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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-09-18, Collections de BAnQ.

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CAHIER CULTURE TTOD MMBA Page E 1 CAHIER PLAISIRS Toutes voiles ^ sur nie de ' Saint-Martin Page D 1 ?\v \v \v .1 e d e V 0 i r.c 0 m ?- CAHIER LIVRES David Gilmour et l’école du art Page F 1 LE DEVOIR Vol.ci N ° 2 1 1 LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 2,44$+taxes=2,75$ Une crise pour rien ?Deux ans plus tard, iSm la reprise est timide ^ et les grandes promesses ^ de réforme du système ^ financier se font toujours-attendre ^ NEWSCOM Il y a deux ans, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers déclarait faillite, jetant la panique sur un marché financier qui n’allait pas tarder à entraîner le monde dans sa pire crise économique depuis la Grande Dépression.Aujourd’hui, les pays se relèvent péniblement de cette épreuve et l’on cherche en vain les réformes en profondeur qui avaient été promises.ERIC DESROSIERS Les grandes réformes promises durant les jours les plus sombres de la crise financière et économique mondiale n’ont pas eu lieu et pourraient bien ne jamais venir, il n’em- pêche que le monde a changé.La réforme des règles financières adoptée cet été par le Congrès américain ainsi que les nouvelles lignes de conduite sur le niveau de capitalisation des banques recommandées cette semaine à l’ensemble des pays par le Comité de Bâle n’impressionnent guère l’économiste Rodrigue Tremblay.«Il s’agit tout au plus de réformettes cosmétiques», soupire en entrevue au Devoir le professeur émérite de l’Université de Montréal.«Les grandes banques vont essentiellement pouvoir continuer de faire les choses comme elles le faisaient auparavant, et je ne vois pas comment un futur Congrès sous domination républicaine pourrait aller plus loin.Les lobbies auxquels sont confrontés les élus sont extrêmement forts.» VOIR PAGE A 12: CRISE Ç’aurait pu être pire ¦ L’étude de l’économie n’a rien d’ime science exacte > À lire en pages A 6 et A 7 Sondage Léger Marketing-Le Devoir Non au fmancement public d’un nouveau Colisée La région de Québec est la seule favorable à un investissement massif des gouvernements ALEC CASTONGUAY Une majorité de Québécois s’oppose à ce que l’amphithéâtre à Québec soit financé entièrement avec des fonds publics, selon un nouveau sondage Léger Marketing-Lc Devoir.En fait, les citoyens de toutes les régions de la province se disent en désaccord avec l’investissement massif d’argent public.sauf à Québec, où l’idée est très populaire.Lmcoherence du La décision du gouverne- gouvernement ment Charest d’injecter ^ , 180 millions de dollars dans Charest pese la construction d’un futur am- dans la balance phithéâtre dans la capitale est rejetée par 58 % des répondants dans la province.Près de 33 % se disent «tout à fait en désaccord», alofs que 25 % se disent «plutôt en désaccord».A l’inverse, 38 % des 1000 répondants sont d’accord avec la décision du gouvernement du Québec, annoncée le 7 septembre dernier.Ils sont 16 % à se dire «tout à fait d’accord» et 22 % «plutôt VOIR PAGE A 12: COLISÉE Michel David Le boulet ¦ À lire en page B 3 * 4 G Délire sportif ¦ À lire en page B 2 Gil Courtemanche INDEX Actualités.A3 Annonces.C 10 Avis publics.C 6 Bourse.C 2 Carrières.C 8 Décès.C 10 Économie.Cl Éditorial.B 4 Idées .B 5 Monde.C 9 Mots croisés.D 5 Météo.C 7 Perspectives.B 1 Rencontres.D 4 Sports.C 11 Sudoku.C 6 Cinquante ans plus tard : les grands mythes de la Révolution tranquille Il y a un demi-siècle débutait la Révolution tranquille.Moment fondateur du Québec moderne, ou simple rattrapage d’une société minoritaire en Amérique du Nord?De la définition de cette période de réformes accélérées dépend la perception même du Québec d’aujourd’hui.Dans une série de quatre articles.Le Devoir explore quelques-uns des grands mythes de ce moment charnière de notre histoire.1- Quelle Grande Noirceur?Les révolutionnaires tranquilles ont sculpté sur mesure le mythe de la Grande Noirceur.Le temps serait-il venu de s’en débarrasser?CHRISTIAN RIOUX \ « C’ ARCHIVES LE DEVOIR Maurice Duplessis serait-il le véritable père de la Révolution tranquille ?est plus qu’un changement de gouvernement, c’est un changement de vie [.].Le peuple méritait cette victoire.Malgré les chaînes, il a voulu se libérer de l’esclavage.» Ces mots ne sont ni ceux de Martin Luther King, ni ceux d’Abraham Lincoln.Ils sont plutôt du premier ministre libéral Jean Lesage, qui décrivait en ces termes sa victoire du 22 juin 1960 mettant fin aux 16 ans de règne de Maurice Duplessis.Dès le début de ce qu’on nommera la Révolution VOIR PAGE A 12: RÉVOLUTION frA jjj-^jjjjj/ujj Wü/ilJW-i ÏÜJJilüJWé-l 1 PJl-iiJib/ujyd Cü/a-ïa.! (0) emelles Vibram® muiti- > Modèles Hommes seulement Pi*ri9“®!L 514-525-5509 ier* : ^ BROSSARD : 6678, Pleinair ENTREPOT MONTREAL : 1451, AV.DU MONT-ROYAL EST BOULEVARD TASCHEREAU 450-672-3217 77831302385538 w m LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 A 3 fm M6n/éal fQVCRrCS Radio Ville-Marie 19 septembre 11 à 17 h ACTÜALITES Gsunbard l/ente et service 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE MONTRÉAL (514)866-3876 JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Selon Jean Charest, le rapport du BAPE permettra d’assurer un développement à la fois prudent et correct et qui respecte les principes du développement durable.GAZ DE SCHISTE Le gouvernement ira de l’avant Charest confirme avant même que le BAPE ne commence ses travaux ROBERT DUTRISAC Québec — Le premier ministre Jean Charest a confirmé, hier, que son gouvernement a déjà décidé d’aller de l’avant avec l’exploitation du gaz de schiste, avant même que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) n’amorce ses travaux sur le sujet.«Est-ce que le Québec va mettre en valeur son potentiel de gaz naturel?La réponse, c’est oui Est-ce que ça va se faire au détriment de l’environnement?Bien, la réponse, c’est non», a déclaré Jean Charest au cours d’un point de presse tenu à l’issue du caucus pré-sessionnel des députés libéraux.L’exploitation du gaz de schiste aura certes un impact sur l’environnement, comme toute activité humaine, a relativisé le premier ministre.«L’enjeu, c’est de savoir comment nous pouvons minimiser l’impact que nous avons sur l’environnement.C’est ça, la vraie question», a-t-il dit.Aucunement démonté Jean Charest n’est aucunement démonté par la prise de position que d’anciens commissaires du BAPE ont rendue publique dans les pages du Devoir hier.Selon ce collectif de f f spécialistes, le mandat restreint que le gouvernement a confié à l’organisme pour examiner l’exploitation du gaz de schiste «impose des contraintes telles que le BAPE ne dispose ni du temps ni des ressources nécessaires pour susciter le débat public rigoureux et crédible requis afin de répondre aux questions et aux de la filière, que le BAPE n’abordera pas en raison des limites de son mandat, notamment la question des redevances, relève de la ministre des Ressources naturelles et de la Eaune, Nathalie Normandeau.La ministre doit déposer cet automne un projet de loi sur l’exploi- « L’enjeu, c’est de savoir comment nous pouvons minimiser l’impact que nous avons sur renvironnement.C’est ça, la vraie question.» craintes exprimées concernant le développement de cette filière gazière en territoire québécois».