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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-11-06, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2010 THEATRE Sylvain Bélanger monte Yellow Moon à l’Espace Go, pour La Manufacture Page E 3 CINEMA Oxygène : croquer dans la vie jusqu’au dernier moment Page E 13 CULTURE 4 Michel Tnemou^ H NUIT DES PHJNœ.f PEDRO RUIZ LE DEVOIR 1 ) 3 L’enfance de Fart Avant la création de sa 27" pièce, la saison prochaine, et parallèlement à la sortie de son nouveau livre, notre infatigable auteur national voit l’un de ses premiers romans porté au théâtre par Serge Denoncourt LUC BOULANGER En 1978, dix ans après la bombe des Belles-sœurs, Michel Tremblay met le théâtre entre parenthèses afin d’entamer ses désormais célèbres Chroniques du Plateau-Mont-Royal.En remontant le cours des souvenirs, il invente la genèse de son oeuvre.En passant au roman.Tremblay va expliquer l’enfance de ses personnages graves, marquants, débordants de rage et de souffrance.Poiu les 25 ans de sa compagnie, le producteiu Jean-Bernard Hébert a voulu s’offrir Tremblay en cadeau.11 a demandé à Serge Denoncourt de monter siu les planches Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges, le deuxième tome des Chroniques.L’auteiu a écrit Thérèse et Pierrette.alors qu’il avait 38 ans.11 a mis cette citation de John Irving au début du livre: «Imagining something is better than remembering something.» Pour ce formidable conteur, les histoires inventées sont tou-joius meilleiues que celles qu’on a vécues.Serge Denoncoiut a accepté le projet, à condition de faire sa propre adaptation (en 2008, Mi- chel Porgues s’était déjà attaqué à l’œuvre pour la troupe des abonnés du TNM).«J’ai éliminé des personnages surréalistes du roman pour me concentrer sur les filles, leurs mères et les religieuses», explique le metteur en scène.«J’ai ajouté, ici et là, un monologue, une réplique ou un extrait d’une pièce de Michel.» «Tu as été pogné à faire du Tremblay», lui lance à la blague l’écrivain et ami.«Je me suis amusé à faire du Tremblay», rétorque l’adaptateiu.Un portrait du Québec Thérèse et Pierrette.décrit les péripéties de trois amies inséparables.Elles ont ff ans et fréquentent une école primaire dirigée par des sœurs, boulevard Saint-Joseph, sur le Plateau.Durant ces quatre jours de fin d’année scolaire, le destin tragique du trio Thérèse pis Pierrette (qui inçlut Simone, alias Bec-de-lièvre) va se dessiner.A travers leurs histoires, leurs malheurs.Tremblay revisite des sujets tabous au Québec en f942: homosexualité féminine, pédophilie, oppression des femmes.Mais avec son humour, sa verve, sa truculence.Nous sommes en pleine guerre, trois ans avant le retoiu de Maurice Duplessis au gouvernement, et le clergé catholique forme le deuxième pouvoir au Québec.Dans les traits de ces personnages féminins colorés, on voit le portrait plus vaste des femmes de la classe ouvrière au Québec durant la Grande Noirceur.«C’est incroyable, s’exclame Denoncourt, Tremblay nous fait réaliser tout le chemin parcouru par les femmes en un demi-siècle! En répétant les scènes entre les religieuses et les élèves, les actrices plus jeunes de la distribution ont pensé que Tremblay en avait inventé des bouts.Mais les plus âgées peuvent témoigner que ça se passait comme ça!» En voyant sur les planches Thérèse, Pierrette ou Simone, on devine qu’elles vieilliront mal.«On comprend que Thérèse sera éternellement insatisfaite, explique Denoncourt Et pourquoi toute sa vie elle va se mettre en danger, car c’est son seul moyen de se sentir vivante!» Entre le temps des Chroniques et celui des Belles-sœurs (de f942 à 4965), on constate qu’il ne s’est pas passé grand-chose poiu ces femmes-là au Québec.