Le devoir, 7 février 2011, Cahier B
LE DEVOIR.LE LUNDI 7 E E V R I E R 2011 AUTOMOBILE Le retour de Fiat Page B 5 CULTURE La Semaine de mode s’ouvre aigourd’hui Page B 8 MOPE Les ficelles cassées de l’Occident iff L ' s^- François Brousseau Pantois, les Occidentaux continuent de regarder les événements du monde arabe comme un train qui passe à grande vitesse, et qu’on n’avait pas vu venir.On a beaucoup relevé, ces dernières semaines, le caractère moralement honteux et à courte vue de l’appui «stratégique» de Washington et de Paris aux régimes brutaux de cette région du monde.C’était flagrant dans le cas de la France avec la Tunisie de l’ex-président Ben Ali: un dictateur ami, qui avait l’avantage supposé de nous protéger — «nous Français, nous Occidentaux» — contre la vague islarpiste.La relation entre l’Egypte et les Etats-Unis reposait sur le même genre d’arrangement tacite et d’appui complaisant: ce Moubarak n’est certes pas un démocrate, mais il jouait bien, du point de vue de Washington, le rôle du «bon Arabe», stratégiquement utile, couvert de subventions, même si son régime écrase l’opposition et pratique la torture.Avec toujours la même idée: contenir la menace islamiste, qu’elle soit réelle ou imaginaire.Cette alternative maudite — ou bien la dictature politico-militaire pro-occidentale, ou bien les barbus fanatiques — a été cassée par l’irruption du peuple dans la rue.Un peuple animé par une colère, et porté par des mots d’ordre qui n’avaient rien à voir avec la revendication religieuse et la stratégie des islamistes.Ces derniers ont même été complètement surpris de ce qui arrivait: que ce soit Ennahda en Tunisie, ou les Frères musulmans en Egypte.Les puissances occidentales se retrouvent ainsi en porte-à-faux, face à une vague qu’ils n’avaient pas vue venir, dont au fond ils ne voulaient pas.et devant laquelle ils ne savent pas sur quel pied danser.?Car il y a un autre aspect — corollaire du précédent — qui éclate aujourd’hui à la vue de tous, et que rendait bien ce titre en «une» du Devoir de samedi: «Washington dépassé par le peuple égyptien.» Dépassé: tel est bien le mot qui s’impose.Si la France a eu l’air particulièrement impuissante, incompétente, larguée, devant les événements de Tunisie — moralement prise en défaut, mais aussi stratégiquement —, c’est une observation qu’on peut également appliquer, dans une bonne mesure, aux improvisations, balbutiements et contradictions de Washington face à la révolte égyptienne.Qu’on en juge par la séquence suivante: ¦ Hillary Clinton, secrétaire d’Etat, le mardi 25 janvier: «Le gouvernement égyptien est stable.» ¦ Joe Biden, vice-président, le lundi 31 janvier: «Non, Hosni Moubarak ne devrait pas démissionner.» ¦ Barack Obama, le mardi F" février: «La transition en Egypte doit commencer maintenant.» NOTE: depuis le week-end précédent, le mouvement avait pris de l’ampleur, et il était clair, même pour un écolier, que le régime Moubarak semblait vaciller.«Transition», ici, était un mot codé signifiant «le départ d’Hosni Moubarak».¦ Robert Gibbs, porte-parole de la Maison-Blanche, interrogé le lendemain sur l’urgence de ladite «transition»: «Maintenant, ça veut dire maintenant!» Ah! les Américains se fâchent.Ils vont appuyer sur un bouton, et Moubarak sera éjecté, murmurent les gérants d’estrade.¦ Frank Wisner, ancien ambassadeur, envoyé spécial des Etats-Unis auprès des autorités égyptiennes, le samedi 5 février à Munich: «Le rôle du président Moubarak est toujours important.» Comment?Mais tiens! Après les violences policières, place Tahrir les 3 et 4 février, le régime paraît soudain un petit peu plus ,solide.Puis, démenti mou du département d’Etat: «Dévaluation de M.Wisner ne nous engage pas.» ¦ Hillary Clinton, hier à Munich: «Il n’y a pas de réponse facile.Wait and sec.Tout cela prend du temps, vous savez.» Sans préjuger de la suite des événements, et tout en admettant que oui, il y a eu — et il y a encore — une CERTAINE influence américaine sur le régime égyptien.que conclure de ces déclarations?Qu’elles trahissent une diplomatie hâtive, improvisée, désemparée, à la remorque des événements et des perceptions médiatiques.La révolte arabe?Peut-être une pièce de plus à verser au dossier «Le déclin de l’Occident».François Brousseau est chroniqueur d’information internationale à Radio-Canada.On peut l’entendre tous les jours à l’émission Désautels à la Première Chaîne radio et lire ses carnets dans www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets.francobrousso@hotmail.corn Tunisie: les activités du parti de Ben Ali sont suspendnes De nouvelles tensions enflamment plusieurs régions du pays KAOUTHER LARBI Tunis — Le gouvernement tunisien de transition a annoncé hier soir la «suspension» du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir sous Ben Ali, et programmé sa dissolution prochaine, après un weekend marqué par des flambées de violences en province.«Dans le souci de préserver l’intérêt suprême de la nation et d’éviter toute violation de la loi, le ministre de l’Intérieur a décidé de suspendre toutes les activités du RCD, d’interdire tous réunions ou rassemblements organisés par ses membres et de fermer tous les locaux appartenant à ce parti ou gérés par lui»,^ indique un communiqué lu à la télévision nationale.Le ministre Fahrat Rajhi a pris ces mesures «dans l’attente de présenter une demande officielle à la justice en vue de sa dissolution», précise le texte.Cette décision, réclamée par de nombreux Tunisiens depuis la chute du président Zinc El Abidine Ben Ali le 14 janvier, intervient dans un contexte très tendu.Le gouvernement est confronté à une recrudescence des affrontements et violences dans plusieurs r^ gions du pays (nord, sud et centre) alors qu’il vient d’alléger le couvre-feu en vigueur depuis le 12 janvier.Il doit faire face d’une part à des contestations sociales et politiques, notamment contre les récentes nominations de gouverneurs, et d’autre part à des violences orchestrées, selon lui, par le RCD pour tenter de d^ stabiliser la transition démocratique.Hier soir, un calme précaire était revenu dans la ville du Kef (nord-ouest) , contrôlée par l’armée après de violents affrontements avec des jeunes qui ont incendié le siège de la police, selon des sources sjmdicales.L’incendie a été «maîtrisé par les KAHOULI AGENCE ERANCE PRESSE Une caravane de 10 000 personnes est partie de Tunis hier en direction de de Sidi Bouzid, pour acheminer de l’aide à la population.Sidi Bouzid est la ville-symbole de la «révolution du jasmin» qui a balayé le régime de Zine Ben Ali le 14 janvier dernier.Vendredi, un incendie au commissariat de police a fait deux morts dans la ville.pompiers qui ont travaillé sous la protection de l’armée», a déclaré à l’AFP Raouf Hadaoui, un syndicaliste joint par téléphone.L’immeuble de la police avait déjà en partie incendié samedi par des manifestants qui exigeaient le départ du chef de la police locale.Hier, il a été à nouveau pris pour cible, cette fois par des bandes de jeunes qui se sont ensuite livrés à des pillages à travers la ville, selon la même source.Les heurts de samedi ont fait quatre morts de source syndicale et deux selon le ministère de l’Intérieur.Aucun bilan n’était disponible pour la journée d’hier.Dans la nuit de samedi et dimanche, les troubles ont gagné la ville de Kébili (sud), où un jeune est mort après avoir reçu une grenade lacrymogène en pleine tête lors de heurts avec les forces de l’ordre, selon l’agence officielle TAB Selon l’agence, un «groupe de jeunes» avait tenté d’attaquer et incendier un poste de la garde nationale avant d’être repoussé par les forces de l’ordre.Une fois encore, l’armée a été déployée.Dans le bassin minier du centre-ouest, le nouveau gouverneur de Gafsa, Mohamed Gouider, a été contraint hier de quitter ses bureaux à bord d’un véhicule de l’armée, sous la pression de nombreux manifestants qui demandaient sa démission, toujours selon la TAP.Après un grand coup de balai dans la police et le remplacement des gouverneurs des 24 provinces du pays, le gouvernement de transition avait pourtant parié sur une amélioration de la sécurité.Mais ces derniers jours, manifestants et partis d’opposition ont VOIR PAGE B 2 TUNISIE ROYAUME-UNI À son tour, David Cameron condamne le multiculturalisme CHRISTIAN RIOUX Paris—Après Angela Merkel, c’est au tour de David Cameron de dresser le constat d’échec du multiculturalisme.Dans un discours, prononcé à Munich samedi, qui a aussitôt suscité de vives réactions, le premier ministre britannique s’est lancé dans une critique vigoureuse et inattendue du multiculturalisme.«Avec la ^doctrine du multiculturalisme d’Etat, nous avons encouragé les différentes cultures à vivre des vies séparées, séparées les unes des autres et coupées de celle de la majorité.Nous avons échoué en ne proposant pas une vision de la société à laquelle ces communautés auraient pu se sentir appartenir.Nous avons toléré des communautés pratiquant la ségrégation et se comportant de manière totalement opposée nos valeurs.» Le premier ministre, qui s’exprimait dans le cadre de la Conférence des leaders internationaux sur la sécurité, a estimé que la société britannique était plus prompte à critiquer les «opinions racistes» des Blancs que celles de ceux qui ne le sont pas.Il s’en est pris aux organisations musulmanes subventionnées par l’État «qui ne font pratiquement rien pour combattre l’extrémisme».n faut, dit-il, susciter «le sentiment clair d’une identité nationale partagée ouverte à tous».Selon David Cameron, le dév^ loppement de l’islamisme en Europe est largement attribuable à cet échec.Le premier ministre s’en est pris à «la droite dure» (hard right) qui prétend que l’islam est inconciliable avec l’Occident Mais aussi à la «gauche molle» {soft left) selon qui il suffirait de combattre la pauvreté pour VYE Munich Sec f Conferei^ Mur iChne*' SC security' ife'enz MICHAEL DALDER REUTERS Le premier ministre britannique, David Cameron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, à Munich.éliminer le terrorisme.«Je crois qu'il est temps de tourner la page des politiques du passé qui ont échoué», a-t-il conclu.Le premier ministre britannique marchait ainsi dans les pas de nombreux représentants politiques européens pour qui le multiculturalisme apparaît de moins ton environ 2000 sympathisants de la ligue de défense anglaise (EDL), une organisation d’extrême droite opposée à l’immigration musulmane.Le député travailliste Sadiq Khan a ni plus ni moins accusé David Cameron à’«écrire la propagande» de l’extrême droite.Plusieurs or- «Nous avons échoué en ne proposant pas une vision de la société à laquelle ces communautés auraient pu se sentir appartenir.» - David Cameron en moins comme un objectif souhaitable.Le 17 octobre dernier, à Potsdam, la chancelière allemande avait elle aussi constaté que le rêve d’une société multiculturelle avait «complètement échoué».Vives réactions Les propos du premier ministre ont aussitôt suscité de vives réactions en Grande-Bretagne où, le jour même, une manifestation réunissait à Lu- ganisations arabo-musul-manes et d’an-ciens ministres travaillistes, comme Jack Straw, ont reproché au premier ministre d’avoir prononcé ce discours le jour où se tenait une manifestation d’extrême droite.Port^parole de l’Isla-mic Society of Britain, Ajmal Masroor a déclaré à la BBC qu’il n’y avait pas de lien entre l’extrémisme et le multiculturalisme.Au 10, Downing Street, on soutient que ce discours était planifié depuis des mois.VOIR PAGE B 2 CAMERON Une marche d’altermondialistes ouvre le forum social de Dakar Dakar — Le Forum social mondial (FSM), vaste rassemblement d’altermondialistes qui se tient cette année sur fond de contestations populaires dans le monde arabe, s’est ouvert hier par une marche de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la capitale sénégalaise.Le nombre de marcheurs a été évalué par des journalistes à environ 10 000 au début du défilé.Des organisateurs ont ensuite affirmé qu’««M moins 60 000» personnes de tous les continents avaient défilé jusqu’à l’université.Sur une scène installée dos à la mer, la parole a longuement été donnée au président bolivien Evo Morales, qui s’en est pris au «néolibéralisme» et au «néocolonialisme», «ennemis des peuples», en soulignant notamment que «les services de base, téléphone, eau, lumière, ne devaient jamais être privatisés».«Le capitalisme agonise dans le monde face à la rébellion des peuples.Il souffre d’une crise financière, d’une crise énergétique et nous apporte une crise alimentaire.Et ce sont les pauvres [.] qui doivent payer cette crise du capitalisme», a soutenu l’ancien syndicaliste bolivien.Evo Morales a par ailleurs affirmé que «les peuples des pays arabes» étaient actuellement en train de «se rebeller contre l’impérialisme nord-américain».Dans l’assistance, des membres d’ONG déploraient cependant qu’une, si grande place soit faite au discours d’un chef d’État, alors que l’altermondialisme se veut apolitique.Le FSM, qui se tient chaque année juste après le Forum économique mondial de Davos, se présente comme le contrepoint à cette réunion du gotha politique et économique mondial dans une stafion de sld huppée des Alpes suisses.A Dakar, les participants doivent débattre jusqu’à vendredi des moyens de mettre fin à «l’opacité financière», «l’accaparement des terres» ou encore «le pillage des minerais».Mais la contestation en Tunisie, où les manifestations de rue ont contraint le président Zine El Abidine Ben Ali à la fuite le 14 janvier, ainsi qu’en Égypte ont alimenté les conversations des marcheurs à Dakar.Agence France-Presse B 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 7 EEVRIER 2011 LE MONDE El-Baradeï, un nouveau Mossaddegh arabe?