Le devoir, 5 mars 2011, Cahier A
Une femme LIBRE dans la peau d une ESCLAVE Un roman de Lawrence Hill > Cahier Livres -?www.ledevoir.com ?- Attention, théâtre toxique ! Brigitte Haen^ens dirige Christian Lapointe dans Le 20 novembre de Lars Norén > Cahier Culture LE DEVOIR Vol.en N “ 4 LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MARS 2011 2,63S+taxes=2,99 JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’agente Elizabeth Kraska, du poste de quartier 26 dans le quartier Mountain Sights, aide des enfants à traverser à une dangereuse intersection.LISA-MARIE GERVAIS Montréal, 7h du matin.En ce matin glacial et gris, le quartier industriel Mountain Sights ne paie pas de mine.La présence de manufactures, de concessionnaires et la proximité de Tautorou-te Décarie attirent nombre de poids lourds et autres véhicules vrombissants qui ne partagent pas toujours la route avec les résidants, des moins nantis et des immigrants.La berline de Tagente Elizabeth Kraska s’enga- ge dans le chemin — de croix! — que doivent parcourir à pied jusqu’à l’école certains enfants des environs.A la hauteur de la rue Victoria, qui à la course, c’est l’enfer!» a expliqué Tagente qui travaille au poste de police de quartier 26.Ce matin n’est pas comme les autres.Dans la rv ul^ J 1» U' V' nuit, sur l’autoroute Décarie à la « On a un problème de société avec 1 obésité, hauteur de Jean-Talon, un chaut- mais on ne construit pas nos villes pour les rendre plus fard a foncé dans une voiture de sécuritaires et permettre aux élèves de marcher» OnViLêm?dû SLiuHe forcené.Conséquence?La «15» est fermée dans les deux directions, donnant lieu à un trafic est parallèle à l’autoroute Décarie, la rue Jean-Talon a six voies, trois vers Test et trois vers l’ouest.«Ici, devant une aussi grande intersection, un piéton ne peut pas marcher naturellement, il doit être VOIR PAGE A 10: RISQUES Petit miracle sur le Plateau ¦ Les infractions courantes aux abords des écoles, page A 6 et A 7 Libye Les insurgés gagnent du terrain Kadhafi demande à rONU de lever ses sanctions MARCO BÉLAIR-CIRINO De violents combats faisaient rage entre insurgés et fidèles au dirigeant libyen, hier, alors que la confusion régnait dans le pays sur l’état des forces en présence.Les rebelles, maîtres de Test du pays, ont continué leur progression vers l’ouest, au 18" jour d’une révolte sans précédent.Le capitaine Chouaib al-Akaki, qui a rallié le camp de l’opposition, s’inquiétait à l’idée des affrontements à venir, forcément fratricides.«Nous essayons de limiter les pertes des deux côtés.En Libye, nous sommes tous parents.» En début de soirée, après avoir lancé une vaste attaque, les insurgés ont revendiqué la prise de la ville de Ras La-nouf — qui abrite un important terminal pétrolier dans le gobe de Syrte —, à 600 km à Test de la capitale.Tripoli, aux mains de l’armée régulière.Mais à Tripoli, le vice-ministre des Affaires étrangères, Khaled Kaïm, a contesté les affirmations des insurgés et a affirmé que les forces gouvernementales contrôlaient bel et bien la ville.Une chose semble néanmoins certaine: les violents affrontements, marqués par des bombardements intenses et des tirs d’artillerie, se seraient soldés par «de nombreux morts et blessés».La ville de Zaouïa était toujours l’objet d’âpres combats en début de soirée.Les forces loyales au régime ont en effet lancé dans la journée une offensive pour reprendre le contrôle de cette localité située à 50 km à l’ouest de Tripoli.Environ 2000 rebelles ont été repoussés vers la place centrale.«La place est sûre, mais [les forces gouvernementales] VOIR PAGE A 10: LIBYE ¦ Le dilemme américain, page B 1 ¦ Ailleurs dans le monde arabe, page C 7 Mouammar Kadhafi NEWSCOM CAHIER SPECIAL Journée de la femme Les grandes religions monothéistes inférioriseraient la femme ¦ Cahier G INDEX Actualités.A 2 Annonces.C 8 Avis publics.C 6 Bourse.C 2 Carrières.C 6 Culture.C 9 Décès.C8 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées.B 5 Monde.C 7 Mots croisés.D 5 Météo.C4 Perspectives.B 1 Sports.C 8 Sudoku.D 5 Paris refait ses Halles Pendant que le CHUM se fait attendre, le ventre de Paris sera bientôt refait à neuf sous un gigantesque toit de dentelle de verre CHRISTIAN RIOUX Paris —De part et d’autre de l’océan, deux pelletées de terre auront été Iq-vées à peu près en même temps.A Montréal, le chantier du CffUM a finalement démarré à la suite d’une véritable saga commencée en 2000 et qui n’est peut-être pas terminée.Pendant ce temps, la Erance a mis en branle un chantier autrement plus gigantesque: celui des ffalles de Paris, au cœur de la capitale.Eaisant mentir l’image d’une administration bureaucratique, les travaux décidés deux ans après ceux du CffUM se termineront trois ans plus tôt, soit en 2016.Dans cinq ans, le «ventre de Paris», ainsi que l’avait appelé Zola, aura été entièrement rénové.Sous un vaste toit de verre, ce qui est devenu dans les années 70 la principale porte d’entrée de la capitale à cause de la gare de RER sera VOIR PAGE A 10: HALLES PATRICK BERGER ET JACQUES ANZIUTTI ARCHITECTES Symbole de ce chantier colossal qui dépasse le milliard de dollars, un gigantesque toit de verre de 1,7 hectare, la Canopée, recouvrira le tout.Il abritera l’entrée du centre commercial et s’ouvrira sur un jardin entièrement réaménagé.77831302834810 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 MARS 2011 ACTUALITES Hausse du budget du gouverneur général du Canada Michaëlle Jean touchera une pension annuelle de 130 000 $ ALEC CASTONGUAY Le budget du gouverneur général du Canada sera à la hausse l’an prochain, alors que le salaire de David Johnston sera augmenté de 4 %, à 135 000 $.L’ancienne gouverneure générale, Michaëlle Jean, 53 ans, commencera également à toucher sa pension de retraite: un montant annuel de 130 000 $.Malgré le déficit de 45 milliards de dollars prévu à Ottawa, le poste budgétaire du gouverneur général du Canada sera à la hausse en 2011-2012, selon les documents rendus publics cette semaine par le Conseil du Trésor.Le budget total sera de 19 824 000 $, soit une hausse de 0,5 %.Une augmentation modeste obtenue grâce à des compressions dans les «dépenses de programme» du gouverneur général, car au chapitre des salaires et pensions, il y a une hausse marquée.Le budget des dépenses de programme recule de 89 000 $, à 17 015 000 $.Une baisse entièrement annulée par une augrnentation de 85 000 $ versés à titre d’avantages sociaux aux employés du gouverneur général.Le poste budgétaire des avantages sociaux atteindra 2,15 millions en 2011-2012.Ensuite, le gouverneur général, David Johnston, voit son salaire passer de 129 800 $ à 135 000 $, une hausse de 4 %.Les avantages de sa résidence officielle de Rideau Hall, ainsi que ses dépenses de transport et de repas, ne sont pas compris dans ce montant.Le bond le plus important est toutefois du côté des pensions de retraite.Le poste budgétaire passe de 413 000 $ à 520 000 $, soit une hausse de 26 %.Michaëlle Jean, qui a quitté ses fonctions l’automne dernier pour se consacrer à l’UNESCO et Haiti, touchera le plein montant de sa pension, 130 000 $, soit l’éqitivalent de son salaire lorsqu’elle était en poste.11 y a présentement trois anciens gouverneurs généraux qui touchent une pension: Edward Shreyer, Adrienne Clarkson et Michaëlle Jean.La Loi sur le gouverneur général prévoit aussi une pension pour les conjoints survivants des anciens gouverneurs généraux, qui reçoivent la moitié de la pension de leur conjoint décédé.11 a actuellement deux conjoints survivants.Le Devoir F-35 : une facture impossible à prévoir Des experts, dont Kevin Page, estiment que le gouvernement n’a pas de preuves solides pour affirmer que l’avion coûtera 75 millions l’unité ALEC CASTONGUAY Le gouvernement Haiper manque de preuves pour affirmer que l’avion de chasse E-35 coûtera entre 70 et 75 millions de dollars l’unité et que l’entretien des appareils coûtera entre 250 et 350 millions par année au trésor public.C’est la conclusion à laquelle en est arrivé le directeur parlementaire du budget.Kevin Page, qui rendra public son rapport sur le E-35 mardi prochain.Un expert américain arrive au même constat.Selon les informations obtenues par Le Devoir, Kevin Page n’a pas obtenu du ministère de la Défense et du Conseil du trésor les analyses lui permettant de confirmer que les chiffres fournis au public par le gouvernement Harper depuis l’annonce de l’achat des 65 avions P-35, en juillet dernier, sont valides.M.Page critiquera le «manque de transparence» et le côté «hermétique» qui entoure cette acquisition militaire majeure.Alors que plusieurs pays partenaires du P-35, comme les Pays-Bas et le Danemark, révisent à la hausse la facture à venir du P-35 en raison des difficultés dans le développement de l’appareil aux Etats-Unis, le ministre de la Défense, Peter MacKay, tient bon.