Le devoir, 12 août 2010, Cahier A
L’ONU demande 460 millions pour aider les sinistrés du Pakistan Page A 5 -?WWW.ledevoir.corn ?- LE DEVOIR Vol.ci N°180 ?LE JEUDI 12 AOUT 2010 I,I0$+TAXES= 1,25$ REMANIEMENT MINISTERIEL A QUEBEC Charest brasse ses cartes ¦ Pas de sang neuf au Conseil des ministres, qui passe de 24 à 22 membres ¦ Élection partielle dans Saint-Laurent le 13 septembre BIONGUISME Ottawa doit resserrer ses règles, dit Fraser Les exigences linguistiques pour la cérémonie d’ouverture des Jeux de Vancouver étaient floues GUILLAUME B O U R G AU LT - C ÔTÉ Ottawa — Le bide linguistique de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver aurait pu être évité, estime le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.Ce dernier recommande ainsi au gouvernement de resserrer les règles des accords de contribution financière pour des événements qui impliquent une promotion du caractère bilingue du Canada.Dans son Rapport d’enquête sur la cérémonie d’ouverture des JO dont Le Devoir a obtenu copie, M.Fraser suggère à Patrimoine canadien d’inclure dans ses accords «des clauses linguistiques plus précises» obligeant les bénéficiaires à bien respecter la dualité linguistique lors de la présentation d’événements subventionnés.M.Fraser demande aussi au gouvernement d’établir plus clairement les «résultats attendus ainsi que les indicateurs de rendement» pour faire en sorte que les obligations et les attentes soient bien comprises.Ottawa a accordé une contribution de 20 millions pour la cérémonie d’ouverture des Jeux, et l’accord signé comportait des exigences linguistiques.Mais celles-ci étaient floues et «la commande n’a été que très partiellement satisfaite», observe M.Fraser.Ce rapport confidentiel constitue la réponse préliminaire du commissaire aux 38 plaintes déposées et retenues à la suite de la présentation de la cérémonie d’ouverture des Jeux, le 12 février.Le document est envoyé à chaque plaignant et au ministère du Patrimoine, qui ont jusqu’au 3 septembre pour faire leurs commentaires.S’il n’y en a pas, M.Fraser conclura que les recommandations sont acceptées.Le peu de place accordé au français lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux avait été largement décrié au lendemain de l’événement Graham Fraser avait lui-même dénoncé avoir eu «l’impression d’assister à un spectacle conçu et réalisé en anglais avec une chanson française», interprétée par Garou.Le peu de place accordé au français avait été décrié au lendemain de l’événement VOIR PAGE A 8: LANGUES VALERIAN MAZATAUD LE DEVOIR CHANGER IR MONDE 101 L’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde s’ouvre aujourd’hui à l’Université Concordia ¦ A lire en page A 4 INDEX Annonces.B 5 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 5 Économie.B 1 Idées .A 7 Météo.B 6 Monde.A 5 Mots croisés.B 6 Sports.B 6 Sudoku.A4 Editorial.A 6 Télévision.B 7 CLÉMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Une poignée de main entre le premier ministre Jean Charest et son nouveau leader parlementaire et titulaire de la Justice, Jean-Marc Fournier, à la cérémonie d’assermentation, hier, à Québec.ISABELLE PORTER Québec — Plus ça change, plus c’est pareil, dit l’adage.Au lieu de faire de la place à de nouvelles têtes, Jean Charest a choisi de nommer des politiciens d’expérience dans le cadre du remaniement ministériel d’hier.Une occasion ratée, selon l’opposition, qui ne se réjouit pas outre mesure du retour de Jean-Marc Fournier comme leader parlementaire.Des 11 ministres nommés hier, le seul à pouvoir prétendre au titre de nouveau venu est Jean-Marc Fournier, même s’il s’agit d’un ancien pilier de l’administration Charest dont le départ remonte à peine à un an et demi.Pourtant, les Québécois n’ont jamais autant eu besoin de sang neuf, tonnaient hier les trois partis d’opposition.«Ce n’est pas parce que tu remplaces Lise Thériault par Dominique Vien que tu vas avoir plus déplacés en CHSLD, s’indignait le porte-parole du Parti québécois en matière de santé, Bernard Drainvüle.C’est un gouvernement qui sent le renfermé! l.] Es espèrent enterrer les scandales en changeant les faces déplacé!» Chez Québec solidaire, Amir lÛiadir s’en prenait à «cette culture de grande proximité entre le Parti libéral du Québec et les milieux d’affaires qui permet à une certaine élite économique de croire que le gouvernement lui appartient» Criant au «jeu de chaises musicales», le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard DelteU, s’est même fait le porte-parole des députés libéraux d’arrière-ban.«E laisse sur les bancs des gens de talent afin de ne pas mettre le Parti libéral en danger par des démissions de ses ministres.» Une allusion notamment au député libéral et ancien professeur de TUQAM Alain Paquet, qu’il estime beaucoup, a-t-il précisé devant les journalistes.VOIR PAGE A 8: REMANIEMENT ¦ Autres informations, page A 3 ¦ Uéditorial de Bernard Descôteaux, page A 6 Recensement : le gouvernement jette du lest Deux questions sur les langues officielles seront ajoutées au formulaire court GUILLAUME BOURGAU LT - COTE Ottawa — Action, réaction.Quelques heures après que la Cour fédérale eut accepté d’entendre en priorité une requête pour faire annuler la décision du gouvernement d’abandonner le recensement long obligatoire, Ottawa a jeté du lest hier et annoncé qu’il ajouterait au formulaire court deux questions concernant les langues officielles.C’est le premier recul d’Ottawa dans un dossier qui continue de susciter la grogne.Le ministre de l’Industrie, Tony Clement, a indiqué hier que les citoyens devront répondre dans le recensement à une question sur leur capacité à soutenir une conversation en anglais ou en français, et à une autre sur les langues parlées à la maison.Puisque la version courte du recensement demeurera obligatoire en mai 2011 — contrairement au questionnaire long de l’Enquête auprès des ménages (ENM), désormais volontaire —, le gouvernement estime que le changement annoncé lui permettra de respecter la Loi sur les langues officielles.VOIR PAGE A 8: RECENSEMENT JOHN MAJ REUTERS Le ministre de l’Industrie, Tony Clement Un quartier macédoine Quelque 70 % de la population de Parc-Extension, à Montréal, est composé d’immigrants et de résidants non permanents de plus de 70 ethnies Pour les Montréalais, se promener dans Parc-Extension s’apparente à voyager sans prendre l’avion.Pâtisseries grecques, boucheries halal, vidéoclubs offrant des films en bengali ou en hindi, mannequins revêtus de saris indiens ou de houhous africains: les vitrines des rues Jean-Talon, Ogilvy ou Saint-Roch transpirent l’exotisme dans ce quartier du centre-nord de l’île.Près de 70 % de sa population est composée d’immigrants et de résidants non permanents appartenant à plus de 70 communautés ethniques différentes.ETIENNE PLAMONDON EMOND Certains y voient le vestibule du Québec, tant les arrivées et les départs sont constants.Après quelques années comme locataires dans ce «quartier accueil-tremplin», la majorité des immigrants partent souvent pour les banlieues de la province.