Le devoir, 13 mai 2010, Cahier A
SCIENCE Le tiers des aînés carburent au "V” Page A 4 COMMISSION BASTARACHE > L’opposition s’interroge sur la nomination de M" Cimon > Page A 3 -?WWW.ledevoir.corn ?- LE DEVOIR Vol.ci N°105 ?LE JEUDI 13 MAI 2010 1,10$+TAXES= 1,25 Qui l’eût cru ?\ m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les partisans survoltés du Centre Bell ont longuement applaudi hier soir la victoire de leurs favoris.Le Canadien achève les Penguins, une première demi-finale depuis 1993 9 hier a passait ou ça cassait pour tout le monde, quelque part dans l’ouest de la Pennsylvanie fer soir, et quand la dernière explication fut terminée, ceux que personne n’attendait ont refusé de rompre et se sont sauvés avec les honneurs.En ce 7® et décisif match de demi-finale de l’Est de la Ligue nationale de hockey, le Canadien de Montréal a de nouveau confondu les sceptiques en défaisant les champions en titre de la coupe Stanley, les Penguins de Pittsburgh, par la marque ¦ —v-?: * Jean Dion de 5-2 au Mellon Arena.Pour une deuxième série consécutive, la marchandise a été livrée à la date limite, et en terre étrangère s’il vous plaît.Au total, cinq joutes à faire face à l’élimination, et aucune concession de quelque nature que ce soit.Deux buts de Brian Gionta et, encore une fois, le brio de Jaroslav Halak devant le filet, surtout en troisième période, ont été les faits marquants VOIR PAGE A 8: CANADIEN ¦ Autres informations en page B 6 Québec a mal évalué sa capacité d’intégrer les immigrants ROBERT DUTRISAC Québec — Le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, juge qu’il y a plusieurs «signes» qui indiquent que le gouvernement Cha-rest doit évaluer la capacité du Québec d’intégrer les nouveaux arrivants, ce qu’il n’a pas fait alors qu’il a porté de 45 000 à 55 000 le nombre d’immigrants reçus chaque année.Le taux de chômage élevé chez les immigrants, le manque d’arrimage entre leur formation et le marché du travail ou encore le fait qu’ils occupent souvent des postes pour lesquels ils sont surqualifiés sont autant de signes que le vérificateur a mis au jour.Dans le tome 1 de son rapport 2010-2011, qu’il a déposé hier à l’Assemblée nationale, le vérificateur général, après s’être penché sur les pratiques du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC), note que celui-ci «n'utilise pas d’indicateurs socioéconomiques pour bien cerner la capacité réelle du Québec» à intégrer ses immigrants.«Sans évaluation, le ministère ne peut s’assurer que la province est capable de supporter les hausses progressives des volumes d’immigration», écrit-il.Renaud Lachance a affirmé qu’il ne pouvait pas savoir si les seuils d’immigration actuels dépassent la capacité du Québec d’intégrer les nouveaux arrivants.Mais il croit que le gouvernement VOIR PAGE A 8: IMMIGRANTS Yolande James Comment adopter une mobilité durable ?PAULINE GRAVEL Comment peut-on réorganiser nos déplacements urbains individuellement et collectivement de façon à respecter les principes du développement durable?La question est cruciale au moment où 0 Montréal doit refaire l’échangeur Turcot.D’intéressantes pistes de réponse ont été débattues hier lors d’un colloque sur la mobilité durable qui avait lieu hier à l’Uni-A c fa s versité de Montréal, dans le cadre du congés de l’Acfas.«Il nous faut réinscrire la question du transport dans une perspective d’urbanisme et d’aménagement, qui est une perspective beaucoup plus globale où la mobilité est une manière de vivre collectivement», a déclaré Gérard Beaudet, l’organisateur VOIR PAGE A 8: MOBILITÉ INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Bourse.B 2 Culture.B 8 Décès.B 6 Économie.B 1 Idées .A 7 Météo.B 5 Monde.A 5 Mots croisés.B 4 Sports.B 6 Sudoku.B 5 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 Comment devient-on Robin des bois ?1 1 AGENCE ERANCE-PRESSE Russel Crowe et Cate Blanchett, les deux vedettes de Robin Hood, à l’ouverture hier du Festival de Cannes.ODILE TREMBLAY Le Devoir à Cannes Pas de Ridley Scott hier à l’horizon de la Croisette pour accompagner son film Robin Hood, qui assurait l’ouverture du 63® Eestival de Cannes.Le célèbre cinéaste britannique, blessé au genou, était confiné à demeure.Mais ses deux vedettes, Russel Crowe (Robin) et Cate Blanchett (Lady Marianne), affrontaient aux côtés du producteur le tapis rouge, la horde des caméras et les journalistes en conférence de presse avec des sourires un brin amusés par le cirque ambiant, en vieux habitués de cette Croisette en folie.Pour la montée des^ marches, le soleil a fini par percer, ' laissant les stars et le jury dirigé par Tim Burton se donner un air détendu en offrant leurs beaux profils aux badauds.Mais pourquoi faire un nouveau film sur Robin des bois?«En chacun de nous existe un rêve de Robin des bois qui se lèvera pour faire régner l’équilibre et la justice.Que ferait-il aujourdEui, répond Russel Crowe.Réglerait-il ses comptes à Wall Street?Est-ce qu’il s’en prendrait au monopole des médias qui VOIR PAGE A 8: CANNES ¦ Tim Burton en voyage hors du 3D, à lire en page B 8 Correction de votre vision par le laser Brunch d'information L'équipe de b Clinique d'Ophtalmologie IRIS vous invite à un brunch d'information sur b correction de b vision par le laser.Le dimanche 16 mai, lOhOO, Hôtel ALT du Quartier DIX-30, Brossard Réservez votre place à b Clinique d'Ophtalmologie IRIS en composant le I.866.MES.YEUX0U à iris.ca.IRIS ^Accordù I I ^ Desjardbn J CLINIQUE D’OPHTALMOLOGIE Chirurgies faites par un ophtalmologiste à Tune de nos Cliniques d'Ophtalmologie IRIS de Laval, QC ou de Langley, C.-B.^ 77831302383120 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 13 MAI 2010 ACTUALITES Ban Ki-moon passe un savon an Canada sur les changements climatiques Le secrétaire général de FONU a évité de se prononcer sur le dossier de l’avortement HELENE BUZZETTI Ottawa — Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a profité de son passage à Ottawa hier pour taire la leçon au gouvernement canadien en matière de lutte contre les changements climatiques.M.Ban a prié le Canada de bonifier ses cibles de réduction de gaz à ettet de serre (GES) afin de respecter ses engagements initiaux contenus dans le protocole de Kyoto.M.Ban a rencontré le premier ministre Stephen Harper, le chet de l’opposition officielle, Michael Ignatiett, la gouverneure générale, Mi-chaëlle Jean, ainsi que des ministres.C’est toutefois fors d’une séance de questions-réponses avec environ 600 diplomates, chercheurs et membres d’organisations non gouvernementales qu’il a tenu ses propos les plus musclés.«J’invite le Canada à respecter intégralement les cibles prévues dans le protocole de Kyoto, a-t-il lancé sous les applaudissements.Vous pouvez bonifier vos cibles de réduction pour le jPtur.» Il a ajouté que «les changements climatiques ne sont pas quelque chose qu’on peut mettre entre parenthèses à cause de la crise financière».Le chet libéral a relayé cette préoccupation à la Chambre des communes, demandant si Stephen Harper «fera des changements climatiques une question centrale de l’ordre du jour du G20 et pas seulement un des sujets [qui seront] discutés parmi d’autres».M.Harper a répondu que «le G20 est le principal forum économique mondial.C’est sa mission.Le sujet central des discussions sera l’économie mondiale».Le gouvernement conservateur s’est engagé à réduire de 17 % les GES du Canada sous leur niveau de 2005 d’ici 2020.Cela équivaut à une augmentation de 2,5 % en 2020 par rapport à l’année repère 1990.En ratifiant le protocole de Kyoto, le Canada s’était plutôt engagé à les réduire de 6 % sous la barre de 1990 d’ici.2012.Pour cette raison, le Bloc québécois estime que le Canada ne mérite pas un siège au Conseil de sécurité.