«C’est le meilleur avion pour le Canada.Je ne sais pas d’où viennent tous les chiffres qui circulent, mais nos meilleures estimations parlent de 70 à 75 millions par avion», a-t-il dit il y a ime semaine.Kevin Page affirmera qu’il est particulièrement difficile d’évaluer l’entretien à long terme de l’avion, puisque la production à grande échelle ne commencera pas avant 2016.Le gouvernement, lorsqu’il affirme que l’entretien du P-35 oscillera entre 250 et 350 nuUions par année, ne se base sur rien de solide étant donné qu’aucun appareil n’est encore en service, selon l’équipe de M.Page, qui étudie ce dossier depuis juillet dernier.Un expert américain témoigne Un point de vue partagé par Winslow Wheeler, un expert américain du Center for Defense Information, basé à Washington, un centre d’analyse indépendant sur les questions militaires.M.Wheeler a travaillé pendant 30 ans pour des comités du Sénat américain, notamment le puis-saqt comité du budget.À la demande du Comité permanent de la défense de la Chambre des communes, M.Wheeler a livré ses commentaires sur l’achat du P-35 par le Canada.Un document écrit, obtenu par Le I' '4^ ¦1C SOURCE LOCKHEED MARTIN «Même notre Force aérienne ignore pour le moment quel sera le prix final.Je n’arrive pas à comprendre pourquoi le Canada se fie aux chiffres qui vous ont été présentés», écrit un expert américain à propos des F-35.Devoir, qui demande aux élus canadiens de faire bien attention avec l’achat du F-35.Winslow Wheeler, très critique, affirme que les risques entourant ce projet sont «élevés».«Les coûts d’acquisition et d’exploitation des F-35A sont imposants et ne cessent de croître, mais le prix définitif est inconnu», écrit-il, ajoutant que le Canada ne devrait pas «agir à la hâte».Le débat fait également rage aux Etats-Unis, dit-il.«Même notre Force aérienne ignore pour le moment quel sera le prix final.Je n’arrive pas à comprendre pourquoi le Canada se fie aux chiffres qui vous ont été présentés.» Les «problèmes» dans le développement de l’avion étant nombreux, il faut faire attention avec les estimations «trop conservatrices» qui circulent, selon M.Wheeler, notamment parce que les tests à venir pourraient révéler de nouvelles difficultés.«Les coûts qui vous sont présentés sont ceux destinés à vous ‘faire acheté/’, ùs coûts réels, lorsque votre gouvernement négociera un contrat en bonne et due forme, et au moment où le programme entamera son cycle de vie, risquent fort d’être une surprise très désagréable», écrit-il.11 ajoute: «Une chose est sûre, c’est que le prix unitaire que le Canada devra payer en échange d’un chasseur F-35A complet et opérationnel sera bien au-dessus de 70 millions de dollars.» Le Devoir ETAIT LA POUR VOUS 51 tLLt DEVIENT Si \ âc : 'If '¦ 514 873-4074 1 800 363-9020 Curateur public Ouébei WWW.CURATEUR.G0UV.QC.CA LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MARS 2011 A ACTUALITES BLAIR GABLE REUTERS Contre le profilage ethnique conservateur Les partis d’opposition condamnent la stratégie électorale révélée par une bourde au ministère de l’Immigration et demandent la démission de Jason Kenney GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — Les partis d’opposition ont fait front commun pour dénoncer hier le profîlage ethnique contenu dans la stratégie électorale des conservateurs, dévoilée au grand jour par la bévue d’un employé du ministre de l’Immigration jeudi.Les conservateurs ont passé une partie de la journée à se défendre de la bourde commise par le directeur des affaires multiculturelles de Jason Kenney, Kasra Nejatian — qui a démissionné dans la soirée de jeudi.Cet adjoint a envoyé par erreur à une députée du NPD une lettre sollicitant une contribution financière pour une campagne publicitaire conservatrice destinée à certaines clientèles ethniques.La lettre était accompagnée d’un document détaillant toute la stratégie pour convaincre l’électorat de ces communautés de voter pour les conservateurs.Les Asiatiques du Sud, les Chinois, les Juifs et les Ukrainiens sont au centre des visées conservatrices.Deux éléments Deux éléments dérangent l’opposition dans cette affaire: d’abord, l’utilisation du papier à en-tête du député Kenney pour une sollicitation de fonds électoraux — ce qui est interdit.Mais il y a aussi le ton de la stratégie et l’approche «clientéliste» du gouvernement.Selon le leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette, «le ministre manque de jugement dans sa mission comme ministre responsable de Vlm-migration».«Il se prête à une opération partisane qui touche les communautés culturelles et Jack Layton souffrait d’une microfracture à la hanche.Jack Layton opéré L’intervention à la hanche s’est bien déroulée, mais l’état de santé du chef du NPD suscite des rumeurs GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — La microfracture à la hanche subie par Jack Layton il y a deux semaines a obligé hier le chef du NPD à interrompre ses activités pour subir une opération qui le tiendra éloigné du Parlement un certain temps.Selon les néodémocrates, la convalescence sera suffisamment courte pour permettre à M.Layton d’être de retour avant le dépôt du budget fédéral, le 22 mars.Sa présence sera d’autant plus cruciale que le sort du gouvernement dépendra alors du vote du NPD, seul parti de l’opposition susceptible d’appuyer le budget pour éviter des élections.Atteint d’un cancer de la prostate depuis plus d’un an, Jack Layton paraît affaibli depuis plusieurs semaines.Il a perdu beaucoup de poids et a le teint pâle.Sa microfracture à la hanche — dont l’origine précise est officiellement inconnue (il se serait blessé en s’entraînant) — l’obligeait à se déplacer en béquilles depuis une quinzaine de jours.Lors des points de presse donnés au Parlement, il devait ainsi prendre appui sur un objet solide pour tenir debout.Durant la période de questions, M.Layton souffre visiblement au moment de se lever et de s’asseoir.Lundi dernier, il transpirait à grosses gouttes durant son point de presse quotidien.Autant de signes indiquant un état de santé chancelant.Et cela suscite des rumeurs à Ottawa: le chef du NPD sera-t-il en mesure de soutenir une exigeante campagne électorale qui impose de parcourir un pays de près de 10 millions de kilomètres carrés?Sa santé influencera-t-elle le vote du NPD sur le prochain budget?Au sein du parti, on soutient que le chef sera présent pour la campagne et qu’il est prêt pour celle-ci.De même, on nie toute corrélation entre la santé de M.Layton et le choix du NPD de voter pour ou contre le budget.L’opération d’hier a été rendue nécessaire par l’absence d’amélioration de la condition de la hanche de M.Layton depuis deux semaines.Selon l’hôpital où il est traité à Toronto, la chirurgie a duré trois heures et s’est très bien déroulée.M.Lay-ton demeurera à l’hôpital de trois à cinq jours.Le Devoir BLAIR GABLE REUTERS Le ministre Jason Kenney a pris la responsabilité de l’erreur de son adjoint, dont il a accepté la démission.les nouveaux arrivants au Canada, dit-il.A mon sens, c'est quelque chose d'indécent.Il est responsable de s'assurer que l'ensemble des nouveaux arrivants soit traité sur un pied d'égalité.Mais lui privilégie une catégorie plus que l'autre.» M.Paquette trouve «méprisante» cette attitude.«Ce n'est certainement pas la responsabilité du ministre de l'Immigration d'être le ministre de la propagande conservatrice auprès des communautés ethnoculturelles».Comme le NPD la veille, le Bloc a demandé hier la démission de M.Kenney, l’homme de confiance de Stephen Harper pour amadouer une clientèle historiquement plus proche des libéraux.Pour la députée libérale Mare-lene Jennings, «le plan de financement des conservateurs pue le mépris».«Ils cataloguent des circonscriptions entières comme étant “très ethniques".Ça veut dire quoi, être “très ethnique"?Est-ce que les conservateurs pensent que certains Canadiens sont plus canadiens que d'autres?» David McGuinty, leader parlementaire des libéraux, y voit l’expression claire d’une stratégie visant à «diviser le Canada pour se maintenir au pouvoir».Chez les néodémocrates, le député Pat Martin estime qu’il y a un «conflit d'intérêts» quand le ministre de l’Immigration cible aussi précisément certains groupes ethniques pour faire des gains électoraux.«Le ministre Kenney a l'obligation de placer les intérêts [de la population] en premier, pas ceux du Parti conservateur.» Pas la bonne tête Concernant l’utilisation de papier officiel pour solliciter fonds électoraux, M.Martin a réitéré sa demande de démission de Jason Kenney.«L'adjoint qui a été congédié ne l'a pas été pour une infraction au code d'éthique, a-t-il dit.Il a été remercié parce qu'il a été assez idiot pour se faire prendre.Or, c'est la tête du ministre qui devrait rouler pour avoir utilisé son bureau et le poids de son titre pour orchestrer la stratégie des conservateurs aux frais des contribuables.» Le leader parlementaire du gouvernement, John Baird, a pour sa part affirmé que «c'est une affaire sérieuse et évidemment inacceptable.Le ministre a donné l'instruction que les associations de circonscription soient contactées, et il s'attendait à ce que ce soit fait [selon les règles habituelles], pas en utilisant les ressources parlementaires».Mais M.Baird estime que M.Kenney a fait ce qu’il fallait en acceptant la démission de son adjoint, en s’excusant et en prenant la responsabilité de l’erreur.M.Kenney était au Pakistan hier pour assister aux funérailles de Shahbaz Bhatti, le ministre des Minorités assassiné.Le Devoir E N BREF 500 000 $ pour quitter son poste Ottawa — Le gouvernement Haper a versé plus de 500 000 $ en indemnité et primes de départ à l’ancienne commissaire à l’intégrité du secteur public en disgrâce, Christiane Ouimet, pour que celle-ci quitte son poste.La vérificatrice générale avait remis un rapport accablant, en décembre, qui critiquait Mme Ouimet pour avoir omis d’accomplir son travail et avoir vitupéré ses employés.