* / John R.MacArthur e tous les souvenirs accumulés durant trente-cinq ans de journalisme, celui que j’apprécie le plus est un mob encadré sur une étagère dans mon bureau, signé le 26 mai 2003 par Mohamed El-Baradeï, à l’époque directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique.Dans cette courte lettre, il me remercie de mon intervention à une émission de CNN, au cours de laquelle j’ai dénoncé — pour la énième fois depuis le septembre précédent — les principaux mensonges qui avaient gonflé la fable d’un Saddam Hussein sur le point de mettre le feu au monde avec des bombes atomiques et des armes chimiques.Normalement, je me méfie des compliments des hommes au pouvoir, mais celui-ci m’a semblé sincère.Alors qu’il avait déjà perdu son combat (à côté de Hans Blix) contre la campagne de propagande menée par George W.Bush et Tony Blair, et qu’il était conscient de la catastrophe à venir après l’invasion se déroulant en Irak, je ne pense pas qu’il y ait eu chez El-Baradeï im motif d’intérêt personnel.En ces temps-là, ceux qui, comme nous, s’opposaient au sot triomphalisme de Bush et au lessivage des médias américains étaient peu nombreux et sans aucune influence.Aujourd’hui, je me réjouis de voir El-Baradeï à la une de la, presse mondiale, réclamant le changement en Egypte dans le calme et la non-violence.Je prends également un plaisir un peu sadique à voir la diplomatie américaine se tortiller pour ne pas paraître ouvertement hostile à ce Nobel de la paix, alors qu’elle est convaincue qu’il représente l’une des pires menaces à l’emprise anglo-américaine sur le Proche-Orient et les anciennes colonies britanniques.Depitis son défi à Bush dans le dossier irakien — il avait vu juste quand il a insisté pour dire qu’il n’y avait aucune «indication plausible» voulant que Saddam ait relancé son programme nucléaire —, El-Baradéï a consolidé sa mauvaise réputation parmi la caste politique permanente à Washington en prônant la négociation avec l’Iran sur ses ambitions atomiques, au lieu de la confrontation.Ce qui est tout aussi agaçant pour Hillary Clinton et Barack Obama, c’est que l’on ne peut pas étiqueter El-Baradéï comme islamiste ou anti-occidental viscéral.En tant qu’esprit indépendant, cosmopolite et séculier, ce diplomate de carrière est tout à fait à l’aise dans les coulisses du pouvoir des capitales européennes, peut-être même trop pour les masses arabes.Devant les constats pieu^ et contradictoires venant du Département d’Etat et de la Maison-Blanche —,on ne se mêlera pas de la politique intérieure de l’Egypte, alors que, de toute évidence, on est en train de dicter au dictateur Moubarak les termes de son éventuelle démission —, on a tout autant envie d’éclater de rire que de pleurer de rage face à l’hypocrisie d’un Washington prétendument favorable à la démocratisation des pays arabes.El-Baradéï a eu beau dire que l’Amérique perdait sa «crédibilité» dans ses appels à la démocratie en même temps qu’elle soutenait Moubarak — Washington souhaite qu’El-Baradéï se perde dans la foule de la place Tahnr au Caire et disparaisse.Dans ce chaos, on peut être sûr d’une chose: les Américains et leurs fidèles alliés Saoudites — nouveaux hôtes de l’ancien dictateur tunisien Ben Ali — font tout leur possible pour décrédibiliser El-Baradéï devant la rue égyptienne.On ne veut pas de démocratie, surtout presque laïque, si près de Riyad et de la Cisjordanie.Cela serait un mauvais exemple pour les sujets du royaume pétrolier des Eahd, ainsi que pour les Palestiniens s,ous le joug d’Israël, autre piker stratégique, avec l’Egypte et le roi AbdaUah, dans le front anti-iranien et anti-islamiste radical.Le dilemme de Washington a été exprimé la semaine dernière dans un article du New York Times, amplificateur fiabje de la secrétaire d’Etat, dont le titre était: «Les Etats-Unis peinent à comprendre l’émergence d’un critique du gouvernement égyptien.» Pas exactement.En racontant l’opposition d’El-Baradéï à l’invasion de l’Irak, le Times a omis de préciser la dispute entre l’AIEA et l’administration Bush sur le programme nucléaire inexistant de Saddam Hussein (le Times est toujours embarrassé par son rôle essentiel dans la diffusion de cette fraude).Le journal a plutôt mis l’accent sur l’opposition d’El-Baradeï au blocus israélo-ég5q)tien de Gaza et a soukgné sa prétendue faiblesse envers l’Iran.«Il est un dilettante politique excessivement pro-iranien», a-t-on écrit en citant John Bolton, l’ancien ambassadeur américain à l’ONU et extrémiste de droite qui ne voulait rien faire de moins qu’émasculer l’ONU et frapper l’Iran.Selon le Times, même des adjoints d’El-Baradéï pensaient qu’il était trop doux, «qu’il faisait tout pour éviter de donner à l’administration Bush, ou Israël, une raison de lancer une attaque sur les installations nucléaires de l’Iran».Eh bien bravo pour El-Baradéï.Je me permets un peu d’optimisme en espérant qu’El-Baradeï, qui est pour l’instant le porte-parole d’un mouvement flou, accédera au pouvoir.L’idéal serait qu’il devienne un genre de Mossaddegh arabe à la tête d’une troisième force laïque et démocrate, entre l’islamisme ultranationakste et le néocolo-niaksme à l’américaine.Cependanp je ne peux que demeurer plutôt pessimiste.Déjà, comme me l’a dit l’autre jour un diplomate israéken, El-Baradeï pâtit non seulement de son long séjour en dehors de son pays, mais aussi du lait qu’ü n’a pas le soutien d’un mouvement poktique organisé.Or, ce n’est pas son seul obstacle.De passage à Londres ü y a deux semaines, j’ai assisté au témoignage de Tony Blair devant l’enquête Chil-cot, qui cherche, trop poliment, à tirer des leçons de la catastrophe irakienne.Comme d’habitude, l’ancien premier ministre et fidèle de Bush a bien joué son rôle de sage souriant qui a du bagout.Bien sûr qu’il y a eu des erreurs commises par l’Amérique et le Royaume-Uni avant et après l’invasion.Mais le renversement du méchant dictateur justifie tout, bien que Blair ait eu quelques regrets sur les pertes de vie.Dans les journaux, le lendemain, on aurait dit qu’il s’en était très bien sorti.La leçon?Que dans le monde actuel, les mensonges bien faits et aimables des pokticiens britanniques et américains ont toujours plus de poids que la vérité venant d’un arabe intègre.John R.MacArthur est éditeur de Harper’s Magazine.Sa ehronique revient le premier lundi de ehaque mois.CAMERON SUITE DE LA PAGE B 1 Selon le travailliste David BlunketL le gouvernement a raison de faire la promotion de l’identité nationale.L’ancien ministre de l’Intérieur reproche cependant aux conservateurs de ne pas savoir ce que fait son autre, main, puisque le ministère de l’Éducation songe à supprimer les cours d’éducation civique du programme des écoles secondaires.Connu pour ses déclarations contre le multiculturalisme, le président de la Commission des droits humains et de l’égakté, Trevor Philkps, a refusé de condamner David Cameron, même s’ü considère qu’ü ne se rend pas la vie facile en parlant à la fois du terrorisme et de l’intégration.La presse du dimanche s’est aussitôt emparée du débat.Plusieurs analystes ont comparé ce discours à celui qu’avait prononcé Tony Blair après les attentats islamistes de Londres en 2005.Plusieurs estiment que cette prise de position n’est pas partagée par tous les membres du gouvernement de coaktion que dirige Cameron.Le libéral-démo- crate Nick Clegg, qui avait fait campagne pour l’amnistie des immigrants illégaux, et la ministre conservatrice Sayeeda Hussain Warsi, elle-même musulmane, seraient plus proches des thèses du multiculturaksme.Laura Kuenssberg, de la BBC, juge cependant que David Cameron a «marché d'un pas ferme dans un débat où bien des politiciens louvoient».Le Daily Telegraph, de droite, parle d’un discours «majeur».Autre son de cloche à gauche.Pour le Guardian «la grossière caricature de M.Cameron ne résout aucun problème».Pour le chroniqueur Nick Cohen du même journal, Cameron a pourtant «défendu des principes élémentaires» en critiquant ceux qui s’opposent aux propos racistes «quand ils sont proférés par des démagogues à la peau blanche, mais pas quand ils sont propagés par des réactionnaires à la peau brune».«M.Cameron n’est pas le premier homme public à critiquer le multiculturalisme qui a commencé à fracturer plusieurs pays européens, écrit de son côté le Times.Mais, pour un premier ministre, les mots ne coûtent pas cher; les actions, elles, sont plus difficiles à définir.» Le Devoir TUNISIE SUITE DE LA PAGE B 1 contesté les nominations de certains gouverneurs jugés trop proches de l’ancien régime et réclamé im nettoyage en profondeur de toutes les administrations.À Tunis, José Ignacio Sala-franca, chef d’une délégation du Parlement européen en visite depuis quatre jours, a fait part de sa «vive préoccupation» après les morts du Kef et réclamé «une enquête pour identifier les coupables» afin de les traduire en justice.Agenee Franee-Presse Sudoku par Fabien Savary 3 5 8 6 2 5 1 6 4 1 5 3 2 6 7 3 5 8 2 1 3 7 8 1 9 3 Niveau de difficulté : DIFFICILE 1688 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 6 3 g 4 8 1 5 7 2 2 4 5 6 9 7 8 3 1 1 8 7 3 5 2 4 6 9 3 g 4 8 1 5 7 2 6 5 2 8 7 6 g 1 4 3 7 1 6 2 4 3 g 8 5 4 6 1 g 3 8 2 5 7 9 7 3 5 2 4 6 1 8 8 5 2 1 7 6 3 g 4 1687 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com Une mutinerie de l’armée sud-soudanaise fait 50 morts Djouba — Une mutinerie de soldats soudanais refusant de rejoindre le Nord dans la perspective de l’indépendance du Sud-Soudan a fait une cinquantaine de morts depuis quatre jours dans la province méridionale du Haut-Nil, a annoncé hier l’armée.Les affrontements à l’arme lourde entre militaires et mutins, qui ont éclaté jeudi à Ma-kalal, la capitale de la province, se sont étendus ce week-end aux garnisons de Melout et Pa-loich, a déclaré à Reuters un responsable local.Le Sud-Soudan a voté à 99 % en faveur de l’indépendance lors d’un référendum en janvier.La partition effective du pays est prévue pour le 9 juület.Le gouvernement de Khartoum a dit reconnaître la séces-siop du Sud.À Makalal, oû la mutinerie a fait 20 morts jeudi, des militaires des forces soudanaises et de l’Armée de libération du peuple soudanais (SPLA) effectuaient hier des patrouilles communes.L’armée soudanaise comprend des anciens mikciens du Sud qui ont combattu avec le Nord lors de la guerre d’indépendance du Sud-Soudan.Selon un porte-parole de la SPLA, ce sont ces soldats qui refusent leur redéploiement au Nord.Reuters FRANCE La chef de la diplomatie s’enlise dans la controverse sur ses vacances en Thnisie ANNE-LAURE MONDESERT Paris — La chef de la diplomatie française, Michèle Al-kot-Marie, s’est davantage enk-sée hier dans une embarrassante controverse sur ses vacances en Tunisie, après de nouvelles révélations sur rutilisation du jet d’un chef d’entreprise ké au clan Ben Ak.Ses interventions successives pour se justifier n’ont fait que susciter de nouvelles critiques de l’opposition de gauche, qui a appelé le président Nicolas Sarkozy à la limoger.«Quand je suis en vacances, je ne suis pas ministre des Affaires étrangères», a-t-elle affirmé samedi soir à la radio Prance-lnfo, pour se justifier d’avoir voyagé à deux reprises à bord du jet privé d’un ami, Aziz Miled, pendant ses vacances de fin d’année en Tunisie, alors déjà en proie à des troubles sociaux.«Lamentable», a rétorqué le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, tandis que le député Pierre Moscovici estimait hier qu’elle a «fait preuve d’une incompétence et d’une complaisance rares, inadmissibles».Le ministre de la Coopération, Henri de Raincourf tout en faisant valoir que les ministres avaient le droit à la vie privée et au repos, a tout de même concédé: «quand on est membre du gouvernement [.] on l’est évidemment à temps complet».Michèle Alliot-Marie était attaquée ces derniers jours pour avoir utilisé ce jet privé pour se rendre de Tunis à l’hôtel de ses vacances, à Ta-barka, en compagnie de ses parents et de son compagnon, Patrick Ollier, lui aussi ministre (des Relations avec le Parlement).Sa défense s’est trouvée mise à mal samedi quand Le Nouvel Observateur a révélé que Mi- THOMAS SAMSON AGENCE EEANCE-PEESSE La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a voyagé à deux reprises à hord du jet privé d’un chef d’entreprise lié au clan Ben Ali.chèle Alliot-Marie et son compagnon étaient montés dans l’avion d’Aziz Miled une deuxième fois, pour une excursion dans le sud du pays, àTozeur.«C’est quelque chose que je ne recommencerai pas, puisque ça choque», a-t-eüe déclaré hier, en «C’est quelque chose que je recommencerai pas, puisque a déclaré hier, Michèle Alliot- marge de la 47® conférence sur la sécurité à Munich (Allemagne) .Elle a de nouveau dénoncé la polémique qui la vise, disant avoir «démonté tous les mensonges».«Une victime» M.Miled a été présenté comme un proche de Belhassen Trabelsi, le beau-frère du président tunisien déchu.Michèle Alkot-Marie le récuse, estimant que son ami, dirigeant d’une compagnie aérienne, est au contraire «une victime» de la belle-famüle de Zine El Abidine Ben Ak qui l’a obligé à s’associer avec elle.La chef de la diplomatie française a aussi tenté de justifier sa présence en Tunisie, en proie aux troubles, en affirmant qu’il n’y avait alors pas «d’émeutes généralisées».La ministre avait déjà provoqué un tollé en proposant le 11 janvier une coopération pok-cière au régime de l’ex-prési-dent tunisien, alors que les manifestations se multipliaient.Cette offre a cristallisé les critiques adressées à la diplomatie de la Erance, ancienne puissance tutélaire accusée d’avoir tardé à soutenir le soulèvement et passé sous silence le caractère autoritaire et corrompu du régime.Arrivée aux Affaires étrangères en novembre, Michèle Alliot-Marie, 64 ans et habituée des grands ministères, traverse l’une des pires tempêtes de sa longue carrière.Jeudi, le premier ministre Erançois Éillon a affirmé qu’elle avait «toute [sa] confiance» et celle du président Nicolas Sarkozy.Le président français, qui doit s’exprimer ra rhnniip» ^ ^ ça cnoque , devra a Marie nouveau évo- quer ce sujet.«Si vous voulez donner un peu de confiance aux Français dans les institutions de la République, vous devriez changer votre ministre des Affaires étrangères», a lancé Jean-Marc Ayraiüt.«Si des décisions ne sont pas prises, nous sommes dans la République irresponsable», a affirmé le député socialiste Erançois Hollande.Parmi les rares à soutenir la ministre hier, le député UMP (droite) Patrick Devedjian a fustigé une «chasse à l’homme [.] odieuse».Agence France-Presse E N BREF Irlande: le chef du Fine Gael refuse un débat électoral Dublin — Enda Kenny, chef du Eine Gael, principal parti d’opposition, et probable premier ministre à l’issue des élections législatives du 25 février, a refrisé de participer au premier débat électoral de la campagne.Kenny, dont le Eine Gael a de bonnes chances de dominer la prochaine coaktion gouvernementale, a déclaré hier que le débat du 8 février siu la station de télévision locale TV3 ne convenait pas à son emploi du temps.La semaine dernière, ü avait dit qu’ü ne participerait pas au débat s’ü était animé par le joiunakste Vincent Browne en raison de propos tenus par Browne siu le suicide.- Reuters Nouveaux heurts eutre le Cambodge et la Thaïlaude Phnom Penh — Des affrontements ont éclaté hier poiu la troisième joiunée consécutive près d’un temple contesté à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, malgré l’annonce d’im cessez-le-feu la veüle, selon des responsables müitaires des deux côtés.Dans une déclaration, le premier ministre cambodgien Him Sen a réclamé une réunion d’urgence du Conseü de sécurité de rONU pour «arrêter l’agression» thaïlandaise qui «menace gravement la paix et la stabilité dans la région».Les deux voisins se rejettent la responsabüité des affrontements depuis les premiers tirs vendredi, accusant l’autre d’agression et assurant n’avoir lait que défendre leur intégrité territoriale.Plusieurs secteurs de la frontière n’ont jamais été dék-mités, ce qui alimente des différends à l’origine de plusieurs incidents armés.