«Regardez toutes les positions qu’il dé- BLAIR GABLE REUTERS Ban Ki-moon a rencontré le premier ministre Stephen Harper, hier.Le Canada est en pleine campagne de charme poiu- obtenir un des deux sièges au Conseil de sécurité de l’ONU.fend: ça va à l’encontre des consensus des Nations unies, dit Gilles Duceppe.Je suis souverainiste, mais il fut un temps où le Canada avait une position respectable aux Nations unies, ce qui n’est pas le cas avec le gouvernement Harper.» Le Conseil des Canadiens a remis une lettre à Ban Ki-moon hier disant la même chose.Le Canada est en pleine campagne de charme pour obtenir un des deux sièges au Conseil de sécurité de l’ONU réservés à «l’Europe occidentale et autres pays».Il est en compétition contre l’Allemagne et le Portugal.La visite de Ban Ki-moon s’inscrit dans ce ballet diplomatique.Par ailleurs, le secrétaire général s’est bien gardé d’attiser le débat sur l’avortement, télicitant plutôt le Canada de taire de la santé maternelle la priorité du sommet du G8 de juin.D n’a pas voulu dire si, à son avis, le gouvernement conservateur taisait fausse route en refusant de financer l’avortement à l’étranger avec les nouveaux fonds qui seront débloqués.«Les Nations unies ne militent pas pour la légalisation de l’avortement.Il revient aux pays de prendre cette décision.Mais là où l’avortement est légal, il devrait être sécuritaire.» Il a invité les leaders du G8 à garder en tête «une vue d’ensemble», soit qu’une femme mourrait chaque minute dans le monde à cause de complications liées à une grossesse ou à un accouchement.Le Devoir Avec La Presse canadienne Pardon: les conservateurs veulent déjà presser le pas HELENE BUZZETTI Ottawa—L’encre n’en est pas encore sèche que le gouvernement conservateur demande déjà à l’opposition d’accélérer l’adoption de son tout nouveau projet de loi sur le pardon des criminels.Le ministre de la Sécurité publique estime que le projet de loi C-23 est «équilibré», «va droit au but» et n’a donc pas besoin d’être étudié longtemps.«Ce qu’on demande au Parlement de faire est clair.Ce n’est pas un projet de loi compliqué», a lancé le ministre Vie Toews hier.Le projet de loi rebaptisant le pardon en «suspension du casier judiciaire» et rendant l’obtention de celle-ci plus difficile avait été déposé tout juste 25 heures et demie plus tôt.Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu, qui accompagnait le ministre dans cette sortie, dit avoir été motivé par les premiers commentaires du chef bloquiste.Gilles Duceppe ne s’est pas opposé a priori à l’initiative, mais il dit craindre qu’en resserrant trop l’accès au pardon, on rende la réinsertion des criminels trop ardue.Pour le sénateur Boisvenu, ce genre de considération n’a pas sa place à la Chambre des communes.«Les Palais de justice sont remplis d’avocats qui défendent les criminels.On n’en a pas besoin au Parlement.» Après avoir été voté une première fois, le projet de loi devra se rendre devant le Comité permanent de la sécurité publique.Ce comité est déjà occupé à étudier le projet de loi visant à abolir le registre des armes à feu.Le projet C-23 devra donc attendre.Quand quelqu’un obtient un pardon, son casier judiciaire n’est plus accessible facilement à la police.Cela permet à cette personne de se rendre à 1,’étranger (notamment pour aller étudier aux Etats-Unis).Par contre, pardon ou pas, son passé criminel sera retracé si cette personne veut travailler auprès de personnes vulnérables, par exemple en garderie ou en milieu scolaire.Le Devoir La coalition en Grande-Bretagne rappelle des souvenirs sur la colline GUILLAUME B O U R G AU LT-C Ô TÉ Ottawa — Voir David Cameron et Nick Clegg se serrer la main pour former un gouvernement de coalition «historique» instaurant une «nouvelle façon de faire de la politique» a rappelé quelques souvenirs hier à Ottawa.Ceux d’une coalition mort-née.Le Canada et la Grande-Bretagne partagent peut-être un même système politique, mais certainement pas la même façon d’aborder un gouvernement minoritaire.Tandis qu’à Ottawa les divergences entre les quatre parfis élus s’expriment chaque jour sur tous les fronts, à Londres, conservateurs et libéraux-démocrates ont mis quelques heures à trouver un terrain d’entente pour doter la Grande-Bretagne d’un gouvernement où compromis et stabilité semblent possibles.Une situation qui tranche radicalement avec celle canadienne, où la coalition de 2008 a eu une vie aussi courte que mouvementée.Mais il y a des leçons à tirer de l’expérience londonienne, dit Gilles Duceppe.Les parlementaires britanniques sont, aux yeux du chef bloquiste, «des gens qui agissent de façon responsable, ce qui n’a été le cas ni pour M.Harper ni pour M.Ignatieff».Jack La^on observe pour sa part que «la population britannique semble encourager la notion que les partis doivent travailler ensemble dans l’intérêt de tous.C’est quelque chose en quoi nous croyons».M.Layton soutient que son parti a E: //// // J'Aî Pi* fÂÎRC U PReuVfc J'AVAiÇ L»N CoWTRAT PC l.'ARôEkIT’ ComPTAnî un P PARTI tieeiiAL pu flulerc M ûARtJpire Les retraités de l’État s’impatientent Depuis près de trois ans, recevant une adhésion de plus en plus large, de nombreuses associations de retraités des sectems public et parapublic, représentant plus de 120 000 personnes, demandent la création d’une table de travail de natme consultative réunissant le gouvernement et les représentants des associations de personnes retraitées des sectems public et parapublic.Il y a donc une volonté commune de trouver des solutions durables pour corriger une situation qui dure malheureusement depuis près de 30 ans.En cette période de négociation pom le renouvellement de^ conventions collectives des emplqyés de l’État les personnes retraitées de l’État ne souhaitent pas s’immiscer dans les négociations des conventions collectives, mais réclament le droit d’être consultées lorsqu’il est question de régimes de retraite et du rétablissemept de leur pouvoir d’achat Les retraités de l’État peuvent et doivent parler en leur nom à propos de cet enjeu qui les concerne directement.Ils n’ont pas, non plus, à attendre la fin des négociations pom le faire.Nous réclamons donc la création de cette table de travail afin de réunir les actems concernés dans un esprit de dialogue et d’ouvertme.Normand Bérubé Matane, le 11 mai 2010 «Cancer» capitaliste L’article intitulé «Un cancer, le capitalisme?» {Le Devoir àu ff mai) nous rappelle avec à-propos le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais il ne me semble pas aller assez loin dans les conclusions qui s’en dégagent Qui, il faudrait bien humaniser le capitalisme; le problème, c’est que la chpse