Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (10)

Références

Le devoir, 2010-11-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 2010 EffVlRONffEMEffT DEVELOPPEMENT DURABLE Les populations prennent dè de la valeur de leur territoire LE DEVOIR DENIS LAPOINTE «Nous, les municipalités, sommes imputables sur le plan de la gestion de nos territoires» Page 3 Vallée de la Batiscan PHOTOS GERALD DOMON SAVOIR DURABLE Les universités et grandes écoles proposent de nouvelles pratiques et de nouveaux programmes Page 5 QUÉBEC Difficile de passer à l’économie de demain Page 2 Gérald Domon est professeur à l’École d’architecture du paysage et directeur scientifique associé à la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal.HÉLÈNE ROULOT-GANZMANN Le Québec est-il respectueux de son territoire?Ce que je constate, c’est qu’il y a une effervescence partout à ce sujet.La semaine dernière, j’étais à un colloque à Québec sur la forêt de proximité.Il y a beaucoup d’initiatives qui se prennent, notamment dans le coin du lac Saint-Jean, où on essaye de prendre appui sur la forêt, dans une démarche multisectorielle, multifonctionnelle: on mise à la fois sur la récréation, le tourisme, les biens écologiques, etc.Ce genre de dé-marche-là, il y en a beaucoup.H y a deux ou trois ans, la Chaire en paysage de l’Université de Montréal a organisé un forum sur la demande sociale en paysage.Une trentaine d’initiatives y ont été présentées pendant deux jours devant trois cents personnes: et c’était assez fascinant de voir toute l’effervescence qu’il y a au sujet de la question non seulement du paysage, mais aussi de l’aménagement et du développement du territoire.Quelle différence faites-vous entre paysage et territoire?Nous travaillons beaucoup sur l’aménagement et le développement des territoires.Sauf qu’on l’aborde sous l’angle du paysage, qui est beaucoup plus visuel, plus facile à s’approprier pour la population.Lorsque vous présentez des tableaux indiquant l’évolution des superficies agricoles, du nombre d’agriculteurs, de la population, etc., les gens ont de la difficulté à se représenter ce que ça veut dire en matière de cadre de vie.Si vous montrez des représentations, des photos de paysages qui montrent comment se sont traduites, sur leur milieu de vie, ces transformations socioéconomiques, ils embarquent tout de suite, ils entrent dans le territoire.Le paysage, c’est donc une sorte de porte d’entrée vers la réflexion sur le territoire.Vous rentrez justement de la vallée de la Batiscan, où vous avez pris des photos.Parce que je participe la semaine prochaine à un colloque à Saint-Stanislas de Champlain, dans la vallée de la Batiscan en Mauricie.C’est l’une des démarches qui se manifestent au Québec vers une prise en charge du développement du territoire.Des citoyens ont amorcé une réflexion sur la pertinence du statut de «paysage humanisé», institué par la loi sur la conservation du patrimoine naturel de 2002, comme outil de développement.Le colloque vise à approfondir cette réflexion.Quels sont les enjeux de la préservation du paysage?Nous ne parlons pas vraiment de préservation, mais plutôt de conservation et de développement.Parce que nous avons fait des études, notamment sur le sud du Québec, où nous avons reconstitué les paysages depuis l’arrivée des premiers Européens.Eh bien, le paysage a toujours bougé.Il faut donc réfléchir, en fonction A’«où on était, où on est et où on veut aller», définir des projets d’avenir, des visions collectivement partagées.L’enjeu, c’est ni plus ni moins que le développement économique du territoire: le paysage est devenu une ressource extrêmement importante pour les milieux ruraux.D’abord pour le tourisme, puisqu’il est l’une des principales motivations des destinations touristiques, mais plus encore, maintenant, avec la mobilité résidentielle, les gens s’implantent en fonction de la qualité des paysages.Une étude américaine démontre que, dans les endroits où il n’y a pas de plan d’eau, pas de topographie, où l’agriculture est intensive, la population a tendance à stagner, voire à diminuer, alors qu’ailleurs il y a de fortes crois- sances.C’est d’autant plus vrai aujourd’hui depuis que nous connaissons le phénomène des néoruraux.Avec Internet et le télétravail, les gens peuvent très bien travailler à Montréal quelques jours par semaine et le reste du temps depuis chez eux.Un certain nombre d’entre eux s’installent à la campagne et choisissent leur cadre de vie en fonction de ses attraits.\ A vous entendre, conservation du territoire et développement économique vont de pair.Dans l’inconscient collectif, le développement ruinerait plutôt le paysage et le milieu naturel.C’est une idée fausse! Pour les années à venir, dans certaines régions, le paysage va être une ressource aussi importante qu’a pu l’être l’agriculture au XX® siècle.Nous travaillons aujourd’hui par exemple avec la MRC des Maskoutains, près de Saint-Hyacinthe, qui prend conscience de l’importance de ménager et d’aménager son territoire et qui essaye de le rendre plus intéressant, après des décennies marquées par l’intensification agricole.Il y a une véritable prise de conscience depuis quelques années, mais on vient de très loin.H y a un poids historique: quand on regarde les régions, elles se sont développées via les ressources, qu’elles soient agricoles, forestières, hydro-électriques.Il y a donc une notion de territoire-ressource qui est ancrée et on commence tout juste à en mesurer les limites, à se dire que le territoire n’est pas illimité.Ce n’est que tout récemment qu’on s’est rendu compte que la forêt commerciale ne se rendait pas jusqu’à l’extrémité nord du Québec.On est en train de vivre ce changement et c’est très important pour la question de l’aménagement du territoire actuel.On ne le regarde plus uniquement comme une réserve de bois ou de produits agricoles, mais aussi comme un cadre de vie ou comme un patrimoine.Mais, depuis quelques mois, le gouvernement voit surtout le territoire comme une réserve de gaz de schiste.Il y a des jours où je suis optimiste et d’autres, non.La grande difficulté que j’entrevois réside dans l’arrimage entre les priorités nationales et les démarches régionales ou locales.On a vu ça il y a une dizaine d’années lorsqu’on a mis des objectifs de croissance dans l’industrie porcine.On voit ça actuellement avec l’éolien, où il y a des objectifs nationaux.Et on peut entrevoir la même chose avec les gaz de schiste.Comment articule-t-on ces politiques nationales avec les volontés locales?Il y a tout un défi à relever de ce côté-là.Collaboratrice du Devoir MONTREAL Ils sont 180 partenaires pour un développement durable Page 3 FONDS SYNDICAUX Les normes onusiennes s’appliquent quand il est question de gestion des placements Page 4 SOLUTIONS LOCALES Coline Serreau s’oppose à Yagrohusimss Page 4 G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 2010 ENVIRONNEMENT QUEBEC Difficile de passer à l’économie de demain ! « Le développement durable est l’expression d’un espoir » En 2006, le gouvernement québécois a amorcé un important virage social, économique et écologique en entérinant la Loi sur le développement durable.Depuis, Québec s’est doté de divers outils pour encadrer sa démarche, notamment en adoptant sa Stratégie gouvernementale de développement durable 2008-2013.Moins de cinq ans après l’amorce de ce processus, la province est-elle plus durable?