- La Presse canadienne MONSIEUR é.Du 15 au 20 mai 2011 I cede.fd.ulaval.ca I ete@fd.ulaval.ca Depuis 1953 Jyous» re&ùiartyfisy ùjuù.DROIT INTERNATIONAL DE L’INVESTISSEMENT OGÜ/Y RENAULT RREAU 'THE CANADIAN BAR>SS6cT?CflO Dlvwtfn dü Quebec '6u«Cec Branch enu nae CREDIMI Fasken Martineau www.fasken.com © uB TDII1V« Institut québécois des hautes études internationales (HEI) ¦ jél| Industne Industry mWm Canada Canada CanadS transnalional dispute management c< Nous restaurons les 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sur des BPC pour en réduire la toxicité afin de pouvoir ultimement les enfouir légalement et sécuritairement dans ses cellules de Grandes-Piles, en Mauricie.Bennett soutenait plus précisément que le procédé d’oxydation des BPC d’Horizon n’avait été autorisé nulle part au Canada, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne et qu’une revue de la littérature scientifique sur cette technologie indiquait que nulle part, il n’avait été testé à une échelle industrielle avec succès.Partant, l’omission de Québec d’exiger une preuve solide de l’efficacité de cette technologie aurait placé le gouvernement en contravention du traité nord-américain.Ce dernier exige que chaque gouvernement applique rigoureusement ses lois environnementales.Concurrence La CCE reconnaît que Bennett se qualifie pour porter plainte et à plusieurs autres volets du traité.Mais un article du traité précise que les plaintes «doivent viser à promouvoir l’application rigoureuse des lois plutôt que de harceler une entreprise».Qr, constate la commission, Bennett reconnaît lui-même être un concurrent d’Horizon au Québec et qu’elle pourrait être victime de concurrence déloyale de sa part, tout cela dans les documents soumis.La commission environnementale estime qu’on ne peut pas dans l’état actuel du dossier conclure que Bennett ne profiterait pas économiquement d’une remise en question de l’efficacité de la technologie de son concurrent et qu’elle bénéficierait plutôt tangiblement d’obtenir des renseignements sur le procédé industriel de son concurrent, que la loi protège.En somme, la plainte de Bennett pourrait nuire économiquement à Horizon, ce que la clause du traité, qui priorise l’application de la loi plutôt que le harcèlement industriel, ne permet pas.La commission de l’ALENA récuse donc la plainte de Bennett, mais lui accorde 30 jours pour soumettre des éléments qui justifieraient une réouverture de sa plainte, soit d’ici le f f mars.Bepnett a déjà été condamnée aux Etats-Unis à payer en 2008 une amende de f million pour avoir participé à une conspiration en vue de frauder l’Agence de protection de l’environnement (EPA).Bennett avait été alors convaincue d’avoir soudoyé des employés entre 2002 et 2004 poiu fausser à son avantage un appel d’offres.Le Devoir Québec déposera son budget le 17 mars MARTIN OUELLET Québec — Le prochain budget du Québec sera présenté le 47 mars, a annoncé hier le ministre des Einances, Rajunond Bachand.Contrairement à l’usage, le budget québécois sera déposé avant celui du gouvernement fédéral, prévu le 22 mars.Le gouvernement du Québec attend généralement de connaître les orientations budgétaires d’Qttawa avant de concevoir son budget.Cette fois, le ministre Bachand n’a pas jugé utile de céder le pas à son homologue fédéral, Jim Elaherty.«Les transferts fédéraux sont tous réglés jusqu’en 2013 et 2014 selon le cas.La péréquation est réglée aussi, il n’y a pas d’incertitude», a expliqué le ministre, en point de presse à Québec.En devançant son vis-à-vis fédéral, M.Bachand voulait aussi éviter que le contexte préélectoral à Qttawa relègue le budget du Québec au second plan.«Disons-le clairement, quand le budget fédéral va être déposé, il se retrouvera au centre d’un \ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Déterminé à maintenir ie cap sur un retour à i’équiiibre budgétaire en 2013-2014, Raymond Bachand est conscient que son budget fera son iot de mécontents.Québec-Qttawa n’est toujours pas réglé.Même si les deux gouvernements devaient en venir à une entente aujourd’hui même, il faudrait enco- Contrairement à l’usage, le budget des mois de travail québécois sera déposé avant celui technique , , avant que le du federal, prevu le 22 mars premier chèque fédé- tourbïllon préélectoral.Le dépôt du budget du Québec est un geste important et je veux que vous ayez le temps de vous y consacrer avant d’être pris dans le tourbillon», a-t-il expliqué.Le budget Bachand a été préparé sans tenir compte du montant de 2,2 milliards de dollars attendu du gouvernement fédéral en guise de compensation pour l’harmonisation des taxes de vente.Malgré des négociations intensives, ce vieux contentieux ral soit livré au Québec, a souligné le ministre québécois.Retour à l’équilibre Déterminé à maintenir le cap sur un retour à l’équilibre budgétaire en 20i3-20i4, M.Bachand est conscient que son budget fera son lot de mécontents.«Je ne vous dirai pas qu’il y aura 50 000 personnes dans la rue pour m’applaudir parce que, bien sûr, maintenir un cadre financier est toujours difficile», a-t-il dit.Les centrales syndicales seront vraisemblablement les premières à monter au front.Au cours des derniers mois, les sjmdicats ont tenté sans succès de convaincre M.Bachand d’étaler sur un plus grand nombre d’années le délai prescrit poiu le retoiu au déficit zéro.De passage à Candiac pour l’annonce d’un investissement, le premier ministre Jean Cha-rest a été très clair quant aux intentions du gouvernement.«Il faut revenir à l’équilibre budgétaire en 2013-2014.Je peux vous annoncer aujourd’hui que, dans le budget, on va confirmer qu’on va être les premiers à revenir à l’équilibre budgétaire.Et ça, on y tient mordicus», a fait valoir M.Charest en point de presse.Le premier ministre n’a pas voulu vendre la mèche sur les mesiues que contiendra le budget Bachand, mais a laissé entendre qu’il poiurait y avoir des ressources pour la création de nouvelles places en garderie.«On va avancer là-dessus», a-t-il laissé tomber.4our assainir les finances de l’État, le gouvernement Charest espère limiter à 2,2 % la croissance des dépenses de programmes en 2044-2042.La coupe est radicale lorsque l’on tient compte du fait que la croissance moyenne des dépenses depuis 2003 a été de 4,8 %.Les partis d’opposition concluent que le gouvernement Charest est incapable de limiter le rythme de ses dépenses et préfère fouiller dans les poches des contribuables.En ce qui concerne le déficit budgétaire, M.Bachand pré-voyaiL en décembre dernier, un manque à gagner de 4,6 milliards pour l’année qui vient.La Presse eanadienne SOUTHAM LOFTS Les saumons menacés par Shannon LOUIS-GILLES FRANCŒUR La Eédération québécoise du saumon aüantique (EQSA s’oppose de façon «claire et ferme» au projet de construction d’un barrage et d’une petite centrale hydroélectrique par la municipalité de Shannon, jugé susceptible de compromettre la siu-vie du saumon dans la rivière emblématique de la Jacques-Cartier, qui a donné son nom du parc national du nord de Québec.C’est pourquoi cette fédération, qui recoupe les saumoniers et des gestionnaires de rivières à saumons du Québec, estime que tout projet susceptible de toucher les saumons doit faire l’objet d’une audience publique.De plus, estime Yvon Côté, le président de la EQSA, Québec devrait intensifier ses efforts de restauration de la rivière plutôt que d’y laisser se multi- plier les obstacles à la migration dans le milieu de vie le plus méridional de cette espèce au Québec.La EQSA demande aussi au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs «d’accélérer le processus de création d’une aire protégée afin de préserver l’intégrité écologique du corridor riverain de la Jacques-Cartier».Après avoir connu une forte croissance jusqu’au début des années 90, la population de saumons de la Jacques-Cartier a amorcé un déclin prononcé.La EQSA attribue ce déclin à trois facteius: une réduction du taux de siuvie en mer, la diminution du programme d’ensemencement de jeunes saumons et l’effet des trois ouvrages hydroélectriques privés siu ce cours d’eau.Le Devoir - xÆn&ette» tATnis»tenofi^en/èhaentaire' L'AGENDA MODERNE^ aç^enào'NilGtiOti, &xxicofr^ftay ,2acr H^iclis/etC'.y(çench,x/, ^c^eterie&^^nes/, ca/tes/, ^)/um6S/ct/s^/c>s/, a3um‘î/dc/^fÂcoù}S/, œticàix/cà^ôiircaii/ 446, me/JLSuI^ice/, H4eua>\JX)fiirdal ^el^hone/: 6i4 S46-^S0 ^l£ur&!/ cÛouaeHure/.