«C’est ce qui rend l’enracinement communautaire si difficile», constate Perry Calce, président de l’Organisation des jeunes de Parc-Extension (PEYO).Plusieurs s’activent à améliorer la vie de ce quartier et à mobiliser ses citoyens, malgré les défis inhérents à la diversité ethnique et à sa mobilité fulgurante.Accaparés par des besoins plus urgents, les nouveaux arrivants ont peu de temps à consacrer à la vie communautaire.Régler leur statut, trouver un emploi, dénicher une école pour les enfants ou simplement s’intégrer: voilà des préoccupations pressantes à régler bien avant de revendiquer une amélioration de la collecte des déchets ou de la signalisation routière, souligne Giuliana Fuma-galli, porte-parole du comité citoyen de Parc-Extension.VOIR PAGE A 8: QUARTIER PEDRO RUIZ LE DEVOIR Certains y voient le vestibule du Québec, tant les arrivées et les départs sont constants.77831302383133 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 12 AOUT 2010 ACIUAIIIES Réaménagement de l’autoroute Bonaventure Le trafic d’autobus sera réduit de moitié dans Dalhousie Montréal a renoncé à percer le viaduc ferroviaire du CN, une opération qui aurait coûté plus de 80 millions de dollars iiiii JEANNE CORRIVEAU liiii iilïi L JACQUES GRENIER LE DEVOIR La Ville de Montréal songerait à faire l’acquisition de l’édifice Rodier, un immeuble patrimonial de forme triangulaire situé au 932, rue Notre-Dame Ouest.L’édifice abrite le magasin Baron Sport qui fermera ses portes en novembre prochain.e corridor d’autobus Dalhousie n’est pas mort, mais il sera moins achalandé que prévu.Dans le cadre des travaux entourant le réaménagement de l’autoroute Bonaventure, l’administration de Gérald Tremblay a décidé de réduire de plus de la moitié le nombre d’autobus qui circuleront dans la rue Dalhousie, a appris Le Devoir.Le maire Gérald Tremblay dévoilera ce matin les modifications apportées au projet.Pour calmer la grogne suscitée par l’aménagement du corridor Dalhousie, décrié par les résidants du secteur et critiqué par l’Office de consultation publique de Montréal, la Ville a décidé de limiter à quelque 800 par jour le nombre d’autobus qui emprunteront cette rue, au lieu des 1900 envisagés dans le projet initial, soit une baisse de 57 %, selon les informations obtenues par Le Devoir.Pour soulager la rue Dalhousie, la Ville a revu ses plans et aménagera une cinquième voie sur le futur boulevard Bonaventure, du côté de Factuelle rue Nazareth.Cette voie sera réservée aux autobus se dirigeant vers la Rive-Sud.La Ville a également renoncé à percer le viaduc ferroviaire du CN, une opération qui aurait nécessité des investissements de plus de 80 millions de dollars.Une autre voie a été choisie pour permettre aux autobus d’accéder à la rue Dalhousie, mais il a été impossible hier d’en savoir davantage sur le tracé retenu.Aucun autobus n’empruntera la rue de L’Inspecteur, ce qui, espère-t-on à la Ville, calmera le mécontentement des résidants des édifices Lowney’s.L’édifice Rodier La Ville de Montréal songerait par ailleurs à faire l’acquisi- tion de l’édifice Rodier, un immeuble patrimonial de forme triangulaire situé au 932, rue Notre-Dame Ouest, comme l’a révélé hier le journal Métro.Construit en 1875, l’édifice Rodier — du nom de la famille qui l’a fait construire — abrite le magasin Baron Sport qui fermera ses portes en novembre prochain.Mis en vente en juin dernier, l’immeuble a été retiré récemment du marché lorsque la Ville a fait savoir qu’elle songeait à en devenir propriétaire.«En bon citoyen, si la Ville s’intéresse à l’immeuble, on veut lui laisser le temps de l’étudier comme il faut.Et si elle veut l’acquérir, on va faire affaire avec elle», a indiqué au Devoir l’agent d’immeuble Mitchell Ettinger.Ce projet n’est pas étranger au corridor Dalhousie puisqu’il serait désormais question de faire circuler les autobus derrière l’immeuble, et non devant.Ce nouvel itinéraire nécessiterait A’«altérer» la partie est du bâtiment, a-t-on indiqué au Devoir.Si le terrain et l’immeuble sont évalués à 819 800 $, le prix affiché s’élève plutôt à 1,75 million.Pour l’instant toutefois, aucune décision n’est prise et la Ville poursuit son étude.Rappelons que l’immeuble Rodier ne bénéficie d’aucune protection en vertu de la Loi sur les biens culturels.Lors d’une conférence de presse prévue pour ce matin, le maire Tremblay, accompagné de la présidente du conseil d’administration de la Société du Havre, Isabelle Hudon, annoncera le lancement des travaux en vue de transformer l’autoroute Bonaventure en boulevard urbain.Des travaux préparatoires seront entrepris cet automne, mais le véritable chantier débutera au printemps.Le Devoir Marc Bellemare à la commission Bastarache La juge Soldevila délibère La SQ nie avoir suivi l’ex-ministre MELISSA GUILLEMETTE Ly ancien ministre de la Justi-' ce Marc Bellemare saura la semaine prochaine s’il aura à témoigner devant la commission Bastarache.La juge de la Cour supérieure Alicia Soldevila, qui délibère d’ici là, a pu entendre hier les plaidoiries des avocats de l’ex-ministre, de la commission Bastarache et du procureur général lors de cette deuxième et dernière journée des audiences de la requête de Marc Bellemare pour obtenir un sursis des travaux de la commission.Cette dernière a été lancée par le Conseil des ministres lorsque Marc Bellemare a dit en avril avoir été contraint de nommer certains juges sous les pressions de contributeurs du parti libéral lors de son mandat, au su du premier ministre Jean Cha-rest.L’ancien ministre estime que la poursuite civile de Jean Charest suffira à faire la lumière sur cette affaire.L’avocat de Marc Bellemare, Me Jean-François Bertrand, a soutenu hier que la commission Bastarache est le résultat d’un abus de pouvoir du premier ministre et qu’elle n’est pas impartiale.L’avocate du procureur général, M® Suzanne La juge a pu entendre les avocats de Bellemare, de la commission Bastarache et du procureur général Côté, a quant à elle défendu l’indépendance de la commission.La requête de l’ancien ministre n’a pour l’instant pas eu d’impact sur la commission, qui doit commencer le 24 août avec la comparution de Marc Bellemare.«Nous, on a maintenu notre rythme de préparation pour être prêts le 24», a indiqué le porte-parole de la commission, Guy Versailles.Depuis mardi soir, des informations circulent au sujet d’une filature de la Sûreté du Québec (SQ) dont Marc Bellemare aurait été l’objet à la suite de ses déclarations d’avril.La SQ indique que l’ex-ministre «n’a pas été suivi»-, des agents se sont plutôt rendus à sa résidence.La SQ voulait discuter avec lui dans le cadre de l’opération Marteau, spécialisée en matière de corruption, car ses allégations portent sur des pratiques de nomination douteuses.