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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2010-05-21, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 MAI 2010 “ CULTURE — Cinq toiles de maîtres volées à Paris rS Page B 2 ZEITGEIST C’est quoi ton look?Page B 10 PHOTOS ALEXANDRE CV Un paradis revisité La nouvelle galerie d’art contemporain Espace Projet présente une expo de photos réalisées en Polynésie Comme bien d’autres quartiers montréalais, Villeray se transforme, s’adapte, s’éprend des nouvelles tendances.Restes à la mode par-ci, la mode des spas urbains par-là.Et pouf! Voici, dans la rue du même nom, une première galerie d’art contemporain.Une vraie, portée davantage par l’intérêt de la démarche artistique que par les profits d’une éventuelle vente d’œuvres.Notez-le bien: entre deux expos, le petit local à l’angle de la rue Drolet est vide, les murs sont nus.JÉRÔME DELGADO Espace Projet, art contemporain + design a ouvert ses portes il y a huit mois, mais ce n’est que demain que sera inaugurée la véritable première exposition de son cru.Jusque-là, les artistes exposés louaient l’espace.«Nous n’avons aucune subvention.Il fallait bien payer les dettes», dit prqsque en s’excusant Eric Aubertin, l’artiste derrière la nouvelle enseigne.De grands paysages idylliques, photographies d’un artiste en début de carrière, Alexandre Cv, composent cette première.Elle correspondent bien à l’esprit «nouveaux territoires» d’Es-pace Projet.Et in Arcadia ego, le titre de l’exposition choisi comme un clin d’œil à la période classique de la peinture (et l’emprunt à un célèbre tableau de Nicolas Poussin), nous mène en Polynésie, là où le bleu de la mer, les cabanes sur pilotis et l’abondance de la flore font rêver.Ces images cartes-postales ne peuvent pourtant être destinées à une publication touristique.Elles décrivent peut-être un paradis, mais un paradis de désolation.«Hôtels de luxe abandonnés de Vile de Huahine», dit.C’est l’esthétique de la ruine qui a attiré Alexandre Cv vers ces contrées lointaines en petits caractères le sous-titre de l’expo.Toits effondrés, piscines à l’eau souillée, planchers abîmés.Seuls des chiens errants semblent tirer profit des lieux.Les cuisines, elles, ont l’apparence de morgues.C’est l’esthétique de la ruine qui a attiré Alexandre Cv vers ces contrées lointaines, un peu à la manière de Robert Polidori.Mais lui qui a une formation en design de jardins, ce qui le pousse à photographier, ce n’est pas tant les architectures comme telles que l’envie de réfléchir aux rapports qu’on entretient avec la nature.D’observer sur elle l’empreinte des gens.«Je n’ai pas voulu faire un documentaire sur ces paysages et recenser des hôtels de luxe, dit-il.Je trouve ça beau, la végétation qui repousse, de voir comment la nature reprend ses droits.» Huahine, surnommée «Vile mémoire», est reconnue pour ses vestiges archéologiques.Les photos d’Alexandre Cv, en pointant des ruines plus récentes «d’hôtels à l’abandon depuis dix ans», mettent en lumière cette colonisation du tourisme de luxe qui tourne le dos aux cultures ancestrales.«Les gens sont fiers de la gloire de leur île, de l’image carte-pos- tale, mais il y a un malaise devant ces hôtels.Les Polynésiens sont assez kitsch.Le bungalow Robinson Crusoé, du genre “on est au bout du monde”, les a servis.C’est sacré.» L’artiste ne compte pas s’arrêter à ce genre de voyage en contrastes.Il prépare un séjour en Corse où il compte visiter des mines abandonnées.S’il ne sait pas trop ce qui en résultera, il ne veut surtout pas refaire du Ed Burtinsky, dont il admire, par ailleurs, les photos confrontant beauté du paysage et désastre social.S’il voyage autant, explique Alexandre Cv, c’est pour «affûter» son œil.Pour apprendre à regarder ce qui l’entoure.Dans sa mire depuis trois ans, le Marché Jean-Talon ne se laisse pas photographier à son goût.«Je n’arrive pas à faire ressortir cette présence humaine»,, A\i-A.L’exotique Villeray, Eric Aubertin la connaît bien, lui.Il y habite.Et c’est pour ça qu’il a choisi d’y faire des affaires.Il est aussi convaincu que le quartier sera le nouveau Mile-End.Les artistes, croit-il, fuient de plus en plus ses hausses de loyer.Villeray et le secteur industriel de Chabanel, un pas vers le nord, seront les nouvelles Arcadia.Espace Projet s’est d’ailleurs bâti sur les vestiges d’autres vies.Hier un bureau d’architectes, avant-hier un salon de coiffure.«On a même trouvé des cheveux, dit le jeune galeriste.Et des bigoudis des années soixante-dix.» La galerie de la rue Villeray se veut aussi un établissement de médiation culturelle: conférences, discussions et, une fois par mois, des projections de films «qu’on ne voit même pas dans les cinémas de répertoire».Le local, tout petit soit-il, peut accueillir une vingtaine de personnes.