«Tout a déboulé après la Révolution tranquille, alors que les femmes ont enfin pris leur place dans la société», remarque Tremblay.Lorsque le journaliste s’avance et demande à Tremblay si on peut qualifier son œuvre de féministe, il refuse de porter ce chapeau: «J’ai toujours parlé des femmes et des homosexuels.J’ai toujours épousé leur cause, mais je n’ai jamais écrit de romans gais ou de pièces féministes.Je trouve que planifier ça, c’est se poser un carcan.A la limite, c’est réducteur.Je raconte une histoire qui est un portrait du Québec urbain et ouvrier du début des années 40.Après, libre aux lecteurs et aux spectateurs de faire leurs propres interprétations.» La musique Ce qui est certain, c’est que la pièce est portée par une quinzaine de personnages féminins et seulement un masculin: Gérard.Le gardien du parc La Eontaine, un beau ténébreux de 30 ans qui sera troublé par son désir pour Thérèse.C’est Sébastien Huberdeau qui défend la caste masculine, aux côtés des Catherine de Léan, Marie-Eve Milot (Thérèse et Pierrette), Miuiel Dutil VOIR PAGE E 2: TREMBLAY L-DUBQÿfDLTMONDF ‘l’arehéolottie ^ IIIOnLTTîîU ibbsm M ‘“««ovembue 20)0 '"'®‘=''WiduministèreduPf INTERCONTINENTAI â Montreal© canadien par 0“™ dg™ ^ canadien par le biais du Programmed' indemnisation pour les U = Q astral SMm ^positions itinérantes au canada Canada E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2010 CULTURE Vie d’artiste V Odile Tremblay Au bout du fil cette semaine: une jeune copine, Sarah Marceau-Tremblay, qui voulait m’inviter à son exposition de sculptures.29 ans.Un vrai talent, avec des œuvres en silhouettes à la Giacometti, des humains tordus, abîmés, en mal d’autre chose, qui crient dans le désert.Sarah a suivi une double trajectoire: des études en littératu-^ re avec une maîtrise tout - juste com- ^ plétée et la 1 sculpture ap- k prise en au- % ' X, todidacte.* ^ Elle tient sa quatrième expo solo, loue la galerie du Via-duc du 17 novembre au 5 décembre pour Fatum?Dentelles de béton.Dix-huit pièces, sculptures et hauts reliefs sur bois.Une fille toute frêle qui fait seule son service de presse.— Trouves-toi donc un agent, que je lui suggère.— Bientôt, promis! — Et parle-moi donc un peu de la condition des jeunes artistes.Ça me chicotait, à cause de la récente étude CINARS révélant les grosses pertes des artistes de la scène deux ans après l’abolition par les conservateurs des programmes PromART et Routes commerciales.Du coup, les jeunes créateurs, d’un domaine ou de l’autre, reviennent nous hanter, avec leurs conditions précaires.Sarah m’a fait rougir, car ça n’existe pas, la-condition-des-jeunes-artistes.Juste des cas particuliers.Avec un point commun tout de même.Quel que soit leur domaine, il y a la difficulté à s’inscrire dans les modèles formatés: ces programmes gouvernementaux où s’inscrire, ces bourses à réclamer, ces diffuseurs à séduire, tous en quête de beaux moules bien propres où caser des «incasables».En général, ce n’est pas le point fort des artistes, de remplir des formulaires à l’infini.Sans compter que les conservateurs refoulaient des marginaux, nationalistes et autres fâcheux, de leurs anciens programmes PromART et Routes commerciales.Alors, remplir de nouveaux formulaires.à quoi bon?se demandent des créateurs avec anneaux dans le nez ou pas.Souvent, ils fréquentent plus souvent la lune que la terre, ces artistes-là.En plein macadam, le badaud ne se retourne pas sur leur passage, faute de les avoir entendus sur le plateau de Tout le monde en parle.Anonymes et inspirés, ils font de Montréal une terre d’exploration artistique pourtant.