-AFP La «Rivera Maya» meuacée par la pollutiou des eaux Washkigton — Divers poUuants comme des médicaments, de la cocaïne ou des pesticides ont été découverts dans des nappes d’eau douce sous la «Riviera maya» du Mexique, menaçant à terme le développement de cette région touristique mexicakie, selon une recherche pubkée hier.Si rien n’est faifr cette poUu-tion pourrait fortement s’aggraver alors que la population devrait décupler d’ici 2030, préviennent ces chercheurs dont les travaux paraissent dans la revue scientifique américakie, The Journal Environmental Pollution.Les eaux poUuées finissent aussi par attekidre la mer des Caraïbes et cette source de poUution supplémentaire pourrait avoir contribué, en plus de la supêche et du changement climatique, à la disparition de 50 % des récifs coraUiens de la région depuis 1990, selon les auteurs de cette étude.- APP LE DEVOIR, LE LUNDI 7 EEVRIER 2011 B 3 ECONOMIE { \ ( Éric Desrosiers y PERSPECTIVES Fuite en avant Alors que certains rédigeaient déjà, pour une énième fois, l’épitaphe de l’IInion européenne, les poids lourds allemand et français profitent de la crise pour proposer de franchir une étape de plus vers l’intégration.La rencontre des ministres des Finances des 27 pays de l’IInion européenne de vendredi devait principalement servir à trouver les 190 milliards d’euros qui manquaient toujours aux 440 milliards garantis de première qualité qu’ils s’étaient engagés à mettre dans un nouveau Fonds de secours permanent, créé au printemps pour venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté.Naturellement, tout le monde regardait du côté de Berlin, mais personne ne s’attendait à ce que la chancelière Angela Merkel lie sa contribution à un nouveau projet de gouvernement économique européen.L’actuelle crise de l’euro semble donner raison à ceux qui disaient depuis des années que le partage d’une monnaie et d’une banque centrale doit, pour durer, s’accompagner de politiques budgétaire et fiscale communes.L’accès à un marché commun garantissant à tous une devise stable et de faibles coûts d’emprunt mènerait fatalement des pays — comme cela a été le cas avec la Grèce, le Portugal et l’Italie — à négliger la compétitivité de leur économie et la santé de leurs finances publiques, et d’autres — comme l’Irlande et l’Estonie — à essayer de détourner vers eux les investisseurs en se livrant à une concurrence fiscale débridée.La zone euro avait déjà un Pacte de stabilité et de croissance qui fixait, notamment, des limites aux déficits et à la dette que pouvaient accumuler ses 17 pays membres.Cela n’avait pas empêché la France et l’Allemagne d’exiger et I d’obtenir, il y a six ans, une suspension de ces dispositions lorsqu’elles s’étaient retrouvées en infraction.On s’était aussi donné, en 2000, une Stratège de Lisbonne dont l’objectif était de faire, en dix ans, de l’économie européenne la plus compétitive du monde (sic).Le couple franco-germanique est arrivé, la semaine dernière, avec un nouveau projet de «pacte de compétitivité» proposant, d’entrée de jeu, six mesures communes censées améliorer la stabilité et le potentiel de croissance à long terme de la zone euro.On voudrait, par exemple, d’ici 12 mois: une limite à l’endettement public inscrite dans la constitution de chaque pays; un âge légal de la retraite lié à l’évolution de l’espérance de vie; un niveau plancher à l’impôt des sociétés; ou encore la fin de l’indexation sur l’inflation des salaires du secteur public.D’autres mesures d’harmonisation fiscales et budgétaires devraient s’ajouter par la suite, a-t-on expliqué.Le respect de ces règles serait mesuré à l’aide d’indicateurs objectifs, comme les coûts salariaux unitaires moyens, l’équilibre des finances publiques et le taux d’investissement en éducation ou dans les infrastructures.On pense que la pression des pairs sera suffisante pour convaincre la majorité des pays de s’y conformer.Les autres s’exposeraient à des sanctions qu’il reste toutefois à déterminer.Changement de cap Approuvée par Paris, mais manifestement rédigée à Berlin, cette proposition d’intégration renforcée contraste grandement avec le climat de crise des derniers mois qui a surtout donné lieu à une course désespérée aux plans de sauvetage de dernière minute et à un retour des éternels prophètes de la fin du monde européen.Elle s’ajouterait à une nouvelle règle déjà acceptée en septembre en vertu de laquelle les 27 gouvernements de l’Union européenne se sont engagés à soumettre dorénavant leurs projets de budgets à l’examen de la Commission européenne avant de les présenter à leur parlement.La proposition marque aussi un changement de cap radical pour la chancelière allemande, qui avait, jusque-là, plutôt été à la remorque des événements.Angela Merkel s’était aussi toujours opposée à une Europe à deux vitesses oû les 17 pays de la zone euro ne seraient pas soumis aux mêmes règles que les 10 autres pays n’appartenant qu’à l’Union européenne, dont de gros morceaux comme le Royaume-Uni, la Pologne et la Suède.Tout le monde pourra néanmoins se joindre à ce nouveau cadre de fonctionnement, s’est défendue Angela Merkel, qui parle d’un projet «17 +».Sa proposition a quand même été plutôt mal reçue par les 25 autres membres de l’UE, vendredi.Membres de la zone euro, la Belgique, le Luxembourg, l’Autriche et l’Espagne ont d’ores et déjà rejeté au moins une partie des idées avancées.La Po-lo^e s’est, quant à elle, dite «insultée» par le geste unilatéral de l’Allemagne et de la France.On prévoit également que le projet rencontrera une importante résistance à l’intérieur même du gouvernement de coalition de Mme Merkel.La chancelière allemande et Nicolas Sarkozy se sont malgré tout déclarés satisfaits de la réponse à leur proposition.«Nous avons lancé un processus, expliquait vendredi un diplomate français.Nous n’avons convenu d’aucune mesure, aucun objectif et aucun outil précis.Tout cela reste à négocier.» 11 faudra quand même faire vite, puisque l’on compte être arrivé à un accord d’ici la prochaine rencontre au sommet de l’Union européenne, à la fin mars.Dans tous les cas, on devra avoir trouvé le moyen de s’entendre sur un renforcement de la discipline commune pour que l’Allemagne accepte de débourser les milliards supplémentaires que l’on attend d’elle, a répété Angela Merkel.On verra bien oû tout cela mènera.Mais cela fait déjà beaucoup d’action pour une zone monétaire que certains tenaient pour moribonde.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Dufour dirige i’Opéra de Montréai depuis 2006.li a mis seuiement 18 mois à effacer une dette de 2,1 miiiions que ia compagnie traînait comme un bouiet, mais, aujourd’hui encore, i’atteinte de i’équiiibre financier constitue toujours un exercice périiieux.L’Opéra de Montréal déchiffré Arrivé à la direction de la compagnie d’art lyrique en 2006, Pierre Dufour a dû s’attaquer en priorité à l’assainissement des finances CLAUDE TURCOTTE L% Opéra de Montréal, qui vient tout ^ juste d’atteindre sa 3L année d’existence, un record extraordinaire dans .l’histoire de l’art lyrique au Québec, n’en continue pas moins de vivre dangereusement, sur le plan financier.Pierre Dufour, son directeur général, résume la situation par un commentaire qui dit tout: «A chaque saison suffit sa peinte.On reste à flot.C’est le défi de chaque année.» A son entrée en fonction en août 2006, il y avait un déficit de 2,1 millions, une somme énorme pour cette petite compagnie générant des revenus de huit millions.Un plan de relance sur deux ans fut mis en place et la dette fut éradiquée en 18 mois.Il y avait aussi un nouveau président du conseil d’administration, Alexandre Taillefer, jeune entrepreneur qui avait déjà fait ses preuves dans le monde de l’informatique.Une étude de cas effectuée à HEC Montréal par François Normandin et le professeur Serge Poisson-de Haro montre qu’ensemble, Dufour et Taillefer ont concocté en toute hâte, à l’été 2006, un plan de redressement proposant une action vigoureuse en trois points: la réduction des dépenses de fonctionnement, une programmation plus accessible et une gouvernance revue de fond en comble.Le personnel permanent est passé de 26 à 14 personnes.En plus de la direction générale, M.Dufour a pris la responsabilité des productions et du développement.L’espace libéré par la diminution du nombre d’employés a été loué en partie au Service de la police de Montréal! Le nombre des productions a été réduit de six à quatre par année.Le conseil d’administration a été ramené de 25 à 9 membres.Il était tout aussi essentiel, dans un tel contexte de restrictions budgétaires, de ramener un public plus nombreux et plus jeune et de trouver pour la direction artistique l’homme de la situation.Cet homme, ce fut Michel Beaulac.Par ailleurs, M.Dufour, qui connaissait le directeur de Covent Garden et avait tenté sans succès d’établir une coopération avec cette maison prestigieuse, a toutefois réussi à convaincre l’Opera Australia de participer à une coproduction de Lakmé de Léo Delibes, laquelle est demeurée ici pendant presque quatre ans, ce qui lui a permis de voyager en Floride, à Tulsa et au Minnesota.«Quand on a fait le spectacle, on a accueilli toute l’équipe de création australienne, laquelle a transmis toutes les informations à notre équipe de création montréalaise.Quand cette production comprenant les décors, les costumes et les accessoires a voyagé aux Etats-Unis, c’est notre équipe de création qui l’a accompagnée, dans le respect intégral du contenu artistique établi à l’origine», précise M.Dufour.En fait, à Montréal, Lakmé fut un succès inattendu.Le taux d’occupation fut de 82 %, ce qui a permis un bénéfice additionnel de 270 000 $.L’Opéra de Montréal a évidemment voulu rendre la pareille à son partenaire australien en proposant une production totalement faite au Québec qui se rendrait par la suite en Australie.Cette production, ce fut Macbeth, produite en 2009.L’équipe de production originale, comprenant le metteur en scène René-Richard Cyr, les concepteurs d’éclairage, de décors et de costumes, ira à son tour transmettre toutes les informations pertinentes aux collègues australiens en prévision de spectacles qui seront présentés à Melbourne et à Sydney.La première aura lieu le 21 avril prochain.Cette collaboration représente pour la compare montréalaise et ses artisans des revenus additionnels de 650 000 $ en salaires et de 550 000 $ pour la production, c’est-à-dire 1,2 million de dollars injectés dans l’économie d’ici.En 2008, pour faciliter la présentation en Amérique du Nord de la production australienne de Madame Butterfly, l’Qpéra de Montréal a convaincu deux autres compagmes d’opéra de la présenter chez elles et de participer aux coûts de transport et d’accueil.La stratégie de M.Dufour est de faire de Montréal une plaque tournante entre ce continent et le reste du monde.La compagnie montréalaise a été la première en Amé- La stratégie de Pierre Dufour : faire de Montréal la plaque tournante entre l’Amérique du Nord et le reste du monde.rique du Nord à développer un tel lien avec l’Australie.Au Canada, on compte 17 compagnies d’opéra et il y en a près de 80 aux États-Unis.À Montréal, le coût d’une production peut atteindre 1,5 million Les relations entre les maisons d’opéra vont de la coproduction à la location, voire l’achat et la vente de productions.Par exemple, Werther de Jules Massenet, qui vient tout juste d’être présenté à cinq reprises à la Place des Arts, est une production australienne acquise par l’Qpéra de Montréal.Des pourparlers sont en cours avec le New York City Qpera et le Washington National Qpera (de Placido Domingo) pour la présentation chez eux l’an prochain de cette production avec la participation de toute l’équipe de création québécoise.«Pour nous, c’est une façon de faire travailler nos gens et de maintenir un équilibre artistique», dit M.Dufour.Comme les Australiens n’ont pas conservé les costumes pour Werther, on a pensé à faire appel à des designers de mode québécoises, en l’occurrence les sœurs Barilà, dont l’une, Claudia, est la çonjointe de Guy Laliberté, du Cirque du Soleil.Étant donné l’époque oû se situe cet opéra (début du XX® siècle), la modernité des costumes, comme celle des décors et des accessoires d’ailleurs, a fait sourciller les critiques.M.Dufour refuse totalement d’y voir un reproche concernant les échanges de production avec l’Qpera Australia.Les compagnies euro- péennes, nettement plus subventionnées que les autres, commencent d’ailleurs elles aussi à se mettre au partage des coûts que permettent les partenariats avec d’autres maisons.L’an dernier, l’Qpéra de Montréal a coproduit Cendrillon avec Marseille, qui a accueilli l’équipe de production et (es chanteurs québécois.A Montréal, le coût d’une production se situe normalement entre 750 000 $ et 1,5 million.Au minimum, une production nécessite la participation de 150 personnes, en incluant l’orchestre et les chœurs, mais cela peut aller jusqu’à 300 participants, ce ,qui est le cas pour Aida, Du-randot et Carmen.A Montréal, on conserve les costumes, lesquels prennent moins d’espace que les décors.La compagnie possède un entrepôt de 24 000 pieds carrés dans le nord-est de la ville.Bref, une production coûte très cher, et l’opéra est considéré comme le domaine artistique le plus onéreux.Dans le cas de Montréal, environ 28 % des revenus proviennent de subventions, soit cette année 1,6 million du Conseil des arts et des lettres du Québec, 707 800 $ du Conseil des arts du Canada et 170 000 $ du Conseil des arts de Montréal.En outre, de 50 à 53 % des revenus proviennent des ventes de billets.Avec des dépenses de huit millions cette année, il faut donc vendre des billets pour une valeur totale d’au moins 4 millions.Comme le nombre de spectacles est limité, il faut donc nécessairement utiliser la très grande salle Wilfrid-Pelletier, qui compte 2836 sièges.Avec un prix moyen du billet de 65 $, au moins 1900 places doivent être vendues par représentation, 2200 dans le cas des grosses productions, pour atteindre le seuil de rentabilité.Cette année, six productions sont présentées, pour un total de 27 représentations.Le reste des revenus provient de la philanthropie en général (dons, commandites et fondations) .A cet égard, la concurrence est très grande, insiste M.Dufour.