«J’aimerais faire un genre de Minus Space, admet Eric Aubertin, une galerie, comme celle de New York, spécialisée dans l’art de la réduction, dans le néoplasticisme.» Pour se faire voir.Espace Projet ouvre large.Et ça semble marcher.L’imminent Festival TransAmériques (FTA) s’arrêtera ici.La galerie est une des adresses que visiteront ceux qui expérimenteront la marche «Tu vois ce que je veux dire?» Un animateur les accueillera et leur présentera l’expo.Le hic, c’est que les gens passeront les yeux bandés.Sauront-ils, une fois le FTA consumé, où se trouve ce nouveau paradis?Collaborateur du Devoir ¦ Et in Arcadia ego, d’Alexandre Cv, Espace Projet, art contemporain + design, 353, rue Villeray, Montréal, à partir de demain jusqu’au 3 juin.Cl et a Samedi câlin Ah! Ce qu’on envie la ville de Québec d’accueillir demain le rassemblement de câlins de Patrick Grouk, probablement la sortie la plus remplie d’amour du week-end.En gros, c’est un pique-nique ultra relax où on se retrouve pour jouer au aki, chanter, danser, s’embrasser, se lancer un freesbee, jouer du tam-tam pour essayer d’accompagner les Bas-Blanc de Groulx qui y présenteront un spectacle.L’humoriste promet plusieurs surprises en après-midi.S’il faut une raison pour profiter, peinards, du long week-end, en voilà une fort sympa.Sur les plaines d’Abraham, près du kiosque Edwin-Bélanger, de 13h à 15h.www.patrickgroulx.com.Musique de gaug Un rassemblement à Sherbrooke regroupe les meilleurs musiciens canadiens.Pour sa 8L édition, le Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec réunit ce week-end 9672 musiciens provenant de tout le Québec, d,e l’Ontario et de rile-du-Prince-Edouard (ensemble, ils forment 275 stage bands, harmonies, orchestres symphoniques, ensembles à cordes et drumlines), et jusqu’à dimanche, ils joueront le tout pour le tout pour décrocher les honneurs.Les spectacles se déroulent à l’Université de Sherbrooke.En primeur cette année: il sera possible de voir et d’entendre l’intégralité des compétitions sur le site officiel du festival: www.festivaldesharmonies.com.Perdre la carte Depuis dk ans, le Labyrinthe du Hangar 16 situé dans le Vieux-Montréal propose des parcours à travers des dédales de couloirs parsemés de défis physiques et intellectuels pour les jeunes.Cette année, il se donne la mission de sauver la Terre de son autodestruction et demande l’aide d’apprentis magiciens dans son nouvel itinéraire S.O.S Terre.Puisque le labyrinthe est recouvert, les visiteurs peuvent s’y amuser même lorsque le ciel est menaçant.www.labyrintheduhangarl 6.corn.¦n A A A A A 1 Beeeee ! Du côté d’Ottawa, ce long week-end, on apprend à tondre les moutons au Musée de l’agriculture du Canada.L’activité familiale annuelle enfile les démonstrations de tontes et les visiteurs pourront voir à l’œuvre des chiens bergers ou faire l’essai du tricotage avec les conseils des tricoteuses du Knitting Guild of Ottawa.Une foule d’autres activités sont au menu et on profite de sa visite pour voir l’exposition sur les tracteurs et les abeilles, tiens.De samedi à lundi, www.agricul-ture.technomuses, ca.Ça prend du toupet Le salon de coiffure Oblic salon Urbain, à Montréal, se mobilise contre le cancer et ce dimanche, de 12h à 17h, tous ses profits seront versés à un organisme supportant les personnes atteintes et leurs familles.On en profite pour rafraîchir sa coupe, se faire une mise en plis ou même s’offrir un combo shampoing-massage, juste pour la cause.^ 514 842-1111.Emilie Folie-Boivin B 2 LE DEVOIR LE VENDREDI 21 MAI 2010 WEEK-END CULTURE MEDIAS Impasse dans l’impasse à TVA STEPHANE BAILLARGEON est «non, merci».Le syndicat des employés de TVA rejette l’offre dite de statu quo présentée par la direction pour régler l’impasse dans le renouvellement de la convention collective.La décision s’appuie sur une volonté de «moderniser» la convention afin de l’adapter aux mutations profondes du travail dans le secteur, de protéger les emplois comme la diversité des sources d’information.Bref, pour le syndicat, c’est le statu quo et ce qu’il permet maintenant comme plus tard qui pose précisément problème.«Rappelons-nous que le statu quo est en deçà de ce qui est ac- ceptable si Von veut maintenir nos emplois dans l’avenir», écrit aux membres le président du sjmdicat Réjean Beaudet, dans une lettre datée d’hier dont Le Devoir a obtenu copie.«Des changements technologiques majeurs ont lieu depuis plusieurs années et sont toujours en cours.[.] Ainsi, sans une modernisation de la clause de juridiction de notre convention, il n’y a pas de vrai engagement de TVA envers nous et des dizaines d’emplois pourraient s’envoler en fumée.» La lettre parle aussi d’une «organisation du travail déficiente» où «la précarité devient la norme».Les employés temporaires constitueraient déjà 45 % de la force de travail à TVA Montréal.Le président Beaudet ajoute vouloir «garantir l’indépendance des salles de nouvelles par rapport aux sources extérieures, entre autres l’agence QMI».La veille, mercredi, Pierre Dion, président et chef de la direction de TVA, écrivait aux quelque 800 sjmdiqués pour annoncer le dépôt d’une proposition de règlement.