«On a voulu le contacter [pdx téléphone] et ne pouvant le faire, on a utilisé les moyens nécessaires pour le rencontrer, explique une porte-parole, Martine Isabelle.Des voitures se sont rendues chez lui en même temps que de six à huit médias, alors ça n’a pas été fait de façon cachée.» M.Bellemare n’a pas voulu commenter hier.Le Devoir »euII!!SÎ!II * "’'«SïWl I ituUiW I JACQUES GRENIER LE DEVOIR La Fraternité des policiers de Montréal a tenu une manifestation devant le quartier général de la police pour dénoncer la mise à pied imminente de 140 policiers temporaires.La Fraternité des policiers attend le prochain chef de pied ferme JEANNE CORRIVEAU Le prochain chef de police devra être capable de «se tenir debout» pour défendre les intérêts du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) face aux autorités politiques.C’est Faver-tissement qu’a servi hier le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francœur, en marge d’une manifestation tenue devant le quartier général de la police pour dénoncer la mise à pied imminente de 140 policiers temporaires.M.Francœur n’a pas été tendre à l’endroit du chef démissionnaire, Yvan Delorme, dont le mandat a été marqué par des réductions d’effectifs.Quelque 160 policiers ont pris leur retraite au cours des deux dernières années, mais leurs postes n’ont pas été pourvus, a déploré le président du syndicat.«Montréal est la ville au Québec qui consacre la plus petite partie de son budget au service de police, soit 15 %, alors qu’on dessert 24 % de la population du Québec et qu’on se tape 33 % de la criminalité.Ça balance pas.On a besoin de plus de ressources qu’ailleurs», estime M.Francœur.Mais le président de la Fraternité reproche surtout à Yvan Delorme d’avoir porté des «lunettes roses» tout au long de son mandat et de ne pas avoir adéquatement informé les élus de l’Hôtel de Ville des difficultés vécues au service de police.La Fraternité n’affiche pas de préférence pour l’un ou Fautre des cinq candidats à la succession d’Yvan Delorme, mais Yves Francœur ne cache pas ses réticences à Fégard de Factuel numéro 2 du service, Jean-Guy Gagnon, qui convoite le poste.«Pour nous, M.Gagnon et M.Delorme, c’est exactement la même chose», a-t-il dit.Le choix du prochain chef de police pourrait être fait aujourd’hui par le maire Tremblay.Le Devoir O ce 3 < Z O Q O > ü U % a.U Q Q.X oc U Q.3 O O N U 3 U > OffREZ DES EffETS SCOLAIRES A ÜW ENfANT OEMÜNI ! Des milliers d’enfants à Montréal rentrent à l’école sans même un cahier pour écrire.Pour seulement 25$, aidez Mission Bon Accueii à distribuer des effets scolaires à plus de 2 200 d’enfants défavorisés de Montréal.Vous pouvez contribuer à fournir à un enfant un sac d’école rempli d’effets scolaires requis par le ministère de l’éducation.Combattez le décrochage scolaire et l’exclusion sociale.Donnez l’espoir d’un avenir meilleur à un enfant en postant votre don dès aujourd’hui ! Libellez et envoyez votre chèque à : ?25$ pour aider 1 enfant ?50$ pour aider 2 enfants ?100$ pour aider 4 enfants ?_________$ aider le plus d’enfants que possible Donnez en ligne au www.missionbonaccueil.com ou composez le (514) 523-5288 Parce c^ue donner, ça change des vies! MISSION Bon Accueil Mission Bon Accueil 606, rue de Courcelle Dépt.403504 Montréal, QC H4C3L5 Les montants mentionnés représentent une partie des coûts pour un enfant.Un reçu d’impôt sera émis pour tout don de 10$ et plus.Mission Bon Accueil est un organisme de bienfaisance ; NE 10819 5215 RR0001 Veuillez débiter ma carte de crédit ?Visa ?MasterCard ?American Express NO DE LA CARTE DATE D’EXPIRATION SIGNATURE NOM EN LETTRES MOULÉES ( ) COURRIEL TÉLÉPHONE ADRESSE VILLE PROVINCE NOTRE lise ANNEE AU SERVICE DES DEMUNIS Procès d’Omar Khadr Les sept jurés sont choisis Base navale de Guantanamo, Cuba — Huit ans après que Fadolescent canadien Qmar Kha-dr eut été retrouvé grièvement blessé sous les décombres d’un camp afghan, le gouvernement des Etats-Unis exposera son dossier contre lui aujourd’hui à sept officiers militaires américains qui décideront de son sort Parmi les quatre hommes et trois femmes appelés à composer le jury au procès du Canadien Qmar Khadr, on compte un capitaine de la marine américaine qui soutient que la prison de Guantanamo, à Cuba, est une tache noire pour son pays sur la scène internationale.Ces sept jurés ont été retenus alors que les candidatures de huit autres jurés potentiels ont été rejetées.Parmi les potentiels jurés écartés — à la requête de la poursuite —, on retrouve un lieutenant-colonel qui a déclaré que la célèbre prison qvait érodé Faqtorité morale des Etats-Unis.A l’issue de Fexercice, 8 des 15 potentiels jurés rejetés Font été presque tous à la demande de la défense.Selon le secrétaire général d’Amnistie internationale du Canada anglophone, Alex Neve, il s’agit là de nouvelles positives pour Qmar Khadr.«Aujourd’hui [hier] est l’une des rares journées où le vent a soufflé en faveur d’Omar Khadr à Guantânamo», a-t-il commenté.En vertu des règles de sélection du jury, à la fois la poursuite et la défense peuvent récuser des candidats au poste de juré.Et dans six des sept cas, le juge a penché en faveur de Favocat d’Qmar Khadr assigné par le Pentagone, le lieutenant-colonel Jon Jackson, qui soutenait que les jurés étaient impartiaux envers son client.Le «juré numéro 16», tel qu’il était désigné, a été renvoyé à la demande de la poursuite.«Je crois que l’établissement de détention devrait être fermé», a-t-il dit au procureur Jeff Groha-ring.«Je ne crois pas que ma prise de position diffère de celle du président», a-t-il ajouté.Khadr, maintenant âgé de 23 ans, fait face à cinq chefs d’accusation.Le plus sérieux est celui de meurtre — en vertu des lois de guerre — ce qui pourrait lui valoir une peine de prison à vie.Les accusations font suite à la mort du soldat américain Chris Speer en Afghanistan en juillet 2002 alors que Khadr était âgé de 15 ans.La poursuite soutient que le jeune homme a projeté une grenade qui a tué le sergent Speer.Au moins cinq de ces sept jurés devront s’entendre sur le fait que Khadr est coupable pour que celui-ci soit condamné.Si jamais Khadr devait être reconnu coupable, la poursuite a déjà fait savoir qu’elle demanderait la prison à vie.Toutefois, six des sept jurés devront s’entendre pour qu’une telle peine soit imposée.La Presse canadienne LE DEVOIR LE JEUDI 12 AOUT 2010 A 3 ACTÜAIITES Gambard 630-A RUE CATHCART, CENTRE-VILLE | MONTRÉAL (514) 866-3876 ROLEX Vente et service Remaniement ministériel Le « redéploiement » est accueilli avec tiédeur «L’exercice risque de s’avérer futile à court terme et la population ne sera pas dupe», dit Réjean Parent MARCO BÉLAIR-CIRINO Le jeu de chaises musicales auquel a été forcé de se prêter la moitié des ministres du gouvernement de Jean Charest a été accueilli tièdement par les groupes de pression.Si les réactions virulentes ont été exceptionnelles, le «redéploiement» en a néanmoins laissé plusieurs sur leur faim.La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a fait valoir que «peu de nouveaux visages composent ce nouveau cabinet».