«On ne réinvente pas la roue.Il y a du gaz de schiste ailleurs, puis il y a des expériences ailleurs dont nous allons nous inspirer», a fait valoir M.Charest.11 a par ailleurs reconnu que «dans le cas du gaz de schiste, c’est relativement nouveau partout dans le monde».L’exploitation de cette filière ne se fera pas n’importe comment, a assuré le premier ministre, qui promet un développement «à la fois prudent et correct et qui respecte les principes du développement durable».C’est ce à quoi le rapport du BAPE servira, a-t-il fait valoir.Pour Jean Charest, tout l’aspect économique de l’ejqjloitation tation des ressources gazières et pétro-lières.Le BAPE, dont les travaux commencent le 4 octobre prochain, ne déposera son rapport que quatre mois plus tard, le 4 février, une fois que le gouvernement aura Mt son nid.Le BAPE «semble satisfait» Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Ar-cand, a fait valoir hier qu’en dépit de l’opinion des anciens commissaires, «les gens qui dirigent actuellement le BAPE semblent sati^aits de leur mandat».C’est un «mandat d’enquête et d’audiences publiques» ce qui s’oppose au «mandat générique» que réclament les anciens commissaires du BAPE.Le ministre a cité l’exemple du mandat, limité à quatre mois et demi, que le gouvernement a donné au BAPE en 2004 relativement aux secousses sismiques dans le golfe du Saint-Laurent.Dans leur examen de la filière du gaz de schiste, les commissaires du BAPE «ont toutes les ressources» nécessaires, a avancé Pierre Arcand.Ils pourront se rendre à l’étranger et interroger de «nombreux experts scientifiques du monde entier».Pour l’opposition officielle, qui a déjà réclamé un moratoire sur l’exploration liée au gaz de schiste, le gouvernement Charest doit modifier le mandat du BAPE.«Maintenir le mandat limité du BAPE, c’est condamner le Québec à un développement anarchique de cette filière sans connaître tous les impacts», écrit la députée de Va-chon et porte-parole péquiste en matière d’environnement, Martine Ouellet, qui a déploré «l’amateurisme» de la ministre Normandeau.Le Devoir Science de la datation Quand l’atome réécrit la préhistoire Cette semaine à PUPop Montréal.Le cinéma et les arts Café de la Cinémathèque québécoise - 335, boul.Maisonneuve E.lundi 20 sept, igh Penser le septième art Les dynamiques du désir Centre de loisirs Lajeunesse - 7378, rue Lajeunesse, local 312 jeudi 23 sept, igh Introduction au désir : Qu’est-ce que le désir?Comment se manifeste-t-il?• • • • cœur des sciences UCÿlM Conférence de Hélène Valladas Hélène Valladas est chercheure au Centre des faibles radioactivités et au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement du CNRS et du Commissariat à l'énergie atomique, en France.Quand l’homme moderne est-il vraiment apparu en Europe et au Proche-Orient?Les nouvelles techniques de datation basées sur la science de i’atome font maintenant recuier de piusieurs miliiers d’années certains événements.Les pius petits résidus peuvent maintenant parier et dire la vérité, toute ia vérité.Mercredi 22 septembre à 19h Adultes: 6$, étudiants et aînés: 2$ Amphithéâtre (SH-2800) du pavillon Sherbrooke de l'UQAM 200, rue Sherbrooke Ouest ^ Métro Place-des-Arts RÉSERVATIONS : www.coeurdessciences.uqam.ca Québec LE DEVOIR montréal COMMISSION BASTARACHE Charest juge que son témoignage changera peu les perceptions ROBERT DUTRISAC Québec — Le premier ministre Jean Charest ne croit pas que le témoignage qu’il livrera à la commission Bastarache la semaine prochaine changera grandement les perceptions de la majorité de la population.«Les questions de sondage, bien moi, ce n’est pas là-dessus que je suis et je ne m’attends pas à de grands changements», a affirmé hier Jean Charest lors d’un point de presse tenu en marge du caucus des députés libéraux.Le premier ministre a prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre «à de grandes surprises» ou encore «à des feux d’artifice» quand il se présentera devant le commissaire Michel Bastarache et ses procureurs.«Je vais aller expliquer simplement les choses comme elles sont, puis je vais répondre aux questions.Je vais faire ça très ouvertement», a-t-il dit.En dépit d’une semaine où la version de Marc Bellemare a été mise à rude épreuve par les témoignages de son chef de cabinet de fépoque, Michel Gagnon, son attaché de presse, JacquesTétreaulf elle sous-ministre Michel Bouchard, 58 % des répondants à un sondage Léger Marketing publié hier continuent de croire à la version de l’ancien ministre de la Justice.Seulement 14 % des personnes interrogées pensent que Jean Charest dit la vérité.58% des gens croient à la version de Bellemare et 14% à celle de Charest Pour la crédibilité de Marc Bellemare, c’est une baisse 11 points de pourcentage par rapport à une enquête effectuée le 25 août dernier.Le premier ministre, de son côté, lait du surplace.Citant les 26 ans qui se sont écoulés depuis son élection comme député conservateur, Jean Charest a rappelé qu’il en avait vu d’autres.«Je connais assez la politique pour savoir que ce n’est pas le jugement d’une seule journée ou d’une seule période qui compte», a-t-il indiqué.Même si l’opinion publique ne semble pas lui être favorable, Jean Charest a défendu sa décision de tenir la commission Bastarache.«C’était la bonne décision», a soutenu le premier ministre.«Nous avons créé cette commission parce que nous avions une grande foi dans notre système judiciaire et dans son intégrité», a-t-il dit «Je pensais, et je continue de penser que c’était extrêmement important que nous traitions des allégations de M.Bellemare compte tenu de leur gravité.» Le mandat de la commission Bastarache, qui devait remettre son rapport le 15 octobre, sera prolongé.Pour Jean Charest, c’est une affaire entendue.Même s’il n’a pas encore reçu de demande en ce sens, il acceptera de donner plus de temps à la commission, a signifié le premier ministre.Le Devoir Appel public de candidatures pensez critique upopmontreal.com ORDRE NATIONAL DU QUÉBEC HONNEUR AU PEUPLE DU QUÉBEC MISE EN CANDIDATURE Pour soumettre une candidature à l’Ordre national du Québec, il suffit de télécharger le formulaire de présentation (en format Word ) déposé sur le site de l’Ordre, à l’adresse : www.ordre-national.goiiv.qc.ca.Le formulaire doit parvenir au Secrétariat de l’Ordre national, au plus tard le 12 novembre 2010, par courrier électronique et par courrier postal, aux adresses apparaissant ci-dessous.Chaque candidature doit être parrainée soit par deux personnes, soit par un organisme ou une association.CRITÈRE D'ADMISSIBILITÉ Est admissible toute personne née ou résidant au Québec, à l’exception des membres de l’Assemblée nationale.CHOIX