«Oui», répondent des spécialistes de la question, mais, si le Québec est sur la bonne voie, il ne progresse encore qu’à pas feutrés.EMILIE CORRIVEAU En matière de développement durable, évaluer les progrès accomplis n’est pas une mince tâche.Aussi, afin de mesurer les effets de sa démarche, le gouvernement québécois s’est doté d’un système d’indicateurs dont l’objectif est dire que, à titre de moyen, il faut éviter qu’elle nous éloigne des fins du développement durable.Le développement durable suppose en effet de resituer l’économie comme moyen du développement individuel et collectif, en l’évaluant non pas en donction de sa vitalité uniquement, mais aussi de son intensité écologique et de son potentiel Au cours des dernières années, d’importants progrès ont été réalisés en matière de développement durable au Québec de traduire le plus fidèlement possible l’ensemble des réalités relatives au concept de développement durable.«Le développement durable est l’expression d’un espoir qu’on espère concrétiser de différentes manières, sans avoir encore trouvé la recette.Mais il suppose, dans tous les cas, de reconnaître que l’environnement est une condition de tout développement et qu’il n’y a de progrès social possible qu’à condition que les grands équilibres macro-écologiques soient préservés.Par ailleurs, le développement durable suppose une économie aux propriétés particulières, c’est-à- social», explique Corinne Gendron, titulaire de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’IIniversité du Québec à Montréal.Progression Au cours des dernières années, d’importants progrès ont été réalisés en matière de développement durable au Québec.Depuis 2009 seulement, bon nombre d’initiatives ont contribué à son évolution.On n’a qu’à penser aux nombreux supermarchés et restaurateurs qui, parce qu’ils adhèrent aux principes de la pêche durable, ont décidé de bannir certaines espèces de poissons de leurs étals et de leurs tables afin de promouvoir des pratiques plus res- LASZLO BALOGH REUTERS La Fédération des producteurs de porcs du Québec vient tout juste de se doter d’indicateurs de développement durable.pectueuses de la biodiversité marine.On peut aussi songer à la Fédération des producteurs de porcs du Québec, qui vient tout juste de se doter d’indicateurs de développement durable, ou encore à l’implantation de la norme ISO 26000, qui vise à guider et encadrer les organismes dans la prise en charge de responsabilités sociétales.«De façon générale, on progresse, mais à pas feutrés, avance Alice Friser, coordonnatrice de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’UQAM.Autant du côté du gouvernement que de l’entreprise, il y a beaucoup d’initiatives qui se prennent, et ça, c’est très positif mais en même temps, l'heure est grave.» Le gouvernement et le développement durable Si, en adoptant une série de mesures pour encadrer le développement durable et en soutenant des initiatives favorables à celui-ci, le gouvernement québécois a démontré son désir d’apporter des changements aux modes de développement de la province, le Québec a encore beaucoup à faire.Aussi, afin que les progrès amorcés ne se limitent pas au seul plan écologique, le gouvernement devra s’assurer d’adopter une démarche de gestion transversale.Comme l’indique dans son plus récent rapport M.Jean Cinq-Mars, commissaire au développement durable du Québec, «la mise en place d’une loi et l’adoption d’une stratégie gouvernementale de développement durable au Québec représentent les premiers éléments de la concrétisation d’une volonté politique à cet égard.Ces mesures sont issues d’une démarche d’envergure et ambitieuse.Le succès de leur application repose toutefois sur la nécessité de considérer concrètement et de façon continue, dans la prise de décisions, les trois piliers du développement durable (économique, écologique et social) de même que l’effet à long terme des programmes et des projets gouvernementaux.» D’après Mme Friser, pour que la démarche de développement durable transcende les activités des ministères, les différents organismes et ordres de gouvernement devront aussi assurer un meilleur arrimage de leurs initiatives et de leurs politiques.Requérant une complexe coordination, la gestion intergouvemementale et interministérielle du développement durable exigera une importante coopération de tous les acteurs concernés.«Il y a présentement un manque de cohérence entre les actions qui se prennent aux niveaux local, national et mondial, et c’est là que se trouve le plus grand défi.Il y a de bonnes décisions qui se prennent dans certaines provinces, mais pas dans d’autres, ce qui crée un déséquilibre au sein du pays.Pour que nous progressions réellement, les différents gouvernements devront mieux s’arrimer», estime Mme Friser.L’entreprise et le développement durable Pour les entreprises québécoises, passer de l’économie d’hier à l’économie de demain n’est pas chose facile.Si plusieurs entreprises se montrent préoccupées, bon nombre se questionnent toujours quant à la façon d’intégrer les principes de développement durable à leurs activités, et des actions concrètes tardent à être appliquées.«Les entreprises n’ont d’autre choix que de s’investir dans le développement durable et de se doter de politiques de responsabilité sociale, parce que leurs concurrentes le font, parce que tout le monde le fait.Certaines sont très proactives et agissent en bonnes citoyennes, mais personne n’est encore parfait.Beaucoup ont tendance à tenir un beau discours, mais, dans la réalité, on note un écart entre leurs pratiques et leurs propos.Certains confondent responsabilité et philanthropie.C’est un pas en avant, mais ce n’est pas suffisant», précise Mme Friser.Aussi, par rapport à leurs concurrentes à l’étranger, les entreprises québécoises accusent un certain retard en matière de développement durable, notamment parce qu’elles n’ont pas su se saisir des occasions qu’a offertes la crise financière de 2008.D’après Corinne Gendron, parce qu’elle a nécessité des investissements publics colossaux, cette récente crise, dont le Québec s’est tirée de façon relativement indemne, aurait pu être l’occasion de réaliser d’importants progrès dans le processus de modernisation écologique de l’économie.