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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2010-06-05, Collections de BAnQ.

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Plume Latraverse, y Ô mage électrique Page E 1 Wajdi Mouawad interroge Wajdi Mouawad Page C 5 > www.ledevoir.com^- La nuit américaine de James Ellroy Page F1 LE DEVOIR Vol.CIN“124 ?LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JUIN 2010 2,44$ + taxes = 2,75 Forer, forer, mais à quel prix?Le potentiel d’exploitation du gaz et du pétrole au Québec fait rêver Les retombées économiques se calculeraient en dizaines de milliards Aucun débat public n’a eu lieu, ni évaluation environnementale, et l’encadrement est embryonnaire ALEXANDRE SHIELDS Plusieurs s’en souviennent encore comme du «Monsieur Hydro-Québec» de la crise du verglas.Mais, depuis qq’il a quitté la direction de la société d’Etat, André Caillé est retourné dans le secteur des hydrocarbures, cette fois à la tête de l’Association pétrolière et gazière du Québec, où il multiplie les appels pour une «diversification du bilan énergétique de la province».Une diversification qui passerait forcément par l’exploitation des importantes ressources québécoises de gaz naturel et, éventuellement, de pétrole.Avec, à la clé, des retombées économiques qui devraient selon lui se chiffrer en milliards de dollars.Les promoteurs ont d’ailleurs déjà flairé la bonne affaire et la production serait imminente.«Il y a un potentiel bien réel, insiste M.Caillé.Si on exploitait seulement 10 % du gaz naturel du Québec, pour être conservateurs, on pourrait répondre aux besoins du Québec pendant 100 ans au rythme de consommation annuelle actuel, c’est-à-dire 200 milliards de pieds cubes.» Toutefois, celui qui a travaillé chez Gaz Métropolitain pendant 14 ans estime qu’on pourrait facilement répondre à la demande pendant deux siècles, en plus d’exporter unp partie de la ressource vers l’Ontario et les Etats-Unis.D’autres rêvent déjà de construire un Rabaska dédié à l’exportation outre-mer.La raison?La présence de gaz de schiste dans une formation rocheuse qu’on nomme le shale de TUtica (voir carte et autre texte en page A 6).VOIR PAGE A 12: FORER L’exploration, plus Anticosti dans la mire importante que les risques des pétrolières Page A 6 Page A 8 Québec ne ferme pas la porte au forage maritime Page A 7 Marée noire : BP récupère une partie du pétrole ¦ Page B 1 INDEX Actualités.A3 Annonces.B 10 Avis publics.B 9 Bourse.B 2 Carrières.B 5 Décès.B 10 Economie.B 1 Éditorial.C 4 Idées.C 5 Monde.B 7 Mots croisés.D 6 Météo.B 10 Perspectives.C 1 Rencontres.D 4 Sports.B 9 Sudoku.B 7 Shell transforme sa raffinerie de Montréal-Est en terminal ¦ Page B 1 British Petroleum: la descente aux enfers ¦ Page B 1 Harper revient bredouille d’Europe Après Londres, Paris refuse de renoncer à une taxe sur les banques CHRISTIAN RIOUX Paris — Si l’objectif du voyage éclair que Stephen Harper achevait hier en Europe était de convaincre Londres et Paris de renoncer à leur projet de taxe sur les banques, celui-ci apparaît pour l’instant comme un échec.Comme son homologue britannique l’avait fait la veille, le premier ministre français, Erançois EiUon, a rappelé hier que la Erance n’entendait pas abandonner son intention de taxer les activités bancaires afin de constituer un fonds destiné aux situations de crise.Et, malgré l’opposition du Canada, la Erance entend bien en discuter au sommet G20 qui se tiendra les 26 et 27 juin à Toronto.Après un bref entretien avec le président Nicolas Sarkozy, Stephen Harper s’est entretenu hier pendant une heure avec Erançois Eillon.Le premier ministre français a dit comprendre les réserves que peut susciter la taxation du secteur financier.Mais, il estime que «tout n’a pas encore été fait sur le chemin de la régulation» et qu’il est «tout à fait nécessaire que le G20 permette d’aborder ces questions absolument indispensables de la VOIR PAGE A 12: HARPER Al et Tipper Gore La zone grise du divorce Al et Tipper Gore divorcent.Le couple Bernard Henri Lévy et Arielle Dombasle vacille.Et alors?STÉPHANE BAILLARGEON Tqut compte fait, l’ancien vice-président des Etats-Unis Al Gore et le philosophe Bernard Henri Lévy ont plusieurs choses en commun.D’abord, ils sont tous les deux nés en 1948, à quelques mois et plusieurs milliers de kilo-mètrçs de distance, le premier dans la capitale des Etats-Unis d’Amérique, le second à Béni Saf, dans l’Algérie française.Ensuite, chacun jouit d’une carrière de rêve jusqu’à la célébrité internationale, jusqu’aux grands prix et suprêmes récompenses.L’Américain a VOIR PAGE A 12: DIVORCE Alliez-vous payer trop cher ?DE20À6(y'^fiuk3 M test^édurt tout le temps chez • NOUVEAUTE ! SOULIERS DE COURSE A PIED, VÊTEMENTS DE VÉLO “quelques rares ex£eptitfns 77831302385523 A 2 LE DEVOIR LES SAMEDI ET DIMANCHE 6 JUIN 2010 ACTUALITES E N BREF La rue aux cyclistes dimauche Plus de 35 000 cyclistes devraient prendre d’assaut les rues de Montréal dimanche pour relever le défi du Tour de l’üe.Le départ sera donné sur l’avenue du Parc, à l’angle de l’avenue du Mont-Royal, et la course se terminera au parc Jeanne-Mance.L’événement s’accorppagne de fermetures de rues.A différents moments de la journée, le boulevard Saint-Laurent et l’avenue du Parc à l’ouesL le boulevard Gouin au nord, le boulevard de la Rivière-des-Prairies à l’est et les rues Hochelaga et Adam au sud seront entre autres fermés à la circulation, ainsi que plusieurs autres tronçons.Les automobilistes sont invités à prévoir leurs déplacements en consultant le site www.veloquebec.info/infocir-culation.