DES CANDIDATURES Les candidatures seront analysées par le Conseil de l’Ordre, chargé de donner son avis au premier ministre.Le nom des récipiendaires sera annoncé par communiqué de presse, au printemps 2011.Secrétariat de l'Ordre national du Québec Ministère du Conseil exécutif 875, Grande Allée Est, bureau 3.221 Québec (Québec) G1R4Y8 Téléphone: 418 643-8895 Télécopieur: 418 646-4307 Courriel : ordre-national@mce.gouv.qc.ca L’Ordie national du Québec est la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec Le premier ministre confère ainsi à des personnalités émérites le dtre de grand officier ou de grande officière, d’offider ou d’offidère, de chevalier ou de chevalière de l’Ordre.Cet hommage témoigne de la fierté qu’inspirent au peuple québécois les actions éminentes accomplies par ceux et celles qui ont marqué de façon exceptioimelle le Québec ou qui ont permis son rayoïmement dans l’un ou l’autre des secteurs de l’activité québécoise.QuébecBH A 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 ACTUALITES Registre des armes à feu Layton a « perdu une certaine crédibilité», dit une ex-candidate vedette GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — L’ancienne candidate du NPD dans West-mount, Anne Lagacé Dowson, a vivement critiqué hier le travail fait par Jack LajAon dans le dossier du registre des armes à feu, estimant qu’il a «perdu une certaine crédibilité».Candidate-vedette du NPD en 2008, Mme Lagacé Dowson a affirmé à la radio de Radio-Canada hier matin que Jack Layton se «cache derrière le fait que le projet de loi semble avoir été initié par un individu, alors que [le ministre conservateur] John Baird le défend.C’est clair qu’il a été endossé par le Parti conservateur».Elle faisait référence au projet de loi C-391 proposé par la députée conservatrice Candice Hoepp-ner, qui veut retirer les armes d’épaule du registre et qui sera soumis au vote de la Chambre des communes le 22 septembre.Généralement, les votes des projets de loi de ce type ne sont pas soumis à la ligne de parti.Cette fois, tant les libéraux que les bloquistes et les conservateurs ont indiqué que leur caucus voterait d’un Anne Lagacé Dowson estime que Layton se cache derrière le fait que le projet de loi semble avoir été initié par un individu même élan.Seul le NPD permettra un vote selon la conscience de chacun.Lors du vote initial aux Communes, 12 des 36 députés néodémocrates avaient appuyé le projet de Mme Hoeppner.Depuis, Jack Layton a réussi à convaincre au moins cinq des députés réticents à changer d’idée, mais le résultat du vote demeure incertain.Affirmant que le NPD «n’a pas été à la hauteur» dans ce dossier, Mme Lagacé Dowson estime que le parti «a perdu contact avec la société civile, avec les mouvements qui pourraient leur rappeler la conscience politique à la base du NPD».Mme Lagacé Dowson a été candidate dans West-mount-Ville-Marie en 2008.Au terme d’une longue campa^e électorale, elle avait terminé deuxième au scrutin général et recueilli 8900 voix, contre 18 000 pour le libéral Marc Garneau.Au NPD, on expliquait hier qu’il n’existe plus de liens entre Anne Lagacé Dowson et le parti.Elle n’a pas renouvelé sa carte de membre, échue depuis juillet 2009.«C’est son analyse personnelle de la situation, qu’on ne partage évidemment pas», indique-t-on.Le Devoir û JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’Institut de la statistique du Québec estime que la disparition du questionnaire long entraînera des coûts supplémentaires pour lui.RECENSEMENT L’ISQ insiste : le questionnaire long doit rester obligatoire LIA LEVESQUE L> Institut de la statistique du f Québec maintient que le questionnaire long du recensement de 2011 doit être obligatoire «même si cela signifie de reporter la date de ce recensement».11 propose par ailleurs une solution pour le recensement de 2016.L’Institut, un organisme neutre qui diffuse des informations statistiques sur différents sujets d’intérêt, était sorti exceptionnellement de son mutisme, l’été dernier, lorsque la controverse avait éclaté concernant la décision du gouvernement fédéral de remplacer le questionnaire long et obligatoire du recensement par un questionnaire volontaire.11 avait dénoncé cette décision fédérale, arguant qu’elle atténuerait la quabté de l’information, sa babi- III Déjeuner-causerie bté, sa cohérence et les possibi-btés de comparaison.Loin de baisser les bras, même pour le recensement de 2011, l’institut revient à la charge, afbrmant que la disparition du questionnaire long entraînera des coûts supplémentaires pour lui et pour les administrations pubbques qui se servent de ces statistiques, «autant au fédéral, aux différents paliers gouvernementaux provinciaux et territoriaux, aux niveaux régionaux, municipaux et locaux», a soubgné en entrevue avec La Presse canadienne le directeur général de IJnstitut de la statistique du Québec, Stéphane Mercier.LJnstitut ne peut toutefois évaluer ces coûts supplémentaires.«Nous ne les avons pas chiffrés, quoique nous ayons posé des questions, et nous avons quand même de l’information qui nous permet de constater qu’il va y avoir un tel problème», a prévenu M.Mercier.«Si le recensement ne donne pas la qualité de l’information qui est attendue, il va devoir y avoir des travaux qui vont être faits pour valider la qualité de ces données-là, donc des analyses de données.Aussi, s’il y a des informations qui ne sont plus disponibles parce que les gens ne répondent pas avec un taux de réponse suffisamment élevé, il va devoir y avoir des enquêtes supplémentaires pour pallier ce manque de données là, pour pouvoir informer les preneurs de décisions pour la suite des choses», a précisé M.Mercier.Pour clarifier la situation en vue du recensement de 2016, l’Institut propose que Statistique Canada instaure «rapidement» un mécanisme de consultation des parties intéressées et étudie les meilleures pratiques en la matière ailleurs dans le monde.Des recommandations seraient ultimement formulées à temps pour le recensement de 2016.La Presse eanadienne wwwjrpp.org UN DIPLÔME POSTSECONDAIRÇ CANADIEN : UN TREMPLIN VERS DES EMPLOIS DE QUALITE POUR LES IMMIGRANTS ?Le lundi 20 septembre 2010, de 11 h 45 à 14 h ep Loews Hôtel Vogue, 1425, rue de la Montagne, Montréal À partir d'une analyse détaillée de la situation sur le marché du travail des immigrants détenant un diplôme postsecondaire canadien, les auteurs de cette étude de l'IRPP constatent que l'âge à l'arrivée au pays joue également un rôle important dans l'intégration économique des immigrants.Dlmr^kmi^jraBottabtiÉvaÿoa Otorsfft Anoitofatt» and Meoraffc» Mel Cappe, président de l'Institut de recherche en politiques publiques, vous invite à une discussion avec : Maude Boulet et Brahim Boudarbat (École des relations industrielles de l'Université de Montréal), auteurs de l'étude Yves-Thomas Dorval (Conseil du patronat du Québec), commentateur Jane Prud'homme (Maison internationale de la Rive Sud), commentatrice Information : 514 787-0746 Inscription : wvvw.irpp.org Avec l'appui du Devoir IRPP m 1470, rue Peel, bureau 200 ¦ Montréal (Québec) H3A 1T1 ¦ 514.985.2461 DENISE NOËL, m.a.,m.sc.PSYCHANALYSTE et TRAVAILLEUSE SOCIALE, membre de l'O.P.T.S.Q.PSYCHOTHÉRAPIE ANALYTIQUE, PSYCHANALYSE CONSULTATION TRANSCULTURELLE, SUPERVISION CLINIQUE 514 482 9059 Métro Villa-Maria ^l^ceNtre cuLtureL chrétieN de MoNtréAL Gouvernance et crédibilité de l’Église Avec Hélène Pelletier-Baillargeon et Gilles Routhier Jeudi, le 23 septembre 2010, à 19 h 30 Église des Dominicains - 2715, côte Sainte-Catherine Contribution suggérée : 5 $ — 514.738.6664 KdQogg'Schulich PROGRAMME DE MBA POUR CADRES Le MBA pour cadres de Kellogg-Schulich est classé premier au Canada par le Finandal Times de Londres.Le Wall Street Journal classe le réseau mondial de programmes de MBA pour cadres de la Kellogg School of Management (qui comprend celui de Schulich) au premier rang mondial.