renseignement canadiens et britanniques en raison de ses «liens avec des membres de différents groupes terroristes liés VOIR PAGE B 2 SCRS Tchernobyl, 25 ans plus tard Les opposants au nucléaire marchent en Europe Berlin — Près de 150 000 personnes se sont rassemblées hier en Allemagne et en France pour réclamer l’abandon du nucléaire à la veille du 25® anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.Au total 144 500 militants demands ont participé à des manifestations sur 12 sites allemands ainsi qu’aux abords des centrales françaises de Catte-nom, la deuxième de France en termes de puissance, et de Fessenheim, en Alsace, selon l’organisation anti-nucléaire Ausgestrahlt («irradié»).La police p’a fourni aucune indication chiffrée globale.À pied, juchés sur des tracteurs ou à vélo, les militants entendaient faire pression sur le gouvernement d’Angela Merkel pour qu’il abandonne définitivement le nucléaire civil.Très populaire en Allemagne, le mouvement anti-nucléaire a encore gagné en puissance depuis l’accident de la centrale japonaise de Fukushima, endommagée le 11 mars par un tremblement de terre, et surtout par le tsunami qui s’en est suivi.Hommage aux victimes japonaises Aux abords des sites nucléaires, les manifestants ont notamment planté des croix de bois pour rendre hommage aux victimes japonaises.«La participation importante à ces manifestations montre que la population ne fait pas confiance au gouvernement en matière de politique nucléaire», a estimé Jochen Stay, porte-parole de Ausgestrahlt La revendication répétée plus de 100 000fois aujourd’hui est la suivante: toutes les centrales nucléaires doivent être mises à l’arrêt.» lAPnN stirbt PETER STEFFEN AFP Près de 150 000 personnes ont manifesté hier en France et en Allemagne.La chancelière Angela Merkel a décidé un moratoire de trois mois sur l’allongement de la durée de vie des réacteurs atomiques.Les réacteurs, qui produisent environ un tiers de l’électricité du pays, devaient initialement être fermés d’ici à 2020, mais Mme Merkel leur avait accordé à l’automne dernier un sursis de 12 ans.À Gronau, une ville du Nord-Ouest du pays où est implantée une usine d’enrichissement d’uranium, plus de 10 000 personnes ont exigé la fermeture du site.Des rassemblements ont également eu lieu devant le site de Biblis où étaient réunies 15 000 personnes ou Krümmel, avec 17 000 partici- pants.Les organisateurs ont également comptabilisé 20 000 personnes près de la centrale de Grohn-de, et 15 000 à Grafenrheinfeld.Les manifestants portaient pour la plupart ds drapeaux jaunes et rouges avec le slogan «Le nucléaire'^ Non mercil».Ymgt mille militants allemands se sont également rassemblés près de Fessenheim, la plus ancienne en exploitation en France, et qui, à ce titre, cristallise les protestations.Trois mille ont fait de même à Cat-tenom, en Lorraine, région voisine, selon la même source.La préfecture de Lorraine évoquait de son côté une participation d’au moins 2000 personnes, dont de nombreux Allemands et Luxembourgeois.En Alsace, les militants avaient choisi de manifester sur une demi-douzaine de ponts enjambant le Rhin, pour rappeler que «la radioactivité ne connaît pas de frontières» : une manière d’ironiser sur le fait que, à en croire des spécialistes officiels français de l’époque, le nuage radioactif de Tchernobyl ^ serait arrêté en 1986 à la frontière allemande.À Strasbourg, les manifestants se sont couchés sur l’asphalte et ont jeté des fleurs dans le Rhin pour rendre hommage aux victimes des accidents nucléaires.« Dire la vérité » Ces manifestations ont lieu alors que le monde commémore aujourd’hui la catastrophe de Tchernobyl, la pire de l’histoire du nucléaire civil jusqu’à présent.Le président russe Dmitri Medvedev a jugé hier que «dire la vérité» était la leçon à tirer de VOIR PAGE B 2 TCHERNOBYL B 2 LE DEVOIR, LE MARDI 26 AVRIL 2011 LE MONDE La vie au noir Guy Taillefer Le Devoir en Inde Iew Delhi — L’Inde réfléchit sur ses travers et sur ce qu’elle devient avec une intensité qui prend souvent des allures de tragédie psychosociale.Le jeûne «gandhien» qu’a mené à Delhi le vieil activiste Anna Hazare, au début du mois d’avril, contre la corruption du monde politique en est une extraordinaire illustration.