«Les gens doivent prendre conscience de tout cet univers créateur qui fourmille autour d’eux, dit Sarah.Mais les médias n’en ont que pour le star-système, les noms établis, surtout en musique, au cinéma, à la télé.Alors la sculpture.Enfant pauvre du monde des arts», résume celle qui goûte ce corps à corps avec la matière Au fond, la vie d’artiste n’a pas tellement changé depuis le XIX® siècle aide plus que tout au monde.Au fond, la vie d’artiste n’a pas tellement changé depuis le XIX® siècle, malgré les nouveaux outils de communication.La passion, le geste créateur dirige la main, le pied, la tête.L’Œuvre prend forme.Après, pour ceux qui comptent en vivre, reste à trouver des réseaux, des lieux, des protecteurs.Frappe à une porte, frappe à l’autre, mais tant de solitaires du lot ne comprennent que dalle au jargon des formulaires et des institutions à courtiser.Faudrait leur tenir la main, les découvrir, les pousser.C’est la société en entier qui les renvoie à leur marge.A chaque artiste sa trajectoire, donc.Sarah n’est guère la plus à plaindre.Ses parents ont des contacts dans le milieu culturel.Ça nourrir un carnet d’adresses.En plus, elle réussit à vendre des œuvres.D’autres en arrachent davantage dans leurs lofts de misère d’où la Vüle les expulse vite fait.Mais lorsque le commun des mortels fait rimer le mot «artiste» avec les paillettes de la presse people, ça fait rigoler les créateurs de l’ombre en train de se débattre pour trouver leur part de lumière, infiniment plus nombreux que les vedettes.Sarah trouve plus difficile de percer au Québec qu’ailleurs.«Les gens achètent peu et les prix ne montent jamais.Et puis, la peinture se vend mieux que la sculpture, laquelle réclame de l’espace pour exposer la pièce chez l’acheteur, mais aussi dans nos lieux de travail.Ça prend de la machinerie, du plâtre, des marteaux piqueurs.Tout ça fait du bruit.On dérange.A Paris, à New York, à Berlin, les expos font parler d’elles.Pas ici.» Çer-tains lui conseillent de s’exiler, mais elle veut offrir quelque chose à sa société, justement, être reconnue par elle, sans se renier pour autant.Un galeriste lui a déjà demandé: «Combien d’oiseaux peux-tu me faire par mois?» Mais se répéter va à l’encontre du processus créateur, lui coupe ses ailes.«On nous demande de nous concentrer sur ce qui marche», soupire-t-elle.Sarài voit la culture se standardiser, des jeunes autour d’elle se fermer à la diffé-rence et ne vivre que pour la course à la consommation.«Je veux éveiller les gens qui sont dans le système, non pas m’essouffler sur son moulin, proclame la sculptrice.Il faut les inviter à se questionner, les éveiller, les déranger, les faire réfléchir.» Tout un programme, mais seuls les créateurs peuvent s’y atteler.Je vous ai parlé de Sarah.Ç’aurait pu être Nicolas, ou Pierre, ou Hélène, ou Jean-Louis.Tous ces artistes de talent qui auraient besoin d’aide financière, certes, mais d’abord de pouvoir montrer ce qu’ils ont dans le ventre et qui se sentent ignorés.Un mal créé aussi par nous, les médias, qui parlons trop des gros canons de la culture en oubliant ceux qui montent.Ne nous lisez pas trop, au fait.Explorez! otremblay@ledevoir.com À l’avenir, de Sarah Marceau-Tremblay SARAH MARCEAU-TREMBLAY VALERIE OUELLET Une scène de Thérèse et Pierrette à i’écoie des Saints-Anges TREMBLAY SUITE DE LA PAGE E 1 (mère Benoîte des Anges) et Lynda Johnson (sœur Saînte-Catherine).La pîèce a été créée l’été dernier, à Gatineau.Les deux hommes de théâtre se disent «contents du résultat».Ils ont hâte de voir la réaction du public adolescent du théâtre Denise-Pelletier, où la production est à l’affiche en soirées et en matinées scolaires, jusqu’au 7 décembre.«Quand je mets en scène du Tremblay, je suis à la maison, dans mes pantoufles», conclut le metteur en scène, qui a aussi travaillé avec le Cirque du Soleil et Arturo Brachetti.