«La crise a été l’occasion pour plusieurs pays d’investir dans la modernisation écologique de l’économie, comme en Chine par exemple, remarque Corinne Gendron.Malheureusement, ni le Québec ni le Canada n’ont conditionné leurs réinvestissements en fonction de ce paramètre, ce qui les a privés d’un dividende économique et écologique.» Collaboratrice du Devoir 15 ans d’action pour une économie plus performante, plus équitable et plus verte.Fondaction, une institution financière socialement responsable.Rapport de développement durable www.fondaction.com fomAcnoN CSN POUR LA COOPÉRATION ET L'EMPLOI TECHNOPOLE «ANGUS PARC URBAIN D'ENTREPRISES Aimer travailler Dans un quartier écologique central et stimulant .j,op Angus ^ •=»'/ â,SSt-ï-î Fiers de mettre notre matière verte au service de la qualité de vie des Montréalais et de l'innovation sociale.Une réalisation de SQCIÉTÉ DE DEVELOPPEMENT • ANGUS Partenaire fONDACTipN f^miklPovtiLACoof^iffrtoN vsm ETL'EUnOI Site LEED-ND Premier quartier écologique LEED for Neighborhood Development au Canada (niveau Or, 2009) Locoshop Angus Premier immeuble industriel écologique au Canada (2000) Désigné par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada Le 4100 Molson Premier immeuble multilocatif bureaux LEED-CS au Québec (niveau Or, 2008) ffn Nouveau CISC de Rosemont En voie de certification LEED-NC Argent wvvw.technopoleangus.com LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 2010 G 3 ENVIRONNEMENT Union des municipalités du Québec Du gaz dans l’eau «Nous, les municipalités, sommes imputables sur le plan de la gestion de nos territoires» Désormais, la bonne gouvernance des municipalités ne va pas sans l’application des principes du développement durable, en ce qui concerne la gestion des matières résiduelles, de l’eau, des infrastructures et de l’aménagement du territoire.Questions et réponses en compagnie de Denis Lapointe, maire de Salaberry-de-Valleyfield et président de la Commission de l’environnement de rUnion des municipalités du Québec (UMQ).THIERRY HAROUN Le développement des municipalités doit faire preuve de cohérence et cela passe de plus en plus par l’application des principes du développement durable.D’ailleurs, les règles qui régissent les municipalités sont soumises au développement durable, que ce soit pour l’aménagement du territoire et des berges, pour la gestion des milieux humides, des matières résiduelles, et ainsi de suite.C’est devenu capital pour ce que je qualifierais d’équilibre municipal», rappelle Denis Lapointe, également président de l’Alliance des villes des Grands-Lacs et du Saint-Laurent, une coalition regroupant plus de 70 municipalités sises des deux côtés de la frontière.En fait, l’eau et tous les enjeux qui s’y rattachent ont donné le ton à cette entrevue.Donc, la gestion de l’eau potable et usée est au cœur des priorités des municipalités, tient à dire Denis Lapointe, particulièrement en ce qui a trait à la mise à niveau des infrastructures et des investissements attendus pour réponse à des normes de plus en plus strictes.«Ecoutez, si on recule dans le temps, les premiers grands travaux d’aménagement et d’installation de nos infrastructures, de nos stations de traitement d’eau potable, datent des années 1980, c’est-à-dire en même temps que l’établissement du programme d’assainissement des eaux.Alors, 30 ans plus tard, vous comprendrez que ces équipements en sont à leur fin de vie.D’autant plus que les règles du jeu Il est terminé le temps où l’on rejetait l’eau sans traitement digne de ce nom SOURCE VILLE DE SALABERRY-DE-VALLEYEIELD Denis Lapointe est maire de la ville de Salaberry-de-Valleyfield et président de la Commission de l’environnement de l’Union des municipalités du Québec.ont changé sur le plan des normes gouvernementales.Nous devons passer à une autre génération d’équipements.» Il est donc terminé le temps où l’on rejetait l’eau sans traitement digne de ce nom.«On prélève beaucoup d’eau dans nos lacs et nos rivières.Quand on prélève des millions de mètres cubes d’eau, on doit désormais s’assurer de retourner cette ressource dans des conditions qui ne mettront pas en péril les étendues d’eau et l’environnement.» De l’eau dans le gaz Une affirmation qui n’est pas sans rappeler le débat en cours sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.Ainsi, l’UMQ, conjointement avec la Communauté métropolitaine de Montréal, a récemment présenté un mémoire devant Montréal et son réseau de partenaires Ils sont plus de 180.«On a une obligation de résultat» Montréal a déposé récemment la deuxième version de son Plan de développement durable de la collectivité montréalaise; il s’étendra jusqu’en 2015.Tout un réseau d’organismes, en provenance de divers horizons, a été mis en place poiu en assiuer l’application; les gens passent à l’action et font des gestes pour rendre la ville plus respectueuse de son environnement à court et à long terme.RÉGINALD HARVEY Le Sommet de Montréal tenu en juin 2002 a recommandé la préparation d’un plan de développement durable pour la vüle.Alan DeSousa, aujourd’hui vice-président du comité exécutif de Montréal et responsable du développement durable, avait précédemment hérité de ce dossier et il avait assisté à la rencontre internationale de Johannesburg sur cette question, la même année.11 se souvient de cette expérience: «Dix ans après le sommet de Rio de 1992, on entendait ce refrain commun à plusieurs délégués: il y a beaucoup de beaux plans mais pas beaucoup d’action sur le terrain; tout le monde se présentait avec des beaux éléments visuels, mais les gens constataient que, dans la vraie vie, il y avait très peu de choses qui étaient réalisées.» Il a tiré une leçon de ces témoignages recueillis en Afrique du Sud, lors de la préparation de la première mouture du plan de développement «En retournant à Montréal, je me suis rendu compte qu’on avait une obligation de résultat pour obtenir de la crédibilité auprès de la population.» C’est donc dans le respect de cette vision qu’a démarré le projet, en partenariat avec le Conseil régional de l’environnement et le Conseil régional des élus: «Un des principes de base était que tout le monde pourrait adhérer et s’engager, et on a réuni à peu près 80 partenaires qui venaient de tous les milieux associatifs.» Le plan a vu le jour en 2005 et s’est échelonné jusqu’en 2009: «On voulait être crédible en mettant de l’avant des objectifs bien clairs, en prenant des mesures bien définies pour les atteindre et en imputant des responsabilités aux gens pour y arriver.» En fonction d’une telle démarche, 24 mesures ont été prises dans la première phase de l’application du plan, puis 36 dans la deuxième; toutes portaient sur des sujets précis comme la gestion responsable des ressources, l’amélioration de la qualité de l’air, la gestion de l’eau, etc.En bout de piste, 90 % de ce qui avait été mis en chantier au départ a été achevé.Le réseau passe à l’action En se basant sur le succès obtenu, la Ville a établi un modèle qui lui servira pour l’application du Han 2010-2015, comme le souÛgne M.DeSousa: «On a été le leader dans la conduite du premier projet, mais on s’est assuré que la responsabilité de réalisation repose sur les épaules de chacun des partenaires.Ils ont participé en amont à sa conception, puis au choix des Alan DeSousa orientations.Par la suite, les comités de direction ont assuré le suivi mensuellement et on a tenu des réunions avec ceux-ci sur une base régulière, tous les trois à quatre mois, pendant lesquelles on a validé l’avancement du travail accompli.» Au fil du temps, le réseau s’est élargi tout au long des opérations en cours, tant et si bien que le plan actuel s’appuie sur une solide équipe: «On est passé