¦ càt/âmc&awaencù'e(&c&/ ÏOÂ/ 00 à/ A?A/ 00 fex/samecA’i/ cAma/icÂ&t/ de/ YOA/ 00 à/ /â'A/SO EN BREF Morissette acquitté Québec — Le psychiatre Louis Morissette, de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal, a été acquitté hier des chefe d’accusation de pa^e et d’entrave à la justice qui pesaient contre lui à la suite de son témoignage au procès de Prancis lYouk, reconnu coupable du meiutre de Nancy Mi-chaud.Le p^chiatre avait alors juré qu’il avait écouté au complet le témoignage de l’accusé, ce qui était impossible puisque les enregistrements n’étaient pas disponibles à ce moment.Én rendant son verdict, le juge Carol St-Cyr a indiqué qu’il existait un doute raisonnable sur le caractère intentionnel du mensonge du D'^ Morissette.- La Presse canadienne HABITER VOTRE HISTOIRE HÉRITAGE INDUSTRIEL RECONSTITUÉ IDÉAL POUR VOTRE STYLE DE VIE URBAIN 81 LOFTS AUTHENTIQUES ENTRE Büü - 2ÜÜÜ PC MAINTENANT 50% VENDU BUREAU DE VENTE SITUE AU 1070 RUE BLEURY T.514.400.1070 F.514.400.1071 SOUTHAMLOFTS.COM Achetons tableaux Marcel Barbeau, Paul-Émile Borduas, Marcelle Perron, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Jean-Paul Riopelle.Achat 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La cause a été entendue au-delà de toute espérance par la nouvelle mairie du Plateau, élue juste avant l’accident.«L’administration précédente ne nous a jamais écoutés, poursuit Mme Laferté.Au contraire, trois semaines après avoir déposé notre pétition, le conseiller politique du maire d’arrondissement communiquait avec nous pour une rencontre et finalement, ce qui va être réalisé va au-delà de nos espérances.» Un chantier vert Le maire du Plateau, Luc Perrandez, mène d’autant plus allègrement la contre-offensive qu’il s’est fait élire sous la bannière de Projet Montréal, dont le programme place en haut de ses priorités l’apaisement de la circulation.«L’accident grave avec commotion cérébrale a servi de déclencheur, explique le maire rencontré devant l’école.La première variable de notre intervention, c’est la sécurité.La deuxième, c’est la qualité de vie autour de l’institution, elle-même drôlement i JACQUES NADEAU LE DEVOIR En 2003, un élève sur quatre se rendait à l’école à pied, alors que cinq ans plus tôt, en 1998, le tiers trottait de la maison jusqu’à son casier.Les abords de l’école Laurier Situation actueiie: Les environs de l’école Laïuier, à Montréal, tels qu’ils sont, piu béton et antipiétons.Plutôt qu’une rue de quartier, une piste de coiuse poiu les véhicules en transit, avec des trottoirs ne permettant pas deux poussettes côte-à-côte.Un enfant a subi une fracture du crâne en 2009 à l’angle de la rue Berri, dernière victime d’une liste noire.Les parents ont réclamé des aménagements séciuitaires (dos-d’âne, passages zébrés, etc.) en vain.AVANT Une rue pour les voitures Centre Saint- Denis Êcoie Laurier Cour d’écoie Métro avenue Laurier APRES Une rue pour tous Centre Saint- Denis h Ecoie Laurier d’ecoie 71 Metro n Egiise Source Ville de Montréal Proposition d’aménagement: La mutation se fait pour séciuiser et pacifier les déplacements autoiu de l’école, mais aussi au profit du Centre Saint-Denis tout près, du métro, de f’égfise et des commerces voisins.La circulation automobile se fera dans un seul sens autour de trottoirs élargis, bordés d’arbres.Une piste cyclable ira dans les deux sens.Rue Berri, derrière fa corn d’écofe, un débarcadère permettra aux automobilistes de déposer les enfants de manière séciuitaire.La circulation de transit dans le quartier sera massivement détournée vers de grands axes nord-sud.construite, comme tout le reste, à une drôle d’époque où l’auto avait tous les droits.» Il désigne alors la porte minuscule de l’école, peu invitante.Elle donne sur un trottoir exigu où deux poussettes ne peuvent se croiser.«Je sais que vous n’aurez pas de place pour l’écrire, mais je le raconte quand même, poursuit-il.Ici, sur l’avenue Laurier, l’administration Drapeau Pour sécuriser les alentours de l’école Laurier, l’équipe Ferrandez transformera en sens unique l’avenue Laurier, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Papineau voulait aménager une grande artère, comme le boulevard Saint-Joseph.Les plans ont échoué quand un commerce a refusé l’expropriation à l’intersection du boulevard Saint-Laurent.Les plans voulaient aussi que l’avenue Christophe-Colomb coupe à travers le parc Laurier.On l’a échappé belle.» Le changement de paradigme ne voit plus le quartier du point de vue de l’ingénieur routier voulant rendre le plus fluide possible le déplace- ment en véhicule moteur du point A au point B, quitte à écraser des écoliers au passage.D’ailleius, plus de la moitié des enfants fréquentant l’établissement ne viennent pas du quartier.Plusieurs sont transportés en autos par leurs parents, alors que l’entrée de métro ne pourrait se trouver plus près.Ceux-là aussi rajoutent donc au problème de circulation.Le monstre s’active aussi dans la machine.Pour sécuriser les alentours de l’école Laïuier, l’équipe Perrandez transformera en sens unique vers l’est l’avenue Laurier, entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Papineau.La chaussée sera rétrécie, et les trottoirs élargis.Les plans prévoient des pistes cyclables, des arbres, beaucoup d’arbres, des bancs, beaucoup de bancs, et un débarcadère dans la rue Berri, derrière la corn d’école.La limite de vitesse passera à 20 km/h.Un premier pas La mutation coûtera «entre 4 et 5 millions».Les premiers travaux débuteront dans quelques se- maines, d’abord pour tracer des pistes cyclables et changer les axes de circulation.Le grand chantier ouvrira l’automne prochain.L’état des égouts décidera de l’ampleur des aménagements en surface.Ce plan s’inscrit dans un ensemble plus vaste «pour des rues plus sécuritaires» qui va aussi affecter les axes est-ouest Rachel et Roy, qui va surtout carrément détoiuner la circulation de transit vers les grandes artères Saint-Denis et Papineau.Le sens unique des rues limitrophes sera revu pour forcer un grand détournement.Actuellement, huit véhicules sur dix circulant dans l’arrondissement y passent sans s’y arrêter.«La transformation aura des effets importants sur l’école Laurier, mais elle s’inscrit dans une volonté beaucoup plus large de réaménager le quartier pour le redonner aux résidants, résume le maire Perrandez.L’école a été le déclencheur.Autour d’elle, il y a un centre communautaire, une église, une station de métro, des commerces.Si on ne peut pas redonner de vie de quartier à une zone comme celle-là, où pourra-t-on y arriver?» Le Devoir Les blogues du Devoir vwww.ledevoir.coiri/blogues 67 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MARS 2011 A 7 HAUTS RISQUES L’exemple montréalais 3771 enfants blessés par des voitnres Enfants âgés de 5 à 17 ans blessés lors d’un accident implicant un véhicule à moteur, entre 1999 et 2008 (Blessés ayant bénéficié de l'intervention d'un ambulancier) • Sites de collision.Les jeunes blessés étaient piétons, cyclistes ou occupants de véhicule à moteur Parc • Secteur autour d’une école (rayon de 500 m) où 40 enfants et plus ont été blessés ______ ^ y 4 *i Les pires endroits pour piétons et cyciistes ¦ ’7x ;' /Â- •/ X.At.-\k>Z' .i^ 7 â 41 îfc * POUR TOUT SAVOIR : WWW.CANALSAV0IR.1V Faculté de l'éducation permanente Certificat en santé mentale PROBLÉMATIQUES ACTUELLES + FONDEMENTS + PRATIQUES D'INTERVENTION ADMISSION PRINTEMPS-ETE 2011 514 343.6090 vwvw.fep.umontreai.ca/santementale A Université de Montréal A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 MARS 2011 ACTUALITES Pensions fédérales : la Cour suprême rejette deux recours BRIAN MYLES La Cour suprême a évité à Ottawa une facture de 2,6 milliards de dollars hier en rejetant simultanément deux recours collectifs pour discrimination fondée sur l’âge dans l’administration des pensions fédérales.Deux veuves de la Colombie-Britannique, Hazel Ruth Withler et Jean Helen Fitzsimonds, étaient les instigatrices de ces recours collectifs.La Loi sur la pension de retraite des Forces armées canadiennes et la Loi sur la pension de la fonction publique comprennent toutes deux des clauses qui ont pour effet de réduire progressivement les prestations supplémentaires versées aux vpufs et aux veuves à la suite du décès d’un conjoint À par tir de 60 ans dans le premier régime, 65 ans dans le second, les prestations supplémentaires du conjoint survivant sont amputées de 10 % par année.Mme Withler et Mme Fitzsimonds ont lait valoir qu’il s’agit d’une forme de discrimination fondée sur l’âge, entretenant le stéréotype «non étayé et inexact» voulant que les besoins financiers d’ime personne diminuent au fur et à mesure qu’elle vieillit En réduisant graduellement les prestations, Ottawa envoie le message que les personnes âgée,s sont moins dignes de l’aide et de l’attention de l’État ont fait valoir leurs avocats.Les veuves ont été déboutées en première instance et devant la Cour d’appel de la Colombie-Bri- tannique.À l’unanimité, les neuf juges de la Cour suprême rejettent à leur tour leurs arguments.«Un régime général conçu pour répondre aux intérêts divergents de différents groupes d’âge doit nécessairement opérer des distinctions fondées sur des critères généraux, dont l’âge, pour combler les différents besoins des employés tout au long de leur vie professionnelle», estime la Cour suprême.Dans l’analyse d’une situation de discrimination alléguée, les tribunaux doivent prendre en considération l’étendue du régime et la multipbci-té des intérêts qu’il tente de concilier, ajoutent les neuf juges.