«Attention! Ça ne veut pas dire que c’est facile.Au contraire, je dis toujours aux acteurs qu’il ne suffit pas de parler jouai pour jouer du Tremblay: il faut bien comprendre sa dynamique d’écriture afin de pouvoir reproduire sa musique.» Ah! la musique de Tremblay.Ce refrain chaud et familier, tantôt lancinant, tantôt réconfortant, qui touche directement l’âme.Par chance, l’auteur nous l’exécute avec la constance du jardinier, semant chaque saison de nouveaux récits.D’ailleurs, Tremblay, un grand mélomane, s’est inspiré de l’œuvre de Bach pour le titre de sa prochaine pièce, L’Oratorio de Noël, qui sera produite la saison prochaine à Montréal.Elle raconte le drame d’un neurochirurgien qui est atteint.de la maladie d’Alzheimer.D’ici là, la tournée québécoise des magnifiques Belles- sœurs se poursuit en 2011-2012 (pour les villes et les dates: www.belles-sœurs.ca).Et le romancier sera au stand Leméac du Salon du livre de Montréal, du 18 au 21 novembre, avec Le Passage obligé, quatrième tome de La Diaspora des Desrosiers.Puis il s’envolera pour Key West, en Floride, pour réchauffer sa muse à d’autres soleils.Collaborateur du Devoir THÉRÈSE ET PIERRETTE À L’ÉCOLE DES SAINTS-ANGES De MichelTremblay.Adaptation et mise en scène: Serge Denon-court.Production: Jean-Bernard Hébert inc.Jusqu’au 7 décembre, au théâtre Denise-Pelletier DIM 7 NOVEMBRE 16h 10$ 6 A10 ans CABARET AU BAZAR Direction de production ; Théâtre Ébouriffé - M.e.s.: Louis-Dominique Lavigne / Textes : Martin Bellemare, Fabien Cloutier, Louis-Dominique Lavigne, Suzanne Lebeau, Jean-Philippe Lehoux, Étienne Lep^e, Marilyn Perreault, Philippe Robert, Michoue Sylvain et Lise Vaillancourt.Avec : Maude Boutet, Marie-Eve Huot et Philippe Robert Durée : 55 minutes FAUNE Coproductbn : Jocelyne Montpetit Danse (Montréal), Compagnie Alma Tanz (Rome) / Chorégraphe et interprète : Jocelyne Montpetit / Collaborateur artistique et acteur : Francesco Capitano / Lumières : Sonoyo Nlshlkawa / Musique : Chopin, Mahler, Verdi / Environnement scénique : Jocelyne Montpetit.Théâtre , Outremont Outremont Montréal ( 1248 avenue Bernard Ouest Information 514 495-9944 www.admlssionA}m 514 790-1245 PREMIER AMOUR de SAMUEL BECKE ) Les édition! avec Roch AUBERT sous la direction de Jean-Marie PAPAPIETRO ^ ^ Uns production du Théàtto oc Fonuitc THEATRE PROSPERO Du 2 au 27 novembre 2010 mardi, jeudi, vendredi, samedi : 20h15 // mercredi : 19h15 Salle intime //1371 rue Ontario Est.Montréal Billetterie : 514-526-6582 // Reseau admission : 514-790-1245 ON JOUE AU [PROSPERÔ] credit photo : Théâtre de Fortune PREMIER les productions théâtre émergent rEClD-VEPSG arO.AV.DE SALABERRV www.premieracte.ca Information et abonnement 418.694.9656 Billetech 418 643-8131 Une coproduction Le Pont Bridge et Les productions Recto-Verso, en codiffusion avec Espace Libre www.pontbridge.com 1 OM )3 a 2Oh m ^ "‘ultidisciplinàîre de I'apa feé , une créâtion va-l-Lxer e^âF Tsxta, mise en scène et performance de Carole Nadeau Entente de développement cülturel C3î Québec”” 1^1 Patrimoine Caradlar canaoien Heritage Quebec Québec 10 au 20 novembre 2010 Espace Libre 1945 rue Fullum, Montréal Billetterie: 514 521-4191 www.espacelibre.qc.ca CIRQUE DU SOLEIL Desjardins Caisse populaire de Québec ««•h IVP TÉLÉVISION L’AGENDA Prevente: 2 billets pour 35$ Achat avant le 10 novembre L’HORAIRE TELE, LE GUIDE DEVOS SOIRÉES lepontbrldM Gratuit dans Le Devoir du samedi LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2010 E 3 CULTURE tII i ' A THEATRE Thics drus en vue Sylvain Bélanger met en scène une production itinérante de La Manufacture à l’Espace Go: Yellow Moon MICHEL BELAIR Avec ses yeux de chat et son air de grand ténébreux, Sylvain Bélanger ne laisse per-sonne indifférent.Encore moins quand son regard s’allume et qu’il se met à parler de sa compagnie, le Théâtre du Grand Jour, et de son orientation nettement «socialisante»: le théâtre est toujours pour lui un puissant facteur de changement individuel et collectif.Et comme il y a chez nous tellement peu de démarches théâtrales s’inscrivant en ce sens, il ne faut surtout pas se gêner de le signaler.Mais nous