«E n'y a pas eu, dans l'histoire récente du pays, de soulèvement qui n'ait posé de plus grands dilemmes éthiques et philosophiques», annonce dans la revue Tehelka son intarissable rédactrice en chef, Shoma Chaudhury, devant l’élan de soutien populaire que le jeûne de M.Hazare a déclenché dans tout le pays.Outlook, l’un de ses plus importants concurrents, a titré avec une gravité introspective: «Est-ce que nous.Indiens de la classe moyenne, voyons la corruption qui est en nous?» La poussière retombée, le cri d’horreur que viennent de lancer les Indiens contre la grande corruption a suscité deux réactions principales.D’abord qu’il était hypocrite.«La corruption a été présentée comme quelque chose d'externe, une maladie qui vient d'ailleurs —principalement du sale politicien, écrit Mme Chaudhury.Et non pas comme quelque chose de structurel dont tout le monde est complice.» Auquel cas plusieurs d’entre ceux qui seront allés manifester sur Jantar Mantar, oû M.Hazare a mené sa triomphante grève de la faim, demeureront «affreusement aveugles» au fait que leurs propres mains sont dans la caisse enregistreuse.Au sein de la société indienne, en effet, la corruption est un poison autant qu’un ciment.Prévarication au sens large, s’entend.C’est cette somme inimaginable de «raccourcis», situés dans cette vaste zone grise entre le «pourboire» et le pot-de-vin, que les Indiens négocient dans la vie de tous les jours, de gré ou de force, ici en donnant cent roupies sous la casquette au policier après avoir brûlé un feu rouge, là en tirant des ficelles, avec compensations pécuniaires, pour faire confirmer à bord de l’avion ou du train son siège qui demeurerait autre ment en liste d’attente.Je ne compte plus le nombre de commentaires de parents pour lesquels il est à la fois normal et vexant d’avoir à verser un pot-devin au directeur de l’école oû ils veulent faire inscrire leur enfant.Tout cela est, depuis longtemps, socialement entendu, convenu, accepté.En ce sens, beaucoup d’indiens ne sont pas tant insultés en nombre croissant par l’existence de la corruption, puisqu’ils en ont l’habitude depuis des décennies, que par le fait que, vu les dimensions inégalées des récents scandales, elle soit devenue si flagrante.Un gros bleu gênant au milieu du front de la plus-grande-démo-cratie-du-monde.La grande in- terpellant la petite, il y a aussi que la classe moyenne indienne, puisque la révolte allumée par Anna Hazare fut bien surtout un coup de gueule de classe moyenne, est plus ample, plus argentée et plus influente que jamais; et que, ce faisant, psycho-analysait le sociologue Ashis Nandy dans Outlook, elle commence en certains quartiers à ruer dans les brancards contre les «humiliations» que lui fait subir ce régime souterrain — qui continue en même temps de lui être utile en partie, y compris fiscalement, bien entendu — dans un pays oq le paternalisme de l’Etat et de ses fonctionnaires tend à se défaire.Intéressant est également le fait que cette classe moyenne, pour prisonnière qu’elle soit de ses hypocrisies, se joint à une bataille que les Indiens les plus pauvres mènent depuis longtemps dans la plus grande indifférence médiatique.En Inde, avance le Centre for Environment and Eood Security de Delhi, l’impact de la corruption, celle notamment liée au détournement d’une importante partie des budgets gouvernementaux destinés à la lutte contre la pauvreté, ferait plusieurs milliers de morts par jour.?La poussière retombée, il est d’autre part devenu manifeste que M.Hazare n’est pas tout à fait le disciple du Mahatma Gandhi qu’il prétend — pour avoir vanté le chef du gouvernement de l’État du Gujarat, réputé antimusulman, et pour avoir préconisé que l’on pende ou que l’on coupe les mains aux corrompus! Le monsieur a mis fin à son jeûne au bout de quatre jours, après avoir obtenu du gouvernement que soit formé un comité mixte chargé de rédiger une loi anticorruption digne de ce nom.Belle victoire, sauf que ses méthodes et la façon dont il a imposé sa coterie au sein du comité lui ont fait perdre des amis dans la société civile.L’avenir dira si et comment son mouvement tiendra la route malgré les divisions.La revue Open a fait contre lui une sortie joprnalistique outrée, intitulée «Epargnez-nous ce halo gandhien», dénonçant sa veine autoritaire: M.Hazare a en effet interdit dans son village natal de Ralegan Siddhi, dans le Maharashtra, la consommation d’alcool, de tabac et de viande, ainsi que la télévision câblée.En outre, dit Open, il fait appliquer une politique de régulation des naissances qui oblige les hommes à subir une vasectomie.Bien que cela ne soit vrai qu’en partie, on ne peut s’empêcher de penser: voici l’homme dont la classe moyenne urbaine a fait son héros anticorruption.Ironique, quand même.Le Devoir Camps d’été ^ 2^11 DEPUIS 1983 CAMPS D’IMMERSION EN ANGLAIS! Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Camp de jour et résidence WWW.mwsca m ps.corn Pour information: à Toronto: (416) 921-6998 à Montrêai: (514) 531-4193 office@mwscamps.com m tm % CHRISTOPHE SIMON AFP Les combats et bombardements ont fait au moins 55 morts et plus de 200 blessés samedi et dimanche à Misrata.Les troupes gouvernementales chassées de Misrata Le bureau de Kadhafi détruit par les forces de l’OTAN Misrata — Les rebelles libyens ont annoncé hier avoir chassé les forces gouvernementales hors de Misrata, théâtre de combats sanglants depuis deux mois, tandis que l’OTAN a infligé au régime contesté un affront symbolique en détruisant le bureau de Mouammar Kadhafi à Tripoli.Plusieurs chefs de groupes de combattants de Misrata, grande ville côtière à 200 km à l’est de Tripoli, ont déclaré que les forces gouvernementales, durement pilonnées depuis deux jours, s’étaient retirées de la ville et se trouvaient dans ses faubourgs.«Des affrontements ont lieu à la limite ouest de la ville, le reste est nettoyé.Il reste sans doute quelques soldats cachés dans la ville qui ont peur d'être tués, mais il n'y a plus de groupe de soldats», a précisé l’un d’eux.Après de violents combats et bombardements qui ont fait au moins 55 morts et plus de 200 blessés samedi et dimanche, et des explosions plus fortes que d’habitude jusque dans la nuit, Misrata connaissait une nette accalmie depuis hier matin.Des roquettes et obus y tombaient de temps à autre, apparemment tirés au hasard au milieu des habitations, faisant neuf victimes civiles, dont des femmes et des enfants en bas âge, mais selon un journaliste de l’AEP, aucun bruit de combat rapproché n’était audible.Le Dr Mohamed Alfagieh a évoqué «des cadavres totalement carbonisés».Des obus lourds de 155 mm ont été retrouvés dans des maisons touchées.Une centaine de soldats loyalistes avaient été encerclés dans un immeuble du quartier de Zwabi dans le centre-ville, mais les rebelles ont assuré l’avoir «nettoyé».Selon des habitants, «de nombreux cadavres» de combattants pro-Kadhafi s’y trouvaient toujours.Bureau détruit A Tripoli, cible depuis vendre di de raids intensifs de l’OTAN, le bureau du colonel Kadhafi, situé dans son immense résidence du secteur de Bab Al-Aziziya, a été totalement détruit par une frappe aérienne de l’OTAN, selon un journaliste de l’AEP Des détonations, les plus fortes ayant secoué la capitale jusqu’à présent, ont été ressenties dans la nuit.Trois personnes ont été tuées et 45 blessées, dont 15 grièvement, dans le raid, a déclaré le porte-parole du régime.Moussa Ibrahim, lors d’une conférence de presse devant le bâtiment détruit «Kadhafi est dans un lieu sûr et dirige la bataille», a-t-il ajouté.A Bruxelles, l’OTAN a annoncé avoir mené une frappe ciblée dans le centre de Tripoli contre «un centre de communications utilisé pour coordonner les attaques contre des civils».Seif Al-Islam, fils de M.Kadhafi, a dénoncé une «attaque lâche» sur le bureau de son père.Cela «peut faire peur ou terroriser les enfants mais nous n'abandonnons pas la bataille et nous n'avons pas peur», a-t-il dit à sa chaîne de télé vision Allibiya, affirmant que la bataille engagée par l’OTAN était «perdue d'avance».Alors que les pays et organisations membres du Groupe de contact sur la Libye estiment que ce pays n’a pas d’avenir avec le colonel Kadhafi, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a indiqué qu’il appartenait aux Libyens de choisir.Le Koweït a en revanche accordé une aide financière de 180 millions de dollars à la rébellion, selon le président du Conseil national de transition instauré par l’opposition à Benghazi.Agence France-Presse E N BREF Évasion de talibans Kandahar — Près de 500 déte nus, essentiellement des talibans, se sont évadés de la prison de Kandahar dans la nuit de dimanche à hier par un tunnel long de 300 mètres, que les insurgés affirment avoir mis cinq mois à creuser de l’extérieur.Selon le gouverneur provincial de Kandahar, Tooryalai Wesa, 488 détenus se sont échappés, tous des «prisonniers politiques» — des commandants ou militants talibans présumés qui n’ont pas été arrêtés pendant des combats ou des attaques — à l’exception de 13 criminels de droit commun.