«Le régime de prestations repose sur la mise en commun des ressources de tous les participants au profit de tous», précise l’arrêt.Une défaite aurait pu s’avérer très coûteuse pour Ottawa.Les sommes réclamées s’élevaient à 2,3 milliards dans le recours collectif sur les pensions de la fonction pubbque et à 285 millions dans celui sur les pensions des Forces armées.Environ 5000 personnes sont touchées par la décision.Ottawa verse annuellement quelque 138 mil-bons en prestations supplémentaires de décès aux conjoints survivants.Cette aide financière est versée en plus de la pension de conjoint survivanfi afin d’aider la personne endeuibée à traverser les difficultés financières subséquentes au décès.Le Devoir Avee La Presse eanadienne EN BREF À VOS crayons! C’est aujourd’hib à l’UQAM qu’aura beu La Grande Dictée Éric-Fournier, qui s’adresse aux fiiturs enseignants et à ceux qib le sont déjà.Pour cette quatrième année, le texte qib sera lu aux participants est une création de Biz, de Loco Locass.Le chanteur amant de la langue française tiendra également une conférence intitulée «Pourquoi continuer de parlerfrançais en l’an 2000 au Québec?».Les participants se partageront plus de 30 000 $ en bourses et prix de présence.«L’idée, c’est d’encourager les gens à participer pour qu’ils redécouvrent le plaisir de jouer avec la langue française au moyen djune dictée», a expbqué le fondateur de la Dictée Éric-Fouritier, Jean-Guillaume Dumont Organisée par l’J^sociation des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation (ADEESE), en coUaboration avec la Faculté des sciences de l’édu- cation de l’UQAM, la dictée rend hommage à Éric Fouriüer, un étudiant en enseignement de l’UQAM décédé prématurément en 2007, à l’âge de 22 ans.Un enregistrement vidéo de la dictée sera dispo-itible sur le site du Devoir dès lundi.- Le Devoir Vache folle en Alberta Edmonton — Le Canada est désormais aux prises avec un nouveau cas de maladie de la vache fobe.La vache laitière découverte en Alberta amène à 18 le nombre d’animaux atteints de la maladie cérébrale mortelle au pays depuis 2003.John Masswohl, de l’Association canadienne des éleveurs de bétail, a déclaré que la vache n’était pas entrée dans la chaîne albnentabe hu-mabie ou animale, et que ce nouveau cas ne devrait pas nuire au commerce canadien de bœuf sur la scène mondiale.- La Presse canadienne INVITATION ReLatioNS CELEBRE ™ nc/*Anr^ ncn^Ai DE REGARD PERÇANT Le lundi 14 mars 2011,19 h Au Cesù, 1200, de Bleury, Montréal (métro Place des Arts) Faisant écho au rôle passé et actuel de Relations dans la société québécoise ainsi qu’au thème de l’indignation du dossier de mars, la soirée rassemblera des artisans, auteurs et amis de la revue qui témoigneront de moments forts.i^^iStioNs - La forria fÿ'gnation W par Sarita Ahoo/a Amélie C>escheneau.Cuay Bernard Émond Vivian Labrie Utül/ppe Jean-François tessard André Myre Sylvie Paquerot Pol Pelletier Jean-Claude Ravet Aminata Traoré i Chanson, musique, poésie et conte ponctueront la soirée avec Jocel)m Bérubé (conteur), Bernard Émond (cinéaste), Marie-Andrée Lamontagne (écrivaine), Claire Pelletier (chanteuse), Pol Pelletier (dramaturge), Emmanuelle Quiviger (flûtiste) et Alejandro Venegas (chanteur-guitariste du groupe Intakto).Un vin d’honneur et un gâteau d’anniversaire seront servis.Au plaisir de fêter ce 70^ anniversaire avec tous les amis lecteurs et lectrices de la revue! RSVP avant le 9 mars et renseignements : Christiane Le Cuen, 514-387-2541, poste 234 EXPOSITION DU 70" Du 7 mars au 31 mai, les Archives des jésuites du Canada, en collaboration avec la revue, présenteront une exposition spéciale pour souligner le 70® anniversaire de Relations.À découvrir à la Maison Bellarmin, située au 25, rue jarry Ouest (du lundi au vendredi du 8 h 30 à 18 h).JACQUES NADEAU LE DEVOIR Quelque 7200 personnes sont actuellement en attente d’une place dans un CHSLD.Les listes d’attente des CHSLD s’allongent MARCO BÉLAIR CIRINO Les listes d’attente des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) s’abongent à la vitesse grand V, si bien que le gouvernement du Québec a tort de prétendre que la création de 800 nouvelles places dans les CHSLD raccourcira sensiblement les délais d’attente, soutient l’Association québécoise des retraités des secteurs public et parapubbc (AQRP).Quelque 7200 personnes sont actuellement en attente d’une place dans un CHSLD, soit 1200 de plus qu’en août dernier, fait valoir l’AQRP, tout en montrant du doigt de nouvelles données statistiques.Les régions sociosanitaires de Montréal, de la Capitale-Nationale et de la Montérégie regroupent à elles seules plus des trois quarts des personnes en attente d’une place en CHSLD, selop l’association des retraités de l’État.«La pression augmente encore pour les CHSLD qui sont aux prises avec des taux d’occupation frisant les 100 % dans toutes les régions du Québec», affirme la présidente de l’AQRP, Madelai-ne Michaud, au lendemain du dévoilement d’un plan gouvernemental de services intégrés pour les personnes âgées.«Les 800 places en CHSLD annoncées [jeudi] sont nettement insuffisantes par rapport aux besoins en croissance d’une population vieillissante», ajoute-t-ebe.Il faut agir avec prudence lorsqu’on interprète ces données.met en garde l’attachée de presse de la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien.«Il y a beaucoup de doublons.Par exemple, il y a des gens qui sont sur la liste d’attente de sept CHSLD», souligne Louise Quintin, avant de préciser que Toujours plus d’attente Palmarès des régions sociosanitaires seion ie nombre de personnes en attente d’une piace en CHSLD 1.Montréal 2857 2.Capitale-Nationale 1838 3.Montérégie 909 4.Laurentides 493 5.Laval 303 6.Outaouais 151 7.Lanaudière 136 8.Chaudiére-Appalaches 103 9.Mauricie et Centre-du-Québec 89 10.Abitibi- Témiscamingue 86 11.Estrie 72 12.Saguenay-Lac-Saint-Jean 64 13.Bas-Saint-Laurent 60 14.Côte-Nord 45 15.Gaspésie- îles-de-la-Madeleine 3 Tout le Québec 7209 Source: Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic les agences de la santé et des services sociaux s’affabaient à en faire le recensement.Le premier ministre du Québec, Jean CharesL a annoncé jeudi l’injection de 150 millions de dollars en 2011-2012 dans les sobis aux persoimes âgées, dont 50 millions pour la création de 800 places.De son côté, l’AQRP réclame la création d’au moins 5000 nouveUes places en CHSLD.Une large part de ces 800 nouvelles places seront créées «au cours des prochaines années» dans les régions de la Montéré-^e, de Lanaudière, des Laïuen-tides et de Laval.«Il y a un rattrapage à faire dans ces régions», affirme l’attachée de presse du ministre de la Santé Yves Bol-duc, Karine Rivard.«Ce sont des endroits où il y a eu un boom de population important, mais où il n’y avait pas de ressources développées en même temps.» A Montréal — oû près de 2857 personnes attendent une place en CHSLD, selon l’AQRP —, le gouvernement du Québec ne compte pas bâtir de nouveaux CHSLD, mais «mettre le bon patient au bon endroit».«A Montréal, il y a plus de places en CHSLD, en moyenne, que dans le reste du Québec.Par contre, il en manque en RI [ressoruces biter-médiairesj.Il y a des gens qui sont actuellement en CHSLD, mais qui devraient être en RI», fait remarquer Louise Qubitin.«En ramenant les personnes qui sont mi-au-tonomes dans les ressources intermédiaires, ça va permettre de libérer des lits de CHSLD», poursuit Karine Rivard.Le Devoir Hommage aux récipiendaires Prix d’excellence en enseignement de la Faculté des sciences sociales La Faculté des sciences sociales est heureuse de souligner le mérite des récipiendaires des prix d’excellence en enseignement, honorés lors de sa 21® Soirée des prix d’excellence, en février dernier : Marcel Filion Département de science politique Prix de la catégorie chargé de cours ou d’enseignement Marcel Fillon est chargé de cours au Département de science politique de l'Université Laval depuis 2001.Ses champs d'intérêt sont la philosophie politique ainsi que les institutions politiques comparées.La clarté et la pertinence de son livre Régimes politiques et sociétés dans le monde, destiné à l'enseignement et publié en 2007 en tant que coauteur en collaboration avec M.Guy Gosselin, lui a valu des éloges.Par son dévouement à l’enseignement.Monsieur Filion est très apprécié par la communauté universitaire et le taux de satlsiaction globale des étudiants à son égard se situe entre 81 % et 94%, soit au-dessus de la moyenne départementale.Sincères léllcitatlons! Normand Brodeur École de service social Prix de la catégorie piulesseur adjoint Normand Brodeur est professeur adjoint à l’École de service social depuis 2006.Ses champs d’intérêt sont l’intervention psychosociale individuelle, la déontologie, la violence conjugale, l’Immigration et l’intervention auprès des clientèles masculines.Monsieur Brodeur a dispensé plusieurs cours obligatoires au 1» cycle et a développé pour chacun des outils pédagogiques originaux et très appréciés des étudiants.Il est coauteur d’un chapitre portant sur la réflexion éthique dans l’Intervention publié dans le livre «Introduction au travail social» (PULJ, un manuel de base pour la formation en service social.UNIVERSITE lAVAL Faculté des sciences sociales LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 MARS 2011 A 9 ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je ne crois pas que les Haïtiens auront peur d’aller voter.Je pense que peut-être ils ne seront pas motivés pour aller voter», affirme Mirlande Manigat Mirlande Manigat courtise les Haïtiens de Montréal La candidate à la présidence verrait un taux de participation électorale de 50 % comme « un pas positif » LIA LEVESQUE \ A un peu plus de deux semaines du second tour du scrutin en Haïti, la candidate à la présidence Mirlande Manigat affirme qu’elle se réjouira d’un taux de participation de 50 %.