de 49 par tenaires à plus de 180 et on s’est arrangé pour leur réserver un espace privilégié autour de la même table; tant et si bien que le modèle développé par la Ville de Montréal a retenu l’intérêt de l’Université des Nations unies et d’organisations américaines, ce qui nous a valu d’être reconnu comme un centre d’expertise ré-^oncd en éducation pour le développement durable.» Il se réjouit de cet honneur, mais, ce qui compte avant tout, c’est le travail sur le terrain dans le feu de l’action: «Le réseau s’est réellement engagé et il a été possible de mesurer ses interventions de façon très précise.Le rapport de 2005-2009 indique en détail tous les engagements qui ont été pris et toutes les actions qui ont été réalisées.» Le soutien apporté Les organismes et les milieux ne sont pas laissés à eux-mêmes et ils reçoivent des outils de soutien, comme le rapporte le vice-président: «On a mis en place des outils d’information pour les gens du réseau.Es disposent d’un site Internet et d’un bulletin d’abonnés qui rejoint mille personnes; on programme des déjeuners-causeries portant sur des thématiques différentes et sur des sujets pertinents: il a été question d’efficacité énergétique pour un groupe, on a of fert des renseignements sur ce qu’était un “événement écoresponsable” et on a tenu un forum en économie d’eau pour d’autres.De tels événements ont suscité la mobilisation nécessaire à la réalisation de certains projets ciblés; c’est ainsi qu’on a réuni 23 partenaires autour des îlots de chaleur et qu’on a pu financer la plantation d’arbres et d’arbmtes.Par la suite, il nous a été possible d’assurer le suivi, de prouver qu’on a planté, disons, 1127 arbres, qu’on a ramassé un certain montant d’argent et qu’il ne s’agissait pas juste de belle paroles en l’air.» Depuis 2007, il existe aussi une manifestation annuelle rassembleuse: «C’est un gala de reconnaissance en environnement et en développement durable qui souligne le travail accompli.On a eu jusqu’à maintenant l’occasion de rejoindre 1700 personnes dans les catégories suivantes: entreprises et industries, corps publics et institutions, de même qu’organismes à but non lucratif pour chacune de celle-ci, on a pu illustrer les meilleures pratiques pour les diffuser sur vidéo et offrir en partage ces expériences positives.C’est un rassemblement traditionnel très populaire où les gens sont invités à se rendre pour connaître ce qui se fait de bien.» Une pareille rencontre est organisée en collaboration avec les groupes de partenaires.Voilà un outü de plus qu’Alan DeSousa considère comme indispensable à la réalisation du plan actuellement en cours.Collaborateur du Devoir la commission d’enquête du BAPE portant sur toute cette question.On peut y lire entre autres que «la naissance et le développement d’une filière gazière auront d’importantes conséquences pour les communautés locales.Les municipalités devront faire face à une multitude d’effets, notamment sur l’environnement, la qualité de vie des citoyens, la sécurité publique, les infrastructures municipales et le revenu foncier.» Plus loin, il est mentionné que la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU) accorde aux instances municipales des compétences en matière de planification en aménagement et en développement du territoire.«Or cette loi contient une brèche importante qui porte atteinte à son essence même.L’article 246 accorde préséance aux droits miniers sur tous les pouvoirs conférés aux instances municipales par la LAU.En regard des activités d’extraction minière, gazière et pétrolière, cette disposition a pour effet de rendre la municipalité inapte à encadrer l’industrie par les règles d’urbanisme et d’aménagement.Le milieu municipal demande donc sa suppression.» A cela s’ajoutent une quinzaine de recommandations.Si les municipalités du Québec, note M.La-pointe, sont assujetties à des règles strictes quant à la gouvernance de leur territoire, et ce, pour le respect de l’environnement, l’industrie du gaz de schiste n’a pas à passer outre à la législation.«Nous, les municipalités, nous sommes imputables sur le plan de la gestion de nos territoires.Mais si la loi permet à une industrie de passer à côté des règles établies, c’est là qu’on s’interpose.» Et ce n’est pas tout.«Les exploitants de cette industrie utilisent le réseau routier construit à même les taxes des citoyens.Ils produisent sur le territoire des déchets issus des forages, issus des produits chimiques mélangés à l’eau qui servent à l’extraction des gaz.Dans tout cela, il faut s’assurer que la qualité de l’eau, de même que la qualité de vie de nos citoyens, soit protégée, qu’elle ne soit pas menacée.De plus, on cherche à obtenir des redevances, le temps de l’exploitation, qui seront versées dans un fonds qui financera des projets pour la mise en valeur du territoire.» Plein gaz sur l’alliance A l’échelle nord-américaine, Denis Lapointe fait remarquer que les municipalités membres de l’alliance qu’il préside sont aux prises avec les mêmes défis et sont, de fait, liées par l’eau.«Nous parlons de l’aménagement des berges, nous parlons du problème des espèces envahissantes et nous discutons bien sûr du problème de la baisse du niveau d’eau.Je pense par exemple à la baisse du niveau d’eau de plus d’un mètre au lac Supérieur.Eh bien, cela a des conséquences sur le plan économique et écologique jusque dans le fleuve Saint-Laurent.A Dorval, à un moment donné, on a dû fermer une des deux prises d’eau.Donc, les municipalités qui font partie de cette organisation travaillent ensemble pour trouver des solutions à des enjeux qui nous concernent tous.» Collaborateur du Devoir / CAMPUS DURABLE FAIRE AVANCER NOTRE MONDE Lorsqu’une communauté pense autrement et agit de manière responsable, c’est tout un monde qui évolue.Cette année encore, nous invitons les 50 000 membres de notre campus à opter pour des transports plus respectueux de notre qualité de vie que l’automobile en solo.À rUL, nous pensons autrement pour mieux avancer.Découvrez nos solutions concrètes : ulaval.ca/developpementdurable O O O UNIVERSITE lAVAL Ville de Québec G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 2010 ENVIRONNEMENT Fonds syndicaux Recours aux nonnes des Nations unies Développement économique, développement social et développement écologique vont de pair On définit le développement durable comme «un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs».Les fonds syndicaux en tiennent compte.CLAUDE LAFLEUR Comme l’explique Mario Tremblay, vice-président aux affaires publiques du Fonds de solidarité FTQ, au cœur du développement diuable se trouvent trois besoins essentiels pour toute collectivité, à savoir le développement économique, le développement social et le respect de l’environnement.«Ce n’est que lorsque ces trois dimensions se développent en harmonie qu’on peut véritablement parler de développement durable, dit-il.En effet, à quoi bon avoir une économie prospère si l’environnement doit en subir les conséquences irréparables?Et à quoi bon avoir un environnement sain si les humains qui l’habitent ne peuvent gagner leur vie décemment?L’équilibre doit donc régner entre les trois dimensions.» C’est ainsi que, tant au Fonds de solidarité FTQ qu’à Fondaction CSN, on se préoccupe depuis toujours du développement durable.