ne sommes pas vraiment là pour parler des projets du Grand Jour.Plutôt pour discuter de la mise en scène du prochain spectacle de La Manufacture: Yellow Moon, la ballade de Leila et Lee, du dramaturge écossais David Greig.Imaginez un petit bouhboui sympathique près de l’École nationale, rue Laurier, avec une sorte de grondement permanent en arrière-fond qui vous assure la plus parfaite intimité.Stylo, carnet, les yeux dans les yeux: c’est parti! Le défi total C’est à La Licorne, précisément avec Cette fille-là de Joan Macleod qui donnait la vedette à Sophie Cadieux, que Sylvain Bélanger a d’abord fait la preuve de ses talents de metteur en scène.Non pas que le directeur du Théâtre du Grand Jour ait été particulièrement discret avant, mais cette première incursion allait l’amener de plus en plus souvent à diriger des spectacles.C’est lui, par exemple, qui signait Félicité d’Olivier Choinière à La Licorne en 2007 et qui tournait dans les Antilles et jusqu’à la Comédie-Lrançaise avec Moi chien créole de Bernard La-gier, créé à l’Espace libre la même année.Le voilà qui nous revient avec Yellow Moon, l’un de ces trucs drus que l’on n’ose monter qu’à La Licorne.Pourquoi cela, à ce moment-ci?Hum?«D’abord parce que Denis Bernard [le nouveau directeur artistique de La Manufacture] me Va proposé, répond en souriant Sylvain Bélanger.Mais surtout parce que c’est une œuvre qui m’a profondément touché; j’ai eu un véritable coup de foudre pour cette écriture dont la forme est absolument séduisante.» Bélanger explique que le texte de Greig, «une histoire d’amour classique à la Bonnie and Clyde, un road-mo-vie aussi», se présente dans une forme très particulière: la % JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sylvain Bélanger met en scène la prochaine production de La Manufacture qui sera présentée à l’Espace Go, Yellow Moon, la ballade de Leila et Lee.version originale anglaise qu’il me montre compte une soixantaine de pages de texte dense à travers lesquelles surnagent quelques rares didascalies indiquant parfois, rarement, qui est en train de dire quoi.«Sinon, voyez: c’est une sorte de long délire poétique, une fugue qui colle au rythme de la cavale dans laquelle se lancent les deux jeunes, Lee et Leila.» Bélanger raconte à quel point c’est à la fois le déh total et le bonheur extrême pour un metteur en scène de pouvoir rythmer l’allure du spectacle en attribuant lui-même les répliques aux personnages.C’est la quatrième fois qu’il plonge en tant que metteur en scène dans un récit étrange à peine balisé par l’auteur; c’était vrai autant avec le texte de Macleod qu’avec ceux de Choinière et de Lagier.11 souligne pourtant en souriant que cette contrainte le stimule grandement puisque c’est clair, c’est ce rapport d’évocation, cette possibilité constante au théâtre de suggérer des images plus que de les montrer, qui le fascine de plus en plus.«C’est que cela repose aussi sur une sorte de rapport au spectateur basé sur la confiance, et ça, ça rejoint ce que nous avons toujours voulu favoriser au Grand Jour: le lien social, la conscience de l’autre.Leila et Lee sont encore des ti-culs, et pourtant ils poursuivent une quête comme les jeunes héros de de très, très près le rapport père-hls puisque le jeune Lee commettra un acte irréparable avant d’amorcer une longue fuite vers le nord avec «Silent Leila», qui acceptera de le suivre.Tout cela est raconté la plupart du temps par un narrateur — qui se Yellow Moon, la ballade de Leila et Lee, du dramaturge écossais David Greig, est «une histoire d’amour classique à la Bonnie and Clyde, un road-movie aussi» l’Antiquité: ils iront jusqu’au bout en assumant leurs choix.» Comme si un piano.Bélanger dira aussi avoir été frappé par la grande tendresse de l’auteur envers ses personnages.Greig s’est inspiré — «comme Nick Cave et certains chanteurs de blues» — d’une légende américaine à saveur de testostérone comme on en trouve tous les jours dans les tabloïds.On ne vous racontera évidemment pas l’histoire ici, mais sachez que cela touche dédoublera en garde forestier devenant par la suite un personnage central du récit.