«A Montréal, l’offre de produits culturels est, par habitant, l’une des plus importantes du monde.Le Conseil des arts de Montréal soutient plus de 300 compagnies culturelles.L’offre culturelle (musées, festivals, danse, théâtre, musique populaire) y augmente de 4 % par année, alors que le nombre de consommateurs culturels ne progresse que de 1 %.» L’une des grandes difficultés de la direction de l’entreprise est de déterminer deux ans à l’avance le nombre de spectacles qu’il lui l^ut planifier pour rentabiliser une production.A Montréal, comme dans toutes les autres maisons d’opéra, on ne pourrait pas atteindre la rentabilité sans s’en remettre en partie sur «les valeurs sûres», c’est-à-dire les opéras les plus populaires, comme Madame Butterfly, La Bohème, La Traviata, Carmen, etc.M.Dufour est formel: une compagnie ne pourrait pas survivre en ne présentant que de nouvelles créations.Collaborateur du Devoir B 4 LE DEVOIR, LE LUNDI 7 EEVRIER 2011 LES SPORTS HOCKEY ASSOCIATION OE L’EST Section Nord-Est G P DPF BP BC Pts Boston 30 16 7 161 119 67 Montréal 30 19 5 139 131 65 Buffalo 24 22 5 145 149 53 Toronto 21 26 5 133 162 47 Ottawa 17 28 8 117 174 42 Section Atlantique Philadelphie 35 13 5 180 137 75 Pittsburgh 34 16 4 164 122 72 N.Y.Rangers 29 22 4 153 135 62 New Jersey 19 30 4 113 154 42 N.Y.Islanders 17 28 7 128 169 41 Section Sud-Est Tampa Bay 33 16 5 164 162 71 Washington 29 15 10 150 134 68 Caroline 26 21 6 159 164 58 Atlanta 24 21 10 158 178 58 Floride 23 23 6 140 141 52 Hier Washington 3 Pittsburgh 0 New Jersey 4 Montréal 1 Tampa Bay 4 St.Louis 3 (P) Aujourd’hui Atlanta à Toronto, 19h N.Y.Rangers à Detroit, 19h Edmonton à Nashville, 20h Chicago à Calgary, 21 h Colorado à Phoenix, 21 h Ottawa à Vancouver, 22h Demain Caroline au New Jersey, 19h Toronto à N.Y.Islanders, 19h Columbus à Pittsburgh, 19h San José à Washington, 19h Buffalo à Tampa Bay, 19h30 St.Louis en Floride, 19h30 EN BREF LNH: Forsberg signe avec l’Avalanche Colorado — Peter Forsberg est de retour dans la Ligue nationale.L’ancien joueur par excellence du circuit a signé un contrat avec l’Avalanche du Colorado, hier, et s’est joint à l’équipe pour prendre l’avion vers Phoenix.L’Avalanche n’a pas donné de détails sur la valeur du contrat.Le Suédois de 37 ans, absent de la Ligue nationale depuis trois ans, dit avoir pris sa décision après avoir participé à l’entraînement d’hier.«Ce n’était pas encore tout à fait certain, mais je me suis dit que si tout se passait bien à l’entraînement, j’irais voir Greg», a dit Forsberg.Ce dernier a toutefois confié qu’il ne pense pas pouvoir jouer aujourd'hui face aux Coyotes, et qu’il ne sait pas encore quand aura lieu son premier match.-AP Décès de Fryman, ancien lanceur des Expos L’ancien lanceur des Expos de Montréal, Woodie Fryman, est décédé.11 avait 70 ans.Fryman a disputé 18 saisons dans les ligues majeures, dont huit à Montréal.Le gaucher avait sauvegardé 17 victoires pour les Expos en 1980.11 était né le 15 avril 1940 à Ewing, au Kentucky.- La Presse canadienne MIKE EHRMANN AGENCE ERANCE-PRESSE Nick Collins célèbre le deuxième touché des Packers de Green Bay avec son coéquipier Clay Matthews.Les Packers ont remporté, hier soir, le 45® Super Bowl par la marque de 31 à 25.SUPER BOWL Les Packers au sommet Jean Dion On pouvait légitimement s’attendre à un Super Bowl XLV serré avec deux formations au sommet de leur art, et il a en effet fallu attendre la toute fin pour connaître l’identité du gagnant, même si les erreurs se sont faites plus nombreuses que prévu.Les Packers de Green Bay, classés au sixième rang de leur association, ont conclu en grand le plus ardu des parcours en remportant hier le quatrième Super Bowl de leur histoire, au compte de 31-25 contre les Steelers de Pittsburgh dans un match où ils ont su profiter des revirements commis par l’adversaire.Ils ont ainsi mis la main sur le trophée Vince Lombardi, nommé en l’honneur de leur ancien légendaire entraîneur.Le quart-arrière des Packers Aaron Rodgers a réussi trois passes de touché et récolté des gains de 304 verges par la passe pour mener les siens au championnat.Voici à peu près comment les choses se sont déroulées au Cowboys Stadium d’Arlington.Après une longue orgie de patriotisme, le tirage au sort a été remporté par les Packers, qui ont choisi de botter, signe de leur confiance en leur défense.Bien leur en prit, car les Steelers échouèrent à gagner un premier jeu sur leur série initiale et durent dégager.Green Bay montre les dents en premier avec moins de quatre minutes à faire au premier engagement.Rodgers trouve son ailier Jordy Nelson profondément sur la droite; celui-ci, bien qu’étroi-tement surveillé, complète la manoeuvre pour un touché de 29 verges.Puis, dès la reprise des activités, la cata pour Pittsburgh.Alors que les Steelers sont adossés à leur ligne des buts avec un premier essai.Ben Roethlisberger, pressé, effectue une passe trop courte qui tombe entre les mains du demi de sûreté Nick Collins, qui retourne l’interception sur 37 verges jusqu’à la zone payante.14-0 Tiüetown au terme du quart initial.Roethlisberger a semblé se blesser à un genou au cours de la séquence suivante, mais il ne quit- te pas le jeu et court même avec le ballon pour un gain appréciable.Pittsburgh parvient à gruger du terrain sur 13 jeux, mais se contente d’un placement de 33 verges de Shaun Suisham.A leur série subséquente en attaque, les Steelers semblent en voie de provoquer des choses de nouveau.Mais encore une fois, Roethlisberger dirige un ballon vers un gars à la mauvaise couleur de chandail.Interception de Jarrett Bush, et tout est à recommencer.Si du moins les Packers leur en fournissent l’occasion.Profitant du revirement, Green frappe brutalement, et conclut sa montée avec une passe de 21 verges de Rodgers à Greg Jennings pour le majeur.21-3, et on se demande un peu si le premier clou de cercueil ne vient pas d’être planté.Pantoute, répliquent les Steelers alors que Hines Ward, plutôt dégagé, accepte une passe de touché sur 8 verges dans la dernière minute avant la pause.C’est donc sur le score de 21-10 Cheese-heads qu’on s’en va à la mi-temps, aux Black Eyed Peas et à leur insupportable I Gotta Feeling.En troisième période, l’ailier James Jones des Packers commence en échappant une passe facile qui aurait pu mener à un touché, ce qui force son équipe à dégager.Les Steelers en profitent pour sortir le rouleau compresseur: poussée de 50 verges uniquement sur des jeux au sol, conclue par un gain de 8 verges de Rashard Mendenhall.21-17, on a soudain un match.La défensive de Green Bay se raplombe en temps opportun par la suite en stoppant dans son territoire une montée adverse, forçant une tentative de placement de 52 verges ratée par Suisham.Au quatrième quart, Mendenhall gaspille une bonne position sur le terrain en commettant un échappé, recouvré par Desmond Bishop.Les Packers ne manquent pas de profiter de pareil cadeau: trois minutes plus tard, Rodgers repère Jennings dans les buts sur 8 verges.28-17.Cela étant, Pittsburgh n’a pas dit son dernier mot.Sur la séquence suivante, Roethsli-berger rejoint Mike Wallace sur 25 verges, et avec la transformation de deux points, l’écart n’est plus que de l’équivalent d’un placement.Les Packers, pour leur part, répliquent avec un botté de précision de 23 verges de Mason Crosby avec deux minutes au cadran.Les Terrible Towels doivent s’incliner.Le Devoir Devils 4 - Canadien 1 Le New Jersey prive Montréal d’une semaine parfaite ROBERT LAFLAMME Ah ces satanés Devils! Avec ou sans Martin Brodeur, il n’y a rien à faire.L’équipe du New Jersey a privé le Canadien d’une semaine parfaite, hier après-midi, en l’emportant 4-1 au Centre Bell.Dainius Zubrus, llya Kovalchuk, ses 16® et 17®, et Travis Zajac, qui a de plus amassé une aide, ont été les contributeurs du 19® succès des Devils.Kovalchuk a été crédité d’un but dans un filet désert, même si la rondelle n’a pas franchi la ligne rouge.On a jugé qu’on l’avait accroché au moment où il s’apprêtait à loger le caoutchouc dans l’ouverture béante.En signant un neuvième gain dans leurs 12 derniers matchs, les troupiers de l’entraîneur Jacques Lemaire ont quitté les bas-fonds du classement dans l’Est, un point devant les Islanders de New York.Le Tricolore (30-19-5) a encaissé un premier revers à sa quatrième sortie depuis le retour de la pause du match des étoiles.Le gardien Martin Brodeur a été crédité de la victoire, sa 40® en carrière contre le Canadien, même s’il a été contraint d’abdiquer après une période de jeu.Brodeur a subi ce qu’il croit être une légère entorse au genou droit, qu’il s’est infligée en repoussant un tir de Tomas Pleka-nec.11 n’a pas repris sa place devant le filet au début du deuxième vingt 11 avait stoppé 10 tirs.Johan Hedberg s’est amené en relève et il n’a été déjoué que par P.K Subban.11 a terminé la rencontre avec 15 arrêts.Carey Price a été confronté à 29 lancers.On s’est dit que le Canadien se magasinait un long après-midi, après avoir été victimes de deux buts des Devils, d’entrée de jeu.Déjà que les Devils sont avares quand ils prennent l’avance tôt à l’étranger.Imaginez quand ils disposent d’un «coussin» de deux buts.Zubrus a profité de la maladresse du géant Hal Gill, à 1:12.Voyant Paùik Elias s’amener devant lui, le vétéran défenseur a tenté de rejoindre son comparse Subban, derrière le but, à l’aide d’ime passe de revers.Le Lithuanien l’a interceptée, avant de surgir devant Price qu’il a surpris.Kovalchuk a doublé la mise à 4:04, en redirigeant habilement le tir en provenance de la ligne bleue de Colin White.Price n’y pouvait rien.Comme un prédateur sentant sa proie fragilisée, les visiteurs ont accentué le rjùhme et ils auraient augmenté leur avance, n’eût été du brio de Price.Le Tricolore a connu ses meilleurs moments après la mi-chemin, suivant une belle charge de Max Pacioretty, que l’entraîneur a rejumelé avec Scott Gomez et Brian Gionta.Ayant été blessé légèrement au genou droit.Brodeur a cédé sa place à Hedberg au début du deuxième tiers.Débarrassé de son tortionnaire, le Tricolore pouvait espérer reprendre des couleurs.Au lieu de cela, Zajac a lait 3-0 à 3:16, en récupérant le disque près de Price à la suite du lancer d’Anton Volchenkov.Identifiés comme les coupables sur la séquence, les Québécois Mathieu Darche et David Desharnais n’ont presque pas revu d’action.Subban a ravivé la foule en proie au sommeil à 6:32.La frappe du défenseur recrue a bifurqué sur le bâton de Kovalchuk.En avant par deux buts, c’était un secret de polichinelle que les Devils dresseraient im mur en défense en troisième période.Même s’ils ont été pitoyables en début de saison, ils n’avaient pas encore perdu en temps réglementaire après avoir amorcé la ùoisiè-me en avant au score (13-0-2).La Presse eanadienne EN BREF Doublé historique pour le Canada en ski de bosses Park City, Utah — Le Canada a réussi des doublés historiques en ski de bosses parallèle, samedi soir, aux championnats mondiaux de ski acrobatique présentés à Deer Valley en Utah.Les Canadiennes Jennifer Heil et Chloé Dufour-Lapointe ont d’abord balayé les deux premières marches du podium, sa- medi soir.Heil, deuxième des qualifications, a été la préférée des juges en finale, devançant sa compatriote Dufour-Lapointe par une marge de deux secondes.Grâce à sa victoire, la Montréalaise d’adoption ajoute un troisième titre en duels.Elle avait aussi remporté l’épreuve des bosses en solo, mercredi.L’Américaine Hannah Kearney, championne o^mipique à Vancouver et meneuse de la Coupe du monde, s’est emparée de la médaille de bronze.- La Presse canadienne Téléphone : 514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I 'N «D 'E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 *150 Achat-vente-echange 160 *199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 *250 Achat-vente-echange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES ET COPROPRIETES APPARTEMENTS ET SA Condo à vendre, Boca Raton, FL Century village, 2 c à c, 39,000$ non-nég, vente rapide, rénové 819-474-1144.APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À lOÜER Laurier et du Parc.Coloc recherchée Apt ensoleillé Balcon privé et espace rangement Près de tout sur le plateau métro Laurier, bus 51 et 80 Libre 1 février 500$ tout inclus 514-652-8562 AUTEUIL Construction neuve 4 1/2, 4 1/2 + bureau, 5 1/2 à louer pour 1er juillet 2011 à partir de 850$ 2 stat, a/c, cabanon, 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à ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap QUARTIER AHUNTSiC DOMAINE SAINT-SULPICE.Grand 4 1/4 non chauffé.Situé entre les rues Papineau et Christophe Colomb, près des transports publiques.Centre Claude Robillard et collège Ahuntsic Emplacement fantastique avec 2 chambres à coucher, dimensions généreuses, chambres et salon en bois flottant, balcon avant et arrière, chauffage électrique, entrées laveuse sécheuse Disponible 1er mars 1635 François-H-Prévost Contact C.Madruga 514.927.0912 ou cmfmad@amail.com ViSiTES SUR RENDEZ-VOUS SERVICES FINANCIERS SERVICES FINANCIERS MEUBLES ŒUVRES D'ART AHUNTSiC, spacieux 91/2 entièrement rénové, 4 ch., 3 s.d.b., meubié haut de gamme.Lave-vaiselle et literie fournis, a/c, 2 foyers granules, 2 stat et + Idéal pour professionnel désirant opérer de la maison avec entrée indépendante À 5 mm du métro Sauvé 2 400$ 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À [afamiüe.