«Est-ce à dire que les orientations prises lors de la dernière session parlementaire connaîtront peu de modifications, alors qu’un changement de cap s’impose pour la CSN?» a-t-eUe demandé.«C’est un brassage de cartes, un changement cosmétique.L’exercice risque de s’avérer futile à court terme et la population ne sera pas dupe, a poursuivi le président de la Centrale des syndicats du Québec, Réjean Parent.Avec l’état déplorable de nos systèmes de santé et d’éducation, et avec près des trois quarts de la population qui n’est pas satifiaite de l’action gouvernementale, c’est pourtant d’un important changement de politiques que nous avons besoin.» La CSQ a toutefois salué «l’engagement indéfectible» dont a fait preuve Michelle Courchesne au ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), tout en afbrmant voir d’un bon œü la désignation de Line Beauchamp à sa succession.D’ailleurs, à de rares exceptions près, les réactions à la nomination de Line Beauchamp à la tête du MELS étaient positives, à l’instar de celles suscitées par la décision JACQUES NADEAU LE DEVOIR La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, s’inquiète du «peu de nouveaux visages [qui] composent ce nouveau cabinet».du chef du gouvernement, Jean Charest, de propulser Michelle Courchesne à la présidence du Conseil du trésor.L’Association des retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ) n’a pas caché sa satisfaction de voir Monique Gagnon-Tremblay être affectée au ministère des Relations internationales, où elle était à pied d’œuvre entre 2003 et 2008.«[Nous avons] bon espoir que la nouvelle présidente du Conseil du trésor saura faire preuve de davantage d’écoute et d’ouverture que la titulaire précédente face aux demandes tout à fait légitimes et raisonnables de dizaines de milliers de personnes retraitées de l’Etat» LAREQ exhorte à Michelle Courchesne de donner son feu vert à la mise sur pied d’un comité consultatif sur l’indexation des régimes de retraite.Santé: réactions variées La Lédération interprofessionnelle de la santé du Qué- bec est pour sa part «déçue» du choix de Jean Charest de garder le ministre de la Santé Yves Bolduc en poste, car «il n’a pas fait ses preuves, estime le vice-président Daniel Gilbert.Quand on regarde les urgences qui débordent dès qu’il y a un taux d’achalandage assez important ou le nombre de personnes âgées en attente d’une place en CHSLD, on voit que le ministre ne fait rien pour améliorer le réseau public».Ce dernier a pourtant grand besoin de quelqu’un qui a du leadership et qui a pour objectif l’accessibilité des soins, croit M.Gilbert, «pas de quelqu’un qui n’a que la performance en tête».De son côté, le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, s’est dit satisfait que M.Bolduc demeure à la Santé sur les ondes de l’émission La Tribune de Radio-Canada.Il assure qu’Yves Bol-duc est un homme de terrain, bien que cela ne corresponde pas à l’image que plusieurs se font de lui.Le ministre de la Santé devra «se retrousser les manches et se consacrer sérieusement à la défense du caractère public et universel du système de santé», notamment en sabrant le recours aux agences privées, a indiqué Isabelle Legault, de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.Les retraités veulent plus d’ouverture L’Association québécoise des retraitées des secteurs public et parapublic (AQRP) s’est réjouie du changement de garde aux côtés d’Yves Bolduc.Elle demande à la nouvelle ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, de montrer «plus d’ouverture» concernant le développement de nouvelles places en centre d’hébergement et de soins de longue durée que sa prédéces-seure.Lise Thériault.Le Conseil du patronat du Québec accueille avec un sourire la nouvelle composition du Conseil des ministres, mais salue l’entrée en scène de Lise Thériault au ministère du Travail et de Julie Boulet au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale.«[Ce sont] deux ministres avec l’expérience nécessaire pour répondre aux préoccupations des employeurs en matière de relations du travail et d’emploi», estime le président du Conseil du patronat du Québec.Avec la collaboration de Mélissa Guillemette Le Devoir Le nouveau Conseil des ministres Line Beauchamp Ministre de l’Education, du Loisir et du Sport EDUCATION JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean-Marc Fournier Ministre de la Justice, ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques et de l’Accès à l’information.JACQUES GRENIER LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michelle Courchesne Présidente du Conseil du trésor, ministre responsable de l’Administration gouvernemenMe, ministre des Services gouvernementaux et ministre responsable de la région de Lavcd, de la r^ion des Laurentides et de la région deLanaudière.Julie Boulet Ministre de l’Emploi et delà Solidarité sociale, et ministre responsable de la région de la Mauricie.Sam Hamad Ministre des Transports et ministre responsable de la de la Capitale-Nationale.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Arcand Ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.Line Beauchamp reçoit un bon accueil.et une liste de défis YAN DOUBLET LE DEVOIR CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE ¦ Jean Charest premier ministre.¦ Nathalie Normandeau: vice-première ministre, ministre des Ressources naturelles et de la Faune, ministre responsable du Plan Nord et ministre responsable de la région de la Gaspé-sie-îles-de-la-Madeleine.¦ Monique Gagnon-Tremblay: ministre des Relations internationales, ministre responsable de la Francophonie et ministre responsable de la région de l’Estrie.¦ Claude Béchard: ministre responsable des Affaires intergouvemementales canadiennes, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région du Bas-Saint- Laurent.¦ Raymond Bachand: ministre des Finances, ministre du Revenu et ministre responsable de la région de Montréal.¦ Yves Bolduc: ministre de la Santé et des Services sociaux.¦ Laurent Lessard: ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Gccupation du territoire et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches et de la région du Centre-du-Québec.¦ Clément Gignac: ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.¦ Robert Dutil: ministre de la Sécurité publique.¦ Christine St-Pierre: ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.¦ Yolande James: ministre de la Famille.¦ Kathleen Weil: ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles.¦ lise Thériault: ministre du Travail.¦ Nicole Ménard: ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de la Montérégie.