«Cela rend encore plus intéressant, reprend Sylvain Bélanger, le fait de déterminer qui parle à quel moment.C’est un peu pour cela aussi que l’on a toujours un pied en dedans et un pied en dehors de l’action.Comme le père de Lee qui n’arrive pas à se brancher par rap- port à son fils.Comme la plupart de nous qui jouons des rôles stéréotypés et dont le comportement le plus fréquent est celui de la fuite en avant.Bref, c’est un texte cru, oui, difficile, complexe derrière son apparente simplicité, mais c’est un texte qui fait du bien.» Pour appuyer le discours, Sylvain Bélanger a voulu qu’un piano vienne rythmer l’action du spectacle.«Cela m’est rapidement apparu essentiel; ne serait-ce que pour permettre à tout le monde de prendre une distance par rapport au texte.Comme si le piano se penchait sur ce qui se passe et soulignait ainsi le fait que l’auteur pardonne les actions de ses personnages.[.] Puis, je pense aussi que la trame musicale originale qu’a préparée Yves Morin nous amène à cette autre dimension de la pièce qui trempe dans le folklore et la légende.» Le plateau sera nu ou presque, comme lors de la création originale au Royaume-Uni, même si «les rituels d’appropriation du territoire», comme dit le metteur en scène, sont importants dans cette espèce de quête initiatique à laquelle vont se livrer Leila et Lee.Ne restera plus qu’à voir comment cette fable a le potentiel de changer nos vies.et de nous ramener — encore et toujours! — au Grand Jour.Le Devoir YELLOW MOON, LA BALLADE DE LEILA ET LEE Texte de David Greig traduit par Maryse Warda et mis en scène par Sylvain Bélanger.Une production de La Manulacture présentée à l’Espace Go du 5 au 27 novembre.On en saura davantage au 514 845-4890.9li/Niolt Crédit :SYNCOP AM (ABANH A SoiAC Dimanche 7 novembre -11het13h30 MUSIQUE: 3 ans et + Des chansons, du rythme et des couleurs qui vous transporteront jusqu'aux souks du Maghreb où un incroyable couscous musical aux saveurs du Québec vous sera servi ! AU PIANO NOBILE ^ division Diversité vmuoNs Dimanche 14 novembre -15 h DANSE : 5 ans et + Une pièce tendre et rigolote qui fusionne la danse contemporaine et les arts visuels dans laquelle deux étranges sculptures s'animent au contact d'un danseur intrépide.CINQUIÈME SALLE Le THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE présente TT La bALlAPe Pe LeilA er L< M.î ÙJiÉLâ 4 t ¦-/ ¦ ¦" Partenaire MEDIA PROGRAMMATION COMPLÈTE Partenaire média n laplacedesarts.com pddjunior.coiTi ledevoir 5148422112/18668422112 DU SAU 27 NOVEMBRE TBtTE DAVID GREIG TRADUCTION MARYSE WARDA MISE EN SCÈNE SYLVAIN DÉLANGER AVEC STÉPHANE DEMERS + SYLVIE DE MDRAIS + DENDÎT DRDUIN-GERMAIN + MDNIQUE SPAZIANI ïAMANiiFAnniRFl Théâtre ESPACE GO - irnONF BILLETS: 514 845-4890 theatrelalicorne.com Téié-ouébec Le DEVOIR I ^ admission.com 514790-1245 E 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2010 CULTURE DANSE La danse éclatée de l’ère Internet CATHERINE LALONDE Le chorégraphe Michael Trent arrive avec 60 Dances in 60 Minutes.Fred Gravel reprend son concert Gravel Works.On l’a vu au dernier Festival TransAmériques, on le voit sur la scène danse, les chorégraphies se morcellent, se font par bulles.La danse fragmentée, à l’image de notre pensée Internet, serait la nouvelle tendance?L’éclatement de la représentation est indéniable, et touche aussi le théâtre.La dramaturge Diane Pavlovic le voit: «C’est clair que c’est une tendance.En théâtre, ç’a débuté avec la révolution dramaturgique des années 50, où s’est amorcé le passage du mode narratif et de la scène à une structure par tableaux et à un découpage spatial.» Pavlovic, aussi coordonnatrice du pro-grarqme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre, croit que l’arrivée de la télévision a accéléré cette transformation.Celle d’Internet et de ses communications associées l’a décuplée.