s’est avérée impossible.Qui, il y a des États plus démocratiques que d’autres; oui, il y a des coopératives un peu partout mais cela ne fait qu’amenuiser un peu les métastases du cancer.LETTRES Michel Chartrand, qui vient de nous quitter, était connu pom être un grand sacreur, mais il était smtout un grand sjmdicaliste et un ardent coopératem.Il citait souvent l’article de la déclaration mentionnée ci-dessus, mais dès 1975, au congrès du Conseil central de Montréal de la CSN, il poussait la conclusion un peu plus loin: «Enlever le pouvoir politique des mains des capitalistes, faire la révolution complète, basculer complètement.Que le peuple soit au-dessus du pouvoir politique au lieu que ce soit la dictature économique, c’est pas mystérieux et c’est pas malin.On n’a pas besoin de connaître Marx pour faire ça.La vie de tous les jours nous l’apprend.» «Il nous faut une véritable et permanente éducation citoyenne» gisent les auteurs de l’article du Devoir.A nous d’y mettre le contenu pom atteindre l’objectif qui est d’éliminer le cancer et de refaire le basculement du monde.Yves La Neuville Longueuil, le 11 mai 2010 Marée noire De nos joms, l’environnement est un sujet qu’on aborde de plus en plus parce qu’il y a plusiems problèmes qui y sont liés.Le déversement de pétrole est l’un des cas les plus difficiles à régler.Présentement il y a une énorme marée noire dans le golfe du Mexique due à la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon et nous sommes tous conscients que si nous n’y remédions pas d’ici quelques joms, plusiems espèces animales périront Une grande partie de la Louisiane est touchée par le pétrole qui s’est répandu très rapidement.Beaucoup de poissons, d’oiseaux, de tortues et d’autres êtres vivants seront atteints par cette huile, et momront C’est scandaleux et j’ai l’impression d’être impuissante en tant que jeune étudjante au secondaire devant cette situation.A mon avis, il faudrait que ce désastre soit résolu au plus vite parce que cela aura un impact inimaginable sm l’environnement La question que tout le monde se pose est comment faire pour limiter les impacts?Il y a plusieurs solutions qui existent mais lesquelles sont les plus efficaces, les moins coûteuses et les moins dommageables pom l’environnement?Tout ce que je peux faire, c’est prêter ma voix et sensibiliser les autres autour de moi puisque nous sommes tous concernés.Gaëlle Royer-Tremblay Le 11 mai 2010 André Mathieu J’écris ces lignes au son du 4“ concerto de M.Mathieu.J’ai emegistré l’émission que Radio-Canada lui consacrait sm Espace Musique.L’œuvre est frès belle! Mais voilà que je ressens un profond malaise.Que serait cette œuvre sans Alain Lefebvre et Gilles Bellemare?De l’aveu même de M.Bellemare: «Mathieu nous a laissé une douzaine de pages manuscrites écrites à la va-vite, des esquisses du troisième mouvement qui ne font même pas une minute de musique! Tout le reste, c’étaient des esquisses sonores qu’il enregistrait en improvisant» Puis, du même soiiffle, en parlant de Lefebvre: «Il travaille sur le phénomène Mathieu depuis une vingtaine d’années parce qu’il y croit en tant que pianiste, mais aussi en tant que compositeur.Lui, ce qu’il veut, c’est redonner au Québec un héros que la population a ignoré ou n’a pas vu à l’époque.Je pense que c’est extrêmement louable.Sans lui, probablement que l’œuvre de Mathieu dormirait encore dans des caisses quelque part.» Je ne suis pas musicien, mais sans ces deux compères, le 4e concerto ne serait-il pas qu’une œuvre mineure pom piano?La splendem de l’ouvrage n’est-elle pas attribuable à Lefebvre et Bellemare?Une bonne façon de le savoir serait de connaître les noms des récipiendaires des droits d’autem.Si les deux artistes sont à l’origine de l’œuvre grandiose, ne serait-il pas équitable qu’ils en partagent aussi la gloire?Ne serait-il pas équitable qu’ils signent à côté de Mathieu?André Caron Le 11 mai 2010 LIBRE OPINION Le registre des armes à feu, un gage de sécurité YVES FRANCŒUR Président de la Fraternité des policiers de Montréal DENIS CÔTÉ Président de la Fédération des policiers municipaux du Québec On ne se prive pas d’un outil précieux sous prétexte qu’il n’est pas parfait surtout quand il est déjà payé et qu’il ne reste qu’à l’entretenir.Ée projet de loi C-39f (abrogeant le registre des armes d’épaule) qui détruirait l’efficacité d’un instrument utile aux policiers et à la sécmité de la population doit être battu et l’enregistrement des armes d’épaule doit demeurer.Si les conservateurs s’y opposent pour des raisons idéologiques sans fondement rationnel, le Bloc québécois et les libéraux imposeront une ligne de parti pour voter contre le projet de loi et maintenir ainsi le registre des armes d’épaule.Malheureusement Jack Layton, en s’y refusant risque de transformer les néo-démocrates en fos- soyeurs du registre.Les policiers canadiens consultent le registre des armes à feu environ f f 000 fois par jour.En plus d’offrir une information très pertinente en matière de sécmité, le registre actuel crée des conditions pour que les armes légales demeurent entre les mains des bonnes personnes.Il responsabilise les propriétaires, qui doivent disposer avec soin d’une arme emegistrée à lem nom.Est-ce que le registre peut prévenir tous les crimes commis avec des armes à feu?Non.Est-ce une raison pom faciliter la possession d’armes à feu aux personnes dangereuses?Non plus.Qn ne sama jamais combien de drames auront été évités grâce au registre.Mais ce que l’on sait c’est que depuis l’adoption de la Loi sm les armes à feu, les homicides commis avec des armes d’épaule ont diminué de plus de 40 %.Si le projet de loi C-39f est adopté, le,Ru-ger mini 14 — utilisé par l’assassin à l’École polytechnique le 6 décembre 4989 — n’aura plus à être inscrit au registre, ce qui est aberrant.De plus, 44 des 46 derniers policiers ayant été abattus avec des armes à feu l’ont été avec des armes longues.Combien y en aurait-il eu de plus sans le registre?(J’est impossible à dire.Mais indéniablement il est faux de prétendre que ces armes ne servent qu’à la chasse.D’aillems, rarement ama-t-on vu ime telle unanimité parmi les policiers canadiens, soit l’Association canadieime des policiers, l’Association canadieime des chefs de police et l’Association canadienne des commissions de police qui sont du même avis que les groupes de femmes et de prévention du suicide: le regisfre doit dememer intact Maintenir l’enregistrement des armes d’épaule coûte environ quatre millions de dollars par année, un montant insignifiant lorsque comparé aux coûts associés aux blessures et aux décès par armes à feu.Certes, mettre en place le registre a coûté plus cher que prévu, mais maintenant qu’il est instauré, il ne reste qu’à l’entretenir.Qn ne brûle pas sa maison parce qu’elle a coûté cher.Au contraire, on l’entretient justement parce qu’elle a coûté cher et qu’elle représente un investissement majeur et surtout extrêmement utile. LE DEVOIR LE JEUDI IS MAI 2010 A 7 IDEES n'ente ans après l’affaire des Yvettes MICHELINE DUMONT Historienne a réédition par Lise Payette de ses mémoires politiques Le Pouvoir?Connais pas! a suscité une petite controverse sur le site Web de Radio-Canada après l’une de ses entrevues.Un auditeur souligne ceci: «Cette “affaire des Yvettes" est peu connue aujourd’hui.Pourquoi?Que sait-on au juste du financement de ces deux réunions, l’une au Château Frontenac [1800 personnes] et l’autre au Forum de Montréal [18 000 femmes].