«Une des hypothèses, c’est la participation.Et je peux m’exprimer en tant que citoyenne et en tant que politologue, et pas nécessairement en tant que candidate, en disant que, si nous atteignons les 50 % de votants, je pense que ce sera un pas positif», a-t-elle jugé.«Je ne crois pas que les Haïtiens auront peur d’aller voter.Je pense que peut-être ils ne seront pas motivés pour aller voter», a-t-elle ajouté.Mme Manigat, qui fera face à Michel Martelly pour ce second tour des présidentielles haïtiennes, le 20 mars, se trouve à Montréal, hier et aujourd’hui, pour rencontrer les Haïtiens de la diaspora.Elle les a d’ailleurs invités à convaincre leurs amis, les membres de leur famille et leurs proches qui ont le droit de vote en Haïti à exercer ce droit et à voter, bien sûr, pour elle.Des ex-présidents discrets Au cours d’une rencontre avec la presse hier dans un restaurant de Montréal, Mme Manigat a dit souhaiter que deux anciens présidents haïtiens, Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier, sachent se faire discrets à l’occasion de ce second tour.«En tant que citoyenne, je pense que la présence simultanée des deux ex-présidents qui ont laissé des souvenirs tout à fait différents dans la mémoire collective, leur présence risquerait de provoquer quelque agitation, non pas de l’agitation, mais disons au moins une sorte d’effervescence.Alors que, étant donné la délicatesse des élections qui s’annoncent, je pense que le pays a besoin de calme et de sérénité», a dit Mme Manigat.Elle admet que la machine électorale ne lui inspire guère confiance, vu les incidents qui ont eu lieu lors du premier tour.Michel Martelly Eace à son adversaire Michel Martelly, elle tient des propos nuancés.Ainsi, elle dit faire preuve d’ouverture par rapport à son camp.«A priori, je n’exclus personne.Nous n’avons pas dans notre camp le monopole de la compétence.Les compétences se trouvent aussi dans le camp de Michel Martelly.» Mais elle ne semble pas très ouverte à intégrer M.Martelly dans son équipe si elle est élue le 20 mars.«Je ne vois pas quel poste ministériel je pourrais donner à M.Martelly», a-t-elle répondu.Elle continue de penser que l’avenir d’Haïti passe par l’aide internationale, mais croit qu’Haïti devra faire ses preuves pour que cette aide soit finalement versée et serve aux fins pour lesquelles elle a été prévue.«Nous devons compter sur l’aide internationale; nous en avons besoin.Mais je pense qu’il nous faut essayer de mobiliser déjà, si petite soit-elle, une capacité d’autofinancement national par l’in- troduction, dans nos pratiques de gouvernance, d’un peu plus de sérieux, d’un peu plus de méthode et d’un peu plus d’intégrité.Nous avons un Etat qui fonctionne mal, qui est un peu prédateur et qui ne contrôle rien du tout.Et le peu de ressources que nous avons est mal utilisé», a conclu la candidate.La Presse canadienne Ambiance de plomb au défilé Dior L’absence du couturier John Galliano, poursuivi pour injures racistes, assombrit l’atmosphère GERSENDE RAMBOURG Paris — Peu importe la richesse des velours ou la légèreté des volants, le dernier défilé de John Galliano pour Dior s’est déroulé hier à Paris dans une atmosphère assombrie par l’absence du couturier britannique, écarté de la maison et poursuivi pour injures racistes.Pait rarissime, le p.-d.g.de la maison, Sidney Toledano, est arrivé sur scène juste avant le spectacle pour dénoncer les propos «intolérables» de M.Galliano, une «épreuve» particulièrement «douloureuse» à vivre pour la maison de luxe, dont les valeurs restent «intactes», a-t-il assuré.«Chacun chez Dior, qui s’est donné corps et âme à son travail, est stupéfait et attristé par ces paroles inqualifiables», a-t-il ajouté, rendant hommage aux ateliers qui, le «cœur serré», ont fait aboutir cette collection pour l’hiver prochain.11 a aussi rappelé que la sœur de Christian Dior avait été déportée à Buchenwald.John Galliano, 50 ans, était le directeur artistique de la maison depuis quinze ans.Le couturier, poursuivi en justice par trois plaignants, est accusé d’avoir proféré des insultes antisémites et racistes au cours de deux incidents dans un café parisien.Et une vidéo accablante diffusée depuis lundi sur Internet le montre attablé, ivre, déclarant son admiration pour HiÜer dans un flot de grossièretés.«Sous influence» Le top-modèle russe Natalia Vodianova, seule célébrité à avoir assisté au défdé qui se voulait sobre, a estimé qu’il ne fallait pas retenir du couturier «que le scandale».«John est sous l’influence d’une maladie contre laquelle il se trouve impuissant; l’alcool fait faire des choses monstrueuses aux gens», a-f elle déclaré aux caméras, alors que plusieurs mannequins sortaient en larmes des coulisses, interdites exceptionnellement à la presse.La très influente directrice artistique du Vogue américain, Grace Coddington, a laissé entendre son admiration pour le créateur.«Mes impres- sions?De très beaux vêtements, tout simplement.On verra bien ce que [la marque] arrivera à sortir la prochaine fois.» Jambes nues perchées sur d’interminables talons, un jeune homme attendait les spectateurs devant la sortie du musée Rodin avec un bouquet de mimosas et une affiche proclamant «The king is gone» (le roi est parti).A contrario, une poignée de manifestants tren-tenaires avaient été écartés par la police avant le défilé: titubant et vociférant comme des ivrognes, ils scandaient: «Bernard Arnault, viens nous servir à boire!» Le milliardaire, propriétaire de la marque, ne s’est pas montré dans la salle.Pas de provocation Là, c’est le mannequin fétiche de Dior, l’Américaine Karlie Kloss, qui ouvre le défilé.Pas d’attitude provocante cette fois.Sous sa cape, elle a les mains posées sur les hanches, pour dévoiler la petite veste en cuir en dessous, son visage mangé par un large chapeau.Les modèles, qui jouent généralement les aguicheuses impertinentes avec les photographes, marchent le visage fermé, sans trahir la moindre émotion.Leur maquillage, assez marqué, est moins fantaisiste.Côté vêtements, tous les codes de la maison, son «ADN» comme on aime dire dans le milieu de la mode, sont bien présents.«Mais il manque l’âme», souligne un habitué.Tailles marquées et robes du soir façon nuiset-te.Toutefois, les couleurs se font rares.Beaucoup de pastels pour les robes courtes, sauf un bustier en velours rouge profond prolongé d’or-ganza ou cette robe aubergine à volants, intercalant quelques touches amusantes de fourrure.Au final, moment tant redouté car c’est là qu’apparaissait Galliano dans des effets toujours spectaculaires, une bonne quarantaine d’ouvriers et d’ouvrières des ateliers arrivent sur scène, en blouse blanche.Une page se tourne.Agence France-Presse Couette gourmande Spécial Relâche Surclassement en suite supérieure Résmez pour un séjour entre le 26jévAer au 10 mars 2011 À PARTIR DE 129» NOUVEAU EETIT- d^uner gourmand AU RESTAURANT LE^ 48S2 SAINT- pour deux personnes incluant le stationnement H à S VIEUX-QUÉBEC LE PORT-ROYAL Achetons immédiatement tableaux canadiens et européens.Grande valeur offerte.Dallaire Perron Fortin Gagnon Krieghoff Franchère 35' Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle Suzor-Côté Éi^uation verbale gratuite pour les noms d-haut mentionnés, selon la disponibilité.Claude Lafitte; 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A 10 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 MARS 2011 ACTDALITES LIBYE SUITE DE LA PAGE 1 nous attaquent de Vest et de Vouest Nom combattrons jusqu’au bout Ils essaient de pénétrer dans la ville pour la reprendre» y a déclaré un porte-parole de Tin-surrection, Youssef Chagan.