-Schulich , Canada Vallendar Francfort, Allemagne Kellogg Chicago HKUST^O Réseau d'établissements partenai e MBA pour cadres^e Kellogg progra formation qui fochaine date du rendez-vous à V rku.ca Pour de plus amples details sur et sur les entretiens préliminaires composez le 1-888-736-3810 (sans f www.emba.schulic ul^a a Montreal le 22 septembre me de MBA pour cadres Janvier 2011) Carne Bois BSc ^iences infirmières) Promotion MBA pour cadres de 2011 Viœ-présidenis principale et directrice Centre national des opérations Aon ReedStenhouse Inc Toronto (Canada) STADE OLYMPIQUE Québec ne dit pas non au toit rétractable JEANNE CORRIVEAU Québec n’est pas totalement fermé à l’idée d’un toit rétractable pour le Stade olympique, mais préfère attendre les recommandations de la Régie des installations olympiques (RIO) avant de se prononcer sur le projet soumis par la brme Dessau et l’inventeur François Delaney.Le toit rétractable du consortium Dessau-EllisDon n’est pas conforme à l’avis d’intention lancé en juin par la RIO, qui exigeait im toit fixe.Néanmoins, la ministre du Tourisme responsable de la RIO, Nicole Ménard, s’attend à ce que le jury chargé d’étudier les propositions soumises à la RIO se prononce de façon plus globale sur le projet de toit rétractable, a indiqué hier son attachée de presse, Julie Boivin.«Pour l’instant, le jury ne se penche pas sur la proposition de toit rétractable, a-t-elle dit.Mais ils [les membres du jury] ne peuvent pas faire comme s’ils ne l’avaient pas reçue.» Rappelons que le 27 août dernier, la RIO a reçu deux projets du consortium Dessau-EllisDon, soit celui d’im toit fixe en conformité avec l’avis d’intention et celui d’un toit rétractable autoportant imaginé par François Delaney et formé de deux demi-coupoles mues par un système actionné à l’air comprimé.La décision d’opter pour un toit fixe date de 1993 et elle a été entérinée par le Conseil des ministres, a rappelé hier Mme Boivin: «Par le passé, les toiles rétractables étaient bien belles, mais on a mis la sécurité des gens en danger et ç’a coûté une fortune.Ce que la RIO et le gouvernement cherchent présentement, c’est une solution durable, sécuritaire et fiable.» Le jury a jusqu’au 30 septembre pour faire des recommandations à la RIO, qui en fera à son tour au gouvernement Jeudi, Dessau et François Delaney ont invité les médias à prendre connaissance du projet maquette à l’appui.Ils souhaitent que la RIO et le gouvernement prennent en considération l’option d’un toit rétractable qui permettrait la tenue d’événements sportifs.Avec un toit fixe, on condamnera le Stade au statut de centre de foire, ont-ils lait valoir.Il n’a pas été possible hier d’obtenir les commentaires du maire Gérald Tremblay, mais le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, croit qu’un toit ouvranfi s’il a démontré sa habilité, est de loin préférable à im toit fixe.Le Devoir EN BREF VILLE DE MONTREAL Décès du conseiller Laval Demers Le conseiller municipal Laval Demers, de l’arrondissement de Saint-LaurenL est décédé jeudi à l’âge de 57 ans des suites d’un anévrisme cérébral.Ce départ inattendu a été accueilli avec tristesse par le maire de Saint-Lau-renL Alan DeSousa.Comptable agréé, M.Demers avait été élu pour la première fois au poste de conseiller de ville dans le district de Côte-de-Liesse en décembre 2004, à l’occasion d’une élection partielle.«La mort soudaine de Laval nous a foudroyés à la Ville, a indiqué le maire Gérald Tremblay.Laval était un homme intègre et d’une ^ande générosité.Afin de souligner notre grand respect pour lui, nous observerons ime minute de silence lors du prochain conseil municipal.» Les funérailles de M.Demers auront beu en l’égbse de Saint-Laurent le vendredi 24 septembre.- Le Devoir porter raffinée sur toute la ligne Lautomne est de retour.Partez faire un tour.Économisez 20 % sur votre escapade, Mentionnez le code VILLE20 Achat au moins 7 jours à l’avance.Réservations en ligne ou auprès de votre agent de voyages.D’ici lundi 20 septembre.Vols au depart de Montreal.Reservez avant le 20 septembre.Les tarifs ci-dessous incluent le rabais de 20 %.Mentionnez le code VILLE20 pour en profiter.Tarifs à partir de : TORONTO 20 par jour HALIFAX ST.JOHN’S SUDBURY THUNDER BAY 72*$ 96*$ 120*$ 136*$ 112*$ BOSTON CHICAGO NEW YORK 168*$ 184*$ 97*$ \_________________________* A___________ J Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.Réservez avant le 20 septembre 2010 pour vos trajets avant le 31 mars 2011.À l’exclusion de la période du 16 décembre 2010 au 5 janvier 2011.Porter peut exiger un achat jusqu’à 21 jours à l’avance.L’aller simple en classe Fixe n’Inclut pas les taxes, frais et surcharges.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.www.flyporter.com A 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 UNE CRISE POUR RIEN ?A 7 La pire crise depuis la Grande Dépression, mais ç’aurait pu être pire La situation économique internationale est toujours fragile et les pays, dont le Canada, sortent de récession sévèrement meurtris 15000 i- Les marchés boursiers 18 juillet 2007 18 janvier 2008 3 octobre 2008 15 novembre 2008 2 février 2010 9 mal 2010 Crise des subprimes Bear Stearns annonce la faillite de deux de ses fonds spéculatifs.Le lendemain, l’agence de notation Standard & Poor’s abaisse la note de près de 500 émissions obligataires fondées sru des prêts hypothécaires à haut risque {subprimes).Premier plan de relance Le président Bush annonce un premier plan de relance économique de 145 milliards.La mesure, qui prend essentiellement la forme de l’envoi de remborusements d’impôt aux ménages, se révèle un coup d’épée dans l’eau.Dow Jones S&P/TSX 22 août 2007 13 juillet 2008 Plan Paulson Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, finit par obtenir du Congrès la mise en place d’un plan de sauvetage de Wall Street de 700 milliards.10OOO I- Réaction des banques centrales Les principales banques centrales procèdent à la première d’une longue série d’actions concertées afin d’injecter des liquidités dans le marché financier.15 septembre 2008 Fannie et Freddie Fannie Mae et Freddie Mac, deux sociétés parapubliques de refinancement du crédit