«On est dans un nouveau mode où il n’y a plus ni découvertes ni péripéties, mais juxtapositions, accumulations, instantanéité.» Elle nomme, parmi les premiers exemples, Bertolt Brecht et L’Opéra de quat’sous, Heiner Müller et ses pièces brutes, sans mode d’emploi, et, plus près de nous, Larry Tremblay, Evelyne de la Chene-Ijère, René-Daniel Dubois, Étienne Lepage et David Paquet, autant qui ont signé du théâtre «de morceaux, de monologues, de scènes courtes».Cours le court Le chorégraphe de Toronto Michael Trent ne s’est pas inspiré d’Internet, mais a voulu travailler sur l’idée des 60 secondes.«C’est une idée de la minute, explique-t-il au téléphone, pas un soixante secondes montre en main.Je voulais explorer la différence entre ce qui est absolu et relatif, non pas parler du blanc et du noir, mais de toutes les nuances, tous les gris.» Et la contrainte dramaturgique, qu’il utilise pour la première fois de façon si rigoureuse, l’a fait www.t^ngente.qc.c Martin Bélanger / Production Laps A-MAZE 12, 13, 17, 18, 19, 20 NOVEMBRE 2010 À 20 H 30 14, 21 NOVEMBRE À 16 H 840, rue Cherrier, Montréal métro Sherbrooke www.tangente.qc.ca Billetterie 514-525-1500 Québec MC A-maze de Martin Bélanger O Thierry Huard «commencer par l’imaginaire et l’écriture plutôt que par le corps».Rupture, donc, dans la façon de travailler.Et rupture conséquente dans le résultat.«Par rapport à mes autres pièces, il y a un manque de gestuelle dansée, remplacée par des événements — des sauts surplace, des traversées, une simplicité de corps qui demande une précision particulière et une présence à l’instant.» Il utilise aussi une pléiade d’accessoires.«Je ne suis pas intéressé par les personnages ou le mystère, mais par un rapprochement entre le vécu quotidien et ce que les interprètes font, vivent et sentent.» Et les accessoires s’ancrent, pour le spectateur, et l’interprète, dans la réalité.A travers le raccourcissement et l’accélération, cet accordéon du temps que Trent propose, les objets créent «le bordel un petit peu.Je suis quelqu’un d’un peu “straight”, cette explosion dans le travail me plaît», admet-il, sourire dans la voix.Concert pop C’est forcé par le hasard que Frédérick Gravel a trouvé la forme qui a fait sa signature.Encore étudiant, alors que, blessé, il ne peut danser le solo sur lequel il travaille, trois interprètes le remplacent.«C’est là que je me suis mis à animer, à faire mon MC.» Gravel, qui est aussi musicien, colle de là ses créations autour de morceaux musicaux et compose des concerts chorégraphiques.Cette structure, dit-il, est aussi, bêtement, très pratique.«On peut commencer à présenter, un “number” à la fois, très tôt.Ça simplifie la création: je peux travailler avec un interprète à la fois, je n’ai pas besoin de payer les autres pendant ce temps-là, et ça me permet de développer une relation, une cocréation avec l’interprète, sur chaque “number”.Pour le spectateur, ça se rapproche du concert pop; les gens sont souvent moins perdus et n’ont pas l’impression de çie pas comprendre.» Étrangement, chez Gravel, la fragmentation crée un rythme qui lui permet d’allonger ses pièces, qui peuvent durer jusqu’à deux heures.