- Le Devoir Manif contre le raid La Coalition élargie pour la justice et la paix en Palestine tiendra aujourd’hui une manifestation dénonçant l’attaque par l’armée israélienne de la flottille humanitaire, raid qui a fait neuf morts lundi parmi les militants.La Coalition demande également la levée immédiate du siège de Gaza.La manifestation se mettra en branle à l’angle des rues Peel et Sainte-Catherine, et se poursuivra jusqu’au Vieux-Port de Montréal.- Ix Devoir kinelie MÉGA VENTE SEMI-ANNUELLE! Samedi 5 juin lOh - 5pm Dimanche 6 juin 12h - 5pm Accès exclusif cette semaine seulement ! Salle de montre ouvert au grand public.Eames chaise de bureau 1 99 $jé^r8@gr disponible aussi en blanc DESIGNERS D’INTERIEUR, STYLISTE ET CONTRACTEURS, RENDEZVOUS DISPONIBLE EN SEMAINE 514 383-5888 Cowhide 299$ fég.709-$ disponible aussi en noir et blanc Rida disponible aussi en blanc, noir et rouge 225 Chabanel 11^ étage Montréal, QC, H2N 2C9 Tel.514 383-5888 ^CRÉMAZIE KineticHome.com info@kinetichome.com APPORTEZ CETTE ANNONCE POUR RECLAMER VOTRE CADEAU GRATUIT! Sommets du G8 et du G20 L’opposition dénonce des dépenses «’ ’ ' » ponr acheter des votes HELENE BUZZETTI Ottawa — Le gouvernement conservateur est de plus en plus malmené à cause des coûts exorbitants de sécurité aux sommets du G8 et du G20.Les millions ont plu sur la circonscription du ministre Tony ClemenL où se tiendra un des deux événements, au point où l’opposition parle maintenant de dépenses «bidon» pour acheter des votes.Ainsi, le gouvernement a dépensé 270 000 $ pour rénover des toilettes situées à plus de 20 kilomètres de l’endroit où se tient le sommet et 1,1 million de dollars pour des trottoirs situés à 84 kilomètres de là.11 a consacré 400 000 $ pour restaurer un navire patrimonial qui ne pourra être mis à l’eau que deux semaines après le sommet.«Les Canadiens méritent mieux que de voir leur argent dépensé pour acheter la réélection [de Tony Clement]», a lancé à la Chambre des communes la libérale Siobhan Coady hier.Elle a même raillé en disant que, les toilettes rénovées se situant à 20 kilomètres du sommet, ce sont tous les leaders qui risquent de rater la photo de iamille si un besoin pressant se fait sentir.Le gouvernement a répondu aux libéraux qu’ils avaient fait la même chose lors du sommet du G7 de 1995.«Au sommet d’Halifax, le ministre des Finances, Paul Martin, avait dépensé 300 000 $ pour le Bluenose, a rappelé M.Clement.Les libéraux avaient dépensé pour les infrastructures, les affiches, des campagnes de marketing et un nouveau centre communautaire pour Halifax.» Oncle Tony La chaîne Sun a rapporté cette semaine que, dans la circons- HUNTSVItLEADVENTURES.ca H I MIKE CASSESE REUTERS Le gouvernement a dépensé 1,1 million de dollars pour des trottoirs situés à 84 kilomètres du sommet.cription de Tony Clement, Parry Sound Muskoka, on surnommait désormais le ministre «oncle Tony» tellement l’argent avait plu dans la région.Environ 50 millions de dollars ont été prodigués pour améliorer l’endroit.Par exemple, un centre communautaire a été rénové au coût de 23 millions de dollars à Huntsville.De décrépit qu’il était, le centre est maintenant doté d’une piscine, d’un aréna de taille olympique, ainsi que d’une salle de conférence.Il a été rebaptisé «Centre du sommet», même si l’événement ne s’y déroulera pas.Même les journalistes n’y seront pas assignés, comme cela avait été planifié au départ.M.Clement avait remporté de justesse sa circonscription à l’élection de 2006, avec à peine 21 voix de majorité.Eaut-il y voir l’effet des dépenses liées au sommet?Il a accru son avance à plus de 10 000 voix en 2008.Ce que feront les divers corps policiers avec l’argent de la sécurité reste par ailleurs nébuleux.Une source a confié au Devoir que le centre de commandement pour la sécurité était doté d’écrans au plasma flambant neufs.«C’est “bar ouvert”» pour rééquiper les forces, dit cette source.La religion s’invite Petite anecdote, enfin.Les libéraux ont découvert que le gouvernement n’avait pas été assez rapide pour réserver le nom de domaine «g20.ca» dans Internet.Le site a plutôt été réservé par une coalition de groupes religieux de droite dirigée par la tète d’affiche de la droite religieuse au pays, Charles McVety.La coalition organise un sommet parallèle pour les «leaders d’affaires et spirituels».L’événement phare du sommet sera une conférence avec Karl Rove, le cerveau électoral de George W.Bush et grand penseur de la politique de la division.Le Devoir D ledevoir.com SURVEILLER SUR NOTRE SITE 100 ANS I y • I V * < ¦ I« livto A ïSi LE DEVOIR V L’Église triomphante C’est vraiment une époque révolue.Parmi tous les films de famille recueillis par l’équipe de J’ai la mémoire qui tourne, on croise sans arrêt des prêtres, à l’avant comme à l’arrière-plan.Placer une caméra sur un coin de rue aujourd’hui permet de mesurer le chemin parcouru.Et Ix Devoir, lui, faisait sa manchette en 1914 avec la mort du pape, en 1949 avec l’excommunication des communistes, en 1959 avec la béatification de mère dYouville.Puis vint la Révolution tranquille.L'HISTOIRE AU QUOTIDIEN Le rapatriement de la Constitution Le samedi 17 avril 1982, une grande partie du Canada est en fête, mais au Québec il s’agit (J’une journée sombre.La reine Elisabeth II vient sanctionner à Ottawa la loi qui permet le rapatriement de la Constitution, et le Québec en est exclu.Ghis-lain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, lit Ix Devoir de cette journée marquante.I».?A.'ï.t Dwell 799 disponible en noir et en blanc 1 du Québec ^'Sobocass 4 auteur psr j\pDCi des Mouettes A .-.