éprouvée : J Le journd Le Devoir postera' gratuitement une copie pfastifiée de [’avis publié.Demandez-le ou : 514 525-5379 necrologie@lememoriel.com Don in memoriam Un don de réconfort et d’espoir 514 527-2194 1 877 336-4443 www.fqc.qc.ca 1 Fondation québécoise du cancer LE DEVOIR LE LUNDI 7 EEVRIER 2011 B 5 AUTOMOBILE Le retour de Fiat La 500, qui arrivera d’ici la fin du mois chez les concessionnaires du Québec, va se décliner en trois versions r' Philippe Laguë Je le confesse, je suis un italophile.J’aime tout, ou presque, de ce pays: les femmes (les plus belles à mes yeux), la cuisine, la mode.Et les automobiles, bien sûr.Parce que l’Italie, c’est le berceau des plus belles voitures de la planète ^errari, Ma-serati, Lamborghini, Alfa Romeo), dessinées par les plus grands noms du design automobile (Giugiaro, Berto-ne, Pininfarina et consorts).Si je devais établir une liste de mes voitures de rêve, anciennes et actuelles, les pur-sang italiens en composeraient la presque-totalité.Pour le passionné comme pour le chroniqueur spécialisé, le retour de la marque Fiat en Amérique est un événement avec une saveur particulière.D’autant plus que le premier modèle commercialisé chez nous, dans les prochaines semaines, touche une autre corde sensible chez l’indécrottable nostalgique que je suis.La Fiat 500 (ou Cinquecento) est un classique ressuscité, qui s’inscrit dans le courant néo-rétro — le même qui a donné naissance aux New Beetle, PT Cruiser, Mustang (circa 2005) et MINI Cooper.C’est d’ailleurs cette dernière qui est dans la mire de la petite Fiat.Elle s’inspire, comme elle, d’un modèle qui a écrit une page d’histoire de l’automobile et mise sur la nostalgie — un outil de marketing très efficace — et le design.Par la grande porte L’arrivée de la Fiat 500 marque aussi le retour de Fiat en sol nord-américain, après un hiatus de plus d’un quart de siècle — 27 ans, pour être précis.Pour les historiens, signalons que la dernière Fiat vendue par les concessionnaires de la marque était la Strada; la décapotable 124 Spider et le coupé à moteur central Xl/9 furent ensuite brièvement distribués par un importateur privé.Ce retour de Fiat concrétise également la prise de contrôle de Chrysler, troisième constructeur américain, par le géant italien.Les marques du troisième constructeur italien (Chrysler, Dodge, Jeep et Ram) viennent donc grossir le portefeuille de Fiat, qui comprend les principales marques italiennes (Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Ferrari et Maserati), ainsi que des marques de poids lourds (TVECO) et de machinerie agricole (Case New Holland) .C’est donc dire que Fiat revient par la grande porte, même si sa gamme ne compte, pour l’instauL qu’un seul modèle en Amérique du Nord.L’effet Marchionne Fiat détenait 20 % du capital de Chrysler, mais cette participation a été portée à 25 % le mois dernier.Et d’ici la fin de la présente année.Fiat souhaite augmenter sa participation à un pourcentage se situant entre 35 et 50 %.Le président de Fiat et principal architecte de cette union, I’ltalo-Canadien Sergio Marchionne, a par ailleurs déclaré vendredi dernier que les groupes Fiat et Chrysler pourraient former une seule entité, basée au Michigan.Et cela pourrait se produire aussi tôt que d’ici la fin de l’année.11 faut prendre ces propos au sérieux quand on sait que, depuis l’arrivée de Mar- chionne aux commandes, Chrysler a lancé 16 nouveaux produits en 18 mois! L’effet Marchionne se fait aussi sentir dans les coffres de la compagnie: au quatrième trimestre de 2010, les pertes de Chrysler s’élevaient à 199 millions de dollars, contre 2,7 milliards l’année précédente, pour le même trimestre.Chrysler perd toujours de l’argent, mais réduit ses pertes et prévoit même un retour aux profits dès cette année.Le troisième constructeur américain, faut-il le rappeler, s’est placé sous la protection de la loi sur les tribunaux en 2009.Douloureux (mais lointains) souvenirs Pour son grand retour en Amérique du Nord, Fiat a cependant une longue pente à remonter.L’acronyme Fiat signifie Fabbrica Italiana Automobili Torino, mais les méchantes langues disaient, à l’époque, que cela signifiait plutôt Fix It Again, Tony.Traduction: répa-re-la encore, Tony.Vous I’aiuez compris, la fiabilité n’était pas leiu plus grande qualité.C’était même un concept abstrait, et pas seulement à Turin: toutes les voitures italiennes de l’époque étaient fabriquées de façon plutôt, disons, artisanale.Heureusement, les acheteurs plus jeunes n’ont pas ces douloureux souvenirs en mémoire.Les dirigeants de Chrysler Canada se font aussi un plaisir d’établir un parallèle avec Hjmndai, une marque qui brille de tous ses feux après des débuts difficiles, voire catastrophiques, il y a 25 ans.Ou avec Ford, qui connaît un renouveau.L’autre écueil qui guette la petite Fiat 500, c’est l’étiquette de chick car (voiture de fille), fatale à la New Beetle.Lors de son lancement au Canada, la marque MINI a d’ailleurs pris bien soin d’éviter ce piège en ne proposant, dans un premier temps, que la seule boîte manuelle, ainsi qu’une version plus sportive, la Cooper S.Par ailleurs, MINI pouvait s’appuyer sur le glorieux passé de son ancêtre en course automobile, notamment ses victoires au rallye de Monte-Carlo dans les années 60.Les concessionnaires Fiat du Canada pourront compter sur une version plus sportive, l’Abarth, mais celle-ci n’arrivera pas avant le début de 2012.Une version cabriolet est aussi prévue pour le printemps prochain.En attendanf la 500, qui arrive d’Icl la fin du mois chez les concessionnaires de la province, va se décliner en trois versions: Pop (15 995 $), Sport (18 500 $) et Lounge (19 500 $).La version de base coûte ainsi 4000 $ de moins que la moins chère des MINI Cooper.Voilà qui risque de faire mal à cette dernière.Premières impressions Lors d’une présentation à San Diego la semaine dernière, l’au-teiu de ces lignes a pu conduire la Fiat 5,00 pendant quelques herues.Évidemmenf les routes californiennes ressemblent à un parquet ciré, ce qui n’a rien à voir avec les nôtres; un essai prolongé, dans nos conditions, donnera l’heure juste, mais la première impression est bonne.D’abord, la 500 est une réussite esthétique, ce qui ne nuit jamais aux ventes.Fortement inspirée 0^j SOURCE FIAT La Fiat 500 s’inspire d’un modèie qui a écrit une page d’histoire de i’automobiie et mise sur ia nostaigie — un outil de marketing très efficace — et le design.de la Cinquecento de deuxième génération, qui fut produite de 1957 à 1975, elle attire les regards, mais aussi les sourires et les pouces en l’air.La décoration intérieure plaira aussi aux amateurs de design, avec son mariage harmonieux des styles moderne et rétro.Comme dans son ancêtre, le tableau de bord ne compte qu’un seul cadran, et la couleur de la planche de bord est assortie à la carrosserie.Autre bon point: des sièges confortables à l’avant.Les places arrière, elles, sont plutôt symboliques, comme dans la MINI.La 500 possède aussi des qualités djmamiques réelles (maniabilité, tenue de route), et sa direction précise la sert bien.Même s’il ne génère que 101 chevaux, le moteur est suffisamment puissant; sa seule lacune est sa paresse à bas régime.Avec la boîte de vitesses manuelle, il faut monter en régime pour obtenir des accélérations moins anémiques.Prédiction du chroniqueur: chez nous, la Fiat 500 va faire un tabac.Les dirigeants de Chrysler Canada semblent penser la même chose puisque 25 des 67 concessionnaires canadiens sont au Qué- Fiat revient par la grande porte, même si sa gamme ne compte, pour l’instant, qu’un seul modèle en Amérique du Nord.bec, terre de prédilection pour les petites voitures.Collaborateur du Devoir La décoration intérieure plaira aussi aux amateurs de design, avec son mariage harmonieux des styles moderne et rétro.MOTS CROISÉS 11 12 —étéq^ Va d’Or 16/-25 Sept-îles i2/-ie Lever du soleil: 7h08 Coucher du soleil: 17h10 Baie-Comeau 11/-1 Saguenay -15/-21 Quebec -5/-16 Trois-Rivieres rbrooke Montréal Gatineau Canada Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Montréal AuJourd-buL -2 Quelques flocons, pdp 60%, Québec Aujourd-btji -5 Quelques flocons, pdp 70% Gatineau Aujourd-bul 17/-23 So 17/-22 Sol Demain -13/-23 -2/-13 -1/-14 -9/-12 6/1 -12/-24 Tokyo Le Monde Londres Los Angeles Mexico New York Paris ©MétéoMédia 2011 Auj.Nua 11/10 Ce soir -14 Quelques fto-1 cons, pdp 60%.Ce soir A ¦16 ^ Averses m neige, pdp 70%, Demain -8/-15 Quelques flq-' cons, pdp 40%.Demain -7/-19 Quelques fle-* cons, pdp 60%.Quelques flocons, pdp 60%.Ce soir Demain ¦17 -12/-17 Nuageux.Ciel vaifebleA Mercredi -8/-16 Quelques flocons, pdp 40%, Mercredi -10/-2( ' Ciel va Mercredi^ -8/-19 Quelques flo-t cons, pdp 40%.Demain 21/11 21/6 5/1 9/4 11/6 Jeudi 9/-16 Ciel va Jeudi -12/-1S Passages ^ nuageux Jeudi -8/-16-.Ciel varfeble/i C’EST COMME AVOIR UN MÉTÉOROLOGUE DANS VOTRE POCHE.Obtenez la météo pour emporter avec meteomedîa.com Météo Média HORIZONTALEMENT 1.Chez les Amérindiens, assemblage de coquillages utilisé comme ornement -Raturé.2.Vendre - Oiseaux de basse-cour.3.Sable que l'on jette -Chefs.4.Fatigué - Regarder avec défi.5.Propres aux ânes - Luth à long manche.6.Gros mammifère -Rivière de France.7.Qui est en feu - Point cardinal.8.Officier de Louis XV -Côtes-du-Rhône - A point nommé.9.Délicieuse - Impitoyable.10.Enchaînement des parties d'un tout - Des hommes.11.Mousse - Profitables.12.Atteint l'embryon -Élimé.VERTICALEMENT 1.Petits marsupiaux herbivores - À moi.2.Risques d'inconvénients - Camp de travail forcé.Prêtre.Vesse - Sans vêtements - Inutile.Adjectif numéral -Instrument chirurgical.Coléoptères.Il sert de filtre - Plongé.Solidement fondé -Assemble bout à bout.Halogène - Célébrité.10.Sentiment de satisfaction - Hirsute.11.Pour défroisser -Divisions d'une loi.12.Tordu - S'arrête.1 23456789 101112 nciias BiSDC] 1565 SOLUTION DU DERNIER NUMÉRO B 6 LE DEVOIR, LE LUNDI 7 EEVRIER 2011 ETHIQUE ET RELIGIONS F Crise en Egypte Les Frères musulmans sont-ils une menace ?Jean-Claude Leclerc En Égypte, depuis la fin du colonialisme britannique, un régime autoritaire aura sans cesse écrasé toute forme d’opposition: communiste, laïque ou autre.Il n’y reste plus aujourd’hui que deux pouvoirs dans le pays: l’un militaire, qui en a toujours été la force principale, et l’autre moral, les Frères musulmans, hostile à toute domination étrangère sur le monde arabe.Lm invitation faite aux Frères musul-^ mans par Omar Souleiman, bras droit d’Hosni Moubarak et chef du renseignement militaire, de se joindre aux discussions sur l’avenir du pays aura alarmé toute une opinion, surtout en Israël et aux États-Unis, qui voyait déjà cette confrérie islamiste, née en Égypte en 1928, tenter d’y saisir le pouvoir à la faveur du «vide» laissé par la dictature., Tolérés comme mouvement social en Égypte, mais traqués comme organisation politique, les Frères musulmans ont accepté de participer aux discussions sur la «transition» qui doit mener à un régime démocratique.Mais ils déclarent qu’ils ne brigueront pas l’élection qui devrait bientôt en sortir.Maints observateurs estiment, toutefois, qu’advenant un scrutin libre, un parti des Frères emporterait, s’il le voulait, la plupart des suffrages.Pour leurs adversaires, en Égypte comme ailleurs, une telle approche «modérée» n’est qu’une tactique des Frères, qui laissent à d’autres la tâche de libérer la place, pour mieux l’occuper eux-mêmes l’occasion venue.Ne forment-ils pas déjà l’organisation civile la plus influente du pays, fort estimée pour les services qu’elle fournit à une population méprisée des profiteurs du régime?Uarmée Aimés ou craints, les présidents égyptiens sont tous venus de l’armée.Or, même respectée du peuple, l’armée, autrefois équipée par l’Union soviétique, dépend désormais de l’aide étrangère, venue des États-Unis.Fes soldats sont avec le peuple, mais les généraux?Fes Frères ne pourraient mettre fin à leurs énormes privilèges — quel que soit l’après-Moubarak — sans engager une épreuve de force avec l’armée.Un tel groupe islamiste, infiltré par les militaires, n’a aucune chance d’en sortir vainqueur.Fes Frères le savent.Ceux d’entre eux qui ne sont pas «modérés» par choix, le sont par nécessité.Fes tentatives islamistes pour abattre dans le passé des pouvoirs arabes corrompus ou serviles ont toutes été brutalement réprimées.Aujourd’hui, la crédibilité de leur mouvement vient de la misère qu’ils soulagent dans la population et du spectacle qu’ils dénoncent de classes privilégiées converties aux mœurs occidentales.Surpris eux aussi par les aspirations à la liberté en terre d’islam, les Frères musulmans n’ont plus, il est vrai, le monopole de l’opposition.Ni Éarmée ni les Frères musulmans Mais au milieu de la confusion, nulle personnalité politique ou militaire, laïque ou religieuse, ne semble capable d’assurer un cabinet d^e «transition» ni un gouvernement stable pour le pays qui émergera de la révolte.A cette nuance près, on peut faire le même constat que Jean-Noël Ferrié, un spécialiste basé au Maroc.«Pour Vinstant, le régime n’est pas en train de se démocratiser, il est en train de revenir dans le giron de Varmée.» ne sauraient guère assurer la relève politique dans une Égypte en crise économique Une voie étroite A vrai dire, ni l’armée ni les Frères ne sauraient guère assurer la relève politique dans une Égypte en crise économique.Déjà, les touristes et les investisseurs fuient le pays, craignant une répression militaire ou une révolution islamiste.Reste alors à trouver la voie étroite qui mènera une nouvelle génération à plus de liberté, et les classes populaires, vouées à la misère, à des conditions de vie enfin décentes.Fes Frères sont-ils encore ces extrémistes qui n’ont pas craint de s’en prendre à plus d’une dictature arabe?Certains de leurs leaders disent qu’ils ont renoncé à imposer une théocratie.Un Parti de la justice et du développement, d’inspiration musulmane, ne gouverne-t-il pas une Turquie toujours laïque?Bref, ont-ils déclaré à Doug Saunders, chroniqueur au Globe and Mail, les Frères musulmans sont «islamiques tout comme le Parti démocrate-chrétien d’Angela Merkel est^ chrétien».Par contre, en Égypte comme ailleurs, des dictateurs ne se sont pas fait scrupule d’agiter l’épouvantail des Frères musulmans, y trouvant à l’ère du terrorisme international un moyen commode d’extorquer des milliards aux États-Unis.Ils ne sont pas les seuls à exploiter la peur de l’islam.Même des gouvernements démocratiques, en Europe mais aussi au Canada, y trouvent un argument commode pour ramasser des votes et même pour rogner, au passage, les libertés de leurs propres citoyens.Néanmoins, on comprendra l’inquiétude qui gagne en Israël citoyens et dirigeants.Ils avaient l’assurance que l’Égypte, en paix avec eux, était un voisin fiable et stable.Ce temps pourrait être révolu.Or, des historiens l’auront noté: «Très tôt, les Frères militent pour la cause palestinienne et s’en prennent à la communauté juive d’Égypte.Ils sont les premiers à développer une forme d’antisémitisme proche de l’antisémitisme européen.» Fes grandes crises sont propices aux grands règlements.Fes États-Unis seront-ils à la hauteur?Barack Obama aura fort à faire pour y réussir, y compris chez lui.Tout un courant ul-traconservateur voit dans l’Égypte le signe de la fin de l’Amérique.Fox News y démasque une conspiration des ennemis de la liberté.Sur Internet, des illuminés dénoncent des nominations «musulmane» de la Maison-Blanche.Et, «infiltration islamiste» oblige, Obama lui-même seraif membre de la Fraternité musulmane! F’Égypte n’aura pas trop de sa sagesse plusieurs fois millénaire pour ne pas sombrer dans cet abîme.redaction@ledevoir.corn Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à VUniversité de Montréal.AVIS LEGAUX ET APPELS D'OEFRIS Avis public Vilkray Saint-Michrl Parc-Extension Montréal AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D'APPROBATION RÉFÉRENDAIRE SECOND PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO 01-283-69 INTITULÉ : Règlement modifiant le Règlement de zonage 01-283 de