^ Qui étaient la vingtaine de conférencières?Il y avait bien, semble-t-il, Monique Bégin du cabinet Trudeau, la sénatrice Penaude Lapointe, la “reine du Music Hall" de cette époque Michelle Tisseyre, Yvette Rousseau, présidente du Conseil des femmes à Ottawa; étaient-elles payées pour cette conférence, et par qui?Ces femmes conférencières, elles doivent bien encore exister, sont-elles toujours aussi “fières” de cette “invitation”?Il me semble qu’il y a là matière à recherche, pour la suite des choses.» Eh bien, cher monsieur, l’épisode des Yvettes, vécu dans la foulée du référendum de 1980, a été beaucoup étudié, mais le résultat de ces études tarde à influencer la mémoire collective, et plusieurs personnes continuent de placer cet événement dans la série des «manoeuvres politiques, comme nous en connaissons encore aujourd’hui, où les politiciens véreux nous entraînent dans les tromperies, les mensonges et la corruption».Conférencières féministes La réalité est beaucoup moins spectaculaire, et de nombreuses études l’ont démontré.L’«affaire des Yvettes» a été une initiative des militantes libérales, qui l’ont organisée contre la volonté des stratèges du Parti libéral.Les principales responsables n’ont pas hésité à placer ce haut fait dans leur curriculum vitæ.L’enthousiasme des femmes à participer aux assemblées des Yvettes a été rapide, contagieux et spectaculaire.Les participantes ont payé pour participer aux événements (autobus, repas, macarons, etc.) alors que le Parti libéral se contentait d’assurer un minimum de logistique (salles).Les conférencières n’ont pas été rétribuées.Leur objectif était de défendre l’option du NON, et il n’y avait là aucune tromperie ni aucun mensonge: c’était leur droit le plus strict comme citoyennes.Les propos de Lise Payette, qui avait comparé les adeptes du NON à la petite Yvette des manuels scolaires et affirmé lors d’un discours que le chef du camp du NON, Claude Ryan, était marié à une Yvette, avait choqué les femmes qui ne partageaient pas l’option politique de Lise Payette, et elles étaient fort nombreuses.Les conférencières étaient toutes des fémi- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les propos de Lise Payette, qui avait comparé ies adeptes du NON à ia petite Yvette des manueis scoiaires, avaient choqué ies femmes qui ne partageaient pas i’option poiitique de Lise Payette, et eiies étaient fort nombreuses.nistes: Thérèse Casgrain, la grande militante du vote des femmes, de la Voix des femmes; Monique Bégin, secrétaire de la commission Bird et fondatrice de la Fédération des femmes du Québec; Yvette Rousseau, présidente du Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme et ancienne présidente de la FFQ; Solange Cha-put-Rolland, militante de la Voix des femmes; Thérèse Lavoie-Roux, députée du Parti libéral; Sheila Finestone, présidente de la FFQ, Madeleine Ryan, épouse de Claude Ryan, etc.Michelle Tisseyre avait accepté d’animer la soirée.Certes, à ce moment-là, un très grand nombre de féministes étaient également souverainistes, mais la réalité était que l’on retrouvait des féministes dans les deux camps.Lise Payette elle-même s’était félicitée de la participation des femmes à ces assemblées politiques.Car les «Yvettes» étaient avant tout un groupe de femmes qui avaient pris la décision de s’engager ouvertement en politique.Analyses Cet épisode a été beaucoup étudié.Le référendum de 1980 était à peine terminé que Renée Dandurand et Evelyn Tardy procédaient à une analyse exhaustive du traitement médiatique de l’affaire des Yvettes dans un atelier du congrès des Sociétés savantes.Leurs conclusions démontraient que le soi-disant backlash antiféministe diagnostiqué par les médias, à la suite de l’éditorial de Lise Bissonnette dans Le Devoir, n’était nullement appuyé par les reportages, quelques articles d’opinions et la majorité des lettres d’opinions de lecterus et de lectrices.Leru analyse a été publiée l’année suivante dans Femmes et politique 0our, 1981).Qn y trouve la chronologie détaillée de l’«affaire» du 6 mars au 20 mai 1980.La même année, un article de la linguiste Jacqueline Lamothe et de l’historienne Jennifer Stoddart proposait une analyse de contenu des discours prononcés lors du rassemblement des Yvettes.Elles y démontraient que tous les textes abordaient uniquement les divers aspects de la question référendaire et ne s’attardaient nullement à des propos antiféministes.Toutes les conférencières ont pris grand soin de ne jamais mentionner Lise Payette et de ne pas parler de la condition de la femme {Atlantis, VI, 2,1981).En 1990, à l’occasion d’un grand colloque organisé autour de la carrière de Thérèse Casgrain, une table ronde a été organisée sru l’épisode des Yvettes.Naomi Black, de l’Université York, Roberta Hamilton, de l’Université Queens, Evelyne Tardy, de l’UQAM, et moi-même, de l’Université de Sherbrooke, avons proposé des interprétations plus approfondies, qu’il serait trop long de résumer ici.Ces textes sont parus dans l’ouvrage publié à l’occasion de ce colloque: Thérèse Casgrain, une femme tenace et engagée.(Presses de l’Université du Québec, 1993).En 2003, Stéphanie Godin a présenté un mémoire de maîtrise à l’UQAM: Les Yvettes, comme expression d’un féminisme fédéraliste.Ayant interrogé les principales organisatrices et participantes, elle lève le voile sru l’organisation de cet ensemble et met en évidence que toute l’affaire a été orchestrée par les militantes libérales elles-mêmes, le plus souvent contre la volonté des stratèges libéraux qui considéraient qu’il n’est pas prudent d’exploiter une «gaffe» politique.Par contre, les femmes qui ont participé à ces événements ont découvert la force politique des femmes et plusieurs ont pris la décision de se lancer en politique active.Interprétations diverses Comme l’explique Eveljme Tardy, «plutôt que d’avoir à féliciter des femmes d’être de bonnes stratèges politiques, certains ont préféré voir dans le rassemblement des Yvettes une querelle de femmes: une féministe insultant une femme au foyer et des femmes au foyer relevant l’insulte et conspuant à leur tour les féministes.