«Cette ville est en état de siège, elle a été encerclée par l’armée», a confirmé l’envoyée spéciale de Sky News, Alex Crawford.Peu avant, la télévision libyenne avait annoncé que la ville avait été reprise par le colonel Kadhafi et que le «chef du groupe terroriste» de la ville, Hussein Darbouk, avait notamment été tué.La situation restait donc incertaine, de même que le bilan des affrontements.La chaîne de télévision Al-Arabiya parlait d’au moins 13 personnes tuées, tandis qu’Al-Jazira en évoquait plus de 50 et 300 blessés.Une forte explosion a par ailleurs détruit un dépôt d’armes près de Benghazi, fief de l’insurrection, dans l’est du pays, a déclaré un porte-parole de l’opposition.Les hôpitaux de la ville recensaient hier soir au moins 17 morts et 26 blessés.A Tripoli, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une centaine de manifestants scandant des slogans contre le régime, dans le quartier rebelle de Tajoura.Des appels avaient été lancés dans les rangs des protestataires afin de profiter de la prière du vendredi pour se faire entendre.A la place Verte, une centaine de personnes ont manifesté leur soutien au colonel I^dhafi.Des heurts ont eu lieu entre des petits groupes de manifestants pro et anti-Kadha-fi non loin de là, a indiqué un témoin.Médiation étrangère?Sur le front diplomatique, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaïm, a annoncé hier que le dirigeant libyen avait donné son feu vert au plan de recherche d’une solution négociée à la crise libyenne présenté par le président du Venezuela, Hugo Chavez.«Nous avons dit que la Libye avait accepté l’initiative de Hugo Châvez», a dit M.Kaïm à des journalistes à Tripoli.Même son de cloche à Caracas, où un porte-parole du président Hugo Châvez avait assuré jeudi que le gouvernement libyen avait donné son aval au plan vénézuélien.Cependant, le fils cadet de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, faisait valoir avant-hier qu’aucune médiation étrangère n’était nécessaire pour mettre fin à la crise dans son pays.«Nous disons merci [.], mais nous sommes capables de résoudre nous-mêmes nos problèmes.Il n’y a pas besoin d’une intervention étrangère», avait-il lancé à la chaîne de télévision britannique Sky News.D’autre part, le «guide de la révolution» a exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU à suspendre les sanctions adoptées il y a une semaine contre lui.Dans une lettre datée du mercredi 2 mars — la première réaction officielle du régime libyen aux Nations unies —, le gouvernement libyen se dit «stupéfait» par le train de sanctions en vigueur, soulignant que le recours à la force contre les manifestants a été «minimal».Le régime réclame notamment que l’interdiction de voyage et le gel des avoirs contre Mouammar Kadhafi et son entourage «soient suspendus jusqu’à ce que la vérité soit établie».Fuir le pays Des travailleurs étrangers cherchant à fuir les combats en Libye seraient empêchés de gagner la frontière tunisienne, a mis en garde le Haut- Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), après le tarissement du flux de réfugiés.Le nombre de personnes franchissant le poste-frontière tunisien de Ras Jdir, situé à deux heures de route à l’ouest de Tripoli, a chuté hier par rapport aux journées précédentes.Quelque 1800 personnes ont franchi la frontière jeudi, selon le HCR, ce qui représente un dixième du flux quotidien observé en début de semaine.«Le HCR craint que les conditions de sécurité en Libye empêchent les gens de partir», a déclaré le porte-parole du HCR présent à Ras Jdir, Firas Kayal.D’ailleurs, plusieurs ressortissants étrangers ont pris la route de l’Algérie, puisque des éléments fidèles au régime du colonel Kadhafi gardent les voies menant vers la Tunisie et l’Egypte, ont indiqué des organisations non gouvernementales.Plus de 172 000 personnes ont quitté la Libye depuis le début du soulèvement, «essentiellement des travailleurs expatriés qui regagnent leur pays», a expliqué hier la chargée des Affaires humanitaires à rONU, Valerie Amos.Le Devoir D’après VAgence France-Presse, Le Monde et Reuters ‘J % REUTERS Des rebelles en position de combat près de Ras Lanouf.RISQUES SUITE DE LA PAGE 1 monstre dans les rues tout autour.Et comme c’est souvent le cas, cette circulation chaotique accentue les risques d’accident dans le secteur.La petite Jolaine Sihoumnoue en sait quelque chose.Il y a mois, un automobiliste distrait et un peu trop pressé lui a roulé sur le pied alors qu’elle traversait la rue.Comme Jolaine, chaque année, des centaines d’enfants sont happés par un véhicule motorisé dans les rues de Montréal.Entre 1999 et 2008, un total de 3771 enfants âgés de 5 à 17 ans à pied ou à vélo ont été victimes d’accidents.Et ce serait pire si on ne faisait pas que tenir compte des jeunes éclopés transportés en ambulance.Sans grande surprise, les arrondissements de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Mer-cier-Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont-La Petite-Patrie occupent les trois premières positions de ce navrant palmarès.Pourquoi?Ce sont des secteurs où les enfants sont plus nombreux, qui sont striés de grandes artères et où les gens, moins enclins à posséder un véhicule, tendent à marcher davantage.«Ce sont les hypothèses les plus probables», note avec prudence Patrick Morency, médecin spécialiste en santé communautaire et chercheur à la Direction de la santé publique.Il ajoute à cela une autre cause,^celle de la qualité des aménagements routiers.«A Montréal on ne les a pas mesurés comme tel, mais ailleurs, par exemple en Ecosse où une étude a comparé deux villes, les quartiers pauvres avaient de quatre à six fois plus d’enfants blessés, constate-t-il.Ils ont quand même réussi à diminuer les accidents en faisant des réaménagements.C’est intéressant de voir qu’il y a des villes dans le monde qui ont réussi à réduire les inégalités par des aménagements plus sécuritaires.» Aberrations autour des écoles A Montréal, où la voiture a le feu vert à peu près partout, il reste du chemin à parcourir.Dans les rues entourant les écoles, qui fourmillent de bambins précisément aux heures de pointe, les aberrations se multiplient.Des panneaux de 50 km/h dans la rue de l’école, des voitures stationnées en triple devant les établissements, des intersections à voies multiples sans traverses piétonnes et des corridors scolaires mal indiqués.Parlez-en aux profs, aux brigadiers, aux parents.Père de famille averti, Alex Montagano a mené son combat notamment à Côte-des-Neiges.A l’époque où il y habitait, des escouades de circulation patrouillaient souvent dans le secteur.Nombre de contraventions se donnaient aux chauffards sans que rien y fasse.M.Montagano a fini par porter ses doléances au conseil d’arrondissement, puis par faire signer une pétition.«Quatre mois après le dépôt de la pétition, un conducteur avait brûlé un feu rouge, frappé quatre piétons, dont deux sont morts.C’est là que je me suis engagé dans le dossier des mesures d’apaisement de la circulation», raconte-t-il en déplorant la lenteur d’action des autorités.Les différents ordres de gouvernement se renvoient trop souvent la balle.Qui de la ville centre, des arrondissements, du ministère des Trans- ports, de la Sécurité publique ou de la commission scolaire a un rôle à jouer?Cela dépend du type d’aménagement proposé.L’ajout d’un brigadier?Le service de police et la municipalité.L’implantation d’une traverse piétonne lumineuse?Cela dépend si l’installation se fait dans une rue locale, une route collectrice ou une autoroute.Un groupe de parents de l’école Laurier a ainsi attendu pendant six ans qu’on installe un arrêt-stop à une intersection devant l’établissement.en vain.Priorité aux piétons Avec la directrice de l’école et le coup de pouce de la Maison d’aurore (qui mène un projet de Quartier vert, actif et en santé en collaboration avec le Centre d’écologie urbaine de Montréal), Jean-François Boyer a toutefois l’intention ferme de gagner son combat contre Goliath.Il sensibilise au danger à coups d’interventions à l’école, dans son quartier, à la ville centre.Son credo?Priorité aux piétons.Ü n’a d’ailleurs pas de mal à convaincre les parents de son secteur, le Plateau-Mont-Royal.Il n’accepte pas que des enfants aient à affronter une intersection aussi hostile que Saint-Joseph et De Lorimier pour aller à l’école Saint-Pierre-Claver.Une brigadière a même été fauchée non loin de là.«On a enlevé le brigadier.Mais c’est un feu de circulation qu’on aurait dû mettre, déplore-t-il.On essaie de promouvoir le transport à vélo, mais si les enfants ne peuvent pas traverser des grandes artères comme Saint-Joseph, ça sert à quoi?» Les cartes produites par les chercheurs de la Direction de la santé publique [en page A 7] sont sans équivoque.Les écoles autour desquelles on a répertorié 40 enfants piétons ou cyclistes blessés et plus dans un rayon de 500 mètres sont situées le long d’importantes artères montréalaises qui traversent l’île d’un bout à l’autre, comme l’autoroute métropolitaine et l’avenue Papineau.Près de dix écoles ont pignon sur rue ou sont situées à proximité de cette artère dangereuse.«Il y a tout plein de facteurs qui peuvent expliquer le risque de blessures, mais le nombre de piétons et le volume du trafic demeurent des indicateurs très importants», rappelle Patrick Morency.D’ailleurs, la croyance largement médiatisée selon laquelle les comportements fautifs du piéton sont en cause dans 80 % des accidents est trompeuse, rapporte un mémoire de l’Agence de la santé et des services sociaux déposé à l’Assemblée nationale en 2007.Il faut plutôt agir sur les facteurs environnementaux, insiste-t-on.Le règne de Tauto Cela nécessite un certain courage.Un courage dont ne font pas souvent preuve les autorités, estime le commissaire scolaire depuis 20 ans Kenneth George.