immobilier, perdent la moitié de leur valeur en une semaine.Washington annonce un plan de soutien.Première réunion du G20 Le G20 tient sa première réunion au sommet à Washington.Ses participants s’engagent à unir leurs efforts pour éviter une répétition des errerus commises durant la Grande Dépression et jettent les bases d’une réforme des règles de la finance internationale.19 décembre 2008 GM et Chrysler Washin^on vole au secorus des deux géants américains de l’automobile.General Motors qt Chrysler.L’aide qui leru sera offerte aux Etats-Unis totalisera finalement 82,6 milliards 21 avril 2009 Le taux directeur à zéro La Banque du Canada abaisse une dernière fois son taux directeru pour le fixer à son plancher historique de 0,25 %.Elle l’y laissera jusqu’en juin 2010.Le taux de la Réserve fédérale américaine était déjà ce niveau depuis quelques mois et n’a pas bougé depuis.La Grèce sous tutelle La Commission eruopéenne met la Grèce sous tutelle quelques mois après qu’elle eut admis avoir camouflé l’ampleur de sa dette.Le nouveau gouvernement grec s’engage à ramener en trois ans son déficit de 12,7 % à2 % du PIB.Les marchés craignent la sortie de la Grèce de l’euro et l’effondrement d’une partie de l’Union eruopéenne.1000 milliards pour TEurope Les 27 pays de l’Union européeime créent un fonds d’urgence de 975 milliards afin de pouvoir venir en aide à ceux d’entre eux, comme l’Espagne, l’Irlande, ou le Portugal, qui se feraient trop chahuter par les marchés à cause de leur niveau d’endettement.La confiance dans l’avenir de l’euro revient petit à petit.Évolution du nombre d’emplois Lehman Brothers en faillite Washington refuse de venir en aide à la banque d’affaires américaine Lehman Brothers, qui est forcée de déclarer faillite.La nouvelle sème la panique sur les marchés mondiaux.Les institutions financières se demandent qui sera la prochaine.Le marché du crédit se grippe complètement.21 juillet 2010 17 février 2009 Mesures de relance Barack Obama promulgue un plan de relance de l’économie américaine de 787 milliards.Il avait entre autres été précédé par le Royaume-Uni (50 milliards), le Japon (112 milliards), la Chine (586 milliards) et l’Allemagne (67 milliards).Le Canada sera l’un des pays à faire proportionnellement le plus avec un ensemble de mesures fédérales et provinciales totalisant 65 milliards $CAN.Nouvelles règles américaines Le président Obama promulgue la plus yaste réforme de la régulation financière aux Etats-Unis depuis les années 1930.Adoptée après d’âpres débats au Congrès, la réforme est jugée bien timide.Le 8 septembre, c’était au toru des pays de l’Union eruopéenne de convenir, à tout le moins, de la création de trois nouvelles autorités supranationales dans le domaine.Etats-Unis Canada ERIC DESROSIERS Ce fut la pire crise économique qu’ait connu le monde depuis la Grande Dépression.Et pourtant nous filmes chanceux.Pendant un moment, les chefs d’Etat et les gouvernerus des ^andes banques centrales ont bien pensé que le monde allait basculer dans le même cauchemar que celui commencé en 1929 et ayant mené à la Deuxième Guerre mondiale, rappelle en entrevue au Devoir Louis Pauly, professeru en économie politique internationale au Munk School of Global Affairs de l’Université de Toronto.«Ça se voyait sur leurs visages.Personne ne trouvait ça drôle.Cela en a d’ailleurs forcé plusieurs à faire des choses qu’ils détestaient idéologiquement», ajou-te-t-il, songeant notamment au secrétaire au Trésor du président Bush, Henry Paulson, et sa quasi-nationalisation de pans entiers du secteur financier américain.Heureusement, dit Louis Pauly, on s’est souvenu des leçons de la Grande Dépression.On a su éviter les pièges du lais-ser-faire économique, de l’isolationnisme et du protectionnisme.«On a aussi été chanceux, dit-il.Les choses auraient pu tourner différemment si le hasard avait voulu, par exemple, que les Etats-Unis soient gouvernés à ce moment-là par des démagogues irresponsables de droite comme ceux du Tea Party.» Le Canada a aussi été chanceux, fait observer Steve Am- bler, professeur de théorie macroéconomique à l’Université du Québec à Montréal.Il est vrai que son système bancaire était plus solide et mieux encadré que les autres et que la crise des finances publiques des années 1990 l’avait amené à réduire considérablement sa dette.«Mais si la crise avait éclaté deux ans plus tard, est-ce que nos banques n’auraient pas eu le temps de se laisser entraîner dans le même genre de pratiques qu’aux Etats-Unis?Ça se peut.On avait déjà commencé.» Bien que les pertes d’emplois y ont été soudaines et brutales, le Canada s’en est généralement mieux tiré durant la récession que les autres pays développés, rapporte Statistique Canada.Lorsque l’on compare cette crise aux précédentes, on constate que le produit intérieur brut (PIB) a chuté cette fois de 3,6 % en trois trimestres, en comparaison d’un recul de 4,9 % en six trimestres en 1981-1982, et de 3,4 % en quatre trimestres au début des années 1990.Du côté de l’emploi, les pertes ont été de 1,8 % en 2008-2009, contre 5 % en 1981-1982 et 3,2 % en 1990-1992.Reprise?Quelle reprise?À la veille des élections de mi-mandat, les Américains cherchent aujourd’hui les traces de la reprise économique dont on leru parle depuis un an.«Le climat économique et Variation du PIB Etats-Unis Canada 3° trimestre 2007 4° trimestre 2007 1°' trimestre 2008 2° trimestre 2008 3° trimestre 2008 4° trimestre 2008 1°' trimestre 2009 2° trimestre 2009 3° trimestre 2009 4° trimestre 2009 1°' trimestre 2010 2° trimestre 2010 SOURCES: ETUDES ECONOMIQUES MOUVEMENT DESJARDINS, DEPARTEMENT DU COMMERCE AMERICAIN, STATISTIQUE CANADA DONALD EILLION, LE DEVOIR politique est d’une morosité à couper au couteau ici», racontait cette semaine au téléphone, de là-bas, le professeur émérite de l’Université de Montréal, Ro- «Si la crise avait éclaté deux ans plus tard, est-ce que nos banques n’auraient pas eu le temps de se laisser entraîner dans le même genre f de pratiques qu’aux Etats-Unis?» drigue Tremblay.L’emploi ne décolle pas et les prêteurs reprennent plus de maisons que jamais.«Il faut s’attendre à ce que cette stagnation économique se prolonge au moins deux ans.» La situation n’est pas plus brillante dans l’Union euro-péeime, à laquelle le Ponds monétaire international (EMI) prédit des taux de croissance de seulement 1 % cette année et 1,6 % l’aimée prochaine.Bien que relativement peu affecté par la crise et aidé par la soif des économies émergentes pour ses ressources naturelles, le Canada sort sévèrement meurtri de cette aventure, souligne Armine Yalnizyan, économiste senior au Centre canadien de politiques alternatives.Lorsque la crise est survenue, cela faisait bien 30 ans que le salaire moyen des travailleurs stagnait et que ces derniers s’endettaient de plus en plus, ne serait-ce que pour faire face à la hausse constante du prix des maisons et de l’éducation.Ceux qui ont perdu leur emploi ont fait la difficile expérience d’un filet social qui avait rétréci depuis la dernière récession.Moins la moitié (48 %) des chômeurs avaient droit à des prestations d’assurance-emploi au pire de la crise.On dit aujourd’hui que le pays a regagné tous les emplois perdus durant la crise, mais Armine Yalnizyan invite à la prudence.