«Eon-daction a, dans sa mission même, un parti pris en faveur du développement durable, insiste Claude Normandin, responsable du développement stratégique et de la commercialisation à Fondaction CSN.Dès le départ et dans l’énoncé même de notre mission — ça apparaît au premier paragraphe — il y a non seulement la préoccupation du développement économique, mais également la volonté d’avoir une démarche qui tienne compte des trois dimensions du développement durable.» Transparence du Fonds Cette année, le Fonds de solidarité FTQ est fier de publier son premier rapport sur le développement durable.«Un mot pour justifier l’importance d’un tel rapport: transparence!, déclare Mario Tremblay.Nous nous rendons compte que nos actionnaires sont de plus en plus sensibles et que, de plus en plus, lorsqu’ils investissent dans des sociétés, ils veulent en connaître l’impact sur l’environnement C’est là une grande tendance qu’on observe partout, et nous, nous nous sommes dit que nous devions faire un pas de plus dans notre reddition de comptes.De plus, il nous faut être transparents non seulement envers nos actionnaires, mais également envers l’ensemble de la société.» Par conséquent, à l’occasion de la publication de son bilan financier annuel, le Fonds de solidarité recoiut désormais à la démarche préconisée par la Global Reporting Initiative (GRI).La GRI est une organisation internationale chapeautée par les Nations unies qui a poiu mission d’établir des normes permettant à toute société, entreprise ou organisation de rendre compte de ses performances économiques, écologiques et sociales.«La GRI n’est pas une certification du genre ISO, souligne M.Tremblay.C’est un instrument de divulgation qui devient la norme de référence partout à travers le monde.C’est comme un manuel comptable qui ne vous dit pas si vous avez un bon bilan ou une bonne entreprise, mais qui dit plutôt: voilà comment établir des états financiers à partir desquels les analystes et les actionnaires peuvent vous juger.» Il ajoute que, sans s’en rendre compte, le Fonds de solidarité faisait déjà pratiquement un rapport GRI «puisque dans nos données économiques, ce n’est pas d'hier que nous traitons de notre impact social, bien qu’il y eût certains indicateurs dont on ne parlait pas nécessairement».«Ce premier bilan GRI nous a permis de prendre conscience de ce que nous faisons, où on est rendu et vers quoi on tend, poursuit-il.Cela nous permet aussi de lancer un message clair à toute la société: nous croyons au développement durable.De plus, la publication d’un rapport GRI contribuera très certainement à nous garder éveillés et à nous sensibiliser à ce que nous pourrions chercher à améliorer.» Fondaction: toujours mieux Créé en 1995 par la CSN, Fondaction est un fonds de travailleius qui offre une épargne-retraite assortie de crédits d’impôt, tout comme le Fonds de solidarité, résume Claude Normandin, responsable du développement stratégique et de la commercialisation à Fondaction CSN.«L’argent qui est recueilli annuellement est investi dans le développement économique du Québec, dit-elle.Depuis les origines du fonds, le développement durable est un élément intrinsèque de tout ce que nous faisons.Ainsi, nous nous intéressons non seulement à la performance financière des entreprises dans lesquelles nous investissons, mais tout autant à leurs performances écologiques et sociales.» Fondaction produit ainsi son troisième rapport financier rédigé selon les lignes directrices de la GRI.II innove toutefois cette année, puisque poiu la première fois ce rapport a été vérifié par une firme indépendante (Samson Bélair/Deloitte et Touche).Le fonds devient ainsi le premier organisme financier québécois faisant appel à l’épargne du grand public à passer un tel examen.«Voilà qui apporte non seulement tout le sérieux à notre reddition de comptes, souligne Mme Normandin, mais c’est une façon pour nous de rendre des comptes de la façon la plus crédible possible.» Par ailleurs, Fondaction applique une série de politiques écologiques sur le plan interne.«Nous recyclons 84 % de toutes nos matières résiduelles, rapporte-t-elle fièrement.On a aussi un plan de transport durable qui récompense les comportements responsables de nos salariés.On compense aussi toutes nos émissions de gaz à effet de serre, alors que les événements que nous organisons sont écoresponsables, c’est-à-dire à la fois “zéro-déchet” et carboneutres.On applique également une politique d’achats responsables auprès des fournisseurs locaux, ainsi que de provenance syndicale.Autrement dit, nous cherchons à pratiquer le développement durable dans toutes les facettes de nos activités.» Collaborateur du Devoir Cinq multinationales possèdent 75 % des semences potagères à travers le monde Une scène du film Solutions locales pour un désordre global SOURCE METROPOLE VISEZ LE SOMMET AVEC LES CINQ D.E.S.S.EN ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT DURABLE DE POLYTECHNIQUE Polytechnique offre un large éventail de programmes en environnement et développement durable aux bacheliers en ingénierie ainsi qu'à ceux provenant d'autres disciplines scientifiques.Ces diplômes d'études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) thématiques mèneront les diplômés vers de nombreuses possibilités d'emploi.• Conception et fabrication durable • Énergie et développement durable • Génie de l'environnement • Gestion des risques et développement durable • Procédés et environnement En plus des cours obligatoires et de spécialité de Polytechnique, les étudiants peuvent faire leur choix parmi une banque de cours de l'Université de Montréal et de HEC Montréal.Des projets peuvent également être réalisés en entreprise ou encore peuvent permettre une introduction à la recherche.Nombre de crédits : 30 (10 cours de 3 crédits chacun) Durée : Un an à temps plein ou, au maximum, 4 ans à temps partiel.EN 2005, POLYTECHNIQUE A ÉTÉ LE PREMIER ÉTABLISSEMENT UNIVERSITAIRE CANADIEN À RECEVOIR LA CERTIFICATION ENVIRONNEMENTALE INTERNATIONALE LEED OR (LEADERSHIP IN ENERGY AND ENVIRONMENTAL DESIGN DU U.S.GREEN BUILDING COUNCIL) POUR SES BÂTIMENTS VERTS, LES PAVILLONS CLAUDETTE-MACKAY-LASSONDE ET PIERRE-LASSONDE.POLYTECHNIQUE MONTRÉAL Affiliée à l'Université de Montréal H www.facebook.com/polymtl • Q www.twitter.com/polymtl • Tél.: 514 340-4711 www.polymtl.ca/etudes/cs Le génie en première ciasse.Solutions locales pour un désordre global ^agrobusiness est un fléau Coline Serreau dénonce ces «milliards donnés en subventions pour démolir les terres» Connaissances de la nature profonde des sols, liens directs entre producteurs et consommateurs, préservation des semences patrimoniales: il existe des solutions de rechange à l’industrialisation outrancière de l’agriculture.Coline Serreau les illustre dans son documentaire intitulé Solutions locales pour un désordre global.DENIS LORD Dès les premières images de ce documentaire Solutions locales pour un désordre