«Une proposition qui vise une reconduction intégrale (statu quo) de la présente convention collective pour une période de trois ans avec en plus des augmentations salariales selon l’indice des prix à la consommation (IRC) avec un minimum de 1,5 % et un maximum de 3 %», précisait le président Dion.Les négociations devant un conciliateur ont été suspendues par la partie sjmdicale la semaine dernière, après 13 séances de travail jugées infructueuses depuis le début de l’année.Le Groupe TVA avait alors déposé des demandes prévoyant la fusion des salles de rédaction des chaînes LCN, TVA et Argent et l’exclusion des nouvelles plateformes de la convention.L’offre patronale du statu quo évoque la nécessité de négocier une «paix industrielle» afin de «rester focalisé sur le développement de l’entreprise», numéro un dans son secteur.Le syndicat annonce une assemblée générale d’information «dans les prochains jours» afin de rediscuter de stratégie de négociation.Le Devoir Vol de cinq tableaux, dont un Picasso et un Matisse, dans un musée à Paris Paris — Cinq tableaux de maîtres, dont un Matisse et un Picasso, estimés par la mairie de Paris à quelque 100 millions d’euros, ont été volés dans la nuit de mercredi à hier au Musée d’art moderne de la ville, lors d’un casse qui relance la question de la sécurité dans les musées français.Une première évaluation, de source judiciaire et de sources proches de l’enquête, avait fait état d’un préjudice de 500 millions d’euros, montant ramené par la suite par la marie de Paris à une fourchette de 90 à 100 millions d’euros.Les toiles de Pablo Picasso {Pigeon aux petits pois), d’Henri Matisse {La Pastorale), de Georges Braque {L’Olivier près de l’Estaque), de Fernand Léger {Nature morte, chandeliers) et d’Amedeo Modigliani {La Femme à l’éventait) ont disparu.L’absence des tableaux a été constatée vers 4h50 GMT, avant l’ouverture des portes du musée, situé dans le XVP arrondissement de Paris.Les responsables ont constaté qu’une fenêtre du musée avait été brisée et un cadenas, cisaillé.Un enregistrement des caméras de surveillance du musée a révélé qu’une personne s’était introduite dans l’établissement par une fenêtre.Des spécialistes de la police scientifique et technique ont relevé des indices sur la vitre fracturée.Ils ont également soigneusement emballé des cadres de tableaux vides, ce qui laisse supposer que les voleurs ont découpé les toiles avant de les emporter.Selon des sources proches de l’enquête, «une série de dysfonc- BENOIT TESSIER REUTERS Cinq toiles de maîtres, d’une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars, ont été volées au Musée national d’art moderne de la ville de Paris dans le XVP arrondissement.Un dysfonctionnement du système d’alarme avait été signalé fin mars dans une partie des salles du musée, selon la mairie de Paris.tionnements» (défauts d’alarme et de surveillance), qui nécessitent des investigations supplémentaires, ont été mis au jour.La police s’est inquiétée à plusieurs reprises du manque de protection des musées français.Parmi les plus récents vols de tableaux en France figurent Les Choristes d’Edgar Degas, volé en décembre dernier au musée Cantini de Marseille, estimé à 800 000 euros.En juin dernier, un carnet de dessins signés Picasso, estimé entre trois et huit millions d’euros, avait été dérobé au musée Picasso à Paris, pendant des travaux de rénovation.Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s’est déclaré «particuliè- rement attristé et choqué de ce vol, une atteinte intolérable au patrimoine culturel universel de Paris».Sitôt le vol coimu, le signalement et la photo des tableaux ont été diffusés, comme l’exigent les procédiues en la matière, sur toutes les bases de données policières existantes dans le monde, via Interpol.L’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), service de police judiciaire spécialisé depuis 1975 dans ce domaine, alimente une base de données, baptisée Treima (Thesaurus de recherche électronique et d’imagerie en matière artistique), qui recense quelque 80 000 images d’œuvres d’art disparues.Interpol, de son côté, tient une base identique recensant environ 26 000 images des «œuvres d’art les plus recherchées dans le monde».Comme c’est le cas à chaque vol d’œuvres d’art de grande va-leiu, les policiers vont s’intéresser à plusieurs pistes, comme celle du vol au profit d’un très riche collectionneur ou celle d’un chantage à l’assurance (argent contre restitution des toiles).Le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, ouvert en 1961, abrite plus de 8000 œuvres illustrant les divers courants de l’art du XX® siècle (fauvisme, cubisme, nouveau réalisme).Agence France-Presse Des artistes dénoncent le gel des acquisitions d’œuvres d’Hydro-Québec « Des mesures à courte vue » EREDERIQUE DOYON Le Regroupement des artistes en arts visuels (RAAV) dénonce la décision d’Hydro-Québec (HQ) de suspendre ses acquisitions d’œuvres d’art pour un temps indéterminé.11 réclame l’intervention de la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, en faveur des artistes, tant auprès de HQ que de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, qui a récemment sabré ses budgets d’acquisition d’estampes.L’association, qui représente environ 3500 artistes, qualifie ces gestes de «mesures à courte vue qui pénalisent inutilement tout un milieu artistique et le public québécois», selon un communiqué diffusé cette semaine.Du coup, les collections publiques s’appauvrissent.Le RAAV déplore que la révision des dépenses à la baisse, légitimement demandée par le gopvernement à ses sociétés d’Etat, se fasse «sur le dos des artistes, qui sont parmi les plus mal pris de la société québécoise», affirme sa présidente.Lise Létourneau.