¦ Marguerite Blais: ministre responsable des Aînés.¦ Pierre Corbeil: ministre responsable des Affaires autochtones et ministre responsable de la région de l’Abitibi-Témisca-mingue et de la région du Nord-du-Québec.¦ Norman MacMillan: ministre délégué aux Transports et ministre responsable de la région de l’Qutaouais.¦ Dominique Vien: ministre déléguée aux Services sociaux.¦ Serge Simard: ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune et ministre responsable de la région du Sague-nay-Lac-Saint-Jean et de la région de la Côte-Nord.LISE MILLETTE Le remaniement ministériel effectué par Jean Charest entraîne des réactions plutôt favorables dans le milieu de l’éducation.L’ancienne ministre de l’Environnement, Line Beauchamp, a obtenu unp promotion en étant mutée à l’Éducation.Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), y voit un geste positif puisque, selon lui, le premier ministre a choisi une personnalité influente qui a su faire ses preuves.Pour la CSQ, cette désignation de Mme Beauchamp démontre que l’éducation demeure une priorité puisque Jean Charest ne se priverait pas d’une alliée compétente s’ü ne croyait pas à l’importance de ce ministère.Cette vision est partagée par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), qui se réjouit de voir arriver une ministre expérimentée.La présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, croit que l’expertise acquisç par la nouvelle ministre de l’Éducation au sein de l’appareil gouvernemental constitue un atout.De son côté, le milieu étudiant accueille line Beauchamp en lui lançant un défi.Lundi, les administrations universitaires seront présentes devant la Commission de la culture et de l’éducation pour répondre de leur gestion.La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) espère que la nouvelle ministre saura éviter tout gaspillage de fonds.«Les administrations universitaires ont toujours le mot “compétition” à la bouche, mais lorsqu’on leur demande des résultats et des données pour analyser leur gestion, on peine à les obtenir», a indiqué Louis-Philippe Savoie, président de la FEUQ.Soutenue par la Fédération étudiante collégiale, la FEUQ dit vouloir insister pour que le travail d’assainissement des finances dans le milieu de l’édu- cation ne ralentisse pas avec le changement de titulaire du ministère.Ils ont également formulé le désir de trouver auprès de la nouvelle ministre des appuis contre la hausse des droits de scolarité.Les jeunes ne sont pas les seuls à avoir brandi leur liste d’épicerie à la ministre fraîchement nommée.Pour les commissions scolaires, les dossiers de l’intégration des élèves en difficulté et la valorisation de l’école publique figurent parmi les cibles prioritaires.«Mme Beauchamp peut compter sur l’entière collaboration des commissions scolaires, qui mettent à sa disposition l’expertise de son réseau, qui souhaite aborder ces questions en partenariat avec la ministre», a précisé Mme Bouchard dans un communiqué, en mentionnant qu’elle souhaitait une rencontre rapidement.Bien que l’arrivée de Line Beauchamp puisse être considérée comme une bonne chose, le président de la CSQ croit néanmoins qu’ü aurait peut-être été préférable de laisser à Michelle Courchesne le soin de terminer certains chantiers.La Presse canadienne JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les étudiants ont formulé le désir de trouver auprès de la nouvelle ministre Beauchamp des appuis contre la hausse des droits de scolarité. A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 12 AOUT 2010 ACTUALITES VALERIAN MAZATAUD LE DEVOIR La coordonnatrice de l’Ecole d’été, Geneviève Baril, est entourée de toute sa troupe pour les derniers préparatifs.Apprendre à changer le monde La septième École d’été de l’INM ouvre ses portes aujourd’hui à l’Université Concordia VALERIAN MAZATAUD Cinq cents jeunes âgés de 15 à 35 ans franchiront, dès ce matin à l’Universi-t,é Concordia, les portes de l’Ecole d’été de l’Institut du Nouveau Monde QNM), pour prendre part à quatre jours d’ateliers et de conférences participatives.Au programme?Apprendre à changer le monde et, au passage, former des citoyens engagés.Dans le rôle de l’institutrice, Geneviève Baril, coordonnatrice de l’École d’été.En guise de derniers préparatifs, revue des troupes et visite des locaux au pas de charge.Rien ne doit être laissé au hasard.«Qui peut me dire quelles sont les deux activités du pavillon A.^ Comment s’appelle le foyer étudiant?Qui se souvient du nom de la rectrice?» Évidemment, presque tous connaissent les réponses, et ils lui donnent la réplique en choeur.L’équipe est bien rodée, une bonne moitié sont des compagnons de route de Ja première heure.À 22 ans, Marie-Joëlle Carbon-nçau est une des vétérantes de l’École d’été.En 2004, à l’âge de 16 ans, c’est un article du Devoir qui avait piqué sa curiosité.Son titre: «Le goût de l’avenir».Son au- L’école d’été, «élimine le sentiment d’impuissance, parce que tu ne te sens pas tout seul à vouloir changer le monde teur?Michel Venue, alors chroniqueur, et fondateur de l’INM.«Je trouvais ça inspirant», avoue-t-elle.En insistant un peu, elle convainc son père de la conduire en voiture — cinq heures de route depuis Saint-Eélicien.Depuis, elle n’a jamais raté ime édition.«On faisait partie des plus jeunes», se souvient la diplômée en communication politique de l’Université du Québec à Montréal.Pour elle, l’Ecole d’été permet des rencontres constructives et un partage avec des jeunes de tous les horizons.«Surtout, ça élimine le sentiment d’impuissance, parce que tu ne te sens pas tout seul à vouloir changer le monde.» Cette année, 98 conférenciers se partageront des sujets aussi divers que les médias sociaux, le budget du Québec ou la biodiversité.Ce sont des «personnalités inspirantes» avec qui on peut discuter, estime Mariejoëlle Carbonneau.«Le participant est au cœur de cette écokdà.» Au-delà des conférences, le véritable fil conducteur reste la participation citoyenne, confie Maïté Butaije, chargée de promotion.En choisissant le parcours «citoyens engagés», les participants sont confrontés à des simulations d’événements récents (Haïti, sommet de Copenhague), alors qu’avec les parcours «médias», ils sont assignés à la couverture de l’en- semble des activités.Pour ce qui est des retombées, les parcours en entrepre-neuriat social sont probablement les plus intéressants puisqu’ils peuvent être suivis de projets concrets, estime Geneviève Baril, citant l’exemple du réseau Troc-tes-trucs.C’est ainsi que Maïté Butaije a intégré l’équipe en 2008.La jeune Belge de 25 ans en avait profité pour développer son projet de radio communautaire, et l’événement l’avait décidée à émigrer au Québec.Les participants, âgés de 24 ans en moyenne, sont originaires de toute la province, et chaque nation autochtone y est représentée.D’autres viennent de plus loin, comme Diodio Sambe Ndeye, une jeune Sénégalaise, étudiante en gestion à l’Université Senghor d’Alexandrie.Pour Geneviève Baril, l’événement est sans doute unique dans le monde francophone.Le Devoir Haïti : Luck Mervil rompt avec le CECI Le chanteur met en veilleuse sa carrière et son rôle de parrain avec le CECI pour se consacrer à son projet Vilaj Vilaj CAROLINE D’ASTOUS Pour se concentrer uniquement à son projet Vilaj Vilaj en Haïti, Luck Mervil met en veilleuse sa carrière de chanteur et met également fin à son rôle de parrain avec le Centre d’étude et de coopération international (CECI).