global, la charge est sonnée contre Xagrobusiness, qui ne dérougira pas, d’autant plus qu’il n’y aura pas de champs-contrechamps.Les représentants de l’industrie n’auront pas la parole.La guerre d’abord, celle de 14-18, où la paysannerie se fait éradiquer dans les tranchées, notamment avec le gaz moutarde, substrat des fertilisants et pesticides imposés ultérieurement.Et c’est pendant la Seconde Guerre mondiale que seront créés en France le Groupement national interprofessionnel des semenciers (GNIS) et son catalogue des semences autorisées.Aujourd’hui encore, point de salut hors de ce catalogue.Au menu: des semences à 75 % non reproductives, le taux grimpant jusqu’à 99 % dans les variétés de tomates.Vagrobusiness lui-même ensuite.Cinq multinationales possèdent 75 % des semences potagères à travers le monde.Selon Serreau, elles ont imposé la monoculture et les variétés les plus exigeantes en matière d’engrais et d’herbicides, comme la pomme golden.Les corollaires de cette exaction?La malbouffe, la pénurie alimentaire, un cauchemar généralisé pour les agriculteurs, aux prises avec l’endettement, la pauvreté et un taux de suicide catastrophique.Ailleurs, presque cocasses, des aberrations comme la création, pour gagner du temps, d’une race de poulets sans plume — qui nécessitait une augmentation du chauffage — l’Inde exportant ses vaches au Brésil mais se faisant imposer Holstein et consœurs.Hold-up global Bien avant Kathrjui Bigelow, Coline Serreau a atteint en 1985 un statut inespéré pour une réalisatrice, trônant en tête du box-office hexagonal avec Trois hommes et un couffin, bien au-delà des blockbusters de l’époque comme Rambo 2 et Retour vers le futur.Ensuite, en vrac, La Belle Verte, La Crise, Saint-Jacques.La Mecque, souvent des comédies remettant en question les va- leurs morales, sociales.Mais c’est seule, loin du lourd équipage cinématographique, que Serreau a tourné Solutions locales pour un désordre global, sur quatre continents et durant trois ans, un tournage dont la modestie de moyens épouse celle des solutions proposées.Selon Coline Serreau, les grands cartels ont dénaturé la notion même de l’agriculture.«Après la Seconde Guerre mondiale, affirme-t-elle, ils ont décidé que l’agriculture devait générer des coûts et que le peuple devait les payer.Ils ont volé l’argent du peuple, les impôts — on appelle ça des subventions — sous prétexte d’aider à l’alimentation.C’est un tour de passe-passe extraordinaire! On nous bassine aujourd’hui que ce système agricole nourrit le monde, mais c’est un échec total, il y a un milliard d’affamés et 20 jours de stock alimentaire sur la planète! Ce système a complètement échoué à partager les ressources de la Terre.Il les a démolies, mais il ne les a pas partagées!» Un équilibre à rétablir Les intervenants dans le documentaire, comme Claude Bourguignon, microbiologiste, ainsi que Vandana Shiva, épistémologue et militante, entre autres, assimilent l’agriculture moderne à une démarche patriarcale.«Il ne faut pas dresser les hommes contre les femmes, qui sont elles aussi capables d’être très patriarcales, commente Coline Serreau.Et la compétition masculine n’est pas mauvaise si elle est équilibrée.Mais l’agriculture moderne est dans une configuration patriarcale où on ne s’occupe plus de faire vivre une terre, mais d’en extraire ce qui peut servir.Il est temps que les femmes prennent leur pouvoir, parce qu’elles sont porteuses de valeurs qui vont équilibrer les valeurs patriarcales qui sont en train de démolir complètement la société.» Selon Vandana Shiva, avec le fœticide féminin pratiqué notamment en Inde et en Chine, le patriarcat ancien rejoint une nouvelle forme de patriarcat.«C’est un supervirus de patriarcat, commente Coline Serreau, plus de 37 millions de foetus VOIR PAGE G 6: FLÉAU LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 2010 G 5 ENVIRONNEMENT Universités et grandes écoles Dans les lieux du savoir durable Programmes et pratiques transforment les établissements En cette ère de développement durable, le respect de l’environnement dans nos pratiques est au centre de nos préoccupations.Et de celles des universités.Lumière sur un présent qui bâtit l’avenir.VALERIE R.CARBONNEAU Les ingénieurs sont au service de la société et du développement durable depuis toujours», affirme d’abord Louise Millette, professeure et directrice du Département des génies ciyil, géologique et des mines à l’École poljttechnique de Montréal.Le développement durable doit colorer tout notre travail.Quand on se penche sur l’approvisionnement en eau potable, la gestion des eaux usées, la problématique d’écoulement à surface libre ou encore la combustion des moteurs, il faut avoir en tête de quelle manière on va insérer une notion de durabilité dans notre travail.» Louise Millette est aussi présidente du Comité de gestion environnementale et Poljttechnique (COGEP).Fondé en 2004, le comité s’est donné une politique de protection de l’environnement «pour être capable de vivre avec ce qu’on prêche.» Pour savoir, par exemple, si le recyclage et la consommation d’eau avaient augmenté ou diminué, le centre a produit pendant cinq ans un bilan écologique.Et comme le principe du développement durable repose sur trois piliers fondamentaux, soit la société, l’économie et l’environnement, le COGEP est d’ailleurs actuellement en train de terminer un bilan en matière de diuabilité auquel on a intégré les aspects spciaux et économiques.Ainsi, l’École polytechnique a refondu complètement ses douze programmes de baccalauréat en 2005.«La grande matrice a été de savoir ce que les futurs ingénieurs allaient acquérir chez nous pour redonner à la société», précise cette dernière, en ajoutant que les notions d’éthique, de protection de l’environnement et de santé et sécurité sont dorénavant au cœur de tous les programmes.Avec la refonte des programmes sont nés notamment les projets intégrateurs, où chaque année l’étudiant rassemble le, cumulatif de ses études à l’École polytechnique pour monter un projet.Une fois que l’étudiant est en quatrième année, les projets souvent orientés vers le développement durable et la protection de l’environnement prennent l’ampleur du cumul çles notions.Si l’École polytechnique n’a pas de programme de génie en développement durable comme tel, elle offre depuis 2001 cinq diplômes d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en environnement et développement durable: conception et fabrication durables, énergie et développement durable, génie de l’environnement, gestion des risques technologiques et développement durable ainsi que procédés et environnement.En ce qui concerne les maîtrises, elle offre 16 programmes qui se découpent en 100 diplômes différents.Et, bien entendu, il y a des programmes de doctorat.On compte au total 40 unités de recherche qui fonctionnent en partenariat Ainsi, le Groupe Madituc, qui a créé en 2005 le calculateur de trajets Tous azimuts pour la Société de transport de Montréal (STM), travaille toujours à l’améliorer.Et considérant que les transports sont responsables de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), on