Ça permettait, semble-t-il, de régler des comptes par personnes interposées».Mais la réalité, c’est que la stratégie des militantes libérales a porté fruit.Faut-il s’en féliciter ou le regretter?Tout dépend de son option constitutionnelle.De toute cette affaire, personnellement, je retiens surtout cet extrait du discours de Lise Payette à l’Assemblée nationale, au moment du débat qui a précédé le début de la campagne référendaire: «Pour ma part, après avoir donné trois enfants à ce pays, je travaille de toutes mes forces à donner un pays à ces enfants!» À la défense de la santé des Québécois D BERNARD DRAINVILLE Député de Marie-Victorin et porte-parole du Parti québécois en matière de santé eux occasions s’offrent à moi pour réaffirmer la vision et les valeurs du Parti québécois en matière de santé.La première, c’est le dernier budget libéral qui veut instaruer une taxe santé régressive ainsi qu’un ticket modérateur, qui n’est rien d’autre qu’une taxe sru la maladie.La seconde, c’est le colloque réunissant les délégués du PQ qui arua lieu cette fin de semaine, pendant lequel nous réfléchirons sur les politiques sociales.Non au ticket modérateur Pour réduire la pression sur le système de santé, le Parti libéral a trouvé sa solution: taxer la maladie afin que les Québécois en viennent à consommer moins de soins.Cette façon de procéder à courte vue dépasse l’entendement.Les citoyens qui, rebiffés par le coût prohibitif des soins de santé, n’iront pas consulter un médecin, aboutiront plus tard à l’urgence, avec des symptômes plus graves, parce que personne n’aura pu les aider plus tôt Ils attendront plus longtemps et coûteront plus cher au système.Bref, c’est un gros zéro poru ce qui est de l’accès aux soins.Idem poru l’efficacité.La franchise santé proposée par les libéraux n’est pas la solution.Nous allons la combattre de toutes nos forces, avec tous ceux qui y voient une mesure contraire à la justice sociale et aux valeurs québécoises.Nous nous battrons jusqu’à ce que le gouvernement Charest renonce à ses intentions.S’il persiste, le Parti québécois, lui, prendra ses responsabilités.En fin de semaine, je proposerai d’inscrire dans le programme du Parti l’abolition prue et simple du ticket mo-dérateru si nous formons le prochain gouvernement.Les solutions Dans le document de réflexion soumis aux membres du PQ, nous soulevons plusieurs questions et proposons plusieurs pistes de solution pour améliorer notre système de san- cadre d’une véritable politique des aînés.¦ Informatiser le réseau de la santé.Cela permettrait aux médecins de famille de traiter 20 % plus de patients chaque jour! Qu’attendons-nous pour sortir nos médecins du brassage de papier et leru dormer accès à un dossier de santé électronique?¦ Envisager un allégement des structures, beaucoup trop lorudes, de notre système de santé.Cet exercice arua comme objectif de rendre le système plus performant, mais srutoutplus humain, plus près du citoyen.La franchise santé proposée par les libéraux n’est pas la solution.Nous allons la combattre de toutes nos forces.té.À court terme, notamment: ¦ Revoir le rôle des professionnels de la santé.Poruquoi ne pas envisager qu’un pharmacien puisse renouveler certaines prescriptions?Peut-on alléger la tâche des médecins de lanulle en misant davantage sur les infirmières praticiennes (les «superinfirmières») , notamment en leru permettant de créer des cli-itiques dirigées par elles, mais en coUaboradon avec im médecin?¦ Développer une vraie politique de soins à domicile.Les gens veulent rester à la maison.C’est un choix humain et économique.Au Québec, il en coûte 969 $ par joru pour maintenir une personne à l’hôpital, 247 $ pour la maintenir dans un CHSLD, et 70 $ poru la maintenir à domicile.¦ Réfléchir à l’idée de créer une «caisse vieillesse» contre la perte d’autonomie dans le Miser sur la prévention L’autre élément important dont on discutera lors du colloque est lié à la prévention.C’est bien beau de tenter d’inverser la tendance libérale — qui met à mal les principes d’universalité et d’accessibilité aux soins de santé —; il faut aussi proposer une vision différente, axée sur le long terme.Cette vision à long terme ne peut se concrétiser que dans la mise sur pied de programmes de prévention de la maladie.Qr, le dernier budget libéral ne comprend rien de particulier sur ce point, qui devrait pourtant être la pierre angulaire de toute amélioration de notre système de santé.La prévention demeure une façon viable de réduire la pression sru le système en agissant sur la demande de soins.Pas en taxant la maladie, mais bien en contribuant à ce que les Québécois soient beaucoup plus en santé — et en intégrant la notion de responsabilité par rapport à son propre état de santé.Nous l’avons fait pour le tabagisme et les accidents de la route, et les effets sont indéniables.Nous devons maintenant agir sur la mauvaise alimentation et la sédentarité en légiférant, par exemple, sur les quantités de sodium présentes dans la nourriture industrielle et en offrant de généreux crédits d’impôt pour améliorer l’accès à l’acdvité physique.Agir maintenant Bref, contrairement aux libéraux qui, en 2003, promettaient de mettre fin à l’attente en santé dès le lendemain de l’élection, je crois que le PQ devrait s’engager sur le long terme pour que le gouvernement du Québec accompagne la population dans la transformation graduelle de ses habitudes de vie.Qu’on se le dise: l’obésité et le diabète sont de véritables bombes à retardement qui mettront une pression énorme sur notre système de santé d’ici les 20 ou 30 prochaines années.C’est maintenant qu’il faut agir! Lors du prochain rendez-vous électoral, les enjeux en santé seront clairs.Les Québécois pourront continuer avec les libéraux leur taxe régressive qui pénalise les plus démunis et leur ticket modérateur qui taxe la maladie.Qu bien ils poruront accorder leur confiance au Parti québécois, qui honorera les principes d’universalité et d’accessibilité aux soins de santé, et qui proposera une vision à long terme du système.La bataille ne fait que commencer, mais les camps sont déjà bien définis.Esclaves des temps modernes J GINETTE BEDARD Infirmière clinicienne au CSSS du Cœur-deTÈe e travaille depuis 32 ans au centre de santé et services sociaux du Cœur-de-l’île.Mes collègues et moi avons offert des services à tous sans distinction ayant trait à la race, à l’âge, au sexe, et au statut socio-économique.Nous savons toutes depuis des années que l’universalité du système de santé contenait un germe de précarité puisqu’on assurait mal la stabilisation des effectifs aux équipes de soins, ce qui passe par la suppression de la précarisation des emplois.Même en ce moment charnière oû la pénurie de professionnelles en soins compromettra l’accessibilité aux services avec le départ de 15 000 infirmières d’ici de deux à trois ans.Rappelons-le: encore 40 % des postes d’infirmières et 50 % des postes d’infirmières auxiliaires sont à temps partiel.Du même souffle, nos gestionnaires, entendre l’Agence de la santé de Montréal et nos administrateurs locaux, acceptent que le c^entre de santé du Cœur-de-l’Ile ait dépensé en 2007-2008 6 millions, en 2008-2009, 8 millions et en 2009-2010, 13 millions pour les heures supplémentaires et l’utilisation d’une main-d’œuvre indépendante provenant d’agences privées de placement en soins infirmiers.Ce détournement de fonds publics est cautionné et encouragé de belle manière: avec des primes de rendement destinées à nos gestionnaires.Qû est l’er-reiu?Recevoir des primes pour avoir planifié des services qui coûtent plus cher.Nous sommes collectivement épuisées du travail lourd et obligatoire, des heures supplémentaires.Nous sommes de plus en plus hérissées du mépris fondamental exprimé par le gouvernement et nos gestionnaires à notre égard, envers nos familles et la population que nous servons.Nous sommes les otages d’un esclavage moderne! Le budget du Québec, à peine l’encre séchée, confirme que toute contribution citoyenne en santé