«On a très peu de sièges sociaux à Montréal, toutes les déci- sions [sont] prises à Toronto, alors si ceux qui restent ne font plus d’acquisitions, ce sont les artistes locaux qui écopent», renchérit Réal Olivier Lanthier, président de l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC), en rappelant que les artistes figurent parmi les plus touchés par la crise.Autre écho, Robert Hébert, commissaire d’expositions photographiques, tçouve le geste de la société d’Etat «d’autant plus attristant qu’Hydro-Québec était une des rares corporations québécoises à acheter des photographies», écrit-il dans le Bulletin des photographes internautes du Québec.Le Devoir révélait lundi qu’Hydro-Québec mettait son fonds d’acquisition en veilleuse jusqu’à la fin de l’examen budgétaire réclamé par Québec.Le fonds, actif depuis les années 1960, s’élevait à 200 000 $, ce qui comprend les sommes allouées à la restauration des œuvres.Les quelque 1000 pièces de la collection décorent les bureaux de HQ et sont parfois prêtées à des institutions muséales.Le Devoir MUSIQUE CLASSIQUE Festivals en 3D CHRISTOPHE HUSS La chanteuse Leila-Marie Chalfoun a annoncé hier la tenue d’une fin de semaine dédiée à l’art Ijuique à Saint-Eus-tache, les 23,24 et 25 juillet.Pompeusement qualifié de «premier festival estival au Québec voué à l’opéra», le Ees-tivalQpéra de Saint-Eustache ne présentera pas d’opéra, mais trois soirées thématiques.Le vendredi 23 sera consacré à Jacques Qffenba-ch avec des airs de La Belle Hélène, La Périchole, La Vie parisienne, La Grande Duchesse de Gérolstein et les Contes d’Hoffmann.Leila Chalfoun, Chantal Lambert, Marianne Lambert, Thomas Macleay, Sylvie Sullé et Mario Hacquard seront accompagnés par 13 musiciens.La soirée de samedi sera dédiée aux chansons poétiques, romantiques, cocasses et grivoises du Montréalais Lionel Daunais (1901-1982).Le dimanche 25 juillet en après-midi, la promenade Paul-Sauvé résonnera (gratuitement) d’airs d’opéras italiens (renseignements: ® 514 241-7226).Qui veut aller voir un opéra au Québec cet été ira aux Concerts populaires du Centre Pierre-Charbonneau le 30 juin.Yannick Nézet-Séguin y présentera Don Giovanni de Mozart en version de concert avec la crème de la relève vocale du pays.Les Concerts populaires se tiendront par la suite tous le^ mercredis jusqu’au 4 août.A noter, le 14 juillet, une soirée de grands airs d’opéras français par Marianne Piset et Marc Hervieux.L’Qrchestre métropolitain sera alors dirigé par Alain Trudel (renseignements: s 514 899-0644, poste 202).Les mercredis égalemenf du 30 juin au 18 août, se tiendront les concerts intimes et bucoliques de la Maison TresÜer.Le jeune violoncelliste Stéphane Té-trault s’y présentera le 7 juillet, le Quatuor Cecilia le 21, avant deux concerts de piano: celui d’Anton Kuerti, le 28 juillet, et celui de Serhiy Salov, le 4 août (renseignements: ® 450 455-6290).Le Devoir A LA TELEVISION I Le Téléjournal SHREK 2 (2004) Amour, haine/1942-1943 Vérité et guerre totale Le Téléjournal Des kiwis et des hommes / Jean-marie | Descôteaux, Marie Eillion TVA Nouvelles Le cercle Caméra témoin VLOGhors série Du talent à revendre Esprits criminels / Le prix de l'ambition TVA Nouvelles 22h45 Denis Lévesgue 23h45 TRAQUER (1998) avec I Patrick Swayze, Randy Travis Kaboumi Tactik Tactik Chabotte et fille A la di Stasio/ Les rôtis/ Jacgues Robert Belle et Bum / Marjo , Jonathan Painchaud 2046 (2006) avec Ziyi Zhang, Takuya Kimura, Tony Leung I La guerre des clans Atomes crochus Mon oncle Charlie Rire et délire iToutle monde aime Raymond Californication 1 Drôle et sexy L'attague à 5 Drôle et sexy Call TV 1 RDI monde RDI économie 24 heures en 60 minutes Grands Report Imax Le Téléiournal RDI économie Le National Le Téléiournal 24 heures I 17h50 Champion Journal ER Partir Autrement Splendeurs des mers Nouvelle-Calédonie Club social TV5 le journal 23h35 Les invincibles I I Le grand rire 2004 Partie 3 de 3 Experts en crime Motards hors-la-loi Eaux troubles du crime Alliance meurtriè / Séguestrée Gangland / Gangster Américain Culture du X I ByeMaison Cuisinez Louis Décore ta vie Airoldi-sortie 1 Airoldi maison 1 Changez déco César parle chiens ByeMaison Ma maison Maison en otage Cinéma |l7h30 Palmarès Décompte MusiguePlus RikkietVikki CélibsetBi Tila Célib et Bi Coup de rock Punk'd Stais Les années/Les Colocs Le grand décompte MusiMax Génération 2000 / 2000 Présentation Musimax Présentation Musimax Hollvwood Inc I Le bal7 Ca plane VRAKIavie Grenade^ 1 Dans le trouble lEamille parfaite Deg rassi iDegrassi 70 Changement ErankGirard Pan Club Hois d'ondes Les Simpson Iron Man Spider-Man Batman Wolverine X Star Wars Les Simpson iMARSATTAQUEi (1996) avec Annette Benning, Glenn Close, Jack Nicholson Les Simpson Sports 30 Images/sec Canadiens 1LNH Hockey San José vs Chicago (D) Sports 30 LCH Hockey - Coupe Memorial Tragédies/Alcool au volant Si j'avais un char Dans le secret des villes NCIS enguêtes / De sang froid LE BAGARREUR (1975) avec James Coburn, Jill Ireland, Charles