>k.lv BomDaw"i' r'— I S^eettéuiiMste Fan sur book NOS PARTENAIRES L’ÉCOLE D’ÉTÉ EST SOUTENUE FINANCIÈREMENT PAR LE SECRÉTARIAT À LA JEUNESSE DANS LE CADRE DE LA STRATÉGIE D’ACTION JEUNESSE 2009-21 C3Ü ?i£piREcreuRcÆNÊR^ j^^Racljo Oxfam CiUeDeCQti ^ DEsÉi^cnoNSDUQuÉDEc (jj^Montiéal Québec LE DEVOIR 1^ Cabas iTteaBcinl LE DIRECTEUR C^NÉRAL ES ÉLECTIONS DU QUÉDEC \nscrWei-vow '’“"•‘“JjVchacurdtwio® 5 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JUIN 2010 A 3 ACTUALITES Delorme nie avoir favorisé BCIA Le chef du SPVM reconnaît que le dossier de la firme était entaché d’erreurs administratives JEANNE CORRIVEAU Appelé à témoigner devant la Commission de la sécurité publique hier matin, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Yvan Delorme, a reconnu que le dossier de la firme de sécurité BCIA avait été entaché d’erreurs administratives.Mais le chef de police, qui quittera son poste en septembre prochain, s’est défendu d’avoir favorisé la firme qui a surveillé pendant plus de quatre ans le quartier général de la police avant de faire faillite la semaine dernière.Pendant plus de deux heures, Yvan Delorme a défendu son intégrité et expliqué ce qui avait conduit le SPVM à confier à BCIA le soin de surveiller trois de ses immeubles.«Ai-je favorisé, aidé, influencé un quelconque fournisseur au SPVM?Jamais.Mes valeurs d’intégrité sont trop hautes pour ça», a-t-il lancé.Détaillant de façon chronologique les différentes étapes du dossier, il a rappelé qu’à la suite d’un appel d’offres lancé en octobre 2003, l’agence Unique avait décroché le contrat.En difficulté financière, la firme a cédé son contrat à BCIA en 2006.La cession des droits a été endossée par Yvan Delorme et approuvée par le comité exécutif, mais n’a jamais été entérinée par le conseil municipal ou le conseil d’agglomération.De plus, la prolongation d’un an du contrat n’a jamais reçu l’aval du comité exécutif.La situation s’est davantage embrouillée par la suite puisque la Ville a mis neuf mois pour octroyer un nouveau contrat en 2009.La firme Cartier, qui a obtenu le mandat, s’est rapidement désistée et la ./A"'/'/ JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Ai-je favorisé, aidé, influencé un quelconque fournisseur au SPVM?Jamais.Mes valeurs d’intégrité sont trop hautes pour a», a lancé le directeur du Service de police de la Ville de ontréal, Yvan Delorme.Ville a jugé plus avantageux de confier le contrat à BCIA, qui poursuivait la surveillance des immeubles à coups de bons de commande, que de relancer un appel d’offres.BCIA était le deuxième soumissionnaire conforme et son mandat n’a jamais été entériné par les élus.Passé trouble Le maire de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maison-neuve, Réal Ménard, a longuement interrogé M.Delorme sur la pertinence de confier la surveillance de ses immeubles à une entreprise dont le président, Luigi Coretti, avait fait deux faillites et faisait l’objet de poursuites pénales pour des salaires non payés.M.Delorme a rétorqué qu’en 2006, il ignorait ces faits et qu’il s’était fié à l’approbation donnée par le Service de l’approvisionnement de la Ville.Le chef de police a également dû justifier les liens qu’il entretenait avec le patron de BCIA, Luigi Coretti.Il a reconnu s’être retrouvé à la même table que M.Coretti en 2005, à l’invitadon de celui-ci, quelques mois avant de prendre la tête du SPVM.Mais il s’agissait d’une «connaissance professionnelle», a-t-il insisté.M.Delorme semblait d’ailleurs avoir un emploi du temps fort chargé.«Depuis les cinq dernières années, c’est à deux ou trois soupers par soir ou présences à rents endroits que je me présente, sept soirs par semaine ou presque, pour pouvoir rencontrer les différents partenaires, a-t-il relaté.Je ne bois pas d’alcool et tous les gens qui me connaissent le savent.Jamais je n’ai été à un endroit où le vin coulait à flot» Le chef de police a par ailleurs affirmé qu’à sa connaissance, aucun membre de l’état-major du SPVM n’avait effectué de démarchage au profit de BCIA.Lors d’une séance à huis clos tenue en mai dernier, il aurait dit le contraire, selon Réal Ménard.«La culture du secret» Le responsable de la sécurité publique au comité exécutif Claude Trudel, s’est dit satisfait des explications fournies par Yvan Delorme.«Le processus décisionnel à la Ville de Montréal est tellement bureaucratisé, complexe et long que ce genre de choses-là est arrivé, mais je souhaite que ça n’arrive plus», a indiqué M.Trudel.«La culture du secret doit cesser», a pour sa part soutenu la chef de l’opposition, Louise Ha-rel, qui espère que le prochain directeur de police sera choisi selon un processus clair et transparent.Pour sa parf le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s’est montré beaucoup plus sévère envers M.Delorme.«L’industrie de la sécurité privée, c’est, en bon québécois, une industrie broche à foin.On se passe les contrats de l’un à l’autre», a-t-il signalé.La confiance qu’a démontrée M.Delorme à l’égard de BCIA l’a conduit à faire preuve de complaisance dans ce dossier, a reproché M.Bergeron, qui voit maintenant d’un bon œil le départ du chef de police.Le Devoir Canaux remblayés sur l’île Notre-Dame La transparence des sociétés paramunicipales inquiète Projet Montréal JEANNE CORRIVEAU La Société du parc Jean-Drapeau a remblayé une partie des canaux de file de Notre-Dame, invoquant l’insalubrité de ses eaux stagnantes.Le geste n’est pas anodin estime Projet Montréal, qui considère que l’initiative témoigne d’un manque de jugement et de transparence de la part de la société paramunicipale.L’automne dernier, l’équivalent d’environ 10 % des canaux qui serpentent file artificielle ont été remplis de terre dans le secteur de l’ancien pavillon du Canada et des végétaux y ont récemment été plantés.La société paramunicipale qui gère le parc a pris cette décision afin de régler une fois pour toutes les problèmes d’odeurs nauséabondes qui se dégageaient des eaux trop stagnantes de cet embranche- ment de canaux, et de mettre en valeur les lieux.