pense aussi à la Chaire Mobilité durable qui vient d’être inaugurée et qui se penche sur l’impact des transports sur l’environnement.Il y a aussi le Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), im centre reconnu par les Nations unies.La gamme de produits verts qu’on trouve chez Rona a d’ailleurs été faite en collaboration avec le CIRAIG.Pour plus d’informa-ûon\www.etuÆants.polymÜ.ca/dd.Sherbrooke, la pionnière La première université québécoise à s’être dotée d’une politique de développement durable en 2005 est également la première à avoir nommé un vice-recteur responsable du développement durable, en 2007.Depuis, elle mise sur une démarche stratégique intégrant le développement durable dans tous les programmes de baccalauréat et l’atteinte à long terme de la neutralité en carbone.Le but ultime: responsabiliser les étudiants, tant socialement que dans le cadre de leurs futures fonctions professionnelles.D’abord, en matière de développement durable, on reconnaît surtout à rUnîversîté de Sherbrooke (UdeS) son programme de lîbre accès au transport en commun.En vîgueur depuîs 2004, le recours à ce transport chez la clientèle a depuîs doublé, ce qui a permis ainsi à l’établissement de transformer plus de 200 places de stationnement en espace vert, le Cœur campus.Alain Webster, professeur et vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, est très fier de^ avancées de l’UdeS en ce sens.A commencer par l’efficacité énergétique, rUdeS a réduit sa consommation énergétique de 15 % depuis 2002.Elle a également recouru à la géothermie pour les campus de Lon^euil et la construction du Pavillon des sciences de la vie à Sherbrooke, un édifice désormais autosuffisant jusqu’à-13 °C.L’UdeS s’est aussi dotée d’une politique d’acquisition responsable (PAR), à laquelle se réfère notamment la communauté es-trienne.Il s’agit, par exemple, d’utiliser du papier fabriqué à 100 % de fibres postconsommation et d’acheter des véhicules hybrides ou électriques pour le campus.Cette stratégie s’applique également à la construction.Le nouveau pavillon des sciences humaines et de l’éducation, un bâtiment certifié LEED à armature en bois, en témoigne d’ailleurs.S’ajoutent aussi aux différentes démarches la gestion des matières résiduelles, avec son taux dépassant les 80 %, et la consommation en eau potable, réduite de 43 % depuis 2000.La participation des étudiants, entre autres avec le jardin communautaire, et la concertation avec différents partenaires restent aussi des éléments considérables de cette stratégie.Du côté de la formation, l’université a lancé une maîtrise en SOURCE ECOLE POLYTECHNIQUE Les pavillons Lassonde de l’Ecole polytechnique sont les premiers bâtiments universitaires canadiens à avoir obtenu la certification internationale LEED or du U.S.Green Building Council.environnement en 1974, d’où a découlé la création du Centre universitaire de formation en environnement (CUFE), qui accueille des étudiants provenant de plus de 70 disciplines et met de l’avant une pédago^e qui favorise le travail d’équipe multidisciplinaire, l’intégration de cours en développement durable dans l’offre de cours ainsi que l’analyse de projets et la résolution de problèmes en fonction des principes du développement durable.Cette démarche donne lieu à un taux de placement qui frise les 100 %.Baccalauréat en études de l’enviroimement, maîtrise en environnement (type cours et recherche), diplôme de 2® cycle en gestion de l’enviroimement, microprogramme de vérification environnementale, microprogramme de perfectionnement en environnement et développement durable (nouveau depuis le printemps) sont entre autres of ferts au CUFE.Autre nouveauté à venir: un baccalauréat en études de l’environnement, dont les méthodologies d’enseignement introduiront la démarche par projet en fonction des différents volets du développement durable.Des programmes en environnement et développement durable sont aussi offerts par plusieurs facultés.Avec les années, l’établissement a su adapter les programmes en environnement en harmonie avec les besoins et l’évolution de la société.Le CUFE regroupe désormais sept facultés intégrant le développement durable au cœur de leurs programmes, lesquels jouissent d’une popularité sans bornes.A preuve, depuis 10 ans, le nombre d’inscriptions progresse chaque année avec une moyenne de 11 %.D’ailleurs, pour l’année 2009-2010, 281 nouveaux étudiants se sont intégrés au centre, soit une hausse de 33 % par rapport à l’année précédente, où on a enregistré 211 inscriptions.Laval initie «Initier les étudiants aux enjeux reliés au développement durable de manière à agir de façon responsable dans [leur] milieu», voilà un objectif fondamental qui figure désormais au Règlement des études depuis le printemps 2009.Que ce soit par le biais des séminaires, des cours ou des conférences, il doit être incorporé à tout programme de baccalauréat offert à l’Université Laval (UL).Et plusieurs programmes sont en relation avec l’environnement et le développement durable, soit 50 à l’intérieur des trois cycles.Laval a aussi élaboré en 2009 un plan d’action comportant des me- Le Réseau de Covoiturage www.COVOITU RAG E.ca Près de 30 000 membres et bien plus que du covoiturage.Reduction, calcul et compensation de vos emissions de CO2 à l'aide du Carnet de vos déplacements: iS-D'affaires O Quotidiens 73^ Evénements C?Longue distance '/vwn Le parfait complément au transport en commun ! sures spécifiques: d’ici 2012, 88 actions auront été entreprises et devraient être complétées.Parmi celles-ci, on compte entre autres la diminution des GES, où, en 2007, on a observé, avec 39 337 tonnes, une réduction d’environ 20 % depuis 2000, soit l’année de référence.Quant au transport durable, au moyen de son ensemble de mesures visant à encourager les transports alternatifs (vélo, covoiturage, transport en commun), il a été l’un des principaux chevaux de bataille pour l’année 2009-2010.Depuis 2007-2008, un rabais de 12,5 % du coût du laissez-passer de ttansport est accordé aux étudiants qui s’abonnent pour une session.Et on compte aussi, sur le campus, un service de prêt de vélos qui enregistre près de 10 000 locations par année et, d’ici 2011, on prévoit aménager deux pistes cyclables pour faciliter les déplacements, d’autant plus qu’en 2009 des étudiants ont collaboré à la création de la Coop étudiante Roue-libre, qui offre un service d’aide à la réparation de vélos sur le campus.L’université entend aussi diminuer les espaces de stationnements en construisant de nouveaux pavillons sur les terrains de ceux-ci.L’UL fait aussi de l’intégration du développement durable un axe sfratégique du plan de développement (le la recherche pour 2010-2012.A propos de la gestion des matières résiduelles, la première université québécoise à s’être munie d’un programme de récupération multimatières a enregistré l’an dernier 581 tpnnes de matières recyclées.