Bronson I Cormoran / Grève à la fonderie Quelle famillei Rumeurs Anne - pignons verts C'est juste de la TV / Lise Dion 1 Comme magie Grandes entrevues / Dany Boon Cinéma Les experts/Mea Culpa LA Enguêtes prioritaires Meurtres au soleil Protection de témoins La loi et l'ordre Crimes sexuelsl Nip/Tuck Berlin, Berlin La porte des étoiles S'coucher Jobs de bras 1 Le cobaye 1 Les tripeux Péril en haute mer Chasseurs de fantômes / L'Hôtel Stanley Les tripeux Pk Head's Up |l7h30 Terre TV Campus CursUS-santé Mini-enviro I La garde partagée Démocratie RévolutionTranguille CORIM 1 Pour tous les jardins du monde Le globe cooker/Thallande 1 Guide restes VOIR Hell's Kitchen Les nouveaux explorateurs de la pêche ISidlescien Caillou Panorama documentaire 20h05 Eemmes du Moyen-âge PAROLE ET UTOPIE (2000) Renato Di carmine Makusham 23h35 Volt Presse rebelle ¦iIlilJililiMl7h35 COMPLOT MORTEL (1997) Mel Gibson 1CHEECH ET CHONG, LA SUITE (1980) 121h40 J'EN SUIS' (1997) avec Patrick Huard, Roy Dupuis 23h25LASOIEDUMAL | |l7h20 CONTRE TOUT DOU 19h10 ESSENCE (2009) Jason Bateman |20h45Cinéjour PANDORUM (V E ) (2009) Dennis Quaid 22h50 LE TRANSPORTEUR 3 (2008) Jason Statham | |l7h30 Pékin De Cancale à nie d'Ouessant Cathedral Rock Titans des océans Elore et le lac Atitlan Porteuses d'eau La chute du mur de Berlin Gagnants crise Mémoire P Vert tendre Le 9 5 Le Lab BoxeRock Le guide de l'auto Gala Juste pour rire BoxeRock Mémoire P |l7h00News Coronation St 22 Minutes fr laugh gag Ron James Back Home the fifth estate CBC News The National 22h55CBCNews/23h05The Hour Ghost liUüllHSlNews eTalk Access H Ghost Whisperer Medium The Bridge/Chain of Pools News CTV News 0h05 CSI NY News 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occasion de voir ou revoir le numéro 2, alors que Shrek faisait connaissance avec sa royale belle-famille.Radio-Canada, 19h SPLENDEURS DES MERS Les splendeurs en questions, ce sont les yachts luxueux de multimilliardaires, chics, confortables et remplis de bidules technologiques dernier cri, qui parcoiuent les routes maritimes partout siu la planète (sauf peut-être un peu trop près de la côte somalienne.) TV5, 20h THE EIFTH ESTATE Earl Jones : In Trust L’émission d’affaires publiques se penche siu l’affaire Earl Jones en cherchant à comprendre comment ce «criminel en cravate» a pu éviter de se faire prendre pendant une vingtaine d’années.CBC, 21h 2046 Un autre très beau film de Won Kar Wai, dans la même veine esthétique et thématique que Les Mouvements du désir, auquel il emprunte d’ailleius le personnage principal, interprété par Tony Leung.Télé-Québec, 22h30 Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable LE DEVOIR LE VENDREDI 21 MAI 2010 B 3 1^ 111 U MA ^ t ' Le point r«uge Der R«te Punkt Êit»s&=^ EN EXCLUSIVITE rssfHÊStssNi® —“ AU CINEMA CINEPLEX DIVERTISSEMENT - - À l’affiche cette semaine SOURCE: MÉDIAFILM.CA THE CRY OF THE OWL Grande-Bretagne, 2009, 99 minutes Thriller de Jamie Thraves avec Paddy Considine, Julia Stiles, Caroline Dhavernas.En instance de divorce, un employé d’une société d’aéronautique se met à fréquenter une jeune femme qu’il épiait depuis quelques jours.Mais il est ensuite pris à partie par l’amant éconduit de cette dernière.• V.O.: AMC Forum.HARRY BROWN Grande-Bretagne, 2009, 103 minutes Drame de moeurs de Daniel Barber avec Michael Caine, En% Mortimer, Charlie Creed-Miles.Harry Brown habite rm ancien quartier ouvrier de Londres maintenant sous la poupe d’une bande de truands.Ebranlé parle récent décès de son épouse et révolté parle meurtre d’rm ami, ce respectable retraité décide que l’heure de la purge a sonné.• V.O.: AMC Forum.LESLIE, MY NAME IS EVIL Canada, 2009,85 minutes Drame de mœurs de Reginald Harkema avec Kristen Hager, Gregory Smith, Ryan Robbins.Un chimiste à l’avenir prometteur, fiancé à une jeune femme prude, voit ses convictions chrétiennes sérieusement ébranlées lorsqu’il croise le regard aguicheur d’une des accusées au procès de la famille de Charles Manson, procès pour lequel il a été choisi comme juré.• V.O.: AMC Forum.mCGRUBER États-Unis, 2010,90 minutes Comédie de JormaTaccone avec Will Forte, Kristen Wiig, Val Kilmer.Un ex-agent des services secrets américains reprend du service après que son eimemi juré se soit emparé d’tm missile nucléaire.Flanqué d’une ancieime coéquipière secrètement éprise de lui et d’tm jeune officier, l’espion de choc enchaîne les bourdes.• V.O.: Cinéma Banque Scotia, Colisée Kirkland, Lacordaire, Spheretech, Marché central.LE PERE DE MES ENFANTS France, 2009,110 minutes Drame psychologique de Mia Hansen-Love avec Louis-Do de Lencquesaing, Chiara Caselli, Alice de Lencquesaing.Criblé de dettes, un producteur qui défend le cinéma d’auteur s’efforce de préserver son épouse et ses trois filles de ses nombreux soucis.Dont un tournage difficile avec un réalisateur suédois capricieux et colérique.