«L’eau s’oxygénait mal et ça sentait le marais puant», explique Nathalie Lessard, porte-parole de la Société du parc Jean-Drapeau.L’opération s’est faite à un faible coût puisque la terre utilisée pour le remblai provenait des travaux effectués dans le cadre du projet d’agrandissement du Casino.Le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Perrandez, reproche à société paramunicipale d’avoir agi sans tenir compte de l’importance du patrimoine hérité de l’Expo 67.Mais surtouf il esdme que les dirigeants de la Société disposent d’une trop grande liberté d’action, n’ayant pas à se plier aux exigences de consultation ou de reddition de comptes auxquelles sont tenus les services municipaux qui gèrent les grands parcs du territoire montréalais.«Comment se fait-il qu’on donne le droit à ces gens de se comporter comme s’ils géraient leur cour d’en arrière?C’est ça que je ne comprends pas», dit-il.Ce dossier et celui des pôles de ralentissement sur le circuit Gilles-Villeneuve, qui a provoqué l’ire des cyclistes, amènent Luc Perrandez à remettre en question la structure décisionnelle des sociétés paramunicipales.«Je ne vois absolument pas ce qu’on gagne: le public n’est pas consulté, le patrimoine n’est pas préservé.On gère à la petite semaine», dit-il.Dans son rapport annuel, le vérificateur général de la Ville de Montréal avait d’ailleurs souligné que le plan directeur du parc Jean-Drapeau actualisé n’avait jamais été présenté au comité exécutif de la Ville et que, par conséquenf aucune consultation publique n’avait été tenue concernant l’avenir du parc.Le document a été remis à la Ville et un plan de développement pour les prochaines années a été élaboré, signale Nathalie Lessard.Mais en attendant que l’administradon Tremblay se prononce, la Société doit assurer le maintien des installations, ajoute-t-elle.Dans le cas des canaux remblayés, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a jugé qu’il s’agissait de fossés et qu’aucun certificat d’autorisation pour les travaux n’était requis.«C’est difficile de prendre une décision qui fait l’unanimité.On le comprend très bien», conclut Mme Lessard.Le Devoir GES: Ottawa a menti sur ses cibles, dit GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Ottawa — En surestimant grossièrement les impacts de son plan de réduction des gaz à effets de serre (GES), le gouvernement conservateur savait ce qu’il faisaif ont suggéré hier les partis d’opposidon à Ottawa.Le «dévoilement» jeudi de la mise à jour 2010 du Plan de mise en application du protocole de Kyoto — les données étaient cachées sur le site Internet d’Envi-ronnement Canada — a permis d’apprendre que le gouvernement a surestimé d’au moins 10 fois le volume de réduction des GES imputable aux ef fets de ses mesures environnementales.Ottawa avait en ef fet prédit dans la version 2009 de ce rapport qu’il pourrait réduire de 52 mégatonnes (Mt) les émissions de GES en 2010 grâce à ses actions.Or, la nouvelle évaluation prévoit que seulement 5 Mt seront soustraites cette année.Le gouvernement a aussi revu à la baisse les résultats attendus pour 2012, de 72 à 10 Mt.Ceci veut dire que le Canada dépassera de 34,9 % les objectifs du protocole de Kyoto en 2012.Selon Pierre Paquette, leader parlementaire du Bloc québécois, les résultats montrent «qu’avec ou sans plan d’action du gouvernement, il n’y a aucune différence».M.Paquette s’est dit convaincu que la surestimation était «une erreur voulue».«Quand on voit qu’ils avaient surestimé de façon importante l’effet de leurs mesures, ça montre qu’ils savaient que les mesures n’allaient pas avoir d’impact», croit-il.Pour le critique du Bloc en matière d’environnemenf Bernard Bigras, «c’est la démonstra- « Ça confirme que les GES vont augmenter en termes réels jusqu’en 2012» tion de l’échec flagrant d’une politique gouvernementale qui a décidé de mettre en place des mesures qui favorisent l’industrie pétrolière».M.Bigras estime être «devant un gouvernement qui a baissé les bras dès son arrivée au pouvoir.Aujourd’hui, on mesure les conséquences».Chez les libéraux, le député Dominic Leblanc a qualifié de «dévastateurs» les résultats annoncés.«Ça confirme que les GES vont augmenter en termes réels jusqu’en 2012, a-t-il dit.Et le gouvernement n’a aucun plan pour les réduire.» M.Leblanc a dénoncé le fait que le gouvernement «a décidé d’ignorer les changements climatiques à l’ordre du jour des sommets du G8 et du G20».Charest déçu À Québec, Jean Charest a commenté l’affaire ainsi: «C’est décevant quand on voit qu’il y a une réduction des cibles», comme ce que le gouvernement fédéral a dévoilé jeudi.Le premier ministre a soutenu que le Québec continuerait à se placer en phase avec la «nouvelle économie» fondée sur la réduction du carbone.«Nous croyons que le gouvernement fédéral devrait faire la même chose, nous croyons toujours que c’est une erreur de s’aligner sur la position des Etats-Unis», a-t-il déclaré.M.Charest en a profité pour souligner que Ip Vermont serait le premier Etat américain à reconnaître formellement la «grande hydraulique» comme étant de 1,’énergie verte.Si plusieurs Etats et par la suite Washington faisaient de même, cela pourrait donner un coup de pouce à la vente d’électricité québécoise au sud de la frontière.Avec la collaboration d’Antoine Robitaille Le Devoir L’Europe est bonne élève Dans la première année d’entrée vigueur du protocole e Kyoto, soit en 2008, l’Europe es 27 avait réduit de 11 % ses émissions de GES par rapport au niveau de 1990, soit une réduction de 3 % supérieure à ses engagements légaux, selon le rapport pubhé hier par l’Agence européenne de l’Environnement.En comparaison, au même moment au Canada, les émissions globales dépassaient de ^4 % le seuil de 1990.Celles des Etats-Unis le dépassaient aussi, mais de 17 %.Selon le protocole de Kyoto, les émissions canadiennes devaient plutôt se situer alors à 6 % sous le