«Si on me voit sur une scène en train de chanter, ce sera [désormais] pour amasser des fonds pour Vilaj Vilaj», a confié Luck Mervil hier.Ce choix signe la fin de l’association du chanteur avec le CECI.«On a mis fin à [notre] collaboration avec Luck Mervil, car il veut se concentrer uniquement sur la reconstruction en Sudoku par Fabien Savary 9 2 6 4 8 7 3 5 1 2 2 6 4 8 5 1 2 8 3 9 5 7 7 8 5 Niveau de difficulté : DIFFICILE 1541 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 8 5 7 9 4 6 1 3 2 2 3 9 5 1 7 8 6 4 1 4 6 3 8 2 7 9 5 4 9 2 1 6 3 5 7 8 5 8 1 7 9 4 6 2 3 7 6 3 2 5 8 4 1 9 3 2 8 6 7 5 9 4 1 6 1 4 8 3 9 2 5 7 9 7 5 4 2 1 3 8 6 1540 Haïti.Le CECI a besoin d’un parrain pour toutes les causes», a indiqué Carine Guidicelli, directrice des communications et de l’humanitaire pour le CECI.Avec un ami, Parnell Pierre, Luck Mervil a mis sur pied l’organisme Vilaj Vilaj, dont la mission est de créer des villages pouvant accueillir 5000 sinistrés du tremblement de terre de Port-au-Prince.«On ne veut pas faire comme les autres.Les maisons vont être construites par les [Haïtiens] eux-mêmes sous forme de coopérative», a expliqué hier le chef d’orchestre du projet.Le premier site va bénéficier d’un terrain de 60 hectares.La clé pour trouver un terrain en Haïti est de chercher des emplacements à l’extérieur de Port-au-Prince, selon Luck Mervil.La collaboration avec les acteurs des communes locales est égale- ment essentielle.«90 % des terres habitables ne sont pas situées à Port-au-Prince», soutient-il.Le développement de l’agriculture et de l’économie fait partie intégrante de cette vision.Vilaj Vilaj fait appel à la générosité de la population québécoise, aux gens d’affaires et aux organisations non gouvernementales.«On veut de l’aide de tout le monde.Pour moi, il y a sept millions de partenaires possibles», estime l’initiateur du projet, qui décline l’aide financière des différents gouvernements.Le CECI entend quant à lui procéder à l’étude du projet avant d’y apporter son soutien.«Il faut être très prudent en Haïti.Luck est un rêveur, et nous sommes pragmatiques», a fait valoir Mme Guidicelli.Collaboration spéciale nqaienne SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com 13- 15 août 2010 EXPO de perle Beaucoup de types de perles , bijoux - attaches , apprêts , fournitures , kits , fils , outils Exposition de détail et cours ! ouverte au public Place BonaventureSF*^^^»^ 800 , De la Gauchetière Ouest îuf vendredi 12 h -20 h , samedi 10 h -18 h , dimanche 11 h -17 h L’outil existait déjà à l’ère de «Lucy» L’utilisation d’objets de pierre pour dépecer la viande serait apparue près d’un million d’années plus tôt qu’on ne le pensait PAULINE GRAVEL Les anthropologues devront revoir leur chronologie de l’évolution humaine, car une régente découverte effectuée en Éthiopie indique que l’utilisation d’outils de pierre pour dépecer la viande serait apparue près d’un million d’années plus tôt qu’on ne le pensaiti apprend-on dans la dernière édition de la revue Nature.Ce sont des ossements animaux marqués de rainures témoignant de l’usage d’un outil de pierre pour en retirer la chair qui obligera cette révision historique.Car ces ossements ont été exhumés — dans Ja région de l’Aiar en Éthiopie — à proximité du site où la même équipe de recherche du paléoanthropologue Zeresenay Alemseged, curateur de l’Académie des sciences de Californie, avait découvert en 2000 Selam, une jeune Australopithecus afa-rensis, surnommée la fille de Lucy, qui a vécu il y a environ 3,3 millions d’années.La localisation et l’âge de ces os fossilisés indiquent clairement qu’il s’agit d’un membre de l’espèce des Australopithecus afarensis, qui a imprimé ces entailles en forme de V caractéristiques de celles faites par un outil pointu.Or, jusqu’à cette dernière découverte, les plus anciens témoignages de l’utilisation d’outils pour le dépeçage de la viande proveqaient de Bouri et Gona, en Éthiopie, où avaient été trouvés plusieurs ossements rayés de la même façon et datant d’environ 2,5 millions d’années, époque d’où émerge le genre Homo, qui, aux yeux des paléoanthropologues, est le précurseur de la fabrication et de l’usage des outils de pierre.«Vraisemblablement, des Australopithecus afarensis se seraient aventurés hors de la forêt dans les plaines à la recherche de viande», affirme un membre de l’équipe de recherche, l’archéologue Shannon McPherron, du Max Plank Institute for Evolutionary Anthropology à Leipzig, en Les ossements portent des marques d’entailles, de coups de racloir et de coups de massue Allemagne, qui est l’auteur de la découverte.«Toutefois, ces australopithèques ne chassaient probablement pas, mais récupéraient les prises des prédateurs qui avaient été abandonnées.Néanmoins, la recherche de gros animaux pour la viande est déjà une importante étape dans le développement de l’humanité», souligne le chercheur.«Nos plus proches cousins, les chimpanzés, ne présentent pas un tel comportement.Ils ne reconnaissent pas de gros animaux — ou leurs carcasses — tués par d’autres animaux comme une source de nourriture pour eux», ajoute David Braun, un archéologue de l’Université de Cape Town, en Afrique du Sud.Parmi les ossements découverts, l’un est un fragment de côté appartenant à un mammifère de la taille d’une vache.Un autre est le fémur d’un mammifère ressemblant à une chèvre.Tous ces ossements portent des marques d’entailles et de coups de racloir — qui étaient destinés à dégager la chair de l’os —, ainsi que celles de coups de massue qui permettaient d’avoir accès à la moelle osseuse.Bien qu’il soit clair que les australopithèques de l’Afar utilisaient des pierres aux côtés effilés pour retirer la viande des carcasses, il est toutefois impossible d’affirmer s’ils fabriquaient eux-mêmes ces outils ou s’ils utilisaient des roches naturellement coupantes qu’ils trouvaient dans leur environnement, car les chercheurs n’ont pas trouvé pour le moment d’éclats de pierre datant d’une époque aussi reculée qui seraient issus de l’affûtage.Chose certaine, le seul fait qu’ils faisaient usage de tels outils, qui leur donnaient accès à des aliments très nutritifs, aura eu d’importantes conséquences pour cette espèce d’hominidés, aussi bien physiquement qu’au point de vue comportemental.Le Devoir Grippe