• V.O.: Beaubien.Dolan, Egoyan et le nouveau modèle % Martin Bilodeau Cannes — Au Canada, le système de financement public du cinéma est labyrinthique et prend du temps.Xavier Dolan et Noah Pink sont, à l’inverse, directs et pressés.Leurs films respectifs.Les Amours imaginaires, long métrage applaudi à Un certain regard, et ZedCrew, moyen métrage projeté aujourd’hui à la Quinzaine des réalisateurs, ont été écrits, tournés, montés, d’un seul et même souffle, sans attendre, ni même espérer, le soutien en amont des institutions.Si bien que la participation mardi des deux cinéastes à une discussion à bâtons rompus aux côtés de leur aîné Atom Egoyan, dans le cadre d’une causerie organisée par Téléfilm au Pavillon du Canada, pouvait surprendre.En effet, aucun des films soutenus dans la dernière année par l’Institution hôtesse de l’événement n’a reçu d’Invltatlon à Cannes.Et deux qui s’en sont passés y ont débarqué, toutes voües dehors.Paradoxe ou nouveau modèle?«C’est un nouveau modèle qui est en train de se créer, fondé sur l’énergie créatrice», répond Atom Egoyan, Grand Prix du jury de Cannes en 1997 avec The Sweet Hereafter «Cannes est l’affirmation d’un monde en mutation.Quand tu es ici, tu as l’impression que tout est possible», affirme celui qui, avec Patricia Rozema, a connu ses premiers signes de reconnaissance sur la Crolsette, avec des films au budget microscopique, qui ont éveillé la curiosité du monde à leur égard.11 volt en Dolan et en Plnk une continuité, dans le renouveau.Denis Côté et toute une jeune génération de cinéastes sont en train de réinventer la manière de faire des films au Québec, dans l’urgence et la fébrilité, avec les moyens du bord.Dolan, avec ses directs au cœur accessibles, est devenu en deux films la face lumineuse de ce phénomène.«Un petit budget nous permet d’aller là où on n’irait pas nécessairement, dlsalt-11 mardi lors de la causerie de Téléfilm.Je ne dis pas qu’il faut produire des films dans la misère, je dis simplement que, pour mon film, je n’avais pas besoin déplus que ce dont je disposais.Nous n’avons manqué de rien.» Le jeune cinéaste soumet en 7 preuve la scène d’anthologie de son précédent film.J’ai tué ma mère, où Anne Dorval pique une crise au téléphone.Après le tournage, 11 a obtenu quelques sous qui lui ont permis de retourner cette scène, dont 11 se disait Insatisfait, cette fols avec une dolly (un support de caméra sur roues) lui permettant d’exécuter un travelling avant progressif sur le personnage.Résultat: moins fort que la prise tournée antérieurement en plan fixe.«Je me suis aperçu à cet instant que la contrainte pouvait jouer en faveur de ce que je voulais exprimer», résume celui qui pense qu’il ne faut pas attendre l’argent des Institutions pour crier «moteur».Noah Plnk abonde dans ce sens.Son film, tourné en aparté d’un projet plus vaste, campé en Zambie auprès d’un trio de musiciens de hlp-hop qui s’embarquent pour New York à bord d’un conteneur perché sur un transatlantique, a coûté 1000 $.Vous avez bien lu.Une caméra, un micro, du cœur au ventre, toute l’économie de la production reposait là-dessus.«Les moyens ont dicté la forme, modelé la création.C’est inspirant [de travailler dans ces conditions] parce que tu ne peux compter que sur toi-méme», fait remarquer ce cinéaste prometteur de 27 ans, qui a également deux courts métrages à son actif {Symposium et Bad Day, Good Day, Bad Day).Ceux qui veulent faire des films devraient être encouragés à aller de l’avant, à ne pas attendre.Grâce aux équipements, nous avons aujourd’hui la possibilité de tourner à très petit budget.» Atom Egoyan, lancé sur la planète grâce à Family Viewing, tourné en 1987 avec 160 QOO $, n’en pense pas moins.A ses yeux, l’argent Institutionnel qui sert à financer le cinéma devrait aussi soutenir les efforts de promotion à l’International, ainsi que toutes sortes d’initiatives permettant de porter les films à la connaissance du public.«On ne peut pas produire Avatar au Canada, dlt-11.Mais on peut continuer de financer des premiers films, à favoriser l’éducation cinématographique de nos jeunes, à les sensibiliser au cinéma qu’on fait chez nous.» Dit comme ça, ç’a l’air très simple.Et si ça l’était?VINCENT KESSLER REUTERS Atom Egoyan VALERY HACHE AGENCE FRANCE-PRESSE Le cinéaste américain Lodge Kerrigan et les acteurs français Géraldine Pailhas et Pascal Greggory, vedettes du film Rebbeca H.Spleen cannois ODILE TREMBLAY Le Devoir à Cannes Petit cru du jour sans œuvres très inspirées.Cannes s’achemine vers sa fin de rendez-vous.Les huées se mettent à fuser après les projections, les bâillements deviennent monnaie courante pendant les films.Ce n’est pas une grande année cannoise et le moral des festivaliers s’en ressent.Qn s’installerait bien sur un yacht, mais ü y a encore une petite brise.Du New-Yorkais Lodge Kerrigan, cinéaste de Clean, Shaven et de Keane, on attendait beaucoup.Qr voici que son film en français Rebbeca H.