incluant toute forme de ticket modérateur ne peut contenir les assauts d’entreprises privées de marchandisation de services de santé.Au contraire, le réseau public captif d’un monopole privé paiera de plus en plus cher nos services infirmiers au profit d’un petit nombre de propriétaires d’agences privées.Je comprends que le mépris et l’entreprise de démolition des services publics provoqueront une crise des valeurs fondamentales dans notre société oû la santé, la maladie et même la mort digne auront un prix que tous ne pourront payer.L’EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Marie-Andree Choumard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales), Fabien DegHse (consommation), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Brian Myles (justice et faits de société), Louise-Maude Rioux Soucy (santé), PhiHppe Papineau (pupitre) , information politique Michel David (chroniqueur), Helene Buzzetti et Guillaume Bourgault-Côte (correspondants parlementaires a Ottawa), Antoine RobitaïUe et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Alec Castonguay et Kathleen Levesque (reporter) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baülargeon (médias), Frederique Doyon (reporter), Caroline Montpetit (livres), Isabelle Pare (reporter), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l’information), François Desjardms (reporter), Eric Desrosiers (reporter), Alexandre Shields (reporter), Dominique Reny (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque (reporter), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) ,Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Paul Cauchon et Benoît Munger (responsables du site Internet), Jean-Jacques Coulombe et Érnilie Fohe-Boivm (commis Internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), David Dumouchel et Etienne Plamondon-Emond (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa) PUBOClTE Sylvain Grimard (directeur adjoint) de BiUy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stephanie Deziel, Véronique Langlois, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Elyssa Porher, Chantal Ramville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morm, Nathalie Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Sonia Chamberland (en remplacement de Caroline Simard) (responsable service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathalie Füion, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Büyakova (responsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Celme Euro y, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Page, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR, LE JEUDI 13 MAI 2010 ACTDALITES CANADIEN SUITE DE LA PAGE 1 de cette victoire alors que le Canadien, ainsi que Tindique le score final, a disputé sans doute son meilleur match de la série.La folle odyssée du Bleu-Blanc-Rouge se poursuivra donc contre les Bruins de Boston ou les Flyers de Philadelphie.Il s’agit de la première fois que l’équipe accède au troisième tour des séries depuis 1993, année de sa 24^ coupe Stanley.La ville aura certes du mal à se pouvoir ces prochains jours.Ayant déjà écarté de son chemin le meilleur club de la saison 2009-2010, les Capitals de Washington, au premier tour, plus rien ne semble impossible, ni même improbable, pour cette formation qui a jusqu’à maintenant fait preuve d’une persévérance, d’une ardeur et d’une intensité qu’on n’aurait guère soupçonnées dans les derniers jours, résolument inquiétants, du calendrier régulier.Accrocher en succession Alexander Ovechkin et Sidney Crosby à son tableau de chasse, voilà qui n’est quand même pas une mince affaire.Cela dit, on en est tout juste à la moitié du chemin.Peut-on dire qu’à l’aube de l’affrontement ultime, il y avait de l’électricité dans l’air, et pas de la statique?En tout cas, il ne fallait pas arriver en retard si d’aventure on était à ce moment un amateur de choses importantes et de points tournants.Dix secondes, punition à Crosby.Trente-deux secondes.Brian Gionta fait dévier un tir de PK.Subban, Marc-André Fleury n’est pas à son mieux, bang, 1-0.Trente-deux secondes, punition à Matt Cooke, qui n’a cependant pas, elle, de conséquence.Mais c’est clair, la foule est refroidie, un facteur crucial en séries à l’étranger.Un peu plus tard, sanction à Dominic Moore pour avoir gêné Fleury dans l’exécution de ses tâches, mais le fait saillant des deux minutes qui suivent est une échappée de Tomas Plekanec, qui ne parvient pas à capitaliser.Les gradins se réchauffent à la faveur d’une présence soutenue des locaux alors que s’amorce la deuxième moitié de la première période.Or que faire pour la tranquilliser derechef?A peu près cela: lui en infliger un autre.Et c’est précisément ce à quoi s’applique Moore d’un tir d’une trentaine de pieds.Non seulement l’avance double, mais il s’agit d’une pri- me de la part d’un employé de soutien.Et le Pittsburgh se livre à des dégagements refusés à répétition, un signe que quelque chose cloche.Ses porte-couleurs pourront en jaser dans la chambre, où ils rentrent à 0-2.On remet en ça en deuxième.Magnifique combinaison est-ouest en zone du Pittsburgh, d’Andrei Kostitsyn à Jaroslav Spacek à Michael Cammalle-ri, qui dégaine sur réception.Tic-tac-toe, le 12"^ de Cammalleri en séries cette année.Là, la foule fige.Et deux autres minutes n’ont pas eu le temps de s’écouler que voici Travis Moen qui profite d’un revirement en zone neutre et d’un jeu mou en défense pour faire 4-0.Le partisan moyen de la Flanelle se frotte les yeux.Fleury quitte la rencontre, remplacé par Brent Johnson.Est-ce fini?La chance sourit aux Penguins à la neuvième minute, quand le disque dévie sur le patin d’un arbitre pour se retrouver directement sur la palette de Chris Kunitz en bordure de la zone privilégiée.Puis, avec moins de quatre minutes à faire.Jordan Staal, posté devant Jaroslav Halak, fait dévier un tir en provenance de la pointe.Ils ne mourront pas comme ça.Dernier tiers-temps.Dont on peut résumer une bonne portion en deux mots: Jaroslav et Halak.Il se dresse devant les attaques à répétition de l’ennemi, qu’on devine de plus en plus en proie à l’énergie du désespoir.Et c’est plutôt Gionta qui frappe une rondelle au vol à l’embouchure lors d’une attaque à cinq et casse pour de bon les reins des champions.L’aventure continue.Le Devoir T\ REUTERS Josh Gorges (26) et Tomas Plekanek félicitent le héros du match, Jaroslav Halak.MOBILITE SUITE DE LA PAGE 1 de ce colloque sur la «mobilité durable»^ qui vise essentiellement à réduire les impacts négatifs de nos déplacements sur l’environnement et la santé des populations.A titre d’exemple, M.Beaudet a soulevé la quesr tion de l’échangeur Turcot qui «ne s’inscrit pas dans une mentalité de mobilité durable, car il s’agit essentiellement d’une infrastructure de transport qui ne répond qu’à la seule exigence d’assurer la fluidité de la circulation des automobiles et des camions, a-t-il souligné.Pour que l’échangeur Turcot devienne un équipement de mobilité durable, il faudrait diminuer le nombre voies et aménager d’autres corridors d’accès au centre-ville tels des boulevards urbains, un train ou un tramway entre Lachine et le centre-ville.» «Le rabattement au sol de l’infrastructure, comme le propose le MTQ, est la pire solution.On aggrave tous les inconvénients, dont les pollutions sonore et atmosphérique qui seront beaucoup plus présentes dans l’environnement immédiat qu’elles le sont maintenant avec un équipement en hauteur.De surcroît, les remblais destinés à supporter les voies créeront d’imposantes barrières qui réduiront la perméabilité de l’équipement alors qu’actuellement, on peut passer à travers l’échangeur, et ils constitueront aussi des barrières visuelles, tandis qu’un équipement en hauteur pourrait avoir une certaine élégance.De plus, l’empreinte au sol sera considérable en raison des talus des remblais», a précisé M.Beaudet.S’il rejette la proposition du MTQ, M.Beaudet ne cautionne pas complètement le projet de la Ville pour autant car ce dernier a aussi des limites.Il fait toutefois remarquer que d’autres projets ont été mis sur la table, dont celui d’une grande tour centrale à laquelle on pourrait suspendre une partie des tabliers autoroutiers par des haubans.