«J’étais un peu écœuré des œuvres d’une heure dans ma vie de spectateur de danse contemporaine.On n’est pas à une époque de grands formats.On ajuste à voir la Web télé, les capsules d’infos.» V - r> J DANSE LE FILS DADRIEN DANSE ET CIE YVANN ALEXANDRE JUMEAUX DU 10 AU 13 novembre Un Québécois.Un Français.Deux mondes qui s'apprivoisent et s'entrechoquent.Chorégraphies : Harold Rhéaume et Yvann Alexandre WOYZECK DE BUCHNER SADARI MOVEMENT LABORATORY (CORÉE) DU 16 AU 20 NOVEMBRE Onze artistes de Corée dans une époustouflante performance de théâtre physique, adaptée de l'œuvre emblématique de Büchner, sur la musique d'Astor Piazzolla.Best physical theatre award.FRINGE D'ÉDIMDOURG Produit en association avec AsiaNow Productions cinquiemesalle.com 514 842 2112 / 1 866 842 2112 Piace des Arts Qiatecey FÂCEBOOE.COM/CINQUIEMESALLE La saison Cinquième Salle est présentée grâce à l'appui financier de la Fondation de la Place des Arts.DAVID HOU Une scène de 60 Dances in 60 Minutes de Michael Trent Vrai, cap selon une étude Nielsen, aux États-Unis, le nombre de publicités de quinze secondes a augmenté de 70 % dans les cinq dernières années, un saut que l’agence associe de prime abord au rétrécissement de la capacité d’attention du public américain.Cette nouvelle réalité apportée par Internet doit-elle entacher l’art?Diane Pavlovic: «On ne peut faire autrement en art que refléter le temps dans lequel on est.Cette accélération du temps, de l’histoire, des découvertes, ce débordement d’images, de sollicitations, certains artistes le reproduisent parce que c’est leur respiration naturelle, d’autres pour le dénoncer.» Fred Gravel: «Je préfère jouer avec ce format pop qui existe plutôt que de dire que je ne suis pas un enfant de cette époque.» Les éclats et le court semblent donc là pour de bon.Le Devoir GRAVEL WORKS Chorégraphie de Frédérick Gravel présentée au Théâtre La Chapelle, du 9 au 20 novembre IT’S ABOUT TIME: 60 DANCES IN 60 MINUTES De Michael Trent; à l’Agora de la danse, du 11 au 13 novembre NICOLAS MINNS Une scène de Gravel Works du chorégraphe Frédérick Gravel «Je ne suis pas intéressé par les personnages ou le mystère, mais par un rapprochement entre le vécu quotidien et ce que les interprètes font, vivent et sentent.» - Michael Trent DANSE CNA PRESENTE UNE COPRODUCTION DE DANSE CNA LOUISE LECAVALIER FOU GLORIEUX CHILDREN, A FEW MINUTES OF LOCK 18-19 NOVEMBRE THÉÂTRE 19 H 30 BILLETS À PARTIR DE 38 $ Q>nsell des Arts Canada Council du Canada for the Arts CanDan^e* CENTRE NATIONAL DES ARTS NATIONAL ARTS CENTRE www.cna-nac.ca BILLETTERIE DU CNA lundi-samedi 10 h è 21 h GROUPES 10+ 613-947-7000x6341 grp@nac-cna.ca biizzendirecLca dance danse 2010-2011 tidœtmaster.ca 613-755-1111 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2010 E 5 CULTURE MEDIAS Cinq intellos au chevet des téléromans québécois STEPHANE BAILLARGEON Une fois, j’ai soupé avec des intellos.Des vrais, des gros.Entre la poire et le fromage, j’ai osé parler un peu de Seinfeld, des Simpson et de Six Feet Under aussi.Les trois super S, indispensables pour comprendre un peu la société américaine contemporaine.Les doctes convives ne connaissaient pas ces chefs-d’œuvre (du point de vue du vul-gum pecus), mais pouvaient discourir sans fin sur des longs métrages polonais.Bizarre.Il y a heureusement des contre-exemples.Marcel Gau-cheL im des intellectuels français les plus respectés du moment, a déclaré publiquement sa passion pour certaines téléséries, dont Lost, qu’il a comparée, pour ses qualités narratives et sa popularité, aux meilleurs feuilletons du XIK® siècle.J’en connais en chaire qui s’y sont mis depitis.Bravo.Tout ceci pour se réjouir du dossier central publié dans le dernier numéro de la revue Argument (vol.13, no.l).La publication rassemble cinq textes de penseurs sous le litre «Le Québec au miroir de ses téléséries».Sauf erreur, et comme le dit l’introduction du dossier, le dernier exercice semblable de la part d’une revue sérieuse remonte à 1982, quand Liberté avait publié des réflexions d’écrivains et d’essayiste sur la télé sous un titre-pamphlétaire: «Faut voir ça?» Des narcissiques obsédés Argument a demandé à de
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