l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension visant à clarifier les normes relatives aux champs d'application du règlement, aux constructions hors toit, aux modules publicitaires et à l'agrandissement d'une construction dérogatoire protégée par droits acquis.1- Objet du projet et demande d'approbation référendaire À la suite de l'assemblée publique de consultation tenue le 20 janvier 2011, le conseil d'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension a adopté, lors de la séance du 1^^ février 2011, le second projet de règlement numéro 01-283-69 modifiant le Règlement de zonage numéro 01-283 lequel est intitulé tel que ci-dessus.L'objectif du projet de règlement est de : 1- Clarifier certaines normes relatives aux champs d'application du règlement de zonage 01-283 ; 2- D'exclure les constructions hors toit de l'obligation d'être construites en mitoyenneté dans les zones où l'on exige le jumelage ou la contigüité ; 3- D'abroger la disposition mentionnant que l'on ne peut pas appliquer une affiche ailleurs sur le mobilier prévu à cet effet ; 4- De permettre l'agrandissement d'une construction dérogatoire protégée par droit acquis dans le prolongement de ces murs latéraux existants.Ce second projet de règlement contient des dispositions qui peuvent faire l'objet d'une demande de la part des personnes intéressées d'une zone visée énumérée ci-dessous et des zones contiguës afin qu'un règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Ainsi, une demande relative à ces dispositions peut provenir d'une zone faisant partie de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et des zones contigües situées dans les arrondissements suivant : Arrondissement de Montréal-Nord : 108-229, P05-267 et 1-05-268; Arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville : 0514, 0528, 0530, 0531, 0536, 0539, 0542, 0547, 0560, 0561, 0563, 0570, 0573, 0576, 0580, 0584, 0588, 0592, 0594, 0596, 0601, 0602, 0604, 0605, 0607, 0610, 0612, 0621, 0630, 0631, 0633, 0635, 0636; Arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie : 0001, 0002, 0007, 0008, 0011, 0014, 0020, 0023, 0032, 0037, 0040, 0043, 0044, 0050, 0061, 0083, 0089, 0092, 0101, 0105, 0109, 0118, 0142, 0143, 0154, 0159, 0167, 0175, 0193, 0201, 0209, 0224, 0233, 0249, 0256, 0276, 0281, 0292, 0305, 0327, 0323, 0336, 0340, 0662, 0666, 0670; Arrondissement d'Outremont : PB-25; Arrondissement de Saint-Léonard :C04-18, C04-29, C06-01, H04-23, H04-025, H06-03, H06-04, H07-01, H08-03, H08-08, 108-14, 108-19 Une telle demande vise à ce que le règlement contenant cette disposition soit soumis à l'approbation des personnes habiles à voter de la zone d'où provient une demande valide à l'égard de la disposition.2- Description du territoire Les zones ainsi touchées par cet amendement sont celles de l'ensemble de l'arrondissement et ses zones contiguës.Le territoire visé par le présent avis est montré ci-dessous : / v/ 'X 'K :r 3- Conditions de validité d'une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l'objet et la zone d'où elle provient; - être reçue au bureau du secrétaire d'arrondissement dans les huit jours du présent avis, soit au plus tard le 16 février 2011 à 16 h 30; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d'où elle provient ou par au moins la majorité d'entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n'excède pas 21.4- Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n'est pas frappée d'aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le V' février 2011 : - être domiciliée dans la zone d'où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d'un immeuble ou occupant unique d'un établissement d'entreprise qui n'est frappé d'aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 1“ février 2011 : - être propriétaire d'un immeuble ou occupant d'un établissement d'entreprise situé dans la zone d'où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d'un immeuble ou occupant d'un établissement d'entreprise qui n'est frappé d'aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le V' février 2011 : - être copropriétaire indivis d'un immeuble ou occupant d'un établissement d'entreprise situé dans la zone d'où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désignée, au moyen d'une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d'être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d'une personne physique, il faut qu'elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d'une personne morale, il faut : avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui le l^février 2011 est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n'est pas en curatelle et n'est frappée d'aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d'une personne désignée à titre de représentant d'une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressé à plus d'un titre conformément à l'article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.5- Absence de demandes Toutes les dispositions du second projet de règlement numéro 01-283-69 qui n'auront fait l'objet d'aucune demande valide pourront être incluses dans un règlement qui n'aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.6- Consultation du projet Le second projet de règlement numéro 01-283-69 ainsi que l'illustration des zones visées du territoire des arrondissements de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Ahuntsic et Montréal-Nord peuvent être consultés au bureau du secrétaire d'arrondissement situé au 405, avenue Ogilvy, bureau 200, Montréal, aux heures régulières d'ouverture.Montréal, Le 7 février 2011 La secrétaire d'arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.Boucherville Direction des travaux pubiics et APPEL D’OFFRES SP-11-07 La Ville de Boucherville demande des soumissions pour : FOURNITURE DE PIERRE CONCASSÉE AVEC OU SANS LIVRAISON Ouverture des soumissions : LUNDI 28 FÉVRIER 2011 À 10 H Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis par la Ville de Boucherville.On peut obtenir lesdits formulaires de même que les documents d’appel d’offres (plans, devis, etc.), à compter du LUNDi 7 FÉVRiER 2011 durant les heures de bureau, soit du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 15 à 16 h 00, en s’adressant à la Direction des travaux publics et des approvisionnements située au 650, Chemin du Lac, Boucherville, (Québec), téléphone 450 449-8100, poste 8827, moyennant un dépôt de cinquante doiiars (50,00 $) payabie par chèque, traite bancaire ou argent comptant seuiement.Toute soumission, pour être vaiide.devra être accompagnée d*une garantie de soumission sous forme d*un chèoue visé, au montant de DiX MiLLE DOLLARS no 000.00 $1 oavabie à ia Viiie de Boucherviiie.Chaque soumission doit être déposée au bureau du greffier de la Ville de Boucherville, situé au 500, rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville, avant 10 HEURES ie LUNDi 28 FÉVRiER 2011 (horodaté par le Service du greffe), dans l’enveloppe pré-adressée fournie à cette fin.Les soumissions sont ouvertes à 10 H LE LUNDI 28 FÉVRIER 2011, à la salle Pierre-Viger du Centre administratif Clovis-Langlois, situé au 500, rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville.Le Conseil Municipal de la Ville de Boucherville ne s’engage à accepter ni la plus basse ni la plus haute ni aucune des soumissions reçues, sans encourir aucune obligation ni aucun frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.La Ville peut, s’il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l’égalité entre les soumissionnaires et elle n’est pas tenue de motiver l’acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour tout renseignement supplémentaire concernant cette soumission, veuillez communiquer avec Mme Danielle Roy au 450 449-8100, poste 8825.Donné à Boucherville ce 7 février 2011.Marie-Josée Salvail, Directrice Direction des travaux publics et approvisionnements Ville de Boucherville w Association québécoise des troubles d’apprentissage « J’apprends différemment parce que j’ai de la difficulté.» www.aqeta.qc.ca Avis public Montréal ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil de la Ville, à son assemblée du 13 décembre 2010, a adopté le règlement suivant : 10-028 Règiement autorisant un emprunt de 35 300 000 $ pour des travaux généraux de modifications et d'additions au réseau municipai de conduits souterrains ainsi que de travaux reiiés à i'enfouissement de fiis aériens et de mise à niveau des chambres de transformations (C.T.1500 et C.T.1000) dans ies iimites de la Ville de Montréal, sous la surveillance de la Commission des services éiectriques de Montréai Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire le 26 janvier 2011.Avis est donné que ie conseii d'aggiomé-ration, à son assembiée du 16 décembre 2010, a adopté ie règiement suivant : RCG 10-024 Règiement autorisant un emprunt de 100 000 000 $ afin de financer ies travaux de mise aux normes des équipements de captage, de traitement et de distribution de i'eau potabie et des équipements de coiiecte et de traitement des eaux usées, admissibies au programme de transfert de la taxe fédérale d'accise sur i'essence et de ia contribution du Québec Ce règlement a été approuvé par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire le 31 janvier 2011.Tous ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour et sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est.Ils peuvent également être consultés en tout temps sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 7 février 2011 Le greffier de la Ville, M® Yves Saindon Appel d'offres La Petite-Patrie Montréal Des soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessous, au bureau d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, situé au 5650, rue D'Iberville, 2®étage, Montréal, H2G 2B3, pour : Catégorie : Travaux Appel d'offres : 261108S Descriptif : Balayage mécanique des pistes cyclables 2011-2013 Date d'ouverture : Le mercredi 23 février 2011 Dépôt de garantie : Lettre de garantie bancaire ou chèque visé : 20 000 $ Documents : Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 7 février 2011 au bureau d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, à l'adresse mentionnée ci-dessus, du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h, contre un paiement de 100 $ (taxes incluses), non remboursable.Renseignements : Pierre Morissette Téléphone : 514 872-4888 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de : Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement audit bureau d'arrondissement, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal (arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie) ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Donné à Montréal, ce 7 février 2011 Patrick Martel Secrétaire d'arrondissement substitut Prenez avis que Monsieur Ba-rend Aldersebaes, de son vivant domicilié au, 6218, rue Faribault, Montréal, Québec, H1N 1G2, est décédé le 5 août 2008 L'inventaire de la succession peut être consulté par les intéressés en communiquant avec Société de Fiducie BMO au (514) 877-9160 LOI SUR LA FAILLITE ET L’INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: 9204-8776 QUÉBEC INC., dûment incorporée selon la loi, ayant son siège social et sa principale place d’affaires au 4210, boul.Bourque, dans la ville de Sherbrooke, province de Québec, J1L2W6.Avis est par les présentes donné que la faUlie précitée a déposé une cession le 25® jour de janvier 2011, et que la première assemblée des créanciers sem tenue le 15® jour de février 2011 à llhOO, au (Quality Hôtel « Salon Thibault », 4206, me King Ouest Sherbrooke, Québec.LE GROUPE Boudreau Richard 33, rue Saint-Jacques 5® étage, Montréal (Québec) H2Y1K9 Tél.: (514) 849-2100 Téléc.: (514) 849-9292 courriel : info@gbri.ca Ftgl6 ©Bistro 405 O Addition Salade (2).14,60$ Vin (2).11,50$ Dessert Taxes.4,75$ .4,63$ Sous-total.35,48$ Pourboire.Total, > Si ceci ressemble à un test de maths, visitez mathscourantes ca ou appelez le 1 800 303-1004 1 CANADA Literacy Foundation Fondation pour 1 alphabétisabon La solution par les maths LE DEVOIR, LE LUNDI 7 EEVRIER 2011 B 7 CONVERGENCE Entre censure et cassure La professeure Lise Garon, du département d’information et de communication de l’Université Laval, se spécialise dans la sociologie de l’Islam et les médias des pays arabes.Elle revient pour Le Devoir sur le rôle des différents médias de la région, anciens et nouveaux, soumis ou critiques.Propos recueillis par Stéphane Baillargeon D’abord, que se passe-t-il très glob^ement, selon vous, dans le monde arabe?Peut-on parler de révolutions?D’un printemps arabe?On assiste en ce moment, dans le monde arabe, à une irruption sur la scène politique de l’opinion publique, cet acteur qui ne s’était pas exprimé jusqu’à maintenant, et qui réclame aujourd’hui la démocratie.L’effet de contagion du soulèvement tunisien s’est étendu à un nombre substantiel de pays arabes en quelques semaines à peine, mais il demeure prématuré de parler de printemps arabe.