seuil de l’année de référence internationale.Les 15, qui avaient signé le protocole en 1997, enregistraient fin 2008 une réduction de 6,9 % leurs émissions, alors qu’ils s’étalent engagés à atteindre une réduction de 8 % sous la barre de 1990.Entre 2007 et 2008, les pays européens ont réduit leurs émissions de 1,9 % alors que leur PIB augmentait de 0,6 %.Pour la commissaire européenne au Plan d’action climatique, Connie Hedegaard, cela démontre que pour des gouvernements qui prennent au sérieux le défi climatique, il est possible de faire fructifier l’économie tout en réduisant les émissions de GES de leur pays.Le Devoir Fédération autonome de l’enseignement La grève des enseignants est légale Plus de 300 000 élèves seront privés de cours le 8 juin LISA-MARIE GERVAIS Il y aura finalement grève des enseignants le mardi 8 juin dans les écoles de dix commissions scolaires francophones du Québec, dont celle de Laval, les trois de l’île de Montréal, ainsi que quelques-unes en Qutaouais et en Haute-Ya-maska.En tout, plus de 300 000 élèves (du préscolaire à l’éducation aux adultes) seront privés de cours parce que leurs enseignants sont membres de l’un des neuf syndicats affiliés à la Eédéradon autonome de l’enseignement (EAE), dont les négociations sont dans l’impasse.Appelé à trancher un litige qui portait sur l’in-terprétadon des délais requis pour pouvoir exercer un droit de grève, le Conseil des services essentiels a conclu que la EAE détenait un mandat de grève légal et conforme au Code du travail.La validité de cette grève avait été contestée mercredi par le Comité patronal de négociation des commissions scolaires francophones (CPNCE), qui y avait vu une irrégularité de procédures.«C’est avec beaucoup de satisfaction et de soulagement qu’on a reçu la décision.Le fait qu’on nous donne raison sur le mode de calcul des délais confirme la légitimité et la légalité de notre grève.On ne peut pas être plus heureux», a déclaré Pierre StGer- main, président de la EAE.Il critique la façon de faire du Comité patronal, qui a attendu à la toute dernière minute avant de saisir le Conseil de l’af faire.«Il y avait une volonté d’entraver notre grève et d’entraîner une forme de démobilisation de nos membres.C’était stratégique, croit M.StGermain.Si fêtais un parent, je me questionnerais sur le sérieux des commissions scolaires.» Par ailleurs, la ministre de l’Education, Michelle Courchesne, déplorait hier matin la grève d’un jour de la EAE qui, selon elle, est «nettement prématurée».«C’est leur choix de vouloir faire cette grè-ve-là.Effectivement, les négociations sont à mon avis trop lentes avec la EAE.Il y a eu un médiateur qui a fait un rapport et qui a constaté qu’on a plutôt le sentiment qu’on veut étirer le processus», a-t-elle dit.«Retournons à la table, intensifions nos discussions.Il y a des gains importants qui ont été faits avec la FSE [Eédéradon des syndicats de l’enseignement, qui représente la majorité des enseignants de la province, soit 60 000].[.] Si la EAE n’arrive pas à une entente, ce sont les enseignants de toute la grande région de Montréal qui vont perdre ces moments précieux d’améliorer leur condition et d’améliorer la façon de travailler», a-t-elle ajouté.Le Devoir Dans l’ordre habituel, Marie-Pierre Bouchard (études littéraires), Céline Huyghebaert (études littéraires), Marie-Joëlle Gervals (psychologie) et Catherine Croisetière (psychologie).Hors du pays : Éric Duhaime (psychologie) Nos étudiants au doctorat parmi les_meilleurs_au_pavs; L'UQAM félicite chaieureusement ses cinq doctorants qui reçoivent la plus prestigieuse bourse d’études supérieures au Canada, ia Bourse CRSH Vanier, d’une valeur de 50 000 $ par année pour une durée de trois ans.L’an passé, I’UQAM s’est ciassée au U’ rang des universités québécoises avec trois boursiers CRSH Vanier.uqam.ca UQÀM ^ t> Le 4 décembre 2009, l’Assemblée nationale du Québec a adopté à l’unanimité une motion créant une commission spéciale pour étudier la question de mourir dans la dignité.Cette année, le Parlement québécois sera l’hôte d’un grand débat de société.Soyez des nôtres ! Afin de vous rencontrer, la Commission tiendra des auditions publiques sur cette question à partir de la fin de l’été dans 11 villes du Québec.Exprimez votre opinion sur les divers enjeux entourant la question de mourir dans la dignité, dont les soins en fin de vie, l’euthanasie et le suicide assisté.Trois façons de participer : [ï~| En transmettant un mémoire (tout document écrit) au plus tard le 16 juillet 2010 (citoyennes, citoyens et organismes).En faisant parvenir une demande d’intervention sans mémoire au plus tard le 16 juillet 2010 (réservée aux citoyennes et citoyens).3 En remplissant le questionnaire en ligne.La Commission choisira les personnes et organismes qu’elle entendra lors des auditions publiques dans les villes suivantes : Baie-Comeau, Gatineau, Gaspé, Montréal, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Saint-Jérôme, Sherbrooke et Trois-Rivières.Pour lire le document de consultation sur ce sujet, assister aux auditions publiques ou pour toute autre information : assnat*qc«ca M"'° Anik Laplante Secrétaire de la Commission spéciale Hôtel du Parlement c& 1035, rue des Parlementaires Québec (Québec) G1A1A3 Téléphone ; 418 643-2722 Télécopieur ; 418 643-0248 Courriel ; csmd@as$nat.qc.ca Numéro sans frais : 1 866 DÉPUTÉS (337-8837) yîSSEMBLEErîATIOriALE QUÉBEC Place aux citoyens A 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JUIN 2010 ACTUALITES Séisme en Haïti Un don de semences de Monsanto soulève la colère FABIEN DEGUISE Tous unis contre Monsanto.Une coalition formée de plusieurs organismes caritatifs et écologiques a dénoncé hier un don en semences offert par la multinationale américaine aux agriculteurs haïtiens afin de favoriser la reprise de leur activité, et ce, près de six mois après l’important séisme qui a frappé la Perle des Antilles.Le groupe a voulu ainsi apporter son appui à une manifestation d’agriculteurs qui s’est tenue hier à Haïti afin de protester contre cette «aide intéressée».