«S’inspirant du viaduc de Millau en France, ce projet serait beaucoup plus léger que celui soumis par Montréal et moins encombrant, mais cela suppose qu’on accepte de travailler avec l’acier.Or, manifestement, il y a un lobby du béton au Québec qui est très puissant et qui nous empêche d’examiner d’autres solutions plus légères que celles qu’on entend adopter actuellement, a-t-il dit.Dans la notion de mobilité durable, les questions de transport doivent être subordonnées aux questions d’aménagement et d’urbanisme.Or, le MTQ fait le contraire.On donne la priorité au transport et ensuite, on fait les accommodements.» Pistes de mobilité durable «Il ne faut pas imaginer qu’il y a une solution unique et universelle de mobilité durable», a prévenu Franck Scherrer, professeur à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Lyon 2.«Il faut utiliser toute la gamme des solutions innovantes qui apparaissent, y compris les solutions technologiques, qu’on ne doit pas écarter.La voiture électrique, par exemple, est intéressante, mais ce n’est pas l’unique solution.» Les péages urbains qui visent à limiter la circulation automobile dans une zone centrale d’une grande ville, comme c’est le cas à la City de Londres et au centre-ville de Stockholm, s’avèrent fortement dissuasifs.«Un tel péage a permis de diminuer de 20 à 30 % le nombre d’automobiles en direction de la City», a donné en exemple M.Scherrer.Aux yeux de l’urbaniste français, le covoiturage est la solution idéale.Car le moyen de transport le plus écologique à l’heure actuelle est une automobile transportant quatre personnes.Le problème est toutefois qu’il en rebute plusieurs.«Les limites du covoiturage sont surtout p^cho-logiques.Les usagers ont du mal à partager cet espace intime qui leur sert souvent à passer du monde de la fa- mille à celui du travail et à se préparer à ce changement de rôle mentalement Les limites sont aussi liées en partie à l’organisation du covoiturage, même si Internet aide beaucoup maintenant», a-t-il indiqué.De plus, le profil de mobilité des utilisateurs de ce mode de déplacement alternatif se rapproche davantage de celui des personnes qui n’ont pas de voiture que de celui de celles qui en ont une.La chercheuse Marie-Hélène Coll, de l’Université Laval, a observé que les membres de Communauté sont des gens qui habitent surtout au centre-ville, qui sont relativement jeunes, qui sont plus diplômés que les autres, et qui ont des revenus relativement plus élevés.«B y a beau y avoir de plus en plus d’utilisateurs, ils sont toujours du même profil, ce qui veut dire qu’il n’y a pas de gain au sein des autres catégories de citoyens», a souligné M.Scherrer.La gratuité du transport collectif n’apparaît pas, quant à elle, comme la piste la plus fructueuse.Des études ont en effet montré qu’elle n’attire pas de nouveaux usagers.De plus, «les gens considèrent que si le bus est gratuit, c’est une navette qu’ils peuvent héler à n’importe quel coin de rue.Et surtout, la gratuité entraîne des déficits tels qu’ils deviennent une catastrophe financière pour l’autorité organisatrice des transports», a souligné Florence Paulhiac Scherrer de l’Université Grenoble 2.Pour M.Scherrer, la démarche qui semble la plus prometteuse est le «cocktail de mobilité», une méthode de gestion des déplacements qui se développe en ce moment dans les entreprises d’Angleterre, d’Allemagne, de Belgique, de Californie et de France, et qui vise à évaluer les besoins en matière de déplacements de chaque employé individuellement, et de proposer à chacun des solutions adaptées qui soient autant que possible autres que l’usage de l’automobile en solo.Le Devoir SUITE DE LA PAGE 1 devrait, lui, le savoir.«C’est pour ça qu’on a invité le ministère à se donner un indicateur de cette capacité d’intégration à la lumière des signes qu’on a relevés dans notre rapport», a-t-il dit en conférence de presse.Le vérificateur a passé au crible le système de sélection des immigrants du ministère dans la catégorie des travailleurs qualifiés, qui représentent 64 % des 49 489 admissions en 2009.Il constate que la grille de sélection de ces immigrants est «d’une efficacité limitée».Seulement 9 % des candidats sélectionnés avaient un profil qui correspondait aux domaines privilégiés par le Québec.Qui plus est, les deux tiers n’ont obtenu aucun point pour leur formation.Les candidats ont été choisis grâce à d’autres caractéristiques que celui de l’adéquation entre leur formation et les besoins de main-d’œuvre, soit le niveau de scolarité, l’âge et la connaissance du français.M.Lachance a aussi relevé qu’un critère A’«adaptabilité» souvent appliqué ne reposait sur aucun élément mesurable.Le Mice a fait valoir que deux visions ont cours chez les spécialistes: favoriser l’immigrant au profil généraliste qui présente de meilleures capacités d’intégration (par exemple, le diplômé universitaire qui a une bonne connaissance du français) ou encore le spécialiste dont les compétences sont en demande.Or, les problèmes d’intégration en emploi des immigrants au Québec sont beaucoup plus importants qu’ailleurs.Le taux de chômage chez les immigrants est de 13,7 % au Québec, contre 10,7 % en Ontario.Qui plus est, l’écart entre les taux de chômage chez les immigrants et la population native est beaucoup plus marqué au Québec, presque trois plus qu’en Ontario.Parmi les immigrants qui travaillent, 42 % occupent un poste pour lequel ils sont trop qualifiés, a aussi signalé le vérificateur.«Ce sont là, pour nous, des signes qu’il est nécessaire que le ministère réfléchisse à sa grille de sélection et à ses pratiques de sélection», a fait valoir Renaud Lachance.En outre, le vérificateur a noté de nombreuses erreurs dans un échantillon représentatif de demandes qu’il a scrutées.En extrapolant, c’est de 40 à 57 % des dossiers qui comportent des erreurs ou des omissions.Dans 34 à 51 % des cas, le ministère ne peut s’assurer de la justesse de la décision d’accorder ou non un certificat de sélection en raison de l’absence d’informations.La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a défendu les pratiques de son ministère tout en se montrant ouverte à certaines améliorations.Faire une évaluation de la capacité d’accueil du Québec n’est pas nécessaire, a-t-elle toutefois laissé entendre, soulignant qu’une commission parlementaire portant sur les objectifs en matière d’immigration avait lieu tous les trois ans.Quant à l’adéquation de la formation des immigrants, Yolande James estime que par rapport à l’Australie, un exemple qu’a cité le vérificateur, le Québec vivait une autre réalité.