«On est dans un marché où les employeurs ont le gros bout du bâton.La plupart de ces emplois créés sont à temps partiel, à statut précaire ou offrent des conditions de travail inférieures.C’est une tendance qui existait déjà, mais la crise l’a accélérée.» Pas la fin de l’histoire Même si la récession est officiellement terminée depuis un an, Ottawa n’est toujours pas rassuré et a indiqué cette semaine qu’il pourrait prolonger la vie de certaines mesures de relance.Les pouvoirs publics s’inquiètent aussi du rjAime affolant auquel continuent de s’endetter les Canadiens.À ce régime, ils dépasseront les Américains en ce domaine avant six mois, prédisait récemment la Banque Scotia.«Ce qui vient d’arriver n’est que le prologue, prévenait cette semaine le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney.Nous aurons pendant des années une croissance plus faible et un chômage supérieur.» Les pertes cumulatives de production économique de 2009 à 2012 au Canada pourraient ainsi s’élever, selon lui, à 9 % du produit intérieur brut (PIB), et même à 30 % à plus long terme.Steve Ambler se garde bien de parler de la crise au passé.«On ne peut pas encore écrire son histoire parce que son dénouement demeure incertain.Si les choses venaient, par exemple, à mal tourner en Europe, avec leur problème de dette souveraine, cela pourrait nous faire tous replonger, et plus profondément encore.» Le Devoir L’étude de l’économie n’a toujours rien d’une science exacte ERIC DESROSIERS La crise a secoué bien des certitudes sur lesquelles les économistes avaient l’habitude de se baser.Mais est-ce que cela va durer?«De toutes les bulles économiques qui ont été crevées, rares sont celles qui ont éclaté aussi fort que la renommée des sciences économiques», constatait l’an dernier la revue britannique The Economist.Du plus modeste travailleur à la reine d’Angleterre en personne, tous se sont demandé comment nos experts en économie pouvaient ne pas avoir vu venir une crise de cette ampleur et avoir si mal conseillé nos pouvoirs publics auparavant.«La crise a révélé des lacunes méthodologiques et pédagogiques importantes de notre profession, soupire le professeur émérite de l’Université de Montréal Rodrigue Tremblay.Notre approche a fini par être tellement rigide, et nos modèles tellement mathématisés que la réalité qui n’y colle pas nous échappe.» La situation n’était pas différente avant la crise de 1929, note-t-il.Les théories de John Maynard Keynes étaient venues par la suite donner à la profession de nouveaux outils conceptuels qui allaient être largement employés jusqu’au début des années 1980.«Pour l’heure, on attend toujours notre Keynes», dit l’ancien ministre de l’Industrie et du Commerce de René Lévesque et, jusqu’en 2005, le vice-président de l’Association internationale des économistes de langue française.Et maintenant ?Economiste principal au Mouvement Desjardins, Mathieu D’Anjou est appelé à faire des prévisions économiques chaque jour.«La crise nous a peut-être amenés à nous poser un plus de questions qu’auparavant et à se w.ARCHIVES REUTERS Le siège social de Lehman Brothers, à New York, au moment de la faillite en 2008.La planète économique était ébranlée.méfier aussi un peu plus des visions trop optimistes.Mais les modèles avec lesquels nous travaillons sont restés les mêmes.» La science économique disposait déjà avant la crise de plusieurs outils pour détecter et comprendre les forces et faiblesses des marchés financiers, assure le professeur de théorie macroéconomique à l’Université du Québec à Montréal, Steve Ambler.«Ces outils gagneraient sans doute à être encore raffinés, mais nous pouvons généralement dire comment et pourquoi une crise risque d’éclater.Ce que nous ne savons pas faire, c’est prédire “quand” la situation va basculer et tourner à la crise.» Armine Yalnizyan doute que les événements spectaculaires des dernières années réussissent à transformer en profondeur la façon qu’avaient ses collègues d’appréhender la réalité.«Durant les six premiers mois de la crise, personne ne savait plus quoi penser, se souvient l’économiste senior au Centre canadien de politiques alternatives.Puis, tout le monde est devenu keynésien.Même les économistes les plus à droite se sont mis à réclamer l’intervention de l’Etat pour sauver la situation.On voit revenir aujourd’hui les vieilles façons de penser.On se remet à entendre dire que le problème n’est pas l’irresponsabilité des investisseurs, ou le manque de réglementation, mais les trop grandes exigences des travailleurs qui nuisent à la compétitivité de leurs entreprises.» Le Devoir JOURNÉE D'INTRODUCTION À LA méditation Psychanalyste Psychologue Les Soinées ReLatioNS avec MATTHIEU RICARD Laurier B.Ps.M.Ps.D.E.A.Ps.CL et psychan.514-844-9181 Demain, de 9h30 à 15h30 Salle Marie Gérin-Lajoie (Pavillon Judith-Jasmin de l'UQAM - Métro Berri-UQAM) Billets en vente à la Billetterie UQAM (514 987-3456), sur admission.com ou au 514 790-1245/1 800 361-4595 Tous les profits sont versés à Karuna-Shechen iftc^elihuiiiaiiitaixesdazwletiégioiiihimaltTainet karuna-shechen.org Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Les 50 ans des indépendances africaines : Quel bilan, pour quel projet ?L’année 2010 est marquée par la célébration des 50 ans d’indépendance de nombreux pays africains, dont 14 ex-colonies françaises.Ces pays ont été colonisés au nom d’un soi-disant idéal «civilisateur».Ils le sont maintenant au nom d’un «développement» basé davantage sur la croissance que sur la réalisation des droits humains fondamentaux.Comment distinguer leur part de responsabilité dans cette situation de ce qui relève de la logique dominante du système mondial?Quelle est la véritable nature de ces indépendances?Quel bilan en tirer après un demi-siècle?Nous en débattrons avec : • Marie-Nathalie Leblanc, profêsseure au Département de sociologie de l’UQAM; • Ferdinand Mayega, journaliste et auteur de L’avenir de l’I^que : la diaspora intellectuelle interpellée, Éditions l’Harmattan; • Érika Nimis, chargée de cours au Département d’histoire de l’UQAM.À Montréal Le mercredi 22 septembre 2010 de ig h à 21 h 30 À l’UQAM, pavillon Athanase-David {local D-R200) 1430, rue Saint-Denis (Métro Berri-UQAM) Contribution suggérée: 5 $ Renseignements, www.cjf.qc.ca/soirees_relations Mouloud Idir : 514-387-2541, poste 243 / midir@cjf.qc.ca Les Soirées Relations sont organisées par le Centre justice et foi VOTRE BIBLIOTHÈQUE : VOTRE ESPACE ATELIERS^^ .,&Ë2rosiTioNs .WRE SCIENCES ET TECHN^IlSXftÇ^ HISTOIRE CULTURE MUSIQUE Et bien plus encore.CCm^\C£A?