\ A quelles sources nationales et internationales s’alimente l’opinion, le climat de l’opinion dans ces pays?Quel rôle jouent les médias officiels de ces pays?Et la censure?Dans le,s pays tels que la Tunisie, l’Egypte et l’Algérie d’avant le «printemps arabe», il ne pouvait exister, en l’absence de liberté de presse, d’opinion publique éclairée.En Tunisie et en Egypte, en effet, la loi interdisait de diffuser de «fausses nouvelles» sur le régime, et les services de contre-espionnage veillaient au grain.Ces trois dictatures ont très tôt disposé d’une presse aux ordres, semi-officielle, chargée de ne publier que de l’information favorable au régime, pendant que les médias indépendants étaient empêchés d’exister.L’information interdite a toutefois pu contourner la censure à la longue, notamment en empruntant un chemin sinueux, partant du «coulage» volontaire d’information par des témoins ou des victimes vers des groupes d’opposants, plus ou moins clandestins dans leur pays peut-être, mais reliés à des groupes d’opposants exilés à l’étranger.Ceux-ci relayaient à leur tour l’information interdite dans les médias internationaux.Une fois médiatisée, celle-ci pouvait transiter par les voyageurs, la poste, le fax ou / KHALED DESOUKI AGENCE ERANCE-PRESSE Des Egyptiens se rassemblaient la semaine dernière pour regarder la chaîne Al-Jazeera sur une télévision installée sur un téléphone public au Caire, place Tahrir.le téléphone pour rentrer en fraude dans le pays.Exceptionnellement, l’information interdite a été révélée au grand jour par des transfuges exilés à l’étranger.Tel fut le cas de l’Algérien Habib Souaïdia, exlieutenant des services spéciaux de l’Armée algérienne, qui s’est enfui en France en 2000, d’où il allait publier La Sale Guerre, té- Les nouveaux médias contribuent à la formation d’une opinion publique éclairée en retransmettant les vidéos des débats et discussions contredisant l’information officielle censurée re et de jour en jour, ont transmis à leur audience arabe les images de la révolution du jasmin, sans que les dictatures en place aient le temps de réagir assez vite pour empêcher l’information de se répandre.Il n’en fallait pas plus pour que les médias internationaux dépêchent leurs correspondants sur place.La suite des événements se déroulera donc sous les yeux de l’opinion publique internationale.moignage personnel sur les rouages et les pratiques criminelles de l’Armée envers son propre peuple.Parallèlement apparurent de nouveaux médias, les réseaux sociaux comme Fa-cebook et Twitter, par exemple, ainsi que la chaîne de télévision Al-Jazeera.Le New York Times affirmait récemment que le média d’information continue Al-Jazeera avait largement contribué à répandre la révolte, d’une capitale à l’autre, avec sa couverture «agressive» des émeutes.Selon vous, quel rôle joue ce réseau dans la crise actuelle?L’effet de contagion très rapide observé dans le monde arabe d’abord a été rendu possible par les nouveaux médias, tels Internet et la chaîne satellitaire Al-Jazeera qui, d’heure en heu- Les nouveaux médias (Twitter, le téléphone mobile, Facebook.) sont vus comme d’autres moyens centraux de communication pour le peuple insurgé.Comment anab^sez-vous ce rôle?Leur rôle central consiste d’abord à alerter les grands médias internationaux.C’est ainsi que les populations arabes ont pu assister, la semaine dernière et en direct à la télévision, à ces scènes incroyables de partisans de Moubarak qui lançaient des bombes incendiaires du haut des édibces ou qui chargeaient la foule, montés sur des chevaux ou des chameaux.Mais ils ont été repoussés.Dans cet exemple, ce sont les nouveaux médias qui les premiers, ont révélé le sens caché de l’événement.Lorsque le militant de gauche franco-tunisien Tarek Ben Hiba a révélé, sur sa liste de diffusion Internet, que ce n’était pas, comme le prétendaient des médias, «les pros et les anti-Moubarak» qui s’affrontaient sur la place Tahrir (Place de la Libération), mais les «bouledogues» et les «voyous» lancés par le régime contre le peuple, la nouvelle se répandit aussitôt sur Facebook.Les médias internationaux ont, dès le lendemain, renchéri en rapportant que des «partisans de Moubarak» s’emparaient de manifestants qu’ils traînaient hors de la foule pour les remettre aux forces de l’ordre et que des gens avaient été payés pour participer au rallye pro-Moubarak.Le rôle des nouveaux médias ne se limite pas, toutefois, à susciter la réaction des grands médias internationaux.Ils contribuent également à la formation d’une opinion publique éclairée en retransmettant les vidéos des débats et discussions contredisant l’information officielle censurée.Par exemple, la télévision algérienne libre, Ra-chad TV, diffuse sur YouTube et Livestream des entrevues et des discussions avec des opposants célèbres.En plus de contribuer à former et à informer l’opinion, les nouveaux médias jouent encore un rôle mobilisateur: lancement de pétitions, mots d’ordre, alertes à propos des milices déguisées, etc., à l’adresse non seulement de la rue arabe, mais également de la diaspora en exil.Une version complète de l’entrevue est disponible en ligne sur le site www.ledevoir.com MEDIAS Le journalisme par procuration Parfois, le correspondant de Radio-Canada en poste à Paris présente de là ce qui se passe ailleurs en Europe, même très, très loin, mettons en Suède ou en Hongrie.Sans bouger des Champs-Elysées, avec des images fournies par les agences de presse.Souvent, le reporter de TVA à Washington traite des drames du bn fond de l’Amérique à partir de son balcon d’observation de la capitale.Sans bouger lui non plus.Quotidiennement, les collègues en poste à Montréal, y compris au Devoir, signent les synthèses sur n’importe quel sujet ou coin du monde.Je le sais, je le fais aussi allègrement.Appelons ce phénomène le journalisme par procuration.Une procuration, techniquement, c’est ce qui donne le droit d’agir à la place d’un autre, de voter à la place d’un absent dans une assemblée générale par exemple.On pourrait aussi ressusciter le vieux terme de «vicariance».De même, dans le domaine journalistique, la pratique consiste à parler d’un livre sans l’avoir lu, d’un film sans l’avoir vu, d’un événement sans y avoir assisté.Bref, c’est du reportage sans l’expérience directe, du commentaire non pas à vide, mais tout de même sans pratique.Disons déréalisé.C’est un peu de la frime aussi, un tantinet du toc, du méta-relais, dans un sens.On dit reportage par procuration ou vica-riant, mais on pourrait aussi bien lancer de seconde main.Le travers semble socialement partagé.Dans un^arfy de famille, chacun peut faire semblant d’avoir vu un film ou regardé une émission.Qui a vraiment lu tout le Quichotte^ Ou L’Odysséel Qui a vraiment biberonné dans le texte La Belle et la Bête?Chacun connaît ces histoires par la relecture des planches ou des écrans.Mieux encore, les adaptations au cinéma ou au théâtre dédouanent de l’effort, surtout pour les classiques.Merci le TNM, merci Walt Disney! La mise à distance journalistique de l’original, du premier degré, de la réalité quoi, n’en devient pas moins étonnante, voire choquante.La pratique se manifeste allègrement dans la couverture internationale.Les médias ferment leurs bureaux étrangers et font signer les synthèses par des grands reporters immobiles, des correspondants stationnaires.Comme si la seule signa- O Stéphane BAILLARGEON ture maison servait de sceau de crédibilité.Comme si la compulsion de convergence de plusieurs points de vue agglutinés par Google.news assurait à elle seule la véracité.Le triste cas actuel des reporters du Caire enfermés dans leur chambre d’hôtel pousse cette perspective vicariante jusqu’à l’absurde.Des correspondants dépêchés de l’étranger pour «voir de leurs caméras voir» sont bastonnés à la dizaine dans le but de les empêcher de récolter et de relayer l’information sur le terrain.Ils racontent donc ce qu’ils zieutent de leur balcon.Ils repassent les infos servies par leurs ordinateurs branchés sur les vieux et les nouveaux médias.Appelons cela du journalisme par procuration d’hyper-proximité.Ou une crise de déréalité de plus de notre univers dématérialisé.Même le très local stimule maintenant l’éloignement.Comme bien des collègues, moi aussi, trop souvent, j’interviewe les protagonistes par téléphone au lieu de me déplacer.Au théâtre, les textes de plo-gues paraissent sans que les journalistes aient vu la pièce ou l’aient même lue.Les cahiers livres, enfin ce qu’il en reste, sont truffés de petits textes, des brèves, sur des livres vite feuilletés.C’est d’autant plus facile de tricher que ces articu-lets ne sont pas signés.En plus, les nouvelles technologies facilitent le rapport encapsulé, résumé, prémâché à la culture comme au monde.Un chroniqueur entend que «Inexistence précède l’essence» dans la perspective de l’existentialisme athée.Une fois l’exégèse de Wikipedia co-piée-collée, il ne lui reste plus qu’à l’inclure dans un article, une interview, une conversation.Ça se voit On agit tous comme ça: un extrait ici, une citation là, et l’on en vient à penser que le deuxième degré, la relecture et la critique d’un fiers tiennent lieu de rapport à l’œuvre, à l’autre, au réel.Média vient du latin medium qui signifie milieu ou intermédiaire.Le média demeure la grande mécanique vicariante de notre temps.La carte de notre territoire, quoi.Seulement et malheureusement, de plus en plus, avec le journalisme par procuration, la médiatisation passe à un supemi-veau, en relayant les relais.Le Devoir A LA TELEVISION iLeTéléJournal 18 h 30 vies Les Parent L'auberge du chien noir/Joue bien tes cartes Les Boys Penthouse 5-0 / Otage Le Téléjournal 22h45 Nouv.sports Les lionnes Pour le plaisir TVA nouvelles Le cercle Peut contenir des Rachid Série Montréal Yamaska Toute la vérité TVA nouvelles 122h45 Denis Lévesque 23h45 Le match 0h25 IZNOGOUD:.Kaboum! Tactik/Je t'attendrai Légitime dépense Kilomètre zéro Planète science / Accros au plastique! Questions de société / Planète à vendre Mad Men / Babylone Une pilule, une p'tite granule Bazzo.tv Atomes crochus Un souper presque parfait Taxi payant Rire et délire CSL NY / Uncertain Rules Le mentaliste / Code rouge Un gars le soir Dumont Atomes crochus Call TV 1 RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Naufragés des villes Le Téléjournal RDI RDI économie Le National Le Téléjournal |23h45 Sports 24 heures | 17h50 Champ Journal FR Partir Autrement Secrets d'histoire 21h45 Châteaux Quand le monde bascule TV5 le Journal 123h35 Sexe autour du monde I Grand rire Québec Partie 2 de 2 Bizarre ou quoi?Nerfs d'acier C'est incroyable! Contact animal / Le grand gel Images-chocs / Dames rebelles Alliance meurt 1 Desserts Pa.Idées-grandeur ByeMaison Recette V Obiectif Minceur Ma maison BosseNoces Décore ta vie 1 Airoldi-sortie La cigogne 1 Dre Nadia, Ado Cinéma 17h30 Palmarès L'univers M+ M.Net Top Modèle Bienvenue à Jersey Shore Punk'd: Stars Coup de rock Séduction 101 L'univers M+ Génération 70 Benezra reçoit La danse des étoiles Les années / Patsy Gallant Millionaires à tout prix Benezra reçoit Max Musique Vie secrète ado Ma famille Grenade?Dans le trouble 1 Famille parfaite VRAKIavie Les Aigles 70 Le Steph show Fan Club iFrankGirard Hors d'ondes Iles Simpson Les zybrides L'intrépide JohnnyTest Ile des défis Stoked Les Simpson Family Guy TêtesClaques South Park Les Simpson Cosmos Star Wars Sports 30 Hockey 360° Curling - Championnat canadien Junior Finale masculine L'antichambre (D) Sports 30 WPBA Billard Quilles Les ailes de la guerre Pawn Stars Absurde Ecrous et boulons Deadwood Films perdus de SGM / Jour s J Compte à rebours JAG Terre humaine Visite libre Rumeurs C'est iuste de la TV Le Cirque du Soleil / La Nouba 23h10 Festival d'été de Québec Rumeurs Victimes du passé Protection de témoins Heartland / L'épreuve The Border: Haute surveillance C.S.1: Miami Doc / La reine des gitans Rêve Diana La porte des étoiles Les nerdz Comment.fait Eureka FlashForward / Suspect zéro Porte de l'univers Partie 1 de 3 Sales Jobs Comment.fait 1 Contact 18h50 Artistes CursUS-santé Tout le monde I Apostrophes 21h45 Apostro.Jeanne d'Arc 1 Show Business Show BusinessI Droit de savoir Show Business 1 Sans crier gare/Chine Fourchette et sac à dos A faire en Italie Partie 1 de 2 Rallye autour du monde Reliques saintes Soleil tout inclus Foudre |64, rue du Zoo Wonder Choux RelieF Trashopolis / Londres 1 L'ARMEE DES OMBRES (1969) Lino Ventura.Sur les traces de Tintin Arrêt court |l8h15 LES NOURRISSONS DE LA MISERE (1995) Susan Clark.| 1 GRACE: LA MUSIQUE DU COEUR (1996) llleana Douglas.| |V0YEUR(1998) Ashley Judd.|23h45 FARGO (V.F.) (1995) | |l7h30 LE CORPS DE JENNIE.|19h15 ONDINE (V.F.) (2009) avec Alicia Bachleda, Colin Farrell.| Boardwalk Empire Bored (v.f.) 1 REPRENEURS (2010) avec Forest Whitaker, Jude Law.I Les7PéchésCapitaux/ La colère ADN Vive la retraite?L'ange bleu Opéra Garnier A quoi tu joues/Tahiti Galère femme 1 Mémoire P Miseàiour Voir GRAND.tv Mémoire P Le guide de l'auto Le Lab BoxeRock I Mise à jour Le guide de l'auto Mémoire P 17h00News Coronation St.Wheel Fortune Jeopardy! Little Mosque 118 to Life Village on a Diet / Sink or Swim CBC News: The National 22h55 CBCNews 23h40 Mercer Ghost IiUllimNews eTalk Big Bang Mr.Sunshine Hot/Cleve.2 1/2 Men Mike & Molly Castle / Lucky Stiff News CTV News 0h05 Daily Sh.News Designer Guys E.T.Canada Ent.Tonight House / Family Practice The Chicago Code/Pilot Hawaii Five-0 / F Malama News Make or Break Ent.Tonight JungleBook MakinqStuff Time Team America The Agenda with Steve Paikin Midsomer Murders Mapping the World The Agenda with Steve Paikin New Tricks Smarter Than World News Fox 44 News The Office The Bachelor Castle / Lucky Stiff TMZ |23h35News Jimmy Kimmel 1 News Evening News Ent.Tonight Met-Mother 1 Rules of Eng 2 1/2 Men Mike & Molly Hawaii Five-0 /E Malama News 123h35 David Letterman | News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Chuck The Cape / Goggles and Hicks Harry's Law / Wheels of Justice News 23h35 Tonight Show J.Leno The Simpsons Met-Mother 2 1/2 Men 21/2 Men House / Family Practice The Chicago Code/Pilot Fox 44 News Met-Mother 1 Entourage Enthusiasm I News Journal Profile Antiques Roadshow American Experience/The Presidents: Reagan Partie 1 de 2 Nancy Reagan Charlie Rose News Business PBS NewsHour Antiques Roadshow American Experience/The Presidents: Reagan Partie 1 de 2 News 1 Charlie Rose | News eTalk Big Bang Mr.Sunshine 1 Hot/Cleve.2 1/2 Men Mike & Molly Castle/Lucky Stiff News 1 CTV News 0h05 Daily Sh.The First 48 The First 48 / Gone Intervention Intervention / Benny Heavy/Travis/ Lindy Heavy/Sharon/Ashley Intervention Criminal Minds Da Vinci's Inquest The Ballad of Ramblin' Jack I Song Africa Criminal Minds Law & Order Canada's Worst Handyman Daily Planet MythBusters Dirty Jobs Auction Kings Auction Kings Daily Planet MythBusters Convoy / Death Below Patton 360 Greatest Tank Battles World War II Nazi Hunters / Kurt Lischka Greatest Tank Battles Patton 360 Silent Witness Partie 1 de 2 1 IN HER MOTHER'S FOOTSTEPS (2006) Emma Caulfield.I Rookie Blue / Big Nickel Haven NCIS / Masquerade NCIS SportsCentre That's Hockey 1 Interruption Poker Into the Wind SportsCentre 1 Off the Record Motoring NOS CHOIX CE SOIR Amélie Gaudreau Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable MR.SUNSHINE Début de cette comédie de situation écrite, produite et inte^rétée par l’une des vedettes de Friends dont la carrière «post-succès planétaire» n’a pas beaucoup plus levé que celle de ses anciens collègues, Matthew Perry.On ne peut dire si cette incursion comique dans la vie plutôt ratée d’un célibataire endurci et apathique, gérant d’un aréna de seconde zone de ^ Diego, sera une réussite.La bande-annonce et la présence au générique de l’actrice Allison Janney (Jhe West Win^ donnent tout de même envie de jeter un œil à ce premier épisode.CTV, 20h30 ÉCROUS ET BOULONS Cette émission qui s’intéresse à la construction des infrastructures et à leur histoire est consacrée cette semaine à la renaissance d’un moyen de transport tout de même à l’origine de la fondation du Canada: le train.On s’attarde tout particuRèrement au projet de futur train touristique dans Charlevoix.Historia, 20h QUESTION DE SOCIETE: PLANÈTE À VENDRE Alors qu’une autre crise alimentaire mondiale se profile à l’horizon, ce documentaire ejqjlique l’une des conséquences de cette situation qui risque d’aggraver les choses pour les plus vulnérables: l’achat des meilleures terres agricoles des pays pauvres par des investisseurs étrangers, qui veulent garantir la sécurité alimentaire dans leur propre pays.Télé-Québec, 21h B 8 LE DEVOIR, LE LUNDI 7 EEVRIER 2011 CULTURE La Semaine de mode s’ouvre aigourd’hui avec un nouveau joueur dans le paysage montréalais Trusst s’affiche comme agence de mode : création d’images et de marques, direction artistique, production d’événements et plate-forme pour jeunes talents CATHERINE LALONDE La Semaine de mode de Montréal (SMM) débute aujourd’hui au Marché Bonse-cours à Montréal.Cette vingtième édition de la SMM, c’est, chiffre rond, vingt défilés.Des créateurs d’ici, déjà chefs de fils, chiffes et chiffons, tels Marie Saint Pierre et Denis Gagnon.Du prêt-à-porter bien sis dans les garde-robes des fashio-nistas, comme Bodybag, Soïa & Kyo et Annie 50.Et de jeunes têtes, essentiellement présentées par Trusst, nouveau joueur dans le paysage de la mode.C’est sous l’étiquette Trusst que l’on pourra voir pour la première fois au SMM, jeudi, les pièces de Thomas, de Christian L’enfant Roi et de Samuel Mercure.Trois jeunes talents pour le prk d’un.Une aubaine pour ces créateurs: si les frais de participation à la SMM demeurent concurrentiels comparés à ceux des foires similaires — Toronto, New York, Paris —, la facture demeure élevée pour un entrepreneur en mode débutant.Un défilé y coûte 2500 $ et comprend l’espace au Marché Bonsecours, la technique — lumières et sons — la coiffure et le maquillage.Reste encore à payer les mannequins, les stylistes, les relations de presse.Un espace au Showroom vaut entre 500 et 700 $.L’agence-boutique et future galerie de mode Trusst rassemble ainsi à la SMM de jeunes talents et leur offre le tremplin des passerelles.Aujourd’hui, donc, «Une mise en abîme Post-Vernissage»: une expérience que l’on promet différente, sur le thème de l’infinité, avec les oeuvres de tissus de Ying Gao et Karl Latraver-se, deux créateurs qui prônent la consommation réduite du Slow Wear et qui présentent là leurs vêtements minimaux et complexes.