«Ce n’est pas comme ça, avec des semences qui vont rendre les agriculteurs dépendants de Monsanto, que l’on va aider Haïti à se sortir de la pauvreté, a résumé Jean-Louis Thémis, fondateur de Cuisiniers sans frontières, qui a pris part à cette coalition formée également de Greenpeace, de l’Union paysanne, d’Ac-tion SOS Haïti et du mouvement Peyizan Papay.Ces semences vont contribuer à l’appauvrissement de l’agriculture haïtienne plutôt qu’à son développement sur des bases durables.» Au total, 475 tonnes de graines en provenance des laboratoires du géant américain des biotechnolo^es sont sur le point d’être distribuées dans les prochains mois aux agriculteurs haïtiens par l’entremise de l’Agence américaine de l’aide internationale (USAID).11 ne s’agit pas d’organismes génétiquement modifiés (OGM), a souligné la coalition, mais plutôt de semences hybrides de maïs ainsi que de semences ordinaires d’oignons, de tomates, de choux, de carottes, d’auber- Joint par Le Devoir, Trish Jordan, porte-parole canadienne de la multinationale, a vertement critiqué les accusations des groupes environnementaux, précisant que ce don «était simplement de l’aide humanitaire et rien d’autre».«La livraison de ces semences ne s’accompagne d’aucune obligation de la part des agriculteurs haïtiens et nous tenons à «Ces semences vont contribuer à l’appauvrissement de l’agriculture haïtienne plutôt qu’à son développement gines, de cantaloups, d’épinards et de melons d’eau.Ce don est évalué à 4 millions de dollars par la multinationale.«C’est un cadeau empoisonné, a résumé Lucy Sharratf du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB).Les semences hybrides nécessitent l’utilisation de pesticides et doivent être rachetées chaque année.On ne peut pas réutiliser les mêmes d’une année à l’autre.Ce sont des semences “corporatives” qui vont à l’encontre de la souveraineté alimentaire d’un pays.C’est aussi la porte grande ouverte à l’introduction d’OGM en Haïti, où Monsanto cherche à s’implanter aussi.Et ça pourrait être un autre désastre pour ce pays.» le rappeler sur le terrain.D’ailleurs, la majorité des agriculteurs n’y sont pas opposés», a-t-elle assuré.La coalition, qui a tenu son point de presse devant le consulat général d’Haïti sur le boulevard René-Lévesque à Montréal, a d’ailleurs livré en fin de matinée une lettre au consul, Pierre Richard Casimir, dans laquelle elle déplore le geste humanitaire de Monsanto et incite le gouvernement à s’y opposer.La lettre était accompagnée d’un contenant de semences biologiques, «plus aptes à permettre aux Haïtiens de reprendre le contrôle de leur agriculture», estime Sébastien Rioux, du groupe Haïti une semence, un pays.Le Devoir Adoption: le Québec craint le trafic d’enfants haïtiens ANTOINE ROBITAILLE Québec — Les procédures d’adoption de petits Haïtiens vers le Québec sont bloquées parce que le gouvernement Charest craint que certains d’entre eux ne soient pas des orphelins, mais des victimes de la traite ou du trafic d’enfants.C’est ce qu’a expbqué hier la miitistre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, en Chambre, quelque six mois après le terrible tremblement de terre qui a terrassé la Perle des Antilles.Séisme au lendemain duquel Québec avait pourtant promis de bouger rapidement pour aider les enfants haïtiens ayant perdu leurs parents.La chef péquiste Pauline Ma-rois a déploré hier que, depuis les annonces «souvent très médiatisées» du gouvernement, aucun enfant haïtien n’a été admis pour adoption.Selon elle le gouvernement se complaît dans V«inaction», même en ce qui a trait au programme spécial de parrainage humanitaire.Certes, 126 orphelins ont été accueillis en terre québécoise, mais leurs dossiers étaient déjà pratiquement complétés avant le séisme.Pour parachever ces mesures, l’Assemblée doit d’ailleurs légiférer, d’où le projet de loi 105, dont le principe a été adopté hier en après-midi.Aux accusations de l’opposition, la ministre Thériault a répondu que le gouvernement doit s’assurer avec les autorités haï- 'SP JEAN-PHILIPPE KSIAZEK AGENCE ERANCE-PRESSE La chef péquiste, Pauline Marois, a déploré hier qu’aucun enfant haïtien n’ait été admis pour adoption au Québec.La ministre Lise Thériault réplique qu’elle doit s’assurer auprès des les autorités haïtiennes que les enfants sont de «vrais orphelins».tiennes que les enfants sont de «vrais orphelins».«Le trafic et la traite d’enfants, ça existe réellement» La ministre a soutenu que d’autres pays, dont la France, ont décidé «de ne pas autoriser de nouvelles adoptions» et se borneront à traiter les dossiers déjà ouverts avant les événements.Mme Thériault, la veille à TVA, avait laissé entendre que les retards étaient causés par un moratoire prononcé par les autorités haïtiennes, ce que le consul d’Haïti avait démenti en journée jeudi.Hier, elle a nié avoir parlé d’un moratoire et a précisé que la loi haïtienne sur l’adoption est très difficile à appliquer étant donné que l’Administration haïtienne est exsangue.Sans compter que les parents potentiels peuvent difficilement se rendre là-bas compte tenu du «pillage», de «l’instabilité politique» et du «danger de se promener seul».Mme Thériault rencontrera les dirigeants de l’Institut du bien-être social et de recherche QBESR) , organisme chargé de l’adoption internationale en Haïti, au début de juillet, pour accélérer le règlement des dossiers.Le Devoir Les aides domestiques du Québec seront protégés par la CSST MARTIN OUELLET Québec — Les gardiennes d’enfants et les femmes de ménage pourront désormais, à la charge de leur patron, profiter du régime de santé et de sécurité du travail.Déposé hier à l’Assemblée nationale, le projet de loi 110 modifie le régime actuel pour accorder aux travailleurs domestiques la protection de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).Une fois adoptée, la loi 110 permettra aux aides ménagères et aux gardiennes d’enfants de se prévaloir d’un retrait préventif en cas de grossesse ou de recevoir des prestations advenant un accident de travail.