- ^ V(%- (wiB) GRATUIT 311 OU 450 978-8000 (de l'extérieur de Laval) — WWW.ville.laYal.qC.Ca (onglet Culture / Bibliothèques) A 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 ACTUALITES De la civilité comme fondement de la démocratie Dans sa conférence Fuck you and other salutations, Mark Kingwell explique que l’incivilité a en effet des conséquences plus graves que l’impolitesse CAROLINE MONTPETIT Un humoriste a un jour opposé deux caricatures illustrant respectivement les villes de New York et Los Angeles.La première, représentant New York, montrait un passant qui disait à un autre «Fuck you!», alors qu’une bulle de pensée au-dessus de sa tête indiquait qu’il pensait «Hâve a nice day».La se- coude, illustrant Los Angeles, montrait à l’inverse un personnage disant «Hâve a nice day» à un autre, mais dont la bulle de pensée indiquait «Fuck you!».Cette bande dessinée était l’entrée en matière d’une conférence de Mark Kingwell, donnée hier à l’Université du Québec à Montréal, sur le thème «Fuck you and other salutations: the unstable politics of civility».Nuisance Selon M.Kingwell, l’incivilité a en effet des conséquences C’est l’espace public qui devrait justifier la définition de l’espace privé, et non l’inverse JACQUES NADEAU LE DEVOIR Selon Mark Kingwell, qui était de passage hier à l’Université du Québec à Montréal, l’incivilité peut nuire au développement social de l’ensemble d’une communauté.plus graves que l’impolitesse, en ce sens qu’elle peut nuire au développement social de l’eq-semble d’une communauté.À titre d’exemple d’incivilité ou d’obstacle au bien-être du plus grand nombre, il cite la compétition dans la consommation.qui pousse des consommateurs à consommer plus pour égaler leurs voisins, quitte à s’appauvrir collectivement.L’incivilité, qu’elle soit le fait de ceux qui profitent du système sans y contribuer, de ceux qui se retirent de la sphère pu- blique, des tricheurs ou des trouble-fêfe, compromet la démocratie.À cet égard, Kingwell cite l’exemple de la prorogation du Parlement canadien décrétée par le premier ministre Stephen Harper l’hiver dernier.En principe, l’espace public devrait servir au bien-être de tous.Mais la façon même dont les rues sont dessinées traduisent un certain esprit politique.«En entrant à West-mount, par exemple, une personne peut sentir tout de suite qu’elle n’appartient pas à la communauté, même si ce n’est écrit nulle part», dit le professeur de l’Université de Toronto.De même, un règlement qui permet de s’asseoir sur un banc public et non d’y dormir limite l’accès public à cet espace.Le public avant le privé Selon M.Kingwell, c’est l’espace public qui devrait justiber la définition de l’espace privé, et non l’inverse.Pour lui, pour arriver à créer un environnement juste dans les villes, où la densité de population implique nécessairement une certaine proximité, la citoyenneté devrait être un engagement, et la sympathie envers son prochain devrait être une valeur morale de la vie publique.La conférence de M.Kingwell était présentée par le groupe de recherche Zones de tensions de rUQAM, en collaboration avec la Fondation Metropolis Bleu.Le Devoir DES AUJOURD’HUI A LA SAQ LIVRE DE RECETTES GRATUIT À LACHAT DE 2 BOUTEILLES DE LA VALLÉE DU RHÔNE RALEUR DE i2,00$ c DU & VINS DE LA EDMtKHONE rdpmfait La modération a bien meiiieur goût.¦\ IjesVinsdela T Vallée du Rhône PRENEZ GOUT À NOS CONSEILS 'cÊucnfalcool SAO 18+ TitulairGS dG pGrmis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac et SAQ Dépôt exclus.À partir du 18 septembre 2010, un (1) livre de recettes Elle à Table (Code SAQ: 11351640), d’une valeur de 12,00$, sera remis à l’achat de deux (2) bouteilles de vin de la Vallée du Rhône de 750 ml et plus.Les produits commandés par l’entremise du service des commandes privées sont exclus de cette promotion.La quantité est limitée à 40000 livres de recettes pour tout le réseau et SAQ.COm.La quantité de livres de recettes par succursale peut varier.Aucune substitution possible.Cette promotion ne peut être convertie en crédit.La promotion est en vigueur jusqu’à épuisement des livres de recettes.La SAQ peut mettre fin à cette promotion en tout temps.Achats non cumulatifs.Aucune mise de côté n’est acceptée.18 ans et plus.Les ingénieurs veulent stimuler l’économie d’énergie LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le Réseau des ingénieurs du Québec estime qu’il faut créer d’urgence un fonds d’auto-bnancement pour stimuler massivement les initiatives d’économies d’énergie au Québec.Sans aller jusqu’à dire que le débat public actuel occulte les vraies priorités environnementales en matière d’énergie au profit du débat sur les gaz de schiste, le président du réseau, François Granger, estime qu’au chapitre de l’efficacité énergétique, c’est clair, «le Québec dort au gaz.».Des fonds similaires à celui proposé par le Réseau des,ingénieur s existent déjà aux Etats-Unis et se sont révélés d’une ef-bcacité plus grande que les politiques de hausses de prix de l’électricité pour inciter les grands consommateurs à réaliser de substantielles économies d’énergie.Ces grands consommateurs — institutions, commerces et industries (ICI) — «affirment régulièrement et devant plusieurs tribunes, y compris la Régie de l’énergie, vouloir faire leur part d’écono- Des fonds similaires à celui proposé par le Réseau des ingénieurs existent déjà aux / Etats-Unis mies au nom de la productivité ou de la réduction de notre empreinte écologique [.] mais que leurs investissements gagneraient à être soutenus par un financement adéquat», précise François Granger.Et cela, ajoute-t-il, va dans le sens des priorités des Québécois en faveur de l’efbcacité énergétique, comme l’a démontré un tout récent sondage du Devoir, et aussi de la Stratégie énergétique du Québec 2006-2015.Deux types de fonds 11 existe en gros deux types de fonds d’autobnancement de l’efficacité énergétique.Le premier, soit le modèle suggéré par le Réseau des ingénieurs, prête aux entreprises, voire aux individus, l’argent nécessaire à la réalisation d’un plan d’économies.Ce prêt est remboursé avec l’argent économisé, de sorte que la facture d’énergie du consommateur est maintenu à son niveau actuel jusqu’au remboursement bnal.Ensuite, le bénéficiaire garde évidemment pour lui les économies réalisées.Le deuxième modèle a été mis au point aux portes du Québec, soit au Vermont.En plus de proposer un prêt remboursable avec les économies d’énergies réalisées, l’organisme chargé de réduire la co,nsommation globale de cet Etat paie lui-même une partie substantielle de la facture des transformations proposées au bénébciaire du prêt.Selon le cas, cela peut aller jusqu’à la moitié de la facture.L’argent de cette subvention est cqnsidéré comme un rachat par l’État des mégawatts autrefois gaspillés par des équipements peu performants.Le Vermont peut ainsi racheter des «néga-watts», soit des mégawatts économisés, à un prix inférieur à celui des mégawatts qu’il faudrait produire pour satisfaire les nouveaux utilisateurs.Le bénéficiaire du prêt bénéficie pour sa part d’une facture sensiblement rédujte, ce qui explique que cet État voisin du Québec a battu en Amérique du Nord tous les records d’efficacité énergétique sans augmenter substantiellement la facture