-AEP Possibles crbnes de guerre au Sri Lanka New York—L’ONU a publié hier un rapport accablant pour le Sri Lanka oû les milliers de personnes tuées en 2009 à la fin du conflit entre le gouvernement et les Tigres tamouls pourraient avoir été victimes de «crimes de guerre» et de «crimes contre l’humanité».Le secrétaire gêné ral de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé qu’il n’avait pas le puvoir d’ordonner une enquête internationale sur ces morts causées tant par le gouvernement que par les séparatistes tamouls, mais il a décidé qu’aurait lieu un «examen» des actions humanitaire et de protection des civils de l’ONU pendant l’étape finale de la guerre au Sri Lanka en 2009.Dans leur rapport, les experts critiquent rONU pour ne pas avoir assez protégé les civils.-AEP WIKILEAKS SUITE DE LA PAGE B 1 La prison de Guantânamo accueille actuellement 172 détenus.Le gouvernement américain espère en rapatrier ou envoyer dans des pays tiers une petite centaine, en juger 33 pour «crimes de guerre» et prévoit d’en garder 48 indéfiniment derrière les barreaux sans procès.La Maison-Blanche a réitéré début avril son engagement à fermer à terme la prison, malgré la décision d’y juger les cinq accusés du 11 Septembre et non devant un tribunal de droit commun à New York.Agence terroriste Des documents révélés par WikiLeaks révèlent également que des enquêteurs américains qui ont interrogé des prisonniers à Guantânamo considéraient les services de rensei- Résultats des tirages du : 2011-04-23 roi 08 18 2Z 35 45 Prochain gros lot (approx.) : 3 000 000 $ nitnajj 17 20 24 ®if’ 28 29 40 2462172 Structure de lots complète sur lotoquebec.com Pour annoncer dans œ regroupement, contactez Isabelle Sanchez au 514 985-3454 ou à isanchez@ledevoir.com Epra 9401157 Résultats des tirages du : 2011-04-22 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto Quebec cette derniere a priorité gnement pakistanais comme une organisation terroriste.L’Inter-Services Intelligence (ISI), le service de renseignements pakistanais, figure parmi quelque 70 organisations considérées comme «terroristes ou soutenant des entités terroristes» dans une liste secrète établie en 2007 par les Américains, selon ces documents qui étalent au grand jour la méfiance entre les deux alliés.La liste, qui met l’ISI au même rang que le Hamas, le Hezbollah ou les renseignements iraniens,, ennemis de longue date des États-Unis, apparaît dans un memorandum rédigé à Guantânamo et diffusé dimanche soir par WikiLeaks.Selon d’autres documents diffusés par WikiLeaks, des enquê teurs de Guantânamo étaient avertis que des liens entre leurs prisonniers et l’ISI avant 2003 étaient à considérer comme le signe d’une association avec les talibans ou Al-Qaïda.Agence France-Presse YEMEN L’opposition accepte le plan de sortie de crise Sanaa — L’opposition yéméni-te a finalement accepté le plan de sortie de crise présenté par les pays du Conseil de coopération du Gobe (CCG) et participera à un gouvernement de transition, a-t-on appris hier de source proche de l’opposition.La coalition qui réclame le dé part du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, avait salué samedi la médiation du CCG mais, en désaccord sur certains points, avait alors refusé de participer à un gouvernement d’union nationale.Des manifestations inspirées des soulèvements qui ont renversé les dirigeants tunisien et égyptien en début d’année se poursuivent depuis plus de deux mois au Yémen.Deux personnes ont été tuées hier par balles et des dizaines blessées hier lors de nouvelles importantes manifestations contre le régime.Les protestataires ont manifesté dans plusieurs villes pour réclamer le départ de M.Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, et réaffirmer leur rejet du plan de sortie de crise du CCG.Le plan de sortie de crise pré senté la semaine dernière prévoit un transfert dp pouvoir en trois mois.Les six États membres du CCG, alliance régionale militaire et politique, demandent au président Saleh de remettre les rênes du pays à son vice-président dans le délai d’un mois après la signature d’un accord.Un responsable de l’opposition devrait prendre la tête d’un gouvernement intérimaire chargé de préparer l’élection présidentielle deux mois plus tard.Le projet accorde l’immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers qui ne pourraient pas faire l’objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires.Reuters KHALED ABDULLAH REUTERS Un manifestant à Taiz, hier SCRS SUITE DE LA PAGE B 1 à Al-Qaïda».Toutefois, le rapport suggère que l’individu en question est resté au service des réseaux islamistes, dupant ainsi ses employeurs occidentaux.Selon le New York Times, le document militaire secret explique qu’après plusieurs interrogatoires, la CIA a conclu qu’il «gardait secrètes plusieurs informations importantes», et qu’il constituait toujours une menace.Le journal relate que selon les dossiers secrets, l’homme a, par la suite, été renvoyé dans son pays d’origine.La Presse canadienne TCHERNOBYL SUITE DE LA PAGE B 1 cet accident, tout comme de celui de Eukushima.Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl avait explosé au cours d’un test après une erreur de manipulation, provoquant des rejets radioactifs qui avaient contaminé une bonne partie de l’Europe.Agence France-Presse LE DEVOIR LE MARDI 26 AVRIL 2011 B 3 AUTOMOBILE La Honda Civic 2012 : le remodelage d’un classique Honda, en jouant ainsi la carte du conservatisme, ne nuit-elle pas à long terme à sa réputation de compagnie innovatrice ?4: 1 ) n 1985, la compagnie Coca-Cola a commis un impair qui est, par la suite, passé à l’histoire comme étant la pire gaffe de mise en marché de XX® siècle: le remplacement de sa boisson mythique par ce qu’on a appelé, à l’époque, le «Nouveau Coke».Quelques semaines plus tard, sous le feu nourri des critiques et les pressions de mouvements populaires, la mul-tinationale devait faire V marche ar- rière et ramener son «ancien» Coke, \ rebaptisé J/ pour l’occa- sion «Coke ASCAL Classique».BoissÉ Conclu- sion de l’épisode: quand vous êtes numéro un des ventes dans un segment, il est extrêmement délicat de repositionner votre produit ou de changer sa recette! Et si vous osez, cela peut rapidement tourner à la catastrophe.C’est probablement le genre de désagrément que Honda a voulu éviter en présentant la neuvième génération de sa Civic dont les différentes déclinaisons seront lancées graduellement sur le marché au cours des prochains mois.Bien qu’il s’agisse officiellement d’une toute nouvelle Civic, il serait peut-être plus avisé de parler d’une Civic Classique.Frilosité Dans un contexte économique précaire, Honda n’a donc pas voulu prendre de risque avec une voiture qui trône depuis treize ans au sommet des ventes canadiennes et qui, même après six ans sur le marché (un an de plus que ce qui était prévu à l’origine), ne démontrait pas de signes d’essoufflement.En effet, cette Civic a toujours fait bonne hgure face à ses rivales et elle n’avait pas pris une ride.Bien qu’elle n’ait jamais été le produit le plus spectaculaire ni le plus joli de sa catégorie, elle savait demeurer une proposition intéressante avec sa habilité rassurante, sa sécurité et son agrément de conduite.Ainsi, pour minimiser les risques et peut-être, on s’en doute, les investissements, la Civic 2012 n’est qu’une évolution très en douceur qui conserve les principales caractéristiques de la génération précédente.Le gabarit général du véhicule est préservé puisque c’est la même architecture qui est employée.De même pour la motorisation qui progresse, certes, mais dans les détails seulement (sauf pour la version sportive Si qui a droit à une augmentatiqn de cylindrée si-gnihcative).A première vue, on peut conclure qu’il s’agit là d’un simple restylage et non pas d’une refonte en profondeur, mais ce n’est pas le cas.11 n’en fallait pas plus pour que plusieurs de mes collègues journalistes automobiles, tant américains que canadiens, déchirent leur chemise lors de la présentation en avant-première de la Civic 2012 en janvier au Salon de Detroit.Ils s’attendaient à une révélation, une révolution, une transfiguration.et ils ont eu droit à un plat réchauffé.Ces gens sont endurcis et habitués à l’esbroufe des constructeurs qui rivalisent à coup d’innovation technologique et de déclarations fracassantes.Alors, * n ^4 h’."¦r ,
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