«C’est un geste humanitaire que l’on pose aujourd’hui pour protéger ces travailleurs qui, peut-être dans certains cas, sont maltraités.Je pense aussi que c’est une bonne occasion de dire aux employeurs qu’ils doivent respecter les lois», a dit le ministre de l’Emploi et ministre du Travail, Sam Hamad, en point de presse.Pour être admissibles, les travailleurs domestiques devront être engagés sur une base régulière d’au moins 24 heures par semaine.Selon les estimations de la CSST entre 3000 et 6000 personnes pourront bénéficier des mesures prévues à la loi.Quant à la facture refdée au particulier-employeur, elle pourrait atteindre environ 1000 $ par année, a indiqué Pierre Turgeon, porte-parole de la CSST.Le montant de la cotisation sera déterminé avec précision après l’adoption du projet de loi, vraisemblablement à l’automne.Ce projet de loi était «réclamé depuis longtemps par différentes associations de domestiques», a tenu à préciser M.Hamad, qui a présenté la pièce législative.En fait, le gouvernement subissait une forte pression en faveur de cette mesure depuis la publication, en décembre 2008, d’un avis de la Commission des droits de la personne jugeant «discriminatoire» l’exclusion des aides domestiques dans les dispositions de la loi sur les accidents de travail.Le Québec est la quatrième province canadienne à accorder une telle protection aux travailleurs domestiques après l’Qntario, la Colombie-Britannique et le Manitoba.Le Québec va cependant plus loin que l’Qntario en offrant aux travailleuses domestiques la possibibté de se prévaloir d’un retrait préventif.La Presse eanadienne porter raffinée sur toute la ligne Mettez les voiles vers Halifax.Cap direct sur Halifax.Deux vols Porter directs par jour.De Montréal.Dès le 25 juin.Ill Vols au départ de Montréal.Réservez avant le 9 juin.TORONTO 23 par jour HALIFAX Dès le 25 Juin ST.JOHN’S Dès le 25 juin SUDBURY THUNDER BAY BOSTON CHICAGO NEW YORK 89* $ 119* $ 159* $ 149* $ 140* $ 149* $ 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partage des eaux entre le Québec et les autres provinces SOURCE MINISTERE DES RESSOURCES NATURELLES DU QUEBEC/ERANÇOISE ABBATE On dénombre un demi-million de puits gaziers aux f Etats-Unis, répartis dans 32 États Réservoir Gaine de béton pour protéger les nappes d'eau Camion pompe Nappe phréatique Un puits est foré - verticalement jusqu'à la couche de schiste puis horizontalement dans le schiste.(^Un camion pompe injecte de l'eau, du sable et des produits chimiques à haute pression jusqu'au schiste, ce qui le fracture.Bassin ^^Le gaz naturel est entreposé dans un réservoir puis transporté par gazoduc.L'eau et les produits toxiques sont récupérés dans un bassin de rétention.Schiste (^Les grains de sable maintiennent les fissures ouvertes et permettent au gaz de schiste d'entrer dans le puits et de le remonter.PHOTO lUNEX Fissures ERANÇOISE ABBATE ENVIRONNEMENT L’exploration plus importante que les risques L’ouverture d’une mine demande une étude d’impact, mais pas l’exploitation de gaz et de pétrole LOUIS-GILLES FRANCŒUR AU Quél?ec comme aux Etats-Unis, l’importance de l’exploration et de l’exploitation de puits de pétrole ou de gaz naturel semble à plusieurs égards inversement proportionnelle à leurs impacts environnementaux potentiels.Quand Hydro-Québec a voulu commencer à explorer les fonds du gobe Saint-Laurent, Québec s’est résigné à demander au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) de déterminer les enjeux environnementaux et les risques de transport maritime de cette activité.Depuis ce rapport, Québec a lancé quatre études majeures, décrété un moratoire, tiendra une audience générique et présentera un projet de loi l’automne prochain pour encadrer cette industrie.Reste à savoir si ce projet de loi suscitera un trans-lert des pouvoirs de l’Environnement vers le ministère des Ressources naturelles et de la Eau-ne (MNRE), soit le promoteur ministériel de cette industrie.Mais les 462 permis déjà accordés par Québec à 27 entreprises pour prospecter les schistes gaziers et le pétrole de la vaUée du Saint-Laurent n’auront cependant lait l’objet d’aucune étude globale et préalable de leurs impacts écologiques et sociaux, et encore moins d’un moratoire d’ici à ce que les moyens de les atténuer aient été déterminés ou, mieux, débattus publiquement.Si Québec le faisait, il éluderait sans doute la question principale, comme dans le dossier de l’exploration maritime, à savoir: a-t-on besoin de ce pétrole et de ce gaz maintenant ou s’il ne prendrait pas davantage de valeur à rester dans le sous-sol au profit des générations iitures?Le cas étasunien Qn dénombre un demi-mil-lion de puits gaziers aipc Etats-Unis,,répartis dans 32 Etats.Le seul Etat de New York en compte 6600 et 4400 dans son seul comté de Chatauqua, où, la nuiL les torchères offrent un spectacle autrement plus dérangeant que les éoliennes qui en irritent quelques-uns au Québec.Il faut dire que l’administration Bush a lait la part belle à l’industrie du gaz quand l’extraction par fracturation des schistes gaziers a démarré sur une haute échelle, il y a dix ans environ.La Maison-Blanche a alors soustrait cette activité aux lois sur l’accès à l’information, sur la qualité de l’air et de l’eau