«Oui, il y a le marché du travail, mais notre politique d’immigration sert aussi à [assurer] la pérennité de la langue française», a-t-elle affirmé.La ministre a ajouté que «le bassin de francophones» parmi lesquels le Québec sélectionne ses immigrants est beaucoup plus restreint que celui des pays anglophones.Pour la députée de Rosemont et porte-parole péquiste en matière d’immigration, Lx)uise Beaudoin, le rapport du vérificateur est «dévastateur», «ravageur».Ce n’est pas la capacité d’accueil du Québec qui est en cause, selon elle, mais la sélection «bâclée» et une grille de sélection «inadaptée».Rappelant que 40 % des demandes d’immigration étaient accordées sans entrevue, la députée a souligné l’importance d’accompagner les immigrants avant et après leur arrivée.Le chef de l’Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, estime pour sa part que le Québec n’a pas les moyens accueillir autant d’immigrants et qu’on devrait rétablir le seuil de 45 000 nouveaux arrivants par an.«Ces gens-là deviennent des victimes de notre système, croit-ü.Le Québec ne gagne pas et les immigrants, surtout, ne gagnent pas.» Le Devoir CANNES SUITE DE LA PAGE 1 est notre grand ennemi?» Mystère! Mais oubliez vos connaissances sur le héros médiéval anglais qui tire une flèche plus vite que son ombre du haut de sa cabane en haut des arbres.Le producteur Brian Grazer, à l’origine du projet, et l’acteur Russel Crowe ont approché Ridley Scott avec l’intention de trouver un angle nouveau à cette figure mythique, d’ailleurs réinventée par la chronique populaire.Ensemble, ils ont imaginé comment et pourquoi Robin des bois, d’abord archer dans l’armée de Richard Cœur de Lion lors des Croisades, allait devenir ce hors-la-loi qui prenait aux riches pour donner aux pauvres, au milieu de sa bande de joyeux justiciers.Russel Crowe, qui jouait dix ans plus tôt le héros du Gladiator de Ridley Scott, pouvait reprendre du service en homme fort qui maîtrise son destin et change celui des autres.«Il y a déjà eu tellement de Robin des bois, au cinéma comme à la télé, précise Russell Crowe, qui LE DEVOIR www.Iedevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 déclare les avoir tous vus, même le plus ancien avec Douglas Fairbanks./a/ le sentiment qu’aucun n’était satisfaisant sur le plan humain.Cet homme, riche d’expériences, a beaucoup voyagé, traversé l’Europe, le Moyen-Orient.Il découvre soudain ses origines, tombe amoureux.On a voulu éclairer ses motivations, expliquer pourquoi le roi Jean, successeur de Richard Cœur de Lion, qui fait ployer ses sujets sous les impôts, le rendra hors la loi.Avec Ridley Scott, nous voulions expliquer à la fois la genèse de l’histoire de Robin des bois et ses aventures de redresseur de torts, mais le film aurait duré de plus de sept heures.Autant commencer par le début.» Il est d’ailleurs question d’un Robin des bois 2.Qui vivra verra.Ridley Scott, d’abord derrière des films appelés à devenir culte.Blade Runner, Thelma and Louise, Someone to Watch Over Me, etc.est quand même passé au fil des ans à des œuvres plus commerdales.Et ce Robin Hood, très hollywoodien, paraît plus proche de ses superproductions Gladiator et Kingdom of Heaven que des Duellistes, si ce n’est dans le goût pour les films en costumes.Sans renouveler ses gammes, Russell Crowe joue dix ans plus tard avec les mêmes expressions que dans Gladiator.Cate Blanchett apporte du moins à son per- Comment nous joindre ?514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel La publicité Au téléphone 514-985-3399 Par télécopieur 514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 sonnage ferouche, intrépide et amoureux de Lady Marianne un poids d’intériorité.Cela dit, en conférence de presse, la belle actrice n’avait pas grand-chose à dire, sinon de célébrer sa chance d’avoir travaillé auprès de grands professionnels, dont Max Von Sydow qui incarne son beau-père, et de déplorer le grand nombre de scènes avec bo°ue pour qui aime la propreté.Avec ou sans boue, ce Robin Hood comporte énormément de scènes d’action, combats sanglants réclamant foule de figurants salis et noircis, château français assiégé par Richard Cœur de Lion et ses troupes, etc., maintes armures, une invasion des côtes britanniques par les troupes françaises, maisons incendiées, le tout capté sur un r^fihme trépidant, musique à l’avenant, mais aussi des moments plus intimes d’approche amoureuse, un dénouement avec morale trop appuyée.Mais les Français s’expriment souvent dans leur langue, ce qui, pour une production de ce type, constitue toujours un parti-pris courageux, tant l’anglais est partout lingua franca.Car le film vise le succès au guichet.Quand même: Ridley Scott sait où placer sa caméra, maîtrise le genre, et le grand public en aura pour son besoin de divertissement.Avec, en prime, quelques notions d’histoire.On est au XIIL siècle après tout, sauf que des libertés ont été prises.«Quand on fait des films comme Gladiator et Robin Hood, on romance beaucoup.Mais ça peut titiller la curiosité du public, lui donner envie d’en découvrir davantage sur le règne de Richard et de Louis, ce qui est déjà beaucoup, estime Russell Crowe.Et puis.Robin est préoccupé par les souffrances inutiles de la race humaine.Son combat possède une portée universelle.» De l’avis de l’acteur d’origine australienne, notre époque de cynisme n’a pas remisé ses rêves héroïques et ce type de scénario fait encore courir les foules.On s’amuse quand même de voir ici à Cannes, les Français décrits comme les «méchants» qui cherchent à envahir la pauvre Angleterre, au bord de la ruine.«A mort les Français!» crient les soldats.«Mais les Anglais sont pires que leurs vis-à-vis dans le film», déclare le producteur Brian Grazer, renvoyant dos à dos les belligérants, et s’avouant ravi de faire l’ouverture du grand festival dans la bonne humeur.Cannes est pour cette production, qui gagne les écrans dans la foulée du Festival, une vitrine qui brille de tous ses feux.Le Devoir Les avis publics et appels d’offres Au téléphone 514-985-3344 Par télécopieur 514-985-3340 Par courriel avisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone 514-985-3322 Par télécopieur 514-985-3340 Les abonnements Au téléphone 514-985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur 514-985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L’agenda culturel Au téléphone 514-985-3346 Par télécopieur 514-985-3390 Le Devoir peut a 1 occasion mettre la liste d'adresses de ses abonnes a la disposition d'organisations reconnues dont la cause les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc dont le siege social est situe au 2050 rue De Bleury 9" etage Montreal (Quebec) H3A 3M9 II est imprime par 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