«A partir d’un principe géométrique, annoncent les designers, nous avons construit des volumes en multipliant en quantité X.Le concept pourrait se répéter à l’infini, mais l’idée [originale] ne mesure que 8 cm X 100 cm.» Artistes commerciaux Derrière ce nouveau Trusst?Deux jeunes anglophones tendance et méchamment allumés, qui entendent vivre de et par la mode, et à Montréal s’il vous plaît.Melissa Matos, 26 ans, revient de Londres où elle a épié le milieu de la mode, après des études en fibres à l’Université Concordia.Andrew Ly, 28 ans, de Calgary, a débuté dans le cheveu, et se qualifie désormais de «spécialiste en beauté».Trusst, leur bébé, s’affiche comme agence de mode: créa- tion d’images et de marques, direction artistique, production d’événements et plate-forme pour jeunes talents.Programme ambitieux?En mode, en effet, le vêtement ne serait plus assez, d’après Melissa Matos.«Ce n’est plus suffisant de voir une fille dans une belle robe.» «Les gens désormais sont désensibilisés, poursuit son comparse Andrew Ly.Ils communiquent, ils absorbent, mais ils ne sentent plus.» Melissa en rajoute: «Nous sommes des commercial artists, des artistes commerciaux.C’est un oxymoron, mais la façon de faire la business est en train de changer.» Pour être viable, surtout à Montréal, la mode doit se penser tant en termes de commerce, de marketing et de réseaux internationaux qu’en lignes, inspirations et création, croient-ils.«Nos talents quittent Montréal.Alors qu’avec Inter- net, il n’y a plus de raisons.Nos clients sont à New York, à Toronto, à Vancouver — peut-être parce qu’on est anglophones?» Trusst vient de repenser une partie de l’image de Thierry Mugler, par exemple, mais rechigne à dévoiler les noms de ses autres clients.Penser et repenser En transformant les défilés, en imposant des environnements, en submergeant le spectateur, en donnant aux images une plus-value, Trusst veut injecter une émotion, «un feeling», précise Andrew Ly, cette vibration qui se perd dans l’abondance des communications et des images.Ils croient à leur vision artistique, y tiennent.«On m’a dit que je ne pourrais jamais être styliste ici si je ne passais pas par Elle Québec, raconte Mélissa Matos, mais avec tout le respect que j’ai pour eux, le magazine ne me ressemble pas, et je suis certaine qu’il y a une autre façon de faire les choses.» Il y a quelques semaines, Trusst a renversé les codes du défilé, invitant les spectateurs à se déplacer entre différentes chambres de l’hôtel Swan, à Montréal.Ils sont aussi en train de monter leur galerie-mode, où l’on ne trouve pour l’instant que quelques pièces, très belles.Et préparent leur site de vente par Internet.«Une mise en abîme Post-Ver-nîssage», ce soîr, donne, dî-sent-îls, une très bonne îdée de leur travail.Ils nous feront découvrir jeudi les lignes de Thomas, côté mode féminine, et celles de Christian L’enfant Roi et de Samuel Mercure pour les hommes.Un Trusst à suivre, donc.Le Devoir théâtre Zone interdite JUDITH (UADIEU AU CORPS) Texte de Howard Barker.Traduction de Maryse Warda.Mise en scène de Geneviève L.Blais.Dans le stationnement du marché Jean-Talon jusqu’au 17 février.MARIE LABRECQUE Monté dans un bar, son premier spectacle.Quelques éclats de verre, était déjà marqué par une utilisation ingénieuse du lieu.Celui qu’a choisi cette fois Geneviève L.Blais est aussi saisissant qu’inusité: au pied d’une voie d’accès du stationnement souterrain du marché Jean-Talon.La metteure en scène et la scénographe Angela Rassenti ont réussi à créer une enclave, enclose par des tentures, dans cet espace a priori non intimiste.Une zone vaguement inquiétante, dans laquelle résonnent d’occasionnelles clameurs, et où l’on voit converger dans la pente une armée de petits bonshommes en terre cuite — à la manière de ces célèbres statues chinoises.Cela vaut le coup d’œil.Un lieu iqsolite pour une pièce singulière.A partir d’ime prémisse forte mais simple (une jeune femme veut libérer son peuple en tuant le général ennemi), /«-dith (l’adieu au corps) offre une rencontre mariant mensonges et vérité, inexprimée et révélée, et qui ne suit pas des chemins tout tracés.lœ texte de Howard Barker semble vouloir déstabiliser le spectateur, l’amener à tout remettre en question: certains revirements émotifs sont aussi abrupts que radicaux, les réactions des protagonistes ne suivent pas nécessairement une © MAXIME COTE Pierre-Antoine Lasnier et Catherine De Léan dans Judith (Fadieu au corps), dans une mise en scène de Geneviève L.Biais ligne idéologique ou même psychologique attendue.Et la scène de l’exécution paraît moins héroïque que chaotique et vaguement ridicule.C’est dire le défi pour les interprètes de tracer leur chemin dans cette matière conflictuelle, et pour le spectacle de trouver le ton adéquat.Dans l’ensemble, ce face à face semble manquer d’intensité et de tension.Militaire aux yeux perçants, Pierre-Antoine Lasnier possède pourtant de la présence.Catherine De lAan est aux prises avec un personnage insaisissable.La comédienne déploie surtout une palette de jeu convaincante après que Judith a posé son geste fatidique, alors qu’elle est traversée successivement par tous les états possibles par rapport à cet acte: choc, fierté pleine de morgue et même un désir subversif.Pour finir par embrasser la tyrannie et la violence qu’elle voulait anéantir.Son geste n’aura pas seulement détruit le général, mais sa propre identité.Dans cet univers ambigu, les interventions de la servante, qui reste, elle, sûre du bien-fondé de la mission, apparaissent souvent comiquement décalées par rqi> port au ton des deux autres.Elisabeth Chouvalidzé manie avec une amusante assurance la dérision, ou parfois l’horreur.Son personnage en contrepoint paraît la dispensatrice de vérités toutes faites (patriotiques, religieuses) et de certitudes morales dans une pièce qui n’en propose surtout pas.CoUaboratriee du Devoir théâtre Les risques de l’expérimentation PERSONA Texte: Ingmar Bergman.Mise en scène: Philippe Dumqine.Production: Hybris.thèâtre.A l’Union française de Montréal.Jusqu’au 19 février.LUC BOULANGER Pour ses (presque) premières armes sur la scène professionnelle, le metteur en scène Philippe Dumaine (qui effectue une maîtrise en histoire de l’art à l’UQAM) propose un texte majeur, dense, et qui exige une fine direction d’acteurs: Persona.Projet casse-cou pour un jeune qui veut «tout casser et déconstruire l’édifice du théâtre», mais qui doit encore apprendre à mieux maîtriser ces outils, s’il veut être pris au sérieux.Ceux qui ont vu ce chef-d’œuvre du regretté cinéaste suédois Ingmar Bergman (qui raconte un huis clos entre deux femmes, une comédienne tombée dans un mutisme et son infirmière qui veut qu’elle s’exprime) se souviendront des gros plans sur Liv Ull-mann, de la logorrhée de Bibi Andersson, des images en noir et blanc, au cadrage parfait, du langage cinématographique remarquable de Bergman.Un grand cru du 7® art quoi! C’est justement le défi de théâtraliser une œuvre très cinématographique qui a séduit le metteur en scène.Ce dernier a d’ailleurs l’œil pour habiter l’espace.lœ décor blanc aux lignes épurées évoque la mise en abyme du drame psychologique.La mise en place, l’utilisation des accessoires (des bouteilles d’eau un peu trop symboliques à mon goût) et chacun des gestes sur la scène semblent étudiés, son-gés, dessinés.Or, s’il a un certain regard, Philippe Dumaine semble totalement dépourvu d’écoute.Curieux parti pris esthétique?Les comédiens récitent leur texte en étirant inexorablement chaque syllabe, comme des personnes aphasiques.Dès les premières répliques, cela sonne faux, avant de devenir carrément insupportable.Le texte (une traduction de Jacques Robnard tirée du scénario original) perd ici tout son sens: il devient un maté- riau d’expérimentation sur le jeu, destiné à des interprètes qui n’ont visiblement pas assez d’expérience pour se livrer à un tel exercice.Avis au public peu féru de théâtre expérimental, vous aurez l’impression d’être pris en otage dans une salle durant une heure quarante.Mais encore faut-il du public.Vendredi soir dernier, il y avait douze spectateurs bien comptés dans la salle.Au bout de quinze minutes, une spectatrice est partie bruyamment, en passant devant la scène et le metteur en scène assis à la deuxième rangée! Hélas, ce fut le seul geste di^e d’éclat de cette représentation interminable.Collaborateur du Devoir CONCERTS CLASSIQUES Le bonheur, tout simplement LES VIOLONS DU ROY «Le Monde selon Alexandre Tha-raud».Kraus: Symphonies en la majeur VB130 et en mi mineur VB141.Haydn: Concerto pour piano en ré majeur.Mozart: Concerto pour piano n° 9 «Jeune-homme», K.271.Alexandre Tharaud (piano), Bernard Laba-cjie (chefd’orchesfre).Eglise unie Saint-James, samedi 5 février 2011.CHRISTOPHE HUSS Difficile d’imaginer a priori que des concertos de Haydn et de Mozart puissent déclencher une ovation pareille.Pas une exultation mécanique devant un numéro d’équi-libriste, mais l’expression, empreinte de chaleur humaine, d’un «merci» sincère.Car ce que nous ont donné Alexandre Tharaud, Les Violons du Roy et Bernard Labadie — malgré les bruits de fond de déneigeuses —, c’est le plaisir du partage, la joie de la communion musicale.Le bonheur tout simplement.Loin des rencontres de circonstance entre deux «noms», même à haut niveau (Emanuel Ax et Kent Nagano dans un concerto de Haydn élégant et intimiste il y a quelques mois), il y a, en musique, un stade supérieur qu’un tel niveau de complicité permet d’atteindre.C’est ce qui s’est passé, à travers des jeux subtils de questions réponses, des renvois de politesse par de soudains effacements dans des fins de phrases allusives.Le premier mouvement du Concerto «Jeunehomme» reposait sur ces discrets allégements et petits accents.La manière dont les artistes ont géré l’arrivée incongrue du menuet en plein Einale chez Mozart fut également un délice; tout cela après un mouvement central admfrablement cantabile, s’enfermant progressivement dans une douleur rentrée.Mais le clou de la soirée, ce fut le Haydn, un Concerto en ré comme je n’en entendrai proba- blement plus jamais.L’esprit ludique et la liberté traversaient le Finale de part en part.On retrouvait l’Alexandre Tharaud jubilant des sonates de Scarlatti, son plus récent disque.Le pianiste français, à travers ses propres cadences, a conféré une belle ossature et des proportions parfaites aux deux premiers mouvements.La cadence du dernier volet, en clin d’œil appuyé à Mozart, fut, elle, aussi délicieuse que l’extrait transcrit du mouvement lent du Concerto pour hautbois de Marcello en rappel.lœ programme a été cimenté par deux symphonies de Joseph Martin Kraus, toutes deux d’excellente facture et inspiration.Celle en fa majeur rappelle les symphonies de la période des numéros 40 à 60 de Haydn.Celle en mi mineur, plus substantielle, brille par ses contrastes et, surtout, l’esprit aiguisé de son inventif Presto conclusif.J’ai entendu dire à la pause qu’une certaine société de concert à Montréal refusait d’engager Alexandre Tharaud parce qu’il joue avec ses partitions devant ses yeux.Comme quoi, même dans le domaine de l’art, la bêtise n’a pas de limites.Cette habitude, qui sert au pianiste à conjurer un trou de mémoire qui le frappa un jour, n’a rien à voir avec une faible connaissance de la musique et n’empêche pas Alexandre Tharaud de voir dans ces notes et dans la manière de les traduire davantage de choses que 99 % de ses confrères.Les mêmes qui condamnent, pour cela, ce prodigieux artiste s’extasient sans doute de voir un chef acculturé sauter sur le podium en dirigeant «par cœur» Le Sacre du printemps ou la Symphonie fantastique.Pas étonnant qu’avec de tels gogos notre monde musical soit pollué par de fausses valeurs, pour le plus grand plaisir des acteurs de l’ombre qui en tirent les ficelles.Le Devoir E N BREF Inception et The Social Network primés Ims Angeles — lœs films Inception et The Social Network ont été distingués samedi par le Sjm-dicat des scénaristes américains, en remportant respectivement les frophées du meilleur scénario original et de la meilleure adaptation, des prix qui annon- cent souvent une victoire aux Oscars.Inception, écrit et réalisé par Christopher Nolan, a été préféré par le Sjmdicat des scénaristes américains à Black Swan, The Fighter, The Kids Are AU Right et La Beauté du geste.Aaron Sorkin, scénariste de The Social Network, réalisé par David Pincher, a quant à lui été distingué pour la meilleure adaptation, face à 127heures,, ILove You Phillip Morris, The Town et True Grit.-Agence France-Presse
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