{Return to the Dogs), présenté hier à Un certain regard, irrite par son maniérisme et par un propos vaseux et nébuleux.Essai sur le cinéma, l’art d’interprétation, à travers le profil mouvant de l’ac-trice Géraldine Pailhas {Le Garçu de Pialat, Peut-être de Klapisch, etc.) Le cinéaste la montre sur le plateau, en interview et à l’écran, gravissant les marches à Cannes.Elle deviendra Grace Slick, qui fut icône du rock et chanteuse au sein des Jefferson Airplane, ici proie d’un fan, si j’ai bien compris, avec Pascal Greggory comme faire-valoir.Sautant du jeu au réel en une mise en abyme, le film suit en gros plans Géraldine Pailhas sans chercher à montrer qui de l’actrice ou du rôle marche devant nous dans ces rues bondées dont son visage ou sa nuque émergent.Le film flotte entre trois eaux, lance des réflexions sur le septième art, montre les rouages d’un tournage, les répétitions d’une même scène, recueille les souvenirs de l’actrice qui crie son admiration pour PMat.Le procédé n’est pas neuf.Kerrigan ne cherche pas à décapsuler ses poupées gigognes et le procédé tourne à vide, multipliant les plans songés.Probablement inspiré par les derniers Godard OU par une certaine idée du cinéma français post-moderne, vu par un Américain qui fait beaucoup mieux dans sa cour.¦ En compétition, le film de l’Italien Daniele Luchetti La Nostra Vita n’a pas révolutionné le Palais non plus, mais pour des raisons totalement inverses.Pas d’énigmes de mise en scène.Tout est dit.Le cinéma italien est très souvent axé autour de la famille et le rapport aux enfants, ici avec happy end et grandes embrassades finales.Daniele Luchetti avait déjà eu ici les honneurs de la compétition avec le remarqué et primé Porteur de serviette, que son dernier film n’égale pas.A Cannes, toutes nationalités confondues, la paternité défaillante constitue un des thèmes dominants de la présente édition.11 en sera également question.Le naturel et la proximité des acteurs constituent les meilleurs atouts de cette Nostra Vita, qui aborde la crise de vie de Claudio (interprétation juste d’Elio Germano), un jeune ouvrier du bâtiment dont la femme meurt en couches.Devenu père célibataire, il dirige les chantiers et escroque des travailleurs immigrés (autre thème récurrent, traité par Inàrittu dans Biutifuï), abandonnant ses scrupules.Mêlant comme le cinéaste mexicain drame intime et dérives collectives, La Nostra Vita, sur un registre plus mineur, mais un amour pour ses personnages, suit la quête de rédemption d’un homme qui retrouve l’estime de soi en combattant ses démons et l’exploitation barbare des sans-papiers.Qn s’intéresse de voir souligner les mêmes problèmes de conscience et de société de façons diverses selon les pays, mais la variation italienne manque décidément de coffre.¦ Les Amours ifiaginaires sera distribué aux États-Unis.IFC Films a acquis les droits de diffusion américains du film de Xavier Dolan.Cette compagnie ijew-yorkaise le lancera aux États-Unis sur les grands écrans, de même que sur une chaîne télé.Qn ignore quand.¦ Cinquième jour de grève de la faim pour le cinéaste iranien Jafar Panahi dans sa geôle de Téhéran, dont le fauteuil de juré à Cannes reste vide.Le Devoir L’Évangile selon Klaus KINSKI JESUS CHRISTUS SAVIOR Réalisation: Peter Geyer.Avec Klaus Kinski.Montage: Peter Geyer, Konrad Bohley Michael Dreher.Musique: Florian Kappler, Daniel Requardt.Allemagne, 2008,84 min.Présenté en allemand avec sous-titres anglais le vendredi 21 mai à 21h et le samedi 22 mai à 20h au Goethe-Institut.ANDRE LAVOIE Werner Herzog reconnaît facilement que l’acteur Klaus Kinski était un fou furieux.Le cinéaste n’était d’aüleurs pas le seul à le dire et ceux qui douteraient encore que la vedette de Fitzcarraldo et Aguirre, la colère de Dieu frôlait aussi bien le génie que la folie se précipiteront pour voir cette bizarrerie signée Peter Geyer, Kinski Jesus Christus Savior.Le 20 novembre 1971, le sol de Berlin-Quest a sûrement tremblé: dans un théâtre pouvant contenir 5000 personnes.Klaus Kinski, seul en scène, debout derrière un micro, sans costume ni maquillage, récite «30 feuillets dactylographiés», une relecture toute personnel- ERLÔSER-EDITION SALZGEBER Le 20 novembre 1971, Klaus Kinski, seul en scène, récite «30 feuillets dactylographiés», une relecture toute personnelle, et aux accents revanchards, de la vie du Christ.le, et aux accents revanchards, de la vie du Christ.Ce n’est pas tout à fait ce qu’attendaient les spectateurs, dont plusieurs ne cesseront de claironner que tout cela ne vaut pas les 10 marks qu’ils ont déboursés.Certains preachers américains offrent des performances nettement plus scintillantes, mais Kinski, à l’époque, n’en avait rien à foutre et ne se privait pas pour le dire à son auditoire.Peter Geyer a donc sorti des limbes la captation de cette per- formance inclassable, parfois irritante, souvent surprenante, par exemple lorsque des spectateurs outrés montent sur scène pour entamer un dialogue avec la star — visiblement, ils ne connaissent pas leur adversaire.A d’autres moments, l’acteur semble entrer dans une transe qui n’a plus rien à voir avec les subtilités du jeu dramatique.Tandis que fusent les invectives, Kinski étant qualifié tour à tour de fasciste, de psychopathe et de «bullshitter», et que se multiplient les fracassantes sorties de scène, l’acteur perd le contrôle.pour mieux revenir sous les projecteurs.Et ainsi déjouer ses détracteurs.Le màaise de cette foule berlinoise aussi divisée que la ville à l’époque s’explique aisément: le choix de Kinski de se produire dans un lieu démesurément grand n’aidait en rien sa cause (sauf celle de son porte-monnaie sans doute.) et c’est ce qui frappe devant Kinski Jesus Christus Savior.La