A(H1N1) L’OMS révèle le nom de ses experts L> Organisation mondiale de la f santé (OMS) a révélé hier les noms des 15 conseillers qui ont siégé à son comité d’urgence durant toute la pandémie de grippe A(H1N1).Cinq ont collaboré avec des laboratoires pharmaceutiques durant leur carrière.Accusée d’avoir subi l’influence des compagnies pharmaceutiques dans sa gestion de la pandémie, l’OMS avait toujours assuré qu’elle publierait la liste secrète de ses conseillers spéciaux après la fin de l’alerte, annoncée mardi.Seul le nom du président du comité, l’Australien John Mackenzie, était connu jusqu’à présent La liste révèle que ces experts sont pour la majorité des épidémiologistes originaires de tousjes continents, du Chili aux États-Unis en passant par le Sénégal ou encore la Chine.Cinq d’entre eux ont indiqué à l’OMS qu’ils avaient eu des rapports avec des pharmaceutiques, précise l’Organisation à la fin de sa liste.L’OMS a estimé que ces situations ne provoquaient pas «de conflits d’intérêts» avec le rôle joué par ces personnes auprès de l’organisation.L’agence onusienne a toujours fermement démenti que ces conseillers aient pu être influencés par les laboratoires pour la déclaration de la première pandémie grippale du siècle.L’Américaine Nancy Cox, du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le professeur américain Arnold Monta, l’exi^rt britannique John Wood, Maria Zambon, du Centre britannique de protection sanitaire, et le professeur britannique Neil Eerguson ont tous entretenu des liens avec différentes compagnies pharmaceutiques, comme GlaxoSmithKline (GSIO, Novartis ou Roche, pendant leur carrière.Ces dernières leur ont accordé des bourses à différents moments de leur vie ou les ont déjà embauchés comme consultants ou comme chercheurs.Agenee Franee-Presse Prix d'entrée : 8 $ 1-866-31 M104 Des COURS OasisShows.com de Perlage ! Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE JEUDI 12 AOUT 2010 A 5 LE MONDE L’ONU demande 460 millions pour aider le Pakistan Islamabad — Les Nations unies ont lancé hier un appel aux dons à hauteur de 459 millions de dollars pour venir en aide aux victimes des inondations au Pakistan.En Chine, le bilan des glissements de terrain dans la province de Gansu, également dues à la mousson, s’établit désormais à 1117 morts, alors que les fortes pluies continuent de tomber.Selon le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), «les pires inondations dues à la mousson de mémoire d’homme» au Pakistan ont fait plus de 14 millions de sinistrés, dont six à sept millions ont un besoin urgent d’aide humanitaire.Les intempéries ont fait plus de 1200 morts et au moins 288 000 maisons ont été détruites ou endommagées, selon l’OCHA Le bilan des autorités pakistanaises fait, lui, état d’au moins 1500 morts.Face à cette situation, John Holmes, le chef des opérations humanitaires de l’ONÛ, a lancé un appel aux dons à hauteur de 459 millions de dollars pour couvrir les besoins des sinistrés pour une période de 90 jours.Avant cet appel, l’ONU s’était déjà engagée à débloquer plus de 150 millions de dollars, mais plus de 300 millions sont encore nécessaires pour acheter de la nourriture et des fournitures médicales, et fournir une eau potable à six millions de personnes ainsi que des tentes en plastique à deux millions de sinistrés, a indiqué M.Holmes.«C’est le pire désastre naturel que le pays ait connu», estime de son côté l’envoyé spécial des Nations unies au Pakistan, le Français Jean-Maurice Ripert, évoquant, dans le quotidien Le Monde, «une catastrophe d’une am- Des agriculteurs évacuaient leurs bêtes, hier, dans le Pendjab.pleur immense».«Il faut déjà retravailler à la reconstruction.Les gens vont rentrer chez eux.La récolte d’été a été perdue et, si on ne plante pas dans de bonnes conditions à l’automne, la catastrophe durera des mois, explique-t-il.Il faut remettre en état le système d’irrigation, nettoyer, réparer.Des centaines de kilomètres de routes ont disparu, et 67 ponts ont été détruits dans le nord-ouest».En Chine, la situation ne semblait pas non plus s’améliorer.Le bilan des glissements de terrain dans la province de Gansu, a été revu à la hausse, à 1117 morts et 627 disparus, a rapporté hier l’agence officielle Chine nouvelle.Les pluies persistantes réduisaient également l’espoir de retrouver des survivants.Au moins 45 000 personnes ont été évacuées dans la province de Gansu après les impressionnantes coulées de boue provoquées dimanche par les fortes pluies de mousson.Le ministère des Affaires civiles a annoncé que 30 000 tentes avaient été distribuées, et que d’autres étaient en route.Les autorités ont dépêché des artificiers pour drainer un lac instable donnant sur la rivière Bai-long en amont de Zhouqu, par crainte que les pluies annoncées ADREES LATIE REUTERS déclenchent de nouvelles inondations dramatiques dans la zone.En Inde, les sauveteurs étaient toujours à la recherche de survivants dans la région du Ladakh, au Cachemire indien, frappée ce week-end par des inondations qui ont fait au moins 165 morts et des centaines de blessés.Les autorités françaises étaient toujours sans nouvelle de trois de leurs ressortissants portés disparus dans la région.Les autorités indiennes ont annoncé leur mort, mais celle-ci n’était toujours pas confirmée par Paris.Associated Press Incendies en Russie Des forêts irradiées par Tchernobyl ont brûlé ANTOINE LAMBROSCHINI MOSCOU — Des régions touchées par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl ont brûlé depuis juillet en Russie, a révélé hier l’agence de surveillance des forêts, mais les autorités russes et des experts ont assuré que le danger de propagation de la radiation était limité.Le monitoring de la radioactivité dans les zones contaminées en Russie a révélé que «depuis la mi-juillet des incendies de forêt y ont été enregistrés sur 3900 hectares», a indiqué le service fédéral de défense des forêts.«Il y a des cartes de la pollution [radioactive] et il y a les cartes des incendies, chacun peut les superposer.Comment pourrait-on nier cette information?», a souligné un responsable de cette organisation officielle, selon l’agence Interfax.La liste des zones touchées comprend notamment la région de Briansk, à la frontière du Bélarus et de l’Ukraine dans l’ouest de la Russie, où 28 feux de forêt ont ravagé 269 hectares.Cette zone a été polluée par les retombées de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.«La situation est difficile mais stable et sous contrôle», ont indiqué dans un communiqué les services forestiers de la région de Briansk.Des districts proches de Moscou sont aussi concernés, comme les régions de Kalouga et Toula (200 km au sud-ouest et au sud de la capitale russe), où respectivement 173 et 44 hec- tares de zones contaminées ont brûlé.