Également, un programme de compostage instauré dans tous les pa-villons a généré près de 53 tonnes de matières au cours de )a même année.A l’heure actuelle, 59 chaires de recherche et de création sur 137 sont en relation immédiate avec au moins un des enjeux du développement durable.Notons aussi la présence de l’Institut Hy-dro-Québec en environnement, développement et société (EDS) qui, depuis 2005, joue à la fois un rôle de diffuseur de connaissances et de carrefour.L’institut rassemble au total près de 50 chercheurs et 200 étudiants en recherche sur des enjeux de développement durable.Au premier cycle, le DDU-1000 Fondements du développement durable permet à l’étudiant qui le souhaite de s’inscrire au profil en développement durable, soit une formation en option avec 12 crédits qui se greffe à une première année de baccalauréat, pourvu que la discipline offre ledit profil.L’université offre aussi un mi- croprogramme de deuxième cycle en responsabilité sociale et environnementale des organisations, un programme créé dans le cadre des activités de mise en place de la Chaire de recherche du Canada sur les normes de gestion du développement durable, cette fois pour sensibiliser l’étudiant à des enjeux sociaux situés au cœur de la bonne gouvernance de l’organisation au XXI® siècle.Au baccalauréat, les exemples sont multiples: baccalauréat en génie des eaux, en chimie de l’environnement, en aménagement et environnement forestiers, en génie agroenvironnemental, en études internationales et langues modernes (concentration en environnement) et le baccalauréat intégré en environnements naturels et aménagés, qui, lui, forme des professionnels de l’environnement, surtout pour la conservation et la gestion durable des écosystèmes.Et, enfin, parmi les formations spécialisées aux études supérieures (deuxième et troisième cycles), on compte notamment la maîtrise en droit, droit de l’environnement, développement durable et sécurité alimentaire, destinée aux étudiants qui veulent acquérir une formation à la fois pratique, professionnelle, polyvalente et de pointe.Én plus de la maîtrise en aménagement du territoire et en développement régional, de la maîtrise en responsabilité sociale et environnementale des organisations, du doctorat en économie des ressources naturelles, en économie de l’énergie ou en économie de l’environnement et du doctorat en sciences de la Terre, des écoles d’été et une formation continue pour les professionnels en exercice figurent également au programme de l’établissement.Pour connaître les détails des différents programmes: www.developpement-durable.ulaval.ca.Collaboratrice du Devoir DES GÉNOMICIENS DE CONCORDIA À L’AVANT-GARDE DE LA RECHERCHE SUR LES BIOCARBURANTS ET LES BIOPRODUITS UN CHERCHEUR DE CONCORDIA À LA TÊTE DU RÉSEAU DE RECHERCHE SUR LES BÂTIMENTS SOLAIRES DU CANADA UN CHERCHEUR LE MONDE EST PETIT % NOUS VOYONS GRAND DE CONCORDIA ETABLIT UN LIEN CERTAIN ENTRE LES ÉMISSIONS DE CO, ET LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE UN PROFESSEUR DE CONCORDIA MET AU POINT DE PETITES ÉOLIENNES RÉVOLUTIONNAIRES POUR LE MILIEU URBAIN CONCORDIA EST LA SEULE UNIVERSITÉ QUÉBÉCOISE À COMPOSTER 100 TONNES DE DÉCHETS ORGANIQUES PAR ANNÉE LA SERRE DE CONCORDIA, GÉRÉE PAR DES ÉTUDIANTS, S’ASSOCIE À DES GROUPES COMMUNAUTAIRES POUR PLANTER 15 000 PLANTS DANS DES JARDINS URBAINS UN SOCIOLOGUE DE CONCORDIA PROPOSE DE NOUVELLES PRATIQUES D’AGRICULTURE DURABLE CONCORDIA EST LA PREMIÈRE UNIVERSITÉ AU QUÉBEC À RECONNAÎTRE LE BÉNÉVOLAT AU MOYEN DU BILAN D’ENGAGEMENT COMMUNAUTAIRE LE CENTRE D’ÉTUDES DAVID-O’BRIEN FAVORISE L’INTÉGRATION DE LA NOTION DE DURABILITÉ ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DANS LES ACTIVITÉS DES ENTREPRISES CONCORDIA.POUR VOIR GRAND 'jf WWW.CONCORDIA.CA UNIVERSITÉ ^Concordia >[fr UNIVERSITY G 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 2010 ENVIRONNEMENT FLEAU SUITE DE LA PAGE G 4 manquent, c’est un génocide terriblement occulté.En Chine, ce sont près de 30 % des filles qui sont assassinées à cause de la politique de l’enfant unique.En Inde, il y a des villages entiers où il n’y a que des mecs, ils vont chercher les femmes au Sri Lanka.» Que faire ?Mais Coline Serreau et ses interlocuteurs ne font pas que dénoncer: ils abordent et étayent diverses solutions aux conséquences de l’agriculture industrielle.C’est par exemple le Mouvement des sans-terre au Brésil, qui regroupe 350 000 familles, revendique l’accès à la terre et pratique l’auto suffisance alimentaire.C’est, en Inde et au Pakistan entre autres, le réseau de semenciers et de producteurs organiques Navda-niah, qui privilégie la place des femmes.En France, le réseau des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) lie directement producteurs et consommateurs, sur un modèle analogue à celui de l’Agriculture soutenue par la communauté.C’est dans ce pays également qu’oeuvrent Lydia et Claude Bourguignon, microbiolo- gistes et agronomes déjà remarqués dans le documentaire de Dominique Marchais, Le Temps des grâces.Le couple a créé, voilà 20 ans, le seul laboratoire français de recherche et d’analyses en microbiologie des sols au service des agriculteurs.Comme pour la fabrication de biopesticides, le fdm de Coline Serreau s’attarde à démontrer l’incroyable vie se cachant sous la surface, où interagissent micro-organismes, végétaux et minéraux.11 faut encore évoquer le cas d’Antoniets Semen Sviridono-vitch, qui exploite en Ukraine une ferme de 8000 hectares et a troqué les pesticides contre une démarche biologique, avec un rendement souvent avantageux.Vers demain Solutions locales pour un désordre global privilégie certes des démarches traditionnelles, mais sa réalisatrice ne se positionne pas pour autant contre le progrès.«Il faut garder des choses de la modernité, précise-t-elle, comme la mécanisation douce, qui soulage l’humain, et il y a des pratiques à très grande échelle qui marchent très bien.Il ne s’agit pas de revenir au Moyen-Age! Regardez Sviridonovitch, il a des camions, mais il utilise aussi tout un système de biomasse et de rotation des cultures, son sol n’est jamais exposé.La sécheresse, il ne connaît pas, alors que d’autres près de lui tirent la langue.C’est ça, l’intelligence de l’agriculture.» Coline Serreau préconise l’effacement de la dette des agriculteurs — tout comme celle du tiers-monde — et la revalorisation de l’agriculture.«Vous vous rendez compte de ce que la dette des paysans rapporte aux banques, les intérêts annuels?Elles l’ont voulue et elles les tiennent, les paysans.Il faudrait effacer tout ça et aider à la réparation des terres.Ensui- te, on remet des millions de gens en agriculture pour nourrir l’humanité, avec des conditions de vie et des salaires décents.Ils adoreraient faire ça, s’il y avait des boulots valorisés et bien faits, plutôt que de rester dans des bureaux enfermés.Nous avons la possibilité matérielle de le faire, l’argent est là.Des milliards sont donnés en subventions pour démolir les terres.Ça nécessite une politique différente.» Actes Sud propose également une version en livre de Solutions locales pour un désordre global.Collaborateur du Devoir LE FONDS DE SOLIDARITE FTQ PUBLIE SON PREMIER RAPPORT DE DÉVELOPPEMENT DURABLE eVoT'' POUR LE CONSULTER, RENDEZ-VOUS AU www.fondsftq.com/rapport2010 n
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.