d’électricité de ses clients, soit la stratégie californienne, qui s’est révélée beaucoup moins efficace à l’usage.Le Devoir LE DEVOIR LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2010 A 9 ACTUALITES Harper à l’ONU pour parler pauvreté Alors que la planète discutera des Objectifs du millénaire, le Canada continuera sa campagne pour l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité HELENE CLAUDE BUZZETTI LÉVESQUE Le premier ministre Stephen Harper se rendra à New York mardi et jeudi prochains pour prononcer deux importants discours à l’Organisation des Nations unies (ONU).Un voyage qui tombe à point, alors que le Canada entame le dernier droit de sa campagne pour l’obtention d’un siège au prestigieux Conseil de sécurité.Stephen Harper s’adressera d’abord en soirée mardi au Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).Quelque 140 présidents et premiers ministres se pencheront sur ces cibles de réduction de la pauvreté mondiale fixées en 2000 et seront appelés à accélérer le processus.S’il reste encore cinq ans avant la date-butoir de 2015, plusieurs spécialistes du développement et l’organisation internationale elle-même jugent que certaines des cibles ne seront pas atteintes, au rythme où vont les choses.Selon le porte-parole du premier ministre, Dimitri Soudas, M.Harper rappellera dans son discours les efforts consentis par le Canada.11 vantera notamment les engagements pris envers la santé maternelle lors du sommet du G8, à Huntsville cet été, au cours duquel une somme de 7,3 milliards de dollars américains a été engagée, dont 1,1 milliard rien que de la part du Canada.Le jeudi après-midi, Stephen Harper prononcera un autre discours d’importance, cette fois au cours de la 65" session de l’assemblée générale de l’ONU.Là encore, M.Harper rendra compte des résultats obtenus par le Canada lors de sa présidence des sommets du G8 et du G20 cet été.«Le premier ministre discutera aussi de l’imputabilité et de la transparence au sein des institutions de l’ONU elle-même», a précisé M.Soudas.Le Canada est en pleine campagne pour obtenir un des deux sièges au conseil de sécurité de l’ONU se libérant en 2011 et 2012.Le Canada est ici opposé à l’Allçmagne et au Portugal.Le vote des Etats aura lieu le 12 octobre prochain.Dans les coulisses diplomatiques à Ottawa, on dit que le premier ministre n’avait pas le choix de faire acte de présence cette année à l’assemblée générale.Bouder l’organisme une autre fois, après avoir préféré l’an dernier se rendre dans un Tim Hortons plutôt qu’à New York, aurait probablement scellé le sort de la candidature canadienne.Ni M.Soudas ni les fonctionnaires présents à une séance d’information hier n’ont voulu s’aventurer sur l’importance de ce voyage pour la candidature canadienne ou encore parler de récentes annonces telles que l’achat de 65 avions F-35.«C’est une course très compétitive et très serrée, a indiqué un fonctionnaire.Nous continuons de travailler très fort, nous avons de bons appuis, mais il faudra attendre pour voir les résultats.» Selon M.Soudas, le leadership canadien en matière d’économie, l’aide envers les plus démunis et «une politique étrangère de principes» sont autant d’atouts.M.Harper, de même que tous les ministres l’accompagnant à New York, sera obligé de rentrer à Ottawa entre ses deux discours, question de ne pas manquer le vote de mercredi soir à la Chambre des communes sur le registre des armes à feu, qui s’annonce extrêmement serré.M, RODRIGO BUENDIAAFP L’objectif de réduire de moitié le nombre de personnes qui vivent avec un dollar par jour (en dollars constants) devrait être atteint, croit l’ONU.Le hic, c’est qu’il restera encore un milliard de personnes vivant sous ce seuil, au lieu de deux milliards en 1990, l’année de référence.M.Harper rendra aussi compte des résultats obtenus par le Canada lors de sa présidence des sommets du G8 et du G20 cet été Accélérer le pas Le Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement a été convoqué par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, afin de faire le point sur les progrès accomplis et, surtout, d’accélérer la cadence.L’objectif de réduire de moitié le nombre de personnes qui vivent avec un dollar par jour (en dollars constants) devrait être atteint, croit l’ONU.Le hic, c’est qu’il restera encore un milliard de personnes vivant sous ce seuil, au lieu de deux milliards en 1990, l’année de référence.L’autre volet de cet «objectif numéro un», qui consiste à réduire aussi de moitié le nombre d’humains souffrant de la faim, pourrait ne pas être atteint à cause de l’enchérissement récent des aliments.Plusieurs autres objectifs ou sous-ob-jectifs semblent hors d’atteinte à moins d’un sérieux coup d’accélérateur: ainsi en est-ü de l’accès universel à l’école primaire, de l’accès égal à l’instruction supérieure et aux postes de responsabilité pour les femmes, des réductions de l’incidence de la malaria et de la mortalité infantile et maternelle.En revanche, la progression du sida sera probablement arrêtée, selon l’ONU.Les chefs politiques réunis au sommet de rONU «doivent s’entendre sur une nouvelle approche qui accélérera les progrès au cours des cinq prochaines années», a déclaré Martin Greeley, économiste àl’lnstitute of Development Studies, organisme britannique auquel l’ONU a conbé un examen des progrès réalisés vers l’atteinte des OMD.Ce dernier a ajouté que ces cibles peuvent encore être atteintes dans les délais si les pays se dotent de stratégies plus précises et s’attaquent aux inégalités au sein de leurs sociétés nationales.«Si les dirigeants du monde ne prennent pas d’un commun accord des mesures urgentes en faveur des droits fondamentaux de ceux qui vivent dans la pauvreté, les plus pauvres et les plus défavorisés à travers le monde seront les délaissés des OMD», a déclaré dans le même ordre d’idées le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty.Médecins sans frontières a pour sa part défendu l’idée d’une taxe sur les transactions financières afin de prélever annuellement 33 milliards pour combattre la malnutrition, le sida et d’autres maladies.Le Devoir RAY STUBBLEBINE REUTERS Stephen Harper sera à New York mardi et jeudi.Ci-dessus, le premier ministre lors d’une assemblée générale des Nations unies en 2006.E N BREF Le registre des armes à feu sera aboli tôt ou tard Indépendamment de l’issue du vote de la semaine prochaine sur le registre des armes d’épaule, le premier ministre Stephen Harper a affirmé hier que son parti n’abandonnerait pas avant qu’il ne soit aboli.Même si un revers pour les conservateurs semble de plus en plus probable, les troupes de M.Harper se feront un devoir de garnir les bancs du gouvernement aux Communes.M.Harper a soutenu que l’opposition au registre n’a fait que croître au cours de ses 15 années d’existence.Les Canadiens des milieux ruraux, les adeptes de plein air et les policiers qui travaillent dans ces secteurs «n’accepteront jamais» le registre, car il est «inefficace» et un
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