«Aucun changement et aucune radiation n’ont été relevés dans les résidus de combustion des incendies» dans ces régions, a assuré le ministère des Situations d’urgence.Quelque 1400 hectares de zones irradiées ont aussi brûlé dans la région de Tche-liabinsk, dans l’Oural.«Etant donné qu’il s’agit de doses réduites de radiation, elles n’atteindront pas Moscou ni l’Europe orientale, selon nos estimations», a pour sa part estimé le directeur du programme énergétique de Greenpeace-Russie, Vladimir Tchouprov.Un nouveau foyer d’incendie s’est déclaré autour du centre nucléaire russe de Sarov (à 500 km à l’est de Moscou), dont la di- rection a demandé de suspendre le retrait des pompiers et militaires qui y luttaient contre le feu, a indiqué l’établissement dans un communiqué.Le ministère des Situations d’urgence a cependant fait état d’une amélioration de la situation autour du centre centre nucléaire de Sne-jinsk (Oural) où l’incendie a été maîtrisé.Moscou n’était plus dans la fumée mercredi, pour la première fois depuis des jours, mais les services météorologiques ont indiqué que le répit ne serait que de courte durée.La canicule sévit toujours dans la partie occidentale de la Russie avec des températures supérieures à 30°C.Agence France-Presse Nouveau parti indien au Pérou Lima — Les Indiens de l’Amazonie péruvienne vont lancer un parti axé sur la défense de la nature et préparent la candidature de leur chef, Alberto Pizango, à la présidentielle de 2011, marquant l’entrée sur la scène politique d’une minorité qui en était encore absente jusqu’à récemment.«Nous allons lancer un parti, ouvert à tous les citoyens qui veulent faire quelque chose pour la défense de nos forêts, de la nature, de la vie», a annoncé à la presse Pizango, président du principal Collectif de communautés indiennes d’Amazonie, l’Aidesep.La formation s’appellera «Alliance pour l’alternative de l’humanité» (APHU), un acronyme jouant sur le terme «apu», désignant les chefs coutumiers en langue quechua.Elle sera lancée officiellement en septembre.Agence France-Presse La droite défend Sarkozy contre Marianne Paris — Des proches de Nicolas Sarkozy ne décolèrent pas contre la «une» de Marianne présentant le chef de l’État comme un «voyou de la République», mais l’hebdomadaire dit assumer ce choix éditorial.Le député socialiste Arnaud Montebourg estime de son côté que le pouvoir se «frontnationali-se» à travers la surenchère sur la sécurité qui a suivi le discours de Nicolas Sarkozy fin juillet à Grenoble.Des propos qualifiés d’invective hier par Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP Nadine Morano, secrétaire d’État à la Famille, a appelé Marianne à changer de nom ou présenter «des excuses publiques», après sa «une» jugée «inacceptable.» «C’est antirépublicain et on ne peut pas véhiculer des valeurs antirépublicaines en utilisant le nom de Marianne.Les journalistes de Marianne sont en train de salir un des symboles de la République», a-t-elle dit hier sur RTL.Dans le sillage d’autres députés UMP, comme Lionnel Luca, Patrick Ollier avait estimé mardi que Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne et auteur de l’article, s’était conduit en «voyou de la presse».«Vouloir faire des titres, souhaiter attirer le maximum de lecteurs pour renforcer les équilibres financiers que l’on sait délicats pour ce journal, conduit Jean-François Kahn à confondre le côté spectaculaire d’un titre et le respect que l’on doit à la fonction présidentielle et à Nicolas Sarkozy qui l’exerce au nom des Français», écrivait-il dans un communiqué.]omt par L’Express.fr, Maurice Szafran, directeur de la publication de Marianne, dit «assumer» le choix éditorial et suggère aux responsables UMP indignés d’aller «demander à Nicolas Sarkozy de porter plainte» contre le magazine.«Voir Morano, Estrosi ou Luca venir nous donner des leçons de bonnes manières nous amuse au vu de leurs antécédents», explique-t-il.Il juge la «une» justifiée par les récentes annonces de Nicolas Sarkozy à Grenoble, qu’ü juge dignes de «méthodes politiques de voyous».Sur RMC, Jean-François Kahn avait justifié hier le choix de l’expression «voyou de la République» en reprochant au chef de l’État de se comporter comme un «caïd des cités» de banlieue.«Il y a eu des réactions sur Sarkozy : pétainiste, vi-chyste,facho, raciste, xénophobe ! Dans cet article, je dis : ’ce n’est pas vrai’, explique-t-il.Mais en revanche, dans le fond Sarkozy c’est un type qui, pour conquérir le pouvoir, ou pour garder le pouvoir avec talent, est capable de tout ! Rien ne l’arrête [.] C’est ça, l’idée, c’est ça un voyou.» Pour le député PS Claude Bartolone, Nicolas Sarkozy est responsable, par son compotement, de la «dérive verbale» du magazine.«Depuis qu’il est au pouvoir, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse d’insulter ici un pêcheur, là un agriculteur, ou encore les habitants des quartiers.Un tel comportement n’est pas sans conséquences graves sur l’image de notre République et de ses dirigeants», a-t-ü affirmé hier dans France soir.Reuters Kagame rafle 93% des voix Une grenade fait des blessés à Kigali HELEN VESPERINI Kigali — Au moins sept personnes ont été blessées hier soir à Kigali dans une attaque à la grenade, au soir de la réélection triomphale du président sortant Paul Kagame, reconduit à la tête du pays pour sept ans avec un score fleuve de 93 % des voix.Pour la quatrième fois depuis février, une grenade a été lancée en plein centre-ville à une heure de grande affluence, cette fois près de la gare routière et vers 19h.«By a eu au moins sept blessés, dont deux enfants», a annoncé la police, qui a fait état de l’arrestation de «trois suspects».Cette attaque est intervenue quelques heures après la proclamation des «résultats complets» de l’élection présidentielle de lundi, qui s’était déroulée sans incident notable.Le chef de l’État sortant et candidat ultra-favori «a rassemblé 4 638 560 votes en sa faveur, soit 93,08 % des bulletins exprimés», selon la Commission électorale nationale (NEC).Ses trois challengers, Jean Damascene Ntawukuriryayo du Parti social démocrate Ç’SD), Prosper Higi-ro et Alvera Mukabaramba, ont obtenu respectivement 5,15 %, 1,37 % et 0,4 % des suffrages.Le taux de participation a atteint 97,51%.Sans rival ni véritable opposition, Paul Kagame, 52 ans, sollicitait un nouveau et second mandat de sept ans, après une pre- mière élection triomphale en 2003 avec 95% des voix.Il dirige le Rwanda depuis qu’il a mis un terme au génocide des Tutsi en juillet 1994, à la tête de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), devenu parti qui contrôle encore aujourd’hui tous les échelons de la vie politique.Pour cette seconde élection présidentielle depuis les massacres, M.Kagame était opposé à trois candidats qui l’avaient soutenu en 2003.Trois partis récemment apparus, dont deux non reconnus par les autorités, étaient de facto exclus du vote et ont dénoncé une
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