caméra offre le spectacle que la star voulait offrir, celui de sa sincérité aveuglante, diluée dans cet espace peu propice à ce type de performance.Et ceux dont les nerfs résisteront à cette fiévreuse évangélisation théâtrale sont priés de rester après le générique de la fin; c’est là que commence le vrai spectacle, celui que tous méritaient, y compris Klaus Kinski.Collaborateur du Devoir consultez notre sHe Internet 2E SEMAINE DU FILM TURC DE MDNTREAL EL SECRETO DE SUS OJOS {amcSlk) PLEASE GIVE • THE RED SHOES GAINSBOURG • LA NANA ranee STA; ^ Mâtro Place dos arts rCINÉMA DU PARC ESI Alltol]lis80/129 I 3575 Du Paie 514-281-1900 B 4 LE DEVOIR LE VENDREDI 21 MAI 2010 M'EEK-END CULTURE Musique classique Ana Sokolovic en vedette à la SMCQ CHRISTOPHE HUSS La Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) a dévoilé hier la programmation de sa saison 2010-2011.Cinq concerts de la série montréalaise permettront d’entendre treize créations et la série hommage sera consacrée à Ana Sokolovic.Assurément, la saison prochaine comprend plusieurs initiatives intéressantes.Ainsi la programmation, lors du grand concert du festival Montréal/Nouvelles Musiques, le 24 février, de l’œuvre De Staat (La République) de Louis An-driessen, important compositeur hollandais dont la musique a été connue et reconnue par son association avec le cinéaste Peter Greenaway.Autre monstre sacré européen peu joué ici, H.K.Gruber, dont le fameux «pan-démonium pour chansonnier et orchestre d’après des rimes d’enfants» Frankenstein!! sera présenté dans le cadre d’un concert Halloween, le 28 octobre, aux côtés d’œuvres de Serge (rarant, de Wolfe Ed-wapds et de Louis Dufort.A noter aussi le concert en solo de Louise Bessette, le 25 novembre, qui prolonge l’hommage à Gilles Tremblay par un récital entièrement dédié au compositeur comprenant dix nouvelles œuvres écrites en son hommage par ses élèves.Le bilan positif deuxième édition de la série hommage, consa-crée à Gilles Tremblay, avec 65 concerts et activités, amène la SMCQ à reprendre ce schéma porteur, conçu en 2008 pour rendre hommage à Claude Vivier et donnant une ossature clairement identifiable à la saison.C’est Ana Sokolovic qui sera à l’honneur la saison prochaine, à l’occasion du 20" anniversaire de son arrivée au Québec.La SMCQ a fait part que la décision de faire de la musique d’Ana Sokolovic le fil conducteur de sa saison 2010-2011 a été prise à l’unanimité, «en raison de la qualité, de la diversité et de l’envergure de son œuvre; en raison aussi de l’originalité de sa démarche, de son dynamisme, de sa crédibilité auprès des institutions les plus reconnues, et de sa sensibilité aux publics de tous âges».Cette 45" saison de la SMCQ verra également la tenue du 5" festival Montréal/Nouvelles Musiques (MNM), du 18 au 26 février 2011, avec une vingtaine de concerts.MNM 2011 accordera une place privilégiée à la danse et à l’image et soulignera le 50" anniversaire de la Semaine internationale de musique actuelle, considérée comme l’événement fondateur des musiques nouvelles au Québec.Le Devoir \ www.smcq.qc.ca AVIS LEGAUX ET APPELS D’OEERES Riviere-des-Prairies ¦ ¦ Pointe-aux-Trembles Montréal APPEL D'OFFRES DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS DESCRIPTION DU PROJET : Parc Versailles -Réaménagement des aires de jeu RÉCEPTION DES SOUMISSIONS : Les soumissions seront reçues, avant 14 heures, à la date indiquée ci-dessous, au 7380, boulevard Maurice-Duplessis, bureau 102, Montréal (Québec), H1E 1M4, pour : Soumission : RP-10-PARC-61 Date d'ouverture : Le mercredi 9 juin 2010 Description : Parc Versailles - Réaménagement des aires de jeu DOCUMENTS D'APPEL D'OFFRES : Les documents de soumission pourront être obtenus au bureau Accès Montréal situé au 3445, rue Robert-Chevalier, Montréal, (téléphone : 311 ou de l'extérieur de Montréal 514 872-0311), entre 8 h 30 et 16 h 30 è compter du mardi 25 mai 2010, contre un dépôt non remboursable de cent quinze dollars et vingt-cinq cents (115,25 $) incluant toutes taxes, en argent comptant, carte de débit, carte de crédit ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de la Ville de Montréal.VALIDITÉ DE LA SOUMISSION : Notamment, pour être valable, chaque soumission devra être accompagnée d'un cautionnement de soumission au montant de vingt-cinq mille dollars (25 000,00 $).Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par l'arrondissement.OUVERTURE DES SOUMISSIONS : Les soumissions seront ouvertes publiquement à 14 heures, le mercredi 9 Juin 2010, soit immédiatement après l'expiration du délai pour leur présentation, au bureau d'arrondissement situé au 7380, boulevard Maurice-Duplessis, bureau 102, Montréal, H1E 1M4.Le bureau d'arrondissement est ouvert de 8 h 30 à 16 h 30, du lundi au vendredi.L'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Donné à Montréal, ce 2T jour du mois de mai 2010.Dany Barbeau, avocate Directrice du bureau d'arrondissement et secrétaire d'arrondissement CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL CAUSE NO : 500-17-058354-104 COUR SUPÉRIEURE COMPAGNIE HOME TRUST/ HOME TRUST COMPANY PartiQ (jQman
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