«Les grandes artères de la ville ont été conçues pour les gens qui vont à Laval et Ahuntsic et qui travaillent au centre-ville», dit M.George.A l’époque du maire Pierre Bourque, lorsqu’il a commencé comme commissaire, il n’était pas question de nuire au transit pour des raisons économiques.On ne s’en cachait même pas.«Ça a été des années de lutte pour commencer à faire des gains.Ça a commencé à changer lorsqu’André Uivallée est devenu maire d’arrondissement Il était aussi responsable du transport au comité exécutifi>, reconnaît M.George.Professeur à l’Institut d’urbanisme de l’Univer- sité de Montréal, Paul Lewis croit pour sa part que la situation s’est aggravée pour les piétons.«J’ai tendance à penser que l’environnement urbain est plus insécurisant qu’il y a 20 ans.Il y a plus d’autos dans les rues et les gens respectent moins la réglementation que par le passé», note-t-il.Les parents qui vont reconduire leurs enfants à l’école «mettent la vie des autres en danger» en raison de «leurs comportements disgracieux».Des études menées par le Groupe de recherche Ville et mobilité, qu’il dirige, ont conclu que les parents, qui utilisent davantage la voiture pour aller au travail, sont de plus en plus nombreux à aller reconduire leur marmaille à l’école.Le corollaire de cette habitude de vie est que les enfants marchent moins qu’avant, au profit non pas du transport en commun, mais de l’automobile.En 2003, 25 % des élèves du primaire et du secondaire de la grande région de Montréal marchaient pour aller à l’école, contre 32 % en 1998.«Ça n’a pas beaucoup changé aujourd’hui», assure M.Lewis.Alex Montagano y voit pour sa part le plus aberrant des paradoxes.«On a un problème de société avec l’obésité, mais on ne construit pas nos villes pour les rendre plus sécuritaires et permettre aux élèves de marcher», constate-t-il.Aménager Pespace Malgré tout, des concepts tels qu’«apaisement de la circulation» et «aménagement urbain sécuritaire» gagnent du terrain.Surtout autour des écoles.Pour l’instanfi Vélo Québec s’en occupe plutôt bien avec son initiative «Mon école à pied, à vélo» à laquelle adhèrent désormais 210 établissements dans 16 régions du Québec.Le programme permet aux écoles de recevoir la visite d’experts qui passent au peigne fin l’environnement de l’établissement.Y a-t-il un réseau cyclable connecté aux écoles?Les intersections sont-elles bien dégagées?Les feux laissent-ils aux piétons le temps de traverser?Une fois l’état des lieux complété, on dresse une liste de recommandations.Le plus grand défi demeure la mobilisation de tous les acteurs — policiers, élus, commissaires, parents — capables d’apporter un changement, note Lucie Lantei^e, directrice générale de Vélo Québec Association.«Rien que pour le diagnostic, ça peut prendre un an.» Paul Lewis reconnaît qu’il n’est pas mauvais de s’attaquer au problème en commençant par mieux aménager l’environnement immédiat des établissements.«Mais il y a un vice dans l’analyse.Prenons l’exemple d’un enfant qui a un kilomètre à marcher.Si on me dit qu’on sécurise les intersections dans un rayon de 100 mètres autour de l’école, ça veut dire que mon enfant marche 900 mètres sans sécurité aucune, avance-t-il.Il faut sécuriser les trajets sur l’ensemble de l’espace urbain qu’ils doivent parcourir et réduire la vitesse des automobiles, la longueur des traversées, etc.» Dans l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, on travaille depuis plusieurs années à l’élaboration du projet «Namur/Jean-Talon», comprenant des condos et un réaménagement du secteur, y compris le quartier Mountain Sights.Les résidants espèrent y voir un impact sur leur qualité de vie.En attendant, leurs enfants pourront désormais tous aller à l’école.dans l’autobus jaune que vient tout juste de leur autoriser la commission scolaire.Le Devoir HALLES SUITE DE LA PAGE 1 presque entièrement refait.C’est un peu comme s’il fallait refaire en même temps la station Berri-UQAM, les galeries de la Cathédrale et le square Berri à Montréal.Sur ces 500 mètres, on trouve d’abord la plus grande station de métro d’Europe, où défilent 800 000 personnes par jour.Juste au-dessus, mais toujours sous terre, s’élève sur trois niveaux l’un des plus grands centres commerciaux d’Europe.Enfin, en surface, se dresseront plusieurs bâtiments publics, dont une bibliothèque, un conservatoire et une salle de spectacle.Sans oublier le jardin des Halles, l’un des plus grands de Paris.Symbole de ce chantier gigantesque qui dépasse le milliard de dollars, un gigantesque toit de verre de 1,7 hectare, la Canopée, recouvrira le tout.Il abritera l’entrée du centre commercial et s’ouvrira sur un jardin entièrement réaménagé.Le mot «canopée» désigne la cime des arbres et veut représenter l’abri sous lequel circuleront bientôt près d’un million de personnes chaque jour.Amener la lumière sous terre Le site des Halles accueille un marché public depuis le XIL siècle.Réaménagé dans les années 70 dans un style contemporain évoquant la Belle Epoque, le nouveau Forum des Halles avait remplacé les somptueuses Halles de Baltard.La destruction de ces chefs-d’œuvre d’acier et de verre est considérée aujourd’hui comme un véritable crime architectural.Tout cela pour un aménagement qui n’a jamais fait l’unanimité.«Le site des Halles n’avait jamais trouvé sa place dans le paysage architectural parisien», explique Anne Hidalgo, première adjointe du maire de Paris.Les foules immenses s’y engouffrent par de minuscules entrées qui s’ouvrent sur des tunnels sombres où circulent les escaliers mécaniques.Les bâtiments et le jardin possèdent de nombreuses impasses.A l’exception d’une terrasse dominant le jardin, les bâtiments extérieurs ont mal vieilli.Pour Patrick Berger, lauréat du concours d’architecture tenu en 2004, il fallait d’abord et avant tout tenir compte des centaines de milliers de déplacements quotidiens qui font vivre ce quartier.«On a d’abord dessiné la géométrie des flux de personnes circulant en surface, mais aussi de bas en haut», dit l’architecte, qui a réorienté le forum et les jardins sur un axe est-ouest, à l’image du Louvre et du jardin des Tuileries.Jour et nuit, on circulera librement sous ce toit de verre.L’architecte aurait voulu ouvrir à la lumière du jour non seulement le centre commercial, mais aussi la gare de métro.Mais il a dû abandonner l’idée pour des raisons de coûts et de sécurité.Celui qui arrivera en métro accédera donc progressivement à la lumière du jour par une série de terrasses découvrant au fur et à mesure l’environnement des Halles, comme la très belle église Saint-Eustache.Un projet contesté L’architecte dit s’être inspiré de motifs de la nature.Vu des airs, le toit de 14,5 mètres de haut et 95 de portée a la forme d’un coquillage fait de dentelle de verre ajourée.Il permettra de récupérer les eaux de pluie pour le jardin.Des panneaux solaires seront aussi installés.Un verre opaque a été sélectionné afin de protéger les passants des intempéries, mais aussi des grandes chaleurs.Restait le défi de construire une telle armature sans interrompre le trafic du métro ni fermer le centre commercial.Pour cela, les architectes ont conçu un gigantesque pont roulant qui surplombera l’entrée du centre et permettra d’assembler le toit en nuisant le moins possible aux autres activités.Le prototype d’un bout de toit a déjà été construit en banlieue de Paris afin de tester sa résistance.Face à ceux qui dénoncent la démolition des aménagements actuels, Patrick Berger se défend d’avoir voulu poser un geste monumental sans respecter l’environnement urbain.«Je pense que la forme doit être produite par le milieu, dit-il.Or le milieu, c’est d’abord les formes de vie, les géométries sociales.» Berger évoque notamment les marquises, très courantes à Paris, qui déborderont de l’ensemble pour protéger les passants dans leurs déplacements.La hauteur du toit ne dépassera pas les gabarits environnants.L’ouverture sur le jardin est aussi dans la tradition des grandes constructions parisiennes.Des terrasses de café seront aménagées sous le toit.«Fallait-il faire du néo-haussmannien pour respecter le patrimoine?demande Anne Hidalgo.On ne peut pas figer Paris dans le formol.» Ces arguments n’ont toujours pas convaincu un petit groupe d’opposants qui dénonce le caractère «absurde et hideux» de l’ensemble et l’abattage de 250 arbres (qui seront néanmoins replantés).Les riverains s’inquiètent du vent qui soufflera sous le toit à cause de son orientation.Enfin, les fientes de pigeons pourraient rendre le verre moins lumineux, disent les opposants.Après de nombreuses rencontres de consultation, la mairie de Paris a néanmoins décidé d’aller de l’avant, dit Anne Hidalgo.«Après 200 réunions publiques, plusieurs votes au Conseil et une enquête publique, il était temps de trancher.» Correspondant du Devoir à Paris LE DEVOIR www.Iedevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la 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