et aux règles qui protègent les nappes d’approvisionnement en eau potable.Depuis, plusieurs sociétés ont été convaincues d’utilisation de produits aussi toxiques que le diesel pour fracturer des strates profondes de schistes gaziers.De plus, une enquête du grpupe Propublica a recensé aux Etats-Unis plus de 1000 incidents et accidents liés à l’exploitation des puits.Quant à l’Environmental Protection Agency (EPA), elle a avant d’ouvrir une mine importante.Mais notre réglementation sur l’évaluation des impacts environnementaux n’exige aucune étude d’impacts, ni d’audiences publiques pour les «travaux assujettis au Règlement sur le pétrole, le gaz naturel, la saumure et les réservoirs souterrains».Les autorisations du ministère du Développement durable, de l’En- Des études réalisées dans l’État de New York ont démontré que des boues sont parfois d’une radioactivité suffisante pour poser des problèmes de sécurité établi par une étude 12 cas de contamination d’eaux souterraines liés à l’exploitation des gaz de schistes.Et l’EPA a lancé ce printemps une vaste étude pour établir l’encadrement administratif qui s’impose.Pendant ce temps, le comité de la Chambre des représentants sur l’énergie et l’environnement a lancé sa propre enquête et le Congrès a été saisi d’une proposition de moratoire législatif sur les projets autorisés d’ici à ce qu’une réglementation complète soit élaborée.Et au Québec?Au Québec, la réglementation impose une étude d’impacts -O) (O^rD RÉPUDUQUE Française Consulat général de France à Québec noçinema Jérome Joy Vernissage et performance en collaboration avec Magali Babin le16juinà21H00 istallation du 16 au 20 juin de 21HOO à 22H00 NOCINEMA est une production en collaboration avec Magali Babin, DinahBird, Christophe Charles, Yannick Dauby, Chantal Dumas, Emmanuelle GIbello, Jérôme Joy, Luc Kerléo, Alain Michon et Jocelyn Robert.vironnement et des Parcs (MDDEP) sont délivrées sur la base d’échanges privés et confidentiels avec les ingénieurs des promoteurs.La population est informée quand la machinerie se présente sur le terrain même si plusieurs MRC, groupes écologistes et comités de citoyens réclament à répétition un moratoire sur les projets autorisés par le MRNP jusqu’à ce qu’on ait déterminé les moyens d’atténuer leurs impacts.Comme on le fait pour les baleines du golfe.L’industrie du gaz soutient qu’elle fracture le sous-sol terrestre depuis 60 ans sans qu’il y n’ait jamais eu un seul cas d’impacts démontré.En réalité, cela est vrai pour les puits de méthane forés à la verticiale.Par contre, la technologie qui autorise désormais les forages latéraux est de plus en plus sophistiquée mais plus risquée, comme dans le golfe du Mexique.Les forages sont de plus en plus profonds et on pratique de plus en plus de fractures à partir du même site, comme on ouvre de nouvelles galeries dans les mines.Les forages et les fractures provoquées par d’énormes pressions s’étendent dans plusieurs directions et à différentes profondeurs à partir d’une même tête de puits.Une opération de fracturation exige l’injection d’environ deux millions de litres d’eau — l’équivalent d’une piscine olympique — de sable et de produits chimiques divers pour éclater sous pression les schistes friables et ainsi collecter le gaz le plus loin possible autour de la veine.Le sable sert à écarter les schistes que la pression a soulevés.Les produits chimiques souvent toxiques sont utilisés pour tuer les bactéries et peufraliser la corrosion.A l’énorme ponction dans les eaux de surface s’ajoute l’impact des eaux contaminées extraites durant le forage ou éjectées après la fracturation, soit de 20 à 40 %.Le forage à lui seul produit des tonnes de déchets minéraux, mêlés aux produits qui protègent les têtes de la foreuse.Les volumes sont d’autant plus importants que ces puits de 15 à 25 cm de largeur s’enfoncent jusqu’à 2,5, voire 3 km.Ces forages répétitifs génèrent quantité de boues, souvent riches en métaux lourds toxiques, qu’on entrepose dans des bassins de surface avec leurs eaux contaminées, dont les fuites peuvent contaminer les nappes souterraines ou les cours d’eau.Des études réalisées dans l’État de New York ont aussi démontré récemment que ces boues sont parfois d’une radioactivité faible mais suffisante pour poser des problèmes de sécurité.Au Québec, aucune étude connue n’a examiné cet aspect.Certaines sociétés d’e^lora-tion proposent aux municipalités de traiter leurs eaux usées même si aucim traitement de ce type ne peut capter les métaux lourds et les radionucléides, s’il y en a.Les risques de contamination des eaux souterraines sont en principe limités au Québec par une norme de distanciation des puits d’eau potqble (200 mètres) alors que des États voisins, comme New York, ont décrété des moratoires sur toutes les zones d’approvisionnement en eau po-tabje des villes.Émissions atmosphériques, impacts divers sur les cours d’eau, iiites de radon ou d’hydrogène sulfuré, accidents légers ou importants comme des incendies ou l’explosion de puits ou de gazoducs, perte de capacité agricole, absence de baux types pour l’utilisation des terres, absence de normes sur la restauration intégrale des lieux, examen des coûts directs et indirects pour les corps publics, rien de tout cela n’a encore fait l’objet d’une évaluation indépendante avant que les foreuses, beaucoup moins élégantes que les éoliennes, ne fassent partie du visage de la vallée du Saint-Laurent Le Devoir CoGkfail annuel Cocktail annuel des anciens et anciennes de Brébeuf Jeudi 10 juin 2010 à l'Ancienne Ghapeiie du Goilège 16 h Visite du nouveau complexe sportif, ie paviilon Coutu 17 h Assemblée générale (B3-05) 18 h Cocktail annuel (B3-26) ACIB Association ^ des Anciens otArcfonnes du
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